COMMUNIQUE DE PRESSE
CARE continue à répondre à l’épidémie de choléra, en intégrant sa réponse dans des initiatives à long terme pour l’eau, l’assainissement et la promotion de l’hygiène.
Depuis que l’épidémie de choléra a éclaté en octobre 2010, CARE mène des programmes dans les régions les plus touchées du pays : Grande-Anse, le Haut Artibonite et les départements du nord-ouest.
Malgré une baisse du nombre de nouveaux cas pendant la saison sèche, on note une résurgence significative de l’épidémie pendant la saison des pluies (avril-mai) et celle des ouragans (juin-Novembre) : les fortes pluies et les inondations accélèrent la dispersion des eaux contaminées.
Depuis octobre 2010, CARE fourni les centres de santé et de traitement du choléra en médicaments et en matériel, installe ou réhabilite des systèmes d’eau et d’assainissement et met en place des postes de réhydratation orale. L’association distribue également du savon, des tablettes de purification de l’eau, des jerrycans, des seaux et des solutions de réhydratation orale, destinés à la prévention du choléra. En outre, CARE utilise un vaste réseau de bénévoles issus des communautés locales pour promouvoir les bonnes pratiques d’hygiène et diffuser des informations sur la prévention du choléra dans les zones d’intervention.
A ce jour, les activités de CARE de promotion aux bonnes pratiques d’hygiène ont touché plus de 1 700 000 personnes. L’association a également construit plus de 1 300 latrines communautaires et familiales, et réhabilité 211 points d’eau communautaires.
L’intervention de CARE en réponse au choléra s’étend également à la zone métropolitaine de Port-au-Prince, y compris dans les camps. Craignant une crise sanitaire de grande ampleur en cas d’épidémie majeure dans la capitale densément peuplée et les camps de réfugiés, CARE et d’autres acteurs humanitaires améliorent l’accès à l’eau potable grâce des camions-citernes contenant de l’eau chlorée.
D’après Tamara Shukakidze, directrice adjointe du Programme de Réponse aux Catastrophes de CARE en Haïti, « au moment de la phase finale, lorsque le choléra ou toute autre maladie liée à l’eau deviendra endémique, l’intervention face à ces maladies sera intégrée dans des initiatives à long terme pour l’eau, l’assainissement et l’hygiène, mises en oeuvre par CARE. Nous travaillons en étroite collaboration avec le Ministère de la Santé haïtien pour rendre notre intervention durable.»
Pour plus d’informations ou pour organiser une interview avec nos équipes présentes sur le terrain:
Charlyne Liquito (France) : 01 53 19 87 61, liquito@carefrance.org
Mildrède Béliard (à Port-au-Prince): +509 3804 0211, mbeliard@pap.care.org
Melanie Brooks (à Genève): +41 79 590 30 47, brooks@careinternational.org
A propos de CARE France
Fondé en 1945, CARE est l’un des plus grands réseaux humanitaires mondiaux, apolitique et non confessionnel. En 2010, CARE était présente dans 87 pays auprès de 82 Millions de personnes. Dans les situations de réponses à l’urgence ou dans des contextes d’aide à long terme, CARE s’attaque aux causes profondes de la pauvreté.
Les femmes sont au coeur de nos actions car elles sont un levier essentiel dans la lutte conte la pauvreté. Le rôle des femmes est central dans la cellule familiale, et elles peuvent aussi faire changer les choses durablement dans leurs communautés.
En savoir plus sur CARE : www.carefrance.org
http://www.espacedatapresse.com/fil_datapresse/consultation_cp.jsp?ant=reseau_2724931
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
vendredi 28 octobre 2011
L'eau unit les enfants de La Pocatière et d'Haïti
Carl Thériault, collaboration spéciale Le Soleil
(La Pocatière) Les petits dons mènent parfois à de grandes choses chez des populations totalement démunies. L'installation d'un système de pompage de l'eau pour consommation et l'irrigation dans la cour de l'école Village d'espoir, près de Cap haïtien, au nord d'Haïti, grâce à un don de 1000 $ amassé par les enfants de l'école Sacré-Coeur de La Pocatière a permis à l'eau vive de jaillir.
Des enfants des deux pays se sont inspirés de cette réalisation pour concevoir 46 dessins qui font l'objet d'une exposition jusqu'au 21 novembre au Centre culturel Gérard- Dallaire de La Pocatière. «C'est grâce aux petites banques de l'Aide internationale à l'enfance [AMIE] que nous avons amassé cette somme d'argent. Il y a aussi tout un travail de sensibilisation dans les écoles pour informer les enfants à quoi va servir l'argent. Ce sont comme nos petits missionnaires», explique Hélène Desjardins, bénévole à L'AMIE.
Pour garder le contact, des bénévoles ont eu l'idée de faire réaliser un projet commun aux enfants des deux pays, soit celui de dessiner ce que représente l'eau pour eux, dans leur pays respectif, avec les moyens dont ils disposent.
L'action de l'AMIE se poursuit dans d'autres causes. Lors de la soirée de l'Halloween lundi, les élèves de huit écoles ont accepté de participer à la collecte de sous par les petites banques de l'AMIE au moment de l'Halloween.
Près de 500 enfants du primaire solliciteront donc l'aide du public au nom de l'AMIE pendant la fin de semaine de l'Halloween.
Cette année, les sommes amassées seront attribuées à trois écoles du Cameroun afin de poursuivre ce qui avait été débuté lors de la collecte 2009, soit l'aménagement de salles de classe dont les planchers seront cimentés compte tenu qu'ils étaient en terre battue.
L'AMIE, qui oeuvre pour le mieux-être des enfants défavorisés dans 14 pays partout dans le monde, offre trois programmes relatifs aux parrainages, à des projets de développement et à des stages reliés aux besoins fondamentaux de l'enfant, tels que l'éducation, la santé et l'alimentation.
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/les-regions/201110/27/01-4461911-leau-unit-les-enfants-de-la-pocatiere-et-dhaiti.php
(La Pocatière) Les petits dons mènent parfois à de grandes choses chez des populations totalement démunies. L'installation d'un système de pompage de l'eau pour consommation et l'irrigation dans la cour de l'école Village d'espoir, près de Cap haïtien, au nord d'Haïti, grâce à un don de 1000 $ amassé par les enfants de l'école Sacré-Coeur de La Pocatière a permis à l'eau vive de jaillir.
Des enfants des deux pays se sont inspirés de cette réalisation pour concevoir 46 dessins qui font l'objet d'une exposition jusqu'au 21 novembre au Centre culturel Gérard- Dallaire de La Pocatière. «C'est grâce aux petites banques de l'Aide internationale à l'enfance [AMIE] que nous avons amassé cette somme d'argent. Il y a aussi tout un travail de sensibilisation dans les écoles pour informer les enfants à quoi va servir l'argent. Ce sont comme nos petits missionnaires», explique Hélène Desjardins, bénévole à L'AMIE.
Pour garder le contact, des bénévoles ont eu l'idée de faire réaliser un projet commun aux enfants des deux pays, soit celui de dessiner ce que représente l'eau pour eux, dans leur pays respectif, avec les moyens dont ils disposent.
L'action de l'AMIE se poursuit dans d'autres causes. Lors de la soirée de l'Halloween lundi, les élèves de huit écoles ont accepté de participer à la collecte de sous par les petites banques de l'AMIE au moment de l'Halloween.
Près de 500 enfants du primaire solliciteront donc l'aide du public au nom de l'AMIE pendant la fin de semaine de l'Halloween.
Cette année, les sommes amassées seront attribuées à trois écoles du Cameroun afin de poursuivre ce qui avait été débuté lors de la collecte 2009, soit l'aménagement de salles de classe dont les planchers seront cimentés compte tenu qu'ils étaient en terre battue.
L'AMIE, qui oeuvre pour le mieux-être des enfants défavorisés dans 14 pays partout dans le monde, offre trois programmes relatifs aux parrainages, à des projets de développement et à des stages reliés aux besoins fondamentaux de l'enfant, tels que l'éducation, la santé et l'alimentation.
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/les-regions/201110/27/01-4461911-leau-unit-les-enfants-de-la-pocatiere-et-dhaiti.php
Santé: le président haïtien aux USA
AFP Publié le 28/10/2011 à 07:12 Réagir
Le président haïtien Michel Martelly a quitté son pays hier pour les Etats-Unis "pour des raisons de santé" et sera de retour en Haïti le 6 novembre, a annoncé la présidence. "Il doit subir une intervention à l'épaule", a indiqué à l'AFP une source proche de la présidence haïtienne.
Le président a quitté le pays à destination des Etats-Unis "pour des raisons de santé. Il y sera pris en charge par des médecins haïtiens", précise simplement un communiqué.
"Le président Martelly profitera de son voyage pour participer à une levée de fonds en faveur d'un programme d'éducation qui sera organisée à New York par la star du hip-hop Wyclef Jean, ambassadeur de bonne volonté d'Haïti", ajoute-t-il.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/10/28/97001-20111028FILWWW00343-sante-le-president-haitien-aux-usa.php
Le président haïtien Michel Martelly a quitté son pays hier pour les Etats-Unis "pour des raisons de santé" et sera de retour en Haïti le 6 novembre, a annoncé la présidence. "Il doit subir une intervention à l'épaule", a indiqué à l'AFP une source proche de la présidence haïtienne.
Le président a quitté le pays à destination des Etats-Unis "pour des raisons de santé. Il y sera pris en charge par des médecins haïtiens", précise simplement un communiqué.
"Le président Martelly profitera de son voyage pour participer à une levée de fonds en faveur d'un programme d'éducation qui sera organisée à New York par la star du hip-hop Wyclef Jean, ambassadeur de bonne volonté d'Haïti", ajoute-t-il.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/10/28/97001-20111028FILWWW00343-sante-le-president-haitien-aux-usa.php
Laurent Lamothe prend ses premiers engagements en tant que nouveau ministre haïtien des Affaires étrangères
PORT-AU-PRINCE, Haïti, October 28, 2011/PRNewswire via African Press Organization (APO)/ -- M. Laurent Lamothe a prononcé son premier discours officiel en tant que nouveau ministre haïtien des Affaires étrangères, lors de sa cérémonie d'installation lundi dernier à Bois-Verna, à Haïti. Le Président Michel Martelly a assisté à cette cérémonie, aux côtés du Premier ministre Garry Conille et de plusieurs ministres, parlementaires et représentants du corps diplomatique. L'ex-ministre Marie-Michèle Rey a souhaité "le plus grand bien" à la nouvelle chancellerie et a promis de rester à la disposition du nouveau ministre. Pour sa part, le Président Martelly voit en M. Lamothe un combattant expérimenté. Il l'a invité à promouvoir Haïti à travers le monde et lui a rappelé la nécessité de prendre des mesures concrètes pour attirer les investissements dans le pays.
D'ailleurs, les investissements à Haïti étaient l'un des principaux thèmes du premier discours de M. Lamothe. Le nouveau ministre s'est engagé à multiplier ses efforts dans le but de moderniser et de redynamiser la chancellerie, en la transformant en véritable moteur de la promotion et du développement d'Haïti.
"à la tête de la Chancellerie, je travaillerai à raffermir les liens d'Haïti avec ses partenaires traditionnels du Nord et du Sud, tout en m'évertuant à explorer toutes les opportunités de coopération économique, commerciale, culturelle, scientifique et technique en faveur de mon pays", a déclaré M. Lamothe.
"Haïti est prête à faire des affaires !", a-t-il affirmé. "Le Président l'a dit, le Premier ministre l'a réaffirmé. La diplomatie haïtienne sera orientée vers l'afflux de capitaux étrangers, les investissements directs, générateurs d'emplois et de croissance économique."
Source: Laurent Lamothe Office
Contact : Michel Cauchy, Directeur des communications institutionnelles, Global Voice Group, michel_cauchy@yahoo.ca, +509-450-681-2829.
SOURCE : Laurent Lamothe Office
http://www.afrik.com/communique4177.html
D'ailleurs, les investissements à Haïti étaient l'un des principaux thèmes du premier discours de M. Lamothe. Le nouveau ministre s'est engagé à multiplier ses efforts dans le but de moderniser et de redynamiser la chancellerie, en la transformant en véritable moteur de la promotion et du développement d'Haïti.
"à la tête de la Chancellerie, je travaillerai à raffermir les liens d'Haïti avec ses partenaires traditionnels du Nord et du Sud, tout en m'évertuant à explorer toutes les opportunités de coopération économique, commerciale, culturelle, scientifique et technique en faveur de mon pays", a déclaré M. Lamothe.
"Haïti est prête à faire des affaires !", a-t-il affirmé. "Le Président l'a dit, le Premier ministre l'a réaffirmé. La diplomatie haïtienne sera orientée vers l'afflux de capitaux étrangers, les investissements directs, générateurs d'emplois et de croissance économique."
Source: Laurent Lamothe Office
Contact : Michel Cauchy, Directeur des communications institutionnelles, Global Voice Group, michel_cauchy@yahoo.ca, +509-450-681-2829.
SOURCE : Laurent Lamothe Office
http://www.afrik.com/communique4177.html
Haïti/Justice-Affaire-Bélizaire : Des parlementaires en appellent à la destitution de Michel Martelly
Jeudi 27 octobre 2011 à 21:46 Arrêté, le député de Delmas/Tabarre (Est de Port-au-Prince) a été conduit directement au Pénitencier national où il va passer sa première nuit comme parlementaire.
Le législateur écroué qui revenait de Pointe à Pitre, a été appréhendé à sa descente d’avion sur ordre du commissaire Félix Léger. Ce dernier lui reproche de s’être évadée du plus grand centre pénitentiaire du pays en février 2005.
Le représentant de Delmas/Tabarre a été repris en présence du président de l’Assemblée nationale, Rodolphe Joazil dont il a refusé l’accompagnement.
« Une procédure de destitution contre le président Michel Martelly sera engagée dès la rentré parlementaire en janvier prochain », a annoncé le député de Desdunes, Nord d’Haïti, Levaillant Louis Jeune indigné de l’arrestation de son collègue.
Quant au président de la Chambre basse, Sorel Jacinthe a fustigé Michel Martelly qui, selon lui, est responsable de l’humiliation du député tout en le qualifiant de « dictateur féroce ». « Les trois pouvoirs n’existent plus, il n’y a qu’un seul pouvoir en Haiti, c’est la personne de Michel Martelly, le chef suprême » a-t-il martelé.
« Nous allons nous réunir, nous allons donner à Michel Martelly une réponse réciproque dans le cadre de ce dossier », a indiqué pour sa part, le sénateur Simon Dieuseul Desras.
http://radiovision2000haiti.net/home/?p=10063
Le législateur écroué qui revenait de Pointe à Pitre, a été appréhendé à sa descente d’avion sur ordre du commissaire Félix Léger. Ce dernier lui reproche de s’être évadée du plus grand centre pénitentiaire du pays en février 2005.
Le représentant de Delmas/Tabarre a été repris en présence du président de l’Assemblée nationale, Rodolphe Joazil dont il a refusé l’accompagnement.
« Une procédure de destitution contre le président Michel Martelly sera engagée dès la rentré parlementaire en janvier prochain », a annoncé le député de Desdunes, Nord d’Haïti, Levaillant Louis Jeune indigné de l’arrestation de son collègue.
Quant au président de la Chambre basse, Sorel Jacinthe a fustigé Michel Martelly qui, selon lui, est responsable de l’humiliation du député tout en le qualifiant de « dictateur féroce ». « Les trois pouvoirs n’existent plus, il n’y a qu’un seul pouvoir en Haiti, c’est la personne de Michel Martelly, le chef suprême » a-t-il martelé.
« Nous allons nous réunir, nous allons donner à Michel Martelly une réponse réciproque dans le cadre de ce dossier », a indiqué pour sa part, le sénateur Simon Dieuseul Desras.
http://radiovision2000haiti.net/home/?p=10063
Haïti. Encore plus d’un demi-million de déplacés dans les camps
Catastrophe vendredi 28 octobre 2011 Un peu plus d’un demi-million de Haïtiens vivent toujours dans les camps de déplacés 21 mois après le violent séisme qui a frappé le pays, a estimé vendredi l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). « La population totale vivant dans les camps en Haïti reste supérieure au demi-million près de deux ans après le tremblement de terre de janvier 2010 », déplore l’OIM dans un communiqué. Malgré tout, il y a une certaine amélioration puisqu’en juillet, l’OIM estimait qu’ils étaient encore 1,5 million à vivre dans les camps.
« Des zones de la capitale, dévastés par le séisme, reçoivent finalement l’attention qu’elles méritent et cela permettra à l’OIM d’augmenter la vitesse à laquelle nous facilitons le retour des familles dans leurs communautés », a déclaré le chef de la mission de l’agence onusienne en Haïti, Luca Dall’Oglio.
Pour l’ONU, la crise humanitaire en Haïti n’est pas terminée. « La situation reste vulnérable dans les camps de déplacés » a ainsi récemment déclaré la secrétaire générale adjointe de l’ONU pour les affaires humanitaires, Valérie Amos.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a pour sa part déploré le manque de vaccins contre le choléra pour administrer aux populations vulnérables en Haïti, où le nombre de cas devrait atteindre la barre des 500 000 fin 2011.
http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Haiti.-Encore-plus-d-un-demi-million-de-deplaces-dans-les-camps_6346-2005642-fils-tous_filDMA.Htm
« Des zones de la capitale, dévastés par le séisme, reçoivent finalement l’attention qu’elles méritent et cela permettra à l’OIM d’augmenter la vitesse à laquelle nous facilitons le retour des familles dans leurs communautés », a déclaré le chef de la mission de l’agence onusienne en Haïti, Luca Dall’Oglio.
Pour l’ONU, la crise humanitaire en Haïti n’est pas terminée. « La situation reste vulnérable dans les camps de déplacés » a ainsi récemment déclaré la secrétaire générale adjointe de l’ONU pour les affaires humanitaires, Valérie Amos.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a pour sa part déploré le manque de vaccins contre le choléra pour administrer aux populations vulnérables en Haïti, où le nombre de cas devrait atteindre la barre des 500 000 fin 2011.
http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Haiti.-Encore-plus-d-un-demi-million-de-deplaces-dans-les-camps_6346-2005642-fils-tous_filDMA.Htm
Haïti: un parlementaire serait un évadé de prison
THE ASSOCIATED PRESS
PORT-AU-PRINCE, Haïti - La police haïtienne a arrêté un parlementaire dont le nom est apparu sur une liste de prisonniers s'étant échappés du principal pénitencier au pays lors du séisme de janvier, l'an dernier.
Le porte-parole de la police Gary Desrosiers a fait savoir que des agents avaient interpellé le député Arnel Bélizaire à l'aéroport international d'Haïti pour un interrogatoire, jeudi soir. L'homme venait de descendre d'un avion provenant de la France.
Les policiers donnaient suite à un ordre du procureur pour retrouver quelque 4200 détenus qui se sont évadés du pénitencier national dans la foulée du tremblement de terre du 12 janvier 2010.
Avant son évasion, Bélizaire avait été arrêté en 2004 en lien avec des accusations de possession illégale d'armes. Il a été élu au Parlement lors du second tour le 20 mars.
Les policiers arrêtent ou détiennent rarement des législateurs, leurs postes offrant habituellement une immunité.
http://www.journalmetro.com/monde/article/1008908--haiti-un-parlementaire-serait-un-evade-de-prison
PORT-AU-PRINCE, Haïti - La police haïtienne a arrêté un parlementaire dont le nom est apparu sur une liste de prisonniers s'étant échappés du principal pénitencier au pays lors du séisme de janvier, l'an dernier.
Le porte-parole de la police Gary Desrosiers a fait savoir que des agents avaient interpellé le député Arnel Bélizaire à l'aéroport international d'Haïti pour un interrogatoire, jeudi soir. L'homme venait de descendre d'un avion provenant de la France.
Les policiers donnaient suite à un ordre du procureur pour retrouver quelque 4200 détenus qui se sont évadés du pénitencier national dans la foulée du tremblement de terre du 12 janvier 2010.
Avant son évasion, Bélizaire avait été arrêté en 2004 en lien avec des accusations de possession illégale d'armes. Il a été élu au Parlement lors du second tour le 20 mars.
Les policiers arrêtent ou détiennent rarement des législateurs, leurs postes offrant habituellement une immunité.
http://www.journalmetro.com/monde/article/1008908--haiti-un-parlementaire-serait-un-evade-de-prison
Un député haïtien arrêté et incarcéré
Un député haïtien, Arnel Bélizaire, a été spectaculairement appréhendé et incarcéré hier soir à l'aéroport international de Port-au-Prince à sa descente d'un avion venant de Paris, a annoncé le Parlement haïtien.
Le député, sous le coup d'un avis de recherche lancé par la police haïtienne, a été emmené directement dans une cellule au pénitencier national au centre de la capitale où il a été immédiatement écroué, a-t-on constaté. Le nom du parlementaire figurait sur une liste de 10 évadés de prison recherchés par la justice.
M. Bélizaire s'était rendu à Paris la semaine dernière pour répondre à une invitation "dans le cadre d'une mission parlementaire", selon l'ambassade de France à Port-au-Prince. "Notre collègue a été arbitrairement arrêté, il jouit de l'immunité parlementaire, les procédures n'ont pas été respectées. Nous sommes face à une dérive politique en Haïti", a affirmé à l'AFP le député Stevenson Timoléon, devant le le pénitencier où s'étaient rassemblés jeudi soir une cinquantaine de parlementaires.
Un procureur, Félix Léger, avait écrit à la chambre pour demander que le député Bélizaire, "évadé de prison en 2005", soit livré à la justice. Le président haïtien Michel Martelly avait récemment dénoncé "des repris de justice réfugiés au Parlement haïtien" au lendemain d'une vive discussion avec le député lors d'une réunion au palais présidentiel.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/10/28/97001-20111028FILWWW00332-un-depute-haitien-arrete-et-incarcere.php
Le député, sous le coup d'un avis de recherche lancé par la police haïtienne, a été emmené directement dans une cellule au pénitencier national au centre de la capitale où il a été immédiatement écroué, a-t-on constaté. Le nom du parlementaire figurait sur une liste de 10 évadés de prison recherchés par la justice.
M. Bélizaire s'était rendu à Paris la semaine dernière pour répondre à une invitation "dans le cadre d'une mission parlementaire", selon l'ambassade de France à Port-au-Prince. "Notre collègue a été arbitrairement arrêté, il jouit de l'immunité parlementaire, les procédures n'ont pas été respectées. Nous sommes face à une dérive politique en Haïti", a affirmé à l'AFP le député Stevenson Timoléon, devant le le pénitencier où s'étaient rassemblés jeudi soir une cinquantaine de parlementaires.
Un procureur, Félix Léger, avait écrit à la chambre pour demander que le député Bélizaire, "évadé de prison en 2005", soit livré à la justice. Le président haïtien Michel Martelly avait récemment dénoncé "des repris de justice réfugiés au Parlement haïtien" au lendemain d'une vive discussion avec le député lors d'une réunion au palais présidentiel.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/10/28/97001-20111028FILWWW00332-un-depute-haitien-arrete-et-incarcere.php
jeudi 27 octobre 2011
Canadian women's soccer team to open Olympic qualifier against Haiti
Canada will open the CONCACAF Olympic women's soccer qualifying event against Haiti on Jan. 19.
The tournament will be held in Vancouver from Jan. 19 to Jan. 29. The event schedule was released Wednesday.
Canada, who took part in the Beijing Games, is expected to face its biggest test Jan. 23 against Costa Rica, a two-time semifinalist, in the final game of the Group A schedule.
The tournament semi-final is scheduled for Jan. 27, with the two winners qualifying for the 2012 London Summer Games. The event's final game will be played Jan. 29.
Canada will play in Group A with Costa Rica, Cuba and Haiti. The Canadians meet Cuba on Jan. 21.
The Group B teams will be the U.S., Mexico, Guatemala and the Dominican Republic.
http://www.theglobeandmail.com/sports/soccer/canadian-womens-soccer-team-to-open-olympic-qualifier-against-haiti/article2214254/
The tournament will be held in Vancouver from Jan. 19 to Jan. 29. The event schedule was released Wednesday.
Canada, who took part in the Beijing Games, is expected to face its biggest test Jan. 23 against Costa Rica, a two-time semifinalist, in the final game of the Group A schedule.
The tournament semi-final is scheduled for Jan. 27, with the two winners qualifying for the 2012 London Summer Games. The event's final game will be played Jan. 29.
Canada will play in Group A with Costa Rica, Cuba and Haiti. The Canadians meet Cuba on Jan. 21.
The Group B teams will be the U.S., Mexico, Guatemala and the Dominican Republic.
http://www.theglobeandmail.com/sports/soccer/canadian-womens-soccer-team-to-open-olympic-qualifier-against-haiti/article2214254/
Haiti orphanage closes for allegedly selling donations
Gainesville-based group that helped kids grew ‘suspicious’ of operation By Dallas Duncan
dduncan@gainesvilletimes.com
POSTED: October 27, 2011 12:16 a.m.
The Haitian government shut down an orphanage last week in light of abuse findings by several U.S. charitable organizations, including Gainesville-based Adventures in Missions.
Operators of the Son of God Orphanage in Carrefour, Haiti, are alleged to have abused the children at the orphanage. Instead of using the medicine, clothes and other donations to care for the children, Maccene Hyppolite, his wife Marie and their children are accused of selling the goods for profit and selling the orphans as well.
Rania Batrice, executive director of the Dallas, Texas-based Freedom Project, said she was unsure of the total worth of the goods sold, but said it was "pretty substantial."
"We started to notice the children we were trying to help ... their condition seemed to get worse. We started to get suspicious about 15 months ago," said Jeff Goins, director of communications for Adventures in Missions.
Goins said the organizations did not want to jump to any conclusions. The teams on the ground in Haiti kept an eye on how things were going. Eventually, Goins said, the organizations realized that not only were the Hyppolites misappropriating funds, they were abusing children.
Children were also disappearing from the orphanage.
Maccene Hyppolite is now in jail in Port au Prince on these charges, according to a news release. He was arrested in July "while attempting to sell one of the orphans" during a police sting operation, but his wife and children continued to run the orphanage. Accounts from those still in Haiti demonstrated the situation continued to worsen.
Members of the organizations met last week with senior level officials to Haitian President Michel Martelly to make them aware of the situation at Son of God Orphanage, the news release said.
"They were shown photographs and a first-hand account of the people who've been on the ground for the last 15 months," Batrice said. "(The orphans) were still starving to death and still many were naked. The evidence is so damning you can't look over it."
Goins said though the groups were advocating for the orphanage to be closed, they did not expect the government to do so on such a fast timetable.
Even after the orphanage was shut down, Marie Hyppolite and her children were not arrested, Batrice said.
The orphans were relocated to other orphanages in Haiti.
"Efforts continue ... to locate the missing children, ensure the safety of the relocated children and push for a full and thorough investigation of anyone involved in the situation," the news release said.
Batrice said there were about 85 children in the orphanage.
"There are 46 of these kids who are missing. That's on top of the 53 kids who were already missing," she said.
Batrice said part of the speculation about the orphanage is that Maccene Hyppolite trafficked at least some of these missing children. She said when some of the aid workers wanted to take their sponsored children to the doctor, he told them no but said he would sell them to the workers for $2,000.
The groups, Adventures in Missions, along with Bridgeway Church, Timberline Church, Children's Hope Chest, Journey Community Church and Respire Haiti, began working with Son of God Orphanage shortly after the country was devastated by the earthquake in 2010.
"We discovered this orphanage that was in great need after the earthquake hit Haiti," Goins said. "We sent a team down immediately."
Barnes said when he saw the orphanage, it was "horrible."
"The earthquake had damaged the building. The kids were sleeping on the floor. They were doing school under a tree," said Seth Barnes, executive director of Adventures in Missions.
Batrice said there are still teams in Haiti, and some who were in the states returned when they realized the severity of the children's condition. They are checking on the relocated orphans and still pursuing those who are missing.
Barnes said the groups hope to find the kids who are still unaccounted for and help them find a safe home.
"They're just really trying to push the issue," Batrice said. "All of this is speculation, but they think there's about 20 other orphanages trying to do the same thing."
http://www.gainesvilletimes.com/section/6/article/58248/
dduncan@gainesvilletimes.com
POSTED: October 27, 2011 12:16 a.m.
The Haitian government shut down an orphanage last week in light of abuse findings by several U.S. charitable organizations, including Gainesville-based Adventures in Missions.
Operators of the Son of God Orphanage in Carrefour, Haiti, are alleged to have abused the children at the orphanage. Instead of using the medicine, clothes and other donations to care for the children, Maccene Hyppolite, his wife Marie and their children are accused of selling the goods for profit and selling the orphans as well.
Rania Batrice, executive director of the Dallas, Texas-based Freedom Project, said she was unsure of the total worth of the goods sold, but said it was "pretty substantial."
"We started to notice the children we were trying to help ... their condition seemed to get worse. We started to get suspicious about 15 months ago," said Jeff Goins, director of communications for Adventures in Missions.
Goins said the organizations did not want to jump to any conclusions. The teams on the ground in Haiti kept an eye on how things were going. Eventually, Goins said, the organizations realized that not only were the Hyppolites misappropriating funds, they were abusing children.
Children were also disappearing from the orphanage.
Maccene Hyppolite is now in jail in Port au Prince on these charges, according to a news release. He was arrested in July "while attempting to sell one of the orphans" during a police sting operation, but his wife and children continued to run the orphanage. Accounts from those still in Haiti demonstrated the situation continued to worsen.
Members of the organizations met last week with senior level officials to Haitian President Michel Martelly to make them aware of the situation at Son of God Orphanage, the news release said.
"They were shown photographs and a first-hand account of the people who've been on the ground for the last 15 months," Batrice said. "(The orphans) were still starving to death and still many were naked. The evidence is so damning you can't look over it."
Goins said though the groups were advocating for the orphanage to be closed, they did not expect the government to do so on such a fast timetable.
Even after the orphanage was shut down, Marie Hyppolite and her children were not arrested, Batrice said.
The orphans were relocated to other orphanages in Haiti.
"Efforts continue ... to locate the missing children, ensure the safety of the relocated children and push for a full and thorough investigation of anyone involved in the situation," the news release said.
Batrice said there were about 85 children in the orphanage.
"There are 46 of these kids who are missing. That's on top of the 53 kids who were already missing," she said.
Batrice said part of the speculation about the orphanage is that Maccene Hyppolite trafficked at least some of these missing children. She said when some of the aid workers wanted to take their sponsored children to the doctor, he told them no but said he would sell them to the workers for $2,000.
The groups, Adventures in Missions, along with Bridgeway Church, Timberline Church, Children's Hope Chest, Journey Community Church and Respire Haiti, began working with Son of God Orphanage shortly after the country was devastated by the earthquake in 2010.
"We discovered this orphanage that was in great need after the earthquake hit Haiti," Goins said. "We sent a team down immediately."
Barnes said when he saw the orphanage, it was "horrible."
"The earthquake had damaged the building. The kids were sleeping on the floor. They were doing school under a tree," said Seth Barnes, executive director of Adventures in Missions.
Batrice said there are still teams in Haiti, and some who were in the states returned when they realized the severity of the children's condition. They are checking on the relocated orphans and still pursuing those who are missing.
Barnes said the groups hope to find the kids who are still unaccounted for and help them find a safe home.
"They're just really trying to push the issue," Batrice said. "All of this is speculation, but they think there's about 20 other orphanages trying to do the same thing."
http://www.gainesvilletimes.com/section/6/article/58248/
Cuban musicians embrace their Haitian roots
By JIM TRAGESER jtrageser@nctimes.com North County Times Posted: Thursday, October 27, 2011 6:00 am
Creole Choir of Cuba
Where: Mandeville Auditorium, UC California,
9500 Gilman Drive, La Jolla
Tickets: $15-$30
Info: 858-534-8497
Creole music is to Haiti what son is to Cuba, flamenco to Spain, blues or bluegrass to the United States.
Both the language and the traditional music of Haiti are called Creole, and both the language and the music are uniquely Haitian mixtures of the French spoken by the European colonizers of the western half of the island of Hispaniola and the numerous languages brought to Haiti by slaves from Africa.
So to find a musical outfit called the Creole Choir of Cuba (playing Tuesday at Mandeville Auditorium at UC San Diego) is a bit like finding a blues band in Belgrade or a bluegrass band in Japan.
Except the members of the Creole Choir of Cuba aren't just Cuban fans of Haitian music: They're ethnic Haitians, descended from refugees who fled to Cuba in the early 1800s and settled in the city of Camaguey. Their music is their way of embracing their heritage and keeping it alive.
Emilia Diaz Chavez, the choir's founder and director, said in an email exchange (with the assistance of a translator) that Cubans celebrate their family ethnic histories in ways that would seem familiar to most Americans.
"In Cuba, many events celebrate the cultures of various ethnic groups, and Haitian culture also has several special spaces dedicated to it, such as 'the Feast of Fire' in Santiago de Cuba, 'Eva Gaspar' in Ciego de Avila and 'The Days of Haitian Culture' in Havana."
According to the band's official biography, the Creole Choir was formed in 1994 by Diaz Chavez out of the existing Haitian ethnic singing groups, which she wrote are popular even among Cubans not of Haitian descent.
"They want to know information about the Haitians and their descendants in Camaguey. The stories of our journeys here, which are diverse and adventurous. Culturally, there is much to know because we are the country's oldest Haitian dance group, based in Camaguey for over 80 years."
Living in a nation like Cuba, known globally as one of the most musically rich cultures, pays dividends even for a band such as the Creole Choir, Diaz Chavez wrote.
"Music is part of the life of the Cuban people. Every day is filled with cheer and dancing in our community, so it is a natural inspiration for our work."
And the two islands' music developed along similar paths, particularly in the religious traditions that fused Catholicism with African beliefs.
"There are many similarities between musical Cuban Santeria and Haitian Vousdous as to the ritual ceremonies and the act of singing to their respective gods. The ceremonies in Haiti are more holy, or 'Iwas,' which is something that our parents have passed to us and our generation now safeguards."
One of the challenges of trying to preserve Haitian music from Cuba is trying to keep up with current developments in Haitian popular music. Diaz Chavez wrote that this can be difficult.
"It is not possible to follow the Haitian music scene directly from my house because I do not hear much the broadcasting directly. We keep a connection through music recorded and obtained in Haiti or other countries that is passed to our friends who live outside Cuba and brought to us. When we were in New York in June, although only in town for 24 hours, our priority was to find music to bring back to Cuba to aid us in our work. That music is shared in the Haitian community in Cuba. There is also a lot of Haitian music produced in Cuba which we have access to."
And while the universal access of the Internet has been slower to make its way into Cuban society than elsewhere in the West, with the ability of young people today to hear music from any part of the world, Diaz Chavez said she does not think this exposure to various folk music will weaken the appeal of local folk styles.
"Each musician has his own charm, and our identity is based on geography."
Read more: http://www.nctimes.com/entertainment/music/article_b66dd507-c781-50b1-b84c-fb3b0b0f815c.html#ixzz1bzdCK7Qh
Creole Choir of Cuba
Where: Mandeville Auditorium, UC California,
9500 Gilman Drive, La Jolla
Tickets: $15-$30
Info: 858-534-8497
Creole music is to Haiti what son is to Cuba, flamenco to Spain, blues or bluegrass to the United States.
Both the language and the traditional music of Haiti are called Creole, and both the language and the music are uniquely Haitian mixtures of the French spoken by the European colonizers of the western half of the island of Hispaniola and the numerous languages brought to Haiti by slaves from Africa.
So to find a musical outfit called the Creole Choir of Cuba (playing Tuesday at Mandeville Auditorium at UC San Diego) is a bit like finding a blues band in Belgrade or a bluegrass band in Japan.
Except the members of the Creole Choir of Cuba aren't just Cuban fans of Haitian music: They're ethnic Haitians, descended from refugees who fled to Cuba in the early 1800s and settled in the city of Camaguey. Their music is their way of embracing their heritage and keeping it alive.
Emilia Diaz Chavez, the choir's founder and director, said in an email exchange (with the assistance of a translator) that Cubans celebrate their family ethnic histories in ways that would seem familiar to most Americans.
"In Cuba, many events celebrate the cultures of various ethnic groups, and Haitian culture also has several special spaces dedicated to it, such as 'the Feast of Fire' in Santiago de Cuba, 'Eva Gaspar' in Ciego de Avila and 'The Days of Haitian Culture' in Havana."
According to the band's official biography, the Creole Choir was formed in 1994 by Diaz Chavez out of the existing Haitian ethnic singing groups, which she wrote are popular even among Cubans not of Haitian descent.
"They want to know information about the Haitians and their descendants in Camaguey. The stories of our journeys here, which are diverse and adventurous. Culturally, there is much to know because we are the country's oldest Haitian dance group, based in Camaguey for over 80 years."
Living in a nation like Cuba, known globally as one of the most musically rich cultures, pays dividends even for a band such as the Creole Choir, Diaz Chavez wrote.
"Music is part of the life of the Cuban people. Every day is filled with cheer and dancing in our community, so it is a natural inspiration for our work."
And the two islands' music developed along similar paths, particularly in the religious traditions that fused Catholicism with African beliefs.
"There are many similarities between musical Cuban Santeria and Haitian Vousdous as to the ritual ceremonies and the act of singing to their respective gods. The ceremonies in Haiti are more holy, or 'Iwas,' which is something that our parents have passed to us and our generation now safeguards."
One of the challenges of trying to preserve Haitian music from Cuba is trying to keep up with current developments in Haitian popular music. Diaz Chavez wrote that this can be difficult.
"It is not possible to follow the Haitian music scene directly from my house because I do not hear much the broadcasting directly. We keep a connection through music recorded and obtained in Haiti or other countries that is passed to our friends who live outside Cuba and brought to us. When we were in New York in June, although only in town for 24 hours, our priority was to find music to bring back to Cuba to aid us in our work. That music is shared in the Haitian community in Cuba. There is also a lot of Haitian music produced in Cuba which we have access to."
And while the universal access of the Internet has been slower to make its way into Cuban society than elsewhere in the West, with the ability of young people today to hear music from any part of the world, Diaz Chavez said she does not think this exposure to various folk music will weaken the appeal of local folk styles.
"Each musician has his own charm, and our identity is based on geography."
Read more: http://www.nctimes.com/entertainment/music/article_b66dd507-c781-50b1-b84c-fb3b0b0f815c.html#ixzz1bzdCK7Qh
La PNH prête à exécuter tout mandat émis par le parquet
La PNH est prête à exécuter tout mandat d'arrêt émis par la justice. Garry Desrosiers a fait savoir, mercredi, que le parquet de Port-au-Prince a envoyé à la DCPJ une liste comportant les noms d'une dizaine de personnes ayant des démêlés avec la justice que la police doit arrêter et conduire au pénitencier national. Sur cette liste figure le nom du député Arnel Bélizaire. Haïti: Suspense. Le député Bélizaire est attendu à Port-au-Prince ce jeudi. Il revient de Paris où il a été en mission pour la Chambre basse. Le parquet a émis un mandat d'arrêt contre le parlementaire qui jouit d'une immunité constitutionnelle. « S'il y a un mandat d'arrêt contre le député, la police se trouvera dans l'obligation d'exécuter le mandat », a confié au Nouvelliste, mercredi soir, un haut cadre de la police nationale requérant l'anonymat. Pour le porte-parole adjoint de la police nationale, l'institution n'a pas d'état d'âme. Elle exécutera toute décision de justice.
« La police est l'auxiliaire de la justice », a fulminé Garry Desrosiers. Interrogé par Le Nouvelliste pour savoir si cette déclaration concerne le député Arnel Bélizaire qui jouit d'une immunité parlementaire, l'officier de police a indiqué que la PNH ne fait pas de personnalité. Il a cependant fait savoir que le parquet de Port-au-Prince a envoyé à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) une liste d'une dizaine de personnes ayant des démêlés avec la justice que la police doit arrêter et conduire au pénitencier national. Sur cette liste figure le nom du député Arnel Bélizaire.
« M. Desrosiers, le député Arnel Bélizaire rentre au pays ce jeudi, est-ce vous allez l'arrêter à l'aéroport ? Je vous le dis encore une fois: La police ne fait pas de personnalité. Elle n'a pas d'état d'âme et elle est là pour exécuter toute décision judiciaire. »
Quid du certificat bonnes vie et moeurs émis par la DCPJ ?
« Tout citoyen a droit à un certificat de bonnes vie et moeurs et c'est la DCPJ qui le délivre. Cependant, si une personne a été arrêtée par la police, la DCPJ le note dans le certificat avec la date de la décision de justice et le chef d'accusation », a souligné le porte-parole de la PNH.
Mais, dans le cas de Arnel Bélizaire, M. Desrosiers, est-ce que la DCPJ a mentionné ses démêlés avec la police et la justice ? « Si la personne a été arrêtée, la DCPJ le note automatiquement dans le certificat de bonne vie et moeurs. Il y a deux types de certificat : un positif et un négatif. Si le demandeur a été arrêté, cela sera mentionné », a expliqué au Nouvelliste Garry Desrosiers.
Plusieurs députés ont annoncé qu'ils iront ce jeudi à l'aéroport international Toussaint Louverture pour accueillir leur collègue et du coup lui apporté leur soutien. Des sympathisants du parlementaire ont également manifesté leur intention de se rendre à l'aéroport.
Le président du Sénat a qualifié de prématuré le mandat d'arrêt émis contre le député. Le sénateur Rodolphe Joazile a rappellé que Arnel Bélizaire bénéficie de l'immunité parlementaire et que la loi fixe clairement la procédure à suivre pour lever cette immunité.
Le député Arnel Bélizaire a déclaré, de Paris où il se trouve actuellement, « Je ne suis pas un repris de justice, parce que je n'ai pas été condamné devant un tribunal criminel. Mon dossier est clos et je n'ai pas peur du président...»
« Arnel Bélizaire a été en prison à trois reprises. Le 14 septembre 1995, il l'a été pour abus de confiance et libéré quatre jours plus tard. Le 14 octobre 2004, pour détention illégale d'arme automatique. Evadé du pénitencier national en février 2005, il a été arrêté par la police dominicaine pour vol de véhicules, puis remis aux autorités haïtiennes qui l'ont incarcéré le 4 juillet 2005. Il a été élargi en juin 2006 », a rappelé le secrétaire exécutif du RNDDH, Pierre Espérance, faisant référence aux archives de l'organisation.
Arnel Bélizaire a déjà purgé pour les accusations de détention d'arme illégale, a rétorqué Me Camille Leblanc, qui l'a représenté dans le cadre de cette affaire. Invité également à Radio Magik, l'homme de loi précise qu'en juin 2006, le tribunal correctionnel a ordonné la libération de l'homme qui a bénéficié de la loi Lespinasse.
Robenson Geffrard
rgeffrard@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=98756&PubDate=2011-10-26
« La police est l'auxiliaire de la justice », a fulminé Garry Desrosiers. Interrogé par Le Nouvelliste pour savoir si cette déclaration concerne le député Arnel Bélizaire qui jouit d'une immunité parlementaire, l'officier de police a indiqué que la PNH ne fait pas de personnalité. Il a cependant fait savoir que le parquet de Port-au-Prince a envoyé à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) une liste d'une dizaine de personnes ayant des démêlés avec la justice que la police doit arrêter et conduire au pénitencier national. Sur cette liste figure le nom du député Arnel Bélizaire.
« M. Desrosiers, le député Arnel Bélizaire rentre au pays ce jeudi, est-ce vous allez l'arrêter à l'aéroport ? Je vous le dis encore une fois: La police ne fait pas de personnalité. Elle n'a pas d'état d'âme et elle est là pour exécuter toute décision judiciaire. »
Quid du certificat bonnes vie et moeurs émis par la DCPJ ?
« Tout citoyen a droit à un certificat de bonnes vie et moeurs et c'est la DCPJ qui le délivre. Cependant, si une personne a été arrêtée par la police, la DCPJ le note dans le certificat avec la date de la décision de justice et le chef d'accusation », a souligné le porte-parole de la PNH.
Mais, dans le cas de Arnel Bélizaire, M. Desrosiers, est-ce que la DCPJ a mentionné ses démêlés avec la police et la justice ? « Si la personne a été arrêtée, la DCPJ le note automatiquement dans le certificat de bonne vie et moeurs. Il y a deux types de certificat : un positif et un négatif. Si le demandeur a été arrêté, cela sera mentionné », a expliqué au Nouvelliste Garry Desrosiers.
Plusieurs députés ont annoncé qu'ils iront ce jeudi à l'aéroport international Toussaint Louverture pour accueillir leur collègue et du coup lui apporté leur soutien. Des sympathisants du parlementaire ont également manifesté leur intention de se rendre à l'aéroport.
Le président du Sénat a qualifié de prématuré le mandat d'arrêt émis contre le député. Le sénateur Rodolphe Joazile a rappellé que Arnel Bélizaire bénéficie de l'immunité parlementaire et que la loi fixe clairement la procédure à suivre pour lever cette immunité.
Le député Arnel Bélizaire a déclaré, de Paris où il se trouve actuellement, « Je ne suis pas un repris de justice, parce que je n'ai pas été condamné devant un tribunal criminel. Mon dossier est clos et je n'ai pas peur du président...»
« Arnel Bélizaire a été en prison à trois reprises. Le 14 septembre 1995, il l'a été pour abus de confiance et libéré quatre jours plus tard. Le 14 octobre 2004, pour détention illégale d'arme automatique. Evadé du pénitencier national en février 2005, il a été arrêté par la police dominicaine pour vol de véhicules, puis remis aux autorités haïtiennes qui l'ont incarcéré le 4 juillet 2005. Il a été élargi en juin 2006 », a rappelé le secrétaire exécutif du RNDDH, Pierre Espérance, faisant référence aux archives de l'organisation.
Arnel Bélizaire a déjà purgé pour les accusations de détention d'arme illégale, a rétorqué Me Camille Leblanc, qui l'a représenté dans le cadre de cette affaire. Invité également à Radio Magik, l'homme de loi précise qu'en juin 2006, le tribunal correctionnel a ordonné la libération de l'homme qui a bénéficié de la loi Lespinasse.
Robenson Geffrard
rgeffrard@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=98756&PubDate=2011-10-26
Nomination de 19 secrétaires d'État et de 15 directeurs généraux
Le nouveau gouvernement a été complété mercredi avec la nomination par arrêté présidentiel de 19 secrétaires d'État presqu'autant qu'il y a de ministères. Si certains ministres seront assistés de deux (TPTC, Sport, Agriculture, commerce), trois secrétaires d'Etat (Intérieur, Education), d'autres (Santé publique, Environnement, Relation avec le parlement, Femme, Présidence, Finances ) n'ont aucun secrétaire d'Etat pour le moment. Une secrétairerie d'Etat au Patrimoine a été créée. Seul rescapé de l'ancien gouvernement, Michel Chancy reste à la Production animale. Le président de la République, Michel Joseph Martelly a également nommé une quinzaine de nouveaux directeurs généraux, parmi les sortants Françoise Thybule laisse la Bibliothèque nationale après 30 ans de service. La grande surprise vient du renvoi du Directeur général de l'administration des Douanes remplacé après à peine un mois de service.
Haïti: Voici la liste des Secrétaires d'État:
A. SECRETAIRES D'ETAT
- M. Georges RACINE à l'Intérieur
- M. Richard MAURASSE à la Défense Nationale
- M. Jean Fritz JEAN LOUIS aux Collectivités Territoriales
- M. Réginald DELVA à la Sécurité Public
- M. Philippe CINEAS aux Transports
- M. René Jean JUMEAU à l'Energie
- M. Jean Claude FRANCOIS à l'Enseignement Supérieur
- Mme Milaine ALEXANDRE à l'Alphabétisation
- Mme Marina GOURGUE à la Formation Professionnelle
- M. Paul Antoine ADRIEN aux Sports
- Mme Carline MONTAS à la Jeunesse et à l'Action Civique
- M. Gérald ORIOL Jr. A l'Intégration des Personnes Handicapées
- M. Fresner DORCIN à la Production Végétale
- M. Michel CHANCY à la Production Animale
- M. Carl Murat CANTAVE à la Population
- M. Mathias LAURENT au Commerce
- M. Jean Gérald BRUTUS à l'Industrie
- M. Michel BRUNACHE aux Affaires Etrangères
- Mme Elsa BAUSSAN NOEL au Patrimoine
B. Les directeurs généraux
- M. Ronsard SAINT-CYR, aux Affaires Sociales
- Mme Arielle JEANTY VILLEDROUIN, à l'IBERS
- Mme Gesly LEVEQUE, à la Banque Populaire Haïtienne
- M. Bernard DEGRAFF, à l'ONA
- M. Pierre Robert AUGUSTE, aux Presses Nationales
- M. Bernier SYLVAIN, à la Radio Nationale D'Haïti
- M. Frantz Michel CARLY, à la Direction Nationale du Livre
- M. Emmanuel MENARD, à la Bibliothèque Nationale
- M. Jean Ernest PAUL, à l'Office des Postes
- M. Oriol MICHEL, à l'OAVCT
- Mme. Myriam JEAN, Directeur Général Adjoint de la Banque Populaire Haïtienne
- M. Victor SAINT-LOUIS, Directeur Général Adjoint à l'AGD
- M. Philippe CHARCHOUTE, Directeur Général Adjoint à L'OAVCT
- M. Tony ACHILLE, Directeur Général Adjoint à l'AGD
- M. Favard C. DUPERVAL, Directeur Général Adjoint au FAES
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=98768&PubDate=2011-10-26
Haïti: Voici la liste des Secrétaires d'État:
A. SECRETAIRES D'ETAT
- M. Georges RACINE à l'Intérieur
- M. Richard MAURASSE à la Défense Nationale
- M. Jean Fritz JEAN LOUIS aux Collectivités Territoriales
- M. Réginald DELVA à la Sécurité Public
- M. Philippe CINEAS aux Transports
- M. René Jean JUMEAU à l'Energie
- M. Jean Claude FRANCOIS à l'Enseignement Supérieur
- Mme Milaine ALEXANDRE à l'Alphabétisation
- Mme Marina GOURGUE à la Formation Professionnelle
- M. Paul Antoine ADRIEN aux Sports
- Mme Carline MONTAS à la Jeunesse et à l'Action Civique
- M. Gérald ORIOL Jr. A l'Intégration des Personnes Handicapées
- M. Fresner DORCIN à la Production Végétale
- M. Michel CHANCY à la Production Animale
- M. Carl Murat CANTAVE à la Population
- M. Mathias LAURENT au Commerce
- M. Jean Gérald BRUTUS à l'Industrie
- M. Michel BRUNACHE aux Affaires Etrangères
- Mme Elsa BAUSSAN NOEL au Patrimoine
B. Les directeurs généraux
- M. Ronsard SAINT-CYR, aux Affaires Sociales
- Mme Arielle JEANTY VILLEDROUIN, à l'IBERS
- Mme Gesly LEVEQUE, à la Banque Populaire Haïtienne
- M. Bernard DEGRAFF, à l'ONA
- M. Pierre Robert AUGUSTE, aux Presses Nationales
- M. Bernier SYLVAIN, à la Radio Nationale D'Haïti
- M. Frantz Michel CARLY, à la Direction Nationale du Livre
- M. Emmanuel MENARD, à la Bibliothèque Nationale
- M. Jean Ernest PAUL, à l'Office des Postes
- M. Oriol MICHEL, à l'OAVCT
- Mme. Myriam JEAN, Directeur Général Adjoint de la Banque Populaire Haïtienne
- M. Victor SAINT-LOUIS, Directeur Général Adjoint à l'AGD
- M. Philippe CHARCHOUTE, Directeur Général Adjoint à L'OAVCT
- M. Tony ACHILLE, Directeur Général Adjoint à l'AGD
- M. Favard C. DUPERVAL, Directeur Général Adjoint au FAES
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=98768&PubDate=2011-10-26
conjoncture, L'engrenage
Haïti: Arnel Bélizaire, s'il ne décide pas de devenir le premier exilé politique de la présidence Martelly, rentre ce jeudi au pays après une mission parlementaire en France. Le député est attendu par la police. Un mandat d'amener émis par le parquet l'attend. Les faits qui sont reprochés au député ne sont pas clairs. Sa défense le présente comme un homme blanchi par la justice, ses détracteurs comme un repris de justice.
Un fait reste, ses problèmes ont commencé après une altercation avec le président de la République au palais national. Le député Bélizaire aurait manqué d'égard au chef de l'Etat dans la maison du peuple au cours d'une rencontre politique. Des mots malheureux ont été échangés entre les deux élus, rapportent des témoins.
L'immunité parlementaire couvre justement et pleinement un telle situation. Un incident politique ne doit pas avoir de suite judiciaire.
Pour ce qui est des impairs que le député aurait commis avant d'entrer en fonction et même les infractions ou crimes perpétrés pendant son mandat, il y a toute une procédure à suivre pour l'amener devant ses juges.
Hors du respect des normes, nous entrons dans le monde de l'arbitraire. Aucune des institutions de ce pays, au regard de notre passé, ne doit impunément, pour surfer sur les envies de l'opinion, se laisser tenter à outrepasser ses prérogatives.
Cela prendra le temps qu'il faut, laissons la procédure suivre sereinement son cours.
Tout le monde en sortira grandi.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=98769&PubDate=2011-10-26
Frantz Duval
Un fait reste, ses problèmes ont commencé après une altercation avec le président de la République au palais national. Le député Bélizaire aurait manqué d'égard au chef de l'Etat dans la maison du peuple au cours d'une rencontre politique. Des mots malheureux ont été échangés entre les deux élus, rapportent des témoins.
L'immunité parlementaire couvre justement et pleinement un telle situation. Un incident politique ne doit pas avoir de suite judiciaire.
Pour ce qui est des impairs que le député aurait commis avant d'entrer en fonction et même les infractions ou crimes perpétrés pendant son mandat, il y a toute une procédure à suivre pour l'amener devant ses juges.
Hors du respect des normes, nous entrons dans le monde de l'arbitraire. Aucune des institutions de ce pays, au regard de notre passé, ne doit impunément, pour surfer sur les envies de l'opinion, se laisser tenter à outrepasser ses prérogatives.
Cela prendra le temps qu'il faut, laissons la procédure suivre sereinement son cours.
Tout le monde en sortira grandi.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=98769&PubDate=2011-10-26
Frantz Duval
Entre impunité et immunité ...Haïti: EN AMONT ou EN AVAL...
Si en amont, n'importe quel délinquant peut contourner le système et l'infiltrer pour se réfugier dans nos institutions sous le couvert de la dignité que confère la fonction, en aval, les dites institutions, au nom de la morale et de la dignité nationales et universelles, ont pour devoir de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour préserver leur prestige. Il est hors de question que nos institutions s'avilissent et sortent de l'estime de l'opinion publique au nom d'un soi-disant esprit de corps qui ne s'appliquerait nullement aux imposteurs qui les auraient pris d'assaut, pour mériter, ce faisant, le quolibet d'association de malfaiteurs et/ou de ''repaires de bandits''.
DE LA FAIBLESSE DE NOS INSTITUTIONS...
Nous savons bien, malheureusement, que la faiblesse de nos institutions permet à n'importe quel citoyen haïtien vivant d'obtenir, s'il le désire, en personne, son certificat de décès. Même si nos honorables officiers d'état civil ne se seraient pas ridiculisés en fournissant un tel document à une personne en bonne santé, les faussaires qui gangrènent le système se chargeraient de le court-circuiter pour faire émettre, contre espèces sonnantes et trébuchantes, ledit document...
Il est, par ailleurs, tout aussi possible pour un condamné purgeant sa peine dans un de nos pénitenciers d'obtenir, par un contact à l'extérieur, un certificat de bonnes vie et moeurs ou une attestation de casier judiciaire vierge...Le système judiciaire haïtien est débile. Si nous voulons vraiment consolider la démocratie naissante, il faut investir massivement pour entre moderniser cet appareil, en mettant en réseau les archives des dispositions de justice, des jugements et autres actes de la vie judiciaire. Si tout cela était impossible, l'actuel débat n'aurait pas lieu. Un citoyen officiellement recherché par la police qui a publié sa photo sur un avis de recherche avec d'autres délinquants a pu se porter candidat en mettant à son tour sa photo partout dans la zone métropolitaine, parce que candidat à la députation pour une assez large circonscription ! On a dit que le système judiciaire était débile, il faut également regarder ailleurs...Et les citoyens dans tout cela? où est leur responsabilité comme auxiliaire de la justice et de la police ? Tout le monde a peur ou personne ne savait ?
Dans le dossier du député Arnel Bélizaire, qui semble être le premier élément de crise de l'ère Martelly, le débat fait rage entre les partisans du député et ceux du camp du respect de la loi. Les questions qui reviennent le plus souvent pointent du doigt le président de la République qui organiserait des représailles contre le député accusé d'avoir eu des échanges vifs de propos avec Michel Martelly.
AUTORITARISME OU STABILITÉ DES INSTITUTIONS ?
Les antécédents d'autoritarisme et d'abus de pouvoir doivent interpeller notre société habituée à ces dérapages qui se sont installés dans la routine de la vie politique. Ce sont comme des habitudes inhérentes au système. Pour cela, personne ne saurait encourager des débordements du palais national. Quand cela commence, un jour ou l'autre, cela finira par toucher des citoyens de tous les groupes sociaux. Il ne s'agit pas de dire que cela ne me concerne pas, car comme dans le fameux poème, cela finira par nous concerner, chacun en particulier.
Cependant, si les suspicions sont légitimes quant au caractère intolérant du chef de l'État qui aurait instrumenté l'institution judiciaire pour régler ses comptes avec un opposant ou un citoyen qui lui aurait tenu tête, il n'est pas moins vrai que dans le cas de figure en question, il y a lieu de fixer une fois pour toute la vérité. Quel est le statut de M. Bélizaire avant son élection à la 49e. Législature. S'agit-il réellement d'un condamné emprisonné, en cavale à la faveur de l'une des multiples casses des barrières du Pénitencier national ? M. Arnel Bélizaire, a-t-il été condamné pour crime, a-t-il été acquitté et blanchi ? S'agit-il d'un prisonnier politique, victime de nos montages traditionnels ? Il nous faut élucider ces questions, quelle que soit celle qui s'applique au député qu'il est devenu.
A ceux qui disent pourquoi aujourd'hui et pas hier, on pourrait répondre que mieux vaut aujourd'hui que plus tard. Aujourd'hui pourquoi? parce que, naturellement, les échanges qu'il a eus avec le président de la République ont agacé M. Martelly qui a dû demander d'enquêter sur ce parlementaire. Cela va tout droit dans le sens de ceux qui concluent rapidement à la persécution politique. La deuxième tentative de réponse a à voir avec un élément conjoncturel, chronologique. Le fait que l'incident dont il est question soit survenu à un moment où le pays est désormais doté d'un gouvernement dont le chef de l'État a le plein contrôle.
DEVOIR D'OBJECTIVITÉ...
Maintenant, si nous regardons les choses objectivement, oui, Martelly peut être motivé par son caractère autoritaire et intolérant. Il serait dans la catégorie des présidents haïtiens qui pensent à tort qu'ils ont tous les droits, que tout le monde leur droit du respect sans qu'ils soient eux-mêmes tenus par cet engagement de respecter les autres, du haut de leur statut présidentiel et du fait de cette fonction. Ici, il y a une veille citoyenne à faire pour préserver les acquis de la Constitution de 1987. Le devoir d'objectivité impose également un second regard sans tergiversation sur l'incident, du point de vue institutionnel et constitutionnel. L'article 136 de la Charte de 1987 en vigueur fait du chef de l'État le garant des institutions dont il doit veiller à la stabilité. Il a aussi, selon les dispositions du même article, la mission de s'assurer ''du fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l'État''. A ce titre, Michel Martelly, aujourd'hui président d'Haïti fait son travail de gardien des institutions, s'il dénonce la présence d'imposteurs dans l'une d'entre elles et fait suivre la procédure régulière pour réparer les dégâts. Quelles que soient les motivations de M. Martelly, consciemment ou inconsciemment, il assume ses attributions constitutionnelles de s'assurer du fonctionnement régulier des pouvoirs publics. Car ce serait irrégulier qu'un repris de justice, ou un citoyen en contravention avec la justice pour avoir forcé les portes de la prison et quitté illégalement les liens de la prévention en utilisant de vrais faux documents, pour prendre d'assaut une de nos prestigieuses institutions, puisse continuer à jouir illégalement des fruits de son imposture en se réclamant de l'immunité octroyée par la fonction usurpée.
POUR L'HONNEUR...
Maintenant, pour son honneur personnel, celui de sa famille, et pour préserver la dignité et l'honneur de la Chambre des députés dont il est aujourd'hui membre, M. Arnel Bélizaire doit se mettre à la disposition de la justice haïtienne pour se défendre et clarifier sa situation. Nous savons tous que la justice ne peut souffrir d'aucun défaut de procédure. Dans ce cas, l'accusé bénéficie de l'annulation des poursuites. Même si le cas dont il s'agit n'est pas une affaire enrôlée dans une quelconque juridiction du système judiciaire, il est indispensable que les procédures soient respectées. Aujourd'hui, le pouvoir exécutif doit reprendre les démarches en demandant au ministre de la Justice de produire auprès de la Chambre des députés la demande du parquet quant à la levée de l'immunité du député Arnel Bélizaire.
D'aucuns diront que cela est inutile, étant donné la flagrance constituée par les photos du prisonnier avec son numéro d'ordre et l'avis de recherche émis par la police et dont les copies circulent dans les médiums électroniques. Mais il serait préférable un strict respect de la procédure d'usage pour ne fournir aucun prétexte à la tentation de résistance des uns et des autres quant à l'évidente nécessité de faire droit à la demande de la levée de l'immunité dont jouit l'accusé, que l'on restituera dans ses droits, le cas échéant. La levée de l'immunité parlementaire n'a rien d'infamant; c'est une procédure qui affranchit la justice face à un citoyen bénéficiant d'un statut spécial qu'il recouvre, s'il fait preuve de son innocence. La levée de l'immunité parlementaire doit être vue comme un acte de transparence au profit de la recherche de justice qui ne doit souffrir d'obstacle d'aucune sorte.
PAS DE FUITE EN AVANT...
Le respect des procédures doit être la norme. Il faut éviter toute fuite en avant pour ne pas créer de mauvais précédents et des situations qui ne manqueront pas de provoquer de nouveaux déchirements de la société. Il faut éloigner toute tentation de faire les choses avec émotion et envoyer à la société un mauvais signal de retour à l'autoritarisme comme on l'a vu pendant les premières années du régime Duvalier au cours desquelles des députés, ont été arrêtés la cocarde sur la poitrine. Nous n'en sommes plus là aujourd'hui, notre société ne veut plus de ça et ne saurait cautionner une telle attitude, qui serait vue comme une inutile bavure.
La Chambre des députés doit assumer avec sérénité son rôle d'institution de référence au coeur du système démocratique, de gardien, comme branche du Législatif avec les deux autres pouvoirs, de la stabilité nationale et de la souveraineté qui lui a été déléguée à travers chacun de ses membres. La nation observe et s'attend à ce que chacun, en ce qui le concerne, joue son rôle avec sérénité, dans le strict respect de ses attributions sans dépasser les limites. Franchir les limites n'aura d'autres effets que de nous jeter dans une nouvelle crise dont nous pouvons bien faire l'économie au moment où nous avons tant de défis de taille à relever.
LA JUSTICE, LE PREMIER DES DÉFIS...
En attendant, le premier défi en Haïti est celui de la justice que nous devons travailler à rendre forte, puissante. C'est de cette façon seulement qu'elle pourra demander des comptes à tout citoyen, quel que soit le corps auquel il appartient. Le dossier du député Arnel Bélizaire, s'il est traité avec équité et dans les règles de l'art, rendra service à la consolidation de la justice de notre pays. Il constituera un précédent qui ouvrira la voie à l'assainissement au sein de nos institutions, qu'elle soit de la Présidence, du Judiciaire ou de l'Exécutif. Il est de notoriété publique que tous ces milieux sont pollués de gens qui ont su passer au travers des mailles trop larges du filtre de la justice. Dans ce sens, Arnel Bélizaire ne doit pas être un bouc émissaire pour tous les autres qui, d'où qu'ils se tiennent, devraient mettre leur barbe à tremper après l'incendie allumé à la barbe de l'encore député Bélizaire.
Ce texte était originellement destiné à la rubrique IBOPINION du jeudi 27 octobre 2011 sur Radio IBO
Hérold Jean-François
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=98761&PubDate=2011-10-26
DE LA FAIBLESSE DE NOS INSTITUTIONS...
Nous savons bien, malheureusement, que la faiblesse de nos institutions permet à n'importe quel citoyen haïtien vivant d'obtenir, s'il le désire, en personne, son certificat de décès. Même si nos honorables officiers d'état civil ne se seraient pas ridiculisés en fournissant un tel document à une personne en bonne santé, les faussaires qui gangrènent le système se chargeraient de le court-circuiter pour faire émettre, contre espèces sonnantes et trébuchantes, ledit document...
Il est, par ailleurs, tout aussi possible pour un condamné purgeant sa peine dans un de nos pénitenciers d'obtenir, par un contact à l'extérieur, un certificat de bonnes vie et moeurs ou une attestation de casier judiciaire vierge...Le système judiciaire haïtien est débile. Si nous voulons vraiment consolider la démocratie naissante, il faut investir massivement pour entre moderniser cet appareil, en mettant en réseau les archives des dispositions de justice, des jugements et autres actes de la vie judiciaire. Si tout cela était impossible, l'actuel débat n'aurait pas lieu. Un citoyen officiellement recherché par la police qui a publié sa photo sur un avis de recherche avec d'autres délinquants a pu se porter candidat en mettant à son tour sa photo partout dans la zone métropolitaine, parce que candidat à la députation pour une assez large circonscription ! On a dit que le système judiciaire était débile, il faut également regarder ailleurs...Et les citoyens dans tout cela? où est leur responsabilité comme auxiliaire de la justice et de la police ? Tout le monde a peur ou personne ne savait ?
Dans le dossier du député Arnel Bélizaire, qui semble être le premier élément de crise de l'ère Martelly, le débat fait rage entre les partisans du député et ceux du camp du respect de la loi. Les questions qui reviennent le plus souvent pointent du doigt le président de la République qui organiserait des représailles contre le député accusé d'avoir eu des échanges vifs de propos avec Michel Martelly.
AUTORITARISME OU STABILITÉ DES INSTITUTIONS ?
Les antécédents d'autoritarisme et d'abus de pouvoir doivent interpeller notre société habituée à ces dérapages qui se sont installés dans la routine de la vie politique. Ce sont comme des habitudes inhérentes au système. Pour cela, personne ne saurait encourager des débordements du palais national. Quand cela commence, un jour ou l'autre, cela finira par toucher des citoyens de tous les groupes sociaux. Il ne s'agit pas de dire que cela ne me concerne pas, car comme dans le fameux poème, cela finira par nous concerner, chacun en particulier.
Cependant, si les suspicions sont légitimes quant au caractère intolérant du chef de l'État qui aurait instrumenté l'institution judiciaire pour régler ses comptes avec un opposant ou un citoyen qui lui aurait tenu tête, il n'est pas moins vrai que dans le cas de figure en question, il y a lieu de fixer une fois pour toute la vérité. Quel est le statut de M. Bélizaire avant son élection à la 49e. Législature. S'agit-il réellement d'un condamné emprisonné, en cavale à la faveur de l'une des multiples casses des barrières du Pénitencier national ? M. Arnel Bélizaire, a-t-il été condamné pour crime, a-t-il été acquitté et blanchi ? S'agit-il d'un prisonnier politique, victime de nos montages traditionnels ? Il nous faut élucider ces questions, quelle que soit celle qui s'applique au député qu'il est devenu.
A ceux qui disent pourquoi aujourd'hui et pas hier, on pourrait répondre que mieux vaut aujourd'hui que plus tard. Aujourd'hui pourquoi? parce que, naturellement, les échanges qu'il a eus avec le président de la République ont agacé M. Martelly qui a dû demander d'enquêter sur ce parlementaire. Cela va tout droit dans le sens de ceux qui concluent rapidement à la persécution politique. La deuxième tentative de réponse a à voir avec un élément conjoncturel, chronologique. Le fait que l'incident dont il est question soit survenu à un moment où le pays est désormais doté d'un gouvernement dont le chef de l'État a le plein contrôle.
DEVOIR D'OBJECTIVITÉ...
Maintenant, si nous regardons les choses objectivement, oui, Martelly peut être motivé par son caractère autoritaire et intolérant. Il serait dans la catégorie des présidents haïtiens qui pensent à tort qu'ils ont tous les droits, que tout le monde leur droit du respect sans qu'ils soient eux-mêmes tenus par cet engagement de respecter les autres, du haut de leur statut présidentiel et du fait de cette fonction. Ici, il y a une veille citoyenne à faire pour préserver les acquis de la Constitution de 1987. Le devoir d'objectivité impose également un second regard sans tergiversation sur l'incident, du point de vue institutionnel et constitutionnel. L'article 136 de la Charte de 1987 en vigueur fait du chef de l'État le garant des institutions dont il doit veiller à la stabilité. Il a aussi, selon les dispositions du même article, la mission de s'assurer ''du fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l'État''. A ce titre, Michel Martelly, aujourd'hui président d'Haïti fait son travail de gardien des institutions, s'il dénonce la présence d'imposteurs dans l'une d'entre elles et fait suivre la procédure régulière pour réparer les dégâts. Quelles que soient les motivations de M. Martelly, consciemment ou inconsciemment, il assume ses attributions constitutionnelles de s'assurer du fonctionnement régulier des pouvoirs publics. Car ce serait irrégulier qu'un repris de justice, ou un citoyen en contravention avec la justice pour avoir forcé les portes de la prison et quitté illégalement les liens de la prévention en utilisant de vrais faux documents, pour prendre d'assaut une de nos prestigieuses institutions, puisse continuer à jouir illégalement des fruits de son imposture en se réclamant de l'immunité octroyée par la fonction usurpée.
POUR L'HONNEUR...
Maintenant, pour son honneur personnel, celui de sa famille, et pour préserver la dignité et l'honneur de la Chambre des députés dont il est aujourd'hui membre, M. Arnel Bélizaire doit se mettre à la disposition de la justice haïtienne pour se défendre et clarifier sa situation. Nous savons tous que la justice ne peut souffrir d'aucun défaut de procédure. Dans ce cas, l'accusé bénéficie de l'annulation des poursuites. Même si le cas dont il s'agit n'est pas une affaire enrôlée dans une quelconque juridiction du système judiciaire, il est indispensable que les procédures soient respectées. Aujourd'hui, le pouvoir exécutif doit reprendre les démarches en demandant au ministre de la Justice de produire auprès de la Chambre des députés la demande du parquet quant à la levée de l'immunité du député Arnel Bélizaire.
D'aucuns diront que cela est inutile, étant donné la flagrance constituée par les photos du prisonnier avec son numéro d'ordre et l'avis de recherche émis par la police et dont les copies circulent dans les médiums électroniques. Mais il serait préférable un strict respect de la procédure d'usage pour ne fournir aucun prétexte à la tentation de résistance des uns et des autres quant à l'évidente nécessité de faire droit à la demande de la levée de l'immunité dont jouit l'accusé, que l'on restituera dans ses droits, le cas échéant. La levée de l'immunité parlementaire n'a rien d'infamant; c'est une procédure qui affranchit la justice face à un citoyen bénéficiant d'un statut spécial qu'il recouvre, s'il fait preuve de son innocence. La levée de l'immunité parlementaire doit être vue comme un acte de transparence au profit de la recherche de justice qui ne doit souffrir d'obstacle d'aucune sorte.
PAS DE FUITE EN AVANT...
Le respect des procédures doit être la norme. Il faut éviter toute fuite en avant pour ne pas créer de mauvais précédents et des situations qui ne manqueront pas de provoquer de nouveaux déchirements de la société. Il faut éloigner toute tentation de faire les choses avec émotion et envoyer à la société un mauvais signal de retour à l'autoritarisme comme on l'a vu pendant les premières années du régime Duvalier au cours desquelles des députés, ont été arrêtés la cocarde sur la poitrine. Nous n'en sommes plus là aujourd'hui, notre société ne veut plus de ça et ne saurait cautionner une telle attitude, qui serait vue comme une inutile bavure.
La Chambre des députés doit assumer avec sérénité son rôle d'institution de référence au coeur du système démocratique, de gardien, comme branche du Législatif avec les deux autres pouvoirs, de la stabilité nationale et de la souveraineté qui lui a été déléguée à travers chacun de ses membres. La nation observe et s'attend à ce que chacun, en ce qui le concerne, joue son rôle avec sérénité, dans le strict respect de ses attributions sans dépasser les limites. Franchir les limites n'aura d'autres effets que de nous jeter dans une nouvelle crise dont nous pouvons bien faire l'économie au moment où nous avons tant de défis de taille à relever.
LA JUSTICE, LE PREMIER DES DÉFIS...
En attendant, le premier défi en Haïti est celui de la justice que nous devons travailler à rendre forte, puissante. C'est de cette façon seulement qu'elle pourra demander des comptes à tout citoyen, quel que soit le corps auquel il appartient. Le dossier du député Arnel Bélizaire, s'il est traité avec équité et dans les règles de l'art, rendra service à la consolidation de la justice de notre pays. Il constituera un précédent qui ouvrira la voie à l'assainissement au sein de nos institutions, qu'elle soit de la Présidence, du Judiciaire ou de l'Exécutif. Il est de notoriété publique que tous ces milieux sont pollués de gens qui ont su passer au travers des mailles trop larges du filtre de la justice. Dans ce sens, Arnel Bélizaire ne doit pas être un bouc émissaire pour tous les autres qui, d'où qu'ils se tiennent, devraient mettre leur barbe à tremper après l'incendie allumé à la barbe de l'encore député Bélizaire.
Ce texte était originellement destiné à la rubrique IBOPINION du jeudi 27 octobre 2011 sur Radio IBO
Hérold Jean-François
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=98761&PubDate=2011-10-26
EDITO : Lydie Parent comme une abeille
Haïti: « Mars fait la fleur, avril en a l'odeur ». Quelle belle façon de dire que les ânes croulent sous les fardeaux pour que les chevaux batifolent, traduction libre de notre "bourik travay pou chwal galonnen". Ce sont ces deux proverbes qui ont fusé dans la salle de rédaction du Nouvelliste quand ont été mis sur le tapis les commentaires d'une fidèle lectrice qui a fait part au journal de son indignation après la publication de l'article sur la place Saint-Pierre vidée de ses occupants. Le journaliste, selon elle, n'aurait pas dû faire état de la présence de responsables de l'OIM venus donner le dernier coup de truelle et recueillir quelques lauriers pour cette mission qu'ils n'ont pas accomplie.
L'article a révulsé notre lectrice qui veut que tout honneur et toute gloire soient rendus à la mairesse Claire Lydie Parent.
C'est vrai, la patience et l'opiniâtreté de madame Parent ont fini par payer. Elle a su braver les insultes des sinistrés, l'incompréhension de deux présidents de la République - René Préval puis Michel Martelly- et l'incrédulité d'une ribambelle de ministres, maires et responsables peureux qui attentaient son échec comme un chien affamé attend la chute d'un corossol.
Et que dire des ONG et autres organismes de défense des droits des sans-abri qui s'étaient ligués contre la mairesse.
Enfin, alors que l'affaire se termine pour le mieux, voilà qu'un organisme étranger se présente pour voler une part de la lumière qui revient à la femme de Malik qui a dirigé Pétion-Ville plus longtemps que tous les édiles de ces dernières décennies.
Madame Parent - le jour où on fera le bilan de son règne - est un des rares élus municipaux de la République qui sait trouver du sang dans les pierres et qui met toujours tout son coeur à l'ouvrage.
Armée de son courage, de sa voix de chanteuse, de sa perruque et de ses faibles moyens, elle a pu surmonter des situations perdues d'avance, remarquent ceux qui l'admirent.
La mairesse, qui a une action importante dans les sections de cette commune si urbaine qu'est Pétion-Ville, va-t-elle briguer un nouveau mandat ?
Personne ne peut l'affirmer, mais il faut souligner qu'elle est de cette race rare d'élus qui gagnent, perdent et regagnent sans abdiquer leur passion pour une tâche ingrate : la gestion d'une ville en Haïti.
Il reste à la mairesse à continuer son travail pour soulager l'inconfort des hommes et des femmes qui campent dans les autres regroupements provisoires et d'animer un séminaire pour les maires, ministres et dirigeants qui n'ont pas encore remarqué le chemin qu'elle a parcouru depuis le 12 janvier 2010.
Madame Parent, pragmatique comme on la connaît, a sans doute compris qu'elle devait s'allier à ceux qui, hier, la pourfendaient. Son objectif est de bien réussir à reloger les sinistrés et à redonner un aspect moins humanitaire à la principale place publique de sa commune.
Qu'importe si avril a l'odeur des fleurs, il nous faut des abeilles en mars et madame Parent en est une. Des plus productives.
Frantz Duval
duval@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=98760&PubDate=2011-10-26
L'article a révulsé notre lectrice qui veut que tout honneur et toute gloire soient rendus à la mairesse Claire Lydie Parent.
C'est vrai, la patience et l'opiniâtreté de madame Parent ont fini par payer. Elle a su braver les insultes des sinistrés, l'incompréhension de deux présidents de la République - René Préval puis Michel Martelly- et l'incrédulité d'une ribambelle de ministres, maires et responsables peureux qui attentaient son échec comme un chien affamé attend la chute d'un corossol.
Et que dire des ONG et autres organismes de défense des droits des sans-abri qui s'étaient ligués contre la mairesse.
Enfin, alors que l'affaire se termine pour le mieux, voilà qu'un organisme étranger se présente pour voler une part de la lumière qui revient à la femme de Malik qui a dirigé Pétion-Ville plus longtemps que tous les édiles de ces dernières décennies.
Madame Parent - le jour où on fera le bilan de son règne - est un des rares élus municipaux de la République qui sait trouver du sang dans les pierres et qui met toujours tout son coeur à l'ouvrage.
Armée de son courage, de sa voix de chanteuse, de sa perruque et de ses faibles moyens, elle a pu surmonter des situations perdues d'avance, remarquent ceux qui l'admirent.
La mairesse, qui a une action importante dans les sections de cette commune si urbaine qu'est Pétion-Ville, va-t-elle briguer un nouveau mandat ?
Personne ne peut l'affirmer, mais il faut souligner qu'elle est de cette race rare d'élus qui gagnent, perdent et regagnent sans abdiquer leur passion pour une tâche ingrate : la gestion d'une ville en Haïti.
Il reste à la mairesse à continuer son travail pour soulager l'inconfort des hommes et des femmes qui campent dans les autres regroupements provisoires et d'animer un séminaire pour les maires, ministres et dirigeants qui n'ont pas encore remarqué le chemin qu'elle a parcouru depuis le 12 janvier 2010.
Madame Parent, pragmatique comme on la connaît, a sans doute compris qu'elle devait s'allier à ceux qui, hier, la pourfendaient. Son objectif est de bien réussir à reloger les sinistrés et à redonner un aspect moins humanitaire à la principale place publique de sa commune.
Qu'importe si avril a l'odeur des fleurs, il nous faut des abeilles en mars et madame Parent en est une. Des plus productives.
Frantz Duval
duval@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=98760&PubDate=2011-10-26
Haitians Train for a Future With a Military
PORT-AU-PRINCE, Haiti — For hours, Robeson Arthiste dragged himself through the dirt like a commando, marched “left, two, three, four,” dived behind bushes pointing an imaginary gun and grimaced while a razor blade removed every bit of hair from his head, leaving a trickle of blood.
Drenched in sweat and muck after drilling with fellow army hopefuls, he said he was ready to join the Haitian military — that is, if there was one.
“Things are not easy here in Haiti,” said Mr. Robeson, 35, and, like several of the prospects, unemployed. “We need something to do.”
Whether that something should be a new military has raised alarm both here and abroad. The military was disbanded over human rights abuses in 1995 by President Jean-Bertrand Aristide after years of political turmoil, making Haiti one of a handful of countries without an army.
But now President Michel Martelly is pledging to revive it, pressing forward with a plan to reconstitute the Haitian military as a kind of national guard or civil defense force to supplement the weak national police.
His $95 million proposal calls for an initial force of 3,500 personnel to patrol the border, help put down civil unrest and provide badly needed employment to legions of young people. It sets aside $15 million to compensate former soldiers who have long complained they are owed a pension.
A draft circulated last month to diplomats from donor nations was promptly leaked, a sign of disquiet among many who recall the military’s involvement in coups and question its priority in a country still reeling from the January 2010 earthquake.
Even members of Parliament supportive of the idea as a matter of national pride — and, like many citizens here, frustrated over high crime — doubt there is support to finance the proposal. The Constitution calls for an armed defense force, so Mr. Martelly may already have the legal authority he needs. Indeed, former members argue they are technically still on duty. But Parliament members believe that they would control something just as important: the purse strings.
“Our generals started the country in 1804,” said Jean Rodolph Joazile, a former military officer and the president of the Senate, referring to the slave rebellion that gave birth to independence from France. “But the army I belonged to was not professional. Now we have to see what our needs are. Is there a priority to have an army now?”
The United Nations has long planned to eventually replace the peacekeepers here with a fortified national police force, and this month the Security Council cut the maximum size of the peacekeeping contingent to 10,581 from 13,331. But the earthquake set back the development of the police force, which stands at 10,200 for a population of 10 million, less than half the size it should be, said the police chief, Mario Andresol.
Chief Andresol, also a former army officer, declined to say whether he supported Mr. Martelly’s plan but said, “We need to develop the police force to see how far we can go with what we have.”
The United Nations has decided to reduce its peacekeepers to pre-quake levels — a decision Mr. Martelly opposed given lingering crime problems — and popular sentiment has soured on them. One unit from Nepal is believed to have brought cholera to the country, while peacekeepers from Uruguay are accused of sexually abusing an 18-year-old Haitian man. Both issues have set off protests here.
That current of mistrust and animosity helps fuel the ad hoc groups of former soldiers and aspiring ones, and it may also buttress Mr. Martelly, who campaigned on promises to reduce international influence and restore Haitian pride. He sent word to Parliament that he plans to name a general staff by Nov. 18, a military holiday, though he has not formally announced his plan.
Mr. Martelly, a dropout of the national military academy, visited one group in November in a camp near here as a presidential candidate and was greeted with a ceremony of salutes and parading, said Nestor Appolon, the commander of the group.
“He came to cheer us up and encourage us and said he supported having an army,” said Mr. Appolon, of the National Coordinate of the Restructured Military, which began as a camp for earthquake survivors run by former military officers and is now one of several loosely connected groups pushing for a new army.
.Mr. Arthiste belongs to another group, the Organization of Demobilized Soldiers for the Reconstruction of Haiti, which trains weekly on the grounds of an abandoned nightclub on the outskirts of Port-au-Prince, the capital. It, too, is led by former military officers, who insist that their only aim is to help rebuild and secure the country, not destabilize it.
They are sketchy on the question of weapons. None were visible during a training session last weekend, but one of the group’s leaders, Daniel Esperance, 53, a former corporal, said, “We don’t have weapons now, but one day if we are in danger we will find them.”
Weapons training seemed a distant concern during the weekend training session. The recruits had enough trouble marching in time, with several hitting the deck for pushups to pay for errors.
Getting their heads shaved, a few initially resisted before succumbing to the razor. “This is a tet kale movement!” one of the “barbers” called out, using the term for bald head, which also happens to be Mr. Martelly’s nickname.
Mr. Esperance said the members — around 2,000, he estimated, though about 100 were present for the training Saturday — donate what they can for lunch and uniforms, camouflage pants, gray T-shirts and boots.
The recruits seemed as interested in future employment as defending the country. Several are not long out of school and said they never held formal jobs, common in a country where about two-thirds of the population is unemployed. “We are poor people, we need income,” said Frederic Markendy, 28, a trainee. “The army is one way. What makes a country? An army.”
http://www.nytimes.com/2011/10/26/world/americas/president-michel-martelly-seeks-to-re-create-haitis-army.html?pagewanted=2&_r=1
Drenched in sweat and muck after drilling with fellow army hopefuls, he said he was ready to join the Haitian military — that is, if there was one.
“Things are not easy here in Haiti,” said Mr. Robeson, 35, and, like several of the prospects, unemployed. “We need something to do.”
Whether that something should be a new military has raised alarm both here and abroad. The military was disbanded over human rights abuses in 1995 by President Jean-Bertrand Aristide after years of political turmoil, making Haiti one of a handful of countries without an army.
But now President Michel Martelly is pledging to revive it, pressing forward with a plan to reconstitute the Haitian military as a kind of national guard or civil defense force to supplement the weak national police.
His $95 million proposal calls for an initial force of 3,500 personnel to patrol the border, help put down civil unrest and provide badly needed employment to legions of young people. It sets aside $15 million to compensate former soldiers who have long complained they are owed a pension.
A draft circulated last month to diplomats from donor nations was promptly leaked, a sign of disquiet among many who recall the military’s involvement in coups and question its priority in a country still reeling from the January 2010 earthquake.
Even members of Parliament supportive of the idea as a matter of national pride — and, like many citizens here, frustrated over high crime — doubt there is support to finance the proposal. The Constitution calls for an armed defense force, so Mr. Martelly may already have the legal authority he needs. Indeed, former members argue they are technically still on duty. But Parliament members believe that they would control something just as important: the purse strings.
“Our generals started the country in 1804,” said Jean Rodolph Joazile, a former military officer and the president of the Senate, referring to the slave rebellion that gave birth to independence from France. “But the army I belonged to was not professional. Now we have to see what our needs are. Is there a priority to have an army now?”
The United Nations has long planned to eventually replace the peacekeepers here with a fortified national police force, and this month the Security Council cut the maximum size of the peacekeeping contingent to 10,581 from 13,331. But the earthquake set back the development of the police force, which stands at 10,200 for a population of 10 million, less than half the size it should be, said the police chief, Mario Andresol.
Chief Andresol, also a former army officer, declined to say whether he supported Mr. Martelly’s plan but said, “We need to develop the police force to see how far we can go with what we have.”
The United Nations has decided to reduce its peacekeepers to pre-quake levels — a decision Mr. Martelly opposed given lingering crime problems — and popular sentiment has soured on them. One unit from Nepal is believed to have brought cholera to the country, while peacekeepers from Uruguay are accused of sexually abusing an 18-year-old Haitian man. Both issues have set off protests here.
That current of mistrust and animosity helps fuel the ad hoc groups of former soldiers and aspiring ones, and it may also buttress Mr. Martelly, who campaigned on promises to reduce international influence and restore Haitian pride. He sent word to Parliament that he plans to name a general staff by Nov. 18, a military holiday, though he has not formally announced his plan.
Mr. Martelly, a dropout of the national military academy, visited one group in November in a camp near here as a presidential candidate and was greeted with a ceremony of salutes and parading, said Nestor Appolon, the commander of the group.
“He came to cheer us up and encourage us and said he supported having an army,” said Mr. Appolon, of the National Coordinate of the Restructured Military, which began as a camp for earthquake survivors run by former military officers and is now one of several loosely connected groups pushing for a new army.
.Mr. Arthiste belongs to another group, the Organization of Demobilized Soldiers for the Reconstruction of Haiti, which trains weekly on the grounds of an abandoned nightclub on the outskirts of Port-au-Prince, the capital. It, too, is led by former military officers, who insist that their only aim is to help rebuild and secure the country, not destabilize it.
They are sketchy on the question of weapons. None were visible during a training session last weekend, but one of the group’s leaders, Daniel Esperance, 53, a former corporal, said, “We don’t have weapons now, but one day if we are in danger we will find them.”
Weapons training seemed a distant concern during the weekend training session. The recruits had enough trouble marching in time, with several hitting the deck for pushups to pay for errors.
Getting their heads shaved, a few initially resisted before succumbing to the razor. “This is a tet kale movement!” one of the “barbers” called out, using the term for bald head, which also happens to be Mr. Martelly’s nickname.
Mr. Esperance said the members — around 2,000, he estimated, though about 100 were present for the training Saturday — donate what they can for lunch and uniforms, camouflage pants, gray T-shirts and boots.
The recruits seemed as interested in future employment as defending the country. Several are not long out of school and said they never held formal jobs, common in a country where about two-thirds of the population is unemployed. “We are poor people, we need income,” said Frederic Markendy, 28, a trainee. “The army is one way. What makes a country? An army.”
http://www.nytimes.com/2011/10/26/world/americas/president-michel-martelly-seeks-to-re-create-haitis-army.html?pagewanted=2&_r=1
mercredi 26 octobre 2011
Coup de gueule d'investisseurs devant les entraves administratives
« Haiti is open for business !», est encore un slogan. En réalité, certains hommes d'affaires galèrent dans les dédales de l'administration publique et affrontent des procédures compliquées à souhait pour ouvrir une entreprise. Le rapport « Doing business » de la Banque mondiale vient de rappeler aux décideurs la nécessité d'être sérieux avec les mots : Haïti a perdu 8 places et est 174e sur 183 pays où il est facile de faire des affaires. Haïti: Les slogans, on en a soupé! Cela suffit! Le temps commande des actes concrets dont l'économie vaut parfois des sourires moqueurs à nos dirigeants, volontaires en clamant sur tous les toits que « Haiti is open for business », marmonne en substance un homme d'affaires quelque peu dépité par les tracasseries administratives afin de monter une entreprise.
Les nerfs tout aussi éprouvés, Jacques Thomas, un homme d'affaires français, met une durée à cette galère. « Il faut au moins une année pour ouvrir une entreprise en Haïti alors qu'ailleurs ces formalités durent 3 mois », explique-t-il, ajoutant qu'il s'agit « d'un véritable parcours du combattant ».
La faute à la lourdeur et à la complexité des procédures, confie Jacques Thomas, englué dans les démarches pour finaliser le montage d'une usine de tôles depuis tantôt un an. « Aujourd'hui encore, pour importer de la marchandise, on est obligé d'obtenir un quitus fiscal tous les trois mois. Ce même quitus nécessite la production de quelque 15 documents », tempête Jacques Thomas, qui n'a pas mis de l'eau à la bouche pour qualifier de « voeu pieux » les slogans clamant que le « pays est ouvert aux investissements directs étrangers ».
Il n'y a pas d'incitatifs pour les nouvelles entreprises. « Si vous ne produisez pas 40 % de valeur ajoutée, vous n'avez droit à aucune exonération, aucune facilité pour ouvrir une entreprise », explique-t-il, toujours prompt à faire des comparaisons, car, dans l'économie mondiale où la compétition fait rage, faire fructifier ses investissements est l'unique objectif des investisseurs. « Dans d'autres pays, vous avez un code des investissements pour toute nouvelle entreprise. Et ces entreprises bénéficient jusqu'à 5 ans, voire 10 ans d'exonération sur les impôts commerciaux en fin d'année », ajoute Jacques Thomas, qui n'est pas tendre non plus avec la lourdeur des notaires, des firmes d'avocats, sur Magik 9, le mardi 25 octobre 2011.
Bloquée pour une « banalité »
Jonas Guillaume, un autre homme d'affaires, ronge ses freins depuis 5 mois afin d'obtenir un numéro du Moniteur avec la reconnaissance d'une usine. « Depuis 5 mois, j'attends un Moniteur. Mes investisseurs à l'étranger sont anxieux », confie Jonas Guillaume, dont le dossier est bloqué au ministère du Commerce et de l'Industrie à cause, selon lui, « d'une banalité ». Son entreprise, « Les Industries Digo », ne peut pas avoir de reconnaissance parce qu'il y a déjà une entreprise dénommée « Club Indigo ». « Mon industrie sera spécialisée dans le chimique alors que Indigo Club est un hôtel. Je ne vois pas le rapport et pourquoi on refuse de délivrer le certificat de reconnaissance », s'interroge, dubitatif, Jonas Guillaume.
Un problème de culture des affaires
« La culture administrative en Haïti est axée sur la procédure et non sur l'efficacité. On réfléchit aux détours à imposer à l'entrepreneur à qui on devrait plutôt faciliter la tâche en diminuant les étapes, soit pour ouvrir une entreprise, soit pour payer des taxes », relève Frédérick Gérald Chéry, économiste, auteur de plusieurs ouvrages, dont « Discours et décisions », « Fondements cognitifs de l'économie », « Haïti : la crise permanente ».
Cependant, l'économiste souligne que les lois, les réformes ne suffisent pas à elles seules à faciliter les investissements et la création d'emplois sans une culture des affaires. « Ce ne sont pas les lois qui facilitent les affaires. C'est une disposition au sein de la société qui accepte le principe de la création de richesses comme vecteur de croissance », insiste-t-il. Entre 2004 et aujourd'hui, le CFI a été créé; on a élaboré de nouvelles lois sur la fiscalité, le secteur privé et l'Etat se sont rapprochés et ont débattu d'un plan de développement, mais cela n'a pas donné l'impulsion souhaitée, argumente M. Chéry.
Frédérick Gérald Chéry, professeur à l'UEH, indexe par ailleurs l'attitude consistant à considérer les conflits de propriété comme une affaire interne à la justice et non un problème à résoudre pour le bon fonctionnement de l'économie. Ce n'est pas normal, autant que l'accès au crédit à une fraction restreinte de la population par le système bancaire, souligne aussi l'économiste, qui plaide aussi pour donner la primauté à l'économie. « Le discours politique n'est pas orienté vers les avantages pour l'économie », relève Frédérick Gérald Chéry, dans un contexte où Haïti, déjà mal classée parmi les pays offrant des facilités pour faire des affaires, vient de perdre 8 places dans le classement 2012 fait par « Doing Business » de la Banque mondiale rendu public il y a quelques jours. Haïti est 174e sur 183 pays sur la base d'un certain nombre de critères, dont la durée pour créer une entreprise, le temps pour l'octroi du permis de construire, l'accès à l'électricité, le temps du transfert de propriété, la facilité d'accès aux prêts, la protection des investisseurs, le paiement des impôts, le commerce transfrontalier, l'exécution des contrats, la résolution des problèmes de solvabilité.
Le nouveau gouvernement n'a pas encore fait part de ses commentaires suite à ce classement du « Doing business » recherché par les investisseurs du monde.
Cependant, le chancelier haïtien, Laurent Lamothe, membre du Conseil consultatif présidentiel sur le développement économique et l'investissement (CCPI), lors de son installation, lundi 24 octobre 2011, souligne que le cap sera maintenu et annonce des chantiers ambitieux pour attirer des investissements directs étrangers dans le pays. « Haiti is open for business !» Le président l'a dit, le Premier ministre l'a réaffirmé. La diplomatie haïtienne sera orientée vers l'afflux de capitaux étrangers, les investissements directs, générateurs d'emplois et de croissance économique. Il faudra trouver aussi des marchés et des débouchés pour les produits haïtiens », selon Laurent Lamothe, qui indique, après avoir monté des entreprises et travaillé dans 41 pays, « que la diplomatie ne peut plus être une affaire de beaux discours et de belles manières ».
« Non pas qu'il faille mettre de côté tout ce qui fait le charme des diplomates, au contraire, il faut être encore plus courtois et policé. Toutefois, les bonnes manières doivent se mettre au service des intérêts de notre pays. Des intérêts politiques, commerciaux, agricoles, touristiques, culturels et économiques pour le plus grand bien de notre peuple », explique-t-il, quand son camarade du ministère du Commerce et de l'Industrie, Wilson Laleau, propose la création dans les prochaines semaines du Conseil de la politique économique.
Ces structures favoriseront-elles un meilleur classement d'Haïti ? L'avenir le dira.
Cependant, malgré les difficultés, des entreprises ont pu s'implanter en Haïti. « La vérité sur la situation objective d'Haïti dans le domaine des affaires, c'est ce message que l'on doit vendre aux investisseurs qui ne sont pas des pigeons, des gens stupides que l'on peut flouer. Haïti a des problèmes, mais aussi des potentiels importants », affirme un homme d'affaires. « En marketing, l'effet boomerang est dur à encaisser. Battre la grosse pour dire que l'on est prêt, que tout est rose alors que ce n'est pas vrai, c'est encourir le risque de ne pas être pris au sérieux la prochaine fois. Sans compter aussi l'énergie et l'argent que l'on devra dépenser », ajoute-t-il en rappelant, un zeste taquin, que l'image d'un pays, facile à casser, prend du temps et un effort assidu à être construite.
Entre-temps, rien n'indique que la galère de ceux qui ouvrent une nouvelle entreprise est en passe de se terminer dans les dédales de l'administration publique en Haïti où les autorités, les acteurs économiques semblent souffrir d'une overdose de paroles et d'une pauvreté dans le faire. Sècheresse....
Selon le rapport 2011-2012 publié en septembre dernier par le Forum Économique Mondial, Haïti était classée à la 141e place, soit l'avant dernière position dans le classement mondial des pays en matière de compétitivité économique. Ont été retenus pour ce classementes les facteurs suivants : institutions, infrastructure, environnement macroéconomique, santé et éducation de base, éducation supérieure et formation, fonctionnement du marché des biens, efficacité du marché du travail, développement du système financier, agilité technologique, taille du marché, sophistication des activités commerciales et innovation.
Roberson Alphonse
ralphonse@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=98681&PubDate=2011-10-25
Commentaires:
Et dire que le gouvernement de René Préval avait mis sur place un bureau de facilitation des investissements! Ce sont ces initiatives sans lendemain qui servent uniquement à faire du bruit ou au pire des cas à prendre des ronds d'un bailleurs quelconque type USAID ou UUEE.
Mais en fait rien ne bouge. Le problème reste sans solution!
Les nerfs tout aussi éprouvés, Jacques Thomas, un homme d'affaires français, met une durée à cette galère. « Il faut au moins une année pour ouvrir une entreprise en Haïti alors qu'ailleurs ces formalités durent 3 mois », explique-t-il, ajoutant qu'il s'agit « d'un véritable parcours du combattant ».
La faute à la lourdeur et à la complexité des procédures, confie Jacques Thomas, englué dans les démarches pour finaliser le montage d'une usine de tôles depuis tantôt un an. « Aujourd'hui encore, pour importer de la marchandise, on est obligé d'obtenir un quitus fiscal tous les trois mois. Ce même quitus nécessite la production de quelque 15 documents », tempête Jacques Thomas, qui n'a pas mis de l'eau à la bouche pour qualifier de « voeu pieux » les slogans clamant que le « pays est ouvert aux investissements directs étrangers ».
Il n'y a pas d'incitatifs pour les nouvelles entreprises. « Si vous ne produisez pas 40 % de valeur ajoutée, vous n'avez droit à aucune exonération, aucune facilité pour ouvrir une entreprise », explique-t-il, toujours prompt à faire des comparaisons, car, dans l'économie mondiale où la compétition fait rage, faire fructifier ses investissements est l'unique objectif des investisseurs. « Dans d'autres pays, vous avez un code des investissements pour toute nouvelle entreprise. Et ces entreprises bénéficient jusqu'à 5 ans, voire 10 ans d'exonération sur les impôts commerciaux en fin d'année », ajoute Jacques Thomas, qui n'est pas tendre non plus avec la lourdeur des notaires, des firmes d'avocats, sur Magik 9, le mardi 25 octobre 2011.
Bloquée pour une « banalité »
Jonas Guillaume, un autre homme d'affaires, ronge ses freins depuis 5 mois afin d'obtenir un numéro du Moniteur avec la reconnaissance d'une usine. « Depuis 5 mois, j'attends un Moniteur. Mes investisseurs à l'étranger sont anxieux », confie Jonas Guillaume, dont le dossier est bloqué au ministère du Commerce et de l'Industrie à cause, selon lui, « d'une banalité ». Son entreprise, « Les Industries Digo », ne peut pas avoir de reconnaissance parce qu'il y a déjà une entreprise dénommée « Club Indigo ». « Mon industrie sera spécialisée dans le chimique alors que Indigo Club est un hôtel. Je ne vois pas le rapport et pourquoi on refuse de délivrer le certificat de reconnaissance », s'interroge, dubitatif, Jonas Guillaume.
Un problème de culture des affaires
« La culture administrative en Haïti est axée sur la procédure et non sur l'efficacité. On réfléchit aux détours à imposer à l'entrepreneur à qui on devrait plutôt faciliter la tâche en diminuant les étapes, soit pour ouvrir une entreprise, soit pour payer des taxes », relève Frédérick Gérald Chéry, économiste, auteur de plusieurs ouvrages, dont « Discours et décisions », « Fondements cognitifs de l'économie », « Haïti : la crise permanente ».
Cependant, l'économiste souligne que les lois, les réformes ne suffisent pas à elles seules à faciliter les investissements et la création d'emplois sans une culture des affaires. « Ce ne sont pas les lois qui facilitent les affaires. C'est une disposition au sein de la société qui accepte le principe de la création de richesses comme vecteur de croissance », insiste-t-il. Entre 2004 et aujourd'hui, le CFI a été créé; on a élaboré de nouvelles lois sur la fiscalité, le secteur privé et l'Etat se sont rapprochés et ont débattu d'un plan de développement, mais cela n'a pas donné l'impulsion souhaitée, argumente M. Chéry.
Frédérick Gérald Chéry, professeur à l'UEH, indexe par ailleurs l'attitude consistant à considérer les conflits de propriété comme une affaire interne à la justice et non un problème à résoudre pour le bon fonctionnement de l'économie. Ce n'est pas normal, autant que l'accès au crédit à une fraction restreinte de la population par le système bancaire, souligne aussi l'économiste, qui plaide aussi pour donner la primauté à l'économie. « Le discours politique n'est pas orienté vers les avantages pour l'économie », relève Frédérick Gérald Chéry, dans un contexte où Haïti, déjà mal classée parmi les pays offrant des facilités pour faire des affaires, vient de perdre 8 places dans le classement 2012 fait par « Doing Business » de la Banque mondiale rendu public il y a quelques jours. Haïti est 174e sur 183 pays sur la base d'un certain nombre de critères, dont la durée pour créer une entreprise, le temps pour l'octroi du permis de construire, l'accès à l'électricité, le temps du transfert de propriété, la facilité d'accès aux prêts, la protection des investisseurs, le paiement des impôts, le commerce transfrontalier, l'exécution des contrats, la résolution des problèmes de solvabilité.
Le nouveau gouvernement n'a pas encore fait part de ses commentaires suite à ce classement du « Doing business » recherché par les investisseurs du monde.
Cependant, le chancelier haïtien, Laurent Lamothe, membre du Conseil consultatif présidentiel sur le développement économique et l'investissement (CCPI), lors de son installation, lundi 24 octobre 2011, souligne que le cap sera maintenu et annonce des chantiers ambitieux pour attirer des investissements directs étrangers dans le pays. « Haiti is open for business !» Le président l'a dit, le Premier ministre l'a réaffirmé. La diplomatie haïtienne sera orientée vers l'afflux de capitaux étrangers, les investissements directs, générateurs d'emplois et de croissance économique. Il faudra trouver aussi des marchés et des débouchés pour les produits haïtiens », selon Laurent Lamothe, qui indique, après avoir monté des entreprises et travaillé dans 41 pays, « que la diplomatie ne peut plus être une affaire de beaux discours et de belles manières ».
« Non pas qu'il faille mettre de côté tout ce qui fait le charme des diplomates, au contraire, il faut être encore plus courtois et policé. Toutefois, les bonnes manières doivent se mettre au service des intérêts de notre pays. Des intérêts politiques, commerciaux, agricoles, touristiques, culturels et économiques pour le plus grand bien de notre peuple », explique-t-il, quand son camarade du ministère du Commerce et de l'Industrie, Wilson Laleau, propose la création dans les prochaines semaines du Conseil de la politique économique.
Ces structures favoriseront-elles un meilleur classement d'Haïti ? L'avenir le dira.
Cependant, malgré les difficultés, des entreprises ont pu s'implanter en Haïti. « La vérité sur la situation objective d'Haïti dans le domaine des affaires, c'est ce message que l'on doit vendre aux investisseurs qui ne sont pas des pigeons, des gens stupides que l'on peut flouer. Haïti a des problèmes, mais aussi des potentiels importants », affirme un homme d'affaires. « En marketing, l'effet boomerang est dur à encaisser. Battre la grosse pour dire que l'on est prêt, que tout est rose alors que ce n'est pas vrai, c'est encourir le risque de ne pas être pris au sérieux la prochaine fois. Sans compter aussi l'énergie et l'argent que l'on devra dépenser », ajoute-t-il en rappelant, un zeste taquin, que l'image d'un pays, facile à casser, prend du temps et un effort assidu à être construite.
Entre-temps, rien n'indique que la galère de ceux qui ouvrent une nouvelle entreprise est en passe de se terminer dans les dédales de l'administration publique en Haïti où les autorités, les acteurs économiques semblent souffrir d'une overdose de paroles et d'une pauvreté dans le faire. Sècheresse....
Selon le rapport 2011-2012 publié en septembre dernier par le Forum Économique Mondial, Haïti était classée à la 141e place, soit l'avant dernière position dans le classement mondial des pays en matière de compétitivité économique. Ont été retenus pour ce classementes les facteurs suivants : institutions, infrastructure, environnement macroéconomique, santé et éducation de base, éducation supérieure et formation, fonctionnement du marché des biens, efficacité du marché du travail, développement du système financier, agilité technologique, taille du marché, sophistication des activités commerciales et innovation.
Roberson Alphonse
ralphonse@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=98681&PubDate=2011-10-25
Commentaires:
Et dire que le gouvernement de René Préval avait mis sur place un bureau de facilitation des investissements! Ce sont ces initiatives sans lendemain qui servent uniquement à faire du bruit ou au pire des cas à prendre des ronds d'un bailleurs quelconque type USAID ou UUEE.
Mais en fait rien ne bouge. Le problème reste sans solution!
Quand la CIRH fait son bilan
Haïti: Au cours d'une réunion tenue le vendredi 21 octobre, la Commission intérimaire pour la Reconstruction d'Haïti (CIRH) a dressé un bilan de ses 18 mois d'existence. Selon les responsables, si Haïti a pu connaitre quelques avancées dans la cadre de la reconstruction, c'est grâce à l'engagement et la contribution sans faille de nombreux partenaires nationaux et internationaux.
Un communiqué émanant de la dite institution relatant ses réalisation majeures indique que la création de la CIRH a contribué à maintenir l'intérêt de la communauté internationale au plus haut niveau, sur la reconstruction d'Haïti. Cela a favorisé un décaissement effectif des fonds promis par les bailleurs pour la reconstruction du pays.
Grâce aux processus rapides mis en place, dit le communiqué, la CIRH a approuvé des projets de reconstruction prioritaires, représentant un portefeuille de plus de 3 milliards de dollars. Ces approbations données par la CIRH sont une garantie de qualité, d'alignement avec les priorités nationales et de fort potentiel d'accélération de la reconstruction.
La CIRH a aussi permis le financement direct de 15 projets prioritaires du Gouvernement, via le Fonds pour la Reconstruction d'Haïti (FRH), pour un engagement total de 267 millions de dollars.
Au coeur du défi posé par la reconstruction d'Haïti, la CIRH a approuvé un projet de retour aux quartiers de grande envergure, le projet 16/6, qui devrait permettre de relocaliser 30,000 personnes déplacées dans leurs quartiers. A travers les projets qu'elle a approuvés, la CIRH contribuera à la création de 500,000 emplois sur plusieurs années, et presque 90,000 emplois durables, dont 60,000 sont anticipés dans le cadre de la construction d'un nouveau parc industriel, qui constituera la plus grande initiative privé en Haïti.
La CIRH a apporté sa contribution à l'enlèvement de plus de 40% de débris des rues d'Haïti, a travers d'un bon nombre de projets approuvés. Par ailleurs les projets approuvés dans le secteur de la Santé ont permis de lancer la construction de 27 centres de santé et 14 hôpitaux, dont l'hôpital de pointe de Mirebalais, dont l'ouverture est prévue en 2013. Enfin, nous avons su ouvrir la voie à un mode de partenariat innovant avec le Gouvernement haïtien, assurant la relance d'un leadership affaibli suite au séisme.
« Notre tâche n'a pas été des plus faciles : appuyer la coordination des efforts de reconstruction d'Haïti dans le sillage du séisme dévastateur du 12 janvier 2010. Avec des moyens très limités face à l'ampleur des besoins, nous avons dû affronter le poids de la frustration générale, naturelle dans un processus de reconstruction aussi complexe que celui-ci. Nous avons dû, à nombreuses reprises, faire preuve de créativité et de persistance pour trouver des solutions adaptées, qui ont permis à la CIRH de devenir un réel espace de cohérence et d'accélération de la reconstruction malgré les nombreux défis », lit-on encore dans ce document.
« Nous tenons à réaffirmer notre gratitude pour l'engagement sans faille tout au long des 18 mois d'activité de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d'Haïti (CIRH), de tous nos partenaires : en premier lieu, le gouvernement haïtien, les membres de la communauté internationale, la société civile et tous les partenaires de la reconstruction qui nous ont accompagnés sans relâche », conclut le communiqué.
Un communiqué émanant de la dite institution relatant ses réalisation majeures indique que la création de la CIRH a contribué à maintenir l'intérêt de la communauté internationale au plus haut niveau, sur la reconstruction d'Haïti. Cela a favorisé un décaissement effectif des fonds promis par les bailleurs pour la reconstruction du pays.
Grâce aux processus rapides mis en place, dit le communiqué, la CIRH a approuvé des projets de reconstruction prioritaires, représentant un portefeuille de plus de 3 milliards de dollars. Ces approbations données par la CIRH sont une garantie de qualité, d'alignement avec les priorités nationales et de fort potentiel d'accélération de la reconstruction.
La CIRH a aussi permis le financement direct de 15 projets prioritaires du Gouvernement, via le Fonds pour la Reconstruction d'Haïti (FRH), pour un engagement total de 267 millions de dollars.
Au coeur du défi posé par la reconstruction d'Haïti, la CIRH a approuvé un projet de retour aux quartiers de grande envergure, le projet 16/6, qui devrait permettre de relocaliser 30,000 personnes déplacées dans leurs quartiers. A travers les projets qu'elle a approuvés, la CIRH contribuera à la création de 500,000 emplois sur plusieurs années, et presque 90,000 emplois durables, dont 60,000 sont anticipés dans le cadre de la construction d'un nouveau parc industriel, qui constituera la plus grande initiative privé en Haïti.
La CIRH a apporté sa contribution à l'enlèvement de plus de 40% de débris des rues d'Haïti, a travers d'un bon nombre de projets approuvés. Par ailleurs les projets approuvés dans le secteur de la Santé ont permis de lancer la construction de 27 centres de santé et 14 hôpitaux, dont l'hôpital de pointe de Mirebalais, dont l'ouverture est prévue en 2013. Enfin, nous avons su ouvrir la voie à un mode de partenariat innovant avec le Gouvernement haïtien, assurant la relance d'un leadership affaibli suite au séisme.
« Notre tâche n'a pas été des plus faciles : appuyer la coordination des efforts de reconstruction d'Haïti dans le sillage du séisme dévastateur du 12 janvier 2010. Avec des moyens très limités face à l'ampleur des besoins, nous avons dû affronter le poids de la frustration générale, naturelle dans un processus de reconstruction aussi complexe que celui-ci. Nous avons dû, à nombreuses reprises, faire preuve de créativité et de persistance pour trouver des solutions adaptées, qui ont permis à la CIRH de devenir un réel espace de cohérence et d'accélération de la reconstruction malgré les nombreux défis », lit-on encore dans ce document.
« Nous tenons à réaffirmer notre gratitude pour l'engagement sans faille tout au long des 18 mois d'activité de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d'Haïti (CIRH), de tous nos partenaires : en premier lieu, le gouvernement haïtien, les membres de la communauté internationale, la société civile et tous les partenaires de la reconstruction qui nous ont accompagnés sans relâche », conclut le communiqué.
Arnel Bélizaire: en a-t-il fini avec la justice?
Haïti: Le député de Delmas -Tabarre, Arnel Bélizaire, est dans le collimateur de la justice. Après une altercation au palais national avec le président de la République, Michel Joseph Martelly, qui a dénoncé le fait que beaucoup de repris de justice se seraient refugiés au Parlement, le commissaire du gouvernement a.i., Me Félix Léger a écrit au président de la Chambre des députés pour lui demander de mettre le parlementaire à la disposition des autorités judiciaires. Voici la teneur de la lettre du parquet :
Monsieur Sorel Jacinthe
Président de la Chambre des Députés
En ses Bureaux
Honorable Président,
Le commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance de Port-au-Prince vous présente ses félicitations et vous informe que Monsieur Arnel Béliziare, actuel député de la circonscription de Delmas Tabarre, membre de la 49e Législature, fait l'objet de poursuites judiciaires pour les infractions de meurtre et détention illégale d'arme automatique, non couvertes par la prescription.
Il saisit l'occasion pour vous faire remarquer que le dossier dont il s'agit est en cours devant les autorités répressives de la juridiction de Port-au-Prince, en dépit de l'évasion de l'inculpé le 19 février 2005, écroué le 14 octobre 2004 au numéro PN04-10-100 au Pénitencier national.
Le commissaire du gouvernement est déterminé à se joindre à tous les pouvoirs publics pour lutter contre l'impunité, est-ce pourquoi il vous enjoindrait de prendre toutes les dispositions nécessaires pour que Monsieur Arnel Bélizaire puisse être mis à la disposition des autorités judiciaires. Le but ultime est de prévenir tout opprobre à l'institution parlementaire.
Le commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance de Port-au-Prince vous renouvelle, Honorable Président, ses salutations patriotiques.
cc : Me Josué PIERRE-LOUIS, Ministre de la Justice et de la Sécurité publique
Félix Léger, Mag.
Commissaire du gouvernement a.i.
Cette correspondance du commissaire du gouvernement ne cesse d'alimenter les débats sur la procédure relative à la levée de l'immunité parlementaire. Pour certains, le commissaire du gouvernement n'a pas le droit de s'adresser directement au président de la Chambre des députés, M. Sorel Jacinthe; il devrait passer par le canal de son supérieur hiérarchique, le ministre de tutelle pour faire parvenir la lettre à l'Assemblée des députés via son président ; pour d'autres, la demande de levée d'immunité parlementaire n'est soumise à aucune forme sacramentelle, aucune procédure spécifique. Tout cela, pour une question d'évasion qui est aujourd'hui au centre des débats.
Mais que dit la loi en matière d'évasion ? Elle prévoit trois types d'évasion :
1) L'évasion par simple négligence des gardiens de prison. Dans ce cas, ce sont les gardiens de prison qui sont sanctionnés sévèrement par la loi. Dans cette situation, l'évadé ne commet aucune infraction,
2) L'évasion par bris de prison. C'est le cas où l'évadé a exercé des pressions sur les gardiens des prisons, brisé des cadenas, portes ou murs de la prison ;
3) L'évasion par violence qui se produit quand l'évadé a exercé des menaces sur les gardiens ou tout autre type de violence. Dans les deux derniers cas, l'évasion est considérée pour l'évadé comme une infraction et il sera, pour ce seul point, puni de six mois à un an d'emprisonnement. C'est le seul cas ou le législateur haïtien prévoit le cumul de peines, a indiqué Me Samuel Madistin. Continuer >
L'évadé condamné pour le fait d'évasion subira cette peine immédiatement après l'expiration de celle qu'il aura encourue pour le crime ou le délit à raison duquel il était détenu, ou immédiatement après le jugement qui l'aura acquitté ou renvoyé absous dudit crime ou délit (voir art 203 du C.P. haïtien), a conclu Me Madistin.
Dans le cas d'un individu condamné, évadé et repris, c'est au tribunal qui avait prononcé sa condamnation de reconnaître son identité et lui appliquer la peine attachée par la loi à son infraction, prescrit l'article 407 du CIC. La loi ne détermine pas de procédure particulière pour l'évadé se trouvant en situation de prison préventive au moment de son évasion.
Le délit d'évasion comme tout délit correctionnel se prescrit par trois ans, à partir du dernier acte d'instruction pour poursuite. Il revient au parquet de Port-au-Prince d'établir à partir des actes d'instruction ou de poursuite réalisés que le délit d'évasion reproché à Arnel Bélizaire n'est pas encore prescrit.
Selon des informations circulant dans les couloirs du palais de Justice, la situation du député Bélizaire se présente comme suit : Arnel Bélizaire, arrêté le 14 septembre 1995 sur mandat d'un juge d'instruction, # d'écrou DM-385 - pour escroquerie et usage de faux. Il est libéré au cabinet d'instruction le 18 septembre 1995 après 4 jours de prison. Le journal ignore si l'ordonnance de clôture par rapport à ce dossier aura été rendue.
Le 14 octobre 2004, il a été de nouveau arrêté, -# d'écrou PN-040100 - pour les infractions de meurtre et détention illégale d'arme à feu automatique. Le dossier a été confié au juge d'instruction, Me Eddy Darang, aujourd'hui juge à la cour d'appel de Port-au-Prince. Personne ne sait ce qui est advenu de ce dossier.
Arnel Bélizaire s'est évadé le 19 février 2005. Arrêté le 3 juillet 2005, -# d'écrou PN- 0507020 - pour les infractions de meurtre, détention illégale d'arme à feu automatique et de vol de véhicule.
Le dossier a été confié au juge instructeur Napela Saintil. Présenté par devant la juridiction de jugement le 23 juin 2006, pour détention illégale d'arme à feu automatique, il est jugé, condamné et libéré sous le bénéfice de la loi Lespinasse, 18 mois de prison préventive, quantum de sa condamnation selon les dires de son avocat, Me Camille Leblanc.
L'actuelle doyenne du tribunal de première instance de Port-au-Prince, la juge Jocelyne Cazimir, a affirmé avoir rendu une décision condamnant Arnel Bélizaire à 18 mois de prison.
Lorsque Arnel Bélizaire a été jugé, condamné et libéré, Me Fréderic Lény était commissaire du gouvernement. Le journal l'avait approché à ce sujet, il a avoué que c'était sous son administration que le prévenu s'était présenté au tribunal pour être jugé. Cependant, il ne se rappelle pas les détails. Un juge instructeur du tribunal de première instance de Port-au-Prince, à l'époque substitut commissaire du gouvernement, a affirmé que Arnel Bélizaire a été jugé et libéré. Mais personne ne se rappelle s'il avait été arrêté après sa libération en 2006.
Tout compte fait, le parquet de Port-au-Prince devra établir, sans l'ombre d'aucun doute - sous peine d'être considéré comme outil de persécution politique - que Arnel Bélizaire :
1- n'a pas purgé entièrement sa peine ;
2- fait encore l'objet de poursuite pour des faits différents de ceux pour lesquels il a été jugé, condamné et libéré ;
3- que l'infraction d'évasion à lui reprochée n'est pas éteinte par la prescription.
Jean-Robert Fleury
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=98690&PubDate=2011-10-25
Monsieur Sorel Jacinthe
Président de la Chambre des Députés
En ses Bureaux
Honorable Président,
Le commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance de Port-au-Prince vous présente ses félicitations et vous informe que Monsieur Arnel Béliziare, actuel député de la circonscription de Delmas Tabarre, membre de la 49e Législature, fait l'objet de poursuites judiciaires pour les infractions de meurtre et détention illégale d'arme automatique, non couvertes par la prescription.
Il saisit l'occasion pour vous faire remarquer que le dossier dont il s'agit est en cours devant les autorités répressives de la juridiction de Port-au-Prince, en dépit de l'évasion de l'inculpé le 19 février 2005, écroué le 14 octobre 2004 au numéro PN04-10-100 au Pénitencier national.
Le commissaire du gouvernement est déterminé à se joindre à tous les pouvoirs publics pour lutter contre l'impunité, est-ce pourquoi il vous enjoindrait de prendre toutes les dispositions nécessaires pour que Monsieur Arnel Bélizaire puisse être mis à la disposition des autorités judiciaires. Le but ultime est de prévenir tout opprobre à l'institution parlementaire.
Le commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance de Port-au-Prince vous renouvelle, Honorable Président, ses salutations patriotiques.
cc : Me Josué PIERRE-LOUIS, Ministre de la Justice et de la Sécurité publique
Félix Léger, Mag.
Commissaire du gouvernement a.i.
Cette correspondance du commissaire du gouvernement ne cesse d'alimenter les débats sur la procédure relative à la levée de l'immunité parlementaire. Pour certains, le commissaire du gouvernement n'a pas le droit de s'adresser directement au président de la Chambre des députés, M. Sorel Jacinthe; il devrait passer par le canal de son supérieur hiérarchique, le ministre de tutelle pour faire parvenir la lettre à l'Assemblée des députés via son président ; pour d'autres, la demande de levée d'immunité parlementaire n'est soumise à aucune forme sacramentelle, aucune procédure spécifique. Tout cela, pour une question d'évasion qui est aujourd'hui au centre des débats.
Mais que dit la loi en matière d'évasion ? Elle prévoit trois types d'évasion :
1) L'évasion par simple négligence des gardiens de prison. Dans ce cas, ce sont les gardiens de prison qui sont sanctionnés sévèrement par la loi. Dans cette situation, l'évadé ne commet aucune infraction,
2) L'évasion par bris de prison. C'est le cas où l'évadé a exercé des pressions sur les gardiens des prisons, brisé des cadenas, portes ou murs de la prison ;
3) L'évasion par violence qui se produit quand l'évadé a exercé des menaces sur les gardiens ou tout autre type de violence. Dans les deux derniers cas, l'évasion est considérée pour l'évadé comme une infraction et il sera, pour ce seul point, puni de six mois à un an d'emprisonnement. C'est le seul cas ou le législateur haïtien prévoit le cumul de peines, a indiqué Me Samuel Madistin. Continuer >
L'évadé condamné pour le fait d'évasion subira cette peine immédiatement après l'expiration de celle qu'il aura encourue pour le crime ou le délit à raison duquel il était détenu, ou immédiatement après le jugement qui l'aura acquitté ou renvoyé absous dudit crime ou délit (voir art 203 du C.P. haïtien), a conclu Me Madistin.
Dans le cas d'un individu condamné, évadé et repris, c'est au tribunal qui avait prononcé sa condamnation de reconnaître son identité et lui appliquer la peine attachée par la loi à son infraction, prescrit l'article 407 du CIC. La loi ne détermine pas de procédure particulière pour l'évadé se trouvant en situation de prison préventive au moment de son évasion.
Le délit d'évasion comme tout délit correctionnel se prescrit par trois ans, à partir du dernier acte d'instruction pour poursuite. Il revient au parquet de Port-au-Prince d'établir à partir des actes d'instruction ou de poursuite réalisés que le délit d'évasion reproché à Arnel Bélizaire n'est pas encore prescrit.
Selon des informations circulant dans les couloirs du palais de Justice, la situation du député Bélizaire se présente comme suit : Arnel Bélizaire, arrêté le 14 septembre 1995 sur mandat d'un juge d'instruction, # d'écrou DM-385 - pour escroquerie et usage de faux. Il est libéré au cabinet d'instruction le 18 septembre 1995 après 4 jours de prison. Le journal ignore si l'ordonnance de clôture par rapport à ce dossier aura été rendue.
Le 14 octobre 2004, il a été de nouveau arrêté, -# d'écrou PN-040100 - pour les infractions de meurtre et détention illégale d'arme à feu automatique. Le dossier a été confié au juge d'instruction, Me Eddy Darang, aujourd'hui juge à la cour d'appel de Port-au-Prince. Personne ne sait ce qui est advenu de ce dossier.
Arnel Bélizaire s'est évadé le 19 février 2005. Arrêté le 3 juillet 2005, -# d'écrou PN- 0507020 - pour les infractions de meurtre, détention illégale d'arme à feu automatique et de vol de véhicule.
Le dossier a été confié au juge instructeur Napela Saintil. Présenté par devant la juridiction de jugement le 23 juin 2006, pour détention illégale d'arme à feu automatique, il est jugé, condamné et libéré sous le bénéfice de la loi Lespinasse, 18 mois de prison préventive, quantum de sa condamnation selon les dires de son avocat, Me Camille Leblanc.
L'actuelle doyenne du tribunal de première instance de Port-au-Prince, la juge Jocelyne Cazimir, a affirmé avoir rendu une décision condamnant Arnel Bélizaire à 18 mois de prison.
Lorsque Arnel Bélizaire a été jugé, condamné et libéré, Me Fréderic Lény était commissaire du gouvernement. Le journal l'avait approché à ce sujet, il a avoué que c'était sous son administration que le prévenu s'était présenté au tribunal pour être jugé. Cependant, il ne se rappelle pas les détails. Un juge instructeur du tribunal de première instance de Port-au-Prince, à l'époque substitut commissaire du gouvernement, a affirmé que Arnel Bélizaire a été jugé et libéré. Mais personne ne se rappelle s'il avait été arrêté après sa libération en 2006.
Tout compte fait, le parquet de Port-au-Prince devra établir, sans l'ombre d'aucun doute - sous peine d'être considéré comme outil de persécution politique - que Arnel Bélizaire :
1- n'a pas purgé entièrement sa peine ;
2- fait encore l'objet de poursuite pour des faits différents de ceux pour lesquels il a été jugé, condamné et libéré ;
3- que l'infraction d'évasion à lui reprochée n'est pas éteinte par la prescription.
Jean-Robert Fleury
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=98690&PubDate=2011-10-25
mardi 25 octobre 2011
HAITI – Le choléra continue à faire des victimes parmi les haïtiens : 6.500 personnes contaminées mortes en un an
Agenzia Fides , le 24 octobre 2011 Port-au-Prince (Agence Fides) – Un an après le déclenchement de l’épidémie de choléra à Haïti, la population est encore menacée par la maladie mortelle. Depuis la découverte des premiers cas, en octobre 2010, plus de 450.000 haïtiens ont été atteints et plus de 6.500 sont décédés selon les données du Ministère de la Santé local.
La saison des pluies facilite la diffusion de la maladie. Selon l’organisation humanitaire Médecins sans frontières (MSF), les services sanitaires et les mesures visant à prévenir la diffusion sont encore inadaptés. « Les malades de choléra continuent à mourir de déshydratation dans les zones reculées du pays seulement parce qu’il n’existe pas de points pour la réhydratation orale, de centres pour le traitement ou à cause du manque de personnel sanitaire formé de manière adaptée et d’assistants aux communautés » : c’est ce que l’on peut lire dans une note de Romain Gitenet, chef de la mission de MSF à Haïti, reçue par l’Agence Fides. Il est urgent d’améliorer les soins médicaux, de fournir un accès à l’eau propre et d’assurer une hygiène adéquate. L’eau potable et l’hygiène sont essentielles pour bloquer la diffusion de la maladie.
Bien que la communauté internationale ait fourni une aide financière substantielle pour assister Haïti, des milliers de personnes continuent à tomber malades chaque semaine et un certain nombre d’entre elles meurt encore.
Malheureusement, alors que de nombreuses organisations internationales abandonnent la lutte contre le choléra, on estime que la maladie sera encore présente à Haïti pendant plusieurs années. Le choléra peut tuer rapidement mais il est facile à soigner au travers de soins et de services sanitaires adaptés et facile à prévenir, au travers de l’accès à des sources d’eau propre, du lavage régulier des mains et de la conservation adéquate de la nourriture.
Malheureusement, la majeure partie des haïtiens vivent dans des zones rurales et dans des bidonvilles privés d’accès à l’eau potable ou de structures hygiéniques adaptées. Depuis le début de l’épidémie en octobre 2010, MSF a soigné plus de 160.000 malades contaminés par cette maladie. A la fin d’août, elle en a soigné 281 à Port-au-Prince et à la fin du mois de septembre, les cas sont devenus 840 par semaine. Actuellement, l’organisation est engagée dans les quartiers de Martissant, Carrefour, Delmas, Cité Soleil e Drouillard de la capitale outre que dans les départements de l’ouest, du nord et de l’Artibonite. (AP) (Agence Fides 24/10/2011)
http://www.chretiente.info/201110242209/haiti-le-cholera-continue-a-faire-des-victimes-parmi-les-haitiens-6-500-personnes-contaminees-mortes-en-un-an/
La saison des pluies facilite la diffusion de la maladie. Selon l’organisation humanitaire Médecins sans frontières (MSF), les services sanitaires et les mesures visant à prévenir la diffusion sont encore inadaptés. « Les malades de choléra continuent à mourir de déshydratation dans les zones reculées du pays seulement parce qu’il n’existe pas de points pour la réhydratation orale, de centres pour le traitement ou à cause du manque de personnel sanitaire formé de manière adaptée et d’assistants aux communautés » : c’est ce que l’on peut lire dans une note de Romain Gitenet, chef de la mission de MSF à Haïti, reçue par l’Agence Fides. Il est urgent d’améliorer les soins médicaux, de fournir un accès à l’eau propre et d’assurer une hygiène adéquate. L’eau potable et l’hygiène sont essentielles pour bloquer la diffusion de la maladie.
Bien que la communauté internationale ait fourni une aide financière substantielle pour assister Haïti, des milliers de personnes continuent à tomber malades chaque semaine et un certain nombre d’entre elles meurt encore.
Malheureusement, alors que de nombreuses organisations internationales abandonnent la lutte contre le choléra, on estime que la maladie sera encore présente à Haïti pendant plusieurs années. Le choléra peut tuer rapidement mais il est facile à soigner au travers de soins et de services sanitaires adaptés et facile à prévenir, au travers de l’accès à des sources d’eau propre, du lavage régulier des mains et de la conservation adéquate de la nourriture.
Malheureusement, la majeure partie des haïtiens vivent dans des zones rurales et dans des bidonvilles privés d’accès à l’eau potable ou de structures hygiéniques adaptées. Depuis le début de l’épidémie en octobre 2010, MSF a soigné plus de 160.000 malades contaminés par cette maladie. A la fin d’août, elle en a soigné 281 à Port-au-Prince et à la fin du mois de septembre, les cas sont devenus 840 par semaine. Actuellement, l’organisation est engagée dans les quartiers de Martissant, Carrefour, Delmas, Cité Soleil e Drouillard de la capitale outre que dans les départements de l’ouest, du nord et de l’Artibonite. (AP) (Agence Fides 24/10/2011)
http://www.chretiente.info/201110242209/haiti-le-cholera-continue-a-faire-des-victimes-parmi-les-haitiens-6-500-personnes-contaminees-mortes-en-un-an/
Parrains pour petits Haïtiens
Par Philippe Delvallée Publié le 25 octobre 2011 à 04h00
Le Dr Adam Matthieu, médecin béarnais membre de l'association, lors de l'un de ses séjours en Haïti. © DR«Nos petits d'Haïti», dont le siège est à Lescar, rassemble des bonnes volontés pour venir en aide aux enfants d'un des pays les plus pauvres du monde.
Pour Valérie Brès, la présidente, l'idée de créer une association dédiée aux enfants d'Haïti résulte d'un cheminement naturel. « En mai 2002, je me suis rendue sur place pour adopter une petite fille, Marie-Linda, aujourd'hui âgée de 13 ans. J'y suis restée durant tout le mois de juin dans une pension de famille et j'ai pu voir des gamins travailler en domesticité ».
Le choc visuel passé, ce fut le temps d'un début de réflexion qui ne trouva son aboutissement qu'en 2006. « Au mois de juillet de cette même année je suis retournée en Haïti pour adopter une seconde petite fille, Lili-Anne, aujourd'hui âgée de 8 ans. À mon retour en France, j'ai décidé de m'impliquer totalement dans la cause de ces enfants ».
C'est ainsi qu'est née l'association « Nos petits d'Haïti » à Lescar en 2009. « Cette association n'est en aucun cas une oeuvre ni un soutien pour l'adoption d'enfants dans ce pays », s'empresse de préciser la responsable. À l'origine, les protégés de Valérie ne sont pas des orphelins mais sont plutôt fragilisés par leurs conditions de vie particulièrement précaires. Tous les membres de « Nos petits d'Haïti » sont des adoptants et ont sympathisé, dans un premier temps, via les réseaux sociaux avant de se rencontrer et de grouper leurs efforts. « Nous ne nous retrouvions pas dans les autres associations ».
Les priorités de l'association ont été clairement définies. « Nous avons fait le choix d'engager des actions pour que les soins essentiels aux tout-petits et l'école pour les plus grands ne soient plus un luxe mais un projet de vie, insiste Valérie Brès.
En ce sens, le parrainage scolaire occupe une part majeure au sein de nos activités ». Ainsi, d'octobre 2009 à juin 2010, 12 enfants de la crèche Maison d'Espoir ont pu bénéficier du travail en amont de l'équipe française et ce malgré la terrible catastrophe qui a touché le pays. « L'année suivante les parrainages ont bénéficié à 18 enfants de la crèche et à leurs nounous mais, de surcroît, à quatre jeunes étudiant chez les pères de Fontamara ».
Pour la nouvelle rentrée, le nombre a encore augmenté puisqu'il est passé à 27. Cette évolution est rendue possible par un travail en canal direct. « Nous sommes en contact régulier avec les gens en place, in situ, dans les orphelinats. Nous signons des conventions avec les associations ou les différentes oeuvres. En retour, nous demandons livrets scolaires, factures et photos ». On l'aura compris, chez « Nos petits d'Haïti » ce n'est pas donner pour donner mais envoyer pour faire progresser les choses.
En ce sens, l'action entamée depuis 3 ans va beaucoup plus loin. « Nous essayons d'être au plus près des besoins, dans la cohérence avec le quotidien de la population ». Pour exemple, avec l'aide de la Fondation Total, le 23 avril 2010, ce sont 50 kg de spiruline, algue nutritive gorgée de fer et de magnésium, qui sont arrivés en Haïti.
L'envoi de containers constitue le 2e axe majeur de l'association. « Après un 1er de 250 m3 de vêtements, médicaments, fournitures scolaires et jouets (décembre 2009), nous en avons fait parvenir un 2e en juin 2010, dans lequel on pouvait trouver 2 tonnes de différents laits et 100 boîtes de céréales lactiques ». Le dernier container en date (décembre 2010) a permis d'approvisionner les différents organismes en fournitures scolaires mais, aussi, en congélateur, machine à coudre, matériel de reconstruction et conserves ou nourriture sèche.
Contact : 06 15 11 00 38 (Valérie Brès).
===> Tout reste à faire en Haïti
En Haïti, et surtout après le séisme de 2010, tout reste à faire et notamment pallier aux carences alimentaires des enfants. Les produits de base sont importés et coûtent très cher. Pour exemple, le kilo de riz a vu son prix tripler en un an. La situation est telle que les tout-petits arrivent généralement à la crèche sous-alimentés et parfois malades.
Aquatable pour désinfecter l'eau, pommades dermiques, graines bio font partie de la liste des produits expédiés. Des envois qui sont rendus possibles par la vente d'artisanat haïtien (toiles, décorations, sculptures en pierre, travail sur bois) au cours de diverses opérations (rencontres solidaires, marché de Noël) ou sur le site de l'association. Site : Nospetitsdhaiti.org
http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2011/10/25/parrains-pour-petits-haitiens,216323.php
Le Dr Adam Matthieu, médecin béarnais membre de l'association, lors de l'un de ses séjours en Haïti. © DR«Nos petits d'Haïti», dont le siège est à Lescar, rassemble des bonnes volontés pour venir en aide aux enfants d'un des pays les plus pauvres du monde.
Pour Valérie Brès, la présidente, l'idée de créer une association dédiée aux enfants d'Haïti résulte d'un cheminement naturel. « En mai 2002, je me suis rendue sur place pour adopter une petite fille, Marie-Linda, aujourd'hui âgée de 13 ans. J'y suis restée durant tout le mois de juin dans une pension de famille et j'ai pu voir des gamins travailler en domesticité ».
Le choc visuel passé, ce fut le temps d'un début de réflexion qui ne trouva son aboutissement qu'en 2006. « Au mois de juillet de cette même année je suis retournée en Haïti pour adopter une seconde petite fille, Lili-Anne, aujourd'hui âgée de 8 ans. À mon retour en France, j'ai décidé de m'impliquer totalement dans la cause de ces enfants ».
C'est ainsi qu'est née l'association « Nos petits d'Haïti » à Lescar en 2009. « Cette association n'est en aucun cas une oeuvre ni un soutien pour l'adoption d'enfants dans ce pays », s'empresse de préciser la responsable. À l'origine, les protégés de Valérie ne sont pas des orphelins mais sont plutôt fragilisés par leurs conditions de vie particulièrement précaires. Tous les membres de « Nos petits d'Haïti » sont des adoptants et ont sympathisé, dans un premier temps, via les réseaux sociaux avant de se rencontrer et de grouper leurs efforts. « Nous ne nous retrouvions pas dans les autres associations ».
Les priorités de l'association ont été clairement définies. « Nous avons fait le choix d'engager des actions pour que les soins essentiels aux tout-petits et l'école pour les plus grands ne soient plus un luxe mais un projet de vie, insiste Valérie Brès.
En ce sens, le parrainage scolaire occupe une part majeure au sein de nos activités ». Ainsi, d'octobre 2009 à juin 2010, 12 enfants de la crèche Maison d'Espoir ont pu bénéficier du travail en amont de l'équipe française et ce malgré la terrible catastrophe qui a touché le pays. « L'année suivante les parrainages ont bénéficié à 18 enfants de la crèche et à leurs nounous mais, de surcroît, à quatre jeunes étudiant chez les pères de Fontamara ».
Pour la nouvelle rentrée, le nombre a encore augmenté puisqu'il est passé à 27. Cette évolution est rendue possible par un travail en canal direct. « Nous sommes en contact régulier avec les gens en place, in situ, dans les orphelinats. Nous signons des conventions avec les associations ou les différentes oeuvres. En retour, nous demandons livrets scolaires, factures et photos ». On l'aura compris, chez « Nos petits d'Haïti » ce n'est pas donner pour donner mais envoyer pour faire progresser les choses.
En ce sens, l'action entamée depuis 3 ans va beaucoup plus loin. « Nous essayons d'être au plus près des besoins, dans la cohérence avec le quotidien de la population ». Pour exemple, avec l'aide de la Fondation Total, le 23 avril 2010, ce sont 50 kg de spiruline, algue nutritive gorgée de fer et de magnésium, qui sont arrivés en Haïti.
L'envoi de containers constitue le 2e axe majeur de l'association. « Après un 1er de 250 m3 de vêtements, médicaments, fournitures scolaires et jouets (décembre 2009), nous en avons fait parvenir un 2e en juin 2010, dans lequel on pouvait trouver 2 tonnes de différents laits et 100 boîtes de céréales lactiques ». Le dernier container en date (décembre 2010) a permis d'approvisionner les différents organismes en fournitures scolaires mais, aussi, en congélateur, machine à coudre, matériel de reconstruction et conserves ou nourriture sèche.
Contact : 06 15 11 00 38 (Valérie Brès).
===> Tout reste à faire en Haïti
En Haïti, et surtout après le séisme de 2010, tout reste à faire et notamment pallier aux carences alimentaires des enfants. Les produits de base sont importés et coûtent très cher. Pour exemple, le kilo de riz a vu son prix tripler en un an. La situation est telle que les tout-petits arrivent généralement à la crèche sous-alimentés et parfois malades.
Aquatable pour désinfecter l'eau, pommades dermiques, graines bio font partie de la liste des produits expédiés. Des envois qui sont rendus possibles par la vente d'artisanat haïtien (toiles, décorations, sculptures en pierre, travail sur bois) au cours de diverses opérations (rencontres solidaires, marché de Noël) ou sur le site de l'association. Site : Nospetitsdhaiti.org
http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2011/10/25/parrains-pour-petits-haitiens,216323.php
Dépister le burnout
Publié le 25 octobre 2011
Marie-Claude Malboeuf, La Presse
On peut désormais voir venir l'épuisement professionnel en réalisant un simple bilan sanguin. Et on pourra bientôt analyser des mèches de cheveux pour vérifier si un travailleur est en burnout. Mais encore faudrait-il que le réseau de la santé cesse d'ignorer les récentes découvertes...
C'était en juin, au début des vacances d'été. Quand le médecin d'André lui a demandé s'il s'alimentait bien, l'enseignant de mathématiques s'est mis à sangloter. Comme ça, sans raison apparente. Parce que gérer ses classes avalait toute son énergie. Parce que son médecin griffonnait sans prendre une minute pour le regarder.
Malgré ses sanglots, celle-ci l'a laissé partir. Sept mois plus tard, André (qui nous a demandé de changer son nom) était de retour. En dépression majeure. «Ça faisait une dizaine d'années qu'elle me suivait. Elle voyait mon caquet baisser, mais il a fallu que j'en arrive là pour qu'il se passe quelque chose. De fil en aiguille, j'ai passé deux ans arrêté», précise le Montréalais.
Des travailleurs québécois qui s'enfoncent tranquillement jusqu'à ce qu'il soit trop tard, on en compte des milliers d'autres, tous les ans.
Une souffrance inutile aux yeux des chercheurs sur le stress, convaincus que les épidémies de burnout et de maladies chroniques pourraient être jugulées si, entre autres choses, les médecins utilisaient les nouveaux outils de dépistage à leur disposition. Car le stress ne se mesure plus seulement de façon psychologique, avec des questionnaires, mais aussi de façon biologique. Et les nouveaux tests sont capables d'évaluer l'ampleur des dégâts avant même que les symptômes n'apparaissent.
«C'est facile, cela s'appuie sur des années de recherche et ça ne coûte presque rien. Les gens devraient talonner leur médecin de famille pour que ça fasse partie de leur bilan annuel», estime Sonia Lupien, directrice scientifique du Centre de recherche Fernand-Séguin de l'hôpital Louis-H. Lafontaine et directrice du Centre d'études sur le stress humain.
Le corps comme champ de bataille
Chose certaine, tout ne se passe pas dans la tête des gens dépassés. Leur corps entier se transforme peu à peu en véritable champ de bataille. Car le travail, les conflits, les bouchons de circulation, les nouvelles technologies ou le manque de sommeil nous font réagir comme on le faisait jadis lorsque notre vie était menacée: en sécrétant du cortisol, une hormone qui fouette notre organisme (tout en mettant certaines fonctions en veilleuse) pour nous aider à combattre ou à fuir.
Le problème, c'est qu'à force de s'activer puis de rétablir l'équilibre comme un yo-yo, le corps s'use et ne parvient plus à adapter sa production d'hormones. Dans certains cas, il se coince en état d'alerte et sécrète trop de cortisol. Dans d'autres, comme un circuit surchargé, il tombe en panne et n'en sécrète presque plus.
Or, quand ce mécanisme se détraque, cela amène les autres systèmes (digestif, cardiaque, immunitaire, endocrinien) à se dérégler par ricochet. Par exemple, le taux de cholestérol augmente, car le corps en a besoin pour produire du cortisol. Du gras tend à s'amasser autour de l'abdomen, pour pouvoir être rapidement transformé en énergie. Le taux de sucre, la tension artérielle et l'inflammation augmentent aussi.
Encore aujourd'hui, la grande majorité des médecins s'intéressent seulement aux résultats sanguins anormaux, déplore Sonia Lupien. Le dérèglement dû au stress chronique est pourtant repérable bien avant d'en arriver là, dit-elle. Il est même mesurable grâce à un indice baptisé «poids allostatique» (parfois appelé «dérèglement physiologique cumulatif»), qui tient compte d'une quinzaine de biomarqueurs clés. Chez un patient donné, plus ces marqueurs sont nombreux à se rapprocher de l'anormalité (même sans l'atteindre), plus le poids allostatique est élevé. Et plus il est urgent de réagir avant que le déséquilibre s'accentue et nécessite la prise d'un cocktail de médicaments.
Dès 1993, le chercheur en neuroendocrinologie américain Bruce McEwen a démontré qu'un poids allostatique élevé menait, entre autres choses, au diabète, à l'hypertension, aux troubles cardiovasculaires et à la dépression.
«Grâce à nos recherches, nous savons maintenant qu'il est aussi associé à des symptômes d'épuisement professionnel», précise Sonia Lupien.
Se faire tester
Aux États-Unis, l'entreprise Allostatix commercialise une variante du test proposé par les chercheurs. «On détermine avec une efficacité de 87% la trajectoire de santé des gens, c'est-à-dire, les désordres physiques et mentaux qui pourraient apparaître dans les cinq prochaines années. C'est un signal d'alarme très sérieux», expose le fondateur et président d'Allostatix, Gordon Horwitz, qui souffre lui-même de fatigue chronique.
«On veut que les gens se servent de nos analyses pour constater et régler le problème», dit-il.
À Toronto, le laboratoire Accu-Metrics/Viaguard offre sur son site web un autre test révolutionnaire: une analyse de cheveux. Puisque le cortisol s'y accumule jour après jour, cela permet de mesurer le stress total auquel on a été exposé au cours des derniers mois. Plus la mèche est longue, plus on peut remonter loin dans le temps, quoique avec de moins en moins de précision. «C'est un test très populaire. Nous avons déjà fait passer ce test à des centaines de personnes vivant à l'extérieur du Canada», affirme le président du labo, Harvey Tenenbaum.
L'an dernier, le pharmacologue et toxicologue Gideon Koren, de l'Université Western Ontario, a démontré que les mèches prélevées sur 56 patients admis à l'hôpital à la suite d'une crise cardiaque contenaient plus d'hormone de stress que celles prélevées sur 56 autres patients. La quantité de cortisol accumulée au cours des trois derniers mois s'est même avérée être le meilleur outil de dépistage de l'infarctus - devant tous les facteurs de risque comme la cigarette et l'hypertension.
Emballé par cette découverte, le Dr Koren mène 25 recherches similaires, dont plusieurs vérifieront le lien entre le cortisol emmagasiné dans la chevelure et l'épuisement professionnel - que certains appellent justement l'infarctus de l'âme.
«Il faut normaliser ce test avant de l'administrer au grand public. Une douzaine de laboratoires de recherche s'y emploient partout dans le monde. On s'approche du but», estime le chercheur, qui est aussi pédiatre au Sick Kids Hospital de Toronto.
À ses yeux, l'offre des laboratoires privés reste donc un peu prématurée - ce qui explique que Santé Canada empêche pour l'instant Viaguard d'offrir son test aux Canadiens.
Dépression ou épuisement?
À Montréal, l'équipe de Sonia Lupien vient d'obtenir des fonds pour entrer dans la danse et faire ses propres analyses de cheveux. L'an dernier, elle a déjà démontré que mesurer le cortisol présent dans la salive des gens pourrait aider les médecins à mieux les soigner.
«Les gens ayant des symptômes de dépression en sécrètent trop, alors que les travailleurs au bord de l'épuisement n'en sécrètent pas assez», résume l'auteur principal de l'étude, Robert-Paul Juster, doctorant en neurologie et neurochirurgie à l'Université McGill. Autrement dit, prescrire des antidépresseurs en cas de burnout - comme on le fait souvent - pourrait aggraver le problème, car ce genre de médicament baisse davantage le niveau de cortisol.
L'étude sera maintenant répliquée auprès de centaines d'employés de l'hôpital Louis-H. Lafontaine. «Mais nous ne faisons pas passer de tests de salive au public, et il est peu probable que les médecins le fassent, parce que c'est exigeant», prévient Sonia Lupien.
Dans la salive, le cortisol fluctue en effet d'heure en heure. Pour que les résultats soient révélateurs, il faut donc prélever cinq échantillons par jour (sans avoir bu, mangé ou fumé avant), pendant trois jours.
Avec l'aide de la société d'assurances Standard Life, le chercheur Alain Marchand espère créer un outil plus commode. Professeur à l'École de relations industrielles de l'Université de Montréal, il mesure le niveau de détresse de 3000 travailleurs au moyen d'un questionnaire et quantifie en parallèle leur niveau de cortisol.
«On veut découvrir le point de césure, savoir à partir de quel niveau, sur l'échelle de détresse, le taux d'hormone devient élevé et doit nous amener à intervenir, explique-t-il. Nous avons besoin de normes moins floues, et le corps ne ment pas.»
http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/sante/201110/24/01-4460674-depister-le-burnout.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B12_en-manchette_254_section_POS1
Marie-Claude Malboeuf, La Presse
On peut désormais voir venir l'épuisement professionnel en réalisant un simple bilan sanguin. Et on pourra bientôt analyser des mèches de cheveux pour vérifier si un travailleur est en burnout. Mais encore faudrait-il que le réseau de la santé cesse d'ignorer les récentes découvertes...
C'était en juin, au début des vacances d'été. Quand le médecin d'André lui a demandé s'il s'alimentait bien, l'enseignant de mathématiques s'est mis à sangloter. Comme ça, sans raison apparente. Parce que gérer ses classes avalait toute son énergie. Parce que son médecin griffonnait sans prendre une minute pour le regarder.
Malgré ses sanglots, celle-ci l'a laissé partir. Sept mois plus tard, André (qui nous a demandé de changer son nom) était de retour. En dépression majeure. «Ça faisait une dizaine d'années qu'elle me suivait. Elle voyait mon caquet baisser, mais il a fallu que j'en arrive là pour qu'il se passe quelque chose. De fil en aiguille, j'ai passé deux ans arrêté», précise le Montréalais.
Des travailleurs québécois qui s'enfoncent tranquillement jusqu'à ce qu'il soit trop tard, on en compte des milliers d'autres, tous les ans.
Une souffrance inutile aux yeux des chercheurs sur le stress, convaincus que les épidémies de burnout et de maladies chroniques pourraient être jugulées si, entre autres choses, les médecins utilisaient les nouveaux outils de dépistage à leur disposition. Car le stress ne se mesure plus seulement de façon psychologique, avec des questionnaires, mais aussi de façon biologique. Et les nouveaux tests sont capables d'évaluer l'ampleur des dégâts avant même que les symptômes n'apparaissent.
«C'est facile, cela s'appuie sur des années de recherche et ça ne coûte presque rien. Les gens devraient talonner leur médecin de famille pour que ça fasse partie de leur bilan annuel», estime Sonia Lupien, directrice scientifique du Centre de recherche Fernand-Séguin de l'hôpital Louis-H. Lafontaine et directrice du Centre d'études sur le stress humain.
Le corps comme champ de bataille
Chose certaine, tout ne se passe pas dans la tête des gens dépassés. Leur corps entier se transforme peu à peu en véritable champ de bataille. Car le travail, les conflits, les bouchons de circulation, les nouvelles technologies ou le manque de sommeil nous font réagir comme on le faisait jadis lorsque notre vie était menacée: en sécrétant du cortisol, une hormone qui fouette notre organisme (tout en mettant certaines fonctions en veilleuse) pour nous aider à combattre ou à fuir.
Le problème, c'est qu'à force de s'activer puis de rétablir l'équilibre comme un yo-yo, le corps s'use et ne parvient plus à adapter sa production d'hormones. Dans certains cas, il se coince en état d'alerte et sécrète trop de cortisol. Dans d'autres, comme un circuit surchargé, il tombe en panne et n'en sécrète presque plus.
Or, quand ce mécanisme se détraque, cela amène les autres systèmes (digestif, cardiaque, immunitaire, endocrinien) à se dérégler par ricochet. Par exemple, le taux de cholestérol augmente, car le corps en a besoin pour produire du cortisol. Du gras tend à s'amasser autour de l'abdomen, pour pouvoir être rapidement transformé en énergie. Le taux de sucre, la tension artérielle et l'inflammation augmentent aussi.
Encore aujourd'hui, la grande majorité des médecins s'intéressent seulement aux résultats sanguins anormaux, déplore Sonia Lupien. Le dérèglement dû au stress chronique est pourtant repérable bien avant d'en arriver là, dit-elle. Il est même mesurable grâce à un indice baptisé «poids allostatique» (parfois appelé «dérèglement physiologique cumulatif»), qui tient compte d'une quinzaine de biomarqueurs clés. Chez un patient donné, plus ces marqueurs sont nombreux à se rapprocher de l'anormalité (même sans l'atteindre), plus le poids allostatique est élevé. Et plus il est urgent de réagir avant que le déséquilibre s'accentue et nécessite la prise d'un cocktail de médicaments.
Dès 1993, le chercheur en neuroendocrinologie américain Bruce McEwen a démontré qu'un poids allostatique élevé menait, entre autres choses, au diabète, à l'hypertension, aux troubles cardiovasculaires et à la dépression.
«Grâce à nos recherches, nous savons maintenant qu'il est aussi associé à des symptômes d'épuisement professionnel», précise Sonia Lupien.
Se faire tester
Aux États-Unis, l'entreprise Allostatix commercialise une variante du test proposé par les chercheurs. «On détermine avec une efficacité de 87% la trajectoire de santé des gens, c'est-à-dire, les désordres physiques et mentaux qui pourraient apparaître dans les cinq prochaines années. C'est un signal d'alarme très sérieux», expose le fondateur et président d'Allostatix, Gordon Horwitz, qui souffre lui-même de fatigue chronique.
«On veut que les gens se servent de nos analyses pour constater et régler le problème», dit-il.
À Toronto, le laboratoire Accu-Metrics/Viaguard offre sur son site web un autre test révolutionnaire: une analyse de cheveux. Puisque le cortisol s'y accumule jour après jour, cela permet de mesurer le stress total auquel on a été exposé au cours des derniers mois. Plus la mèche est longue, plus on peut remonter loin dans le temps, quoique avec de moins en moins de précision. «C'est un test très populaire. Nous avons déjà fait passer ce test à des centaines de personnes vivant à l'extérieur du Canada», affirme le président du labo, Harvey Tenenbaum.
L'an dernier, le pharmacologue et toxicologue Gideon Koren, de l'Université Western Ontario, a démontré que les mèches prélevées sur 56 patients admis à l'hôpital à la suite d'une crise cardiaque contenaient plus d'hormone de stress que celles prélevées sur 56 autres patients. La quantité de cortisol accumulée au cours des trois derniers mois s'est même avérée être le meilleur outil de dépistage de l'infarctus - devant tous les facteurs de risque comme la cigarette et l'hypertension.
Emballé par cette découverte, le Dr Koren mène 25 recherches similaires, dont plusieurs vérifieront le lien entre le cortisol emmagasiné dans la chevelure et l'épuisement professionnel - que certains appellent justement l'infarctus de l'âme.
«Il faut normaliser ce test avant de l'administrer au grand public. Une douzaine de laboratoires de recherche s'y emploient partout dans le monde. On s'approche du but», estime le chercheur, qui est aussi pédiatre au Sick Kids Hospital de Toronto.
À ses yeux, l'offre des laboratoires privés reste donc un peu prématurée - ce qui explique que Santé Canada empêche pour l'instant Viaguard d'offrir son test aux Canadiens.
Dépression ou épuisement?
À Montréal, l'équipe de Sonia Lupien vient d'obtenir des fonds pour entrer dans la danse et faire ses propres analyses de cheveux. L'an dernier, elle a déjà démontré que mesurer le cortisol présent dans la salive des gens pourrait aider les médecins à mieux les soigner.
«Les gens ayant des symptômes de dépression en sécrètent trop, alors que les travailleurs au bord de l'épuisement n'en sécrètent pas assez», résume l'auteur principal de l'étude, Robert-Paul Juster, doctorant en neurologie et neurochirurgie à l'Université McGill. Autrement dit, prescrire des antidépresseurs en cas de burnout - comme on le fait souvent - pourrait aggraver le problème, car ce genre de médicament baisse davantage le niveau de cortisol.
L'étude sera maintenant répliquée auprès de centaines d'employés de l'hôpital Louis-H. Lafontaine. «Mais nous ne faisons pas passer de tests de salive au public, et il est peu probable que les médecins le fassent, parce que c'est exigeant», prévient Sonia Lupien.
Dans la salive, le cortisol fluctue en effet d'heure en heure. Pour que les résultats soient révélateurs, il faut donc prélever cinq échantillons par jour (sans avoir bu, mangé ou fumé avant), pendant trois jours.
Avec l'aide de la société d'assurances Standard Life, le chercheur Alain Marchand espère créer un outil plus commode. Professeur à l'École de relations industrielles de l'Université de Montréal, il mesure le niveau de détresse de 3000 travailleurs au moyen d'un questionnaire et quantifie en parallèle leur niveau de cortisol.
«On veut découvrir le point de césure, savoir à partir de quel niveau, sur l'échelle de détresse, le taux d'hormone devient élevé et doit nous amener à intervenir, explique-t-il. Nous avons besoin de normes moins floues, et le corps ne ment pas.»
http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/sante/201110/24/01-4460674-depister-le-burnout.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B12_en-manchette_254_section_POS1
Kadhafi enterré dans un «lieu secret»
Publié le 25 octobre 2011 à 07h23
Agence France-Presse Misrata, Libye
L'ex-leader libyen Mouammar Kadhafi a été enterré dans la nuit de lundi à mardi dans un «endroit secret» au terme d'une cérémonie religieuse, a indiqué à l'AFP un membre du Conseil militaire de Misrata.
Les corps de Mouatassim Kadhafi, son fils, et de l'ex-ministre de la Défense Abou Bakr Younès Jaber, qui étaient exposés à ses côtés dans une chambre froide à Misrata depuis plusieurs jours, ont été inhumés «dans la nuit de lundi à mardi près de lui», selon la même source qui a requis l'anonymat. Cette information a été confirmée par un autre membre du Conseil militaire.
Selon des gardes postés à l'entrée d'un marché des faubourgs de Misrata (215 km à l'est de Tripoli), où les dépouilles étaient exposées, un convoi de quatre ou cinq véhicules militaires a emporté les corps tard lundi soir vers un lieu inconnu.
Trois dignitaires religieux, partisans de Mouammar Kadhafi, ont prié et procédé à une cérémonie religieuse avant l'inhumation, selon le membre du Conseil militaire.
Deux fils de l'ex-ministre de la Défense, emprisonnés mais amenés là pour l'occasion, ainsi que son père étaient présents à la levée des corps, selon la même source.
«J'ai vu le permis d'inhumer. Il indiquait que Kadhafi avait deux blessures par balles, une dans la tête, une dans la poitrine, et qu'il portait les cicatrices d'opérations chirurgicales anciennes, une à la nuque, deux à l'estomac et une à la jambe gauche», a précisé cette source.
Dès vendredi, le Conseil militaire de Misrata avait indiqué que le cadavre de l'ex-«Guide» libyen serait sans doute enterré dans un lieu secret, sur conseil du numéro 2 du Conseil national de transition (CNT), Mahmoud Jibril, venu voir la dépouille sur place.
«Cette décision est destinée à éviter qu'à l'avenir, certains pro-Kadhafi viennent effectuer un pèlerinage sur sa tombe», avait précisé un membre du conseil militaire, selon qui «on va faire comme pour Adolf Hitler», le dictateur nazi dont le cadavre avait été escamoté par les Soviétiques après son suicide dans son bunker de Berlin en 1945.
Plusieurs milliers de Libyens se sont succédé depuis vendredi dans la chambre froide où était exposé le corps de Mouammar Kadhafi, disant venir pour «être sûr» que leur ancien dirigeant était bien mort.
Après 42 ans de pouvoir et huit mois de guerre civile, l'ex-dictateur avait été capturé jeudi, après des semaines de violents combats, par les combattants de Misrata à la sortie de Syrte, ville côtière située à 360 km à l'est de Tripoli.
Originaire d'un village proche de Syrte, cité notoirement pro-Kadhafi aujourd'hui détruite et quasiment déserte, il avait ensuite été tué dans des circonstances troubles peu après sa capture, certains évoquant une exécution sommaire.
Une autopsie a été réalisée sur son cadavre, mais le médecin l'ayant effectuée a indiqué ne pas pouvoir en communiquer les résultats pour le moment, attendant le feu vert des autorités de Tripoli pour s'exprimer sur le sujet.
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/crise-dans-le-monde-arabe/libye-fin-de-lere-kadhafi/201110/25/01-4460727-kadhafi-enterre-dans-un-lieu-secret.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B4_manchettes_231_accueil_POS3
Agence France-Presse Misrata, Libye
L'ex-leader libyen Mouammar Kadhafi a été enterré dans la nuit de lundi à mardi dans un «endroit secret» au terme d'une cérémonie religieuse, a indiqué à l'AFP un membre du Conseil militaire de Misrata.
Les corps de Mouatassim Kadhafi, son fils, et de l'ex-ministre de la Défense Abou Bakr Younès Jaber, qui étaient exposés à ses côtés dans une chambre froide à Misrata depuis plusieurs jours, ont été inhumés «dans la nuit de lundi à mardi près de lui», selon la même source qui a requis l'anonymat. Cette information a été confirmée par un autre membre du Conseil militaire.
Selon des gardes postés à l'entrée d'un marché des faubourgs de Misrata (215 km à l'est de Tripoli), où les dépouilles étaient exposées, un convoi de quatre ou cinq véhicules militaires a emporté les corps tard lundi soir vers un lieu inconnu.
Trois dignitaires religieux, partisans de Mouammar Kadhafi, ont prié et procédé à une cérémonie religieuse avant l'inhumation, selon le membre du Conseil militaire.
Deux fils de l'ex-ministre de la Défense, emprisonnés mais amenés là pour l'occasion, ainsi que son père étaient présents à la levée des corps, selon la même source.
«J'ai vu le permis d'inhumer. Il indiquait que Kadhafi avait deux blessures par balles, une dans la tête, une dans la poitrine, et qu'il portait les cicatrices d'opérations chirurgicales anciennes, une à la nuque, deux à l'estomac et une à la jambe gauche», a précisé cette source.
Dès vendredi, le Conseil militaire de Misrata avait indiqué que le cadavre de l'ex-«Guide» libyen serait sans doute enterré dans un lieu secret, sur conseil du numéro 2 du Conseil national de transition (CNT), Mahmoud Jibril, venu voir la dépouille sur place.
«Cette décision est destinée à éviter qu'à l'avenir, certains pro-Kadhafi viennent effectuer un pèlerinage sur sa tombe», avait précisé un membre du conseil militaire, selon qui «on va faire comme pour Adolf Hitler», le dictateur nazi dont le cadavre avait été escamoté par les Soviétiques après son suicide dans son bunker de Berlin en 1945.
Plusieurs milliers de Libyens se sont succédé depuis vendredi dans la chambre froide où était exposé le corps de Mouammar Kadhafi, disant venir pour «être sûr» que leur ancien dirigeant était bien mort.
Après 42 ans de pouvoir et huit mois de guerre civile, l'ex-dictateur avait été capturé jeudi, après des semaines de violents combats, par les combattants de Misrata à la sortie de Syrte, ville côtière située à 360 km à l'est de Tripoli.
Originaire d'un village proche de Syrte, cité notoirement pro-Kadhafi aujourd'hui détruite et quasiment déserte, il avait ensuite été tué dans des circonstances troubles peu après sa capture, certains évoquant une exécution sommaire.
Une autopsie a été réalisée sur son cadavre, mais le médecin l'ayant effectuée a indiqué ne pas pouvoir en communiquer les résultats pour le moment, attendant le feu vert des autorités de Tripoli pour s'exprimer sur le sujet.
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/crise-dans-le-monde-arabe/libye-fin-de-lere-kadhafi/201110/25/01-4460727-kadhafi-enterre-dans-un-lieu-secret.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B4_manchettes_231_accueil_POS3
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