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vendredi 29 juillet 2011

Des recommandations du Conseil économique et social de l’ONU pour accélérer la reconstruction d’Haïti

28 juillet 2011 Dans son dernier rapport, le Groupe Consultatif ad hoc sur Haïti du Conseil Economique et Social des Nations Unies (ECOSOC) dresse un état des lieux des efforts de relèvement post séisme et des efforts de reconstruction et formule des recommandations aux différents acteurs nationaux et internationaux impliqués.
Suite à sa visite en Haïti, en juin, le Groupe Consultatif ad hoc sur Haïti du Conseil économique et social (ECOSOC) de l’ONU a présenté ce 28 juillet 2011, à Genève, son dernier rapport devant le Conseil. Pour le Groupe Consultatif, dont le mandat « d’aider à coordonner l’assistance à long terme à Haïti », il s’agit de la septième visite dans le pays depuis sa création, en 1999.

La visite du Groupe Consultatif en juin dernier avait pour objectif de fournir à l’ECOSOC un état des lieux des efforts de relèvement post séisme, de reconstruction et de développement en Haïti et de formuler des conseils aux acteurs concernés – nationaux et internationaux, et ce afin d’en renforcer la cohérence et l‘efficacité.
Suite à ses constats et rencontres sur place avec les acteurs concernés, le Groupe ad hoc estime que « la situation sur le terrain demeure extrêmement complexe ». Le Groupe a, certes, relevé des « améliorations » pendant sa visite ; mais « celles-ci demeurent néanmoins insuffisantes eu égard aux besoins du pays pour garantir sa stabilité politique et son développement économique et social ».
Au nombre de ses recommandations, le Groupe Consultatif souligne qu’«il est plus que jamais impérieux que la communauté internationale continue de se préoccuper de la situation d’Haïti et fournisse au pays un appui approprié, en particulier par le biais d’une solide présence des Nations Unies sur le terrain, sous forme de la MINUSTAH et de l’équipe de pays des Nations Unies, à Port-au-Prince comme, de plus en plus, dans les autres régions vulnérables du pays.
À tous les acteurs haïtiens concernés, le Groupe demande d’« élaborer sans tarder un plan pour mettre en place rapidement un gouvernement pleinement opérationnel et éviter ainsi de compromettre le niveau d’assistance que la communauté internationale fournit au pays et les perspectives de développement d’Haïti ».
Le gouvernement haïtien devra « promouvoir une interaction claire et constructive entre le Parlement et le nouveau gouvernement afin de faciliter l’élaboration du budget de 2011-2012 et la définition des futurs plans de développement ». Mettre en application la nouvelle politique novatrice de financement du secteur de l’éducation, renforcer l’état de droit, redoubler d’efforts pour améliorer la productivité agricole et mettre en œuvre une politique nationale de création d’emplois sont au nombre des recommandations faites à Haïti.
Le Groupe Consultatif Spécial sur Haïti de l’ECOSOC reconnait par ailleurs que les autorités haïtiennes ont beaucoup avancé dans leurs démarches visant au redressement et leur recommande d’envisager « de faire tous les efforts nécessaires pour diriger la coordination de l’appui fourni par les donateurs ».
Le pays devra aussi « intégrer la préparation des interventions en cas de catastrophe aux activités de renforcement des capacités aux échelons national et local au niveau de tous les ministères sectoriels ». Le gouvernement devra en outre « entreprendre le processus de réforme foncière (…) afin de faciliter le processus de fermeture des camps de personnes déplacées et encourager le Parlement à examiner rapidement les propositions de lois précédemment élaborées pour améliorer la condition des femmes et promouvoir leurs droits».
Pour aider au redressement et à la reconstruction d’Haïti et appuyer son développement à plus long terme, le Groupe encourage les donateurs à « veiller à ce que les ressources qu’ils se sont engagés à fournir et leur décaissement soient alignés sur les priorités reflétées dans le Plan d’action du Gouvernement et à allouer un financement supplémentaire (…) ». Il est également recommandé aux donateurs de « faire en sorte que le Fonds pour la Reconstruction d’Haïti participe activement à la mobilisation des ressources (…) et adapte son appui aux priorités définies par le nouveau Gouvernement ». Le Groupe exhorte en outre les donateurs à « répondre à l’appel global pour les activités humanitaires en Haïti lancé par l’Organisation des Nations Unies ».
La communauté internationale est quant à elle invitée à « continuer de contribuer au redressement et au développement à long terme d’Haïti. Il lui est aussi demandé de maintenir à l’examen la situation macroéconomique » d’ Haïti (…) et fournir un appui approprié au Gouvernement pour l’aider à maintenir un équilibre macroéconomique, mettre à sa disposition des fonds pour la réalisation de tous les projets prioritaires approuvés par la CIRH et appuyer le Fonds national pour l’éducation afin de financer le développement du secteur de l’éducation.
Le système des Nations Unies devrait quant à lui « promouvoir la durabilité de tous les projets de développement » en mettant un accent plus marqué sur le renforcement des capacités nationales, systématiser l’élaboration de programmes conjoints par les organismes des Nations Unies et coordonner leur exécution; L’ONU devrait aussi « mettre en commun les ressources dont disposent ses différents organismes sur le terrain (…) et encourager tous les partenaires de développement à affecter une plus large proportion de leur personnel en dehors de Port-au-Prince, poursuivre les efforts de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) pour promouvoir l’Etat de droit et incorporer ses dimensions transversales aux activités tant des parties prenantes haïtiennes que des partenaires de développement ».

Haïti, depuis la visite de l’ECOSOC
A l’occasion de la présentation du rapport devant le Conseil, ce 28 juillet, le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général de l’ONU, Coordonateur humanitaire et Coordonateur Résident des Nations Unies en Haïti, Nigel Fisher, a présenté à l’ECOSOC les derniers développements survenus dans le pays depuis la dernière visite du Groupe. A cet égard, M. Fisher a noté le blocage politique actuel persistant s’agissant du processus de ratification du Premier Ministre et partant, le retard dans mise en place d’un gouvernement, et dans la mise en œuvre des priorités identifiées par le Président Martelly, tant en ce qui concerne des initiatives concrètes de développement que les reformes institutionnelles.
Nigel Fisher a par ailleurs présenté les deux objectifs prioritaires du Président Martelly pour ses premiers 100 jours : Tout d’abord, l’accès, à la prochaine rentrée des classes en septembre, a l’enseignement primaire, d’un plus grand nombre d’enfants. A cet égard, M. Fisher a souligné que les Nations Unies et les autres partenaires internationaux sont déterminés à appuyer l’équipe du Président et les départements concernés du Gouvernement pour qu’ils relèvent ce défi.
La seconde priorité du Président, a poursuivi M. Fisher, est la création d’un fonds ambitieux pour la reconstruction d’un montant de 97millions de dollars ciblant 16 quartiers de Port-au-Prince, qui devrait permettre entre autres choses, d’offrir des opportunités de réinstallation viables dans leur communautés à des déplacés de six camps de la capitale haïtienne. Une équipe composée de plusieurs agences des Nations Unies, du Cluster protection et de l’ONG Concern a travaillé étroitement avec les partenaires haïtiens dans la formulation de ce projet, a souligné M. Fisher.
Par ailleurs, M. Fisher a évoqué la demande d’extension de 12 mois de la CIRH, faite par le Président Martelly lors de la dernière réunion du Comité d’administration de la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH), en date du 22 juillet dernier, et qui devra être approuvée par le Parlement, et ce, pour permettre une transition harmonieuse en attendant la création de la nouvelle entité permanente de reconstruction. Ce processus sera conduit par les acteurs nationaux, a-t-il indiqué, mais l’équipe pays des Nations Unies a un rôle clé à jouer en appuyant l’harmonisation des initiatives de renforcement des capacités des différentes institutions de l’Etat.
M. Fisher a aussi évoqué la demande faite par le Président Martelly à la CIRH en vue de la mise sur pied un groupe de travail chargé de revoir, dans un délai de 60 jours le fonctionnement de la Commission. «Le Bureau de l’Envoyé spécial et l’équipe pays ont déjà entamé des discussions avec l’équipe du Président sur cette question », a-t-il précisé.
Et d’ajouter que « l’appui institutionnel doit être une priorité partagée par tous les partenaires internationaux ». «Notre objectif commun doit être d’appuyer les capacités nationales à développer les politiques nécessaires et à mettre en œuvre des stratégies nationales qui permettront d’améliorer la bonne gouvernance, la sécurité et l’Etat de droit, de créer des conditions favorables pour la croissance économique et l’accès universel à l’éducation, lutter contre la pauvreté enracinée et assurer la protection des droits humains fondamentaux de tous les Haïtiens, tous ces éléments constituant de ingrédients de base pour la stabilité politique et la cohésion sociale en Haïti ».
http://minustah.org/?p=31387

Des recommandations du Conseil économique et social de l’ONU pour accélérer la reconstruction d’Haïti

Des recommandations du Conseil économique et social de l’ONU pour accélérer la reconstruction d’Haïti

« Accompagner les Haïtiens de Guadeloupe »

Propos recueillis par Maëva DURCIN France-Antilles Guadeloupe 28.07.2011
L'association Mouvman lakay accompagne la communauté haïtienne de Guadeloupe à travers divers festivités et événements. Éducation, intégration et valorisation de la culture haïtienne sont ses grands axes d'action.


Que représente l'association Mouvman lakay au sein de la communauté haïtienne ?
Louis-Jean Edriss Président de Mouvman lakay. Mouvman Lakay, association socioculturelle et sportive, a été créée le 28 novembre 2009 suite à un besoin formulé par la communauté haïtienne. Nos objectifs sont d'accompagner les Haïtiens de Guadeloupe qui résident ici tels que l'encadrement des marchands, l'accompagnement des jeunes souhaitant étudier mais aussi favoriser l'insertion de nos compatriotes au sein de la population guadeloupéenne. Un des gros problèmes est le manque d'instruction des Haïtiens, un souci que nous devons corriger pour faciliter notre acceptation dans cette société. Nous avons aussi un partenariat avec Entr'aide Guadeloupe, - j'en suis membre - qui lutte contre l'exclusion. Une façon de relayer les messages de prévention contre le Sida au plus près des Haïtiens de Guadeloupe. Ces derniers peuvent aussi bénéficier des aides que propose Entr'aide.

Quelles actions menez-vous pour les Haïtiens qui s'adressent à vous ?
L'association est constituée d'une trentaine de membres actifs et de nombreux sympathisants. Nous dispensons des cours de français et d'alphabétisation ainsi que des cours de mathématiques. Un enseignement indispensable pour permettre aux Haïtiens d'avoir accès aux documents administratifs, de lire et de comprendre les courriers qui leur sont adressés. La maîtrise de la lecture et de l'écriture est essentielle pour l'épanouissement d'un citoyen et permet une meilleure intégration. Et c'est primordial pour nous. D'où notre slogan : « Ansanm ansanm nap travay » qui signifie que c'est ensemble, en s'unissant et en faisant ce qu'il faut que nous y arrivons. Nous menons aussi une campagne de prévention contre le VIH, et invitons le maximum de ressortissants à se faire dépister.

Comment faites-vous pour communiquer vos informations ?
Nous sommes en train de mettre en place une émission de télévision. Cependant, nous possédons déjà un créneau horaire sur Radio Gayak nommé « Pa mété nanzin » permettant la correspondance directe avec des informateurs en Haïti. Et nous sommes aussi présents sur Face-book via lequel nous avons créé l'émission Télé 32, et Radio Joudaoù chaque jour un débat est ouvert sur un sujet différent ce qui permet des discussions et des partages outre-frontières et outre-origines.

Mis à part le souci d'intégration, votre association vous permet-elle d'échanger sur vos coutumes ?
Bien sûr, nous suivons le calendrier haïtien c'est-à-dire que nous suivons les fêtes de notre pays. Par exemple, le 1er janvier, nous commémorons la fête de l'Indépendance d'Haïti de manière purement traditionnelle avec le partage de la soupe avec tout le monde. Le 18 mai, c'est la fête du Drapeau. Ce 18 mai, nous avons défilé à Pointe-à-Pitre avec les différents corps militaires, accompagnés d'une fanfare et de majorettes. Cent cinquante personnes environ y ont participé et la manifestation s'est très bien déroulée.

Que proposez-vous comme activités aux jeunes ?
Nous avons créé une équipe de football qui s'entraîne et participe déjà à des matches amicaux. La troupe de théâtre Agranman, qui signifie caméléon, a vu le jour et est composée d'Espagnols, de Guadeloupéens et de Haïtiens. Nous pratiquons du théâtre de rue, c'est-à-dire que nous improvisons dans n'importe quelle situation et n'importe quel lieu et avons pour but de faire passer des messages. La santé est un domaine dans lequel nous nous impliquons beaucoup, donc nous jouons souvent des scènes d'encouragement vers le dépistage du virus de sida. Nous avons aussi organisé notre première édition de miss Haïti-Guadeloupe et sommes donc représentés par Jona Joseph, ambassadrice de la communauté haïtienne en Guadeloupe. Elle entre en deuxième année de licence science politique à l'université des Antilles et de la Guyane. Elle accompagne des touristes lors de nos voyages de découverte en Haïti afin de montrer que notre pays n'est pas synonyme que de misère mais présente aussi de nombreux beaux sites qui valent le coup d'être visités.

http://www.guadeloupe.franceantilles.fr/regions/pointoise/accompagner-les-haitiens-de-guadeloupe-28-07-2011-132691.php

Haïti : Quatre organisations élèvent la voix contre les expulsions

P-au-P, 28 juil. 2011 [AlterPresse] --- Quatre organisations dont la Plateforme de Plaidoyer pour un Développement Alternatif (PAPDA) et le Groupe d’Appui aux Rapatriés et Refugiés (GARR), dénoncent les expulsions forcées orchestrées, selon elles, par les responsables haïtiens. Les organisations affirment, dans un document conjoint, que la récente opération de déguerpissement de familles de déplacés au Stade Sylvio Cator constitue une atteinte à la dignité humaine.
La Force de Réflexion et d’Action sur le Logement (FRAKKA) et la Plateforme des Organisations Haïtiennes de Défense des Droits Humains (POHDH) paraphent également le document qui critique les autorités.
Les organisations rappellent que cet acte va à l’encontre de la mission de la mairie de Port-au-Prince et représente une trahison au regard des promesses du président Michel Martelly de reloger les sinistrés du séisme.
En ce qui concerne "Kay Pa m", projet de crédit au logement, les organisations plaident pour que le programme soit accessible aux travailleurs du secteur informel.
« Mais ’Kay Pam’, même si c’est une initiative d’une banque commerciale (appartenant à l’Etat), ne doit pas ôter la responsabilité à l’Etat de travailler à garantir le droit au logement dans le pays, autrement dit le droit de tout le monde à un espace digne pour vivre », affirment les quatre organisations.
Les organisations plaident également pour de véritables solutions au problème du logement prenant en considération la question foncière.
Par ailleurs, la PAPDA, la POHDH, le GARR et le FRAKKA se disent surpris que le président Martelly ait demandé le prolongement du mandat de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH) pour un an.
Ces entités appellent le Parlement à ne pas voter en faveur de la décision du chef de l’Etat et préconisent la mise en place d’une institution haïtienne pour gérer et organiser la reconstruction du pays.
« Tout l’argent de la terre ne suffira pas à reconstruire Haïti si les Haïtiens eux-mêmes ne se mobilisent les premiers », concluent-ils. [kft gp apr 28/07/2011 16 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11337

Des parlementaires émargent au budget du Ministère de l’Intérieur à titre de "conseillers"

Le RNDDH crie au scandale ! Publié le jeudi 28 juillet 2011

Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH)
HAITI CORRUPTION : Le RNDDH appelle à la fin du gaspillage et du copinage au sein de l’administration publique Juillet 2011
I. INTRODUCTION
Les différents gouvernements haïtiens qui se sont succédé au pouvoir ont toujours affirmé, à grands renforts de publicité leur volonté de combattre la corruption sous toutes ses formes. Cependant, force est de constater que la corruption continue à s’ériger en système au point qu’Haïti est, au cours de ces dix (10) dernières années, constamment classée parmi les pays les plus corrompus de la planète. En effet, l’administration publique haïtienne est caractérisée par le gaspillage, le copinage, le courtage et le détournement de fonds.
Le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH), préoccupé par la constance de cette situation, croit qu’il est de son devoir d’attirer l’attention des autorités actuelles sur la gestion désastreuse enregistrée au niveau de l’administration publique, notamment au niveau du Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales.

II. SITUATION AU MINISTERE DE L’INTERIEUR ET DES COLLECTIVITES TERRITORIALES
Le Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales compte, jusqu’au mois de mai 2011, mille neuf (1.009) employés réguliers ainsi répartis : trois cent cinquante cinq (355) affectés au bureau central, deux cent quatre vingt-trois (283) à la Direction de l’Immigration et de l’Emigration et trois cent soixante-onze (371) travaillant dans les délégations et vice-délégations. De plus, cent cinq (105) contractuels sont engagés par ledit Ministère dont vingt-six (26) consultants et vingt-quatre (24) conseillers.
Dans la liste des contractuels de ce Ministère figurent vingt et deux (22) anciens députés du bloc Concertation des Parlementaires Progressistes (CPP) qui se sont présentés aux dernières joutes électorales sous la bannière de la plateforme présidentielle d’alors, INITE. Ces derniers ont tous été engagés par le Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales le 1er octobre 2010 pour un contrat expirant au départ du Ministre Paul Antoine BIEN-AIME. Ils reçoivent tous des émoluments mensuels estimés à cent mille (100.000) gourdes à l’exception du Député Richard Paul OLIVAR qui reçoit un salaire de quarante mille deux cent cinquante (40.250) gourdes.
Le tableau suivant fournit les informations relatives aux Parlementaires émargés au budget du Ministère susmentionné.

A. Rodon Bien-Aimé/ 48ème Législature (MPH)/ 49ème Législature (INITE)/ Cerca Carvajal-Quartier de Los Palis
Jean Roland Boisrond/48ème Législature (Fanmi Lavalas)/ candidat malheureux 49ème Législature (INITE)/St-Jean du Sud-Arniquet
Laurore Edouard/48ème Législature (UNION)/candidat malheureux 49ème Législature (INITE)/Petite-Rivière des Nippes
Desmarattes Jean Camille/48ème Législature (RDNP)/49ème Législature (INITE)/Thiotte-Grand Gosier
Larêche Ronald/48ème Législature (FUSION)/49ème Législature (INITE)/Mont Organisé
Georges Guy Gérard/48ème Législature (UNION)/49ème Législature (INITE)/Torbeck-Chantal
Faustin Poly/48ème Législature (Fanmi Lavalas)/ 49ème Législature (INITE)/Miragoâne
Dénius Francenet/48ème Législature (UNION)/49ème Législature (INITE)/L’Asile
Marcadieu Luther King/48ème Législature (OPL)/candidat 49ème Législature (INITE)/Belladère
François Malherbe/48ème Législature (LESPWA)/49ème Législature (INITE)/Bainet
Valciné Pierre Gérôme/48ème Législature (Fanmi Lavalas)/candidat malheureux 49ème Législature (INITE)/Cabaret
Destiné Pierre Jude/48ème Législature (MODEREH)/candidat malheureux 49ème Législature (INITE)/Ganthier-Fond Verrettes
Deneaud Charlemagne/48ème Législature (OPL)/candidat malheureux 49ème Législature (INITE)/ Lascahobas
Sissoir Benner/48ème Législature (MPH)/candidat malheureux (INITE)/Saint-Raphael
Jacinthe Sorel/48ème Législature (FUSION)/49ème Législature (INITE)/Moron-Chambellan
Apollon Enel/48ème Législature (LESPWA)/candidat malheureux 49ème Législature (INITE)/Thomonde
Sainvil François Lucas/48ème Législature (LESPWA)/49ème Législature (INITE)/ Port-de-Paix
Alcide Audné/48ème (LESPWA)/candidat malheureux (INITE)/Plaisance-Pilate
Bastien Jean Berthold/48ème Législature (FUSION)/candidat 49ème Législature(INITE)/Vallières
Lainé Julner/48ème Législature (OPL)/49ème Législature (INITE)/Port-à-Piment
Domond Patrick/48ème Législature (LESPWA)/candidat 49ème Législature (INITE)/Jacmel
Onze (11) des députés candidats à leur succession ont été réélus sous la bannière de la plateforme INITE et sont aujourd’hui membres du Groupe des Parlementaires du Renouveau (GPR). Pour sa part, François Lucas SAINVIL, ancien député de la quarante-huitième (48ème) législature, candidat au Sénat pour le département du Nord-ouest, a aussi été élu sous la bannière de la plateforme INITE.
En dépit du fait qu’ils soient aujourd’hui en fonction, les douze (12) parlementaires susmentionnés continuent à émarger au budget du Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales.

III. COMMENTAIRES
L’Etat haïtien a ratifié les Conventions interaméricaine et onusienne relatives à la lutte contre la corruption. Ce faisant, l’Etat haïtien s’est engagé à combatte toutes les formes de corruption dans l’exercice de la fonction publique ainsi que les actes spécifiquement liés à l’exercice de cette fonction. En effet, l’article III de la Convention Interaméricaine de Lutte contre la Corruption fixe en ces termes les objectifs poursuivis par les Etats parties à la Convention dans leur lutte contre la corruption :« Mesures préventives Aux fins visées à l’article II de la présente Convention, les Parties conviennent d’envisager, à l’intérieur de leurs systèmes institutionnels, l’applicabilité de mesures destinées à créer, à maintenir et à renforcer :
1. Les normes de conduite pour l’exercice de la fonction publique de manière correcte, honorable et convenable. Ces normes viseront à prévenir les conflits d’intérêt, à assurer la préservation et l’utilisation appropriée des ressources confiées aux fonctionnaires dans l’exercice de leurs attributions, et à établir des mesures et des systèmes qui exigent des fonctionnaires qu’ils fassent rapport aux autorités compétentes sur les actes de corruption dans la fonction publique dont ils ont eu connaissance. Ces mesures contribueraient à préserver la confiance du public dans l’intégrité des fonctionnaires et dans la gestion de la chose publique.
2. Les mécanismes appelés à mettre en pratique ces normes de conduite.
3. Les directives données au personnel des organismes publics pour assurer qu’il comprenne parfaitement ses responsabilités et les règles d’éthique régissant ses activités.
4. Les systèmes de déclaration des revenus, avoirs et dettes par les personnes qui exercent des fonctions publiques nommément désignées par la loi et, quand il y a lieu, à rendre publiques ces déclarations.
5. Les systèmes de recrutement de personnel dans la fonction publique et d’acquisition de biens et services par l’Etat, conçus pour assurer l’accessibilité, l’équité et l’efficacité de ces systèmes.
6. Les systèmes adéquats de recouvrement et de contrôle des recettes de l’Etat visant à empêcher la corruption.
7. Les lois qui suppriment un traitement fiscal favorable à toute personne physique ou morale pour des dépenses effectuées en violation des lois anticorruption des Parties.
8. Les systèmes de protection des fonctionnaires et des particuliers qui dénoncent de bonne foi les actes de corruption, y compris la protection de leur identité, conformément à leur Constitution et aux principes fondamentaux de leur système juridique interne.
9. Les organes de contrôle supérieur, en vue de la mise en place de mécanismes modernes de prévention, de détection, de sanction et d’éradication des actes de corruption.
10. Les mesures visant à dissuader la corruption des fonctionnaires nationaux et étrangers, par le recours à des mécanismes qui assurent que les sociétés ouvertes et d’autres genres d’associations tiennent des livres et des registres reflétant avec exactitude et des détails raisonnables l’acquisition et l’aliénation des actifs des sociétés, et possèdent des contrôles comptables internes suffisants permettant à leurs officiels de dépister les actes de corruption.
11. Les mécanismes visant à encourager la participation de la société civile et des organisations non gouvernementales aux efforts tendant à prévenir la corruption.
12. L’étude de mesures additionnelles de prévention qui tiennent compte des rapports entre une rémunération équitable et la probité dans la fonction publique ».
La gestion rationnelle et efficace des maigres ressources de l’Etat est une obligation mais non une faculté pour les responsables de l’Etat. L’administration publique ne doit en aucune façon être mise au service d’amis, de copains, de clans, de partis ou de regroupements de partis politiques.

Le fait par le Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales de mettre sous payroll des anciens députés au moment de leur campagne électorale s’apparente à une forme de détournement de fonds publics à des fins électoralistes en vue de fournir à ces derniers des moyens financiers dans le but évident d’acheter les urnes. Ces candidats ayant été engagés au moment où ils étaient tous en pleine campagne électorale, ne pouvaient avoir le temps de fournir au Ministère un quelconque travail.
Le Parlement est investi d’un pouvoir de contrôle sur l’action gouvernementale. En ce sens, plusieurs commissions travaillant sur des thématiques différentes dont la corruption, sont créées. Quelle est la fiabilité des travaux réalisés par ces commissions, particulièrement, par la commission anticorruption lorsque même le président de la chambre des députés qui se devait d’être un modèle figure lui aussi sur la liste des fonctionnaires émargés au Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales.
De plus, l’Etat Haïtien accuse des arriérés de salaire de plusieurs années à des instituteurs, des professeurs, des membres du personnel de santé et des employés des collectivités territoriales. Et pourtant, le Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales fonctionne avec vingt-six (26) consultants et vingt-quatre (24) conseillers comme agents contractuels qui touchent des émoluments dépassant largement le salaire des cadres réguliers de l’administration publique comme les directeurs généraux, les membres du Cabinet particulier du Ministre concerné à l’exception du Directeur du Cabinet et de trois (3) autres membres dudit Cabinet.
C’est aussi parmi ces contractuels que figurent les vingt-deux (22) Parlementaires susmentionnés pour lesquels le Ministère débourse mensuellement un total de deux millions cent quarante mille deux cent cinquante (2.140.250) gourdes. Cet état de fait qui viole le principe du libre accès de tous à la fonction publique, est d’autant plus révoltant que ces Parlementaires ont déjà des indemnités et autres privilèges importants alors qu’ils reçoivent un « salaire » parallèle pour lequel ils ne fournissent aucun service.
Selon les Conventions interaméricaine et onusienne sur la corruption auxquelles Haïti est partie, la gestion faite par le Ministre de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales, Paul Antoine BIEN-AIME constitue un acte de corruption. De plus, la Constitution que ces Parlementaires ont juré de respecter dispose en son article 129.1 que : « La fonction de membre du corps législatif est incompatible avec toute fonction rétribuée par l’état sauf celle d’enseignant. »
Fort de toutes ces considérations, le RNDDH recommande au Président de la République, garant de la bonne marche des institutions de l’Etat de :
 Mobiliser les institutions haïtiennes spécialisées dans les enquêtes financières, telles que l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC), l’Unité Centrale de Renseignements Financiers (UCREF), la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSC/CA) et l’Inspection Générale des Finances, en vue de mener les investigations relatives à ces cas de corruption ;
 Traduire par devant les instances judiciaires, toute personne impliquée dans des actes de corruption et de malversation au niveau de l’administration publique en général et du Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales en particulier, conformément aux articles 137 et 140 du Code Pénal Haïtien.
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article7925

jeudi 28 juillet 2011

Dialogue national, L’Eglise Catholique veut donner le ton

Quand tout va à la dérive (les valeurs morales, le respect de l’autre), le seul point de repère reste la religion. Catholicisme, Hindouisme, Vodou, Protestantisme, Judaïsme, Islamisme. Le nom importe peu. Il suffit qu’on ait un point d’ancrage.
Monseigneur Pierre André Dumas
Quand tout va à la dérive (les valeurs morales, le respect de l’autre), le seul point de repère reste la religion. Catholicisme, Hindouisme, Vodou, Protestantisme, Judaïsme, Islamisme. Le nom importe peu. Il suffit qu’on ait un point d’ancrage.

C’est en ce sens que la Conférence Episcopale de l’Eglise Catholique projette d’organiser prochainement un dialogue national, c’est en tout cas ce qu’a annoncé l’évêque de l’Anse-a-Veau / Miragoâne, Monseigneur Pierre André Dumas. Une rencontre doit avoir lieu au cours de la 3ème semaine du mois de septembre pour pouvoir communiquer le rapport de travail faisant état du projet de dialogue national.

”Il y a urgence actuellement. Tous les haïtiens doivent s’asseoir ensemble, autour d’une même table afin de définir la route à parcourir”, exhorte le prélat. Mais avant, nous devons nous préparer les esprits en conséquence. Bannir les préjugés et les a priori, a-t-il conclu.

Le haut dignitaire catholique pense que certaines situations ne peuvent plus attendre. Les problèmes de santé, du logement, des grandes décisions d’Etat à adopter, de la réouverture des classes, en septembre. ”Nous sommes dans une situation de blocage” selon Pierre André Dumas. ‘Il faut prendre le chemin du dialogue et vider les contentieux’.

L’évêque de Miragoâne annonce pour septembre la remise du rapport de travail de la conférence épiscopale clarifiant la vision de l’Eglise par rapport au dialogue National. Ce document, dit son Excellence Dumas, est un pacte social et national, un pacte de gouvernabilité. Monseigneur Dumas invite, par ailleurs, tous les secteurs de la vie nationale (société civile, classe politique, …) à rejoindre la Conférence Episcopale dans cette initiative.

Bernard Gousse ira jusqu'au bout du processus

Le Premier Ministre désigné, Bernard Gousse, dément les rumeurs faisant état de son désistement. Confirmant qu'il maintient sa candidature à la Primature, M. Gousse soutient qu'un retrait équivaudrait à trahir la confiance du chef d'Etat et de la population. Il rappelle que le président Martelly lui a réitéré sa confiance à maintes reprises et que plusieurs secteurs de la vie nationale lui ont exprimé leur appui. Je ne veux pas escamoter le processus constitutionnel, dit-il estimant que les sénateurs doivent assumer leur décision par devant la nation.
L'ex-ministre de la justice confronté à une opposition farouche des 16 sénateurs majoritaires entend poursuivre les négociations jusqu'à la séance de ratification. Interrogé sur les chances de gagner certains sénateurs pétitionnaires à sa cause, M. Gousse n'a pas voulu se prononcer sur la poursuite des négociations.
Entre temps plusieurs sénateurs du groupe majoritaires annoncent qu'ils rejetteront le choix de M. Gousse. Le sénateur Evalière Beauplan déplore le refus du chef d'Etat de designer un nouveau Premier Ministre comme réclamé par le bloc majoritaire. Il nie toute responsabilité du groupe des 16 dans le blocage de la situation.
Le sénateur Beauplan fait remarquer qu'il faudrait de préférence considérer la Présidence comme l'élément de blocage puisqu'on refuse de designer une autre personnalité. Admettant qu'il s'agit d'une seconde personnalité désigné par le chef d'Etat, le sénateur Beauplan rappelle que le choix de M. Rouzier avait été rejeté par la chambre des députés.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19338

American dreams start with English

Class for Haitians graduates 67 By the time Stephanie Estilet, her father, and two younger siblings arrived in Boston from Haiti earlier this year, they had endured political turmoil, hurricanes, and an earthquake that killed friends and relatives and demolished their home.

Now they were supposed to be safe. But Estilet’s father, knowing no English, could find no work. He soon returned to Haiti.
Estilet, who is 20, was determined to stay, and thrive. And in her new home, she knew, survival meant being able to speak English.
“I knew English and education open doors for life,’’ Estilet said.
The young woman had already spent months in Haiti fighting to earn her high school diploma, even after the earthquake struck and left her mired in severe depression. Here in Boston, she had a new challenge: She began English classes in January with a vocabulary so limited that she did not know how to answer a phone in English.
Yesterday, she was one of 67 students to receive diplomas from the English for Advancement program offered by Jewish Vocational Services, a local organization that pairs with local churches to prepare Haitians for jobs, training, or college.
She is preparing to enroll at Bunker Hill Community College, where she plans to spend two years before transferring to nursing school. To save up, she works at a hair salon as a receptionist and custodian.
“I’m ready to go to college,’’ Estilet said.
Dreams like Estilet’s were in abundance yesterday in the basement auditorium of Boston Missionary Baptist Church in Roxbury, where teachers conferred certificates on the graduates, the first class to complete the program. Most had fit classes into schedules already packed with jobs, vocational training, or taking care of their children.
Some are graduating to more advanced English classes next year. Others are ready for nursing courses. A few, like Estilet, are planning for college.
For many, it was a small but significant triumph: About 60 percent were survivors of the earthquake that ravaged Haiti last year.
“I’m not nervous when I speak on the phone any more, because my English is good,’’ Patrips Fleurival told his fellow graduates at the simple ceremony.
Jerry Rubin, the chief executive of Jewish Vocational Services, said that few of the Haitian refugees who wish to work or go to college have sufficient English skills. The organization’s classes focus on teaching English that will help the students meet specific career or educational goals.
So students interested in careers as nursing assistants - among the most popular vocations for Haitians here - start with the basics, learning to explain in English how to cut hair.
“The door of opportunity is closed to them unless they can strengthen their English,’’ Rubin said. Classes began in October, advertised through word of mouth and Haitian churches.
Like many other Haitians here, Nirva Sajous, 39, of Hyde Park, wants to become a full-fledged nurse. After more than four months of classes, she passed her nursing assistant licensing exam on her first try in February. Since then, she’s been working as a nurses’ assistant at the Hebrew SeniorLife and Compass on the Bay senior homes while continuing to take English classes.
Many of the students agree that of all the complexities of English, pronunciation is most difficult to master. Sajous said her 11-year-old son, who is enrolled in school here, helps her practice muting her Haitian Creole accent.
“I want to speak like American people,’’ Sajous said in her soft, Creole-inflected patter. “That’s my dream.’’
Sajous arrived in Boston in June 2010, five months after the Jan. 12, 2010 earthquake. When it hit, she had been waiting for her nephew on a street in her hometown, Turgeau, outside the capital of Port-au-Prince. She fell on the rumbling ground, while some of those around her were crushed under walls. She could hear schoolchildren crying for help.
Her nephew, Sajous explained through tears, never came.
Estilet had been walking home from school with friends when the earthquake struck; only some survived. Her aunt was injured and eventually died. Her family spent months in a refugee camp before her grandmother, who lives in Boston, was able to bring them to the United States.
During the simple graduation ceremony, students dressed in suits and floral dresses bounded onstage to accept handshakes and homemade certificates from their teachers.
Against the back wall of the next room rested a white board with a vocabulary list: green, red, yellow, blue, it, kite (with a small cartoon kite). “Man = 1, men = 2 or more,’’ it explained.
Addressing the audience near the end of the ceremony, Jeanne YoYo enunciated carefully, “I am learning new words and expressions. I can hold conversations’’ - pronouncing the long word as if speaking Creole - “and even hold an argument with someone.’’
Vivian Yee can be reached at vyee@globe.com.
http://www.boston.com/news/local/massachusetts/articles/2011/07/28/english_language_program_for_haitians_graduates_67/?rss_id=Boston.com+--+Massachusetts+news

Haitian refugees experience HOPE Week

Posted by: Chad Jennings - Posted in Misc on Jul 27, 2011
The latest Yankees announcement for the third day of HOPE Week was kind of lost in the shuffle because the team played a day game this afternoon, but here are the details from the Yankees.
The New York Yankees are proud to continue HOPE Week 2011 (Helping Others Persevere & Excel) on Wednesday by celebrating the Haitian refugees, aged 7 to 13, taken in by Ss. Joachim and Anne’s School in Queens, N.Y. following the country’s devastating January 2010 earthquake.
The Yankees will host the Haitian refugees for Wednesday’s 1:05 p.m. Yankees game, after which Yankees players CC Sabathia, Jorge Posada, Freddy Garcia and Bartolo Colon, along with Yankees coaches Mike Harkey and Tony Pena will join them for a Gray Line New York double-decker bus tour of Manhattan leaving directly from Yankee Stadium.
Stops will include the United Nations, where representatives of the body will greet the children, followed by the Empire State Building, where the children will participate in a ceremonial lighting of the building followed by a photo opportunity with the Yankees from the observation deck. The children and Yankees will then reboard the bus to visit Times Square.
The final stop will be at St. Patrick’s Cathedral, where Archbishop Timothy Dolan will give a tour of the building and have dessert with the children in his private residence.
THE STORY OF THE HAITIAN REFUGEES OF SS. JOACHIM AND ANNE’S SCHOOL
For 15 child refugees who endured the devastating earthquake in Haiti on January 12, 2010, it was the loving arms of Ss. Joachim and Anne’s School in Queens Village, N.Y., that took them in.
The children, now aged 7 to 13, arrived in New York with nothing, having lost loved ones and been witness to unspeakable horrors. All have taken to their new home and cherish their opportunity at an education. One child walks 45 minutes each way to school and another, who lost both of his parents, dreams of becoming president of his homeland so he can rebuild his nation. Even the school’s parochial vicar, Rev. Jean-Moise Delva, 34, was not spared tragedy as his Haitian elementary school collapsed, killing the parish priest who was his mentor.

http://yankees.lhblogs.com/2011/07/27/haitian-refugees-experience-hope-week/

Morelia se enfrenta al Tempête en duelo de novatos

Los monarcas también piensan en el torneo de apertura 2011, irá contra el Pumas. NOTIMEX
◦El ganador pasará al grupo A
Es la primera vez para estos dos equipos su participación en el nuevo formato del torneo
MORELIA, MICHOACÁN (27/JUL/2011).- El Morelia de México y el Tempête de Haití, con el peruano Danilo Barriga en el banquillo, vivirán su primera experiencia en la Liga de Campeones de la Concacaf al enfrentarse este jueves en las preliminares dirigidas a completar la fase de grupos de la competición.
Ninguno de estos dos equipos ha disputado la Liga de Campeones desde que se instaló el nuevo formato hace cuatro temporadas, por lo que el partido de ida de este jueves en el estadio Morelos marcará el debut en la competición de clubes de la región de la Concacaf.
El partido de vuelta se jugará el 3 de agosto en el mismo escenario del Morelos de México, con la autorización de la Concacaf, ya que aún no se ha terminado la reconstrucción del estadio del equipo haitiano de los daños sufridos en el terremoto en enero de 2010.
El ganador de esta serie del Morelia y el Tempête ingresará directo al grupo A de la Liga de Campeones de la Concacaf donde ya están Los Ángeles Galaxy de Estados Unidos y el Alajuelense de Costa Rica. También entrará el ganador del Motagua-Municipal.
El técnico mexicano Tomás Boy declaró en la rueda de prensa que el Morelia buscará la victoria siempre porque el equipo "tiene muchas ganas" de hacer un buen papel.
Para el peruano Barriga, recientemente incorporado al banquillo del Tempête, esta serie ante el Morelia será su primer gran reto con este equipo de Haití que resulta toda una incógnita para el rival por el poco conocimiento que se tiene de ellos.

Alineaciones probables:
Morelia: Federico Vilar; Enrique Pérez, Jorge Kalú Gastélum, Adrián Aldrete, Joel Huiqui; Joao Rojas, Luis Alonso Sandoval, Damián Manso, Miguel Sabah; Aldo Leao y Luis Gabriel Rey. Entrenador Tomás Boy
Tempête: Guerry Romondt; Tony Valsaint, David Aime, Makendy Duverger, Shedlin Francoeur; Herold Junior Charles, Paul Elie, Ginot Senat, Gerald Benjamin; Eliphène Cadet y Valdano Paul. Entrenador Danilo Barriga.

Arbitro: El hondureño Hector Rodríguez.
Estadio: Morelos de Morelia.
Hora: 19,00 horas locales (01,00 GMT).

http://www.informador.com.mx/deportes/2011/310109/6/morelia-se-enfrenta-al-tempete-en-duelo-de-novatos.htm

Haïti a enterré mercredi Rooldine Lindor

La douleur le disputait à l’indignation aux funérailles de l’étudiante sauvagement tuée, il y a deux semaines, en République Dominicaine ; la fin de la cérémonie a tourné à une manifestation improvisée contre les Présidents haïtien et dominicain Publié le mercredi 27 juillet 2011
Les funérailles de l’étudiante Rooldine Lindor, assassinée de façon odieuse le 12 juillet dernier en République Dominicaine, ont été chantées ce mercredi au Temple adventiste du septième jour devant une assistance de plusieurs centaines de personnes profondément émues.
Parents, amis et camarades d’études de la jeune fille de 20 ans étaient au bord de la crise de nerfs tant ils étaient terriblement affligés et lançaient des cris désespérés.
Dans son homélie de circonstance, le pasteur Bergemane Michel a exhorté la famille éplorée à accepter avec courage cette épreuve en donnant à tous l’assurance que Dieu mettra fin un jour au mal régnant sur la terre.
Deux membres du gouvernement démissionnaire, les ministres des haïtiens vivant à l’étranger, Edwin Paraison, et à la condition féminine, Marjorie Michel, et plusieurs Députés ont également assisté à la cérémonie funèbre. Tout comme une délégation d’étudiants haïtiens vivant en république voisine.
S’exprimant en son nom propre et en celui de sa collègue des affaires étrangères, Marie-Michèle Rey, le ministre Paraison a promis l’aide de l’Etat haïtien à la famille Lindor afin qu’elle obtienne justice et réparation des autorités dominicaines.
Cependant, au moment où le cercueil sortait de l’église, une manifestation improvisée d’une partie de l’assistance a dénoncé le traitement discriminatoire dont sont l’objet nos compatriotes en République Dominicaine avec la complicité des dirigeants haïtiens. Les protestataires s’en sont pris nommément aux Présidents haïtien Michel Martelly et dominicain Leonel Fernàndez ainsi qu’à Edwin Paraison.
Ces funérailles ont été prises en charge par le bureau de l’épouse du chef de l’Etat, Sophia Martelly, avons-nous appris.
Unique fille d’une famille de quatre enfants, Rooldine Lindor était en deuxième année de génie informatique à l’université dominicaine Utesa.
La victime a été dévalisée, violée et sauvagement exécutée à Santo Domingo par des criminels dominicains auprès de qui elle s’était innocemment rendue en vue de négocier le loyer d’un nouvel appartement.
Les deux principaux accusés, Eddy Starlin Mendoza et Rafael Alberto Arias Garcia, ont été rapidement appréhendés et remis à la justice pour être jugés.
Cet énième crime ayant semé le deuil dans la communauté haïtienne de l’autre côté de la frontière a suscité ici et là de véhémentes protestations et des condamnations sans réserve.
Rooldine était originaire de Petit-Goâve et de la même famille que le journaliste Brignol Lindor, assassiné le 3 décembre 2001 par une bande armée qui supportait le Président d’alors, Jean-Bertrand Aristide. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article7922

mercredi 27 juillet 2011

T-VICE A L'HONNEUR AU FESTIVAL SALSA TONGS A MARSEILLE

DES TONGS POUR LE KONPA HAITIEN AVEC T-VICE


Avez-vous déjà essayé de danser avec des TONGS ? Cela devrait pouvoir se faire plus ou moins correctement. C’est au moins ce qu’affirment les danseurs de SALSA, MERENGUE, BACHATA etc. Comme fan viscéral du rythme haïtien, le Compas Direct, j’avoue qu’il ne m’était jamais venu à l’idée de danser avec des tongs. Et pourquoi pas ?

Bref ! Pour le weekend à venir, les plages de Marseille en particulier l’Escale Borrelly, va s’habiller de gala et de tongs – le sable et l’été l’obligent pour accueillir la deuxième édition du festival international connu sous le nom allégorique de SALSA TONGS.

Pour cette occasion, l’institution organisatrice de cet évènement, l’école de danse ALMA LATINA, qui lors de son édition antérieure a accueilli plus de 7.000 personnes, mise sur de très grosses pointures parmi les meilleures exposants du genre musiciens et danseurs pour multiplier par deux ou plus l’affluence.

Si bien l’évènement de cette année correspond à la deuxième édition, ALMA LATINA a juste changé de format ces deux dernières années puisque auparavant, elle organisait des voyages à Cuba et en République Dominicaine pour imprégner les élèves de cette saveur du terroir de la culture de la danse.

Pour cette cuvée 2011, l’offre est très alléchante. A côté d’une palette de danseurs chevronnés venant du monde entier parmi lesquels on peut citer JHESUS APONTE et SHEILA de Puerto-Rico, ADOLFO INDACOCHEA du Pérou, CARLA VOCONI de l’Italie, DIANA MONTOYA de Colombia, ARENYS de CUBA, PABLO BAEZ HUG de l’Argentine, JENNIFER SILVAS des USAANETA KAPKA de Pologne, CHIQUITO Y SU DOMINICAN POWER de République Dominicaine, les amateurs de la bonne musique et des concerts live pourront s’égosiller à souhait en assistant a trois concerts de haute voltige animés par T-VICE d’Haïti, un des meilleurs groupes de KONPA haïtien, JERRY HERNANDEZ Y LA ORQUESTA DEEJAY venant des Etats-Unis d’Amérique et PEDRITO CALVO JUNIOR Y SU ORQUESTA directement de Cuba pour un concert de Salsa à couper le souffle.

La participation de T-VICE à cet évènement grandiose reste une excellente chose pour faciliter l’exposition d’une facette de la culture haïtienne dans un cadre conceptuel latino-américain qui lui est souvent refusé.

Pourtant T-VICE jouit d’une popularité incontestable et non contestée dans la région. Depuis des années déjà, invité le plus souvent par BAZE CREOLE, une association spécialisée et intéressée dans la production de spectacle live mettant en vedette le KONPA, T-VICE remplit régulièrement et périodiquement les plus grandes salles de fête de la ville et de la région.

L’été en termes de météorologie n’a pas été très clément pour la région. Nous espérons que le beau temps sera de la partie et que nous serons très nombreux les fans inconditionnels de T-VICE qui pourront s’enfiler leur tongs pour un concert exceptionnel.

Nous n’avons aucun doute sur la qualité de la prestation de ce groupe dont le vécu est l’un des plus aboutis dans ce domaine.

T-VICE, les haïtiens de Marseille et de la région vous attendent !

Et en TONGS s’il vous plait.

Pour HAITI RECTO VERSO
Jonas Jolivert
27/07/2011, Marseille

St. Kitts Nevis beats Haiti in historic match

By: Terresa McCall, SKNVibes.com

BASSETERRE, St. Kitts – As the 90th minute expired and the whistle was blown, reality quickly set in; St. Kitts and Nevis had beaten its rival Haiti 2-1, and has taken top spot in the CFU Olympic Group D Qualifier Tournament.
It was a battle of the best, with Haiti entering the match with two games under their belt and St. Kitts Nevis having achieved a similar feat.
The atmosphere was tense with supporters of both sides of the game cheering vigorously for their team, hoping to spur them along to victory.
The first half of the game progressed with Haiti, a team known for its technical and offensive game plan, making several attempts to score on its opposition but success in that regard did not come until the 36th minute when Haiti’s Gerald Edwards kicked the ball into the back of St. Kitts Nevis’ nets.
Down one goal entering the second half, the St. Kitts Nevis under-23 team members seemed to have reminded themselves that in order to win, they must protect their territory while making strategic attempts at getting the ball past the opposition’s goal keeper and securely into the back of its nets.
In what some consider a surprise turn of events, Johnny Joseph of Haiti, apparently seeking to pass the ball to one of his team mates, drove the ball into his own nets, securing a goal for the St. Kitts Nevis team in the 78th minute.
The final 10 minutes of the game were tense, with both teams fighting to prove their on-field supremacy. Into the 87th minute, Vice Captain of the St. Kitts Nevis team Javeim Blanchette, seized a glorious opportunity and drove the ball past Haiti’s goal keeper and squarely into the back of the goal.
Tried as they did for the remaining three minutes of the game, Haiti was unsuccessful in securing that other goal which would have leveled the playing field.
As the whistle blew signaling the end of the history-making game, supporters and fans of the host team, sprang onto the field and a spirit of jubilation filled the Warner Park’s Football Stadium.
Members of the Haitian team, however, were far from jubilant and were seen strewn across the football field reportedly tearful at their loss.
This is the first time in history of football in the Caribbean that St. Kitts and Nevis have beaten Haiti at any level of the game.
St. Kitts and Nevis have now joined the winners of Groups B and C, Trinidad and Tobago and Cuba respectively. The battle for supremacy continues sometime in August.
http://www.sknvibes.com/news/newsdetails.cfm/35755

mardi 26 juillet 2011

Parliamentarian Dionald Polyte (Inite, Grand'Anse) Shot Dead

LES CAYES, Haiti - Deputy Dionald Polyte (INITE) of Pestel-Beaumont (Grand'Anse, Sud-Ouest) was shot dead early Monday morning in circumstances not yet clear when his vehicle with six others passengers, crossed the town of "Catiche" near Camp Perrin (Sud).

The member of parliament was returning to the capital after attending this past weekend a harvest celebration in the communal section of Duchity.
After succumbing to injuries from the gun fire, according to Radio Kiskeya , he was rushed to the hospital in Camp Perrin, where it is assumed he was pronounced dead.
The six others passengers were unscathed in the incident. The Departmental Delegate of the Grand Anse, Wilkens Candy, was unable to specify the exact circumstances of the death of Parliament.
Elected only in the recent parliamentary elections under the banner of the former presidential platform INITE, Dionald Polyte, beat the incumbent Ronald Etienne (Front for National Reconstruction, FRN, Guy Philippe).
The losing candidate and his supporters had vigorously protested against the loss they had to be due to the manipulation by the Provisional Electoral Council (CEP) of the votes cast.
http://defend.ht/politics/articles/legislative/1422-deputy-dionald-polyte-inite-grandanse-shot-dead

Haiti-France/Politique : Des parlementaires français appellent l’élite politique haitienne au compromis

P-au-P, 25 juil. [AlterPresse] --- Un groupe de députés français convie les autorités politiques haïtiennes à se mettre d’accord en vue de permettre un déblocage de la situation de crise que vit le pays, qui fait face à un vide gouvernemental depuis plus de deux mois. « Nous souhaitons vraiment de tout cœur que les élites haïtiennes, notamment les élites politiques fassent les compromis nécessaires pour qu’il y ait un interlocuteur face à la communauté internationale », a déclaré la députée socialiste radicale George Pau-Langevin, au cours d’une conférence de presse le 23 juillet à Port-au-Prince.
Elle fait partie des 3 membres d’un regroupement de parlementaires français baptisé « Groupe d’amitié France-Haiti » qui ont visité Haiti au cours de la semaine écoulée.
Selon le groupe, la cohabitation se réalise partout dans le monde et le mieux c’est que « les forces en présence s’unissent et non se contrecarrent ».
Un premier ministre désigné par le président Michel Martelly a déjà été rejeté par la Chambre des députés et un second, Me Bernard Gousse, fait face des difficultés majeures, après que le groupe majoritaire au sénat ait manifesté sa volonté de le rejeter.
Les députés français estiment que l’établissement du prochain gouvernement est un facteur clé qui « facilitera la bonne marche du processus de reconstruction » de la République caribéenne gravement endommagée par le tremblement du 12 janvier 2010.
Par ailleurs, le « Groupe d’amitié France-Haiti » souhaite que « l’organisation politique du peuple haïtien » soit « effective » en vue d’une amélioration de la vie dans le pays.
Au cours de leur passage, les 3 membres du groupe, qui sont de tendances politiques différentes, disent avoir rencontré « une population haitienne mobilisée et dynamique » ce qui constitue selon eux un « message d’espoir. »
D’après Jacques Desallangre, de la gauche démocratique et républicaine française, « Il faut faire confiance aux peuples (…) et ils doivent être les premiers acteurs ». [rh apr 25 /07/2011 12 :30]http://www.alterpresse.org/spip.php?article11324

Haïti-Post-séisme : La surpopulation se renforce à Port-au-Prince

Enquête
P-au-P, 25 juil. 2011 [AlterPresse] --- L’aide humanitaire concentrée à Port-au-Prince suite au séisme dévastateur du 12 janvier 2010 et les initiatives centralisées à la capitale dans le cadre de la reconstruction amènent à une concentration plus élevée de la population dans cette ville, confirment des experts.
« C’est clair que la zone métropolitaine a atteint sa saturation », affirme le statisticien-démographe, Jacques Hendry Rousseau. Le secteur qui regroupe les communes de Port-au-Prince, Delmas, Carrefour, Pétion Ville, Tabarre et Cité Soleil, croit au rythme annuel de 4,5% l’an, souligne t-il.
« La concentration devient très importante et c’est une évidence rien qu’à la lumière de la présence physique dans les rues de Port-au-Prince. Et… on se rend compte que les quartiers populeux fourmillent d’individus », observe t-il.
Plus de 18 mois après la catastrophe qui a fait plusieurs centaines de milliers de morts et emporté 120% du PIB, les tendances migratoires ont abouti à un scenario qui laisse présager le pire, alors que les habitudes de construction n’ont pas évolué.

L’incroyable revient au galop
« Avant le séisme la densité dans l’aire métropolitaine était de 12 000 habitants par kilomètre carré et ceci a été (…) étroitement lié à la sévérité des dégâts du séisme », rappelle l’expert.
Au lendemain de la catastrophe si 600 mille personnes ont quitté l’aire métropolitaine principalement pour les villes de provinces, plus de la moitié était revenue 6 mois plus tard, attirée par l’aide humanitaire, notamment le Cash for Work. Mais à côté de cela, les perspectives de reconstruction ont joué un grand rôle.
Dans « Aide alimentaire, Environnement et migration en Haïti, après le 12 janvier », une étude publiée en mai 2011, Hancy Pierre rappelle que la migration a toujours existé en Haïti mais ne suscite l’attention qu’en période de crise. Selon lui la question de la migration est avant tout liée aux soucis économiques, très marqués dans les provinces.
« De nouvelles villes secondaires viennent jouer les fonctions commerciales et culturelles, en l’occurrence Pétion Ville et Tabarre, en raison du phénomène d’excroissance de la capitale. Port-au-Prince…est considéré comme un lieu de prestige. Ainsi le discours sur les opportunités de reconstruction d’Haïti a des effets significatifs sur le projet des ruraux de migrer vers Port-au-Prince », indique Hancy Pierre.
En réalité, à l’intérieur de la capitale et ses périphéries, la population a aussi énormément bougé. A Tabarre, 4 personnes sur 10 habitaient une autre commune de la zone métropolitaine avant le séisme, selon une enquête réalisée par le Fonds des Nations Unies pour la Population(UNFPA) . Une commune comme Pétion Ville a accueilli 14% des déplacés du secteur.
« Ce qui est important de souligner c’est que cette concentration urbaine s’accompagne de l’émergence de certaines poches de pauvreté dans les quartiers défavorisées à la périphérie urbaine », affirme Rousseau, soulignant que cette population croît « en dehors de l’habitat ».

Renforcement du chaos
Alors que les expulsions forcées et autres mauvaises conditions de vie ont notamment fait fuir des résidents de camps, certains sont revenus à la faveur des promesses de logements gratuits.
« Jusqu’à présent, on ne nous a rien dit. Ils ont dit qu’ils allaient donner de l’argent et des tentes, mais ils ne l’ont pas fait », raconte Myrlene Osias qui occupe un abri de fortune dans un camp à Carrefour Feuilles.
La maison qu’elle louait à Savane Pistache, toujours à Carrefour Feuilles, a été détruite lors du séisme, indique t-elle. Depuis quelques mois elle est venue s’installer dans un camp qui se vidait de certains de ses occupants, croyant qu’elle recevrait de l’aide pour se bâtir une maison.
« Ce n’est pas un endroit pour vivre, reconnait-elle. Les gens balancent les déchets n’ importe où. L’odeur est insupportable. Là bas, pas loin, il y a une latrine qui déborde et il n’y a personne pour la vider... On ne peut pas élever des enfants dans ces conditions. Ils grandissent et deviennent des délinquants… Je n’aime pas cette vie ».
En général les camps sont érigés au sein même ou non loin des quartiers d’origine. Mais l’exemple le plus inquiétant est celui de Canaan , une zone squattérisée au Nord de Port-au-Prince, et qui du jour au lendemain est devenu le plus gros bidonville du pays.
« Canaan n’est pas reconnu comme un camp de personnes déplacées par le Gouvernement d’Haïti. La terre a été déclarée ‘d’intérêt public’ par un décret présidentiel promulgué le 22 mars 2010 et le statut de ses résidents doit encore être clarifié », affirme le Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires de l’ONU (OCHA) dans son bulletin février-mars 2011.
Faute d’emploi, la plupart des 60 mille personnes habitant le site sont arrivés après le séisme et « beaucoup ont commencé à cultiver les terres autour de leur abri ou sur des zones inhabitées, afin de nourrir leur famille ».
La capitale est non seulement en train de s’étendre de manière incontrôlée mais aussi d’accentuer sa vulnérabilité notamment sur le plan environnemental. Les constructions anarchiques dans les hauteurs et le long du littoral rendent la capitale très vulnérable en période pluvieuse. Ceci a été démontré en juin dernier lorsque la ville a subi de sévères inondations au passage d’une onde tropicale.

Le pire à venir ?
« Avec la bidonvilisation, l’eau de pluie tombe sur du béton, des tôles des maisons et n’a même pas le temps de s’infiltrer dans le sol. L’eau dévale ainsi sur la ville. Or nous avons également construit au coeur de son exutoire », explique le ministre sortant de l’environnement, Jean Marie Claude Germain, évoquant les Cité de Dieu, Cité de L’eternel, bidonvilles situées le long du littoral.
« Et le phénomène actuel c’est que la capitale est prise en sandwich entre l’exutoire bouché et les constructions anarchiques en montagne. Et si on veut que la capitale demeure au même endroit, il faut des solutions drastiques, et même des délocalisations de personnes »
A coté des risques climatiques, les risques sismiques sont encore très forts, notamment pour la région métropolitaine. Selon les recherches, la faille Enriquillo qui traverse la capitale dans pratiquement toute sa longueur n’a pas encore libéré l’énergie qu’elle accumule depuis plus de deux siècles.
Cette situation soulève une fois de plus la nécessité de penser la reconstruction en tenant compte des grands problèmes du pays où des gravats laissés par le séisme restent encore à enlever, alors que les promesses faites à New York, soit 10 milliards de dollars, sont délivrées à la petite semaine.
Selon Jacques Hendry Rousseau l’aménagement du territoire est plus que jamais une « priorité ».
Le président de la République Michel Martelly, a dévoilé la semaine dernière son plan de logement basé sur 3 axes. Il s’agit de développer de nouveaux quartiers à l’intérieur et en dehors de la zone métropolitaine, restructurer et urbaniser les quartiers existant et densifier ceux qui sont déjà urbanisés en construisant en hauteur.
Cependant, si le président a signalé que ces axes seront intégrés « dans un cadre global d’aménagement du territoire », jusqu’ici les projets présentés, notamment « Kay pa m » , ne sont pas destinés aux pauvres et la question de l’aménagement du territoire n’est toujours pas concrétisée dans un plan.
« La reconstruction ne devra pas profiter qu’à Port-au-Prince. La reconstruction signifiera également de nouveaux pôles de développement, des opportunités économiques certaines, et un code de construction définitif », fait savoir Martelly, promettant qu’une fois son gouvernement formé ce code définitif pourra être présenté et appliqué.
Plus de deux mois depuis son investiture, le président n’est pas arrivé à un accord avec le législatif pour mettre en place son gouvernement. Les différends politiques entourant le processus de validation du nouveau candidat à la primature, Bernard Gousse, semblent indiquer que le statu quo perdurera encore et la reconstruction gardera du plomb dans l’aile. [kft gp apr 25/07/2011 08:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11317

La CIRH à l’heure du changement

Le Conseil d’administration de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH) a tenu, vendredi 22 juillet, dans la capitale haïtienne, sa première réunion de travail depuis l’investiture du Président Michel Martelly à la tête de l’Etat haïtien. Une rencontre qui a été l’occasion pour la Commission de faire part des nouveaux projets approuvés et des mesures prises en vue d’améliorer sa collaboration avec les nouvelles autorités, et l’occasion pour le nouveau Chef de l’Etat de présenter sa vision de la CIRH.


Cette septième réunion de travail du Conseil d’administration de la CIRH s’inscrivait sous le signe du changement et des nouvelles orientations préconisées par le Chef de l’Etat. En effet, lors de son intervention, le Président Martelly a présenté sa « vision de l’avenir de la CIRH » et proposé un certain nombre d’actions concrètes. Ces mesures devraient, a-t-il dit, être prises au cours des prochains mois, afin d’améliorer la performance de la Commission.

Le mandat de la CIRH est de mettre en œuvre le « Plan d’Action pour le Relèvement et le Développement d’Haïti » adopté lors de la réunion des bailleurs de fonds à New-York en mars 2010. Et l’une des priorités de l’heure est d’actualiser ce plan. Cette actualisation fait l’objet d’un document en cours d’élaboration intitulé « Les Grands Chantiers pour le Relèvement et le Développement d’Haïti » initié par l’actuel Premier ministre intérimaire, Jean Max Bellerive, qui, avec l’ancien Président des Etats-Unis et Envoyé spécial du Secrétaire général pour Haïti, Bill Clinton, copréside la CIRH.
Ce document doit non seulement tirer les leçons de l’expérience de la CIRH depuis sa mise en place, mais aussi prendre en compte les priorités définies par les nouvelles autorités. Et l’une d’elles est bien entendu la relocalisation des quelque 630.000 personnes déplacées suite au séisme de janvier 2010 (selon les dernières données fournies par l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM)), qui vivent toujours sous des tentes ou dans des abris de fortune.
« Tous les efforts et moyens disponibles devront être déployés à cette fin », souligne M. Martelly. Il recommande également une attention particulière à la reconstruction et à l’aménagement des écoles et autres établissements d’enseignements, notamment au niveau primaire.
Autre changement préconisé, l’allègement des procédures d’exécution des projets retenus, de manière à « obtenir au plus vite des résultats tangibles à grande échelle et susceptibles d’améliorer visiblement et profondément les conditions d’existence de la population ». Le Chef de l’Etat prévoit aussi de renforcer les structures techniques de la Commission. Dans cette optique, une Directrice Exécutive a.i. a été nommée et six nouveaux membres représentant la Présidence remplacent, au sein de la Commission, ceux qui avaient été nommés par l’ex-Président René Préval. Un groupe de travail a par ailleurs été créé qui doit soumettre, dans un délai de 60 jours, des propositions visant à dynamiser l’organisation interne de la CIRH.
Il importe également, selon M. Martelly, de mettre en place au sein de la Commission des mécanismes devant accélérer la réalisation des projets prioritaires, « en toute transparence et avec une efficacité accrue ». Il souhaite aussi l’amélioration des services de communication de la CIRH pour une meilleure compréhension par le public de son fonctionnement et de ses réalisations. En outre, une meilleure coordination avec les ONG et la prise en compte de leurs activités permettront d’ « éviter des doubles emplois ».
L’après CIRH fait aussi partie de l’agenda du Chef de l’Etat. Définir la mission, les attributions et l’architecture de l’entité qui aura à prendre le relais de la Commission en octobre 2012 est l’autre dossier sur lequel doit se pencher, dès maintenant, l’équipe Martelly afin d’aboutir à un projet de loi organique à présenter au Parlement haïtien. En attendant, le Président souhaite une prorogation de 12 mois du mandat de la CIRH après l’échéance du 12 janvier.
Il importe de noter que certaines critiques relatives au fonctionnement de la Commission ont été adressées lors des réunions précédentes. Le Premier ministre haïtien sortant avait en effet noté un défaut de communication entre le secrétariat de la CIRH et les ministères. « Il n’y aura pas d’appropriation du travail réalisé par la Commission si les ministères ne peuvent pas comprendre ce qui se fait à chaque réunion», avait-il prévenu. De même, des faiblesses ont été identifiées par un atelier de travail organisé au cours de la dernière rencontre.
Pour y remédier, la CIRH avait déjà entrepris certains ajustements dans son mode de fonctionnement. L’un d’eux porte sur l’amélioration de la collaboration entre la CIRH et le Ministère de la Planification et de la Coopération Externe (MPCE), l’entité chargée de programmer les investissements publics du pays. Des réunions hebdomadaires entre la CIRH et le MPCE permettent à ce dernier d’intervenir en amont, lors de la présentation des projets, et de les analyser. « Avec cette collaboration depuis avril dernier, le Ministère est désormais informé en temps réel des projets présentés pour financement à la CIRH », a fait remarquer Wilfrid Trainard, le Directeur de la planification au MPCE. Aussi, seuls sont désormais sélectionnés les projets qui sont en adéquation avec les objectifs des autorités de l’Etat articulés autour de quatre volets que sont : la « refondation » territoriale, économique, sociale et institutionnelle.
L’analyse en amont des projets permet aussi de relever très vite les lacunes et d’éviter des pertes de temps. Les responsables peuvent alors retourner, le cas échéant, les dossiers pour des compléments d’information, évitant ainsi qu’ils aient à parcourir d’abord tout les étapes avant une décision négative.
A l’invitation des autorités haïtiennes, le Secrétaire général de l’OEA, Jose Miguel Insulza, en visite de travail dans le pays, et le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Haïti, Mariano Fernandez, ont honoré de leur présence cette septième réunion du Conseil d’administration de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH).
http://minustah.org/?p=31310

Le président Martelly dément un désistement de Gousse

Le Premier Ministre désigné, Bernard Gousse, n'a pas abandonné le processus de ratification a indiqué hier le président haïtien Michel Martelly. En tournée dans le Nord, M. Martelly a affirmé que M. Gousse, qui avait fait jeudi le dépôt de ses pièces au Parlement, n'entend pas faire retrait de sa candidature à la Primature.
Le chef d'Etat démentait ainsi les déclarations du sénateur Moise Jean Charles relative à un désistement de M. Gousse dans le cadre de l'accord entre les sénateurs majoritaires et le président Martelly. L'affaire Gousse est un dossier fermé, avait expliqué le sénateur Moise Jean Charles (Inité) assurant qu'une autre personnalité sera désignée prochainement.
Selon le président Martelly, le Premier Ministre désigné fera lui même l'annonce au cas où il y aurait désistement. Analysant la conjoncture M. Martelly a révélé que les 16 sénateurs avaient proposé un désistement de M. Gousse lors des récentes rencontres.
Cependant Martelly réitère son appui à M. Gousse faisant valoir qu'il faut poursuivre les négociations avec les deux blocs parlementaires au sénat. Il écarte toute possibilité de retrait estimant qu'il ne peut y avoir à ce stade qu'un rejet ou une acceptation du Parlement.
Le président Martelly renouvelle sa détermination à collaborer avec les sénateurs majoritaires soulignant qu'une ratification ne signifierait pas une victoire de l'exécutif mais une occasion pour débloquer la situation.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=19330

Attaque contre le Président : Un employé du Parlement serait détenu et son fusil M1 confisqué

Deux Sénateurs pro et anti-Martelly s’enflamment et se lancent dans une escalade politique concernant un projet d’assassinat qui serait ourdi contre Michel Martelly ; le chef de l’Etat qui a brutalement réagi à la tentative de sa sécurité rapprochée de l’évacuer dimanche au Cap-Haïtien, Publié le mardi 26 juillet 2011
Au lendemain de la grave attaque à coups de pierres et de bouteilles perpétrée contre le cortège présidentiel, 29 personnes étaient encore en garde à vue lundi au Cap-Haïtien (274 km au nord de Port-au-Prince), parmi elles un employé présumé du Parlement qui aurait été épinglé sur le théâtre des incidents en possession d’un fusil M1.
Sorti indemne de cette agression survenue dimanche dans le quartier populaire de Shada, réputé pro-Lavalas, le Président Michel Martelly a mis fin lundi à sa première visite officielle dans le nord.
Alors que la police continuait d’interroger les suspects dans la deuxième ville du pays, le bloc des parlementaires du nord et du nord-est a mis en garde contre une "chasse aux sorcières" tout en présentant ses plus vives sympathies au chef de l’Etat.
Si la Présidence a, dans un communiqué, tenté de minimiser l’incident, en revanche, des proches de Martelly, à l’image du Sénateur du sud-est, Edwin Zenny, parlent d’un attentat qui aurait été commandité à hauteur de 600.000 dollars.
Le parlementaire et son collègue du nord, Moïse Jean-Charles, farouche adversaire du nouveau dirigeant haïtien, se sont lancés dans une guerre verbale -au contenu politique et social potentiellement explosif- portée sur le terrain de la lutte des classes et de couleur ainsi que de l’opposition idéologique viscérale entre néo-duvaliéristes et Lavalas.
Interrogé par Radio Kiskeya, l’ancien colonel Himmler Rébu, leader du Grand rassemblement pour l’évolution d’Haïti (GREH), a qualifié de "grave défaillance du système de sécurité présidentielle" les jets de pierre et de bouteille que le cortège de M. Martelly a essuyés au Cap-Haïtien.
Pire, dit l’expert militaire, le chef de l’Etat, un ancien chanteur au caractère impétueux surnommé "Sweet Micky", s’est pratiquement donné en spectacle en résistant à ses gardes du corps qui tentaient de l’évacuer afin de le protéger contre la chute des projectiles. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article7915

Haiti : Martelly lance la semaine du tourisme

P-au-P, 25 juil.11[AlterPresse] --- Le chef de l’État haïtien, Michel Martelly, a lancé ce 25 juillet la semaine du tourisme en Haiti, informe un communiqué transmis par le bureau de communication de la présidence à AlterPresse. La semaine sera marquée essentiellement par une tournée du président dans les principales régions touristiques du pays où il rencontrera des opérateurs touristiques et présentera sa vision à court terme du développement du tourisme pour ces zones.
Ces déplacements le conduiront particulièrement dans le Sud-est (Jacmel) le Nord (Cap-Haïtien, Milot), dans le Sud (Cayes, Camp Perrin, Port-Salut, Ile-à-Vache) et la Côte des Arcadins dans l’Ouest.
Ces destinations font partie des grands axes géographiques retenus par le Ministère du Tourisme dans le cadre du Plan directeur du Tourisme élaboré sous l’administration de l’ancien président René Préval.
L’Association Touristique d’Haiti (ATH) doit lancer le mardi 26 juillet une nouvelle édition de la revue touristique « Magic Haiti », document consistant en un guide de promotion des différents lieux touristiques du pays.
Un centre touristique baptisé “HOT SPOT” sera aussi inauguré le samedi 30 à Port Salut. Il contient une salle de sport, une salle de jeux pour enfants, une discothèque en plein air et un restaurant.
C’est la deuxième semaine spéciale déclarée par Martelly après celle consacrée au dossier de la reconstruction.[rh apr 25/07/2011 15 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11321

Haïti : Colloque sur la mise en place d’une académie du créole haïtien

Par Comité d’initiative pour la mise en place de l’Académie Haïtienne Document soumis à AlterPresse
Le Comité d’initiative pour la mise en place de l’Académie Haïtienne prévoit d’organiser un colloque international baptisé « Académie du créole haïtien : enjeux, défis et prospectives » les 27, 28 et 29 octobre prochains. Au cours de ce colloque, le Comité entend engager de multiples réflexions notamment autour de l’usage de la langue créole en Haïti et des enjeux d’une Académie Haïtienne.
Le colloque « l’Académie du créole haïtien : enjeux, défis et prospectives » entend ouvrir un espace réflexif en vue d’apporter des propositions concrètes et avisées relatives à la mise sur pied de l’Académie du créole haïtien. Cet effort académique et scientifique rencontre l’urgence de débats et de discussions, de mise au point et d’explicitation des points de vue sur un problème de société sur lequel le peuple haïtien a agi à travers la constitution de 1987 : l’institution de l’ « Académie haïtienne » de la langue créole.
En effet, la constitution de 1987, à travers plusieurs de ses articles, a abordé la question des langues en Haïti. Dans un premier temps, la constitution opère un double mouvement : 1re la reconnaissance du Créole comme langue commune à « tous les Haïtiens », 2e la proclamation de deux langues officielles : le Créole et le Français [1]. Elle continue par exiger la communication entre l’Etat haïtien et la population haïtienne dans les deux langues qu’il s’agisse de l’exercice du pouvoir judiciaire [2] ou de la vulgarisation à l’oral et à l’écrit de tout document concernant la « vie nationale » [3]. Dans le droit fil de ces dispositions, la constitution fait obligation à l’Etat haïtien d’instituer l’Académie haïtienne, académie qui aura pour tâches de « fixer la langue créole et de permettre son développement scientifique et harmonieux ». Ces articles entrent en résonnance au sens où ils offrent des provisions légales et institutionnelles sur la « gestion des langues » en Haïti, à travers leur identification par rapport à la population haïtienne et à l’Etat haïtien, leur usage, la mise en place de dispositions et de dispositifs pouvant faciliter l’application des prescrits. Par ces articles, les constituants de 1986-1987, dans la mouvance du mouvement démocratique et populaire de l’époque, à la fois interrogent et apportent des éléments de réponse à la question des langues en Haïti, ce qui doit être appréhendé au regard du problème linguistique [4] haïtien pour reprendre une expression de Pradel Pompilus [5], de son histoire en tant qu’elle est constitutive de l’histoire des « sujets linguistiques », donc des rapports de pouvoir dans lesquels ces derniers sont pris au sein de la société haïtienne [6]. A ce stade, la constitution de 1987 se révèle en totale rupture d’avec les autres constitutions haïtiennes en tant qu’elle remet en cause le statut non officiel et de langue dominée du créole haïtien –de fait ou entériné par des lois – mais également en tant qu’elle est une réponse juridico-légale aux revendications de « réparation » et d’émancipation de la population haïtienne globalement créolophone.

Mais, au regard de cette grande avancée, quelles explications apporter au fait qu’un quart de siècle après le référendum et la publication de la constitution de 1987, la communication entre l’Etat haïtien et la population haïtienne ne suive pas à proprement parler les prescrits constitutionnels ? Ces prescrits ne tombent-ils pas en accord avec les différentes politiques publiques en cours en matière de langue, de culture, d’éducation, de communication par les autorités de l’Etat haïtien depuis 1987 ?
Sur cette même lancée, nous devons interroger l’absence institutionnelle de l’ « Académie haïtienne » de la langue créole. Pouvons-nous expliquer cette difficulté de donner corps à l’Académie par les rapports de pouvoir dans lesquels le créole haïtien et ses locuteurs-trice-s sont pris-e-s au sein de la société haïtienne ? Cette difficulté relève-t-elle de l’héritage colonial esclavagiste qui avait relégué le créole à la position d’une langue dominée en tant que langue des dominés-opprimés, participant à l’exclusion de la majorité de la population haïtienne de toutes les sphères du pouvoir et de la participation pleine à la communauté politique ? Dans son enchevêtrement à la réalité des « sujets linguistiques » haïtiens, le problème linguistique est donc transversal à un ensemble de problématiques relatives aux représentations sociales des « sujets linguistiques », la position sociale concrète ou projetée des locuteur-trice-s du créole, la manière dont ils-elles se posent dans l’existence, la manière de s’identifier ou d’identifier l’autre.
Ce qui ouvre le champ de la problématisation sur une politique linguistique envisagée à différentes approches et à des thématiques faisant croiser le culturel, les questions de l’identité, de la reconnaissance, des représentations de soi, de la « colonialité » des sociétés contemporaines. Il renvoie également à des préoccupations relatives au patrimoine culturel du pays, à l’accès de toute la population haïtienne au patrimoine régional et mondial par des œuvres de traduction, le rapport entre oraliture et écriture, la mémoire et l’archivage. Cela nous offre donc le prisme à travers lequel peuvent être lues et questionnées les différentes postures à l’égard des dispositions de la Charte Fondamentale dont les préoccupations ont trouvé leur explicitation dans le préambule [7] : l’élimination de discriminations où croisent problèmes linguistiques, questions de culture, d’habitation de l’espace territorial et d’épanouissement matériel, moral et intellectuel.
Ou, du moins, cette difficulté de la mise sur pied de l’ « Académie haïtienne » relève-t-elle directement de l’ « idée d’Académie » compte tenu de ses différentes matérialisations expérimentées ou possibles ? A partir de quel paradigme l’académie haïtienne est-elle approchée ? Suscite-t-elle des suspicions, et de quelle sorte ? Dans ce cas précis, ces réserves à l’égard de l’Académie renvoient-elles à l’idée de l’article sur l’Académie haïtienne tel qu’il est édicté dans la constitution ? Quel dispositif institutionnel pensé en termes de mission, de compétences requises et de fonctionnement peut concourir au développement du créole enrichi de la dynamique sociétale haïtienne ? Comment pouvons-nous penser l’Académie dans les termes d’un tel dispositif institutionnel ? N’y aurait-il peut-être lieu de s’inquiéter de l’évolution du créole haitien –en termes de travaux effectués sur cette langue– quoiqu’il soit considéré comme le parangon des créoles français en raison de son développement relativement précoce par rapport aux autres variétés des créoles français [8] ? Des avancées considérables dans l’évolution du créole haïtien sont à souligner. On peut citer l’introduction du créole à l’école à la faveur de la Réforme éducative de 1979 –initié par le ministre Joseph C. Bernard– et l’officialisation de la graphie en cours depuis le 31 janvier 1980 précédant l’officialisation de la langue, sans compter l’enseignement du créole à l’Université. Toutefois nous pouvons constater qu’il reste d’un usage limité dans les sphères de l’éducation, de la production et de l’administration. C’est surtout en littérature que la production en créole à retrouvé plus d’efforts et plus de consécrations dans des œuvres magistrales. On peut observer en Haïti, un manque considérable de recherches en (et sur le) créole relatives à sa description, son utilisation dans différents domaines de la vie technique et scientifique. On peut excepter certains travaux dont ceux d’Yves Déjean (dont l’essentiel est concentré dans la publication faite en 2006) [9], de Pierre Vernet [10], et autres rares auteurs et universitaires. Dans toute l’histoire de l’Université en Haïti (et du créole haïtien) les travaux de recherches obligatoires (mémoires pour l’obtention du grade de licencié) ont été rédigés en français dans leur quasi-totalité, excepté quatre mémoires qui ont été rédigés en créole dont deux à la Faculté des Sciences humaines et deux à la Faculté de Linguistique Appliquée de l’Université d’État d’Haïti, entre 1998 et 2005. Par ailleurs, on pourra saluer l’effort de rares auteurs et universitaires qui ont entamé une production scientifique en créole.

Cette question du développement d’une langue ne passerait-elle pas nécessairement par un degré poussé de normalisation et de standardisation ?
Par cela, nous interrogeons dans un même temps l’usage des deux langues officialisées par la constitution, mais également l’Académie en tant que dispositifs institutionnels travaillant au développement de tout le potentiel de la langue créole. Ces interrogations mettent en relief trois réalités majeures qui invitent à l’analyse : : 1) la langue créole, de même que les autres langues, est un système ouvert que continuent de produire les locuteur-trice-s dans l’usage qu’ils-elles en font ; 2) l’inscription de la langue créole dans la dynamique sociétale qui peut être source d’explication de son usage (sa fréquence et les secteurs de la vie dans lesquels la langue créole est exclue ou mobilisée) ; 3) l’action de l’Etat par des politiques publiques à visée réparatrice ou égalitaire ainsi que la nature et les caractéristiques de l’institution devant les mettre en application.

Au regard de cette histoire de la question des langues en Haïti et des problèmes qui s’y dégagent, le comité d’initiative pour la mise en place de l’Académie haïtienne aborde les prescrits constitutionnels comme la formulation de bases juridico-administratives à une politique linguistique tout en prenant compte et en interrogeant les difficultés d’instituer l’Académie. Ce colloque est bien l’occasion idéale, pensons-nous, de réfléchir sur sa mission, son mandat, son organisation, son orientation. Dans cette perspective, nous nous posons la question suivante qui semble de nature à orienter nos réflexions autour de la création de cette institution : « Quelle académie créole pour Haïti, voire pour quelle région et dans quel monde ? »
Ces réflexions et débats autour de la création de l’Académie, à la faveur de ce colloque international peuvent constituer un préalable au développement d’une « créolophonie » scientifique et linguistico-culturelle dont l’un des buts pourrait être la promotion, l’expansion et le développement scientifique et culturel du créole en question [11], dans une prise en compte des nouvelles technologies de l’information et de la communication.

Le colloque se déroulera autour de thématiques dominantes :
A. Politique linguistique et pratiques linguistiques en Haïti
Normalisation, standardisation et aménagement linguistique
Créole et production scientifique.
Créole et production littéraire.
Créole et traduction
Créole : entre oraliture et écriture.
Contact des langues
Créole et développement
Créole et les nouvelles technologies d’information et de communication (NTIC).

B. Langues, identités, sociétés
Langue et représentations sociales.
Langue et question de reconnaissance.
Langue, nation et nationalité.
Langue et mondialisation.

C. Langues et Académie
L’Académie créole et d’autres expériences d’implantation d’académies.
Rôle traditionnel d’une académie de langue : avantages et inconvénients.

Académie et bilinguisme.
L’Académie haïtienne : conception, mise en place, gestion, gouvernance…
Langue du colloque
Les langues du colloque sont le créole haïtien et le français. Pour ce qui concerne les communications, elles seront publiées dans les deux langues dans les actes du colloque.
Délai de soumission des propositions Le comité d’organisation reçoit les communications à l’adresse : akademiayisyen.kolok2011@gmail.com ou akademiayisyen.kolok2011@ueh.edu.ht
Jusqu’au 15 aout 2011, date de fermeture de l’appel à communication. La proposition comportera les éléments suivants :
• Nom complet de l’auteur, téléphone, adresses postale et électronique,
• Statut professionnel et institution d’attache,
• 500 mots maximum traitant de la problématique choisie.
Cet appel à communication est ouvert à toutes les disciplines des sciences humaines et sociales, et particulièrement à la linguistique, la philosophie, la littérature, l’anthropologie, la sociologie et l’histoire. Il est lancé au public haïtien et à la diaspora haïtienne évoluant un peu partout dans le monde, aux universitaires de la Caraïbe et du monde entier, et à toutes les institutions et instances intéressées au devenir du créole haïtien en général et à la question de l’académie haïtienne en particulier.

Voici les institutions faisant partie du comité de pilotage :
Bon Nouvèl
Bureau Nationale d’Ethnologie (BNE)
Faculté de Linguistique Appliquée (FLA)
Ministère de la Culture et de la Communication (MCC)
Ministère de l’Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP) Presses Nationales
Société d’Animation et de Communication Sociale (SAKS)
Université d’État d’Haïti (UEH)

Le comité scientifique est composé des personnalités suivantes :
Jean Léon Ambroise
Darline Cothière
Michel Degraff
Yves Dejean
Fritz Deshommes
Renauld Govain
Laennec Hurbon
Nirva Jean-Jacques
Pierre Michel Laguerre

[1] « Tous les Haïtiens sont unis par une Langue commune : le Créole.
- Le Créole et le Français sont les langues officielles de la République ». Haïti, La Constitution de la République d’Haïti, 10 Mars 1987, Port-au-Prince : Journal Le Moniteur, art. 5.
[2] « Pour que ce mandat puisse être exécuté, il faut :
qu’il exprime formellement en créole et en français le ou les motifs de l’arrestation ou de la détention et la disposition de loi qui punt le fat imputé (…) ». Ibid, art. 24.3-a.
[3] « Obligation est faite à l’État de donner publicité par voie de presse parlée, écrite et télévisée, en langues créole et française aux lois, arrêtés, décrets, accords internationaux, traités, conventions, à tout ce qui touche la vie nationale, exception faite pour les informations relevant de la sécurité nationale ». Ibid.art. 40.
[4] Ce qui pose d’emblée d’interroger le rapport des deux langues en Haïti, tout en prenant la mesure des prescrits constitutionnels.
[5] POMPILUS Pradel, 1985, Le problème linguistique haïtien. Port-au-Prince, Éditions Fardin.
[6] Un premier questionnement pourrait porter sur la distinction entre la langue (commune) de la population haïtienne et la langue (officielle) de l’Etat : Comment expliquer que les langues de l’Etat ne soient pas toutes, les langues de la population ? A-t-il existé une période où l’Etat ne parlait pas la même langue que la population ?
[7] « Pour fortifier l’unité nationale, en éliminant toutes discriminations entre les populations des villes et des campagnes, par l’acceptation de la communauté de langues et de culture et par la reconnaissance du droit au progrès, à l’information, à l’éducation, à la santé, au travail et au loisir pour tous les citoyens ». préambule.
[8] En effet, le créole haïtien a acquis assez tôt un niveau de grammatisation avancé : le créole haïtien semble avoir acquis un certain « prestige » bien avant les autres variétés du créole français. Au début 19e siècle, on le jugeait même digne d’être utilisé dans la vie publique. Vintila-Radelscu, Ioana, (1979), (2e édition). Le créole. The Hague, Mouton Publishers, P. 95.
[9] Déjean, Yves, 2006, Yon lekòl tèt anba nan yon peyi tèt anba. Port-au-Prince, Éditions Henri Deschamps. En 1980, cet auteur (op. cit.) avait proposé des techniques d’initiation à l’écriture du créole haïtien : Comment écrire le créole haïtien, publication issue de sa thèse de doctorat portant le même titre.
[10] Vernet, Pierre, 1980. Technique d’écriture du créole Haïtien. Port-au-Prince, Le Natal. Cette même année, Pierre Vernet a publié un manuel qui va dans le même sens – Technique d’écriture du créole haïtien – destiné aux enseignants de créole dans la manière d’envisager l’enseignement-apprentissage de cette langue à l’école, notamment dans le domaine de l’écrit.
[11] Comme il a été souligné, cette « créolophonie » peut être à la fois un bon moyen et un nouvel instrument pouvant permettre à la langue créole de prendre sa place dans le train de la mondialisation. Govain, Renauld, 2010, « Les pratiques du créole haïtien et la mondialisation », communication présentée au Colloque Penser un humanisme de la diversité, Tulane University, New Orleans, USA, organisé par Tulane University et CRENEL, 5-6 avril 2010.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11318