Reuters - Publié le 18/12/2010
PARIS (Reuters) - Les autorités françaises vont affréter deux avions pour rapatrier la semaine prochaine 318 enfants haïtiens adoptés en France, a annoncé samedi le ministère des Affaires étrangères.
Les démarches juridiques ont été compliquées par le séisme du 12 janvier, qui a fait 250.000 morts et des centaines de milliers de sans-abris et de déplacés dans ce pays, déjà l'un des plus pauvres au monde.
Elle sont désormais terminées pour 318 enfants, se félicite la ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, dans un communiqué.
"L'ambassade de France poursuit son travail pour finaliser les démarches concernant les autres enfants en voie d'adoption, dans les meilleurs délais", poursuit le texte.
Pour permettre aux familles françaises d'aller chercher en Haïti les enfants en cours d'adoption, et "compte tenu de l'incertitude pesant sur les vols commerciaux, deux avions ont été spécialement affrétés", poursuit le communiqué.
Les deux appareils quitteront Paris pour Port-au-Prince les 21 et 23 décembre.
La France est l'un des premiers pays d'accueil d'enfants haïtiens en vue d'une adoption.
Laure Bretton, édité par Jean-Loup Fiévet
http://www.lepoint.fr/fil-info-reuters/deux-avions-francais-pour-rapatrier-318-enfants-haitiens-adoptes-18-12-2010-1277035_240.php
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
dimanche 19 décembre 2010
Haïti - Élections : Mirlande Manigat refuse tout et ne propose rien...
Mirlande Manigat, candidate à la présidence, arrivée en tête (31,37 %) dans les résultats préliminaires du premier tour, a déclarée hier vendredi, en conférence de presse, qu’elle était prête à prendre part au second tour et qu’elle rejetait les solutions «préfabriquées» proposées pour résoudre la crise politique.
Ainsi, elle rejette l’idée de la formation par le CEP d’une commission en vue du recomptage et des vérifications des procès-verbaux « Cette commission n’est pas basée sur la loi… la loi ne donne pas la permission de former une pareille commission ». Bien qu’antérieurement elle avait été publiquement en faveur d’un recomptage, estimant que son score devrait être plus élevé, avant de changer d’idée et rejeter cette option.
Elle refuse d’être présente (ou représenté) sur cette commission « Moi, je n’ai pas envoyé un délégué prendre siège a cette commission car, en plus du caractère inconstitutionnel d’une telle commission, l’invitation m’a été faite d’une manière inélégante, par internet. C’est un manque d’égard qu’on choisisse de s’adresser ainsi à une prétendante a la Magistrature suprême du pays...»
Elle refuse un second tour à 3 affirmant « La constitution ne prévoit pas un deuxième tour avec trois candidats mais avec deux ». Une position surprenante car la loi électorale (1) prévoit la possibilité d’un second tour avec plus de 2 candidats. L’article stipule « s’il y a égalité de voix entre plusieurs candidats ayant obtenu le plus grand nombre de suffrages au premier tour, ils participent tous au second tour ». Cette notion d’égalité semble être interprétable comme «des résultats très proches entre deux ou plusieurs candidats» puisque, contrairement à l’article 42, il n’est pas fait mention «d’égalité parfaite», donc le CEP peut probablement utiliser légalement cette option de compromis. À moins que la loi électorale soit anticonstitutionnelle à ses yeux?
Elle refuse un deuxième tour à 17 affirmant « De toute façon, je suis définitivement en tête », après, il faut le rappeler, sa position publique sur l’annulation des élections suivit d’une volte face quelques jours plus tard...
Elle refuse toutes les propositions et interventions de la communauté internationale, allant jusqu’à nié l’existence des deux commissions sollicitées auprès de l’OEA, par le Président Préval cette semaine [ La première mission technique devrait avoir pour tache d’appuyer la vérification de la Tabulation alors que la seconde donnerait une assistance technique légale d’accompagnement de la phase contentieuse du processus, dans un souci de rassurer tous les acteurs du processus.
Pour Mirlande Manigat, constitutionnaliste « il faut rester le plus proche possible de la constitution [...] une solution politique ne doit pas forcément signifier fouler au pied la constitution de 1987 »
Après tout ces refus, elle se dit néanmoins « disposée et disponible » pour toute concertation en vue de trouver une solution à la crise (!) et reconnaît « Je n’ai aucune solution personnelle à la crise électorale qui affecte le pays depuis la publication des résultats préliminaires le 7 décembre » ajoutant « Il ne reste plus au Président René Préval que 52 jours à passer au pouvoir avant de partir le 7 février. Et à compter de cette date, avec mon arrivée à la Présidence, les choses vont changer ».
Madame Mirlande Manigat à bien le droit d’exprimer ses opinions, mais, nous ne voyons pas très bien ce que son ouverture à la « concertation » va bien pouvoir apporter à moins que concertation, ne signifie pour elle, que les autres doivent se rallier à sa candidature... Nous ne reviendrons pas sur les volte-face de la candidate où elle s’en était expliqué récemment « Je ne suis pas quelqu'un qui change facilement d'avis. J'ai des principes forts, mais une spécialiste en sciences politiques, sait que parfois… une nouvelle situation, peut vous amener à changer d'avis »...
Ce qui dérange dans toutes ses déclarations, c’est qu’une candidate a la Magistrature suprême du pays, puisse déclarer à la presse (devant le peuple) n’avoir aucune solution à la crise politique qui règne dans le pays.
Que se passera-t-il, si elle accède à la Présidence, et qu’elle héritera d’un pays en crise : choléra, reconstruction, économie, social, santé, éducation etc... Aura-t-elle des solutions à ces crises? Ou la population devra-t-elle se contenter de la franchise de Madame Manigat qui leur déclarera « je n’ai aucune solution pour régler.. telle ou telle crise ? »
Indépendamment des grandes qualités de Madame Manigat, un Président se doit être un leader, faire des propositions, des compromis dans l’intérêt supérieur du peuple, et ne pas se contenter seulement de critiquer ou de rejeter les solutions des autres. Un Président doit soumettre ses propres solutions après concertations et conseils, il doit arbitrer les conflits et les résoudre, il doit prendre des risques et en assumer les conséquences. Jusqu’à présent nous restons dans l’attente Madame Manigat de vos solutions, autres que de savoir que vous êtes prête pour le second tour... et qu’il ne reste que 52 jour au mandat du Président Préval.
(1) L’article 40.1 de la loi électorale prévoit en effet la possibilité d’un second tour avec plus de 2 candidats. L’article stipule « s’il y a égalité de voix entre plusieurs candidats ayant obtenu le plus grand nombre de suffrages au premier tour, ils participent tous au second tour ». Cette notion d’égalité semble être interprétable comme «des résultats très proches entre deux ou plusieurs candidats» puisque, contrairement à l’article 42, il n’est pas fait mention «d’égalité parfaite», donc le CEP peut probablement utiliser cette option de compromis.
Article 40.1
Si cette majorité n’est pas obtenue au premier tour du scrutin, il est procédé à un second tour dans les délais fixés par le Conseil Electoral Permanent. Les deux (2) candidats qui recueillent au premier tour le plus grand nombre de voix peuvent se présenter au second tour. Néanmoins, s’il y a égalité de voix entre plusieurs candidats ayant obtenu le plus grand nombre de suffrages au premier tour, ils participent tous au second tour.
Article 42
Au second tour, en cas d’égalité parfaite entre les candidats, l’élu est celui qui avait le plus grand nombre de suffrages au premier tour.
http://www.haitilibre.com/article-1942-haiti-elections-mirlande-manigat-refuse-tout-et-ne-propose-rien.html
Ainsi, elle rejette l’idée de la formation par le CEP d’une commission en vue du recomptage et des vérifications des procès-verbaux « Cette commission n’est pas basée sur la loi… la loi ne donne pas la permission de former une pareille commission ». Bien qu’antérieurement elle avait été publiquement en faveur d’un recomptage, estimant que son score devrait être plus élevé, avant de changer d’idée et rejeter cette option.
Elle refuse d’être présente (ou représenté) sur cette commission « Moi, je n’ai pas envoyé un délégué prendre siège a cette commission car, en plus du caractère inconstitutionnel d’une telle commission, l’invitation m’a été faite d’une manière inélégante, par internet. C’est un manque d’égard qu’on choisisse de s’adresser ainsi à une prétendante a la Magistrature suprême du pays...»
Elle refuse un second tour à 3 affirmant « La constitution ne prévoit pas un deuxième tour avec trois candidats mais avec deux ». Une position surprenante car la loi électorale (1) prévoit la possibilité d’un second tour avec plus de 2 candidats. L’article stipule « s’il y a égalité de voix entre plusieurs candidats ayant obtenu le plus grand nombre de suffrages au premier tour, ils participent tous au second tour ». Cette notion d’égalité semble être interprétable comme «des résultats très proches entre deux ou plusieurs candidats» puisque, contrairement à l’article 42, il n’est pas fait mention «d’égalité parfaite», donc le CEP peut probablement utiliser légalement cette option de compromis. À moins que la loi électorale soit anticonstitutionnelle à ses yeux?
Elle refuse un deuxième tour à 17 affirmant « De toute façon, je suis définitivement en tête », après, il faut le rappeler, sa position publique sur l’annulation des élections suivit d’une volte face quelques jours plus tard...
Elle refuse toutes les propositions et interventions de la communauté internationale, allant jusqu’à nié l’existence des deux commissions sollicitées auprès de l’OEA, par le Président Préval cette semaine [ La première mission technique devrait avoir pour tache d’appuyer la vérification de la Tabulation alors que la seconde donnerait une assistance technique légale d’accompagnement de la phase contentieuse du processus, dans un souci de rassurer tous les acteurs du processus.
Pour Mirlande Manigat, constitutionnaliste « il faut rester le plus proche possible de la constitution [...] une solution politique ne doit pas forcément signifier fouler au pied la constitution de 1987 »
Après tout ces refus, elle se dit néanmoins « disposée et disponible » pour toute concertation en vue de trouver une solution à la crise (!) et reconnaît « Je n’ai aucune solution personnelle à la crise électorale qui affecte le pays depuis la publication des résultats préliminaires le 7 décembre » ajoutant « Il ne reste plus au Président René Préval que 52 jours à passer au pouvoir avant de partir le 7 février. Et à compter de cette date, avec mon arrivée à la Présidence, les choses vont changer ».
Madame Mirlande Manigat à bien le droit d’exprimer ses opinions, mais, nous ne voyons pas très bien ce que son ouverture à la « concertation » va bien pouvoir apporter à moins que concertation, ne signifie pour elle, que les autres doivent se rallier à sa candidature... Nous ne reviendrons pas sur les volte-face de la candidate où elle s’en était expliqué récemment « Je ne suis pas quelqu'un qui change facilement d'avis. J'ai des principes forts, mais une spécialiste en sciences politiques, sait que parfois… une nouvelle situation, peut vous amener à changer d'avis »...
Ce qui dérange dans toutes ses déclarations, c’est qu’une candidate a la Magistrature suprême du pays, puisse déclarer à la presse (devant le peuple) n’avoir aucune solution à la crise politique qui règne dans le pays.
Que se passera-t-il, si elle accède à la Présidence, et qu’elle héritera d’un pays en crise : choléra, reconstruction, économie, social, santé, éducation etc... Aura-t-elle des solutions à ces crises? Ou la population devra-t-elle se contenter de la franchise de Madame Manigat qui leur déclarera « je n’ai aucune solution pour régler.. telle ou telle crise ? »
Indépendamment des grandes qualités de Madame Manigat, un Président se doit être un leader, faire des propositions, des compromis dans l’intérêt supérieur du peuple, et ne pas se contenter seulement de critiquer ou de rejeter les solutions des autres. Un Président doit soumettre ses propres solutions après concertations et conseils, il doit arbitrer les conflits et les résoudre, il doit prendre des risques et en assumer les conséquences. Jusqu’à présent nous restons dans l’attente Madame Manigat de vos solutions, autres que de savoir que vous êtes prête pour le second tour... et qu’il ne reste que 52 jour au mandat du Président Préval.
(1) L’article 40.1 de la loi électorale prévoit en effet la possibilité d’un second tour avec plus de 2 candidats. L’article stipule « s’il y a égalité de voix entre plusieurs candidats ayant obtenu le plus grand nombre de suffrages au premier tour, ils participent tous au second tour ». Cette notion d’égalité semble être interprétable comme «des résultats très proches entre deux ou plusieurs candidats» puisque, contrairement à l’article 42, il n’est pas fait mention «d’égalité parfaite», donc le CEP peut probablement utiliser cette option de compromis.
Article 40.1
Si cette majorité n’est pas obtenue au premier tour du scrutin, il est procédé à un second tour dans les délais fixés par le Conseil Electoral Permanent. Les deux (2) candidats qui recueillent au premier tour le plus grand nombre de voix peuvent se présenter au second tour. Néanmoins, s’il y a égalité de voix entre plusieurs candidats ayant obtenu le plus grand nombre de suffrages au premier tour, ils participent tous au second tour.
Article 42
Au second tour, en cas d’égalité parfaite entre les candidats, l’élu est celui qui avait le plus grand nombre de suffrages au premier tour.
http://www.haitilibre.com/article-1942-haiti-elections-mirlande-manigat-refuse-tout-et-ne-propose-rien.html
samedi 18 décembre 2010
Haïti: l'OEA demande un report de l'annonce des résultats du premier tour
(AFP) – WASHINGTON — L'Organisation des Etats américains (OEA) a annoncé vendredi avoir demandé au président haïtien René Préval que les résultats définitifs du premier tour de la présidentielle ne soient pas publiés avant recomptage et assuré que le chef de l'Etat avait donné son accord. Le secrétaire général de l'Organisation des Etats américains (OEA), José Miguel Insulza, "a discuté avec le président Préval et demandé un report de l'annonce des résultats définitifs" du premier tour, a déclaré à l'AFP le secrétaire général adjoint de l'Organisation, Albert Ramdin.
"Le président a dit qu'il était d'accord pour demander au CEP (Conseil électoral provisoire, ndlr) de ne pas annoncer de résultats tant que l'OEA n'avait pas participé au processus de vérification des résultats", a-t-il ajouté.
Le premier tour de l'élection présidentielle, marqué par des incidents et des accusations de fraudes, s'est tenu le 28 novembre. Le Conseil électoral a publié des résultats préliminaires le 7 décembre. Cette première publication a ouvert une période de recours à l'issue de laquelle les résultats définitifs devaient être publiés le 20 décembre.
Mais, les nombreuses accusations de fraudes électorales qui ont été portées par différents candidats ont amené les autorités haïtiennes à mettre en oeuvre une procédure de recomptage et à demander à l'OEA de la chapeauter.
Le second tour doit avoir lieu le 16 janvier.
L'OEA a commencé à préparer la mission de recomptage des voix et ses équipes pourraient se rendre à Port-au-Prince en début de semaine, a indiqué M. Ramdin. Néanmoins l'OEA, qui travaille conjointement avec les pays du Marché commun de la Caraïbe (Caricom), ne se rendra pas en Haïti si l'annonce des résultats définitifs du premier tour n'est pas reportée comme elle le demande.
"Cela n'a pas de sens de vérifier les résultats si ces derniers sont déjà définitifs", a expliqué Albert Ramdin.
"Le président a dit qu'il était d'accord pour demander au CEP (Conseil électoral provisoire, ndlr) de ne pas annoncer de résultats tant que l'OEA n'avait pas participé au processus de vérification des résultats", a-t-il ajouté.
Le premier tour de l'élection présidentielle, marqué par des incidents et des accusations de fraudes, s'est tenu le 28 novembre. Le Conseil électoral a publié des résultats préliminaires le 7 décembre. Cette première publication a ouvert une période de recours à l'issue de laquelle les résultats définitifs devaient être publiés le 20 décembre.
Mais, les nombreuses accusations de fraudes électorales qui ont été portées par différents candidats ont amené les autorités haïtiennes à mettre en oeuvre une procédure de recomptage et à demander à l'OEA de la chapeauter.
Le second tour doit avoir lieu le 16 janvier.
L'OEA a commencé à préparer la mission de recomptage des voix et ses équipes pourraient se rendre à Port-au-Prince en début de semaine, a indiqué M. Ramdin. Néanmoins l'OEA, qui travaille conjointement avec les pays du Marché commun de la Caraïbe (Caricom), ne se rendra pas en Haïti si l'annonce des résultats définitifs du premier tour n'est pas reportée comme elle le demande.
"Cela n'a pas de sens de vérifier les résultats si ces derniers sont déjà définitifs", a expliqué Albert Ramdin.
Message de Noël pour Haïti par Mgr Stenger
Chers amis,
"A l'approche de Noël, l'Eglise de France vous adresse un immense merci pour les dons que vous avez versés en faveur d'Haïti après le séisme du 12 janvier. Qu'il s'agissent de dons versés aux divers organismes catholiques de solidarité ou directement à la Conférence des Evêques de France, cette générosité a permis de venir en aide aux Haïtiens pendant l'urgence des premiers mois, en leur apportant soins, logement et nourriture.
Mgr Kébreau, président de la Conférence des Évêques Haïtiens, en visite à Paris au mois de juin, a adressé ses plus profonds remerciements à l'Eglise de France et nous sommes heureux de nous en faire l'écho auprès de vous. Vous avez été généreux et la fraternité s'est exprimée largement dans ce grand élan de charité effective. Restons en communion de prière avec nos frères et sœurs haïtiens. Maintenons-nous informés. Parlons d'Haïti autour de nous.
Pour gérer la reconstruction des infrastructures, la Conférence Episcopale d'Haïti, avec le concours des Églises sœurs, des financeurs et de techniciens, a mis en place une Unité Opérationnelle de la Reconstruction (PROCHE). Il a fallu constituer les équipes et embaucher du personnel qualifié pour reconstruire durablement et en conformité avec les normes anticycloniques et parasismiques. C'est en cours. L'aide psychologique indispensable aux victimes du séisme s'est également mise en place. L'inventaire et l'évaluation des pertes matérielles subies par l'Eglise en Haïti sont désormais réalisés. Des séminaristes gravement amputés sont venus en France pour être réopérés et appareillés et plusieurs tonnes de livres d'enseignement en français ont été collectées, triées, étiquetées et envoyées pour les séminaires et maisons de formation, sans compter toutes les actions propres aux associations catholiques de solidarité.
Restons mobilisés pour Haïti car il faudra au moins dix ans pour reconstruire durablement non seulement les infrastructures, mais aussi le vivre ensemble de la population. Ils en appellent à nous, Eglise et chrétiens de France. Nous ne les abandonnerons pas.
Mgr Marc Stenger, Evêque de Troyes,
Et les Associations, Mouvements et Services nationaux et diocésains, de la concertation pour Haïti.
Quelques exemples
Le Secours Catholique - Caritas France
Grâce à la générosité exceptionnelle de ses donateurs, le Secours Catholique-Caritas France a récolté 14 millions d'€ et s'est mobilisé dès les premières heures qui ont suivi la catastrophe pour venir en aide aux Haïtiens. 950 000 € débloqués en urgence ont permis d'acheter des vivres et d'acheminer très rapidement des tentes aux sinistrés.
La phase d'urgence qui a suivi le séisme s'est prolongée pendant plusieurs mois et n'est toujours pas terminée. Le Secours Catholique-Caritas France commence malgré tout à lancer des programmes de réhabilitation et de reconstruction pour les cinq années à venir. Les programmes de Secours Catholique-Caritas France se concentrent en priorité sur la reconstruction de logements et d'infrastructures, l'éducation et le développement rural. 2,4 millions d'euros sont d'ores et déjà engagés pour mener à bien ces programmes.
Le CCFD-Terre Solidaire
Les 2 millions d'€ collectés par le CCFD-Terre Solidaire lui ont permis de renforcer son soutien auprès des 7 organisations locales et organisation d'Eglise qui sont ses partenaires dans le pays. Dans un premier temps, cette aide a été utilisée pour apporter une aide d'urgence aux populations (bâches, tentes, kits alimentaires, semences, soins médicaux....) Le CCFD-Terre Solidaire travaille actuellement à des actions de long terme pour relancer la production agricole (financement innovant du développement rural, filières...) et favoriser la structuration de la société civile.
Corref
La Conférence des religieux et religieuses de France (Corref) est restée au contact de la Conférence haïtienne qui réunit 40 congrégations religieuses très actives dans le soutien des populations. La Corref a donné son appui à la structure de reconstruction PROCHE mise en place par la Conférence épiscopale d'Haïti. Elle en suit l'évolution et les besoins.
Chrétiens en Grandes Ecoles et la Pastorale étudiante
Dès janvier 2010, Chrétiens en Grande Ecole et la Pastorale étudiante se sont jumelés avec la Pastorale Universitaire de Port-au-Prince. Une étudiante française y termine 6 mois de mission. Deux ingénieurs de 24 ans lui succèdent à la mi-janvier. Ils aideront à l'atelier informatique, aux activités spirituelles et sociales tout comme à la préparation de la délégation haïtienne aux JMJ de Madrid.
Délégation Catholique pour la Coopération
La DCC a répondu à l'appel des acteurs d'Eglise, par le renforcement du nombre de volontaires présents. Ils sont 7 actuellement en mission. Deux d'entre eux, en lien avec CGE, collaborent à la pastorale universitaire. Un gestionnaire coordonne les projets de la Caritas, un autre agit auprès d'associations rurales. Deux psychologues apportent leur aux victimes, en lien avec les pères de St Jacques. Notons aussi la présence d'un constructeur au foyer de Charité et une enseignante de musique. Dans tous les cas, la DCC inscrit son soutien dans des actions pérennes, pour construire solidement l'avenir.
Fidesco
Fidesco envoie en Haïti des volontaires depuis 10 ans (aujourd'hui des professeurs, psychologues, ingénieurs) ; elle travaille actuellement à la reconstruction d'un centre de formation professionnelle (artisanal), et à la construction d'un centre de psychothérapie.
La communauté de l'Emmanuel coordonne ce travail (service Emmanuel Solidarité) et a collecté au total environ 650 000 €. (Bureaux de Fidesco et membres de la communauté).
Aide à l'Eglise en Détresse (AED)
Depuis le 12 janvier 2010, l'AED en France a collecté plus de 1.7 millions d'€ grâce à la générosité de milliers de bienfaiteurs. Après l'envoi en urgence de plus de 100 000 € au lendemain du séisme pour venir en aide aux séminaristes, des projets à plus long terme ont démarré. 69 000 € ont été envoyés pour Radio-Soleil, plusieurs véhicules pour des prêtres ont été achetés, des fonds envoyés pour la réparation de certaines églises ainsi qu'une contribution importante pour l'achat du terrain du futur séminaire sans oublier les milliers d'offrandes de messe qui viennent soutenir les prêtres dans leur quotidien. La reconstruction en Haïti prendra du temps et l'AED sera présente aux côtés des évêques.
Le Pôle Amérique Latine (PAL) service de la Mission Universelle de la CEF
Dans la situation tragique d'Haïti, le PAL maintient le lien avec les missionnaires sur place qui sont un excellent relais. Il a organisé la collecte, le tri et l'envoie de livres (+ de 3 tonnes) pour séminaires et maisons de formation. Il a assuré les démarches, la coordination de la prise en charge de séminaristes amputés gravement pour être appareillés et il a réglé la dépense. Des objets pour le culte ont été recueillis pour ceux qui ont tout perdu. Mgr Stenger, évêque accompagnateur, est allé sur place et il est membre de la concertation des conférences épiscopales pour l'aide à Haïti.
Les Recteurs de Cathédrales de France se sont mobilisés pour participer à la reconstruction de la Cathédrale de Port au Prince avec l'appui des Œuvres Pontificales Missionnaires. Ils ont invité les fidèles à manifester leur générosité. Il faut penser sans attendre à la reconstruction, tout en prenant le temps de l'étude de faisabilité, car on ne peut reconstruire comme avant et cette île, sa population et son Eglise ont un avenir !
"A l'approche de Noël, l'Eglise de France vous adresse un immense merci pour les dons que vous avez versés en faveur d'Haïti après le séisme du 12 janvier. Qu'il s'agissent de dons versés aux divers organismes catholiques de solidarité ou directement à la Conférence des Evêques de France, cette générosité a permis de venir en aide aux Haïtiens pendant l'urgence des premiers mois, en leur apportant soins, logement et nourriture.
Mgr Kébreau, président de la Conférence des Évêques Haïtiens, en visite à Paris au mois de juin, a adressé ses plus profonds remerciements à l'Eglise de France et nous sommes heureux de nous en faire l'écho auprès de vous. Vous avez été généreux et la fraternité s'est exprimée largement dans ce grand élan de charité effective. Restons en communion de prière avec nos frères et sœurs haïtiens. Maintenons-nous informés. Parlons d'Haïti autour de nous.
Pour gérer la reconstruction des infrastructures, la Conférence Episcopale d'Haïti, avec le concours des Églises sœurs, des financeurs et de techniciens, a mis en place une Unité Opérationnelle de la Reconstruction (PROCHE). Il a fallu constituer les équipes et embaucher du personnel qualifié pour reconstruire durablement et en conformité avec les normes anticycloniques et parasismiques. C'est en cours. L'aide psychologique indispensable aux victimes du séisme s'est également mise en place. L'inventaire et l'évaluation des pertes matérielles subies par l'Eglise en Haïti sont désormais réalisés. Des séminaristes gravement amputés sont venus en France pour être réopérés et appareillés et plusieurs tonnes de livres d'enseignement en français ont été collectées, triées, étiquetées et envoyées pour les séminaires et maisons de formation, sans compter toutes les actions propres aux associations catholiques de solidarité.
Restons mobilisés pour Haïti car il faudra au moins dix ans pour reconstruire durablement non seulement les infrastructures, mais aussi le vivre ensemble de la population. Ils en appellent à nous, Eglise et chrétiens de France. Nous ne les abandonnerons pas.
Mgr Marc Stenger, Evêque de Troyes,
Et les Associations, Mouvements et Services nationaux et diocésains, de la concertation pour Haïti.
Quelques exemples
Le Secours Catholique - Caritas France
Grâce à la générosité exceptionnelle de ses donateurs, le Secours Catholique-Caritas France a récolté 14 millions d'€ et s'est mobilisé dès les premières heures qui ont suivi la catastrophe pour venir en aide aux Haïtiens. 950 000 € débloqués en urgence ont permis d'acheter des vivres et d'acheminer très rapidement des tentes aux sinistrés.
La phase d'urgence qui a suivi le séisme s'est prolongée pendant plusieurs mois et n'est toujours pas terminée. Le Secours Catholique-Caritas France commence malgré tout à lancer des programmes de réhabilitation et de reconstruction pour les cinq années à venir. Les programmes de Secours Catholique-Caritas France se concentrent en priorité sur la reconstruction de logements et d'infrastructures, l'éducation et le développement rural. 2,4 millions d'euros sont d'ores et déjà engagés pour mener à bien ces programmes.
Le CCFD-Terre Solidaire
Les 2 millions d'€ collectés par le CCFD-Terre Solidaire lui ont permis de renforcer son soutien auprès des 7 organisations locales et organisation d'Eglise qui sont ses partenaires dans le pays. Dans un premier temps, cette aide a été utilisée pour apporter une aide d'urgence aux populations (bâches, tentes, kits alimentaires, semences, soins médicaux....) Le CCFD-Terre Solidaire travaille actuellement à des actions de long terme pour relancer la production agricole (financement innovant du développement rural, filières...) et favoriser la structuration de la société civile.
Corref
La Conférence des religieux et religieuses de France (Corref) est restée au contact de la Conférence haïtienne qui réunit 40 congrégations religieuses très actives dans le soutien des populations. La Corref a donné son appui à la structure de reconstruction PROCHE mise en place par la Conférence épiscopale d'Haïti. Elle en suit l'évolution et les besoins.
Chrétiens en Grandes Ecoles et la Pastorale étudiante
Dès janvier 2010, Chrétiens en Grande Ecole et la Pastorale étudiante se sont jumelés avec la Pastorale Universitaire de Port-au-Prince. Une étudiante française y termine 6 mois de mission. Deux ingénieurs de 24 ans lui succèdent à la mi-janvier. Ils aideront à l'atelier informatique, aux activités spirituelles et sociales tout comme à la préparation de la délégation haïtienne aux JMJ de Madrid.
Délégation Catholique pour la Coopération
La DCC a répondu à l'appel des acteurs d'Eglise, par le renforcement du nombre de volontaires présents. Ils sont 7 actuellement en mission. Deux d'entre eux, en lien avec CGE, collaborent à la pastorale universitaire. Un gestionnaire coordonne les projets de la Caritas, un autre agit auprès d'associations rurales. Deux psychologues apportent leur aux victimes, en lien avec les pères de St Jacques. Notons aussi la présence d'un constructeur au foyer de Charité et une enseignante de musique. Dans tous les cas, la DCC inscrit son soutien dans des actions pérennes, pour construire solidement l'avenir.
Fidesco
Fidesco envoie en Haïti des volontaires depuis 10 ans (aujourd'hui des professeurs, psychologues, ingénieurs) ; elle travaille actuellement à la reconstruction d'un centre de formation professionnelle (artisanal), et à la construction d'un centre de psychothérapie.
La communauté de l'Emmanuel coordonne ce travail (service Emmanuel Solidarité) et a collecté au total environ 650 000 €. (Bureaux de Fidesco et membres de la communauté).
Aide à l'Eglise en Détresse (AED)
Depuis le 12 janvier 2010, l'AED en France a collecté plus de 1.7 millions d'€ grâce à la générosité de milliers de bienfaiteurs. Après l'envoi en urgence de plus de 100 000 € au lendemain du séisme pour venir en aide aux séminaristes, des projets à plus long terme ont démarré. 69 000 € ont été envoyés pour Radio-Soleil, plusieurs véhicules pour des prêtres ont été achetés, des fonds envoyés pour la réparation de certaines églises ainsi qu'une contribution importante pour l'achat du terrain du futur séminaire sans oublier les milliers d'offrandes de messe qui viennent soutenir les prêtres dans leur quotidien. La reconstruction en Haïti prendra du temps et l'AED sera présente aux côtés des évêques.
Le Pôle Amérique Latine (PAL) service de la Mission Universelle de la CEF
Dans la situation tragique d'Haïti, le PAL maintient le lien avec les missionnaires sur place qui sont un excellent relais. Il a organisé la collecte, le tri et l'envoie de livres (+ de 3 tonnes) pour séminaires et maisons de formation. Il a assuré les démarches, la coordination de la prise en charge de séminaristes amputés gravement pour être appareillés et il a réglé la dépense. Des objets pour le culte ont été recueillis pour ceux qui ont tout perdu. Mgr Stenger, évêque accompagnateur, est allé sur place et il est membre de la concertation des conférences épiscopales pour l'aide à Haïti.
Les Recteurs de Cathédrales de France se sont mobilisés pour participer à la reconstruction de la Cathédrale de Port au Prince avec l'appui des Œuvres Pontificales Missionnaires. Ils ont invité les fidèles à manifester leur générosité. Il faut penser sans attendre à la reconstruction, tout en prenant le temps de l'étude de faisabilité, car on ne peut reconstruire comme avant et cette île, sa population et son Eglise ont un avenir !
Réflexions du compañero Fidel...LES MENSONGES DE BILL CLINTON
par Agence Cubaine de Nouvelles* Je regrette vraiment d’avoir à le démentir. Aujourd’hui, ce n’est plus que quelqu’un à l’aspect bonhomme, consacré au legs historique, comme si l’histoire de l’Empire, voire quelque chose de plus important : le sort de l’humanité, étaient garantis au-delà de quelques dizaines d’années, et ce à condition qu’aucune guerre nucléaire n’éclate au sujet de la Corée, de l’Iran ou de tout autre point chaud.
17 DÉCEMBRE 2010
L’Organisation des Nations Unies, on le sait, l’a nommé son « envoyé spécial » en Haïti.
BILL clinton–président des États-Unis entre les deux Bush – empêcha l’ancien président Carter, par jalousie politique ridicule, de participer aux négociations migratoires avec Cuba, signa la loi Helms-Burton et fut complice des actions de la Fondation nationale cubano-américaine contre notre patrie.
Il existe abondance de preuves sur sa conduite, mais nous ne le prenions pas trop au sérieux pour autant et nous n’étions pas hostiles à ses activités au sujet de la mission que l’ONU lui avait assignée pour des raisons évidentes.
Nous coopérions avec ce pays frère depuis bien des années dans plusieurs domaines, notamment dans la formation de médecins et la prestation de services à la population, et Clinton ne nous gênait en rien. S’il désirait remporter quelques petits succès, nous n’avions pas de raisons de bloquer notre coopération avec Haïti sur un terrain aussi sensible. Puis sont venus le terrible séisme qui a causé tant de morts et de destructions, et l’épidémie.
Une réunion qui s’est déroulée avant-hier dans la capitale de la République dominicaine au sujet de la reconstruction d’Haïti, et qui a rassemblé environ quatre-vingts personnes, dont plusieurs ambassadeurs des pays donateur de plus de cent millions de dollars, de nombreux membres de la Fondation Clinton, ainsi que des gouvernements étasunien et haïtien, est venue compliquer les choses.
Peu de gens y ont pris la parole, entre autres l’ambassadeur du Venezuela, parce que son pays est l’un des donateurs les plus importants, une intervention brève, émue et sûre. Quasiment tout le reste de cette réunion qui a duré de 17 h 30 à minuit, c’est Clinton qui l’a occupé. L’ambassadeur cubain était là, tel un convive de pierre, à la demande d’Haïti et de Saint-Domingue. On ne lui a pas concédé la parole, ce qui en a fait un simple témoin d’une rencontre qui n’a réglé absolument rien. Elle devait se prolonger le lendemain, mais rien ne s’est passé.
Cette réunion de République dominicaine a été une manœuvre trompeuse, et les Haïtiens étaient indignés à juste titre. Leur pays, détruit par le séisme de janvier dernier, a été en fait livré à son sort.
Aujourd’hui, jeudi 16 décembre, une dépêche de l’agence de presse étasunienne AP, affirme ce qui suit :
« L’ancien président Bill Clinton a exprimé sa confiance dans les efforts de reconstruction d’Haïti, durant une visite d’une journée au milieu de désordres civils, d’un mal endémique et d’une crise politique inextricable.
« L’envoyé spécial de l’ONU en Haïti s’est rendu dans ce pays affligé, un jour après que la Commission intérimaire de reconstruction, dont il partage la présidence, a été contrainte de se réunir dans la République dominicaine voisine, à cause de la violence qui a éclaté après les élections présidentielles aux résultats controversés tenues en Haïti le 28 novembre.
« Clinton a visité une clinique spécialisée pour cholériques, gérée par Médecins sans frontière, qui a traité cent mille personnes touchées par l’épidémie qui a éclaté en octobre. Puis il s’est rendu sur la principale base de troupes de pacification de l’ONU pour rencontrer des fonctionnaires haïtiens et internationaux.
« La réunion de la veille a approuvé des projets pour environ 430 millions de dollars. Mais le plus notable, ce sont les expressions d’indignation devant la lenteur de la reconstruction et une lettre adressée par des Haïtiens frustrés qui affirment qu’on les tient à l’écart des décisions et que les projets approuvés "ne contribuent pas à la reconstruction d’Haïti ni au développement à long terme". »
Mais observez ce que Clinton a ajouté ensuite en conférence de presse :
« "Je partage leur frustration".
« …des centaines de milliers d’Haïtiens trouveront un logement permanent l’an prochain et bien plus cesseront de vivre sous la tente, comme le font plus d’un million de personnes depuis le séisme du 12 janvier.
« Ces promesses ont déjà été faites. […] De plus, des 5,7 milliards de dollars promis en aide pour 2010-2011, seuls 897 millions sont arrivés. »
En fait, ces 897 millions ne se voient nulle part.
C’est par ailleurs prendre vraiment beaucoup de libertés avec la vérité que d’affirmer qu’une clinique gérée par Médecins sans frontière a traité cent mille personnes !
La doctoresse Lea Guido, représentante de l’Organisation panaméricaine de la santé/Organisation mondiale de la santé en Haïti, vient d’informer aujourd’hui dans un communiqué de presse que le nombre de cholériques s’était élevé au 11 décembre à 104 918, une quantité de malades vraiment sans précédent que Médecins sans frontières n’a pas pu traiter dans une clinique.
L’Europe, les USA et le Canada – et M. Clinton le sait pertinemment – enlèvent des médecins, du personnel infirmier et de rétablissement et d’autres techniciens de la santé aux pays caribéens et n’ont pas le personnel requis pour remplir une telle mission, sauf honorables exceptions.
Clinton prétend de toute évidence, par ses mensonges, passer sous silence le travail réalisé par plus de mille médecins, personnels infirmiers et techniciens cubains et latino-américains qui mènent le plus gros de la bataille pour vaincre l’épidémie de la seule façon possible : en allant dans les endroits les plus reculés du pays dont la moitié des presque dix millions d’habitants vit dans des zones rurales.
Il aurait été impossible, dans de telles conditions, de traiter un si grand nombre de personnes sans l’appui de l’éminente Latino-Américaine qui représente l’OPS-OMS à Cuba et en Haïti.
Notre pays s’est engagé à mobiliser le personnel humain requis pour remplir cette noble tâche.
Lea Guido a affirmé : « Les ressources humaines que Cuba envoie sont destinées actuellement aux zones les plus isolées de cette nation. Et c’est tout à fait opportun. »
Ces ressources arrivent, et le reste du personnel nécessaire sera très vite sur place.
Hier, la Brigade médicale cubaine a traité 931 patients, dont deux sont décédés, soit un taux de mortalité de 0,2 p. 100.
Fidel Castro Ruz
Le 16 décembre 2010
http://www.voltairenet.org/article167798.html
17 DÉCEMBRE 2010
L’Organisation des Nations Unies, on le sait, l’a nommé son « envoyé spécial » en Haïti.
BILL clinton–président des États-Unis entre les deux Bush – empêcha l’ancien président Carter, par jalousie politique ridicule, de participer aux négociations migratoires avec Cuba, signa la loi Helms-Burton et fut complice des actions de la Fondation nationale cubano-américaine contre notre patrie.
Il existe abondance de preuves sur sa conduite, mais nous ne le prenions pas trop au sérieux pour autant et nous n’étions pas hostiles à ses activités au sujet de la mission que l’ONU lui avait assignée pour des raisons évidentes.
Nous coopérions avec ce pays frère depuis bien des années dans plusieurs domaines, notamment dans la formation de médecins et la prestation de services à la population, et Clinton ne nous gênait en rien. S’il désirait remporter quelques petits succès, nous n’avions pas de raisons de bloquer notre coopération avec Haïti sur un terrain aussi sensible. Puis sont venus le terrible séisme qui a causé tant de morts et de destructions, et l’épidémie.
Une réunion qui s’est déroulée avant-hier dans la capitale de la République dominicaine au sujet de la reconstruction d’Haïti, et qui a rassemblé environ quatre-vingts personnes, dont plusieurs ambassadeurs des pays donateur de plus de cent millions de dollars, de nombreux membres de la Fondation Clinton, ainsi que des gouvernements étasunien et haïtien, est venue compliquer les choses.
Peu de gens y ont pris la parole, entre autres l’ambassadeur du Venezuela, parce que son pays est l’un des donateurs les plus importants, une intervention brève, émue et sûre. Quasiment tout le reste de cette réunion qui a duré de 17 h 30 à minuit, c’est Clinton qui l’a occupé. L’ambassadeur cubain était là, tel un convive de pierre, à la demande d’Haïti et de Saint-Domingue. On ne lui a pas concédé la parole, ce qui en a fait un simple témoin d’une rencontre qui n’a réglé absolument rien. Elle devait se prolonger le lendemain, mais rien ne s’est passé.
Cette réunion de République dominicaine a été une manœuvre trompeuse, et les Haïtiens étaient indignés à juste titre. Leur pays, détruit par le séisme de janvier dernier, a été en fait livré à son sort.
Aujourd’hui, jeudi 16 décembre, une dépêche de l’agence de presse étasunienne AP, affirme ce qui suit :
« L’ancien président Bill Clinton a exprimé sa confiance dans les efforts de reconstruction d’Haïti, durant une visite d’une journée au milieu de désordres civils, d’un mal endémique et d’une crise politique inextricable.
« L’envoyé spécial de l’ONU en Haïti s’est rendu dans ce pays affligé, un jour après que la Commission intérimaire de reconstruction, dont il partage la présidence, a été contrainte de se réunir dans la République dominicaine voisine, à cause de la violence qui a éclaté après les élections présidentielles aux résultats controversés tenues en Haïti le 28 novembre.
« Clinton a visité une clinique spécialisée pour cholériques, gérée par Médecins sans frontière, qui a traité cent mille personnes touchées par l’épidémie qui a éclaté en octobre. Puis il s’est rendu sur la principale base de troupes de pacification de l’ONU pour rencontrer des fonctionnaires haïtiens et internationaux.
« La réunion de la veille a approuvé des projets pour environ 430 millions de dollars. Mais le plus notable, ce sont les expressions d’indignation devant la lenteur de la reconstruction et une lettre adressée par des Haïtiens frustrés qui affirment qu’on les tient à l’écart des décisions et que les projets approuvés "ne contribuent pas à la reconstruction d’Haïti ni au développement à long terme". »
Mais observez ce que Clinton a ajouté ensuite en conférence de presse :
« "Je partage leur frustration".
« …des centaines de milliers d’Haïtiens trouveront un logement permanent l’an prochain et bien plus cesseront de vivre sous la tente, comme le font plus d’un million de personnes depuis le séisme du 12 janvier.
« Ces promesses ont déjà été faites. […] De plus, des 5,7 milliards de dollars promis en aide pour 2010-2011, seuls 897 millions sont arrivés. »
En fait, ces 897 millions ne se voient nulle part.
C’est par ailleurs prendre vraiment beaucoup de libertés avec la vérité que d’affirmer qu’une clinique gérée par Médecins sans frontière a traité cent mille personnes !
La doctoresse Lea Guido, représentante de l’Organisation panaméricaine de la santé/Organisation mondiale de la santé en Haïti, vient d’informer aujourd’hui dans un communiqué de presse que le nombre de cholériques s’était élevé au 11 décembre à 104 918, une quantité de malades vraiment sans précédent que Médecins sans frontières n’a pas pu traiter dans une clinique.
L’Europe, les USA et le Canada – et M. Clinton le sait pertinemment – enlèvent des médecins, du personnel infirmier et de rétablissement et d’autres techniciens de la santé aux pays caribéens et n’ont pas le personnel requis pour remplir une telle mission, sauf honorables exceptions.
Clinton prétend de toute évidence, par ses mensonges, passer sous silence le travail réalisé par plus de mille médecins, personnels infirmiers et techniciens cubains et latino-américains qui mènent le plus gros de la bataille pour vaincre l’épidémie de la seule façon possible : en allant dans les endroits les plus reculés du pays dont la moitié des presque dix millions d’habitants vit dans des zones rurales.
Il aurait été impossible, dans de telles conditions, de traiter un si grand nombre de personnes sans l’appui de l’éminente Latino-Américaine qui représente l’OPS-OMS à Cuba et en Haïti.
Notre pays s’est engagé à mobiliser le personnel humain requis pour remplir cette noble tâche.
Lea Guido a affirmé : « Les ressources humaines que Cuba envoie sont destinées actuellement aux zones les plus isolées de cette nation. Et c’est tout à fait opportun. »
Ces ressources arrivent, et le reste du personnel nécessaire sera très vite sur place.
Hier, la Brigade médicale cubaine a traité 931 patients, dont deux sont décédés, soit un taux de mortalité de 0,2 p. 100.
Fidel Castro Ruz
Le 16 décembre 2010
http://www.voltairenet.org/article167798.html
Sans complexes ni filtre...bof!!!
Publié le 18 décembre 2010
Marie Ange Barbancourt s'est fait connaître à la télé québécoise comme animatrice à MusiquePlus et grâce au personnage de Marie-Soleil Cézaire dans L'Héritage de Victor-Lévy Beaulieu. Mais dès la fin janvier, la comédienne entreprendra le rôle le plus difficile de sa carrière: la réalisation de Croix des Bouquets, un film coup-de-poing sur son Haïti natal, un pays qu'elle aime et châtie bien.
Marie Ange Barbancourt n'avait que 13 ans lorsqu'elle a quitté Port-au-Prince pour venir vivre à Laval. Son père, fils du propriétaire de la grande distillerie de rhum Barbancourt, avait été assassiné trois ans plus tôt. Le régime violent et répressif de Baby Doc battait son plein. Comme Marie Ange n'avait déjà pas la langue dans sa poche et que son franc-parler mettait ses proches et elle-même en danger, il fut convenu qu'elle irait vivre au Québec chez des amis de sa famille.
C'était il y a 30 ans. Depuis, Marie Ange est retournée à quelques reprises en Haïti, dont la dernière fois en 1982. Elle se préparait à y retourner en septembre 2009 lorsque sa mère a été assassinée dans sa maison de Port-au-Prince. «Ils ont scié la chaîne de la barrière en fer forgé, ont ligoté le personnel de maison. Ils étaient trois. Ils n'ont rien volé. Ils ont tué ma mère d'une balle dans la bouche et d'une balle dans la tête. Elle avait 89 ans. Après cela, il n'était pas question qu'on fasse des funérailles en Haïti. Ma soeur Betty et moi, on a réussi à rapatrier son corps en Floride», raconte Marie Ange Barbancourt avec un air douloureux. Son air est d'autant plus douloureux que le scénario du film qu'elle a coécrit avec Zénon Olejniczak et qu'elle réalisera en janvier, raconte précisément l'histoire d'une Haïtienne vivant au Québec qui retourne en Haïti à la mort de sa mère. Le hic, c'est que Zénon et Marie Ange ont commencé à écrire le scénario il y a 20 ans.
«J'ai entendu des gens me traiter d'opportuniste parce que je profitais du fait que Haïti était dans l'actualité pour faire mon film. Mais je veux faire ce film depuis longtemps. Je suis même allée rencontrer Costa-Gavras chez lui à Paris avec une ébauche de scénario pour avoir son opinion. Puis, faute d'argent, le scénario a été rangé dans un tiroir. Il y a trois ans, en me promenant à La Havane, j'ai retrouvé les couleurs, la nature et des lieux qui ressemblaient à ceux mon enfance. Et l'idée d'y tourner le film a germé. J'ai rencontré les gens de l'Institut cubain des arts et de l'industrie du cinéma (l'ICAIC) et je les convaincus d'embarquer.»
Charme et fougue
Drôle de femme que cette Marie Ange, mère de trois enfants du même père, mariée et divorcée trois fois, mélange de charme féminin et de bling bling, mais aussi de fougue et de force de caractère. Chez les Haïtiens du Québec, elle ne fait pas toujours l'unanimité. Et pour cause. «Des fois, dit-elle, je me sens plus québécoise qu'haïtienne. Je n'ai pas de couleur. En Haïti, je passe d'ailleurs pour une Blanche, sans doute parce que je suis habillée trop chic et que je ne suis pas assez noire de peau. Pour le reste, c'est mon côté direct qui fait la différence. Moi, je rentre dans le tas. Je dis les choses telles qu'elles sont, sans complexes et sans filtre. Les Haïtiens sont plus refermés de nature. Ils refusent de livrer l'essence du pays et vivent dans un mensonge perpétuel.»
Née à Cap-Haïtien, Marie Ange a grandi avec sa soeur Betty dans les beaux quartiers de Port-au-Prince, a fréquenté les collèges privés. Puis, à 13 ans, elle se retrouve parachutée chez les Bélanger de Laval, fréquente le Collège français avant d'aller étudier les communications à l'Université de Montréal. À 18 ans, elle part vivre en appartement. C'est le début des années 80, les minorités visibles sont aussi nombreuses qu'elles sont invisibles au petit écran. Qu'à cela ne tienne, Marie Ange obtient l'animation d'une émission culturelle au canal communautaire de Vidéotron, l'ancêtre du Canal Vox. Elle sera vite récupérée par la télé de Radio-Canada et par l'émission Au jour le jour animé par Dominique Lajeunesse. Viendront MusiquePlus et le magazine FAX, où elle interviewera plusieurs grands noms de la musique et du cinéma, dont Costa-Gavras. Après un passage à Bon matin sur RDI, elle devient réalisatrice à l'émission Mosaïque. Elle continue de faire son chemin dans le milieu de la télé en se sentant appréciée et bienvenue.
Point de vue critique
Mais plus elle s'identifie à la société québécoise, plus elle se détache de son pays natal. Ou du moins, plus elle développe un point de vue critique à son égard.
«Moi, la complaisance et la rectitude politique, c'est pas mon genre. Je pense qu'il est temps qu'on dise des choses pas gentilles sur Haïti. Que c'est une société corrompue où l'on torture les gens, où l'on viole les femmes. C'est fou, l'histoire de ce pays. Les mêmes erreurs se répètent de génération en génération, et cela bien avant Duvalier. Les mentalités ne changent pas. On va bientôt fêter le premier anniversaire du tremblement de terre. Le palais présidentiel est encore à terre. Il y a encore plein de morts sous les décombres. Est-ce qu'il existe un président capable pour une fois dans l'histoire de ce pays, de veiller aux intérêts du peuple plutôt qu'à ceux de la bourgeoisie? J'en rêve, mais je n'y crois pas.»
Marie Ange craint que certains voient Croix des Bouquets comme le règlement de comptes d'une femme qui n'aime pas son pays. Or pour elle, aimer son pays, c'est le regarder avec lucidité sans avoir peur de dire ce qui ne va pas.
«La preuve que j'aime ce pays, quand j'ai vu les premières images du séisme, j'ai hurlé dans mon salon, puis je me suis précipitée au local du CECI pour organiser une soirée de solidarité pour Haïti. Je n'ai pas de haine pour ce pays, mais j'ai une profonde douleur de savoir que mes parents y ont tous les deux été assassinés.»
Si son film porte le titre de Croix des Bouquets, c'est en hommage à Henriette de Saint-Marc, une héroïne de la révolution haïtienne accusée par le régime français d'avoir fourni des armes aux insurgés et exécutée sur la place du marché devant l'église Croix des Bouquets.
Reste que le film ne se déroulera pas à l'époque d'Henriette, mais quelques jours seulement avant le séisme de 2010.
Depuis la conférence de presse annonçant le tournage à Cuba et la participation de Bruny Surin, d'Angelo Cadet et de Tetchena Bellange, tout le monde demande à Marie Ange si elle n'a pas peur pour sa vie, peur que sa vision critique d'Haïti déchaîne contre elle des forces meurtrières. «Je dois être prudente, répond-elle. Surtout face à certains Haïtiens de la diaspora qui n'acceptent pas les points de vue divergents. Je pourrais me faire intimider mais, en même temps, si tous les cinéastes ne prenaient aucun risque, on ne tournerait que des blockbusters américains. Moi, j'ai trop de choses à dire pour me taire.»
un coproducteur belge et une flopée de commanditaires privés dont l'Artisan parfumeur de Paris, Croix des Bouquets demeure un film indépendant au budget modeste de 1,5 million. N'eût été les conditions et les coûts offerts par Cuba, le film n'aurait pu voir le jour. Marie Ange ne s'en plaint pas. Elle sait qu'elle est sur le point d'entreprendre comme comédienne et réalisatrice, un des grands défis de sa vie. Mais plutôt que de s'enliser dans le doute et l'appréhension, elle fait comme elle a toujours fait: elle fonce dans le tas sans complexes et sans filtre.
http://www.cyberpresse.ca/arts/television/201012/18/01-4353701-sans-complexes-ni-filtre.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_aujourdhui-sur-cyberpresse_267_article_ECRAN1POS2
Marie Ange Barbancourt s'est fait connaître à la télé québécoise comme animatrice à MusiquePlus et grâce au personnage de Marie-Soleil Cézaire dans L'Héritage de Victor-Lévy Beaulieu. Mais dès la fin janvier, la comédienne entreprendra le rôle le plus difficile de sa carrière: la réalisation de Croix des Bouquets, un film coup-de-poing sur son Haïti natal, un pays qu'elle aime et châtie bien.
Marie Ange Barbancourt n'avait que 13 ans lorsqu'elle a quitté Port-au-Prince pour venir vivre à Laval. Son père, fils du propriétaire de la grande distillerie de rhum Barbancourt, avait été assassiné trois ans plus tôt. Le régime violent et répressif de Baby Doc battait son plein. Comme Marie Ange n'avait déjà pas la langue dans sa poche et que son franc-parler mettait ses proches et elle-même en danger, il fut convenu qu'elle irait vivre au Québec chez des amis de sa famille.
C'était il y a 30 ans. Depuis, Marie Ange est retournée à quelques reprises en Haïti, dont la dernière fois en 1982. Elle se préparait à y retourner en septembre 2009 lorsque sa mère a été assassinée dans sa maison de Port-au-Prince. «Ils ont scié la chaîne de la barrière en fer forgé, ont ligoté le personnel de maison. Ils étaient trois. Ils n'ont rien volé. Ils ont tué ma mère d'une balle dans la bouche et d'une balle dans la tête. Elle avait 89 ans. Après cela, il n'était pas question qu'on fasse des funérailles en Haïti. Ma soeur Betty et moi, on a réussi à rapatrier son corps en Floride», raconte Marie Ange Barbancourt avec un air douloureux. Son air est d'autant plus douloureux que le scénario du film qu'elle a coécrit avec Zénon Olejniczak et qu'elle réalisera en janvier, raconte précisément l'histoire d'une Haïtienne vivant au Québec qui retourne en Haïti à la mort de sa mère. Le hic, c'est que Zénon et Marie Ange ont commencé à écrire le scénario il y a 20 ans.
«J'ai entendu des gens me traiter d'opportuniste parce que je profitais du fait que Haïti était dans l'actualité pour faire mon film. Mais je veux faire ce film depuis longtemps. Je suis même allée rencontrer Costa-Gavras chez lui à Paris avec une ébauche de scénario pour avoir son opinion. Puis, faute d'argent, le scénario a été rangé dans un tiroir. Il y a trois ans, en me promenant à La Havane, j'ai retrouvé les couleurs, la nature et des lieux qui ressemblaient à ceux mon enfance. Et l'idée d'y tourner le film a germé. J'ai rencontré les gens de l'Institut cubain des arts et de l'industrie du cinéma (l'ICAIC) et je les convaincus d'embarquer.»
Charme et fougue
Drôle de femme que cette Marie Ange, mère de trois enfants du même père, mariée et divorcée trois fois, mélange de charme féminin et de bling bling, mais aussi de fougue et de force de caractère. Chez les Haïtiens du Québec, elle ne fait pas toujours l'unanimité. Et pour cause. «Des fois, dit-elle, je me sens plus québécoise qu'haïtienne. Je n'ai pas de couleur. En Haïti, je passe d'ailleurs pour une Blanche, sans doute parce que je suis habillée trop chic et que je ne suis pas assez noire de peau. Pour le reste, c'est mon côté direct qui fait la différence. Moi, je rentre dans le tas. Je dis les choses telles qu'elles sont, sans complexes et sans filtre. Les Haïtiens sont plus refermés de nature. Ils refusent de livrer l'essence du pays et vivent dans un mensonge perpétuel.»
Née à Cap-Haïtien, Marie Ange a grandi avec sa soeur Betty dans les beaux quartiers de Port-au-Prince, a fréquenté les collèges privés. Puis, à 13 ans, elle se retrouve parachutée chez les Bélanger de Laval, fréquente le Collège français avant d'aller étudier les communications à l'Université de Montréal. À 18 ans, elle part vivre en appartement. C'est le début des années 80, les minorités visibles sont aussi nombreuses qu'elles sont invisibles au petit écran. Qu'à cela ne tienne, Marie Ange obtient l'animation d'une émission culturelle au canal communautaire de Vidéotron, l'ancêtre du Canal Vox. Elle sera vite récupérée par la télé de Radio-Canada et par l'émission Au jour le jour animé par Dominique Lajeunesse. Viendront MusiquePlus et le magazine FAX, où elle interviewera plusieurs grands noms de la musique et du cinéma, dont Costa-Gavras. Après un passage à Bon matin sur RDI, elle devient réalisatrice à l'émission Mosaïque. Elle continue de faire son chemin dans le milieu de la télé en se sentant appréciée et bienvenue.
Point de vue critique
Mais plus elle s'identifie à la société québécoise, plus elle se détache de son pays natal. Ou du moins, plus elle développe un point de vue critique à son égard.
«Moi, la complaisance et la rectitude politique, c'est pas mon genre. Je pense qu'il est temps qu'on dise des choses pas gentilles sur Haïti. Que c'est une société corrompue où l'on torture les gens, où l'on viole les femmes. C'est fou, l'histoire de ce pays. Les mêmes erreurs se répètent de génération en génération, et cela bien avant Duvalier. Les mentalités ne changent pas. On va bientôt fêter le premier anniversaire du tremblement de terre. Le palais présidentiel est encore à terre. Il y a encore plein de morts sous les décombres. Est-ce qu'il existe un président capable pour une fois dans l'histoire de ce pays, de veiller aux intérêts du peuple plutôt qu'à ceux de la bourgeoisie? J'en rêve, mais je n'y crois pas.»
Marie Ange craint que certains voient Croix des Bouquets comme le règlement de comptes d'une femme qui n'aime pas son pays. Or pour elle, aimer son pays, c'est le regarder avec lucidité sans avoir peur de dire ce qui ne va pas.
«La preuve que j'aime ce pays, quand j'ai vu les premières images du séisme, j'ai hurlé dans mon salon, puis je me suis précipitée au local du CECI pour organiser une soirée de solidarité pour Haïti. Je n'ai pas de haine pour ce pays, mais j'ai une profonde douleur de savoir que mes parents y ont tous les deux été assassinés.»
Si son film porte le titre de Croix des Bouquets, c'est en hommage à Henriette de Saint-Marc, une héroïne de la révolution haïtienne accusée par le régime français d'avoir fourni des armes aux insurgés et exécutée sur la place du marché devant l'église Croix des Bouquets.
Reste que le film ne se déroulera pas à l'époque d'Henriette, mais quelques jours seulement avant le séisme de 2010.
Depuis la conférence de presse annonçant le tournage à Cuba et la participation de Bruny Surin, d'Angelo Cadet et de Tetchena Bellange, tout le monde demande à Marie Ange si elle n'a pas peur pour sa vie, peur que sa vision critique d'Haïti déchaîne contre elle des forces meurtrières. «Je dois être prudente, répond-elle. Surtout face à certains Haïtiens de la diaspora qui n'acceptent pas les points de vue divergents. Je pourrais me faire intimider mais, en même temps, si tous les cinéastes ne prenaient aucun risque, on ne tournerait que des blockbusters américains. Moi, j'ai trop de choses à dire pour me taire.»
un coproducteur belge et une flopée de commanditaires privés dont l'Artisan parfumeur de Paris, Croix des Bouquets demeure un film indépendant au budget modeste de 1,5 million. N'eût été les conditions et les coûts offerts par Cuba, le film n'aurait pu voir le jour. Marie Ange ne s'en plaint pas. Elle sait qu'elle est sur le point d'entreprendre comme comédienne et réalisatrice, un des grands défis de sa vie. Mais plutôt que de s'enliser dans le doute et l'appréhension, elle fait comme elle a toujours fait: elle fonce dans le tas sans complexes et sans filtre.
http://www.cyberpresse.ca/arts/television/201012/18/01-4353701-sans-complexes-ni-filtre.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_aujourdhui-sur-cyberpresse_267_article_ECRAN1POS2
35 millions de dollars pour rendre le crédit plus accessible en Haïti
Les autorités financières haïtiennes viennent de lancer officiellement ce jeudi le Fonds de garantie partielle de crédit (FGPC). Ce programme financé par la Banque Interaméricaine de Développement (BID), la Banque Mondiale et l'USAID doit servir à la recapitalisation des entreprises qui avaient subi des dommages lors du séisme du 12 janvier.
Selon le gouverneur de la Banque centrale, Charles Castel, ces institutions financières internationales ont mis à la disposition du gouvernement haïtien une première tranche de 35 millions de dollars, qui sera utilisée pour le financement des entreprises qui ont été touchées par le séisme du 12 janvier.
Monsieur Castel fait remarquer que ce fonds ne vient pas de garantir le système bancaire haïtien, mais de préférence les entreprises qui ont contracté des prêts au niveau des banques.
« Ce fonds pourra favoriser l'octroi de plus de 140 millions de dollars américains de crédits », précise le gouverneur de la BRH.
Il a indiqué que certaines caisses populaires qui sont supervisées par la banque centrale, pourront également bénéficier de ces fonds de garantie partielle.
Pour sa part, le représentant de la BID en Haïti, M. Edouardo Almeida a fait savoir que cette institution financière vient d'approuver un fond d'investissement social de l'ordre de 67 millions qui permettra aux Petites et Moyennes Entreprises (PME) de se renforcer. Le décaissement de cette somme sera effectué en janvier 2011, souligne Monsieur Almeida.
De son coté le ministre haïtien des finances Ronald Baudin a salué le décaissement de ce fonds par l'institution financières internationales. Il en a profité pour rappeler, que l'état haïtien vient d'adopter, pour l'exercice fiscal 2010-2011 tout un ensemble des dispositions afin d'encourager les investissements privés dans le pays.
Rappelons que selon les résultats d'une 'enquête menée par le projet WINNER, financé par l'USAID, les per les pertes totales du secteur privé toute catégorie confondue mais en dehors des établissements financiers et des assurances, sont évalués à environ de 2 milliards de dollars américains.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=18581
Selon le gouverneur de la Banque centrale, Charles Castel, ces institutions financières internationales ont mis à la disposition du gouvernement haïtien une première tranche de 35 millions de dollars, qui sera utilisée pour le financement des entreprises qui ont été touchées par le séisme du 12 janvier.
Monsieur Castel fait remarquer que ce fonds ne vient pas de garantir le système bancaire haïtien, mais de préférence les entreprises qui ont contracté des prêts au niveau des banques.
« Ce fonds pourra favoriser l'octroi de plus de 140 millions de dollars américains de crédits », précise le gouverneur de la BRH.
Il a indiqué que certaines caisses populaires qui sont supervisées par la banque centrale, pourront également bénéficier de ces fonds de garantie partielle.
Pour sa part, le représentant de la BID en Haïti, M. Edouardo Almeida a fait savoir que cette institution financière vient d'approuver un fond d'investissement social de l'ordre de 67 millions qui permettra aux Petites et Moyennes Entreprises (PME) de se renforcer. Le décaissement de cette somme sera effectué en janvier 2011, souligne Monsieur Almeida.
De son coté le ministre haïtien des finances Ronald Baudin a salué le décaissement de ce fonds par l'institution financières internationales. Il en a profité pour rappeler, que l'état haïtien vient d'adopter, pour l'exercice fiscal 2010-2011 tout un ensemble des dispositions afin d'encourager les investissements privés dans le pays.
Rappelons que selon les résultats d'une 'enquête menée par le projet WINNER, financé par l'USAID, les per les pertes totales du secteur privé toute catégorie confondue mais en dehors des établissements financiers et des assurances, sont évalués à environ de 2 milliards de dollars américains.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=18581
Haïti - Religion : L'archevêque Mgr François Gayot est décédé
17/12/2010 08:33:38 Mgr François Gayot, qui était allé à Rome, représenter l'Eglise Catholique d'Haïti à la rencontre de la Commission internationale de la migration (CIM), avait été hospitalisé d’urgence à l'hôpital Gemelli, à Rome, en Italie suite à un malaise. Il est décédé hier jeudi, suite de complication, à l’âge de 83 ans.
Né à Saint-Louis du Nord (Nord-Ouest) le 17 juillet 1927, Mgr François Gayot fut ordonné prêtre chez les missionnaires de la Compagnie de Marie ou Monfortains, le 7 février 1954.
Le 22 novembre 1974, le pape Paul VI le nomme évêque du Cap-Haïtien en remplacement de Mgr Albert Cousineau, décédé. Il fut consacré le 2 février suivant par Mgr Luigi Barbarito, alors nonce apostolique en Haïti.
Le 7 avril 1988, le pape Jean-Paul II érige le diocèse de Cap-Haïtien, en archidiocèse métropolitain, élevant par la même occasion Mgr Gayot à la dignité d'archevêque. Ayant atteint la limite d'âge de 75 ans fixée par le droit canon, Mgr Gayot s’était retiré le 5 novembre 2003.
Président de la Conférence épiscopale pendant plusieurs années, Mgr François Gayot, a contribué à promouvoir la charge pastorale des Évêques. Selon lui, une conférence épiscopale ne doit pas être un regroupement d'évêques isolés, mais une « école de communion », comme le disait Jean-Paul II, c'est-à-dire un épiscopat qui réfléchit, qui pense, qui prie et qui décide ensemble.
Mgr François Gayot était reconnu pour la sérénité de son autorité morale, la modération de son discours et sa personnalité empreinte d’une grande modestie. Il était considéré durant son ministère comme un grand humaniste et perçu par l’église haïtienne comme celui qui pouvait devenir le premier cardinal haïtien.
HL/ HaïtiLibre
http://www.haitilibre.com/article-1934-haiti-religion-l-archeveque-mgr-francois-gayot-est-decede.html
Né à Saint-Louis du Nord (Nord-Ouest) le 17 juillet 1927, Mgr François Gayot fut ordonné prêtre chez les missionnaires de la Compagnie de Marie ou Monfortains, le 7 février 1954.
Le 22 novembre 1974, le pape Paul VI le nomme évêque du Cap-Haïtien en remplacement de Mgr Albert Cousineau, décédé. Il fut consacré le 2 février suivant par Mgr Luigi Barbarito, alors nonce apostolique en Haïti.
Le 7 avril 1988, le pape Jean-Paul II érige le diocèse de Cap-Haïtien, en archidiocèse métropolitain, élevant par la même occasion Mgr Gayot à la dignité d'archevêque. Ayant atteint la limite d'âge de 75 ans fixée par le droit canon, Mgr Gayot s’était retiré le 5 novembre 2003.
Président de la Conférence épiscopale pendant plusieurs années, Mgr François Gayot, a contribué à promouvoir la charge pastorale des Évêques. Selon lui, une conférence épiscopale ne doit pas être un regroupement d'évêques isolés, mais une « école de communion », comme le disait Jean-Paul II, c'est-à-dire un épiscopat qui réfléchit, qui pense, qui prie et qui décide ensemble.
Mgr François Gayot était reconnu pour la sérénité de son autorité morale, la modération de son discours et sa personnalité empreinte d’une grande modestie. Il était considéré durant son ministère comme un grand humaniste et perçu par l’église haïtienne comme celui qui pouvait devenir le premier cardinal haïtien.
HL/ HaïtiLibre
http://www.haitilibre.com/article-1934-haiti-religion-l-archeveque-mgr-francois-gayot-est-decede.html
Haïti - Élections : Les Sénateurs minoritaires rencontrent le Groupe des 12
17/12/2010 09:42:09.- Les sénateurs du groupe minoritaire au Sénat, ont rencontré le Groupe des 12 candidats à la présidence, qui réclament l’annulation du scrutin du 28 novembre pour proposer leur proposition de sortie de crise.
Le sénateur Jean William Jeanty a rappelé que ce qui c’est passé le 28 novembre, ne peut pas être considéré comme des élections. Il dénonce une certaine complicité de la communauté internationale dans le vaste mouvement de mépris du droit des haïtiens de choisir librement leurs dirigeants. Au nom du groupe de Sénateurs minoritaires, William Jeanty a proposé l’annulation des « élections » et l’arrestation des responsables des fraudes. Il suggère également la tenue d’une concertation nationale en vue de mettre sur pied un gouvernement de consensus pouvant organiser de bonnes élections dans le pays.
Pour sa part, la Sénatrice Edmonde Bauzile, a fait savoir que cette proposition va être discutée avec les plateformes politiques en vue d’obtenir leurs adhésions. De plus, elle a proposé la mise sur pied d’une commission de suivi afin d’aider la réalisation de cette proposition. Elle souhaite enfin, que ces propositions ne soient pas seulement celles des parlementaires mais soit partagées et deviennent celle du groupe des 12.
http://www.haitilibre.com/article-1937-haiti-elections-les-senateurs-minoritaires-rencontrent-le-groupe-des-12.html
Le sénateur Jean William Jeanty a rappelé que ce qui c’est passé le 28 novembre, ne peut pas être considéré comme des élections. Il dénonce une certaine complicité de la communauté internationale dans le vaste mouvement de mépris du droit des haïtiens de choisir librement leurs dirigeants. Au nom du groupe de Sénateurs minoritaires, William Jeanty a proposé l’annulation des « élections » et l’arrestation des responsables des fraudes. Il suggère également la tenue d’une concertation nationale en vue de mettre sur pied un gouvernement de consensus pouvant organiser de bonnes élections dans le pays.
Pour sa part, la Sénatrice Edmonde Bauzile, a fait savoir que cette proposition va être discutée avec les plateformes politiques en vue d’obtenir leurs adhésions. De plus, elle a proposé la mise sur pied d’une commission de suivi afin d’aider la réalisation de cette proposition. Elle souhaite enfin, que ces propositions ne soient pas seulement celles des parlementaires mais soit partagées et deviennent celle du groupe des 12.
http://www.haitilibre.com/article-1937-haiti-elections-les-senateurs-minoritaires-rencontrent-le-groupe-des-12.html
Québec se prépare à faire face au choléra
Éric Yvan Lemay Le Journal de Montréal
17/12/2010 06h29
Aucun cas de choléra n'a été détecté au Québec, depuis le début de l'épidémie en Haïti, ce qui n'empêche pas les autorités de la santé publique d'appliquer une surveillance extrême.
À l'approche du temps des Fêtes, on recommande à tous les gens qui doivent se rendre en Haïti de voir un médecin avant de partir. Celui-ci peut leur prescrire un vaccin pour prévenir la maladie qui a fait des milliers de victimes là-bas.
Ici, on se prépare également à l'arrivée de personnes qui auraient pu être infectées là-bas. «Si un cas survenait, il y a une déclaration obligatoire à la Direction nationale de la santé publique», indique la porte-parole du ministère, Noémie Vanheuverzwijn.
Des mesures plus importantes pourraient être prises en cas de transmission sur le territoire québécois, mais on ne s'inquiète guère. «La transmission du choléra se fait dans des conditions sanitaires inadéquates, notamment par l'eau. Au Québec, ça réduit le risque de transmission», poursuit la porte-parole.
Risque faible en République
Jusqu'à maintenant, aucun échantillon suspect n'a été acheminé aux Laboratoires de santé publique du Québec, ce qui n'empêche pas que des échantillons puissent avoir été vérifiés par les laboratoires dans les hôpitaux, soutient la porte-parole de l'Institut national de santé publique du Québec, Stéphanie Ménard.
L'INSPQ a fait certaines recommandations, comme faire attention aux aliments et à l'eau consommée en Haïti. Pour les voyageurs du pays voisin, la République dominicaine, les risques de contracter la maladie dans les hôtels tout inclus seraient faibles, et on ne recommande pas la vaccination de routine.
http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2010/12/20101217-062904.html
17/12/2010 06h29
Aucun cas de choléra n'a été détecté au Québec, depuis le début de l'épidémie en Haïti, ce qui n'empêche pas les autorités de la santé publique d'appliquer une surveillance extrême.
À l'approche du temps des Fêtes, on recommande à tous les gens qui doivent se rendre en Haïti de voir un médecin avant de partir. Celui-ci peut leur prescrire un vaccin pour prévenir la maladie qui a fait des milliers de victimes là-bas.
Ici, on se prépare également à l'arrivée de personnes qui auraient pu être infectées là-bas. «Si un cas survenait, il y a une déclaration obligatoire à la Direction nationale de la santé publique», indique la porte-parole du ministère, Noémie Vanheuverzwijn.
Des mesures plus importantes pourraient être prises en cas de transmission sur le territoire québécois, mais on ne s'inquiète guère. «La transmission du choléra se fait dans des conditions sanitaires inadéquates, notamment par l'eau. Au Québec, ça réduit le risque de transmission», poursuit la porte-parole.
Risque faible en République
Jusqu'à maintenant, aucun échantillon suspect n'a été acheminé aux Laboratoires de santé publique du Québec, ce qui n'empêche pas que des échantillons puissent avoir été vérifiés par les laboratoires dans les hôpitaux, soutient la porte-parole de l'Institut national de santé publique du Québec, Stéphanie Ménard.
L'INSPQ a fait certaines recommandations, comme faire attention aux aliments et à l'eau consommée en Haïti. Pour les voyageurs du pays voisin, la République dominicaine, les risques de contracter la maladie dans les hôtels tout inclus seraient faibles, et on ne recommande pas la vaccination de routine.
http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2010/12/20101217-062904.html
Haïti - Élections : La Justice partisane au service d’INITE ?
17/12/2010 16:10:52 Le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) constate que l’appareil judiciaire est, depuis quelques jours, mis en branle dans plusieurs régions du pays dans le but de réprimer les auteurs présumés des actes de violence électorale enregistrés le 28 novembre 2010 et au lendemain de la publication des résultats des élections. Le RNDDH, a toujours été favorable à la lutte contre l’impunité, et ne peut et ne saurait s’opposer à des actions tendant véritablement à punir les auteurs d’infractions à la Loi pénale et à la Loi électorale.
Cependant, le RNDDH est profondément préoccupé par le caractère sélectif des actions entreprises. Les actes de poursuite ne concernent jusqu’ici que des candidats de l’opposition admis à se présenter au second tour et leurs partisans ou sympathisants. En effet, si les candidats de la plateforme politique du pouvoir, impliqués activement dans beaucoup d’actes de violence enregistrés le jour du scrutin ne sont toujours pas inquiétés et ne font l’objet d’aucune sorte de poursuite, il est évident que depuis près d’une semaine, des partisans et sympathisants des candidats de l’opposition agréés pour le second tour des élections ainsi que ces candidats eux-mêmes, font l’objet d’actes d’intimidation, de menaces, d’invitations, d’arrestations et de poursuites judiciaires. Citons quelques cas portés à la connaissance du RNDDH.
1. Le candidat à la députation sous la bannière de la plateforme ALTERNATIVE pour la première circonscription d’Aquin, Jean Robert BOSSE ainsi que plusieurs de ses proches dont Bellegarde FRANÇOIS, Edras FELICIN, Samson Fils FELICIN, Elton LEDITON, Sobner PAUL, sont sous le coup d’un mandat d’amener émis par le Commissaire du Gouvernement Près le Tribunal de Première Instance d’Aquin, Me Saint Julien CHERIMOND pour Association de malfaiteurs. Des patrouilles policières ainsi que des groupes d’individus armés, composés entre autres du coordonnateur du Conseil d’Administration de la première Section Communale d’Aquin, Appolon HYPPOLITE, de Jojo, de Ti Manno et de Ronald ainsi connus, tous travaillant ouvertement pour le compte du candidat à la députation, Emmanuel Fritz Gérald BOURJOLLY sous la bannière de la plateforme présidentielle INITE, recherchent activement le candidat Jean Robert BOSSE et ses proches susmentionnés. Ces derniers sont contraints de se mettre à couvert. Pourtant, selon les observations du RNDDH, les graves incidents survenus à Aquin le jour du scrutin seraient plutôt l’œuvre des partisans armés de la plateforme INITE.
2. A Marchand Dessalines, plusieurs partisans de Gracia DELVA, candidat à la députation admis au second tour des élections sous la bannière du parti politique LAVNI, sont arrêtés et traduits au correctionnel sur ordre du Commissaire du Gouvernement de Saint-Marc, Me Cina BERNADIN. Ce dernier agit suivant les instructions de Charles SUFFRARD, son supérieur hiérarchique, représentant de la plateforme INITE dans l’Artibonite et membre du cabinet particulier du Président de la République.
3. Dans la circonscription de Plaisance, Jean Baptiste RENAUD et Ducheine FRANKLIN, respectivement candidats à la députation sous les bannières des partis politiques KONBIT et ANSANM NOU FÒ ainsi que leurs partisans et sympathisants ont pris le maquis en raison du fait que le Juge de Paix, Pierre MAXIME, ait émis un mandat d’amener à leur encontre sous le chef d’accusation d’association de malfaiteurs.
4. Dans la commune de la Grande Rivière du Nord, des partisans du pouvoir en place se sont rassemblés autour d’un groupe armé dénommé Lame Zo Reken, composé de Inopère CHARLES alias Pitopè, Raoul SAINT JUSTE, Wilner CHERELUS alias Bòkò, Tèton et Sonson ainsi connus. Lame Zo Reken, dont le fief est localisé à Baz 50, Anba Bouk, a à sa tête l’agent I Garry LORMEUS et est supportée par le vice-délégué de l’Arrondissement de la Grande Rivière du Nord, Denis PHILIPPE et par le candidat à la députation du parti au pouvoir pour la circonscription Grande Rivière du Nord / Bahon, Occinjac BENJAMIN. Depuis le 28 novembre 2010, un climat de terreur est installé dans cette commune par les membres de cette armée au point que même les activités scolaires y ont été paralysées ce, jusqu’au mardi 14 décembre 2010. Aujourd’hui, plusieurs membres de cette armée assurent la sécurité du bâtiment logeant le Bureau Electoral Communal (BEC) de la Grande Rivière du Nord.
5. A Port-au-Prince, le professeur, journaliste et entraineur de football bien connu, Pierre Paul Patrice DUMOND est invité par le Commissaire du Gouvernement près le Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince, le 16 décembre 2010, à répondre des allégations d’Association de malfaiteurs et de Tentative d’incendie de la Télévision Nationale D’Haïti (TNH). Il lui est reproché sa participation présumée à une réunion qui serait organisée le 12 décembre 2010 à Delmas 22 en vue d’incendier la TNH. Pierre Paul Patrice DUMOND est responsable de communication de la campagne de Mirlande Hyppolite MANIGAT, candidate en ballotage favorable pour les présidentielles sous la bannière du RASSEMBLEMENT DES DEMOCRATES NATIONAUX PROGRESSISTES (RDNP), pour avoir obtenu le plus grand nombre de voix sur l’ensemble du territoire national au cours des élections du 28 novembre 2010.
6. Maxime MENARD, candidat à la députation pour la circonscription de Saint Michel de l’Attalaye / Marmelade, sous la bannière du parti politique AYITI AN AKSYON (AAA) et quatre (4) de ses proches à savoir, Yves VILON, Roland DUPITON alias Diapòt, Rony CHARLES et Michelet ANTOINE sont arrêtés le 2 décembre 2010 et détenus au Commissariat des Gonaïves sous le chef d’accusation d’incendie du Tribunal de Paix de Saint Michel de l’Attalaye survenu dans la nuit du 1er au 2 décembre 2010.
7. Me Jean Robert TAXIL, Conseiller Juridique du Bureau Electoral Départemental (BED) du Sud, proche de la plateforme présidentielle INITE est nommé Commissaire du Gouvernement près le Tribunal de Première Instance des Cayes dans l’objectif avoué de s’en prendre aux opposants du Pouvoir en place, sous couvert des violences graves et inacceptables survenues aux Cayes après la publication des résultats des élections du 28 novembre 2010. Le nouveau Commissaire est pourtant sous le coup d’une sanction disciplinaire du Conseil de l’Ordre des Avocats des Cayes pour conduite incorrecte dans l’exercice de la profession d’avocat. Sa nomination rentre dans le cadre d’une série de nominations, de transferts et de révocations orchestrée par le Pouvoir en place, au sein des institutions judiciaire et policière ce, depuis l’annonce des élections.
Le RNDDH constate que ces actes susmentionnés surviennent après la publication des résultats du scrutin du 28 novembre 2010 par le Conseil Electoral Provisoire (CEP) et sont réalisés dans le but évident de saper, chez certaines personnalités politiques haïtiennes, toute velléité de prendre part à la campagne électorale à venir pour le second tour du scrutin.
Le RNDDH déplore que le gouvernement Préval / Bellerive, activement impliqué dans la campagne électorale du parti au pouvoir utilise les institutions policière et judiciaire à des fins politiques.
Le RNDDH croit que les Commissaires du Gouvernement et Juges de Paix ne doivent pas se ranger aux côtés des fauteurs de troubles pour imposer, par une utilisation malsaine de la Loi, le silence aux candidats de l’opposition, habilités à prendre part au second tour des élections ainsi qu’à leurs partisans et sympathisants. Les partisans et candidats du parti au pouvoir ne doivent pas non plus continuer à bénéficier de l’impunité officielle pour semer la peur au sein de la population et en tirer avantage.
Le RNDDH estime que tous ceux qui sont effectivement impliqués dans des actes de violence électorale et postélectorale doivent être poursuivis ce, dans le cadre d’une justice indépendante, saine et impartiale car à date, les principaux auteurs des actes de violence et de fraudes massives enregistrés lors des joutes électorales du 28 novembre 2010, identifiés pour la plupart, ne sont nullement inquiétés. Ceci porte à croire qu’il s’agit là de persécutions politiques orientées vers les candidats de l’opposition, agréés pour le second tour des élections.
Le RNDDH condamne avec véhémence l’utilisation de l’appareil judiciaire à des fins politiques et souligne que la justice ne doit ni être asservie, ni représenter une arme au service du pouvoir politique en place pour contraindre au silence les opposants politiques.
Le RNDDH enjoint le gouvernement Préval / Bellerive à mettre un terme à ces actes de persécutions politiques qui constituent en soi une atteinte aux droits politiques des citoyens et aux libertés proclamés par la Constitution de 1987 et consacrés par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, le Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques et la Convention Américaine relative aux Droits de l’Homme.
http://www.haitilibre.com/article-1940-haiti-elections-la-justice-partisane-au-service-d-inite.html
Cependant, le RNDDH est profondément préoccupé par le caractère sélectif des actions entreprises. Les actes de poursuite ne concernent jusqu’ici que des candidats de l’opposition admis à se présenter au second tour et leurs partisans ou sympathisants. En effet, si les candidats de la plateforme politique du pouvoir, impliqués activement dans beaucoup d’actes de violence enregistrés le jour du scrutin ne sont toujours pas inquiétés et ne font l’objet d’aucune sorte de poursuite, il est évident que depuis près d’une semaine, des partisans et sympathisants des candidats de l’opposition agréés pour le second tour des élections ainsi que ces candidats eux-mêmes, font l’objet d’actes d’intimidation, de menaces, d’invitations, d’arrestations et de poursuites judiciaires. Citons quelques cas portés à la connaissance du RNDDH.
1. Le candidat à la députation sous la bannière de la plateforme ALTERNATIVE pour la première circonscription d’Aquin, Jean Robert BOSSE ainsi que plusieurs de ses proches dont Bellegarde FRANÇOIS, Edras FELICIN, Samson Fils FELICIN, Elton LEDITON, Sobner PAUL, sont sous le coup d’un mandat d’amener émis par le Commissaire du Gouvernement Près le Tribunal de Première Instance d’Aquin, Me Saint Julien CHERIMOND pour Association de malfaiteurs. Des patrouilles policières ainsi que des groupes d’individus armés, composés entre autres du coordonnateur du Conseil d’Administration de la première Section Communale d’Aquin, Appolon HYPPOLITE, de Jojo, de Ti Manno et de Ronald ainsi connus, tous travaillant ouvertement pour le compte du candidat à la députation, Emmanuel Fritz Gérald BOURJOLLY sous la bannière de la plateforme présidentielle INITE, recherchent activement le candidat Jean Robert BOSSE et ses proches susmentionnés. Ces derniers sont contraints de se mettre à couvert. Pourtant, selon les observations du RNDDH, les graves incidents survenus à Aquin le jour du scrutin seraient plutôt l’œuvre des partisans armés de la plateforme INITE.
2. A Marchand Dessalines, plusieurs partisans de Gracia DELVA, candidat à la députation admis au second tour des élections sous la bannière du parti politique LAVNI, sont arrêtés et traduits au correctionnel sur ordre du Commissaire du Gouvernement de Saint-Marc, Me Cina BERNADIN. Ce dernier agit suivant les instructions de Charles SUFFRARD, son supérieur hiérarchique, représentant de la plateforme INITE dans l’Artibonite et membre du cabinet particulier du Président de la République.
3. Dans la circonscription de Plaisance, Jean Baptiste RENAUD et Ducheine FRANKLIN, respectivement candidats à la députation sous les bannières des partis politiques KONBIT et ANSANM NOU FÒ ainsi que leurs partisans et sympathisants ont pris le maquis en raison du fait que le Juge de Paix, Pierre MAXIME, ait émis un mandat d’amener à leur encontre sous le chef d’accusation d’association de malfaiteurs.
4. Dans la commune de la Grande Rivière du Nord, des partisans du pouvoir en place se sont rassemblés autour d’un groupe armé dénommé Lame Zo Reken, composé de Inopère CHARLES alias Pitopè, Raoul SAINT JUSTE, Wilner CHERELUS alias Bòkò, Tèton et Sonson ainsi connus. Lame Zo Reken, dont le fief est localisé à Baz 50, Anba Bouk, a à sa tête l’agent I Garry LORMEUS et est supportée par le vice-délégué de l’Arrondissement de la Grande Rivière du Nord, Denis PHILIPPE et par le candidat à la députation du parti au pouvoir pour la circonscription Grande Rivière du Nord / Bahon, Occinjac BENJAMIN. Depuis le 28 novembre 2010, un climat de terreur est installé dans cette commune par les membres de cette armée au point que même les activités scolaires y ont été paralysées ce, jusqu’au mardi 14 décembre 2010. Aujourd’hui, plusieurs membres de cette armée assurent la sécurité du bâtiment logeant le Bureau Electoral Communal (BEC) de la Grande Rivière du Nord.
5. A Port-au-Prince, le professeur, journaliste et entraineur de football bien connu, Pierre Paul Patrice DUMOND est invité par le Commissaire du Gouvernement près le Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince, le 16 décembre 2010, à répondre des allégations d’Association de malfaiteurs et de Tentative d’incendie de la Télévision Nationale D’Haïti (TNH). Il lui est reproché sa participation présumée à une réunion qui serait organisée le 12 décembre 2010 à Delmas 22 en vue d’incendier la TNH. Pierre Paul Patrice DUMOND est responsable de communication de la campagne de Mirlande Hyppolite MANIGAT, candidate en ballotage favorable pour les présidentielles sous la bannière du RASSEMBLEMENT DES DEMOCRATES NATIONAUX PROGRESSISTES (RDNP), pour avoir obtenu le plus grand nombre de voix sur l’ensemble du territoire national au cours des élections du 28 novembre 2010.
6. Maxime MENARD, candidat à la députation pour la circonscription de Saint Michel de l’Attalaye / Marmelade, sous la bannière du parti politique AYITI AN AKSYON (AAA) et quatre (4) de ses proches à savoir, Yves VILON, Roland DUPITON alias Diapòt, Rony CHARLES et Michelet ANTOINE sont arrêtés le 2 décembre 2010 et détenus au Commissariat des Gonaïves sous le chef d’accusation d’incendie du Tribunal de Paix de Saint Michel de l’Attalaye survenu dans la nuit du 1er au 2 décembre 2010.
7. Me Jean Robert TAXIL, Conseiller Juridique du Bureau Electoral Départemental (BED) du Sud, proche de la plateforme présidentielle INITE est nommé Commissaire du Gouvernement près le Tribunal de Première Instance des Cayes dans l’objectif avoué de s’en prendre aux opposants du Pouvoir en place, sous couvert des violences graves et inacceptables survenues aux Cayes après la publication des résultats des élections du 28 novembre 2010. Le nouveau Commissaire est pourtant sous le coup d’une sanction disciplinaire du Conseil de l’Ordre des Avocats des Cayes pour conduite incorrecte dans l’exercice de la profession d’avocat. Sa nomination rentre dans le cadre d’une série de nominations, de transferts et de révocations orchestrée par le Pouvoir en place, au sein des institutions judiciaire et policière ce, depuis l’annonce des élections.
Le RNDDH constate que ces actes susmentionnés surviennent après la publication des résultats du scrutin du 28 novembre 2010 par le Conseil Electoral Provisoire (CEP) et sont réalisés dans le but évident de saper, chez certaines personnalités politiques haïtiennes, toute velléité de prendre part à la campagne électorale à venir pour le second tour du scrutin.
Le RNDDH déplore que le gouvernement Préval / Bellerive, activement impliqué dans la campagne électorale du parti au pouvoir utilise les institutions policière et judiciaire à des fins politiques.
Le RNDDH croit que les Commissaires du Gouvernement et Juges de Paix ne doivent pas se ranger aux côtés des fauteurs de troubles pour imposer, par une utilisation malsaine de la Loi, le silence aux candidats de l’opposition, habilités à prendre part au second tour des élections ainsi qu’à leurs partisans et sympathisants. Les partisans et candidats du parti au pouvoir ne doivent pas non plus continuer à bénéficier de l’impunité officielle pour semer la peur au sein de la population et en tirer avantage.
Le RNDDH estime que tous ceux qui sont effectivement impliqués dans des actes de violence électorale et postélectorale doivent être poursuivis ce, dans le cadre d’une justice indépendante, saine et impartiale car à date, les principaux auteurs des actes de violence et de fraudes massives enregistrés lors des joutes électorales du 28 novembre 2010, identifiés pour la plupart, ne sont nullement inquiétés. Ceci porte à croire qu’il s’agit là de persécutions politiques orientées vers les candidats de l’opposition, agréés pour le second tour des élections.
Le RNDDH condamne avec véhémence l’utilisation de l’appareil judiciaire à des fins politiques et souligne que la justice ne doit ni être asservie, ni représenter une arme au service du pouvoir politique en place pour contraindre au silence les opposants politiques.
Le RNDDH enjoint le gouvernement Préval / Bellerive à mettre un terme à ces actes de persécutions politiques qui constituent en soi une atteinte aux droits politiques des citoyens et aux libertés proclamés par la Constitution de 1987 et consacrés par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, le Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques et la Convention Américaine relative aux Droits de l’Homme.
http://www.haitilibre.com/article-1940-haiti-elections-la-justice-partisane-au-service-d-inite.html
vendredi 17 décembre 2010
CIRH : des nouveaux projets pour 500 millions de dollars
16 décembre 2010
Publié dans la catégorie : Articles
La Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH) a tenu, le 14 décembre, sa quatrième réunion dans la capitale de la République Dominicaine, Santo-Domingo. L’occasion pour la CIRH d’approuver de nouveaux projets pour un montant total de 500 millions de dollars.
Ces projets touchent des domaines divers comme la santé, l’éducation, les créations d’emplois et l’enlèvement de déblais, entre autres. Parmi eux, un projet de création d’un parc industriel pouvant générer 65.000 emplois directs. Et grâce aux emplois indirects qui vont en découler, quelque 150.000 personnes au total pourront en bénéficier, fait savoir le co-président de la CIRH, Bill Clinton, lors d’une conférence de presse tenue dans l’après-midi du 15 décembre, au Quartier général de la MINUSTAH.
La valeur des projets approuvés lors de cette quatrième réunion de la CIRH se chiffre à 500.000.000 de dollars américains. Et pour tous ces projets, hormis celui relatif à la formation d’enseignants, dont le montant s’élève à 60 millions de dollars, les fonds sont déjà disponibles. Certains projets approuvés antérieurement sont déjà en phase d’exécution, signale en outre M. Clinton.
Se prononçant sur les personnes vivant encore dans des camps d’hébergement, l’ex-président américain a fait remarquer que dans tous les désastres naturels auxquels il a assisté depuis environ 30 ans, « le plus difficile a toujours été de faire passer les gens des abris provisoires aux abris définitifs ». Cependant, « d’ici à l’année prochaine, si les donateurs tiennent leurs promesses, des centaines de milliers de personnes pourront être logées dans des abris plus solides », ajoute-t-il, visiblement confiant.
Le processus de relogement pourra prendre trois formes. En effet, des bâtiments qui ont été affectés par le séisme devraient être réparés afin d’accueillir de nouveau leurs anciens occupants.. Dans d’autres cas, il faut procéder à leur démolition, enlever les déblais et « discuter avec les propriétaires des terrains afin de voir ce qui peut être fait ». Enfin, de nouvelles constructions peuvent être entreprises sur les terrains disponibles, selon le co-président de la CIRH.
L’ex-locataire de la Maison Blanche souligne en outre que «nous devons passer de l’aide d’urgence au processus de reconstruction». Il s’est par ailleurs montré optimiste quant aux possibilités pour les partenaires internationaux de poursuivre leur aide à Haïti, ce malgré les contestations soulevées par les dernières élections.
« La communauté internationale est disposée à aider Haïti. Elle peut, pour une raison ou une autre, s’arrêter à tout moment. Mais, à mon avis, il n’y a aucune raison pour qu’elle mette fin à l’appui fourni au pays », fait-il valoir. « Si, compte tenu des correctifs promis par le Conseil Electoral Provisoire (CEP) dans le recomptage des bulletins et l’organisation du second tour avec l’aide d’experts indépendants, le processus électoral se termine bien, il n’y a pas lieu de s’inquiéter », ajoute-t-il.
Bill Clinton, accompagné du ministre de la Santé publique, Alex larsen, a visité un Centre de Traitement du Choléra (CTC). Et à l’attention de son hôte, le ministre a souligné : « les quelque 49 CTC dont dispose le pays sont loin d’être suffisants. Il en faut au moins le double pour la prise en charge des victimes ». Aussi M. Clinton sollicite-t-il un relevé des différents besoins et leur coût afin d’intervenir auprès des bailleurs pour d’éventuels soutiens financiers.
Lors de ses conversations avec des patients traités, ces derniers ont mis en exergue l’importance de la communication dans la prévention de la propagation de la maladie. Et dans le domaine de la sensibilisation à la prévention du choléra, la Fondation Clinton s’est déjà engagée auprès du pays, auquel elle a octroyé 1,5 millions de dollars. De plus, des sacs contenant du chlore, du savon et du sérum oral notamment sont en cours de distribution par l’intermédiaire du Ministère à la Santé Publique et à la Population.
La Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti, depuis sa première réunion a Port-au-Prince, le 17 juin 2010, a déjà approuvé des projets pour un montant total de 3,1 milliards de dollars américains.
Rédaction : Faustin Caille
Edition : Uwolowulakana Ikavi
http://minustah.org/?p=28182
Publié dans la catégorie : Articles
La Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH) a tenu, le 14 décembre, sa quatrième réunion dans la capitale de la République Dominicaine, Santo-Domingo. L’occasion pour la CIRH d’approuver de nouveaux projets pour un montant total de 500 millions de dollars.
Ces projets touchent des domaines divers comme la santé, l’éducation, les créations d’emplois et l’enlèvement de déblais, entre autres. Parmi eux, un projet de création d’un parc industriel pouvant générer 65.000 emplois directs. Et grâce aux emplois indirects qui vont en découler, quelque 150.000 personnes au total pourront en bénéficier, fait savoir le co-président de la CIRH, Bill Clinton, lors d’une conférence de presse tenue dans l’après-midi du 15 décembre, au Quartier général de la MINUSTAH.
La valeur des projets approuvés lors de cette quatrième réunion de la CIRH se chiffre à 500.000.000 de dollars américains. Et pour tous ces projets, hormis celui relatif à la formation d’enseignants, dont le montant s’élève à 60 millions de dollars, les fonds sont déjà disponibles. Certains projets approuvés antérieurement sont déjà en phase d’exécution, signale en outre M. Clinton.
Se prononçant sur les personnes vivant encore dans des camps d’hébergement, l’ex-président américain a fait remarquer que dans tous les désastres naturels auxquels il a assisté depuis environ 30 ans, « le plus difficile a toujours été de faire passer les gens des abris provisoires aux abris définitifs ». Cependant, « d’ici à l’année prochaine, si les donateurs tiennent leurs promesses, des centaines de milliers de personnes pourront être logées dans des abris plus solides », ajoute-t-il, visiblement confiant.
Le processus de relogement pourra prendre trois formes. En effet, des bâtiments qui ont été affectés par le séisme devraient être réparés afin d’accueillir de nouveau leurs anciens occupants.. Dans d’autres cas, il faut procéder à leur démolition, enlever les déblais et « discuter avec les propriétaires des terrains afin de voir ce qui peut être fait ». Enfin, de nouvelles constructions peuvent être entreprises sur les terrains disponibles, selon le co-président de la CIRH.
L’ex-locataire de la Maison Blanche souligne en outre que «nous devons passer de l’aide d’urgence au processus de reconstruction». Il s’est par ailleurs montré optimiste quant aux possibilités pour les partenaires internationaux de poursuivre leur aide à Haïti, ce malgré les contestations soulevées par les dernières élections.
« La communauté internationale est disposée à aider Haïti. Elle peut, pour une raison ou une autre, s’arrêter à tout moment. Mais, à mon avis, il n’y a aucune raison pour qu’elle mette fin à l’appui fourni au pays », fait-il valoir. « Si, compte tenu des correctifs promis par le Conseil Electoral Provisoire (CEP) dans le recomptage des bulletins et l’organisation du second tour avec l’aide d’experts indépendants, le processus électoral se termine bien, il n’y a pas lieu de s’inquiéter », ajoute-t-il.
Bill Clinton, accompagné du ministre de la Santé publique, Alex larsen, a visité un Centre de Traitement du Choléra (CTC). Et à l’attention de son hôte, le ministre a souligné : « les quelque 49 CTC dont dispose le pays sont loin d’être suffisants. Il en faut au moins le double pour la prise en charge des victimes ». Aussi M. Clinton sollicite-t-il un relevé des différents besoins et leur coût afin d’intervenir auprès des bailleurs pour d’éventuels soutiens financiers.
Lors de ses conversations avec des patients traités, ces derniers ont mis en exergue l’importance de la communication dans la prévention de la propagation de la maladie. Et dans le domaine de la sensibilisation à la prévention du choléra, la Fondation Clinton s’est déjà engagée auprès du pays, auquel elle a octroyé 1,5 millions de dollars. De plus, des sacs contenant du chlore, du savon et du sérum oral notamment sont en cours de distribution par l’intermédiaire du Ministère à la Santé Publique et à la Population.
La Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti, depuis sa première réunion a Port-au-Prince, le 17 juin 2010, a déjà approuvé des projets pour un montant total de 3,1 milliards de dollars américains.
Rédaction : Faustin Caille
Edition : Uwolowulakana Ikavi
http://minustah.org/?p=28182
Mémoire et Justice de la décolonisation française et des indépendances en Afrique
vendredi 17 décembre 2010 / par Hervé Lado, pour l'autre afrik
D’Haïti en Algérie, en passant par les pays d’Afrique subsaharienne et Madagascar, évoquer la colonisation c’est sans conteste ouvrir une page hautement sensible et controversée de l’histoire de ces peuples. Même si la majorité des populations de ces pays -aujourd’hui essentiellement jeunes- n’ont pas elles-mêmes été témoins de ces événements, toute référence à cette période ponctuée d’épisodes sanglants et tragiques fait écho à un présent qui peine encore à trouver des voies de pacification durable, ce qui explique en partie la nature de leurs rapports complexes, et parfois complexés, avec la France, et plus largement avec l’Occident.
Alors que la France s’engage chaque jour un peu plus activement en faveur de la justice internationale et de la lutte contre l’impunité, alors que l’expérience de Vichy lors de la seconde guerre mondiale a plus ou moins fait l’objet de procédures ou du moins d’une reconnaissance de la responsabilité de l’Etat, les crimes commis durant la décolonisation demeurent tabou. Or Il n’y a point de paix durable sans justice, et la justice requiert de la réconciliation, étape essentielle dans la normalisation durable des relations humaines.
De toutes les puissances coloniales présentes en Afrique jusqu’aux indépendances, la France est reconnue pour avoir conduit le processus de décolonisation le plus sanglant vis-à-vis des peuples colonisés et en particulier des leaders nationalistes. Au sein de ces peuples, il demeure comme une vague croyance que les dirigeants français d’alors et d’aujourd’hui portent une lourde responsabilité historique partagée avec leurs successeurs locaux. La période de 1940 à 1970 reste ainsi une sorte de trou noir dans l’histoire de ces pays tant elle évoque, sans mémoire réelle, des événements douloureux : main-basse sur les ressources naturelles locales, réduction aux travaux forcés, répression contre les peuples réclamant l’indépendance, assassinats ciblés ou massifs, tortures et mauvais traitements, extermination de villages entiers pour mater les rébellions, certains soutiennent même la thèse de génocides perpétrés dans certains pays pour anéantir les tribus particulièrement récalcitrantes.
Estimé à plusieurs centaines de milliers voire plusieurs millions de tués, sans oublier les traitements dégradants, les peines d’emprisonnements et les déracinements culturels, le tribut payé par les résistants et les défenseurs du droit à l’autodétermination est lourd en drames humains, sociaux et culturels. Au-delà de la guerre des mémoires que se livrent régulièrement des historiens plus ou moins passionnés, on peut s’accorder sur le fait que la période de la colonisation-décolonisation demeure pour la France et les anciennes colonies une plaie non cicatrisée, faute de soins en profondeur. Est-il pertinent que ces soins viennent des Etats, du prétoire ou des historiens ? En tout état de cause, au nom du respect de la dignité humaine, traquer l’impunité est un impératif moral, que les crimes aient été commis par la France ou par les anciens colonisés eux-mêmes. L’enjeu repose plutôt sur le calendrier et le procédé, qui eux, dépendent à la fois de conditions sociologiques, politiques et économiques internes des deux côtés. Ici et là, alors que les acteurs d’alors disparaissent les uns après les autres, et que cette période de tensions menée sur fond de guerre froide cherche encore désespérément dans le patrimoine historique des différentes nations une place définitive, les langues se délient, les faits commencent à faire corps, et l’horizon d’un dénouement se rapproche inexorablement.
Les faits demeurent globalement peu documentés car souvent avec la complicité des dirigeants locaux installés après les indépendances, les preuves ont été systématiquement détruites ou rapatriées en France. Alors, il ne faut pas attendre de la France qu’elle ouvre d’elle-même ces dossiers souvent à charge. Il s’agira davantage d’une démarche des peuples des ex-colonies que d’une volonté unilatérale française de repentance, et il est démontré que la France n’était pas seule responsable des crimes. Il convient de ne pas perdre de vue qu’une fois aux commandes, les premiers Présidents Africains ont constamment sollicité d’eux-mêmes la France pour obtenir des appuis multiformes notamment militaires, pour faire face à des affrontements internes souvent armées mêlant tribus et partis locaux pour le contrôle du pouvoir. Par ailleurs, dans les années 60, on se trouve en pleine guerre froide, contexte qui a vu diverses puissances étrangères occidentales ou de l’Est s’engager selon les cas aux côtés des leaders locaux au pouvoir ou des rebelles.
Les responsabilités sont donc lourdes, souvent partagées et parfois diffuses. Aujourd’hui, dans les pays africains, les tensions entre les différentes tribus sont encore apparentes. Lumière n’a pas encore été faite en interne sur ces trahisons, alliances et liaisons coupables, et tant que les peuples ne seront pas prêts à ouvrir par eux-mêmes les pages de leur histoire commune et de dialoguer sereinement avec elle, les unités nationales resteront en sursis. Les accusations fréquentes de tribalisme en Afrique témoignent des frictions naturelles entre cultures différentes engagées dans la difficile aventure de la construction d’une nation, mais elles sont aussi la partie apparente de l’iceberg des ressentiments profonds qui trouvent leurs racines dans ces luttes historiques fratricides de la période de décolonisation où ont pu s’installer des rancœurs mutuelles plus ou moins latentes. Le génocide de 1994 au Rwanda est venu démontrer le potentiel explosif de ces ressentiments quand on se rassure de l’illusion que le temps et les décrets finiront par en avoir raison. Il est essentiel, pour une paix durable, que des mots soient posés sur ces maux, afin de désamorcer les tensions. C’est même une des conditions de la croyance en l’appartenance à une même nation qui, en diluant les hostilités intercommunautaires, fédère durablement les préférences tribales actuelles. Chaque pays s’y engagera quand le corps social sera prêt à assumer lui-même ce défi national de manière apaisée.
En tout état de cause, les crimes de la décolonisation ne resteront pas impunis, ils seront documentés, reconnus, et réparés, à l’issue d’un processus plus ou moins long de maturation des esprits dans ces pays, mais aussi en France. Ces questions deviendront d’actualité lorsque : i) la génération des dirigeants locaux qui ont succédé à la France, et les décideurs français d’alors, aura quitté les arènes politiques ; ii) la conscience citoyenne se sera suffisamment développée dans les anciennes colonies au point d’armer les citoyens de moyens de dialoguer sans complexe avec leur histoire, d’abord à l’intérieur des pays, puis avec les partenaires historiques dont la France ; iii) les anciennes colonies auront significativement réduit leur dépendance économique vis-à-vis de la France.
Connaître ce passé chargé et complexe passera davantage par de patientes initiatives citoyennes, académiques, scientifiques, cinématographiques ou artistiques, et en tout cas pas par le prétoire avec accusés et plaignants. A l’image du film « Indigènes » qui a contribué à rendre tangible la responsabilité historique de la France vis-à- vis des anciens combattants, des travaux de recherche de plus en plus nombreux et édifiants permettront de reconstituer ce patrimoine historique commun en parallèle avec la maturation des esprits en faveur de la justice et d’une paix durable. Cette exigence de transparence sur les patrimoines mémoriels est une condition de la constitution des identités nationales dans les anciennes colonies, et même en France. C’est plus globalement, un impératif pour la préservation de l’une de ces valeurs majeures qu’on peut considérer comme universelle : la dignité humaine.
http://www.afrik.com/article21523.html
D’Haïti en Algérie, en passant par les pays d’Afrique subsaharienne et Madagascar, évoquer la colonisation c’est sans conteste ouvrir une page hautement sensible et controversée de l’histoire de ces peuples. Même si la majorité des populations de ces pays -aujourd’hui essentiellement jeunes- n’ont pas elles-mêmes été témoins de ces événements, toute référence à cette période ponctuée d’épisodes sanglants et tragiques fait écho à un présent qui peine encore à trouver des voies de pacification durable, ce qui explique en partie la nature de leurs rapports complexes, et parfois complexés, avec la France, et plus largement avec l’Occident.
Alors que la France s’engage chaque jour un peu plus activement en faveur de la justice internationale et de la lutte contre l’impunité, alors que l’expérience de Vichy lors de la seconde guerre mondiale a plus ou moins fait l’objet de procédures ou du moins d’une reconnaissance de la responsabilité de l’Etat, les crimes commis durant la décolonisation demeurent tabou. Or Il n’y a point de paix durable sans justice, et la justice requiert de la réconciliation, étape essentielle dans la normalisation durable des relations humaines.
De toutes les puissances coloniales présentes en Afrique jusqu’aux indépendances, la France est reconnue pour avoir conduit le processus de décolonisation le plus sanglant vis-à-vis des peuples colonisés et en particulier des leaders nationalistes. Au sein de ces peuples, il demeure comme une vague croyance que les dirigeants français d’alors et d’aujourd’hui portent une lourde responsabilité historique partagée avec leurs successeurs locaux. La période de 1940 à 1970 reste ainsi une sorte de trou noir dans l’histoire de ces pays tant elle évoque, sans mémoire réelle, des événements douloureux : main-basse sur les ressources naturelles locales, réduction aux travaux forcés, répression contre les peuples réclamant l’indépendance, assassinats ciblés ou massifs, tortures et mauvais traitements, extermination de villages entiers pour mater les rébellions, certains soutiennent même la thèse de génocides perpétrés dans certains pays pour anéantir les tribus particulièrement récalcitrantes.
Estimé à plusieurs centaines de milliers voire plusieurs millions de tués, sans oublier les traitements dégradants, les peines d’emprisonnements et les déracinements culturels, le tribut payé par les résistants et les défenseurs du droit à l’autodétermination est lourd en drames humains, sociaux et culturels. Au-delà de la guerre des mémoires que se livrent régulièrement des historiens plus ou moins passionnés, on peut s’accorder sur le fait que la période de la colonisation-décolonisation demeure pour la France et les anciennes colonies une plaie non cicatrisée, faute de soins en profondeur. Est-il pertinent que ces soins viennent des Etats, du prétoire ou des historiens ? En tout état de cause, au nom du respect de la dignité humaine, traquer l’impunité est un impératif moral, que les crimes aient été commis par la France ou par les anciens colonisés eux-mêmes. L’enjeu repose plutôt sur le calendrier et le procédé, qui eux, dépendent à la fois de conditions sociologiques, politiques et économiques internes des deux côtés. Ici et là, alors que les acteurs d’alors disparaissent les uns après les autres, et que cette période de tensions menée sur fond de guerre froide cherche encore désespérément dans le patrimoine historique des différentes nations une place définitive, les langues se délient, les faits commencent à faire corps, et l’horizon d’un dénouement se rapproche inexorablement.
Les faits demeurent globalement peu documentés car souvent avec la complicité des dirigeants locaux installés après les indépendances, les preuves ont été systématiquement détruites ou rapatriées en France. Alors, il ne faut pas attendre de la France qu’elle ouvre d’elle-même ces dossiers souvent à charge. Il s’agira davantage d’une démarche des peuples des ex-colonies que d’une volonté unilatérale française de repentance, et il est démontré que la France n’était pas seule responsable des crimes. Il convient de ne pas perdre de vue qu’une fois aux commandes, les premiers Présidents Africains ont constamment sollicité d’eux-mêmes la France pour obtenir des appuis multiformes notamment militaires, pour faire face à des affrontements internes souvent armées mêlant tribus et partis locaux pour le contrôle du pouvoir. Par ailleurs, dans les années 60, on se trouve en pleine guerre froide, contexte qui a vu diverses puissances étrangères occidentales ou de l’Est s’engager selon les cas aux côtés des leaders locaux au pouvoir ou des rebelles.
Les responsabilités sont donc lourdes, souvent partagées et parfois diffuses. Aujourd’hui, dans les pays africains, les tensions entre les différentes tribus sont encore apparentes. Lumière n’a pas encore été faite en interne sur ces trahisons, alliances et liaisons coupables, et tant que les peuples ne seront pas prêts à ouvrir par eux-mêmes les pages de leur histoire commune et de dialoguer sereinement avec elle, les unités nationales resteront en sursis. Les accusations fréquentes de tribalisme en Afrique témoignent des frictions naturelles entre cultures différentes engagées dans la difficile aventure de la construction d’une nation, mais elles sont aussi la partie apparente de l’iceberg des ressentiments profonds qui trouvent leurs racines dans ces luttes historiques fratricides de la période de décolonisation où ont pu s’installer des rancœurs mutuelles plus ou moins latentes. Le génocide de 1994 au Rwanda est venu démontrer le potentiel explosif de ces ressentiments quand on se rassure de l’illusion que le temps et les décrets finiront par en avoir raison. Il est essentiel, pour une paix durable, que des mots soient posés sur ces maux, afin de désamorcer les tensions. C’est même une des conditions de la croyance en l’appartenance à une même nation qui, en diluant les hostilités intercommunautaires, fédère durablement les préférences tribales actuelles. Chaque pays s’y engagera quand le corps social sera prêt à assumer lui-même ce défi national de manière apaisée.
En tout état de cause, les crimes de la décolonisation ne resteront pas impunis, ils seront documentés, reconnus, et réparés, à l’issue d’un processus plus ou moins long de maturation des esprits dans ces pays, mais aussi en France. Ces questions deviendront d’actualité lorsque : i) la génération des dirigeants locaux qui ont succédé à la France, et les décideurs français d’alors, aura quitté les arènes politiques ; ii) la conscience citoyenne se sera suffisamment développée dans les anciennes colonies au point d’armer les citoyens de moyens de dialoguer sans complexe avec leur histoire, d’abord à l’intérieur des pays, puis avec les partenaires historiques dont la France ; iii) les anciennes colonies auront significativement réduit leur dépendance économique vis-à-vis de la France.
Connaître ce passé chargé et complexe passera davantage par de patientes initiatives citoyennes, académiques, scientifiques, cinématographiques ou artistiques, et en tout cas pas par le prétoire avec accusés et plaignants. A l’image du film « Indigènes » qui a contribué à rendre tangible la responsabilité historique de la France vis-à- vis des anciens combattants, des travaux de recherche de plus en plus nombreux et édifiants permettront de reconstituer ce patrimoine historique commun en parallèle avec la maturation des esprits en faveur de la justice et d’une paix durable. Cette exigence de transparence sur les patrimoines mémoriels est une condition de la constitution des identités nationales dans les anciennes colonies, et même en France. C’est plus globalement, un impératif pour la préservation de l’une de ces valeurs majeures qu’on peut considérer comme universelle : la dignité humaine.
http://www.afrik.com/article21523.html
Aux Haïtiens de nettoyer leur cour politique!
Valère Audy; La Voix de l'Est
Les ministres responsables des Affaires étrangères des États-Unis, du Mexique et du Canada ont servi un sérieux avertissement au gouvernement haïtien au terme de la rencontre qu'ils viennent de tenir à Wakefield, dans l'Outaouais: ''La communauté internationale ne peut tout faire... Les autorités haïtiennes doivent assumer leurs responsabilités... Il n'y aura pas de progrès économique s'il n'y a pas de stabilité gouvernementale.''
Ces propos sont tirés de l'allocution de clôture du ministre canadien Lawrence Cannon qui a même insisté, pressant les Haïtiens, dont leurs dirigeants actuels, de veiller à doter leur pays ''d'un gouvernement démocratique, efficace et intègre, condition fondamentale et incontournable à la reconstruction et au développement de leur pays.'' De son côté, la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton a prévenu les autorités haïtiennes qu'il y a danger pour elles, un influent sénateur américain proposant la suspension de l'aide internationale dont Haïti a tant besoin.
Mme Clinton a aussi dit, ce qui concorde avec les déclarations canadiennes du gouvernement et de l'opposition: ''Nous ne voulons pas punir les Haïtiens pour les problèmes allégués pendant les élections. Les gens ont encore besoin d'abris, d'éducation, d'eau potable, de soins de santé, de développement économique.''
Les positions sont claires et la pression devient très forte: ou les autorités haïtiennes marchent en droite ligne ou elles risquent de perdre l'aide internationale et croupir alors dans leur misère. Si M. Cannon ne va pas jusqu'à brandir la menace relevée par Mme Clinton, il reste que les Canadiens et les Québécois sont de plus en plus nombreux à croire qu'on devrait couper les vivres à Haïti. Il y a même des Haïtiens qui le pensent parce qu'ils sont de moins en moins sûrs de profiter de l'aide promise, imaginant sans doute qu'elle ne profitera qu'aux riches et aux politiciens qui se disputent le pouvoir.
Tout cela démontre que les voisins et plus proches collaborateurs d'Haïti sont aussi soucieux qu'exaspérés par la crise politique et sociale qui secoue le pays et qui le rend à elle seule incapable d'amorcer la reconstruction et le développement espéré depuis les malheurs qui l'ont frappé depuis un an. Malgré tout, dont la faible confiance qu'ils font aux autorités en place, ces voisins restent prêts à les accompagner avec le soutien technique requis pour la tenue d'élections démocratiques.
Mais ils n'entendent pas prendre le contrôle de ces élections par respect pour le peuple qui reste fier de son indépendance. Quelle indépendance, peut-on toutefois se demander? Parce que les Haïtiens ne peuvent se tirer de leur misère eux-mêmes, tellement le pays est pauvre et la misère grande, tellement les catastrophes naturelles y ont détruit le peu qu'on y trouvait en infrastructures, tellement le pays est dépourvu de fonds et moyens pour se relever, tellement les clans politiques s'entredéchirent dans leur quête de pouvoir... au lieu de s'unir et former un gouvernement d'unité nationale pour sauver et relever le pays.
La situation haïtienne n'est évidemment pas propice à la stabilité politique, à la paix sociale et, forcément, à la reconstruction, comme le rappelle le leader néo-démocrate canadien Jack Layton. Mais on ne pourra rien faire de l'extérieur, pas plus que de l'intérieur, si ceux qui dirigent actuellement Haïti ou qui rêvent d'en prendre les rênes n'inspirent pas confiance. Les milliardsde dollars d'aide retenus le sont parce que les grands donateurs doutent fortement, non sans raison d'ailleurs, de l'usage qui en sera fait.
Bref, que les Haïtiens commencent par nettoyer leur cour politique. C'est le premier pas à franchir pour s'attaquer à la reconstruction du pays. Autrement, il n'y aura qu'une voie à emprunter, tel qu'on l'avait évoqué dans cette page peu après le séisme vécu: une tutelle de dix ans. À moins de tout abandonner et de laisser Haïti aller à la dérive, ce qui serait humainement insoutenable.
http://www.cyberpresse.ca/la-voix-de-lest/201012/15/01-4352522-aux-haitiens-de-nettoyer-leur-cour-politique.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4353135_article_POS1
Les ministres responsables des Affaires étrangères des États-Unis, du Mexique et du Canada ont servi un sérieux avertissement au gouvernement haïtien au terme de la rencontre qu'ils viennent de tenir à Wakefield, dans l'Outaouais: ''La communauté internationale ne peut tout faire... Les autorités haïtiennes doivent assumer leurs responsabilités... Il n'y aura pas de progrès économique s'il n'y a pas de stabilité gouvernementale.''
Ces propos sont tirés de l'allocution de clôture du ministre canadien Lawrence Cannon qui a même insisté, pressant les Haïtiens, dont leurs dirigeants actuels, de veiller à doter leur pays ''d'un gouvernement démocratique, efficace et intègre, condition fondamentale et incontournable à la reconstruction et au développement de leur pays.'' De son côté, la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton a prévenu les autorités haïtiennes qu'il y a danger pour elles, un influent sénateur américain proposant la suspension de l'aide internationale dont Haïti a tant besoin.
Mme Clinton a aussi dit, ce qui concorde avec les déclarations canadiennes du gouvernement et de l'opposition: ''Nous ne voulons pas punir les Haïtiens pour les problèmes allégués pendant les élections. Les gens ont encore besoin d'abris, d'éducation, d'eau potable, de soins de santé, de développement économique.''
Les positions sont claires et la pression devient très forte: ou les autorités haïtiennes marchent en droite ligne ou elles risquent de perdre l'aide internationale et croupir alors dans leur misère. Si M. Cannon ne va pas jusqu'à brandir la menace relevée par Mme Clinton, il reste que les Canadiens et les Québécois sont de plus en plus nombreux à croire qu'on devrait couper les vivres à Haïti. Il y a même des Haïtiens qui le pensent parce qu'ils sont de moins en moins sûrs de profiter de l'aide promise, imaginant sans doute qu'elle ne profitera qu'aux riches et aux politiciens qui se disputent le pouvoir.
Tout cela démontre que les voisins et plus proches collaborateurs d'Haïti sont aussi soucieux qu'exaspérés par la crise politique et sociale qui secoue le pays et qui le rend à elle seule incapable d'amorcer la reconstruction et le développement espéré depuis les malheurs qui l'ont frappé depuis un an. Malgré tout, dont la faible confiance qu'ils font aux autorités en place, ces voisins restent prêts à les accompagner avec le soutien technique requis pour la tenue d'élections démocratiques.
Mais ils n'entendent pas prendre le contrôle de ces élections par respect pour le peuple qui reste fier de son indépendance. Quelle indépendance, peut-on toutefois se demander? Parce que les Haïtiens ne peuvent se tirer de leur misère eux-mêmes, tellement le pays est pauvre et la misère grande, tellement les catastrophes naturelles y ont détruit le peu qu'on y trouvait en infrastructures, tellement le pays est dépourvu de fonds et moyens pour se relever, tellement les clans politiques s'entredéchirent dans leur quête de pouvoir... au lieu de s'unir et former un gouvernement d'unité nationale pour sauver et relever le pays.
La situation haïtienne n'est évidemment pas propice à la stabilité politique, à la paix sociale et, forcément, à la reconstruction, comme le rappelle le leader néo-démocrate canadien Jack Layton. Mais on ne pourra rien faire de l'extérieur, pas plus que de l'intérieur, si ceux qui dirigent actuellement Haïti ou qui rêvent d'en prendre les rênes n'inspirent pas confiance. Les milliardsde dollars d'aide retenus le sont parce que les grands donateurs doutent fortement, non sans raison d'ailleurs, de l'usage qui en sera fait.
Bref, que les Haïtiens commencent par nettoyer leur cour politique. C'est le premier pas à franchir pour s'attaquer à la reconstruction du pays. Autrement, il n'y aura qu'une voie à emprunter, tel qu'on l'avait évoqué dans cette page peu après le séisme vécu: une tutelle de dix ans. À moins de tout abandonner et de laisser Haïti aller à la dérive, ce qui serait humainement insoutenable.
http://www.cyberpresse.ca/la-voix-de-lest/201012/15/01-4352522-aux-haitiens-de-nettoyer-leur-cour-politique.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4353135_article_POS1
Haïti abandonné à son sort
Publié le 16 décembre 2010
Victor Gravel, Gatineau
Au sortir d'un repas gastronomique avec ses homologues américaine et mexicaine, notre auguste ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, adressait à Haïti les mots de réconfort suivants : « On ne peut tout faire... Le peuple et les dirigeants doivent travailler à rétablir la stabilité... [Autrement], il n'y aura pas de prospérité économique... »
Au-delà des entourloupettes diplomatiques, ce que cela veut dire, c'est « Démerdez-vous ! Tout ce qui vous arrive, c'est votre faute, et nous n'allons pas troubler notre confort pour vous aider. Tous les milliards qu'on vous a promis, vous ne les aurez pas. D'ailleurs, vous ne sauriez pas quoi en faire. Vous ne pourriez quand même pas reconstruire des fondations et des murs avec des billets de banque ! Prenez-vous en main, que diable ! »
La secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, a quand même daigné reconnaître certains problèmes : crise humanitaire, choléra, pauvreté, faiblesse du gouvernement. Rien pour perturber la quiétude du gouvernement américain. En somme, ce qu'on dit au peuple haïtien : vous êtes les parias du monde, un peuple de sans-abri et de sans-talents. Cessez de compter sur le BS international! Vous n'avez plus de ressources? Inventez-en! Nous sommes fatigués de vous entendre vous plaindre !
Bien sûr, Haïtiens, votre pays a été malmené par l'histoire : sous couvert de colonisation, des envahisseurs européens ont assujetti votre pays et vous ont menés au bord de l'esclavage; vos terres et vos richesses naturelles ont été pillées; vos fonds ont été spoliés sans vergogne par des dictateurs corrompus (maintenant réfugiés dans de luxueux châteaux sous la protection de pays complices). Les dirigeants que vous avez élus ont lamentablement failli à la tâche, aussi bien ce prêtre sur qui on fondait tant d'espoir que le président actuel, qui n'a d'autre priorité que de rebâtir son palais !
Au cours des derniers mois, dans une situation déjà précaire, vous avez encaissé coup sur coup un séisme indescriptible, des inondations catastrophiques, une épidémie de choléra, de graves perturbations sociales, une criminalité galopante. Vous vivez depuis dix mois dans la boue et les immondices, alors qu'autour de vous trônent les ruines et les gravats.
Pourtant, au nom de la sacro-sainte autonomie des nations, nous n'interviendrons pas dans vos élections présidentielles, nous ne détournerons même pas une minime partie des fonds consacrés à nos milliers de tanks, d'avions et de véhicules militaires pour vous fournir quelques béliers mécaniques. L'oeuvre «humanitaire armée» de nos soldats en Iran et en Afghanistan ne saurait être sacrifiée pour juguler vos petits problèmes d'eau, de santé et de criminalité! Faites-les, vos élections. Qu'est-ce que ça changera, de toute façon ?
http://www.cyberpresse.ca/place-publique/commentaires-du-jour/201012/16/01-4353135-haiti-abandonne-a-son-sort.php
Victor Gravel, Gatineau
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| Photo: David Boily, La Presse |
Au-delà des entourloupettes diplomatiques, ce que cela veut dire, c'est « Démerdez-vous ! Tout ce qui vous arrive, c'est votre faute, et nous n'allons pas troubler notre confort pour vous aider. Tous les milliards qu'on vous a promis, vous ne les aurez pas. D'ailleurs, vous ne sauriez pas quoi en faire. Vous ne pourriez quand même pas reconstruire des fondations et des murs avec des billets de banque ! Prenez-vous en main, que diable ! »
La secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, a quand même daigné reconnaître certains problèmes : crise humanitaire, choléra, pauvreté, faiblesse du gouvernement. Rien pour perturber la quiétude du gouvernement américain. En somme, ce qu'on dit au peuple haïtien : vous êtes les parias du monde, un peuple de sans-abri et de sans-talents. Cessez de compter sur le BS international! Vous n'avez plus de ressources? Inventez-en! Nous sommes fatigués de vous entendre vous plaindre !
Bien sûr, Haïtiens, votre pays a été malmené par l'histoire : sous couvert de colonisation, des envahisseurs européens ont assujetti votre pays et vous ont menés au bord de l'esclavage; vos terres et vos richesses naturelles ont été pillées; vos fonds ont été spoliés sans vergogne par des dictateurs corrompus (maintenant réfugiés dans de luxueux châteaux sous la protection de pays complices). Les dirigeants que vous avez élus ont lamentablement failli à la tâche, aussi bien ce prêtre sur qui on fondait tant d'espoir que le président actuel, qui n'a d'autre priorité que de rebâtir son palais !
Au cours des derniers mois, dans une situation déjà précaire, vous avez encaissé coup sur coup un séisme indescriptible, des inondations catastrophiques, une épidémie de choléra, de graves perturbations sociales, une criminalité galopante. Vous vivez depuis dix mois dans la boue et les immondices, alors qu'autour de vous trônent les ruines et les gravats.
Pourtant, au nom de la sacro-sainte autonomie des nations, nous n'interviendrons pas dans vos élections présidentielles, nous ne détournerons même pas une minime partie des fonds consacrés à nos milliers de tanks, d'avions et de véhicules militaires pour vous fournir quelques béliers mécaniques. L'oeuvre «humanitaire armée» de nos soldats en Iran et en Afghanistan ne saurait être sacrifiée pour juguler vos petits problèmes d'eau, de santé et de criminalité! Faites-les, vos élections. Qu'est-ce que ça changera, de toute façon ?
http://www.cyberpresse.ca/place-publique/commentaires-du-jour/201012/16/01-4353135-haiti-abandonne-a-son-sort.php
Elections en Haïti : Les morts-vivants aux urnes
Nouvelle République, 17/12/2010 On peut être frappé par le mutisme de la communauté internationale et des observateurs concernant la situation chaotique en Haïti. Autant pour la Côte d’Ivoire on entend tous les jours des prises de positions et des déclarations enflammées pour condamner le blocage né des élections présidentielles. Autant pour Haïti, on entend un silence…de cimetières. Parce que justement, ce qui se passe en Haïti dépasse l’entendement et le bon sens. Voilà des gens, qui n’ont rien, ni terre, ni habitats, ni institutions, ni à manger, ni à boire et qu’on oblige à aller voter.
Rappelons qu’il y a un an à peu près (12 janvier 2010), la République de Haïti était frappée par un tremblement de terre d’une rare violence. Il y eut plus de 200.000 morts. Les dégâts eux, sont incommensurables : les institutions ont été décapitées, les bâtiments administratifs et personnels, les logements ont tous été réduits en poussière. Presque tous les Haïtiens qui avaient été frappés par le tremblement de terre étaient devenus du jour au lendemain des sans abris, errant le jour et dormant à la belle étoile la nuit ; disputant leur pitance quotidienne aux rats et aux chiens. Et pour ajouter un peu de drame supplémentaire à la tragédie qui se joue à ciel ouvert, voilà qu’il y a deux mois, une épidémie de choléra s’est abattue sur les survivants avec la ferme intention de liquider ceux qui ont survécu au tremblement de terre. Pour le moment, les comptes macabres frisent les 2000 morts, mais tout porte à croire que le choléra ne s’arrêtera pas de sitôt.
C’est dans cette atmosphère de fin du monde que l’ONU a tenu à organiser les élections présidentielles. Les résultats sont à la hauteur de l’ambiance : catastrophique et chaotique. Comme en Côte d’Ivoire, l’ONU avait pensé que les élections allaient résoudre la crise qui sévit dans cette république « maudite ». Et comme en Côte d’Ivoire, le calcul s’est avéré vain. A la seule différence qu’en Côte d’Ivoire, rien ne laissait prévoir ce qui est en train de se passer tant les acteurs étaient tous engagés à fond pour sortie de crise par les urnes.
En Haïti, on n’a pas besoin d’être un observateur averti pour se rendre compte que les élections n’étaient pas dans l’ordre des priorités des populations. Celles-ci écoutaient plus les bulletins météo qu’elles n’attendaient de bulletin de vote. Elles désespèrent de voir démarrer la reconstruction annoncée à coup de centaines de milliards de dollars après le tremblement de terre la compassion et la solidarité du monde. Depuis près d’un an, les populations de Haïti frappées de plein fouet par cette tragédie vivent d’espoir et d’eau…sale. Elles sont convaincues que l’aide internationale tardera à se concrétiser. Elles sont convaincues que les maigres ressources qui viendront seront détournées comme d’habitude pour leurs dirigeants.
Donc demander à ces Haïtiens qui souffrent de faim, qui grelottent de froid, qui sont réduits à l’état sauvage, qui courent toute la journée derrière un improbable casse-croûte d’aller voter, c’est vraiment être un sans cœur ou à tout le moins ne pas être à la hauteur des urgences.
TBM
Nouvelle République, est seul responsable du contenu de cet article
http://www.maliweb.net/category.php?NID=68571&intr=
Rappelons qu’il y a un an à peu près (12 janvier 2010), la République de Haïti était frappée par un tremblement de terre d’une rare violence. Il y eut plus de 200.000 morts. Les dégâts eux, sont incommensurables : les institutions ont été décapitées, les bâtiments administratifs et personnels, les logements ont tous été réduits en poussière. Presque tous les Haïtiens qui avaient été frappés par le tremblement de terre étaient devenus du jour au lendemain des sans abris, errant le jour et dormant à la belle étoile la nuit ; disputant leur pitance quotidienne aux rats et aux chiens. Et pour ajouter un peu de drame supplémentaire à la tragédie qui se joue à ciel ouvert, voilà qu’il y a deux mois, une épidémie de choléra s’est abattue sur les survivants avec la ferme intention de liquider ceux qui ont survécu au tremblement de terre. Pour le moment, les comptes macabres frisent les 2000 morts, mais tout porte à croire que le choléra ne s’arrêtera pas de sitôt.
C’est dans cette atmosphère de fin du monde que l’ONU a tenu à organiser les élections présidentielles. Les résultats sont à la hauteur de l’ambiance : catastrophique et chaotique. Comme en Côte d’Ivoire, l’ONU avait pensé que les élections allaient résoudre la crise qui sévit dans cette république « maudite ». Et comme en Côte d’Ivoire, le calcul s’est avéré vain. A la seule différence qu’en Côte d’Ivoire, rien ne laissait prévoir ce qui est en train de se passer tant les acteurs étaient tous engagés à fond pour sortie de crise par les urnes.
En Haïti, on n’a pas besoin d’être un observateur averti pour se rendre compte que les élections n’étaient pas dans l’ordre des priorités des populations. Celles-ci écoutaient plus les bulletins météo qu’elles n’attendaient de bulletin de vote. Elles désespèrent de voir démarrer la reconstruction annoncée à coup de centaines de milliards de dollars après le tremblement de terre la compassion et la solidarité du monde. Depuis près d’un an, les populations de Haïti frappées de plein fouet par cette tragédie vivent d’espoir et d’eau…sale. Elles sont convaincues que l’aide internationale tardera à se concrétiser. Elles sont convaincues que les maigres ressources qui viendront seront détournées comme d’habitude pour leurs dirigeants.
Donc demander à ces Haïtiens qui souffrent de faim, qui grelottent de froid, qui sont réduits à l’état sauvage, qui courent toute la journée derrière un improbable casse-croûte d’aller voter, c’est vraiment être un sans cœur ou à tout le moins ne pas être à la hauteur des urgences.
TBM
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jeudi 16 décembre 2010
Lancement du 1er cours de créole et d'histoire d'Haïti au Canada
Date : Le lundi 10 janvier 2011 Heure : De 9 h 00 à 12 h 00
Type : Conférences et séminaires
Description : Le Centre de langues et le Département d'histoire de l'UdeS innovent et créent le tout premier cours de créole et d'histoire d'Haïti au Canada. Les inscriptions pour le trimestre d'hiver sont ouvertes.
Exceptionnellement ouvert au grand public, le premier cours sera animé par des journalistes réputés et des personnalités de la communauté haïtienne, tous réunis autour des mêmes objectifs : démentir les idées préconçues associées au pays ; dresser un portrait de la situation depuis le séisme du 12 janvier 2010 et initier des questionnements relatifs aux nouveaux enjeux sociaux.
À souligner, la présence de Jacqueline Corkery, journaliste pour CBC – chaîne télévisée canadienne anglophone de la Société Radio-Canada. Auteure d'un reportage encore inédit sur la question de l'adoption en Haïti après le tremblement de terre, elle viendra présenter le fruit de son travail et raconter son expérience sur le terrain.
Public : Ouvert à tous
Lieu : Agora du Carrefour de l'information, Campus principal (Site Internet)
Plus d'information en ligne
http://www.usherbrooke.ca/accueil/fr/accueil/evenements/evenements-details/e/13752/
Type : Conférences et séminaires
Description : Le Centre de langues et le Département d'histoire de l'UdeS innovent et créent le tout premier cours de créole et d'histoire d'Haïti au Canada. Les inscriptions pour le trimestre d'hiver sont ouvertes.
Exceptionnellement ouvert au grand public, le premier cours sera animé par des journalistes réputés et des personnalités de la communauté haïtienne, tous réunis autour des mêmes objectifs : démentir les idées préconçues associées au pays ; dresser un portrait de la situation depuis le séisme du 12 janvier 2010 et initier des questionnements relatifs aux nouveaux enjeux sociaux.
À souligner, la présence de Jacqueline Corkery, journaliste pour CBC – chaîne télévisée canadienne anglophone de la Société Radio-Canada. Auteure d'un reportage encore inédit sur la question de l'adoption en Haïti après le tremblement de terre, elle viendra présenter le fruit de son travail et raconter son expérience sur le terrain.
Public : Ouvert à tous
Lieu : Agora du Carrefour de l'information, Campus principal (Site Internet)
Plus d'information en ligne
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Haïti: un Américain accusé d'enlèvement d'enfant
JACOB KUSHNER, JONATHAN M. KATZ, THE ASSOCIATED PRESS Publié: 16 décembre 2010 20:03
PORT-AU-PRINCE, Haïti - Un Américain qui a vendu son entreprise de construction pour se rendre en Haïti afin d'aider les victimes du tremblement de terre a été placé en détention jeudi à Port-au-Prince, pendant que les autorités du pays enquêtent sur des allégations selon lesquelles il aurait enlevé un enfant.
Paul Waggoner, co-fondateur d'un groupe qui procure des fournitures médicales et du transport pour des missions d'aide, devait être transféré au pénitencier national haïtien, surpeuplé et considéré comme dangereux. Il pourrait devoir y passer les prochains mois pour des accusations que ses collègues et lui affirment avoir été fabriquées de toutes pièces.
M. Waggoner et des membres de son organisation, appelée Materials Management Relief Corps, affirment que le bébé de 15 mois qu'il est accusé d'avoir enlevé est mort de fièvre et de détresse gastro-intestinale à l'hôpital en février.
Mais le père du garçon, Frantz Philistin, soutient que l'enfant est toujours vivant.
Lors d'une audience mercredi, l'avocat de M. Waggoner a montré un certificat de décès indiquant la mort de l'enfant, un document que le père considère comme non authentique.
Le juge a décidé d'ouvrir une enquête de trois mois sur les allégations portées par le père, et la loi haïtienne permet de détenir des suspects sans accusation pendant la durée de l'enquête.
Le cas de M. Waggoner est compliqué par un système de justice défaillant où la corruption est endémique et où plus de 80 pour cent des détenus n'ont pas été condamnés. Plusieurs attendent leur procès depuis des années.
Les deux parties sont d'accord sur une chose: le père a emmené son bébé, Keevins, à un hôpital privé de Pétionville le 23 février, où M. Waggoner travaillait comme volontaire.
L'enfant était dans un état grave et avait besoin d'oxygène après des jours de fièvre, a indiqué Paul Sebring, un ancien technicien médical de l'Arizona qui a fondé l'organisation avec M. Waggoner. Alors que les médecins s'occupaient de Keevins, une réplique sismique de magnitude 4,7 a frappé l'hôpital et la plupart du personnel s'est enfui dans la nuit.
M. Sebring a expliqué que M. Waggoner ne faisait que transporter des fournitures et diriger les patients et n'était pas impliqué dans les soins. «Paul n'a jamais traité ni touché l'enfant. Il n'a rien à voir dans cette affaire», a-t-il dit.
Selon les travailleurs humanitaires, M. Philistin s'est fait dire que son fils était mort, mais il n'a pas récupéré son corps parce qu'il n'avait pas d'argent pour les funérailles. Le père est revenu à l'hôpital cinq fois, a indiqué M. Sebring. M. Waggoner l'a accompagné et a tenté de le calmer.
Après deux jours, le corps de l'enfant a été incinéré, selon les travailleurs humanitaires. Quand le père est revenu et qu'il a vu que son enfant n'était plus là, il est devenu furieux.
«Ils sont venus vers moi et m'ont dit: "votre bébé est mort". J'ai dit: "Ne me mentez pas". J'ai tenté de fermer ses yeux, et ils se sont ouverts. Je les ai encore refermés et ils se sont rouverts», a dit M. Philistin à l'Associated Press. «Je veux trouver mon bébé. Je sais que mon bébé est vivant.»
Il a indiqué que M. Waggoner lui avait dit qu'il avait pris l'enfant, ce que les volontaires américains nient.
M. Philistin a porté plainte contre l'hôpital en mars. M. Waggoner a quitté le pays par crainte de représailles du père, mais il y est revenu peu de temps après.
M. Philistin a vu MM. Waggoner et Sebring avec plusieurs amis dans un restaurant dimanche et a appelé la police. Les Américains ont été arrêtés et ont tous été relâchés par la suite, sauf M. Waggoner.
Ses amis disent avoir peur de ce qui pourrait se produire s'il est mis en détention avec les autres prisonniers à l'infâme pénitencier national, dans le centre de Port-au-Prince, un établissement surpeuplé où le choléra est présent et où des mutineries meurtrières surviennent couramment.
L'organisation humanitaire et la famille de M. Waggoner tentent de le faire déplacer dans une cellule privée ou ailleurs à Port-au-Prince.
«Néanmoins, l'objectif ultime est d'assurer le droit de Paul à un procès équitable et à une enquête rapide afin de prouver que les accusations sont sans fondement», a dit le groupe dans un communiqué.
http://www.journalmetro.com/monde/article/722263--haiti-un-americain-accuse-d-enlevement-d-enfant--page0
PORT-AU-PRINCE, Haïti - Un Américain qui a vendu son entreprise de construction pour se rendre en Haïti afin d'aider les victimes du tremblement de terre a été placé en détention jeudi à Port-au-Prince, pendant que les autorités du pays enquêtent sur des allégations selon lesquelles il aurait enlevé un enfant.
Paul Waggoner, co-fondateur d'un groupe qui procure des fournitures médicales et du transport pour des missions d'aide, devait être transféré au pénitencier national haïtien, surpeuplé et considéré comme dangereux. Il pourrait devoir y passer les prochains mois pour des accusations que ses collègues et lui affirment avoir été fabriquées de toutes pièces.
M. Waggoner et des membres de son organisation, appelée Materials Management Relief Corps, affirment que le bébé de 15 mois qu'il est accusé d'avoir enlevé est mort de fièvre et de détresse gastro-intestinale à l'hôpital en février.
Mais le père du garçon, Frantz Philistin, soutient que l'enfant est toujours vivant.
Lors d'une audience mercredi, l'avocat de M. Waggoner a montré un certificat de décès indiquant la mort de l'enfant, un document que le père considère comme non authentique.
Le juge a décidé d'ouvrir une enquête de trois mois sur les allégations portées par le père, et la loi haïtienne permet de détenir des suspects sans accusation pendant la durée de l'enquête.
Le cas de M. Waggoner est compliqué par un système de justice défaillant où la corruption est endémique et où plus de 80 pour cent des détenus n'ont pas été condamnés. Plusieurs attendent leur procès depuis des années.
Les deux parties sont d'accord sur une chose: le père a emmené son bébé, Keevins, à un hôpital privé de Pétionville le 23 février, où M. Waggoner travaillait comme volontaire.
L'enfant était dans un état grave et avait besoin d'oxygène après des jours de fièvre, a indiqué Paul Sebring, un ancien technicien médical de l'Arizona qui a fondé l'organisation avec M. Waggoner. Alors que les médecins s'occupaient de Keevins, une réplique sismique de magnitude 4,7 a frappé l'hôpital et la plupart du personnel s'est enfui dans la nuit.
M. Sebring a expliqué que M. Waggoner ne faisait que transporter des fournitures et diriger les patients et n'était pas impliqué dans les soins. «Paul n'a jamais traité ni touché l'enfant. Il n'a rien à voir dans cette affaire», a-t-il dit.
Selon les travailleurs humanitaires, M. Philistin s'est fait dire que son fils était mort, mais il n'a pas récupéré son corps parce qu'il n'avait pas d'argent pour les funérailles. Le père est revenu à l'hôpital cinq fois, a indiqué M. Sebring. M. Waggoner l'a accompagné et a tenté de le calmer.
Après deux jours, le corps de l'enfant a été incinéré, selon les travailleurs humanitaires. Quand le père est revenu et qu'il a vu que son enfant n'était plus là, il est devenu furieux.
«Ils sont venus vers moi et m'ont dit: "votre bébé est mort". J'ai dit: "Ne me mentez pas". J'ai tenté de fermer ses yeux, et ils se sont ouverts. Je les ai encore refermés et ils se sont rouverts», a dit M. Philistin à l'Associated Press. «Je veux trouver mon bébé. Je sais que mon bébé est vivant.»
Il a indiqué que M. Waggoner lui avait dit qu'il avait pris l'enfant, ce que les volontaires américains nient.
M. Philistin a porté plainte contre l'hôpital en mars. M. Waggoner a quitté le pays par crainte de représailles du père, mais il y est revenu peu de temps après.
M. Philistin a vu MM. Waggoner et Sebring avec plusieurs amis dans un restaurant dimanche et a appelé la police. Les Américains ont été arrêtés et ont tous été relâchés par la suite, sauf M. Waggoner.
Ses amis disent avoir peur de ce qui pourrait se produire s'il est mis en détention avec les autres prisonniers à l'infâme pénitencier national, dans le centre de Port-au-Prince, un établissement surpeuplé où le choléra est présent et où des mutineries meurtrières surviennent couramment.
L'organisation humanitaire et la famille de M. Waggoner tentent de le faire déplacer dans une cellule privée ou ailleurs à Port-au-Prince.
«Néanmoins, l'objectif ultime est d'assurer le droit de Paul à un procès équitable et à une enquête rapide afin de prouver que les accusations sont sans fondement», a dit le groupe dans un communiqué.
http://www.journalmetro.com/monde/article/722263--haiti-un-americain-accuse-d-enlevement-d-enfant--page0
Haïti-Choléra : Anthony Lake, souhaite que la crise politique n’affecte pas les efforts de lutte contre le choléra
P-au-P, 16 déc. 2010 [AlterPresse] --- Le directeur général du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), Anthony Lake, a souhaité que l’actuelle crise politique, née de la contestation des résultats des élections du 28 novembre dernier en Haiti, n’affecte pas dans la bataille contre le choléra. Anthony Lake qui effectuait le 15 décembre une visite de quelques heures dans le pays, déclare que « la politique ne doit pas interférer dans notre lutte contre le choléra ».
« Je suis sûr que les candidats sont d’accord avec cela », ajoute-t-il lors d’un point de presse donné au centre GHESKIO, qui gère des unités de traitement de choléra situées dans le quartier populaire Cité de Dieu (secteur ouest).
Le responsable de l’Unicef rappelle que « n’importe qui peut attraper le choléra » et souligne que la maladie peut être prévenue et traitée.
De son coté, le directeur exécutif du centre GHESKIO, le docteur Jean William Pape, évoque d’éventuelles démarches en vue de l’accès à un vaccin contre le choléra.
« C’est un effort qu’on va faire », assure-t-il, mais il prévient que cela nécessitera « plusieurs mois ».
Ce vaccin peut immuniser le système du patient pour une durée de 3 ans, selon les données fournies lors de la conférence de presse.
Pour sa part, Mgr. Pierre André Dumas, engagé dans la lutte contre le choléra, soutient que les « zones les plus reculées où l’eau n’est pas potable » devraient être les premières bénéficiaires de ce vaccin.
L’épidémie a déjà tué déjà tué 2 405 personnes depuis son apparition en octobre dernier en Haiti. 109 196 cas ont été vus, selon les derniers chiffres communiqués par les autorités sanitaires. [ rh gp apr 16/12/2010 09 :00]article10415
« Je suis sûr que les candidats sont d’accord avec cela », ajoute-t-il lors d’un point de presse donné au centre GHESKIO, qui gère des unités de traitement de choléra situées dans le quartier populaire Cité de Dieu (secteur ouest).
Le responsable de l’Unicef rappelle que « n’importe qui peut attraper le choléra » et souligne que la maladie peut être prévenue et traitée.
De son coté, le directeur exécutif du centre GHESKIO, le docteur Jean William Pape, évoque d’éventuelles démarches en vue de l’accès à un vaccin contre le choléra.
« C’est un effort qu’on va faire », assure-t-il, mais il prévient que cela nécessitera « plusieurs mois ».
Ce vaccin peut immuniser le système du patient pour une durée de 3 ans, selon les données fournies lors de la conférence de presse.
Pour sa part, Mgr. Pierre André Dumas, engagé dans la lutte contre le choléra, soutient que les « zones les plus reculées où l’eau n’est pas potable » devraient être les premières bénéficiaires de ce vaccin.
L’épidémie a déjà tué déjà tué 2 405 personnes depuis son apparition en octobre dernier en Haiti. 109 196 cas ont été vus, selon les derniers chiffres communiqués par les autorités sanitaires. [ rh gp apr 16/12/2010 09 :00]article10415
Haïti : le choléra s'étend au sud et dans les zones rurales du nord
Deux mois après le début de l'épidémie de choléra en Haïti, l'activité de MSF ne faiblit pas. Près de 2 000 patients se présentent chaque jour dans les structures de traitement du choléra gérées ou soutenues par MSF. Si le nombre de cas se stabilise dans l'Artibonite, première région touchée par la maladie, et à Port-au-Prince, l'épidémie continue pourtant de s'étendre dans le nord et atteint de nouvelles régions plus au sud. Dans un centre du traitement du choléra à Port-au-Prince, le 23 novembre 2010.
Urgence choléra en chiffres
Depuis le 22 octobre 2010, MSF a :
- soigné 62 000 personnes présentant des symptômes du choléra en Haïti, soit 10 000 de plus que la semaine passée
- installé 47 structures de traitement du cholera à travers le pays, soit 7 de plus que la semaine passée
- importé 770 tonnes de matériel médical et logistique
- mobilisé 4 000 personnels haïtiens et 315 personnels expatriés
L'épidémie continue sa progression dans les villes et les zones rurales du nord. La semaine passée, MSF a pris en charge plus de 5 000 patients dans les départements du Nord et du Nord-Ouest. Le défi est avant tout logistique, car les régions touchées sont extrêmement difficiles d'accès. Les équipes MSF mettent en place de multiples points de réhydratation et de nouvelles structures de traitement du choléra ont été mises en place à Pignon, St Raphaël, Ranquitte et Gaspard.
Les équipes constatent une nette progression de l'épidémie dans le sud: 439 patients ont été pris en charge par MSF dans le département du sud la semaine passée. A Jacmel, l'unité de traitement du choléra de MSF, d'une capacité de 50 lits, reçoit aujourd'hui une centaine de patients par jour. « Nous avons dû placer jusqu'à quatre patients par lit, essayé de sauver un maximum de patients avant que les renforts n'arrivent. Aujourd'hui, nous avons ouvert un nouveau centre de traitement d'une capacité de 100 lits, nous permettant de gérer la situation » explique le Dr Loreto Barcelo, coordinatrice de MSF à Jacmel.
Le nombre de patients admis dans les structures MSF à Port-au-Prince et dans la région centrale de l'Artibonite se stabilise. Depuis le début de l'épidémie, MSF a soigné plus de 15 000 personnes présentant les symptômes du cholera dans la capitale et 23 000 dans le département de l'Artibonite, foyer de l'épidémie.
Les organisations locales et internationales doivent intensifier la distribution d'eau chlorée dans les zones touchées par l'épidémie. « La priorité c'est de traiter les patients, de permettre l'accès a de l'eau chlorée et d'améliorer les mesures d'hygiène pour éviter que d'autres personnes ne tombent malades » , affirme Kate Alberti, épidémiologiste MSF.
Violences post-électorales : les chiffres MSF
Lors des violences qui ont frappé Port-au-Prince et plusieurs villes du pays entre le 7 et le 12 décembre, MSF a pris en charge 96 blessés, dont 38 présentant des plaies par balle. Quatre personnes sont décédées des suites de leurs blessures. MSF dispose de matériel chirurgical et d'équipes médicales au sein de six structures à Port-au-Prince et deux en région. Les équipes restent prêtes à soigner d'éventuels blessés. Malgré l'insécurité, les équipes MSF sont parvenues à assurer la continuité des activités médicales, y compris la réponse à l'épidémie de choléra et la prise en charge des personnes blessées dans les violences.
Urgence choléra en chiffres
Depuis le 22 octobre 2010, MSF a :
- soigné 62 000 personnes présentant des symptômes du choléra en Haïti, soit 10 000 de plus que la semaine passée
- installé 47 structures de traitement du cholera à travers le pays, soit 7 de plus que la semaine passée
- importé 770 tonnes de matériel médical et logistique
- mobilisé 4 000 personnels haïtiens et 315 personnels expatriés
L'épidémie continue sa progression dans les villes et les zones rurales du nord. La semaine passée, MSF a pris en charge plus de 5 000 patients dans les départements du Nord et du Nord-Ouest. Le défi est avant tout logistique, car les régions touchées sont extrêmement difficiles d'accès. Les équipes MSF mettent en place de multiples points de réhydratation et de nouvelles structures de traitement du choléra ont été mises en place à Pignon, St Raphaël, Ranquitte et Gaspard.
Les équipes constatent une nette progression de l'épidémie dans le sud: 439 patients ont été pris en charge par MSF dans le département du sud la semaine passée. A Jacmel, l'unité de traitement du choléra de MSF, d'une capacité de 50 lits, reçoit aujourd'hui une centaine de patients par jour. « Nous avons dû placer jusqu'à quatre patients par lit, essayé de sauver un maximum de patients avant que les renforts n'arrivent. Aujourd'hui, nous avons ouvert un nouveau centre de traitement d'une capacité de 100 lits, nous permettant de gérer la situation » explique le Dr Loreto Barcelo, coordinatrice de MSF à Jacmel.
Le nombre de patients admis dans les structures MSF à Port-au-Prince et dans la région centrale de l'Artibonite se stabilise. Depuis le début de l'épidémie, MSF a soigné plus de 15 000 personnes présentant les symptômes du cholera dans la capitale et 23 000 dans le département de l'Artibonite, foyer de l'épidémie.
Les organisations locales et internationales doivent intensifier la distribution d'eau chlorée dans les zones touchées par l'épidémie. « La priorité c'est de traiter les patients, de permettre l'accès a de l'eau chlorée et d'améliorer les mesures d'hygiène pour éviter que d'autres personnes ne tombent malades » , affirme Kate Alberti, épidémiologiste MSF.
Violences post-électorales : les chiffres MSF
Lors des violences qui ont frappé Port-au-Prince et plusieurs villes du pays entre le 7 et le 12 décembre, MSF a pris en charge 96 blessés, dont 38 présentant des plaies par balle. Quatre personnes sont décédées des suites de leurs blessures. MSF dispose de matériel chirurgical et d'équipes médicales au sein de six structures à Port-au-Prince et deux en région. Les équipes restent prêtes à soigner d'éventuels blessés. Malgré l'insécurité, les équipes MSF sont parvenues à assurer la continuité des activités médicales, y compris la réponse à l'épidémie de choléra et la prise en charge des personnes blessées dans les violences.
Haïti - Épidémie : Bill Clinton veux doubler les CTC en Haïti
16/12/2010 11:22:31 Bill Clinton, dont la fondation a fait don d’un million de dollars pour lutter contre le choléra, déplore qu’il n’y a que 60 Centres de Traitement du Choléra (CTC) en Haïti. Il a fait savoir que « c’est loin d’être suffisant » et qu’il faut trouver les moyens de répondre aux besoins de tous les malades. Il a affirmé vouloir mobiliser les donateurs internationaux, en vue du doublement du nombre de CTC dans le pays.
Alex Larsen, le ministre haïtien de la santé, a salué l’effort de tous les partenaires dans la lutte contre l’épidémie, rappelant qu’Haïti ne peut pas faire face, seul, à ce fléau. Le Ministre a insisté sur les mesures de prévention et d’information contre le choléra « C’est une maladie qui tue rapidement, mais si le malade se rend à l’hôpital, dès les premiers symptômes, il peut très vite être guéri ».
« Ce qu’il faut savoir c’est que le choléra n’est pas une maladie surnaturelle, comme le croient plusieurs citoyens vivant dans les zones reculées notamment dans la Grande-Anse où des personnes sont mortes parce qu’elles étaient accusées d’avoir répandu le choléra de manière mystique [...] ce n’est pas normal, les gens ont besoin de savoir que la maladie existe et qu’ils ont besoin d’aller a l’hôpital dès les premiers symptômes".
Depuis que l’épidémie de choléra a fait son apparition dans le pays (19 octobre 2010), 109,196 personnes ont été infectées et traitées, 54,595 personnes ont dû être hospitalisées et 2,405 personnes sont décédées. Selon le dernier bilan du MSPP, daté du 12 décembre 2010. Notez que ces chiffres sont largement sous-estimé par le gouvernement, d’après les experts de la santé de l’ONU, qui estiment que ces chiffres pourraient être le double de ceux publié.
http://www.haitilibre.com/article-1932-haiti-epidemie-bill-clinton-veux-doubler-les-ctc-en-haiti.html
Alex Larsen, le ministre haïtien de la santé, a salué l’effort de tous les partenaires dans la lutte contre l’épidémie, rappelant qu’Haïti ne peut pas faire face, seul, à ce fléau. Le Ministre a insisté sur les mesures de prévention et d’information contre le choléra « C’est une maladie qui tue rapidement, mais si le malade se rend à l’hôpital, dès les premiers symptômes, il peut très vite être guéri ».
« Ce qu’il faut savoir c’est que le choléra n’est pas une maladie surnaturelle, comme le croient plusieurs citoyens vivant dans les zones reculées notamment dans la Grande-Anse où des personnes sont mortes parce qu’elles étaient accusées d’avoir répandu le choléra de manière mystique [...] ce n’est pas normal, les gens ont besoin de savoir que la maladie existe et qu’ils ont besoin d’aller a l’hôpital dès les premiers symptômes".
Depuis que l’épidémie de choléra a fait son apparition dans le pays (19 octobre 2010), 109,196 personnes ont été infectées et traitées, 54,595 personnes ont dû être hospitalisées et 2,405 personnes sont décédées. Selon le dernier bilan du MSPP, daté du 12 décembre 2010. Notez que ces chiffres sont largement sous-estimé par le gouvernement, d’après les experts de la santé de l’ONU, qui estiment que ces chiffres pourraient être le double de ceux publié.
http://www.haitilibre.com/article-1932-haiti-epidemie-bill-clinton-veux-doubler-les-ctc-en-haiti.html
Haïti: deux scénarios pour dénouer l'impasse
Publié le 16 décembre 2010
Hier, deux issues bien différentes ont été proposées à la crise politique qui sévit en Haïti depuis les élections du 28 novembre.
Le candidat arrivé troisième au premier tour, Michel Martelly, voudrait qu'on annule le scrutin et qu'on en organise un nouveau. À Saint-Domingue, en République dominicaine, où il présidait une réunion sur la reconstruction d'Haïti, Bill Clinton a plaidé en faveur d'un nouveau dépouillement des voix. «Les membres de la commission électorale sont tombés d'accord, je pense, pour revoir les votes avec des observateurs objectifs et informés», a déclaré l'ex-président, qui joue un rôle central dans la reconstruction du pays depuis le tremblement de terre du 12 janvier. «Je pense que ce processus devrait offrir au peuple haïtien le meilleur moyen d'accepter le résultat», a-t-il dit aux journalistes.
La commission électorale propose de faire un nouveau dépouillement des votes recueillis par les trois candidats qui sont arrivés en tête au premier tour afin de déterminer les deux qui seront retenus pour le second tour, le 16 janvier. Pour le moment, l'ex-première dame Mirlande Manigat arrive première sans pour autant obtenir la majorité nécessaire pour accéder à la présidence. Elle est suivie de Jude Célestin, candidat soutenu par le gouvernement sortant. Cependant, les partisans du chanteur Michel Martelly, surnommé Sweet Mickey, qui a reçu seulement 7000 voix de moins que M. Célestin, estiment que leur favori devrait lui aussi être éligible au second tour.
Nouvelles émeutes?
Invoquant des fraudes électorales, les partisans de M. Martelly ont manifesté dans les rues des grandes villes haïtiennes au lendemain du scrutin. Dans plusieurs cas, les manifestations ont viré à l'émeute. Au moins cinq personnes sont mortes dans des affrontements avec les forces de l'ordre.
Pour mettre fin à la crise, Michel Martelly a suggéré hier d'annuler l'élection du 28 novembre et de faire un nouveau scrutin le 16 janvier. Les 19 candidats aux premières élections pourraient faire campagne à nouveau, propose M. Martelly, et celui qui recevrait le plus de votes remporterait la présidence.
Les camps Manigat et Célestin n'ont pas répondu à cette proposition hier. La plupart des autres candidats à l'élection présidentielle souhaitent l'annulation du scrutin.
Malgré les options proposées, plusieurs craignent de nouvelles émeutes autour du 20 décembre, jour de l'annonce des résultats définitifs du premier tour. À l'approche de cette date, l'ancienne gouverneure générale du Canada Michaëlle Jean a appelé la population de son pays d'origine au calme, notant que la stabilité politique est nécessaire à la poursuite de la reconstruction.
Au ralenti
À Montréal, des organisations non gouvernementales présentes en Haïti refusent pour leur part de prendre position sur la voie à privilégier, mais elles avouent que le climat actuel ralentit leur travail auprès des sinistrés du tremblement de terre de janvier dernier.
«Les principaux problèmes sont liés à la sécurité. On ne veut pas mettre nos employés en danger, qu'ils soient haïtiens ou non», a dit hier Marie-Ève Bertrand, directrice du développement à Care Canada. Cette dernière participait à une conférence organisée par l'Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI) pour faire le point sur l'aide humanitaire et les efforts de reconstruction déployés depuis le séisme qui a fait 250 000 morts en Haïti.
Dans la foulée de la tragédie, les organismes humanitaires ont recueilli plus de 66 millions de dollars au Québec seulement. Hier, tous ont affirmé avoir fait beaucoup de progrès depuis la catastrophe, mais ils ont aussi rappelé qu'il faudra des années pour remettre Haïti sur pied. «Depuis le 12 janvier, on travaille jour et nuit et on n'a toujours pas repris le dessus», a lancé Danielle Leblanc, de l'organisme Développement et Paix. La crise électorale et l'épidémie de choléra qui a récemment fait plus de 2200 morts dans le pays le plus pauvre des Amériques se sont ajoutées à une longue liste de difficultés auxquelles faisaient déjà face les ONG.
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/elections-en-haiti/201012/16/01-4352903-haiti-deux-scenarios-pour-denouer-limpasse.php
Hier, deux issues bien différentes ont été proposées à la crise politique qui sévit en Haïti depuis les élections du 28 novembre.
Le candidat arrivé troisième au premier tour, Michel Martelly, voudrait qu'on annule le scrutin et qu'on en organise un nouveau. À Saint-Domingue, en République dominicaine, où il présidait une réunion sur la reconstruction d'Haïti, Bill Clinton a plaidé en faveur d'un nouveau dépouillement des voix. «Les membres de la commission électorale sont tombés d'accord, je pense, pour revoir les votes avec des observateurs objectifs et informés», a déclaré l'ex-président, qui joue un rôle central dans la reconstruction du pays depuis le tremblement de terre du 12 janvier. «Je pense que ce processus devrait offrir au peuple haïtien le meilleur moyen d'accepter le résultat», a-t-il dit aux journalistes.
La commission électorale propose de faire un nouveau dépouillement des votes recueillis par les trois candidats qui sont arrivés en tête au premier tour afin de déterminer les deux qui seront retenus pour le second tour, le 16 janvier. Pour le moment, l'ex-première dame Mirlande Manigat arrive première sans pour autant obtenir la majorité nécessaire pour accéder à la présidence. Elle est suivie de Jude Célestin, candidat soutenu par le gouvernement sortant. Cependant, les partisans du chanteur Michel Martelly, surnommé Sweet Mickey, qui a reçu seulement 7000 voix de moins que M. Célestin, estiment que leur favori devrait lui aussi être éligible au second tour.
Nouvelles émeutes?
Invoquant des fraudes électorales, les partisans de M. Martelly ont manifesté dans les rues des grandes villes haïtiennes au lendemain du scrutin. Dans plusieurs cas, les manifestations ont viré à l'émeute. Au moins cinq personnes sont mortes dans des affrontements avec les forces de l'ordre.
Pour mettre fin à la crise, Michel Martelly a suggéré hier d'annuler l'élection du 28 novembre et de faire un nouveau scrutin le 16 janvier. Les 19 candidats aux premières élections pourraient faire campagne à nouveau, propose M. Martelly, et celui qui recevrait le plus de votes remporterait la présidence.
Les camps Manigat et Célestin n'ont pas répondu à cette proposition hier. La plupart des autres candidats à l'élection présidentielle souhaitent l'annulation du scrutin.
Malgré les options proposées, plusieurs craignent de nouvelles émeutes autour du 20 décembre, jour de l'annonce des résultats définitifs du premier tour. À l'approche de cette date, l'ancienne gouverneure générale du Canada Michaëlle Jean a appelé la population de son pays d'origine au calme, notant que la stabilité politique est nécessaire à la poursuite de la reconstruction.
Au ralenti
À Montréal, des organisations non gouvernementales présentes en Haïti refusent pour leur part de prendre position sur la voie à privilégier, mais elles avouent que le climat actuel ralentit leur travail auprès des sinistrés du tremblement de terre de janvier dernier.
«Les principaux problèmes sont liés à la sécurité. On ne veut pas mettre nos employés en danger, qu'ils soient haïtiens ou non», a dit hier Marie-Ève Bertrand, directrice du développement à Care Canada. Cette dernière participait à une conférence organisée par l'Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI) pour faire le point sur l'aide humanitaire et les efforts de reconstruction déployés depuis le séisme qui a fait 250 000 morts en Haïti.
Dans la foulée de la tragédie, les organismes humanitaires ont recueilli plus de 66 millions de dollars au Québec seulement. Hier, tous ont affirmé avoir fait beaucoup de progrès depuis la catastrophe, mais ils ont aussi rappelé qu'il faudra des années pour remettre Haïti sur pied. «Depuis le 12 janvier, on travaille jour et nuit et on n'a toujours pas repris le dessus», a lancé Danielle Leblanc, de l'organisme Développement et Paix. La crise électorale et l'épidémie de choléra qui a récemment fait plus de 2200 morts dans le pays le plus pauvre des Amériques se sont ajoutées à une longue liste de difficultés auxquelles faisaient déjà face les ONG.
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/elections-en-haiti/201012/16/01-4352903-haiti-deux-scenarios-pour-denouer-limpasse.php
Haïti - Épidémie : Les églises partent en croisade contre le choléra
15/12/2010 10:21:41 La coalition Religion pour la Paix, qui regroupe des représentants de plusieurs confessions religieuses en Haïti, s’est engagée hier mardi, dans la lutte contre le choléra, en lançant une vaste campagne de sensibilisation (soutenu par l’UNICEF) au niveau des églises. Durant les services religieux, des messages de sensibilisation seront diffusés pour appeler les fidèles à suivre des mesures d’hygiène et respecter les mesures de prévention.
Mgr Pierre André Dumas, coordonnateur de « Religion pour la Paix », a déclaré que la lutte contre le choléra « ne doit pas être uniquement l'affaire des autorités sanitaires, mais celle de tous les citoyens [...] Toute la Nation doit y faire face [...] nous voulons donner un rôle positif et constructif à la religion ».
Françoise Gruloos-Ackermans, la représentante de l'Unicef en Haïti, affirme qu’il faut un effort considérable de vulgarisation, mais également un effort pour traiter les personnes infectées « Tout le monde doit avoir de bonnes informations sur la maladie, savoir comment la prévenir et comment préparer des sels de réhydratation orale » rappelant que le choléra fait entre 20 et 30 victimes chaque jour en Haïti.
L’OPS/OMS et le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) apportent leur appui à cette campagne. Le docteur Jocelyne Pierre Louis, directrice de la promotion familiale au Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP), a indiqué que les autorités sanitaires continuent de déployer leurs efforts en vue de lutter efficacement contre la maladie.
Depuis que l’épidémie de choléra a fait son apparition dans le pays (19 octobre 2010), 104,918 personnes ont été infectées et traitées, 52,033 personnes ont dû être hospitalisées et 2,359 personnes sont décédées (selon le dernier bilan du MSPP, daté du 10 décembre 2010). Des chiffres importants, mais largement sous-estimés par le gouvernement d’après les experts de la santé de l’ONU, qui estiment que ces chiffres pourraient être le double de ceux publié.
PI/ HaïtiLibre
http://www.haitilibre.com/article-1921-haiti-epidemie-les-eglises-partent-en-croisade-contre-le-cholera.html
Mgr Pierre André Dumas, coordonnateur de « Religion pour la Paix », a déclaré que la lutte contre le choléra « ne doit pas être uniquement l'affaire des autorités sanitaires, mais celle de tous les citoyens [...] Toute la Nation doit y faire face [...] nous voulons donner un rôle positif et constructif à la religion ».
Françoise Gruloos-Ackermans, la représentante de l'Unicef en Haïti, affirme qu’il faut un effort considérable de vulgarisation, mais également un effort pour traiter les personnes infectées « Tout le monde doit avoir de bonnes informations sur la maladie, savoir comment la prévenir et comment préparer des sels de réhydratation orale » rappelant que le choléra fait entre 20 et 30 victimes chaque jour en Haïti.
L’OPS/OMS et le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) apportent leur appui à cette campagne. Le docteur Jocelyne Pierre Louis, directrice de la promotion familiale au Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP), a indiqué que les autorités sanitaires continuent de déployer leurs efforts en vue de lutter efficacement contre la maladie.
Depuis que l’épidémie de choléra a fait son apparition dans le pays (19 octobre 2010), 104,918 personnes ont été infectées et traitées, 52,033 personnes ont dû être hospitalisées et 2,359 personnes sont décédées (selon le dernier bilan du MSPP, daté du 10 décembre 2010). Des chiffres importants, mais largement sous-estimés par le gouvernement d’après les experts de la santé de l’ONU, qui estiment que ces chiffres pourraient être le double de ceux publié.
PI/ HaïtiLibre
http://www.haitilibre.com/article-1921-haiti-epidemie-les-eglises-partent-en-croisade-contre-le-cholera.html
Le Pr Piarroux a "pisté" le choléra en Haïti
Publié le mercredi 15 décembre 2010 à 16H29
Le rapport d'un spécialiste marseillais de la Timone établit que les soldats népalais de l'Onu sont en cause
Dans son rapport, l'expert Renaud Piarroux (ici au centre, en bleu, lors d'une mission en RD du Congo) évoque en conclusion la possibilité d'une "enquête judiciaire" sur l'origine du choléra en Haïti.
La mission d'investigation a révélé le caractère sévère et inhabituel de cette épidémie, dont l'origine importée ne fait aucun doute. Elle a démarré aux abords du camp de la Minustah (Ndlr: la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti) et a été propagée de manière explosive du fait de la contamination massive de l'eau de l'Artibonite et d'un de ses affluents par des matières fécales de patients atteints de choléra": les conclusions du professeur marseillais Renaud Piarroux, expert mondialement reconnu accablent l'Onu. Selon l'enquête de terrain de ce spécialiste qui a traqué les épidémies de choléra dans le monde, la bactérie qui a tué quelque 2000 personnes en Haïti provient bien du camp de soldats népalais de la Minustah, situé à Mirebalais.
Cela confirme les rumeurs qui courent dans le pays et qui ont conduit à des incidents entre la population et les soldats de l'Onu. Elle embarrasse l'institution onusienne qui évoque aujourd'hui une épidémie plus large mais aussi les commanditaires du rapport, l'Ambassade de France et le gouvernement haïtien. Il évoque son enquête pour La Provence.
Comment avez-vous procédé ?
Renaud Piarroux : Une épidémie de choléra n'est pas une fatalité après une catastrophe naturelle, comme certains veulent le laisser croire. Chacune d'elle a son origine et son mode de propagation. En enquêtant, du 7 au 27 novembre en Haïti -comme je l'avais fait sur les bords du lac Tanganyika, à Kalémie, jusqu'en 2009-, nous avons, avec mon assistant Benoît Faucher, cartographié les cas signalisés de choléra, avec l'aide de tous les intervenants en matière de santé. Le premier cas, confirmé le 14 octobre près du village de Mirebalais, est un homme de 20 ans. À partir de ce jour, dans cette commune située le long de la rivière la Meye, puis dans les communes en aval, il y a eu une explosion des cas de choléra en quelques jours pour en arriver à un millier de cas le 21 octobre. Une telle épidémie est unique -Haïti représente la moitié des victimes déclarées de choléra sur le globe en 2010- et ne peut être causée par une transmission de personne à personne. C'est bien dû à une contamination massive de l'eau, en quelques heures.
Mais comment prouvez-vous que le camp des soldats népalais de l'Onu est en cause ?
R.P. : Tout d'abord parce qu'il y a une "signature" du bacille vibrio cholerae qui cause la maladie et qui, dans ce cas, est asiatique. Le choléra sévissait dans la région de Katmandou, la capitale du Népal, d'où venaient les soldats de la Minustah. Comme l'attestent plusieurs témoignages, des tuyaux déversaient le contenu des latrines du camp de l'Onu dans la Meye. Au niveau de Mirebalais où les habitants s'approvisionnaient. Puis il y a eu un déversement en une seule fois d'excréments infectés par des milliards de vibrio cholerae dans l'Artibonite, le fleuve dans lequel les patients puisaient l'eau de boisson. Des photos montrent une citerne de l'Onu déversant les matières fécales dans le fleuve. Mon rapport ne voit pas d'autre cause possible.
Mais le choléra s'est propagé à travers tout le pays...
R.P. : Lorsque l'épidémie a explosé à Mirebalais et 40 km en aval, les gens ont fui dans le pays. On en arrive à une contamination classique, de personne à personne.
Pourquoi votre rapport gêne-t-il ?
R.P. : Je fais mon travail de médecin, d'épidémiologiste. Quand une bombe explose, il faut retrouver la minuterie. Le choléra n'est pas survenu en Haïti par génération spontanée. Il est utile de connaître les causes et l'origine pour lutter contre la maladie. Et mettre en place des procédures de surveillance médicales des troupes de l'Onu et de leurs installations sanitaires.
Recueilli par Philippe LARUE (plarue@laprovence-presse.fr )
http://www.laprovence.com/article/sante/le-pr-piarroux-a-piste-le-cholera-en-haiti
Le rapport d'un spécialiste marseillais de la Timone établit que les soldats népalais de l'Onu sont en cause
Dans son rapport, l'expert Renaud Piarroux (ici au centre, en bleu, lors d'une mission en RD du Congo) évoque en conclusion la possibilité d'une "enquête judiciaire" sur l'origine du choléra en Haïti.
La mission d'investigation a révélé le caractère sévère et inhabituel de cette épidémie, dont l'origine importée ne fait aucun doute. Elle a démarré aux abords du camp de la Minustah (Ndlr: la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti) et a été propagée de manière explosive du fait de la contamination massive de l'eau de l'Artibonite et d'un de ses affluents par des matières fécales de patients atteints de choléra": les conclusions du professeur marseillais Renaud Piarroux, expert mondialement reconnu accablent l'Onu. Selon l'enquête de terrain de ce spécialiste qui a traqué les épidémies de choléra dans le monde, la bactérie qui a tué quelque 2000 personnes en Haïti provient bien du camp de soldats népalais de la Minustah, situé à Mirebalais.
Cela confirme les rumeurs qui courent dans le pays et qui ont conduit à des incidents entre la population et les soldats de l'Onu. Elle embarrasse l'institution onusienne qui évoque aujourd'hui une épidémie plus large mais aussi les commanditaires du rapport, l'Ambassade de France et le gouvernement haïtien. Il évoque son enquête pour La Provence.
Comment avez-vous procédé ?
Renaud Piarroux : Une épidémie de choléra n'est pas une fatalité après une catastrophe naturelle, comme certains veulent le laisser croire. Chacune d'elle a son origine et son mode de propagation. En enquêtant, du 7 au 27 novembre en Haïti -comme je l'avais fait sur les bords du lac Tanganyika, à Kalémie, jusqu'en 2009-, nous avons, avec mon assistant Benoît Faucher, cartographié les cas signalisés de choléra, avec l'aide de tous les intervenants en matière de santé. Le premier cas, confirmé le 14 octobre près du village de Mirebalais, est un homme de 20 ans. À partir de ce jour, dans cette commune située le long de la rivière la Meye, puis dans les communes en aval, il y a eu une explosion des cas de choléra en quelques jours pour en arriver à un millier de cas le 21 octobre. Une telle épidémie est unique -Haïti représente la moitié des victimes déclarées de choléra sur le globe en 2010- et ne peut être causée par une transmission de personne à personne. C'est bien dû à une contamination massive de l'eau, en quelques heures.
Mais comment prouvez-vous que le camp des soldats népalais de l'Onu est en cause ?
R.P. : Tout d'abord parce qu'il y a une "signature" du bacille vibrio cholerae qui cause la maladie et qui, dans ce cas, est asiatique. Le choléra sévissait dans la région de Katmandou, la capitale du Népal, d'où venaient les soldats de la Minustah. Comme l'attestent plusieurs témoignages, des tuyaux déversaient le contenu des latrines du camp de l'Onu dans la Meye. Au niveau de Mirebalais où les habitants s'approvisionnaient. Puis il y a eu un déversement en une seule fois d'excréments infectés par des milliards de vibrio cholerae dans l'Artibonite, le fleuve dans lequel les patients puisaient l'eau de boisson. Des photos montrent une citerne de l'Onu déversant les matières fécales dans le fleuve. Mon rapport ne voit pas d'autre cause possible.
Mais le choléra s'est propagé à travers tout le pays...
R.P. : Lorsque l'épidémie a explosé à Mirebalais et 40 km en aval, les gens ont fui dans le pays. On en arrive à une contamination classique, de personne à personne.
Pourquoi votre rapport gêne-t-il ?
R.P. : Je fais mon travail de médecin, d'épidémiologiste. Quand une bombe explose, il faut retrouver la minuterie. Le choléra n'est pas survenu en Haïti par génération spontanée. Il est utile de connaître les causes et l'origine pour lutter contre la maladie. Et mettre en place des procédures de surveillance médicales des troupes de l'Onu et de leurs installations sanitaires.
Recueilli par Philippe LARUE (plarue@laprovence-presse.fr )
http://www.laprovence.com/article/sante/le-pr-piarroux-a-piste-le-cholera-en-haiti
Présidentielle : la communauté internationale veut mettre Haïti devant ses responsabilités
En dépit des tensions et violences causées par les résultats du premier tour de la présidentielle, le commerce reprend à Port-au-Prince, le 13 décembre 2010. En Haïti, les candidats qui veulent contester les résultats du premier tour de l'élection présidentielle ont 72 heures jusqu'à ce mercredi 15 décembre pour le faire. Le Conseil électoral provisoire a également décidé d'instaurer une Commission spéciale de vérification pour recompter les procès-verbaux. Mais devant la montée de la tension, la pression internationale s'accroit sur les épaules du gouvernement haïtien.
En quelques jours, plusieurs institutions de la communauté Internationale ont envoyé un message fort à tous les acteurs de ces élections et en premier lieu au gouvernement haïtien.
C'est d'abord le Conseil de sécurité de l'ONU qui, vendredi, s'est inquiété des violences et a demandé au gouvernement haïtien d'assurer un environnement calme et paisible à des élections libres et équitables. Un avertissement en termes très diplomatiques.
Ce sont ensuite les ambassadeurs en poste en Haïti qui ont publié un communiqué prudent mais inhabituel dans lequel ils appellent tous les candidats à être à la hauteur de leurs responsabilités et aux partisans de renoncer à la violence.
Puis le Club de Madrid dont les pays membres ont envoyé de nombreux observateurs internationaux, a rappellé aux dirigeants haïtiens qu'ils ont la responsabilité de construire un cadre légitime, démocratique et institutionnel aux élections.
Et puis dernière en date, la réaction d'Hillary Clinton qui a parlé du dossier haïtien avec ses homologues canadiens et mexicains. « Nous attendons plus du gouvernement haïtien en matière de reconstruction et de transparence » a prévenu la secrétaire d'Etat américaine qui a également laisser planer l'ombre d'un gel des avoirs haïtiens. L'ambassadeur américain à Port-au-Prince a, lui de son côté, déclaré que les Etats-Unis ne soutenaient pas l'idée d'un gouvernement provisoire en Haïti, et il a par ailleurs encouragé les candidats qui veulent contester les resultats à suivre le processus légal.
La communauté internationale attend clairement une réaction rapide du gouvernement haïtien.
http://www.rfi.fr/ameriques/20101214-presidentielle-haiti-pression-communaute-internationale-le-gouvernement
En quelques jours, plusieurs institutions de la communauté Internationale ont envoyé un message fort à tous les acteurs de ces élections et en premier lieu au gouvernement haïtien.
C'est d'abord le Conseil de sécurité de l'ONU qui, vendredi, s'est inquiété des violences et a demandé au gouvernement haïtien d'assurer un environnement calme et paisible à des élections libres et équitables. Un avertissement en termes très diplomatiques.
Ce sont ensuite les ambassadeurs en poste en Haïti qui ont publié un communiqué prudent mais inhabituel dans lequel ils appellent tous les candidats à être à la hauteur de leurs responsabilités et aux partisans de renoncer à la violence.
Puis le Club de Madrid dont les pays membres ont envoyé de nombreux observateurs internationaux, a rappellé aux dirigeants haïtiens qu'ils ont la responsabilité de construire un cadre légitime, démocratique et institutionnel aux élections.
Et puis dernière en date, la réaction d'Hillary Clinton qui a parlé du dossier haïtien avec ses homologues canadiens et mexicains. « Nous attendons plus du gouvernement haïtien en matière de reconstruction et de transparence » a prévenu la secrétaire d'Etat américaine qui a également laisser planer l'ombre d'un gel des avoirs haïtiens. L'ambassadeur américain à Port-au-Prince a, lui de son côté, déclaré que les Etats-Unis ne soutenaient pas l'idée d'un gouvernement provisoire en Haïti, et il a par ailleurs encouragé les candidats qui veulent contester les resultats à suivre le processus légal.
La communauté internationale attend clairement une réaction rapide du gouvernement haïtien.
http://www.rfi.fr/ameriques/20101214-presidentielle-haiti-pression-communaute-internationale-le-gouvernement
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