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jeudi 5 février 2009

Publication imminente de la liste des candidats agréés

Renforcement du dispositif de sécurité autour du siège du CEP
mercredi 4 février 2009,
Radio Kiskeya
Un imposant dispositif de sécurité a été mis en place mercredi soir devant le siège du Conseil électoral provisoire à Delmas (est de Port-au-Prince) en prévision de la publication imminente de la liste des candidats autorisés à participer aux sénatoriales partielles du 19 avril.
Un barrage, qui paralysait la circulation automobile, et un cordon policier étaient visibles devant le bâtiment.
Le CEP avait accordé un délai expirant dans l’après-midi à tous les candidats pour compléter leurs dossiers au cas où des pièces seraient manquantes.
L’institution électorale a été soumise ces derniers jours à une forte pression d’organisations de la société civile et de certains représentants de la classe politique qui exigent que soient écartées les candidatures d’individus qui seraient impliqués dans la criminalité, le narcotrafic ou le vol.
Le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH) a notamment pointé du doigt, références à l’appui, l’ancien ministre de l’intérieur Lavalas Jocelerme Privert et l’ex-Député Amanus Mayette (inculpés dans le dossier du massacre de La Scirie), l’ancien Député Nawoon Marcellus (accusé d’être responsable de la tentative d’assassinat du journaliste Pierre Elisème), un fonctionnaire de la Présidence, Moïse Jean-Charles (recherché pour meurtre), l’ex-directeur de la police judiciaire Schiller Louidor (qui aurait détourné 700.000 dollars à l’aéroport international de Port-au-Prince) et l’ex-chef rebelle anti-Aristide Guy Philippe (qui ferait l’objet d’un mandat d’arrêt international pour trafic de drogue).
Plusieurs des candidats visés ont rejeté avec véhémence les accusations de l’organisme des droits humains fondées dans la plupart des cas sur des décisions judiciaires ajournées ou non exécutées.
Les électeurs haïtiens doivent combler le 19 avril douze des 30 sièges du Sénat. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5657

La branche de Fanmi lavalas dirigée par le Dr Maryse Narcisse dénonce un drôle d’ultimatum du CEP

L’institution électorale « dans l’embarras du choix » face à deux branches de Lavalas ?
jeudi 5 février 2009,
Radio Kiskeya
La « porte-parole » de Fanmi lavalas (parti de l’ancien président Jean Bertrand Aristide), Mme Maryse Narcisse, a dénoncé au micro de Radio Kiskeya, un ultimatum lancé à son organisation politique par le Conseil Electoral Provisoire (CEP), pour qu’elle fournisse des pièces relatives à l’inscription de ses candidats mercredi à quatre heures p.m. au plus tard.
Selon le Dr Maryse Narcisse, la forme aussi bien que le contenu de la lettre apparemment adressée à son parti sont inacceptables. Elle précise en ce sens avoir reçu une copie de la correspondance signée du conseiller électoral Léonel Raphaël qui exige de Fanmi lavalas des pièces dont la nature n’est pas précisée.
Mme Narcisse demande des explications précises sur le fait par l’institution électorale d’avoir enregistré plusieurs candidats sous la bannière de Fanmi lavalas alors que le 3 décembre 2008, le CEP avait régulièrement inscrit le parti qu’elle dirige.
Dans le bras de fer qui s’est engagé entre des branches rivales du parti d’Aristide, Mme Narcisse s’est toujours présentée comme la représentante légitime de l’ancien président réfugié en Afrique du Sud et, de ce fait, comme la principale dirigeante de l’organisation politique.
De leur côté, d’autres membres influents du parti, dont l’ancien premier ministre d’Aristide Yvon Neptune et l’ex-député Yves Cristallin, contestent une telle prétention à Mme Narcisse, revendiquant la charte de l’organisation comme boussole en ce qui concerne les modalités du choix de ses dirigeants.
Deux listes de candidats de Fanmi lavalas ont été soumises au CEP qui se trouve politiquement dans l’embarras pour trancher, en dépit du fait que, légalement, il dispose de suffisamment d’instruments pour se prononcer. [jmd/RK]

Le CEP analyse les contestations contre les candidats

Les autorités électorales devront publier vendredi prochain la liste définitive des candidats habilités à prendre part aux joutes du 19 avril. Le porte parole du Conseil Electoral Provisoire (CEP), Frantz Bernardin, a indiqué hier qu'il appartenait aux autorités juridiques de faire la lumière sur la situation juridique des candidats dénoncés par la clameur publique. Il soutient que certaines candidatures seront déclarées irrecevables notamment celles dont les dossiers sont incomplets.
En ce qui a trait aux contestations des candidatures, le porte parole du CEP affirme qu'une liste, comportant les noms des 107 candidats, a été acheminée à plusieurs organismes afin de mieux étudier la situation de ces personnes. " Nous avons acheminé la liste à la Police, à une instance de l'appareil judiciaire, au service d'immigration et au ministère de l'intérieur notamment afin d'identifier les personnes faisant l'objet de poursuites judiciaires ou détentrice d'une double nationalité", dit-il précisant que la démarche vise à renforcer la crédibilité de l'organisme électoral. Le porte parole du CEP informe que 9 des 107 candidats n'avaient pas contacté pas le service d'immigration afin d'obtenir un document confirmant leur nationalité haïtienne. De plus, M. Bernardin explique que l'organisme électoral n'entend pas se substituer à la justice en ce qui a trait aux personnes dénoncées par les organisations de défense des droits humains. " Le CEP tiendra compte des décisions de la justice et de la police", ajoute t-il. Entre temps plusieurs candidats ont rejeté les accusations rapportées par le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH). Serge Gaspard (Lavalas) et Guy Philippe (FRN) envisagent même des poursuites judiciaires pour diffamation contre les responsables de l'organisme de défense des droits humains.

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14730

La branche de Fanmi lavalas dirigée par le Dr Maryse Narcisse dénonce un drôle d’ultimatum du CEP

L’institution électorale « dans l’embarras du choix » face à deux branches de Lavalas ?
jeudi 5 février 2009,
Radio Kiskeya
La « porte-parole » de Fanmi lavalas (parti de l’ancien président Jean Bertrand Aristide), Mme Maryse Narcisse, a dénoncé au micro de Radio Kiskeya, un ultimatum lancé à son organisation politique par le Conseil Electoral Provisoire (CEP), pour qu’elle fournisse des pièces relatives à l’inscription de ses candidats mercredi à quatre heures p.m. au plus tard.
Selon le Dr Maryse Narcisse, la forme aussi bien que le contenu de la lettre apparemment adressée à son parti sont inacceptables. Elle précise en ce sens avoir reçu une copie de la correspondance signée du conseiller électoral Léonel Raphaël qui exige de Fanmi lavalas des pièces dont la nature n’est pas précisée.
Mme Narcisse demande des explications précises sur le fait par l’institution électorale d’avoir enregistré plusieurs candidats sous la bannière de Fanmi lavalas alors que le 3 décembre 2008, le CEP avait régulièrement inscrit le parti qu’elle dirige.
Dans le bras de fer qui s’est engagé entre des branches rivales du parti d’Aristide, Mme Narcisse s’est toujours présentée comme la représentante légitime de l’ancien président réfugié en Afrique du Sud et, de ce fait, comme la principale dirigeante de l’organisation politique.
De leur côté, d’autres membres influents du parti, dont l’ancien premier ministre d’Aristide Yvon Neptune et l’ex-député Yves Cristallin, contestent une telle prétention à Mme Narcisse, revendiquant la charte de l’organisation comme boussole en ce qui concerne les modalités du choix de ses dirigeants.
Deux listes de candidats de Fanmi lavalas ont été soumises au CEP qui se trouve politiquement dans l’embarras pour trancher, en dépit du fait que, légalement, il dispose de suffisamment d’instruments pour se prononcer. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5658

mercredi 4 février 2009

Fanmi Lavalas accuse le CEP et veut rétablir la sérénité

Des dirigeants de Fanmi Lavalas tentent de ramener le calme au sein du parti ébranlé par les dissensions relatives aux candidats pour les sénatoriales du 19 avril.La coordonnatrice nationale du Parti, Marise Narcisse, se dit étonnée du tollé résultant de l'inscription des candidats du parti Lavalas. Elle révèle que jusqu'à présent les dirigeants du parti n'ont pas été contactés par les autorités électorales.Tout en faisant remarquer que le parti reste uni, Mme Narcisse rend le CEP responsable de la confusion crée au sein du parti. Selon Marise Narcisse le parti a respecté les procédures relatives au processus d'inscription des candidats. " Il y a une seule organisation lavalas sous le leadership d'Aristide", ajoute t-elle.Interrogée sur le comportement des responsables de l'autre branche de Fanmi Lavalas, Mme Narcisse s'est refusé a tout commentaires sur l'attitude de Yvon Neptune et Yves Christalin. " Nous pouvons traiter nos problèmes à l'interne", explique t-elle.De son coté, le sénateur Rudy Heriveaux a lancé un appel à l'unité entre les membres du parti. " Yvon Neptune et les autres sont des membres du parti mais n'ont pas de mandat pour signer des certificats pour les candidats", dit-il estimant que certains secteurs veulent créer la confusion au sein du parti.Le sénateur Heriveaux, qui n'est pas membre du comite exécutif de Fanmi Lavalas, veut tourner la page du renversement d'Aristide et lance un appel à la réconciliation entre toutes les forces vives de la nation.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14723

Gérard Gourgues affirme que les candidats doivent présenter une virginité citoyenne

Le juriste Gérard Gourgues souligne que le CEP, institution indépendante prévue par la constitution, est le seul contentieux de toutes les contestations relatives à l'application de la loi électorale. " Les conseillers électoraux sont des juges qui doivent avoir comme boussole la loi et leur conscience", ajoute t-il.Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole, Gérard Gourgues a soutenu que les responsables de l'organisme électoral ont pour devoir de vérifier les pièces soumises par les candidats. " Pour le moment il s'agit de contestation dans les medias", dit-il estimant que la l'émotion, la passion et la division imprègnent la campagne électorale. De plus, Gérard Gourgues signale que les élus pourront être l'objet d'autres poursuites après les joutes. " Les chambres pourront rejeter des personnes élues ", dit-il faisant référence à l'article 108 de la constitution traitant de la validation des pouvoirs des élus. Il soutient qu'il s'agit d'une disposition reprise part toutes les constitutions. " Même la constitution de 1964 qui a consacré la présidence à vie de Duvalier accorde à la chambre les prérogatives de traiter les contestations relatives aux élus", explique t-il. En 1906 Cajuste Bijou, élu au sénat a été rejeté parce qu'il n'avait pas décharge de sa fonction de ministre. Par ailleurs un élu de Mirebalais, Thomas Villemenay, acquitté par la cour d'assise dans le cadre d'un procès pour fabrication de fausse monnaie, n'a pas pu siéger à la chambre basse assure maître Gourgues." Il faut entrer au parlement avec les mains pures ", conclut Gérard Gourgues.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14722

Cris du cœur conjugués de deux filles d’un otage

Daphnée et Rose Marcello attendent depuis le 12 janvier le retour de Joseph François Robert Marcello, coordonnateur de la CNMP
mardi 3 février 2009,
Radio Kiskeya
Deux filles du coordonnateur de la commission nationale des marchés publics (CNMP), Joseph François Robert Marcello, Daphnée et Rose Marcello, ont lancé mardi un nouvel appel désespéré en faveur de la libération de leur père, enlevé et séquestré depuis le 12 janvier dernier.
Intervenant tour à tour à l’émission d’opinion « Di m Ma Di w » sur les ondes de Radio Kiskeya, les deux jeunes femmes vivant respectivement à Montréal et à New York ont affirmé que leur famille est plongée dans une grande consternation depuis trois semaines. « Notre père Robert est un modèle de fonctionnaire intègre à qui on est en train de faire payer son honnêteté au prix d’une injustice cruelle », ont déclaré Daphnée et Rose qui insistent sur ses plus de 40 ans dans le service public. Réaffirmant que le rapt de Joseph François Robert Marcello, 64 ans, est lié à sa lutte contre la corruption à la tête de la CNMP, elles ont, une fois de plus, reproché au gouvernement son indifférence vis-à-vis de cet acte odieux.
Appelant à la solidarité de tout un chacun, les deux représentantes de la famille Marcello déclarent craindre le pire et réclament la restitution de leur cher papa, mort ou vivant.
Depuis le 15 janvier, jour où, pour la première fois, les ravisseurs s’étaient manifestés, les proches de M. Robert, cardiaque et hypertendu, n’ont plus eu de ses nouvelles.
Interrogé par Radio Kiskeya, le président du Sénat, Kelly Bastien, a fermement condamné la séquestration du haut fonctionnaire de l’Etat de même que l’enlèvement suivi du meurtre de Me Eric Dubosse. Annonçant pour bientôt la publication de la nouvelle loi sur le kidnapping voté par les deux Chambres du Parlement, à l’initiative de la Lutte nationale contre le kidnapping (LUNAK), un groupe de la société civile, le Dr Bastien prévient toutefois que l’on n’arrivera jamais à bout du phénomène sans une volonté politique clairement exprimée.
Depuis son apparition en 2005 en Haïti, le fléau que constitue le kidnapping a, dans sa version crapuleuse ou politique, fait de nombreuses victimes avec, à chaque fois, d’énormes conséquences économiques et sociales. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5652
HRV commente: Les parent de ce professionnel en captivité chez les énergumènes comme les parents de tous ceux qui ont été victimes du phénomène de kidnapping doivent dire et faire clairement comprendre à Monsieur le Sénateur Kelly Bastien qu'il est le président du Sénat haïtien élu sous la bannière de la plateforme LESPWA donc le parti détenteur du pouvoir.
Donc combattre le kidnapping fait parti de son travail. Il ne peut pas rester les bras croisés et demender et réclamer unev olonté politique.
A quoi ça seret un sénateur officialiste en dehors de l'immunité parlementaire?

Haïti/USA : Le président René Préval en visite à Washington

Mardi 3 février 2009
P-au-P, 3 févr. 09 [AlterPresse] --- Le président René Préval se trouve à Washington (Etats-Unis) pour prendre part à des séances de travail avec des personnalités politiques de l’administration américaine et des congressistes.
Le chef de l’Etat haïtien, qui a laissé Port-au-Prince dans l’après-midi du 2 février 2009, aura également des discussions avec les responsables de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque interaméricaine de développement (BID), précise une note de la présidence transmise à AlterPresse.
Par ailleurs, René Préval devait assister, à la mi-journée de ce 3 février, à un traditionnel déjeuner de prière organisé par le Congrès américain à l’occasion de la réouverture de la session parlementaire.
Aucune précision n’a été apportée sur la durée du séjour du président haïtien aux Etats-Unis d’Amérique.
Pour ce voyage, René Préval est accompagné de Charles Castel (gouverneur de la Banque centrale), Daniel Dorsainvil (ministre des finances), Jean-Max Bellerive (ministre du plan), et de quatre membres de son cabinet.
C’est la première visite aux Etats-Unis d’un chef d’Etat de la région latino-américaine depuis l’investiture du premier président noir américain, Barack Obama, le 20 janvier dernier.
On ignore si le président René Préval aura à rencontrer son homologue américain. [do gp apr 03/02/2009 14 : 40]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article8049

Haiti-Elections : Éviter de transformer le sénat en « refuge de bandits », recommande le RNDDH

mercredi 4 février 2009
Communiqué du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH)

Le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) prend note de la liste des candidats enregistrés pour les sénatoriales du 19 avril 2009, liste rendue publique par le Conseil Electoral Provisoire (CEP). L’analyse de cette liste révèle que beaucoup d’individus inculpés de crimes graves et/ou dénoncés par la clameur publique se portent candidats, banalisant ainsi la moralité des institutions démocratiques du pays.
Le RNDDH relève, entre autres, les cas de :
I. Schiller LOUIDOR, ancien Directeur de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ), présenté sous la bannière du parti « Fanmi Lavalas » pour le Département de l’Ouest. En 2001, il aurait détourné plus de sept cent mille dollars américains (US $ 700 000) trouvés en possession d’un trafiquant de drogue présumé et saisis à l’Aéroport International Toussaint Louverture. Suite à cette affaire, Schiller LOUIDOR a été renvoyé de la DCPJ.
II. Serge Delva GASPARD, « alias Sergo Mayimoulen », ancien Maire Lavalas de Miragoâne, candidat pour le Département des Nippes sous la bannière de « Lavalas ». Il fut révoqué en 2001 pour des cas de malversations présumées à la Mairie de Miragoâne. Serge D. GASPARD est aussi accusé d’avoir participé à l’incendie de maisons d’opposants politiques à Miragoâne ;


III. Moïse JEAN CHARLES, Conseiller du Président de la République, Son Excellence, Monsieur René Garcia PREVAL et candidat sous la bannière du regroupement politique au pouvoir, LESPWA. Il a fait l’objet d’un mandat d’amener émis par le Juge Harold CHERY, instruisant le dossier relatif aux évènements survenus le 17 décembre 2001. Il a comparu au Cabinet d’instruction le 4 avril 2003. Après audition, le Juge a converti le mandat d’amener en ordonnance de dépôt. Moïse JEAN CHARLES a cependant eu le temps de prendre la fuite.
Moïse JEAN CHARLES est aussi impliqué dans les événements survenus au Cap-Haïtien le 6 avril 2003. En effet, au cours d’une manifestation organisée par des membres de l’opposition au pouvoir d’alors, des partisans lavalas ayant à leur tête Moïse JEAN CHARLES et Nawoon MARCELLUS ont ouvert le feu sur les manifestants faisant un mort, Donald JULMISTE, et un blessé Evens LUCIEN. Heide FORTUNE, Substitut du Commissaire du Gouvernement d’alors, près le Tribunal de Première Instance du Cap-Haïtien a été touché d’une pierre à la tête.
Moïse JEAN CHARLES est aussi inculpé dans l’assassinat le 15 février 2004 de Guitz Adrien SALVANT et dans la perpétration d’autres cas de violence dans le Nord. Son dossier, gelé au Parquet du Tribunal de Première Instance du Cap-Haïtien depuis dix (10) mois, doit faire l’objet d’une ordonnance de clôture du Cabinet d’Instruction du Cap-Haïtien ;
IV. Amanus MAYETTE, inculpé dans le Massacre de la Scierie, est sous le coup d’une ordonnance du Juge d’instruction de Saint Marc le revoyant par-devant le Tribunal Criminel sans assistance de jury pour des crimes graves perpétrés à Saint Marc en février 2004.
L’Appel interjeté contre cette ordonnance n’a toujours pas abouti en raison de l’infirmation de la composition qui a entendu l’affaire, suite au décès de l’ex-Président de cette Cour, Me Hugues SAINT-PIERRE, tué dans un étrange accident de la circulation non encore élucidé ;

V. Jocelerme PRIVERT, candidat indépendant pour le Département des Nippes est exactement dans la même situation que l’ex-Député Amanus MAYETTE. De plus, son visa américain a été révoqué par les autorités américaines en 2003 ;VI. Nawoon MARCELLUS se présente pour le Département du Nord sous la bannière de « Fanmi Lavalas ». Son visa américain a été révoqué en 2003 pour sa participation présumée dans le trafic de la drogue. Dans la nuit du 7 au 8 février 2004, la Radio Vision 2000-branche Nord a été pillée et incendiée par des partisans Lavalas, ayant à leur tête Nawoon MARCELLUS, Richard ESTIMABLE, et Chilly CHARLES ancien Directeur Départemental de la Police du Nord. Cet incident est survenu quelques jours après que Nawoon MARCELLUS eut proféré des menaces à l’encontre de cette station.
Le 21 février 2004, le journaliste Eliceme PIERRE, Directeur de la Radio Hispaniola International et ancien correspondant de Radio Métropole au Cap-Haïtien est victime d’une tentative d’assassinat. Nawoon MARCELLUS aurait été vu à l’intérieur du véhicule ayant perpétré cet attentat ; Le 19 mai 2004, une plainte est déposée au Parquet du Tribunal de Première Instance du Cap-Haïtien par Radio Vision 2000, représentée par le Cabinet de Me Gervais CHARLES contre Nawoon MARCELLUS, Richard ESTIMABLE, Chilly CHARLES, Jean Bertrand ARISTIDE et Mario DUPUY.

VII. Guy PHILIPPE, candidat pour le Département de la Grand’ Anse sous la bannière du Front de Résistance Nationale (FRN). Il fait l’objet d’un mandat international enregistré au # 05-20874, émis par la justice américaine, en date du 22 novembre 2005, pour son implication présumée dans le trafic illicite de stupéfiant et le blanchiment d’argent. Il a échappé à plusieurs opérations policières menées à son encontre de manière peu orthodoxes en 2007 et en 2008 ;

VIII. Le Lieutenant Emmanuel Mc Grégore CHEVRY candidat pour le Plateau Central sous la bannière de la Fusion des Socio-démocrates. Il est renvoyé des Forces Armées d’Haïti (FADH) en avril 1989, sous la présidence de Prosper AVRIL pour son implication présumée dans le trafic de la drogue ;

IX. David CHERY, candidat sous la bannière de l’Alliance pour L’Avancement et la libération d’Haïti (ALAH) pour le Département de l’Ouest est condamné à une peine afflictive par la justice haïtienne pour escroquerie.

Le RNDDH entend attirer l’attention du CEP sur les dispositions de l’article 94 de la loi électorale qui stipule ce qui suit :
« Pour être recevable, la déclaration de candidature à la Présidence, au Sénat et à la Députation doit, par ailleurs, être munie des pièces suivantes :
a. Une reproduction ou photocopie de la CIN, ou à défaut, un certificat délivré par l’ONI ;
b. L’expédition de la déclaration de naissance ou à défaut, un extrait des Archives dudit acte ;
c. Une copie authentifiée du titre de propriété attestant que le candidat est propriétaire d’un immeuble dans la juridiction concernée depuis un (1) an au moins avant sa déclaration de candidature ;
d. Un certificat émanant du Service de l’Immigration et de l’Emigration attestant que le candidat n’a jamais fait état de sa nationalité étrangère. Ce certificat doit être délivré huit (8) jours au plus tard, à compter de la date de la demande. Passé ce délai, le candidat soumettra son dossier au Conseil Electoral Permanent avec avis de réception de la demande.
e. Pour le cas d’un candidat ayant pris naissance en terre étrangère ou ayant résidé à l’étranger pendant plus de trois (3) ans consécutifs, un document émanant du Ministère des Affaires Etrangères attestant qu’après enquêtes et recherches effectuées, il ne peut fournit aucune preuve que le candidat a renoncé à sa nationalité ou jouit d’une autre nationalité.
Cette attestation est délivrée dans les quinze (15) jours. Passé ce délai, le candidat soumettra son dossier au Conseil Electoral Permanent avec avis de réception de la demande.
f. Un certificat de bonne vie et moeurs délivré par le Juge de Paix de la Commune dans laquelle réside le candidat auquel il sera annexé les pièces suivantes :
Un document, à titre informatif, émanant de la Police Nationale d’Haïti attestant qu’il n’existe, contre lui, aucun avis de recherche des forces de l’ordre ;
un certificat du greffe du Tribunal de Première Instance du lieu de son domicile attestant qu’il n’existe, contre lui, aucune poursuite pénale ayant abouti à une peine afflictive ou infamante ;
g. une production, sur papier 8.5 par 11 pouces, de l’emblème choisi par le candidat ;
h. quatre (4) photos d’identité récentes avec les nom et prénom du candidat au verso ;
i. la décharge de sa gestion, si le candidat a été comptable de deniers publics ;
j. l’attestation de résidence ou de domicile signée et délivrée par le Juge de Paix du lieu ;
k. le récépissé de la Direction Générale des Impôts attestant le versement du montant établi à l’article 96 ;
l. une attestation établissant, le cas échéant, qu’il est candidat d’un parti, d’un groupement politique ou d’un regroupement de partis politiques et qu’il a été désigné comme candidat à la fonction élective en question dans cette circonscription par le parti, groupement politique ou regroupement des partis politiques conformément à ses statuts ;
m. un (1) formulaire de renseignements délivré par le Conseil Electoral Permanent ;
n. une(1) attestation de paiement des redevances fiscales ; o. une copie de la Carte d’Identification Fiscale ou d’un récépissé de la Direction Générale des Impôts (DGI) portant le numéro d’identification fiscale.
Le RNDDH croit que le fait de conditionner la recevabilité d’une déclaration de candidature à la Présidence, au Sénat et à la Députation, à un document émanant de la Police Nationale d’Haïti attestant qu’il n’existe contre le candidat aucun avis de recherche des forces de l’ordre, ne laisse aucun doute sur l’intention du législateur de moraliser la vie publique. La candidature de tout individu faisant l’objet de poursuite pénale est, dans l’esprit de ce texte, irrecevable.
Le texte de la loi électorale comporte certes des faiblesses évidentes qu’il faudra corriger au moment opportun, Cependant, le RNDDH croit que son application peut tempérer l’ardeur de ceux qui veulent perpétuer le règne de l’impunité par l’obtention éventuelle de l’immunité parlementaire et transformer ainsi le Sénat en refuge de bandits.
Port-au-Prince, le 3 février 2009http://www.alterpresse.org/spip.php?article8053

L’affaire Rodol Pierre continue d’enfler

Le président du Sénat, Kelly Bastien, pour une enquête sur les activités politiques présumées du conseiller électoral qui reste dans le collimateur de plusieurs parlementaires
mardi 3 février 2009,
Radio Kiskeya
Le président du Sénat, Kelly Bastien, a exhorté mardi le Conseil électoral provisoire à diligenter une enquête en vue de faire le jour sur les graves accusations portées contre le vice-président de l’institution, Rodol Pierre, pour son implication présumée dans l’instrumentalisation politique de l’appareil électoral.
Dans une interview à Radio Kiskeya, le parlementaire de la plateforme Lespwa (au pouvoir) avoue être intrigué devant la multiplication des appels à la démission du conseiller électoral notamment de la part des Sénateurs Edmonde Supplice Beauzile et Andris Riché. Kelly Bastien estime qu’un tel geste ne peut être exigé sans qu’une investigation ne confirme les allégations des détracteurs de M. Pierre selon lesquelles il aurait utilisé des membres de l’Union des citoyens ayisyen (haïtiens) démocrates pour le développement et l’éducation (UCADDE) pour infiltrer les bureaux électoraux départementaux (BED).
De l’avis du numéro un du Sénat, l’enquête devra permettre d’établir si oui ou non Rodol Pierre fait partie de l’Ucadde et s’il avait procédé à la mise en place de cette jeune plateforme politique avant ou après son arrivée au CEP.
Le numéro deux du Conseil électoral, pas plus que ses collègues, n’a encore réagi à ces accusations qui risquent pourtant d’affecter la crédibilité du processus électoral.
Outre des Sénateurs, le Député Luther King Marcadieu dénonce les visites répétées dans le Plateau Central (Centre) de M. Pierre à bord d’un véhicule du Conseil électoral alors qu’il était allé faire l’implantation de l’Ucadde dans plusieurs communes.
Pour sa part, Guy Gérard Georges, représentant de la circonscription de Torbeck (Sud), réclame du conseiller électoral issu des rangs de Lavalas une prise de position sans délai. Car, entre sa fonction au sein de l’organisme électoral et son rôle dans les instances dirigeantes de l’Ucadde, M. Pierre devra choisir, lâche le parlementaire. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5651

LES PAYS PAUVRES ET L'OGRE UN ARTICLE DE LYONEL TROUILLOT

Depuis l’élection de Barak Obama comme président des Etats-Unis d’Amérique j’avais volontairement refusé de célébrer « notre » victoire tout en ayant une pensée positive qui voudrait faire croire que la société américaine aurait changé. Je me suis volontairement méfier de « l’Obamania » qui a pris le dessus sur sa politique et sa vison du monde et des rapports avec les autres.
L’administration américaine étant une vraie locomotive en marche et qui change de conducteur régulièrement sans changer foncièrement d’itinéraire, je me suis gardé de toute attitude euphorisante et me suis éloigné de certains comportements que j’ai trouvés un peu « exagérés » à mon goût (l’appel à s’habiller en noir le 20 janvier !!!).
Cependant, hier un copain et collègue médecin m’a appelé pendant son travail pour me demander si j’avais lu « un article extraordinaire écrit par un intellectuel haïtien de prénom Lyonel paru dasn un numéro du journal Le Monde». Je lui ai répondu que non et qu’il s’agissait surement de Lyonel Trouillot. Il m’a donc promis de me faire passer le journal mais avec le compromis de le lui rendre !
Je me suis dit que peut être le journal était consultable sur le net et je l’ai donc trouvé.
Ce genre de texte provoque toujours des controverses. Tel a été le cas si on suit les commentaires accompagnant l’article.
Je me permets donc de présenter cet article aux lecteurs d’Haïti Recto Verso. C’est une vision, une considération individuelle et haïtienne de l’évènement que représente l’arrivée de Barak Obama à la présidence des Etats-Unis d’Amérique. Lisez et construisez vous votre propre opinion sur la question. DL


LES PAYS PAUVRES ET L'OGRE
Lyonel TROUILLOT, Journal Le MondeLes Etats-Unis ! Je ne parle pas ici des individus qui, en tant que tels, ne sont ni pires ni meilleurs que les autres humains, mais d'une machine à protéger les intérêts du capital. Je parle de l'Etat dont on oublie, depuis que certaines gauches refusent d'être à gauche, d'analyser les fonctions, l'une de ces fonctions restant d'être le bras armé et l'instance de structuration de l'organisation sociale et du partage inéquitable des richesses. Dans mon vécu de citoyen haïtien, c'est d'abord cela, les Etats-Unis : l'Etat américain dans l'exercice de ses fonctions traditionnelles, à savoir défendre des intérêts et en combattre d'autres.
Comment oublier une occupation de dix-neuf ans (1915-1934) justifiée uniquement par l'appétit impérialiste ? Occupation qui eut pour résultat la mise à mort de la production agricole du pays et le renforcement du sous-racisme local. Comment oublier le soutien à la dictature des Duvalier qui assassina tranquillement des milliers de jeunes Haïtiens ? Comment ne pas partager la colère et l'ironie du poète qui criait :
"- Yankee de mon coeur qui boit
mon café et mon cacao
Yankee de mon coeur qui entre
dans ma case en terrain conquis..."
Ce fut cela, hier. Et aujourd'hui comme hier : l'aide sous condition, les relations de dépendance et d'exploitation en connivence avec des secteurs aliénés et corrompus de la bourgeoisie locale. Et puis, actuellement en cours sans la moindre retenue, la mise sous tutelle de l'imaginaire par l'invasion des sectes qui, sous couverture évangélique, prêchent obscurantisme et individualisme, attaquent les artefacts et les symboles de la culture populaire : le vaudou, nos légendes, nos danses...
Comment oublier enfin que, au moment où j'écris cet article, se déroule à Port-au-Prince - capitale de mon pays, Haïti - un festival international de jazz qui ne recevra pas de musiciens cubains, entre autres raisons parce que l'ambassade des Etats-Unis, partenaire du projet, s'est opposée à leur venue ?
Pour un petit pays, pour les faibles et les pauvres, l'Etat américain, c'est un ogre. Il faudra plus que l'arme de la rhétorique et un Noir à la
Maison Blanche pour changer les faits et l'image.
Cela dit, comme des millions de personnes de par le monde (sur tous les continents,
Barack Obama avait été "élu" bien avant le 4 novembre 2008, et à une majorité de loin plus écrasante que celle que lui accordent les résultats officiels du scrutin), je suis encore sous l'effet de la bonne surprise du résultat de l'élection présidentielle américaine. Il n'est guère coutumier que les élans instinctifs comme les positions réfléchies des Etats-Unis coïncident avec les rêves du reste du monde.
Le monde (l'Occident non compris ; disons : la droite de l'Occident non comprise) a déjà voté plus d'une fois contre beaucoup de choses (contre, par exemple, des guerres aussi bêtes que meurtrières ; contre l'appui inconditionnel à des alliés qui se sentent toujours dans leurs droits, indépendamment de la violence et de la démesure de leurs actions ; contre l'association de deux tyrannies telles que la bondieuserie et le capital) sans que les Etats-Unis n'en tiennent compte.
Je devrais être content, puisque les électeurs américains ont fait, pour cette fois, cause commune avec moi et le reste du monde.
Hélas. Tant de manifestations de joie et de déclarations versent sans s'en rendre compte dans le culte de la personnalité. "Homme fort", "voix chaude"... J'entends beaucoup plus parler de l'ascension de Barack Obama, de sa personnalité, de ses démêlés avec la cigarette, de sa taille et de ses enfants que de son idéologie politique. Pourtant, lui parle une langue claire, articulée, et définit les contours de l'action politique et sociale qu'il entend mener. N'est-ce pas de cela qu'on devrait discuter ? N'est-ce pas ce qu'on devra bientôt subir ou applaudir ?
Et quel "infantilisme" dans cet "on a gagné" qui envahit les rues du monde. En particulier dans ce désir occidental, européen, de transformer l'élection d'un "Noir" ou d'un "métis" (intéressant que les deux termes soient utilisés pour parler du même homme) en une nouvelle béatitude.
Attitude qui n'est pas sans avoir de similitude avec une aspiration individuelle et collective à la bonne conscience, un spectacle pour l'oubli, exactement à la manière dont l'adoption d'un enfant noir ou "le souhait d'avoir un petit-fils métis" peuvent créer l'illusion d'en avoir fini soi-même ou de vivre dans une société en ayant fini avec le racisme et l'inégalité.
Si Barack Obama est sans doute le Noir (ou le métis, tout dépend de qui parle) le plus visible et le plus puissant de la planète, dans la hiérarchie mondiale des races qui existe de fait, les Noirs ne sont pas soudain devenus les égaux des Blancs.
Il faudra pour cela que les richesses et le pouvoir d'agir sur le monde et soi-même soient mieux partagés entre la Grande-Bretagne et la Somalie, qu'on ne fasse plus de tri dans les crimes de l'Histoire qu'on veut bien regretter, que les vaccins et le repas du jour soient moins rares ici que là, que tous les savoirs et toutes les cultures se rencontrent et se fondent en biens communs.
L'élection de Barack Obama est un heureux événement, et marque sans conteste une avancée ; elle n'annonce pas pour autant une révolution, et ne signifie pas la fin de l'injustice et du racisme ni aux Etats-Unis ni dans le monde. L'infantilisme jubilatoire libère sans doute des fantasmes (exotisme "couleur café" chez les Blancs ; illusion identitaire pour cause de ressemblance chez les Noirs) sans forcément aider à penser le réel, le possible, les limites du possible. Or l'urgence n'est-elle pas, toujours, de penser ?
Barack Obama offre pourtant des pistes pour penser. Il tient un discours exprimant des préoccupations universelles. Il est pour cela en rupture avec la rhétorique divisant le monde en alliés et ennemis des Etats-Unis, et il ne se donne pas le droit de cautionner ou d'ordonner tout et n'importe quoi au nom des intérêts et de la puissance de son pays.
Il était jusqu'ici imprévu qu'un être humain puisse, à Port-au-Prince ou à Kinshasa, se retrouver dans les mots d'un président américain. Cela peut signifier deux choses : soit que l'empire, assuré de sa puissance et de son essence immuable, a décidé de se payer une nouvelle apparence, quelque chose qui serait de l'ordre de la chirurgie esthétique.
Sur le même sujet
Soit que l'empire, sous le poids de ses contradictions internes - non dans le légendaire isolement de ses avant-gardes humanistes, mais de manière plus collective -, a enfin atteint l'âge des Lumières, ce qui constituerait un beau revers de l'Histoire à l'heure où, par rapport aux Lumières, d'autres pays semblent faire marche arrière. L'Etat américain et l'extrême droite bondieusarde ont toujours semblé vivre en deçà des Lumières. Et voilà que le porte-parole attitré de l'empire parle comme un citoyen du monde et non comme un géant barbare à la fois gendarme et conquérant, pasteur et prédateur.
La présidence de
Barack Obama est porteuse de dangers, comme toute chose en laquelle s'activent l'ancien et le nouveau.
Du côté de l'ancien : pour l'instant, à part quelques mesures répondant à l'abc de l'humanisme, la victoire de Barack Obama n'a qu'une valeur symbolique pour les oubliés et les citoyens de seconde zone que sont les Noirs aux Etats-Unis et les populations d'un grand nombre de pays. Il ne suffit pas d'une origine, d'un effet de représentation pour que les conditions générales d'existence des populations changent.
La couleur n'est pas un mérite, et l'on voit bien l'extrême droite américaine dire : "voyez, nous sommes tous égaux ici (et dans le monde)", alors même que les conditions de vie des oubliés du capital ne changeraient pas vraiment, et que cette même extrême droite combattrait farouchement tout projet de changement réel. Barack Obama, malgré lui, pourrait vite être réduit à un mirage.
Du côté du nouveau : il est aussi envisageable que Barack Obama veuille sincèrement "humaniser" l'empire. Or "l'humanisation" de l'empire conduira forcément à sa mise en danger. Les Etats-Unis ne sont possibles que comme ils sont, en s'imposant comme ils le font. Faire des Etats-Unis un pays comme les autres. En faire un pays frère. Moins américain. Plus humain. Et humain veut dire faible. C'est une faiblesse humaine d'être humble et solidaire. Cette mise en danger-là n'est pas pour me déplaire.
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Lyonel Trouillot Professeur de littérature et journaliste
Militant haïtien pour la démocratie dans son pays et auteur de recueils de poésie et de romans dont "Les Enfants des héros" (2002) ou "L'amour avant que j'oublie" (2007) chez
Actes Sud et de l'essai "Haïti, repenser la citoyenneté" (Haïti, solidarité internationale, 2003). Il a publié en 2008, avec Sophie Boutaud de La Combe, "Lettres de loin en loin : une correspondance haïtienne" (Actes Sud).
http://www.lemonde.fr/archives/article/2009/01/31/les-pays-pauvres-et-l-ogre-par-lyoneltrouillot-professeur-de-litterature-et-journaliste_1149053_0.html
http://www.lemonde.fr/archives/article/2009/01/31/les-pays-pauvres-et-l-ogre-par-lyoneltrouillot-professeur-de-litterature-et-journaliste_1149053_0_1.html

mardi 3 février 2009

UN FOOTBALLEUR HAITIEN AU PORTUGAL...LEAN SONY ALCENAT ALIAS TIGA

« Por outro lado, o Leixões formalizou contrato com o médio direito Jean Sony. O internacional Haitiano esteve à experiência nos últimos dias no clube do Mar, tendo José Mota gostado das características do jogador que pode fazer todo o corredor direito. Com 22 anos de idade, o jovem haitiano assinou contrato válido para as próximas duas épocas e meia. »
Jean Sony Alcénat joue sa première rencontre
Jean Sony a disputé son premier match en première division portugaise ce dimanche et obtenu aussi son premier point dans la compétition nationale portugaise surnommé le Bwin !!!!(NON) (Bwin est le nom d’une entreprise spécialisée dans les paris sportifs !!!), sur la pelouse du CD Nacional de Madeiras. Né à Gressier en janvier 1986, Jean Sony Alcénat qui vient de fêter son 23e anniversaire en janvier dernier, est arrivée à Leixoes au cours du Mercato d'hiver. Entrée en jeu à la 79e minute à la place de Chumbigno, Jean Sony Alcénat, plus connu en Haïti sous le nom de « Tiga », porte le dossard 28 dans la formation de Leixoes. Il a contribué à l'obtention du match nul (0-0) de sa formation qui jouait en déplacement à Madeire où elle affrontait la formation CD Nacional de Madeires. Leixoes conserve donc sa 4e place au classement du championnat national portugais à six points de retard par rapport au leader de la compétition le FC Porto.

Le CEP planche sur les contestations de candidature

Les autorités électorales ont débuté l'analyse des dossiers de contestation des candidatures aux joutes du 19 avril.
Commentant cette étape du calendrier électoral, le juriste Gérard Gourgues, rappelle que le CEP est la seule institution habilitée à valider les candidatures. " L'organisme électoral doit recueillir les dossiers de chaque candidat ", dit-il soulignant que les conseillers électoraux doivent faire montre de courage et d'indépendance dans l'exercice de leurs prérogatives. Selon M. Gourgues le CEP doit prouver son indépendance notamment par rapport aux candidats considérés comme puissants. Les responsables du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) avaient critiqué le choix de Moise Charles comme candidat au sénat de Lespwa pour le Nord-est. En réaction un des responsables de la Plateforme Lespwa a fait valoir que le directoire du parti n'avait pas été informé des poursuites judiciaires engagées contre M. Charles. Même s'il a été accusé par un article du Miami Herald d'être un présumé trafiquant de drogue, Guy Philippe, candidat au sénat dans la Grand Anse révèle qu'aucune contestation de sa candidature n'a été soumise au BED. Le chef de file du FRN est prêt à lancer sa campagne électorale faisant remarquer que les autorités judiciaires et policières lui ont remis un document prouvant qu'il est un citoyen irréprochable. Par ailleurs, la responsable du mouvement Femmes victimes des coopératives, Margaret Fortuné, déclare avoir déposé un dossier de contestation contre la candidature de David Chéry. Elle dit être dans l'attente d'une réponse des conseillers électoraux soulignant avoir déposé d'autres documents au ministère de la justice et auprès des commissions justice des deux chambres.http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14716

Un haut fonctionnaire de l'administration publique est séquestré depuis 3 semaines

Le coordonnateur de la Commission Nationale des Marchés Publics (CNMP), François Robert Marcelo, est toujours aux mains de ses ravisseurs 22 jours après son enlèvement à Delmas. Les parents de la victime indiquent que M. Marcelo a été l'objet de menace dans les jours qui ont précédé le 12 janvier, date du kidnapping.Tout en faisant part de leurs préoccupations, les proches de François Robert Marcelo, informent qu'une première partie du rançon, soit 2 000 dollars, a été versée aux auteurs du rapt le 14 janvier 2009. Soufrant d'hypertension et de problème cardiaque, François Robert Marcelo, 60 ans, est privé de médicaments indispensables depuis trois semaines.
Depuis le vote de la loi sur le kidnapping par le parlement, au moins deux personnalités dont Eric Dubosc, ont été victimes de rapt.Le président de la Lunak, Arnold Antonin, se dit choqué par l'assassinat horrible de Eric Dubosc qu'il qualifie de juriste compétent, honnête et modeste. " Cet assassinat est un coup contre la société", dit-il appelant à une action plus efficace des forces de l'ordre.
Interrogé sur l'effet de cette loi sur les auteurs de rapt, M. Antonin assure que la loi est un outil efficace qui permettra aux autorités de lutter contre ce fléau en infligeant des sanctions exemplaires aux kidnappeurs.Une certaine recrudescence des actes de violence est enregistrée dans la troisième circonscription de Port-au-Prince où deux personnes ont été assassinées le week end écoulé.Dans le même temps, le département d'état a indiqué que 25 ressortissants américains ont été enlevés en Haïti au cours de l'année 2008. Le gouvernement des Etats-Unis déconseille à ces citoyens d'effectuer des visites en Haïti.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14717

Quatrième dimanche pré-carnavalesque : Plus de 120 blessés à l’arme blanche

La police a également interpellé dix individus dont un policier
lundi 2 février 2009,
Radio Kiskeya
121 personnes ont été blessées à l’arme blanche lors du 4e dimanche pré-carnavalesque au Champ de Mars (centre de Port-au-Prince) où des dizaines de milliers de personnes s’étaient une fois de plus rassemblées, a annoncé lundi le porte-parole de la Police Nationale, Gary Desrosier.
Une dizaine d’individus impliqués dans des violences ont été également appréhendés. Parmi eux, un policier qui était en possession d’un revolver 9 mm au milieu de la foule alors qu’il n’était pas en service. L’arme a été confisquée et l’agent de l’ordre placé en détention.
Gary Desrosier rappelle que depuis le début des exercices pré-carnavalesques, la PNH déploie dans les rues de la capitale, tous les dimanches, plus de 500 agents afin d’assurer la sécurité de la population. Le porte-parole en a profité pour exhorter les carnavaliers à faire preuve de modération et de sens civique dans le but d’éviter des incidents inutiles.
Le grand carnaval traditionnel de la capitale haïtienne, qui draine chaque année des centaines de milliers de fans enthousiastes, est prévu les 22, 23 et 24 février prochains. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5647
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[بر-كرنفلسقو] رابعة يوم الأحد: أكثر من جرح 120 مع الحربة الشرطة قوة أيضا تحدّى عشرة فردات الذي ضابط شرطة يوم الإثنين فبراير - شباط 2, 2009, [كيسكا] لاسلكيّة 121 الناس كان جرحت مع الحربة [أت ث تيم وف] [4ث] [بر-كرنفلسقو] يوم الأحد إلى المجال مرّيخ (مركز ال [بورت-ويث-برينس]) حيث [تن] ال [ثووسند وف بيوبل] تلقّى مكرّر جمعوا, يعلن إلى يوم الإثنين الناطق بلسان من الوطنيّة شرطة قوة, غاري [دسروسر]. أدركت عشرة فردات يتضمّن في عنف كان أيضا. بين هم, ضابط شرطة الذي كان في امتلاك من مسدس 9 [مّ] [إين ث ميدّل وف] حشد حيث أنّ هو [ب] لم في خدمة. صادرت السلاح كان والعاملة من الأمر وضعت في توقيف.
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第四pre-carnavalesque星期天: 超过120受伤了与警察也向十个个体挑战警察星期一2009年2月使2日受伤,无线电Kiskeya 121个人与刺刀在第4 pre-carnavalesque星期天之时对火星的刺刀(口岸与王子的中心的领域)成千上万人更加聚集了的地方,宣布到星期一全国警察,加利Desrosier的发言人。 在violences暗示的十个个体也被捉捕了。 在他们之中,是拥有左轮手枪9毫米在人群中间的警察,而它不在使用中。 武器被没收了,并且命令的代理在拘留安置了。

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Vierter Vor-carnavalesque Sonntag: Mehr als 120 Verletzte an der weißen Waffe hat die Polizei ebenfalls zehn Individuen interpelliert, deren Polizeibeamter Montag, den 2. Februar 2009, Radio Kiskeya 121 Personen sich verletzt an der weißen Waffe waren beim 4. Vor-carnavalesque Sonntag am Feld vom März (Zentrum von Port-au-Prince) wo zig Tausend Personen versammelt einmal mehr, hat Montag den Sprecher der nationalen Polizei angekündigt, Gary Desrosier. Etwa zehn Individuen, die in Gewalten hinzugezogen wurden, sind ebenfalls verstanden worden. Unter ihnen ein Polizeibeamter, der in Besitz eines Revolvers war 9 mm in der Mitte der Menge, während er nicht im Dienst war. Die Waffe ist beschlagnahmt worden und der Beamte des Befehls, der in Besitz gesetzt wurde.

Accord sur la sécurité entre Haïti et quatre pays d’Amérique latine

L’Argentine, le Brésil, le Chili et le Mexique s’engagent à contribuer à la professionnalisation de la Police Nationale
lundi 2 février 2009,
Radio Kiskeya
Le gouvernement haïtien a paraphé lundi un protocole d’accord avec l’Argentine, le Brésil, le Chili et le Mexique dans le cadre de la professionnalisation de la Police Nationale à travers son renforcement sur le plan de la formation et de l’équipement.
L’accord a été paraphé au Palais National (siège de la Présidence) par la Première ministre Michèle Pierre-Louis et les responsables de la sécurité publique des quatre pays susmentionnés, lors d’une cérémonie qui marquait le lancement d’un groupe de travail haïtiano-latinoaméricain sur la sécurité. Saluant la contribution du groupe ABC (Argentine, Brésil, Chili) à la stabilisation du pays, le chef du gouvernement a mis en relief l’importance de la constitution du groupe de travail et de l’accord de partenariat conclu au bénéfice de la PNH. Michèle Pierre-Louis souligne que cette nouvelle dimension de la coopération sud-sud témoigne de la volonté de l’Exécutif d’améliorer la situation sécuritaire et d’intensifier la lutte contre le trafic de drogue, fléau auquel toute la région est confrontée. Interrogée sur la durée du mandat du groupe de travail, elle a fait savoir qu’elle est liée à la présence de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH).
La force de paix et l’Organisation des Etats américains (OEA) sont, en effet, également partie prenante de la mise en œuvre du nouveau mécanisme de coopération.
« Ces différents partenaires d’Haïti s’engagent à coordonner leur coopération avec Haïti en vue d’aider au renforcement de la Police Nationale sur le plan des infrastructures, de la gestion institutionnelle, des ressources humaines, de la formation et de la formation continue », a déclaré le secrétaire d’Etat à la sécurité publique, Eucher-Luc Joseph, qui donnait lecture du protocole d’accord.
Le directeur général de la Police Nationale, Mario Andrésol, était présent à la cérémonie, tout comme le ministre argentin de la justice, de la sécurité et des droits humains, Anibal Fernàndez. Arrivé dimanche à Port-au-Prince, ce dernier s’est entretenu avec le Président René Préval, la Première ministre Pierre-Louis et les hauts responsables de la MINUSTAH.
Déployée en Haïti depuis 2004, la force de stabilisation onusienne compte environ 9.000 militaires et policiers internationaux. Les pays d’Amérique latine, dont l’Argentine, sont parmi les principaux contributeurs de troupes. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5648
关于安全的协议在海地和拉丁美洲阿根廷的四个国家,巴西、智利和墨西哥之间表达贡献对全国警察的专业化的.
海地人的政府在形成和设备的领域标注了姓名起首字母星期一与阿根廷、巴西、智利和墨西哥的一个草稿协议在全国警察的专业化框架里通过她的增强。


يرتكببنفسي إتفاق على أمان بين هايتي وأربعة بلاد [لتين مريك] أرجنتين, برازيل, شيلية ومكسيك يسهم إلى ال [بروفسّيونليسأيشن] من الوطنيّة شرطة قوة
[إينيتيلد] الحكومة هايتيّة يوم الإثنين [درفت-غريمنت] مع أرجنتين, برازيل, شيلية ومكسيك [ويثين ث فرموورك وف] ال [بروفسّيونليسأيشن] من الشرطة وطنيّة يجبر من خلال تقويته في المجال من التشكيل والتجهيز.

Elections : "Neutralité absolue du pouvoir", dit la Première ministre

Michèle Pierre-Louis attribue à des rumeurs les accusations dont fait l’objet le vice-président du CEP, Rodol Pierre
lundi 2 février 2009,
Radio Kiskeya
La Première ministre a réaffirmé lundi la neutralité de son gouvernement dans le processus électoral en cours, mais s’est déclarée incapable de confirmer des « rumeurs persistantes » faisant état de l’orientation politique partisane de la machine électorale qu’aurait orchestrée un des conseillers électoraux, Rodol Pierre.
Refusant de citer le nom du vice-président du CEP, Michèle Pierre-Louis a qualifié Haïti de « pays de rumeurs » avant de faire remarquer que des partis politiques ont concouru à la formation de l’institution électorale dans sa version actuelle.
« Nous voulons garder notre distance par rapport aux prochaines élections pour éviter d’être accusés de partisannerie politique », a déclaré Mme Pierre-Louis. Dans la foulée, elle a donné l’assurance que l’Exécutif continuera à apporter son assistance sécuritaire, logistique et financière au Conseil électoral au plan institutionnel, autant de conditions nécessaires au bon déroulement des législatives partielles du 19 avril.
En réunion pendant toute la journée de lundi, les membres du CEP planchaient sur la publication prochaine de la liste définitive des candidats agréés, alors qu’ils devaient faire face à des accusations répétées lancées contre le numéro deux de l’institution. Après la Sénatrice Edmonde Supplice Beauzile, le vice-président du Sénat, Andris Riché (OPL/Grand’Anse, sud-ouest), a appelé lundi à la démission de Rodol Pierre soupçonné d’avoir tenté de mettre l’appareil électoral au service des intérêts de son parti qui serait l’Union des citoyens ayisyen (haïtiens) démocrates pour le développement et l’éducation (UCADDE). Cependant, le secrétaire exécutif de cette toute nouvelle formation politique, Jeantel Joseph, a nié la présence de M. Pierre au sein de l’état-major de l’UCADDE qui ne serait pas non plus une créature politique du Président René Préval.
Le 19 avril, les électeurs seront appelés à se choisir 12 Sénateurs pour renouveler le tiers de la Chambre haute qui compte 30 sièges. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5649
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إنتخابات: "حياد مطلقة من القدرة", يعرف بما أنّ الرئيس وزراء [ميشل] [بيرّ-لوويس] يخصّص إلى [روموور] الحشوات الذي جعل إلى الشيء النائب رئيس من المخزون, [رودول] بيار.
أعاد تأكيد الرئيس وزراء يوم الإثنين الحياد من حكومته في الانتخابيّة معامل [إين بروغرسّ], غير أنّ يفيدبنفسي يعجز أن يؤكّد "[روموور] مستمرّة" يجعل دولة من السياسة دليل [برتيسن] من الآلة انتخابيّة أيّ واحدة من المستشارات انتخابيّة نظّم, [رودول] بيار.

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竞选: “容量的绝对中立地位”,以总理Michele Pierre路易斯定量到谣言做对对象副总统股票的充电著名, Rodol Pierre
总理在选举程序中重申了星期一他的政府的中立地位进展中,但自称无法证实“”做状态选举机器的政策指南partisane哪一个选举顾问会谱写音乐, Rodol Pierre的坚持谣言。

lundi 2 février 2009

TOUS MOBILISES POUR HAITI...

Si on devait se baser sur l’ensemble des activités réalisées par les différentes associations de la région qui œuvrent en faveur d’Haïti, on pourrait aisément augurer une année très fructueuse pour la solidarité avec Haïti.


En effet, le mois de Novembre avait été marqué par une activité intense faisant intervenir plusieurs bénévoles, des associations et des établissements scolaires destinée à envoyer comme marque d’une solidarité réelle les produits d’une collecte d’aliments de vêtements et de produits d’hygiène aux habitants de la communauté de Baie d’Orange dans le Sud –Est d’Haïti.
En effet un volume de 16 mètres cubes a du toucher le port de la capitale Haïtienne jeudi dernier.
Le samedi 17 janvier dernier, le Collectif Paca pour la Mémoire de l’Esclavage augurait un cycle de conférence sur le sujet dans le cadre des préparatifs pour la grande commémoration du 10 mai. Pour cette grande occasion le thème choisi, « Les Resistances à l’esclavage » sied parfaitement à Haïti.
Car Haïti reste et demeurera un exemple achevé et victorieux de résistance contre cette sorte et forme de barbarie.
Les organisateurs de l’évènement avait donc invité un membre de la Communauté haïtienne en occurrence le Docteur Jonas Jolivert qui a magistralement retracé les différentes formes de résistances qui ont vu le jour sur l’île d’Haïti en fonction des formes, de la nature et de l’origine de l’oppression.
Les personnes qui ont participé et assisté à la conférence ont été unanimes à saluer le niveau de maîtrise du sujet par le conférencier qui a montré souvent des élan d’engagement et par endroit des velléités didactiques pour faire ressortir ces moments clé de l’histoire du pays.

Le samedi 24 Janvier se déroulait à Salon de Provence l’assemblée générale de l’Association Haïti Terre de Mission. Sous la férule de Patricia Pellenc, cette association spécialisée dans le parrainage d’enfants haïtiens a su détaillé un bilan qui fait de « Haïti Terre de Mission » une des associations les plus actives de la région. Elle représente un des piliers des actions menées par le groupe d’entités réunies sous le nom de Collectif Haïti de Provence.

Dans une ambiance caractérisée par une franche camaraderie l’assistance a pu voir des images fraîches venant d’Haïti filmées par Monsieur Patric Woog de Cavaillon-Kavayon. A travers son récit et les images teintées de la réalité de la vie converties en vraie épopée humaine, il a rapporté un discours rempli d’espoir annonçant l’approche de la rupture tant attendue.
Au moment du partage du verre de l’amitié, certains ont dansé au rythme de « Nu look », « Zenglen » « T-Vice », des groupes phares de l’expression musicale haïtienne histoire de réveiller tous les sens.

Le 31 janvier, Haïti était à l’honneur à la Destrousse. La belle salle la pléiade ouvrait ses portes à des artistes hors pairs pour les enfants d’Haïti sous le patronat de l’association HISPANIOLA.
La féérie des voix se lia à la prestidigitation pour transporter l’assistance dans un monde ou la sensibilité des gestes côtoie la magie des son polyphones dans une relation idyllique à la fois merveilleux, imaginaire et humaine.
Les crampons, Walter et ses Walterettes, le magicien, la clown phénomène, le spectacle de mime ...Il y en avait pour tous les goûts.
Le côté humain de ces différentes expressions artistiques a pris une autre dimension quand on sait que les intervenants ont accepté de performer gracieusement pour venir en aide aux enfants haïtiens.

Le dimanche 1er février, la communauté haïtienne de Marseille recevait, à travers l’Association Culturelle Haïtienne de Marseille, les membres de Chrétiens et Sida-Marseille, plus spécifiquement Marie Dominique Ohresser, pour une conférence magistrale sur le SIDA.

Depuis quelques années, Madame ORHESSER est restée très proche de la communauté haïtienne et surtout de la problématique haïtienne.
L’année dernière quand il y a eu la grande mobilisation pour sauver l’enfant haïtienne Nephtalie Ilisse qui souffrait d’une tumeur cérébelleuse, elle faisait partie de la coordination de l’activité avec une disponibilité sincère jouxtant une participation très active durant toute cette aventure qui a été couronnée de succès. Nephtalie va très bien actuellement.
Utilisant une méthode simple sobre et efficace le message a pu circuler librement et atteindre les présents qui n’avaient point fait le déplacement de façon massive.
L’exposé était d’un très haut niveau. Très différent des rencontres scientifiques qui se transforment trop souvent en un espace de confrontations de connaissances.
Un des multiples facteurs qui a du faire la différence reste la conception et la dimension humaines insufflées dans chaque mot, chaque phrase fruit d’une expérience vécue en compagnie de personnes atteintes d’une maladie souvent mal appréhendée.
Vivement que Marie Dominique s’anime à visiter Haïti ou il existe un terrain propice et fertile pour ce genre de message.
L'assistance a capté le message qui a été très simplement et clairement énoncé. La meilleure compréhension permettra une divulgation exponentielle de ces informations vers le plus grand nombre.
Ce qui est définitivement le l'ultime de ces diseurs de la bonne parole de l'Association Chrétiens et Sida.
L’année 2009 sera une très bonne année pour tous ceux qui travaillent pour Haïti.
De nombreuses activités sont en projet et grâce à l'intégration de la communauté haïtienne au sein de la vie associative de la ville de Marseille les différentes actions auront une meilleure percussion locale et un retentissement plus important.
Decky Lakyel Pour HRV

Appréhensions dans la classe politique concernant la crédibilité du scrutin du 19 avril

Des dirigeants politiques estiment tout à fait justifiée la réprobation contre certains candidats
Dimanche 1er février 2009,
Radio Kiskeya
Le leader de l’Alliance démocratique, Evans Paul, a appelé samedi les autorités concernées à prendre en compte le tollé soulevé au sein de la population par de nombreuses candidatures au Sénat.
Dans une interview accordée à Radio Kiskeya, le responsable de l’Alliance a estimé qu’en raison de la controverse et même des contestations soulevées, les candidats concernés manquent d’emblée de légitimité pour participer à la course électorale.
Il a évoqué le cas de certains candidats, dont David Chéry, PDG de la Coopérative Cœurs Unis en faillite. Il a d’autre part soulevé des interrogations sur la façon dont le Conseil Electoral Provisoire (CEP) gère l’épineux dossier de l’enregistrement de nombreux candidats sous une même bannière, en l’occurrence celle de Fanmi Lavalas, parti de l’ancien président Aristide.
Evans Paul a enfin réitéré son appel pour la tenue d’une seule élection pour le renouvellement du Sénat en novembre 2009, estimant que les élections du 19 avril risquent d’ouvrir la voie à une nouvelle crise politique dans le pays.
Cet avis est partagé par le leader du Grand Rassemblement pour l’Evolution d’Haïti (GREH). L’ex-colonel Himmler Rébu interrogé samedi par Radio Kiskeya, affirme que le scrutin prévu le 19 avril risque d’être une farce, le CEP n’étant pas parvenu à démontrer sa capacité à pouvoir organiser de bonnes élections dans le pays.
Concernant la controverse soulevée par certaines candidatures, Himmler Rébu la juge légitime dans la mesure où, selon lui, la plupart des candidats concernés, mais qu’il n’a pas daigné citer, devraient se trouver derrière les barreaux pour vol et assassinat.
Il affirme craindre que les élections du 19 avril ne soient contestées si des mesures ne sont pas prises en urgence pour empêcher la « catastrophe » qui s’annonce.
Un autre responsable politique, Luc Mésadieu (Mouvement Chrétien pour le Renouveau d’Haïti, MOCHRENAH), exprime lui aussi des appréhensions quant à la crédibilité du prochain scrutin si des mesures appropriées ne sont adoptées dès maintenant.
A l’instar d’autres dirigeants politiques, Luc Mésadieu croit justifiées les critiques exprimées concernant de nombreux candidats dont la réputation est entachée par leur implication dans des affaires criminelles et qui, pour la plupart, ont des dossiers encore pendants par-devant la justice. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5646
HRV commente : Il faut juste demander à la communauté internationale qui finance ces élections inadaptées ce qu’elle pense de tout ça !

Argentine-Haiti : Le ministre argentin de la justice en visite en Haiti

Lundi 2 février 2009
P-au-P., 2 fév. 09 [AlterPresse] --- Le ministre argentin de la justice, de la sécurité et des droits humains, Anibal Fernandez, est arrivé le 1er février à Port-au-Prince afin de s’entretenir avec les autorités haïtiennes et visiter les troupes de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haïti (MINUSTAH).
L’officiel argentin rencontrera le président René Préval ainsi que la première ministre Michèle Pierre-Louis, selon des sources officielles citées par l’agence espagnole de nouvelles EFE.
Dans l’agenda de Fernandez figurent également des rencontres avec les responsables de la MINUSTAH et les membres de la gendarmerie argentine qui font partie de l’Unité de police de la MINUSTAH.
A Port-au-Prince, le ministre argentin de la justice, de la sécurité et des droits humains devrait avoir, par ailleurs, des entretiens avec les ministres de la défense du Chili, José Goñi, et de la Bolivie, Walker San Miguel, selon la même source.
Aucune nouvelle n’a encore fait état de la présence de Goñi et San Miguel en Haïti. [gp apr 02/02/09 12 :45]
Des interrogations sur la proposition haïtienne au sommet de l'AEC Des associations oeuvrant dans le domaine de la protection de l'environnement auraient été tenues à l'écart du processus d'élaboration de la proposition haïtienne au sommet de l'Association des Etats de la Caraïbe (AEC).Tout en qualifiant de malheureux l'attitude du ministère de l'environnement, l'un des responsables de la Fondation Seguin, Yves André Wainright, fait remarquer qu'en raison de l'ampleur des défis l'implication de la société civile est indispensable. " Nous avons appris dans les medias qu'il était question de changement climatique et de protection de la mer des caraïbes", déplore M. Wainright signalant que le gouvernement haïtien n'a pas la crédibilité pour mobiliser les ressources financières nécessaires pour faire face à ces défis. " Quand les autorités voudront changer de cap et impulser un changement réel au pays nous serons à leur coté", a martelé M. Wainright. Cette mise au point est intervenue alors que le ministre haïtien des affaires étrangères, Alrich Nicolas, avait évoqué une éventuelle implication des organisations œuvrant dans le secteur de l'environnement dans l'élaboration de la proposition haïtienne au sommet de l'AEC.Tout en soulignant que le sommet n'était pas ouvert aux associations, M. Nicolas soutient qu'à travers les ministères de l'environnement et de l'intérieur, qui ont eu une présence importante dans la conduite de la conférence, ces organisations ont été contactées. Par ailleurs, d'autres thèmes tels la migration et le trafic de la drogue ont été également traités par les participants au sommet de l'AEC. " Ces thèmes ont été traités lors des rencontres bilatérales formelles", explique M. Nicolas faisant remarquer que la présidence colombienne entend accorder une plus grande attention à ces dossiers.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14714
HRV commente :
Il sera toujours très difficile de comprendre les motivations réelles du mécontentement de ce représentant du secteur privé à cause d’une exclusion dans la gestion des problèmes environnementaux des organisations qui justement œuvrent dans ce domaine.
L’alibi du manque de crédibilité du gouvernement n’est pas assez fort. C’est sans doute juste mais ce n’est pas correct. Le secteur privé, à travers les ONG ne disposent pas de plus de crédibilité que les instances officielles.
Depuis de nombreuses années, des bailleurs de fonds ont shunté les gouvernements établis en Haïti pour travailler et fiancer des projets à travers les ONG. Aujourd’hui les ONG sont innombrables. Elles sont gérées dans la grande majorité des cas par des proches des leaders et des partis politiques. Une manière d’être et dans le zig et dans le zag. Histoire de ne pas rater le beurre et l’argent du beurre. Pour reprendre un refrain de chez nous « yo nankè yo nan koral »
Nous ne pouvons pas admettre que cette politique ait porté des fruits bénis pour l’ensemble du pays.

La société civile doit elle aussi jouer son rôle pour forcer à atteindre cette crédibilité nécessaire au développement du pays.
L’accès au pouvoir n’est pas interdit à ceux qui aujourd’hui ont un bon projet pour la nation. Un gouvernement crédible est l’apanage de tous.
Que la société civile s’engage de façon solide en sachant que la donne a changé et a beaucoup évolué ces derniers temps. Pour que le pouvoir revienne aux plus capables pour la réconciliation de toute la famille haïtienne et que les ennemis du pays soient déclarés définitivement hors jeu.

Nouvelles révélations du chef de la police sur les narcodollars

Le chef de la police, Mario Andrésol, a tenu à faire d'importantes révélations sur le dossier des narcodollars de Port-de-Paix afin de faire taire les rumeurs tendant à discréditer la PNH. Il révèle que la thèse du suicide par empoisonnement est privilégiée en ce qui a trait au décès de l'assistant du directeur départemental de la Police du Nord Ouest, Philippe Jean Raymond. Selon M. Andrésol les enquêteurs de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) ont trouvé la boutique où M. Jean Raymond avait acheté l'acide sulfurique qu'il a ingurgité. " Des personnes ont confirmé l'avoir vu sortir de sa voiture avec un galon d'acide pour batterie", explique M. Andrésol. Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole M. Andrésol a soutenu que le commissaire Philippe Jean Raymond est décédé trois heures après son arrivée à Port-au-Prince " L'officier qui était accompagné d'un médecin cubain dans l'avion a été transporté à l'hôpital dès son arrivée dans la capitale", ajoute t-il. Lors d'une séance de travail avec les députés, le chef de la police avait rapporté les déclarations de Alain Désir lequel avait estimé à 2.5 millions de dollars la somme cachée dans la résidence de son oncle à Lavaud. Outre les 1 700 000 dollars saisis par la BLTS il y aurait plus de 800 000 dollars dont les autorités auraient perdu la trace. Mario Andrésol annonce que les forces de l'ordre se préparent à interpeller plusieurs personnes impliquées dans le pillage des narcodollars de Port-de-Paix. " Des personnes interpellées confirment avoir reçu des sommes qui ont servi à l'acquisition d'un terrain ou d'une voiture", assure M. Andrésol. Par ailleurs l'ancien directeur départemental du Nord ouest, Jean Mary Bernard Dadaille, serait en cavale. Le porte parole de la police, Gary Desrosiers, informe qu'une perquisition a été réalisée au domicile de M. Dadaille à Caradeu (Port-au-Prince), la semaine dernière. " Il est activement recherché", déclare M. Desrosiers soulignant que les agents de la DCPJ ont agi sur ordre du commissaire du gouvernement de Port-de-Paix.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14710

samedi 31 janvier 2009

Bâtir l'unité de la Grande Caraïbe

Les changements climatiques et la pauvreté sont en tête de liste des accélérateurs des catastrophes naturelles et de bien d'autres déboires affectant Haïti. Ce sujet brûlant, point focal pour Haïti de la Convention Cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques et du Protocole de Kyoto a fait l'objet de vives discussions, lors de la 14e session ordinaire de l'Association des Etats de la Caraïbe (AEC), tenue le 30 janvier 2009 au Karibe Convention Center.
« L'AEC participe à la recherche de solutions aux problèmes environnementaux qui nous accablent depuis un certain temps ». De la salle de conférence où il prenait part à l'ouverture de la 14e réunion de cette association, le président René Préval n'a pu trouver les mots qu'il faut pour vanter les mérites de l'AEC.
Fort des résultats obtenus lors des ateliers de travail sur les catastrophes naturelles qui ont eu lieu à Montrouis, en novembre 2007 ou de la réunion relative à l'impact du changement climatique sur les désastres tenue à Port-au-Prince, en décembre 2008, le président Préval s'est réjoui que le Conseil des Ministres de l'AEC s'apprête à prendre des décisions sur des questions importantes pour l'avenir de la région.« Pour un Etat comme le nôtre qui ambitionne d'améliorer son image et de reprendre sa place au sein de l'industrie touristique régionale, l'invention du concept de tourisme multidimensionnel et la création d'une zone de tourisme durable dans la Caraïbe sont très appréciés par le gouvernement », a-t-il lancé en mettant l'emphase sur les actions conjuguées aux efforts déployés sur le plan national et susceptibles de permettre au pays de renforcer sa capacité d'accueil, de multiplier le nombre de visiteurs et d'accroître ses réserves de change.
Le chef de l'Etat s'est dit heureux que l'AEC, dont la présidence a été assurée avec succès par Haïti qui arrive au terme de son mandat, ait pu offrir de meilleures perspectives aux pays membres. Lesquels ne demandent qu'à être entourés et compris pour exploiter leurs potentialités et pour concrétiser leurs rêves de bonheur.
La perspective de l'unité caribéenne« Cette 14e réunion de l'AEC vient couronner une année de présidence de cet organe par la République d'Haïti », a indiqué, pour sa part, le président sortant de l'Association, Alrich Nicolas qui précise que le gouvernement haïtien avait assuré avec joie cette lourde responsabilité dans le dessein d'apporter sa pierre à la construction de l'unité caribéenne. Dévoilant les perspectives du gouvernement, notamment dans le domaine des infrastructures, de la protection de l'environnement et le développement de la production agricole, le chancelier haïtien a fait ressortir l'importance de la création par le chef de l'Etat de deux commissions : l'une sur la compétitivité de l'économie haïtienne, l'autre sur les nouvelles technologiques de l'information et de la communication. Ce, en vue de doter le pays d'un programme économique à long terme.
« Le gouvernement a trouvé dans l'AEC un partenaire stratégique fiable, dans la mise en oeuvre de sa politique de modernisation économique », a fait savoir M. Nicolas qui voit, à son compte, une parfaite adéquation entre les domaines prioritaires (tourisme, catastrophes naturelles, commerce régional, transport) de l'Association et les problèmes auxquels le pays est confronté. En outre, est prise en compte la question des catastrophes naturelles qui représente un sujet de préoccupation pour tous les Etats de la région. D'autant qu'après le passage des cyclones en Haïti, des travaux relatifs à l'impact du changement climatique sur les catastrophes naturelles dans la Grande Caraïbe ont été réalisés. Travaux qui ouvrent la voie à la conception et au développement d'un plan régional pour les changements climatiques.
Plaidant pour le renforcement institutionnel de l'AEC, en vue d'une meilleure adéquation entre ses objectifs fondamentaux et le fonctionnement efficient et efficace de ses comités spéciaux, le ministre haïtien des Affaires étrangères estime que toutes les actions de l'Association sont orientées vers le soulagement des souffrances, l'élévation du niveau de bien-être des populations, la croissance économique et la dynamisation des secteurs-clés des économies de la région. Malgré le fait que l'AEC traverse actuellement une certaine crise financière à laquelle il faudra trouver une solution.
Un espace de dialogue politique
« L'expérience vécue en Haïti montre clairement qu'il y a un lien inextricable entre les changements climatiques, le phénomène de la pauvreté et du développement », a martelé le ministre de l'Environnement, Jean Marie Claude Germain, visiblement préoccupé par les répercussions de ces phénomènes encore beaucoup plus sévères pour les petits Etats insulaires en Développement (PIED), comme Haïti, confrontés déjà à un ensemble de défis structurels et économiques. Ces répercussions sont très perceptibles sur un certain nombre de secteurs : ressources en eau, zones côtières, dégradations des terres, agriculture, risques et désastres naturels.
Franc parler : il s'agit d'une situation qui augmente la vulnérabilité de nos Etats et compromet considérablement les chances de réduction de la pauvreté et les initiatives visant la réalisation des Objectifs de Développement du Millénaire dans le délai fixé à 2015. « En plus d'être une sérieuse menace pour le développement de nos pays, les changements climatiques hypothèquent un ensemble de droits humains : droit à l'eau potable, à l'alimentation, à la santé et au logement. D'où la nécessité, pour les Etats de la Caraïbe d'accorder dans leurs politiques de développement une place prépondérante aux préoccupations liées aux changements climatiques.
Notons que le vice-président de la Colombie, Francisco Santos, dirige actuellement l'AEC. Il succède ainsi à Alrich Nicolas qui promet de continuer à travailler activement pour la promotion de l'Association. Signalons que grâce à la médiation haïtienne sur des questions politiques et techniques de nombreuses divergences de vue ont pu être aplanies entre le groupe des trois, composé du Venezuela, du Mexique et de la Colombie. Mieux : au contraire des discussions, des accords et résolutions ont été adoptés. A cet effet, Haïti a été élue président du comité sur la réduction des risques et désastres et du tourisme durable.
Robenson Bernard
rbernard@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=66780&PubDate=2009-01-30
HRV commente :
Sans tenir compte des intentions mégalomanes des dirigeants haïtiens qui ont souvent tendance à construire l’édifice par le toit, on doit admettre que c’est une bonne chose pour Haïti, ces activités que servent à désenclaver le pays.
Se replacer dans le contexte caribéen ou latino-américain est un gage de sortir de l’isolement dans lequel a évolué Haïti pendant de nombreuses années.
Maintenant il revient aux haïtiens d’en tirer profit. Et ça, ce n’est pas gagné d’avance. La compétition est très rude. Avec des compétiteurs qui ont pris de l’avance sur nous. Beaucoup d’avance pour certains.
Et jusqu’à présent nos représentant sont choisis par les plus compétents !

Le commissaire Bernard Mary Dadaille, un fugitif, selon la police

L’ex-directeur départemental du Nord-Ouest lors du scandale des narcodollars est activement recherché dans le cadre de l’enquête sur cette affaire toujours pas tirée au clair ; le parquet de Port-au-Prince confirme l’empoisonnement du commissaire Jean Raymond Philippe et ouvre une enquête contre X
vendredi 30 janvier 2009,
« Bernard Mary Dadaille est en cavale et fait l’objet d’un avis de recherche », a déclaré vendredi le porte-parole a.i de la Police Nationale, Gary Desrosier, estimant que l’ancien directeur départemental du Nord-Ouest de la PNH était en cavale depuis plusieurs jours.
S’exprimant lors de son point de presse hebdomadaire, le porte-parole a précisé que le nouveau commissaire du gouvernement à Port-de-Paix (Nord-Ouest), Frédéric Bénêche, a autorisé la police, par le biais d’une délégation de pouvoir, à procéder à l’arrestation de M. Dadaille transféré à Port-au-Prince le 5 janvier dernier.
Le commissaire divisionnaire était le numéro un de la police du Nord-Ouest lorsque s’était produit le scandale des narcodollars, dans la localité de Lavaud, près de Port-de-Paix, le 12 novembre 2008.
Gary Desrosier a aussi confirmé que des agents du Bureau de lutte contre le trafic des stupéfiants (BLTS) ont perquisitionné mercredi la résidence de Bernard Mary Dadaille à Caradeux (banlieue nord de Port-au-Prince). Mais, l’officier de police n’a pas été retrouvé. Aucune précision n’a été apportée sur la saisie éventuelle de documents au cours de cette opération.
Le porte-parole de la PNH soutient que l’autorisation délivrée par le commissaire Bénêche confère à la police le pouvoir d’arrêter et de déférer en justice n’importe quelle personne soupçonnée d’implication dans l’affaire de Port-de-Paix.
Agé de 47 ans, Bernard Mary Dadaille a passé seulement quelques jours à se rendre à la direction générale de la PNH où il est désormais affecté. Peu après son transfert, son adjoint Jean Raymond Philippe est décédé dans des conditions mystérieuses.
Le chef du parquet de Port-au-Prince, Me Joseph Manès Louis, a indiqué à Radio Kiskeya que les investigations ont permis de conclure à l’empoisonnement du commissaire de police. Une enquête contre X a été ouverte en vue de retrouver le ou les auteurs du crime.
Le dossier est désormais confié au cabinet d’instruction.
Vendredi, lors d’une audition au Parlement consacrée au pillage auquel se seraient livrées des autorités judiciaires et policières ayant pris part à la perquisition du domicile de l’oncle du présumé narcotrafiquant Alain Désir, le commandant en chef de la Police Nationale, Mario Andrésol, a annoncé 26 arrestations. 19 policiers et sept membres de l’appareil judiciaire de Port-de-Paix sont sous les verrous dans le cadre de l’enquête en cours.
Le ministre de la justice, Me Jean Joseph Exumé, le secrétaire d’Etat à la sécurité publique, Eucher-Luc Joseph, l’inspecteur général en chef de la PNH, Fritz Jean et le chef de la police judiciaire, Frantz Thermilus avaient également répondu aux questions des Députés. Cependant, la séance publique allait céder la place à un « huis clos » sur un scandale narco-financier décidément très embarrassant pour les uns et les autres.
Le 12 novembre à Lavaud, plusieurs millions de dollars américains auraient été emportés chez Marc Frédéric. Un montant de loin supérieur à la somme déclarée, 1,7 million de dollars. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5642
HRV commente :
La fameuse et riche perquisition en question a eu lieu le 12 novembre. Bientôt trois mois. Beaucoup de ceux qui se sont graissés drôlement les pattes ont déjà quitté le pays. République Dominicaine, USA et Canada pour la grande majorité.
Pour les fonctionnaires haut placés impliqués qui se trouvent à l’extérieur, bientôt on apprendre qu’ils étaient des citoyens canadiens ou américains. Donc ils ne pourront pas être renvoyés en Haïti pour être présentés devant les juges.
Voilà ce que je crains de l’acceptation de la double nationalité que demande les haïtiens de la diaspora.
Quand il sera question de lui refaire la face a cette Constitution écrite dans un contexte qui ne correspond plus à notre réalité de 2009 et surtout quand les « personas non gratas » n’ont plus les mêmes parures en matière de plumes ni de plumages il faudra à un moment de la durée bien établir les règles qui permettent une intégration véritable et sans faille dans la vie nationale avec une explicitation des droits et des devoirs.

Un casque bleu argentin se noie en République Dominicaine

Le sous-officier Eduardo José Bustamante faisait partie du contingent argentin de la MINUSTAH
vendredi 30 janvier 2009,
Eduardo José Bustamante, un sous-officier argentin affecté à la force aérienne de la Mission de stabilisation de l’ONU en Haïti (MINUSTAH), est mort noyé en République Dominicaine alors qu’il pratiquait la natation, rapporte une dépêche de l’agence argentine DyN citant les autorités militaires locales.
Selon l’état-major conjoint des Forces armées argentines, le casque bleu avait obtenu une dispense de ses supérieurs hiérarchiques pour se rendre en territoire voisin.
Bustamante faisait partie de l’unité argentine des hélicoptères déployée au sein de la mission onusienne.
Avec un contingent de plus de 500 soldats, Buenos Aires se trouve parmi les principaux contributeurs de troupes à la MINUSTAH. Déployée depuis 2004, la force de stabilisation de l’ONU compte 9.000 militaires et policiers internationaux, en majorité des latinoaméricains. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5641
PNH : 5 lynchages et 11 viols en quelques jours
vendredi 30 janvier 2009
La Police Nationale annonce avoir enregistré ces derniers jours cinq cas de lynchage dans la région métropolitaine de Port-au-Prince.
De présumés voleurs ont notamment fait les frais de plusieurs vengeances collectives.
Invitant la population à renoncer à la pratique illégale de la justice expéditive, le porte-parole de la PNH, Gary Desrosier, a rappelé que personne n’a le droit de se faire justice sous quelque prétexte que ce soit. Tous les citoyens victimes d’agissements de particuliers peuvent porter plainte, a martelé le porte-parole.
M. Desrosier affirme d’autre part que plusieurs individus ont été arrêtés pour leur implication présumée dans des viols. Au moins 11 cas de viol, dont certains concernent des fillettes, ont été recensés à travers le pays.
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?breve1854
HRV commente:

Ce que les autorités ne disent pas c’est que le lynchage n’est pas une réaction spontanée d’un groupe d’individus. C’est une réponse adaptée à une situation qui semble dépasser les sphères du pouvoir en place.
Certains haïtiens pour ne pas dire tous les haïtiens n’ont aucune confiance aux institutions et aux individus qui représentent la justice dans le pays.
Avec l’accumulation des scandales et l’implication chaque fois constante de membres de la police ou du corps judiciaire dans les scandales qui font le plus de bruit, le citoyen haïtien finit par comprendre qu’il est dans l’obligation de se faire justice lui-même. Cette obligation peut s’insérer carrément dans une attitude de légitime défense.
Ceci ne doit pas être interprété comme une incitation à ce type de violence. Loin de là. Il incombe une fois de plus aux autorités de démontrer par des attitudes et des gestes convaincants qu’elles ont le contrôle de la situation. Pour l’instant ce n’est pas le cas.
L’autorité est vue et assimilée à un complice de ce crime qui a déjà causé des dégâts considérables au sein de la famille haïtienne.
Paradoxalement, si davantages de bandits connus et avérés tombaient dans l des échanges de tirs avec les forces de l’ordre !