Google

lundi 19 mai 2008

35 000 emplois bientôt créés grâce au Canada

Le Canada financera 15 projets afin d'alléger les effets de la pauvreté dans les quartiers défavorisés de Cité Soleil et des Gonaïves et, ainsi, contribuer à l'apaisement social en Haïti. A cet égard, une entente a été signée vendredi à l'hôtel El Rancho par l'Agence canadienne de développement international (ACDI) et différents organismes haïtiens
François Montour, chef de la coopération canadienne en Haiti, lors de la signature des accords (Photo: Cardichon Homère)
« Ces projets viennent en appui aux efforts du gouvernement haïtien dans sa quête de trouver des solutions aux problèmes criants auxquels la population haïtienne fait face actuellement », a dit François Montour, chef de la coopération canadienne en Haïti.

Les 15 projets touchent l'irrigation, la production vivrière et maraîchère, l'assainissement, la réhabilitation des infrastructures et le recyclage des déchets. Ils seront mis en œuvre avec la mairie de Cité soleil, celle de Port-au-Prince et des Gonaïves ainsi que des organisations de quatre régions du pays.
Les fonds - de plus de cinq millions de dollars canadiens - seront administrés par le Centre de gestion des fonds locaux de la coopération canadienne en Haïti, en collaboration avec le Fonds développement et emploi (FODEM) et le Fonds « bati lavi ».
Wilson Louis, maire de Cité Soleil (Photo: Cardichon Homère)
Le FODEM entend créer rapidement des emplois, temporaires ou durables. Ils permettront à des milliers d'Haïtiens de gagner leur vie tout en favorisant la mise en valeur des ressources et du capital humain. Selon M. Montour, cette aide canadienne s'inscrit dans deux logiques complémentaires en rapport avec la crise qui prévaut actuellement dans le pays : la création d'emplois et de revenus pour améliorer l'accès des populations aux produits alimentaires, et des mesures structurantes de relance des activités productives, en particulier activités agricoles. « Ces projets contribueront à la réduction du chômage en créant plus de 5 000 emplois permanents, dont quelque 2 000 pour les femmes. Plus de 30 000 personnes chaque jour pourront aussi trouver un emploi temporaire. »
De son côté, Stephen Moïse Junior, maire des Gonaïves, a déclaré que le « Projet bati lavi » devrait aider beaucoup la population gonaïvienne, après toutes les difficultés encourues au cours des quatre dernières années.
« Je souhaite que ma municipalité bénéficie grandement des retombées de ces projets », a-t-il dit, précisant que des travaux d'assainissement ont déjà commencé dans sa communauté.

4. Michel Constant, représentant du ministère du Plan et de la planification (Photo: Cardichon Homère)
Wilson Louis, maire de Cité Soleil, s'est dit fier d'accueillir dans le plus grand bidonville du pays le Projet « bati lavi». Il a souligné que celui-ci apportera des changements positifs au sein de sa communauté. « A travers ce projet, plus de 300 maisons du quartier de Bois Neuf endommagées lors des violences qui ont secoué Cité Soleil en 2004 seront réhabilitées, a dit M. Louis, ajoutant qu'il rêve que les habitants du bidonville puissent enfin respirer un nouvel air.

Stephen Moïse Junior, maire des Gonaïves (Photo: Cardichon Homère)
Pour sa part, Michel Constant, représentant du ministère du Plan et de la Coopération externe, a fait remarquer que dans le but d'aider les communautés locales à se doter d'un cadre de vie acceptable et plus propice au développement socio-économqiue, un séminaire de formation avait été organisé au profit des organisations partenaires de l'ACDI du 13 au 16 mai.
« Ce séminaire visait à fournir aux différentes organisations communautaires qui sont partenaires de l'ACDI les connaissances de base nécessaires pour mettre en oeuvre des projets en conformité avec la vision et les normes de la coopération canadienne », a-t-il indiqué.

Amos Cincir

cincir2005@yahoo.fr
Faut-il applaudir avec les mains et les pieds ce projet qui fait intervenir plus de 5.000.000 ?
Le bon sens nous conduirait sur cette piste mais cependant nous sommes en Haïti. Le pays ou tout est possible. Le pays ou le mot le plus courant dans les discussions au niveau de la société est la corruption.
Avec l’âge de la décentralisation, il revient aux mairies et aux autorités locales de gérer ces projets.
Quelles compétences ? Quelles expertises ?
Autant d’interrogations non anodines.
En tout cas il faut s’attendre à ce que ces projets destinés à Cité Soleil et la ville des Gonaïves pourraient devenir assez vite un sujet de scandale ou une pierre d’achoppement.
Patientons.

Dix athlètes haïtiens qualifiés pour les J.O.2008

Joël Brutus et Ange Mercie Jean Baptiste disputeront les Jeux Olympiques de Beijing en judo. Le dernier tournoi de qualification aux Jeux Olympiques de Beijing s'est tenu à Miami au James L. Knight Center, le dimanche 11 Mai dernier.
Au tableau des résultats, le judo haïtien affichait six médailles, cinq de bronze gagnées par Joël Brutus (+100kg), Variotho Tibert (81kg), Raymond Daguilh 60kg, Edeline Bien-Aimé (63kg), Nadjeda Gena (70kg) et une médaille d'argent par Ange Mercie Jean-Baptiste (57kg).
Finalement après ce dernier tournoi qualificatif, deux athlètes ont trouvé leur billet pour représenter le judo haïtien aux prochains Jeux Olympiques de Beijing en août 2008 : Joël Brutus (en +100kg), et Ange Mercie Jean-Baptiste en 57kg.
Une fois de plus le judo haïtien sera présent aux Jeux Olympiques comme il l'a toujours été depuis l'instauration des qualifications après les Jeux de Barcelone en 1992.
Joël Brutus et Ange Mercie Jean- Baptiste retrouvent Azea Gustamar qui représentera Haïti en boxe au Jeux Olympiques de Beijing. En Athlétisme Haïti sera représentée par Dudley Dorival, Nadine Faustin, Moïse Joseph, Dayana Octavien, Frantz Valbona, Steve Délice et Ginou Etienne.Soit un total de dix athlètes.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=57611

Franck Etienne préoccupé par la corruption endémique

L’écrivain Franck Etienne est préoccupé par les révélations de l’ex- premier ministre désigné, Ericq Pierre sur la corruption dans le secteur politique. " J’ai connu Ericq Pierre lorsque j’avais 28 ans c’était un bonhomme sérieux, aujourd’hui je ne prends pas ses déclarations á la légère", déclare l’écrivain qui invite á la réflexion sur l’ensemble des problèmes du pays." Il faut sortir le pays du marasme pour se lancer dans l’espace de développement ", dit-il précisant que la peur immobilise ceux qui sont animés de bonne volonté.
Intervenant á la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole, Franck Etienne a qualifié la situation actuelle de dramatique. " Nous sommes corrompus á la dérive parce que nous sommes emprisonnés dans un magma puant et répugnant", lance t-il.
Tout en se défendant d’être pessimiste le célèbre écrivain haïtien soutient que la pourriture a atteint toutes les couches sociales.
Il critique les décideurs politiques qui manquent d’imagination pour sortir le pays du marasme. " Nous n’avons jamais été aussi bas", argue M. Etienne qui continue à enseigner, écrire et peindre.
Franck Etienne, peintre, soutient que 20 ans après son style s’est perfectionné et il a changé de medium.
Ancien ministre de la culture, Franck Etienne avoue que les 4 mois passé au gouvernement de Lesly Manigat constituent un accident dans sa carrière. " L’expérience a été enrichissante parce qu’il m’a permis de comprendre qu’il y a incompatibilité entre un artiste et un responsable de poste politique", ajoute t-il.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13758

Les députés de la CPP rejettent les accusations de corruption

Les députés du Bloc Concertation des Parlementaires Progressistes (CPP) sont en colère en raison des accusations de corruption lancées par Ericq Pierre. La presse a pu obtenir vendredi des copies des chèques octroyés á plusieurs organisations ou des Casecs par le premier ministre démissionnaire Jacques Edouard Alexis.
Pendant ce temps, des députés sont montés au créneau pour dénoncer un complot arguant que l’opération est normale et régulière. Le député de Port-Salut, Joseph Nelson Pierre Louis, rejette toute connotation politique de l’appui de la primature. Il avoue avoir reçu un chèque de 400 000 gourdes dans le cadre d’un appui à la construction d’une école tout en faisant remarquer qu’il ne s’agit pas d’un " deal" politique.
Elu sous la bannière de L’Alliance, Nelson Pierre Louis soutient que d’autres élus dénoncent l’appui parce qu’ils ne font pas partie des bénéficiaires. Un autre membre du bloc CPP, Joseph Joël Louis, fait remarquer qu’il n’a pas reçu de chèque en son nom puisqu’il avait œuvré en tant que facilitateur dans la présentation d’un projet de sa circonscription. " Le projet permettra d’améliorer 5 Kilomètres de route ", dit-il tout en admettant que les chèques ont été remis avant la séance de ratification du choix d’Ericq Pierre.
Le député Gasner Douze explique que le programme de subvention ne date pas d’aujourd’hui et s’inscrit dans le cadre d’un appui aux collectivités. " Il s’agit d’un mensonge, les députés ont accompagné les Casecs dans la présentation de projets á la primature", ajoute t-il. Par ailleurs, les députés dénonciateurs estiment qu’une soixantaine de députés et sénateurs auraient reçus ces chèques datant du 26 avril 2008.
En réaction, le juriste Osner Fevry, critique l’indécence et l’attitude éhontée de ces parlementaires corrompus. " Un député doit légifèrer et n’a rien a voir avec des chèques", lance t-il faisant remarquer que le premier ministre démissionnaire n’est pas habilité á signer des chèques de cette nature. Maître Fevry réclame une enquête de l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) en vue de condamner les élus corrompus.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13759
Commentaires :
Le fait que les députés récusent les accusations n’a pas la capacité de surprendre personne. On ne s’y attendait pas à mieux. Peu importe les arguments escrimés par nos chers parlementaires, les haïtiens toutes tendances confondues, restent convaincus que les cas de corruption sont légions et rien ne se fera pour essayer de freiner ce fléau.
Maintenant l’attention doit être portée vers les collectivités qui ont été bénéficiées par la bonté de leurs députés. Là ou il y a gros sous, poussent aussi les cris des mécontents qui seront automatiquement écartés des listes de partage.
Il faudra voir sur le terrain le développement des projets dans la phase d’exécution.
Ce sont là des éléments qui permettront de dévoiler la face de cette choses hideuse qui persiste trop longtemps comme ce masque au rictus mortuaire que nous ne voulons pas regarder de peur que l’image ne nous prive à jamais de notre sommeil.
Les autorités compétentes ont de quoi s’occuper, s’ils arrivent avant toute chose de démontrer pattes blanches et aussi comme on dit chez nous « yo pa gen grenn zanno kay ofèv »
Hélas dans un système ou la corruption s’est érigée en loi c’est comme les animaux malades de la peste.

René Préval tourne officiellement la page « Ericq Pierre » en remerciant publiquement ce denier pour la disponibilité dont il a fait montre

Formation d’un gouvernement d’union : "Unité pour la production nationale, contre la famine et la hausse des prix" Dimanche 18 mai 2008.
Radio Kiskeya
Le chef de l’Etat, René Préval, a mis un terme dimanche aux rumeurs intenses qui circulaient sur son éventuelle intention de soumettre à nouveau au Parlement le nom de l’agronome Ericq Pierre comme premier ministre.
Intervenant sur l’esplanade du Palais national (siège de la présidence) à l’occasion du 205ème anniversaire du bicolore national et de la fête de l’Université, M. Préval a remercié l’agronome Pierre pour l’entière disponibilité au service du pays dont il a fait montre, en acceptant d’abandonner ses activités et d’être nommé au poste de premier ministre.
Le chef de l’Etat en a profité pour annoncer sa volonté de former un gouvernement d’union, avec la collaboration des partis politiques, du Parlement et des autres secteurs de la vie nationale. Faisant référence au slogan « L’union fait la force » ayant présidé à la création du drapeau en 1803, M. Préval a convié les haïtiens à la lutte, dans l’unité, en faveur de la production nationale, contre la famine et le phénomène de la vie chère. Il a en ce sens mis l’accent sur le fait que les émeutes de la faim d’avril dernier se sont inscrites dans le cadre d’un phénomène global, affectant Haïti ainsi que d’autres pays.
A propos de la stabilité politique qu’il présente comme un objectif essentiel au succès de la lutte contre la misère, René Préval a félicité le premier ministre démissionnaire, Jacques Edouard Alexis, et les membres de son gouvernement, pour les efforts qu’ils ont déployés pour garantir la stabilité, jusqu’aux événements d’avril et à la crise politique qui s’en est suivie. Il a relevé le contraste entre l’euphorie de l’année dernière lors de la commémoration du bicolore nationale et la tristesse de cette année, en la même occasion. Il a en ce sens mis l’accent sur les difficultés du moment, notamment les problèmes économiques et la crise politique.
La cérémonie de commémoration du 205ème anniversaire du bicolore national a été plus que sobre. Outre le chef de l’Etat, seul le recteur de l’Université d’Etat, l’agronome Jean Vernet Henry, a eu à prononcer un message de circonstance. Différentes unités de la Police Nationale d’Haïti ont réalisé une brève parade, au rythme de la fanfare du Palais National. C’était ensuite autour des élèves de différents établissements scolaires de la capitale d’effectuer eux aussi une parade et des exhibitions sur la pelouse du Palais National. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5036
Commentaires:
Rien de nouveau dans le discours du Président Preval. Des paroles de circonstances, des paroles vides de sens. Duvalier les a répétés ; Aristide aussi, les militaires putchistes. Les résultats sont les mêmes.
En ce qui concerne le cas de Monsieur Pierre Ericq Pierre qui vient de balancer un coup de pied dans la fourmilière de la corruption, on aurait aimé qu’il ne disparaisse point du panorama politique haïtien.
Ses idées, sa vision, ses compétences devraient être utilisées pour le bien du pays. On ne saurait déplorer un succès éventuel de sa gestion mais nous sommes persuadés qu’aujourd’hui on gardera le doute de ne lui avoir pas donné sa chance, une chance de servir le pays.
Nous aimerions le voir porter le flambeau de ce rassemblement pour la rupture permettant aux haïtiens de penser autrement pour agir autrement.

Crise alimentaire : don de 7.000 tonnes de nourriture et de 20 millions de dollars d’aide alimentaire d’urgence de l’USAID à Haïti

Bénéficiaires visés : populations les plus vulnérables des zones urbaines et rurales
Dimanche 18 mai 2008.
Radio Kiskeya
L’Ambassade des Etats-Unis en Haïti a annoncé vendredi dans un communiqué l’arrivée prochaine au pays de trois bateaux transportant environ 7.000 tonnes de nourriture en provenance des Etats-Unis, « dans le cadre du plus grand programme d’aide alimentaire au développement de l’Agence Américaine pour le Développement International (USAID) à travers le monde ».
En plus de ces 7.000 tonnes de nourriture, l’USAID fournira un montant initial de US$20 millions d’aide alimentaire d’urgence à Haïti.
Cette assistance sera programmée par le biais du Programme Alimentaire Mondial (PAM) et des Organismes Volontaires Privés des États-Unis. Cette aide sera estimée à approximativement 30.000 tonnes de produits de base, comme le blé, le riz, les haricots et de l’huile végétale.
Afin d’effectuer les premières expéditions au plus vite, l’USAID utilisera des stocks de nourriture déjà entreposés au Texas, précise le communiqué de l’ambassade américaine.
Cette nourriture sera utilisée pour l’alimentation d’urgence à travers un système de sécurité défini en faveur des populations les plus vulnérables dans les zones urbaines et rurales ciblées. Elle devra aussi servir à nourrir des écoliers dans les centres scolaires avec des rations à emporter dans les familles pauvres.
L’aide viendra par ailleurs en support au programme dit de « travail contre nourriture » (Food for work) dans les systèmes d’irrigation, les infrastructures routières et la réhabilitation des terres arables érodées, en vue de renforcer la production agricole et de créer des emplois.
L’annonce de cet important don de l’USAID à Haïti survient au lendemain de la participation, le 7 mai à Managua (Nicaragua), du président haïtien, René Préval, à un sommet de chefs d’Etat et de gouvernement de l’Amérique Latine et de la Caraïbe sur la sécurité alimentaire dans la région.
Le sommet avait réuni également des chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres de l’Alternative bolivarienne pour les Amériques (ALBA : Venezuela, Nicaragua, Cuba). Le président du Venezuela, Hugo Chavez, qui y avait pris part, avait annoncé le déblocage de 100 millions de dollars pour le plan régional de production alimentaire. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5035
Commentaires:
Aujourd’hui le problème ce n’est plus la quantité de don disponible. Don en nature ou don en espèces. Le problème c’est la gestion propre de ces biens. Haïti est synonyme de corruption. L’ancien premier ministre désigné a eu le cran de le dire. Personne ne peut oser nier cette réalité. Elle explique aussi pourquoi Haïti fait encore partie des nations les plus pauvres malgré l’attention le support de la communauté internationale.
Au nom de quoi cette Communauté continue sans se poser les bonnes questions, sans tenir compte de cette réalité, a renflouer les caisses de l’administration publique avec des prêts ou des dons, ces caisses qui se comportent comme de vrais tonneaux de Danaïde ? Au nom de quel principe ? La non-ingérence dans les affaires de l’Etat ? Pourtant il existe une force de l’ONU qui accompagne Haïti sur le chemin de la démocratie… La croisade anti-corruption doit être l’affaire de tous y compris de nos amis qui nous viennent en aide.

dimanche 18 mai 2008

L’Espagne, siège en juillet prochain d’une conférence sur Haïti

Au menu, la sécurité alimentaire et le développement rural Samedi 17 mai 2008,
Radio Kiskeya

A l’initiative du Président brésilien, Luiz Inàcio Lula da Silva et du Premier ministre espagnol, José Luiz Rodrìguez Zapatero, les dirigeants des 60 pays ayant participé au Ve sommet eurolatinoaméricain (ALC-UE) ont approuvé samedi à Lima l’idée de la tenue en juillet prochain en Espagne d’une nouvelle conférence économique sur Haïti.
Selon la Déclaration de Lima, cette conférence vise à élaborer un "programme de sécurité alimentaire et de développement rural en faveur d’Haïti". Elle sera coprésidée par la France et l’Argentine qui seront au cours de l’été respectivement à la tête de l’Union européenne et du groupe Amérique latine/Caraïbes.
Lors de leur rencontre jeudi à Brasilia, Lula et Zapatero avaient annoncé la mise en place d’un plan de solidarité destiné à aider Haïti à affronter la grave crise alimentaire qui l’affecte depuis un certain temps.
Par ailleurs, les chefs d’Etat et de gouvernement ayant fait le déplacement à Lima ont adopté un agenda commun dans le cadre de la lutte contre la pauvreté et les changements climatiques, les deux thèmes centraux du sommet. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5032

La réélection de Leonel Fernàndez confirmée

Le Président dominicain invite ses compatriotes à se remettre immédiatement au travail
samedi 17 mai 2008,
Radio Kiskeya
Le Président sortant dominicain, Leonel Fernàndez Reyna, a été réélu avec 53,83% des suffrages exprimés pour un troisième mandat de quatre ans, selon les résultats définitifs de la présidentielle de vendredi rendus publics samedi par la Junte centrale électorale (JCE) et relayés dans la presse locale.
Obtenant plus de 2 millions de voix, le candidat du Parti de la libération dominicaine (PLD, centre) a largement devancé son principal rival, Miguel Vargas Maldonado du Parti révolutionnaire dominicain (PRD, social-démocrate), qui recueille 40,48% des voix.
Le dernier bulletin de la Junte centrale électorale indique qu’avec seulement 4,59 des suffrages arrive en troisième position Amable Aristy Castro, le candidat du Parti réformiste social-chrétien (PRSC, droite) de feu Joaquìn Balaguer, auteur de plus de 20 ans de pouvoir marqués par le sang, mais aussi la modernisation de la république voisine.
Des 5,7 millions de dominicains qui étaient appelés aux urnes, plus de 4 millions se sont exprimés, ce qui témoigne d’un bon niveau de participation de l’électorat. Les citoyens expatriés ont pu exercer normalement leur droit de vote principalement en Amérique du Nord et en Europe.
Dans son premier discours après sa victoire, loin de se montrer triomphaliste, le chef de l’Etat a lancé un "appel à l’unité nationale" en vue de permettre à la République Dominicaine de faire face aux grands défis économiques et sociaux.
Déjà à la tête du pays de 1996 à 2000, puis de 2004 à 2008, Leonel Fernàndez, disciple de feu le Président Juan Bosch, a pu surmonter les graves accusations de corruption pesant sur son administration grâce à des réalisations importantes telles la construction du métro de Santo Domingo. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5034
Aujourd’hui en Haïti on célèbre la fête du drapeau et de l’université. La création du drapeau préfigure le symbolisme pur de la volonté identitaire qui présageait toute la détermination de créer un état basé sur l’abolition de l’esclavage et le rétablissement de l’égalité entre tous les hommes.
Quand j’étais jeune, la fête du drapeau se célébrait en grandes pompes. Des délégations d’écoliers et de lycéens défilaient devant les tribunes et le palais national. On entonnait l’hymne jeune et patriotique:



1.Nous te voulons chère patrie,
Puissante et forte, à tous les yeux,
Nous te voulons terre bénie,
Digne à jamais de nos aïeux
Libre et prospère ils t'ont léguée
A leurs enfants, nous qui t'aimons
Avec ardeur dans la mêlée,
Pour ton salut nous lutterons

Refrain (Chorus)
C'est nous jeunesse étudiante,
C'est nous les grands, nous les petits,
Demain la gloire d'Haïti
les coeurs joyeux, l'âme fervente,
Toujours en avant nous irons,
La tête altière et haut les fronts.


Le drapeau a suivi le parcours tumultueux de notre histoire, enveloppé par le flux des intérêts personnels. Comme Haïti le drapeau fait de la résistance. Avili, non respecté, non honoré il reste le premier symbole fort de notre haïtiannité. Ce point d’attache avec ce pays qui devra renaître lui aussi de ces cendres. Des haïtiens passeront d’autres resteront à jamais sur la liste de ceux qui ont marqué le monde et Haïti sera toujours Haïti.
Nous avons trouvé sur le net des lignes retraçant l’histoire de notre drapeau. Nous nous permettons de le retranscrire tout en invitant nos lecteurs à visiter le site Haïti Culture sur http://www.haiticulture.ch

Historique
Le drapeau d'Haïti est rouge et bleu organisé en deux bandes horizontales. Créé en 1803, il a été adopté dès 1820 et officialisé en 1843.
Il avait été remplacé par un drapeau rouge et noir sous la dictature des Duvalier de 1964 à 1986. Dix jour après le renversement de Jean-Claude Duvalier (février 1986), il a été réhabilité officiellement et confirmé par la constitution de 1987.
Les armoiries de la République sont : Le palmiste surmonté du bonnet de la liberté et, ombrageant de ses palmes, un trophée d'armes avec comme légende: « L'Union fait la Force ».
Au cours d'un combat qui eut lieu en Plaine du Cul-de-Sac, entre une troupe française et la treizième demi-brigade coloniale, celle-ci perdit son drapeau qui était le tricolore bleu, blanc et rouge de la France. Les Français après s'en être emparés firent ressortir dans un texte imprimé qu'il n'était pas vrai que les indigènes eussent l'idée de l'indépendance puisqu'ils avaient conservé l'emblème de la nation française.
Alexandre Pétion qui commandait cette troisième brigade fit aussitôt, de son côté, rapport de cette interprétation à son chef, le général Dessalines, et celui-ci saisit cette occasion pour donner à ses troupes un nouveau signe de ralliement.
On était en février 1803 et le général en chef des indigènes tenait son Quartier général à la Petite-Rivière-de-l'Artibonite. Le geste suivant promptement l'idée, il arrachait du tricolore français la couleur blanche et rapprocha le rouge du bleu: le bicolore (bleu et rouge) qui serait désormais le Drapeau des Indépendantistes était créé.(...) il réunit les principaux chefs des corps d'armée en un congrès qui eut lieu au Bourg de l'Arcahaie le 18 mai 1803. Tous les généraux ayant approuvé la décision du Général en Chef, ce dernier se rendit sur la Place d'Armes du bourg et présenta solennellement aux régiments formés en carré le nouvel emblème.
Le haut commandement français n'apprit cet événement que par l'Amiral Latouche Tréville qui, naviguant entre Port-au-Prince et l'Arcahaie, avait capturé, le lendemain 19 mai, une barge indigène portant un drapeau bleu et rouge. L'amiral français en fit immédiatement rapport en faisant remarquer qu sur le drapeau indigène étaient écrits les mots: «Liberté ou la Mort».
Après la mort de Dessalines, le 17 octobre 1806, le général Pétion, chef de l'Ouest et du Sud du Pays, modifia le drapeau en plaçant horizontalement le bleu et le rouge. Dans le même temps, le général Henry Christophe (1811-1820) qui gouvernait le Nord, le Nord-Ouest (en partie) et l'Artibonite adoptait le drapeau noir et rouge.
À la mort de Christophe, le général Jean-Pierre Boyer qui avait succédé en 1818 à Alexandre Pétion réunit, sous le signe du drapeau bleu et rouge, le Nord au reste du Pays. Quand aux armes de la République, bien qu'adoptées par le Président Pétion, elles ne commencèrent à figurer sur le drapeau haïtien qu'après le vote de la Constitution de 1843 qui prescrivit en son article 192: " Les couleurs nationales sont le bleu et le rouge placés horizontalement. Les armes de la République sont le palmiste surmonté du bonnet de la liberté et orné d'un trophée d'armes avec la légende «L'Union Fait la Force » ".
Constitutionnalité
Les couleurs nationales sont: le bleu et le rouge. Constitutions 1987;Titre I, Chapitre 1
L'emblème de la Nation haïtienne est le Drapeau qui répond à la description suivante:
a) Deux (2) bandes d'étoffe d'égales dimensions: l'une bleue en haut, l'autre rouge en bas, placées horizontalement; b) Au centre, sur un carré d'étoffe blanche, sont disposées les Armes de la République;
c) Les Armes de la République sont: Le Palmier surmonté du Bonnet de la Liberté et, ombrageant des ses Palmes, un Trophée d'Armes avec la légende: L'Union fait la Force.
La devise nationale est: Liberté - Égalité - Fraternité.

Chronologie
Le drapeau français flotta sur la colonie française de Saint-Domingue durant plus d'un siècle jusqu'en février 1803. Le leader Noir, précurseur de l'indépendance, Toussaint Louverture, adopta en 1798 le tricolore français. En janvier 1801 il sera nommé gouverneur et dirigera l'île toute entière, puis par la constitution du 8 juillet 1801, devint Gouverneur à vie. En juin 1802, Toussaint Louverture fut fait prisonnier par Napoléon Bonaparte et déporté en France où il mourut.
En février 1803, à la Petite Rivière de l'Artibonite, Jean-Jacques Dessalines, le chef des insurgés Noirs et Alexandre Pétion, le leader des Mulâtres, décidèrent de ne plus combattre aux côtés des Français. Lors du Congrès de l'Arcahaie, le 18 mai 1803, Dessalines ôta la bande blanche de l'emblème colonial pour donner naissance au premier étendard haïtien symbolisant l'union des Mulâtres et des Noirs dans la lutte pour leur liberté. Il y fit inscrire la devise « Liberté ou la Mort ». Dessalines fut alors nommé Général en chef de l'armée de l'insurrection. Catherine Flon, belle-fille de l'épouse de Dessalines, fut chargée de recoudre les deux bandes, bleu et rouge.
Le 18 novembre 1803, la capitulation des troupes françaises à Vertières scella l'indépendance d'Haïti. Le 1er janvier 1804, les chefs de la Révolution décidèrent de changer le drapeau en disposant horizontalement les couleurs. Ce fut le premier drapeau officiel de la République libre et indépendante. La Constitution de 1843 confirmera ce drapeau bicolore horizontal (article 192).
Le 8 octobre 1804, Dessalines se proclama empereur sous le nom de Jacques 1er. Il adopta alors, le 20 mai 1805, un nouveau drapeau noir et rouge vertical. Ces couleurs symbolisèrent les mots: la "Liberté" (rouge) ou la "Mort" (noir).
Après les événements du 17 octobre 1806 au Pont Rouge, où fut assassiné Jean-Jacques Dessalines, le pays, durant 14 ans, se divisa en deux parties, d'une part le Nord et d'autre part, le Sud et l'Ouest, gouvernées respectivement par Alexandre Pétion et Henri Christophe. Alexandre Pétion redessina le drapeau en cette même année, reprenant le bleu et le rouge de 1804 en y ajoutant « L'Union fait la force » et un carré d'étoffe blanche au milieu duquel furent placées les armes de la République ornées du bonnet de la liberté (bonnet phrygien).
Ce drapeau flotta au dessus du Palais National durant 158 années jusqu'en 1964.

Le 27 décembre 1806, le Général Henri Christophe, fut nommé président et fut reconnu par le Nord, le Nord-Ouest et plus tard, en 1807, par l'Arbonite. Le 28 mars 1811, il s'est proclamé roi sous le nom de Henri Ier (1811-1820). L'Empereur conserva les couleurs de l'étendard impérial du Royaume du Nord (1805) mais en glissant la bande rouge du côté du mât avec au milieu, un écusson muni d'un phénix surmonté de cinq étoiles d'or sur fond bleu. Une couronne est disposée au dessus du phénix et dans le cercle, une inscription latine 'ex cinerebus nascitur' "des cendres, je renaîtrai". Le royaume de Henri Ier fut supprimé en 1818 suite à la conquête du Nord par Alexandre Pétion, proclamé président le 19 mars 1807, et qui imposa le drapeau bleu, rouge, horizontal. Jean-Pierre Boyer lui succéda le 8 octobre 1820 mais conserva le même drapeau.
Le 9 février 1822, Jean-Pierre Boyer annexa la partie espagnole de l'île (à présent République Dominicaine) laquelle, quelques mois auparavant, le 30 novembre 1821, proclama son indépendance de l'Espagne sous le nom de "Republica del Haiti espanol""République de Haïti Espagnol" et parallèlement, son union avec la Grande Colombie. Le drapeau de le République de Haiti Espagnol fut hissé dès les premières semaines de 1822 mais ce fut le drapeau de la Grande Colombie de l'époque. Une République que Boyer ne tarda pas à dissoudre.
Une tentative de réhabilitation du drapeau noir et rouge, entreprise en 1844, fut un échec. En 1847, Faustin Soulouque fut élu président et en 1849, se proclama empereur sous le nom de Faustin Ier (1849-1859). Dans sa Constitution de 1849, il adopta le drapeau bleu et rouge mais remplaça les armoiries par un écusson. L'Empire de Faustin 1er se termina le 15 Janvier 1859 et les armes de la République retrouvèrent leur place initiale, au centre du drapeau.

François Duvalier, Papa Doc, fut élu président en 1957 et en 1960, s'empara de tous les pouvoirs. En 1963 il créa le parti unique. Un nouvelle Constitution fut adoptée le 25 mai 1964, laquelle adopta le drapeau noir et rouge. Ce dernier fut officiellement confirmé le 21 juin 1964. Cependant, les armoiries de la République furent conservées. Duvalier mourut le 21 avril 1971 et fut remplacé par son fils, Jean Claude, proclamé président à vie. A la suite d'une révolte populaire, Jean Claude quitta le pouvoir en février 1986.
Le 17 février 1986, 10 jours après le départ de Jean-Claude Duvalier, la nation réadopta le bleu et rouge qui fut ratifié un an plus tard, le 29 Mars 1987, lors du plébiscite sur la Constitution de 1987.
Source :
http://www.haiticulture.ch/Drapeau_national.html

samedi 17 mai 2008

La Déclaration de Lima appelle à une action internationale urgente en faveur d’Haïti

vendredi 16 mai 2008
Lima, 16 mai 08 [AlterPresse] --- La Déclaration de Lima, approuvée ce 16 mai par les dirigeants des 60 pays qui participent au Ve sommet de l’Union Européenne, l’Amérique Latine et la Caraïbe, appelle à une réaction rapide de la communauté internationale pour aider Haïti à faire face à la hausse des prix des aliments de base.
La Déclaration, dont un brouillon a été remis à AlterPresse peu avant la clôture du sommet, réclame une action continue, urgente et effective de la communauté internationale en vue de favoriser la réhabilitation et le développement d’Haïti.
Le document salue les efforts du gouvernement et du peuple haïtiens pour revitaliser les institutions de l’Etat, combattre la pauvreté, l’iniquité et l’injustice sociale.
Les dirigeants des deux régions réaffirment leur support a Haïti dans ses efforts pour faire face aux besoins urgents et a long terme en matière de sécurité alimentaire.
Dans ce sens, la Déclaration accueille favorablement l’idée de realiser une conférence en Espagne en juillet prochain sur la question de la sécurité alimentaire en Haïti. Cette conférence sera organisée par la France et l’Argentine en tant que co-présidentes du forum Europe-Amérique Latine et Caraïbe.
Un programme de sécurité alimentaire et de développement rural basé sur un plan a établir par Haiti, devra sortir de la conférence de juillet prochain en Espagne.
Cette initiative a été proposée par le Brésil et l’Espagne.
La Déclaration de Lima apporte également son appui à la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haiti (MINUSTAH). [gp apr 16/05/08 17:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article7263

Elections dominicaines : La frontière avec Haïti fermée jusqu’à samedi

Les activités entre les deux pays reprendront après le retrait des troupes supplétives déployées dans la zone frontalière ; la victoire promise au Président Leonel Fernàndez
vendredi 16 mai 2008,
Radio Kiskeya

Les autorités dominicaines ont procédé vendredi à la fermeture de la frontière avec Haïti à l’occasion des présidentielles qui devraient permettre la réélection en république voisine du chef de l’Etat sortant, Leonel Fernàndez.
Selon une dépêche de l’agence espagnole EFE, la suspension pendant 24 heures des activités entre les deux pays a permis le renforcement de la sécurité et le déroulement dans le calme des opérations de vote notamment dans la province frontalière de Dajabòn (nord-est de la République Dominicaine) où des incidents sont fréquemment enregistrés.
Des dizaines d’haïtiens s’étaient rassemblés tôt dans la matinée près de la rivière Massacre (qui sépare Ouanaminthe et Dajabòn) afin de pouvoir se rendre en territoire voisin où ils devaient s’acheter des aliments. Cependant, ils en ont été empêchés par les militaires dominicains qui ont affirmé qu’à cause des élections le marché binational de Dajabòn avait été autorisé à fonctionner exceptionnellement lundi et vendredi.
Certains compatriotes étaient totalement désappointés en constatant l’entrée en vigueur de ces mesures, n’étant pas au courant de la tenue des élections dominicaines qui devraient consacrer la victoire de l’actuel Président Leonel Fernàndez du Parti de la libération dominicaine (PLD). Le chef de l’Etat était, en effet, crédité de 56% des voix contre 39% à son rival du Parti révolutionnaire dominicain (PRD), Miguel Vargas Maldonado, selon des sondages de sortie des urnes contestés vendredi soir par l’opposition.
Le scrutin s’est déroulé sans incidents majeurs et avec un bon niveau de participation de l’électorat
Des membres de l’Armée Nationale dominicaine ont expliqué que le renforcement du contrôle à la frontière visait également à empêcher l’entrée d’illégaux haïtiens qui, avec l’aide de passeurs dominicains, auraient pu profiter de la journée électorale pour s’introduire en République Dominicaine.
Différents offices d’Etat comme la douane et la direction de la migration sont restés fermés. Ils ne devaient reprendre leurs activités qu’à la réouverture de la frontière samedi matin.
Haïti et la République Dominicaine ont environ 400 kilomètres de frontière commune. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5030

Des dirigeants politiques solidaires d’Haïti au Sommet de Lima

La déclaration finale souligne la gravité de la situation en Haïti, un pays qui sera parmi les principaux bénéficiaires d’un Fonds d’1 milliard de dollars dont Hugo Chàvez proposera la création samedi .
vendredi 16 mai 2008,
Radio Kiskeya

La déclaration finale du Ve sommet de l’Amérique latine, de la Caraïbe et de l’Union européenne (ALC-UE), dont la version officielle a été communiquée vendredi, a mis en relief la volonté des différents Etats d’apporter en priorité une aide à Haïti alors que Hugo Chàvez a identifié le pays parmi les principaux bénificiaires d’un nouveau Fonds de solidarité sur le point d’être créé face à l’explosion de la crise alimentaire.
A l’initiative notamment du Brésil, de l’Espagne et du Chili, nombre des dirigeants des 60 pays représentés à Lima se sont engagés à travailler conjointement afin de participer à une certaine amélioration de la situation particulière que vit Haïti, rapporte une dépêche d’EFE.
Pour sa part, le Président vénézuélien, impliqué dans polémiques avec la Colombie et la chancelière allemande Angela Merkel avant la tenue de cette conférence intercontinentale, a annoncé qu’il proposera samedi la création d’un Fonds de 1,095 milliard de dollars en faveur des pays pauvres dont le principal, Haïti. "Ce fonds permettra de produire et de distribuer surtout des aliments et des médicaments spécialement dans des pays comme Haïti qui sont confrontés actuellement à une crise alimentaire terrible", a déclaré Hugo Chàvez avant son départ de Caracas. Il a affirmé être prêt à verser immédiatement un tiers du montant prévu et les autres pays d’Europe, d’Amérique latine et des Caraïbes pourraient apporter le reste.
Le nouveau chef de file de l’anti-impérialisme en Amérique latine a également annoncé sur le ton de la provocation qu’il entend "proposer à l’Europe riche, de manière sérieuse et avec une preuve d’humanité, d’annuler sans condition la dette des pays latinoaméricains et caribéens qu’elle détient".
Le Président brésilien, Luiz Inàcio Lula da Silva et le chef du gouvernement espagnol, José Luiz rodrìguez Zapatero devaient faire à leur tour des déclarations sur Haïti d’ici la fin du sommet ALC-UE dominé par des intérêts économqiues transatlantiques et les bouleversements climatiques.
Aucune information n’a été communiquée à Port-au-Prince sur la présence à Lima de représentants d’Haïti, l’un des pays les plus touchés par la crise alimerntaire mondiale. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5031

vendredi 16 mai 2008

DECLARATION DE MONSIEUR PIERRE ERICQ PIERRE, EX- PREMIER MINISTRE DÉSIGNÉ

Je voudrais remercier le Président René Préval qui, en deux occasions, m’a proposé pour occuper la fonction de Premier Ministre de mon pays. Je remercie aussi les Sénateurs, les Députés, les partis politiques et les organisations de la société civile qui m’ont publiquement honoré de leur confiance. J’étends ces remerciements aux journalistes de la presse parlée, écrite et télévisée qui m’ont accompagné pendant tout le processus et qui ont fait preuve à mon endroit d’une objectivité qui les honore. Je remercie de façon spéciale mes collaborateurs qui ont bénévolement accepté de m’accompagner et de suivre à la lettre mes consignes. Je félicite les membres de la Concertation des Parlementaires Progressistes (CPP) pour leur victoire. Je leur souhaite aussi bonne chance.

Mon nom complet est Pierre Ericq Pierre. C’est ce nom qui figure dans mon acte de naissance, sur mes passeports et dans mes documents officiels. Je suis Haïtien et je n’ai jamais renoncé à ma nationalité. Tout comme je n’ai jamais obtenu ni sollicité la résidence en pays étranger. Si certains Parlementaires estiment que je ne suis pas un Haïtien d’origine, ils se réfèrent sans doute à des critères qu’ils sont les seuls à pouvoir définir.
J’avais accepté d’être désigné au poste de Premier Ministre et de mettre mes plus de 40 années d’intégrité au service de mon pays, parce que je m’étais persuadé que, en plus de l’expérience et de la compétence, notre pays a un urgent besoin de placer au timon des affaires, des hommes et des femmes intègres, étrangers aux combines et capables de prendre de la hauteur pour travailler avec succès à l’amélioration des conditions d’existence du peuple haïtien. Je m’étais dit que, pour affronter les multiples défis qui nous interpellent, il faudrait abandonner la politique politicienne, avoir foi dans la capacité de nos compatriotes, ceux de l’intérieur comme ceux de la diaspora. Du point de vue de la gouvernance générale, je m’étais dit que la priorité absolue de mon gouvernement serait de restaurer la confiance, d’aider mes compatriotes à regagner confiance en eux-mêmes et dans la patrie commune.
Mais, dès le début du processus, je me suis heurté aux forces de la corruption. Mon refus de pactiser avec elles me vaut aujourd’hui d’être écarté par la Chambre des Députés. Les mots « patrie » ou « intérêt du pays » n’ont jamais été présents dans les messages des émissaires qui me pressuraient pour négocier en faveur de leurs protégés des postes de Ministres, des enveloppes d’argent ou des projets pouvant faciliter leur réélection. J’ai toujours professé que je n’accepterais pas d’être Premier Ministre à n’importe quel prix. Et je ne pouvais pas non plus prendre des engagements qui hypothèqueraient les ressources du Trésor Public avant même d’entrer à la Primature. J’ai aussi voulu jouer cartes sur table, refusant d’entrer dans le jeu de ceux-là qui pensent pouvoir se cacher indéfiniment derrière un masque anti-néolibéral.
Je ne vis pas la décision de la Chambre des Députés comme un drame personnel. Après ma rencontre avec les membres de la Concertation des Parlementaires Progressistes (CPP) qui avaient accepté de me rencontrer, sur demande du Premier Ministre Jacques Edouard Alexis qui lui-même avait acquiescé à une requête du Président de la République, j’étais convaincu que le CPP n’allait pas m’appuyer. A moins que le Président de la République ou le Premier Ministre Jacques Edouard Alexis arrivent à persuader les membres de la Plateforme LESPWA qui ont rejoint le CPP de m’accorder leur vote. Ceci n’a pas eu lieu et je ne veux pas spéculer sur ce qui s’est passé.

L’une des raisons qui m’ont aussi porté à accepter la désignation, c’est parce que j’ai vécu très douloureusement les événements du début d’avril : les manifestations contre la cherté de la vie, la violence, le pillage et l’absence des pouvoirs publics. J’ai eu l’impression d’assister à une répétition pour une pièce de théâtre tragique. La politique n’a pas besoin d’être un jeu de massacres. Je m’étais dit qu’il fallait éviter à tout prix ce genre de situation et qu’il fallait faire mentir ceux-là, Haïtiens et étrangers qui professent que rien de bien, rien de grand et rien de beau ne peut sortir d’Haïti. Moi, par contre, je persiste à dire à qui veut m’entendre dans la communauté internationale que les problèmes de mon pays sont grands certes, mais que le peuple haïtien est plus grand que ses problèmes.
Comme Chef de gouvernement, j’allais m’imposer des impératifs de clarté, de simplicité ainsi que de rigueur. Je me préparais à faire vite et bien des choses concrètes. De mon point de vue, la politique de tout gouvernement doit être facile à comprendre : par les parlementaires qui doivent l’approuver et se l’approprier, par les ministres qui doivent l’appliquer, par le secteur privé qui doit être un partenaire privilégié, par les associations socioprofessionnelles, les organisations populaires, les syndicats, les ouvriers, les étudiants, les paysans et par le grand public qui doit bénéficier de ses retombées.
Je m’étais préparé à expliquer, encore expliquer, toujours expliquer. Une exigence de vérité allait présider à la politique de communication de mon gouvernement. Cette exigence se serait traduite par la transparence de son agenda. Les programmes d’actions seraient connus de tout le monde. Et les calendriers de mise en œuvre auraient été publiés de même que les rapports détaillés du budget de la République. En cas de dérapage du calendrier, l’opinion publique aurait été informée des causes de ce dérapage. En plus des média traditionnels, les nouvelles technologies de l’information et de la communication seraient mises à profit pour rendre ces informations disponibles rapidement. Le gouvernement ferait ainsi régulièrement le bilan de son action et publierait ouvertement ce bilan, en reconnaissant les lenteurs et les erreurs éventuelles.
La moralisation de la vie publique aurait été renforcée. La Loi sur le patrimoine qui permet la vérification de la transparence du patrimoine des élus, des hauts fonctionnaires, des membres du gouvernement, de leur entourage immédiat et des Parlementaires aurait été appliquée dans son intégralité .De même, les abus liés aux chantages politiques, à l’usage des pots-de-vin, aux passe-droits, aux trafics d’influence et au harcèlement sexuel auraient été réprimés.
Malgré les limitations du Document de Stratégie Nationale de Croissance et de Réduction de la Pauvreté (DSNCRP), puisqu’un consensus semble avoir été trouvé pour en faire le document de référence du gouvernement, nous estimions que la feuille de route de l’équipe gouvernementale était assez simple. Voilà pourquoi, après l’analyse des trois piliers prioritaires et des multiples domaines d’intervention contenus dans ce document, nous en avions tiré six grands axes qui se déclinaient comme suit : (i).-Combattre la vie chère (Cet axe ne figure pas vraiment dans le DSNCRP, mais nous estimons qu’il était décisif pour la crédibilité du gouvernement.) (ii).-Assurer la relance de l’emploi et de la production nationale des biens et services. (iii).-Relancer la production agricole et la protection de l’environnement. (iv).-Moderniser l’État. (v).- Poursuivre et amplifier l’effort pour l’éducation et la santé. (vi).-Assurer le bon fonctionnement de la justice et combattre l’insécurité.

Nous nous proposions de mettre tout en en œuvre pour accélérer l’exécution des projets et établir à cet effet des critères de performance pour l’évaluation des activités des ministères et organismes impliqués dans la réalisation de ces travaux. Je considère en effet qu’il n’est pas normal, que pendant que nous sollicitons quotidiennement des ressources fraiches de nos partenaires internationaux, nous n’arrivions pas à utiliser, dans des délais raisonnables, les ressources déjà mises à notre disposition alors que nos communautés crient famine et que le chômage règne en maitre.

Nous pensions prendre des mesures pour coordonner effectivement la coopération internationale, approfondir et institutionnaliser les rapports avec la République Dominicaine, et définir une feuille de route en vue d’une meilleure coopération avec la MINUSTAH.

Je m’étais donc préparé à faire une différence et j’allais demander à mes collègues du gouvernement d’éviter que leur compassion pour les pauvres ne se transforme ni en indifférence pour les moins pauvres ni en haine pour les riches. Mais, j’avoue que j’avais sous-estimé le poids des forces de la corruption. Je reste cependant confiant que mes compatriotes, femmes et hommes, jeunes et moins jeunes, de l’intérieur et de la diaspora, ne se laisseront pas éternellement intimider par lesdites forces.

Il nous faut maintenir la stabilité politique et renforcer la cohésion sociale. Ceci implique un engagement réel de la part de tous les acteurs de la vie nationale.

Port-au-Prince, le 15 mai 2008

P.S M. Pierre a lu cette déclaration liminaire lors d’une conférence de presse à l’hôtel Montana, à Pétion-Ville.

Wagneau Eloi croit en son Haïti...Pour une qualification à la coupe du monde 2010

Jeudi 15 mai 2008
Deux fois champion de France (1998 avec le RC Lens et 2000 avec l'AS Monaco), champion du monde militaire avec la France (1995) et même deuxième meilleur buteur du championnat de Belgique (au KSV Roulers en 2006), Wagneau Eloi a connu près de quinze années d'une carrière bien remplie.
Mais à peine les crampons raccrochés, alors que beaucoup coulent une retraite dorée, l'enfant de Port-au-Prince a immédiatement voulu se mettre au service de son île, Haïti.
Nommé sélectionneur national le 8 avril dernier, le voici face à un défi de taille : marcher sur les traces des héros de 1974, qualifiés pour la Coupe du Monde de la FIFA disputée en Allemagne.
"A force de travail, je sais que nous pouvons y arriver", a-t-il confié en exclusivité à FIFA.com. "Dans le pays, peu de gens croient en nos chances. C'est à nous de leur donner tort. Le tirage au sort nous a été plutôt favorable. Il faut en profiter. Croire en soi permet toujours de se surpasser". J'ai conscience des qualités de mes joueurs. Maintenant c'est à eux de s'en persuader. C'est rageant de les voir manquer de foi


Wagneau Eloi, nouveau sélectionneur d'Haïti


La confiance est d'ailleurs le leitmotiv de l'ancien avant-centre. " J'ai conscience des qualités de mes joueurs. Maintenant c'est à eux de s'en persuader. C'est rageant de les voir manquer de foi". A titre d'exemple, il cite le dernier match amical face au Guatemala. Le 23 avril dernier, Haïti s'était incliné 0:1 devant l'une des places fortes de la Zone Amérique du Nord, centrale et Caraïbes.


"Avec une équipe composée uniquement de joueurs locaux, j'ai pu évaluer nos forces et faiblesses. Il ne nous a pas manqué grand chose pour obtenir un meilleur résultat.

Mes joueurs ne doivent avoir peur de personne".
Du retard à rattraperEloi gère sa sélection comme un club, avec un entraînement presque quotidien. "Je ne les mets à la disposition de leur équipe que le vendredi.


Nous avons accumulé beaucoup de trop de retard pour pouvoir nous préparer d'un match à l'autre. Il faut faire de gros efforts et seulement après, nous pourrons lâcher du leste".
Ainsi, les Haïtiens espèrent atteindre le meilleur d'eux-mêmes à la mi-juin, pour le début des éliminatoires pour Afrique du Sud 2010.
"Notre préparation est calée sur une participation au tour suivant. C'est un travail sur le long terme. Mais il faut d'abord se concentrer sur cette confrontation face aux Antilles néerlandaises. Nous serons favoris mais j'ai observé cette équipe face au Nicaragua, il ne faudra pas la prendre de haut. Nos conditions de préparation ne sont pas idéales alors si écart il y a entre les deux équipes, il pourrait se réduire".
Le nouveau sélectionneur défini donc les axe de travail.
"Notre pays dispose de peu de moyens, il manque presque tout. Ce n'est pas idéal pour les footballeurs. Je cherche donc à faire comprendre à mes joueurs qu'ils doivent partir le plus loin possible pour s'aguerrir. Il faut s'éloigner du contexte pour bénéficier d'un peu plus de sérénité. Ils se sous-estiment. Pourtant le talent est là. J'ai également un autre souci : ils manquent de rigueur. Je veux leur faire comprendre que si le football est une passion, si jouer est un plaisir, ils pourraient aussi en faire leur métier. Mais pour cela, il faut souffrir et saisir sa chance".
Ils comprennent que lorsque je prends la parole, c'est mon expérience qui parle. Mais ils savent aussi que s'ils démarrent de zéro en tant que joueurs, j'en fais de même dans mon rôle d'entraîneur. Nous allons donc grandir ensemble. Nous avons à apprendre les uns des autres. Le challenge est intéressant et c'est très valorisant de s'investir
Wagneau Eloi à propos de la relation avec ses joueurs
Ses états de service en tant que joueur parlent pour le nouvel homme fort du football haïtien. Il sait ce qu'est l'exigence du haut niveau et tente de le transmettre à ses joueurs." Ils comprennent que lorsque je prends la parole, c'est mon expérience qui parle. Mais ils savent aussi que s'ils démarrent de zéro en tant que joueurs, j'en fais de même dans mon rôle d'entraîneur. Nous allons donc grandir ensemble. Nous avons à apprendre les uns des autres. Le challenge est intéressant et c'est très valorisant de s'investir".
Reste maintenant à obtenir des résultats. Mais là encore, Wagneau Eloi ne semble pas douter un seul instant. "Il faut sensibiliser l'opinion publique pour que tout le monde soit dernière nous. Nous ferons un beau parcours, je vous le promets !"
http://fr.fifa.com/worldcup/news/newsid=766870.html#eloi+croit+haiti

Ericq Pierre s’exprime sur son échec : Les forces de la corruption étaient derrière le vote des Députés

L’ex-Premier ministre désigné égratigne diplomatiquement le Président Préval et le Premier ministre Alexis en commentant l’attitude hostile des Députés du CPP, dont ceux de Lespwa, envers lui
Jeudi 15 mai 2008
Radio Kiskeya
L’ancien Premier ministre désigné Ericq Pierre a rompu le silence jeudi, quatre jours après le rejet de sa candidature, en assimilant implicitement à des corrompus les Députés l’ayant écarté et en laissant planer des doutes sur l’attitude du Président René Préval et de son Premier ministre sortant, Jacques-Edouard Alexis, au cours du processus de ratification.
"Je me suis heurté au poids des forces de la corruption" a martelé lors d’une conférence de presse l’agronome Pierre qui a clairement attribué son échec lundi dernier à la Chambre basse à son refus de "négocier avec des émissaires des postes, de l’argent ou le financement de projets en vue de la réélection des parlementaires". Usant d’un langage ironique pour désigner ses adversaires de la Concertation des parlementaires progressistes (CPP), il les a félicités pour "leur victoire" et n’a pas oublié de leur souhaiter "bonne chance".
Soulignant que les expressions telles "patrie" et "intérêts du pays" étaient toujours absentes des propos de ses interlocuteurs, Ericq Pierre a indiqué avoir été convaincu bien avant le vote de lundi du sort qui lui était réservé à cause de l’opposition acharnée du bloc CPP à sa candidature. Lucide, il a estimé que seuls le Président Préval et le Premier ministre Alexis étaient capables d’inverser le cours des événements. "Mais, tel n’a pas été le cas", a-t-il noté, sans toutefois chercher à en savoir davantage.
Dans la foulée, Ericq Pierre, considéré comme un ami personnel de René Préval, a révélé que faute de temps, il n’a pas encore rencontré le chef de l’Etat depuis le revers qui lui a été infligé, le deuxième en onze ans.
Appelant de ses vœux à une "moralisation de la vie publique", le représentant d’Haïti à la Banque interaméricaine de développement (BID) s’est inquiété de la capacité des dirigeants haïtiens à s’accomoder de la corruption comme de bien d’autres maux de société insupportables au 21e siècle.
Revenant sur la rocambolesque histoire de son identité et de sa nationalité haïtienne douteuses, le candidat déchu a tenu à préciser qu’il s’appelle bien Piere Ericq Pierre et que les origines haïtiennes de lui-même et de ses parents ne souffraient absolument d’aucun doute. Il a estimé que ce prétexte mis en avant pour l’éliminer de la course à la Primature était peut-être dû à une certaine ignorance doublée de la volonté de lui faire payer son "attachement à certains principes".
Sur l’image caricaturale qu’on projette de lui dans l’opinion publique en tant que "chantre du néolibéralisme économique", M. Pierre a dénoncé "ceux qui se cachent derrière ce masque" et invité les parlementaires antinéolibéraux à faire preuve de cohérence en "usant de leur droit d’ordonner le retrait immédiat d’Haïti de la BID, de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International (FMI)".
Enfin, Ericq Pierre n’a pas voulu commenter les spéculations selon lesquelles le Président Préval aurait l’intention de relancer sa désignation. Endossant l’habit d’observateur attentif de l’évolution des instutions haïtiennes, il a fait remarquer que des trois pouvoirs, seul le Judiciaire est faible. Quant aux deux autres, l’Exécutif et le Législatif, ils sont suffisamment forts pour imposer leur loi, souvent à leur profit, et c’est l’un des grands drames de ce pays, selon Ericq Pierre.
Alors que l’ancien candidat vient de faire ses premièsres déclarations publiques sur l’événement de lundi dernier, le chef de l’Etat continue, lui, de se montrer très discret sur la façon dont il entend procéder pour doter le pays d’un nouveau gouvernement un mois déjà après la destitution de Jacques-Edouard Alexis. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5028
Un avis : Monsieur Pierre Ericq Pierre, définitivement vous prêchez à des convertis. Une grande partie de la population avait déjà compris les causes de votre échec. Ainsi va le monde, ainsi va la vie, ainsi va Haïti…
Il ne restera qu’à l’ONU de nous nommer un administrateur au grand dam de nos nationalistes abusés ; car la communauté internationale ne passera pas encore deux siècles à se « soucier » à leur manière du sort d’Haïti et des haïtiens.
Pendant que le bloc de députés progressistes chante la victoire de la démocratie, vous aurez eu le cran et la décence de toucher la plaie du doigt. Votre désignation aura servi à quelque chose.
Les personnages qui représentent l’autorité – ceux qui ont les mains propres et la conscience claire – sauront prendre des notes et surtout agir quand les « maîtres du moment » se seront affranchis de l’immunité parlementaire.
La société haïtienne aussi devrait en prendre acte pour aiguiser mieux leurs critères au moment de choisir les représentants « dipèp ».
Elle se doit aussi de demander des comptes sur la gestion des ressources du pays.

Lula et Zapatero s’apprêtent à dévoiler à Lima un plan humanitaire en faveur d’Haïti

Les dirigeants brésilien et espagnol lanceront un projet de coopération avec le pays lors du sommet Amérique latine/Caraïbe/Union européenne
Jeudi 15 mai 2008
Radio Kiskeya
Le Président brésilien, Luiz Inàcio Lula da Silva et le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodrìguez Zapatero ont annoncé jeudi à Brasilia un plan de soutien à Haïti qu’ils dévoileront au sommet eurolatinoaméricain prévu vendredi et samedi à Lima, selon un communiqué conjoint relayé par l’agence britannique Reuters.
Au cours d’un déjeûner de travail au Palais de Alvorada, la résidence officielle du chef de l’Etat brésilien, les deux dirigeants ont convenu de proposer la création d’un "programme d’asistance humanitaire à Haïti" grâce aux contributions volontaires des gouvernements d’Amérique latine, de la Caraïbe et de l’Union européenne.
"Les discussions ont porté sur des projets conjoints de coopération avec Haïti en vue de renforcer notre coopération avec ce pays devant la situation qui y sévit", a indiqué à la presse Zapatero. Il a effectué un bref passage dans la capitale brésilienne avant de rejoindre au Pérou les représentants d’une soixantaine de pays ayant confirmé leur participation au Ve sommet ALC-UE.
A Port-au-Prince, la presse ne disposait jeudi soir d’aucune indication sur la composition de la délégation haïtienne à cet important forum transatlantique, un mois après les violentes protestations sociales contre la faim et la hausse des prix alimentaires qui avaient emporté le gouvernement Alexis. Ces émeutes de la faim avaient fait six morts et causé d’énormes pertes à l’économie nationale déjà anémiée. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5027
Un avis :
Monsieur ZAPATERO et LULA Da SILVA devraient relire et tenir compte des éléments et des accusations dévoilés lors de la conférence de presse de Monsieur PIERRE Pierre Ericq.
Il a mentionné ouvertement l’ensemble des problèmes qui définissent, caractérisent, configurent et pérennisent l’état délabrant du pays.
Aujourd’hui, la communauté internationale ne doit plus fermer les yeux sur ces aspects qui sont réels et handicapants.
Mais de grâce, ne soyez plus indifférents à la souffrance du peuple. Rangez-vous du côté de la raison. Eloignez-vous de l’indécence.

jeudi 15 mai 2008

La page Ericq Pierre est tournée selon Joseph Jasmin

Joseph Jasmin, coordonnateur de Lespwa et ministre chargé des relations avec le parlement affirme que la page Ericq Pierre est tournée après le vote de la chambre basse. Il soutient que le rejet de la candidature de M.Pierre ne nuit pas aux bonnes relations qu’il entretien avec tous les parlementaires même s’il admet que les députés n’ont pas suivi le mot d’ordre de la direction de Lespwa.
Joseph Jasmin n’entend pas parler de déception du chef de l’état qui dit-il devra nommer une nouvelle personnalité.
Joseph Jasmin semble peu ou pas intéressé par la proposition d’Osner Fevry relative á une nouvelle désignation d’Ericq Pierre. M. Fevry soutient que le dossier a été rejeté en raison d’une erreur du chef de l’état qui avait désigné Ericq Pierre alors qu’il devrait inscrire le nom de Pierre Ericq Pierre. " Il faut prendre la chambre des députés au mot, on peut corriger une erreur technique", lance M. Fevry faisant valoir que juridiquement le dossier peut être introduit á nouveau.
Le juriste rappelle que les débats á la chambre basse ont porté sur l’aspect technique et non politique.Cependant des parlementaires de Lespwa ne souhaitent pas revoir Ericq Pierre au parlement dans les prochains jours.
Le député Jean Delouie Felix est opposé à une nouvelle désignation d’Ericq Pierre estimant que ceci pourrait être assimilé à une provocation. " Il s’agit d’un vote de non confiance, une provocation peut conduire á une altercation", insiste t-il. Le parlementaire se déclare attaché au respect des prescrits constitutionnels tout en admettant les problèmes de l’état civil haïtien.
En début de semaine d’autres chefs de file de Lespwa, les sénateurs Joseph Lambert et Kelly Bastien, avaient pris acte du vote de la chambre basse et espéraient la désignation d’une nouvelle personnalité par le chef de l’état. Les sénateurs Lambert et Bastien avaient rejeté les critiques contre la formation Lespwa faisant remarquer que des élus d’autres partis avaient également voté contre le choix d’Ericq Pierre.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13753

PREMIER MINISTRE A TOUT PRIX...MAIS QUE DIABLE ALLAIT-IL FAIRE DANS CETTE GALERE ?

Premier ministre à tout prix. Ceci pourrait bien servir de titre à un film produit par Costa Gavras. Aujourd’hui on l’applique au problème Ericq Pierre. Mais que diable va-t-il faire dans cette galère ?
Moi si j’étais Ericq Pierre je me cacherais sous mon lit. Je ferai dire : « il n’est pas là, non » par la bonne si on vient me chercher. Je chanterai comme Joe Dassin : « Moi je dis non, non je veux dormir la nuit ; j’ai pas d’autre ambition dans la vie, très peu pour moi je suis heureux comme ça ; c’est vraiment très gentil mais non merci. »
Aujourd’hui je ne pense pas que le sens du devoir et la volonté d’aider le pays puissent pousser un fonctionnaire compétent, imbu de la façon « normale » de faire les choses, à accepter à rentrer dans cette jungle pour essayer de convertir Lucifer lui-même à Jésus Christ. Car telle est l’ampleur de la tache qui attend tout homme décidé à faire bouger les choses.
HAITI EST INGOUVERNABLE.
Les nationalistes, les théoriciens qui n’existent que par leurs écrits publics. Qui ne dévoilent jamais le fond de leurs conversations intimes avec leurs femmes et leurs enfants cachés ou mis en sécurité à l’étranger, n’accepteront jamais cette vérité qui nous enlève de notre fière essence de première République noire du monde.
Mais à force de persister dans la médiocrité au profit d’un orgueil démesuré les bases de l’essentiel s’effritent et notre édifice s’enfonce vers le néant.
Hier l’armée, aujourd’hui le pouvoir législatif. Hier la dictature. Aujourd’hui les institutions politiques déliquescentes. Au finish, un même et seul résultat tous les compteurs restent au rouge.
Dans le quotidien de la société haïtienne, il se passe de ces choses portant harmonieusement bien l’étiquette « d’abominable » partout ailleurs qui est banalisé chez nous avec, l’insouciance de l’imbécile heureux, d’une manière outrageusement dangereuse. De l’extérieur, heureusement pour ma santé mentale d’ailleurs, j’ai lu l’épisode de ce » directeur médical de l’hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti qui s’est fait tabasser par des grévistes qui réclamaient avec raison des arriérés de salaires. Dans une institution qui fonctionne avec une organicité logique, je vois mal comment un directeur médical pourrait quelque chose à voir avec le paiement des employés ?
Ce monsieur aurait pu mourir. Etre découpé à coups de machette. Une façon très à l’haïtienne d’intégrer dans les mœurs le processus démocratique que l’on veut bien nous faire avaler par le cul.
Cependant cette nouvelle n’a pas beaucoup ébranlé ni le monde médical, ni le monde syndical, ni le monde politique, ni la société civile. Ce fut un fait divers. Un fait banal. C’est le prix à payer pour servir quand le motif est vraiment servir.
Si le fait que des grévistes s’en prennent et malmènent le directeur technique d’une institution universitaire ait été banalisé dans l’indifférence absolue, un autre fait encore plus grave n’a pas ébranlé non plus l’opinion publique nationale.
En effet au cours des manifestations contre la faim, des émeutiers violents, après avoir sillonné – pour en croire aux médias- les rues de la capitale à la recherche du Président de la République, ont voulu pénétrer à la force l’enceinte du palais national. Les manifestants ne portaient ni un lotus blanc ni une branche de laurier. Ils avaient la mimique de la violence incontrôlable dessinant un affreux rictus sur leurs visages.
L’histoire d’Haïti renferme dans ces glorieuses pages, des anecdotes horribles d’un Président de la République qui s’était fait lyncher par une foule. Taper sur google « Villebrun Guillaume Sam », vous verrez si quelqu’un a eu le courage de décrire les affres de cette période pré occupation américaine.
En effet, servir Haïti est définitivement un pari dangereux. Si on n’a pas appris à se procurer les boucliers à la mode. Pour ce faire il faut commencer par se défaire des scrupules, rentrer dans la danse en plein milieu de la fange nauséabonde que constitue ce que l’on se plait à dénommer le monde de la politique. Constituer sa cour moyennant la distribution périodique de postes ou d’espèces. Ainsi on obtient des pseudo-soldats disposés à crier : Joxibrin Président, Joxibrin ou la mort.
Plus efficace encore les apparitions de ces visages de la peur, avec des faciès typiques : dreadlocks, yeux hyper-rouges lançant des éclairs terrifiants. Juste pour dissuader les adversaires.
Voilà le modus operandi prôné par notre société.
Tout individu qui prétend, au nom de la logique et de l’évolution de la pensée d’aujourd’hui s’engage à échouer.
Je me rappelle encore un cultivateur des zones agricoles d’antan, situées dans la périphérie de Fontamara, zones devenues célèbres par les bidonvilles caricaturales édifiées sur les hauteurs et surtout les nids de violences sociales sans précédents qui y sont couvés.
Avec des propos durs, produits hybrides de l’ignorance candide et de l’incompréhension idiote, il exprimait en 1986 toute sa joie de vivre en pleine démocratie. Il disait en langue vernaculaire ce qui se traduirait en Français par : « aujourd’hui, nous vivons en démocratie, si quelqu’un me fait chier, je le découpe à la machette ». Ses mots s’accompagnaient du geste allégorique qui consistait à sortir sa machette « COULINE », bien aiguisée de la gaine attachée à sa ceinture.
Haïti agonisait déjà à cette époque. Haïti est un dur à cuire et fait de la résistance. Personne ne semble avoir trouvé la potion magique pour cesser ces souffrances dans un sens ou dan l’autre.
Pour revenir au sujet actuel du poste de Premier Ministre, il faut croire que Monsieur Ericq PIERRE imbu ou en possession d’une baguette magique qui va rétablir l’équilibre citoyen entre le droit et le devoir. Ce serait la première grande bataille à gagner.
Les rumeurs qui circulent autour d’une nouvelle nomination présidentielle de ce compatriote vont bon train. Ailleurs on serait tenté de dire que cet entêtement du Président correspondrait à un projet politique et stratégique bien déterminé. Mais en Haïti, la logique n’accompagne pas toujours ni les actions ni les discours.
Avec sa formation académique, son expérience à gérer de grands dossiers, Ericq Pierre devrait être utile à la nation Haïtienne.
A un moment de la durée, les législateurs qui ont rejeté sa nomination n’aurait pas été habilités à dénouer les courroies des ses chaussures. C’était abominable. Aujourd’hui, ces mêmes législateurs s’arrogent le droit de priver la nation de ces compétences sans lui laisser l’occasion de faire ces preuves. Ce n’est pas mieux.
Le pire dans tout ça, c’est que définitivement, la nomination du Premier ministre désigne a été rejeté sur des bases peu solides. Les députés auraient au moins pu attendre la déclaration de la politique générale.
En attendant disons avec Monsieur Ericq PIERRE, à quelque chose, malheur est bon. A 63 ans les décharges d’adrénaline font du mal aux artères coronaires. Résignez-vous de n’avoir pas été poussé dans cette galère !

Dl/JJ 15/05/08

Don de 4 navires de la US Navy à Haïti

Dans le cadre de la lutte contre la drogue
Jeudi 15 mai 2008
Radio Kiskeya
Les Etats-Unis d’Amérique ont officiellement fait don mercredi de 4 navires à Haïti, dans le cadre de la lutte contre le trafic de la drogue.
L’amiral Steeve Branham de la US Navy (marine de guerre des Etats-Unis), en a fait l’annonce mercredi, au cours d’un point de presse dans les nouveaux locaux de la mission diplomatique américaine à Tabarre (Est de Port-au-Prince).
Outre leur utilisation dans la lutte contre le trafic de la drogue, ces bateaux pourront aussi servir à protéger les côtes d’Haïti, a fait savoir le haut gradé de la marine de guerre des Etats-Unis.
Le gouvernement des Etats-Unis avait déjà fait don, le 16 juin 2006, d’un montant de $330,000 dollars américains à la Garde-Côtière Haïtienne, pour l’acquisition d’une grue et d’une fourche d’élévation destinées à aider à l’entretien et à la réparation des bateaux à la Base Amiral Killick à Port-au-Prince (Côte-Plage, banlieue sud de la capitale).
Ce don incluait une formation des membres de la Garde-Côtière Haïtienne à la manipulation des deux instruments.
La Garde-Côtière Haïtienne figure en bonne position dans le dispositif de contrôle du narco-trafic et des voyages clandestins vers les Etats-Unis mis en place dans le cadre de la coopération entre Haïti et les Etats-Unis. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5023

Un gouvernement légitime pour la publication de la nouvelle loi électorale

Raison de plus pour l’urgence du choix d’un nouveau premier ministre, selon le vice-président de la Chambre basse
jeudi 15 mai 2008,

Radio Kiskeya
Le vice-président de la Chambre des députés, Eloune Doréus (Organisation du Peuple en Lutte, OPL) a appelé mercredi à la formation urgente d’un nouveau gouvernement, l’équipe démissionnaire ne pouvant pas promulguer la nouvelle loi électorale votée mardi par la Chambre basse, conformément aux corrections apportées dans le document par le Sénat.
« Seul un gouvernement légitime peut publier le document électoral », a-t-il fait remarquer en insistant sur les exigences constitutionnelles en la matière. De ce fait, la Chambre des députés attend de l’Exécutif une nouvelle convocation à l’extraordinaire afin de pouvoir ratifier le prochain chef de gouvernement que le chef de l’Etat, en consultation avec les présidents des deux Chambres du parlement, voudra bien choisir dans le meilleur délai.
Les élections pour le renouvellement du tiers du Sénat s’avèrent d’une urgente nécessité pour le fonctionnement et la « survie » même du Parlement haïtien. Depuis le 8 mai, le Sénat fonctionne avec un effectif réduit de 18 membres et un quorum fragile de 16 membres. Toute paralysie du Sénat par le fait de l’absence d’au moins deux sénateurs peut entraîner l’arrêt du fonctionnement du pouvoir législatif, les deux Chambres travaillant en synergie dans l’analyse, le vote et la ratification des lois, accords et conventions. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5024