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mardi 14 août 2012

Les barreaux d’Haïti réclament la haute cour de justice pour le président du CSPJ

Dans une résolution adoptée à l’issue d’une assemblée extraordinaire portant sur la crise née du choix contesté des éventuels représentants du conseil supérieur du pouvoir judiciaire au potentiel conseil électoral permanent, les bâtonniers de la république réunis au sein de la FBH qualifient de forfaiture l’attitude de Me Anel Alexis Joseph et annoncent des sanctions contre les hommes de loi travaillant comme conseillers du pouvoir Publié le lundi 13 août 2012 La fédération des barreaux d’Haïti (FBH) a confirmé lundi le retrait de son représentant au sein du CSPJ et engagé des démarches visant à déclencher une procédure de mise en accusation au Parlement du président de l’organe de contrôle du pouvoir judiciaire, Me Anel Alexis Joseph, lors d’une assemblée générale extraordinaire consacrée à la crise au CSPJ qui réunissait les différents bâtonniers du pays. Dans une résolution adoptée à l’unanimité, les membres des barreaux de la république ont décidé d’écrire à la Chambre des Députés pour lui demander de lancer pour forfaiture la procédure de mise en accusation de Me Joseph qui pourrait être jugée par la haute cour de justice. Egalement président de la Cour de cassation, le septuagénaire est au cœur d’une vive controverse ayant débouché sur la démission de deux membres du CSPJ depuis sa décision unilatérale de communiquer à l’Exécutif la liste de trois membres potentiels du CEP permanent, approuvée au cours d’un vote auquel avaient pris part quatre des neuf magistrats alors en fonction. Le secrétaire du barreau de Port-au-Prince et de la FBH, Me Stanley Gaston, a indiqué que la résolution prévoit également de ne plus inscrire au tableau de leur ordre respectif les noms des avocats partie prenante de la crise actuelle à cause de leur statut de conseiller du gouvernement Martelly/Lamothe. Pour sa part, le vice-président de la fédération des barreaux d’Haïti, Me Jacques Létang, s’est montré intraitable sur ce point en dégageant les significations profondes de la résolution adoptée. L’avocat croit que Me Anel Alexis Joseph, du haut de ses fonctions prestigieuses, n’a pas du tout compris le contenu de l’article 13 de la loi portant création du conseil supérieur du pouvoir judiciaire. Egalement présent à cette assemblée, le représentant démissionnaire de la FBH au sein du CSPJ, Me Néhémie Joseph, a apporté un démenti catégorique aux rumeurs faisant état d’une reprise du vote dans des conditions régulières après le tollé qu’avait provoqué la manœuvre du président. Le bâtonnier de l’ordre des avocats des Gonaïves (Artibonite, nord) reste fidèle à sa position en réclamant l’aboutissement des investigations dont faisaient l’objet les douze présélectionnés du CSPJ et la tenue d’un nouveau scrutin destiné à désigner, en toute transparence, les trois candidats habilités à siéger au futur conseil électoral. La radicalisation de la position des barreaux de la république risque de compromettre l’avenir du CSPJ tel que constitué aujourd’hui et de son président déjà très décrié. Outre, Me Néhémie Joseph, la représentante du secteur des droits humains, Me Dilia Lemaire, a également jeté l’éponge en exprimant son dégoût devant la dépendance scandaleuse vis-à-vis de la Présidence de l’organisme ayant justement pour mission de donner naissance à une justice indépendante. spp/Radio Kiskeya http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article9048

Haïti : La réouverture du port des Gonaïves, un bon signe ?

Correspondance Exalus Mergenat Gonaïves, 13 août 2012 [AlterPresse] --- La reprise prochaine des activités au wharf des Gonaïves (Artibonite, à 171 km au nord de Port-au-Prince) est un bon signe pour la ville, estime le président de l’association des brokers et débardeurs des Gonaïves, Saint Justin Rémy, dans une interview accordée à AlterPresse. Avec la réouverture du port des Gonaïves, synonyme de la reprise des activités économiques dans la ville, la situation socio-économique difficile - que connait la ville des Gonaïves - pourrait s’améliorer, espère Rémy. Il dit attendre aussi, des autorités gouvernementales, la reconstruction du centre commercial dans la ville et la construction d’un complexe administratif, indispensables pour le port. Le port des Gonaïves - qui constitue l’un des principaux pôles d’activités économiques créatrices d’emplois dans le chef-lieu du departement de l’Artibonite - a été sévèrement endommagé lors du passage des cyclones Hanna et Ike en 2008, des cyclones qui avaient détruit la quasi-totalité des infrastructures de la Cité de l’indépendance. Des travaux, en vue de la réhabilitation de ce port, sont en cours d’exécution depuis environ un mois, constate l’agence en ligne AlterPrresse. Des engins mécaniques du centre national des équipements (Cne) et du ministère des travaux publics, transports et communications (Mtptc), installés sur un navire, effectuent des travaux de dragage dans la baie, afin de permettre prochainement à des bateaux de commerce d’accoster. Des travaux de rénovation du quai de débarquement sont pratiquement terminés. Le directeur général de l’autorité portuaire nationale (Apn), Alix Célestin, qui a visité le mardi 7 août 2012 le port des Gonaïves, se réjouit de l’état d’avancement des travaux. « Il nous reste maintenant la réhabilitation des bureaux, les toilettes et l’établissement d’un système de sécurité qui nous garantit d’avoir la certification de International ship and port security (Isps) [Ndlr : qui est un code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires]. Nous allons aussi installer un système d’électrification du port », promet la direction générale de l’Apn). Célestin évoque également des discussions avec le service maritime et de navigation d’Haïti (Semanah) pour l’installation d’un phare. Déjà, plusieurs bateaux attendent, à environ 400 mètres du port dans la baie des Gonaïves, l’autorisation des responsables de l’autorité portuaire nationale pour procéder au débarquement de leurs marchandises. La réhabilitation du port des Gonaïves a été l’une des principales revendications des milliers de gonaïviennes et gonaïviens, qui ont marché pacifiquement le 9 juillet 2012, à l’initiative de diverses organisations sociales, pour exiger du gouvernement du premier ministre Laurent Salvador Lamothe le respect de certaines promesses faite à la population de l’Artibonite. [em kft rc apr 13/08/2012 12:25] http://www.alterpresse.org/spip.php?article13223

Haïti : Une association de la diaspora investit à Grand-Goâve

P-au-P, 13 août 2012 [AlterPresse] --- L’association haïtienne de la diaspora, Konbit Nèg Lakay (en anglais Rockland County Haïti Relief) a ouvert, le vendredi 10 août 2012, un centre communautaire et lancé la construction d’une maison écotouristique dans la communauté de Grand-Groȃve (à quelques dizaines de kilomètres au sud de la capitale), a observe l’agence en ligne AlterPresse. Avec un laboratoire informatique d’une dizaine d’ordinateurs, ce centre communautaire doit permettre à la population locale d’avoir accès aux technologies d’information et de la communication (Tic). Le centre doit aussi accueillir un programme du soir pour des enfants en difficulté et un programme d’alphabétisation pour les femmes. Dans la foulée de cette inauguration, l’association a posé la première pierre de la construction d’une maison écotouristique devant être achevée en avril 2013. Les deux constructions entrent dans le cadre d’un projet, estimé à 500 mille dollars américains (US $ 1.00 = 43.00 gourdes ; 1 euro = 58.00 gourdes aujourd’hui) sur un terrain reçu en don. « La construction du premier centre écotouristque à Grand-Goȃve contribuera à générer plusieurs emplois dans la zone, permettant ainsi à la population de faire face aux diverses exigences de la vie », anticipe le président de Konbit Nèg lakay, Reynold Julien. A côté de la culture de la canne-à-sucre, du mais et de la banane, la pêche constitue l’une des sources de revenus de la population de cette localité, vulnérable et enclavée. Julien voit, dans la construction du centre communautaire et de la maison ecotoursitique, une sorte de leitmotiv au développement du tourisme dans cette communauté et une valeur ajoutée aux potentialités de la zone, caractérisée par des cotes baignées par la mer. « Il n’y a aucune raison pour que Grand-Goȃve soit dans un pareil état, alors que la richesse nous entoure. Ce n’est pas possible que la population ne vive pas mieux », affirme-t-il. « L’un des obstacles, rencontrés par l’association, a été de trouver un espace adéquat pour implanter le projet », souligne la coordonnatrice de Konbit Nèg Lakay, Sandra Otts. Sandra Otts se félicite du cadre choisi, lequel servira à la fois la communauté et les potentiels visiteurs. Pour sa part, formant des vœux pour une concrétisation des promesses de Konbit Nèg Lakay, le directeur général du ministère des Haïtiens vivant à l’étranger (Mhave), Antoine Augustin, se dit impatient d’assister à l’inauguration de la maison écotouristique en 2013. « La diaspora ne devrait pas seulement constituer un creuset pour donner, mais elle peut servir également de créateur d’emplois afin de fructifier des capitaux. Parce qu’il n’y a aucun mal à ce qu’une personne investisse de l’argent dans son propre pays », considère Augustin. Environ 2 millions d’ Haïtiennes et d’ Haïtiens vivent à l’étranger, notamment aux États-Unis d’Amérique, selon des chiffres officiels. [jep kft gp apr 13/08/2012 11:30] http://www.alterpresse.org/spip.php?article13221

Haïti-Société : A quand la fin de la marginalisation du vaudou ?

Hier à 06h47 | Par Jhonson MARDY Le vaudou, bien qu’étant une religion ancestrale, a subi et continue encore de subir une certaine incompréhension frisant l’hostilité haineuse de la part des autorités, de la population... Ainsi, jusqu’à aujourd’hui, il reste marginalisé. Coup d’œil rétrospectif et réflexif sur le vaudou haïtien Après l’extermination des premiers habitants de l'île d’Haïti, les colonisateurs firent venir des esclaves noirs capturés dans leur pays d’origine en Afrique en vue d’assurer la continuité de l’exploitation. Pendant la période coloniale, ils ont imposé les valeurs européennes et le catholicisme romain aux esclaves. Ces derniers furent forcés d’adorer leurs dieux africains clandestinement et de cacher leurs attachements viscéraux à la religion ancestrale (réf 1). Arrachés, abaissés, il ne restait que la croyance comme chose commune à ces hommes. Leur liberté était restreinte mais les colons n’étaient pas en mesure de contrôler leur pensée. A chaque moment, leurs dieux étaient présents dans leur esprit, ils formaient un seul et unique corps. A cet effet, la religion devint l’élément catalyseur transformant la résistance individuelle en une résistance collective. Indubitablement, le vaudou a joué un rôle capital dans la révolte des esclaves. Ainsi se justifie l'opinion du Docteur Jean Price Mars : « Pendant les treize années de violences, de privations, de tortures, les nègres puisèrent dans leur foi aux dieux d'Afrique l'héroïsme qui leur fit affronter la mort et réaliser le miracle de 1804(réf 2). Les leaders charismatiques comme Makandal, Hyacinthe, Boukman, Biassou conciliaient deux fonctions : l’une militaire, l’autre religieuse. Pour convaincre les esclaves, ils ont compris qu’il fallait avant tout faire partie intégrante de leur culte. Ils se sont servis des croyances pour pouvoir asseoir leur prestige. Musulman de naissance, Makandal n’inspirait pas trop confiance à ses pairs qui voyaient en lui un redoutable sorcier. C'est lui qui fut à l'origine de la célèbre cérémonie du bois Caïman (14 août 1791), donnant aux esclaves toute l'énergie qui les conduisait sur le chemin de la liberté. Il apporta le courage manquant à certains de ces guerriers en leur faisant croire que les balles des blancs ne pouvaient pas les atteindre (réf 3). Né dans la clandestinité, le vaudou haïtien est un mélange du vaudou d’Afrique de l'Ouest et du folklore religieux chrétien. Tout au long de l’histoire d’Haïti, le vaudou ne jouissait d'aucune reconnaissance légale jusqu’à récemment. Il fut victime de persécution de toutes sortes de la part des colons qui considéraient les pratiques du vaudou comme barbares et menaçantes pour la sécurité même du système. Il est persécuté pour la plupart du temps par les personnages qui vont se succéder à la tête du nouvel Etat noir, voulant se démarquer des pratiques ancestrales, blanchir la culture haïtienne. Le vaudou s'est vu abandonné et méprisé par une bonne partie de la population. A cela s’ajoute le fait qu’au fil des années, le vaudou n’est plus utilisé à bon escient avec les pratiques de la sorcellerie comme la zombification, le loup-garou qui ont des conséquences néfastes sur la société haïtienne. En effet, rares sont ceux qui se disent « vodouisants» même si, pour bon nombre de sociologues, la plupart des Haïtiens pratiquent le vaudou à des degrés divers. Du fait de ses origines, le vaudou haïtien est sans nul doute l’aboutissement de diverses croyances. Le vaudou intégra des éléments des religions africaines avec le culte des saints dans la religion catholique. On peut considérer la célèbre cérémonie du bois-Caïman qui conduisit à la libération des esclaves comme l’une des pratiques marquant le Vaudou haïtien. Le vaudou haïtien se caractérise par des pratiques particulières, étranges et même « mystiques » si bien qu’on peut se demander s’il s’agit d’une véritable religion ou d’une simple conception du monde. Pour ses adeptes, c’est une religion à part entière devant jouir les mêmes privilèges que les autres. Signalons toutefois qu’il n’existe aucune définition de la religion acceptée à l’unanimité Cependant, on peut identifier bon nombre d’éléments couramment invoqués parmi les nombreuses définitions données tels que : croyances, pratiques, affiliations et institutions afférentes. Au regard de ces éléments classiques de la religion, le vaudou en est-il une ? Le vaudou est un « système complexe de connaissances qui n’a rien à voir avec les visions simplistes qui consistent soit à planter des aiguilles dans des poupées ou à transformer des innocents en zombies. C’est une forme organisée de support communautaire qui apporte une signification à l’expérience humaine en relation avec les forces naturelles et supranaturelles de l’univers. » (Réf 4). Ces derniers croient en un en « Être suprême identifié au Dieu des chrétiens et qu'ils appellent le "Bondye" en créole. Toutefois, le "Bondye" vodou ne s'immisce pas dans les affaires humaines. Il est plutôt une figure royale déléguant ses pouvoirs aux saints, esprits et "lwas". Ceux-ci agissent comme ses plénipotentiaires. » (Réf 5). Ils sont généralement assimilés aux saints de la religion catholique romaine. La consécration juridique du Vaudou Comme évoqué ci-dessus, le vaudou n’était pas reconnu légalement comme une religion à une date encore récente. C’est ainsi que les prêtres et adeptes du vaudou ne jouissaient d’aucune reconnaissance de la part de l’Etat. Ce qui faisait du vaudou une simple pratique clandestine au regard de la loi. Le décret-loi du 5 septembre 1935 le comptait même parmi les croyances superstitieuses prohibées. L’on comprend bien que la liberté de conscience et de religion n’était pas respectée. Cependant, on a assisté à un éveil de conscience à partir de 1986 car la liberté de religion est l'un des aspects les plus révélateurs de la Constitution haïtienne du 29 mars 1987, stipulant en son article 30 que « toutes les religions et tous les cultes sont libres. Toute personne a le droit de professer sa religion et son culte, pourvu que l'exercice de ce droit ne trouble pas l'ordre et la paix publics. » L’article 297, avant son abrogation par l’amendement controversé de la constitution, abolissait aussi « toutes les Lois, tous les Décrets-Lois, tous les Décrets restreignant arbitrairement les droits et libertés fondamentaux des citoyens» dont celui du 5 septembre 1935. L’abrogation de cet article inquiète les responsables du vodou au plus haut niveau. En avril 2003, l’ex-président Jean-Bertrand Aristide a publié un arrêté reconnaissant le vaudou « comme religion à part entière, devant remplir sa mission sur le territoire national en conformité à la Constitution et aux lois de la République.» (Art 1.) Par cet acte, Aristide a témoigné, dans une certaine mesure, de la volonté de l’Etat de placer le vaudou sous la protection des lois et institutions du pays au même titre que toutes les autres religions. En son article 5, le décret autorise « le chef de culte vodou, responsable d’un temple ou d’un haut lieu sacré…à prêter serment par devant le doyen du Tribunal Civil de son ressort. Une fois assermentés, les Chefs de culte vodou peuvent être habilités à célébrer baptêmes, mariages et funérailles. » Dans les faits, malgré cette reconnaissance, le vaudou a toujours fait face une discrimination comme par le passé. Le vaudou, une religion marginalisée Au XIX siècle, le vaudou était assimilé à du barbarisme par les occidentaux. Il connaitra des heures sombres et sera diabolisé. Au moment de l’esclavage, le code noir en 1685 a introduit une méthode pour réprimer le vaudou. Cette répression ne sera jamais interrompue, car plusieurs décrets et ordonnances ont érigé le vaudou comme pratique sorcière. Des crimes de sortilège et crimes de rébellion se confondent peu à peu. Toussaint LOUVERTURE interdît tout rassemblement nocturne dans les bourgs sous peine de punitions corporelles et de peines de prison. En réalité, c’est une mesure qui tendait beaucoup plus à prohiber le vaudou. Son successeur Jean Jacques Dessalines, lui, fît exécuter certains vodouisants pour semer la crainte en leur sein. Ainsi, il les obligea à abandonner la pratique. Après Dessalines, le gouvernement de Boyer a adopté un code rural en 1826 qui qualifiait la pratique du vaudou de superstition. Elle sera une nouvelle fois condamnée. L’article 246 du code pénal du 11 août 1835 précise : « Est aussi qualifié attentat à la vie d’une personne, par empoisonnement, l’emploi qui sera fait contre elle de substances qui, sans donner la mort, auront produit un effet léthargique plus ou moins prolongé, de quelque manière que ces substances aient été employées et quelles qu’en aient été les suites. Si par la suite de cet état léthargique, la personne a été inhumée, l’attentat sera qualifié d’assassinat. » Au début du 20ième siècle, le vaudou a été utilisé comme prétexte par les américains pour occuper le pays. Ils voulaient éradiquer le vaudou car selon eux, c’est le vaudou qui rendait plus difficile la lutte contre les cacos, un groupe rebelle dans le pays à cette époque. Selon les américains, tous les chefs cacos furent des prêtres vaudou. Les politiciens ont trouvé également dans le vaudou un prétexte de choix pour diviser les haïtiens. Les intellectuels haïtiens eux-mêmes ne voulaient surtout pas qu’on les associe à ces pratiques qu’ils qualifient « d’africaines ». Le vaudou a donc servi de justification pour le système de « caste » qui prévalait en Haïti. Soulignons le cas anecdotique de l’empereur Faustin Soulouque, grand adepte du vaudou qui fut en même temps l’un de ses principaux bourreaux, si l’on croit Alfred Malraux dans son ouvrage « le vaudou haïtien » Quant à François Duvalier, il a « su utiliser tout l’imaginaire du vaudou pour asseoir son pouvoir. Il utilisait le côté le plus extrême du vaudou pour faire croire au peuple que son pouvoir avait quelque chose qui relevait du mystère. Il organisait de grandes cérémonies de vaudou auxquelles devait assister son gouvernement. » (Réf 6) Ainsi, le départ du Président Jean-Claude Duvalier en 1986 a entraîné de violentes persécutions à l’encontre des vodouisants. Les rapports entre le vaudou et le christianisme ont toujours été conflictuels. L’église catholique a toujours qualifié de pratique sorcière le vaudou. Pour l’église protestante, le vaudou est toujours assimilé à de la sorcellerie. Les adeptes du vaudou sont également victimes de persécutions en cas de malheur. C’est ainsi que lors du séisme du 12 janvier 2010, ils ont été accusés d’être à l’origine du séisme qui a dévasté le pays. Ces accusations ont viré à des violences lorsque des groupes de chrétiens évangélistes ont jeté des pierres sur les participants à une cérémonie vaudou. Plus récemment, lors de la flambée de cholera meurtrière en Haïti, des prêtres vaudou ont été battus à coups de machette et de pierre avant d’être brûlés dans la rue. Malgré les appels des autorités, les pratiquants du vaudou ont été soit lynchés, soit tués à coup de machettes par la population qui les accuse d’être à l’origine de la propagation de la maladie en jetant des sorts ou en répandant de la poudre mystique. De son coté, le chef suprême du vaudou, Max Beauvoir, « s'est plaint de ce que la police et les autorités ne faisaient pas tout ce qu'il fallait pour empêcher les lynchages et pour punir leurs auteurs » (réf 7). Donc du fait de ces persécutions, nombreux sont les vodouisants qui ont encore aujourd’hui une certaine réticence à affirmer leur croyance religieuse au risque d’être persécutés. Nonobstant, pour certains, c’est aléatoire de vouloir considérer le vaudou comme une minorité religieuse en Haïti, car il représente « l’identité haïtienne » par rapport à notre histoire de peuple mais dire que la plupart des Haïtiens sont vodouisants est aussi fausse. Minorité ou majorité : cela importe peu. Mais il nous faut cultiver davantage l’esprit d’amour, de tolérance et de paix. Eduquer la population, c’est l’une des conditions sine qua non pour que le vaudou cesse d’être marginalisé. Mais dans l’imaginaire haïtien, est-il possible véritablement de faire une démarcation entre le vaudou et la sorcellerie ? C’est là que le bât blesse ! Réf 1- Source : Microsoft Africana, 2000 Réf 2 Docteur Jean Price MARS Ainsi parla l'Oncle Réf 3- Source: http://www.haiti-reference.com/religion/vodou/vodou.html Réf 4- Source : Microsoft Africana, 2000 Réf 5- http://www.haiti-reference.com/religion/vodou/pantheon.php http://afriquepluriel.ruwenzori.net/vaudou.htm Réf 6- Le vaudou haitien (imc.mbhs.edu/forlang/Haiti/Le%20vaudou%20haitien%20.doc) Réf http://www.haiti-reference.com/religion/vodou/pantheon.php http://www.bibliomonde.net/donnee/haiti-religions-287.html Réf 7- http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20101223.OBS5175/haiti Source:Bonzouti.com http://bonzouti.com/actualite/actualite-No1455-Haiti-Societe-A-quand-la-fin-de-la-marginalisation-du-vaudou-.html

lundi 13 août 2012

Haïti - Infrastructures : Travaux en cours pour amener le courant dans trois localités de Lascahobas

P-au-P, 11 août 2012 [AlterPresse] --- Des travaux sont en cours actuellement à Lascahobas, ville du bas Plateau Central d’environ 500,000 habitants (située à 89 km au nord-est d’Haïti), en vue d’apporter du courant électrique aux habitants de Juampas, Petit fond et Poulie, selon les témoignages d’un agroprofessionnel. Depuis le mois de juillet 2012, l’Électricité d’Haïti (Ed’h) a commencé à installer des câbles électriques, livrer des compteurs (de consommation d’énergie) à domicile dans certaines zones de la commune de Lascahobas (ville frontalière avec la République Dominicaine), observent les habitantes et habitants. Les pylônes électriques ne sont pas encore installés pour l’acheminement du courant électrique à Poulie, contrairement à la section communale de Juampas, où la distribution du courant électrique dans les foyers n’a pas encore débuté. Les riveraines et riverains continuent de piaffer d’impatience pour avoir accès au courant électrique dans ces zones de Lascahobas, une ville qui disposait du courant électrique public 24 h / 24 au début des années 1990. « L’Ed’h donne environ quinze (15) heures de courant électrique par jour », fait savoir un résident qui précise qu’il y a surtout des manquements dans la journée, de temps à autre, en raison des travaux en cours. Au début du mois d’août 2012, les habitants de Lascahobas, notamment dans la localité de Los Pinos, ont manifesté pour exiger le rétablissement du courant électrique dans ces zones. Il y a quelques mois, des échauffourées, au cours desquelles des sénateurs ont été pris à partie, ont même éclaté entre la population de Lascahobas et les forces de l’ordre. La situation à Lascahobas est calme pour le moment. Cependant, régulièrement, des mouvements de protestation sont enregistrés sur la route Lascahobas / Belladère pour différents motifs, dont le niveau de taxation des marchandises à la douane haïtienne sur la frontière avec Comendador dans la province Elias Piña de la République Dominicaine. [emb kft rc apr 11/08/2012 13:45] http://www.alterpresse.org/spip.php?article13216

Haiti – Social : Les sachets en polyéthylène interdits sur tout le territoire

Le Gouvernement haïtien interdit la fabrication, l’importation, la commercialisation et l’utilisation des sachets en polyéthylène. Cette disposition spéciale, prise par arrêté, vise à tirer la sonnette d’alarme des citoyennes et citoyens sur toute l’étendue du territoire en vue de concourir à la protection de l’environnement qui se détériore de manière continue, indique le Bureau de Communication de la Primature. « Dans un souci d’améliorer la qualité de la vie des haïtiennes et des haïtiens, le gouvernement se dit déterminé a prendre toutes les mesures susceptibles de conserver notre environnement physique mais également sensibiliser les utilisateurs des sachets en polyéthylène sur la dangerosité de ce produit et les dégâts qu’il a déjà causé », souligne le communiqué. Le Premier Ministre « Laurent Salvador Lamothe en appelle au patriotisme et au civisme de tous pour dire non à la pollution de notre espace par des déchets en tout genre », conclut le Bureau. http://www.haitinews509.net/2012/08/haiti-social-les-sachets-en-polyethylene-interdits-sur-tout-le-territoire/

Haïti-Ueh : En quête d’un ‘’décanat de réconciliation’’ à la faculté de médecine et de pharmacie

annoncent les nouveaux responsables de la Fmp P-au-P, 11 août 2012 [AlterPresse] --- Un "décanat de réconciliation" : c’est ce que promet durant son mandat de 4 ans, Dr. Jean-Claude Cadet, nouveau doyen de la faculté de médecine et de pharmacie (Fmp) de l’Université d’État d’Haïti (Ueh), lors de son intronisation le vendredi 10 août 2010 à la faculté. Dans ce nouveau décanat, Dr Jude Milcé devient Vice-doyen de la section médecine et Magalie Rosemond, vice-doyenne de la section pharmacie. La faculté de médecine et de pharmacie a, en mémoire, le mouvement de protestation des étudiantes et étudiants, qui a débuté le 29 avril 2009 et a duré sept mois. “ La réconciliation, c’est le mot d’ordre”, insiste Dr. Cadet (ancien directeur médical de l’hôpital de l’université d’État d’Haïti / Hueh), qui affirme vouloir opérer l’unité des trois entités de la faculté, en l’occurrence les étudiants, les professeurs ainsi que le personnel administratif. Voyant en ces élections “un courant de démocratie qui traverse l’Université d’ État”, le recteur de l’Ueh, Jean Vernet Henry, encourage le décanat à la mise en place effective d’une institution unie. “ Notre volonté, c’est de rendre l’enseignement disponible”. Le recteur Henry exprime son souhait d’établir une solidarité entre les générations et évoque le projet d’une université d’État qui disposerait de 4 campus sur le territoire haïtien. Le nouveau décanat à la Fmp met également l’accent sur la crédibilité, que doit acquérir la faculté de médecine et de pharmacie, afin de lutter contre l’auto-médication et le charlatanisme, dangereux pour la population et le statut des professionnels de la santé. Il faut “redonner à la faculté son prestige d’antan”, par la mise en place de nouveaux moyens et la refonte des formations, avance Magalie Rosemond. De son côté, Pouchon Azard, président du comité central des étudiantes et etudiants, rappelle les trois grandes fonctions assignées à une faculté : encourager la recherche, produire du savoir et prendre la défense de la population. La faculté de médecine et de pharmacie appellerait à une participation concertée et “pluri-dimensionnelle”, c’est-à-dire à une prise en compte des différents aspects qu’implique une institution académique, y compris le social. La démocratie vit d’alternance et ’” infuser un sang nouveau à toutes les institutions” permettra de “continuer l’œuvre avec toute l’ardeur que réclament les circonstances”, explique le Dr Volvick Rémy Joseph, doyen d’âge du conseil des chefs de département, au terme d’un protocole électoral apparemment réussi à la faculté de médecine et de pharmacie de l’Ueh. “Ensemble, mettons-nous au travail”, exhorte Jean-Claude Cadet, car “l’heure est grave”. Et la doyenne sortante, Dre. Gladys Prosper, de renchérir : “vous avez du pain sur la planche”. Depuis le séisme du 12 janvier 2010, la faculté de médecine et de pharmacie, détruite, est réduite à des bâtiments préfabriqués et provisoires. L’institution souffre aussi d’une carence en professeurs, de l’impossibilité de mettre en place des programmes de stages et des enseignements pratiques, de l’absence d’une bibliothèque (non numérique), de garanties sociales pour les étudiantes et étudiants. Et surtout, de l’absence d’une politique de recherche claire, selon Dr Jude Milcé. [cp kft rc apr 11/08/2012 14:45] http://www.alterpresse.org/spip.php?article13217

Haïti – Justice : Le Cspj s’effrite et perd deux membres

P-au-P, 11 août 2012 [AlterPresse] --- La représentante des organisations de défense des droits humains au sein du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (Cspj), Me. Dilia Lemaire, annonce avoir envoyé sa lettre de démission aux organisations qui l’ont désignée, dans une interview à AlterPresse. « J’ai fait savoir ma position aux associations : la lettre leur a été acheminée. Je leur demande de désigner quelqu’un d’autre, parce que, moi, je ne veux plus siéger au conseil », précise Me. Lemaire. Le groupe d’appui aux rapatriés et réfugiés (Garr), l’une des organisations ayant choisi Dilia Lemaire, affirme comprendre la décision de celle-ci. Dans une telle situation, il paraissait impossible de continuer à fonctionner avec le Cspj, quand son président Anel Alexis Joseph décide sans prendre en compte la position des autres membres, considère le Garr. « C’est une décision de principe de la part de Dilia Lemaire », soutient Colette Lespinasse, la coordonnatrice du Garr. Les organisations des droits de la personne, qui ont participé au processus de désignation de Dilia Lemaire, devraient se rencontrer la semaine prochaine (entre les 12 et 18 août 2012) pour aborder la question. Me. Néhémie Joseph, du barreau des Gonaives (Artibonite / Nord), qui représente la fédération des barreaux (d’avocats) d’Haïti (Fbh), aurait déjà remis sa démission de son côté, suite à une demande de retrait du Cspj formulée par la Fbh, selon plusieurs médias de la capitale haïtienne. Le Cspj a commencé à chanceler après la désignation "unilatérale", par Me. Anel Alexis Joseph, de ses 3 représentants au probable conseil électoral permanent, que le gouvernement et plusieurs pays donateurs tiennent à voir en place pour organiser les prochaines élections sénatoriales et locales. Affirmant ne pas avoir pris part au vote de ces personnalités - qualifiées (dans les milieux politiques dans la capitale haïtienne) de proches de la présidence de Joseph Michel Martelly, plusieurs membres du Cspj jugent "autoritaire" l’attitude affichée par Anel Alexis Joseph, l’actuel président du Cspj, qui a été désigné président de la cour de cassation par Martelly. La configuration du Cspj laisse comprendre que « c’est mal parti », estime, pour sa part, le président de la chambre des députés Levaillant Louis Jeune. Avec les présidents du sénat et de la chambre des députés, respectivement Dieuseul Simon Desras et Levaillant Louis-Jeune, Anel Alexis Joseph a aussi cautionné la décision, le 19 juin 2012, de Martelly de « reproduire la version du texte amendé de la Constitution de 1987 » et ce « telle que votée par sénateurs et députés réunis en Assemblée Nationale le 9 Mai 2011, aux fins de publication au journal officiel Le Moniteur » (http://www.alterpresse.org/spip.php...). La question de l’amendement constitutionnel "controversé" est « à la base du problème », signale Colette Lespinasse, déplorant le fait que la publication de la Constitution amendée ne soit pas disponible. Martelly vient, à nouveau, de donner un délai de 8 jours (à partir du jeudi 9 août 2012) au parlement pour qu’il choisisse ses représentants au dit conseil électoral permanent. Avec l’appui du regroupement politique "Inite" (Unité), l’amendement controversé, déclaré "reproduit le 19 juin 2012, de la Constitution du 29 mars 1987, rejette la structure participative souhaitée par les Constituants de 1987 dans la composition de l’organisme électoral et remet l’exécutif dans le processus de désignation des membres. Ce qui ouvre la voie à la possibilité d’une institution électorale, tout-a-fait acquise aux vues des tenants du pouvoir politique, argumentent des voix avisées. Quoi qu’il en soit, 21 députés et 9 sénateurs ont paraphé une pétition, demandant l’instauration d’un conseil électoral provisoire, les conditions pour la mise en place d’un organisme permanent n’étant pas totalement réunies. Les 3 personnes, choisies par le Cspj, sont en connivence avec Martelly, dénoncent ces 30 parlementaires qui craignent l’éventualité politique d’un conseil électoral "présidentiel". [srh kft apr 11/08/2012 14:55] http://www.alterpresse.org/spip.php?article13218

samedi 11 août 2012

La lutte des dominicains d’ascendance haïtienne

Par Alex Amaro pour Contrairement à ce qui se passe dans d’autres collectivités, celle des dominicains d’ascendance haïtienne, affronte dans son propre pays, des inégalités sociales, culturelles, économiques, politiques et juridiques terribles, qui aggravent les conditions d’exclusion et de marginalisation dans lesquelles elle se trouve, rendant énormément difficile les possibilités de dépasser le cercle de la pauvreté et la construction de leur vie dans des conditions dignes, ou pour le moins dans les mêmes conditions dans lesquelles évolue le reste de la population dominicaine. Le poids de la culture et la politique anti-haïtienne imposées par la machine raciste, xénophobe et pro-hispanique du système de Trujillo s’est perpétué jusqu’à nos jours, ayant trouvé dans les personnes de Joaquin Balaguer et Vincho Castillo ses principaux porte-paroles, et leurs partis le PRSC et FNP, les structures idéologiques et organisationnelles qui éduquent, forment et préparent les petits chiens enragés, xénophobes, racistes et anti-haïtiens responsables d’aboyer de façon permanente contre la justice et la démocratie. De façon surprenante, ce discours antisocial et qui nie les droits d’un important segment de la population dominicaine née dans une situation d’extrême pauvreté, a pu trouver de l’espace au sein du parti de la Libération Dominicaine, qui lui a cédé devant le PRSC et le FNP des aspects politiques et constitutionnels clé pour garantir ou nier les droits des dominicains d’ascendance haïtienne. Le 26 janvier 2010 se publie la réforme ultraconservatrice de la Constitution et on blesse à mort la justice et la démocratie de la République Dominicaine. Leonel Fernandez et le PLD, portés de la main par la droite réformiste et des ultraconservateurs du FNP, annulent la possibilité pour les dominicains d’ascendance haïtienne obtiennent, exercent et jouissent pleinement de la nationalité dominicaine sans autres contretemps. Depuis lors, le racisme institutionnel obtient le rang de Constitutionnel, apporte de l’oxygène aux anti-haïtiens radicaux et font exploser les manifestations racistes et xénophobes dans la grande partie du pays, sans que celles-ci ne reçoivent une réponse sociale et politique forte au niveau des secteurs appelés démocratiques et progressistes. Une parie de la gauche politique et sociale répondit de façon très tiède devant les faits ou simplement certains ne se sont pas prononcés. Cependant la lutte des dominicains d’ascendance haïtienne a pris des dimensions sociales et politiques sans précédent quand cette collectivité a commencé à bouger et à s’organiser comme sujet politique au début des années 70. Il parait que le changement de génération, le développement organisationnel, l’amélioration de l’instruction académique et politique, mais surtout au développement de son sens d’appartenance au pays, donnant forme à la potentialité des nouveaux acteurs de ce mouvement. La détermination montrée par les dominicains d’ascendance haïtienne pour faire face aux injustices qu’ils subissent sous couvert du pouvoir de l’Etat Dominicain met en évidence le caractère démocratique et progressiste de la lutte. Pour cette raison ils devaient être appuyés par tous les secteurs qui se définissent eux-mêmes comme démocratiques, progressistes et de gauche. La lutte des dominicains d’ascendance haïtienne, qui revendiquent leur plein droit à la nationalité dominicaine, démontre le caractère inachevé de notre démocratie et la justification des luttes sociales en faveur des libertés et des libertés civiles. Mais surtout exprime son sens non négociable d’appartenance au pays. Obtenir la reconnaissance de la nationalité et de la citoyenneté pleine pour les dominicains d’ascendance haïtienne romprait l’un des piliers de la marginalité et l’exclusion en République Dominicaine, signifierait un point d’inflexion favorable dans le combat contre la pauvreté et la défaite assimilée par les secteurs populaires, avec des conséquences terribles pour le progrès des luttes sociales et la régénération de la démocratie en Haïti. Fuente: http://www.librered.net/?p=20079 Traduction Jonas Jolivert pour Haïti Recto Verso http://haitirectoverso.blogspot.com

Un citoyen haïtien meurt avec des symptômes de Choléra en République Dominicaine.

Saint Domingue, 10/08/2012.- Un citoyen haïtien de 49 ans, est mort aujourd’hui avec des symptômes de Choléra dans un hôpital de la province frontalière de Dajabon tandis que six autres personnes reçoivent des soins médicaux. Selon des reportages de medias, Santillo Pierre a présenté un tableau critique de diarrhées, vomissements et douleurs abdominales, difficile de contrôler. Venant d’Haiti, depuis son apparition en République Dominicaine en novembre 2010, la maladie a provoqué 170 décès selon les données officielles. Le ministre dominicain de la Santé Bautista Rojas, a précisé le mois dernier que le choléra avait touché 0.22% de la population dominicaine, estimée à 9.5 millions, quoique la maladie se concentre dans les endroits de plus grande vulnérabilité sociale. Nous maintiendrons une surveillance permanente de la chose, y compris le renforcement des diverses composantes de la stratégie de lutte contre la pathologie pour diminuer les facteurs de risque et obtenir son éradication, avait il souligné. Selon des données divulguées par le Ministère haïtien de Santé il y a deux jours, le nombre de centres de traitement du choléra a diminué de 38 à 20 du mois d’août 2011 au mois de juillet 2012. Des informations émanant du même ministère précisèrent qu’au début du mois de juillet le nombre de décès survenu depuis l’apparition de la maladie en octobre 2010 s’élève a 7.418. Face à la situation actuelle, le Comité Coordonnateur des organisations non gouvernementales internationales en Haïti, a lancé un appel à la communauté internationale et aux donateurs de prendre des mesures urgentes pour protéger la vie de milliers de personnes à risque. Selon l’organisation mondiale de la santé plus de 42.000 nouveaux cas sont apparus en 2012, la période de pluie et le manque de financement fragilisent la lutte contre l’épidémie. Des chercheurs américains ont suggéré en juin dernier que l’épidémie est causée par deux souches distinctes du vibrion du choléra et non par une seule d’origine orientale, comme on le croyait avant. Des études antérieures avaient indiqué que la maladie avait été causé par un microorganisme originaire d’Asie et introduit par des soldats népalais, membres de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haïti http://www.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&task=view&id=534430&Itemid=1

Détention de 90 haïtiens sans papiers qui allaient en bus depuis la zone frontalière jusqu’à Santo Domingo.

Ecrit par TEUDDY A SANCHEZ Barahona.- Des membres de la division Sud de la Direction Nationale de Contrôle de drogues (DNCD), et les autorités judiciaires ont arrêté aujourd’hui au cours d’une opération réalisée au niveau du carrefour de Vicente Noble, 90 citoyens haïtiens sans papiers, parmi lesquels 8 enfants et 17 femmes qui étaient conduits dans un minibus vers Santo Domingo. L’information a été fournie ce vendredi, par Lic Yvan Ariel Gomez Rubio qui a déclaré que les étrangers sont rentrés au pays, par la zone de Limon de Jimani, par un réseau qui se consacre au trafic d’haïtiens. Il a déclaré en outre que les haïtiens avaient été transportés par un minibus appartenant au Syndicat des chauffeurs et propriétaires de minibus de Barahona, dans lequel se trouvaient 65 hommes, 17 femmes et 8 enfants. « Le chauffeur s’appelle Jesús Luis Cuevas y Cuevas, tandis que son assistant répondait au nom de Arístides Novas Segura, on leur a occupé 47.700 pesos (moins de 1000 euros), produit du trafic d’étrangers, a-t-il précisé. Il déclara que les haïtiens allaient les uns sur les autres, puisque le véhicule a été conçu pour 34 personnes, le conducteur et son auxiliaire son détenus au commissariat de la police de cette ville. Il a indiqué que des investigations sont encours pour déterminer si dans le malheur des haïtiens sans papiers il y a d’autres personnes impliquées. Le procureur déclare que les haïtiens sont détenus dans les locaux du siège de la Direction Régionale Sud de la police avec la finalité de les déporter par la zone de Malpasse Jimani. « Nous annonçons que les responsables de ce trafic de sans papiers vont être traduits devant la justice pour violation de la loi 137-03 », a-t-il souligné. Les haïtiens de leur côté ont dit qu’ils ont abordés le bus a Limon Jimani et qu’ils étaient au courant que des gens se consacraient a transporter des haïtiens depuis cette zone le vendredi. http://www.hoy.com.do/provincias/2012/8/10/441022/Detienen-90-indocumentados-haitianos-iban-en-minibus-desde-la-frontera

Haïti : Manifestation à Port-Margot dans le Nord pour exiger la réfection de la route principale

P-au-P, 10 août 2012 [AlterPresse] --- Des habitantes et habitants de la localité de ‘’Fauché’’, dans la commune Port-Margot (Nord), ont tenu une manifestation, tôt dans la matinée de ce vendredi 10 août 2012, pour réclamer la réhabilitation du tronçon routier reliant Borgne à Port-Margot, rapportent des voyageurs à l’agence en ligne AlterPresse. Pendant une bonne partie de la matinée du 10 août, la voie principale, notamment aux environs de l’endroit nommé "Nan galèt", restait bloquée avec des barricades de pneus. Les manifestantes et manifestants restent convaincus que leur mouvement, en bloquant la circulation sur la route Port-Margot / Borgne, serait la meilleure méthode pour faire entendre leurs voix. Remontés et mécontents, ces protestataires n’ont pas hésité à s’en prendre aux véhicules qui empruntaient la route. La construction de la voie, reliant ces deux communes du département du Nord, devrait commencer par Port-Margot au lieu de Borgne, souhaitent les protestataires du 10 août 2012. En laissant Gonaives (en direction du Nord) ou la ville du Cap-Haïtien (à 248 km au nord de Port-au-Prince), on trouve, après la commune de Limbé, la municipalité de Port-Margot avant celle de Borgne. Le samedi 4 août 2012, des riverains de Los Pinos (à environ 7 km à l’est de Lascahobas) ont empêché toute circulation de véhicules, pendant quelques heures, pour demander de l’électricité publique ainsi que la réparation du tronçon de route entre Lascahobas et Belladère (Plateau central). Le jeudi 19 juillet 2012, des habitants de Saint-Raphaël (Nord) avaient bloque la route Dondon / Saint Raphaël pour exiger la réparation de ce tronçon sur la route nationale No. 3. [srh kft rc apr 10/08/2012 1410] http://www.alterpresse.org/spip.php?article13211

Haiti – Social : La petite Patricelande Mexil reçue au Palais National par le Couple présidentiel

La Première Dame de la République, Mme Sophia Martelly, a reçu, ce mercredi 8 Août, dans son bureau au Palais National, Patricelande Mexil, la fillette de 6 ans qui avait été grièvement blessée lors de l’accident d’un véhicule du cortège présidentiel à Milot, le 19 Juillet écoulé. A la suite de cet accident, Patricelande avait d’abord été soignée au service d’urgence de l’Hôpital de Milot, avant d’être transférée, par hélicoptère, le jour même, à Port-au-Prince. Elle avait été placée en soins intensifs à l’Hôpital Bernard Mews où elle avait été visitée par le Couple présidentiel. C’est une enfant alerte, pleine de vitalité et d’humour qui a été reçue par la Première Dame qui n’a pas caché sa satisfaction de la voir en si bonne forme. Le Président de la République, S.E.M. Michel Joseph Martelly, qui tenait à la rencontrer, était visiblement heureux de son état de santé et a eu, avec elle, une conversation sympathique au cours de laquelle elle a fait montre d’une étonnante vivacité d’esprit. Accompagnée de sa mère, elle a créé l’événement au Bureau de la Première Dame. Le jeudi 9 Août, escortées par Mme Mona Adam, infirmière, membre du Bureau de la Première Dame, Patricelande et sa mère se sont rendues à l’aérogare Guy Malary où elles ont embarqué à bord de la Tortug’air vers Cap-Haitien. A leur arrivée dans la métropole du Nord, elles ont été reçues par une équipe médicale de l’OFATMA dirigée par le Dr Valérie François Jacques assistée de l’infirmière Léonide Philogène qui les a accompagnées jusqu’à leur domicile à Milot où elles ont reçu un accueil chaleureux de la population. Le Président de la République et la Première Dame ont promis d’accompagner la famille et se sont montrés particulièrement concernés par son éducation et l’environnement dans lequel elle évolue. HaitiNews509 http://www.haitinews509.net/2012/08/haiti-social-la-petite-patricelande-mexil-recue-au-palais-national-par-le-couple-presidentiel/

JO de Londres 2012 : Aucune médaille pour Haïti

Samyr Lainé sort 11e mondial sur 12 au triple saut P-au-P, 10 août 2012 [AlterPresse] --- La république d’Haïti n’a finalement obtenu aucune médaille aux jeux olympiques internationaux de Londres (JO 2012), son dernier espoir ayant fait faux bond dans l’après-midi du jeudi 9 août 2012, a observé l’agence en ligne AlterPresse. Samyr Lainé (28 ans), le seul Haïtien resté en lice dans les Jeux, a terminé 11eà la finale du triple saut homme le mettant aux prises avec 12 autres concurrents, le 9 aout 2012. Lainé a achevé sa performance, après trois essais, avec un saut de 16.65 mètres, un peu en-dessous de son record personnel de 17.39 mètres. Sur le podium, les américains Christian Taylor (médaillé d’or) et Will Claye (médaillé d’argent), ont tous deux effectué un saut de plus de 17.50 mètres. En troisième position, l’Italien Fabrizio Donato (médaillé de bronze) a confirmé la présence incontournable des Italiens dans cette discipline. Parmi les finalistes, on comptait également les Caribéens Leevan Sands (Bahamas) et Alexis Copello (Cuba). Cette performance de premier ordre s’ajoute aux nombreuses médailles caribéennes, décrochées à Londres en athlétisme. Il s’agit notamment des deux doublets jamaïcains (au 100m féminin : Fraser-Pryce, or et Campbell-Brown, bronze ; et au 100m masculin : Usain Bolt, or et Yohan Blake, argent) ainsi que la victoire du Grenadin Kirani James, plus jeune médaillé d’or aux 400m, à 19 ans. L’athlète Kirani James, devenu héros national, a vu son nom prêté à un boulevard de la capitale de l’île, Saint-Georges. Les talents manifestes, en sommeil dans les jeunes générations dans les Caraïbes, posent la question, en Haïti, du manque d’infrastructures sportives et de suivi des athlètes. [jp kft rc apr 10/08/2012 12:10] http://www.alterpresse.org/spip.php?article13210

Haïti - Culture : Le vaudou en danger, avec l’abrogation de l’article 297 de la Constitution

P-au-P, 10 août 2012 [AlterPresse] --- L’abrogation de l’article 297 de la Constitution du 29 mars 1987 [1], par l’amendement controversé, adopté en mai 2011, ouvre la voie à « de nouvelles persécutions à visière levée » contre la religion Vodou, craint l’Ati National (la plus haute autorité dans la religion Vodou) Max Gesner Beauvoir, dans des déclarations faites à AlterPresse. « Cet acte nous remet directement à la loi de 1935 de Sténio Joseph Vincent (18 novembre 1930 - 15 mai 1941), laquelle fait du Vodou une pratique superstitieuse à détruire, et légalise les campagnes de ‘’rejetés’’ en 1941 et après », signale Beauvoir. Ces campagnes de ‘’rejetés’’ étaient des chasses aux vodouisantes et vodouisants, organisées durant le régime d’Antoine Louis Léocardie Élie Lescot (15 mai 1941 - 11 janvier 1946) avec la bénédiction de l’église catholique romaine en Haïti. Max Gesner Beauvoir, chef suprême du Vodou en Haïti, dénonce aussi la marginalisation de cette religion par le président de la république, Joseph Michel Martelly. Le président « a visité les protestants en allant à l’église Shalom, s’est fait initier dans la Franc-maçonnerie et a obtenu le titre de grand protecteur de l’Ordre, est en bon termes avec les catholiques romains. Mais, il n’a jamais approché le Vodou, ni visité un péristyle », déplore Beauvoir. La musique populaire haïtienne "compas", dont Martelly s’était autoproclamé le président, « a puisé sa base rythmique dans les péristyles », rappelle Beauvoir à l’attention de Martelly. L’abrogation de l’article 297 de la Constitution du 29 mars 1987 pourrait bien être l’acte, par lequel les persécutions contre le vodou reviennent. Des persécutions, qui tiennent leur racine dans la marginalisation du vodou au fil de l’histoire du pays et qui émergent à des moments particuliers ! Ces agressions contre le vodou ne sont toutefois pas accueillies de la même manière. Un chrétien protestant, sous couvert d’anonymat, dénonce la violence dans les slogans « lancez des pierres contre Satan, ou des couteaux, poignards pour piquer Satan » très utilisés dans des cérémonies dans des églises protestantes. « Nous sommes une république, c’est la loi qui doit primer. Toutes celles et tous ceux qui participent, de près ou de loin, dans l’incendie de péristyles, dans l’assassinat de vodouisants, sous prétexte de propagation de choléra ou dans le phénomène de zombification, doivent être poursuivis et punis », martèle, pour sa part, le pasteur Clément Joseph, directeur de la mission sociale des églises haïtiennes (Misseh). Une position qui peut être appuyée par l’analyse du Docteur en théologie Jean Fils-Aimé [2]. « En matière de religion, il ne convient pas d’établir un rapport de supériorité ni d’infériorité, mais de parler en terme d’efficacité. Une religion est efficace, lorsqu’elle aide l’individu à faire une mise en ordre du chaos que semble constituer l’existence », indique Jean Fils-Aimé. [efd kft rc apr 10/08/2012 15:40]   [1] Article 297 : Toutes les Lois, tous les Décrets-Lois, tous les Décrets restreignant arbitrairement les droits et libertés fondamentaux des citoyens notamment : a) Le Décret-Loi du 5 septembre 1935 sur les croyances superstitieuses ; b) La Loi du 2 Août 1977 instituant le Tribunal de la Sureté de l’État ; c) La Loi du 28 juillet 1975 soumettant les terres de la vallée de l’Artibonite à un statut d’exception ; d) La Loi du 29 Avril 1969 condamnant toute doctrine d’importation ; Sont et demeurent abrogés. [2] Fils-aimé, Jean, Et si les loas n’étaient pas des diables ? : une enquête à la lumière des religions comparées, Canada, les Éditions Dabar, 2008 http://www.alterpresse.org/spip.php?article13213

Haïti - Justice : Le Vodou n’est pas en cause dans les récents crimes d’enfants, réagit l’Ati national

P-au-P, 10 août 2012 [AlterPresse] --- « C’est une méchanceté de la part de celles et de ceux, qui veulent diaboliser le Vodou pour précipiter sa destruction. Ceux qui ont posé ces actions n’ont rien à voir avec le Vodou ». C’est la réaction de l’Ati national (chef suprême du vodou), Max Gesner Beauvoir, suite à plusieurs cas d’assassinat d’enfants mis en lien avec des sacrifices vodou. Joint au téléphone par AlterPresse, l’Ati national rejette tout lien automatique entre ces actes criminels, empreints de mysticisme, et la religion qu’il professe. Le Vodou est une religion, basée sur la « célébration de la vie », souligne Beauvoir. et ajoute que « Toutes celles et tous ceux, qui cherchent, d’une façon ou d’une autre, à rapprocher ces sacrifices humains au vodou, ont 500 années de retard mental », estime-t-il. Le 25 juillet 2012, une fillette de 6 ans a été retrouvée mutilée dans un champ de canne-à-sucre dans la localité de Montegrande (3e section communale de Hinche, dans le département du Centre). Chrismael Jean aurait été sacrifiée aux fins de gagner au loto, affirment des parents de cette victime dans la localité de Montegrande. Sous prétexte qu’ils étaient possédés par des esprits démoniaques, Laurana Chéry (15 mois), Sophiana Chéry (3 ans), Tony Chéry (4 ans) et Mirlanda Chéry (7 ans) ont été battus à mort par un prétendu houngan, le 1er août 2012, en présence de leur mère, Andrée Chéry, dans la localité de Marbial (Sud-Est d’Haïti). Vodou : culte de la vie « La vodouisante / le vodouisant apprend à célébrer la vie. Le houngan passe les 41 jours de son initiation dans le houmfort à apprendre la vie en communauté, à aimer sa vie et celle de ses semblables », précise l’Ati national haïtien du vodou. Les crimes, commis selon la distinction établie par la religion vodouesque, semblent davantage être le fait de "bòkò" que de véritables houngans. Un houngan est un prêtre initié du vodou, qui a appris l’art de la vie, à qui sont révélés les secrets de la médecine traditionnelle « pour donner la vie », tandis qu’un « bòkò est un charlatan du vodou, qui n’a reçu aucune initiation et qui pratique sur le tas », explique Beauvoir. Alors que dans le rite "Rada" l’initiation dure 41 jours, dans le rite "Congo", « il n’y a qu’un laver-tête de 24 heures ». Les bòkò, eux, ne subissent ni initiation ni laver-tête. Des crimes crapuleux, loin de toute religion ? « Ce sont des sacrifices maléfiques, des horreurs inqualifiables », juge le prêtre catholique romain Louis Gabriel Blot, curé de la paroisse Saint-André à Dufort (Léogane, à une trentaine de km au sud de Port-au-Prince). « C’est de la plus haute méchanceté », s’indigne l’Ati national, chef suprême du vodou, Max Gesner Beauvoir. Pour Clément Joseph, pasteur protestant et directeur de la mission sociale des églises haïtiennes (Misseh), en plus d’être « non seulement un témoignage de non-respect pour la vie même des plus innocents, de tels actes sont aussi des crimes odieux devant être sévèrement punis par la justice haïtienne ». Il y a une tendance, signale Joseph, à attribuer au vodou de telles pratiques, qu’il qualifie d’ « historiques ». La religion vodouesque doit « se moderniser, et ses autorités religieuses doivent se démarquer ouvertement de ces pratiques », estime, de son côté, Édouard Paultre, très connu dans le milieu protestant. Crimes attribués à l’exorcisme ? Les crimes, notamment celui commis à Marbial (Sud-Est), ont aussi été rapprochés à l’exorcisme. Cette opération apparaît comme empreinte d’une grande confusion. Si la plupart des religions en Haïti utilisent l’exorcisme, elles ne la voient pas, toutes, de la même manière. Michel Archange Boulay, vénérable en exercice de la loge maçonnique l’Étoile d’Haïti # 5, interprète ces actes comme des cas « d’interpellations d’esprits démoniaques, en vue d’obtenir des faveurs quelconques. Ce ne sont pas des exorcismes ». Quid de l’exorcisme ? Beauvoir n’y va pas par quatre chemins. « Toutes les religions font de l’exorcisme : les catholiques romains, les protestants ou les Francs-maçons », dit-il. Boulay ne dément pas l’Ati national du vodou, en précisant combien « tout franc-maçon n’est pas exorciste. Ce n’est pas quelque chose qu’on reçoit à son initiation. C’est un choix du frère ». Les techniques peuvent être variées, d’un courant religieux à un autre. Mais l’essence reste la même, précise le Vénérable Boulay en informant que le « au nom de Jésus, je te chasse démon » - que répètent souvent les protestants - est une formule d’exorcisme. Dans le cas de l’église catholique romaine, la pratique est institutionnalisée. « Chaque diocèse de l’église catholique romaine a son prêtre-exorciste, nommé par les autorités ecclésiastiques en fonction de la pureté de vie, de la sainteté de la personne et de son aura. C’est important pour pouvoir faire face aux esprits maléfiques », informe le prêtre Blot. Cependant, dans le courant protestant, il existe une certaine prudence à utiliser le concept exorcisme. Même si, sur le fond, il s’agit de la même opération, le pasteur Joseph préfère parler de « prière d’intercession » pour conjurer le mal de l’individu. Des sectes, appelées « armées célestes », dans le courant protestant, utilisent une forme d’exorcisme, dans laquelle la personne dite « possédée » est bastonnée, forcée d’inhaler des substances, telles de l’ammoniaque (Alcali) ou du formol. A cela, Clément Joseph rétorque qu’elles ne « répondent à aucune logique du protestantisme. Elles n’appartiennent à aucun groupe de protestants constitués. Leur soi-disant pasteur n’ont reçu aucune formation théologique ». Reste que « Jésus est le plus grand des exorcistes pour le monde chrétien », argue le vénérable de l’Étoile d’Haïti #5, Michel Archange Boulay. [efd kft rc apr 10/08/2012 15:25] http://www.alterpresse.org/spip.php?article13212

vendredi 10 août 2012

Haïti-Ressources minières : Un pays muet au cœur d’une offensive stratégique ?

Perspectives Par Milo Milfort P-au-P, 8 août 2012 [AlterPresse] --- L’offensive des compagnies minières transnationales, sur les ressources en Amérique Latine et en Haïti, entre dans le cadre de stratégies économiques pour trouver une issue à la crise financière qui frappe le monde depuis 2007. C’est l’analyse faite par l’économiste Camille Chalmers, qui intervenait le samedi 4 août 2012 a l’espace "Verite sou tanbou", un cycle de conférences-débats mis en place depuis le printemps 2011 sur le journalisme d’investigation et organisé par l’International center for journalism (Icfj), Ayiti Kale Je (Akj) et la Fondation Connaissance et Liberté (Fokal), . Le gouvernement haïtien a affiché sa volonté d’autoriser l’exploitation des ressources minières du pays, estimées à 20 milliards de dollars américains (US $ 1.00 = 43.00 gourdes ; 1 euro = 58.00 gourdes aujourd’hui), alors que des compagnies transnationales - à l’image d’Eurasian Minerals et Newmont Mining - ont déjà entrepris des explorations dans plusieurs zones. L’inquiétude, soulevée jusqu’ici, concerne les risques pour l’environnement d’Haïti, déjà très fragilisé, et surtout la capacité des autorités haïtiennes à défendre les intérêts de l’État caribéen. « Des explorations se font depuis plus de dix ans... L’État haïtien ne donne aucune information, ni aucun rapport. Les informations disponibles sont celles figurant, en général, sur le site web de la compagnie », critique Camille Chalmers, secrétaire exécutif de la plateforme haïtienne de plaidoyer pour un développement alternatif (Papda) et membre d’un collectif d’organisations réfléchissant, depuis plusieurs mois, sur la question minière en Haïti et l’impact des explorations et exploitations sur diverses communautés en Haïti. Des journalistes haïtiens et étrangers, au sein du consortium médiatique Ayiti Kale Je - qui ont enquêté sur la question - se sont souvent heurtés à un mur de silence et de refus du côté des autorités haïtiennes. Lafontaine Orvild, l’un de ces journalistes d’investigation, évoque « une violation du droit à l’information ». « Lors de notre travail, j’ai été stupéfait par la faiblesse de l’État en ce qui a trait à une surveillance sur les compagnies. En termes de surveillance, l’État haïtien se montre très irresponsable », ajoute Orvild. A travers les conventions internationales ratifiées par le pays, la législation haïtienne fait obligation à l’État d’accorder des informations aux citoyennes et citoyens, rappelle, pour sa part, l’avocate des droits humains, Maria-Elena Kolovos, collaborant avec un collectif d’organisations haïtiennes pour suivre les activités des mines. « La citoyenne haïtienne / le citoyen haïtien ont droit à toutes les informations sur les projets qui vont affecter leur communauté. L’État doit avancer dans la transparence, il doit informer le peuple dans un langage facile à comprendre », souligne Kolovos, , le 4 août 2012 à l’espace "verite sou tanbou", lors de son intervention basée sur l’aspect légal de la question des mines en Haïti. Regarder les activités minières, dans le cadre de droits humains et suivant les lois internationales, est de mise, affirme Kolovos. D’ailleurs, « les activités des mines en Haïti dépendent de la façon, dont fonctionnent les compagnies mondiales, en particulier canadiennes et américaines. Elles dépendent également de la relation de ces compagnies avec le gouvernement et le peuple haïtien ». « Il y a beaucoup de lois, liées aux droits humaines et au droit international. On peut déjà voir que les compagnies et l’État haïtien n’ont pas respecté ni suivi ces principes », conclut-elle. « En ce qui concerne la loi nationale, il y a un grand problème. Un problème, qu’essaient de résoudre maintenant les autorités haïtiennes. Mais, c’est comme s’il n’y avait pas de loi. La loi minière haïtienne date de 1976. Elle n’a pas changé. Une nouvelle loi est dans les cuisines. Mais, personne n’en connait le contenu », déplore Kolovos. La version vidéo de Ruée vers l’or en Haïti – Kiyès k ap vinn pi rich, une investigation de Ayiti Kale Je (AKJ), publiée le 31 mai 2012 et qui a reçu l’attention de milliers de lectrices et lecteurs ainsi que d’auditrices et d’auditeurs au niveau national et international, a été projetée à l’occasion du débat du samedi 4 août 2012. "A la date du 4 août 2012, il n’y a pas encore " à ma connaissance" de contrat d’exploitation de ressources minières, délivré par les autorités nationales", argue l’ingénieur-agronome Dimitri Norris, qui soutient avoir intégré le bureau des mines et de l’énergie (Bme) il y a environ 2 mois (juin 2012). Pendant que Norris déclare ne pas vouloir faire l’apologie de l’actuel gouvernement, il avance que le premier ministre Laurent Salvador Lamothe serait le premier à avoir mentionné, dans sa déclaration de politique générale, les opportunités possibles de l’exploitation des ressources minières en Haïti. Norris en a profité pour inviter toute personne à se rendre au Bme pour se rendre compte de l’étendue des richesses minières dans la république caribéenne. Les arguments de Norris n’ont pas semblé convaincre l’assistance, dont plusieurs membres ont fait état de l’extraction, depuis de nombreuses années, de ressources du sous-sol haïtien (onces d’or, iridium, etc.) au profit de particuliers ou de groupes financiers de la République Dominicaine. L’espace "verite sou tanbou" n’est pas approprié pour donner des informations au grand public sur ce qui se passe en matière d’exploration et d’exploitation de ressources minières en Haïti, fait ressortir une religieuse qui a assiste à la conférence-débat du samedi 4 août 2012. D ;ailleurs, face au tollé provoqué par les manœuvres non transparentes, entourant l’exploration versus l’exploitation des ressources du sous-sol haïtien, Laurent Salvador Lamothe - qui était interrogé récemment par un média nord-américain -, a promis de relever jusqu’à 12 % le taux d’indemnité d’exploitation des ressources minières en Haïti par des compagnies étrangères. [mm kft rc apr 08/08/2012 9:30] http://www.alterpresse.org/spip.php?article13203

Urgences de nuit à Port-au-Prince

En Haïti, les médecins travaillent dans de sordides conditions. Récit d'une désagréable errance nocturne. Pour rester anonyme, on appellera mon ami, Robert. A 21h 48, il m'appelle: —«Je suis malade. De fortes douleurs aux reins. Veux-tu m'emmener à l'hôpital?», bafouille Robert.
—«A quel hôpital tu veux que je t'emmène?», lui demandai-je, perplexe, présageant déjà le tableau. —«Aucune idée», tonne-t-il, sous la pression de la douleur. Après avoir un peu arpenté la commune de Delmas 67 à l'ouest du pays —la ville, immense, est divisée en plusieurs sections— notre périple nous conduira au service des urgences de l'Hôpital général. Robert y trouvera des soins. Dieu merci, il n'a pas été gardé. Car, de la place, il n'y en avait plus dans ce nid de microbes au visage cadavérique du service des urgences de l'HUEH. Robert a 33 ans. Il habite à Delmas, commune de Port-au-Prince. Douze minutes après son appel, je suis chez lui. Il a pour toute fortune les deux mille gourdes, monnaie haïtienne, qui auraient dû servir à l'achat de nourriture pour son nourisson. «L'hopital est transféré» Il n'a aucune assurance-maladie, bien qu'il travaille dans deux grandes et prestigieuses entreprises à Pétion-Ville. Pour avoir déjà emmené un accidenté à ce service, je lui propose l'hôpital géré par Médecins sans frontières, dans le camp de réfugiés du séisme de janvier 2010, sur la grande cour de l'école Saint-Louis de Gonzague, à Delmas 31. Les soins y sont gratuits, rapides, et ils ont, sur place, tous les moyens pour faire des analyses et des radiographies. 22h11. Nous butons sur la fermeture des barrières de l'entrée du camp, qui donnent aussi accès à l'hôpital de Médecins Sans Frontières. Deux résidents, dont l'un en pyjama, nous invitent à regarder le panneau. «L'hôpital Médecins sans frontières est transféré à Sarthes.» Robert fait la moue, la ville est à cinq kilomètres. Ses douleurs ne se calmeront pas de sitôt. Nous sommes abattus. L'homme en pyjama nous déconseille de nous aventurer, à pareille heure, sur la route conduisant à Sarthes. Il ajoute, désolé: «le transfert de l'hôpital Médecins sans frontières est une grande désolation pour les habitants de Delmas». Il ne croyait pas si bien dire. Le smartphone de Robert lui fait signe. Un ami sur Facebook lui suggère l'hôpital La Paix à Delmas 33. 22h18. Nous prenons place dans le parking du centre hospitalier. A la réception, un homme, calé dans une chaise, nous balance, sans ménagement et avec un naturel effarant: «On n'a pas de service des urgences ici, la nuit. Nous ne recevons que les femmes enceintes prêtes à accoucher.» Les douleurs de Robert se font à nouveau sentir. Son visage se rembrunit davantage lorsque le réceptionniste poursuit sa diatribe: «Il n'y a pas quatre solutions, messieurs: l'Hôpital général», nous recommande-t-il, en épongeant sa bouche d'une serviette en papier. Il dînait. L'Hôpital général est le plus grand centre hospitalier public d’Haïti, à, Port-au-Prince, aussi appelé Hôpital de l’université d’Etat d’Haïti - HUEH. HUEH, à bord, tous! 22h43. La grande barrière verte de l'HUEH s'ouvre après deux retentissements d'avertisseurs. Une écriture lavée, sur un mur à gauche de l'entrée, indique le service des urgences. Dès l'entrée, le décor est planté. A gauche, un homme, dans la cinquantaine, est allongé sur le côté et se sert de sa paire de bottes pour tout oreiller. Sur des chaises, plusieurs personnes —des femmes surtout— se déboîtent les mâchoires et tentent de lutter contre le sommeil. Robert et moi traversons en trombe la petite allée où, des deux côtés, des gens dorment à même le sol. A l'endroit où se trouve un des médecins de garde, on nous apprend que nous devrions faire un dossier à l'entrée. Nous revenons à ce qui doit être justeune banale salle d'attente. Une dizaine de personnes s'y agglutinent. Malades et parents compris. Sur trois chaises, une jeune femme dans la trentaine est allongée, un sérum suspendu à un pieux est relié à son bras gauche. Une autre, au regard désespéré, chasse les mouches qui prennent pour appât le corps dénudé de son très jeune enfant, plongé dans un profond sommeil. Derrière des grilles métalliques, à l'entrée, un homme sort un épais cahier. Il enregistre le nom de Robert et l'heure de son admission. Sur une carte et une feuille, il gribouille à nouveau le nom de Robert, son âge, son adresse. Il ne réclame pas un centime. L'homme nous fait signe de frapper à la porte en fer d'à côté. Personne ne répond. Nous entrons. Devant un vieux bureau qu'un jeune médecin et une infirmière, fort avancée dans la cinquantaine, partagent, un patient et deux parents écoutent les instructions. C'est au tour de Robert. Questions d'usages. «Depuis quand ressentez-vous les douleurs...?» Images de fin du monde L'esprit libéré, mes yeux et mon odorat s'ouvrent à l'espace: il est empuanti. J'y repère du sang coagulé, maculé le long du sol. Ça et là, sur la céramique tachetée de saletés, des boules de coton imbibées de sang renforcent l'ornementation. Le problème de Robert est identifié: il souffre de calcul renal. Le médecin griffonne sur un morceau de papier blanc sans en-tête de l'institution, mais signé et scellé, trois médicaments à aller acheter en dehors de l'hôpital. Je sors. Sur la cour, le morceau de papier en main, un homme corpulent, chemise blanche à manches courtes, me rattrape. «C'est pour des médicaments?», me harcèle-t-il. Hargneusement, je lui demande s'il possède une pharmacie ambulante. Un deuxième, cravaté, me rejoint et demande à voir la prescription. Intrigué, je joue le jeu. Un simple coup d'oeil, il me balance un prix: «110 gourdes» J'ai cru avoir affaire à un agent délégué de l'une des pharmacies en face de l'hôpital. Il me demande, presto, de le suivre à la sortie. On traverse la rue. A une dizaine de mêtres, il s'arrête près d'une camionette blanche, qu'il ouvre sans clef et fouille dans des boîtes et des sachets. Il tire un petit sachet, me met deux seringues et deux petites ampoules. Je vérifie à la lumière d'un de mes portables si le griffonnage sur le papier correspondait à la marchandise. Correct. Mais je n'en reviens pas. Je viens d'exécuter une prescription dans une voiture-pharmacie. Je demande à voir la boîte qui contenait l'ensemble des ampoules. Elles expirent en décembre 2012. Il précise pour moi: c'est juste des calmants contre la douleur. On va faire deux piqûres à ton malade, et d'ici un quart d'heure, il n'aura plus mal. Je lui donne 100 gourdes. Il laisse tomber les dix gourdes. Chose dite, chose faite. L'infirmière, sympathique et causante, fait les deux piqûres à Robert, assis sur une chaise en face d'elle. «Dans un quart d'heure, tu n'auras plus mal», reprend-t-elle, comme le pharmacien ambulant. Elle demande à Robert de se hisser sur une espèce de lit avec un matelas recouvert d'un cuir vert, dont la propreté est plus que douteuse. Il n'est pas recouvert. Les patients qui l'ont précédés y ont laissé sang et pus. Robert a une excuse en béton pour éviter de s'allonger sur ce foutoir. —«J'ai davantage mal quand je suis couché.» L'infirmière n'en démord pourtant pas: —«Allonge-toi». «Il est permis de rêver en couleurs» Un accidenté arrive. Plus grave que Robert. Trop content, il cède sa place. Le nouvel admis a la tête enrubannée. Il s'est déchiré la tête dans un barbelé. Il prend place sur le matelas vert. Un jeune médecin arrive. Aiguille et fil en main. En 10 minutes, il remet la tête du blessé en état. Enfin, presque. Ce dernier se lève, tout content, laissant derrière lui un matelas rougi de sang. Il ne sera pas nettoyé. Le prochain malade y prendra place. Dans la salle où sont gardés en observation les patients reçus en urgence, c'est le calme plat. Tous dorment. L'odeur pourrie de sang et de chair en décomposition y règne. Les lits sont en hauteur et de formes différentes. Les couvertures sont apportées par les malades. Elles sont de toutes les couleurs. Le sol est sale. Le robinet du lavabo, en face du carré des médecins de garde, ne crache plus une seule goutte d'eau. Sous un lit en face, trois parents prennent place. Sur un simple drap, posé sur le sol infesté de microbes. Pas très loin, toujours par terre, une autre dame allaite son bébé. Tous deux dorment. «On n'a pas d'outils, nous sommes très sous équipés, mais quand un malade arrive aux urgences, nous faisons l'impossible pour lui offrir le maximum de soins», raconte un jeune médecin, dans la trentaine. Quand plus rien ne reste ou n'existe à l'HUEH, il y a encore ces jeunes médecins et infirmières qui se démènent pour sauver des vies. Avec les mains vides. Si vous les interrogez sur l'image de fin du monde qui caractérise ce service des urgences, ils vous répondront avoir connu pire. Résilience. Heureusement que le nouveau président d'Haïti promet aux Haïtiens un nouveau pays. Des services de santé, dans la dignité, doivent sûrement venir avec aussi. Croisez les doigts! Ici,en Haïti, il est permis de rêver en couleurs! Gaspard Dorélien http://www.slateafrique.com/92457/haiti-urgence-de-nuit-port-au-prince

Montpellier : 8 ans de prison pour le Haïtien

Par Isabelle Bris Le jeune homme de 26 ans avait blessé trois personnes à coup de couteau en mai 2011, dans le centre ville. La plus violente des agressions avait eu lieu près de la place de la Canourgue, dans l'Ecusson, là où beaucoup de jeunes ont l'habitude de se retrouver. Un jeune étudiant a été touché près du coeur par 2 coups de couteau, mais aussi à l'épaule. Il sera sauvé in extremis par les urgentistes. Une jeune femme a également reçu 4 coups de couteau. Le tribunal correctionnel de Montpellier a condamné le détenu d'origine haïtienne à 8 ans de prison ferme et 5 ans de mise à l'épreuve socio-judiciaire, qui non respectés à la sortie de prison de l'accusé, se traduiront en 2 ans de prison ferme. La peine est assortie de soins pour lutter contre l'alcool et la drogue. La défense a annoncé à l'issue de procès, qu'il n'y aura pas d'appel du jugement de Jimmy Raymond. La présidente du tribunal a suivi les réquisitions du ministère public qui avait réclamé au moins 7 ans de prison ferme, au vue de la gravité des faits, jugeant la bonne peine entre 8 et 9 ans. L'affaire aurait pu relever des Assises, mais la juge d'instruction l'avait correctionnalisée, laissant tomber la qualification de tentative d'homicide. L'auteur des coups de couteau ayant reconnu la majeure partie de ses actes et étant à chaque fois sous l'emprise d'alcool et/ou de drogues. L'homme de 26 ans, Jimmy Raymond, qui a porté les coups a été confondu grâce aux caméras de surveillance et à plusieurs témoignages. Cette nuit là, il a blessé, volé et intimidé à l'aide d'un couteau, au moins 4 jeunes. Des faits similaires lui sont reprochés, ils ont été commis 3 jours avant et une autre agression, que le détenu nie toujours, remonterait à avril 2011 http://languedoc-roussillon.france3.fr/info/montpellier--8-ans-de-prison-pour-le-haitien-75114445.html?onglet=videos

Haïti- Culture : Cinéastes et acteurs haïtiens à l’honneur à Boston le 7 octobre 2012

P-au-P, 09 août 2012 [AlterPresse] --- Le dimanche 7 octobre 2012, des cinéastes et acteurs haïtiens recevront un hommage spécial à Boston (États-Unis d’Amérique), à l’occasion de la deuxième édition de cérémonie de remise de trophées, dénommée « Haïti Movie Award » et organisée par Motion Picture Association of Haïti, selon les informations transmises à l’agence en ligne AlterPresse. Un prix d’excellence, pour l’ensemble de sa carrière, sera décerné à la troupe Languichatte (fondée par feu Théodore Beaubrun), composée de Ginette Beaubrun (Melanie), Marie-André Raymond Jeudy (Mantoute) et Théodore Beaubrun Junior (Barnabé / alias ‘Lòlò qui œuvre, depuis plusieurs années au sein du groupe musical Boukman Eksperyans). Décédé le 30 juin 1998, Théodore Beaubrun, plus connu sous le nom de Languichatte, est considéré comme une grande figure du théâtre haïtien. A l’occasion de la deuxième édition de « Haïti Movie Award », en octobre 2012, le réalisateur du téléfilm, "Toussaint Louverture", le français Philippe Niang, sera également honoré. Près de 55 films au total concourent, en cette année 2012, pour des prix qui seront répartis en 7 catégories : meilleur film ; meilleur acteur ; meilleure actrice ; meilleur réalisateur ; meilleur documentaire ; meilleur scenario original et meilleur comédien. L’acteur haïtien, Reginald Lubin, et la présentatrice de télévision, Betty Lemite, animeront, dans une salle pouvant accueillir 1,100 personnes, la deuxième édition de cette cérémonie, au cours de laquelle cinéastes et acteurs seront récompensés pour leur contribution dans le cinéma haïtien. Lors de la première édition, en novembre 2011, des hommages spéciaux ont été rendus aux cinéastes haïtiens, comme Arnold Antonin, Jacques Roc, Jean Gardy Bien-Aimé. « Haïti Movie Award » vise à récompenser des cinéastes haïtiens de carrière ainsi que de nouveaux talents issus de divers pays, indique le responsable de communication de Motion Picture Association of Haïti, Fédrick Jean Pierre. « L’État doit investir dans le cinéma haïtien, qui représente un moyen de propager la culture du pays », recommande Jean Pierre, souhaitant la réouverture des salles de cinéma en Haïti pour la valorisation des œuvres cinématographiques haïtiennes. Créée en Haïti après le séisme du 12 Janvier 2010, « Motion Picture Association of Haïti » est une association à but non lucratif, dont l’un des objectifs consiste à promouvoir le cinéma haïtien sur le marché international. [emb rc apr 09/08/2012 8:50] http://www.alterpresse.org/spip.php?article13208

Le 14 août à Machecoul : Spectacle argentin pour les enfants d’Haïti

Publié le 9/08/2012 à 17:13 par Franck Fischbach La renommée de spectacle de folklore international organisé chaque été par Amitié Vendée Haïti, en collaboration avec le Lions Club de Machecoul Pays de Retz, n’est plus à faire ! Cette année, l’Argentine dansera pour Haïti. L’ensemble des 22 danseurs et musiciens a, comme à l’accoutumée, été reçu dans les familles bouinaises qui aiment accueillir et rencontrer ces jeunes venus d’autres horizons.
Bouin n’ayant pas de salle suffisamment grande, le spectacle se déroulera à Machecoul. Après le séisme, les dons reçus ont permis à l’association AVH de participer à la réhabilitation d’une école à Cayes-Jacmel, la réparation d’une maison des religieuses de Cluny, à la construction d’une classe en bois temporaire et à la participation d’une salle paroissiale avec les pères de St Jacques (Landivisiau). L’action principale depuis sa création est le parrainage pour la scolarisation des enfants en Haïti. L’ensemble Argentin fait preuve d’une grande qualité artistique et d’une énergie incroyable. Du tango bien évidemment, mais aussi un répertoire inhabituel avec une grande partie basée sur la percussion où les femmes ont une grande place. Boleadoros, Malambo, Tango, Gauchos,… seront au programme. Des musiciens de qualité en arrière-plan savent donner le rythme aux danseurs et aux danseuses et entraîner le public avec leurs rythmes variés selon la région d’origine de la danse. Les danseurs ont le regard espiègle, un port altier et un tantinet macho. Ce groupe symbolise la mélancolie que l’on décèle au fond des yeux des danseuses et nous plonge dans l’immensité des grands espaces de la Pampa. Utile. – Mardi 14 août 2012 à 21 h, à l’Espace de Retz à Machecoul (44). Spectacle : « Sol Argentino» de la province de Buenos Aires. Pour les enfants en Haïti. Organisé par Amitié Vendée Haïti. Réservations : Office de tourisme de Machecoul ; 02 40 31 42 87 ; Office de tourisme de Bourgneuf en Retz : 02 40 31 88 88 ; Office de tourisme de Beauvoir sur Mer : 02 51 68 71 13 ; Maison Robard à Bouin : 02 51 68 74 36 Billetterie le soir du spectacle selon les places disponibles. Tarifs : Enfants jusqu’à 12 ans : 5 € ; jeunes 13 à 18 ans : 8 € ; Adultes : 13 €. Contact : 02 51 68 74 44. http://www.lecourriervendeen.fr/2012/08/09/le-14-aout-a-machecoul-spectacle-argentin-pour-les-enfants-d%E2%80%99haiti/

Haïti – Culture : Une décennie d’action sociale avec la compagnie Dram’art

P-au-P, 9 août 2012 [AlterPresse] ---Dans le cadre de ses dix années d’existence (en 2012), la compagnie de théâtre “Dram’art” a offert au public un spectacle intitulé “transes en paroles”, dans la soirée du 8 août à la fondation Connaissance et Liberté (Fokal). “Transes en paroles”, c’est l’évocation du corps de la femme à travers des textes dits. Les mots se diluent dans la gestuelle et la musique, abandonnant la parole articulée pour le langage incantatoire du rêve. La scène devient le lieu de l’onirisme, à l’image de la compagnie Dram’Art, “un espace qui permet [aux jeunes] de réaliser leur rêve”. “Transes en paroles” semble résumer, au fond, l’engagement réussi d’une décennie. Celui qui, plus loin qu’une critique du monde politico-social, refuse le hiératisme et la fatalité sociale. Se présentant comme un laboratoire qui étudierait le pouvoir du mot sur la société, la compagnie théâtrale Dram’art voudrait cristalliser un microcosme social qui dénonce, espère et transmet, par la scène, comme un miroir en avance sur le réel. “Dram’art est le lieu de l’engagement. C’est à ses membres de choisir les thèmes, sur lesquels ils veulent travailler. L’on sélectionne des textes, et c’est presque naturellement que l’engagement devient politique”, déclare à AlterPresse Rolando Étienne, le metteur en scène, formateur (il organise les ateliers de théâtre pour les membres de la troupe) et pratiquement un des piliers de Dram’art. Jonathan Registre, diseur de dix-huit ans, formé au sein de la troupe après le tremblement de terre du 12 janvier 2010 et vivant à Martissant (périphérie sud de la capitale), connaît Proust, Jarry, Camus, Senghor, Césaire, Anthony Phelps, Syto Cavé, Georges Castera, Lyonel Trouillot, Frankétienne... Et a, pour projet, celui d’être comédien. L’imprégnation de l’histoire, du monde social dans la personne, est inévitable. En 2005, tout est parti de “l’idée de s’attaquer à la problématique de la prise du pouvoir par la force”. Dram’Art donne, cette année-là, une mise en scène d’Ubu Roi d’Alfred Jarry. Étienne raconte combien les jeunes ont été touchés par les événements de 2004. “Dans la création, cela se ressent”. En 2003, avec la pièce Avenue sans issue, sociodrame fait à partir d’extraits de textes de Georges Castera, Frankétienne, Felix Morisseau Leroy, etc., la compagnie a “l’idée claire de dénoncer la situation politique et sociale” en Haiti. C’est en 2002 qu’un groupe de jeunes de Martissant et de Fontamara décide de créer un lieu, dédié au théâtre dans ces zones confrontées à la violence et à des turbulences politiques en cette période-là et sporadiquement aujourd’hui en 2012. Il s’agissait de répondre à un besoin de formation théâtrale et, surtout, de mettre en place des activités culturelles pour la jeunesse du quartier. De jeunes personnes font alors appel à Rolando Étienne, metteur en scène. De là, la compagnie se mue en un véritable vivier d’idées. Elle est le théâtre d’une intense circulation de personnes et d’ouvrages ; des poètes, dramaturges, comédiens etc. viennent partager leur savoir et leur expérience. Le vendredi, un auteur est invité, ou alors un débat est lancé. Autant de modèles pour les jeunes de la compagnie, explique Rolando Étienne. Des conversions ont lieu, des jeunes - qui en sont sortis changés - se passionnent progressivement pour le théâtre. [cp rc apr 9/08/2012 10:00] http://www.alterpresse.org/spip.php?article13209

Haïti : “Un toit, un avenir” près de Jacmel

Le 1er juin dernier a démarré le projet de reconstruction de logements “Un toit, un avenir” près de Jacmel, au sud-est d’Haïti, destiné aux victimes du séisme du 12 janvier 2010. Il s’achèvera le 31 décembre 2013. Dans la zone rurale de Lamontagne, la catastrophe a entraîné la mort de trois personnes, en a blessé 25 autres, et détruit ou gravement endommagé 1 530 maisons. Sur ce territoire où l’environnement est très dégradé, et où plusieurs dizaines de localités sont éloignées du principal accès, une simple piste caillouteuse, il est important de reconstruire avec les sinistrés un habitat durable. Le “mur en pierres confinées”
Deux partenaires locaux du Secours Catholique, Planète Urgence, une association française, et Opadel (Organisation des paysans actifs pour le développement de Lamontagne), allient leurs compétences pour ce faire. L’une suit pas à pas la bonne marche des activités et l’utilisation des fonds, l’autre présélectionne les bénéficiaires et encourage leur participation au projet. En parallèle, les experts du cabinet international Architecture et Développement, spécialisé dans l’architecture parasismique, mettent en œuvre pour Planète Urgence le “mur en pierres confinées”, une technique simple, économique, pouvant être utilisée dans les constructions traditionnelles. 105 latrines, 65 lampes solaires, 105 kits gouttières Premier résultat attendu : 40 maisons sont rebâties en respectant les normes parasismiques et anticycloniques en vigueur, 200 villageois vivent désormais dans des logements à la fois solides et décents, 60 autres logements sont réhabilités selon les mêmes normes et 300 personnes y habitent dans des conditions acceptables. Par ailleurs, 105 kits gouttières, 105 latrines, et autant de citernes pour récupérer les eaux pluviales, équipent maintenant les nouvelles maisons et lieux communautaires. Soixante-cinq lampes solaires sont prévues. Atelier de fabrication de cages de gabions Second résultat attendu : étendre les compétences des villageois en reconstruction de long terme et leur donner la possibilité d’adapter leur savoir-faire à celle-ci. L’un des techniciens d’Opadel dirige un atelier de fabrication de cages de gabions (cylindres de grillages remplis de roches), de gouttières, de menuiserie et de charpente. 25 à 30 ouvriers y travaillent. Des artisans (30 à 50) participent à des chantiers-écoles : ils apprennent à fabriquer des paniers, des gouttières, des éléments de menuiserie…, à construire à partir de la technique du “mur en pierres confinées”. Et commencent à diffuser dans la population ces techniques efficaces. Également bénéficiaire du projet, l’organisation Opadel, dont les 823 membres sont rattachés à l’atelier, recueillera le produit de la vente des cages de gabions, ainsi que celui de la vente des gonds, poignées de portes, serrures, fabriqués dans un autre atelier. Le Secours Catholique contribue à hauteur de 474 484 euros à ce projet d’un montant total de 811 236 euros. Yves Casalis http://www.secours-catholique.org/nos-actions/nos-actions-dans-le-monde/amerique-latine-caraibes/haiti-un-toit-un-avenir-pres-de-jacmel,11127.html

BSF crée des bibliothèques pour les enfants d'Haïti

Du beau travail. Bibliothèques sans frontières intervient en Haïti avec deux opérations humanitaires, les 300 Boîtes à histoires mises à la disposition des enfants d'une part et un BiblioTapTap qui circule en permanence dans toute l'île, depuis le 12 juillet 2012, et qui devrait être rejoint par deux autres d'ici janvier 2013. Parrainée par l'UNICEF, l'ONG Bibliothèques sans frontières a mis en place, depuis octobre 2010, trois cents kits bibliothèques prévus pour les espaces récréatifs des camps aménagés dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince. Baptisés « boîtes à histoires », ces bibliothèques portatives accompagnent le quotidien des enfants scolarisés et leur offrent la possibilité de dépasser le traumatisme psychologique. L'idée est inspirée de la méthode ESAR, de l'ONG, Enfants Réfugiés du Monde, qui utilise le jeu pour permettre aux victimes de catastrophes de retrouver un certain attrait pour le divertissement. Quels genre de trésors contiennent ces bibliothèques mobiles ? Un contenu avant tout pédagogique et ludique. Chaque kit est constitué d'une malle de 100 ouvrages en français et en créole. En amont de l'aspect socio-psychologique, une réelle ambition éducative nourrit le projet humanitaire mené depuis 18 mois, pour une alphabétisation fondée sur le plaisir de lire. Un projet qui a nécessité 285 000 euros d'investissement pour des résultats inestimables.
©BSF Sur place, la majorité des animateurs sont haïtiens, car tous les enfants ne parlent pas le français, et les kits contiennent des ouvrages en créole. Malgré les écarts des niveaux de langue, le goût d'apprendre motive et rassemble chacun. « Les enfants sont très réactifs, heureux après chaque séance qui offre un vrai moment de détente, où l'on oubli partiellement les problèmes. Lors des cours, les enfants se sentent entourés et protégés », explique Yann Souppart, chef de projet, à ActuaLitté. Bibliothécaire, animateur et chargé de logistique il a participé à de nombreux projets humanitaires sous la tutelle du Ministère des Affaires étrangères, notamment en Afghanistan.
©BSF Lors de la dernière opération, explique-t-il, « les animateurs qui avaient été formés en avril prenaient en charge des groupes de 20 enfants tous les samedi pendant deux mois, avec au programme des jeux, des lectures individuelles et collectives à voix haute, ainsi que des exercices pour l'imagination et des arts plastiques ». Mais les missions de l'ONG ne s'arrêtent pas là. Ces acteurs humanitaires ont également mis en circulation un BiblioTapTap, qui dessert Port-au-Prince et tout le département du Centre et du Nord. Deux BibloTapTap devraient arriver en renfort d'ici janvier 2013. En venant directement à la rencontre des habitants, l'isolement des populations jusqu'alors privées de moyens de communication est réduit. Cette action est parrainée par l'Union Européenne, la Fondation Digicel Haïti et Fokal et touche une population de 10 000 enfants et adolescents, 5000 adultes et 200 enseignants. Si l'île a connu de fortes tensions politiques liées à des problèmes de nationalité et de nombreux problèmes sanitaires post-séïsme, Yann Souppart estime que « le climat politique est largement apaisé, même s'il est encore difficile de prendre du recul. » depuis l'arrivée du nouveau premier ministre haïtien, Laurent Lamothe. « Une réelle solidarité s'est créée dans les tissus communautaires », conclut l'animateur, pour qui les effets bénéfiques des opérations sont d'ores et déjà visibles. Retrouvez l'opération sur le site de BSF Par Morgane Macé, le vendredi 10 août 2012 à 09:00:58 - 0 commentaire Mots clés : Bibliothèque sans frontières - Haïti - Humanitaire - Bibliotaptap http://www.actualitte.com/international/bsf-cree-des-bibliotheques-pour-les-enfants-d-haiti-35934.htm

Montpellier : 8 ans de prison pour le Haïtien - JUSTICE - HéRAULT - France 3 Régions - France 3

Montpellier : 8 ans de prison pour le Haïtien - JUSTICE - HéRAULT - France 3 Régions - France 3

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jeudi 9 août 2012

UN HISTORIEN HAITIEN DEMANDE DE LIBERER (OUVRIR) LA FRONTIERE

SANTIAGO -. Un sociologue haïtien et historien basé au Canada a déclaré ici que le moyen le plus efficace pour contrôler la migration massive des Haïtiens vers la République dominicaine et de prévenir d'autres problèmes qui ont traditionnellement existé sur l'île est d'ouvrir la frontière à la libre circulation. Paul Joseph Baptiste dit que la plupart des haïtiens ont pris conscience de cette réalité, mais de nombreux Dominicains "ne veulent pas comprendre que dans une économie mondiale couplée à une révolution technologique, les frontières sont un mythe et souvent une blague." Joseph, qui était accompagné par le sociologue dominicain Andrew Paulino et du professeur mexicain Carlos Villa, a appelé les Dominicains à ne pas avoir peur du projet de frontières ouvertes , parce que dans le court, moyen et le long terme, pour des besoins de terres, de fraternité et une meilleure qualité de vie des deux peuples, ceci aura à se matérialiser. Il a indiqué dans les instances internationales concernées, en particulier en Europe, en Afrique et en Amérique, quand on souligne la division territoriale de l'île de Santo Domingo, maintenant connu sous le nom Hispaniola, on arrive à la conclusion qu’il n'est pas possible qu’un territoire de 70 kilomètres carrés soit partagé par deux pays avec une population combinée d'environ 20 millions d'habitants. «A mes frères dominicains je leur dis de ne pas craindre l'initiative de la frontière ouverte, parce arrivé à mi-chemin l'âne ne sait pas lequel des deux côtés de la charge pèse le plus," a-t-il dit. Selon lui, la surveillance à la frontière qui sépare «les deux côtés de l'île" a été un échec, parce que ceux qui vivent dans l'Ouest continuent de traverser en masse vers l'Est et cette tendance va continuer à augmenter dans la mesure où il y a il beaucoup de différences sociale et économique entre les personnes vivant en Haïti et en République dominicaine. Les Haïtiens et les Dominicains ne sont pas coupables des différences dans le passé maintenues par les grandes puissances qui voulaient s'emparer des îles et archipels des Caraïbes, raison pour laquelle il a insisté, pour dire que vivre en harmonie et sur une seule île est le meilleur moyen de résoudre les problèmes dans les deux pays. Joseph manifesta que le traité de Bâle signé entre la France et l'Espagne, en 1795, détermina que ce dernier cédât la partie occidentale de l'île, désormais connu sous le nom d'Haïti. Il a souligné que le Premier Janvier, 1804, Haïti est devenu le premier pays de l'hémisphère à proclamer son indépendance après qu'il ait commencé en 1791 une révolution contre le colonialisme français et proclamé après la République d'Haïti. L’Historien haïtien a rappelé que, en 1822, Haïti pour des raisons de sécurité pour les citoyens des deux côtés de l'île de Santo Domingo, occupa ce qu'on appelle aujourd'hui la République dominicaine ce qui a généré un grand mouvement révolutionnaire civique qui a forcé le retrait des troupes d'invasion de son pays, et a permis la proclamation le 27 Février 1844, de l'indépendance dominicaine. Il a dit aussi qu'il existe des secteurs de la vie dominicaine qui déforment l'histoire et la réalité de l'occupation haïtienne de l'ouest de l'île, parce que la seule intention était de la protéger des puissances ennemies de l’Espagne qui voulaient s’emparer de cette partie et ensuite faire la même chose avec Haïti. http://www.almomento.net/articulo/115510/Historiador-haitiano-pide-liberar-frontera

LES JUGEMENTS DE L’HISTORIEN HAITIEN REFUTES

Le Vice-président Rafael Alburquerque a appelé «scandaleux» et «sans fondement juridique" la proposition du professeur et historien haïtien, Paul Joseph Baptiste, qui vise à permettre la libre circulation à travers la frontière avec Haïti comme mesure de résoudre les problèmes frontaliers. "Aucun pays dans le monde a ouvert ses frontières, mais au contraire, ils renforcent leur surveillance pour avoir un plus grand contrôle de la mobilité humaine", a déclaré Albuquerque. Pendant ce temps, l'avocat Marino Vinicio Castillo, décrit l'opinion comme un «outrage» à la souveraineté Dominicaine. En outre, l'ex-général Jose Miguel Soto Jimenez, ancien Ministre des Forces Armées, a déclaré que cette approche est «absurde». "Je vais le prendre comme un sujet académique, car cela n'a aucun sens", a déclaré José Ricardo Taveras, Directeur de l'immigration, qui a également ajouté que la question de l'immigration est très complexe. Jose Miguel Soto Jimenez, ancien chef des Forces armées, a qualifié la proposition d’«absurde», parce que tous les pays doivent maintenir leur souveraineté. "Dans le cas de la République dominicaine, il s'agit d'un sujet de préoccupation des autorités et des intérêts nationaux", a-t-il soutenu. http://www.listindiario.com.do/la-republica/2012/8/7/242615/Rechazan-juicios-de-historiador-haitiano

Le gouvernement haïtien dénonce que des autorités seraient "impliquées dans des activités subversives"

SANTO DOMINGO, le 5 août (Xinhua) - Le gouvernement haïtien a indiqué que plusieurs autorités sont impliquées dans des activités subversives "pour déstabiliser le pays", en complicité avec un citoyen haïtien qui a été arrêté la semaine dernière, a déclaré aujourd'hui la presse locale. Le commissaire du gouvernement (Procureur) à Port-au-Prince, Jean Renel Sénatus, a déclaré que l'affaire se trouvait déjà devant les tribunaux et a annoncé que, bientôt, un juge convoquera certains fonctionnaires qui ont participé à des réunions pour "causer des problèmes dans le pays. " Senatus n'a pas révélé les identités de l'accusé, mais a déclaré que «beaucoup d'entre eux ont donné de l’argent a des criminels." "Il y a certaines choses que je ne peux pas dire aux médias", a déclaré le procureur. Il a ajouté que les suspects sont en collusion avec Jean Robert Vincent, qui a été arrêté la semaine dernière en possession de nombreuses brochures, et selon la direction centrale de la police judiciaire (cellule anticorruption), instigateur des récentes manifestations contre le gouvernement. La semaine dernière, le secrétaire d'État à la sécurité publique, Reginald Delva, a annoncé l'arrestation de Vincent, accusé d'avoir proféré des menaces contre le président haïtien Martelly Michel en mai dernier, et faisant partie d'un présumé complot contre le président haïtien et pour empêcher la réalisation du carnaval populaire de fleurs, qui s'est tenue la semaine dernière. Delva a déclaré que le suspect a été arrêté dans une rue de Port-au-Prince et les autorités judiciaires ont ordonné une enquête pour retrouver d'autres membres du réseau. La semaine dernière, le sénateur Jean Charles Moïse, connu pour son opposition à Michel Martelly a annoncé des manifestations dans les villes du pays contre ses velléités présumées de prendre le contrôle du tribunal électoral. http://spanish.peopledaily.com.cn/31617/7900267.html

Le gouvernement dominicain rejette la suggestion d’accorder l’amnistie aux haïtiens sans papiers.

Saint Domingue le 07/08/2012.- Des déclarations produites par la responsable de l’ONU en République Dominicaine a travers lesquelles elle suggère d’accorder l’amnistie à des milliers d’haïtiens sans papiers résidant en république Dominicaine ont provoqué aujourd’hui le rejet de secteurs officiels qui en appellent au respect de la souveraineté nationale. La représentante de l’ONU, la citoyenne française Valérie Julliand, a plaidé à la fin de la semaine dernière, pour que l’Etat Dominicain accorde l’amnistie aux haïtiens sans papiers résidant dans le pays depuis plus de dix ans, comme formule pour résoudre l’un des problèmes les plus épineux des relations entre les deux nations. A ce propos l’ordonnateur des Fonds Européens pour le Développement, Domingo Jimenez, a déclaré devant la presse locale que « personne », peut dicter des règles au pays en matière de migration ou sur autres sujets Les déclarations du fonctionnaire, formuler après la signature d’un accord de coopération en matière éducative avec la représentante en république Dominicaine de l’Union Européenne, Irène Horej, soulignent que le pays a avancé en ce qui concerne le traitement réservé aux haïtiens qui travaillent dans le pays, même s’il reconnaît qu’il y a des choses à améliorer dans ce sens. Jimenez a rappelé que La République Dominicaine est un pays souverain, démocratique, avec un état de droit qui le permet revendiquer et définir sa politique en matière de migration face à Tous les citoyens du monde qui vivent Dans ce pays. Aux déclarations faites par Julliand, s’est opposé récemment le directeur dominicain de Migration, José Ricardo Taveras, en considérant que le pays commettrait “une énorme bourde” si jamais il acceptait cette proposition. Taveras a dit que le devoir des organisations internationales c’est d’investir en Haïti et comprendre que les politiques migratoires sont du domaine privé et réservé et que chaque Etat a le droit de définir selon sa discrétion les lois régissant la nationalité et la migration. “Ici, on ne peut pas faire une politique d’amnistie et le jour ou quelqu’un la propose ou l’impose, le peuple doit se révolter”, a-t-il déclaré. Selon les données officielles, en République Dominicaine résident près d’un million d’haïtiens, sans papiers pour la grande majorité, une population qui a augmenté après le tremblement de terre du 12 janvier 2010 qui détruisit une grande partie de Port-au-Prince et d’autres zones du pays. Le sujet reste l’un des plus douloureux Dans les relations historiquement conflictuelles entre les deux nations qui partagent l’île caribéenne baptisée par les colonisateur « Hispaniola » (Petite Espagne) http://noticias.lainformacion.com/asuntos-sociales/inmigrantes-ilegales/gobierno-dominicano-rechaza-sugerencia-de-amnistia-a-haitianos-indocumentados_uzUX3SjoQOtBr63I5RA4u5/