Google

samedi 30 août 2008

L'école nationale Carius Lhérisson, une source d'éternelle angoisse

Vieille de 54 ans, l'école nationale Carius Lhérisson est une menace pour ceux qui le fréquentent. En dépit des appels répétés des responsables de cet établissement qui réclament la réhabilitation de ce local, le ministère de l'Education nationale fait toujours la sourde oreille.
L'année dernière un mur de l'école nationale Carius Lhérisson s'est effondré sur deux écoliers de cet établissement vieux de 54 ans. Cet effondrement a coûté à chacun d'eux une fracture à la jambe. « Est-ce que l'Etat attendra que cette école en ruine enregistre d'autres victimes avant d'intervenir? », fulmine Jean-Yves Bateau, l'un des censeurs travaillant depuis tantôt 15 ans dans cette école publique.
« J'ai une grande inquiétude. Je me demande dans quel espace nous allons recevoir les élèves et le personnel, cette année ? Voyez-vous, le local est une menace pour ceux qui le fréquentent », fait remarquer un autre censeur, Mme Telascé Renette Pélagie. Au service de cette institution depuis 16 ans, elle ne cesse de s'inquiéter pour le toit vermoulu où s'accrochent des tôles noircies battues par les vents. « Depi lapli tonbe lekòl la lage », se désole-t-elle.
Construit en 1954, le bâtiment qui abrite l'école semble avoir été conçu pour une usine de fabrication. Avec ses cheminées qui pointent leur gueule noire dans l'air et des paquets de bois hachés, empilés sur la cour, des salles de classe mal aérées, le lieu n'est pas propice à l'enseignement.S'il n'y avait pas une petite enseigne indiquant une école à l'entrée de l'Impasse Durand de Fontamara 27, on pourrait douter que ce bâtiment est un espace où l'on enseigne.
Un espace non approprié pour enseignerLa façade de l'école, avec ses murs blanchis, ses barbelés rouillés et sa barrière roulante, présente l'aspect hideux d'un espace ouvert à tous les vents.Une partie du toit de l'établissement qui découpe la façade est formée de tôles noircies soutenues par des poutres fissurées. Ces poutres pliées, affaissées, cassées n'ont pas résisté aux intempéries.En dépit de ce local en ruine qui demeure pour les responsables de l'école une source d'éternelle angoisse, d'autres problèmes s'ajoutent à leur médiocre condition de travail.
« Les professeurs n'ont pas de bureau pour travailler. Ce sont leurs jambes qui les servent de bureau ! » dit le préfet de discipline qui ne ménage pas ses mots : « Nos professeurs retournent toujours chez eux avec leurs habits sales parce que cet espace n'est ni propre, ni approprié pour enseigner. »L'état pitoyable dans lequel se trouvent certaines écoles publiques de la zone métropolitaine fait souvent penser à un laxisme effréné dans le milieu éducationnel. La situation alarmante de l'école nationale Carius Lhérisson est un cas parmi les autres. Avant la rentrée des classes, une intervention urgente ne s'impose-t-elle pas?
Géralda Sainville

sainvilleg@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=61194&PubDate=2008-08-29

HRV Commente :
Pourtant il est si facile de voir ce qui ne va pas ; aisé de réaliser ce qu’il faut faire. Tous les jours quelqu’un rentre en rébellion contre la fatalité et nous met devant nos irresponsabilités.
On a souvent tendance à aller de plus en plus loin possible pour détecter depuis quand on a pris malgré nous, le bâton de l’incertitude et la bible de l’incrédulité dans les bagages, le chemin facile de la déchéance. Certains iront jusqu’au lendemain du premier janvier 1804.
Cependant peu importe le contexte géopolitique, peu importe l’idéologie à la mode on a du mal à comprendre pourquoi peu de démarches ont été entreprises pour conserver ce qui existait.
Pour ceux-là qui considèrent toujours le départ de Jean Claude Duvalier comme le point de départ des acquis de 1986 auront du mal à prouver exactement ce qui a changé depuis.
Oui on dira toujours que nous pouvons au moins faire nos premiers pas dans la démocratie. Mais à quoi sert cette démocratie dans la mentalité qui veut allier pouvoir et autorité si ce n’est que pour alimenter des conflits interminables ?

Pourquoi après 22 ans nous ne disposons pas davantage de routes de bonne qualité, plus d’écoles dignes de ce nom ?
L’école Nationale Carius Lhérisson, un exemple noir sur blanc de notre déchéance.
Nous qui sommes nés quelques années après l’arrivée de François Duvalier au pouvoir, nous qui déambulions en pantalons courts quand il s’est fait proclamer à Président à vie, nous qui habitions la région de Fontamara, nous savons ce qu’à été l’école nationale Carius Lhérisson.
A l’époque cette école était dirigée par une certaine Madame ROI. L’école catégoriquement portait son nom. On disait qu’on fréquentait l’école de Madame Roi que le Carius Lhérisson.
Si ma mémoire est bonne les filles portaient une jupe bleue marine et une chemise blanche, les garçons s’habillaient de kaki.
Il existait une vraie et saine rivalité entre le Carius Lhérisson et l’institution Mixte Cœur de Jésus dirigée par Monsieur Victor D J Barolette. Le langage colloquial ramenait l’institution Mixte Cœur de Jésus à Chez Barolette
Souvent les élèves des deux institutions protagonisaient des escarmouches sans grands incidents. Les uns agaçaient les autres en proférant de slogans bidons mais qui chez des adolescents étaient capable de faire monter la mayonnaise.
Un « barolette volor lèt » d’un côté contre un « Carius Lhérison volor kalmason » suffisaient pour ameuter le groupe de ceux qui ont les têtes les plus chaudes.
C’est écœurant de voir et de faire le constat de nos échecs et de nos rendez-vous manqués.
Nos écoles nationales assurant l’éducation du peuple a été méprisé par l’apôtre du peuple haïtien.
C’est dommage car les gens continuent à ne pas comprendre que le faciès de « papa bon cœur » que vendent les dirigeants politiques ne doivent pas les exonérer de leurs responsabilités.
Les porteurs de vraies convictions et de programmes viables sont aujourd’hui les messies que l’on voudrait voir arriver entre les étoiles du ciel haïtien

Manière de voir le peintre Frantz Zéphirin

Le peintre Frantz Zéphirin est né le 17 décembre 1968. Il s'est mis à peindre dès sa prime enfance. Il a déjà peint plus de 10000 toiles. Il accepte d'expliquer son parcours aux lecteurs de Le Nouvelliste.
Le Nouvelliste (L.N) : Frantz Zéphirin, vous avez déjà signé comme peintre avant environ 12000 toiles, au fond, comment vous vous questionnez comme plasticien ?

Frantz Zéphyrin (F.Z): Ma vie c'est la peinture. Je peins comme je respire ou comme je bois. Ma passion, c'est de boire une bonne bière et de peindre jusqu'au petit matin. Je faisais aussi de la sculpture dans le temps, mais mes sculptures sont jusqu'ici étrangères à mon goût et elles sont peu connues du grand public. Concernant la peinture, je pense que je suis à la hauteur de mes espérances. J'utilise le pinceau dès l'âge de 7ans.
L.N : Parlez-nous de votre parcours de peintre obsédé par la gloire et possédé presque par le travail fini.
F.Z :J'ai commencé à peindre dans l'Atelier d'Antoine Obin au Cap-Haïtien. J'ai d'abord dans l'Ecole du Cap, ensuite, arrivé à Port-au-Prince dès le 28 novembre 1983, j'ai essayé de proposer et de vendre mes oeuvres à plusieurs galeries d'art de Port-au-Prince.
Ces galeries m'ont répondu que ça ressemble trop à l'Ecole du Cap. Pris de colère et de déception, j'ai décidé de peindre surtout des animaux. On sait qu 'à l'intérieur de chaque humain réside un animal, et ça a marché; le style Zéphirin est ainsi créé.
L.N :Votre bestiaire étonne les admirateurs de vos toiles grouillantes d'animaux... Vos jungles modernes servent à quoi,en fait ?
F.Z : Je pense qu'à travers le comportement de chaque personne, on peut entrevoir un animal, et pour faire allusion au fabuliste Jean de Lafontaine, je dirais qu'il y a des animaux qui sont serviables, d'autres rapaces. Un tel tableau nous ramène à la basse condition humaine.
Heureusement que le genre humain se constitue aussi d'espèces conviviales, voire fraternelles. Pour parodier l'autre, il y aura toujours une lutte entre les bons et les méchants.
L.N : L'obtention des prix compte beaucoup pour vous, ces récompenses vous ont permis de voyager, d'asseoir votre art, hein ?
F.Z : J'ai reçu la médaille d'or à la Biennale des Caraïbes et d'Amérique centrale en 1996 et j'ai participé à beaucoup d'expositions à travers le monde.
Je suis devenu un ambassadeur de l'art haïtien à travers l'Amérique latine. Je suis un grand travailleur et un battant.
Je ne suis pas totalement satisfait du travail que j'ai accompli, car je suis très exigeant. Je voudrais faire mieux et j'ai la capacité intérieure de casser la baraque. Je veux être l'un des plus grands artistes haïtiens de tous les temps.

Propos recueillis par:
Dominique Batraville

vendredi 29 août 2008

Michèle Pierre Louis se prépare à présenter son énoncé de politique générale à la chambre basse

Michèle Pierre Louis présentera, ce vendredi à la mi-journée, l’énoncé de sa politique générale à la chambre basse. Le président de cette chambre, Pierre Eric Jean Jacques, soutient que les députés sont motivés à participer à cette séance spéciale qui selon lui permettra de sortir de l’illégalité.
Interrogé sur l’entrée en fonction du gouvernement de Mme Pierre Louis, le député Jean Jacques a indiqué qu’il s’agit de rumeurs. Michèle Pierre Louis n’est pas à la primature", assure t-il.
C’est également l’avis du député Pauly Faustin pour qui il y a eu passation de dossier entre Jacques Edouard Alexis et Michèle Pierre Louis. Le député Faustin annonce que le bloc Union des Parlementaires pour le Développement National (UPDN) est disposé à ratifier l’énoncé de politique générale de Michèle Pierre Louis.
De son coté, le député Joseph Joël Louis soutient que le gouvernement n’a pas été investi dans ses fonctions avant la séance de ce vendredi. Soulignant que le processus de ratification suit son cours normalement Joël Louis assure que la Concertation des Parlementaires Progressistes (CPP) est disposé à ratifier la déclaration de politique générale de Michèle Pierre Louis.
Le député Cholser Chancy révèle que les membres de la CPP ont analysé le document de politique générale avant la séance spéciale de ce vendredi.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14028

9 sénateurs réclament l’annulation de l’arrêté créant le nouveau gouvernement

Dans une lettre au chef de l’état, 9 sénateurs sollicitent l’annulation de l’arrêté présidentiel nommant les membres du nouveau gouvernement.
Le sénateur Youri Latortue (LAA) explique que le président Préval a commis un accroc à la constitution en nommant les membres du cabinet ministériel avant l’approbation de la déclaration de politique générale par les parlementaires. " C’est le parlement qui donne une existence légale au gouvernement", dit-il faisant remarquer que le gouvernement actuel fonctionne de manière de facto." Quel sera le sens du vote des parlementaires si les ministres sont déjà en poste", s’interroge le sénateur Latortue qui espère que les députés exigeront également le retrait de l’arrêté présidentiel.
Dans le même temps, le chef de file du Grand Rassemblement pour l’Evolution d’Haïti (GREH), Himmler Rébu, salue la démarche des sénateurs espérant qu’elle permettra au pays d’éviter le gouffre politique. Qualifiant l’acte du chef de l’état de délit, M. Rébu rappelle que M. Préval ne doit pas violer la constitution qu’il a juré de faire respecter." On est en plein dans une illégalité flagrante" lance Himmler Rébu invitant le chef de l’état à éviter une procédure dangereuse. " René Préval ne peut pas impunément violer la loi" argue M. Rébu pour qui le chef de l’état a intérêt à reprendre les négociations avec les acteurs politiques.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14031

jeudi 28 août 2008

Michèle Pierre Louis affirme qu’il n’y a pas eu violation de la Constitution

Le premier ministre ratifié Michèle Pierre Louis dit ne pas comprendre le tollé enregistré suite à la dernière décision du chef de l’état relative à l’installation du nouveau gouvernement. " Pour que le premier ministre puisse former le cabinet ministériel, il faut un arrêté présidentiel pour le nommer ", dit-elle expliquant que l’installation s’inscrit dans cette logique.
" Les ministres désignés doivent être nommés par arrêté présidentiel", ajoute-t-elle faisant remarquer qu’il ne s’agit pas d’investiture mais de passation de pouvoir." Il ne peut y avoir de vide gouvernemental ni deux premiers ministres ", déclare Mme Pierre Louis assurant que Jacques Edouard Alexis est toujours en poste.
Tout en admettant que cette formule est utilisée pour la première fois, Mme Pierre Louis croit qu’elle ne représente pas une violation de la constitution.
S’insurgeant contre les accusations de presque toute la classe politique, Michèle Pierre Louis révèle que le chef de l’état avait informé les acteurs politiques sur son intention lors d’une rencontre au palais national. " Le président Préval avait indiqué qu’il était possible d’installer le gouvernement avant la présentation de l’énoncé de politique générale, et les parlementaires ainsi que les dirigeants de partis politiques présents n’avaient formulé aucune objection", assure-t-elle.
Le premier ministre ratifié affirme avoir rencontré hier matin les membres du cabinet ministériel afin d’analyser la déclaration de politique générale. " Les ministres devraient au cours de cette rencontre analyser le document", dit-elle refusant de faire des commentaires sur la cérémonie de passation de pouvoir 24 heures plus tot.
Michèle Pierre Louis soutient que les ministres sont déjà à pied d’œuvre afin de venir en aide aux victimes de l’ouragan Gustave. Elle révèle avoir participé à une rencontre avec le premier ministre Alexis et la directrice du Bureau de la Protection civile afin de mettre en place le dispositif du système nationale de gestion des risques et désastres.
En ce qui a trait à la déclaration de politique générale, Mme Pierre Louis espère se présenter à la chambre basse ce jeudi.http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14024

Le bilan des victimes de l'ouragan Gustav s'alourdit en Haïti: 14 morts

Le bilan des victimes de l'ouragan Gustav, qui n'était plus qu'une tempête tropicale mercredi, s'est alourdi en Haïti, atteignant au moins 14 morts, a annoncé le bureau de la protection civile haïtienne.

Alors que Gustav s'éloignait des côtes d'Haïti pour se rapprocher de Cuba, le bilan de son passage en Haïti s'élève désormais à 14 morts, et trois disparus, selon la protection civile qui fait état également de nombreuses personnes accueillies dans des abris provisoires."Il s'agit d'un bilan partiel. Nos équipes d'évaluateurs ne sont pas encore autorisées à sortir pour constater les dégâts dans les zones sinistrées", a précisé Mme Alta Jean-Baptiste, directrice du bureau de la protection civile, lors d'un point de presse au ministère de l'Intérieur.
La plupart des victimes de l'ouragan ont été enregistrées dans le sud-est d'Haïti où 10 personnes sont mortes dans l'effondrement de leurs maisons ou dans la chute d'arbres sur de petites constructions.
A 18H00 GMT, le centre de la tempête tropicale se trouvait à quelque 225 km à l'ouest de Port-au-Prince et à environ 145 km au sud de Guantanamo, Cuba, selon le Centre national américain des ouragans (NHC), basé à Miami (Floride, sud-est des Etats-Unis).
Elle se déplaçait très lentement à 7 km/h vers l'ouest, avec des vents soufflant à 95 km/h en rafales.
Elle menaçait de reprendre la force d'un ouragan à l'approche de l'île de Cuba qui a procédé à l'évacuation préventive de plus de 50.000 personnes.
En Haïti, de nombreux villages sont inondés, des routes coupées et des ponts sont submergés à travers le pays, ont encore indiqué les responsables haïtiens."Des infrastructures routières sont endommagées ainsi que des fermes agricoles", déplorent les autorités haïtiennes qui éprouvent des difficultés à mettre les secours en place."Nous maintenons l'alerte rouge sur l'ensemble du pays pour les prochaines douze heures en raison des pluies qui sont prévues", a déclaré de son côté Ronald Semelfort du Centre national de météorologie.
Il a indiqué que le trafic aérien et la navigation maritime étaient toujours interdits en Haïti. De fortes pluies continuaient de tomber sur la quasi-totalité du pays.
A Port-au-Prince, la capitale, les activités sont paralysées depuis lundi. Les commerces, les écoles et l'administration étaient encore fermés mercredi, a constaté un journaliste de l'AFP.
Le plus grand bidonville d'Haïti, Cité soleil, situé au nord de Port-au-Prince, était inondé et des habitants du quartier ont été évacués, a indiqué une source du ministère de l'Intérieur."Le gouvernement a décidé d'envoyer une flotte d'engins lourds des travaux publics sur place afin de nettoyer le quartier", a déclaré un responsable de ce ministère.
En Jamaïque, où Gustav doit passer tout près jeudi, le gouvernement et le bureau de gestion des secours et des catastrophes ont rapporté qu'ils se tenaient prêts à toute éventualité, préparant quelque 140 abris en cas de besoin.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=61538&PubDate=2008-08-26

mercredi 27 août 2008

Le bilan des victimes de l'ouragan Gustav s'alourdit en Haïti: 14 morts

Le bilan des victimes de l'ouragan Gustav en Haïti s'est alourdi, atteignant au moins 14 morts, a annoncé mercredi la sécurité civile haïtienne.
Alors que Gustav, rétrogradé mercredi en tempête tropicale, s'éloignait des côtes d'Haïti pour se rapprocher de Cuba, le bilan de son passage en Haïti s'élève désormais à 14 morts, et trois disparus, selon la sécurité civile, qui fait état également de nombreux blessés.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=10&ArticleID=70&PubDate=2008-08-27
HRV Commente : Haïti retient son souffle. Tout en déplorant ces pertes en vie humaine nous aimerions souhaiter que ce bilan ne s’alourdisse au fil des jours. Haïti ne possède pas un réseau médiatique suffisamment efficace pour informer en temps réel la situation du pays dans les recoins les plus reculés et isolés du territoire national.Tous les haïtiens connaissent les éléments qui rendent dangereuses la moindre précipitation. Le déboisement comme de vraies déprédations orchestrées par des citoyens convertis en inconscients ; les constructions anarchiques au flanc des chaînes par des citoyens livrés à eux-mêmes ; l’indifférence des autorités incapables de se comporter en défenseurs de la nation…Tous ces ingrédients se concoctent pour configurer une situation explosive qui menace la survie d’Haïti !

mardi 26 août 2008

Le Cyclone GUSTAV Frappe Haïti

L’Ouragan Gustav touche terre ferme en à Haïti
PORT PRINCE (AP) _ l'ouragan Gustav a touché terre dans la péninsule Sud occidentale d’Haïti mardi, et a envoyé surles nuages les prix globaux du pétrole par peur qu’il ne devienne extrêmement dangereux une fois qu’il serait rentré dans le Golfe du Mexique.
L'orage a touché terre avec des pluies intenses et des vents qui inclinaient les palmiers, mais en principe il n'y a pas eu de rapports d’inondations ou dommages.
« Le vent souffle très fort », a dit Jean-Michel Sabbat, coordinateur du département de protection civile de la ville de Jacmel, dans le sud.
Les avertissements n'ont pas paru affecter des centaines de personnes dans la ville méridionale des Cayes, qu'ils manifestaient contre le haut coût de la vie dans le pays le plus pauvre de l'hémisphère occidental.
Les pluies dans les zones périphériques de l'orage ont vidé les rues de la capitale. Peu avant midi, les employés sont retournés à leurs maisons devant la fermeture avancée de leurs centres de travail à cause de l'orage. « ça ne me fait pas rire, aujourd’hui je devais être payée », a commenté Darlene Pierre, de 22 années, en abandonnant une usine textile où elle travaille.
Les investisseurs du pétrole craignent que l'ouragan puisse menacer les plates-formes. Les prix ont monté quelque 5 dollars par baril après que le centre National d'Ouragans, avec son siège à Miami, a pronostiqué mardi que Gustav prendrait des forces en passant sur les eaux chauffées du Golfe du Mexique.
« La plupart des indicateurs signalent que Gustav sera un ouragan extrêmement dangereux dans quelques jours dans le nord-ouest de la Mer Des Caraïbes », a signalé le centre des ouragans.
Il est difficile de pronostiquer la direction de Gustav, « bien que le marché ait réagi en conséquence », a dit l'analyste Víctor Shum, de la Firme Purvin et Gertz à Singapour. L'orage en route vers la côte sud de Cuba dans les prochains jours, arrivait à la Catégorie 3 dangereuse avec des vents de 185 kilomètres par heure pour le week-end, a dit en outre probablement le Centre National d'Ouragans des Etats-Unis.
La base navale américaine de Guantánamo, dans l'extrémité sudoriental de l'île, a été préparée pour un impact direct, bien que les dernières prévisions ont indiqué que l'ouragan n'arriverait pas à la côte.
``Les opérations courantes de la base continueront toute la journée avec normalité, pourvu que les conditions le permettent, e n attendant nous continuons les préparatifs d'urgence, a dit le porte-parole Bruce Lloyd.
La base garde prisonniers 265 suspects de terrorisme se trouvent.
Le centre a dit que Gustav comportait des vents maximaux soutenus de 150 kilomètres par heure (90 milles par heure), avec des poussées en rafales plus fortes.
Les météorologues ont dit que l’ouragan pouvait atteindre la catégorie 2, avec des vents de 154 kilomètres par heure (96 mph) avant d'arriver à Haïti.
Une légère pluie est tombée en Port Prince mardi à l’aube. Les rues de la capital, habituellement bondées de monde dès l'aube, étaient plus pratiquement vides.
« Le gouvernement ordonne à la population prendre des précautions parce que cet orage va apporter beaucoup de pluie », a dit le ministre de l'Intérieur, Paul Antoine Bien-Aimé à Radio Ginen dans une entrevue transmise plusieurs fois mardi matin. La population a été alertée de possibles évacuations devant l'orage, qui s'est formé lundi dans la mer Des Caraïbes.
Les météorologues ont dit qu’il pourrait se produire des avalanches dans la péninsule méridionale et ont considéré que l’œil de Gustav pourrait passer près du Port-au- Prince, ou résident trois millions d'habitants.
L'œil de l'ouragan a été localisé à quelque 80 kilomètres (50 milles) à au sud- sud-est de Port Prince et il se déplaçait vers le nord-ouest à presque 15 kph (9 mph).
Le gouvernement haïtien a demandé aux habitants d’éviter de traverser des rivières en crue, la cause de près de 23 décès en République dominicaine la semaine dernière lors du passage de la tempête tropicale Fay.
Le ministère de l'Agriculture, qui combat déjà , contre une crise alimentaire et essaye d'augmenter la production agricole nationale, a recommandé aux fermiers de placer leur bétail dans des lieux sûrs. Les autorités ont aussi suspendu les activités maritimes..
http://www.prensaescrita.com/diarios.php?codigo=AME&pagina=http://www.hoy.com.do

Traduction JLJ pour HRV

L’ouragan Gustav a frappé cet après midi les côtes d’Haïti avec des vents de 150 kilomètres par heure.

Miami.- L’ouragan Gustav a frappé ce mardi après midi les côtes du sud-Ouest d’Haïti avec des vents puissants et violents de 150 kilomètres par heure a informé le Centre National des ouragans des Etats-Unis (NHC).
L’œil de l’ouragan a touché terre au Sud Ouest de la péninsule a déclaré une dépêche du NHC diffusée à 14 heures.
A cette heure le centre du cyclone se trouvait sur les côtes haïtiennes à 60 kilomètres de la capitale Port-au-Prince et à 310 kilomètre de Guantanamo (Cuba)
L’ouragan avançait en suivant la direction Ouest-Nord Ouest à 16 kilomètres/heure avec des vents maximums soutenus de 150 kilomètres par heure
http://www.prensaescrita.com/diarios.php?codigo=AME&pagina=http://www.listin.com.do
Traduction JLJ pour HRV

La rentrée scolaire, une préoccupation pour tous les secteurs

Le ministre de l’éducation nationale, Gabriel Bien Aimé, a annoncé hier que la rentrée scolaire a été différée au lundi 8 septembre 2008. " Au cours de la première semaine les directeurs d’écoles et les professeurs prépareront l’année académique", affirme M. Bien Aimé admettant que de nombreuses personnes réclament un report de plus d’un mois.
Mettant l’accent sur la nécessité d’avoir 200 jours de classe au cours de l’année académique, M. Bien Aimé croit qu’il faut tout faire pour que les enfants aient de plus grande possibilité d’apprendre.
Réagissant à cette annonce, le directeur des Editions Henry Deschamps, Peter Frisch, se demande si le report d’une semaine permettra de soulager effectivement les parents. " Est-ce en une semaine les familles seront en mesure de faire face aux obligations de la rentrée scolaire", s’interroge t-il rappelant que de nombreuses familles dépendent de l’aide de parents vivant à l’étranger.
Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole, M. Frisch a indiqué que les manuels subventionnés ou non sont disponibles à travers le pays. Il soutient que la maison Deschamps représente 55% de l’enveloppe de subvention de l’état avec 1 049 000 ouvrages. " Les manuels sont distribués depuis le 18 aout ", dit-il expliquant que le réseau accorde des subventions aux intermédiaires et établissements scolaires.
Selon M. Frisch la subvention permet à de nombreuses personnes d’avoir accès aux ouvrages. " L’achat de manuels scolaires est la dernière démarche des parents dans le cadre des dépenses pour la rentrée scolaire", argue M. Frisch. Rappelant que les manuels subventionnés ont été sélectionnés par le ministère de l’éducation il fait remarquer que les parents bénéficient différemment du programme de subvention
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14020

Des spécialistes opinent sur l’action de la communauté internationale

Des experts expriment des points de vue divergents en ce qui a trait au rôle de la communauté internationale dans la crise haïtienne.
L’économiste Claude Beaubeuf estime que la communauté internationale est en grande partie responsable de l’imbroglio politico-économique de ces 20 dernières années. Dans une lettre adressée au directeur des affaires caribéennes du département d’état américain, M. Beaubeuf a indiqué que l’appui des Etats-Unis au retour de René Préval a été une erreur. " La première partie du mandat de Préval est un échec sur les aspects politique, social et économique", dit-il soulignant que les Etats-Unis devraient avoir une nouvelle politique en Haïti." S’il n’y avait pas cette mobilisation pour Préval je ne crois pas qu’il y aurait ce retour", dit-il estimant que la communauté internationale est responsable à 55% de la situation actuelle d’Haïti.
M. Beaubeuf fait remarquer que la situation est insupportable pour tous les citoyens haïtiens. " La classe moyenne est en voie de disparition, les entrepreneurs sont en faillite et les classes défavorisées ne peuvent pas se nourrir", déclare t-il mettant l’accent sur la nécessité pour que nouveaux signaux soient envoyés par les autorités haïtiennes.
De son coté, Patrick Jean Baptiste, spécialiste en droit international public, salue la démarche de M. Beaubeuf qui a présenté son point de vue aux Etats-Unis qui dispose d’une grande force en Haïti. " La communauté internationale a soutenu M. Préval mais il a été élu par le peuple haïtien", rappelle M. Jean Baptiste estimant qu’il faudrait envisager la responsabilité de la communauté internationale au niveau de la Minustah." On ne peut pas tout reprocher à la communauté internationale, la classe politique haïtienne est responsable de nombre de problème", ajoute t-il.
Selon M. Jean Baptiste les haïtiens doivent être honnêtes avec eux-mêmes. " M. Préval n’est pas l’antithèse de la démocratie", dit-il précisant qu’Haïti est toujours considéré comme une zone de crise par les pays étrangers.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14019

dimanche 24 août 2008

Est-elle au bout du tunnel?

Le Premier ministre ratifié, Michèle D. Pierre-Louis, pourrait présenter, mardi prochain, l'énoncé de sa politique générale à la Chambre des députés. Selon une source digne de foi, bon nombre d'obstacles à la formation du gouvernement ont été surmontés lors des dernières négociations. Le Premier ministre, a ajouté notre source, s'apprête à finaliser la liste des membres de son cabinet ministériel avant de la soumettre aux différents blocs constitués au Parlement.

La Concertation des parlementaires progressistes (CPP) exige la liste des membres du cabinet ministériel ainsi qu'un dratf de l'énoncé de politique générale du Premier ministre avant la tenue de la séance de ratification. « Nous tenons encore à nos deux exigences », a dit le député de Carrefour, Fabien Esdras, qui presse le président René Préval, le Premier ministre ratifié et les partis politiques qui n'ont pas abandonné la table des négociations à trouver une entente dans le meilleur délai en vue de débloquer la situation. Plusieurs partis politiques dont l'OPL et l'Atibonit an Aksyon, ont abandonné les discussions et renoncé du même coup à intégrer le prochain gouvernement. Manifestant leur volonté de voir débloquer la situation, les responsables de l'OPL annoncent que les élus du parti vont voter en faveur du Premier ministre.

Le député Esdras, élu sous la bannière de Lespwa, comme tant d'autres parlementaires interrogés, dit ignorer si une entente a été trouvée entre les différents acteurs impliqués dans les négociations autour de la formation du gouvernement. « Personne ne nous a informés de la date retenue pour la séance de ratification de l'énoncé de politique générale du Premier ministre, a indiqué le député Enèl Appolon. Comme tout le monde, les parlementaires sont dans l'attente. »

Le représentant de la circonscription de Thomonde à la Chambre basse, qui reconnaît que le pays ne peut plus attendre, dit espérer que la séance va pouvoir se tenir au début de la semaine prochaine. Même son de clocle pour le député de Lespwa, Jean Delouis Félix: « Toutes les conditions sont réunies pour qu'il y ait un éclatement social prochainement, les protagonistes ne doivent pas prendre le risque de faire durer le suspense ». Le parlementaire, membre du directoire de la CPP, a toutefois accusé le chef de l'Etat, René Préval, comme le principal responsable de la crise gouvernementale. « Pourquoi le pays n'a toujours pas un nouveau gouvernement, puisque les deux Chambres ont, depuis des semaines, ratifié le choix de Mme Pierre-Louis ? », s'interroge-t-il.

Ce n'est pas le député de l'OPL Acklush Louis-Jeune qui dira le contraire. « Le président Préval a un autre agenda, a dénoncé le parlementaire. Il cherche à diaboliser les partis politiques alors que c'est lui qui n'a rien fait pour doter le pays d'un nouveau gouvernement. » Le week-end écoulé, lors de sa participation à la cérémonie de prestation de serment du président dominicain Leonel Fernandez, le président René Préval avait présenté la faiblesse des partis politiques comme la base de la situation actuelle. Il avait, par ailleurs, promis de faire de son mieux pour trouver une issue heureuse aux longues et lassantes négociations engagées avec les partis politiques.

La séance de ratification de l'énoncé de politique générale du Premier ministre ratifié, qui devait se dérouler mardi dernier, a été renvoyée sine die. En guise d'explication, Mme Pierre-Louis a, au cours de la semaine, publié une note dans laquelle elle réaffirme sa détermination d'aller jusqu'au bout du processus. Elle a aussi promis de prendre toutes les mesures en vue de présenter l'énoncé de sa politique générale devant les deux Chambres dans les meilleurs délais. Fatigués de voir le gouvernement démissionnaire de Jacques Edouard Alexis continuer à liquider les affaires courantes, les députés invitent le Premier ministre ratifié, Michèle D. Pierre-Louis, à tenir ses promesses.
Jean Pharès Jérôme
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=61447&PubDate=2008-08-22

Deux citoyens haïtiens condamnés à 30 ans de prison pour meurtre en République Dominicaine.

Le tribunal de première instance de Santo Domingo a condamné à trente ans de prison à deux citoyens haïtiens déclarés coupables d’avoir kidnappé et assassiné Monsieur Antonio Oscar Luna Elias, âgé de 56 ans, ingénieur de profession.

Après avoir été déclaré disparu en juillet 2007, le corps sans vie de l’ingénieur dominicain avait été retrouvé sur un terrain vide proche d’une rue du quartier Santa Lucia, du secteur La Caleta de Boca Chica, zone touristique très prisée pour ces plages, à l’est de Santo Domingo.

Les condamnés sont Alejandro Prensa Seon (souvent les noms français sont orthographiés se basant sur la phonétique !), employé de l’ingénieur et Papo Ramon Tatiste Jean connu déjà des services criminels de Saint Domingue.

Les deux accusés avaient dépossédé l’ingénieur de deux téléphones portables, une camionnette et 11.000 pesos (moins de 300.00 euros).

Les citoyens haïtiens ont avoué avoir perpétré le crime pensant que l’ingénieur avait en sa possession une forte somme d’argent.

Les deux haïtiens ont été envoyés à la prison de La Victoria.

Ce genre d’incident n’est pas fait pour améliorer les relations entre les deux pays ni le traitement infligé aux haïtiens dans un pays ou il existe un anti-haïtianisme sournois mais réel.

samedi 23 août 2008

Enquête du Sénat brésilien sur de présumés crimes des casques bleus brésiliens en Haïti



Des Sénateurs du parti du Président Lula dénoncent des interventions de la MINUSTAH qui auraient fait des victimes innocentes à Cité Soleil
Vendredi 22 août 2008,
Radio Kiskeya
Le Sénat brésilien mènera bientôt des investigations sur des présumés crimes commis contre des civils, incluant des enfants, par des membres du contingent brésilien de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), rapporte jeudi le quotidien Folha de Sao Paulo.
Le président de la commission des relations extérieures du Sénat brésilien, Heràclito Fortes, a annoncé qu’il sollicitera du ministère de la défense des informations sur le comportement des 1.200 casques bleus brésiliens déployés dans le pays.Pour sa part, le Sénateur Eduardo Suplicy du Parti des travailleurs (PT, centre-gauche) du Président Luiz Inàcio Lula da Silva, a présenté une vidéo montrant des images de civils tués lors d’une opération des soldats de la MINUSTAH, une force internationale de paix de 9.00 hommes dont le Brésil détient le commandement.
« La mission de paix en Haïti coordonnée par le Brésil a été impliquée dans des opérations au cours desquelles des blindés légers et des hélicoptères ont bombardé des secteurs du quartier de Cité Soleil et provoqué la mort d’enfants en bas âge », a fait savoir le parlementaire.
« Le porte-parole des troupes a dit que des bandits vivaient dans ces quartiers. Mais, comment peut-on considérer ces enfants comme des bandits ? s’est demandé le Sénateur Suplicy avant d’ajouter qu’il ne savait pas s’il s’agissait d’actions fréquentes ou isolées.
Dans le cadre d’une série d’opérations contre le crime organisé et le kidnapping, les casques bleus avaient lancé une série de raids entre fin 2006 et début 2007 contre des bandes armées qui avaient instauré un régime de terreur à Cité Soleil (banlieue nord de Port-au-Prince), le plus grand bidonville du pays et dans d’autres zones populaires de la capitale. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5231

192 nouveaux casques bleus boliviens attendus en Haïti

Le Congrès bolivien autorise l’envoi de ces soldats dans le cadre de la rotation des troupes
vendredi 22 août 2008
Radio Kiskeya
Le Congrès (Parlement) bolivien a approuvé jeudi l’envoi en Haïti de 192 militaires qui doivent remplacer d’autres soldats boliviens arrivés au terme de leur période de déploiement au sein de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH).
Selon une dépêche de l’agence espagnole EFE, le Congrès a indiqué dans un bulletin que le parti au pouvoir et l’opposition ont donné dans la matinée leur feu vert à la décision de l’Exécutif d’envoyer à Port-au-Prince les troupes de la "Compagnie d’infanterie mécanisée Bolivie IV casques bleus".

Avant le vote de l’assemblée, la commission mixte de la défense du Parlement avait recommandé l’approbation de la demande qu’avait soumise le Président Evo Morales afin d’assurer la rotation du contingent bolivien déployé en Haïti.
Depuis août 2006, La Paz participe aux opérations de maintien de la paix conduites dans le pays par l’ONU.
La MINUSTAH compte environ 9.000 militaires et policiers internationaux. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5232

Haïti-Rép. Dominicaine : Pour des actions contre la traite et le trafic de personnes au regard du symbolisme du 23 août

23 août, Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition
vendredi 22 août 2008par Ronald Colbert
P-au-P, 22 août 08 [AlterPresse] ---- Des points d’actions à entreprendre doivent émerger, ce vendredi 22 août, à Port-au-Prince, d’un forum de 3 jours sur la traite et le trafic de personnes, au regard du symbolisme du 23 août [
1], tenu sous les auspices du Groupe haitien d’appui aux rapatriés et réfugiés (Garr) et de ses partenaires, dont la Solidarité frontalière et le Service jésuite aux réfugiés et migrants (SF/SJRM).
4 ateliers, déroulés autour des catégories sociales “jeunes, femmes, paysans, et autres”, précéderont la formulation de propositions et recommandations de ce dialogue haitiano-dominicain qui cherche à porter les autorités des deux pays à combattre la traite et le trafic de personnes, selon les informations obtenues par l’agence en ligne AlterPresse.
Un spectacle culturel, dans l’aire de la grande place publique du Champ de Mars, à proximité du Palais présidentiel dans la capitale, clôturera, ce 22 août les différentes manifestations (conférences-débats, ateliers d’animation, d’exposition, de projection sur les droits humains et sur la migration) organisées au ministère haïtien de la culture et de la communication autour du thème « la lutte pour le respect des droits économiques, sociaux et culturels, un combat concerté pour que cessent le trafic et la traite de personnes en Haïti ».
Pendant les trois journées de réflexion et de dialogue, les 150 participantes et participants, dont une dizaine en provenance de la République Dominicaine, ont cherché à établir les relations possibles entre la traite et le trafic de personnes, enregistrés aujourd’hui à travers le monde (particulièrement ce qui concerne Haïti et la République Dominicaine), et la situation de jadis (il y a environ 5 siècles).
“Que symbolise le 23 août [Ndlr : 23 août 1791 marquant le soulèvement des esclaves révoltés à Saint-Domingue] dans notre histoire, au regard de la lutte contre la traite et le trafic de personnes” a fait l’objet d’un panel, au premier jour du forum le mercredi 20 août, composé de Michella Machiavello (Organisation internationale pour les migrations / OIM), Kesnel Sénatus (Solidarite fwontalye Wanament) et de Digna María Adames Nuñez (Service jésuite aux réfugiés et migrants). Ce panel a suivi un exposé de l’historien haïtien Pierre Buteau.
“La violation des droits humains (y compris les droits des enfants et les droits des femmes) dans la traite et le trafic de personnes” était le thème du panel du 21 août, auquel ont pris part Patrick Camille (Garr), Gertrude Léonard (Organisation de femmes migrantes) et Marjorie Dumornay (Pan american devlopment fundation / Padf).
“Le kidnapping et le phénomène de la traite et du trafic de personnes » a été abordé par le militant haïtien de droits humains, Jean-Claude Bajeux qui situe les enlèvements de personnes dans un contexte de crise généralisée.
« Le kidnapping prouve que nous haïssons notre propre image », considère Bajeux qui estime que « la liste [des personnes enlevées] est longue, mais elle doit être fermée ».
Le forum binational d’août 2008 à Port-au-Prince a permis également d’écouter des témoignages de proches de victimes de la traite et du trafic de personnes, dans la frontière haïtiano-dominicaine ou vers d’autres pays des Amériques et européens sous couvert d’orphelinat et d’adoption.
Dans bien des cas, la migration se transforme en trafic et traite. Elle devient traite lorsqu’elle a lieu au niveau externe.
Au niveau interne, il convient de ne pas négliger le cas des déplacés environnementaux qui peuvent devenir des migrants déracinés pour diverses raisons.
Dans le cas des enfants (y compris les restavèk, les enfants domestiques), les militants de droits humains évoquent tout bonnement la notion de traite pour qualifier les violations dont les enfants sont victimes, puisqu’il ne peut pas y avoir de consentement comme pour les grandes personnes qui se déplacent dans des conditions irrégulières.
Dans ce dernier cas, le qualificatif retenu est la notion de trafic, lorsque les personnes en question se dirigent en direction d’un autre territoire (étranger) de manière irrégulière, sans papiers avec la complicité d’autres personnes. En maintes fois, ces personnes trafiquées peuvent passer à une situation de traite, surtout quand elles sont trompées sur les motifs inavoués du voyage (travaux interdits, prostitution et autres).
En janvier 2008, 5 mille personnes ont traversé la frontière dans des conditions irrégulières pour se rendre en République dominicaine, rappelait Lisane André, responsable de la section Communication et Plaidoyer au Garr, à la conférence de presse du 18 août annonçant la tenue du forum binational sur la traite et le trafic de personnes
Plus de 30 mille haïtiens et haïtiennes sont trafiqués, chaque année, dans leur tentative d’aller en République Dominicaine, aux Iles Turks & Caicos, aux Etats-Unis d’Amérique et aux Bahamas, soulignait Lisane André à l’occasion.
« Depuis 1994, dans le cadre de son projet « La route de l’esclave », l’Unesco lutte sur deux fronts, contre les préjugés raciaux qui prétendent justifier l’esclavage et contre les forces socioculturelles liguées pour en cacher l’ampleur et l’impact », indique l’Unesco dans un texte à paraître ce 23 août.
Pour ce 23 août 2008, journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition, l’Unesco exhorte les Etats du monde, tout en se remémorant les événements tragiques du passé, à « redoubler d’efforts pour mettre fin à toutes les formes d’oppression, afin de bâtir des sociétés plus tolérantes et plus justes pour les générations présentes et futures ». [rc do apr 22/08/2008 13:00]
[
1] consacré “Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition » par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture / Unesco
Ronald Colbert [AlterPresse - Haiti]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article7611
HRV Commente :
On a vu passer beaucoup d’annonces d’activités de ce genre touchant le même thème et la même problématique. Le tout se déroulant dans un espace de temps assez réduit avec des acteurs différents engagés dans une même lutte.
Ça donne l’impression de petits combattants voulant mener une guerre isolée juste pour s’arroger le droit de s’approprier d’une victoire partielle éventuelle. Dans ce cas les discussions et les réflexions autour d’une problématique d’importance ne résonnent dans la proportionnalité que le voudrait l’ampleur de l’intérêt de ceux qui sont défendus.
Un problème touchant tout un pan de notre population traité de façon sectaire avec les limites exigus de sa portée.
C’est dommage de déplorer ce manque de cohésion qui apporterait sas aucun doute de la force à un combat difficile ; de l’énergie à une bataille périlleuse.

Tabou Combo et Zèklè se préparent pour un méga concert

Ce samedi 2 géants de la musique haïtienne, Tabou Combo et Zèklè seront en concert au Parc Historique de la Canne a sucre pour marquer le 25 eme anniversaire de leur première prestation commune.
Fabrice Rouzier (Tabou) affirme que le concert Tabou et Zèklè à Ibo beach en 1983 a été mémorable. " Ce fut l’une des meilleures performances musicales de l’époque", dit-il faisant remarquer que ces deux groupes sont très appréciés dans la caraïbe.
Fabrice se souvient que la forte averse n’avait pas empêché une bonne prestation des musiciens. " Cette expérience m’a marqué, le Tabou et Zèklè ont montré la voie aux jeunes musiciens haïtiens", argue t-il.
De son coté, Joël Widmaier révèle que le nom Zèklè (Eclair) a été choisi par son père, Herby Widmaier. " L’éclair c’est la lumière et c’est beaucoup d’énergie ", dit-il révélant avoir été influencé par les musiciens du Tabou Combo.
http://www.karibbeantv.com/flv: video de Tabou Combo "Nan ri-yèl la
Compas-Tabou_combo-Ryel.htmlMushy, Joël et Raoul ayant un penchant pour le jazz ont mélangé le punk et le jazz au Compa direct afin de créer un rythme spécial pour Zèklè.
Selon Joël Widmaier, le rythme associé aux textes de Ralph Boncy ont apporté un sang neuf à la musique haïtienne.
Fabrice Rouzier rappelle que le Tabou est le groupe qui a permis à la musique haïtienne d’atteindre les plus hauts sommets. " Tabou Combo a démarré en 1968 et a su s’adapter à toutes les périodes de la musique mondiale", lance M. Rouzier qui a évolué pendant 3 ans au Tabou.
" Le Tabou choisi toujours des musiciens chevronnés ", dit –il soulignant que de Albert Chancy à Denner Seïde les plus grands guitaristes ont évolué au Tabou.
Le concert Tabou Zèklè est une association électrisante martèle Fabrice Rouzier.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14015

vendredi 22 août 2008

Bientôt une compagnie de génie militaire sud-américaine au sein de la MINUSTAH

Une initiative conjointe du Pérou et de l’Argentine.
jeudi 21 août 2008,
Radio Kiskeya

Le Pérou et l’Argentine se sont entendus jeudi sur la création conjointe d’une compagnie d’ingénieurs militaires des deux pays au sein de la Mission de stabilisation des Nations Unies en Haïti (MINUSTAH), a annoncé à Lima la chancellerie péruvienne dans un communiqué cité par EFE.
La compagnie, dont la date du début des opérations n’a pas été précisée, portera le nom de José de San Martìn.
L’accord péruano-argentin est intervenu lors d’une réunion bilatérale de coordination sur la sécurité et la coopération politique entre les vice-chanceliers péruvien Gonzalo Gutiérrez et argentin Victorio Taccetti.
Au cours de cette rencontre, Buenos Aires a également pris l’engagement de promouvoir la reconnaissance par l’ONU du Centre d’entraînement des opérations de paix du Pérou et promis de créer un sous-groupe binational de travail dans les domaines scientifique, technologique, logistique et industriel.
Le Pérou et l’Argentine figurent parmi les pays latinoaméricains ayant déployé des casques bleus en Haïti. Placée sous commandement brésilien, la MINUSTAH compte environ 9.000 militaires et policiers internationaux. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5230

René Préval relance son projet de réforme constitutionnelle

La constitution de 1987 entretiendra l’instabilité en permanence, soutient le Président qui se prononce pour la réduction du quorum au Sénat
jeudi 21 août 2008,
Radio Kiskeya

Le Président René Préval a annoncé que son plus prochain combat sera celui d’une campagne de promotion en faveur de l’adoption d’une nouvelle constitution destinée à remplacer celle de 1987 en vigueur qu’il a présentée comme une source potentielle d’éternelle instabilité en Haïti.
« La plus grande bataille que je vais mener sera celle de convaincre les haïtiens de la nécessité de doter le pays d’une nouvelle constitution », a affirmé avec détermination le chef de l’Etat haïtien dans une interview exclusive à Radio Ibo, une station privée de Port-au-Prince, en marge de sa participation samedi dernier à Santo Domingo à la cérémonie d’investiture de son homologue dominicain Leonel Fernàndez.
Prenant en exemple la volonté du premier mandataire dominicain de réduire dans son pays la fréquence des élections, René Préval, interrogé par notre confrère Hérold Jean-François, a insisté sur la nécessité d’unifier le système électoral à la fois dans une perspective de stabilité politique et de réduction des dépenses de l’Etat au profit d’activités productives. Précisant que d’ici 2011, Haïti devrait s’engager dans l’organisation de quatre consultations présidentielles et législatives, le Président a souligné que le prochain renouvellement du tiers du Sénat coûtera 15 millions de dollars alors que le même montant pourrait servir à l’achat d’engrais pour stimuler la production agricole nationale.
Dans sa radiographie des « dysfonctionnements et anomalies en cascade » générés par la charte fondamentale, M. Préval a évoqué l’ingouvernabilité des plus petites entités territoriales en raison d’une inflation d’instances de pouvoir et l’absence d’un gouvernement légitime à la tête du pays quatre mois après l’éviction du Premier ministre Jacques-Edouard Alexis.
Revenant à la charge plusieurs mois après les premières tentatives d’articulation de son projet de réforme constitutionnelle, le chef de l’Etat souhaite un « débat serein et sans peur » sur la question non sans rappeler l’extrême complication des procédures d’amendement prévues dans la constitution actuelle.
Sur un plan plus conjoncturel, René Préval soutient totalement les positions affichées par certains Sénateurs proches de l’Exécutif, en particulier Jean Hector Anacacis (Ouest/Lespwa), visant à faire passer de 16 à 10 Sénateurs le quorum de la Chambre haute qui ne compte plus que 18 membres sur un effectif de 30 au départ. « L’effectif du corps est celui des membres présents », a fait ressortir le chef de l’Etat tout en rejetant sur le discrédit moral ayant affecté l’ancien Conseil Electoral Provisoire (CEP) la non-tenue des Sénatoriales partielles depuis plusieurs mois.
Il a aussi déploré la faiblesse des partis politiques, des interlocuteurs qui sont, selon lui, en « perte de représentation politique » à cause de leur incapacité à contrôler leurs représentants au Parlement. Se plaignant du fait que l’avenir du pays dépendait des caprices de deux ou trois Sénateurs, Préval s’est toutefois engagé à faire tout son possible en vue de trouver, de concert avec le Premier ministre ratifié, Michèle Pierre-Louis, une issue heureuse aux négociations et de parvenir à la formation d’un nouveau gouvernement.
Ces nouvelles déclarations du Président de la République surviennent au moment où certaines forces politiques semblent se préoccuper de la survie ou non du Sénat menacé d’implosion ou de son éventuelle instrumentalisation politique à terme. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5228


HRV commente :
C’est presque inopportun, pour ne pas dire indécent que le président de la République déclare vouloir faire de la modification de la Constitution de 1987, la plus grande bataille de sa vie. Surtout tenant compte de la conjoncture actuelle. C’est dire que la cécité du pouvoir se comporte souvent en prisme déformant la vision de la réalité.
Les haïtiens dans leur grande majorité n’à que faire de la politique. Les politiciens ne font de pas de la politique pour servir mais plutôt pour se servir. C’est le meilleur tremplin pour passer de miséreux à millionnaire. La politique en Haïti n’a servi et ne sert qu’à cela.
Aujourd’hui, les haïtiens sont en butte à d’énormes difficultés économiques et sociales basales. La liste de leurs priorités ne suit pas du tout celle du président de la République.
Les haïtiens veulent pouvoir bouffer. Tout simplement bouffer puisqu’ils sont humains et font partie de la chaîne alimentaire. Si Jean Claude Duvalier s’amène à Port-au-Prince avec une flottille contenant suffisamment de produits alimentaires pouvant permettre aux haïtiens de manger à leur faim pendant une semaines, les vive Duvalier résonneront sur tout le territoire national. Les cris zèbreront le ciel d’Haïti même si le régime devra reprendre les lignes dures des pratiques dictatoriales de François Duvalier.
En un sens, l’indifférence de l’Haïtien face à la politique a propulsé René Préval au pouvoir. Dans le cas contraire, personne n’aurait voté pour un ancien président qui n’a pas laissé un souvenir impérissable lors de son passage au timon des affaires, pour le premier ministre d’un gouvernement déchouqué et surtout un candidat à la présidence qui se vante de ne pas avoir de programme de gouvernement.
Si le Président René Préval cherche une bataille à mener qu’il s’attaque carrément à la vie chère et à l’insécurité. Ces deux fléaux ne sont ni utopie ni vues de l’esprit.
En ce qui concerne la Constitution je crois qu’il doit exister encore en Haïti des gens beaucoup plus capables de réfléchir et relever les vraies incohérences de notre Carta Magna !
Et surtout qu’il ne s’avise pas de faire pondre une Constitution sur mesure, en prêt-à-porter lui permettant de rester au pouvoir !

jeudi 21 août 2008

Entrée réussie pour les favoris

Le partage de signets (ou navigation sociale) vous permet de partager des liens et des ressources sur Internet et d’y accéder depuis n’importe quel ordinateur. Tous ces sites sont gratuits, mais nécessitent néanmoins que vous vous enregistriez.
Le Mexique peut remercier Pavel Pardo, auteur d'un doublé tardif pour éviter une défaite dans son mythique stade Azteca tandis que les Etats-Unis ont puisé dans leurs réserves pour revenir avec les trois points de Guatemala City. FIFA.com revient sur la première journée de la phase de groupes de la Zone CONCACACAF dans les éliminatoires pour la Coupe du Monde de la FIFA, Afrique du Sud 2010.
Le Mexique est passé tout près dela deuxième défaite de son histoire dans son antre du stade Azteca en voyant le Honduras mener 1:0 à la mi-temps, grâce à Julio Cesar De Leon. Mais le vétéran Pavel Pardo ne l'a pas entendu de cette oreille et a fait parler toute son expérience pour sortir El Tri de ce mauvais pas. Ses deux buts en trois minutes ont donné les trois points à son équipe et évité à Sven Goran Eriksson de manquer ses débuts sur le banc.
Les grands rivaux du Mexique ont eux aussi tremblé. Les Etats-Unis ont en effet assuré l'essentiel avec une courte victoire 1:0 ramenée du Guatemala après avoir été dominés une grande partie du match. Les Chapines ont dû baisser pavillon sur une réalisation du défenseur de Rennes Carlos Bocanegra à la 68ème minute.
De son côté, Trinidad et Tobago a pris un bon départ dans le Groupe 1. Le milieu de terrain Keon Daniel, qui évolue encore au pays, s'est offert un doublé pour mettre les Soca Warriors très tôt à l'abri face à une équipe de Cuba ambitieuse sur ses terres. Cornell Glen a donné un peu plus de marge à la victoire des visiteurs en deuxième mi-temps avant que Jeniel Marquez ne marque pour l'honneur à trois minutes du terme.

Dans le Groupe 2, le Canada a dû se contenter de partager les points avec la Jamaïque dans l'un des matches les plus équilibrés de la journée. Julian De Guzman, le milieu de terrain du Deportivo La Corogne, a ouvert le score juste après la mi-temps, mais un but contre con son camp de son gardien de but Pat Onstad a permis aux Reggae Boyz de repartir du Canada avec un point précieux.
A Port-au-Prince, les amateurs de suspense ont été gâtés avec le déplacement du Suriname à Haïti. Les visiteurs menaient 2:0 à la pause grâce au remplaçant Christoph Wensley, mais ont fait face à la remontée des locaux dans les dernières minutes. Frantz Gilles a d'abord redonné l'espoir aux siens en marquant à la dernière minute du temps réglementaire avant que Brunel Fucien ne fasse lever la foule en arrachant l'égalisation dans les arrêts de jeu.
Enfin, en tomber de rideau de cette première journée, le Costa Rica a décroché une victoire par la plus petite des marges en battant le Salvador dans son stade de Saprissa de San Jose. Le héros des Ticos se nomme Alvaro Saborio, auteur de l'unique but du match deux minutes après la pause.
http://fr.fifa.com/worldcup/news/newsid=857824.html#entree+reussie+pour+favoris

Des acteurs s’activent dans la perspective des élections sénatoriales


Les autorités électorales s’activent à re-localiser les centres de vote dans la perspective des prochaines élections sénatoriales. " Nous sommes en train de re-localiser les centres de vote comme l’exige la loi électorale dans les départements du Nord, du Nord-est et du Nord-ouest", explique le trésorier du CEP, Gaillot Dorsainvil.

Les bailleurs de fond se sont engagés à hauteur de 11 millions de dollars pour l’organisation des élections soutient M. Dorsainvil précisant que le coût total est de 16 millions de dollars.

Gaillot Dorsainvil fait remarquer qu’un calendrier électoral générique, ne comportant pas de date a été élaboré par les autorités électorales qui ont préparé des scénarios pour favoriser le déroulement des élections dans le meilleur délai.

En début de semaine un contrat de subvention de 46 150 dollars a été signé entre l’ambassade d’Allemagne et le Conseil National d’Observation Electorale. L’ambassadeur allemand, Hubertus Thomas, avait annoncé que l’aide permettra de renforcer les structures d’observation électorale ce qui a terme permettra de renforcer les institutions démocratiques haïtiennes. " Avec des élections sénatoriales le pays serait déjà doté d’un premier ministre", argue t-il.

L’aide de 46 150 dollars US permettra de former une vingtaine de formateurs qui à leur tour formeront 1000 formateurs dans les départements de l’artibonite et du sud-est.

De son coté, le directeur du Conseil National d’Observation Electorale, Laguerre Noël, se réjouit de cette aide qui s’inscrit dans le cadre d’une partie du programme du CNOE. Le projet débutera début septembre et s’étendra sur 4 mois. http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14010

Michèle Pierre espère présenter son programme de gouvernement dans le meilleur délai



Le premier ministre ratifié, Michèle Pierre Louis informe qu’elle se prépare à présenter l’énoncé de sa déclaration de politique générale dans le meilleur délai.

Cette annonce intervient 48 heures après le report de la séance spéciale de la chambre basse prévue pour la présentation des membres du cabinet ministériel et du programme du gouvernement. " En accord avec le Président René Préval, je procède aux dernières consultations relatives à la formation du gouvernement", soutient Michèle Pierre Louis dans un bref communiqué.

Selon Mme Pierre Louis la population est " impatiente, et attend l’issue de la crise gouvernementale et des actions concrètes qui améliorent ses conditions de vie". Dans son communiqué Mme Pierre Louis fait remarquer qu’elle n’avait pas voulu se prononcer publiquement avant d’arriver au terme des négociations.

Elle entend poursuivre le dialogue avec différents secteurs de la vie nationale, les parlementaires, les partis politiques et des organisations citoyennes, sur la composition du gouvernement et les orientations de la politique générale.

Le président de la Chambre basse, Pierre Eric Jean Jacques, a declaré hier que 3 conditions doivent être remplies avant la présentation de l’énoncé de politique générale de Michèle Pierre Louis. Outre la formation du cabinet ministériel et la finalisation du programme du gouvernement M. Jean Jacques fait remarquer que l’arrêté présidentiel nommant Mme Pierre Louis au poste de premier ministre doit être publié dans le journal officiel " Le Moniteur".
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14011

La Fusion et l’OPL refusent des postes ministériels tandis que Lespwa en réclame

Alors que les dirigeants de l’OPL, de la Fusion et de LAA ont jeté l’éponge, les négociations visant la formation du nouveau gouvernement sont toujours dans l’impasse.
Des dirigeants de Lespwa réclament des postes clés dans le prochain gouvernement. Le sénateur Joseph Lambert (Lespwa) affirme que lors d’une rencontre entre Mme Pierre Louis et les dirigeants de Lespwa, l’accent a été mis sur la justice sociale, la scolarisation universelle, la production nationale et la décentralisation. Il soutient également que Lespwa devrait obtenir 4 portes feuilles ministériels dans le prochain gouvernement.
Par ailleurs, l’Union est disposé à ratifier la déclaration de politique générale de Michèle Pierre Louis indique le pasteur Chavannes Jeune espérant que l’énoncé de politique générale répondra aux attentes de la population. M. Jeunes révèle que l’Union devrait conserver le ministère de l’environnement au sein du prochain gouvernement.
Pour sa part, le président de la Fusion des sociaux-démocrates, Victor Benoît, invite les élus de son parti à apporter un appui inconditionnel à la déclaration de politique générale de Michèle Pierre Louis. M. Benoît croit que le chef de l’état doit prendre toutes les dispositions en vue de former un nouveau gouvernement dans le meilleur délai. " Il est temps que le premier ministre entre en fonction afin de se mettre au travail pour le peuple", lance M. Benoît.
En réaction, le président du sénat, Kelly C. Bastien, se réjouit de la décision des partis de faciliter le déblocage des négociations. " C’est une approche pragmatique et réaliste", déclare t-il regrettant toutefois que les partis appuient un gouvernement auquel ils ne sont pas représentés.
En ce qui a trait à la présence de plusieurs ministres du précédent gouvernement, le sénateur Bastien croit que ceci a constitué une entrave dans les négociations. " C’est un excès ", déclare t-il plaidant pour un échéancier dans les négociations.