Aucun résultat à l’issue d’un premier "round" de discussions avec le chef de l’Etat
samedi 12 janvier 2008,
Radio Kiskeya
Le suspense persistait vendredi soir sur le « sort » des sénateurs élus pour deux ans, à l’issue de plusieurs heures de discussions au Palais national (siège de la Présidence) entre le chef de l’Etat, René Préval ; le ministre chargé des relations avec le parlement, Joseph Jasmin et une délégation de sénateurs de la république conduite par le président du Sénat, Joseph Lambert.
Aucun résultat n’a pu encore être obtenu et les discussions devraient reprendre samedi matin, a fait savoir à l’issue de la rencontre le sénateur Gabriel Fortuné lui-même concerné, en sa qualité de 3ème sénateur du Sud, par l’échéance du second lundi de janvier.
Bien avant la suite des discussions, M. Fortuné (élu sous la bannière de l’UNION) a tenu à réaffirmer la position qu’il a soutenue quelques heures plus tôt au Parlement, à savoir qu’il prend congé du Sénat à partir de lundi prochain et se tient désormais prêt à participer aux prochaines élections pour le renouvellement du tiers du Sénat. C’est aussi la position, clairement exprimée, du sénateur Ultimo Compère (Centre, LESPWA).
La controverse autour de la poursuite ou non du mandat des sénateurs élus en 2006 pour deux ans, enfle de plus en plus.
D’aucuns appellent au respect d’un compromis qui semble avoir été atteint en 2006 pour que les élus issus d’un scrutin s’étant alors déroulé bien au-delà du délai constitutionnel, acceptent d’écourter leur mandat pour favoriser le plein retour à l’ordre constitutionnel. C’est en ce sens que le président René Préval, ayant prêté serment le 14 mai 2006, s’est engagé à mettre un terme à son mandat de 5 ans, non pas le 14 mai 2011, mais plutôt le 7 février 2011, date prévue par la Constitution pour l’entrée en fonction du prochain chef d’Etat.
D’autres soutiennent que, des élections pour le renouvellement du tiers du Sénat ne s’étant pas tenues dans le délai requis, le « sacrifice promis » par les sénateurs élus pour deux ans en 2006 d’écourter de 3 mois leur mandat (lequel prend fin chronologiquement le 8 mai 2008) n’est plus absolument nécessaire. Ils disent appréhender le risque du vide institutionnel que créerait ce départ, le Sénat pouvant devenir plus fragile en raison d’un effectif réduit.
. Le sénateur Youri Latortue (Artibonite, Nord, élu sous la bannière de Latibonit An Aksyon) a mis en garde vendredi contre le départ précipité des 3ème sénateurs, faisant remarquer que la séance en Assemblée nationale prévue lundi prochain pour l’ouverture de la première session parlementaire de l’année, peut d’ailleurs ne pas pouvoir se tenir, vu que deux membres du Bureau du Sénat manqueraient à l’appel.
Il a promis que le 3ème sénateur de l’Artibonite, élu sous la même bannière que lui et dûment concerné par la controverse sur la fin du mandat des sénateurs élus pour 2 ans, prendra part à la séance de lundi.
Le sénateur Jean Hector Anacacis (Ouest, LESPWA) a pour sa part réaffirmé sa ferme opposition à l’éventualité que les 3ème sénateurs restent en poste. Il en a profité pour dénoncer, sans les citer, ceux de ses collègues qui auraient tenté de rallier des « ambassades » à leur cause.
Intervenant vendredi sur la question dpuis la Grande-Anse, le député Accluche Louis Jeune (Dame-Marie, Sud-Ouest, OPL), a dénoncé un plan de l’Exécutif et d’un groupe de sénateurs visant à créer un vide institutionnel favorable au renforcement des pouvoirs de l’Exécutif. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4605
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
samedi 12 janvier 2008
Arrestation d’un adolescent de 15 ans pour implication présumée dans l’assassinat de la jeune Farah Natacha Kerby Dessources (20 ans), en novembre 200
Diego Lambert aurait avoué avoir personnellement crevé les yeux de la jeune femme
vendredi 11 janvier 2008,
Radio Kiskeya
Le Commissariat de police de Delmas 33 (Nord-est de Port-au-Prince) a procédé jeudi, à Simon Pelé (zone de l’aéroport international de Port-au-Prince), à l’arrestation d’un adolescent de 15 ans, Diego Lambert (alias « Ti Diego »), qui serait impliqué dans le lâche assassinat, en novembre 2006, en Plaine (Nord de la capitale haïtienne), de Farah Natacha Kerby Dessources (20 ans).
Ce crime odieux avait produit une véritable onde de choc dans tous les milieux en Haïti. Dans une atmosphère explosive, des milliers de personnes avaient assisté le samedi 25 novembre 2006 au cimetière de Fleuriot (banlieue nord de Port-au-Prince), aux funérailles de la jeune femme, massacrée par ses ravisseurs et abandonnée sur une pile d’immondices le 15 novembre 2006, après deux jours de séquestration.
Diego Lambert était activement recherché après des révélations le concernant faites par un de ses acolytes, le nommé Pierre Léger, appréhendé le 26 juin 2007, a précisé le commissaire Carl Henry Boucher, responsable du Commissariat de Delmas 33, dans une interview accordée vendredi à Radio Kiskeya. Le prévenu aurait avoué avoir personnellement crevé les yeux de l’otage, a-t-il ajouté.
Les mobiles exacts du crime et les caractéristiques du groupe qui en est l’auteur restent encore à déterminer. Le commissaire Boucher annonce la poursuite de l’enquête et la recherche d’autres présumés membres du gang.
Les opérations menées ces derniers jours par la police de Delmas lui ont également permis de mettre la main au collet d’autres présumés criminels.
Deux présumés kidnappeurs, activement recherchés, « Ti Réginald » et Demacène, ainsi connus, ont été tour à tour appréhendés le 9 janvier denier à Soleil 19 et Soleil 4 (deux quartiers de Cité Soleil, Nord de la capitale).
Un enseignant bien connu dans les milieux scolaires à Delmas, Jean François Emmanuel, professeur de lettres, a été arrêté le dimanche 6 janvier à Delmas 19 pour sa responsabilité présumée dans l’enlèvement de sa compagne, avec la complicité de celle-ci, afin de rançonner les parents de cette dernière. Alors qu’une rançon de 50.000 dollars américains avait été réclamée, les parents avaient pu verser en deux temps la somme de 13.000 dollars américains, précise la police. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4604
vendredi 11 janvier 2008,
Radio Kiskeya
Le Commissariat de police de Delmas 33 (Nord-est de Port-au-Prince) a procédé jeudi, à Simon Pelé (zone de l’aéroport international de Port-au-Prince), à l’arrestation d’un adolescent de 15 ans, Diego Lambert (alias « Ti Diego »), qui serait impliqué dans le lâche assassinat, en novembre 2006, en Plaine (Nord de la capitale haïtienne), de Farah Natacha Kerby Dessources (20 ans).
Ce crime odieux avait produit une véritable onde de choc dans tous les milieux en Haïti. Dans une atmosphère explosive, des milliers de personnes avaient assisté le samedi 25 novembre 2006 au cimetière de Fleuriot (banlieue nord de Port-au-Prince), aux funérailles de la jeune femme, massacrée par ses ravisseurs et abandonnée sur une pile d’immondices le 15 novembre 2006, après deux jours de séquestration.
Diego Lambert était activement recherché après des révélations le concernant faites par un de ses acolytes, le nommé Pierre Léger, appréhendé le 26 juin 2007, a précisé le commissaire Carl Henry Boucher, responsable du Commissariat de Delmas 33, dans une interview accordée vendredi à Radio Kiskeya. Le prévenu aurait avoué avoir personnellement crevé les yeux de l’otage, a-t-il ajouté.
Les mobiles exacts du crime et les caractéristiques du groupe qui en est l’auteur restent encore à déterminer. Le commissaire Boucher annonce la poursuite de l’enquête et la recherche d’autres présumés membres du gang.
Les opérations menées ces derniers jours par la police de Delmas lui ont également permis de mettre la main au collet d’autres présumés criminels.
Deux présumés kidnappeurs, activement recherchés, « Ti Réginald » et Demacène, ainsi connus, ont été tour à tour appréhendés le 9 janvier denier à Soleil 19 et Soleil 4 (deux quartiers de Cité Soleil, Nord de la capitale).
Un enseignant bien connu dans les milieux scolaires à Delmas, Jean François Emmanuel, professeur de lettres, a été arrêté le dimanche 6 janvier à Delmas 19 pour sa responsabilité présumée dans l’enlèvement de sa compagne, avec la complicité de celle-ci, afin de rançonner les parents de cette dernière. Alors qu’une rançon de 50.000 dollars américains avait été réclamée, les parents avaient pu verser en deux temps la somme de 13.000 dollars américains, précise la police. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4604
vendredi 11 janvier 2008
Grippe aviaire, les autorités haïtiennes rassurent
« Les plus hautes autorités du pays ont pris la ferme décision de coordonner leurs actions en vue de relancer réellement la production nationale », a vigoureusement lancé le secrétaire d'Etat haïtien à l'agriculture, Joanas Gué. Ce dernier se veut rassurant en ce qui a trait à l'absence du virus H5N2 sur le territoire haïtien. Selon le Secrétaire d'Etat, il y a moyen pour les Haïtien de transformer les problèmes générés par la découverte de virus de la grippe aviaire en République dominicaine en opportunité pour Haïti.Une réunion de haut niveau est prévue demain 11 janvier, en Haïti, entre les autorités dominicaines et haïtiennes. Parmi les responsables dominicains devant participer à cette rencontre, Joanas Gué annonce la présence du secrétaire d'Etat dominicain à l'Agriculture, Salvador Jiménez. Ils viendront sans nul doute convaincre les Haïtiens de reconsidérer la décision de suspendre les importations d'œufs de la République Dominicaine, indique M. Gué.
Ce problème tient les Dominicains à cœur, puisque c'est une bonne partie des 45 000 emplois crées par la filière avicole qui est menacée dans ce pays où 20% de la production d'œufs sont exportés vers Haïti. L'enjeu est de taille en considérant que les importations haïtiennes d'œufs ont atteint 130 millions de dollars pour la seule année 2007. Les Haïtiens consomment en moyenne plus d'un million d'œufs quotidiennement. «Une rencontre déroulée, tard dans la soirée du mercredi 9 janvier à la Primature avec les différents responsables- de l'Agriculture, de la Police, des ministères des Finances, de l'Intérieur et de la justice- visent à analyser les différentes facettes du problème causé par la mesure haïtienne», a indiqué Joanas Gué qui intervenait, ce jeudi, lors d'une conférence de presse dans les locaux du ministère haïtien de l'Agriculture des Ressources naturelles et du Développement rural MARNDR).« Les autorités veulent créer réellement l'environnement favorable à l'investissement dans le domaine agricole afin de relancer définitivement la production dans le secteur », a confié le secrétaire d'Etat haïtien à l'Agriculture ajoutant que la mesure d'interdiction n'a pas été dictée par l'extérieur et que les autorités n'ont pas agi sous pression.
La Chambre de Commerce et d'Industrie d'Haïti (CCIH), s'est dit alarmée par la découverte de la grippe aviaire en territoire voisin et de ses conséquences sur l'économie haïtienne. Elle estime que les mesures d'interdiction d'importation des produits avicoles dominicains sont légitimes. La CCIH, selon une note transmise au Nouvelliste, appuie sans aucune réserve cette décision visant à protéger la population haïtienne. L'organisation patronale entend collaborer avec les autorités dans la recherche de pistes alternatives d'approvisionnement du marché haïtien.« Dans ce contexte d'urgence nationale, la CCIH adjure tous les commerçants - et d'abord ses membres - de respecter scrupuleusement les consignes du ministère de l'Agriculture dans l'attente d'une solution rapide à cette crise. La CCIH invite tous les entrepreneurs haïtiens à développer des entreprises locales dans le domaine de l'aviculture », lit-on dans cette note de presse signée par Jean-Robert Argant, président de cette organisation patronale. La mesure d'interdiction si lourde de conséquences tant pour Haïti que pour la République Dominicaine a été communiquée le 4 janvier en cours. Depuis lors, la question ne cesse de faire couler beaucoup d'encre dans les deux pays partageant l'île d'Haïti.
Dieudonné Joachim
djoachim@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=52989&PubDate=2008-01-10
Commentaires:
L’initiative des autorités haïtiennes de rassurer la population fait simplement rire. Il serait tout simplement difficile de choisir à qui d’attribuer la palme du ridicule entre le ministre de l’agriculture qui interdit l’importation d’œufs et de volailles depuis la République Dominicaine et le premier ministre qui lance son jargon de relancer la production nationale.
Entre temps les journaux dominicains parlent peu de la grippe aviaire car en réalité cela pourrait porter préjudice au tourisme qui représente définitivement la principale industrie du pays. Les journaux qui en parlent se prononcent pour affirmer que le commerce à été repris entre Haïti et la République Dominicaine.
Une des réflexions à faire dans ce cas c’est d’imaginer le cas inverse c'est-à-dire que la grippe aviaire se retrouverait en Haïti avec la menace type épée de Damoclès sur l’élevage des volailles en République Dominicaine. Ce serait l’occasion rêvée et recherchée pour démontrer tout le danger qui existe dans le simple fait d’avoir comme voisins les haïtiens.
La liberté de presse reste partout dans le monde un euphémisme. C’est surtout le droit de parler des autres et de dire des choses futiles. La raison d’état prime avant tout quand ce n’est pas la raison du plus fort ou simplement la raison de ceux qui défendent d’énormes intérêts. C’est le traitement utile des informations pour le bien du pays et pour le bien être de la société, même si on pêche dans le manque l’objectivité.
Ce problème tient les Dominicains à cœur, puisque c'est une bonne partie des 45 000 emplois crées par la filière avicole qui est menacée dans ce pays où 20% de la production d'œufs sont exportés vers Haïti. L'enjeu est de taille en considérant que les importations haïtiennes d'œufs ont atteint 130 millions de dollars pour la seule année 2007. Les Haïtiens consomment en moyenne plus d'un million d'œufs quotidiennement. «Une rencontre déroulée, tard dans la soirée du mercredi 9 janvier à la Primature avec les différents responsables- de l'Agriculture, de la Police, des ministères des Finances, de l'Intérieur et de la justice- visent à analyser les différentes facettes du problème causé par la mesure haïtienne», a indiqué Joanas Gué qui intervenait, ce jeudi, lors d'une conférence de presse dans les locaux du ministère haïtien de l'Agriculture des Ressources naturelles et du Développement rural MARNDR).« Les autorités veulent créer réellement l'environnement favorable à l'investissement dans le domaine agricole afin de relancer définitivement la production dans le secteur », a confié le secrétaire d'Etat haïtien à l'Agriculture ajoutant que la mesure d'interdiction n'a pas été dictée par l'extérieur et que les autorités n'ont pas agi sous pression.
La Chambre de Commerce et d'Industrie d'Haïti (CCIH), s'est dit alarmée par la découverte de la grippe aviaire en territoire voisin et de ses conséquences sur l'économie haïtienne. Elle estime que les mesures d'interdiction d'importation des produits avicoles dominicains sont légitimes. La CCIH, selon une note transmise au Nouvelliste, appuie sans aucune réserve cette décision visant à protéger la population haïtienne. L'organisation patronale entend collaborer avec les autorités dans la recherche de pistes alternatives d'approvisionnement du marché haïtien.« Dans ce contexte d'urgence nationale, la CCIH adjure tous les commerçants - et d'abord ses membres - de respecter scrupuleusement les consignes du ministère de l'Agriculture dans l'attente d'une solution rapide à cette crise. La CCIH invite tous les entrepreneurs haïtiens à développer des entreprises locales dans le domaine de l'aviculture », lit-on dans cette note de presse signée par Jean-Robert Argant, président de cette organisation patronale. La mesure d'interdiction si lourde de conséquences tant pour Haïti que pour la République Dominicaine a été communiquée le 4 janvier en cours. Depuis lors, la question ne cesse de faire couler beaucoup d'encre dans les deux pays partageant l'île d'Haïti.
Dieudonné Joachim
djoachim@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=52989&PubDate=2008-01-10
Commentaires:
L’initiative des autorités haïtiennes de rassurer la population fait simplement rire. Il serait tout simplement difficile de choisir à qui d’attribuer la palme du ridicule entre le ministre de l’agriculture qui interdit l’importation d’œufs et de volailles depuis la République Dominicaine et le premier ministre qui lance son jargon de relancer la production nationale.
Entre temps les journaux dominicains parlent peu de la grippe aviaire car en réalité cela pourrait porter préjudice au tourisme qui représente définitivement la principale industrie du pays. Les journaux qui en parlent se prononcent pour affirmer que le commerce à été repris entre Haïti et la République Dominicaine.
Une des réflexions à faire dans ce cas c’est d’imaginer le cas inverse c'est-à-dire que la grippe aviaire se retrouverait en Haïti avec la menace type épée de Damoclès sur l’élevage des volailles en République Dominicaine. Ce serait l’occasion rêvée et recherchée pour démontrer tout le danger qui existe dans le simple fait d’avoir comme voisins les haïtiens.
La liberté de presse reste partout dans le monde un euphémisme. C’est surtout le droit de parler des autres et de dire des choses futiles. La raison d’état prime avant tout quand ce n’est pas la raison du plus fort ou simplement la raison de ceux qui défendent d’énormes intérêts. C’est le traitement utile des informations pour le bien du pays et pour le bien être de la société, même si on pêche dans le manque l’objectivité.
Le commerce continue, selon la CEI-RD
Plus de 4 jours après l'interdiction formelle des autorités haïtiennes d'importer tout produit avicole en provenance de la République dominicaine, le commerce d'oeufs et de poulets de chair continue au niveau de la frontière, notamment dans les provinces de Jimani et de Pedernales, a rapporté, ce mercredi, le Centre d'exportation et importation de la République dominicaine (CEI-RD).
Selon le directeur de cette institution, Eddy Martinez Manzueta, les autorités dominicaines ne disposent jusqu'à présent d'aucun document écrit relatif à l'interdiction d'entrée de poulets de chair et d'oeufs sur le marché haïtien. Pour cette raison, explique le directeur de la CEI-RD, les autorités dominicaines envisagent de rencontrer les responsables haïtiens à ce sujet.
L'objectif de cette rencontre, qui doit se dérouler vendredi, est d'évaluer l'interdiction avicole au niveau de la frontière. « La réunion entre les secrétaireries d'Etat à l'agriculture d'Haïti et de la République dominicaine devra résoudre les problèmes avicoles posés entre les deux pays », a précisé le président de l'Association de producteurs de poules dans le nord de la République dominicaine.Le responsable du secteur de l'élevage dominicain, Angel Faxas, juge normale la décision du gouvernement haïtien de stopper l'importation avicole. M. Faxas qui dit avoir eu un entretien hier avec des responsables du secteur de l'élevage en Haïti, affirme qu'il s'agit d'une décision provisoire s'inscrivant dans un cadre du respect des normes sanitaires légalement établies.
Opinant, lui aussi, sur l'importance d'une rencontre bilatérale avec les autorités haïtiennes, M Faxas a voulu rassurer le gouvernement haïtien de la sécurité sanitaire du système de production animale dominicaine. « Je les ai garantis qu'il n'y a pas de présence de virus dans le système productif dominicain », a-t-il dit.De leur coté, des parlementaires haïtiens appellent les autorités à bien gérer la situation. Le sénateur Roudy Hérivaux rappelle que le gouvernement haïtien a pour responsabilité de protéger la population. Par ailleurs, il invite les citoyens à garder leur calme et laisser les responsables traiter la question. La présence du virus est détectée en République dominicaine au moment où la production avicole se chiffre à 16.3 millions de poulets de chair, a rapporté Emilio Ortiz dans un article publié ce mercredi en République dominicaine.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=52950&PubDate=2008-01-11
Selon le directeur de cette institution, Eddy Martinez Manzueta, les autorités dominicaines ne disposent jusqu'à présent d'aucun document écrit relatif à l'interdiction d'entrée de poulets de chair et d'oeufs sur le marché haïtien. Pour cette raison, explique le directeur de la CEI-RD, les autorités dominicaines envisagent de rencontrer les responsables haïtiens à ce sujet.
L'objectif de cette rencontre, qui doit se dérouler vendredi, est d'évaluer l'interdiction avicole au niveau de la frontière. « La réunion entre les secrétaireries d'Etat à l'agriculture d'Haïti et de la République dominicaine devra résoudre les problèmes avicoles posés entre les deux pays », a précisé le président de l'Association de producteurs de poules dans le nord de la République dominicaine.Le responsable du secteur de l'élevage dominicain, Angel Faxas, juge normale la décision du gouvernement haïtien de stopper l'importation avicole. M. Faxas qui dit avoir eu un entretien hier avec des responsables du secteur de l'élevage en Haïti, affirme qu'il s'agit d'une décision provisoire s'inscrivant dans un cadre du respect des normes sanitaires légalement établies.
Opinant, lui aussi, sur l'importance d'une rencontre bilatérale avec les autorités haïtiennes, M Faxas a voulu rassurer le gouvernement haïtien de la sécurité sanitaire du système de production animale dominicaine. « Je les ai garantis qu'il n'y a pas de présence de virus dans le système productif dominicain », a-t-il dit.De leur coté, des parlementaires haïtiens appellent les autorités à bien gérer la situation. Le sénateur Roudy Hérivaux rappelle que le gouvernement haïtien a pour responsabilité de protéger la population. Par ailleurs, il invite les citoyens à garder leur calme et laisser les responsables traiter la question. La présence du virus est détectée en République dominicaine au moment où la production avicole se chiffre à 16.3 millions de poulets de chair, a rapporté Emilio Ortiz dans un article publié ce mercredi en République dominicaine.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=52950&PubDate=2008-01-11
Mesures protectrices aux lourdes conséquences
Au poste frontalier de Malpasse, douaniers et policiers haïtiens sont aux aguets pour empêcher les produits avicoles dominicains - oeufs, volailles, poussins... - de pénétrer le territoire national. Des mesures lourdes de conséquences pour les petits importateurs haïtiens non avisés.
Tony, un jeune homme de teint noir dans la trentaine, revient de la République dominicaine avec une poule bien accrochée en arrière de sa moto. Arrivé au marché de Malpasse, un ami s'approche de lui pour l'informer de la décision du gouvernement d'interdire l'importation vers Haïti de tout produit avicole tel que oeufs, poules, poussins en provenance de la république voisine. Une grande première qui surprend le jeune homme qui a vite caché sa poule dans un sac pour essayer de tromper la vigilance des agents douaniers et des policiers montant la garde depuis une semaine à la frontière de Malpasse.
Le jeune Tony n'est pas le seul à être pris au dépourvu par la surprenante décision des autorités haïtiennes. Des dizaines de petits importateurs étaient, lundi dernier, prêts à dédouaner leurs cargaisons d'oeufs achetés en territoire voisin lorsque des douaniers les ont informés que les produits avicoles dominicains sont interdits en Haïti.
Cette décision est comme un poignard planté dans le coeur de ces petits importateurs haïtiens. « On vient de nous couper le souffle, a déclaré, larmes aux yeux, Berthony Compère, qui dit avoir perdu des marchandises évaluées à plus de 150 mille gourdes. Pourquoi les autorités ne nous ont-elles pas informés à temps ? ». Marianne André est aussi plongée dans un océan de tristesse en constatant ses vingt cinq caisses d'oeufs empilées dans un entrepôt à la frontière. « Etant donné que nous n'étions pas informés à temps, les autorités devraient différer l'application de leurs mesures », a-t-elle suggéré en sanglotant.
Les responsables, tant au niveau de la police qu'au niveau de la douane, ne sont pas en mesure de préciser ni le montant, ni la quantité des produits mis en quarantaine. « Les pertes sont énormes, a reconnu un policier ayant participé à l'opération. On aurait pu éviter tout ça si seulement on avait averti les importateurs que les produits avicoles en provenance de la République dominicaine sont interdits sur le territoire national. »
Jeantal Clervil, directeur de la douane de Malpasse, a admis que les importateurs ont été pris au dépourvu. « Je ne fais qu'appliquer un ordre », s'est défendu l'homme qui - de par sa rigueur - a été au coeur d'un bras de fer avec camionneurs de la région. Les autorités, a nuancé M. Clervil, n'avaient d'autre choix que d'agir dans l'intérêt national. « Les importateurs et les marchands doivent comprendre, dit-il, que la grippe aviaire est une menace pour tout le pays. » Et la leçon semble avoir été apprise. Pour ce jeudi, 2e jour d'intenses activités au niveau de ce poste frontalier, les camions d'œufs n'ont pas été remarqués. Aucun produit interdit n'a été intercepté.
Cependant, malgré la détermination des policiers et des agents douaniers, certaines personnes arrivent à introduire des produits défendus sur le territoire national. « Constatant que le contrôle à la frontière est strict, certains importateurs ont fait passer les produits interdits par voie maritime, a déploré le directeur de l'un des plus importants postes frontaliers du pays. Dommage, nous ne disposons pas de moyens pour les poursuivre. »Depuis une semaine, suite à la découverte du virus de grippe aviaire de type (H5N2) en République dominicaine, le Ministère de l'Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural (MARNDR) a interdit jusqu'à nouvel ordre l'importation de tout produit avicole tel que oeufs, volailles, poussins et produits dérivés en provenance de la République voisine.
Si les autorités haïtiennes veulent éviter l'épidémie meurtrière de la grippe aviaire, elles demeurent cependant impuissantes face à la montée vertigineuse des prix des produits sous embargo. A défaut d'une solution miracle, le chef du gouvernement, Jacques-Edouard Alexis, appelle au renforcement de la production nationale. Une production en décrescendo depuis les vingt dernières années. Ce qui rend encore plus exsangue l'économie nationale déjà en léthargie.
Jean Pharès Jérôme
pjerome@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=52979&PubDate=2008-01-10
Tony, un jeune homme de teint noir dans la trentaine, revient de la République dominicaine avec une poule bien accrochée en arrière de sa moto. Arrivé au marché de Malpasse, un ami s'approche de lui pour l'informer de la décision du gouvernement d'interdire l'importation vers Haïti de tout produit avicole tel que oeufs, poules, poussins en provenance de la république voisine. Une grande première qui surprend le jeune homme qui a vite caché sa poule dans un sac pour essayer de tromper la vigilance des agents douaniers et des policiers montant la garde depuis une semaine à la frontière de Malpasse.
Le jeune Tony n'est pas le seul à être pris au dépourvu par la surprenante décision des autorités haïtiennes. Des dizaines de petits importateurs étaient, lundi dernier, prêts à dédouaner leurs cargaisons d'oeufs achetés en territoire voisin lorsque des douaniers les ont informés que les produits avicoles dominicains sont interdits en Haïti.
Cette décision est comme un poignard planté dans le coeur de ces petits importateurs haïtiens. « On vient de nous couper le souffle, a déclaré, larmes aux yeux, Berthony Compère, qui dit avoir perdu des marchandises évaluées à plus de 150 mille gourdes. Pourquoi les autorités ne nous ont-elles pas informés à temps ? ». Marianne André est aussi plongée dans un océan de tristesse en constatant ses vingt cinq caisses d'oeufs empilées dans un entrepôt à la frontière. « Etant donné que nous n'étions pas informés à temps, les autorités devraient différer l'application de leurs mesures », a-t-elle suggéré en sanglotant.
Les responsables, tant au niveau de la police qu'au niveau de la douane, ne sont pas en mesure de préciser ni le montant, ni la quantité des produits mis en quarantaine. « Les pertes sont énormes, a reconnu un policier ayant participé à l'opération. On aurait pu éviter tout ça si seulement on avait averti les importateurs que les produits avicoles en provenance de la République dominicaine sont interdits sur le territoire national. »
Jeantal Clervil, directeur de la douane de Malpasse, a admis que les importateurs ont été pris au dépourvu. « Je ne fais qu'appliquer un ordre », s'est défendu l'homme qui - de par sa rigueur - a été au coeur d'un bras de fer avec camionneurs de la région. Les autorités, a nuancé M. Clervil, n'avaient d'autre choix que d'agir dans l'intérêt national. « Les importateurs et les marchands doivent comprendre, dit-il, que la grippe aviaire est une menace pour tout le pays. » Et la leçon semble avoir été apprise. Pour ce jeudi, 2e jour d'intenses activités au niveau de ce poste frontalier, les camions d'œufs n'ont pas été remarqués. Aucun produit interdit n'a été intercepté.
Cependant, malgré la détermination des policiers et des agents douaniers, certaines personnes arrivent à introduire des produits défendus sur le territoire national. « Constatant que le contrôle à la frontière est strict, certains importateurs ont fait passer les produits interdits par voie maritime, a déploré le directeur de l'un des plus importants postes frontaliers du pays. Dommage, nous ne disposons pas de moyens pour les poursuivre. »Depuis une semaine, suite à la découverte du virus de grippe aviaire de type (H5N2) en République dominicaine, le Ministère de l'Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural (MARNDR) a interdit jusqu'à nouvel ordre l'importation de tout produit avicole tel que oeufs, volailles, poussins et produits dérivés en provenance de la République voisine.
Si les autorités haïtiennes veulent éviter l'épidémie meurtrière de la grippe aviaire, elles demeurent cependant impuissantes face à la montée vertigineuse des prix des produits sous embargo. A défaut d'une solution miracle, le chef du gouvernement, Jacques-Edouard Alexis, appelle au renforcement de la production nationale. Une production en décrescendo depuis les vingt dernières années. Ce qui rend encore plus exsangue l'économie nationale déjà en léthargie.
Jean Pharès Jérôme
pjerome@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=52979&PubDate=2008-01-10
Les spécialistes sont divisés sur la fin du mandat des sénateurs
Intervenant à la rubrique " Invité du jour", les juristes Gérard Gourgues et Georges Michel ont donné des avis différents sur le comportement des 10 sénateurs élus pour deux ans. Georges Michel qualifie de tempête dans un verre d’eau le tollé autour de ce dossier des sénateurs élus pour deux ans, mettant l’accent sur les retards enregistré dans l’organisation des élections.
" Il y a eu un écourtement du mandat de ces sénateurs pour permettre à leur successeurs de siéger mais les successeurs n’existent pas ", dit-il estimant qu’on peut laisser les sénateurs en poste jusqu’en mai 2008.
Selon M. Michel les sénateurs ne pourront siéger au delà de mai parce que la constitution interdit toute prolongation de mandat. De plus, Georges Michel préconise le départ des sénateurs au cas où les nouveaux élus seraient connus avant mai.
George Michel croit que l’assemblée des sénateurs peut souverainement adopter une solution. " L’article 108 de la constitution stipule que les chambres jugent les contestations relatives au mandat", ajoute t-il.
Gérard Gourgues rejette cet argument soulignant que cet article traite de la validation des pouvoirs des nouveaux élus et non de la durée des mandats.
Pour Maître Gourgues, les sénateurs sont entrés au grand corps en retard et ils savaient qu’il y un terme qui est le deuxième lundi de janvier. Interrogé sur les conséquences du départ des sénateurs, Gérard Gourgues estime qu’il n’y a aucun risque parce que l’assemblée des sénateurs peut faire baisser le quorum.
Selon M. Gourgues si les sénateurs restent en poste et dans le même temps partent en campagne électoral cela équivaut à un départ au deuxième lundi de janvier. " L’issue de la rencontre au palais national entre le chef de l’état et les sénateurs est décisive", argue Maître Gourgues alors que Georges Michel estime que cette rencontre est sans objet. " L’exécutif n’a pas d’ordre à donner au sénat", lance M. Michel qui croit qu’il faut faire preuve de retenu et de sens de responsabilité dans ce dossier.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13393
" Il y a eu un écourtement du mandat de ces sénateurs pour permettre à leur successeurs de siéger mais les successeurs n’existent pas ", dit-il estimant qu’on peut laisser les sénateurs en poste jusqu’en mai 2008.
Selon M. Michel les sénateurs ne pourront siéger au delà de mai parce que la constitution interdit toute prolongation de mandat. De plus, Georges Michel préconise le départ des sénateurs au cas où les nouveaux élus seraient connus avant mai.
George Michel croit que l’assemblée des sénateurs peut souverainement adopter une solution. " L’article 108 de la constitution stipule que les chambres jugent les contestations relatives au mandat", ajoute t-il.
Gérard Gourgues rejette cet argument soulignant que cet article traite de la validation des pouvoirs des nouveaux élus et non de la durée des mandats.
Pour Maître Gourgues, les sénateurs sont entrés au grand corps en retard et ils savaient qu’il y un terme qui est le deuxième lundi de janvier. Interrogé sur les conséquences du départ des sénateurs, Gérard Gourgues estime qu’il n’y a aucun risque parce que l’assemblée des sénateurs peut faire baisser le quorum.
Selon M. Gourgues si les sénateurs restent en poste et dans le même temps partent en campagne électoral cela équivaut à un départ au deuxième lundi de janvier. " L’issue de la rencontre au palais national entre le chef de l’état et les sénateurs est décisive", argue Maître Gourgues alors que Georges Michel estime que cette rencontre est sans objet. " L’exécutif n’a pas d’ordre à donner au sénat", lance M. Michel qui croit qu’il faut faire preuve de retenu et de sens de responsabilité dans ce dossier.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13393
Les sénateurs sont préoccupés par le fonctionnement de la diplomatie haïtienne
Le chancelier haïtien, Jean Raynald Clerismé, accompagné des ambassadeurs d’Haïti aux Etats-Unis, Raymond Joseph et en République Dominicaine, Fritz Cinéas, s’est entretenu hier avec les membres de la commission affaires étrangères du sénat.
La gestion et les réformes au sein des missions diplomatiques haïtiennes étaient à l’ordre du jour de cette rencontre. Répondant aux interrogations des parlementaires, Jean Raynald Clerismé a indiqué que les changements au niveau des chefs de missions font partie des prérogatives du chef de l’état. Tout en rappelant le processus de renforcement institutionnel lancé il y a quelques mois, M. Clerismé a annoncé l’ouverture prochaine de maisons de la culture haïtienne à l’étranger.
Le président de la commission affaires étrangères du sénat, Evaliere Beauplan, s’est déclaré insatisfait des informations fournies par le chancelier haïtien.
Au nombre des irrégularités, Evaliere Beauplan fait état de responsables de missions qui ne peuvent négocier pour l’état haïtien parce qu’ils n’ont pas d’exequatur. Il plaide pour une réforme en profondeur dans la diplomatie haïtienne et déplore que le chef de l’état n'ait pas suivi les normes constitutionnelles en rappelant les ambassadeurs et les consuls généraux.
De son coté, l'ambassadeur d'Haïti à Washington, Raymond Joseph, a indiqué que sa représentation diplomatique contribue au développement économique d'Haïti en alimentant les caisses de l’état haïtien, à hauteur de 350 mille dollars américains par mois. Il se réjouit d’avoir contribué à la ratification de la loi Hope et annonce l'établissement d'une ligne maritime directe (Delaware /Port-au-Prince) qui, favorisera la livraison des produits américains à Port-au-Prince.
Pour sa part, l’ambassadeur d’Haïti à Santo Domingo, Fritz Cinéas, rejette les déclarations de l’ancien administrateur du ministère des affaires étrangères, relatives au décaissement de 400 000 dollars pour les travaux de réfection de l’ambassade d’Haïti. " Les travaux n’ont pas encore pris fin et je crois qu’on a dépensé environ 70 000 dollars "dit-il précisant que l’Ucref et l’ULCC ont été saisis du dossier.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13392
La gestion et les réformes au sein des missions diplomatiques haïtiennes étaient à l’ordre du jour de cette rencontre. Répondant aux interrogations des parlementaires, Jean Raynald Clerismé a indiqué que les changements au niveau des chefs de missions font partie des prérogatives du chef de l’état. Tout en rappelant le processus de renforcement institutionnel lancé il y a quelques mois, M. Clerismé a annoncé l’ouverture prochaine de maisons de la culture haïtienne à l’étranger.
Le président de la commission affaires étrangères du sénat, Evaliere Beauplan, s’est déclaré insatisfait des informations fournies par le chancelier haïtien.
Au nombre des irrégularités, Evaliere Beauplan fait état de responsables de missions qui ne peuvent négocier pour l’état haïtien parce qu’ils n’ont pas d’exequatur. Il plaide pour une réforme en profondeur dans la diplomatie haïtienne et déplore que le chef de l’état n'ait pas suivi les normes constitutionnelles en rappelant les ambassadeurs et les consuls généraux.
De son coté, l'ambassadeur d'Haïti à Washington, Raymond Joseph, a indiqué que sa représentation diplomatique contribue au développement économique d'Haïti en alimentant les caisses de l’état haïtien, à hauteur de 350 mille dollars américains par mois. Il se réjouit d’avoir contribué à la ratification de la loi Hope et annonce l'établissement d'une ligne maritime directe (Delaware /Port-au-Prince) qui, favorisera la livraison des produits américains à Port-au-Prince.
Pour sa part, l’ambassadeur d’Haïti à Santo Domingo, Fritz Cinéas, rejette les déclarations de l’ancien administrateur du ministère des affaires étrangères, relatives au décaissement de 400 000 dollars pour les travaux de réfection de l’ambassade d’Haïti. " Les travaux n’ont pas encore pris fin et je crois qu’on a dépensé environ 70 000 dollars "dit-il précisant que l’Ucref et l’ULCC ont été saisis du dossier.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13392
4 partis représentés au sénat sont favorables au départ des sénateurs de 2 ans
Lors d’une rencontre entre les chefs de file de 5 des 7 partis politiques représentés au sénat et le bureau du grand corps, les dirigeants de l’Union, de l’Alliance et de Lespwa se sont prononcés pour le départ des élus le deuxième lundi de janvier 2008.
Evans Paul, président de l’Alliance réclame des sénateurs "le respect de la parole donnée". Interrogé sur les conséquences du départ de ces 10 élus, M. Paul affirme que l’assemblée des sénateurs peut adopter une résolution pour faire baisser le quorum.
De leur coté, les responsables de Lartibonite en Action(LAA) et Fanmi Lavalas réclament le maintien en poste des sénateurs élus pour deux ans afin d’éviter le dysfonctionnement du grand corps.
La rencontre été interrompue lorsque le président du sénat a refusé d’accorder la parole au sénateur Andrice Riché (OPL) qui n’avait pas de mandat du directoire du directoire de son parti. A l’issue de la rencontre, le président du sénat Joseph Lambert a une nouvelle fois mis l’accent sur la nécessité pour le parlement et l’exécutif de trouver un accord sur ce dossier.
Une rencontre avec le chef de l’état, René Préval est prévue pour ce vendredi. Tout en qualifiant cette rencontre d’importante, Joseph Lambert souligne qu’il faut rechercher le consensus dans le but d’assurer le bon fonctionnement des institutions.
Outre l’Organisation du Peuple en Lutte (OPL), les dirigeants de la Fusion n’avaient pas répondu à l’invitation du président du sénat. Toutefois en début de semaine, le président de la Fusion, Victor Benoît, avait indiqué que le départ des sénateurs élus pour deux ans permettra d’éviter un imbroglio.
M. Benoît croit que les leaders politiques doivent consentir des sacrifices et réaliser des compromis afin de favoriser le départ des sénateurs élus pour deux ans.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13391
Evans Paul, président de l’Alliance réclame des sénateurs "le respect de la parole donnée". Interrogé sur les conséquences du départ de ces 10 élus, M. Paul affirme que l’assemblée des sénateurs peut adopter une résolution pour faire baisser le quorum.
De leur coté, les responsables de Lartibonite en Action(LAA) et Fanmi Lavalas réclament le maintien en poste des sénateurs élus pour deux ans afin d’éviter le dysfonctionnement du grand corps.
La rencontre été interrompue lorsque le président du sénat a refusé d’accorder la parole au sénateur Andrice Riché (OPL) qui n’avait pas de mandat du directoire du directoire de son parti. A l’issue de la rencontre, le président du sénat Joseph Lambert a une nouvelle fois mis l’accent sur la nécessité pour le parlement et l’exécutif de trouver un accord sur ce dossier.
Une rencontre avec le chef de l’état, René Préval est prévue pour ce vendredi. Tout en qualifiant cette rencontre d’importante, Joseph Lambert souligne qu’il faut rechercher le consensus dans le but d’assurer le bon fonctionnement des institutions.
Outre l’Organisation du Peuple en Lutte (OPL), les dirigeants de la Fusion n’avaient pas répondu à l’invitation du président du sénat. Toutefois en début de semaine, le président de la Fusion, Victor Benoît, avait indiqué que le départ des sénateurs élus pour deux ans permettra d’éviter un imbroglio.
M. Benoît croit que les leaders politiques doivent consentir des sacrifices et réaliser des compromis afin de favoriser le départ des sénateurs élus pour deux ans.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13391
Le RDNP favorable au maintien en poste des sénateurs élus pour 2 ans
La secrétaire générale du Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP), Myrlande Manigat, souhaite que les sénateurs élus pour deux ans restent en poste au delà du deuxième lundi de janvier 2008. Madame Manigat estime qu’une rencontre avec le chef de l’état n’est pas nécessaire, précisant que selon la constitution les sénateurs ne sont pas concernés par les législatures.
" Un sénateur est élu pour 2, 4 ou 6 ans, une année compte 365 jours " dit-elle rappelant que l’organisation des élections dans les délais prévus aurait permis d’éviter ce problème. Qualifiant la situation de crise, la secrétaire générale du RDNP croit que cette situation se reproduira dans les prochaines années. De plus, madame Manigat s’interroge sur la volonté réelle des autorités d’organiser les élections sénatoriales et indirectes. Tout en dénonçant le manque de coordination dans les préparatifs pour lancer le processus électoral, madame Manigat dit craindre des surprises. " Peut être que dans deux mois on dira que les BED ne sont pas prêts ", dit-elle rappelant qu’un projet de loi électoral a été déposé depuis juillet 2007 à la primature.
La secrétaire générale du RDNP réclame le respect des prescrits constitutionnels notamment en ce qui a trait aux échéances électorales. Elle critique l’inaction de l’exécutif dans le dossier des élections, craignant que les sénatoriales ne soient pas organisées avant mai 2008.Par ailleurs, le bureau du sénat souhaite un consensus avec l’exécutif sur la situation des sénateurs élus pour deux ans. " Les sénateurs ont souhaité avoir l’avis du chef de l’état dans le souci d’éviter toute confrontation", indique le sénateur François Fouchard Bergrome qui souligne que le président du sénat a expédié une lettre au chef de l’état sur ce sujet.Selon le sénateur Bergrome l’organisation des élections aux dates prévues aurait permis d’éviter cette situation.10 sénateurs sont concernés par ces discussions sur la durée de leur mandat. Milius Hypolithe, Ricard Pierre, Gabriel Fortuné, Maxime Roumer, René Samson, Jean Rodolph Joasil, Ultimo Compere, François Fouchard Bergrome et Evelyne Chéron. http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13390
" Un sénateur est élu pour 2, 4 ou 6 ans, une année compte 365 jours " dit-elle rappelant que l’organisation des élections dans les délais prévus aurait permis d’éviter ce problème. Qualifiant la situation de crise, la secrétaire générale du RDNP croit que cette situation se reproduira dans les prochaines années. De plus, madame Manigat s’interroge sur la volonté réelle des autorités d’organiser les élections sénatoriales et indirectes. Tout en dénonçant le manque de coordination dans les préparatifs pour lancer le processus électoral, madame Manigat dit craindre des surprises. " Peut être que dans deux mois on dira que les BED ne sont pas prêts ", dit-elle rappelant qu’un projet de loi électoral a été déposé depuis juillet 2007 à la primature.
La secrétaire générale du RDNP réclame le respect des prescrits constitutionnels notamment en ce qui a trait aux échéances électorales. Elle critique l’inaction de l’exécutif dans le dossier des élections, craignant que les sénatoriales ne soient pas organisées avant mai 2008.Par ailleurs, le bureau du sénat souhaite un consensus avec l’exécutif sur la situation des sénateurs élus pour deux ans. " Les sénateurs ont souhaité avoir l’avis du chef de l’état dans le souci d’éviter toute confrontation", indique le sénateur François Fouchard Bergrome qui souligne que le président du sénat a expédié une lettre au chef de l’état sur ce sujet.Selon le sénateur Bergrome l’organisation des élections aux dates prévues aurait permis d’éviter cette situation.10 sénateurs sont concernés par ces discussions sur la durée de leur mandat. Milius Hypolithe, Ricard Pierre, Gabriel Fortuné, Maxime Roumer, René Samson, Jean Rodolph Joasil, Ultimo Compere, François Fouchard Bergrome et Evelyne Chéron. http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13390
Jean Fils-Aimé et le vodou
Le pasteur Jean Fils-Aimé vient de publier un livre intitulé « Vodou, je me souviens » aux Editions Dabar à Montréal. Ce livre plaide en faveur du vodou.Constitué de huit chapitres, ce livre parle de manière générale du vodou et présente en substance l'histoire de l'Eglise catholique romaine. Il aborde également des termes-clés tels que la foi, la culture et l'inculturation.
Selon Jean Fils-Aimé, «le vodou est le mode d'être de l'Haïtien». Ainsi, écrit-il à la page 107 : « En vérité, la danse est omniprésente dans la vie haïtienne. En temps de joie comme en temps de peine, elle semble être le mode d'expression privilégié de l'âme haïtienne.»
Il affirme dans son ouvrage que le vodou a aidé beaucoup plus à l'avancement de la cause des Haïtiens que le christianisme. Il s'est donc référé aux moments-clés de la lutte du peuple haïtien (esclavage, marronnage, Bois Caïman, guerre de l'indépendance, occupation américaine, etc.) pour étayer sa thèse. Avec un luxe de détails, Jean Fils-Aimé montre l'importance du vodou dans la culture haïtienne. Il fait du vodou une arme de résistance, une thérapie populaire.
En termes d'arguments, il avance que beaucoup d'hommes politiques et de religieux ont toujours été des alliés du vodou, et ceci de manière voilée. D'après M. Fils-Aimé, il n'y a pas de culture ou de religion qui ne recèle pas sa part de mal. «Dans le judaïsme, la cabale juive, c'est de la magie, l'Islam a son soufisme. Le christianisme connaît ses messes noires et les psaumes imprécatoires.»

Il soutient aussi que le vodou est une religion qui prône l'amour et la charité.
Ce livre est un véritable plaidoyer pour la culture et l'identité haïtiennes. Il pourra, peut être, ouvrir la voie vers de nouveaux débats théologique et ethnologique. Aux dires de Dany Laferrière, il est fort possible que l'ouvrage du Dr Jean Fils-Aimé devienne «un best-seller au Québec».
(1) FILS-AIME (Jean), Vodou, je me souviens. Le combat d'une culture pour sa survie, Editions Dabar, Montréal, 2007, 250 pages.
Jean Fils-Aimé est docteur en théologie (PH D.) de l'université de Montréal. Il est spécialiste des questions de foi et de culture. Il détient une maîtrise (M.A) de l'université MC Gill en histoire médiévale. Son mémoire a porté sur la réforme protestante et la Contre-réforme catholique du XVIe siècle.
Dominique Domerçant
Succes33@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=52746&PubDate=2008-01-09
Notre commentaire :
J’ai du mal à croire qu’un tel livre puisse être écrit par un « Pasteur ». N’y aurait-il pas une erreur de frappe !( Pasteur vaudouisant sans doute ?)
Chaque fois que nous nous trouvons face à une réflexion quelconque sur le vodou nous constatons que définitivement nous ne savons pas dans quelle marque conceptuelle définir ce que nous appellerons tout simplement cette « pratique ». Nous nous demandons aussi si le concept culture vaudou ne cache pas justement cette sensation de gêne de ceux-là même qui voudraient la défendre et la replacer sur un piédestal.
Pour faire les yeux doux aux vodouisants se déclarant aussi catholiques, l’ancien président d’Haïti avait fait du vaudou une religion à part entière voulant signifier par ce cadeau qu’avant cette décision le vaudou-religion n’existait pas.
Vaudou-culture, vodou-pratique, vodou-folklore devraient être tant de termes de réflexions en quête d’un consensus pour faire définitivement le point sur la question.
Emmanuel "Toto" Constant refuse de plaider coupable et encourt plus de 25 ans de prison
Inculpé de fraude immobilière, l’ancien commandant du FRAPH ne pourra plus bénéficier de la commutation de peine que lui avait offerte la justice américaine
vendredi 11 janvier 2008,
Radio Kiskeya
L’ancien chef du Front pour l’Avancement et le Progrès d’Haïti (FRAPH), Emmanuel "Toto" Constant, inculpé de fraude immobilière à New York, risque plus de 25 ans de prison après avoir refusé jeudi de plaider coupable devant la Cour Suprême de Brooklyn.
Selon le New York Daily News, l’avocat de la défense, Samuel Karlinen, s’est entretenu brièvement avec son client avant de faire savoir au juge Abraham Gerges que M. Constant rejetait un arrangement proposé par le tribunal qui lui donnait la possibilité de passer seulement entre 3 et 9 ans en taule.
"Je veux qu’il (Constant) sache que la proposition de la cour n’est plus sur la table", a déclaré le magistrat qui a aussitôt fixé le procès au 13 février.
Pour sa part, le représentant du ministère public, Thomas Schellhammer, a estimé que les plaidoiries devraient durer au moins un mois.
Arrêté en 2006, Emmanuel Constant, 51 ans, pourrait passer plus d’un quart de siècle derrière les barreaux s’il est reconnu coupable. Il est accusé d’avoir volé 1,7 million de dollars à la Sun Trust Bank en utilisant de faux documents dans le cadre d’une affaire immobilière. Pour avoir plaidé coupable d’accusations similaires à Suffolk County, il est en train de purger une peine allant de un à trois ans d’emprisonnement.
D’autre part, celui qui fut pendant trois ans (1991-1994) à la tête de la sinistre organisation paramilitaire FRAPH, en compagnie de son adjoint Louis Jodel Chamblain, fait également l’objet de graves accusations de violations des droits humains en Haïti. Le Centre pour la justice et la responsabilité estime que M. Constant est responsable de la mort de plusieurs milliers de personnes et des graves tortures que d’autres avaient subies. Cette organisation américaine représente trois ressortissantes haïtiennes victimes des exactions du FRAPH qui avaient gagné en 2006 un procès au civil intenté contre Constant. Un tribunal fédéral de Manhattan avait condamné l’ancien chef paramilitaire à verser 19 millions de dollars aux trois femmes à titre de dommages et intérêts.
D’autres plaintes accablantes portées contre lui sont encore pendantes.
"Toto" Constant a évité à plusieurs reprises la déportation en Haïti après avoir fui le pays en 1994 suite à l’effondrement du régime militaro-civil putschiste du général Raoul Cédras et du colonel Michel François.
Jennie Green, avocate principale du Centre pour les droits constitutionnels, qui suit de près l’évolution du dossier à Brooklyn, a exprimé sa satisfaction de voir l’ancien numéro un du FRAPH refuser de plaider coupable. Elle a souligné que le contraire aurait accéleré son éventuel retour en Haïti.
Pour Me Green, le système judiciaire haïtien demeure instable et corrompu et offrirait à Constant de bonnes chances de libération. "Nous parlons au nom de ceux qui ne peuvent venir à la Cour Suprême de Brooklyn parce que certains sont morts et d’autres ont peur d’être de se présenter ici", a affirmé la militante américaine des droits humains.
Condamné en 2000 à perpétuité pour son implication dans le massacre de Raboteau (une quinzaine de morts le 22 avril 1994 aux Gonaïves), Emmanuel Constant a reconnu avoir travaillé pour la CIA pendant qu’il était à la tête du FRAPH dont les archives ont été charcutées après l’intervention militaire américaine de 1994 puis remises aux autorités haïtiennes. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4603
vendredi 11 janvier 2008,
Radio Kiskeya
L’ancien chef du Front pour l’Avancement et le Progrès d’Haïti (FRAPH), Emmanuel "Toto" Constant, inculpé de fraude immobilière à New York, risque plus de 25 ans de prison après avoir refusé jeudi de plaider coupable devant la Cour Suprême de Brooklyn.
Selon le New York Daily News, l’avocat de la défense, Samuel Karlinen, s’est entretenu brièvement avec son client avant de faire savoir au juge Abraham Gerges que M. Constant rejetait un arrangement proposé par le tribunal qui lui donnait la possibilité de passer seulement entre 3 et 9 ans en taule.
"Je veux qu’il (Constant) sache que la proposition de la cour n’est plus sur la table", a déclaré le magistrat qui a aussitôt fixé le procès au 13 février.
Pour sa part, le représentant du ministère public, Thomas Schellhammer, a estimé que les plaidoiries devraient durer au moins un mois.
Arrêté en 2006, Emmanuel Constant, 51 ans, pourrait passer plus d’un quart de siècle derrière les barreaux s’il est reconnu coupable. Il est accusé d’avoir volé 1,7 million de dollars à la Sun Trust Bank en utilisant de faux documents dans le cadre d’une affaire immobilière. Pour avoir plaidé coupable d’accusations similaires à Suffolk County, il est en train de purger une peine allant de un à trois ans d’emprisonnement.
D’autre part, celui qui fut pendant trois ans (1991-1994) à la tête de la sinistre organisation paramilitaire FRAPH, en compagnie de son adjoint Louis Jodel Chamblain, fait également l’objet de graves accusations de violations des droits humains en Haïti. Le Centre pour la justice et la responsabilité estime que M. Constant est responsable de la mort de plusieurs milliers de personnes et des graves tortures que d’autres avaient subies. Cette organisation américaine représente trois ressortissantes haïtiennes victimes des exactions du FRAPH qui avaient gagné en 2006 un procès au civil intenté contre Constant. Un tribunal fédéral de Manhattan avait condamné l’ancien chef paramilitaire à verser 19 millions de dollars aux trois femmes à titre de dommages et intérêts.
D’autres plaintes accablantes portées contre lui sont encore pendantes.
"Toto" Constant a évité à plusieurs reprises la déportation en Haïti après avoir fui le pays en 1994 suite à l’effondrement du régime militaro-civil putschiste du général Raoul Cédras et du colonel Michel François.
Jennie Green, avocate principale du Centre pour les droits constitutionnels, qui suit de près l’évolution du dossier à Brooklyn, a exprimé sa satisfaction de voir l’ancien numéro un du FRAPH refuser de plaider coupable. Elle a souligné que le contraire aurait accéleré son éventuel retour en Haïti.
Pour Me Green, le système judiciaire haïtien demeure instable et corrompu et offrirait à Constant de bonnes chances de libération. "Nous parlons au nom de ceux qui ne peuvent venir à la Cour Suprême de Brooklyn parce que certains sont morts et d’autres ont peur d’être de se présenter ici", a affirmé la militante américaine des droits humains.
Condamné en 2000 à perpétuité pour son implication dans le massacre de Raboteau (une quinzaine de morts le 22 avril 1994 aux Gonaïves), Emmanuel Constant a reconnu avoir travaillé pour la CIA pendant qu’il était à la tête du FRAPH dont les archives ont été charcutées après l’intervention militaire américaine de 1994 puis remises aux autorités haïtiennes. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4603
La BID accorde 8,6 millions de dollars à trois pays de la CARICOM dont Haïti
Une aide destinée à des travaux d’infrastructure
mardi 8 janvier 2008,
Radio Kiskeya
Haïti et deux autres pays de la Communauté Caraïbe (CARICOM), le Suriname et le Bélize, recevront bientôt un total de 8,6 millions de dollars dans le cadre d’un programme régional de la Banque Interaméricaine de Développement (BID) en matière d’infrastructure.
Selon un communiqué de la BID rendu public mardi à Castries (Sainte-Lucie) et cité par EFE, ce montant servira à financer 18 projets de coopération technique approuvés en 2007 par le Fonds d’investissement en infrastructure (IntraFund), une filiale de la banque régionale de développement.
Depuis sa création en 2006, cette structure, qui mobilise des capitaux publics, privés et mixtes en faveur de travaux d’infrastructure et de préparation de projets en Amérique latine et dans les Caraïbes, a déjà lancé 23 projets dans des pays comme Haïti, l’Argentine, le Brésil et le Mexique.
La BID rappelle que dans le cadre de sa mission, l’IntraFund a notamment permis le financement des travaux de réhabilitation de la centrale hydroélectrique de Péligre qui assure 25% de la consommation énergétique en Haïti. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4598
mardi 8 janvier 2008,
Radio Kiskeya
Haïti et deux autres pays de la Communauté Caraïbe (CARICOM), le Suriname et le Bélize, recevront bientôt un total de 8,6 millions de dollars dans le cadre d’un programme régional de la Banque Interaméricaine de Développement (BID) en matière d’infrastructure.
Selon un communiqué de la BID rendu public mardi à Castries (Sainte-Lucie) et cité par EFE, ce montant servira à financer 18 projets de coopération technique approuvés en 2007 par le Fonds d’investissement en infrastructure (IntraFund), une filiale de la banque régionale de développement.
Depuis sa création en 2006, cette structure, qui mobilise des capitaux publics, privés et mixtes en faveur de travaux d’infrastructure et de préparation de projets en Amérique latine et dans les Caraïbes, a déjà lancé 23 projets dans des pays comme Haïti, l’Argentine, le Brésil et le Mexique.
La BID rappelle que dans le cadre de sa mission, l’IntraFund a notamment permis le financement des travaux de réhabilitation de la centrale hydroélectrique de Péligre qui assure 25% de la consommation énergétique en Haïti. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4598
Un important chef de gang du Bel-Air appréhendé et déféré en justice
Lieutenant présumé du fameux "Général Toutou", Pascal Clergé est soupçonné d’implication dans des assassinats dont celui du militant politique Wébert Adrien en 2004
mercredi 9 janvier 2008,
Radio Kiskeya
Le nommé Pascal Clergé (alias Dilou ou Zamorano), qui jouit de la réputation d’être le principal adjoint du chef de gang activement recherché Nicolas Augusson (alias Général Toutou), a été appréhendé le 2 janvier dernier en Plaine par la police de la Croix-des Bouquets (Nord-est de Port-au-Prince).
Chef lui-même du gang dénommé « Base Grand Black », Pascal Clergé qui a été déféré mercredi par la Direction Centrale de Police Judiciaire (DCPJ) par-devant le Parquet du Tribunal civil de Port-au-Prince, était activement recherché par cette instance de la Police Nationale d’Haïti (PNH) pour son implication présumée dans divers crimes enregistrés notamment au Bel-Air (Centre de Port-au-Prince) au cours de la période de l’Opération Bagdad (campagne de terreur des partisans de Jean Bertrand Aristide, septembre 2004 à juillet 2005).
Au nombre des victimes présumées de ce puissant chef de gang, des sources policières citent : le cas d’un employé de l’Autorité Portuaire Nationale, connu sous le nom de Ti Blan, assassiné au Bel-Air en avril 2003 ; le militant politique et employé de la Mairie de Port-au-Prince, Wébert Adrien, lâchement exécuté au Bel-Air le 18 novembre 2004 ; Elto Ambroise, un policier de la Brigade de Recherche et d’Intervention de la PNH (BRI), enlevé et exécuté au Bel Air le 21 mai 2005 ; Kesnel St-Louis, membre du Syndicat des Travailleurs des Agences Maritimes, tué le 4 mars 2006 du côté de l’Eglise Notre-Dame du Perpétuel Secours, au Bel Air.
Pascal Clergé est également accusé d’implication dans divers autres crimes, dont certains remontent à 2001.
Trois personnes qui accompagnaient Pascal Clergé au moment de son arrestation et qui seraient ses acolytes ont été également déférées en justice. Il s’agit de : Wendy Coles, alias Didy ; Turenne Joane, alias Ti Okap et Agusta Diostena, alias Calochina.
Nicolas Augusson (alias Général Toutou) qui a semé la terreur au Bel-Air au moment de l’Opération Bagdad s’était réfugié à Cité Soleil (Nord de la capitale) suite aux vastes offensives menées contre les bandits par la PNH et les casques bleus de l’ONU. Il est toujours en cavale. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4600
mercredi 9 janvier 2008,
Radio Kiskeya
Le nommé Pascal Clergé (alias Dilou ou Zamorano), qui jouit de la réputation d’être le principal adjoint du chef de gang activement recherché Nicolas Augusson (alias Général Toutou), a été appréhendé le 2 janvier dernier en Plaine par la police de la Croix-des Bouquets (Nord-est de Port-au-Prince).
Chef lui-même du gang dénommé « Base Grand Black », Pascal Clergé qui a été déféré mercredi par la Direction Centrale de Police Judiciaire (DCPJ) par-devant le Parquet du Tribunal civil de Port-au-Prince, était activement recherché par cette instance de la Police Nationale d’Haïti (PNH) pour son implication présumée dans divers crimes enregistrés notamment au Bel-Air (Centre de Port-au-Prince) au cours de la période de l’Opération Bagdad (campagne de terreur des partisans de Jean Bertrand Aristide, septembre 2004 à juillet 2005).
Au nombre des victimes présumées de ce puissant chef de gang, des sources policières citent : le cas d’un employé de l’Autorité Portuaire Nationale, connu sous le nom de Ti Blan, assassiné au Bel-Air en avril 2003 ; le militant politique et employé de la Mairie de Port-au-Prince, Wébert Adrien, lâchement exécuté au Bel-Air le 18 novembre 2004 ; Elto Ambroise, un policier de la Brigade de Recherche et d’Intervention de la PNH (BRI), enlevé et exécuté au Bel Air le 21 mai 2005 ; Kesnel St-Louis, membre du Syndicat des Travailleurs des Agences Maritimes, tué le 4 mars 2006 du côté de l’Eglise Notre-Dame du Perpétuel Secours, au Bel Air.
Pascal Clergé est également accusé d’implication dans divers autres crimes, dont certains remontent à 2001.
Trois personnes qui accompagnaient Pascal Clergé au moment de son arrestation et qui seraient ses acolytes ont été également déférées en justice. Il s’agit de : Wendy Coles, alias Didy ; Turenne Joane, alias Ti Okap et Agusta Diostena, alias Calochina.
Nicolas Augusson (alias Général Toutou) qui a semé la terreur au Bel-Air au moment de l’Opération Bagdad s’était réfugié à Cité Soleil (Nord de la capitale) suite aux vastes offensives menées contre les bandits par la PNH et les casques bleus de l’ONU. Il est toujours en cavale. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4600
Un enfant libéré après plusieurs jours de séquestration
Les ravisseurs obtiennent leur rançon
mardi 8 janvier 2008,
Radio Kiskeya
Un jeune écolier de six ans, enlevé le week-end écoulé en pleine nuit chez ses parents à Kenscoff (environ 18 km à l’est de Port-au-Prince), a été libéré lundi contre rançon à l’issue de trois jours de séquestration, a appris Radio Kiskeya.
Aucune information n’était disponible sur le montant versé aux ravisseurs.
Les bandits armés avaient d’abord cambriolé la maison vendredi dernier avant de partir avec l’enfant violemment arraché de son lit. Vêtu seulement d’un t-shirt, il avait été conduit pieds nus vers l’une des planques du réseau de kidnappeurs à bord du véhicule de sa maman, un pick-up Mitsubishi L-200 double cabine.
La mère de l’ex-otage travaille dans une banque commerciale de Port-au-Prince.
Selon des sources dignes de foi, le réseau à l’origine de ce nouvel enlèvement d’enfant serait opérationnel à Kenscoff et dans les localités avoisinantes de Fermathe, Thomassin et Laboule.
Malgré la nouvelle offensive annoncée par les autorités, des cas de rapt sont régulièrement signalés. Le phénomène est toutefois en recul après avoir atteint des pics au cours de la saison des fêtes.
Le Président René Préval a encore une fois promis fin décembre une année 2008 sans kidnapping après avoir reconnu l’échec d’une promesse similaire faite un an plus tôt. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4599
mardi 8 janvier 2008,
Radio Kiskeya
Un jeune écolier de six ans, enlevé le week-end écoulé en pleine nuit chez ses parents à Kenscoff (environ 18 km à l’est de Port-au-Prince), a été libéré lundi contre rançon à l’issue de trois jours de séquestration, a appris Radio Kiskeya.
Aucune information n’était disponible sur le montant versé aux ravisseurs.
Les bandits armés avaient d’abord cambriolé la maison vendredi dernier avant de partir avec l’enfant violemment arraché de son lit. Vêtu seulement d’un t-shirt, il avait été conduit pieds nus vers l’une des planques du réseau de kidnappeurs à bord du véhicule de sa maman, un pick-up Mitsubishi L-200 double cabine.
La mère de l’ex-otage travaille dans une banque commerciale de Port-au-Prince.
Selon des sources dignes de foi, le réseau à l’origine de ce nouvel enlèvement d’enfant serait opérationnel à Kenscoff et dans les localités avoisinantes de Fermathe, Thomassin et Laboule.
Malgré la nouvelle offensive annoncée par les autorités, des cas de rapt sont régulièrement signalés. Le phénomène est toutefois en recul après avoir atteint des pics au cours de la saison des fêtes.
Le Président René Préval a encore une fois promis fin décembre une année 2008 sans kidnapping après avoir reconnu l’échec d’une promesse similaire faite un an plus tôt. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4599
Football : Haïti affronte le Salvador les 26 et 29 janvier 2008
jeudi 10 janvier 2008
P-au-P, 10 janv. 08 [AlterPresse] --- La sélection haïtienne de football disputera, le 26 janvier 2008 à Port-au-Prince, un match international amical avec l’équipe du Salvador dans le cadre des matchs de préparation pour les éliminatoires de la coupe du monde 2010 en Afrique du Sud.
Une deuxième rencontre avec la sélection salvadorienne est programmée pour le 29 janvier 2008, selon des informations en provenance de la Fédération internationale de football (Fifa).
De son côté, l’équipe du Salvador jouera un premier match amical avec son homologue du Belize, le 23 janvier, avant d’affronter en Haiti le onze national haïtien.
En match amical de préparation pour la Gold Cup 2007, la sélection haïtienne avait battu, le 17 avril 2007, son homologue du Salvador, par un but à zéro (1-0) lors d’une rencontre disputée à San Salvador. L’unique but de la partie était l’œuvre de Windsor Noncent durant les arrêts de jeu.
Pour les deux rencontres des 26 et 29 janvier 2008, les hommes du sélectionneur Carlos de Los Cobos de nationalité mexicaine, auront à prendre leur revanche face aux protégés de l’entraîneur cubain de la sélection haïtienne Luis Armelio Garcia.
Avec un score de 467 points, Haïti occupe la 69e place dans le dernier classement général de la Fifa publié en décembre 2007, tandis que le Salvador se trouve en 134e position avec 188 points. [do apr 10/01/2008 10 :50]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6830
P-au-P, 10 janv. 08 [AlterPresse] --- La sélection haïtienne de football disputera, le 26 janvier 2008 à Port-au-Prince, un match international amical avec l’équipe du Salvador dans le cadre des matchs de préparation pour les éliminatoires de la coupe du monde 2010 en Afrique du Sud.
Une deuxième rencontre avec la sélection salvadorienne est programmée pour le 29 janvier 2008, selon des informations en provenance de la Fédération internationale de football (Fifa).
De son côté, l’équipe du Salvador jouera un premier match amical avec son homologue du Belize, le 23 janvier, avant d’affronter en Haiti le onze national haïtien.
En match amical de préparation pour la Gold Cup 2007, la sélection haïtienne avait battu, le 17 avril 2007, son homologue du Salvador, par un but à zéro (1-0) lors d’une rencontre disputée à San Salvador. L’unique but de la partie était l’œuvre de Windsor Noncent durant les arrêts de jeu.
Pour les deux rencontres des 26 et 29 janvier 2008, les hommes du sélectionneur Carlos de Los Cobos de nationalité mexicaine, auront à prendre leur revanche face aux protégés de l’entraîneur cubain de la sélection haïtienne Luis Armelio Garcia.
Avec un score de 467 points, Haïti occupe la 69e place dans le dernier classement général de la Fifa publié en décembre 2007, tandis que le Salvador se trouve en 134e position avec 188 points. [do apr 10/01/2008 10 :50]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6830
Un étudiant assassiné par balle à Port-au-Prince
Etudiant finissant en génie civil chez Leconte, Sadrac Sanon a été la cible de deux bandits
jeudi 10 janvier 2008,
Radio Kiskeya
Sadrac Sanon, un étudiant de l’Institut Supérieur Technique d’Haïti, couramment appelé Université Leconte, a été abattu mercredi en fin d’après-midi par deux individus au cours d’un hold-up, ont rapporté des étudiants de cet établissement privé.
La victime, qui était en quatrième année de génie civil, a été giflée puis dépossédée de son sac avant d’être tuée près de l’université à la rue du Chili (centre de Port-au-Prince). Il a été touché au cœur.
Certains de ses camarades en état de choc ont affirmé que Sadrac Sanon tentait de lutter contre l’agression caractérisée qu’il avait subie lorsqu’il est tombé sous les balles assassines.
Les meurtriers ont eu le temps de prendre la fuite.
Il s’agit du deuxième assassinat spectaculaire enregistré à la capitale en 24 heures. Mardi soir, Bélourdy Dumornay, un employé de la compagnie de téléphonie mobile Digicel, avait été criblé de balles par deux inconnus presqu’à l’angle des avenues du Travail et Jean Paul II, à Turgeau (centre-est).
Après une accalmie constatée au cours des premiers jours de l’année, l’insécurité tend à regagner du terrain à travers notamment des meurtres et des kidnappings. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4601
jeudi 10 janvier 2008,
Radio Kiskeya
Sadrac Sanon, un étudiant de l’Institut Supérieur Technique d’Haïti, couramment appelé Université Leconte, a été abattu mercredi en fin d’après-midi par deux individus au cours d’un hold-up, ont rapporté des étudiants de cet établissement privé.
La victime, qui était en quatrième année de génie civil, a été giflée puis dépossédée de son sac avant d’être tuée près de l’université à la rue du Chili (centre de Port-au-Prince). Il a été touché au cœur.
Certains de ses camarades en état de choc ont affirmé que Sadrac Sanon tentait de lutter contre l’agression caractérisée qu’il avait subie lorsqu’il est tombé sous les balles assassines.
Les meurtriers ont eu le temps de prendre la fuite.
Il s’agit du deuxième assassinat spectaculaire enregistré à la capitale en 24 heures. Mardi soir, Bélourdy Dumornay, un employé de la compagnie de téléphonie mobile Digicel, avait été criblé de balles par deux inconnus presqu’à l’angle des avenues du Travail et Jean Paul II, à Turgeau (centre-est).
Après une accalmie constatée au cours des premiers jours de l’année, l’insécurité tend à regagner du terrain à travers notamment des meurtres et des kidnappings. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4601
jeudi 10 janvier 2008
Pasteur Gregory Toussaint : le miracle haïtien de Floride
Par Adyjeangady
Chaque dimanche matin, des centaines d’Haïtiens de tous les horizons se déversent vers la 125e Avenue de North Miami pour aller écouter le phénomène : un jeune Haïtien , au visage encore d’adolescent qui fait bouger la jeunesse sous des alléluias retentissants, en apprenant à aimer Dieu dans ce « Tabernacle de Gloire » où les plus belles chansons du gospel américain sont chantées dans un anglais sans accent et dans un créole parfait. Ce jeune homme qui fait vibrer la ville de Miami commence par drainer après lui une réputation de rassembleur de communauté dans une Église vivante.
Gregory Toussaint qui ,cette semaine, a atterri à Port-au-Prince, pour préparer une grande croisade évangélique d’abord au Rex Théâtre, puis dans de nombreux milieux populaires en Haïti, a en lui une rage de partager sa foi et d’aider les jeunes , qu’il croit désorientés, à retrouver le chemin de l’honneur, de la dignité, du civisme et de la réussite.
Ayant été à plusieurs reprises visiter son Église, j’ai à chaque fois été impressionné par son charisme, sa verve, son niveau de formation élevée et surtout par ceux qui s’engouffrent dans son Tabernacle, habillés comme pour aller à une grande fête : des professionnels de tous ordres, surtout des intellectuels, des journalistes chevronnés, des jeunes, surtout des jeunes, qui, au moment des implorations finales, viennent, les bras ouverts, se jeter à ses pieds, les larmes aux yeux, pour prier.
D’autres, sous le rythme d’une spiritualité très forte, tombent en syncope devant le trône du Tabernacle, pendant que s’élèvent des chansons d’une incroyable profondeur. Dans la salle des vidéos retransmettant les messages, ceux qui ne parlent pas anglais ont droit à des écouteurs de traduction dans leurs langues (espagnol ou créole).
Le jeune pasteur n’a rien à envier aux évangélistes américains qui font des merveilles sous le regard des chaînes de télévision.
Il sait surtout ce qu’il doit dire à la foule : « Vous êtes ici, parce que vous appartenez à Dieu qui vous a fait sortir de la poussière, et qui vous a transmis un corps, une âme et un esprit. Cessez de penser par votre corps, cherchez le spirit, cherchez l’esprit, le seul qui puisse vous connecter avec le ciel, et qui déterminera votre futur sur terre et dans les cieux ! »
Il philosophe sur la matière et l’esprit, détaillant sur un tableau, plume en main, la notion de l’existentialisme divin en corrélation avec l’existentialisme universel. Et il aboutit à un résultat éclatant : « Sans esprit, vous n’existez pas et, si vous avez encore un corps en vie, vous êtes sans âme si Dieu ne vous habite pas. Il ne vous habitera pas si vous n’avez aucune conscience du mal que vous devez refuser ; vous devez répondre à votre conscience qui vous rappelle que l’esprit de Dieu est en chacun de nous ! »
Et il continue, apres avoir bondi d’un coup, sautillant, le corps en transe : « Qu’avez-vous fait de bien hier, aujourd’hui et que comptez-vous faire demain ? Avez-vous pensé à votre famille, à vous-même, non seulement à vous-même, mais aussi à votre pays ? Qu’avez-vous fait pour Haïti ? Que comptez-vous faire pour Haïti ? Où est votre conscience ? Où est votre esprit ? »Une jeune dame éclate en sanglots.
Soudain, le pasteur Gregory Toussaint s’écrie : « Je demande à tous ceux qui le veulent de venir avec moi, nous irons ensemble à Cité Soleil, pour une Croisade de paix, nous irons prier avec nos frères et nos soeurs, nous irons leur apporter notre amour ! Ce jour-là, les armes se transformeront en appareils des champs pour travailler la terre, personne ne lèvera plus l’épée contre une autre, on n’apprendra plus la guerre !» (Esaie 2 :4). D’un seul bond, la salle se lève et applaudit son pasteur à tout rompre.
Un jeune soldat qui a fait la guerre en Irak, les yeux inondés, me dit à voix basse : « Depuis que je connais cet homme, je n’ai plus envie de tuer, mais j’ai envie d’apporter un message de paix à nos ennemis, même si ce n’est pas facile ! ».
Des moments de grande réflexion. « Le rôle de cette Église, c’est avant tout l’intégration. Avant, je ne croyais en rien, nous dit Francky, un filmaker americain, maintenant je crois depuis que je fréquente la 125e ! ».
Pour Grégory Toussaint, la jeunesse de Miami avait « besoin d’une âme », que l’Église seule pouvait lui donner sans se limiter à énoncer les causes et les conséquences des problèmes de la communauté haïtienne, dont un fort pourcentage de jeunes se sont, au cours de ces dernières années, retrouvés en prison pour délinquance, gangstérisme et crimes de toutes sortes.
Grégory se sent en devoir de rappeler constamment que « le retour aux sources chrétiennes doit passer par un retour à un système de valeurs, de normes, de principes et de pratiques de la vie sociale qui soient basées sur l’enseignement de la morale, sa compréhension globale et sa pratique dans la vie de tous les jours ».
À chaque fois , le pasteur Toussaint prononce aussi des paroles fortes sur la nécessité de défendre l’identité chrétienne et l’importance d’offrir, et non d’imposer, cette contribution, pour qu’elle soit un ferment dans la construction des nouvelles communautés haïtiennes de l’étranger, sans perdre de vue que les grandes valeurs de moralité, de justice, du droit, du civisme et du dialogue ont pendant très longtemps été la garantie de notre peuple , ce qu’il faut continuer à offrir en héritage aux enfants qui sont nés ailleurs et qui subissent les pires influences !
Gregory Toussaint ne manque pas de mots pour rappeler son attachement à son pays : «Le Christ nous permettra de survivre au-delà des épreuves, il nous a accompagnés pendant toute la durée de notre histoire tourmentée et dramatique. Jamais, il ne nous a abandonnés. Grâce à tous les chrétiens qui lui sont restés fidèles, Haïti a survécu à la mort et ressuscitera plus vite encore si nous nous consacrons tous à lui ! ».
Gregory Toussaint apparaît comme un miracle, le miracle haitien de la Floride. Formé pour être un grand évangéliste ou plutôt un excellent évangélisateur, au service des grandes Églises américaines, et des Africains-Américains à l’École Théologique de Dallas, il a décidé d’être un évangélisateur du peuple, un apôtre de la Parole pour sa communauté, préférant travailler sans argent, mais avec le cœur, non seulement à travers les paroles, mais à travers ses écrits. À preuve, la publication de ses livres évangéliques appelés à devenir de vrais best-sellers.
Également du point de vue de la transmission d’une solide formation théologique, il insiste sur le partage, dirige des cours théologiques à l’intention de nombreux jeunes membres de la communauté : « Aussi faut-il que nous ayons un cœur ouvert aux jeunes, aux enfants, aux nécessiteux de notre temps, aux personnes les plus dans le besoin. Un cœur qui soit capable d’aimer, d’aider et de réaliser des projets, dans un esprit de charité active, pour tous ceux qui occupent une place particulière dans le cœur du Seigneur ».
Grégory Toussaint que l’on peut retracer sur son site www.gregorytoussaint.com ou à son adresse électronique pastorgreg@tabernaleofglory.net et qui reçoit les foules au 990 NE 125e St de North Miami, compte, le 30 mars 2008, lancer une série de tournées à travers Haiti pour prier avec les jeunes et les pauvres après la Croisade du Rex-Théatre. Il a toujours rêvé de bâtir un pont entre le pays de l’intérieur et celui de l’extérieur.
Né à Port-au-Prince, (2e enfant avec 7 autres frères et sœurs) il a fait ses premières études en Haïti et a décroché une Licence en Comptabilité au York College où il a étudié, de 1991 à 1998, dans la Cité Universitaire de New-York, avant de s’orienter vers la Théologie, obtenant une Maîtrise en Théologie suite à une formation intensive de 1998 à 2002 au Dallas Theological Seminary, la plus grande école de théologie protestante des États-Unis.
Ensuite, il commença sa carrière dans de multiples États américains, d’abord avec des conférences au Long Island University (NewYork), au Trinity Evangelical Divinity School dans l’État d’Illinois ou au Prestonwood Baptist Chuch de Waco au Texas. Il se rendit aussi en Europe pour continuer sa formation pendant un an à la faculté de Théologie évangélique libre de Vaux sur Seine en France où il obtint un DEA (Diplôme d’Études approfondies).
Il en profita pour étudier les Sciences linguistiques à l’Université de Paris IV (Sorbonne) puis les Règles de l’Éthique à l’Université de Salamanca en Espagne.
Après cette expérience de formation enrichissante, il fonda le Greg Evangelistic Ministries et une École de Théologie qui s’implantèrent aux États-Unis à son retour d’Europe. Le succès fut foudroyant dès l’année 2004. De là naquit le Tabernacle de Gloire qui, de Miramar en Floride, vint s’établir à Miami. Les conversions au protestantisme ne se comptent plus depuis lors.
Gregory Toussaint chasse les démons, dit-on. Des prostituées, des anciens dealers de drogue, des jeunes alcooliques, des hougans, mambos sont venus à lui pour renoncer à leur passé et se convertir, raconte-t-on.
Jour après jour, l’Église se remplit de fideles, des gens qui viennent parfois de très loin voir accomplir des miracles, surtout la transformation de leurs enfants. Les deux derniers livres du pasteur Toussaint, Unquenchable Love et Jezebel Unveiled , s’arrachent dans les universités américaines...
Le jeune pasteur continue de se former. Il fréquente actuellement l’Université de Saint-Thomas en Floride où il compte décrocher une Maîtrise en Droit et Relations internationales. Il est soutenu par sa femme, Patricia, qui détient une Maitrise en Civilisation française à Paris IV (Sorbonne) et est bien implantée aux Etats-Unis. « Dieu nous a bénis et nous voulons voir tous nos frères parvenir à de plus grandes réussites encore. Nous pensons que notre peuple a encore une mission à accomplir dans le monde d’aujourd’hui, la mission de sortir des ténèbres, de prouver que Dieu est sa lumière et, par cette lumière, de s’enrichir un jour pour enrichir le reste du monde ! », déclare Gregory Toussaint.jeudi 10 janvier 2008
Source Journal Le Matin
Chaque dimanche matin, des centaines d’Haïtiens de tous les horizons se déversent vers la 125e Avenue de North Miami pour aller écouter le phénomène : un jeune Haïtien , au visage encore d’adolescent qui fait bouger la jeunesse sous des alléluias retentissants, en apprenant à aimer Dieu dans ce « Tabernacle de Gloire » où les plus belles chansons du gospel américain sont chantées dans un anglais sans accent et dans un créole parfait. Ce jeune homme qui fait vibrer la ville de Miami commence par drainer après lui une réputation de rassembleur de communauté dans une Église vivante.
Gregory Toussaint qui ,cette semaine, a atterri à Port-au-Prince, pour préparer une grande croisade évangélique d’abord au Rex Théâtre, puis dans de nombreux milieux populaires en Haïti, a en lui une rage de partager sa foi et d’aider les jeunes , qu’il croit désorientés, à retrouver le chemin de l’honneur, de la dignité, du civisme et de la réussite.
Ayant été à plusieurs reprises visiter son Église, j’ai à chaque fois été impressionné par son charisme, sa verve, son niveau de formation élevée et surtout par ceux qui s’engouffrent dans son Tabernacle, habillés comme pour aller à une grande fête : des professionnels de tous ordres, surtout des intellectuels, des journalistes chevronnés, des jeunes, surtout des jeunes, qui, au moment des implorations finales, viennent, les bras ouverts, se jeter à ses pieds, les larmes aux yeux, pour prier.
D’autres, sous le rythme d’une spiritualité très forte, tombent en syncope devant le trône du Tabernacle, pendant que s’élèvent des chansons d’une incroyable profondeur. Dans la salle des vidéos retransmettant les messages, ceux qui ne parlent pas anglais ont droit à des écouteurs de traduction dans leurs langues (espagnol ou créole).
Le jeune pasteur n’a rien à envier aux évangélistes américains qui font des merveilles sous le regard des chaînes de télévision.
Il sait surtout ce qu’il doit dire à la foule : « Vous êtes ici, parce que vous appartenez à Dieu qui vous a fait sortir de la poussière, et qui vous a transmis un corps, une âme et un esprit. Cessez de penser par votre corps, cherchez le spirit, cherchez l’esprit, le seul qui puisse vous connecter avec le ciel, et qui déterminera votre futur sur terre et dans les cieux ! »
Il philosophe sur la matière et l’esprit, détaillant sur un tableau, plume en main, la notion de l’existentialisme divin en corrélation avec l’existentialisme universel. Et il aboutit à un résultat éclatant : « Sans esprit, vous n’existez pas et, si vous avez encore un corps en vie, vous êtes sans âme si Dieu ne vous habite pas. Il ne vous habitera pas si vous n’avez aucune conscience du mal que vous devez refuser ; vous devez répondre à votre conscience qui vous rappelle que l’esprit de Dieu est en chacun de nous ! »
Et il continue, apres avoir bondi d’un coup, sautillant, le corps en transe : « Qu’avez-vous fait de bien hier, aujourd’hui et que comptez-vous faire demain ? Avez-vous pensé à votre famille, à vous-même, non seulement à vous-même, mais aussi à votre pays ? Qu’avez-vous fait pour Haïti ? Que comptez-vous faire pour Haïti ? Où est votre conscience ? Où est votre esprit ? »Une jeune dame éclate en sanglots.
Soudain, le pasteur Gregory Toussaint s’écrie : « Je demande à tous ceux qui le veulent de venir avec moi, nous irons ensemble à Cité Soleil, pour une Croisade de paix, nous irons prier avec nos frères et nos soeurs, nous irons leur apporter notre amour ! Ce jour-là, les armes se transformeront en appareils des champs pour travailler la terre, personne ne lèvera plus l’épée contre une autre, on n’apprendra plus la guerre !» (Esaie 2 :4). D’un seul bond, la salle se lève et applaudit son pasteur à tout rompre.
Un jeune soldat qui a fait la guerre en Irak, les yeux inondés, me dit à voix basse : « Depuis que je connais cet homme, je n’ai plus envie de tuer, mais j’ai envie d’apporter un message de paix à nos ennemis, même si ce n’est pas facile ! ».
Des moments de grande réflexion. « Le rôle de cette Église, c’est avant tout l’intégration. Avant, je ne croyais en rien, nous dit Francky, un filmaker americain, maintenant je crois depuis que je fréquente la 125e ! ».
Pour Grégory Toussaint, la jeunesse de Miami avait « besoin d’une âme », que l’Église seule pouvait lui donner sans se limiter à énoncer les causes et les conséquences des problèmes de la communauté haïtienne, dont un fort pourcentage de jeunes se sont, au cours de ces dernières années, retrouvés en prison pour délinquance, gangstérisme et crimes de toutes sortes.
Grégory se sent en devoir de rappeler constamment que « le retour aux sources chrétiennes doit passer par un retour à un système de valeurs, de normes, de principes et de pratiques de la vie sociale qui soient basées sur l’enseignement de la morale, sa compréhension globale et sa pratique dans la vie de tous les jours ».
À chaque fois , le pasteur Toussaint prononce aussi des paroles fortes sur la nécessité de défendre l’identité chrétienne et l’importance d’offrir, et non d’imposer, cette contribution, pour qu’elle soit un ferment dans la construction des nouvelles communautés haïtiennes de l’étranger, sans perdre de vue que les grandes valeurs de moralité, de justice, du droit, du civisme et du dialogue ont pendant très longtemps été la garantie de notre peuple , ce qu’il faut continuer à offrir en héritage aux enfants qui sont nés ailleurs et qui subissent les pires influences !
Gregory Toussaint ne manque pas de mots pour rappeler son attachement à son pays : «Le Christ nous permettra de survivre au-delà des épreuves, il nous a accompagnés pendant toute la durée de notre histoire tourmentée et dramatique. Jamais, il ne nous a abandonnés. Grâce à tous les chrétiens qui lui sont restés fidèles, Haïti a survécu à la mort et ressuscitera plus vite encore si nous nous consacrons tous à lui ! ».
Gregory Toussaint apparaît comme un miracle, le miracle haitien de la Floride. Formé pour être un grand évangéliste ou plutôt un excellent évangélisateur, au service des grandes Églises américaines, et des Africains-Américains à l’École Théologique de Dallas, il a décidé d’être un évangélisateur du peuple, un apôtre de la Parole pour sa communauté, préférant travailler sans argent, mais avec le cœur, non seulement à travers les paroles, mais à travers ses écrits. À preuve, la publication de ses livres évangéliques appelés à devenir de vrais best-sellers.
Également du point de vue de la transmission d’une solide formation théologique, il insiste sur le partage, dirige des cours théologiques à l’intention de nombreux jeunes membres de la communauté : « Aussi faut-il que nous ayons un cœur ouvert aux jeunes, aux enfants, aux nécessiteux de notre temps, aux personnes les plus dans le besoin. Un cœur qui soit capable d’aimer, d’aider et de réaliser des projets, dans un esprit de charité active, pour tous ceux qui occupent une place particulière dans le cœur du Seigneur ».
Grégory Toussaint que l’on peut retracer sur son site www.gregorytoussaint.com ou à son adresse électronique pastorgreg@tabernaleofglory.net et qui reçoit les foules au 990 NE 125e St de North Miami, compte, le 30 mars 2008, lancer une série de tournées à travers Haiti pour prier avec les jeunes et les pauvres après la Croisade du Rex-Théatre. Il a toujours rêvé de bâtir un pont entre le pays de l’intérieur et celui de l’extérieur.
Né à Port-au-Prince, (2e enfant avec 7 autres frères et sœurs) il a fait ses premières études en Haïti et a décroché une Licence en Comptabilité au York College où il a étudié, de 1991 à 1998, dans la Cité Universitaire de New-York, avant de s’orienter vers la Théologie, obtenant une Maîtrise en Théologie suite à une formation intensive de 1998 à 2002 au Dallas Theological Seminary, la plus grande école de théologie protestante des États-Unis.
Ensuite, il commença sa carrière dans de multiples États américains, d’abord avec des conférences au Long Island University (NewYork), au Trinity Evangelical Divinity School dans l’État d’Illinois ou au Prestonwood Baptist Chuch de Waco au Texas. Il se rendit aussi en Europe pour continuer sa formation pendant un an à la faculté de Théologie évangélique libre de Vaux sur Seine en France où il obtint un DEA (Diplôme d’Études approfondies).
Il en profita pour étudier les Sciences linguistiques à l’Université de Paris IV (Sorbonne) puis les Règles de l’Éthique à l’Université de Salamanca en Espagne.
Après cette expérience de formation enrichissante, il fonda le Greg Evangelistic Ministries et une École de Théologie qui s’implantèrent aux États-Unis à son retour d’Europe. Le succès fut foudroyant dès l’année 2004. De là naquit le Tabernacle de Gloire qui, de Miramar en Floride, vint s’établir à Miami. Les conversions au protestantisme ne se comptent plus depuis lors.
Gregory Toussaint chasse les démons, dit-on. Des prostituées, des anciens dealers de drogue, des jeunes alcooliques, des hougans, mambos sont venus à lui pour renoncer à leur passé et se convertir, raconte-t-on.
Jour après jour, l’Église se remplit de fideles, des gens qui viennent parfois de très loin voir accomplir des miracles, surtout la transformation de leurs enfants. Les deux derniers livres du pasteur Toussaint, Unquenchable Love et Jezebel Unveiled , s’arrachent dans les universités américaines...
Le jeune pasteur continue de se former. Il fréquente actuellement l’Université de Saint-Thomas en Floride où il compte décrocher une Maîtrise en Droit et Relations internationales. Il est soutenu par sa femme, Patricia, qui détient une Maitrise en Civilisation française à Paris IV (Sorbonne) et est bien implantée aux Etats-Unis. « Dieu nous a bénis et nous voulons voir tous nos frères parvenir à de plus grandes réussites encore. Nous pensons que notre peuple a encore une mission à accomplir dans le monde d’aujourd’hui, la mission de sortir des ténèbres, de prouver que Dieu est sa lumière et, par cette lumière, de s’enrichir un jour pour enrichir le reste du monde ! », déclare Gregory Toussaint.jeudi 10 janvier 2008
Source Journal Le Matin
HAÏTI / ESPAGNE / COOPÉRATION / « Changer les stéréotypes »
Dans une entrevue accordée à AlterPresse, l’ambassadeur espagnol en poste à Port-au-Prince, Juan F Trigo Trigo se réjouit de la possibilité de réaliser des élections partielles pour le Sénat au début de cette année, suite à la formation en décembre 2007 d’un nouveau Conseil électoral provisoire (CEP).En ce qui concerne la coopération hispano-haïtienne, l’Espagne a consacré 40 millions de dollars à Haïti durant les 2 dernières années (2006-2007). L’aide espagnole s’est multipliée par 30 depuis 2003, souligne Juan F. Trigo, en soulignant que 40% de l’aide est orientée vers l’éducation, particulièrement pour le financement de manuels scolaires, la construction et la reconstruction d’infrastructures scolaires et l’alphabétisation. Par ailleurs l’Espagne intervient dans la protection de l’environnement, surtout à Jacmel. Ce travail est effectué conjointement avec les Cubains, les Argentins et, prochainement, les Brésiliens et les Mexicains, indique l’ambassadeur espagnol.
D’autre part l’Espagne contribue à l’aide d’urgence et au microcrédit, avec un appui récent de 1.5 millions d’euros, pour renforcer les activités des petits commerçants. « C’est une formule qui marche très bien en Haïti », estime-t-il.« Maintenant, ajoute-t-il, il faut pouvoir intéresser les entrepreneurs étrangers, particulièrement espagnols, à investir en Haïti pour augmenter les emplois ». C’est pourquoi il est nécessaire de travailler en vue de « changer une image un peu négative qu’ils ont des risques et des difficultés en Haïti, essayer de changer les stéréotypes », dit-il.
Dans ce sens, Trigo annonce un projet de réunion en février 2008 avec des chefs d’entreprise espagnols déjà présents en République dominicaine.
Dans le secteur culturel, l’Espagne prévoit d’établir un centre de référence à Port-au-Prince, pour répondre à une demande de cours d’Espagnol et de promotion de la culture espagnole, informe l’ambassadeur Juan F Trigo qui était interviewé par AlterPresse.
mercredi 9 janvier 2008
http://www.lematinhaiti.com/PageArticle.asp?ArticleID=10517
D’autre part l’Espagne contribue à l’aide d’urgence et au microcrédit, avec un appui récent de 1.5 millions d’euros, pour renforcer les activités des petits commerçants. « C’est une formule qui marche très bien en Haïti », estime-t-il.« Maintenant, ajoute-t-il, il faut pouvoir intéresser les entrepreneurs étrangers, particulièrement espagnols, à investir en Haïti pour augmenter les emplois ». C’est pourquoi il est nécessaire de travailler en vue de « changer une image un peu négative qu’ils ont des risques et des difficultés en Haïti, essayer de changer les stéréotypes », dit-il.
Dans ce sens, Trigo annonce un projet de réunion en février 2008 avec des chefs d’entreprise espagnols déjà présents en République dominicaine.
Dans le secteur culturel, l’Espagne prévoit d’établir un centre de référence à Port-au-Prince, pour répondre à une demande de cours d’Espagnol et de promotion de la culture espagnole, informe l’ambassadeur Juan F Trigo qui était interviewé par AlterPresse.
mercredi 9 janvier 2008
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Port-au-Prince toujours sous le poids des bandits
Les bandits continuent leurs anciennes pratiques de l'année 2007. Ils rançonnent, volent et tuent des citoyens paisibles. Sadrac Sanon et Bélourdy Dumornay sont, entre autres, leurs nouvelles victimes.
Sadrac Sanon, un étudiant en 4e année de génie civil de l'université Leconte, a été tué par balles par des individus armés cet après-midi devant les locaux de cette institution sise à la rue du Chili. Selon des témoins, la victime s'apprêtait à investir la cour de l'université lorsque des individus armés ont retenu son sac et l'ont froidement abattu. « Après leur forfait, les malfrats ont poursuivi leur route sans la moindre crainte », explique un témoin. Hier soir, un employé de la compagnie de téléphonie mobile Digicel, Bélourdy Dumornay, a été tué par balles à la troisième avenue du Travail, à Turgeau.
Décidément, les bandits n'ont pas oublié leurs anciennes pratiques de l'année 2007 où d'importantes personnalités étaient tombées sous leurs balles assassines. Alors qu'il sortait de son club de sport aux environs de 7 heures du soir, il a été abattu par balles dans sa voiture immatriculée AA-08657 par des individus circulant à bord d'une moto.
Après le constat légal d'un juge de paix, le corps de la victime a été transporté à la morgue de l'hôpital de l'Université d'Etat d'Haïti.Pour l'heure, on n'est pas en mesure de dire si des arrestations ont été opérées dans le cadre de cet assassinat. Toutefois, après cet acte odieux, des policiers étaient sur place.
Entré à la Digicel en mars 2006 sur concours, Bélourdy Dumornay, âgé de 29 ans, faisait partie de la première promotion d'employés de cette compagnie de téléphonie mobile et était attaché à la section administration.
Par ailleurs, au Boulevard Harry Truman, à l'entrée du Village de Dieu, dans un échange de tir avec la police, un bandit a été tué alors qu'il tentait de rançonner les passagers d'un tap-tap. « Ils étaient deux voleurs armés. Pendant qu'ils rançonnaient les passagers, des policiers effectuaient une fouille de routine. L'un deux a eu le temps de s'échapper en prenant la direction du Village, l'autre, atteint de plusieurs balles d'un agent de police, est resté à terre», a expliqué un témoin qui habite la zone.
D'après le témoin, Saint-Jacques Janel est le nom du bandit tué. Il avait l'habitude de rançonner les tap-tap, ajoute le témoin. Village de Dieu a été, dans le passé, le bastion des bandits. L'année dernière, un policier qui n'était pas en uniforme y a laissé sa peau en voulant intervenir, pendant que des voleurs rançonnaient les passagers d'un tap-tap dans lequel il se trouvait.
Robenson Geffrard
robby8104@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=52908&PubDate=2008-01-10
Sadrac Sanon, un étudiant en 4e année de génie civil de l'université Leconte, a été tué par balles par des individus armés cet après-midi devant les locaux de cette institution sise à la rue du Chili. Selon des témoins, la victime s'apprêtait à investir la cour de l'université lorsque des individus armés ont retenu son sac et l'ont froidement abattu. « Après leur forfait, les malfrats ont poursuivi leur route sans la moindre crainte », explique un témoin. Hier soir, un employé de la compagnie de téléphonie mobile Digicel, Bélourdy Dumornay, a été tué par balles à la troisième avenue du Travail, à Turgeau.
Décidément, les bandits n'ont pas oublié leurs anciennes pratiques de l'année 2007 où d'importantes personnalités étaient tombées sous leurs balles assassines. Alors qu'il sortait de son club de sport aux environs de 7 heures du soir, il a été abattu par balles dans sa voiture immatriculée AA-08657 par des individus circulant à bord d'une moto.
Après le constat légal d'un juge de paix, le corps de la victime a été transporté à la morgue de l'hôpital de l'Université d'Etat d'Haïti.Pour l'heure, on n'est pas en mesure de dire si des arrestations ont été opérées dans le cadre de cet assassinat. Toutefois, après cet acte odieux, des policiers étaient sur place.
Entré à la Digicel en mars 2006 sur concours, Bélourdy Dumornay, âgé de 29 ans, faisait partie de la première promotion d'employés de cette compagnie de téléphonie mobile et était attaché à la section administration.
Par ailleurs, au Boulevard Harry Truman, à l'entrée du Village de Dieu, dans un échange de tir avec la police, un bandit a été tué alors qu'il tentait de rançonner les passagers d'un tap-tap. « Ils étaient deux voleurs armés. Pendant qu'ils rançonnaient les passagers, des policiers effectuaient une fouille de routine. L'un deux a eu le temps de s'échapper en prenant la direction du Village, l'autre, atteint de plusieurs balles d'un agent de police, est resté à terre», a expliqué un témoin qui habite la zone.
D'après le témoin, Saint-Jacques Janel est le nom du bandit tué. Il avait l'habitude de rançonner les tap-tap, ajoute le témoin. Village de Dieu a été, dans le passé, le bastion des bandits. L'année dernière, un policier qui n'était pas en uniforme y a laissé sa peau en voulant intervenir, pendant que des voleurs rançonnaient les passagers d'un tap-tap dans lequel il se trouvait.
Robenson Geffrard
robby8104@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=52908&PubDate=2008-01-10
L'Université Royale d'Haïti ronge son frein
Jean Pierre Rodrigue Mathieu, recteur et fondateur de l'Université Royale d'Haïti est une nouvelle fois monté au créneau. Dans une conférence de presse donnée ce mercredi dans les locaux de cette institution au Petit Séminaire Collège Saint Martial, il a dénoncé le mutisme des responsables du Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) concernant une ordonnance en faveur de l'université émise par le tribunal des référés.« L'Université Royale d'Haïti a un statut légal. L'ordonnance en date du 26 octobre 2006 le prouve. Les questions d'octroi de licence de fonctionnement aux institutions supérieures et universitaires d'enseignement ne relèvent qu'exclusivement du Ministère de l'Education nationale, de la Jeunesse et des Sports et du département des ressources humaines du MSPP », a-t-il avancé.En août 2004, le MSSP avait fait sortir un communiqué interdisant le fonctionnement de quelques universités dont l'Université Royale d'Haïti. Par cette décision, les étudiants en médecine de cette école ne pouvaient plus effectuer leur internat dans les hôpitaux publics. Au terme d'un procès contre l'Etat haïtien, les responsables de cette institution avaient obtenu gain de cause. Cependant, l'application de cette mesure reste toujours lettre morte.Créée en 1990, l'Université Royale d'Haïti a été reconnue par le Ministère de l'Education nationale, de la Jeunesse et des Sports contrairement aux autres institutions privées possédant une faculté de médecine, qui ont eu la reconnaissance du MSPP. De 1997 à 2003, 39 étudiants ont décroché leur diplôme en médecine à en croire M. Mathieu.Toujours selon M. Mathieu, à l'heure actuelle, 11 étudiants de l'université font leur internat à l'hôpital Bernard Mevs et à l'hôpital adventiste de Diquini.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=52932&PubDate=2008-01-10
YOu kesyon: Konbyen inivèsite ki gen nen nan figi yo ke yo lovri anayiti?
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=52932&PubDate=2008-01-10
YOu kesyon: Konbyen inivèsite ki gen nen nan figi yo ke yo lovri anayiti?
Vallue étale sa verdure et son charme
La communauté de Vallue foisonne de sites historiques, mystiques et naturels. Perchée sur les hauteurs de Petit-Gôave, elle dispose de sérieux atouts pour s'imposer comme une destination touristique. Vallue regorge de sites historiques et coloniaux comme les forts Royal et Gary qui doivent être préservés dans la perspective de leur exploitation touristique. Surplombant la ville de Petit-Gôave, l'endroit expose avec ostentation sa verdure et le charme fascinant de son relief accidenté. Le climat doux et agréable de ses montagnes invite à y séjourner dans une communion magnifique, à la limite mystique, avec mère nature. Au point de vue touristique, l'amant de l'écologie, d'histoire de la colonisation sera comblé. Et dans ce petit paradis perché, on sait que l'endroit est une émeraude tombée de la bague de Dieu.
Fier et ayant des étoiles dans les yeux lorsqu'il parle de son patelin, Abner Septembre, de l'Association des paysans de Vallue (APV), estime que l'endroit dispose « d'atouts importants pouvant lui permettre de devenir une destination touristique extraordinaire. Les efforts déployés afin de faire la promotion de Vallue ne sont pas ménagés, soutient-il en faisant la nomenclature des ressources naturelles et agricoles dont est dotée cette section communale. Vallue, poursuit M.Septembre, se désenclave.
Le projet de renforcement des infrastructures socio-économiques (PRISE) et le dévouement des habitants de la zone qui luttent comme un diable dans un bénitier pour promouvoir le tourisme et contribuer à la régénération de l'environnement y est pour quelque chose». « Nous avons fait tout ce qui est en notre pouvoir pour améliorer les moyens de communication, le transport... en favorisant l'accroissement des échanges économiques, touristiques et culturelles », souligne-t-il. Toutouni, un arbre, une légende, une attractionVallue, ses mythes et ses légendes sont comptés avec émerveillement par les natifs de la zone.
L'histoire d'un arbre nommé « Toutouni » plonge dans le fantastique. On prétend en effet que cet arbre a le pouvoir de se métamorphoser à la tombée de la nuit. Et croyez-le ou non, on l'utilise pour faire des prédictions bénéfiques ou maléfiques.
« Un soir, j'ai pu voir l'arbre en action », susurre, un sourire en coin, M.Septembre qui sait très bien que le tourisme repose sur la curiosité, la recherche du nouveau, de l'exotisme.
Depuis quelque temps, Vallue est devenue un centre d'activités touristiques et économiques. Cette section communale cherche son autonomie en s'engageant à promouvoir des stratégies de développement durable et les meilleures pratiques qui assurent une économie forte, un environnement en bonne santé. Avec ses potentiels pas nécessairement connus, elle attend de jouer pleinement son rôle en tant que destination touristique reconnue et recensée par le plan directeur du tourisme. En attendant, elle étale sa verdure, son charme et ses potentiels à tous ses visiteurs.
Roberson Alphonse
« Un soir, j'ai pu voir l'arbre en action », susurre, un sourire en coin, M.Septembre qui sait très bien que le tourisme repose sur la curiosité, la recherche du nouveau, de l'exotisme.Depuis quelque temps, Vallue est devenue un centre d'activités touristiques et économiques. Cette section communale cherche son autonomie en s'engageant à promouvoir des stratégies de développement durable et les meilleures pratiques qui assurent une économie forte, un environnement en bonne santé. Avec ses potentiels pas nécessairement connus, elle attend de jouer pleinement son rôle en tant que destination touristique reconnue et recensée par le plan directeur du tourisme. En attendant, elle étale sa verdure, son charme et ses potentiels à tous ses visiteurs.
Roberson Alphonse
Amos Cincir
Jean-Vernet Henry annonce "l'ère du changement"
C'est avec émotion que le Conseil exécutif sortant de l'Université d'Etat d'Haïti (UEH) présidé par professeur Pierre-Marie Michel Paquiot a passé le maillet au nouveau Conseil ayant à sa tête l'agronome Jean-Vernet Henry. Le nouveau recteur promet de travailler au relèvement de l'UEH et de contribuer à l'augmentation de sa capacité d'accueil et à la création de nouvelles filières de formation. 1. Les professeurs Jean-Vernet Henry, Wilson Laleau et Fritz Deshommes, respectivement recteur, vice-recteur aux Affaires académiques et vice-recteur à la Recherche. (Photo: François Louis)
Ce mercredi 9 janvier 2008, les professeurs Jean-Vernet Henry, Wilson Laleau et Fritz Deshommes, respectivement recteur, vice-recteur aux Affaires académiques et vice-recteur à la Recherche ont été officiellement installés à la tête du rectorat de l'Université d'Etat d'Haïti, comme membres du 3e Conseil exécutif élu depuis 1998, en présence de plusieurs représentants du gouvernement, du Parlement, des organismes de la coopération externe oeuvrant en Haïti, d'universités, instituts et écoles supérieures privées, de membres du Conseil de l'Université, de professeurs, d'étudiants et de nombreux invités.
La cérémonie, empreinte d'émotion, s'est déroulée dans le calme et a annoncé une nouvelle ère dans l'histoire de l'Université d'Etat d'Haïti. Il s'agit désormais d'un rendez-vous rituel qui consacre l'alternance à la tête du Rectorat.
Ce mercredi 9 janvier 2008, les professeurs Jean-Vernet Henry, Wilson Laleau et Fritz Deshommes, respectivement recteur, vice-recteur aux Affaires académiques et vice-recteur à la Recherche ont été officiellement installés à la tête du rectorat de l'Université d'Etat d'Haïti, comme membres du 3e Conseil exécutif élu depuis 1998, en présence de plusieurs représentants du gouvernement, du Parlement, des organismes de la coopération externe oeuvrant en Haïti, d'universités, instituts et écoles supérieures privées, de membres du Conseil de l'Université, de professeurs, d'étudiants et de nombreux invités.
La cérémonie, empreinte d'émotion, s'est déroulée dans le calme et a annoncé une nouvelle ère dans l'histoire de l'Université d'Etat d'Haïti. Il s'agit désormais d'un rendez-vous rituel qui consacre l'alternance à la tête du Rectorat.2. Le professeur Pierre-Marie Michel Paquiot, recteur sortant de l'UEH, en conversation avec son successeur, Jean-Vernet Henry.
Après les propos de bienvenue du professeur Denis Régis faisant office de maître de cérémonie, il revenait à plusieurs intervenants de se succéder au micro, le tout entrecoupé d'intermèdes culturels exécutés avec soin par une étudiante de la Faculté d'Odontologie (FO) et par la chorale de la Faculté de Linguistique appliquée (FLA).
Après la lecture par le secrétaire de la Commission centrale électorale, Dr Rudolph Mallebranche, du procès-verbal de la journée électorale du 11 décembre 2007 au cours de laquelle le nouveau Conseil exécutif de l'UEH a été élu, il revenait au président de cette commission, Dr Ernst joseph, de faire état des difficultés rencontrées dans cadre de ce travail jusqu'à l'aboutissement de cette journée d'investiture du nouveau Conseil. Le nouveau recteur de l'Université d'Etat d'Haïti, Jean-Vernet Henry, dit compter sur la collaboration de son prédécesseur, Pierre-Marie Paquiot, pour qui il déclare avoir beaucoup de respect.
Après la lecture par le secrétaire de la Commission centrale électorale, Dr Rudolph Mallebranche, du procès-verbal de la journée électorale du 11 décembre 2007 au cours de laquelle le nouveau Conseil exécutif de l'UEH a été élu, il revenait au président de cette commission, Dr Ernst joseph, de faire état des difficultés rencontrées dans cadre de ce travail jusqu'à l'aboutissement de cette journée d'investiture du nouveau Conseil. Le nouveau recteur de l'Université d'Etat d'Haïti, Jean-Vernet Henry, dit compter sur la collaboration de son prédécesseur, Pierre-Marie Paquiot, pour qui il déclare avoir beaucoup de respect.

4. Une vue de l’assistance. Au premier plan, les ministres des Affaires sociales, de l’Agriculture et de l’Intérieur, respectivement MM. Gérald Germain, François Severin et Paul Antoine Bien-Aimé. (Photo: François Louis)
Le nouveau recteur estime que les gens qui l'ont élu à la tête de cette institution « ont fait le pari du changement ».Et ce pari pour le changement, le professeur Henry entend le gagner de manière collective en y impliquant toutes les ressources de l'institution, à commencer par ses collaborateurs immédiats : les deux vice-recteurs.
Monsieur Henry a, en outre, annoncé tout un train de mesures qui devront être mises en application au cours de son mandat de quatre ans. Entre autres, la nouvelle équipe entend :
Monsieur Henry a, en outre, annoncé tout un train de mesures qui devront être mises en application au cours de son mandat de quatre ans. Entre autres, la nouvelle équipe entend :
• renforcer autant que possible la capacité d'accueil de l'UEH ;
• diversifier ses offres de formation par l'intégration d'autres filières plus adaptées aux besoins du pays et à l'évolution des sciences et des techniques :
• relever le niveau et la qualité de l'enseignement dispensé, aussi bien des entités de province que de la capitale ;
• relever le niveau et la qualité de l'enseignement dispensé, aussi bien des entités de province que de la capitale ;
• encourager la production de manuels pour faciliter l'apprentissage des étudiants ;
• rendre le mémoire ou le travail de fin de cycle obligatoire pour toutes les entités de l'UEH ;
• instaurer dans toutes les entités de l'UEH un processus de formation continue et de recyclage pour les cadres ;
• élever le niveau des grades académiques en offrant dans les pôles d'excellence des diplômes de maîtrise et de doctorat, avec l'appui des universités et institutions partenaires ;
• rendre disponibles pour le public en général et les étudiants en particulier toutes les informations disponibles sur les curricula et les opportunités offertes par l'UEH.
S'adressant au recteur sortant, le professeur Henry a salué « la grande expertise » que ce dernier a acquise au cours de son passage au rectorat depuis 1998 et a souhaité qu'il soit disponible pour aider à mettre en place de nouvelles dispositions. 
3. Le professeur Pierre-Marie Michel Paquiot recevant une plaque d'honneur du Doyen de la FMP, Dr Gladys Prosper

3. Le professeur Pierre-Marie Michel Paquiot recevant une plaque d'honneur du Doyen de la FMP, Dr Gladys Prosper
Le recteur sortant, Pierre-Marie Michel Paquiot, le seul de l'équipe sortante à n'avoir pas été reconduit, a, en tout premier lieu, adressé ses mots de félicitations à son successeur, Jean-Vernet Henry, et à ses deux anciens collaborateurs, Wilson Laleau et Fritz Deshommes. Pour le professeur Paquiot : « Tous les étudiants haïtiens ont droit à des cours de haut niveau, dispensés par des professeurs compétents, à une cafétéria, à un centre de document et à un encadrement psychologique. » Il s'agit, en filigrane, d'un résumé de l'ensemble des revendications agitées par les étudiants depuis 1986 et qui, plus de 20 ans plus tard, n'arrivent pas à être satisfaites.« La loi sur l'enseignement supérieur, poursuit-il, est d'une impérieuse nécessité car elle seule mettra fin à cette situation chaotique existante actuellement. » C'est pourquoi « la réforme du système de l'enseignement supérieur doit cesser d'être un slogan agité périodiquement, parfois par des gens qui n'y croient », a poursuivi le professeur Paquiot avec des sanglots dans la voix.
5. Une autre vue de l’assistance. (Photo: François Louis)
De chaudes larmes coulaient sur ses joues. 
L'ancien recteur de l'UEH souhaite que cette réforme soi « le fer de lance de ce mouvement collectif de réforme » en vue de résoudre certains problèmes tels que la gouvernance des facultés et du rectorat de l'UEH, la faible capacité d'accueil de l'institution, eu égard à la demande en nette augmentation chaque année.A noter que cette cérémonie d'installation s'est déroulée en présence de plusieurs ministres du gouvernement dont ceux de l'Agriculture, de l'Intérieur et des Affaires sociales. L'absence du ministre de l'Education et de la formation professionnelle a été très remarquée.
Samuel BAUCICAUT

L'ancien recteur de l'UEH souhaite que cette réforme soi « le fer de lance de ce mouvement collectif de réforme » en vue de résoudre certains problèmes tels que la gouvernance des facultés et du rectorat de l'UEH, la faible capacité d'accueil de l'institution, eu égard à la demande en nette augmentation chaque année.A noter que cette cérémonie d'installation s'est déroulée en présence de plusieurs ministres du gouvernement dont ceux de l'Agriculture, de l'Intérieur et des Affaires sociales. L'absence du ministre de l'Education et de la formation professionnelle a été très remarquée.
Samuel BAUCICAUT
mardi 8 janvier 2008
Haïtiens différents : et alors !
Par Jean Durosier Desrivières
Parler de folklore et de traditions en Haïti, c’est convoquer un cortège de rythmes, de couleurs, de discours, de légendes et de pratiques signifiantes reflétant une culture forte, riche et complexe : une culture protectrice et résistante.
Carnaval, rara vodou, mais, congo, rada, petro ou autres manifestations, tous disent la tradition. On s’y accroche, pour ne pas perdre son identité. Allez où vous voulez, mais revenez toujours. Cette ritournelle est traditionnelle et ses manifestations sont folkloriques, en ce qu’elle reprend les mœurs, les habitudes, ou elles exagèrent le quotidien, les comportements dans un contexte typique qui est la carte de visite de la communauté. La culture est universelle, ses manifestations spécifiques. La vie s’exprime à travers le folklore, courroie d’un passé lointain à un présent immédiat vers un futur médiat de type créateur ou innovant. Le folklore, malgré ses bizarreries, trace la vie fondamentale des divers groupes ou clans de telle société, le tout couronné du vocable « tradition ».Folklore et tradition sont tirés de l’anglais « folk qui signifie gens et trade qui dit négoce, tractation, commerce, entente, échange ». Le folklore est un comportement adapté, une expression simplifiée d’une dynamique complexe. La tradition est le ressort sur lequel un peuple bondit et/ou rebondit à volonté et selon les circonstances.
Du quotidien de la conscienceLe quotidien est si rapide et si volatile que les comportements semblent réflexes sans l’apport immédiat de la conscience et de la raison. Le folklore, par les arts de toutes sortes, les met en évidence et réveille les consciences.Haïti, au cœur de tous les débats aujourd’hui, se situe dans une tradition de combat, de liberté, de dignité et d’indépendance. L’expression (folklore) est dans tous les gestes et comportements de toutes les couches de la population. En passant du raffinement d’une élite, au rara, vodou (dans ses rites, rituels et rythmes) des paysans, de la grande masse, etc. La caricature fait son œuvre dans la présentation d’une grossièreté ou d’un raffinement poussé au ridicule. Cette expression « folklorique » appelle au juste milieu et à la résistance. Elle devient un signal d’alarme pour la communauté au regard de ses fondements.La culture comme bouclierQuand tout menace l’homme, quand les valeurs humaines se subordonnent aux dérives, le jeu « folklore-tradition » dit le risque que court l’homme à s’oublier et à oublier sa propre histoire, ses peines, ses joies, ses frustrations, ses délires, ses fantasmes, ses rêves et sa vision. D’où la dynamique des groupes « Racine » en Haïti. Cette démarche scelle le rapport fondamental entre l’homme haïtien et l’homme en général, entre l’homme et le cosmos, entre l’homme haïtien et l’homme haïtien. Il n’est qu’à penser une fois ce qu’est, peut ou doit être l’homme dans la nature, et l’Haïtien de réagir en conséquence, dans le respect du « trade » compris comme une morale, une éthique, un rêve, un projet, une histoire. Ce rappel permanent de la tradition et du folklore haïtiens est le moyen le plus fort de conserver dans la mémoire universelle, les mémoires spécifiques et l’établissement de grilles pour comprendre l’évolution ou la régression de l’homme haïtien.Face à la dérive économique, intellectuelle ou politique de domination de l’homme par l’homme, aux tentatives unitaristes de mondialisation, il ne reste que les cultures locales dans leur folklore et tradition pour repousser les assauts. S’expliquent les logiques de guerre. Les survies et les sursauts sont le produit de cette dynamique folklorique et traditionnelle, annonciatrice de grandes résistances ou de grands changements dans la vie et le comportement de toute une population.
Le respect du pacte, ou de la tradition
Tous les discours de retour aux sources, (les mouvements « ginen », « racine » en Haïti, les « konbit ») sont les indices d’un souci de rattachement de l’homme à un pacte signé avant lui, conservé pour lui qui n’était pas encore ; un pacte dont il hérite quand il est, et qu’il doit léguer à ceux qui ne sont pas encore ; un pacte (trade) à transmettre dans toute sa pureté, adapté (folk) au fil du temps et des circonstances, en maintenant le cap sur le pacte de base d’une société de devenir forte et prospère. Cette transmission, opérée par les différents secteurs, des individus aux institutions, fixera chacun au regard des principes universels de beau, de bien et de vrai, des « sous-principes » cadres opératoires intermédiaires facilitant l’appropriation de ces normes universelles. Même puissante et déterminante, la tradition est muette et le folklore en est le porte-parole, caricatural, grotesque ou raffiné.
La dynamique du pacte, « trade »Face à des violences caractérisées, les groupes défendent leurs chapelles en s’accrochant à leur fondement, mais tout pacte peut être rompu, renégocié, maintenu ou renforcé selon qu’il garantit ou menace les intérêts de tous et de chacun. Le folklore le manifeste, le révèle, le dénonce ou le soutient.mardi 8 janvier 2008 http://www.lematinhaiti.com/PageArticle.asp?ArticleID=10502
Parler de folklore et de traditions en Haïti, c’est convoquer un cortège de rythmes, de couleurs, de discours, de légendes et de pratiques signifiantes reflétant une culture forte, riche et complexe : une culture protectrice et résistante.
Carnaval, rara vodou, mais, congo, rada, petro ou autres manifestations, tous disent la tradition. On s’y accroche, pour ne pas perdre son identité. Allez où vous voulez, mais revenez toujours. Cette ritournelle est traditionnelle et ses manifestations sont folkloriques, en ce qu’elle reprend les mœurs, les habitudes, ou elles exagèrent le quotidien, les comportements dans un contexte typique qui est la carte de visite de la communauté. La culture est universelle, ses manifestations spécifiques. La vie s’exprime à travers le folklore, courroie d’un passé lointain à un présent immédiat vers un futur médiat de type créateur ou innovant. Le folklore, malgré ses bizarreries, trace la vie fondamentale des divers groupes ou clans de telle société, le tout couronné du vocable « tradition ».Folklore et tradition sont tirés de l’anglais « folk qui signifie gens et trade qui dit négoce, tractation, commerce, entente, échange ». Le folklore est un comportement adapté, une expression simplifiée d’une dynamique complexe. La tradition est le ressort sur lequel un peuple bondit et/ou rebondit à volonté et selon les circonstances.
Du quotidien de la conscienceLe quotidien est si rapide et si volatile que les comportements semblent réflexes sans l’apport immédiat de la conscience et de la raison. Le folklore, par les arts de toutes sortes, les met en évidence et réveille les consciences.Haïti, au cœur de tous les débats aujourd’hui, se situe dans une tradition de combat, de liberté, de dignité et d’indépendance. L’expression (folklore) est dans tous les gestes et comportements de toutes les couches de la population. En passant du raffinement d’une élite, au rara, vodou (dans ses rites, rituels et rythmes) des paysans, de la grande masse, etc. La caricature fait son œuvre dans la présentation d’une grossièreté ou d’un raffinement poussé au ridicule. Cette expression « folklorique » appelle au juste milieu et à la résistance. Elle devient un signal d’alarme pour la communauté au regard de ses fondements.La culture comme bouclierQuand tout menace l’homme, quand les valeurs humaines se subordonnent aux dérives, le jeu « folklore-tradition » dit le risque que court l’homme à s’oublier et à oublier sa propre histoire, ses peines, ses joies, ses frustrations, ses délires, ses fantasmes, ses rêves et sa vision. D’où la dynamique des groupes « Racine » en Haïti. Cette démarche scelle le rapport fondamental entre l’homme haïtien et l’homme en général, entre l’homme et le cosmos, entre l’homme haïtien et l’homme haïtien. Il n’est qu’à penser une fois ce qu’est, peut ou doit être l’homme dans la nature, et l’Haïtien de réagir en conséquence, dans le respect du « trade » compris comme une morale, une éthique, un rêve, un projet, une histoire. Ce rappel permanent de la tradition et du folklore haïtiens est le moyen le plus fort de conserver dans la mémoire universelle, les mémoires spécifiques et l’établissement de grilles pour comprendre l’évolution ou la régression de l’homme haïtien.Face à la dérive économique, intellectuelle ou politique de domination de l’homme par l’homme, aux tentatives unitaristes de mondialisation, il ne reste que les cultures locales dans leur folklore et tradition pour repousser les assauts. S’expliquent les logiques de guerre. Les survies et les sursauts sont le produit de cette dynamique folklorique et traditionnelle, annonciatrice de grandes résistances ou de grands changements dans la vie et le comportement de toute une population.
Le respect du pacte, ou de la tradition
Tous les discours de retour aux sources, (les mouvements « ginen », « racine » en Haïti, les « konbit ») sont les indices d’un souci de rattachement de l’homme à un pacte signé avant lui, conservé pour lui qui n’était pas encore ; un pacte dont il hérite quand il est, et qu’il doit léguer à ceux qui ne sont pas encore ; un pacte (trade) à transmettre dans toute sa pureté, adapté (folk) au fil du temps et des circonstances, en maintenant le cap sur le pacte de base d’une société de devenir forte et prospère. Cette transmission, opérée par les différents secteurs, des individus aux institutions, fixera chacun au regard des principes universels de beau, de bien et de vrai, des « sous-principes » cadres opératoires intermédiaires facilitant l’appropriation de ces normes universelles. Même puissante et déterminante, la tradition est muette et le folklore en est le porte-parole, caricatural, grotesque ou raffiné.
La dynamique du pacte, « trade »Face à des violences caractérisées, les groupes défendent leurs chapelles en s’accrochant à leur fondement, mais tout pacte peut être rompu, renégocié, maintenu ou renforcé selon qu’il garantit ou menace les intérêts de tous et de chacun. Le folklore le manifeste, le révèle, le dénonce ou le soutient.mardi 8 janvier 2008 http://www.lematinhaiti.com/PageArticle.asp?ArticleID=10502
Grippe aviaire : Panique en République Dominicaine face à l’arrêt des importations haïtiennes
Pertes colossales enregistrées au marché binational de Dajabòn ; plus de la moitié des poulaillers dominicains menacés de disparition, selon des éleveurs qui réclament de Port-au-Prince la levée immédiate des mesures en vigueur
mardi 8 janvier 2008,
Radio Kiskeya
La décision des autorités haïtiennes de suspendre les importations de produits avicoles de la République Dominicaine, où un foyer de grippe aviaire a été découvert, est vécue comme une catastrophe sur le marché des poulets et des œufs en territoire voisin.
Selon l’agence espagnole EFE, des fonctionnaires du ministère de l’agriculture, des services d’immigration et des douanes accompagnés d’autres responsables et d’éleveurs ont tenu lundi une réunion dans la province frontalière dominicaine de Dajabòn afin d’affronter cette situation de crise.
Escolàstico Suero, porte-parole des éleveurs du nord du pays, a sollicité l’intervention du ministre de l’agriculture, Salvador Jiménez, en vue de trouver une solution urgente au problème. Il a fait savoir que si l’interdiction haïtienne n’est pas levée, 55% des poulaillers dominicains pourraient disparaître.
M. Suero estime que dans la seule province d’Espaillat (nord), les pertes financières entraînées par les mesures du ministère haïtien de l’agriculture se situent entre 30 et 40 millions de pesos (entre 895.000 et 1,1 million de dollars).
Le représentant des éleveurs dominicains souligne que tous les membres de ce secteur ignoraient que leurs produits étaient interdits d’exportation vers Haïti et ont été terriblement surpris en arrivant lundi au marché binational de Dajabòn avec des milliers de volailles et d’œufs destinés aux consommateurs haïtiens. Ces derniers présents en nombre imposant étaient dans l’impossibilité d’acheter les produits incriminés afin d’empêcher la propagation en Haïti du virus H5N2 de la grippe du poulet.
Les autorités de Dajabòn ayant à leur tête le gouverneur de la province, Arturo Socìas, ont annoncé avoir entrepris des négociations avec leurs homologues haïtiennes afin d’envisager la reprise des exportations arguant que la grippe aviaire ne représente aucun danger pour la santé humaine et que tout est "sous contrôle".
Pour sa part, le président de l’association des producteurs d’œufs de Dajabòn, César Estévez, interrogé par l’Associated Press, invite les autorités de son pays à adopter des "mesures urgentes" afin de porter le gouvernement haïtien à revenir sur sa décision. Il a estimé à 122.000 dollars américains les pertes enregistrées au cours de la journée de lundi.
Depuis la semaine dernière, le gouvernement dominicain a activé le système de vigilance épidémiologique après la détection du virus H5N2 à Higuey, dans la province de La Altagracia (est). Sa présence chez des coqs de combat importés illégalement a été confirmée le 20 décembre par les laboratoires du département de l’agriculture des Etats-Unis et notifiée à l’Organisation mondiale de la santé animale.
Les autorités de la république voisine tentent de repérer les personnes qui étaient en contact avec les coqs infectés alors que la zone où a été détecté le virus a été mise en quarantaine et 115 volailles abattues.
Face aux risques d’introduction en Haïti du virus H5N2 de la grippe aviaire -même si seul le H5N1 est transmissible à l’être humain- le ministère de l’agriculture a annoncé le week-end écoulé l’arrêt jusqu’à nouvel ordre des importations de tous les produits avicoles en provenance de la République Dominicaine qui fournit quotidiennement 1 million d’œufs au marché haïtien.
Les mêmes mesures restrictives ont été adoptées par Porto Rico et plusieurs pays d’Amérique Centrale.
Cependant, à Port-au-Prince on doute fort de la capacité des autorités à intercepter les œufs, poulets et oiseaux arrivant du territoire voisin à travers la frontière commune avec Haïti longue d’environ 400 kilomètres. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4595
mardi 8 janvier 2008,
Radio Kiskeya
La décision des autorités haïtiennes de suspendre les importations de produits avicoles de la République Dominicaine, où un foyer de grippe aviaire a été découvert, est vécue comme une catastrophe sur le marché des poulets et des œufs en territoire voisin.
Selon l’agence espagnole EFE, des fonctionnaires du ministère de l’agriculture, des services d’immigration et des douanes accompagnés d’autres responsables et d’éleveurs ont tenu lundi une réunion dans la province frontalière dominicaine de Dajabòn afin d’affronter cette situation de crise.
Escolàstico Suero, porte-parole des éleveurs du nord du pays, a sollicité l’intervention du ministre de l’agriculture, Salvador Jiménez, en vue de trouver une solution urgente au problème. Il a fait savoir que si l’interdiction haïtienne n’est pas levée, 55% des poulaillers dominicains pourraient disparaître.
M. Suero estime que dans la seule province d’Espaillat (nord), les pertes financières entraînées par les mesures du ministère haïtien de l’agriculture se situent entre 30 et 40 millions de pesos (entre 895.000 et 1,1 million de dollars).
Le représentant des éleveurs dominicains souligne que tous les membres de ce secteur ignoraient que leurs produits étaient interdits d’exportation vers Haïti et ont été terriblement surpris en arrivant lundi au marché binational de Dajabòn avec des milliers de volailles et d’œufs destinés aux consommateurs haïtiens. Ces derniers présents en nombre imposant étaient dans l’impossibilité d’acheter les produits incriminés afin d’empêcher la propagation en Haïti du virus H5N2 de la grippe du poulet.
Les autorités de Dajabòn ayant à leur tête le gouverneur de la province, Arturo Socìas, ont annoncé avoir entrepris des négociations avec leurs homologues haïtiennes afin d’envisager la reprise des exportations arguant que la grippe aviaire ne représente aucun danger pour la santé humaine et que tout est "sous contrôle".
Pour sa part, le président de l’association des producteurs d’œufs de Dajabòn, César Estévez, interrogé par l’Associated Press, invite les autorités de son pays à adopter des "mesures urgentes" afin de porter le gouvernement haïtien à revenir sur sa décision. Il a estimé à 122.000 dollars américains les pertes enregistrées au cours de la journée de lundi.
Depuis la semaine dernière, le gouvernement dominicain a activé le système de vigilance épidémiologique après la détection du virus H5N2 à Higuey, dans la province de La Altagracia (est). Sa présence chez des coqs de combat importés illégalement a été confirmée le 20 décembre par les laboratoires du département de l’agriculture des Etats-Unis et notifiée à l’Organisation mondiale de la santé animale.
Les autorités de la république voisine tentent de repérer les personnes qui étaient en contact avec les coqs infectés alors que la zone où a été détecté le virus a été mise en quarantaine et 115 volailles abattues.
Face aux risques d’introduction en Haïti du virus H5N2 de la grippe aviaire -même si seul le H5N1 est transmissible à l’être humain- le ministère de l’agriculture a annoncé le week-end écoulé l’arrêt jusqu’à nouvel ordre des importations de tous les produits avicoles en provenance de la République Dominicaine qui fournit quotidiennement 1 million d’œufs au marché haïtien.
Les mêmes mesures restrictives ont été adoptées par Porto Rico et plusieurs pays d’Amérique Centrale.
Cependant, à Port-au-Prince on doute fort de la capacité des autorités à intercepter les œufs, poulets et oiseaux arrivant du territoire voisin à travers la frontière commune avec Haïti longue d’environ 400 kilomètres. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4595
Des spécialistes appellent à la vigilance face à la grippe aviaire
Le docteur Michel Chancy, responsable de Veterimed, organisation spécialisée dans la santé animale, affirme que la grippe aviaire résulte d’un virus qui depuis 2003 a causé plus de 270 décès parmi les êtres humains. " Il s’agit d’un danger menaçant tous les pays", dit-il soulignant que les vaccins ne sont pas efficaces à 100%.L’un des sous types du virus, H5N1, est transmissible à l’homme selon le docteur Chancy, précisant que c’est la variante H5N2 qui a été découverte en république Dominicaine. " C’est la première fois que ce virus est détecté sur l’île d’Haïti", argue t-il rappelant que le virus a été diagnostiqué sur des coqs de combat. " Ces bêtes proviennent d’un pays étranger", dit-il mettant l’accent sur l’acquisition par des particuliers de coqs de combat en république Dominicaine. Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole le responsable du Veterimed a fait remarquer que le virus peut subir des mutations ce qui explique la vigilance des autorités. Il soutient que les oiseaux migrateurs peuvent être des porteurs du virus précisant que les autorités sanitaires surveillent les lacs où ces oiseaux prennent refuge. Toutefois le commerce des animaux est le plus grand danger pour la transmission de la maladie. Selon le docteur Chancy, la transmission est plus élevée dans les fermes et les marchés. " Les animaux transmettent le virus lors des éternuements ", explique t-il. Tout en qualifiant d’opportune la décision du ministère de l’agriculture le responsable du Veterimed rappelle que la peste porcine africaine était entrée en Haïti à partir de la république Dominicaine. Il soutient que cet incident est une occasion de relancer la production avicole nationale. De plus, le docteur Michel Chancy indique qu’il sera très difficile de contrôler la grippe aviaire en Haïti soulignant que la " fièvre des poules" n’est pas éradiquée dans le pays. " il serait très difficile de vacciner les poules en cas de contamination ", déclare t-il souhaitant une amélioration des conditions de l’élevage en Haïti. La grippe aviaire peut être transmise aux autres animaux fait remarquer le docteur Chancy pour qui une réaction rapide est indispensable.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13383
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La Minustah annonce les grandes lignes de son action en 2008
Le chef de la Minustah, Hedi Annabi, se déclare satisfait des bons résultats obtenus par la mission onusienne et met l’accent sur la bonne coopération avec le gouvernement haïtien. Au nombre des points positifs pour l’année 2007, Hedi Annabi cite ; l’arrestation de plusieurs chefs de gangs, la baisse de l’insécurité, la réalisation de nombreux projets à impact rapide et le recrutement de policiers de la PNH. Le représentant du secrétaire général de l’ONU croit que tous les secteurs de la vie nationale doivent s’impliquer dans l’effort visant à assurer la stabilité du pays. Tout en renouvelant la détermination de la Minustah continuer les efforts sur le plan sécuritaire, il souligne que l’un des nouveaux aspects du mandat de la mission onusienne est de promouvoir une gestion intégrée de la frontière. Le chef de la Minustah confirme le déploiement de plus d’une centaine de casques bleus et de policiers afin d’améliorer la sécurité dans cette région. M. Annabi espère que la présence des soldats onusiens dissuadera les trafiquants de drogue et permettra d’augmenter les recettes de l’état. Tout en indiquant que la Minustah apporte un appui à la PNH, M. Annabi précise que la gestion de la frontière nécessite une collaboration avec les autorités dominicaines. Au cours de ce premier point de presse de l’année, Hedi Annabi a soutenu que la reforme de la police et le renforcement des systèmes judiciaire et pénitentiaire figurent parmi les priorités de la Minustah pour l’année 2008. " Cette année marquera la 2 eme année de la reforme de la police qui s’étend sur 5 ans alors que la reforme du système pénitentiaire qui débutera cette année s’échelonnera sur 3 ans", ajoute t-il.Interrogé sur le scandale de corruption qui touche la Minustah, M. Annabi a révélé que 5 employés de la mission onusienne sont l’objet de mesures conservatoires. Tout en refusant de dévoiler les noms de ces employés, le chef de la Minustah a précisé que la politique tolérance zéro est appliquée en ce qui a trait à la corruption.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13382
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