Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
Mercredi 3 septembre 2008 P-au-P, 03 sept. 08 [AlterPresse] --- La tempête tropicale Hanna a surpris les habitants de Pétion-Ville (périphérie est) dans la nuit du 1er au 2 septembre 2008, a constaté l’agence AlterPresse. Aux alentours de onze heures du soir et ce jusque dans la matinée, les pluies diluviennes de Hanna sont tombées sans interruption sur Pétion-Ville. Au départ, ce qui pouvait semblé être une averse passagère, s’est amplifiée, accompagnée par des rafales de vent. Située en amont de Port-au-Prince, Pétion-Ville a peu de chance d’être sujettes aux inondations. Face aux tempêtes tropicales cycliques et aux dégâts matériel et humain qu’elles provoquent, les Haïtiens ont d’une manière générale, peur de la pluie. Certains ressortissants, même des mieux lotis, sont restés éveillés toute la nuit de peur que l’eau ne pénètre leurs habitations. La musique qui avait coutume de résonner dans la ville jusque tard la nuit, les bruits de conversation nocturnes de personnes déambulant dans les rues ont fait place au silence absolu, troublant et presque pesant. Cette nuit, seul le fracas du vent et de la pluie se faisait entendre. En l’espace de deux semaines les Haïti a été frappée par deux autres tempêtes tropicales dont Gustave.[mv gp apr 3/09/2008 12:00] http://www.alterpresse.org/spip.php?article7642
La plupart des victimes ont péri aux Gonaïves, une ville de 300 000 habitants où la tempête tropicale Jeanne avait fait 3 000 morts, en septembre 2004. Craignant une répétition de la tragédie, le maire des Gonaïves, Stephen Moïse, avait lancé des appels à l'aide. " La ville est inondée, et des habitants qui n'ont pu fuir sont juchés sur les toits, alors que le niveau de l'eau, qui atteint par endroits plus de 2,5 mètres, continue de monter", explique t-il." Le bilan n'est que partiel, car il est impossible d'entrer dans la ville pour le moment », a déclaré le maire de Gonaïves Stephen Moïse. La ville de 300 000 habitants située à 150 kilomètres de la capitale Port-au-Prince, a été submergée par les eaux à cause des fortes pluies et semble être la plus touchée. " J'ai vu une dizaine de corps qui flottent dans les rues inondées de la ville"», explique le commissaire de police Ernst Dorfeuille. Le maire de Gonaïves a décrété l'état d'extrême urgence pour sa commune et appelé à l'aide les autorités centrales. Pour fuir les inondations, les habitants se sont réfugiés sur les toits des maisons, ont grimpé aux arbres ou se sont dirigés vers les montagnes environnantes. L’hôpital, la Providence, principal centre hospitalier de la région est inondé. Selon les médecins, " les malades sont regroupés dans une seule salle. La situation est critique ".
Le ministre de l’Intérieur Paul Antoine Bien Aimé avait indiqué hier que les eaux avaient atteint 2 mètres aux abords de l’hôpital. Jacmel (sud-est) et Cayes (sud) ont aussi été durement touchées. Des routes sont coupées, des ponts ont été emportés par les rivières en crue.
De nouvelles averses ont été enregistrées ce matin aux Gonaïves où de nombreuses personnes étaient juchées sur les toits de leurs maisons inondées. Gonaïves est inaccessible révèle le vice délégué de cette ville pour qui cette catastrophe est pire que le cyclone Jeanne. Certaines autorités font état d’un bilan de 12 morts mais cette estimation pourrait être largement inférieure à la réalité. Dans le sud, on a enregistré 9 morts, 1 disparu et 4 000 personnes ont été placées dans des abris provisoires selon Renan Vallieres, coordonnateur du bureau régional de la Protection civile. Les rivières Madame Samedi, Lilet et la Ravine du sud étaient en crues inondant totalement la ville des cayes. Dans les Nippes, les autorités locales font état d’un mort et de 6 disparus. Les rivières de Plaisance, Lasile et Petite Riviere de Nippes étaient en crues ce qui a causé le débordement de l’étang de Miragoane.Dans l’Ouest, une personne a été tuée et des toitures de maisons ont été emportées par des rafales de vents. Ce mercredi, la tempête tropicale Hanna, caractérisée par de fortes rafales de vent et des pluies diluviennes, a commencé à balayer l'archipel touristique des Bahamas, où les nombreux hôtels préparaient l'arrivée de la perturbation. A 06h00 GMT, le centre de la tempête Hanna, marquée par des rafales de vent atteignant en moyenne 100 km/h, se trouvait à l'est de l'île de la Tortue, à Haïti, à 130 km au sud-est des Bahamas, selon le Centre national des ouragans (NHC) de Miami (Etats-Unis). Les Etats-Unis, encore occupés à évaluer les dégâts provoqués lundi par l'ouragan Gustav en Louisiane, se préparent aussi à l'arrivée de Hanna, sur la côte atlantique, dans une zone comprise entre la Floride et la Géorgie, cette semaine. http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14041
Le chef de l’état, René Préval, annonce une réunion de travail entre les membres du gouvernement de Michèle Pierre Louis et les représentants de la communauté internationale ce jeudi afin de définir les modalités pour venir en aide aux sinistrés de Hanna. Selon le président Préval il y a une mobilisation du gouvernement face à une catastrophe extraordinaire. Au cours d’une visite au centre d’opération du ministère de l’intérieur hier soir, M. Préval a invité les ministres à regagner leurs postes confirmant ainsi que les membres du gouvernement de Michèle Pierre Louis sont déjà en fonction. " J’exprime ma douleur face à cette catastrophe qui a touché 8 départements du pays", ajoute t-il.De son coté, le premier ministre, Michèle Pierre Louis, appelle à la solidarité envers les habitants des Gonaïves, sévèrement touchés lors du passage de la cyclone Hanna. Mme Pierre Louis, accompagné de l’ancien premier ministre Alexis, n’a pu se rendre aux Gonaïves hier en raison du mauvais état de la route. " La situation est difficile parce qu’il y a des pertes en vie humaine et des dégâts matériels importants", dit-elle révélant que des petits bateaux de la Minustah ont commencé à évacuer les sinistrés." J’ai demandé à l’ambassadeur des Etats-Unis d’apporter un premier secours aux victimes ", annonce Mme Pierre Louis appelant à l’engagement de tous les secteurs de la vie nationale. Dans le même temps, le ministre de l’Intérieur Paul Antoine Bien Aimé, qui se trouve au Gonaïves depuis mardi matin indique que le gouvernement se prépare à acheminer des aliments et des couvertures aux sinistrés. Un grand nombre de Gonaïviens, ont passé la nuit, juchés sur les toits de leurs maisons alors que des pluies intermittentes s’abattaient sur la ville. Dès que les conditions météorologiques seront favorables nous apporterons les premiers secours explique t-il. http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14040 HRV commente : De ces refrains qui font le beurre d’un secteur de la société. On a l’impression qu’ils se frottent les mains à l’approche de la période cyclonique. Le bon côté du desastre ! Les ONG rentrent en action. Les directeurs de ces organisations souvent proches du pouvoir ou des partis politiques tirent leurs marrons du feu. Les aides n’arriveront jamais à ceux qui en ont le plus besoin. C’est toujours la même chanson
Situation dangereuse aux Gonaïves, frappées par de graves inondations: Au moins 12 morts Port-au-Prince, le 2 septembre 2008; (AHP)- Au moins 12 personnes ont été tuées aux Gonaïves (151 kms au Nord de Port-au-Prince) frappées par des inondations dues au passage de l'ouragan Hanna, alors que les autorités font encore le décompte des victimes et évaluent les dégâts causés par l'ouragan Gustav. Un commissaire de police, Ernst Dorfeuile, a fait état de 10 morts, alors que des correspondants ont affirmé avoir découvert deux autres corps sur la place publique de la 4ème ville du pays. Deux morts auraient également été enregistrés dans la localité voisine de Gros-Morne. Le maire des Gonaïves Stephen Topa Moïse, affirme qu'il y des morts mais qu'il ne peut s'aventurer à fournir des chiffres. Il y a des gens qui ont été emportés, alors qu'il s se trouvaient chez eux, d'autres ont commis des imprudences, a dit M. Moïse Une situation inquiétante prévaut également dans plusieurs autres régions du pays, notamment aux Cayes (196 kms, sud) où les inondations ont atteint des niveaux records avec les crues de la Ravine du Sud et des Rivières L'Islet et Madan Samdi. La Rivière l'Islet jointe à Madan Samedi a envahi la nationale à l'entrée de la ville. Des maisons ont éte emportees ou noyées. On ne signale pas pour l'instant de pertes en vies humaines Toutes les rivières de la côte Sud sont également en crue, notamment la rivière Grand Passe à Port-à-Piment et la Rivière Mulet aux anglais où deux personnes seraient portées disparues Mais, la situation semble être encore plus catastrophique aux Gonaïves. En effet, toute la ville est inondée par des eaux sous forme de torrents qui traversent les quartiers.
Les patients de l'Hopital la providence dans le quartier de Descahos n'ont pour l'instant la vie sauve qu'en se réfugiant dans la maison à étage où logent les médecins residents. Partout ailleurs dans la ville, à l'Avenue des Dattes (route du Nord), à Rue Jean-Jacques (Grand Rue) et les quartiers de Trou sable, Asifa, Lòtbò Kannal, les habitants n'ont d'autres choix que se réfugier sur les toits des maisons. C'est une situation qui rappelle la tempête meurtrière Jeanne qui avait fait plus de 2000 morts dans la Cité de l'indépendance en septembre 2004. Des centres d'hébergement sont ouverts au Collège Sainte famille (Trou sable), Lycée des jeunes Filles (Bigo), au lycée Fabre Geffrard à Descahos. La cathédrale est également ouverte pour accueillir des personnes en difficulté. Mais les personnes accueillies dans les centres dont des enfants, n'ont ni eau ni nourriture. On ne sait pas combien de temps ils pourront attendre, puisque de fortes pluies accompagnées de vents continuent de frapper la ville, a fait savoir un notable. Le ministre de l'Intérieur Paul Antoine Bien-aimé a pris les routes des Gonaïves, alors que la porte-parole de la Mission onusienne Sophie Bouteau de la Combe a annoncé l'envoi de troupes pour une première évaluation et pour aider les personnes en danger. Toutefois, l'opération semble être difficile en raison de l'inondation des routes et l'inaccessibilité de la ville. Les habitants des Gonaïves craignent une situation bien pire qu'en 2004, puis que les millions reçus à l'époque de différents secteurs de la communauté internationale n'auraient pas été dépensés dans le sens de la sécurisation de la ville. Des fonds décaissés sans le cadre de la relocalisation des habitants résidant dans les zones vulnérables auraient également été utilisés à d''autres fins. Des inondations frappent également des régions du Nord et Nord-Ouest du pays, dont le Cap-Haïtien, la deuxième ville du pays. AHP 2 septembre 2008 1:35 PM --------------------------------------------- L’ouragan Hanna fait au moins 14 morts en Haïti Sous les eaux, Gonaïves revit l’horreur de 2004 tandis que les dégâts sont très élevés à travers le pays mardi 2 septembre 2008, Radio Kiskeya Au moins 14 personnes ont été tuées mardi au cours du passage sur Haïti de l’ouragan Hanna qui, selon les régions, déversait des pluies diluviennes ou faisait souffler des vents en rafale ayant provoqué d’énormes dégâts matériels et la désolation au sein de la population. Déjà victime d’une incroyable tragédie en septembre 2004 lorsque la tempête tropicale Jeanne avait fait 3.000 morts, la ville des Gonaïves (171 km au nord de Port-au-Prince) a été sévèrement touchée. Un bilan encore provisoire dressé mardi soir par la protection civile et les autorités locales faisait état d’au moins douze morts. Interrogé par Radio Kiskeya, le commissaire de police Ernst Dorfeuille a confié avoir vu des corps flottant sur les eaux. Alors que des responsables haïtiens et représentants de la communauté internationale annonçaient des interventions d’urgence en vue de procéder à des évacuations, jusqu’en début de soirée des éléments de la population civile continuaient de lancer désespérément des appels à l’aide. Juchés sur le toit de leurs maisons dans une ville située en-dessous du niveau de la mer, ils regardaient avec angoisse la dangereuse montée l’eau qui atteignait par endroit plus de 2,50 m de hauteur. Un correspondant bénévole de Radio Kiskeya, Edson Mondélus, a indiqué que de nombreux habitants étaient complètement isolés et sérieusement menacés tandis que d’autres, un peu plus chanceux, cherchaient à se réfugier dans les étages supérieurs de certaines constructions élevées. Les équipes de la protection civile arrivées sur place étaient dans l’impossibilité de fournir l’assistance nécessaire aux personnes en danger. Le journaliste dit craindre une catastrophe d’une ampleur encore plus grande que celle de l’été 2004 qui avait transformé les rues de la Cité de l’indépendance en un vaste spectacle d’horreur. Selon le Député des Gonaïves, Arsène Dieujuste, une délégation dirigée par le Premier ministre ratifié, Michèle Pierre-Louis, et comprenant des parlementaires était attendue dans la région mardi après-midi. Cependant, deux véhicules du cortège auraient été victimes d’un accident qui aurait fait des blessés, ont confié à Radio Kiskeya des sources proches de la Présidence. Outre Gonaïves, diverses autres communes de l’Artibonite étaient confrontées à de graves inondations. La situation n’était pas meilleure à Jacmel (Sud-Est) et aux Cayes (Sud) et au Borgne (Nord) où des rivières sont sorties de leur lit. Dans l’Ouest, à Fonds-Verrettes, des témoins ont raconté avoir vu de violents coups de vents emporter les toits de toutes les maisons de la ville. Même un abri provisoire n’a pu résister à la puissance des rafales ayant atteint jusqu’à 110km/h, plongeant dans le désarroi ceux qui y ont été hébergés. A Port-au-Prince, le chauffeur de la ministre à la condition féminine et aux droits de la femme, Marie-Laurence Jocelyn Lassègue, a été gravement blessé au visage lorsqu’une partie du toit du ministère a été arrachée. Gaspard Ziméro a dû être hospitalisé d’urgence pour recevoir des soins appropriés. Affirmant que cet accident avait créé une folle panique, Mme Lassègue précise que tout le personnel du ministère a été renvoyé précipitamment. Même si le cyclone, rétrogradé entre-temps en tempête tropicale, faiblissait mardi soir en s’éloignant des côtes d’Haïti, des rafales continuaient d’abattre toits de maisons, arbres et pylônes électriques particulièrement dans la capitale et ses environs. Huitième tempête tropicale de la saison, Hanna a suivi de trois semaines la tempête Fay et de quelques jours seulement l’ouragan Gustav qui a balayé, la semaine dernière, les îles de la Caraïbe avec un lourd bilan de 77 morts seulement en Haïti. Très mouvementée, la saison cyclonique 2008 qui s’achève officiellement le 30 novembre, n’a pas fini de surprendre. Déjà, les prévisionnistes annoncent la naissance au cours des dernières heures d’autres systèmes dans l’Océan Atlantique. spp/radio Kiskeya http://radiokiskeya.com/spip.php?article5244
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Haïti/cyclone : Le bilan de la tempête tropicale Hanna pourrait être lourd mardi 2 septembre 2008 P-au-P, 02 Sept. 08 [AlterPresse] --- Les dégâts causés par le passage de la tempête tropicale Hanna sur les Gonaïves pourraient être catastrophiques pour la population de la cité de l’Indépendance, à 171 kilomètres au nord de la capitale. Certaines familles, craignant une réédition des effets dévastateurs de la tempête Jeanne survenue en septembre 2004, ont abandonné leurs maisons dans l’après-midi du 1er septembre 2008, alors qu’il commençait à peine à pleuvoir. « Nous avons laissé la maison, avec seulement les actes de naissances, pour éviter d’être victimes », déclare une jeune femme jointe au téléphone par AlterPresse. Sans vouloir anticiper, cette mère de famille affirme avoir tout perdu. Sa pharmacie est totalement inondée. Beaucoup d’habitants ont passé la nuit du lundi 1er au mardi 2 septembre 2008 sur des meubles ou les toits de maisons élevées. L’eau, qui, à l’aube de ce 2 septembre, montait jusqu’à 3 mètres de hauteur, tendrait à baisser, selon des riverains. Mais les averses continuent de s’abattre sur la ville des Gonaïves, comme c’est le cas dans d’autres régions d’Haïti. Originaire des Gonaïves, un journaliste travaillant dans un média de la capitale rapporte que les membres de sa famille, en difficulté durant la nuit d’hier ont été évacués, leur maison ayant été inondée. Ce journaliste affirme que ses parents sont pour l’heure dans un lieu sûr. Hanna aurait déjà fait une quinzaine de morts en Haïti, dont 12 aux Gonaïves, 2 à Gros-Morne et 1 à Port-au-Prince. Hanna est la 8e tempête tropicale enregistrée depuis le début de la saison cyclonique 2008. Haïti se trouve dans l’œil d’un autre cyclone dénommé Ike qui pourrait atteindre ses côtes à partir de ce mercredi. Les météorologues identifient un 10e cyclone, baptisé Joséphine, qui pourrait frapper l’Afrique et les Cararaibes. [do rc apr 02/09/2008 14 :40] http://www.alterpresse.org/spip.php?article7640
Haïti/cyclone : Hanna fait des victimes, une semaine après le passage de Gustav mardi 2 septembre 2008 P-au-P, 02 Sept. 08 [AlterPresse] --- Plusieurs régions d’Haïti sont sous les eaux suite à de fortes pluies provoquées par le passage de la tempête tropicale Hanna qui aurait déjà fait une quinzaine de morts, selon un premier bilan. Hanna frappe Haïti, 8 jours après que l’ouragan Gustav ait balayé la côte sud du pays, faisant ainsi 77 morts, 9 disparus, 35 blesses, 10376 familles sinistrées et des dégâts matériels considérables. Dans la ville portuaire des Gonaïves, à 171 kilomètres au nord de la capitale, 12 morts sont déjà recensés alors qu’à Port-au-Prince une personne aurait été tuée au Morne l’Hôpital, surplombant Port-au-Prince de l’est au sud, selon les informations disponibles. A Gros-Morne (Artibonite, Nord), deux morts et des dégâts matériels sont signalés. En 2004, Gonaïves a déjà été l’objet d’inondations dévastatrices ayant fait près de 3 mille morts et disparus, ainsi que 300, 000 sinistrés. D’autres régions du pays, telles la péninsule Sud et la zone septentrionale, sont touchées par l’ouragan Hanna. Dans la ville des Cayes, beaucoup de familles sont sérieusement affectées par les eaux en furie, selon des correspondants de presse. Des maisonnettes sont également effondrées. Dans le Nord-Ouest, les rivières sont en crue et la mer très agitée. Les responsables du Centre national de météorologie (CNM) décrètent l’état de vigilance rouge sur tout le territoire national. Hanna, Gustav et Fay constituent les trois tempêtes tropicales qui ont frappé Haïti au cours des trois dernières semaines. Ouragan de catégorie 1 lors de son passage en Haïti, la tempête Hanna a été rétrogradée à la mi-journée du 2 septembre 2008 en tempête tropicale avant de se diriger vers les Bahamas, selon le Centre national des ouragans (Nhc), basé à Miami. Haïti se trouve dans l’œil d’un autre cyclone, baptisé Ike, la neuvième tempête tropicale de la saison. Ike est situé à mi-chemin entre les Petites Antilles et l’Afrique où un troisième cyclone du nom de Joséphine est en formation. [do rc apr 02/09/2008 14 :00] http://www.alterpresse.org/spip.php?article7639
Haïti-Météo : Gonaïves à nouveau sous les eaux, difficultés d’accès et d’acheminement de l’aide mardi 2 septembre 2008 P-au-P, 02 sept. 08 [AlterPresse] --- Moins de 24 heures après l’arrivée d’eaux en furie sur la ville, de nombreux habitants de la ville des Gonaïves, à 171 kilomètres au nord de la capitale, éprouvent beaucoup d’embarras pour survivre et recevoir de l’aide face au sinistre enregistré depuis la veille au soir avec environ une dizaine de personnes décédées, selon les informations obtenues par l’agence en ligne AlterPresse. La situation actuelle serait plus grave que lors du passage du cyclone Jeanne en septembre 2004, rapportent des habitants évoquant le flux intermittent, aujourd’hui, des eaux ayant envahi beaucoup de maisons et quartiers. Les nouvelles inondations à la cité de l’Indépendance découlent de la rencontre des rivières La Quinte, La Branle et ravins Durand et Sous Madanm, associés aux rivières de Passe-Reine (localité de Gonaïves) et d’Ennery (ville située au nord des Gonaïves). En début d’après-midi du 2 septembre, il devient très compliqué d’acheminer de l’aide aux habitants, tandis que les canaux de communication par téléphone sont difficiles. De l’eau potable et de la nourriture commencent par faire défaut pour les familles logées dans des abris provisoires, depuis 21 heures locales la veille (5:00 gmt). Le niveau d’énergie dans les téléphones cellulaires tend à diminuer au fur et à mesure, vu l’absence de courant électrique public. Des risques sanitaires existeraient au moment ou plusieurs familles sinistrées sont contraintes de déféquer dans des sachets évacués à même les eaux des inondations, dont la hauteur varie entre 50 cm et 3 m. En début de la matinée du 2 septembre, face au niveau des eaux, les responsables de l’hôpital public “La providence” ont du transporter différents patients (femmes enceintes, personnes en coma, autres malades, blessés divers) dans une salle généralement utilisée pour les résidents. Les divers services spécifiques (pédiatrie, chirurgie et autres) sont pour le moment non opérationnels à l’hôpital “la providence”. Les habitants sinistrés essaient de trouver des moyens de survie pour pouvoir faire face à la nouvelle situation de catastrophe humanitaire frappant les Gonaïves, environ 4 ans après le passage du cyclone Jeanne. [rc apr 02/09/2008 15:30] http://www.alterpresse.org/spip.php?article7638
Les averses enregistrées ces dernières heures ont causé des inondations aux Gonaïves, a Jacmel, et dans plusieurs villes du Nord-est, du sud et du sud-est.
Aux Gonaïves, de nombreuses personnes ont dû se réfugier sur les toits des maisons en raison des averses enregistrées depuis hier soir. A la mi-journée, de nombreux Gonaïviens réfugiés sur les toits de leurs maisons lançaient des cris de détresse parce que les averses accompagnées de vents se poursuivaient.. Au moins une dizaine de personnes auraient été tuées en raison de ces nouvelles inondations.
Le centre ville des Gonaïves est inondé totalement parce que la pluie a continué pendant plus de douze heures indiquent des témoins qui font état d’une panique chez les citoyens.
Dans certains quartiers le niveau des eaux dépasse 2mètres selon des témoins. La rivière La Quinte a inondé toute la ville soutient le maire des Gonaïves, Stephen Moïse, qui se déclare impuissant face à la gravité de la situation.
Dans le même temps à Jacmel (sud-est) la rivière Zoranger en crue a une nouvelle fois inondé les rues de la ville. Alors que de nombreuses personnes étaient toujours dans les abris provisoires, des maisons ont été inondées pour la seconde fois en moins d’une semaine.
Dans le sud, de fortes averses ont été enregistrées hier soir également. Le responsable du bureau régional de la protection civile, Renan Vallieres, affirme que toutes les rivières du sud sont en crues inondant pratiquement toutes les villes. " Dans les communes de Camp Perin, Chambellan,Les Anglais, Tiburon,Coteaux nous avons pris des dispositions pour évacuer les sinistrés", explique t-il.
Les autorités haïtiennes ont ce matin décrété l’alerte rouge sur tout le territoire national en raison des fortes averses qui accompagnent l’ouragan Hanna.
Les responsables de l'ambassade américaine à Port-au-Prince estiment que l’approbation de l’énoncé de politique générale de Mme Pierre Louis " représente une étape importante dans le processus longuement différé de l’installation d’un nouveau gouvernement". " L'impact de l'ouragan Gustav sur Haïti récemment souligne clairement les besoins urgents pour un gouvernement fonctionnel en place, capable de répondre aux besoins pressants du peuple haïtien, aussi bien aux défis à long terme auxquels fait face le pays", indique un communiqué de l’ambassade publié le 30 aout. Saluant les efforts des députés, les responsables de l’ambassade des Etats-Unis soutiennent que l’’installation d'un nouveau gouvernement est la clé de l’avenir d’Haïti. " L'Ambassade fait appel à tous ceux qui sont engagés dans le processus de ratification pour accomplir leurs responsabilités constitutionnelles, à travers une action rapide sur la Déclaration de Politique Générale du Premier ministre", indique la note faisant référence à la présentation de l’énoncé de politique générale au sénat. D’autre part le gouvernement américain annonce une assistance humanitaire à Haïti en raison des dégâts causés par le passage de l’ouragan Gustave. L’Ambassades des Etats-Unis indique que le gouvernement américain mobilise ses ressources pour aider à évaluer les dégâts enregistrés et à assurer la livraison de l'aide humanitaire. " Les garde-côtes américains collaborent avec le Bureau de la Protection Civile pour évaluer les dégâts et identifier les communautés qui sont dans le besoin", ajoute le communiqué. De plus, un groupe d’experts du bureau d’Assistance Etrangère et de Désastre de l’Agence Américaine pour le Développement International (USAID) est arrivé en Haiti dans le but de collecter des informations concernant les dégâts et aider à coordonner des réponses pressantes. http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14037 HRV Commente : Nous avons noté que l’ensemble de la Communauté internationale a gardé dans un profil trop bas dans la gestion de cette crise. Nous avons toujours du mal à comprendre la façon dont les amis d’Haïti ont l’habitude de définir et de gérer une notion telle que l’autodétermination et la non ingérence dans les affaires du pays. Dans ce contexte on a autant de mal à les comprendre et à déterminer leurs désirs et l’allure de leur volonté face à la problématique haïtienne. Leur attitude ne fait preuve ni d’intégrité ni de fermeté. Deux poids et plusieurs mesures ou simplement « rat modé souflé « pour les natif-natals. Mieux que se réjouir l’ambassade des Etats-Unis comme leader de la communauté des pseudo-amis d’Haïti devrait épauler un peu plus le gouvernement actuel dans ses prises de positions, ses actions et ses décisions.
L’économiste Kesner Pharel invite les autorités haïtiennes à adopter dans le meilleur délai, de nouvelles politiques publiques afin de faire face aux intempéries. Selon M. Pharel la vulnérabilité des constructions est un facteur qui a entrainé des dégâts matériels importants dans les départements du sud, sud-est, Grand Anse et Nippes. " Il faut une réflexion sérieuse des autorités" , dit-il précisant que les parlementaires devront également jouer leurs partitions." La production agricole est sévèrement touchée dans le sud-est notamment", explique M. Pharel annonçant une augmentation du déficit de la balance commerciale. " L’inflation avait atteint 18 % au cours du mois d’aout et peut être qu’elle atteindra 20 % en septembre", craint M. Pharel faisant remarquer qu’une hausse des prix des produits pétroliers aura un impact négatif sur l’économie haïtienne. Des dégâts matériels importants ont été enregistrés à Jacmel où de nombreux pylônes électriques ont été endommagés et des plantations détruites. " Dans le sud est et la grand anse on peut s’attendre dans les prochains jours à une hausse des prix des produits alimentaires", ajoute –il. Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole, Kesner Pharel a réclamé un plan stratégique de l’environnement, soulignant qu’en raison du réchauffement climatique les risques d’intempéries sont plus grands. " La plupart des villes haïtiennes sont des villes côtières", insiste M. Pharel rappelant que les communes en dessous du niveau de la mer sont des villes à risque.Il plaide pour une campagne de sensibilisation afin d’informer les citoyens sur les catastrophes naturels. " Il faut des politiques publiques de santé, de logement et d’environnement ", dit-il appelant à la mise en place de digues au bord de mer de Port-au-Prince. Selon M. Pharel il faut des dispositions conjoncturelles et structurelles afin de venir en aide aux paysans sévèrement touchés par les intempéries. http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14036
Bilan encore partiel en Haïti : 66 morts et 10 disparus dimanche 31 août 2008, Radio Kiskeya Le Programme alimentaire mondial (PAM) annonce dans un communiqué daté de vendredi avoir commencé à acheminer de la nourriture à 6.000 personnes déplacées par le cyclone Gustav dans le sud d’Haïti où les communautés restent isolées après la destruction de routes et de ponts. L’agence des Nations Unies a envoyé vendredi des équipes d’évaluation à Port-au-Prince, à Léogane, Grand Goâve et Petit Goâve. Le cyclone de catégorie I Gustav a tué au moins 51 personnes dans le sud du pays et déplacé plus de 6.000 personnes. Avec des vents de 150 km/h, il a aussi détruit des maisons, du bétail et des récoltes. « De nombreuses personnes dans ces régions souffrent déjà de malnutrition ou de carences en oligoéléments », a précisé Myrta Kaulard, directeur du PAM dans le pays. Le dernier bilan partiel de l’Ouragan Gustav établi par les autorités haïtiennes s’élève à 66 morts, 10 disparus, 27 blessés et d’importants dégâts matériels. [jmd/RK] http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5241
Elles invitent les sénateurs à emboîter le pas aux députés, sans faire référence à la controverse soulevée par la formation du nouveau gouvernement avant la présentation au Parlement de la déclaration de Politique générale dimanche 31 août 2008, Radio Kiskeya L’Ambassade des Etats-Unis à Port-au-Prince informe avoir chaleureusement accueilli le vote vendredi par la Chambre des Députés de la déclaration de Politique générale du Premier ministre ratifié Michèle Duvivier Pierre-Louis, dans un communiqué daté de samedi. « Cet acte représente une étape importante dans le processus longuement différé de l’installation d’un nouveau gouvernement. Nous applaudissons les efforts de ces responsables politiques qui font preuve de vision et de détermination et qui travaillent ensemble pour résoudre l’impasse politique actuelle. L’installation d’un nouveau gouvernement est la clé de l’avenir d’Haïti », précise le communiqué. L’Ambassade lance par ailleurs un appel « à tous ceux qui sont engagés dans le processus de ratification pour qu’ils accomplissent leurs responsabilités constitutionnelles, à travers une action rapide sur la déclaration de Politique générale du Premier ministre », référence à peine voilée aux sénateurs qui doivent incessamment se prononcer sur l’énoncé de Politique générale. « L’impact de l’ouragan Gustav sur Haïti récemment souligne clairement les besoins urgents pour un gouvernement fonctionnel en place, capable de répondre aux besoins pressants du peuple haïtien, aussi bien aux défis à long terme auxquels fait face le pays », conclut l’ambassade, avant de s’engager à travailler étroitement, et de manière coopérative avec le nouveau gouvernement, une fois qu’il serait installé. A l’instar de l’Ambassade des Etats-Unis qui n’a fait aucune référence à la controverse soulevée par la formation du nouveau gouvernement avant la présentation au Parlement de la déclaration de Politique générale de Mme Pierre Louis, la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) dit avoir également accueilli avec satisfaction le vote par la Chambre des députés de la déclaration de Politique générale de Michèle Pierre-Louis. Dans un communiqué publié samedi, elle se montre plus explicite que l’Ambassade des Etats-Unis, formant ouvertement le voeu que la déclaration de Politique générale soit également approuvée par le Sénat. « Le pays a aujourd’hui la possibilité de sortir de la crise politique et institutionnelle dont il souffre depuis plus de 4 mois et demi. Il importe en effet de permettre au Gouvernement de se mettre au travail et de répondre aux besoins pressants de la population haïtienne, notamment après les pertes en vies humaines et les dégâts matériels importants causés par le cyclone Gustav », indique la MINUSTAH. La mission onusienne estime de plus que « les conditions difficiles dans lesquelles se trouve le pays commandent un effort de tous pour s’engager dans la voie de la solidarité et d’un dialogue constructif, afin d’assurer le bon fonctionnement de l’Etat et la relance de l’économie ». La MINUSTAH et l’ensemble du Système des Nations Unies se disent prêts à accompagner ce processus, avec tous les moyens dont ils disposent dans le cadre de leurs mandats respectifs. « Le moment est venu pour l’ensemble des acteurs politiques d’assumer leurs responsabilités dans l’intérêt supérieur du pays et du peuple haïtien, qui attend des solutions aux problèmes sérieux auxquels il est confronté, en particulier ceux liés à la rentrée scolaire et à la cherté de la vie », conclut le communiqué de la MINUSTAH. Aucune date n’a encore été fixée pour la présentation par Mme Michèle Pierre Louis de sa déclaration de Politique générale au Sénat de la République. Neuf (9) Sénateurs sur les 18 restants au Sénat haïtien ont adressé jeudi une lettre ouverte au Chef de l’Etat, René Préval, pour lui demander de procéder au retrait de l’Arrêté présidentiel de nomination des membres du Gouvernement appelé à succéder à celui de Jacques Edouard Alexis, renversé le 12 avril dernier. L’arrêté en question est contresigné par le Premier ministre ratifié, Michèle Duvivier Pierre Louis. Un acte que de nombreux parlementaires assimilent à un grave accroc à la procédure devant aboutir à l’entrée en fonction effective d’un Premier ministre. A leur avis, la déclaration de politique générale de Mme Pierre Louis doit d’abord bénéficier du vote favorable des deux Chambres du Parlement avant qu’elle puisse assumer ses fonctions et signer des documents officiels. [jmd/RK] http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5240
Dimanche 31 août 2008, Radio Kiskeya Le jeune footballeur haïtien Nikola Pérou a été libéré dans la nuit de samedi à dimanche, vingt deux jours après avoir été enlevé par des individus armés à Pétion Ville (Est de Port-au-Prince), a appris dimanche Radio Kiskeya de source proche de la famille de l’ex-otage. Les ravisseurs de l’adolescent avaient décidé de le garder malgré le versement d’une rançon par sa famille. Un ami de Nikola Pérou, kidnappé en même temps que lui, avait été libéré. Les deux jeunes qui revenaient d’une soirée dansante avaient été pris au piège en regagnant leur véhicule. Les kidnappeurs avaient simulé un cambriolage pour s’emparer d’eux. En été 2007, Nikola Pérou avait accompagné le onze national en Corée du Sud pour sa toute première participation au Mondial U-17. La grande famille du football, les parents et amis de Nikola s’étaient mobilisés pour obtenir sa libération. Malgré une certaine accalmie, les enlèvements crapuleux sont fréquemment enregistrés à Port-au-Prince où des gangs continuent à opérer. spp/jmd/radio Kiskeya
Michèle Duvivier Pierre-Louis a franchi, vendredi, l'avant dernière étape nécessaire à son installation à la Villa d'accueil. Sa déclaration de politique générale a été votée par une majorité écrasante de députés. Avec 70 voix contre 1 (et 8 abstentions), elle a franchi un troisième écueil, mais demeure sous la pression de l'OPL. Après de longues heures d'attentes au salon diplomatique du Palais législatif, Michèle Pierre-Louis est arrivée quelque peu éreintée à la salle de séance de la Chambre des députés où elle a présenté la déclaration de politique générale de son gouvernement. D'entrée de jeu, le Premier ministre ratifié a implicitement relaté les embûches tendues sur sa longue marche vers la Villa d'accueil. « Quand le gouvernement est installé, du moins s'il sera installé, nous allons apporter assistance aux victimes de l'ouragan Gustav », dit-elle d'un un ton calme et le visage serein. Alors qu'elle attendait au salon diplomatique, les députés de l'Organisation du peuple en lutte (OPL) aidés par quelques alliés jouaient au trouble-fête. « La recevabilité ou l'irrecevabilité de l'arrêté présidentiel nommant les ministres choisis par le président René Préval de concert avec la Premier ministre ratifié doit être introduit dans l'ordre du jour », a juré Jean-Acklush Louis-Jeune, député élu sous la bannière de l'OPL. Tenace, le représentant de Dame-Marie au Parlement va jusqu'à faire une proposition qui a été sanctionné par l'assemblée. Quarante-quatre de ses collègues, en majorité, issus de la Concertation des parlementaires progressistes (CPP) ont refusé la proposition et écarté même le débat sur la constitutionnalité de l'arrêtée nommant les ministres de l'éventuelle administration Préval/Pierre-Louis.
« Il faut faire le débat. Le coup nous a dérangé - Ndlr : c'est une insulte au Parlement - », a renchéri Frantz Robert Mondé, député de la Fusion des sociaux démocrates. Social démocrate, lui aussi, son collègue Saurel Jacinthe a renchéri : « c'est très grave si nous refusons de discuter le droit de notre existence. » Avoué vaincu, le bloc OPL a filé un nouveau pion. Un huis clos stratégique a été arraché par des parlementaires aux aguets depuis une certaine velléité de l'Exécutif de procéder à l'installation des ministres de l'équipe Pierre-Louis avant même de défendre sa politique générale.
Le huis clos de quinze minutes a durée près de deux heures. Le calme revenu, Mme Pierre-Louis a pris tout son temps pour défendre sa déclaration de politique générale. Le temps aussi pour Mme Pierre-Louis de couper court aux rumeurs relatives à l'installation de son gouvernement. Elle a dévoilé dans l'énoncé de la déclaration de politique générale les grandes de l'action gouvernementale visant à améliorer les conditions de vie de la population haïtienne. Le document est divisé en plusieurs sections notamment la relance de l'économie, les priorités, les politiques transversales, la réforme de l'Etat et les urgences.
Dans le chapitre des priorités, l'économiste Pierre-Louis place les piliers de la croissance: la production nationale, les infrastructures routières, la protection de l'environnement et de la biodiversité et le secteur touristique. Alors que la section intitulée « Politiques transversales », contient les points suivants : aménagement du territoire et politique régionale, la politique de la ville, politique pour les jeunes, la protection sociale, la politique d'égalité des sexes et la communication publique. Dans le chapitre des urgences, on retrouve la rentrée scolaire, la sécurité alimentaire, la création d'emplois et les élections.
Jean-Pharès Jérôme pjerome@lenouvelliste.com Claude Gilles gonaibo73@yahoo.fr http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=61628&PubDate=2008-08-29
L'ouragan Gustav, qui a balayé plusieurs départements du pays mardi et mercredi, faisant 66 morts, 7 disparus et 25 blessés ainsi que des dégâts matériels considérables, selon un nouveau bilan provisoire de la direction de la protection civile, met le cap sur la Jamaïque. Le Sud-Est demeure le département le plus touché d'Haïti.
Trois départements ont fait les frais du passage de l'ouragan Gustav. Sur tout le territoire, selon la directrice du bureau de la protection civile, Alta Jean Baptiste, 3.478 familles sont sinistrées, 8.082 personnes ont été placées dans des abris provisoires, 1.283 maisons sont complètement détruites et 2195 autres endommagées. N'étant pas en mesure de donner des chiffres approximatifs des dégâts, la responsable a promis 500,000 gourdes additionnelles aux communes les plus touchées. L'évaluation des dégâts continue, a-t-elle ajouté.
Le Sud-Est a hérité la plus lourde part des dégâts de l'ouragan avec 25 morts, 1 disparus, 12 blessés, 1293 familles sinistrées, 2080 personnes placées dans des abris provisoires, 443 maisons détruites et 804 autres endommagées. Vient ensuite, le département de l'Ouest avec 18 morts, 3 disparus et 3 blessés. Dans ce même département de plus de trois millions d'habitants, 1104 familles sont sinistrées, 3510 personnes sont placées dans des abris provisoires. Le dernier bilan en date de la direction de la protection civile fait état de 584 maisons détruites et 520 autres endommagées pour le département de l'Ouest.
Avec 13 morts, 1 disparus et 10 blessés, les Nippes constituent le troisième département à être le plus secoué par l'ouragan Gustav. 451 familles y sont sinistrées, 498 personnes placées dans des abris provisoires, 86 maisons détruites et 365 autres endommagées. Le député de Anse-à-Veau, Frantz Robert Mondé a confirmé, pour sa part, la mort de 12 personnes dans sa circonscription et la destruction de plusieurs maisons.
Un bilan contesté
Le directeur général de la radio Universel à Petit-Goâve, Guyto Matthieu, pense que le bilan provisoire de la direction de la protection civile ne tient pas compte des dégâts causés par le passage de l'ouragan Gustav dans la commune de Petit-Goâve. Selon lui, seulement dans sa commune, 11 personnes seraient tuées, 20 maisons détruites, 50 autres endommagées et plus de deux cents personnes sont placées dans des abris provisoires.
Tout en critiquant l'absence d'agent de la protection civile à Petit- Goâve, le directeur général de la radio Universel réclame en urgence l'intervention des autorités en faveur des sinistrés. « Nous ne recevons jusqu'à date aucune aide de la protection civile pour les sinistrés, les personnes placées dans des abris provisoires ont tout perdu, la ville est dévastée », s'en plaint Guyto Matthieu.
Comme à Petit-Goâve, d'autres voix dans d'autres régions se sont élevées pour contester le bilan du bureau de la protection civile. A La Vallée de Jacmel et aux Côtes-de-fer, des habitants parlent de dégâts considérables. « Il ne nous reste plus rien à La Vallée, nos jardins ont été détruits par le vent », se désole un habitant.
Hanna nous arrive Alors qu'on ne finit pas encore d'évaluer les dégâts de l'ouragan Gustav, un cyclone du nom de Hanna se trouve à seulement 7 jours d'Haïti, selon les prévisions météorologiques. Haïti a été jusqu'ici le plus touché par Gustav qui a fait au moins 68 morts dans les Caraïbes et menace la Jamaïque et Cuba. Elle pourrait, selon les météorologues américains, se transformer à nouveau en ouragan et frapper à partir de lundi la Nouvelle-Orléans et le golfe du Mexique.
Vieille de 54 ans, l'école nationale Carius Lhérisson est une menace pour ceux qui le fréquentent. En dépit des appels répétés des responsables de cet établissement qui réclament la réhabilitation de ce local, le ministère de l'Education nationale fait toujours la sourde oreille. L'année dernière un mur de l'école nationale Carius Lhérisson s'est effondré sur deux écoliers de cet établissement vieux de 54 ans. Cet effondrement a coûté à chacun d'eux une fracture à la jambe. « Est-ce que l'Etat attendra que cette école en ruine enregistre d'autres victimes avant d'intervenir? », fulmine Jean-Yves Bateau, l'un des censeurs travaillant depuis tantôt 15 ans dans cette école publique. « J'ai une grande inquiétude. Je me demande dans quel espace nous allons recevoir les élèves et le personnel, cette année ? Voyez-vous, le local est une menace pour ceux qui le fréquentent », fait remarquer un autre censeur, Mme Telascé Renette Pélagie. Au service de cette institution depuis 16 ans, elle ne cesse de s'inquiéter pour le toit vermoulu où s'accrochent des tôles noircies battues par les vents. « Depi lapli tonbe lekòl la lage », se désole-t-elle. Construit en 1954, le bâtiment qui abrite l'école semble avoir été conçu pour une usine de fabrication. Avec ses cheminées qui pointent leur gueule noire dans l'air et des paquets de bois hachés, empilés sur la cour, des salles de classe mal aérées, le lieu n'est pas propice à l'enseignement.S'il n'y avait pas une petite enseigne indiquant une école à l'entrée de l'Impasse Durand de Fontamara 27, on pourrait douter que ce bâtiment est un espace où l'on enseigne. Un espace non approprié pour enseignerLa façade de l'école, avec ses murs blanchis, ses barbelés rouillés et sa barrière roulante, présente l'aspect hideux d'un espace ouvert à tous les vents.Une partie du toit de l'établissement qui découpe la façade est formée de tôles noircies soutenues par des poutres fissurées. Ces poutres pliées, affaissées, cassées n'ont pas résisté aux intempéries.En dépit de ce local en ruine qui demeure pour les responsables de l'école une source d'éternelle angoisse, d'autres problèmes s'ajoutent à leur médiocre condition de travail. « Les professeurs n'ont pas de bureau pour travailler. Ce sont leurs jambes qui les servent de bureau ! » dit le préfet de discipline qui ne ménage pas ses mots : « Nos professeurs retournent toujours chez eux avec leurs habits sales parce que cet espace n'est ni propre, ni approprié pour enseigner. »L'état pitoyable dans lequel se trouvent certaines écoles publiques de la zone métropolitaine fait souvent penser à un laxisme effréné dans le milieu éducationnel. La situation alarmante de l'école nationale Carius Lhérisson est un cas parmi les autres. Avant la rentrée des classes, une intervention urgente ne s'impose-t-elle pas? Géralda Sainville sainvilleg@yahoo.fr http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=61194&PubDate=2008-08-29
HRV Commente : Pourtant il est si facile de voir ce qui ne va pas ; aisé de réaliser ce qu’il faut faire. Tous les jours quelqu’un rentre en rébellion contre la fatalité et nous met devant nos irresponsabilités. On a souvent tendance à aller de plus en plus loin possible pour détecter depuis quand on a pris malgré nous, le bâton de l’incertitude et la bible de l’incrédulité dans les bagages, le chemin facile de la déchéance. Certains iront jusqu’au lendemain du premier janvier 1804. Cependant peu importe le contexte géopolitique, peu importe l’idéologie à la mode on a du mal à comprendre pourquoi peu de démarches ont été entreprises pour conserver ce qui existait. Pour ceux-là qui considèrent toujours le départ de Jean Claude Duvalier comme le point de départ des acquis de 1986 auront du mal à prouver exactement ce qui a changé depuis. Oui on dira toujours que nous pouvons au moins faire nos premiers pas dans la démocratie. Mais à quoi sert cette démocratie dans la mentalité qui veut allier pouvoir et autorité si ce n’est que pour alimenter des conflits interminables ? Pourquoi après 22 ans nous ne disposons pas davantage de routes de bonne qualité, plus d’écoles dignes de ce nom ? L’école Nationale Carius Lhérisson, un exemple noir sur blanc de notre déchéance. Nous qui sommes nés quelques années après l’arrivée de François Duvalier au pouvoir, nous qui déambulions en pantalons courts quand il s’est fait proclamer à Président à vie, nous qui habitions la région de Fontamara, nous savons ce qu’à été l’école nationale Carius Lhérisson. A l’époque cette école était dirigée par une certaine Madame ROI. L’école catégoriquement portait son nom. On disait qu’on fréquentait l’école de Madame Roi que le Carius Lhérisson. Si ma mémoire est bonne les filles portaient une jupe bleue marine et une chemise blanche, les garçons s’habillaient de kaki. Il existait une vraie et saine rivalité entre le Carius Lhérisson et l’institution Mixte Cœur de Jésus dirigée par Monsieur Victor D J Barolette. Le langage colloquial ramenait l’institution Mixte Cœur de Jésus à Chez Barolette Souvent les élèves des deux institutions protagonisaient des escarmouches sans grands incidents. Les uns agaçaient les autres en proférant de slogans bidons mais qui chez des adolescents étaient capable de faire monter la mayonnaise. Un « barolette volor lèt » d’un côté contre un « Carius Lhérison volor kalmason » suffisaient pour ameuter le groupe de ceux qui ont les têtes les plus chaudes. C’est écœurant de voir et de faire le constat de nos échecs et de nos rendez-vous manqués. Nos écoles nationales assurant l’éducation du peuple a été méprisé par l’apôtre du peuple haïtien. C’est dommage car les gens continuent à ne pas comprendre que le faciès de « papa bon cœur » que vendent les dirigeants politiques ne doivent pas les exonérer de leurs responsabilités. Les porteurs de vraies convictions et de programmes viables sont aujourd’hui les messies que l’on voudrait voir arriver entre les étoiles du ciel haïtien
Le peintre Frantz Zéphirin est né le 17 décembre 1968. Il s'est mis à peindre dès sa prime enfance. Il a déjà peint plus de 10000 toiles. Il accepte d'expliquer son parcours aux lecteurs de Le Nouvelliste. Le Nouvelliste (L.N) : Frantz Zéphirin, vous avez déjà signé comme peintre avant environ 12000 toiles, au fond, comment vous vous questionnez comme plasticien ? Frantz Zéphyrin (F.Z): Ma vie c'est la peinture. Je peins comme je respire ou comme je bois. Ma passion, c'est de boire une bonne bière et de peindre jusqu'au petit matin. Je faisais aussi de la sculpture dans le temps, mais mes sculptures sont jusqu'ici étrangères à mon goût et elles sont peu connues du grand public. Concernant la peinture, je pense que je suis à la hauteur de mes espérances. J'utilise le pinceau dès l'âge de 7ans.
L.N : Parlez-nous de votre parcours de peintre obsédé par la gloire et possédé presque par le travail fini.
F.Z :J'ai commencé à peindre dans l'Atelier d'Antoine Obin au Cap-Haïtien. J'ai d'abord dans l'Ecole du Cap, ensuite, arrivé à Port-au-Prince dès le 28 novembre 1983, j'ai essayé de proposer et de vendre mes oeuvres à plusieurs galeries d'art de Port-au-Prince.
Ces galeries m'ont répondu que ça ressemble trop à l'Ecole du Cap. Pris de colère et de déception, j'ai décidé de peindre surtout des animaux. On sait qu 'à l'intérieur de chaque humain réside un animal, et ça a marché; le style Zéphirin est ainsi créé.
L.N :Votre bestiaire étonne les admirateurs de vos toiles grouillantes d'animaux... Vos jungles modernes servent à quoi,en fait ? F.Z : Je pense qu'à travers le comportement de chaque personne, on peut entrevoir unanimal, et pour faire allusion au fabuliste Jean de Lafontaine, je dirais qu'il y a des animaux qui sont serviables, d'autres rapaces. Un tel tableau nous ramène à la basse condition humaine.
Heureusement que le genre humain se constitue aussi d'espèces conviviales, voire fraternelles. Pour parodier l'autre, il y aura toujours une lutte entre les bons et les méchants.
L.N : L'obtention des prix compte beaucoup pour vous, ces récompenses vous ont permis de voyager, d'asseoir votre art, hein ? F.Z : J'ai reçu la médaille d'or à la Biennale des Caraïbes et d'Amérique centrale en 1996 et j'ai participé à beaucoup d'expositions à travers le monde.
Je suis devenu un ambassadeur de l'art haïtien à travers l'Amérique latine. Je suis un grand travailleur et un battant.
Je ne suis pas totalement satisfait du travail que j'ai accompli, car je suis très exigeant. Je voudrais faire mieux et j'ai la capacité intérieure de casser la baraque. Je veux être l'un des plus grands artistes haïtiens de tous les temps.
Michèle Pierre Louis présentera, ce vendredi à la mi-journée, l’énoncé de sa politique générale à la chambre basse. Le président de cette chambre, Pierre Eric Jean Jacques, soutient que les députés sont motivés à participer à cette séance spéciale qui selon lui permettra de sortir de l’illégalité. Interrogé sur l’entrée en fonction du gouvernement de Mme Pierre Louis, le député Jean Jacques a indiqué qu’il s’agit de rumeurs. Michèle Pierre Louis n’est pas à la primature", assure t-il. C’est également l’avis du député Pauly Faustin pour qui il y a eu passation de dossier entre Jacques Edouard Alexis et Michèle Pierre Louis. Le député Faustin annonce que le bloc Union des Parlementaires pour le Développement National (UPDN) est disposé à ratifier l’énoncé de politique générale de Michèle Pierre Louis. De son coté, le député Joseph Joël Louis soutient que le gouvernement n’a pas été investi dans ses fonctions avant la séance de ce vendredi. Soulignant que le processus de ratification suit son cours normalement Joël Louis assure que la Concertation des Parlementaires Progressistes (CPP) est disposé à ratifier la déclaration de politique générale de Michèle Pierre Louis. Le député Cholser Chancy révèle que les membres de la CPP ont analysé le document de politique générale avant la séance spéciale de ce vendredi. http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14028
Dans une lettre au chef de l’état, 9 sénateurs sollicitent l’annulation de l’arrêté présidentiel nommant les membres du nouveau gouvernement. Le sénateur Youri Latortue (LAA) explique que le président Préval a commis un accroc à la constitution en nommant les membres du cabinet ministériel avant l’approbation de la déclaration de politique générale par les parlementaires. " C’est le parlement qui donne une existence légale au gouvernement", dit-il faisant remarquer que le gouvernement actuel fonctionne de manière de facto." Quel sera le sens du vote des parlementaires si les ministres sont déjà en poste", s’interroge le sénateur Latortue qui espère que les députés exigeront également le retrait de l’arrêté présidentiel. Dans le même temps, le chef de file du Grand Rassemblement pour l’Evolution d’Haïti (GREH), Himmler Rébu, salue la démarche des sénateurs espérant qu’elle permettra au pays d’éviter le gouffre politique. Qualifiant l’acte du chef de l’état de délit, M. Rébu rappelle que M. Préval ne doit pas violer la constitution qu’il a juré de faire respecter." On est en plein dans une illégalité flagrante" lance Himmler Rébu invitant le chef de l’état à éviter une procédure dangereuse. " René Préval ne peut pas impunément violer la loi" argue M. Rébu pour qui le chef de l’état a intérêt à reprendre les négociations avec les acteurs politiques. http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14031