Elle longe le trottoir une fois de plus. Dix fois de plus, depuis qu’elle avait décidé de faire un dernier tour et partir. Sa nuit était sur le point de finir sur une note trop sèche. Elle déambulait. Elle prenait grand soin de maitriser son déhanchement excitant ; tombeur et provocateur, qu’elle peaufinait à souhait en s’approchant de ces jeunes encore attelés à apprendre par chœur l’assimilation chlorophyllienne ou les propriétés chimiques du benzène.
Personne à l’horizon. La nuit tombait de plus en plus drue. Elle lâchait son manteau sombre foncé sur les rues évidées de ses gens et des ses bruits. Sabine comprit, comme souvent, que ses espoirs s’éteignaient et ses espérances s’évanouissaient dans l’incertitude se débattant entre la veine et la chance. Autour de la déveine et la malchance.
Malgré les propos verts de Rosemond annonçant une pêche miraculeuse, elle alla rentrer bredouille. Elle se résigna à reprendre sa route. Dans l’autre sens. Le sens de son autre vie.
Ce fragment de sa journée lui inspirait une sensation mitigée. Entre figues et raisins. Elle rentrait une nouvelle fois bredouille. Une après-midi blanc.
Il n’était pas trop tard. Mais elle craignait les situations dangereuses qui viennent surtout à la tombée du jour et à l’approche de la nuit. D’autant plus qu’après dix-neuf heures, les regards inquisiteurs des badauds, les yeux perçant des curieux abasourdis par l’oisiveté vaquent éparpillés, attirés par des curiosités de tous genres. Des rondeurs féminines dans la pénombre passent simplement au premier plan.
Si à vingt heures, elle n’avait toujours pas eu le loisir d’honorer, elle était convaincue qu’elle ne pouvait rentrer chez elle que le portefeuille vide. S’empêtrer dans des embrouilles inextricables avec les jeunes brigands de La Rochelle et de carrefour s’avérait inutile et surtout très con.
Elle et sa silhouette réduites à une ombre errante à la disposition de ceux qui voudront bien se soulager leurs bourses et de quelques gourdes. Elle et sont corps confinés à la merci des fantasmes de vieux riches en quête de sensations fortes à allure de pénultième, propre d’une jeunesse que l’on refuse de bannir, anéantir ou oublier.
Les sensations partagées à demie pouvaient se convertir, à défaut de bonheur en moments gratifiants, avec quelques liasses de gourdes regorgeant son sac à main en contre partie.
Mais il y a des jours sans et des jours avec. Comme dans tous les corps de métier. Comme dans le domaine des jeux avec enjeux.
Rien par contre ne justifiait qu’elle s’en allât fanée et négligée. Comme le fleuriste range avec soins les roses non vendues pour les exposer le lendemain, elle se devait de prendre soin de sa valeur marchande : son apparence.
Le soleil était bien couché. Il avait pris soins d’endormir ses rayons qui, quelques minutes plus tôt, dardaient et zébraient la surface de la mer devenue complètement immobile de sérénité dans le zéphyr des espaces infinis.
Sabine se retira un instant de la vue des passants. Entre l’ombre d’un fier palmier et la lumière tamisée d’un lampadaire délaissé par les étudiants à cause de sa position trop proche de la route nationale. elle prit son sac à main. Elle l’ouvrit en regardant de tous les côtés. Elle y soustrait un sac encore plus petit pour y extraire de quoi se refaire une vraie beauté. Un coup de fond de teint par ci. Une bribe de rouge à lèvres par là. Et le petit miroir circulaire à peine craquelé en superficie qui lui chuchote en un clin d’œil, combien elle était belle et bien faite. Vraiment impressionnant le nombre d’articles sortis du petit sac à main : miroir, tubes, petits pots ronds, petites boîtes plates, crayons, pinceaux... La manipulation devenait de plus en plus audible dans l’épaisseur du silence de l’aube d’une nuit noire à peine étoilée.
Elle fit quelques espaces plus tard, les mêmes gestes dans l’autre sens pour tout ranger.
Elle sourit d’un rire convaincu. Elle voulut prendre du temps pour vanter sa beauté. En commençant par le teint parfait de sa peau sapotille divinement bien entretenue par les propriétés magiques du soleil d’Haïti. Pour finir par ses rondeurs plus que féminines, fermes et harmonieuses bien façonnées, bien placées et bien reparties.
Elle éloigne son visage du reflet du miroir. Regarde autour d’elle. Personne ne semblait l’observer. Même les voyeuristes étrangers attirés par le coucher du soleil avaient disparu chacun dans sa nature. Elle reprit son cycle de contemplation. Elle jeta un coup d’œil encore une fois autour d’elle. Elle resta assise. Elle se sentait cependant observée.
Elle se leva.
Souvent, une sensation de ce genre augurait des situations peu recommandables pour les filles de son métier. Elle avait, malgré son jeune âge, été informée et formée pour y faire face en prenant la fuite tout en évitant les endroits peu ou pas assez éclairés et fréquentés.
Cependant, cette fois-ci, elle se croyait habitée d’un sentiment de bravoure non justifié, de la forteresse d’un courage jamais éprouvé. Si ce regard qui fait froid au dos croisait le sien juste ce soir, elle aurait voulu aller bien au-delà de la résistance automatisée et l’affronter de face ce je ne sais qui.
Elle fit un discret signe de la main à l’un des derniers étudiants encore présent sous les lampadaires du patio de l’hôtel. Elle aurait aimé ne pas emprunter la route du retour seule. Un de ces jeunes ferait l’affaire. Elle ne craignait rien avec eux. Mais ils ne fréquentaient pas ouvertement ce genre de filles. Beaucoup d’entre eux ne disposaient pas de moyens pour se la payer. Ce luxe.
Dans ces circonstances, même la présence de Rosemond au physique de freluquet apeuré aurait servi à la rassurer un peu plus. Deux silhouettes sont en principes plus dissuasives qu’une seule féminine.
Elle assuma l’évidence de sa solitude. D’ailleurs dans ce métier on se fait rarement des amis. Les gens les plus proches sont soit de vieux amants convertis en protecteurs paternalistes, soient de jeunes femmes avec qui elle partage une vraie et sérieuse rivalité. Comme dans d’autres occasions, il ne lui resta que le choix de rentrer sur la route de son destin.
Elle pressa le pas et tourna le dos à l’immeuble de l’hôtel puis prit la direction de droite. Face à Port-au-Prince. Mince alors ! Elle va devoir ouvrir et chercher quelque chose dans son sac en pleine rue. Ce qui est peu intelligent, à cette heure de la nuit. Pourtant la route lui paraitrait trop longue et trop bruyante.
Le boulevard Jean Jacques Dessalines luisait assez animée, moyennement éclairée. Les tap-taps assuraient l’ambiance en exhalant des ondes rythmées et entrainantes. Ce même rythme se faisait cacophonie quand plusieurs tap-taps s’entrecroisaient ou s’arrêtaient pour monter ou descendre des passagers. Le type de musique qui sortait des hauts parleurs permettaient de deviner, les goûts, l’âge et l’origine géographique du chauffeur.
Sabine n’aimait pas le bruit. Elle pouvait être prise de vertige et d’étourdissement. Ça lui arrivait de vomir en pleine rue. Les gens qui la voyaient dégueuler élucubraient sans base ni motif en pensant à la drogue ou à une grossesse accrochée non voulue.
Elle avait un remède infaillible qui lui rendait la vie assez paisible et apaisante même dans les vacarmes les plus aigus des journées de carnaval. C’était son petit poste de lecteur de cassette de la marque Phillips. Elle y tenait beaucoup. Elle l’avait reçu en cadeau d’un vieil amant canadien transformé en père-protecteur. Elle eut même l’impression qu’il lui avait porté chance.
Avec les écouteurs bien enfouis dans le conduit auditif externe, elle obtenait une insonorisation de son milieu qui lui permettait de marcher en rêvant de lieux magnifiques, jamais visités. Une sorte d’évasion dans l’univers magique de la simplicité et de la différence.
Là, en plein milieu de ce va et vient incessant de véhicules bondés de monde, de mawoulés sentant mauvais, tirant , poussant des bœufs fatigués et affamés vers les abattoirs du centre ville des marchands de thé et de biscuits à grosse mie étalant leur marchandise sur l’étroite bande de la chaussée réservée aux piétons, elle les sentait venir les signes avant coureur de l’évanouissement.
Peu importe le risque. Il fallait ouvrir son sac en pleine rue et sortir le lecteur de cassettes Phillips. En fait ce n’était qu’un petit appareil un petit peu plus grand que la cassette elle-même.
Le walkman. Oui, elle se souvient encore de l’hilarité béate et niaise que lui provoqua l’évocation de ce mot pour la première fois. Elle avait ri parce qu’elle avait trouvé que le nom n’avait aucun rapport avec la fonction réelle de l’appareil. Pour elle, ce n’était qu’un petit lecteur de poche de casettes audio. En anglais ça aurait du faire a little pocket cassette reader. Mais pas walkman. Pas l’homme qui marche ou simplement le marcheur. Il en fallait de l’imagination pour traduire en un seul mot le petit lecteur de poche de cassette audio. Walkman.
Elle en avait vu des postes lecteurs de cassettes. La mode était de charger sur les plages des boîtes à musiques énormes. Certains plus sophistiquées que les autres. Certains avaient la propriété de pouvoir capter des ondes en bandes AM ou FM. Il y en avait même capables de lire des disques en vinyl et captaient à la fois les stations émettant en amplitude modulée et en fréquence modulée. Certains pouvaient lire et enregistrer. Le tout premier qui avait attiré son attention, elle l’avait remarqué chez un pasteur protestant qui en faisait usage pour enseigner l’anglais à ses fidèles. Tout le monde l’appelait player. Il était assez rudimentaire dans l’apparence et dans la fonction.
Ils en arrivaient aussi de plus en plus gros et de plus en plus puissants. Les jeunes qui recevaient des articles de toute sorte de leurs parents travaillant au Canada ou aux USA en exhibaient fièrement sur les places publiques et sur les plages au sable blanc de Léogane de Saint Marc ou de Jacmel. Ils les portaient sur les épaules coincés entre la tête d’un côté et le bras relevés de l’autre. En matière de puissance, ils animaient sans sourciller tout un quartier.
Grâce à ces énormes boîtes à bruits colportés par des exhibitionnistes in conscients, le Walkman devint quelque chose d’assez ridicule. Sauf pour celui qui en avait besoin.
Donc, Sabine ne courrait aucun risque a sortir son walkman juste l’espace bref de quelques minutes pour y introduire la cassette, le jeu d’écouteurs et appuyer sur le bouton « play ». Les hommes de manies peu recommandables feraient de meilleures affaires avec des mega postes qu’avec un petit lecteur de cassette audio. Peu importe que ce fût de la marque phillips.
Sabine y tenait énormément. Il ne fallait pas non plus tenter le diable. Avant de sortir l’appareil, il s’avérait beaucoup plus intelligent d’avoir choisi au préalable la cassette. Sur la lune il n’ya a pas de roses de Sylvie Vartan ou emmenez-moi danser ce soir de Michèle Thor ? Un sacré dilemme.
Après une journée sèche, elle ne ressentait pas trop l’envie de danser. Encore moins joue contre joue, serrés dans le noir. Elle n’avait pas non plus de raisons de vouloir s’accrocher à la terre et refuser catégoriquement d’aller voir ailleurs et faire un tour sur la lune. Pourtant elle n’avait ni plus ni mieux.
Elle opta pour l’évasion, le rêve irréalisable. Elle le savait. Il n’y aura ni astronaute, ni d’invitation à s’envoler vers la lune. Mais elle pourra peupler son imagination de sons agréables, de couleurs apaisantes et d’odeurs à tendresse. Des sensations très discordantes et opposées à la crue réalité de ce panorama du boulevard Jean Jacques Dessalines qui ressemblait à une course pour éviter le pire, pour s’échapper à la fin du monde. Ce vide pesant aux trousses qui s’entête et s’acharne par vocation à vouloir vous broyer le corps, l’âme et l’esprit. Entre un cillement et une pulsation.
Elle avait parcouru le chemin du retour sur quelques centaines de mètres. L’esprit occupé dans les remembrances de son lecteur de cassette de poche et le choix entre ses deux chansons préférées, elle traversa sans peur aucune la partie réputée la plus dangereuse du trajet.
Apparemment elle ne s’était pas retournée une seule fois pour vérifier si elle était suivie ou non. Juste avant de tourner à droite pour reprendre la rue Madame Ganot, elle se tourna d’un geste relevant plus de l’automatisme que du souci de se savoir suivie. Elle ne nota personne de suspect. Il ne lui restait que quelques mètres avant de bifurquer à gauche pour s’engouffrer dans les petits sentiers en terre battus traversant les terres des SAUREY pour regagner sa maison.
Généralement sur ce tronçon de routes, elle ne se faisait aborder par aucun client. Les maisons étaient trop proches de la rue. Celui qui abordait une femme de petites vertus s’exposait à des quolibets de mauvais gouts de groupes de badauds réunis sous des lampadaires pour rire de tout et de rien.
Ainsi n’accorda-t-elle point d’attention à cette grande voiture qui roulait aux pas ralentis, moteur ronronnant à peine qui suivait sa direction à quelques dizaines de mètres derrière elle.
Elle se mit à chanter à voix haute avec Sylvie Vartan. Elle regarda à gauche et a droite pour traverser la rue et emprunter l’autre trottoir. Elle aperçut encore la voiture qui ne s’était toujours pas arrêtée. Elle allait bientôt tourner à gauche. A partir de là aucune voiture ne pourra la suivre.
Le seul danger viendrait des loups garou. Mais il était encore trop tôt pour croiser ces créatures qui sortent surtout après minuit et respectent les gens de leurs propres quartiers.
Juste avant de tourner, le lalalala de la chanson s’arrêta net. Elle entendit à travers l’écouteur, quelqu’un l’interpeller par son prénom. Elle sortit le lecteur de cassette pour se rendre compte que la cassette continuait à tourner. Elle sortir l’écouteur de l’oreille gauche. Souffla un brin dessus. Et le réintroduit à sa place. En guise de musique, une voix masculine riait à gorge déployée. Elle pensa donc que quelqu’un lui avait joué un tour en enregistrant une blague sur sa cassette. Cependant elle avait bien pris soin de faire ce qu’il fallait pour éviter tout enregistrement accidentel. Quelqu’un l’avait donc fait par méchanceté. Elle se disait qu’elle se paierait le luxe de l’étrangler de ses propres mains ce salaud qui lui aura abimé sa cassette préférée.
- Sabine !
Retentit la voix de nouveau qui ne rigolait plus. Elle se défit du lecteur et de tout ce qui va avec ; tourna sur elle-même pour apercevoir à quelques mètres, la silhouette de la voiture qu’elle avait cru voir un peu plus bas juste après avoir laissé le boulevard Jean Jacques Dessalines.
- Ah ! c’est vous qui m’avez interpelée ? Comment vous avez fait pour me crier à l’oreille ? Que voulez-vous ? J’ai fini de travailler.
- Vous avez fini de travailler ? J’ai l’impression que vous aviez eu une journée plutôt sèche.
- Cela ne vous regarde pas en plus mon travail ce n’est pas de faire de la conversation en pleine rue.
- C’est vrai je m’excuse d’avoir procédé ainsi mais il fallait bien attirer votre attention…
- Vous l’aviez fait et bien fait rassurez vous…que me voulez vous ?
- Laissez-moi commencer par le commencement. Voulez-vous m’accompagner ?
- Vous ne demandez pas mes tarifs ?
- Tarifs de quoi ? Je veux juste que vous m’accompagniez…
- Il vous sera appliqué le tarif par heure
- Vos tarifs ne m’inquiètent pas …venez. Montez.
La portière arrière gauche s’ouvra toute seule. Sabine hésita un instant. L’inconnu lui fit un petit signe de la main. Elle vit sa main et ses doigts et se sentit rassurée. Elle s’installa juste derrière l’inconnu bien assis au volant de sa grande et belle voiture.
(A SUIVRE)
DL
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
dimanche 29 août 2010
Quand le vodou aura son premier musée-centre culturel
Les objets sacrés du vodou constituent un patrimoine culturel, un héritage monumental à sauvegarder et à préserver. Un projet de création d'un musée-centre culturel est envisagé par un groupe de citoyens et intellectuels. Ce, dans l'objectif de la perpétuation et de la revitalisation des valeurs culturelles, populaires et religieuses du pays. Haïti: La Fondation pour la préservation, la valorisation et la production d'oeuvres culturelles haïtiennes (FPVPOCH), composée de l'anthropologue Rachel Beauvoir Dominique, de Reynald Trouillot, de Marianne Lehmann, des architectes Didier Dominique et Jean Hénock Trouillot, ambitionne depuis vingt ans de créer dans le pays un musée-centre culturel, consacré au vodou et à la culture haïtienne.
Selon Rachel Beauvoir Dominique et Jean Hénock Trouillot, « ce musée, qui sera formellement le premier espace d'exposition consacré aux arts sacrés du vodou, se veut aussi le premier « centre culturel de préservation, de conservation et d'activités culturelles et artistiques relatives au vodou et à la culture du pays. D'où le projet dénommé : musée-centre culturel ». Les architectes Didier Dominique, Jean Henock Trouillot travaillent d'arrache-pied à la conception de la maquette du bâtiment devant abriter ce musée. Cette construction, indiquent-ils, « doit répondre aux normes standard de tout musée ».
Le musée-centre culturel du vodou sera doté d'une bibliothèque, d'une salle de spectacles (théâtre, danse, musique), explique Jean Hénock Trouillot. « Ce musée aura aussi la vocation d'encourager et de produire des recherches scientifiques sur la culture haïtienne et le vodou », ajoute-t-il.
Les fonds de collection de ce musée-centre culturel seront notamment constitués de la riche collection d'objets sacrés de Marianne Lehmann. Il s'agit d'une riche collection d'environ 3 000 objets, répartis en grandes installations représentant des divinités du vodou et en objets de tous genres, tels que : cruches, drapeaux, colliers, crécelles, costumes, statues. Ces objets ont été généralement utilisés dans des cultes du vodou. Ils sont notamment issus de temples de vodou et de « lakou ». Au-delà de leur dimension esthétique, ces objets ont une valeur significative sur le plan magico-religieux.
Les arts sacrés du vodou d'exposition en exposition.
Une grande partie des objets de la collection de Madame Lehmann a, depuis 1996, fait l'objet d'expositions itinérantes organisées aux Etats-Unis d'Amérique, en République dominicaine, au Canada et en Europe du Nord. Une exposition de ces objets a été tournée dans de nombreuses villes américaines, dont celle de l'Université de Los Angeles en Californie et du Musée d'art de Baltimore. Cette institution lui a consacré un catalogue : « Les arts sacrés du vaudou en Haïti ». En 2000, le Centre culturel espagnol de Santo Domingo a réalisé une exposition autour de ces objets, laquelle a eu lieu dans une église datant du XVe siècle, l'époque de la colonisation espagnole dans la partie est de l'île. De 2006 à 2007, à l'initiative de Jacques Hainard et de Philipe Mathez, une autre exposition s'est tenue au Musée ethnographique de Genève. Intitulée « Vodou, un art de vivre », cette exposition a fait l'objet d'un catalogue, du même titre, conçu et réalisé par Jacques Hainard et Philipe Mathez, respectivement directeur et conservateur du Musée ethnographique. Ce catalogue de 448 pages, auquel ont contribué une vingtaine de chercheurs, d'universitaires et de vodouisants, est paru en anglais, en allemand et en néerlandais. Dans le cadre de l'exposition genevoise qui s'était poursuivie jusqu'au mois d'août 2008, les organisateurs ont projeté le documentaire, « Une mémoire vodou », réalisé par Irène Lichtenstein. Dans ce film, Marianne Lehmann raconte sa passion. Elle fait découvrir ses pièces et fait rencontrer des artisans qui fabriquent ces objets pour lever un coin du voile sur une des croyances les plus mystérieuses du pays.
En septembre 2007, une autre exposition allait être réalisée au Musée des cultures mondiales de Göteborg, en Suède, en présence des architectes Didier Dominique et Hénock Trouillot et de l'anthropologue Rachel Beauvoir-Dominique. L'ouverture de cette exposition a été suivie de la présentation de la collection des objets sacrés par l'anthropologue Dominique, de la conférence d'Hénock Trouillot, (dans laquelle il a situé le contexte historique des objets présentés).
Du 1er novembre 2008 au 10 mai 2009, l'exposition s'est déroulée au Tropenmuseum d'Amsterdam. De style XIXe siècle en brique, le Tropenmuseum est l'un des plus grands musées ethnographiques d'Europe. Logé dans un édifice d'une quarantaine de mètres de hauteur et de cinq étages à balcons intérieurs, ce musée comprend des collections impressionnantes de milliers d'objets du monde entier.
Après le musée de Göteborg où elle s'est poursuivie jusqu'en janvier 2010, l'exposition se déroule de mai à octobre 2010 au Musée ethnologique de Berlin - qui comporte une collection permanente de plus de 500 000 objets du monde entier. En novembre 2010, les objets seront montrés au Musée canadien des civilisations d'Ottawa. D'octobre 2011 à avril 2012, ils seront à nouveau présentés au public allemand, puis en juin 2012 à l'Ubersee Museum de Brème.
L'exposition durera jusqu'en novembre de cette année. Les recettes des entrées des différents musées où se sont tenues les expositions seront reversées à la Fondation pour la préservation, la valorisation et la production d'oeuvres culturelles haïtiennes, en vue de la construction du musée-centre culturel. Entre-temps, les initiateurs de ce projet comptent sur les contributions des organisations et de citoyens d'ici et d'ailleurs pour les aider à concrétiser ce rêve qui les tient tant à coeur.
La création du Musée-centre culturel vodou en Haïti s'inscrit dans les lignées de la préservation et de la conservation d'un patrimoine culturel, artistique et sacré que constituent les objets vodou. Bien nombre de ces objets sont entreposés dans une maison de sept pièces, « placés sous l'oeil de sa propriétaire, en l'occurrence Marianne Lehmann ». Quelques pièces ont été endommagées lors du séisme du 12 janvier. Par la suite, elles ont été confiées au Centre de sauvetage de biens culturels pour être restaurés. « Car nous tenons à préserver cet héritage culturel monumental », a lâché l'anthropologue Rachel Beauvoir Dominique. Les objets sacrés du vodou témoignent du syncrétisme religieux, de la dimension spirituelle, cultuelle, rituelle et artistique d'Haïti. Ils sont capables de provoquer d'intenses émotions ou des sensations de transe. Ces objets renvoient au passé et à la culture populaire haïtienne ainsi qu'aux influences africaines et occidentales. C'est pour plus d'un tout un « art de vivre » !
Chenald Augustin
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=82937&PubDate=2010-08-27
Selon Rachel Beauvoir Dominique et Jean Hénock Trouillot, « ce musée, qui sera formellement le premier espace d'exposition consacré aux arts sacrés du vodou, se veut aussi le premier « centre culturel de préservation, de conservation et d'activités culturelles et artistiques relatives au vodou et à la culture du pays. D'où le projet dénommé : musée-centre culturel ». Les architectes Didier Dominique, Jean Henock Trouillot travaillent d'arrache-pied à la conception de la maquette du bâtiment devant abriter ce musée. Cette construction, indiquent-ils, « doit répondre aux normes standard de tout musée ».
Le musée-centre culturel du vodou sera doté d'une bibliothèque, d'une salle de spectacles (théâtre, danse, musique), explique Jean Hénock Trouillot. « Ce musée aura aussi la vocation d'encourager et de produire des recherches scientifiques sur la culture haïtienne et le vodou », ajoute-t-il.
Les fonds de collection de ce musée-centre culturel seront notamment constitués de la riche collection d'objets sacrés de Marianne Lehmann. Il s'agit d'une riche collection d'environ 3 000 objets, répartis en grandes installations représentant des divinités du vodou et en objets de tous genres, tels que : cruches, drapeaux, colliers, crécelles, costumes, statues. Ces objets ont été généralement utilisés dans des cultes du vodou. Ils sont notamment issus de temples de vodou et de « lakou ». Au-delà de leur dimension esthétique, ces objets ont une valeur significative sur le plan magico-religieux.
Les arts sacrés du vodou d'exposition en exposition.
Une grande partie des objets de la collection de Madame Lehmann a, depuis 1996, fait l'objet d'expositions itinérantes organisées aux Etats-Unis d'Amérique, en République dominicaine, au Canada et en Europe du Nord. Une exposition de ces objets a été tournée dans de nombreuses villes américaines, dont celle de l'Université de Los Angeles en Californie et du Musée d'art de Baltimore. Cette institution lui a consacré un catalogue : « Les arts sacrés du vaudou en Haïti ». En 2000, le Centre culturel espagnol de Santo Domingo a réalisé une exposition autour de ces objets, laquelle a eu lieu dans une église datant du XVe siècle, l'époque de la colonisation espagnole dans la partie est de l'île. De 2006 à 2007, à l'initiative de Jacques Hainard et de Philipe Mathez, une autre exposition s'est tenue au Musée ethnographique de Genève. Intitulée « Vodou, un art de vivre », cette exposition a fait l'objet d'un catalogue, du même titre, conçu et réalisé par Jacques Hainard et Philipe Mathez, respectivement directeur et conservateur du Musée ethnographique. Ce catalogue de 448 pages, auquel ont contribué une vingtaine de chercheurs, d'universitaires et de vodouisants, est paru en anglais, en allemand et en néerlandais. Dans le cadre de l'exposition genevoise qui s'était poursuivie jusqu'au mois d'août 2008, les organisateurs ont projeté le documentaire, « Une mémoire vodou », réalisé par Irène Lichtenstein. Dans ce film, Marianne Lehmann raconte sa passion. Elle fait découvrir ses pièces et fait rencontrer des artisans qui fabriquent ces objets pour lever un coin du voile sur une des croyances les plus mystérieuses du pays.
En septembre 2007, une autre exposition allait être réalisée au Musée des cultures mondiales de Göteborg, en Suède, en présence des architectes Didier Dominique et Hénock Trouillot et de l'anthropologue Rachel Beauvoir-Dominique. L'ouverture de cette exposition a été suivie de la présentation de la collection des objets sacrés par l'anthropologue Dominique, de la conférence d'Hénock Trouillot, (dans laquelle il a situé le contexte historique des objets présentés).
Du 1er novembre 2008 au 10 mai 2009, l'exposition s'est déroulée au Tropenmuseum d'Amsterdam. De style XIXe siècle en brique, le Tropenmuseum est l'un des plus grands musées ethnographiques d'Europe. Logé dans un édifice d'une quarantaine de mètres de hauteur et de cinq étages à balcons intérieurs, ce musée comprend des collections impressionnantes de milliers d'objets du monde entier.
Après le musée de Göteborg où elle s'est poursuivie jusqu'en janvier 2010, l'exposition se déroule de mai à octobre 2010 au Musée ethnologique de Berlin - qui comporte une collection permanente de plus de 500 000 objets du monde entier. En novembre 2010, les objets seront montrés au Musée canadien des civilisations d'Ottawa. D'octobre 2011 à avril 2012, ils seront à nouveau présentés au public allemand, puis en juin 2012 à l'Ubersee Museum de Brème.
L'exposition durera jusqu'en novembre de cette année. Les recettes des entrées des différents musées où se sont tenues les expositions seront reversées à la Fondation pour la préservation, la valorisation et la production d'oeuvres culturelles haïtiennes, en vue de la construction du musée-centre culturel. Entre-temps, les initiateurs de ce projet comptent sur les contributions des organisations et de citoyens d'ici et d'ailleurs pour les aider à concrétiser ce rêve qui les tient tant à coeur.
La création du Musée-centre culturel vodou en Haïti s'inscrit dans les lignées de la préservation et de la conservation d'un patrimoine culturel, artistique et sacré que constituent les objets vodou. Bien nombre de ces objets sont entreposés dans une maison de sept pièces, « placés sous l'oeil de sa propriétaire, en l'occurrence Marianne Lehmann ». Quelques pièces ont été endommagées lors du séisme du 12 janvier. Par la suite, elles ont été confiées au Centre de sauvetage de biens culturels pour être restaurés. « Car nous tenons à préserver cet héritage culturel monumental », a lâché l'anthropologue Rachel Beauvoir Dominique. Les objets sacrés du vodou témoignent du syncrétisme religieux, de la dimension spirituelle, cultuelle, rituelle et artistique d'Haïti. Ils sont capables de provoquer d'intenses émotions ou des sensations de transe. Ces objets renvoient au passé et à la culture populaire haïtienne ainsi qu'aux influences africaines et occidentales. C'est pour plus d'un tout un « art de vivre » !
Chenald Augustin
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=82937&PubDate=2010-08-27
Un ouragan «majeur» inquiète les experts américains
Danielle, un nouvel ouragan de catégorie quatre sur l'échelle de Saffir-Simpson (qui en compte cinq) se rapproche dangereusement des Bermudes, a annoncé le Centre national américain des ouragans (NHC). Situé au dessus de l'Atlantique avec des vents atteignant 215 km/h, l'ouragan ne menacerait pas les Etats-Unis et le Canada pour l'instant. Les forts courants pourraient cependant affecter certaines zones de la côte Est des Etats-Unis.
«Un renforcement supplémentaire est possible dans les prochaines 24 heures», a ajouté le centre.
Il s'agit du deuxième ouragan de la saison 2010 dans l'Atlantique. Peu avant 06H00 GMT, l'ouragan était déjà passé à la catégorie trois, c'est-à-dire un «ouragan majeur». Il se situait à 940 km au sud-est des Bermudes et se dirigeait vers le nord-ouest.
Le NHC a indiqué que Danielle devrait tourner vers le nord et passer bien à l'est des Bermudes pendant le week-end, bien que l'ouragan devrait affecter ces îles avec de fortes pluies.
L'ouragan Danielle était suivi par la tempête tropicale Earl qui s'est aussi renforcée en mer, mais il faudra plusieurs jours avant que les deux n'atteignent les côtes, ont estimé des experts aux Etats-Unis.
Ce vendredi matin, également dans l'Atlantique, au sud-est de Danielle, soufflait la tempête tropicale Earl. Selon le NHC, elle progressait vers l'ouest avec des vents pouvant atteindre 75 km/h et, d'après des experts, elle devrait devenir un ouragan d'ici samedi.
Danielle est le second ouragan majeur de la saison 2010 dans l'Atlantique après Alex qui a traversé l'Amérique centrale et le Mexique, laissant derrière lui au moins 12 morts et perturbant les opérations de récupération de pétrole liées à la marée noire dans le golfe du Mexique.
(Source AFP).
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18193
«Un renforcement supplémentaire est possible dans les prochaines 24 heures», a ajouté le centre.
Il s'agit du deuxième ouragan de la saison 2010 dans l'Atlantique. Peu avant 06H00 GMT, l'ouragan était déjà passé à la catégorie trois, c'est-à-dire un «ouragan majeur». Il se situait à 940 km au sud-est des Bermudes et se dirigeait vers le nord-ouest.
Le NHC a indiqué que Danielle devrait tourner vers le nord et passer bien à l'est des Bermudes pendant le week-end, bien que l'ouragan devrait affecter ces îles avec de fortes pluies.
L'ouragan Danielle était suivi par la tempête tropicale Earl qui s'est aussi renforcée en mer, mais il faudra plusieurs jours avant que les deux n'atteignent les côtes, ont estimé des experts aux Etats-Unis.
Ce vendredi matin, également dans l'Atlantique, au sud-est de Danielle, soufflait la tempête tropicale Earl. Selon le NHC, elle progressait vers l'ouest avec des vents pouvant atteindre 75 km/h et, d'après des experts, elle devrait devenir un ouragan d'ici samedi.
Danielle est le second ouragan majeur de la saison 2010 dans l'Atlantique après Alex qui a traversé l'Amérique centrale et le Mexique, laissant derrière lui au moins 12 morts et perturbant les opérations de récupération de pétrole liées à la marée noire dans le golfe du Mexique.
(Source AFP).
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18193
Le dossier des candidats écartés est une affaire classée.
Le CEP annonce qu'il ne va pas revenir sur sa décision d'écarter de la course électorale la candidature de 15 personnalités, notamment celle de Wyclef Jean. Le conseil électoral provisoire a présenté les motifs de sa décision d'écarter 15 des prétendants ayant manifesté la volonté de succéder au président au Préval.
Au cours d'une rencontre avec la presse ce 27 août, la direction des Opérations électorales et le Service des Affaires Juridiques se sont prononcés sur chaque cas séparément.
C'était l'occasion pour la section juridique du CEP de rappeler le caractère irrévocable des décisions du Bureau de Contentieux Electoral National (BCEN.
Selon Me Moslaire Georges, membre du Service des Affaires Juridiques du CEP, les avocats de Wyclef Jean seraient dans une certaine mesure responsables de l'éviction de leur client.
« La liste des candidats agréés est définitive », a martelé le porte-parole du Conseil Electoral Provisoire , Richardson Dumesle.
Les responsables du Conseil Electoral Provisoire affirment qu'ils ont mis le cap désormais, vers la réalisation des élections du 28 novembre.
L'équipe dirigée par Gaillot Dorsainvil se dit plus que jamais déterminée à organiser des élections crédibles et transparentes.
Rappelons que le Conseil Electoral Provisoire est très décrié est décrié par plusieurs secteurs de la vie nationale, qui estiment qu'il n'est pas en mesure d'organiser de bonnes élections dans le pays.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18194
Au cours d'une rencontre avec la presse ce 27 août, la direction des Opérations électorales et le Service des Affaires Juridiques se sont prononcés sur chaque cas séparément.
C'était l'occasion pour la section juridique du CEP de rappeler le caractère irrévocable des décisions du Bureau de Contentieux Electoral National (BCEN.
Selon Me Moslaire Georges, membre du Service des Affaires Juridiques du CEP, les avocats de Wyclef Jean seraient dans une certaine mesure responsables de l'éviction de leur client.
« La liste des candidats agréés est définitive », a martelé le porte-parole du Conseil Electoral Provisoire , Richardson Dumesle.
Les responsables du Conseil Electoral Provisoire affirment qu'ils ont mis le cap désormais, vers la réalisation des élections du 28 novembre.
L'équipe dirigée par Gaillot Dorsainvil se dit plus que jamais déterminée à organiser des élections crédibles et transparentes.
Rappelons que le Conseil Electoral Provisoire est très décrié est décrié par plusieurs secteurs de la vie nationale, qui estiment qu'il n'est pas en mesure d'organiser de bonnes élections dans le pays.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18194
Haïti-Arts : Prochain dévoilement à Québec d’une statue en bronze de Toussaint Louverture
P-au-P, 29 août 2010 [AlterPresse]--- Une statue en bronze, représentant Toussaint Louverture, l’ancien esclave noir précurseur de l’indépendance d’Haïti, sera dévoilée le mercredi 8 septembre 2010, au cours d’une cérémonie officielle au Parc de l’Amérique latine au Québec (en arrière du Palais de Justice), apprend l’agence en ligne AlterPresse. “C’est à l’occasion du bicentenaire [le 1er janvier 2004] de l’indépendance d’Haïti que l’association haïtienne de Québec (Ahq) avait fait cette offre à la ville, via la commission de la capitale nationale du Québec”, souligne l’Ahq dans une note transmise à AlterPresse.
Le projet de don, à la ville de Québec, de cette statue en bronze de Toussaint Louverture [ de 2.50 m de hauteur], réalisée par Anioclès Grégoire, un sculpteur d’origine haïtienne vivant à Montréal, a pris du temps à se concrétiser.
Une activité culturelle haïtienne devra suivre la cérémonie officielle de dévoilement, le 8 septembre prochain, de la statue en bronze de Toussaint Louverture, annonce l’association haïtienne de Québec.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9911
Le projet de don, à la ville de Québec, de cette statue en bronze de Toussaint Louverture [ de 2.50 m de hauteur], réalisée par Anioclès Grégoire, un sculpteur d’origine haïtienne vivant à Montréal, a pris du temps à se concrétiser.
Une activité culturelle haïtienne devra suivre la cérémonie officielle de dévoilement, le 8 septembre prochain, de la statue en bronze de Toussaint Louverture, annonce l’association haïtienne de Québec.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9911
Haiti-Éducation : Cents étudiants haïtiens bientôt au Sénégal pour une formation universitaire
P-au-P, 27 aout 2010 [AlterPresse] --- Cent étudiants haïtiens partiront en octobre prochain pour le Sénégal afin de démarrer ou de poursuivre une formation universitaire dans deux universités publiques de ce pays. Soixante dix des cents étudiants sont attendus à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, tandis que les trente autres à l’université Gaston Berger de Saint-louis.
« Les frais couvrant les études, l’hébergement et l’entretien des boursiers haïtiens seront à la charge du gouvernement sénégalais », selon le ministre sénégalais des Affaires internationales et humanitaires, Amadou Lamine Ba, de passage en Haiti dans le cadre du traitement des dossiers de candidature à cette formation.
La sélection des étudiants est confiée à une commission sénégalo-haitienne qui soumet les candidats à une évaluation académique, un bilan de santé et un entretien, indique à AlterPresse le ministre Lamine Ba.
Ce programme de bourses d’études constitue la première phase d’exécution d’un « vaste projet humanitaire et historique » mis en œuvre par le président du Sénégal Abdoulaye Wade suite au passage meurtrier du séisme du 12 janvier dernier en Haiti, précise le haut fonctionnaire.
L’autre phase du projet concerne l’accueil et l’insertion de familles haïtiennes désireuses de vivre au Sénégal.
Une commission nationale du Sénégal est en train d’identifier des sites pour la construction de logements, assure Amadou Lamine Ba, sans plus de précisions sur l’état d’avancement du processus de sélection et le nombre de familles haïtiennes attendues au Sénégal. [cer apr 27/08/10 13:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9907
Commentaires:
Les haïtiens qui veulent s'installer au Senegal savent-ils exactement ce qui les attend là-bas?
« Les frais couvrant les études, l’hébergement et l’entretien des boursiers haïtiens seront à la charge du gouvernement sénégalais », selon le ministre sénégalais des Affaires internationales et humanitaires, Amadou Lamine Ba, de passage en Haiti dans le cadre du traitement des dossiers de candidature à cette formation.
La sélection des étudiants est confiée à une commission sénégalo-haitienne qui soumet les candidats à une évaluation académique, un bilan de santé et un entretien, indique à AlterPresse le ministre Lamine Ba.
Ce programme de bourses d’études constitue la première phase d’exécution d’un « vaste projet humanitaire et historique » mis en œuvre par le président du Sénégal Abdoulaye Wade suite au passage meurtrier du séisme du 12 janvier dernier en Haiti, précise le haut fonctionnaire.
L’autre phase du projet concerne l’accueil et l’insertion de familles haïtiennes désireuses de vivre au Sénégal.
Une commission nationale du Sénégal est en train d’identifier des sites pour la construction de logements, assure Amadou Lamine Ba, sans plus de précisions sur l’état d’avancement du processus de sélection et le nombre de familles haïtiennes attendues au Sénégal. [cer apr 27/08/10 13:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9907
Commentaires:
Les haïtiens qui veulent s'installer au Senegal savent-ils exactement ce qui les attend là-bas?
Haiti-Sécurité : Bientôt plus de 900 nouveaux agents dans les rangs de la Police nationale
P-au-P, 27 Aout 2010[AlterPresse] --- La vingt-deuxième promotion de la Police nationale d’Haïti (Pnh) fait son entrée le dimanche 29 aout prochain à l’Académie de police de Frères (quartier de Pétion-Ville à l’est de la capitale), apprend AlterPresse auprès de la Mission des Nations-Unies pour la stabilisation en Haiti (Minustah). Cette nouvelle promotion compte dans ses rangs plus de neuf cents personnes, soit environ huit cent garçons et une centaine de filles, précise Jean Francois Vezina, porte-parole de la police civile de la Minustah.
468 agents, dont 153 femmes, avaient bouclé en aout 2009 un cycle de formation de huit mois à l’Académie de police.
La formation de la vingt-deuxième promotion de la Pnh intervient à un an de l’échéance d’un accord de l’institution policière avec les Nations-Unies sur la professionnalisation des policiers nationaux et le renforcement de leurs capacités opérationnelles.
L’accord s’inscrit dans le cadre d’un plan de réforme adopté en aout 2006 par la Pnh et la Minustah.
Créée en 1995, la Police nationale d’Haiti disposait la veille du séisme du 12 janvier 2010 d’un effectif avoisinant les dix mille policiers.
Le nombre a diminué suite à la catastrophe qui a causé de lourdes pertes dans les rangs de la Pnh.
Un premier bilan officiel dressé quelques jours après le tremblement de terre du 12 janvier a fait état de 70 morts, cinq cents disparus et de quatre cents blessés.
Plus de sept mois après le séisme, un bilan définitif sur le nombre de disparus ou de blessés ayant regagné ou non leurs postes se fait toujours attendre.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9908
468 agents, dont 153 femmes, avaient bouclé en aout 2009 un cycle de formation de huit mois à l’Académie de police.
La formation de la vingt-deuxième promotion de la Pnh intervient à un an de l’échéance d’un accord de l’institution policière avec les Nations-Unies sur la professionnalisation des policiers nationaux et le renforcement de leurs capacités opérationnelles.
L’accord s’inscrit dans le cadre d’un plan de réforme adopté en aout 2006 par la Pnh et la Minustah.
Créée en 1995, la Police nationale d’Haiti disposait la veille du séisme du 12 janvier 2010 d’un effectif avoisinant les dix mille policiers.
Le nombre a diminué suite à la catastrophe qui a causé de lourdes pertes dans les rangs de la Pnh.
Un premier bilan officiel dressé quelques jours après le tremblement de terre du 12 janvier a fait état de 70 morts, cinq cents disparus et de quatre cents blessés.
Plus de sept mois après le séisme, un bilan définitif sur le nombre de disparus ou de blessés ayant regagné ou non leurs postes se fait toujours attendre.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9908
Garantir le droit à la santé en Haïti, une obligation de l’État
P-au-P, 28 août 2010 [AlterPresse] --- L’établissement d’un véritable système politique de santé axé sur la prévention et le traitement, accompagné d’une volonté politique, est le point de départ pour garantir l’accès de la population haïtienne des dix (10) départements géographiques aux soins de santé, considère le docteur psychiatre Harrisson Ernest, qui intervenait le vendredi 27 août, dans le cadre des conférences-débats (derniers vendredis de chaque mois) de la plateforme des organisations haïtiennes de défense des droits humains (Pohdh). « La promulgation de lois et de procédures sanitaires par l’État haïtien et un engagement, de sa part, à les respecter, sont fondamentaux pour permettre aux habitants, de toutes les sections communales, de jouir de leur droit à la santé », soutient Ernest, à cette conférence-débat déroulée autour du thème « la problématique des droits à la santé en Haïti ».
Dans ce processus de respect du droit à la santé, le psychiatre intervenant insiste non seulement sur la formation des citoyennes et citoyens quant à la situation épidémiologique du pays, mais aussi sur l’apport global des organisations sociales.
Les recommandations issues de la conférence-débat posent l’exigence d’une transversalité entre les différentes actions des ministères : de la santé publique, en surveillant la qualité des soins donnés ; de l’éducation nationale, en s’assurant d’une bonne formation des médecins ; de l’agriculture et de l’économie, dans la production des aliments et le contrôle de leur qualité ; des affaires sociales, dans le contrôle du traitement accordé aux travailleuses et travailleurs dans les institutions ; puis des travaux publics, dans la vérification du bon état des routes pour prévenir des accidents.
Dans ce contexte, la plateforme des organisations haïtiennes de défense des droits humains (Pohdh) demande à l’État haïtien d’appliquer l’article dix (10) de la convention de San Salvador, adoptée le 17 novembre 1988, laquelle préconise de garantir le bien-être physique, psychologique et social [des Haïtiennes et Haïtiens].
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9910
Commentaires:
Il a dit quoi lepsychiatre? Heureusement qu'il y a eu ce débat. Maintenant le gouvernement , les acteurs politiques savent que l'état a l'obligation de garantir le droit à la santé. Il y aura un débat pour arriver à la même conclusion en ce qui concerne la santé, un autre pour le logement, un autre pour le droit à la vie.
Par contre je cherchais le nom de l'ONG qui a fiancé ce débat et je ne l'ai pas lu entre les lignes de cette dépêche!
Dans ce processus de respect du droit à la santé, le psychiatre intervenant insiste non seulement sur la formation des citoyennes et citoyens quant à la situation épidémiologique du pays, mais aussi sur l’apport global des organisations sociales.
Les recommandations issues de la conférence-débat posent l’exigence d’une transversalité entre les différentes actions des ministères : de la santé publique, en surveillant la qualité des soins donnés ; de l’éducation nationale, en s’assurant d’une bonne formation des médecins ; de l’agriculture et de l’économie, dans la production des aliments et le contrôle de leur qualité ; des affaires sociales, dans le contrôle du traitement accordé aux travailleuses et travailleurs dans les institutions ; puis des travaux publics, dans la vérification du bon état des routes pour prévenir des accidents.
Dans ce contexte, la plateforme des organisations haïtiennes de défense des droits humains (Pohdh) demande à l’État haïtien d’appliquer l’article dix (10) de la convention de San Salvador, adoptée le 17 novembre 1988, laquelle préconise de garantir le bien-être physique, psychologique et social [des Haïtiennes et Haïtiens].
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9910
Commentaires:
Il a dit quoi lepsychiatre? Heureusement qu'il y a eu ce débat. Maintenant le gouvernement , les acteurs politiques savent que l'état a l'obligation de garantir le droit à la santé. Il y aura un débat pour arriver à la même conclusion en ce qui concerne la santé, un autre pour le logement, un autre pour le droit à la vie.
Par contre je cherchais le nom de l'ONG qui a fiancé ce débat et je ne l'ai pas lu entre les lignes de cette dépêche!
René Préval reçu chez les Manigat
Le chef de l’Etat, qui se dit "neutre" dans la course électorale, a pris l’initiative de rencontrer pour la première fois l’ex-Président Leslie Manigat et son épouse Mirlande Manigat, candidate à la présidence, "officiellement" en vue de présenter la situation du pays avant les élections Samedi 28 août 2010, Radio Kiskeya
Le Président René Préval a eu vendredi soir des discussions sur la situation du pays et le processus électoral avec la candidate à la présidence du Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (RDNP), Mirlande Hyppolite Manigat, et son époux, l’ancien Président Leslie Manigat (fév-juin 1988), lors d’une visite en leur résidence.
Les problèmes liés aux prochaines élections et les grands dossiers de l’Etat étaient au menu de cette réunion à trois longue de trois heures, a fait savoir Madame Manigat à Radio Kiskeya dans ses considérations sur cette initiative du Président qui visait à exposer l’Etat de la nation à celle qui fait partie de ses successeurs potentiels.
Elle précise que face à sa décision de décliner une invitation à aller au Palais National (siège de la Présidence), le chef de l’Etat a utilisé les bons offices d’un "ami commun" pour se rendre chez elle en Plaine (nord de Port-au-Prince).
"Il s’agissait d’une rencontre politique, très cordiale, chaleureuse à un certain moment, sérieuse, avec des discussions franches qui se sont déroulées dans le respect mutuel", s’est bornée à dire la secrétaire générale du RDNP qui a refusé de réveler dans les détails le contenu de la conversation.
Mettant l’accent sur le fait que pour son premier tête-à-tête avec le professeur Leslie Manigat, son prédécesseur et rival direct aux présidentielles de 2006, M. Préval était visiblement "content", Mirlande Manigat note que le dialogue s’est situé à un "certain niveau" où chacun a pu soutenir son point de vue.
La dirigeante démocrate-chrétienne souligne avoir fait part au chef de l’Etat de ses critiques, déjà exprimées publiquement, sur la dépendance présumée du Conseil électoral provisoire vis-à-vis du pouvoir et sa décision de valider, en violation de la constitution, la candidature d’anciens hauts responsables de l’Etat n’ayant pas reçu décharge de leur gestion.
René Préval a quant à lui revendiqué la neutralité de l’Exécutif dans le processus électoral, se défendant notamment d’avoir été à l’origine du communiqué #16 du CEP qui a consacré la mise en veilleuse de l’article 233 de la loi mère relative à la décharge.
La professeure Manigat croit que sa rencontre avec le chef de l’Exécutif n’avait pas les "mêmes objectifs" que celle que René Préval avait eue, il y a une semaine, avec Wyclef Jean tout juste avant l’exclusion de ce dernier de la course électorale pour déficit de résidence.
Passé depuis à l’opposition, le célèbre musicien de hip-hop a, dans une chanson polémique mise en circulation, contre-attaqué en dénonçant "l’hypocrisie" de Préval qui aurait dicté sa mise à l’écart à des conseillers électoraux soumis bons pour être "emprisonnés".
Par ailleurs, le leader du RDNP n’était pas en mesure de confirmer l’intention de son interlocuteur -chef suprême de la plateforme INITE- de s’entretenir de la situation post-séisme du pays avec les autres candidats à la présidence.
En visite à Port-au-Prince, le Secrétaire général de l’OEA, José Miguel Insulza, avait confié vendredi que le chef de l’Etat prévoyait de faire le point sur l’état d’avancement du processus de reconstruction avec les 19 personnalités en lice pour les élections du 28 novembre sur lesquelles continuent de planer plusieurs inconnues.
Constitutionnaliste, vice-rectrice de l’université privée Quisqueya et ancienne Sénatrice en 1988, Mirlande Manigat s’était retirée des sénatoriales de 2006 à la suite de la défaite aux présidentielles de son mari que celui-ci avait vivement contestée tout en réclamant son droit à un "second tour pédagogique" contre Préval alors déclaré vainqueur au premier tour sans avoir franchi la barre de 50% des voix. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6987
Notre commentaire:
L'exécutif aura bien du mal à faire accepter une vertuese neutralité dans ce processus électoral. Sans vouloir adopter ouvertement une position d'arbitre, René Préval n'a pas toujours choisi les meilleurs moments pour intervenir. Nous aions très mal compris le propos de sa rencontre avec Wyclef le jour de lapublication de la liste des candidats.
Cette réunion avec Myrlande Manigat n'a nullement sa raison d'être.
Le Président René Préval a eu vendredi soir des discussions sur la situation du pays et le processus électoral avec la candidate à la présidence du Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (RDNP), Mirlande Hyppolite Manigat, et son époux, l’ancien Président Leslie Manigat (fév-juin 1988), lors d’une visite en leur résidence.
Les problèmes liés aux prochaines élections et les grands dossiers de l’Etat étaient au menu de cette réunion à trois longue de trois heures, a fait savoir Madame Manigat à Radio Kiskeya dans ses considérations sur cette initiative du Président qui visait à exposer l’Etat de la nation à celle qui fait partie de ses successeurs potentiels.
Elle précise que face à sa décision de décliner une invitation à aller au Palais National (siège de la Présidence), le chef de l’Etat a utilisé les bons offices d’un "ami commun" pour se rendre chez elle en Plaine (nord de Port-au-Prince).
"Il s’agissait d’une rencontre politique, très cordiale, chaleureuse à un certain moment, sérieuse, avec des discussions franches qui se sont déroulées dans le respect mutuel", s’est bornée à dire la secrétaire générale du RDNP qui a refusé de réveler dans les détails le contenu de la conversation.
Mettant l’accent sur le fait que pour son premier tête-à-tête avec le professeur Leslie Manigat, son prédécesseur et rival direct aux présidentielles de 2006, M. Préval était visiblement "content", Mirlande Manigat note que le dialogue s’est situé à un "certain niveau" où chacun a pu soutenir son point de vue.
La dirigeante démocrate-chrétienne souligne avoir fait part au chef de l’Etat de ses critiques, déjà exprimées publiquement, sur la dépendance présumée du Conseil électoral provisoire vis-à-vis du pouvoir et sa décision de valider, en violation de la constitution, la candidature d’anciens hauts responsables de l’Etat n’ayant pas reçu décharge de leur gestion.
René Préval a quant à lui revendiqué la neutralité de l’Exécutif dans le processus électoral, se défendant notamment d’avoir été à l’origine du communiqué #16 du CEP qui a consacré la mise en veilleuse de l’article 233 de la loi mère relative à la décharge.
La professeure Manigat croit que sa rencontre avec le chef de l’Exécutif n’avait pas les "mêmes objectifs" que celle que René Préval avait eue, il y a une semaine, avec Wyclef Jean tout juste avant l’exclusion de ce dernier de la course électorale pour déficit de résidence.
Passé depuis à l’opposition, le célèbre musicien de hip-hop a, dans une chanson polémique mise en circulation, contre-attaqué en dénonçant "l’hypocrisie" de Préval qui aurait dicté sa mise à l’écart à des conseillers électoraux soumis bons pour être "emprisonnés".
Par ailleurs, le leader du RDNP n’était pas en mesure de confirmer l’intention de son interlocuteur -chef suprême de la plateforme INITE- de s’entretenir de la situation post-séisme du pays avec les autres candidats à la présidence.
En visite à Port-au-Prince, le Secrétaire général de l’OEA, José Miguel Insulza, avait confié vendredi que le chef de l’Etat prévoyait de faire le point sur l’état d’avancement du processus de reconstruction avec les 19 personnalités en lice pour les élections du 28 novembre sur lesquelles continuent de planer plusieurs inconnues.
Constitutionnaliste, vice-rectrice de l’université privée Quisqueya et ancienne Sénatrice en 1988, Mirlande Manigat s’était retirée des sénatoriales de 2006 à la suite de la défaite aux présidentielles de son mari que celui-ci avait vivement contestée tout en réclamant son droit à un "second tour pédagogique" contre Préval alors déclaré vainqueur au premier tour sans avoir franchi la barre de 50% des voix. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6987
Notre commentaire:
L'exécutif aura bien du mal à faire accepter une vertuese neutralité dans ce processus électoral. Sans vouloir adopter ouvertement une position d'arbitre, René Préval n'a pas toujours choisi les meilleurs moments pour intervenir. Nous aions très mal compris le propos de sa rencontre avec Wyclef le jour de lapublication de la liste des candidats.
Cette réunion avec Myrlande Manigat n'a nullement sa raison d'être.
Pluie de dons pour ONE DROP
![]() |
| Le président du Cirque du Soleil, Guy Laliberté, accompagné par sa conjointe, Claudia Barila LE SOLEIL, CAROLINE GRÉGOIRE |
Ian Bussières, Le Soleil
(Québec) Le pdg du Cirque du Soleil, Guy Laliberté, n'oublie pas sa ville natale et, hier, Québec lui a montré qu'elle ne l'oubliait pas non plus alors que la soirée-bénéfice pour la fondation ONE DROP, à l'occasion de l'avant-dernière présentation du spectacle TOTEM dans le Vieux-Port, a permis d'amasser 820 000 $ pour l'association caritative.
«C'est ici que je suis né, c'est ici que j'ai travaillé fort au cours des premières années, ça fait toujours plaisir de voir que Québec soutient encore les causes qui me tiennent à coeur», a déclaré l'homme d'affaires peu de temps avant que son partenaire et président d'honneur de la soirée, le metteur en scène Robert Lepage, ne dévoile le montant recueilli.
En entrevue au Soleil, Guy Laliberté s'est dit heureux de pouvoir être présent dans la capitale cette année alors que l'an dernier, il préparait son voyage dans l'espace. «Je n'ai pas pu être là l'an passé, je m'étais adressé aux gens par vidéo. Je suis content de pouvoir souligner deux grandes années de levées de fonds à Québec», a-t-il déclaré.
Il a ajouté que sa jeune fondation avait grandement bénéficié de sa très médiatisée épopée spatiale à bord du vaisseau Soyouz TMA-16. «Ça a vraiment eu un gros impact à l'international. Au Québec, à la limite ça a quasiment été de la surexposition, mais c'était nécessaire pour nous faire connaître dans les grandes capitales du monde.»
Robert Lepage, créateur et metteur en scène de TOTEM, était heureux de s'associer à la soirée, qui permettait aussi de recueillir du financement pour le Centre résidentiel et communautaire Jacques-Cartier, qui aide les jeunes en situation difficile à reprendre leur place dans la société.
«Nous avons amassé 820 000 $ et on me dit que dans la région de Québec, jamais une oeuvre caritative n'a amassé autant à travers les années. Pour moi, c'est important d'avoir une compassion locale et une préoccupation universelle», a-t-il expliqué.
La directrice générale de la fondation ONE DROP, Lili Anna Peresa, a expliqué que la somme recueillie à Québec s'ajoutait à un montant de 1 million $ obtenu lors d'une activité de financement à Montréal et à un don de 1 million $ du Groupe financier RBC.
Pour Haïti
«Ce sont donc entre 2,5 et 3 millions $ qui serviront à financer le projet de ONE DROP en Haïti, plus précisément à Léogâne, où se trouvait l'épicentre du séisme du 12 janvier. Nous sommes actuellement en phase de planification, mais les opérations sur le terrain débuteront en septembre», indique-t-elle. ONE DROP aidera la communauté de Léogâne, qui compte 100 000habitants et dont 90 % des infrastructures ont été détruites, en creusant des puits, mais aussi en fournissant des filtres pour procurer une eau de qualité, en installant des toilettes et des latrines et en mettant en place un système de captation de l'eau de pluie qui permettra d'arroser des jardins.
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/societe/201008/28/01-4310684-pluie-de-dons-pour-one-drop.php
samedi 28 août 2010
MIEUX CONNAITRE LES CANDIDATS....Jacques Edouard Alexis, le battant
![]() |
| Jacques Edouard Alexis |
Né aux Gonaïves le 21 septembre 1947, d'un père Gonaïvien qui vient de Trois-Ponts, à l'entrée de la ville et d'une mère née près de Terre-Neuve, à Dambi, le petit Alexis est l'aîné d'une famille de huit enfants. De 1952 à 1959, ses études primaires se déroulent chez les Frères de l'Instruction Chrétienne puis au Lycée Fabre Geffrard des Gonaïves jusqu'à la classe de seconde. Il entre à Port-au-Prince pour faire sa classe de rhétorique au Lycée Anténor Firmin et sa philosophie au Lycée Toussaint Louverture.
Son enfance n'est pas rose, mais quand même joyeuse au milieu des siens. Il y a peu à la maison, mais tout le monde partage. Cela épargne du sentiment de privation. Sa mère est toujours présente et son père gagne le pain de la famille en travaillant.
Nous sommes en août 1967, ses études classiques terminées, la famille entreprend des démarches pour l'envoyer en Espagne à l'Université de Séville où il a un demi-frère. Son rêve est de devenir médecin quand son père est victime d'un grave accident dans les mines de la Sedren où il travaille.
Dans la famille, on pense qu'Alexis père n'y survivra pas. « J'ai dû renoncer aux études en Espagne ; la petite économie de la famille n'allait pas pouvoir tenir le coup », explique Jacques Edouard dans son bureau du Centre National de Recherche et de Formation (Cenaref) où il reçoit l'équipe du Nouvelliste.
Ce départ raté pour l'Europe est le premier coup dur de sa vie de jeune homme. Mais ses peines ne font que débuter.
Pour devenir docteur, il s'inscrit à la faculté de Médecine. Premier de classe, Jacques Edouard prépare avec sérieux le concours d'admission à cette prestigieuse faculté. La médecine est au plus haut sur l'échelle sociale. Pour la première fois dans l'histoire du pays, un médecin, François Duvalier, est président de la République. Président à vie de surcroît.
Mais entrer en fac n'est pas une affaire de qualification au pays de Papa Doc. Alexis connaît le premier échec scolaire de sa vie. « J'étais toujours lauréat au primaire et au secondaire. A la proclamation des résultats, je suis le premier recalé de la liste. C'est ma première expérience personnelle d'injustice politique car, après les résultats, on a continué à prendre des étudiants qui étaient en dessous de mon nom dans la liste publiée. »
« On est au temps de François Duvalier, et il y a des injustices politiques et des injustices sociales quotidiennement ; on vivait avec. Mais, pour moi, le comble fut de découvrir que cela se passait aussi à l'école. Il fallait avoir un parrain pour entrer en faculté comme ailleurs. Mon père avait refusé d'envoyer une demande de support à Zachary Delva, puissant chef macoute, qui était son condisciple chez les Frères. »
Quand il se remémore sa débâcle à la faculté de Médecine, Alexis se demande encore si la seule question qu'on lui avait posée qui ne fut pas en rapport avec l'examen n'a pas été l'élément déterminant dans sa chute. "Etes-vous parent de Jacques Stephen Alexis ?", « Je répondis oui, il est le grand cousin de mon père ». A l'époque, le grand écrivain, quoique mort, est considéré comme la quintessence de l'opposant au régime de Duvalier.
Alexis, découragé, veut partir, fuir Haïti. Mais il n'a aucun diplôme pour mériter une bourse et pas les contacts adéquats pour sauter cette barrière. Il commence à dispenser des cours dans le secondaire tout en étant auditeur à la faculté de Droit et des Sciences économiques. Il doit surtout travailler pour subvenir aux besoins de sa famille. Son père toujours souffrant n'y parvient plus.
Les jours passent. Un ami de la famille l'incite à aller s'inscrire pour le concours de la faculté d'Agronomie. Sans motivation, en dépit des incitations de Valdec Démétrius, il y va. Les agronomes à l'époque étaient logés, nourris, blanchis et instruits sur le campus de la faculté à Damien. C'est la seule perspective qui sourit au jeune Alexis. Vivre à Port-au-Prince lui serait moins pénible.
Les examens sont un jeu d'enfant pour ce professeur de mathématiques, de physique et de chimie. On recrute 20 étudiants. C'est la première promotion du doyen Louis Blanchet, le premier qui décida que la faculté d'Agronomie devait recruter sérieusement et sans parrainage ses futurs étudiants. Alexis se classe 15e au concours.
Il apprit de cette affaire qu'il y a toujours moyen de lutter contre l'inacceptable et qu'il faut savoir faire face aux injustices et aux persécutions.
Alexis enchaîne les bons résultats. « J'ai toujours été lauréat. En fin de deuxième année, le doyen Blanchet m'indiqua que j'allais devenir un auxiliaire d'enseignement, un assistant professeur. »
Ces années à la fac sont de belles années. Après 4 ans d'études, les agronomes devaient servir pendant 2 ans dans un service public décidé par l'État. Le jeune agronome le fit et intégra ensuite le groupe qui, mis sur pied par Blanchet, préparait la relève professorale. « On jouait pour l'avenir, cela me plut », raconte Alexis.
« En 1973, ingénieur-agronome diplômé, j'avais le choix entre deux bourses, l'une pour la France, l'autre pour le Canada. J'ai opté pour Frédérica, ma femme, qui s'en allait au Canada. Je pars en qualité de boursier de l'Agence canadienne de développement international (ACDI) dans le cadre du programme d'appui institutionnel de la Faculté, à l'Université Laval de Québec, où j'obtins avec mention en 1979 une maîtrise en science et technologie des aliments. J'aurais pu rester pour le doctorat. Blanchet nous suivait et espérait que je revienne enseigner en Haïti. Le Dr Georges Cadet allait prendre sa retraite et Blanchet m'a dit d'être là avant le 1er janvier 1979 pour venir le remplacer. C'est ainsi que je revins en Haïti le 31 décembre 1978 pour enseigner à la rentrée de janvier à la faculté d'Agronomie. J'y ai fait une carrière très intéressante. »
Le doyen Louis Blanchet, après quelque temps, le proposa pour être vice-doyen aux affaires académiques. Le ministre de tutelle à l'époque refusa. Alexis est trop jeune. Blanchet en fit toutefois son directeur des études avec le même salaire et les mêmes privilèges. De 1979 à 1987, Alexis occupa successivement les postes de Directeur du Département des sciences de base et technologie, de Directeur des études, de Vice-Doyen aux affaires académiques et de Doyen de la Faculté d'Agronomie et de Médecine vétérinaire.
En poste, proche des étudiants de par sa fonction, Alexis vit le drame du 28 novembre 1980, le jour de l'arrestation par le régime Duvalier de plusieurs militants pour la démocratie, comme un événement majeur de sa vie de responsable. Les étudiants de Damien réagissent, et il faut apaiser le courroux des barons du régime qui estiment qu'ils ne sont pas bien tenus. Blanchet - encore lui - duvaliériste de la première heure, et dont la fille est signataire d'une pétition contre les arrestations, lui sauve la mise.
La partie académique de la carrière d'Alexis est un cadeau du ciel grâce à ce doyen, qui n'a jamais été professeur de faculté, mais qui veut aller vers l'excellence. Il favorise la vie étudiante ; la fac a des professeurs à plein temps ; il s'y développe des programmes de recherche scientifique. La formation des professeurs à l'étranger est un souci constant. « On préparait leur départ et leur accueil au retour », se souvient Alexis.
La qualité de l'enseignement dispensé à Damien est au top niveau. Des étudiants étrangers, Canadiens et Français en particulier, y séjournent et reçoivent équivalence dans leur pays. Damien se paie le luxe de publier une revue scientifique. Alexis en devient le doyen après un beau parcours et reste en poste jusqu'en 1987.
1987, c'est l'année de tous les dangers. La crise débute le jour où Roger Gaillard, recteur de l'Université d'Etat d'Haïti, veut faire participer des étudiants au Conseil de l'Université. Alexis, le plus jeune des doyens de fac, s'y oppose et objecte que cela ne se passe nulle part ailleurs ainsi. Les étudiants sont derrière la porte, l'entendent. Gaillard qui avait préparé son coup leur demande d'entrer dans la salle de séance. Alexis, le doyen progressiste et avant-gardiste, devient du jour au lendemain le mouton noir du monde estudiantin.
Mais, c'est à la faculté d'Agronomie que ça va se gâter. L'argent coule sur la fac, il y a des projets de recherche qui se multiplient. « Un professeur imite ma signature, prend un contrat et finit par me déclarer la guerre. En 1987, je quitte Damien. »
Alexis, dans son droit sur les deux fronts, s'écroule, emporté par la contestation des étudiants et l'ambition de ses pairs. Ce n'est pas la dernière fois que cela lui arrivera...
« Je pars pour le Canada pour des vacances. Un jour, à mon retour, l'IICA m'appelle et me propose de venir m'installer en ses locaux. On m'offre un bureau avec secrétaire. C'est là qu'avec Azael, Lionel Richard, Paul St Hilaire que commence l'aventure de l'Université Quisqueya.
L'équipe de départ fait appel à d'autres cadres de l'extérieur Antoine, Jean Moisset, Laennec Hurbon, Gérard Bissainthe (qui s'est séparé de nous depuis), furent du 1er groupe. Le projet Quisqueya prend trois ans pour voir le jour. En 1990, on lance deux facultés. »
L'universitaire perce définitivement. Ce « Commandeur dans l'Ordre des Palmes Académiques », décoration du gouvernement Français, se précise dans son destin d'éducateur émérite. Alexis dirige Quisqueya pendant 5 ans et demi. Le projet peine. Le coup d'État de 1991 dérange tous les plans. Le projet n'a pas d'argent, peu d'étudiants, pas de support. C'est alors qu'Educat, un regroupement d'entrepreneurs privés qui croient en une éducation de qualité, arrive dans le décor avec des fonds frais et une ambition nouvelle.
« A un certain moment, après 14 mois de négociations, j'ai dû faire jouer tout mon leadership pour que la collaboration commence entre des éducateurs et des entrepreneurs. Cela tomba à point. L'université jouait alors sa survie. Aujourd'hui, l'Université Quisqueya est un havre du savoir, une institution au service de la communauté. Il y a la pluralité politique et d'opinions. Aucun des membres fondateurs ne dirige Quisqueya. C'était ça l'idée de départ : nous sommes maîtres de l'idée, pas de l'oeuvre », insiste Jacques Edouard Alexis.
Le doyen fougueux ne sait pas quand la politique a croisé son parcours, mais se rappelle que dès 1986 on lui proposait d'être ministre.
« J'étais jeune doyen et je n'ai pas accepté. J'ai eu à refuser à chaque fois après. J'ai dit oui seulement en 1996 pour devenir ministre de l'Éducation nationale, choisi par René Préval. À la chute de Rosny Smarth, Préval me propose de devenir son Premier ministre. J'ai dit non. Une fois, deux fois, puis j'ai dit oui. Mes problèmes ont commencé quand il a fallu monter l'équipe gouvernementale. Les demandes des partis qui ont concouru à la montée du gouvernement explosaient. »
De ses deux expériences avec Préval, Alexis, qui n'est pas réputé un lavalassien, se révèle un ministre courageux et un Premier ministre correct. Il reste en poste jusqu'au départ de Préval de la présidence.
Après l'expérience politique, il retourne à Quisqueya pour servir. Il n'est pas recteur. « Je le redeviens après le départ de Paul St-Hilaire ».
Préval, à nouveau, l'appelle et, après trois mois, il laisse l'université pour aller diriger sa campagne présidentielle. « On gagne. Je deviens Premier ministre et cela finit le 12 avril 2008. »
Premier ministre, il le sera encore, et le 12 avril 2008, l'aventure s'achève par un vote de censure devant le Sénat de la République pendant que Port-au-Prince affronte des émeutes dites de la faim. Le président abandonne son Premier ministre à son destin. Préval fait le choix de rencontrer avec courtoisie à l'heure du calvaire de son Premier ministre, les importateurs de riz contre qui gronde le peuple. Alexis est mis K.O., lâché par Préval qui a, lui, d'autres visées. Cette chute spectaculaire n'abat pas Alexis qui se remet en ordre de bataille dès septembre de la même année et enfourche à nouveau le cheval de la politique...
« Bien avant mon départ de la primature, j'avais réuni un groupe d'amis pour monter un centre de réflexion sur les politiques publiques. Je m'étais rendu compte qu'il n'y a pas de formation des cadres et des militants des partis politiques en Haïti et qu'il faut y remédier », explique celui qui est avant tout un professeur d'université soucieux de comprendre et d'expliquer les causes et les effets.
« Il nous faut doter l'État d'outils modernes et structurés autour d'une vision globale. Je suis un serviteur de l'État. Cela a marqué ma vie et ma carrière. Il y a des choses à faire que nous n'avions pas les moyens et le temps de faire : voici pourquoi je suis candidat », estime Alexis, Coordonnateur Général du Centre National de Recherche et de Formation (CENAREF), qui croit en la nécessité de préparer la relève à tous les niveaux.
Le candidat propose déjà que l'Etat travaille à renforcer l'existence de quatre partis politiques et de créer un statut de l'opposition avec moyens et privilèges s'il arrive au timon des affaires.
Quand on lui demande quel est son principal défaut, Alexis confesse : « Je fais confiance d'abord ».
C'est ainsi qu'il s'est fait avoir par les madrés de INITE qui ont failli enterrer ses ambitions présidentielles. L'agronome qui s'est séparé de son père en politique, René Préval, avoue avoir rencontré le chef de l'Etat après ce fameux vendredi 6 août au palais national.
« Nous avons discuté de choses et d'autres, et je lui ai confié que Dieu seul et moi décideront dorénavant de mon avenir.»
Frantz Duval
duval@lenouvelliste.com
Frantz Duval
duval@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=82980&PubDate=2010-08-27
vendredi 27 août 2010
Haïti-Rép. Dom-Économie : les Dominicains encouragent Haïti à s’ouvrir aux investissements étrangers
P-au-P, 27 août 2010 [AlterPresse] --- Le ministre dominicain de l’Économie, de la planification et du développement, Temístocles Montás, a souligné, ce jeudi 26 août, à Santo-Domingo, la nécessité pour l’économie de l’autre partie de l’île (Haïti), de s’ouvrir aux investissements privés, après la création d’une législation appropriée.
C’est ce qui ressort d’un article publié par l’agence en ligne dominicaine « Espacinsular », partenaire d’AlterPresse.
Montas a tenu ces propos lors d’une réunion de potentiels investisseurs dominicains en Haïti, qui a lieu dans la capitale dominicaine, en présence du premier ministre haïtien, Jean Max Bellerive, et de l’ambassadeur dominicain accrédité en Haïti, Ruben Silie.
Il a fait l’éloge de cette politique économique qui, déclare-t-il, a permis à son pays d’être le plus grand bénéficiaire d’investissements étrangers de la région dans les années 90.
La rencontre, qui s’est déroulée à la salle de conférence du ministère dominicain de l’Economie, avait pour objectif de faire connaître le Fonds pour les Opportunités et la Rénovation d’Haïti.
Elle a été convoquée, à la demande du gouvernement haïtien et de la société Portland Private Equity qui parraine le fonds, rapporte « Espacinsular ».
Des représentants du secteur privé et du gouvernement dominicains ont pris part à la rencontre à titre d’observateurs.
Le fonds, qui prévoit un investissement à long terme de plus d’un milliard de dollars américains, dispose, pour une première étape, de 400 millions de dollars pour financer des projets privés dans des secteurs productifs, a indiqué le Premier ministre Bellerive cité par « Espacinsular ».
La réunion a rassemblé des membres des secteurs dominicains de la construction et de la finance.
Portland Private Equity est présidé par Michael Lee-Ching, milliardaire canadien d’origine jamaïcaine, qui figure sur la liste des milliardaires publiée par Forbes. Il a consenti des investissements de plus de 260 millions de dollars dans la région par le biais de sa société AIC Global Holdings. [rl gp apr 27/08/10 14 :50]http://www.alterpresse.org/spip.php?article9909
C’est ce qui ressort d’un article publié par l’agence en ligne dominicaine « Espacinsular », partenaire d’AlterPresse.
Montas a tenu ces propos lors d’une réunion de potentiels investisseurs dominicains en Haïti, qui a lieu dans la capitale dominicaine, en présence du premier ministre haïtien, Jean Max Bellerive, et de l’ambassadeur dominicain accrédité en Haïti, Ruben Silie.
Il a fait l’éloge de cette politique économique qui, déclare-t-il, a permis à son pays d’être le plus grand bénéficiaire d’investissements étrangers de la région dans les années 90.
La rencontre, qui s’est déroulée à la salle de conférence du ministère dominicain de l’Economie, avait pour objectif de faire connaître le Fonds pour les Opportunités et la Rénovation d’Haïti.
Elle a été convoquée, à la demande du gouvernement haïtien et de la société Portland Private Equity qui parraine le fonds, rapporte « Espacinsular ».
Des représentants du secteur privé et du gouvernement dominicains ont pris part à la rencontre à titre d’observateurs.
Le fonds, qui prévoit un investissement à long terme de plus d’un milliard de dollars américains, dispose, pour une première étape, de 400 millions de dollars pour financer des projets privés dans des secteurs productifs, a indiqué le Premier ministre Bellerive cité par « Espacinsular ».
La réunion a rassemblé des membres des secteurs dominicains de la construction et de la finance.
Portland Private Equity est présidé par Michael Lee-Ching, milliardaire canadien d’origine jamaïcaine, qui figure sur la liste des milliardaires publiée par Forbes. Il a consenti des investissements de plus de 260 millions de dollars dans la région par le biais de sa société AIC Global Holdings. [rl gp apr 27/08/10 14 :50]http://www.alterpresse.org/spip.php?article9909
Risque de réimplantation des gangs à Cité Soleil
Une organisation locale tire la sonnette d’alarme vendredi 27 août 2010, Radio Kiskeya
Le Collectif des Notables de Cité Soleil (CONOCS)-Centre de Respect des Droits Humains a relevé mardi une nette recrudescence des activités criminelles à Cité Soleil, lançant un véritable SOS aux autorités pour éviter la réimplantation des bandes armées dans ce vaste bidonville du Nord de la capitale.
Selon le directeur exécutif du CONOCS-Centre de Respect des Droits Humains, le pasteur Jean Hénock Joseph, sept hommes ont violé une fillette d 12 ans le samedi 21 août à Soleil 19. Un récent raid contre le quartier de Soleil 19 mené par des hommes armés provenant vraisemblablement de Soleil 9 s’est soldé par la mort d’un handicapé et 8 blessés par balle.
Le pasteur Joseph fait par ailleurs état de nombreux cas d’agressions dans divers quartiers de la cité pour dépouiller des passants de toutes sortes d’objets, dont bijoux et téléphones cellulaires.
Face à cette situation, Jean Hénock Joseph réclame l’augmentation de l’effectif de la Police Nationale d’Haïti (PNH) à Cité Soleil, nettement insuffisant quant à présent, selon lui. Il appelle en ce sens le Haut commandement de la PNH à doter la cité d’un véritable Commissariat de police et à restituer au contingent local de l’institution des véhicules que lui avait octroyés l’Agence américaine pour le développement international (USAID).
Le responsable de CONOCS-Centre de Respect des Droits Humains a enfin appelé à la révocation et à l’arrestation des juges de Cité Soleil qui ne font que rançonner la population, notamment en exigeant de fortes sommes en échange de la libération de personnes qu’ils jettent injustement en prison. [jmd/Radio Kiskeya]
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6985
Le Collectif des Notables de Cité Soleil (CONOCS)-Centre de Respect des Droits Humains a relevé mardi une nette recrudescence des activités criminelles à Cité Soleil, lançant un véritable SOS aux autorités pour éviter la réimplantation des bandes armées dans ce vaste bidonville du Nord de la capitale.
Selon le directeur exécutif du CONOCS-Centre de Respect des Droits Humains, le pasteur Jean Hénock Joseph, sept hommes ont violé une fillette d 12 ans le samedi 21 août à Soleil 19. Un récent raid contre le quartier de Soleil 19 mené par des hommes armés provenant vraisemblablement de Soleil 9 s’est soldé par la mort d’un handicapé et 8 blessés par balle.
Le pasteur Joseph fait par ailleurs état de nombreux cas d’agressions dans divers quartiers de la cité pour dépouiller des passants de toutes sortes d’objets, dont bijoux et téléphones cellulaires.
Face à cette situation, Jean Hénock Joseph réclame l’augmentation de l’effectif de la Police Nationale d’Haïti (PNH) à Cité Soleil, nettement insuffisant quant à présent, selon lui. Il appelle en ce sens le Haut commandement de la PNH à doter la cité d’un véritable Commissariat de police et à restituer au contingent local de l’institution des véhicules que lui avait octroyés l’Agence américaine pour le développement international (USAID).
Le responsable de CONOCS-Centre de Respect des Droits Humains a enfin appelé à la révocation et à l’arrestation des juges de Cité Soleil qui ne font que rançonner la population, notamment en exigeant de fortes sommes en échange de la libération de personnes qu’ils jettent injustement en prison. [jmd/Radio Kiskeya]
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6985
Des candidats continuent de réclamer leur réintégration dans la course électorale
L’un d’entre eux s’interroge sur l’existence de « rats » au CEP vendredi 27 août 2010, Radio Kiskeya
Sept jours après la publication de la liste des candidats à la présidence, le Conseil Electoral Provisoire (CEP) a publié jeudi un communiqué dans lequel il annonce la mise en place d’une structure chargée de renseigner les candidats évincés sur les motifs de leur exclusion.
Au moins trois de ces derniers se trouvaient jeudi au siège de l’institution électorale. Mme Claire Clydie Parent, Maire de Pétion Ville, candidate à la présidence de la plateforme « Konbit pou Refè Ayiti », a déclaré s’y être rendue pour porter les conseillers électoraux à se ressaisir concernant son dossier. Elle affirme avoir soumis toutes les pièces requises, y compris le certificat de décharge favorable de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif qui serait manquant, selon le CEP.
« Mon exclusion constitue une mesure arbitraire marquée du sceau de la partialité », a protesté Mme Parent qui déclare être toutefois confiante quant à sa possible réintégration dans la course. Elle devrait être reçue lundi par le Bureau du Contentieux Electoral Départemental (BCED).
Le candidat de « Reconstruire Haïti », Olicier Pierriche, lui aussi écarté, a tenté de rencontrer les membres du CEP pour obtenir de plus amples explications sur les motifs de son exclusion. Il affirme avoir bel et bien soumis le document délivré par le Ministère des Affaires Etrangères, précisant qu’en sa qualité d’ex-consul d’Haïti à Miami et de fonctionnaire de longue date de la Chancelerie haïtienne, c’est le document qu’il a pu obtenir avec la moindre difficulté.
« Même le mal ils le font mal », s’est exclamé le candidat, s’interrogeant sur l’existence de « rats » au CEP qui auraient « dévoré » le document qu’il affirme avoir soumis. Olicier Pierriche exige sa réintégration pure et simple dans la course.
Le candidat écarté Charles Henri Voigt (MRDH) était également remarqué jeudi au CEP.
Intervenant sur la question des recours annoncés par certains candidats, la constitutionnaliste et candidate à la présidence du RDNP, Mirlande Hyppolite Manigat, a considéré que la Cour de Cassation peut bien s’estimer compétente à recevoir certains de ces dossiers.
Elle a d’autre part exprimé son étonnement de la présence sur la liste des candidats retenus des noms de plusieurs ex-hauts fonctionnaires qui avaient pour obligation de soumettre le document de décharge de leur gestion de la chose publique.
Les décisions du CEP sont supposées être sans appel. Une véritable anomalie dans un système judiciaire, de l’avis de nombreux juristes. [jmd/Radio Kiskeya]
Sept jours après la publication de la liste des candidats à la présidence, le Conseil Electoral Provisoire (CEP) a publié jeudi un communiqué dans lequel il annonce la mise en place d’une structure chargée de renseigner les candidats évincés sur les motifs de leur exclusion.
Au moins trois de ces derniers se trouvaient jeudi au siège de l’institution électorale. Mme Claire Clydie Parent, Maire de Pétion Ville, candidate à la présidence de la plateforme « Konbit pou Refè Ayiti », a déclaré s’y être rendue pour porter les conseillers électoraux à se ressaisir concernant son dossier. Elle affirme avoir soumis toutes les pièces requises, y compris le certificat de décharge favorable de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif qui serait manquant, selon le CEP.
« Mon exclusion constitue une mesure arbitraire marquée du sceau de la partialité », a protesté Mme Parent qui déclare être toutefois confiante quant à sa possible réintégration dans la course. Elle devrait être reçue lundi par le Bureau du Contentieux Electoral Départemental (BCED).
Le candidat de « Reconstruire Haïti », Olicier Pierriche, lui aussi écarté, a tenté de rencontrer les membres du CEP pour obtenir de plus amples explications sur les motifs de son exclusion. Il affirme avoir bel et bien soumis le document délivré par le Ministère des Affaires Etrangères, précisant qu’en sa qualité d’ex-consul d’Haïti à Miami et de fonctionnaire de longue date de la Chancelerie haïtienne, c’est le document qu’il a pu obtenir avec la moindre difficulté.
« Même le mal ils le font mal », s’est exclamé le candidat, s’interrogeant sur l’existence de « rats » au CEP qui auraient « dévoré » le document qu’il affirme avoir soumis. Olicier Pierriche exige sa réintégration pure et simple dans la course.
Le candidat écarté Charles Henri Voigt (MRDH) était également remarqué jeudi au CEP.
Intervenant sur la question des recours annoncés par certains candidats, la constitutionnaliste et candidate à la présidence du RDNP, Mirlande Hyppolite Manigat, a considéré que la Cour de Cassation peut bien s’estimer compétente à recevoir certains de ces dossiers.
Elle a d’autre part exprimé son étonnement de la présence sur la liste des candidats retenus des noms de plusieurs ex-hauts fonctionnaires qui avaient pour obligation de soumettre le document de décharge de leur gestion de la chose publique.
Les décisions du CEP sont supposées être sans appel. Une véritable anomalie dans un système judiciaire, de l’avis de nombreux juristes. [jmd/Radio Kiskeya]
Des candidats écartés font montrer la pression sur le CEP
Les candidats qui ont été écartés de la présidentielle de 2010 continuent d'exiger leur intégration dans la course électorale. Trois de ces candidats ont été reçu ce jeudi au Conseil Electoral provisoire ; Il s'agit de Claire Lydie Parent d'Olicier Pieriche et de Charles Henry Voith.
Ces prétendants à la magistrature suprême ont fait remarquer qu'ils ont soumis toutes les pièces exigées par l'institution électorale, mais que leur candidature a quand même été écartée.
Dans le même temps, dans un communiqué datant du 26 aout, l'institution électorale s'étonne qu'une session du Bureau du Contentieux Electoral Départemental ait été organisée à l'initiative du Président du BED de l'Ouest I, sans justification légale.
Au cours de cette session, des candidats refusés auraient été entendus. Selon le CEP elle se serait tenue après la publication de la liste définitive des candidats agréés pour l'élection présidentielle du 28 novembre.
L'organisme électoral précise qu'il s'agit d'une violation de l'article 103 de la loi électorale.
Rappelons que sur 34 candidats inscrits seuls 19 ont été agréés par l'organisme électoral qui a évoqué de nombreuses raisons pour justifier la mise à l'écart des ces citoyens.
EJ/Radio Métropole Haïti.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18192
Commentaires:
Pas la peine d'être un devin ni un magicien pour sortir du chapeau le nerf de cette guerre. Comme l'amour et le sexe rendent aveugle. L'argent nous décérèbre!
Ces prétendants à la magistrature suprême ont fait remarquer qu'ils ont soumis toutes les pièces exigées par l'institution électorale, mais que leur candidature a quand même été écartée.
Dans le même temps, dans un communiqué datant du 26 aout, l'institution électorale s'étonne qu'une session du Bureau du Contentieux Electoral Départemental ait été organisée à l'initiative du Président du BED de l'Ouest I, sans justification légale.
Au cours de cette session, des candidats refusés auraient été entendus. Selon le CEP elle se serait tenue après la publication de la liste définitive des candidats agréés pour l'élection présidentielle du 28 novembre.
L'organisme électoral précise qu'il s'agit d'une violation de l'article 103 de la loi électorale.
Rappelons que sur 34 candidats inscrits seuls 19 ont été agréés par l'organisme électoral qui a évoqué de nombreuses raisons pour justifier la mise à l'écart des ces citoyens.
EJ/Radio Métropole Haïti.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18192
Commentaires:
Pas la peine d'être un devin ni un magicien pour sortir du chapeau le nerf de cette guerre. Comme l'amour et le sexe rendent aveugle. L'argent nous décérèbre!
Haïti: le processus électoral "crédible"
AFP , 27/08/2010 Le secrétaire général de l'Organisation des Etats américains (OEA) a estimé aujourd'hui que le processus électoral haïtien était "crédible" huit jours après la décision du Conseil électoral d'écarter 15 candidats de la course à la présidence dont le chanteur Wyclef Jean.
"Nous croyons que le processus est normal, il avance et il est crédible", a déclaré José Miguel Insulza au terme d'une visite de 24 heures en Haïti où il a été reçu en audience par le président René Préval. Le secrétaire général de l'OEA a eu également des entretiens avec des représentants de la société civile haïtienne, des partis politiques et de la Mission de stabilisation de l'ONU en Haïti. "J'ai eu des discussions très constructives avec tous les secteurs, chacun a ses petits problèmes avec les élections, mais il n'y a aucune raison de ne pas faire confiance à l'institution électorale", a-t-il déclaré.
Le Conseil électoral haïtien a écarté 15 candidats sur 34 inscrits pour entrer dans la course pour succéder au président René Préval qui ne peut pas briguer un autre mandat. "Ce qui est important pour nous en Haïti c'est de s'assurer que les normes et les règles sont respectées dans la perspective de bonnes élections, ouvertes, libres et transparentes", a-t-il encore déclaré. Il a souhaité que de vrais débats politiques puissent être organisés en Haïti sur des thèmes concrets concernant la reconstruction.
"Le président Préval m'a dit qu'il recevrait tous les candidats à la présidence pour leur communiquer les projets actuellement en cours et ce qui se fait actuellement dans le pays", a conclu José Miguel Insulza. L'OEA et les pays du Marché commun de la Caraïbe (Caricom) ont annoncé le déploiement d'une importante mission d'observation électorale en Haïti pour suivre tout le processus jusqu'à l'élection présidentielle prévue le 28 novembre.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/08/27/97001-20100827FILWWW00507-haiti-le-processus-electoral-credible.php
"Nous croyons que le processus est normal, il avance et il est crédible", a déclaré José Miguel Insulza au terme d'une visite de 24 heures en Haïti où il a été reçu en audience par le président René Préval. Le secrétaire général de l'OEA a eu également des entretiens avec des représentants de la société civile haïtienne, des partis politiques et de la Mission de stabilisation de l'ONU en Haïti. "J'ai eu des discussions très constructives avec tous les secteurs, chacun a ses petits problèmes avec les élections, mais il n'y a aucune raison de ne pas faire confiance à l'institution électorale", a-t-il déclaré.
Le Conseil électoral haïtien a écarté 15 candidats sur 34 inscrits pour entrer dans la course pour succéder au président René Préval qui ne peut pas briguer un autre mandat. "Ce qui est important pour nous en Haïti c'est de s'assurer que les normes et les règles sont respectées dans la perspective de bonnes élections, ouvertes, libres et transparentes", a-t-il encore déclaré. Il a souhaité que de vrais débats politiques puissent être organisés en Haïti sur des thèmes concrets concernant la reconstruction.
"Le président Préval m'a dit qu'il recevrait tous les candidats à la présidence pour leur communiquer les projets actuellement en cours et ce qui se fait actuellement dans le pays", a conclu José Miguel Insulza. L'OEA et les pays du Marché commun de la Caraïbe (Caricom) ont annoncé le déploiement d'une importante mission d'observation électorale en Haïti pour suivre tout le processus jusqu'à l'élection présidentielle prévue le 28 novembre.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/08/27/97001-20100827FILWWW00507-haiti-le-processus-electoral-credible.php
Haïti: Wyclef Jean définitivement écarté
AFP...27/08/2010 Wyclef Jean, la star internationale du hip-hop qui rêvait de devenir président d'Haïti, son pays de naissance, a été "définitivement" écarté de la course à l'élection prévue le 28 novembre, a déclaré aujourd'hui l'institution électorale haïtienne.
"Au regard de la loi et pour le Conseil électoral provisoire (CEP) la liste des candidats admis dans la course est définitive", a déclaré M. Durand Jeanty un des avocats de l'institution électorale.
Les avocats de M. Jean ont de leur côté annoncé en début de semaine que le candidat débouté allait saisir la cour interaméricaine des droits de l'homme (CIDH) et des tribunaux haïtiens pour défendre ses droits.
"La décision du bureau du contentieux électoral n'est susceptible d'aucun recours, une décision de la CIDH ne pourra pas être imposée au CEP", a soutenu Me Samuel Pierre un des avocats du Conseil électoral.
Le CEP a publié la semaine dernière la liste des 19 candidats autorisés à entrer dans la prochaine campagne électorale pour succéder au président René Préval dont le mandat arrive à terme le 7 février 2011.
Les candidatures de 15 personnalités haïtiennes ont été rejetées et parmi elles celle du chanteur qui vit aux Etats-Unis depuis son enfance, mais qui revenait souvent au pays ces dernières années pour aider ses compatriotes frappés par une série de catastrophes naturelles.
"Wyclef n'a jamais vécu en Haïti pendant cinq années consécutives, c'est sur cette base que sa candidature a été contestée", a expliqué un autre avocat du Conseil électoral.
Dans une chanson diffusée sur les ondes de radios haïtiennes, Wyclef Jean dénonce son éviction de la course à la présidence y voyant la main du président Préval.
"Je conteste, je ne suis pas d'accord, je conteste, je vais au tribunal pour contester. Le président Préval m'a jeté en dehors de la course", chante notamment Wyclef en créole.
Les avocats du CEP se sont défendus d'avoir été soumis à des pressions politiques pour éliminer des candidats et en garder d'autres. "Nous avons agi en fonction de la loi", a répondu Me Durand Jeanty.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/08/27/97001-20100827FILWWW00569-haiti-wyclef-jean-definitivement-ecarte.php
"Au regard de la loi et pour le Conseil électoral provisoire (CEP) la liste des candidats admis dans la course est définitive", a déclaré M. Durand Jeanty un des avocats de l'institution électorale.
Les avocats de M. Jean ont de leur côté annoncé en début de semaine que le candidat débouté allait saisir la cour interaméricaine des droits de l'homme (CIDH) et des tribunaux haïtiens pour défendre ses droits.
"La décision du bureau du contentieux électoral n'est susceptible d'aucun recours, une décision de la CIDH ne pourra pas être imposée au CEP", a soutenu Me Samuel Pierre un des avocats du Conseil électoral.
Le CEP a publié la semaine dernière la liste des 19 candidats autorisés à entrer dans la prochaine campagne électorale pour succéder au président René Préval dont le mandat arrive à terme le 7 février 2011.
Les candidatures de 15 personnalités haïtiennes ont été rejetées et parmi elles celle du chanteur qui vit aux Etats-Unis depuis son enfance, mais qui revenait souvent au pays ces dernières années pour aider ses compatriotes frappés par une série de catastrophes naturelles.
"Wyclef n'a jamais vécu en Haïti pendant cinq années consécutives, c'est sur cette base que sa candidature a été contestée", a expliqué un autre avocat du Conseil électoral.
Dans une chanson diffusée sur les ondes de radios haïtiennes, Wyclef Jean dénonce son éviction de la course à la présidence y voyant la main du président Préval.
"Je conteste, je ne suis pas d'accord, je conteste, je vais au tribunal pour contester. Le président Préval m'a jeté en dehors de la course", chante notamment Wyclef en créole.
Les avocats du CEP se sont défendus d'avoir été soumis à des pressions politiques pour éliminer des candidats et en garder d'autres. "Nous avons agi en fonction de la loi", a répondu Me Durand Jeanty.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/08/27/97001-20100827FILWWW00569-haiti-wyclef-jean-definitivement-ecarte.php
Les autorités policières finalisent le plan sécuritaire pour la campagne électorale
Le chef de la police haïtienne Mario Andrésol est en train de peaufiner son plan sécuritaire pour la période électorale. Il se propose d'évaluer la conjoncture à l'approche des prochaines joutes avant de mettre en place son nouveau dispositif.
Le profil des candidats sera un élément déterminant dans l'évolution de la situation sécuritaire, prévient M. Andrésol qui veut tenir compte des expériences lors des élections de 2006 et 2009. Il faudra identifier les zones rouges, explique le chef de la police.
Lors des dernières élections sénatoriales le plateau Central avait été placé dans la zone rouge en raison des violents incidents ayant opposé les partisans de plusieurs candidats.
Faisant remarquer que la tache sera ardue, le chef de la police s'engage à déployer des contingents de policiers à travers les 10 départements. Des dispositions spéciales seront adoptées pour les nouvelles zones rouges.
Dans le même temps des mesures internes sont adoptées par le haut commandement pour empêcher l'implication des policiers en uniforme dans les activités des partis politiques.
Par ailleurs, le chef de la police a indiqué que de nouveaux matériels ont été mis à la disposition des responsables de la PNH. Une trentaine des véhicules quatre roues motrices ont été remis au commandement de la PNH. Ces véhicules accordés par la présidence seront repartis dans les commissariats des villes de province, promet M. Andrésol.
Dans le même temps il révèle que 5 bateaux, don du gouvernement canadien, seront bientôt livrés aux autorités policières haïtiennes.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18188
![]() |
| Monsieur Mario Andresol, Directeur General de la PNH |
Lors des dernières élections sénatoriales le plateau Central avait été placé dans la zone rouge en raison des violents incidents ayant opposé les partisans de plusieurs candidats.
Faisant remarquer que la tache sera ardue, le chef de la police s'engage à déployer des contingents de policiers à travers les 10 départements. Des dispositions spéciales seront adoptées pour les nouvelles zones rouges.
Dans le même temps des mesures internes sont adoptées par le haut commandement pour empêcher l'implication des policiers en uniforme dans les activités des partis politiques.
Par ailleurs, le chef de la police a indiqué que de nouveaux matériels ont été mis à la disposition des responsables de la PNH. Une trentaine des véhicules quatre roues motrices ont été remis au commandement de la PNH. Ces véhicules accordés par la présidence seront repartis dans les commissariats des villes de province, promet M. Andrésol.
Dans le même temps il révèle que 5 bateaux, don du gouvernement canadien, seront bientôt livrés aux autorités policières haïtiennes.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18188
Un policier condamné à 3 mois de prison
Le policier Wanso Jules a été condamné à trois mois d'emprisonnement avec suspension de ses droits civils et politiques, pour outrage à la magistrature. L'agent de la PNH est également révoqué de l'institution policière suite un incident opposant ce dernier au commissaire du gouvernement.
C'est ce qu'a déclaré le commissaire du gouvernement auprés du tribunal civil de Port-au-Prince, Auguste Ariscidas qui avait ordonné l'arrestation du Policier qui aurait interdit au garde du corps du chef du parquet de pénétrer dans l'enceinte du bureau de l'immigration avec son arme.
Rappelons qu'une vive tension régnait hier dans le secteur du Bureau de l'immigration suite à cette altercation.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18191
C'est ce qu'a déclaré le commissaire du gouvernement auprés du tribunal civil de Port-au-Prince, Auguste Ariscidas qui avait ordonné l'arrestation du Policier qui aurait interdit au garde du corps du chef du parquet de pénétrer dans l'enceinte du bureau de l'immigration avec son arme.
Rappelons qu'une vive tension régnait hier dans le secteur du Bureau de l'immigration suite à cette altercation.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18191
José Miguel Insulza renouvelle sa confiance au CEP
Le Secrétaire général de l'Organisation des Etats Américains (OEA). José Miguel Insulza estime que l'actuel Conseil Electoral Provisoire est en mesure d'organiser des élections honnêtes, crédibles et démocratiques. « Je ne vois pas pourquoi on ne fait pas confiance en ce CEP », a déclaré le Secrétaire général de l'Organisation des Etats Américains, Le diplomate a fait ces déclarations alors qu'il effectuait une visite d'évaluation de l'état d'avancement du processus électoral et de la reconstruction d'Haïti.
Au cours de cette visite d'une journée , monsieur Insulza s' est entretenu avec les autorités haïtiennes notamment, le président de la République, René Préval et le premier ministre, Jean Max Bellerive.
Notons que Miguel Insulza effectue actuellement une tournée latino-américaine. Il s'est déjà rendu en Colombie et au Costa-Rica.
Rappelons qu'une importante mission d'Observation Electorale Conjointe de l'Organisation des Etats Américains (OEA) et de la Communauté Caribéenne (CARICOM) est actuellement en Haïti dans le but de superviser le processus électoral.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18190
Le commenatire de Haïti Recto Verso:
Ceux qui ont des boutons en pensant aux élections devraient se raviser et changer leurs méthodes de lutte car le CEP a la confiance de la communbuaté Internationale dont Monsieur INSULZA comme président de l'OEA reste un interloculteur et une voix très écoutés.
Au cours de cette visite d'une journée , monsieur Insulza s' est entretenu avec les autorités haïtiennes notamment, le président de la République, René Préval et le premier ministre, Jean Max Bellerive.
Notons que Miguel Insulza effectue actuellement une tournée latino-américaine. Il s'est déjà rendu en Colombie et au Costa-Rica.
Rappelons qu'une importante mission d'Observation Electorale Conjointe de l'Organisation des Etats Américains (OEA) et de la Communauté Caribéenne (CARICOM) est actuellement en Haïti dans le but de superviser le processus électoral.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18190
Le commenatire de Haïti Recto Verso:
Ceux qui ont des boutons en pensant aux élections devraient se raviser et changer leurs méthodes de lutte car le CEP a la confiance de la communbuaté Internationale dont Monsieur INSULZA comme président de l'OEA reste un interloculteur et une voix très écoutés.
La reconstruction de Port-au-Prince débutera en septembre selon Ronald Beaudin
Les grands chantiers de la reconstruction seront visibles au centre ville de Port-au-Prince au cours du mois de septembre promet le ministre des finances Ronald Beaudin. La capitale haïtienne qui offre l'image d'un champ de ruine devrait accueillir au cours des prochaines semaines les premiers engins chargés de préparer les sites. Le gouvernement haïtien publiera dans les prochains jours l'arrêté déclarant d'utilité publique le centre commercial de Port-au-Prince. Les propriétaires d'immeuble seront appelés à déposer les copies de leurs titres de propriétés dans le cadre de la procédure d'expropriation.
Dans un premier temps il s'agira de démolir et de nettoyer les sites fortement endommagés lors du violent séisme du 12 janvier. Les spécialistes de l'Institut de sauvegarde du Patrimoine National (ISPAN) seront impliqués dans l'évaluation des immeubles.
Les autorités haïtiennes envisagent de sauvegarder les édifices ayant une valeur patrimoniale. Le plan de la reconstruction de la capitale, élaboré par la Fondation Prince Charles d'Angleterre, sera exécuté au fur et a mesure de l'avancement des travaux, insiste le ministre des finances. Intervenant à la rubrique Le Point sur le 100.1 de radio Métropole, M. Beaudin révélé que le Centre National a interrompu les travaux de démolition afin d'attendre la formation des équipes chargées d'inventorier les immeubles.
Le ministre Beaudin donne l'assurance que les travaux de déblaiement seront lancés début septembre puisque des contrats ont déjà été signés avec des firmes spécialisées.
Les premiers buildings qui jailliront du nouveau Port-au-Prince seront le Convention Center de la Banque Centrale, le Palais de Justice et le Palais Législatif.
Les membres du secteur privé pourront lancer leur investissement après la réalisation du zonage par les autorités. Dans le même temps, les premiers éléments du dispositif sécuritaire seront mis en place dans les différents périmètres concernés.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18189
Dans un premier temps il s'agira de démolir et de nettoyer les sites fortement endommagés lors du violent séisme du 12 janvier. Les spécialistes de l'Institut de sauvegarde du Patrimoine National (ISPAN) seront impliqués dans l'évaluation des immeubles.
Les autorités haïtiennes envisagent de sauvegarder les édifices ayant une valeur patrimoniale. Le plan de la reconstruction de la capitale, élaboré par la Fondation Prince Charles d'Angleterre, sera exécuté au fur et a mesure de l'avancement des travaux, insiste le ministre des finances. Intervenant à la rubrique Le Point sur le 100.1 de radio Métropole, M. Beaudin révélé que le Centre National a interrompu les travaux de démolition afin d'attendre la formation des équipes chargées d'inventorier les immeubles.
Le ministre Beaudin donne l'assurance que les travaux de déblaiement seront lancés début septembre puisque des contrats ont déjà été signés avec des firmes spécialisées.
Les premiers buildings qui jailliront du nouveau Port-au-Prince seront le Convention Center de la Banque Centrale, le Palais de Justice et le Palais Législatif.
Les membres du secteur privé pourront lancer leur investissement après la réalisation du zonage par les autorités. Dans le même temps, les premiers éléments du dispositif sécuritaire seront mis en place dans les différents périmètres concernés.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18189
Les Emmys convoités par The Pacific, Glee et Mad Men
Publié le 27 août 2010 à 11h22
Romain Raynaldy, Agence France-Presse
Los Angeles
La minisérie The Pacific et les séries Glee, Mad Men, Lost ou 30 Rock seront dimanche les grands favoris des Emmy Awards, les principales récompenses de la télévision américaine, qui distingueront également l'engagement humanitaire de George Clooney.
The Pacific, diffusée sur la chaîne américaine HBO au printemps, est citée à 24 reprises, contribuant à faire de la chaîne payante - une fois de plus - la plus citée du paysage audiovisuel américain, avec 101 nominations.
La minisérie, produite par Steven Spielberg et Tom Hanks, raconte l'engagement dans l'armée de jeunes Américains pleins d'espoirs pour défendre leur pays face aux Japonais, après l'attaque de Pearl Harbor en décembre 1941.
Autre grande favorite, la série Glee, diffusée sur la chaîne Fox, dans laquelle un professeur d'espagnol prend la direction de la chorale d'un lycée, laissée à l'abandon par son prédécesseur.
La série, qui a récolté 19 nominations, a déjà remporté le Golden Globe de la meilleure comédie en début d'année, et pourrait menacer 30 Rock, invaincue depuis trois ans dans la catégorie «comédie» aux Emmys. Nurse Jackie et The Office ont également leurs chances.
Côté séries dramatiques, Mad Men (17 nominations), forte de son succès critique et public, concourt pour une troisième victoire consécutive. Mais ce brillant portrait au vitriol d'une agence de publicité dans les années 60 aura des adversaires de taille, notamment Lost, la série au succès mondial dont le dernier épisode a été diffusé aux États-Unis en mai dernier.
La série, nommée à 12 reprises cette année, a remporté 9 Emmys au long de ses six saisons, mais n'a pas remporté le titre de meilleure série depuis 2005. Elle devra croiser le fer avec notamment Dexter et True Blood.
Parmi les acteurs et les actrices, tous les vainqueurs de l'an dernier - Alec Baldwin (30 Rock), Toni Collette (United States of Tara), Glenn Close (Damages) et Bryan Cranston (Breaking Bad) - sont à nouveau nommés, tandis que Tina Fey (30 Rock), Michael C. Hall (Dexter), Jon Hamm (Mad Men), Hugh Laurie (Dr House), Julianna Margulies (The Good Wife), Steve Carell (The Office) et Edie Falco (Nurse Jackie) seront des prétendants sérieux.
Dans la catégorie «téléfilm», il faudra garder un oeil sur You Don't Know Jack de Bary Levinson (Rain Man), brillant portrait du défenseur du droit à l'euthanasie Jack Kevorkian, surnommé «Docteur la mort» et emprisonné pendant huit ans aux États-Unis pour avoir aidé un jeune homme à se suicider.
Al Pacino, qui incarne Jack Kevorkian, est nommé dans la catégorie meilleur acteur dans un téléfilm, aux côtés notamment de Jeff Bridges - oscarisé pour la première fois en début d'année - Ian McKellen et Dennis Quaid.
L'Académie des sciences et des arts de la télévision remettra par ailleurs à l'acteur américain George Clooney le prix Bob Hope pour son action humanitaire.
L'acteur, dont la carrière a été lancée par le rôle du Dr Ross dans la série à succès Urgences, «était un choix évident pour ce prix», avait déclaré John Schaffner, président de l'Académie, lors de l'annonce du prix.
L'Académie a notamment voulu rendre hommage aux actions de George Clooney au Darfour ou ses levées de fonds en faveur des victimes des attentats du 11-Septembre, de l'ouragan Katrina ou du séisme en Haïti.
Les soixante-deuxièmes Emmy Awards seront retransmis du théâtre Nokia de Los Angeles dimanche à partir de 17 h. Pour la première fois depuis plus de 30 ans, la cérémonie sera diffusée en simultané dans tous les États-Unis.
http://www.cyberpresse.ca/arts/television/201008/27/01-4310327-les-emmys-convoites-par-the-pacific-glee-et-mad-men.php
![]() |
| La série The Pacific met en scène, d'une façon très réaliste, des combats entre marines américains et troupes japonaises dans les îles du Pacique. PHOTO: FOURNIE PAR HBO |
Los Angeles
La minisérie The Pacific et les séries Glee, Mad Men, Lost ou 30 Rock seront dimanche les grands favoris des Emmy Awards, les principales récompenses de la télévision américaine, qui distingueront également l'engagement humanitaire de George Clooney.
The Pacific, diffusée sur la chaîne américaine HBO au printemps, est citée à 24 reprises, contribuant à faire de la chaîne payante - une fois de plus - la plus citée du paysage audiovisuel américain, avec 101 nominations.
La minisérie, produite par Steven Spielberg et Tom Hanks, raconte l'engagement dans l'armée de jeunes Américains pleins d'espoirs pour défendre leur pays face aux Japonais, après l'attaque de Pearl Harbor en décembre 1941.
Autre grande favorite, la série Glee, diffusée sur la chaîne Fox, dans laquelle un professeur d'espagnol prend la direction de la chorale d'un lycée, laissée à l'abandon par son prédécesseur.
La série, qui a récolté 19 nominations, a déjà remporté le Golden Globe de la meilleure comédie en début d'année, et pourrait menacer 30 Rock, invaincue depuis trois ans dans la catégorie «comédie» aux Emmys. Nurse Jackie et The Office ont également leurs chances.
Côté séries dramatiques, Mad Men (17 nominations), forte de son succès critique et public, concourt pour une troisième victoire consécutive. Mais ce brillant portrait au vitriol d'une agence de publicité dans les années 60 aura des adversaires de taille, notamment Lost, la série au succès mondial dont le dernier épisode a été diffusé aux États-Unis en mai dernier.
La série, nommée à 12 reprises cette année, a remporté 9 Emmys au long de ses six saisons, mais n'a pas remporté le titre de meilleure série depuis 2005. Elle devra croiser le fer avec notamment Dexter et True Blood.
Parmi les acteurs et les actrices, tous les vainqueurs de l'an dernier - Alec Baldwin (30 Rock), Toni Collette (United States of Tara), Glenn Close (Damages) et Bryan Cranston (Breaking Bad) - sont à nouveau nommés, tandis que Tina Fey (30 Rock), Michael C. Hall (Dexter), Jon Hamm (Mad Men), Hugh Laurie (Dr House), Julianna Margulies (The Good Wife), Steve Carell (The Office) et Edie Falco (Nurse Jackie) seront des prétendants sérieux.
Dans la catégorie «téléfilm», il faudra garder un oeil sur You Don't Know Jack de Bary Levinson (Rain Man), brillant portrait du défenseur du droit à l'euthanasie Jack Kevorkian, surnommé «Docteur la mort» et emprisonné pendant huit ans aux États-Unis pour avoir aidé un jeune homme à se suicider.
Al Pacino, qui incarne Jack Kevorkian, est nommé dans la catégorie meilleur acteur dans un téléfilm, aux côtés notamment de Jeff Bridges - oscarisé pour la première fois en début d'année - Ian McKellen et Dennis Quaid.
L'Académie des sciences et des arts de la télévision remettra par ailleurs à l'acteur américain George Clooney le prix Bob Hope pour son action humanitaire.
L'acteur, dont la carrière a été lancée par le rôle du Dr Ross dans la série à succès Urgences, «était un choix évident pour ce prix», avait déclaré John Schaffner, président de l'Académie, lors de l'annonce du prix.
L'Académie a notamment voulu rendre hommage aux actions de George Clooney au Darfour ou ses levées de fonds en faveur des victimes des attentats du 11-Septembre, de l'ouragan Katrina ou du séisme en Haïti.
Les soixante-deuxièmes Emmy Awards seront retransmis du théâtre Nokia de Los Angeles dimanche à partir de 17 h. Pour la première fois depuis plus de 30 ans, la cérémonie sera diffusée en simultané dans tous les États-Unis.
http://www.cyberpresse.ca/arts/television/201008/27/01-4310327-les-emmys-convoites-par-the-pacific-glee-et-mad-men.php
Haïti, le pays de l'exclusion
Jacquelin Telemaque
L'auteur est journaliste indépendant.
Haïti vient de rater l'occasion de poser les jalons vers une société ouverte en excluant les candidats de sa diaspora de la course électorale.
L'arrivée de Wyclef Jean sur la scène politique haïtienne a secoué l'ensemble de la classe politique. Les jeunes se sont identifiés rapidement à Wyclef Jean qui a séduit par son discours. Les barricades dressées à Delmas, sur la route de l'aéroport, et ailleurs au pays en protestation contre le rejet de cette candidature illustrent bien un phénomène beaucoup plus profond. Ce pays est mûr pour un changement. Et chaque fois que les exclus en ont l'occasion, ils font savoir qu'ils veulent aussi participer aux affaires du pays.
Des candidats issus de la diaspora, aucun n'est retenu. Il s'agit de Wyclef Jean, star du hip-hop, de Kesler Delmacy, un médecin connu de la diaspora haïtienne basée à New York, de Raymond Alcide Joseph, ambassadeur d'Haïti aux États-Unis et oncle de Wyclef Jean, et enfin de Jean Bertin, basé à Santo Domingo. Lavarice Gaudin et Eddy Rodriguez proviennent aussi de l'extérieur. Cela confirme aux yeux d'une partie de l'opposition la politique d'exclusion qui caractérise Haïti depuis des décennies.
Le ministre des Haïtiens vivant à l'étranger, Edwin Paraison, estime que c'est un très mauvais signal que le pouvoir a envoyé aux Haïtiens de la diaspora, qui sont courtisés pour financer toutes sortes de projets en plus d'être sollicités à hauteur de 2 milliards de dollars l'an pour venir en aide directe à leurs familles.
Par contre, les candidats du pouvoir, toutes branches confondues, sont tous admis à la compétition. Les sept ministres ou anciens ministres sont admis en dépit de l'obligation de présenter un certificat de décharge de leur gestion. Seul le parlement est habilité à délivrer un tel certificat. Comme le parlement est caduc, le conseil électoral a décidé d'accepter un certificat délivré par la cour des comptes et du contentieux administratif. Ce qui ne relève pas de ses compétences, selon les partis de l'opposition.
Le président Préval avait à coeur la participation de deux candidats: Charles-Henry Baker, candidat du parti Respect, arrivé troisième aux élections de 2006, et Myrlande Manigat, constitutionnaliste reconnue et professeure émérite, en plus d'être secrétaire général du Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (RDNP). La présence de ces deux candidats donnerait un semblant de légitimité au processus électoral, boudé par la grande majorité de la population qui se bat pour leur survie depuis le 12 janvier 2010. L'opposition regroupée au sein du collectif pour le renouveau haïtien (COREH) a subi un dur revers, car elle envisageait justement de demander à ces deux candidats de ne pas participer à ce qu'elle considère comme un jeu pipé d'avance. En se présentant seule sans l'aval de cette coalition, Mme Manigat prend cette opposition et d'autres alliés par surprise. La coalition se retrouve face à un dilemme, car elle ne peut arrêter la machine électorale, bien contrôlée par le pouvoir exécutif.
Plusieurs des candidats écartés envisagent un recours contre le conseil électoral provisoire, dont Wyclef Jean, qui mène une bataille sans grande conviction pour se faire accepter du conseil provisoire. Et tout semble indiquer que la décision du conseil, si tant est que le conseil électoral ait agi de façon indépendante, ne changera pas en ce qui concerne Wyclef Jean.
Le président Préval n'inspire pas confiance. Plusieurs secteurs de l'opposition le soupçonnent de préparer des élections frauduleuses avec des candidats choisis pour brouiller les cartes. À plusieurs reprises, le président Préval a fait savoir qu'il avait deux préoccupations?: il ne veut pas se retrouver en prison à la fin de son mandat et il ne veut pas partir en exil non plus. Mais pourquoi donc ces préoccupations? Aurait-il des choses à se reprocher?
http://www.cyberpresse.ca/opinions/201008/26/01-4310064-haiti-le-pays-de-lexclusion.php
Commentaires:
J'aimerais pouvoir disposer du temps nécessaire pour commenter chaque paragraphe, chaque phrase et chaque mot de ce journaliste indépendant.
De son indépendance il n'a rien montré. Pas d'objectivité.Pas d'impartialité. C'est plutôt un journaliste rangé.
qui se met à la mode.
J'aimerais juste lui dire que dans ses plaidoiries en faveur des haïtiens de la Diaspora qu'il se rappelle que le gouvernement actuel n'a pas écrit la Constitution de 1987. C'est cette Constitution justement qui exclut en quelque sorte les haïtiens de l'extérieur.
La meilleure façon de s'y prendre ce n'est pas en venant forcer la main et essayer de passer en force car on tombe dans l'illégalité.
Que les haïtiens de la Diaspora s'organisent comme il le faut pour mener la bonne guerre!
Une île, deux mondes
Le Jeudi 26 août 2010
Il n’y a que 300 km entre Port-au-Prince et Santo Domingo en République dominicaine. Pourtant, la distance pourrait s’évaluer en années-lumière tellement les contrastes sont grands et frappants.
Simplement du côté de l’accueil, il y a deux mondes. Non pas que les Haïtiens ne sont pas gentils et aimables, mais le service à la clientèle souffre de nombreuses lacunes.
Mardi, je demande une bouteille d’eau à la cafétéria de l’hôtel. Il n’y en a plus. La serveuse me lance avec une grande lenteur «D’accord», mais elle ne bouge pas. Elle ira en chercher plus tard, car c’est l’heure des téléromans, les telenovellas traduites en français. J’ai dû attendre une heure. Les Haïtiens ne sont pas tous comme cela, mais à Port-au-Prince, ça semble être la marque de commerce pour plusieurs. Aucun entrain… En campagne, c’est tout le contraire.
En débarquant à l’aéroport de Santo Domingo, même les douaniers sont souriants, mais il faut payer 10 $ pour la carte de touriste donnant le droit de mettre les pieds au pays. Quelques pas plus loin, on nous offre un verre de rhum. Bien que ce soit une opération commerciale pour vanter la marque locale, il n’en reste pas moins que c’est plus agréable que le hangar surchauffé qui sert d’entrer sur la terre de la Perle des Antilles.
Je vais quand même m’ennuyer de la chaleur de plusieurs Haïtiens comme Maxo, Alfred et ses enfants, David Nicolas, soeur Moline et plusieurs autres. Par contre, je ne souffre pas d’avoir quitté le chaos bordélique de Port-au-Prince.
La Perle des Antilles a besoin d’un sérieux polissage pour reprendre son titre.
En République dominicaine, il y a la langue. Mes oreilles bourdonnent pendant les discussions en espagnol entre Yazmin Cuevas, la représentante de Plan Nagua en République dominicaine et Sébastien, le polyglotte qui a planifié tous les rendez-vous et les déplacements de main de maître. Il parle cinq langues et il se débrouille en créole!
Les entrevues avec traduction, c’est un peu plus long. Mes notions de latin reviennent à la surface et je réussis à comprendre les principaux mots pour me donner une idée du contexte.
Sébastien traduit le tout pour que je puisse combler les vides et mettre les nuances. Ça m’éclaire.
Parlant de lumière, hier, en marchand dans le secteur historique de la capitale, Yazmin nous raconte que l’accouchement se dit Dar a la luce ou donner à la lumière en traduction littérale. Ce que nous avons vu en après-midi avec le micro-crédit pour les groupes de femme ressemble étrangement à cela. Avec leur micro entreprise, elle donne la lumière à leur famille en développant des commerces qui accroissent les revenus au point de pouvoir payer des études universitaires aux enfants ou de changer de maison.
Si l’organisation du Centre dominicain de développement pour le micro-crédit travaille essentiellement avec des femmes, c’est que la femme a une influence directe sur la famille avec son travail générateur de revenus. Avec les hommes, ce n’est pas du tout le même comportement.
Et il y a des femmes volubiles comme Maritsa et Scarlet du CDD. Sur le parcours qui nous menait vers les visites de projets, elles étaient vraiment hyper volubiles. Je ne pouvais pas placer un mot. À un certain moment, nous sommes amusés à taquiner Scarlet, jeune célibataire à la recherche d’un copain pour une relation stable. Nous lui avons pratiquement fait une petite annonce pour les sites de rencontres.
Je vous mets sa photo au cas où un jeune Canadien célibataire, sérieux, qui aime parler, adore les enfants et le magasinage, qui aime sortir et surtout qui sait faire la cuisine se présentait à elle. Il deviendrait son gros lot
Au fait, en République dominicaine, il y a des routes asphaltées partout, même en montagne. Les seules bosses sont des dos d’âne pour ralentir la circulation dans les secteurs névralgiques. Et il n’y a pas de concert de klaxon. Ça repose les oreilles
NOTE: Yves Therrien est l’invité de Coopération internationale Québec qui assume les frais de transport en Haïti et en République dominicaine.
http://blogues.cyberpresse.ca/ong/2010/08/26/une-ile-deux-mondes/
Commentaires:
Le revoilà, le journaliste qui décrit avec un certain mépris la misère haïtienne. C'est assez marrant de lire au pied de chaque article uennote disant que : Yves Therrien est l’invité de Coopération internationale Québec qui assume les frais de transport en Haïti et en République dominicaine. J'ai cherché un peu au-delà des descriptions des routes quelque chose plus substancielle qui pourrait justifier que la Coopération lui paie ses déplacements. J'ai été assez bien servi car j'ai lu ceci: Yves Therrien: Journaliste au Soleil depuis 1981, Yves Therrien raconte comment l’aide des organisations québécoises permet aux Haïtiens de reprendre leur vie en main.
J'ai trouvé ça encore plus marrant. Ce n'est pas en décrivant la situation de misère et de pauvreté avec une pointe de dédain que Monsieur Thérien raconte comment les haïtiens se démerdent pour survivre. Dans ce cas, les sous que dépensent monsieur Thérien pour ses déplacements pourraient bien servir à faire des choses beaucoup plus sérieuses en Haïti.
A moisn que Monsieur THERIEN ne possède une autre tribune ou il parle de l'aide et de l'impact de l'aide sur le déroulement de la vie des haïtiens.
Là il s'est lancé à comparer deux pays. Donc cela veut dire que c'est sans doute son premier voyage touristique en République Dominicaine.
On comprend un peu comment les ONG gèrent leurs fonds et les dons des généreux!
Il n’y a que 300 km entre Port-au-Prince et Santo Domingo en République dominicaine. Pourtant, la distance pourrait s’évaluer en années-lumière tellement les contrastes sont grands et frappants.
Simplement du côté de l’accueil, il y a deux mondes. Non pas que les Haïtiens ne sont pas gentils et aimables, mais le service à la clientèle souffre de nombreuses lacunes.
Mardi, je demande une bouteille d’eau à la cafétéria de l’hôtel. Il n’y en a plus. La serveuse me lance avec une grande lenteur «D’accord», mais elle ne bouge pas. Elle ira en chercher plus tard, car c’est l’heure des téléromans, les telenovellas traduites en français. J’ai dû attendre une heure. Les Haïtiens ne sont pas tous comme cela, mais à Port-au-Prince, ça semble être la marque de commerce pour plusieurs. Aucun entrain… En campagne, c’est tout le contraire.
En débarquant à l’aéroport de Santo Domingo, même les douaniers sont souriants, mais il faut payer 10 $ pour la carte de touriste donnant le droit de mettre les pieds au pays. Quelques pas plus loin, on nous offre un verre de rhum. Bien que ce soit une opération commerciale pour vanter la marque locale, il n’en reste pas moins que c’est plus agréable que le hangar surchauffé qui sert d’entrer sur la terre de la Perle des Antilles.
Je vais quand même m’ennuyer de la chaleur de plusieurs Haïtiens comme Maxo, Alfred et ses enfants, David Nicolas, soeur Moline et plusieurs autres. Par contre, je ne souffre pas d’avoir quitté le chaos bordélique de Port-au-Prince.
La Perle des Antilles a besoin d’un sérieux polissage pour reprendre son titre.
![]() |
| 1.Yazmin Cuevas représente Plan Nagua en République dominicaine. |
En République dominicaine, il y a la langue. Mes oreilles bourdonnent pendant les discussions en espagnol entre Yazmin Cuevas, la représentante de Plan Nagua en République dominicaine et Sébastien, le polyglotte qui a planifié tous les rendez-vous et les déplacements de main de maître. Il parle cinq langues et il se débrouille en créole!
Les entrevues avec traduction, c’est un peu plus long. Mes notions de latin reviennent à la surface et je réussis à comprendre les principaux mots pour me donner une idée du contexte.
Sébastien traduit le tout pour que je puisse combler les vides et mettre les nuances. Ça m’éclaire.
Parlant de lumière, hier, en marchand dans le secteur historique de la capitale, Yazmin nous raconte que l’accouchement se dit Dar a la luce ou donner à la lumière en traduction littérale. Ce que nous avons vu en après-midi avec le micro-crédit pour les groupes de femme ressemble étrangement à cela. Avec leur micro entreprise, elle donne la lumière à leur famille en développant des commerces qui accroissent les revenus au point de pouvoir payer des études universitaires aux enfants ou de changer de maison.
Si l’organisation du Centre dominicain de développement pour le micro-crédit travaille essentiellement avec des femmes, c’est que la femme a une influence directe sur la famille avec son travail générateur de revenus. Avec les hommes, ce n’est pas du tout le même comportement.
![]() |
| 2.Voici Scarlet, la volubile! |
Et il y a des femmes volubiles comme Maritsa et Scarlet du CDD. Sur le parcours qui nous menait vers les visites de projets, elles étaient vraiment hyper volubiles. Je ne pouvais pas placer un mot. À un certain moment, nous sommes amusés à taquiner Scarlet, jeune célibataire à la recherche d’un copain pour une relation stable. Nous lui avons pratiquement fait une petite annonce pour les sites de rencontres.
Je vous mets sa photo au cas où un jeune Canadien célibataire, sérieux, qui aime parler, adore les enfants et le magasinage, qui aime sortir et surtout qui sait faire la cuisine se présentait à elle. Il deviendrait son gros lot
Au fait, en République dominicaine, il y a des routes asphaltées partout, même en montagne. Les seules bosses sont des dos d’âne pour ralentir la circulation dans les secteurs névralgiques. Et il n’y a pas de concert de klaxon. Ça repose les oreilles
NOTE: Yves Therrien est l’invité de Coopération internationale Québec qui assume les frais de transport en Haïti et en République dominicaine.
http://blogues.cyberpresse.ca/ong/2010/08/26/une-ile-deux-mondes/
Commentaires:
Le revoilà, le journaliste qui décrit avec un certain mépris la misère haïtienne. C'est assez marrant de lire au pied de chaque article uennote disant que : Yves Therrien est l’invité de Coopération internationale Québec qui assume les frais de transport en Haïti et en République dominicaine. J'ai cherché un peu au-delà des descriptions des routes quelque chose plus substancielle qui pourrait justifier que la Coopération lui paie ses déplacements. J'ai été assez bien servi car j'ai lu ceci: Yves Therrien: Journaliste au Soleil depuis 1981, Yves Therrien raconte comment l’aide des organisations québécoises permet aux Haïtiens de reprendre leur vie en main.
J'ai trouvé ça encore plus marrant. Ce n'est pas en décrivant la situation de misère et de pauvreté avec une pointe de dédain que Monsieur Thérien raconte comment les haïtiens se démerdent pour survivre. Dans ce cas, les sous que dépensent monsieur Thérien pour ses déplacements pourraient bien servir à faire des choses beaucoup plus sérieuses en Haïti.
A moisn que Monsieur THERIEN ne possède une autre tribune ou il parle de l'aide et de l'impact de l'aide sur le déroulement de la vie des haïtiens.
Là il s'est lancé à comparer deux pays. Donc cela veut dire que c'est sans doute son premier voyage touristique en République Dominicaine.
On comprend un peu comment les ONG gèrent leurs fonds et les dons des généreux!
Plusieurs centaines de sans-abri en colère contre le pouvoir
Signe des temps, la plus importante manifestation jamais réalisée par les victimes du séisme du 12 janvier tourne presqu’à une mobilisation anti-gouvernementale sur fond de menace de boycott des élections jeudi 26 août 2010, Radio Kiskeya
Plusieurs centaines de sans-abri ont manifesté jeudi à Port-au-Prince en vue d’exiger des autorités des mesures immédiates capables de mettre fin à leurs conditions de vie infra-humaines sous les tentes et ont menacé de ne pas prendre part aux prochaines élections en cas de non-satisfaction de leurs revendications.
"Il ne peut y avoir d’élections avec 1,5 million de personnes sous les tentes", ont martelé les chefs de file des sinistrés qui ont sillonné les rues de la capitale en scandant des slogans défavorables au pouvoir. Face à ce sombre tableau, le Conseil électoral provisoire est même invité à mettre en veilleuse le processus électoral.
Pour leur première grande mobilisation populaire, les rescapés du tremblement de terre du 12 janvier ont clairement averti le gouvernement Préval/Bellerive qu’ils n’entendaient plus continuer à dormir dans des campements de fortune et émis le vœu de pouvoir s’installer dans des abris transitionnels décents.
Le pouvoir est accusé de faire du "marchandage politique" au mépris de la situation précaire de plusieurs centaines de milliers de compatriotes près de huit mois après la catastrophe qui, outre les sans-abri jetés dans la rue, a fait 300.000 morts et 300.000 blessés.
Issus de plusieurs des quelque 120 sites d’hébergement recensés à Port-au-Prince, les manifestants ont aussi évoqué le détournement présumé de l’aide internationale.
Les rasssemblements de sinistrés n’avaient jusqu’ici compté que quelques dizaines d’hommes et femmes courageux, prêts à exprimer leur ras-le-bol dans un environnement sourd à leurs récriminations légitimes.
Les places publiques et quartiers résidentiels de la capitale sont transformés depuis le 12 janvier en centres d’hébergement sauvages où vivent des familles entières, dans une situation d’insécurité quasi-permanente, sous des tentes aux températures caniculaires, insalubres et dégageant souvent des odeurs pestilentielles. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6982
Plusieurs centaines de sans-abri ont manifesté jeudi à Port-au-Prince en vue d’exiger des autorités des mesures immédiates capables de mettre fin à leurs conditions de vie infra-humaines sous les tentes et ont menacé de ne pas prendre part aux prochaines élections en cas de non-satisfaction de leurs revendications.
"Il ne peut y avoir d’élections avec 1,5 million de personnes sous les tentes", ont martelé les chefs de file des sinistrés qui ont sillonné les rues de la capitale en scandant des slogans défavorables au pouvoir. Face à ce sombre tableau, le Conseil électoral provisoire est même invité à mettre en veilleuse le processus électoral.
Pour leur première grande mobilisation populaire, les rescapés du tremblement de terre du 12 janvier ont clairement averti le gouvernement Préval/Bellerive qu’ils n’entendaient plus continuer à dormir dans des campements de fortune et émis le vœu de pouvoir s’installer dans des abris transitionnels décents.
Le pouvoir est accusé de faire du "marchandage politique" au mépris de la situation précaire de plusieurs centaines de milliers de compatriotes près de huit mois après la catastrophe qui, outre les sans-abri jetés dans la rue, a fait 300.000 morts et 300.000 blessés.
Issus de plusieurs des quelque 120 sites d’hébergement recensés à Port-au-Prince, les manifestants ont aussi évoqué le détournement présumé de l’aide internationale.
Les rasssemblements de sinistrés n’avaient jusqu’ici compté que quelques dizaines d’hommes et femmes courageux, prêts à exprimer leur ras-le-bol dans un environnement sourd à leurs récriminations légitimes.
Les places publiques et quartiers résidentiels de la capitale sont transformés depuis le 12 janvier en centres d’hébergement sauvages où vivent des familles entières, dans une situation d’insécurité quasi-permanente, sous des tentes aux températures caniculaires, insalubres et dégageant souvent des odeurs pestilentielles. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6982
José Miguel Insulza fait son évaluation de la situation en Haïti
Après des entretiens avec les autorités sur le processus électoral en pleine turbulence et la gestion anarchique du post-séisme, le Secrétaire général de l’OEA doit laisser le pays vendredi Jeudi 26 août 2010,Radio Kiskeya
Le Secrétaire général de l’Organisation des Etats américains, José Miguel Insulza, s’est entretenu jeudi avec le Président René Préval et sa ministre des affaires étrangères, Marie-Michèle Rey, dans le cadre d’une visite de 24 heures axée sur les élections du 28 novembre et le processus de reconstruction post-séisme.
Un tête-à-tête avec le chef de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), Edmond Mulet, s’est déroulé en soirée.
Arrivé à Port-au-Prince à la mi-journée, le numéro un de l’OEA a également eu des discussions avec une série d’organisations de la société civile dont le Centre œcuménique des droits humains, le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), l’Initiative de la société civile (ISC), l’Initiative citoyenne (IC) et l’Ocodé.
Avant son départ tôt vendredi matin, José Miguel Insulza doit faire le bilan de sa visite en Haïti, troisième et ultime étape d’une mini-tournée régionale qui l’aura conduit auparavant au Costa Rica et en Colombie.
Le passage du diplomate chilien à Port-au-Prince intervient au moment où le Conseil électoral provisoire fait face à des vagues de protestations de plusieurs des quinze candidats à la présidence évincés.
Présent sur tous les fronts, le rappeur international Wyclef Jean a, parallèlement à l’action de ses avocats, mis en circulation jeudi une chanson à forte tonalité politique dans laquelle il demande, sans ambages, l’arrestation des conseillers électoraux, brocarde le Président René Préval comme le "Lucifer" qui "tire toutes les ficelles et dirige en sous-main le CEP".
Avec la Communauté Caraïbe (CARICOM), l’OEA est à la tête d’une mission d’observation électorale conjointe de 193 membres chargée de suivre le déroulement d’un processus électoral contesté sinon controversé devant conduire aux présidentielles et législatives du 28 novembre. spp/Radio Kiskeya
Le Secrétaire général de l’Organisation des Etats américains, José Miguel Insulza, s’est entretenu jeudi avec le Président René Préval et sa ministre des affaires étrangères, Marie-Michèle Rey, dans le cadre d’une visite de 24 heures axée sur les élections du 28 novembre et le processus de reconstruction post-séisme.
Un tête-à-tête avec le chef de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), Edmond Mulet, s’est déroulé en soirée.
Arrivé à Port-au-Prince à la mi-journée, le numéro un de l’OEA a également eu des discussions avec une série d’organisations de la société civile dont le Centre œcuménique des droits humains, le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), l’Initiative de la société civile (ISC), l’Initiative citoyenne (IC) et l’Ocodé.
Avant son départ tôt vendredi matin, José Miguel Insulza doit faire le bilan de sa visite en Haïti, troisième et ultime étape d’une mini-tournée régionale qui l’aura conduit auparavant au Costa Rica et en Colombie.
Le passage du diplomate chilien à Port-au-Prince intervient au moment où le Conseil électoral provisoire fait face à des vagues de protestations de plusieurs des quinze candidats à la présidence évincés.
Présent sur tous les fronts, le rappeur international Wyclef Jean a, parallèlement à l’action de ses avocats, mis en circulation jeudi une chanson à forte tonalité politique dans laquelle il demande, sans ambages, l’arrestation des conseillers électoraux, brocarde le Président René Préval comme le "Lucifer" qui "tire toutes les ficelles et dirige en sous-main le CEP".
Avec la Communauté Caraïbe (CARICOM), l’OEA est à la tête d’une mission d’observation électorale conjointe de 193 membres chargée de suivre le déroulement d’un processus électoral contesté sinon controversé devant conduire aux présidentielles et législatives du 28 novembre. spp/Radio Kiskeya
« Jésus, Marie, quelle décadence ! Quelque chose est pourri dans mon royaume..."
SIM PA RELE.....La chronique de Lyonel TROUILLOT
Jeudi 26 août 2010, Radio Kiskeya
Il y a l’odeur de la pauvreté. Des immondices.
Il y a l’odeur des crimes de sang, et la culture de l’oubli. Une bibliothèque municipale portant le nom d’une tortionnaire, tristement célèbre, à l’époque où l’on tuait des jeunes gens. Son nom était le symbole de la répression, de la barbarie. Une bibliothèque à son nom, la honte. Qu’elle ait aidé sa ville natale, et qu’on y garde d’elle la mémoire d’une bonne marraine, on peut comprendre. Un buste, mais pas une bibliothèque, symbole du savoir et de la liberté.
Il y a l’odeur du mensonge. Des salaires mirobolants des hauts gradés de l’humanitaire et des institutions internationales. Fraîche, climatisée. Une odeur de Haïti chérie, pi bon peyi pase ou, nanpwen, une odeur d’épargne, d’argent de côté pour plus tard, quand on sera retourné chez soi, anonyme, presque rien. Et l’odeur des camps, mal vivre et exactions.
Il y a l’odeur de la corruption, des formes les plus viles du degaje pa peche. Un élu salarié d’une ONG qui opère dans sa ville.
Il y a l’odeur de l’indécence, du manque d’éthique. Pas besoin de démissionner de son poste de haut fonctionnaire ou d’une fonction politique ou administrative non élective, quand on est candidat à la présidence. Après tout, pourquoi se priver des biens de l’Etat et des réseaux qu’on a déjà à sa disposition aux frais du contribuable.
Il y a l’odeur du Conseil électoral, un concentré, qui choisit quels articles de la Constitution et de la loi électorale, lesquels il faut oublier, qui peut dire tout et n’importe quoi, faire silence quand cela lui sied.
Et puis, couronnant tout cela, il y a la sale odeur de la résignation, du laisser faire. L’impossibilité pour celles et ceux qui souffrent le plus de taper du poing, de se transformer en force sociale, politique, pour ramener le jeu à des enjeux plus dignes : un mieux vivre pour un peuple en souffrance.
Sans verser dans le jeunisme, il faut espérer que des jeunes porteurs d’une conscience sociale et d’un radicalisme à toute épreuve commencent à se lancer dans l’activisme social en écho et dans la construction des discours revendicatifs. Ce que nous payons aujourd’hui, c’est l’assaut du politique sans inscription réelle dans le social après la chute de Duvalier. Le Conseil électoral, l’Exécutif, le parlement, tout ce monde-là, toutes ces institutions inodores, incolores (mais comme dans la chanson de Brel : pas d’odeur nous monte au nez) ne représentent rien, ni intérêts collectifs, ni revendications sociales, ni projet de société pour un vrai vivre ensemble.
Nos institutions politiques, ces élections annoncées à la n’importe quoi, ces magouilles, ces mensonges, tout cela a une odeur rance. Il y a dans les rues, à la campagne, un peuple qui en fait les frais. On pourrait parodier la chanson de Ferrat : « Jésus, Marie, quelle décadence. Quelque chose est pourri dans mon royaume de France ».
Lyonel TROUILLOT
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6980
Jeudi 26 août 2010, Radio Kiskeya
Il y a l’odeur de la pauvreté. Des immondices.
Il y a l’odeur des crimes de sang, et la culture de l’oubli. Une bibliothèque municipale portant le nom d’une tortionnaire, tristement célèbre, à l’époque où l’on tuait des jeunes gens. Son nom était le symbole de la répression, de la barbarie. Une bibliothèque à son nom, la honte. Qu’elle ait aidé sa ville natale, et qu’on y garde d’elle la mémoire d’une bonne marraine, on peut comprendre. Un buste, mais pas une bibliothèque, symbole du savoir et de la liberté.
Il y a l’odeur du mensonge. Des salaires mirobolants des hauts gradés de l’humanitaire et des institutions internationales. Fraîche, climatisée. Une odeur de Haïti chérie, pi bon peyi pase ou, nanpwen, une odeur d’épargne, d’argent de côté pour plus tard, quand on sera retourné chez soi, anonyme, presque rien. Et l’odeur des camps, mal vivre et exactions.
Il y a l’odeur de la corruption, des formes les plus viles du degaje pa peche. Un élu salarié d’une ONG qui opère dans sa ville.
Il y a l’odeur de l’indécence, du manque d’éthique. Pas besoin de démissionner de son poste de haut fonctionnaire ou d’une fonction politique ou administrative non élective, quand on est candidat à la présidence. Après tout, pourquoi se priver des biens de l’Etat et des réseaux qu’on a déjà à sa disposition aux frais du contribuable.
Il y a l’odeur du Conseil électoral, un concentré, qui choisit quels articles de la Constitution et de la loi électorale, lesquels il faut oublier, qui peut dire tout et n’importe quoi, faire silence quand cela lui sied.
Et puis, couronnant tout cela, il y a la sale odeur de la résignation, du laisser faire. L’impossibilité pour celles et ceux qui souffrent le plus de taper du poing, de se transformer en force sociale, politique, pour ramener le jeu à des enjeux plus dignes : un mieux vivre pour un peuple en souffrance.
Sans verser dans le jeunisme, il faut espérer que des jeunes porteurs d’une conscience sociale et d’un radicalisme à toute épreuve commencent à se lancer dans l’activisme social en écho et dans la construction des discours revendicatifs. Ce que nous payons aujourd’hui, c’est l’assaut du politique sans inscription réelle dans le social après la chute de Duvalier. Le Conseil électoral, l’Exécutif, le parlement, tout ce monde-là, toutes ces institutions inodores, incolores (mais comme dans la chanson de Brel : pas d’odeur nous monte au nez) ne représentent rien, ni intérêts collectifs, ni revendications sociales, ni projet de société pour un vrai vivre ensemble.
Nos institutions politiques, ces élections annoncées à la n’importe quoi, ces magouilles, ces mensonges, tout cela a une odeur rance. Il y a dans les rues, à la campagne, un peuple qui en fait les frais. On pourrait parodier la chanson de Ferrat : « Jésus, Marie, quelle décadence. Quelque chose est pourri dans mon royaume de France ».
Lyonel TROUILLOT
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6980
Inscription à :
Articles (Atom)












