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mercredi 18 avril 2012

EFFETS D'ANNONCE ET PROMESSES NON TENUES...

Aujourd’hui 18 avril 2012 !
Bonjour et bonne journée
… « Le représentant résident en Haïti du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), le Français Joël Boutroue, annonce la finalisation d’un plan gouvernemental d’action sur 6 mois pour faire face aux problèmes d’insuffisances alimentaires dans des zones spécifiques du pays. Les Nations Unies renforceront leurs projets à haute intensité de main-d’œuvre dans les quartiers sensibles et sur les bassins versants, en vue de générer des revenus dans les communautés et permettre aux familles d’augmenter leurs capacités à faire face à leurs dépenses »…
J’ai retrouvé ce texte dans les éphémérides publiées par le site HAITI RECTO VERSO (http://haitirectoverso.blogspot.com). En principe ce fut l’une des grandes nouvelles publiée le 18 avril 2008. Elle faisait partie des publications « shock » qui accompagnent toujours les grands désastres et les grandes calamités qui ne cessent de secouer Haïti.
Si ma mémoire est bonne, cette prise de position catégoriquement louable de Programme des Nations Unies suivait les fameuses « émeutes de la faim » qui avaient quelques jours auparavant frappé d’autres pays pauvres.
En Haïti elles avaient poussé à la porte le gouvernement de Jacques Edouard Alexis et ouvert la porte à une sempiternelle crise qui allait paralyser la machine étatique.
Même si je dois reprendre malgré moi, cette phrase d’un homme d’Etat célèbre qui a dit que « l’histoire est un mensonge que personne ne conteste », j’aime bien fouiller dans les entrailles de l’histoire pour retrouver des contradictions qui caractérisent trop souvent, les discours, les actions et les attitudes des hommes.
Hier, je voulais écrire sur l’ordonnance de Charles X qui avait fixé le montant de la dette de l’indépendance haïtienne acceptée par Boyer. Je n’ai pas eu le temps de le faire.
Ce matin, c’est encore dans les pages de l’histoire que j’ai trouvé l’inspiration pouvant couver mes réflexions du jour.
Malgré les velléités intermittentes des nationalistes conjoncturels d’Haïti, il n’est un secret pour personne qu’Haïti vit de l’assistance et de l’aide internationale.
On en parle sans trop vouloir en parler. On évite volontairement certains vocables compromettants. Certains mots qui restent indignes pour certains et très accommodants pour d’autres.
La réalité telle qu’elle est, nous présente un pays dont le budget national dépend à plus de 60% de l’aide internationale, une nation dont les élections présidentielles sont fiancées presque totalement par la Communauté internationale.
Ce qui est plus difficile à expliquer c’est pourquoi cette communauté internationale qui injecte les ressources strictement indispensables pour pérenniser ce qui ressemble à un Etat ne semble poser aucune exigence de résultats.
J’ai compris cependant que les instances internationales, pour une raison que j’ignore, se complaisent pathologiquement à suivre les comportements et les attitudes des dirigeants qui sont souvent de vraies dérives.
Elles reprennent leurs quand bon leur semble leurs fauteuil d’observateurs quand ils ne se glissent pas dans leurs habits d’acteurs. Ainsi les responsables-coupables sont déjà indiqués.
C’est dommage que les individus qui peuplent ces instances ne comprennent pas notre langue créole et ne verraient rien dans notre proverbe qui explique que « si pa gen sitirèz, pa gen volè »
Revenons un peu à cette publication du PNUD sortie après les émeutes de la faim en Haïti. Selon cette note de presse la PNUD devrait, dans une période de six mois, « la finaliser un plan gouvernemental d’actions pour faire face aux problèmes d’insuffisances alimentaires dans des zones spécifiques du pays » Je ne suis pas sur que les haïtiens des zones ciblées ou zones difficiles (qui se trouvent partout en Haïti) aient bénéficié à un moment donné d’une suffisance alimentaire. Il faudrait poser la question au programme Alimentaire Mondial qui voit toujours les demandent à la hausse.
Les Nations Unies selon cette même dépêche devraient « renforcer leurs projets à haute intensité de main-d’œuvre dans les quartiers sensibles et sur les bassins versants, en vue de générer des revenus dans les communautés et permettre aux familles d’augmenter leurs capacités à faire face à leurs dépenses ». Wow ! Que c’est beau !
Et dans la forme et dans le fond. Mais je ne suis pas sûr que le taux de chômage ait diminué dans les quartiers sensibles.
Bref, tout ceci pour mettre en lumière les effets d’annonce qui ne sont pas toujours suivis d’une mise en œuvre ou une exécution qui pourrait bénéficier effectivement aux populations ciblées.
Ce sont sans doute les « connivences » faites lois, de la coopération internationale.
Heureusement qu’il existe une manière d’aider directe et efficace dont les résultats et l’apport sont souvent sous-estimés.
Les gens ne sont pas dupes !
Bonne journée !

lundi 16 avril 2012

Haïti/Complot : Des politiques parlent d’un montage



Le complot de déstabilisation du régime du président Martelly dénoncé la semaine dernière par les gouvernements haïtien et dominicain est un événement créé par les autorités des deux pays pour se débarrasser de certains problèmes.
C’est ce que croit le leader du Grand Rassemblement pour l’Evolution d’Haïti (GREH).
Aussi, Himler Rébu pense qu’il s’agit d’une association d’intérêts entre les gouvernements du président Michel Martelly et du président Leonel Fernandez.
Il estime que ce prétendu complot est lié au problème des Anciens Militaires en Haïti, les prochaines élections dominicaines et le scandale de corruption dans lequel sont indexés le chef de l’Etat haïtien et un sénateur du parti du président Fernandez.
L’ancien sénateur Serge Gilles, membre de la Fusion des socio-démocrates haïtiens,  parle lui aussi de montage. Montage conçu par le gouvernement de Leonel Fernandez pour détourner l’attention de l’opinion publique dominicaine au sujet des présidentielles du 20 mai prochain en territoire voisin, croit savoir Serge Gilles.
L’ancien sénateur est presque certain que cette affaire ne va pas permettre au candidat du parti au pouvoir (PLD, Parti de la Libération Dominicaine), Danilo Medina, qui a comme candidate à la vice-présidence l’épouse du président Léonel Fernandez,  de rattraper son principal adversaire Hyppolito Meija, du PRD, parti révolutionnaire dominicain.
Serge Gilles dit ne pas comprendre pourquoi le gouvernement de Michel Martelly s’est laissé entraîner  dans cette affaire.
Par contre, le président de la commission Justice et Sécurité du Sénat haïtien dit ne pas souhaiter commenter le complot visant à renverser le président Martelly en attendant de se renseigner davantage sur ce dossier.
Cependant, le sénateur Youri Latortue ne pense pas que le moment est pas propice à un éventuel coup d’Etat en Haïti.

Haïti-Justice : Arrêt de travail pour réclamer l’installation du Cspj



P-au-P, 16 avril 2012 [AlterPresse] --- L’association nationale des magistrats haïtiens (Anamah) a organisé un arrêt de travail, ce lundi 16 avril 2012 sur tout le territoire national, en guise d’avertissement pour forcer l’exécutif à installer les neuf (9) membres du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (Cspj), confirme à AlterPresse le porte-parole des magistrats, Durin Duret.
« L’arrêt de travail est respecté. Rien n’est fait au niveau du palais de justice et rien ne fonctionne, non plus, dans toutes les juridictions du pays » (18 au total dans le pays), souligne Duret.
Appuyés par la fédération des barreaux d’Haïti (Fbh) dans cette démarche, les magistrats (plus de 700 femmes et hommes sur le territoire haïtien) souhaitent que le « pouvoir judiciaire jouisse de son indépendance, confisquée du coté du parlement et de l’exécutif », explique Duret.
« Nous attendons que les juges [du Cspj] prêtent serment », ajoute t-il.
Tous les juges de la république recommenceront à travailler normalement à partir de mardi 17 avril 2012, toujours selon le porte parole de l’Anamah.
Cette grève est surtout « un avertissement », précise l’Anamah qui compte poursuivre graduellement le mouvement de revendications en vue de la mise en place effective du conseil supérieur du pouvoir judiciaire.
Une rencontre devrait avoir lieu, au cours de cette semaine (15 au 21 avril 2012), entre le chef de l’État Joseph Michel Martelly et l’association des magistrats, mais la date exacte n’est pas encore fixée.
La loi créant le Conseil supérieur de la justice date de 2007.

Haïti-États-Unis d’Amérique : Changement de tarif pour les visas américains




P-au-P, 16 avril 2012 [AlterPresse] --- L’ambassade des États-Unis d’Amérique en Haïti informe de l’augmentation, à compter du vendredi 13 avril 2012, des frais de traitement de dossiers pour certaines catégories de visas, dont le visa non immigrant, alors que les frais relatifs aux autres catégories, plus particulièrement ceux des visas immigrants, seront réduits, indique une note transmise à AlterPresse.
« Ces nouvelles mesures ont été prises afin de pallier l’augmentation croissante des demandes de visa ainsi que les nouvelles mesures de sécurité », selon la note de l’ambassade étasunienne en Haïti.
Pour les frais de traitements de visa des non immigrants, qui incluent les visas de tourisme, affaires, transit, membres d’équipage, étudiant, échanges et journalisme (B1/B2, C, C1/D, F, I, J), les applicantes et applicants devront payer cent soixante dollars américains (US $ 160.00) ou six mille deux-cent-quarante gourdes (G. 6,240.00) au lieu des frais de cent-quarante (US $ 140.00) dollars américains antérieurs (US $ 1.00 = 42.00 gourdes ; 1 euro = 61.00 gourdes aujourd’hui).
Pour les types de visa spécial (pétition pour un permis de travail H, L, O, P, Q, R), les frais passent de cent cinquante dollars à cent soixante-dix dollars (US $ 170.00) ou sept mille quatre-cent-dix gourdes (G. 7,410.00). Les frais de visa pour une fiancée ou un fiancé passent de trois-cent-cinquante a deux-cent-quarante (US $ 240.00) dollars américains ou neuf mille trois-cent-soixante gourdes (G. 9,360.00).
Par contre, pour les visas résidence, il y a une nette réduction des frais, lesquels passent de trois-cent-trente dollars américains (US $ 330.00) a deux-cent-trente dollars américains (US $ 230.00) , soit huit mille neuf-cent-soixante-dix gourdes (G/ 8,970.00).
Les visas de travail passent de sept-cent-vingt dollars (US # 720.00) à quatre-cent-cinq dollars américains (US $ 405.00) soit près de quinze mille sept cent quatre-vingt-quinze gourdes (G. 15,795.00).
Toutefois, l’ambassade rassure que « les fiches de paiement seront encore valides pour une période d’un an à partir de la date d’émission ».

Haïti-Culture : La Fokal rend hommage à Jacques Stephen Alexis


P-au-P, 16 avril 2012 [AlterPresse] --- Du lundi 16 au samedi 21 avril 2012, à l’occasion du 90 e anniversaire de naissance de l’écrivain décédé, la fondation Connaissance et Liberté (sigle créole : Fokal) honore l’écrivain et militant politique Jacques Stephen Alexis, selon les informations transmises à l’agence en ligne AlterPresse.

Des conférences-débats, lectures, projections et expositions auront lieu à l’occasion.
Les expositions retraceront l’itinéraire d’Alexis à travers des photos anciennes et textes, depuis sa naissance en 1922 aux Gonaïves (Artibonite / Nord) à son assassinat en 1961 sous la dictature de François Duvalier.
Le vernissage débutera par une performance de la brigade d’intervention théâtrale haïtienne sur des textes du recueil de contes « Romanceros aux étoiles » de Jacques Stephen Alexis.
Une présentation, des œuvres de l’écrivain et des textes écrits en sa mémoire par des auteurs contemporains haïtiens et européens, sera, entre autres, effectuée.
Des enregistrements de textes, écrits suite à un atelier de lecture, seront aussi diffusés.
Durant ces manifestations culturelles, pour rendre hommage à l’écrivain et militant politique Jacques Stephen Alexis, des conférences-débats sur le parcours littéraire et politique de l’auteur ainsi qu’un documentaire titré « Un macoute peut-il être poète » feront aussi l’objet d’une présentation.
Ce film documentaire d’Arnold Antonin met à jour les conditions de la production littéraire en Haïti du temps des Duvalier (François Duvalier septembre 1957 - avril 1971, et Jean-Claude Duvalier avril 1971 - février 1986).
Né le 22 avril 1922 aux Gonaïves (la cité ou fut proclamée l’indépendance d’Haïti le 1er janvier 1804) et assassiné en 1961, Jacques Stephen Alexis fut un écrivain, romancier et militant politique, éminemment reconnu pour ses romans, dont "Compère général soleil (1955), les arbres musiciens (1957) et l’espace d’un cillement (1959)". [emb rc apr 16/04/2012 0:15]

Haïti–Paternité : Plus d’enfants "incestueux", "adultérins" ou "naturels"


Une victoire pour le mouvement des femmes haïtiennes 

P-au-P, 16 avril 2012 [AlterPresse] --- L’aboutissement d’une longue lutte : c’est ainsi que plusieurs organisations de femmes accueillent le vote final de la « loi sur la paternité responsable et la filiation » par le sénat de la république, selon les informations rassemblées par l’agence en ligne AlterPresse.
Le jeudi 12 avril 2012, l’assemblée des sénateurs a voté à l’unanimité des membres presents (19 - la chambre haute compte 30 membres -) cette loi qui a préalablement reçu, en 2009, l’avis favorable de la chambre des députés.
« C’est une grande satisfaction, un acquis dans la lutte pour la reconnaissance des droits humains en Haïti, en ce qui concerne notamment les femmes et les enfants. C’est l’aboutissement d’une très longue bataille, menée par le mouvement des femmes et le ministère à la condition féminine et aux droits des femmes (Mcfdf) », se félicite Danièle Magloire de l’organisation Kay Fanm (maison des femmes).
Marie Frantz Joachim, dirigeante de Solidarité des Femmes Haïtiennes (Sofa) y voit « une grande avancée, une victoire pour toutes les femmes haïtiennes ».
« C’est un travail accompli, certes, mais nous attendons de disposer de la version modifiée votée ». nuance Marie Ange Noël de Fanm Deside-Jacmel (Sud-Est).
Consciente « des impairs, des manquements », Magloire estime que « ce n’est pas grave, car la question fondamentale a été posée. Il faut (ma[maintenant] compléter, enrichir [le texte] par d’autres lois d’application et des changements que cela implique au niveau du code civil ».
La portée de la loi ?
La loi sur la paternité responsable et la filiation vise la protection de la famille en général et des enfants en particulier, en permettant aux parents de se responsabiliser envers leur progéniture.
« Quand on parle de responsabilité, on voit notamment des pères, car nous ne sommes pas dans une société où les mères renient leurs enfants », tient à préciser Magloire.
La Constitution de 1987, dans ses articles 259, 260, 261, 262, reconnait le droit à une « égale protection des familles, qu’elles soient constituées ou non dans les liens du mariage », et celui à « l’amour, à l’affection, à la compréhension et aux soins moraux et matériels de son père et de sa mère » pour l’enfant.
Un code de la famille doit, entre autres, « définir les formes de la recherche de la paternité ».
En attendant, la loi votée sur la paternité responsable et la filiation « prévoit d’établir la paternité avec les tests que les progrès scientifiques ont permis », souligne Danièle Magloire, prévenant qu’ elle « n’est pas injuste, car elle permet le désaveu si quelqu’un pense légitiment qu’un enfant n’est pas de lui ».
 « A partir de cette loi, il n’y aura qu’une seule catégorie d’enfants en Haïti » signale, pour sa part, Marie Frantz Joachim de Sofa, qui rappelle que « le code civil haïtien prévoit des enfants légitimes, naturels, adultérins, incestueux ».
« Désormais le concept kaka san savon[pour indexer les enfants, dont les pères n’ont pas assumé la paternité] sera banni de notre vocabulaire de peuple », applaudit Joachim.
On ne saurait « refonder une nation, si on ne reconnait pas que l’ensemble des nationaux ont des droits égaux », estime la militante féministe Magloire.
Survol historique de la loi sur la paternité responsable et la filiation
Tout commence à la fin de l’année 1997, quand des organisations de femmes, sous l’instigation de Kay Fanm, constituent « un tribunal international symbolique sur les violences faites aux femmes », lequel accouchera d’« un comité de négociations des femmes avec des parlementaires de la 46 e législature », rappelle Marie Frantz Joachim.
« Nous n’avions pas pu vraiment avancer sur ce dossier », confesse Danièle Magloire.
A partir de 2006, de concert avec le Mcfdf, les organisations du mouvement des femmes « ont conjugué leurs énergies pour élaborer ce texte » qui a été déposé au parlement par la ministre Marie Laurence Jocelyn Lassègue.
Grâce au courage de feue Gérandale Télusma, alors députée de Gros-Morne (Artibonite / Nord) et présidente de la commission des affaires sociales et de la femme, la chambre des députés a voté, en 2009, la loi sur la paternite responsable et la filiation.
« Allez-vous quitter la 48 e législature, en laissant ces millions d’enfants à continuer à être appelés Kaka savon », a lancé Thélusma à ses collègues le jour du vote.
Marie Frantz Joachim et Danielle Magloire rendent hommage à la parlementaire (décédée d’un accident de la circulation le 20 décembre 2010) ainsi qu’à « toutes les femmes (qui ne sont plus là, mais qui ont contribué à cette cause), comme Myriam Merlet, Magalie Marcelin, Anne-Marie Corriolan, Myrna Narcisse Théodore ».
Grâce « au travail de suivi, de sensibilisation des parlementaires, fait par les organisations et le Mcfdf, nous avons abouti au vote du 12 avril 2012 », exprime Magloire.
Promulgation attendue incessamment dans le journal officiel de la république
Selon le vœu de la Constitution haïtienne du 29 mars 1987, une loi n’est d’application qu’après avoir été publiée dans le Moniteur, le journal officiel, par la présidence de la république.
Se souvenant de cette disposition et réalisant que « tout n’est pas gagné, car il reste le combat à mener pour la promulgation de la loi dans le Moniteur », Magloire appelle à la vigilance des citoyennes et citoyens pour obtenir cette publication officielle.
Abondant dans le même sens, Marie Frantz Joachim annonce que les femmes et autres militantes comptent « continuer à être nombreuses, comme nous l’étions le 12 avril 2012 au sénat, pour faire pression, avec le ministère (à la condition féminine et aux droits des femmes / Mcfdf) pour la promulgation de cette loi ».
Par cette publication, la présidence (actuelle) de Joseph Michel Martelly, non seulement permettra plus de justice sociale dans le pays, mais aussi renouera avec l’idéal du premier chef d’État haïtien, Jean-Jacques Dessalines.
L’article 13 de la loi du 28 mai 1805, sur les enfants nés hors mariage, stipulait « Un père, même engagé dans les liens du mariage, peut reconnaitre un enfant naturel, né pendant le cours dudit mariage. » [efd kft rc apr 16/04/2012 8:53]

DE LA CELEBRATION DE LA JOURNEE DE LA DIASPORA HAITIENNE


Bonjour et Bonne journée
Aujourd’hui 16 avril 2012 !
Les haïtiens engagés débutent à travers le monde, la SEMAINE DE LA DIASPORA dont le point d’orgue sera, pour la deuxième année consécutive, la célébration de la JOURNÉE DE LA DIASPORA  HAÏTIENNE.
Comment faut-il célébrer ce jour quand on est haïtien et que l’on sent ce regard obscur qui nous considère comme des haïtiens du dehors ? Des non haïtiens ?
Qu’est-ce qui n’a pas été dit pour chanter les louanges des haïtiens de l’extérieur ! Ceux qui observent sans prendre parti, ceux qui ne sont pas haïtiens, ont tendance à décrire cette diaspora comme une banque de ressources inestimables dont Haïti ne devrait jamais pas se priver pour sortir des ornières de la pauvreté et des méandres de la misère.
Les militants de cette DIASPORA HAÏTIENNE ne cessent de réclamer leurs places au sein des instances décisionnelles d’une nation dont ils assurent une survie financière et économique d’une importance capitale.
Les militants se sentent maintenus volontairement à l’écart par un « stablishment » local qui aurait peur de la concurrence et le déferlement massif de cadre plus que qualifiés occupant les postes de l’administration publique.
Ces rapports entre haïtiens du dedans et haïtiens du dehors est encore un exemple des contradictions et des dualités qui caractérisent la société haïtienne.
Ceux qui se pavanent enveloppés dans ce faux manteau nationaliste ont très souvent un pan de leur famille du côté de la Diaspora.
La pierre d’achoppement de ce litige est bien entendu cet article de la Constitution Haïtienne qui ne reconnaît pas la pluri nationalité. Le citoyen haïtien d’origine détenteur d’une autre nationalité ne peut pas briguer certains postes de l’administration. En un mot, il est mis à l’écart.
Tenant compte du fait que la journée de la Diaspora haïtienne est organisée sous les auspices du ministère des haïtiens vivant à l’étranger (MHAVE), il est à se demander quel comportement observé lors de ces célébrations.
En début d’année, notre ami Monsieur Edwin Paraison, directeur exécutif de la Fondation « Zile », évoluant en République Dominicaine, ancien Ministre des Haïtiens de étranger me rappela qu’il y aura encore une fois cette journée. Il me questionna sur le genre d’activité que l’on aura à organiser cette année au niveau de la communauté haïtienne de Marseille.
Je n’avais pas su lui répondre car personnellement je n’avais aucune idée en tête pour une célébration qui devrait servir de moment de mobilisation pour revendiquer des droits au lieu d’accepter des décorations d’un membre de gouvernement d’un État qui non seulement nous a foutus à la porte mais qui continue à ériger des obstacles à  notre intégration. Et ce,  tout en reconnaissant la valeur inestimable de notre apport.
En fait, il revient aux membres de la Diaspora de s’approprier cette célébration pour lancer un combat ardent en faveur de leurs droits. Contre ceux qui en réalité défendent leurs pains quotidiens au détriment des intérêts suprêmes de ce qui reste de la Nation haïtienne.
Les décorations, les médailles brillent mieux sur les torses des artistes qui vivent  d’étreintes et d’applaudissements.
Pour les millions de citoyens qui se lèvent tôt et se couchent tard pour répondre aux sollicitudes constantes des membres de leurs familles en Haïti, il faut un regard plus juste et des actions sincères, réelles et utiles…
Bonne  lecture et bonne journée !    

Kery James, rappeur classique


Aux Bouffes du Nord, on ne triche pas. Hanté par Shakespeare, Mozart, l'Afrique... grâce au travail sorcier du metteur en scène Peter Brook, le beau théâtre décati ne vibre qu'avec les grands. En concert acoustique, Kery James relève le défi, fait pleurer les stucs et les murs rouge sang. L'homme qui depuis vingt ans écrit les plus belles pages du rap se produit quinze jours durant, accompagné de deux musiciens virtuoses - le pianiste Bachar Khalifé et le percussionniste Aymeric Westrich -avec quelques invités de marque (comme le bouillant Youssoupha).

Le rappeur fait vibrer les beaux murs décatis des Bouffes du Nord. - Arthur Delloye
On peut être fatigué du rap, de ses redites, de ses clichés. Ou bien n'en rien connaître. Kery James, alias Alix Mathurin, l'enfant des Abîmes (Guadeloupe) d'origine haïtienne, vous prend à la gorge et au coeur dès son entrée en scène. Parce que son écriture est d'une infinie justesse : des mots frappants, des rimes riches, une sincérité sans faille, un pouvoir d'évocation bien supérieur à la « norme » hip-hop. Son « Ghetto français » nous fait ressentir presque physiquement la misère et le désarroi des cités -un plongeon dans l'abîme...
La force de Kery James, c'est aussi son charisme. Peu d'effets - des gestes mesurés, quelques sourires radieux -, une voix puissante, un faux calme qui crée la tension, une humanité blessée qui fait fondre. Le rappeur se livre totalement sur scène, tel un grand comédien, sauf que son« flow » n'est pas du chiqué. C'est sa vie, sa carrière qu'il rejoue, sans artifice. Son histoire - l'arrivée en métropole, la pension, puis l'appartement minuscule qu'il habite avec ses proches à Orly, la passion du hip-hop, le succès dès l'âge de quatorze ans, la tentation « gangsta », la conversion à l'islam... -, il la résume en cinq minutes poignantes (« 28 décembre 1977 »).

Un homme qui doute

Ses textes peuvent être ardents, provocateurs, comme la cinglante « Lettre à la République », son dernier opus. On peut s'agacer de l'affichage de sa foi, de son engagement pro-palestinien sans nuance. Mais son propos est toujours respectueux de l'autre. Ce rebelle désespéré reste fondamentalement un homme qui doute. Et s'il fustige les injustices de la société française, il ne ménage pas les jeunes de banlieue empêtrés dans leur culture de l'échec.
Emu, bouleversé parfois, on a du mal à analyser les ressorts de ce spectacle rare... On sait simplement qu'on est face à un grand artiste, un homme de coeur et de raison, comme le suggère une de ses compositions. On pense à Hugo pour la flamme épique, à Dylan pour le côté « protest song ». Et le rap, ce « vieux style » musical (plus de trente ans déjà), nous apparaît soudain aussi intemporel et habité que la musique rebelle des origines : le blues. Le public mélangé « Paris-Banlieue » est aux anges. Kery, le rappeur classique, nous a offert une soirée « ouf ' » aux Bouffes.
PHILIPPE CHEVILLEY 
http://www.lesechos.fr/journal20120416/lec1_entracte/0202007534094-kery-james-rappeur-classique-312744.php

HAITI – Finalement arrivé au Brésil le groupe d’haïtiens bloqué à la frontière depuis janvier


Agenzia Fides , le 16 avril 2012 à 10:19  

Iñapari (Agence Fides) – Le dernier groupe de 245 haïtiens qui avait été bloqué en tant que réfugiés à Iñapari, petite ville péruvienne sise à la frontière entre le Pérou et le Brésil a finalement pu passer la frontière brésilienne. La décision d’autoriser l’entrée des haïtiens a été rendue effective mardi dernier, 10 avril, lorsque est entré sur le territoire brésilien un premier groupe de femmes et d’enfants faisant partie des 245 réfugiés haïtiens qui se trouvaient bloqués au Pérou depuis janvier (voir Fides 25/01/2012).
L’autorisation à l’entrée donnée par le gouvernement brésilien, qui a été communiquée à l’Ambassadeur du Brésil au Pérou, a été le fruit du dialogue avec les autorités péruviennes. « En réalité, il ne s’agit pas de 245 personnes mais de 245 familles » a déclaré le diplomate, qui a souligné que la décision avait été prise pour motifs humanitaires et pour éviter le trafic d’êtres humains dans cette zone. Les autorités péruviennes avaient fait état voici quelques jours de la gravité de la situation qui s’était créée dans la région, tant pour les émigrés haïtiens que pour la population de la petite ville d’Iñapari, où l’Eglise catholique s’est livrée au cours de cette période, à une intense action d’assistance, allant jusqu’à accueillir les haïtiens dans les locaux de l’église. (CE) (Agence Fides 16/04/2012)
http://www.chretiente.info/201204161902/haiti-finalement-arrive-au-bresil-le-groupe-dhaitiens-bloque-a-la-frontiere-depuis-janvier/

Les artistes roncquois s'exposent aux côté d'un collectif haïtien


lundi 16.04.2012, 05:01 - La Voix du Nord 

| RONCQ |

Comme tous les ans, depuis une vingtaine d'années, les artistes roncquois présentent leurs œuvres.
Ils accueillent également cette année, aux Anciennes Écuries, des toiles d'un collectif d'artistes Haïtiens, Ede Timoun Yo, pour une noble cause : aider les enfants de ce pays.
Vingt-huit artistes, dont trois sculpteurs et trois auteurs, exposent des œuvres construites et réalisées à partir de trois thèmes : le mouvement, l'art animalier et l'expression libre. Les artistes ont ainsi pu, en laissant libre cours à leur imagination, délivrer des œuvres de grande qualité, originales et de très bonne facture.
Les compositions de ces grandes signatures roncquoises on été remarquablement mises en valeur dans le cadre prestigieux des Anciennes Écuries. Toutes les techniques sont mises à l'honneur : huiles, aquarelles, pastels. Tous les styles et tous les arts sont représentés et le public venu nombreux a pu, entre autres, apprécier les vitraux tout à fait originaux de Michel Heyte, les sculptures élancées et graciles d'Elyane Lesaffre qui donne vie à la terre et « exprime un besoin devenu nécessité » et les portraits de la mouvalloise Madeleine Kinoo.
Après plus de vingt années de présidence, Michèle Vandepeutte a passé la main à Florence Ferla en janvier. Comme l'a rappelé Vincent Ledoux, maire, Michèle pétillante et enthousiaste « s'est beaucoup investie pour construire cette association ».
La nouvelle présidente confie qu'elle a « beaucoup de chance » de reprendre les rennes d'une association aussi sympathique et qu'elle sera toujours épaulée par Michèle qui a toujours su mettre en valeur les artistes de l'association. Elle entend également donner un nouveau souffle à l'association qui compte 29 adhérents. « Finalement, on ne se connaît pas beaucoup... Nous exposons ensemble, mais entre temps nous nous voyons peu.
Nous allons donc organiser des visites d'expositions ensemble, pour se rencontrer plus fréquemment. Autre nouveauté déjà : nous participons à l'opération "Les fenêtres qui parlent ". » Isabelle Valcke, maman d'Eliott petit Haïtien et secrétaire de l'association Ede Timoun Yo, a ramené de Port-au-Prince de nombreuses oeuvres d'artisans locaux. Cette association vient en aide aux enfants d'Haïti.
La vente de ces tableaux lumineux permettra de financer la scolarité des enfants déshérités de ce pays. Un beau projet que Vincent Ledoux a salué : « Le risque de la crise, c'est qu'il n'y ait plus de solidarité internationale.
Heureusement qu'il y a des gens qui mènent des actions pour donner aux personnes démunies le moyen de vivre dignement. Ces tableaux ramenés d'Haïti sont un message d'espoir pour cette population. » •
Exposition des Artistes Roncquois aux Anciennes Écuries : ouvert jusqu'au 21 avril, tous les jours de 15 h à 18 h. Entrée gratuite.

vendredi 13 avril 2012

HAITI-PREMIER MINISTRE/RATIFICATION : DISCIPLINE DE PARTIE UNE DENREE RARE

P-au-P., 12 avril 2012 [AlterPresse] --- L’absence de discipline de parti et la négociation individuelle caractérisent le processus de ratification du premier ministre désigné Laurent Lamothe, qui a reçu l’aval du sénat le 10 avril, estiment plusieurs personnalités interrogées par AlterPresse. « L’absence de discipline de parti, le non-attachement à des valeurs politiques issues d’un courant politique déterminé laissent prédire que c’est la négociation individuelle qui déterminera le vote des députés », qui devront bientôt se pencher sur le dossier, prévoit Julien Sainvil, professeur de sociologie politique à l’Université d’ État d’Haïti (Ueh).
La même approche prévaut dans certains milieux politiques.
Evans Paul, porte-parole de la plateforme Alternative, ne veut pas faire de projections, car « nous sommes dans une dynamique de la gloire, de l’argent et du pouvoir », qui ne colle pas aux principes républicains.
Dans les secteurs sociaux, on n’espère pas non plus un vote différent à la chambre des députés, en comparaison à celui effectué au sénat, et qui est qualifié de « comédie »
Au terme de la séance du 10 avril 202, 19 sénateurs sur 23 votants ont adhéré au choix du chef de l’État, Michel Joseph Martelly, après la présentation de deux rapports contradictoires.
L’un des documents, préparé par la commission d’analyse des dossiers du postulant, est favorable à Lamothe. L’autre, élaboré par une commission d’enquête, soulève des soupçons de multiple nationalité et de non-résidence en Haïti, ce qui est interdit par la Constitution dans le cas d’un premier ministre.
Vote de la "honte"
Considérant que Lamothe n’a pas vécu 5 années dans le pays, qu’il n’a jamais payé d’impôts avant sa désignation comme premier ministre, qu’il y a de sérieux doutes sur la nationalité haïtienne de l’intéressé, qui, non plus, n’est d’aucun parti politique majoritaire au parlement, Evans Paul estime qu’il est fort probable que ce soit « un vote de marchandage ».
« Mais, comme je n’ai pas de preuves tangibles, je me limite à dire que c’est le vote de la honte puisque ne se basant sur aucune logique, aucun principe », précise Paul.
Selon Evans Paul, ce sont « les intérêts personnels » qui ont guidé le vote des parlementaires en faveur de Laurent Lamothe.
« Les sénateurs en fin de mandat ne veulent pas se trouver en face du pouvoir qui fait office de plus grand parti politique du pays », soutient Evans Paul, déplorant « la concurrence déloyale du pouvoir qui utilise l’État au détriment des vrais partis politiques ».
Durant les débats au sénat, dans plusieurs cas, des sénateurs appartenant à un même regroupement ou parti politique ont eu des positions diamétralement opposées.
« Les catégories classiques d’analyse en sciences politiques ne permettent pas d’approcher ce qui s’est passé », selon le professeur de sociologie politique à l’Université d’État d’Haïti, Julien Sainvil, pour qui toutes les conditions légales étaient réunies pour un vote négatif sur le choix du chef de l’État.
Rappelant qu’Haïti fonctionne sous un système politique républicain c’est-à-dire basé sur la Constitution et les lois en vigueur, le professeur Sainvil considère qu’un « citoyen, dont le dossier n’est pas conforme aux lois et aux principes républicains, ne peut pas être habilité à occuper une fonction étatique ».
Malgré cette « non-conformité dans le cas Lamothe », les sénateurs ont choisi d’accorder leur vote positif.
Le socio-politologue croit ainsi qu’il faut « mobiliser d’autres catégories d’analyse pour comprendre l’issue de la séance du 10 avril 2012 et aussi se demander que veulent dire institutions et Constitution pour nos élus ».
Sainvil pense que l’explication est peut-être à trouver dans le fait que « les dirigeants politiques haïtiens ne sont attachés à aucune valeur politique, ni idéologie ».
« Pour moi, le vote d’hier soir [10 avril] n’est pas guidé par l’adhésion à un courant politique classique. La motivation est donc autre », poursuit le professeur en évitant de s’appuyer sur ce qu’il appelle « des rumeurs sur des pots-de-vins » qui auraient été distribués aux sénateurs.
Ce qui est mis en avant dans le comportement des sénateurs, ce sont leurs « intérêts personnels ». Car, « le peuple, c’est leur poche », critique Guy Numa du Mouvement démocratique populaire (Modep).
Ce qui importe pour eux également, ajoute-t-il, ce sont « les intérêts des grandes puissances impérialistes et les intérêts des classes dominantes haïtiennes, dont Lamothe est le fils naturel ».
Dans ces conditions et en période « d’occupation » (par la mission des Nations Unies pour la stabilisation d’Haïti – Minustah), il ne peut y avoir « respect de la Constitution », ajoute Numa.
Pour Julio Mérisier, étudiant en communication sociale à la faculté des sciences humaines (Fasch) de l’Ueh, « la Constitution est, une nouvelle fois, foulée aux pieds par les instincts marchands des sénateurs, dont les convictions ne sont que financières ». [efd kft gp apr 12/04/2012 08:50]
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LAURENT LAMOTHE EST SEREIN AVANT LES AUTRES ETAPES DE LA RATIFICATION

Le Premier Ministre désigné Laurent Lamothe se réjouit de la confiance des sénateurs et attend sereinement les trois autres étapes du processus de ratification. Remerciant particulièrement les 19 sénateurs ayant voté en faveur du rapport, M. Lamothe a aussi tendu la perche en direction des autres législateurs en espérant un consensus général lors de la prochaine étape. Réagissant aux critiques de plusieurs élus sur sa nationalité haïtienne, M. Lamothe a assuré qu'il est un haïtien " fier de sa nationalité". Il y a au moins deux cents sceaux différents et des visas américains, canadiens, shengen, et de plusieurs autres états, les passeports parlent d'eux-mêmes, une personne ayant une autre nationalité ne saurait avoir tous ces sceaux, insiste M. Lamothe qui rappelle qu'il avait représenté son pays dans des compétitions internationales.
Il assure qu'il n'avait a aucun moment éprouvé le désir de renoncer à sa nationalité puisqu'il est animé d'un sentiment de fierté et d'amour pour sa patrie. Le ministre des affaires étrangères dit espérer que le débat au grand corps a permis une fois pour toute de confirmer qu'il est un haïtien à 100%.
En ce qui a trait aux rumeurs sur des pots de vin qui auraient été accordés à des élus en échange de leur vote, le Premier Ministre désigné a nié catégoriquement ces allégations. Il donne l'assurance qu'il n'a travaillé que sur des projets régionaux prioritaires pour les sénateurs. Il explique que ces projets ne seront pas uniquement bénéfiques pour les sénateurs concernés mais avant tout pour les résidents de ces régions reculées.
LLM / radio Métropole Haïti
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BREVE VISITE DE FELIPE CALDERON EN HAITI

Le président mexicain Felipe Calderon a effectué ce jeudi une visite de quelques heures en Haïti dans le but de renforcer la coopération entre les deux pays. Le chef de l'Etat mexicain était à la tête d'une délégation composée des membres de son gouvernement et des entrepreneurs mexicains, notamment le milliardaire Carlos Slim le magnat mexicain des télécommunications.
Il a été accueilli à l'aéroport par le ministre des affaires étrangères haïtien Laurent Lamothe.
Lors d'une conférence conjointe tenue au Palais National avec son homologue haïtien, Monsieur Calderon a fait de nombreuses annonces notamment, le financement par son pays des travaux de réhabilitation de l'hôpital La Providence des Gonaïves.
Monsieur Calderon a renouvelé l'engagement de son gouvernement à œuvrer en vue d'accompagner Haïti sur le chemin du progrès et du développement économique.
De son coté le président Martelly qui vient de rentrer au pays après son voyage médical aux Etats Unis, a salué la coopération mexicaine .
Monsieur Martelly invite le Mexique à continuer sur cette même lancée.
Il annonce la mise en place d'une alliance conjointe entre les hommes d'affaires mexicains et les autorités du Mexique, en vue de financer des projets en Haïti.
Par ailleurs Michel Martelly en a profité pour réitérer sa volonté de créer un climat propice à l'investissement dans le pays.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=20653

DIDIER LE DRET SE REJOUIT DE LA RATIFICATION DU PREMIER MINISTRE

L'ambassadeur de France à Port-au-Prince, Didier Le Bret, salue la ratification de Laurent Lamothe par le Sénat qu'il considère comme un signe d'espoir. Le diplomate français croit déceler une prise de conscience de l'exécutif et du législatif qui ont compris la nécessité de mettre le pays en situation d'être gouverné. Il souligne que la communauté internationale se réjouit que les leaders des partis politiques, les parlementaires et l'exécutif soient parvenu à une entente autour d'un candidat à la Primature.
Cette ratification est une bonne nouvelle, martèle M. Le Bret qui ne cesse de mettre en évidence les conséquences néfastes de l'absence de gouvernement. Le taux de croissance a été revue à la baisse, rappelle t-il en guise d'exemple de l'impact économique de l'absence de gouvernement. L'Etat doit être capable de réaliser d'importants investissements dans le cadre de la reconstruction, explique M. Le Bret qui se désole du retard enregistré au cours des derniers mois.
Didier Le Bret ne cache pas son souhait que les députés accordent également un vote favorable à M. Lamothe. Les représentants de la communauté internationale redoutent un échec qui entrainerait immédiatement un retour à la case de départ et la perte de plusieurs mois de négociation.
Selon M. Le Bret deux mois sans Premier Ministre est une situation compliquée d'autant que le pays avait connu 4 mois avec un gouvernement démissionnaire en 2011.
LLM / radio Métropole Haïti
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LES ANCIENS MILITAIRES ETENDENT LEURS ACTIONS TRAVERS LE PAYS

Des individus lourdement armés et en treillis se présentant comme des anciens militaires ont défilé ce mardi dans les rues de Jacmel, une ville située dans le département du Sud Est . Se trouvant à bord de trois véhicules, ces hommes, au nombre d'une trentaine, ont reçu un accueil chaleureux de la part de certains spectateurs qui ont réclamé la remobilisation des forces armées d'Haïti.
Ils annoncent qu'ils vont étendre leur mouvement dans d'autres régions du pays.
Rappelons que Le ministre de l'intérieur de la défense nationale et des collectivités territoriales Thierry Mayard Paul avait récemment haussé le ton contre les militaires démobilisés qui occupent des bâtiments publics depuis plusieurs mois.
Toutefois malgré de nombreuses somations du gouvernement, ces hommes qui se présentent comme des anciens membres de l'armée haïtienne n'ont pas quitté les espaces qu'ils occupaient.
EJ/Radio Métropole Haïti
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DEBUT D’UNE CAMPAGNE DE VACCINATION CONTRE LE CHJOLERA EN HAITI

Une campagne de vaccination contre le choléra sera lancée jeudi 12 avril, dans l'Artibonite et dans l'Ouest. C'est ce qu'a annoncé le directeur général du ministère de la santé publique. Intervenant à la rubrique le point de Radio et Télé Métropole monsieur Timothée a indiqué que 100 mille volontaires sains ont été sélectionnés pour recevoir deux doses d'un vaccin oral le Chanchol, qui leur assurera une protection de 2 à 3 ans à hauteur de 65%, contre la maladie.
« Les centres Geskio dans l'Ouest et Zanmi Lasante dans l'Artibonite assureront l'accompagnement des vaccinés durant le processus » a-t-il poursuivi.
Par ailleurs il affirme que la situation de l'épidémie de Choléra est préoccupante dans le nord du pays.
Monsieur Thimothé a fait remarquer que dans les 19 communes de ce département, on recense jusqu'ici, 3 décès et 134 cas, principalement dans les zones du Cap-Haïtien et de Quartier Morin.
Toutefois le docteur Timothée a précisé que dans le reste du pays l'épidémie est en voie de stabilisation.
EJ/Radio Métropole Haïti
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VERS LA CONSTRUCTION PROCHAINE D’UN PORT INTERNATIONAL DANS LE NORD-EST


Le ministre des affaires étrangère, Laurent Lamothe a reçu, ce mardi en début de soirée, la directrice du cabinet de la secrétaire d'Etat américaine, Cheryl Mills.
Cette rencontre de plus de deux heures a été portée sur le parc industriel de Caracol, selon ce qu'a indiqué le chancelier haïtien Laurent Lamothe à son issue.
Monsieur Lamothe annonce pour très bientôt le lancement des opérations en soulignant que des discussions sont en cours en vue de la création d'un port international dans le Nord-est.
Rappelons que la directrice du cabinet de la secrétaire d'Etat américaine, Cheryl Mills, était arrivée ce mardi dans le cadre d'une visite officielle.
Notons que madame Mills n'en est pas à sa première visite en Haïti, la dernière remonte au mois dernier mars. Lors de ce passage au pays, elle avait rencontré les présidents de deux chambres du parlement haïtien.
EJ/Radio Métropole Haïti
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HAITI DIASPORA : L’ACTEUR JIMMY JEAN LOUIS UN MODELE POUR LE JEUNESSE HAITIENNE SELON DANIEL SUPPLICE

P-au-P, 12 avril 2012 [AlterPresse] --- Le Ministre démissionnaire des Haïtiens vivant à l’étranger (Mhave), Daniel Supplice, a reçu le 11 avril dans les locaux du ministère, l’acteur haïtien Jimmy Jean Louis, en prélude à la semaine de la diaspora qui précède la Journée nationale de la diaspora. La semaine de la diaspora débute officiellement le 16 avril pour s’achever le 22 avril, se déroulant sous le thème « Haïti a besoin de sa diaspora », alors que la journée nationale de la diaspora en Haïti est consacrée le 20 avril.
Jimmy Jean Louis qui incarne Toussaint Louverture, figure emblématique de l’histoire d’Haïti, dans le rôle principal d’un téléfilm de la chaine de télévision France 2, a été présenté par le ministre Supplice comme un modèle.
« L’acteur principal du téléfilm qui incarne Toussaint Louverture est un modèle pour les Haïtiens, modèle de succès qui n’est pas donné en cadeau mais de préférence dans la persévérance. C’est ce modèle que le ministère veut présenter à la jeunesse haïtienne, pour dire qu’Haïti n’est pas seulement des choses négatives. Car, Haïti c’est une histoire, c’est une culture », a déclaré Daniel Supplice.
Le téléfilm Toussaint Louverture sera projeté dans la salle privée d’un hôtel à l’est de Port-au-Prince le 14 avril, histoire de lancer la semaine de la diaspora, selon les informations recueillies par AlterPresse.
« C’est plusieurs personnages qu’on joue en un film », a expliqué Jimmy Jean Louis, ajoutant qu’incarner un personnage de 30 à 60 ans « c’est un jeu qui demande de la précision ». « Le personnage était très physique, pour cela il a fallu suivre des cours d’équestre pendant deux mois ainsi que des cours de sabres », a-t-il poursuivi.
Durant son séjour en Haïti, l’acteur qui a notamment été remarqué aux côtés de la star Bruce Willis dans le film américain Tears of the Sun, a dit espérer visiter le Lycée Toussaint Louverture, le musée du Panthéon National ainsi qu’une école que sa fondation a mis sur pied.
La présentation de Jimmy Jean Louis par le ministre Daniel Supplice a été réalisée en présence de plus d’une vingtaine de jeunes issus de la diaspora haïtienne.
Ces jeunes viennent pour établir des échanges avec des haïtiens de leur âge habitant Carrefour (sud de la capitale) et Anse-à-Veau (ville au sud-ouest du pays) dans le cadre de la coopération avec la Fondation haïtienne de sport (Haïtien sport fondation).
Ces jeunes ont, à cette occasion, malgré leur accent, chanté « Wangol o ou ale » (en français littéralement : Roi Angol oh tu es parti), un morceau populaire et traditionnel. [jep kft gp apr 12/04/12 10 :35]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12684

HAITI-MEXIQUE :LA SOLIDARITE MEXICAINE AVEC LES MIGRANTS HAITIENS, UNE TACHE PENDANTE

Par Wooldy Edson Louidor
Bogota, 12 avril 2012 [AlterPresse] --- Suite au séisme ayant dévasté une grande partie d’Haïti le 12 janvier 2010, le Mexique s’est montré solidaire de la république caribéenne en détresse.
La visite en Haïti, ce 12 avril, du président mexicain Felipe Calderón, invité par son homologue haïtien Michel Martelly, vient couronner cette marque de solidarité et symbolise une volonté de renforcement de la coopération binationale.
Cependant, outre la contribution du Mexique à hauteur de plus de 23 millions de dollars d’aide en Haïti dans plusieurs domaines, il y a lieu de rappeler que la solidarité mexicaine avec les migrants haïtiens réfugiés dans le pays aztèque après la tragédie reste et demeure une tâche pendante.
La solidarité mexicaine sur le plan migratoire, après le 12 janvier 2010
Suite au séisme du 12 janvier 2010, l’État mexicain a expédié le bateau Usumacinta en Haïti en vue de chercher un groupe de 250 Haïtiens dont les parents résidaient en territoire aztèque.
Après un voyage de cinq jours, ces migrants haïtiens ont été chaleureusement accueillis le 25 avril 2010 au port mexicain de Veracruz par une délégation de l’administration de Felipe Calderón.
1.011 Haïtiens sont entrés au Mexique au cours des six mois postérieurs à la tragédie, selon un rapport de l’Institut National de la Migration (INM) publié en juin 2010. De ce total, 511 ont bénéficié des mesures temporaires d’entrée et de séjour au Mexique, alors que 500 autres sont arrivés au pays par leurs propres moyens, selon l’organisme officiel mexicain.
Tous ces Haïtiens ont reçu un « visa humanitaire », document leur permettant de résider légalement dans le pays, de travailler et d’étudier pour une période d’un an avec possibilité de prorogation.
Des difficultés accrues, en dépit de la régularisation migratoire
En dépit de leur régularisation migratoire, les Haïtiens ont été confrontés à pas mal de difficultés au Mexique, dont : la non-connaissance de l’espagnol et des conditions de travail dans le pays, le manque de ressources économiques pour subvenir à leurs besoins primaires et à ceux de leurs familles, des difficultés d’intégration, dont la discrimination en raison de la couleur de leur peau et leur origine, etc.
Depuis juillet 2010, l’organisation mexicaine de défense des droits des migrants, Sin Fronteras, a dénoncé la situation déplorable dans laquelle vivaient dans le pays les ressortissants haïtiens qui sont arrivés dans le cadre de ce programme de solidarité.
« Ils ont été abandonnés par l’État mexicain », a dénoncé l’organisme.
La majorité d’entre eux « n’ont pas de quoi manger, ni un endroit où vivre et encore moins les moyens de trouver un emploi, puisqu’ils ne parlent pas l’espagnol et souffrent de la discrimination », poursuit-il.
« Plusieurs d’entre eux qui sont arrivés [au Mexique] vivent dans des abris destinés à des personnes en situation de détresse et mangent dans des restaurants privés avec lesquels l’organisation a signé des contrats », explique-t-il.
Sin Fronteras a pointé du doigt le Gouvernement mexicain, qui a fait venir les Haïtiens suite au séisme et « n’a pas consacré des ressources pour aider cette population » en termes d’assistance économique, légale et psychologique et de l’accès à des programmes sociaux, dont les soins médicaux.
Ce sont des organisations de la société civile mexicaine qui ont joué ce rôle, en lieu et place du Gouvernement mexicain.
Des difficultés pour renouveler leurs visa
Deux ans après le tremblement de terre, les migrants haïtiens ayant reçu du Mexique des « visas humanitaires » font face à d’énormes difficultés pour renouveler ce document migratoire.
Dix pour cent d’entre eux n’ont pas pu trouver la somme d’argent et les documents exigés par l’Institut National de Migration pour renouveler ces visas, ce qui les accule à une situation encore plus vulnérable dans le pays, selon Sin Fronteras.
Ces documents exigés vont de l’homologation ou l’équivalence de leurs études à la vérification des liens familiaux avec leurs parents résidant au Mexique, en passant par d’autres documents et pièces d’identité que les migrants devraient obtenir d’Haïti.
Manque de protection
Les Haïtiens arrivés au Mexique après le tremblement de terre du 12 janvier 2010 en Haiti n’ont pas eu accès à une véritable « protection internationale » requise par leur situation humanitaire spéciale.
Arrivés au Mexique sans un sou et souffrant de traumatismes et de séquelles psychologiques suite à la tragédie, ils ont dû faire face à d’énormes difficultés d’intégration dans un pays qu’ils ne connaissent pas. La majorité d’entre eux ne parlent pas l’espagnol.
Ces Haïtiens n’ont reçu aucune aide de la part de l’État mexicain. « La société [mexicaine] s’est consacrée à envoyer des dons aux Haïtiens en Haïti, mais on n’a pas eu cette réponse pour les Haïtiens au Mexique », a déploré Sin Fronteras en avril 2010.
Selon le Comité Citoyen de Défense des Naturalisés et des Afro-mexicains, il y aurait 1.700 Haïtiens au Mexique, population majoritairement masculine et dont la tranche d’âge oscille entre 25 et 40 ans. Ils sont concentrés surtout à la Capitale Distrito Federal (DF) et dans d’autres régions telles que Hidalgo, Veracruz et Acapulco. Pour survivre, certains d’entre eux offrent des cours particuliers de français aux Mexicains, alors que d’autres travaillent dans des petites entreprises pour un salaire de misère. [wel gp apr 12/04/2012 11 :20]
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HAITI REPUBLIQUE DOMINICAINE : LES AUTORITES DES DEUX PAYS DENONCENT UN COMPLOT CONTRE L’ADMINISTRATION MARTELLY

P-au-P., 13 avr. 2012 [AlterPresse] --- Les autorités dominicaines et haïtiennes ont dénoncé, le 12 avril, un « complot » qui serait fomenté par le colonel retraité dominicain Pedro julio Goico Guerrero, dans le but de déstabiliser l’administration du président Michel Martelly. L’information a été communiquée à Santo Domingo par le secrétaire à l’information de la Présidence dominicaine, Rafaël Núñez, qui a lu un document paraphé par les deux gouvernements.
Au moment de rencontrer les journalistes convoqués au palais présidentiel, il était accompagné du ministre dominicain des affaires étrangères, Carlos Morales Troncoso, du ministre haïtien de la Justice, Michel Brunache, du procureur dominicain, Radhamés Jiménez, et des ambassadeurs Fritz Cineas (Haiti) et Rubén Silie (Rép. Dom.).
Le texte officiel remis aux journalistes indique que conformément à des informations fournies par les organismes de sécurité dominicains, le colonel Guerrero, aurait tramé « un complot » dans le but de déstabiliser le gouvernement démocratiquement élu du président Michel Martelly, rapporte l’agence Espacinsular, partenaire d’AlterPresse.
Goico aurait ainsi demandé au citoyen haitien Pierre Kanzki, d’entreprendre une campagne de discrédit contre le chef de l’État haitien.
Pierre Kanzki aurait, de son coté, à entrer en contact avec d’autres secteurs de la vie nationale en Haïti pour exécuter le plan.
« Les gouvernements d’Haïti et de la République Dominicaine, condamnent ce type d’action à caractère criminel (...) qui met en danger la paix, l’ordre et la tranquillité du peuple haïtien », selon le document.
Durant cette rencontre, où les journalistes n’avaient pas le droit de poser des questions, deux enregistrements sonores supposément interceptés par les organismes de sécurité dominicains et servant de base à la dénonciation, ont été présentés.
Selon l’agence EFE, dans les enregistrements sonores, la voix présumée de Guerrero évoque le récent scandale des millions ayant éclaboussé Martelly. Ce dernier aurait reçu 2,5 millions de dollars avant et après son élection à la présidence, de la part de l’influent sénateur dominicain Felix Bautista (proche du président Léonel Fernandez).
EFE signale que le colonel à la retraite Pedro julio Goico Guerrero fait partie du cercle rapproché de Hipolito Mejia, ex président et candidat à la présidence du Parti Révolutionnaire Dominicain (PRD).
L’agence ajoute que Mejia est l’un des candidats favoris aux élections du 20 mai prochain, en face (entre autres) de Danilo Medina, candidat du Parti de la Libération Dominicain au pouvoir. [gp apr 13/04/2012 00 :30]

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Haïti-Politique : La démocratie doit être un produit local dont les partis politiques sont les premiers artisans

P-au-P, 12 avril 2012 [AlterPresse] --- « La démocratie ne peut être ni exportée, ni importée, mais elle peut être encouragée et soutenue », souligne l’Institut international pour la démocratie et l’assistance électorale (Idea) qui a organisé dans cette perspective d’encouragement et de soutien, une journée de réflexion avec une centaine de représentants de partis politiques le 11 avril à l’est de la capitale. Déroulée sous le thème « les partis politiques acteurs majeurs de toute démocratie », cette journée de réflexion arrive après maintes rencontres avec les formations politiques et selon une prise en compte de leurs préoccupations, leurs difficultés et leur réalité, indique Idea.
Au menu, un historique de l’évolution des partis politiques en Haïti à partir de 1830, l’importance de ces derniers dans une démocratie.
Des ateliers de travail sur les partis politiques comme mythes et réalités (en Haïti), la nécessité ou non de l’adoption d’un code d’éthique des partis politiques et de l’organisation, ont eu lieu.
La structuration des blocs politiques au parlement, la nécessité ou non de la cooptation d’un pacte de gouvernabilité et la mise en place d’une plateforme de défense des intérêts des partis politiques ont également été au cœur des reflexions.
La thématique proposée par Idea vise surtout à servir de « pistes » aux partis qui sont « les leviers importants de toute démocratie » notamment de la démocratie haïtienne qui en est à « ses balbutiements », précise la directrice du programme d’Idea en Haïti, Marie Laurence Jocelyn Lassègue.
L’objectif poursuivi est de réunir les partis tout en leur permettant « d’assumer leur responsabilité » dans le pays, en étant des « partis sains qui jouent leur rôle sans frustration », selon les propos de Laurence Jocelyn Lassègue.
L’organisation souhaite un partenariat fructueux avec les acteurs politiques dans la construction démocratique en Haïti, explique Frantz Toussaint, consultant à Idea.
D’autres activités sont prévues pour donner suite aux recommandations issues des ateliers de travail et d’échange.
Parmi les représentants de partis présents, Mirlande Hyppolite Manigat coordonatrice du Rassemblement des démocrates nationaux et progressistes d’Haïti (Rndp) croit que cette initiative est « excellente » et devra permettre une meilleure « convivialité » entre les regroupements politiques.
Éric Prévaut Junior, membre du directoire du parti Lavni (L’avenir) qui a participé aux dernières élections de 2011 estime, pour sa part, que « le pays a certainement besoin de ce genre de rencontres en vue du renforcement des partis politiques ».
Quarante partis étaient invités par Idea qui est une organisation intergouvernementale créée en 1995 dans le but d’apporter du support, surtout d’ordre réflexif, au développement de la démocratie dans les 25 pays où elle est activement présente.
Le parlement, les partis politiques et la question du quota de participation des femmes dans la vie politique, sont les thèmes priorisés par l’organisation.
Idea a ouvert officiellement son premier bureau en Haïti au cours du mois de janvier 2012. [rh kft gp apr 12/4/ 2012 18:30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12683

PROJET AVRIL POUR HAITI

Sarah Saïdi
Le projet Avril pour Haïti, lancé en 2010 par des membres du personnel du cégep de Sherbrooke, a entrepris cette année la phase centrale de son projet de soutien à l'éducation en Haïti en choisissant d'apporter son aide au programme de soins infirmiers de l'Institut de formation standard et universel de St-Marc en Haïti.
On n'a pas la prétention de vouloir changer le monde, on souhaite plutôt partager avec les Haïtiens ce qu'on sait faire de mieux: l'école », résume Clermont Olivier, enseignant en politique au cégep de Sherbrooke et membre du comité Avril pour Haïti.
Deux enseignantes de Soins infirmiers et un employé du Service d'internationalisation du cégep se sont déplacés en Haïti le mois dernier pour établir un premier contact avec les gens de l'Institut de St-Marc et identifier leurs besoins. Les membres d'Avril pour Haïti miseront sur leurs ressources et leur expertise en pédagogie pour aider l'Institut dans l'élaboration de programmes, de plans de formation, de plans de cours ou encore dans la formation des maîtres. «Les besoins sont grands, ils manquent de ressources à tous les niveaux. L'Institut n'a même pas de bâtiment, il doit louer des locaux dans d'autres écoles», relate M. Olivier.
D'ici les prochains jours, deux responsables de l'Institut St-Marc se déplaceront à Sherbrooke pour rencontrer les membres du comité Avril pour Haïti. Cette visite servira surtout à élaborer un plan d'action pour les prochaines années, mais aussi à déjà donner aux Haïtiens des outils concrets. «Les gens de l'Institut possèdent du matériel informatique, mais ont besoin d'un coup de main que les techniciens en informatique du cégep pourront leur fournir sans problème», mentionne Clermont Olivier.
Pour assurer la réussite du projet, Avril pour Haïti s'est associé à la Fondation Paul-Gérin-Lajoie, active en Haïti depuis de nombreuses années. «C'était important pour nous de nous associer à un partenaire solide avec une bonne connaissance du terrain et des contacts pour être sûrs de notre coup», souligne Marie-Claude Dupoy, conseillère en communication au cégep de Sherbrooke.
C'est d'ailleurs la Fondation Paul-Gérin-Lajoie qui a aidé au choix de l'institution d'enseignement. «La Fondation PGL avait déjà des contacts dans la région du nord-ouest de Port-au-Prince, où se situe l'Institut de St-Marc, puis on a choisi un programme qu'on avait en commun: les soins infirmiers», explique Clermont Olivier.
Le cégep de Sherbrooke s'est engagé jusqu'en 2015 avec Avril pour Haïti, mais il n'est pas exclu de continuer le projet au-delà de cette date, affirme Clermont Olivier. Le groupe rêve déjà d'envoyer ses étudiants en stage en Haïti, d'accueillir des étudiants haïtiens au cégep ou d'élargir la collaboration à d'autres secteurs de formation... des idées qui pourront prendre forme au fil des ans.
Par ailleurs, Avril pour Haïti organise la troisième édition de son spectacle-bénéfice, principale activité de financement du projet. Cette année, Damien Robitaille sera le clou de la soirée. Le chanteur québécois s'était d'ailleurs rendu en Haïti au lendemain du séisme de janvier 2010.
Il sera précédé sur scène de seize enseignants en musique du cégep de Sherbrooke, qui interpréteront plusieurs pièces classiques, jazz et populaire. L'artiste haïtien Janice, dit le sonneur, clôturera la soirée.
Le spectacle se tiendra le 18 avril prochain à la salle Alfred-DesRochers. Les billets sont en vente au coût de 20 $ (10$ pour les étudiants) à la Fondation du cégep, pavillon 5, local 31-132 ou au 819 564-6100
http://www.cyberpresse.ca/la-tribune/la-nouvelle/actualites/201204/12/01-4514804-avril-pour-haiti-un-geste-de-solidarite-pedagogique.php

mercredi 11 avril 2012

EDITO DE L'AFHES DU 11 AVRIL 2012

Bonjour et bonne journée

Aujourd’hui on est le 11 avril 2012…
Dans les éphémérides d’Haïti, l’histoire retient la mort de Clément Jumelle, politicien contemporain de François Duvalier, Louis Déjoie et Daniel Fignolé. On retient surtout qu’il a été un opposant conséquent aurait du se présenter aux élections contre François Duvalier. Les faits qui ont caractérisé sa mort et le déroulement de ses funérailles sont dignes d’un scénario hollywoodien.
Hier, en arrivant à mon travail tout le monde parlait du drame de Stains. En fait jusqu’à présent les journaux continuent à en parler.
Il faut être haïtien et croyant pour ne pas voir en cet accident cet aspect de « drame » qui l’identifie au niveau des médias.
Personnellement l’idée de la mort dans la présence de Dieu est quelque chose qui ne cesse pas de me choquer. Comme je suis souvent choqué par toutes les actions et activités qui engendrent ou provoquent la mort au nom de Dieu. Dans ce sens les guerres saintes restent des aberrations.
Cependant pour un haïtien croyant, c’est sans doute la meilleure façon de mourir et de retrouver son Seigneur, en rendant l’âme juste au moment d’un culte d’adoration. Les gens avec qui j’ai eu à en parler ne comprenaient pas cette approche de la vie ou de la mort.
Ceci explique d’une part le fait que les compatriotes ont rendu grâce et remercié Dieu le lendemain du tremblement de terre du 12 Janvier 2010 et d’autre part l’étonnement des autres qui ne nous comprennent pas.
La presse rapporte aujourd’hui que le pasteur qui officiait et l’administrateur des locaux ont été référés devant les tribunaux avec des charges assez lourdes.
Il serait toute fois étonnant que les victimes portent plaintes contre leur « berger ». En ce qui concerne l’administrateur des locaux c’est une autre histoire.
Quelques mois après le tremblement de terre d’Haïti, un établissement scolaire construit par un pasteur qui avait cru pouvoir se passer des services compétents des ingénieurs et constructeurs agréés, s’était effondré en emportant plus d’une centaine d’écoliers.
Je ne serais pas étonné de savoir que le pasteur en question est bien libre et continue à vaquer à ses occupations.
Pour rentrer dans un domaine un peu plus vivant, après un long débat entre les membres du Sénat haïtien, la nomination de Monsieur Laurent Lamothe a été ratifiée.
On aurait envie d’applaudir et de dire ouf enfin ! La réalité nous démontre toujours que souvent la fin d’une crise se débouche sur le début d’une autre. Avec le système de gouvernement qui régit en Haïti, un premier ministre reste toujours sur la corde raide. Les législateurs haïtiens se congratulent toujours de rappeler que le poste de premier ministre est un poste éminemment politique. Et on est bien au courant de ce que c’est de faire la politique dans les pays pauvres.
Pourtant ce serait pas mal de pouvoir lui laisser le temps à Laurent Lamothe de faire quelque chose pour le pays.
En commençant par rectifier ce qu’il avait mal débuté comme ministre des affaires étrangères. La communauté haïtienne de France pourrait lui en donner quelques exemples !
Personnellement, en considérant Monsieur Lamothe comme faisant partie de l’élite haïtienne qui a souvent été décrite comme une élite répugnante, j’aimerais bien lui laisser une chance de démontrer le contraire.
Sauver la face aux jeunes de cette génération, membre de la haute bourgeoisie haïtienne qui sans aucun doute porte le chapeau peu glorieux de leurs aînés.
Cependant autour de sa ratification par le Sénat plane déjà certains doutes. Des sénateurs font circuler des rumeurs qui voudraient faire comprendre que cette ratification aurait été obtenue à coups de liasses de billets.
Le Sénateur qui a fait cette déclaration ne recevra pas de blâme. Il n’y aura pas non plus d’enquête pour déterminer la véracité de ces rumeurs.
Les haïtiens ne sont pas non plus étonnés par ces rumeurs qui semblent correspondre à une pratique courante.
Nous de notre côté, retenons que l’idée de la formation d’un prochain gouvernement avance dans le bon sens et que bientôt des structures seront mises en places pour favoriser l’amélioration des conditions de vie de tous les haïtiens.
Un vœu pieux certes..Pourquoi ne devrait-on pas rêver ?
Bonne lecture et bonne journée à tous !
Source AFHES : http://www.afhes.org/

L'HAMAP revient sur son intervention en Haïti et l'aide apportée par la commune

Sanary Solidarité

Mardi soir l'ONG HAMAP est venue spécialement à Sanary pour présenter ses actions, et plus particulièrement celle effectuée en Haïti suite au tremblement de terre de 2010. La commune de Sanary y avait été partie prenante.

Joël Kaigre a présenté l'ONG HAMAP et l'aide apportée
 par la commune de Sanary en Haïti.
L'organisation non gouvernementale HAMAP est née en 1999 sous l'impulsion de son président fondateur Joël Kaigre. Initialement son nom signifiait "Halte aux mines antipersonnel" mais l'ONG a largement diversifié le cadre de ses actions depuis, entre la branche déminage, la branche ingénierie, la branche éducation et la branche santé. Quelques chiffres: en 2011 l'HAMAP a permis à 73.252 personnes d'accéder à l'eau potable, à 48.614 personnes de recevoir des soins, à 389 enfants d'accéder à l'éducation de base et à 1.536 personnes d'améliorer leur sécurité alimentaire. L'ONG intervient dans une quarantaine de pays, et a une présence accrue et suivie dans une quinzaine, de l'Asie à l'Afrique. Comme le rappelait le président: "on est dans une optique d'aide au développement, on intervient seulement si localement on nous en fait la demande. Mais, selon les circonstances, on peut intervenir pour des missions d'urgence, comme ce fut le cas en 2010 suite au séisme en Haïti. On a répondu à l'appel d'un maire de la commune des Abricots qui devait faire face à un problème de malnutrition et l'arrivée de 40.000 réfugiés". Et de remercier la commune de Sanary qui a participé au projet "sécurité alimentaire et insertion économique par le petit maraîchage aux Abricots": "votre ville nous a envoyé 50 kits de maraîchage et deux pompes pour une valeur de 30.000 euros. Quant on parle de kits, il faut imaginer que chaque kit tournait autour de 10m3. Il a fallu trois semaines de transport avant l'arrivée à la capitale".
Ferdinand Bernhard dira lors de cette réunion: "je félicite le travail de cette ONG car nous avons eu pratiquement un suivi au jour le jour de leurs interventions. Je tiens aussi à remercier le général Vernoux qui nous a permis d'entrer en relation avec cette ONG. Je pense qu'il y a beaucoup à faire chez nous mais cela ne doit pas nous empêcher de porter un regard ailleurs et d'apporter notre soutien sur des projets pragmatiques comme on l'a déjà fait au Burkina Faso". Joël Kaigre expliqua ensuite en détail le projet mené dans la commune des Abricots, située à 14 heures de route de Port au Prince, les difficultés vécues pour faire sortir les containers et les transporter. Puis ce fut l'heure de former la population, et au total ce projet socio-économique aux Abricot aura permis l'installation de 26 parcelles de jardins familiaux, le renforcement de la capacité de 166 jardiniers sur un an et 1.500 personnes en bénéficièrent.

Cette ONG va continuer à mener à bien ses nombreux projets avec les bénévoles qui la constituent. Ils sont d'ailleurs nombreux dans le Var. (Pour plus d'informations: http://hamap.org)

http://www.six-fours.net/actualite/sanary-solidarite-l-hamap-revient-sur-son-intervention-en-haiti-et-l-aide-apportee-par-5261.html

Haïti: nouveau premier ministre

Le Sénat haïtien a approuvé hier soir la nomination de Laurent Lamothe comme nouveau premier ministre lors d'une longue séance entérinant sa désignation par le président Michel Martelly, a-t-on appris de source parlementaire. Le chef de l'Etat d'Haïti avait choisi début mars son ministre des Affaires étrangères Laurent Lamothe pour diriger le prochain gouvernement, suite à la démission du Premier ministre Garry Conille en février dernier après quatre mois seulement à la tête du gouvernement.

Le vote du Sénat a été obtenu aux termes de longues discussions par 19 voix pour, contre 3 et 1 abstention, a annoncé le président de l'assemblée, Simon Dieuseul Desras. Le processus de ratification doit se poursuivre à la chambre des députés avant de voir le nouveau Premier ministre autorisé à présenter sa politique de gouvernement. Son programme doit également être approuvé séparément par les deux chambres du parlement.
Laurent Lamothe, né en août 1972, selon sa page Facebook, a étudié en Haïti et aux Etats-Unis où il a obtenu une licence en sciences politiques à l'université de Barry, en Floride. Il a également obtenu une maîtrise en gestion des affaires à l'université Saint-Thomas. Conseiller personnel du président Martelly dont il est présenté comme l'un des plus proches amis, c'est un ancien joueur de tennis qui a représenté Haïti en Coupe Davis. Haïti est le pays le plus pauvre des Amériques. En janvier 2010, un violent séisme, dont le pays ne s'est toujours pas relevé, a ravagé la capitale Port-au-Prince, faisant plus de 200.000 morts.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/04/11/97001-20120411FILWWW00283-haiti-nouveau-premier-ministre.php

mardi 10 avril 2012

Après le drame en région Parisienne : Cécile Untermaier s'exprime


LE VERSANT NOIR DE LA POLITIQUE DES CULTES
Dimanche de Pâques, 8 avril 2012 : dans la région parisienne, une église évangélique s'effondre sur les fidèles, tuant une fillette. La réaction des autorités ne s'est pas fait attendre : on a mis le pasteur en prison, en garde à vue plus exactement.
Ce fait divers dramatique illustre un aspect peu connu de la politique des cultes, laquelle relève du ministère de l'Intérieur, dont chacun connaît l'actuel titulaire. Les victimes - deux autres personnes ont été gravement blessées dans l'accident- appartiennent majoritairement à la communauté haïtienne. Comme les haïtiens, des ressortissants des autres Antilles ou d'Afrique affluent depuis quelques années à l'Eglise évangélique. Cette dernière fait partie intégrante de la Fédération protestante de France.
Autour de Paris ou dans les grandes villes, les adeptes de la confession évangélique sont parfois contraints, faute d'édifices de culte en nombre suffisant, de se réunir dans des locaux inappropriés et peut-être non conformes aux exigences de sécurité. Heureusement, dira-t-on, le propriétaire des lieux à lui aussi été placé en garde à vue.
Il n'est sans doute pas nécessaire d'épiloguer sur ces carences et les personnes qu'elles affectent, pas plus que sur la responsabilité de la puissance publique à qui elles incombent. Et pourtant... Si la liberté des cultes et le principe d'égalité figurent parmi les libertés fondamentales, leur universalité connaît, comme on le voit, certaines limites.
Cécile Untermaier : Conseillère générale du canton de Sennecey le Grand.
Vice-Présidente du conseil général (en charge de la culture)
Transmis par Daniel DERIOT
http://www.vivre-a-chalon.com/lire_Apres-le-drame-en-region-Parisienne-_-Cecile-Untermaier-s_exprime,2303ab14f5ebd52a0dc78551b072aa2eb23438b8.html

Évangélistes de Stains : les questions après le drame

Seine-Saint-Denis
Vidéo -- L'enfant de deux ans et la femme de 42 ans gravement blessés lors de l'effondrement du plafond d'une salle de culte à Stains, dimanche, sont toujours en soins intensifs, avec un pronostic vital engagé. La trentaine d'autres fidèles, appartenant pour beaucoup à la communauté haïtienne, a été plus légèrement touchée.
Au lendemain du drame qui a coûté la vie à une fillette de six ans, la justice fait son travail. La polémique enfle aussi.
Le pasteur évangéliste et le propriétaire du local sont toujours interrogés dans le cadre d'une enquête de flagrance pour « homicide et blessures involontaires aggravés ». Les enquêteurs cherchent à déterminer si des responsabilités individuelles ou collectives peuvent être engagées en raison d'éventuels manquements aux règles de sécurité.
« Spontanée » l'église de Stains, n'était pas affiliée à une union établie - on compte en France 2 000 églises évangéliques ou paroisses, ainsi qu'au moins 500 lieux de cultes épisodiques.
Celui de Stains pouvait-il contenir sans danger, à plus de 2,50 m au-dessus du plancher des vaches, la grosse centaine de personnes présente en ce dimanche de Pâques ?

Neuf fois plus d'évangélistes qu'en 1950
Peu après l'accident, des élus locaux ont exprimé leurs doutes sur la conformité du local « pas fait pour ce genre de manifestation », a jugé hier, Michel Beaumale, maire PCF de Stains.
« Le préfet m'a dit que la commission de sécurité était passée. La question est de savoir combien de personnes étaient à l'étage » a déclaré hier, la députée de la circonscription, Marie-Georges Buffet. De son côté, le conseil national des Évangéliques de France (CNEF) a indiqué qu'il avait refusé d'accepter l'église de Stains en son sein, car le local n'était pas conforme aux normes de sécurité requises pour accueillir un grand nombre de fidèles.
La France compte environ 1,7 million de protestants, soit environ 3 % de la population. Mais sur les 600 000 « pratiquants réguliers », 460 000 seraient évangéliques, selon le CNEF. Leur nombre, important parmi les populations antillaise, africaine et asiatique, a été multiplié par neuf ces soixante dernières années.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/04/10/1327649-evangelistes-de-stains-les-questions-apres-le-drame.html