Google

mardi 8 janvier 2008

Harold Brunot condamné à restituer à l'Etat les fonds dilapidés


Harold Brunot, ex-administrateur du ministère des Affaires étrangères (MAE) de mars 2004 à juin 2006, a eu, lundi, toutes les peines du monde à convaincre la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux administratif de son innocence dans le détournement des 76 millions de gourdes à la chancellerie haïtienne en 2006 sous l'administration de l'ancien ministre Hérard Abraham.
« Le tribunal ordonne de mettre en débet M. Harold Brunot », a lancé le président du tribunal administratif Arol Elie, après avoir interrogé l'ancien administrateur du MAE sur sa gestion douteuse. « Avec cet arrêt, Harold Brunot doit restituer au trésor public la somme détournée sous son administration », a expliqué au journal un homme de loi ayant assisté à l'audition. Cependant, l'ancien titulaire du ministère ainsi que les autres anciens cadres de l'institution cités dans cette affaire ont été blanchis par le tribunal.
Deux chèques totalisant 76 millions de gourdes destinés au paiement du personnel des missions diplomatiques et consulaires d'Haïti ainsi que des boursiers haïtiens à Cuba avaient été détournés sous l'administration d'Harold Brunot. En août 2006, le député de Pétion-Ville, Steven Benoît, avait crevé l'abcès en dénonçant des cas de malversation et de corruption à la chancellerie haïtienne entre 2004 et 2006. Trois rapports de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux administratifs pour la période allant de mars 2004 à juin 2006 avaient établi les faits. « Violation des principes relatifs aux lois des finances, absence de documents pouvant justifier les dépenses au ministère des Affaires étrangères », ont été les principaux faits révélés.
Lors d'une première audition en janvier 2007, Harold Brunot avait reconnu publiquement que les 76 millions de gourdes destinées au personnel diplomatique et aux boursiers haïtiens à Cuba avaient été utilisées à d'autres fins. « Je sais que le payroll du mois de mai 2005 n'a pas été fait. Mais, l'argent n'a pas été transféré sur mon compte comme on veut le faire croire», a-t-il avancé.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=52834&PubDate=2008-01-07

Dizon pa-m

Na swete ke pap gen kase fèy kouvri sa nan prensip ke tout moun jwenn... Sa se premye tilolit aloufa gouvelman teknokrat ki te pase mèt nan foure men pran...Nap tan swit la mèt klodi gasan!

Haïti menacée par la ''Grippe aviaire''

Après qu'un foyer de grippe aviaire a été découvert en République dominicaine la semaine dernière, les autorités haïtiennes se veulent prudentes en interdisant, depuis le vendredi 4 janvier jusqu'à nouvel ordre, l'importation de l'ensemble des produits de volaille provenant de la république voisine sur le sol haïtien.
«Nous interdisons, jusqu'à nouvel ordre, l'importation des oeufs, des poulets, des poussins et tous autres produits provenant de la République dominicaine qui peuvent transporter le virus H5N2 de la grippe aviaire » a déclaré Jolivert Toussaint, responsable de la Direction quarantaine, contrôle sanitaire et agricole du Ministère de l'Agriculture des Ressources naturelles et du Développement rural (MARNDR).
Quels seront donc les impacts économiques de cette interdiction ?

Comme pour répondre à cette question, M. Jolivert Toussaint a avancé qu'Haïti pourrait acheter les produits frappés d'interdiction soit au Canada, aux Etats-Unis ou au Brésil, sans tenir compte du coût nettement plus élevé que ces produits auront en les achetant dans ces pays plus éloignés. Nous importons officiellement de la République dominicaine pour trois millions cent douze mille (3.112.000) dollars américains d'oeufs chaque année et pour un million deux cent quatre-vingt treize mille (1.293.000) dollars américains de poulets, selon une étude réalisé en 2001 par le Réseau Européen de Sécurité Alimentaire (RESAL).
Si l'on en croit les statistiques officielles du Centre dominicain pour la promotion des exportations (CEDOPEX ), en dépit de nombreux obstacles, les exportations dominicaines officielles vers Haïti s'élèveraient à environ US $ 25 millions par an, tous produits confondus.Par ailleurs, une étude réalisée sur le commerce informel mise en œuvre entre mars et juillet 2001 par le bureau d'études ADE (Aide à la Décision Économique), qui a associé la Faculté d'Agronomie et de Médecine Vétérinaire (FAMV) de l'Université d'Etat d'Haïti, et la Faculté Latino-américaine de Sciences Sociales (FLACSO) en République dominicaine, a permis de voir que le montant global des exportations agricoles dominicaines s'élèverait à 23 millions de dollars US par an, soit plus du cinquième du total des exportations agricoles dominicaines. Les exportations agricoles informelles haïtiennes vers la République dominicaine atteindraient quant à elles 13 millions de dollars US (sans compter les réexportations de riz et de haricots importés), soit également un cinquième du total des exportations agricoles haïtiennes.

M. Jolivert Toussaint du ministère de l'Agriculture a indiqué que sept (7) inspecteurs de quarantaine supplémentaires ont été placés sur la frontière pour renforcer le contrôle sur les produits qui sortent de la République dominicaine. Comment empêcher les trafics illicites qui se font quotidiennement sur la frontière ? En temps normal, les autorités haïtiennes ne pouvaient pas ou n'avaient pas la volonté de contrôler les 360 kilomètres qui séparent les deux républiques. Tout le long de la frontière, plus de quarante lieux d'échanges ont été repérés.

Grippe aviaire : Qu'est-ce que c'est ?
La grippe aviaire est un virus du même type que celui de la grippe commune des humains. S'il se transmet généralement entre volatiles, il peut également être transmis aux humains ou aux porcins (qui peuvent par la suite la transmettre à l'Homme). Le virus ne se transmet pas par le biais de la viande cuite à plus de 60 degrés Celcius.

La grippe aviaire apparaît pour la première fois à Hong Kong en 1997. Dix-huit personnes ont été affectées, six ont décédé. On découvrait alors qu'un virus de la grippe qui n'affectait jusque-là que les oiseaux, le H5N1, pouvait se transmettre à l'humain.
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a confirmé, jeudi 27 décembre 2007, qu'un Pakistanais victime de la grippe aviaire avait contracté le virus H5N1 d'un autre humain, mais a écarté tout risque de contamination généralisée. Des analyses effectuées en laboratoire ont permis d'établir que le patient avait été atteint par le virus H5N1 alors qu'il n'avait pas été en contact avec des volailles contaminées, a expliqué à l'AFP le porte-parole de l'OMS John Rainford.
Quels sont les symptômes de la maladie ?
Les symptômes de la grippe aviaire ressemblent à ceux de la grippe - fièvre, toux, maux de gorge - mais le symptôme distinctif consiste en des troubles respiratoires importants. En trois ans, le virus de la grippe aviaire s'est étendu de l'Asie à l'Afrique, de l'Europe jusqu'en Amérique, vraisemblablement sous les ailes des oiseaux migrateurs.En 2004, une nouvelle épidémie se fait jour au Vietnam et en Thaïlande, et se propage à toute l'Asie du sud. Le virus, colporté par des oiseaux migrateurs, s'est, depuis, propagé en Europe et a fait son apparition en Afrique début février 2006. L'Asie est de loin le premier continent frappé. L'Indonésie, le Vietnam, la Thaïlande, la Chine, l'Egypte et la Turquie sont les pays les plus touchés par l'épidémie.
Le virus H5N2 découvert en République dominicaine sur des volailles n'est pas dangereux pour l'homme. Toutefois, il peut se muter à n'importe quel moment, d'après Jolivert Toussaint. Les Haïtiens doivent avoir un comportement responsable, a-t-il dit.
Robenson Geffrard

robby8104@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=52795&PubDate=2008-01-08

John Barnes pour booster les juniors


La Digicel a engagé l'ancien international anglais d'origine Jamaïcaine, John Barnes pour booster les joueurs des sélections de moins de vingt ans des huit pays dont elle sponsorise les sélections. Le partenariait a été officiellement lancé le 5 janvier dernier.
« Nous pouvons arriver au niveau des meilleurs joueurs africains car les joueurs de la Caraïbe possèdent les qualités pour être aussi bien représenté dans le monde que l'Afrique » a déclaré, l'ancien international Anglais, John Barnes lors du coup d'envoi de son association officielle avec la compagnie Digicel en vue de travailler avec les sélections nationales des huit pays de la Caraïbe sponsorises par cette compagnie.
Au Méridien de Georgetown de Guyana et en présence du V. Président de la Fifa et Président de la Concacaf, Jack Austin Warner, qui s'est réjouit de la réponse positive de « Digicel » dans cette affaire, d'une parterre de journaliste issue des huit pays dont les sélections nationales sont sponsorise par la compagnie rouge et blanc, le représentant de la Digicel, Kieran Foley, a d'abord présenté un diagnostic de la situation du football dans la région pour expliquer les raisons qui ont pousse « Digicel » a conclure cette association avec l'ancien international anglais.
« Ce que j'ai vu comme engouement pour le football dans les pays sponsorise par Digicel et ce que j'ai pu observer comme production footballistique nous amène à la conclusion que la qualité du football produit dans la Caraïbe ne reflète pas le niveau du football dans la Caraïbe, car ce niveau est beaucoup plus élevé » a-t-il avance avant de souligner que Digicel en choisissant Barnes a voulu : « Offrir l'opportunité au football caribéen de se développer et de donner le meilleur qui soit » « Nous avons voulu offrir a la Caraïbe ce qu'il y a de mieux est c'est pourquoi nous avons choisi John Barnes » a renchérit pour sa part Mark Lunehan de la Digicel de Guyane.Le Vice président de La Fifa, Jack Austin Warner qui ne tarit pas d'éloges pour ce que fait « la Digicel pour le football de la caribéen, avait sollicite de la compagnie « Digicel » qu'il fasse quelque chose pour le football des jeunes, au moment ou la compagnie se préparait elle-même a demander aux responsables de la Concacaf la permission d'organiser ce travail. Monsieur Warner a tout simplement associe le futur du football Caraïbéen a « la compagnie rouge et blanche. Pour lui « Digicel » concrétise son propre rêve car, avance-t-il : Digicel aide le football et aider le football c'est une aide pour la vie donc Digicel concrétise mon rêve » a-t-il déclaré avant de continuer, ému : « Des que je parle de Digicel il m'est difficile de m'arrêter ».
« Mon travail sera beaucoup plus psychologique que technico tactique », a pour sa part déclaré John Barnes pour définir sa tâche. « Ce que nous voulons c'est donner plus de caractère aux jeunes footballeurs de la Caraïbe, car en football avoir le talent, avoir la technique ne suffisent pas, il faut avoir du caractère car sans le caractère on ne sera jamais un grand footballeur » a-t-il continue.« Haïti est le premier pays caribéen a se qualifier pour une phase finale de Coupe du monde en 1974, 24 ans plus tard la Jamaïque s'est qualifiée pour une autre phase finale de Coupe du Monde tout comme Trinidad, l'ambition c'est que la Caraïbe parvient a se qualifier pour la Coupe du monde de 2010 mais aussi pour celle de 2014, qu'elle est une présence constante dans les phases finales de coupe du monde, et que les joueurs caribéens représentés valablement la région dans tous les grands championnats européens et du monde », a-t-il conclu.John Barnes visitera les huit pays sponsorise par Digicel selon le calendrier suivant. Guyana du 4 au 6 janvier, Haïti du 11 au 14 janvier, Barbade du 16 au 19 janvier Antigua et Barbade du 26 au 29 janvier, Surinam du 31 janvier au 3 février Trinidad et Tobago du 8 au 11 février. Il terminera sa tournée dans la Caraïbe par son pays natal, la Jamaïque du 13 au 16 février.
Enock Néré

nenock@yahoo.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=52797&PubDate=2008-01-07

lundi 7 janvier 2008

Jean-René Delsoin: 20 ans de passion pour la danse

Jean René Delsoin et compagnie très fiers de partager avec l'assistance leur passion pour la danse. (Photo: Dominique Domerçant)


Jean-René Delsoin a fêté le vendredi 28 décembre 2007 ses vingt ans de carrière au Parc historique de la Canne à Sucre. Il a mis sur scène 20 danseurs qui ont exécuté 20 extraits de ses chorégraphies.
Jean René Delsoin en compagnie de ses danseurs. (Photo: Dominique Domerçant)

Du rabòday au nago en passant par le congo au yanvalou, tout l'héritage de nos danses traditionnelles était à l'honneur. A cette occasion, la musique de Yole Dérose, d'Emeline Michèle, de Bethova Obas, de Boukman Eksperyans et sur les rythmes du tambour contribuaient à la réussite de cette soirée.

Jean René Delsoin en compagnie de ses danseurs. (Photo: Dominique Domerçant)

Niska Débrosse dans la chorégraphie confession. (Photo: Dominique Domerçant)

Dans ses gestes sensuels, Erika Débrosse faisait revivre la femme dans toute sa splendeur. C'était une belle occasion de suivre chaque pas sur la scène et, ceci, en communion avec le sublime.

Dans l'intervalle de chaque pause, des amis d'enfance, des proches et d'anciens collaborateurs de Jean-René Delsoin témoignaient de leur attachement, admiration et respect pour ce maître de la danse, au cours de cette cérémonie de consécration de 20 ans de luttes et de détermination.

Tout au long du spectacle, Jean-René Delsoin proposait un bouillon de couleurs tropicales et exotiques : jazz, compas, Zouk, etc.). Grâce à son goût du beau et à sa soif de la perfection, le chorégraphe a su de manière audacieuse offrir au public une soirée riche en rebondissements au cours de ses 20 ans de carrière.

Danseurs : Djanik Abraham, Tamara Baptiste, Samantha Cajuste, Jennifer Jessy Castil, Fédorah Célestin, Jean-Level Clergé, Erica Coles, Erika Débrosse, Niska Débrosse, Jackson Dieudonné, Hugues Dupiton, Annick Esper, Harmony Excellent, Nathalise Excellent, Anaïse Fabius, Jean-Robens C. Georges, Benji Jolicoeur, Roodmy Poulard, Judner Rock, Théophilo Tattegrain
Percussionnistes : Rodrigue Jean-Baptiste, Gérald Dauphin, Carlos Joseph, Cassy Joseph et Patrick Pierre
Création et confection de costumes : David André
Maquillage : Marie-Marc Pluviose
Coordination: Margareth Abraham, Mario Lamothe, Smith Saintclair
Sonorisation: Sonomix, Bertrand Labarre

Dominique Domerçant

La Starmania haïtienne bientôt au Canada

Starmania, un classique du théâtre musical francophone, fut adaptée et mise en scène par Haïti en Scène. Mais avant tout, essayons de camper cette compagnie. Elle est formée de quatre membres principaux. Véritables piliers, ils occupent chacun un secteur particulier:
• Jacquemine Léon responsable des relations publiques. Mes nombreuses activités ne m'ont pas permis de l'interviewer, mais je le ferais dès que possible.

• Stevenson Théodore, le fameux maitre de chant. Il a la tâche de montrer aux néophytes comment domestiquer leur voix.
• Jean René Delsoin, chorégraphe, il prépare le substrat brut qu'il reçoit, il l'affine et cela nous donne les danseurs qui nous ont tant charmés par leur grâce.
• Bertrand Labarre, le dernier mais pas le moindre, qui assure la mise en scène de toutes les créations.

Une jeune chanteuse donne à apprécier la suavité de sa voix

Cette compagnie recrute des jeunes plus ou moins professionnels et les propulse sur la scène grâce à des spectacles qu'elle organise elle-même. Mais pour donner un spectacle de qualité, Haïti en Scène va former gratuitement ces jeunes qui en deviennent, en quelque sorte, les boursiers. Ils suivent le cursus jusqu'au spectacle lui-même. Conscient de leur précarité pécuniaire (ce qui est le propre en fait de tout jeune artiste), la compagnie va jusqu'à leur rembourser les frais de déplacement. Et quand on voit les résultats, ils ont dépassé les espérances. Ces jeunes qui, pour la plupart, ont peu d'expérience peuvent maintenant jouer dans la cour des grands. Car bien souvent le tremplin qu'est Haïti en Scène permet à ces jeunes de trouver des contrats plus ou moins intéressants. Starmania a aussi innové en matière de spectacle. En effet, c'est elle seule qui monte des vrais spectacles sous la forme de comédie musicale. La formation qu'elle offre est donc triple : une formation d'acteur, une de danseur et une autre de chanteur. Mais assez parlé dans le vague, venons-en au vif du sujet.

En avril 2006, lors d'une petite représentation au Palais national en l'honneur de la gouverneure du Canada, Michaëlle Jean, Haïti en Scène lui a fait une grande impression. De là est né le projet de faire jouer cette compagnie au Canada. Elle ira performer sous la programmation de la TOHU, une organisation culturelle canadienne spécialisée au départ dans les arts du cirque. Eh oui, vous avez bien lu ! Starmania, la version haïtienne, sera jouée au Canada du 23 mars au 1er avril. Il y aura sept représentations et elles se feront sur la scène circulaire de la TOHU.


Il va sans dire que les retombées médiatiques sont énormes, ne serait-ce que par la présence assurée de nombreuse personnalités, et pas des moindres : la gouverneure du Canada, Luc Plamodon (auteur de l'opéra Rock), Luc Mervil (sur scène dans un petit rôle), etc. Mais le plus important reste et demeure que des Haïtiens, des artistes ont su convaincre des investisseurs étrangers à venir se produire chez eux. Une représentation artistique est toujours un risque, surtout si elle est produite par des étrangers. Malgré tout, l'organisme la TOHU est prête à le prendre. C'est donc un défi à relever. Et qu'en pensent les principaux concernés, c'est-à-dire les artistes ?
Deux chanteurs-comédiens de la compagnie dans une superbe chorégraphie

Curieux, j'ai questionné plusieurs d'entre eux et les réponses sont révélatrices. Pour Wilène Guérismé qui joue le rôle de Cristal : « Partir avec Starmania, c'est déjà un défi mais c'est aussi le temps de montrer toutes les belles choses qu'Haïti peut produire malgré le peu d'encadrement que nous avons. D'autant que dans une comédie musicale nous sommes acteurs et chanteurs ».Pour Nadège Dugraville : « STARMANIA c'était des talents qui n'étaient pas connus, des amateurs pour la plupart et qui ont beaucoup travaillé pour donner ce résultat. Nous serons ainsi à la hauteur pour représenter fièrement notre pays ».
Mais au fait, Haïti en Scène dispose-t-elle du budget nécessaire pour s'assurer du transport et du logement de vingt-huit personnes pendant dix jours. La réponse vient du metteur en scène Bertrand Labarre : « Il y a une partie du financement qui est canadien, la billetterie du spectacle fournira aussi sa part. Au fait le budget est bouclé à 70% et il nous faut désormais des partenaires institutionnels et privés pour soutenir la démarche. C'est un truc unique et une occasion exceptionnelle et il ne faudra pas la rater.Je le pense aussi et si vous avez aimé les productions d'Haïti en Scène, si vous voulez oeuvrer dans la promotion d'Haïti, et bien on vous attend !

Philippe DESMANGLES

Pour un carnaval vert et rentable

Rentabiliser le carnaval haïtien et promouvoir une Haïti verte, tels sont les objectifs fixés par le comité de pilotage du carnaval 2008 dont le thème retenu est : « Rale mennen vini pou yon ayiti vèt ».
« Le carnaval haïtien constitue l'un des événements culturels importants pouvant rentabiliser l'économie nationale », dit le maire Jean Yves Muscadin Jason, président du comité de pilotage du carnaval 2008, en donnant le coup d'envoi de la cérémonie du lancement officiel de l'édition 2008, vendredi dernier, à l'hôtel le Plaza au Champs de Mars.
Le maire de Port-au-Prince, Jean Yves Muscadin Jason, président du comité de pilotage du carnaval 2008, lors de son intervention. (Photo: Moranvil Mercidieu)
Les festivités précarnavalesques débuteront le 13 janvier 2008.
La campagne publicitaire entourant les festivités sera innovante.
« Elle se fera, selon le maire Jason, sur fond musical et sera diffusée à travers les médias pour rentabiliser le carnaval et restituer un environnement vert et régénéré. »« Un site Internet est en phase de finalisation en vue de montrer les images et diffuser les informations relatives au carnaval attendu du 3 au 5 février 2008. C
e site, dont le lancement est prévu dans les prochains jours, diffusera de la musique, des images vidéo pour la promotion de l'édition 2008 », explique-t-il.
De son côté, Pierre Rigaud Chéry, membre du comité de pilotage, a indiqué que le thème « Rale mennen vini, pou yon ayiti vèt » rentre dans le cadre de la préoccupation du gouvernement en ce qui concerne les problèmes liés à l'environnement. « Le carnaval doit être l'occasion de sensibiliser la population sur l'importance de la protection de l'environnement, de promouvoir l'éducation civique et de la sécurité pendant et après les festivités carnavalesques », soutient-il.

Gary Saint-Germain, coordonnateur général du comité exécutif du Carnaval 2008. (Photo: Moranvil Mercidieu)

« Cette année, la nature sera au centre des festivités. par le biais des décors artistiques, des déguisements, des chars allégoriques », a dit Gary Saint-Germain, coordonnateur général du comité exécutif, tout en précisant que la culture peut apporter des solutions aux problèmes environnementaux auxquels Haïti fait face.Les responsables annoncent des mesures visant à corriger la pratique du commerce informel exercée autrefois dans des conditions désordonnées. Les brouettes et les boîtes de conserve seront écartées du parcours. « Bien entendu, on n'écarte pas la possibilité qu'une personne vienne vendre des boissons au carnaval.
Pierre Rigaud Chéry, membre du comité de pilotage. (Photo: Moranvil Mercidieu)
Mais tout sera sous contrôle », a prévenu le coordonnateur général du comité exécutif.Les responsables ont également annoncé la mise en place d'une structure permanente pour la préparation et la réalisation des festivités carnavalesques. Ils affirment que les préparatifs vont bon train pour la logistique, les déguisements traditionnels basés sur la faune et la flore, ainsi que sur les sujets historiques qui rehausseront les images projetées au cours du défilé.
Le budget pour la réalisation de cette édition, selon le maire Jason, n'est pas encore déterminé. Cette tâche revient, depuis environ deux ans, au ministère de la Culture et de la Communication.

Composition des comités du Carnaval 2008
1- Les membres du comité de pilotage:
•Jean Yves Muscadin Jason, maire titulaire, Président
•Nadège J. Augustin, maire-adjoint
•Guercy Mouscardy, maire-adjoint
2- Le Comité Exécutif:
• Gary Saint-Germain (Coordonnateur général).
• Yves Lafortune représentant du ministère de la Culture et de la Communication (Responsable de supervision).
• Daniel Lainé (Responsable de la logistique).
• Caleb Desrameaux (Responsable de Communication).
• Claude Suréna (Responsable d'urgences et de secours).
• Yves Pénel (Responsable adjoint artistique)

Amos Cincir
cincir2005@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=&ArticleID=52647

Les autorités doivent réagir face à la hausse des prix des produits pétroliers

L’économiste Kesner Pharel estime que le gouvernement et le parlement doivent élaborer une politique publique dans le domaine de l’énergie afin de réduire les conséquences de la hausse des prix du pétrole sur le marché mondial.Selon lui les autorités et les citoyens doivent changer de comportement en raison la flambée des prix des produits pétroliers.
Le baril de brent avait franchi la barre des 100 dollars le 1 janvier 2008 indique M. Pharel, qui rappelle qu’il y a 10 ans le baril de pétrole se vendait a 10 dollars. Il se réjouit de l’annonce du chef de l’état en ce qui a trait à l’utilisation du mazout dans les centrales thermiques de l’EDH en lieu et place du diesel.De plus, M. Pharel attire l’attention sur les véhicules en mauvais état qui consomment une grande quantité de carburant. " Le gouvernement peut, en partenariat avec le secteur privé, installer des points d’inspections de véhicules dans les stations d’essence en vue contrôler non seulement l’émission de gaz dans l’atmosphère mais aussi la consommation de carburant", ajoute t-il.
Par ailleurs, Kesner Pharel croit que le gouvernement doit encourager le développement et l’utilisation des énergies alternatives dans la perspective de réduire la facture du pétrole.Les prix du pétrole ont dépassé, le 3 janvier 2008, les 100 dollars le baril, un regain de spéculation amplifiant les effets du dollar faible, des tensions géopolitiques et d'une septième baisse consécutive des réserves américaines.
L'annonce d'une septième chute hebdomadaire consécutive des stocks de brut américain a renforcé l'élan des cours. En outre, les prévisions météorologiques, annonçant des températures très froides aux Etats-Unis, font craindre une insuffisance de l'offre face à une demande stimulée par une forte consommation de fioul de chauffage, estime une analyste.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13376

Spécialistes et politiques réclament une initiative du gouvernement pour combattre la vie chère

Le député de l’Estere Noël Eliphete, se révolte contre l’appel à la patience lancée par le chef de l’état à l’occasion de la commémoration de la fête nationale. " Le chef de l'etat reconnaît que le gouvernement est incapable d’offrir de meilleures conditions de vies à la population et devrait annoncer un changement de gouvernement", dit-il. Noël Eliphete croit que ce discours est inacceptable alors que le pays se paupérise. Pour sa part, l’économiste Kesner Pharel souligne que le président Préval et le premier ministre Alexis ont mis l’accent sur la création d’emploi et la lutte contre la vie chère lors des discours à l’occasion de la fête nationale et du jour des aïeux.
Selon l’économiste Kesner Pharel ceci prouve que les complaintes de la population sont arrivées au plus haut niveau. Cependant il fait remarquer qu’aucun plan stratégique n’a été présenté par les deux responsables de l’exécutif qui ont seulement fait part de propositions.
Parmi les propositions du chef de l’état il faut noter la production d'un jus naturel et la production de poissons par le biais de lacs collinaires. Une expérience pilote a eu lieu à Marmelade, où une usine a acheté les oranges des paysans avant de les transformer en jus. Le chef de l’état a également dans son discours reconnu l’incapacité du gouvernement à dépenser les fonds reçus de la communauté internationale aussi bien que ceux alloués dans le budget de la république.
Kesner Pharel soutient qu’il faudrait avoir une croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) de 5% sur une longue période afin de réduire la pauvreté en Haïti. Par ailleurs, M. Pharel croit que la hausse des prix du baril de pétrole qui a franchi la barre des 100 dollars pourrait créer des pressions inflationnistes dans l’économie nationale. " Il s’agira d’un choc externe qui peut compliquer la tache en ce qui concerne la vie chère", ajoute t-il.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13377

Les sénateurs élus pour deux ans : partiront ou partiront pas ?


Crise de légitimité du parlement en vue ? Nouvelle crise entre l’Exécutif et le Législatif ?
dimanche 6 janvier 2008,
Radio Kiskeya

L’ouverture le lundi 14 janvier d’une nouvelle session parlementaire devant coïncider avec le départ ou non des sénateurs élus en 2006 pour deux ans, pourrait éventuellement marquer le début d’une nouvelle crise dans les rapports traditionnellement conflictuels en Haïti entre les pouvoirs Exécutif et Législatif.
Ayant débuté leur mandat en mai 2006, les sénateurs en question avaient tacitement convenu de laisser le parlement le second lundi de janvier 2008, au lieu du 8 mai 2008 devant marquer l’accomplissement effectif de leurs deux années de mandat.
A l’instar du chef de l’Etat qui s’est engagé à partir le 7 février 2011 (soit 3 mois avant le terme effectif de son mandat de 5 ans), l’engagement des sénateurs élus pour 2 ans correspondait alors à leur souci de contribuer à rétablir les délais constitutionnels, la charte fondamentale prévoyant en son article 95-3 que le Sénat se renouvelle par tiers tous les deux ans. Pour des raisons pratiques, l’entrée en fonction des nouveaux sénateurs doit toujours coïncider avec l’ouverture d’une session parlementaire. D’où, l’échéance du second lundi de janvier 2008, se situant dans le dernier trimestre du mandat des sénateurs élus pour 2 ans en 2006 et correspondant à l’ouverture d’une nouvelle session parlementaire.
Les élections pour le renouvellement du tiers du Sénat ne s’étant pas tenues dans le délai prévu, les parlementaires élus pour 2 ans sont aujourd’hui divisés, de même que les partis politiques sous les bannières desquelles ils ont été élus, sur la décision qui devrait être la leur le 14 janvier : partir ou rester jusqu’au 8 mai 2008 ?
Les risques d’une crise politique en 2008 paraissent énormes, selon la décision qui sera prise. D’aucuns pensent que la présence des 3ème sénateurs au parlement au-delà du 14 janvier, représentant une extension inconstitutionnelle de leur mandat, peut grandement affecter la légitimité du grand corps et partant de tout le pouvoir législatif. D’autres affirment craindre la caducité de fait du parlement, le départ des sénateurs élus pour deux ans pouvant, à leur avis, fragiliser le grand corps dont le quorum serait des fois difficile ou même impossible à réunir.
Lorsqu’une situation similaire à celle d’aujourd’hui s’était présentée en 1999 avec la 46ème législature, le chef de l’Exécutif d’alors, René Préval, avait officiellement exigé le départ des parlementaires concernés. Face à leur obstination à ne pas obtempérer, les organisations populaires lavalas (parti de l’ancien président Jean Bertrand Aristide soutenant alors son « alter ego » René Préval) allaient entrer en scène pour porter les irréductibles à se retirer.
Un projet de résolution pour l’extension du mandat des 3ème sénateurs jusqu’au 8 mai 2008 n’a pas fait l’unanimité au parlement, dans la classe politique et dans la société civile. Il en est résulté que certains des concernés paraissent vouloir se retirer alors que les autres se déclarent déterminés à rester au-delà du second lundi de janvier. C’est au terme de la séance en Assemblée nationale du 14 janvier prochain, au cours de laquelle l’Exécutif doit présenter le bilan de son action, que l’on saura véritablement à quoi s’en tenir. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4591

Enquête des polices haïtienne et bahaméenne sur la mort de trois présumés narcotrafiquants

Deux bahaméens se trouveraient parmi les victimes abattues dans des affrontements sur l’île de La Tortue
dimanche 6 janvier 2008,
Radio Kiskeya

Les polices haïtienne et bahaméenne ont tenté au cours du week-end de déterminer les causes de la mort de deux présumés narcotrafiquants bahaméens tués dans des affrontements qui se sont produits sur l’île de La Tortue (nord-ouest d’Haïti).
Selon le quotidien bahaméen The Nassau Guardian citant les autorités bahaméennes, trois individus, dont deux seraient de nationalité jamaïcaine, ont été abattus vendredi par de présumés trafiquants haïtiens armés de fusils d’assaut AK-47.
La troisième victime pourrait être d’origine haïtienne.
Le chef de la police des Bahamas, Glenn Miller, a indiqué que l’institution avait cherché sans succès à obtenir des précisions sur cette fusillade enregistrée en Haïti. Il a aussi ajouté que les autorités ne disposaient pas encore de suffisamment d’informations pour faire une déclaration officielle sur l’incident.
Pour sa part, l’ambassadeur d’Haïti à Nassau, Louis Harold Joseph, est entré en contact avec le ministère des affaires étrangères à Port-au-Prince qui n’était pas en mesure de confirmer la nationalité bahaméenne de deux des trois suspects tués. Le diplomate a assuré qu’il attendait des détails du gouvernement sur les affrontements meurtriers de Latortue qui préoccupent les dirigeants bahaméens.
On ignorait si des arrestations ont été effectuées à la suite de ces violences ayant vraisemblablement opposé des cartels rivaux.
Des informations font régulièrement état de l’omniprésence de trafiquants de drogue haïtiens et étrangers dans l’espace maritime d’Haïti, un des principaux pays de transit de la région. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4592

Exécution en plein jour d’un lieutenant présumé d’un puissant chef de gang de La Saline en prison depuis août 2007

Craintes d’une certaine résurgence de la guerre des gangs à La Saline
lundi 7 janvier 2008,
Radio Kiskeya

Le nommé Nènè, connu également sous le nom de « Ti Likou », a été tué par balle en plein jour dimanche après-midi au Boulevard La Saline, rapportent des habitants de ce quartier populaire du nord de la capitale ayant requis l’anonymat, pour raison de sécurité.
Nènè ou Ti Likou est réputé être un des lieutenants de Billy, de son vrai nom Emmanuel Milord, chef de gang de Fort Touron (La Saline, nord de Port-au-Prince). Originaire du quartier de Ti Bois (Martissant, sud de la capitale), mais résidant à La Saline depuis environ 5 ans, Nènè aurait été exécuté en présence de plusieurs témoins par un déporté haïtien bien connu dans la zone, qui serait membre d’un gang opposé à celui de Billy.
Nènè et le gang dirigé par Billy étaient soupçonnés d’implication dans plusieurs crimes, dont le meurtre perpétré le 8 décembre 2006 à La Saline sur la personne de Rodrigue Jean Marie, directeur adjoint du Marché de La Croix-des-Bossales (l’un des plus importants marchés publics de la capitale).
L’exécution de Nènè coïncide avec d’intenses rumeurs circulant à Fort Touron sur l’imminence de la libération de Billy. Craignant le retour en force de ce dernier, ses rivaux auraient entrepris de traquer ses partisans, s’il faut en croire certains habitants de La Saline. Ils affirment de ce fait craindre énormément une certaine résurgence de la guerre des gangs dans leur quartier.
Les affrontements entre gangs, notamment pour le contrôle du Marché de La Croix-des Bossales, a déjà fait beaucoup de victimes à La Saline.
Le puissant chef de gang de Fort Touron Billy, avait été appréhendé le dimanche 5 août 2007 par une patrouille de la Police Nationale d’Haïti, à l’intersection de La Route 9 et de la localité de Bon Repos (Nord de la capitale). [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4593

dimanche 6 janvier 2008

En dépit des rapatriements l’ambassadeur dominicain souhaite un renforcement de la coopération avec Haïti

L’ambassadeur dominicain à Port-au-Prince, Jose Serulle Ramilla, souhaite le renforcement de la coopération entre Haïti et son pays au cours de l’année 2008.Le diplomate dominicain dit espérer qu’Haïti puisse accomplir des progrès dans les domaines agricole et économique, tout en mettant l’accent sur la nécessité d’adopter des dispositions pour protéger l’environnement. " Préserver la beauté de l’île est un cadeau qu’on peut offrir à l’humanité", lance t-il.Jose Serulle Ramilla annonce que la troisième foire binationale se tiendra en mars 2008 dans la ville de Belladeres avec la participation d’une vingtaine de communautés dominicaines. " Des accords sont prévus et nous espérons le lancement en Haïti de la commission mixte haitiano-dominicaine", ajoute t-il.Par ailleurs, la direction de l’Immigration dominicaine et le corps spécialisé chargé de la surveillance de la frontière ont annoncé avoir refoulé quelques 16 000 sans papiers haïtiens au cours de l’année 2007. De ce nombre 9 000 ont été rapatriés par les autorités de l’immigration alors que 7 000 ont été refoulés par le corps spécialisé.Le Groupe d’Appui aux Réfugiés et Rapatriés (GARR) affirme que les haïtiens sont expulsés vers leur pays d’origine dans de mauvaises conditions. La directrice exécutive du GARR, Colette Lespinasse, soutient que les rapatriements sont réalisés au mépris des conventions internationales, rappelant que 20 000 haïtiens avaient été expulsés de la République Dominicaine en 2007.Les haïtiens n’ont aucun moyen de défendre leur droits par devant les responsables de l’Immigration selon Mme Lespinasse qui fait état du rapatriement de plusieurs dominicains d’origine haïtienne.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13375

La présence du virus de la grippe aviaire en République Dominicaine constitue une menace pour Haïti, selon le Ministère haïtien de l’agriculture

Interdiction d’importation, jusqu’à nouvel ordre, de produits d’origine aviaire en provenance de la République Dominicaine
samedi 5 janvier 2008,
Radio Kiskeya
Suite à la découverte en République Dominicaine du virus de la grippe aviaire du type H5N2 (peu pathogène, selon l’Office International des Epizooties), le Ministère de l’Agriculture, des Ressources Naturelles et du Développement Rural, jugeant que cette situation constitue une menace pour le territoire national, a décidé le 4 janvier l’interdiction formelle, jusqu’à nouvel ordre, de l’importation de tout type d’oiseaux en provenance de la République voisine.
L’importation de produits d’origine aviaire est sujette à une demande de permis sanitaire auprès de la Direction de la quarantaine au Ministère de l’Agriculture.
En outre, l’importation de tout produit avicole, tels que : œufs, volailles, poussins et produits dérivés en provenance de la République Dominicaine, est formellement interdite jusqu’à nouvel ordre.
En rapport avec la situation, le Ministère haïtien de l’Agriculture annonce que d’autres mesures seront prises après concertation avec les secteurs concernés.
Dans une interview accordée samedi à Radio KISKEYA, le Dr Jolivert Toussaint, responsable de la Quarantaine, du contrôle sanitaire et agricole au Ministère de l’Agriculture, a indiqué qu’à côté des mesures prises, le programme de relance de la production avicole nationale va être intensifié.
Il ne prévoit pas de problèmes d’approvisionnement du marché local en ces produits dont l’importation du territoire voisin est momentanément interdite. Il souligne à ce propos que les grands fournisseurs d’Haïti en la matière, dont les Etats-Unis, ne sont pas concernés par le virus de la grippe aviaire.
Dès l’annonce des dispositions prises par le Ministère de l’Agriculture après la découverte d’un foyer de grippe aviaire en République Dominicaine, la question qui se pose dans divers milieux en Haïti concerne la réelle capacité des autorités haïtiennes à empêcher l’entrée sur le territoire national des produits menacés par le virus de la grippe aviaire de l’autre côté de la frontière.
L’incapacité des autorités haïtiennes à contrôler les activités illicites à la frontière (drogue, vols de véhicules, trafic d’armes…) a été maintes fois signalée dans des rapports soit du Département d’Etat américain, soit des services concernés de la République Dominicaine. Cette triste réalité a conduit le Conseil de Sécurité des Nations Unies à inclure le contrôle des activités illicites à la frontière entre les deux pays dans la résolution relative au mandat d’une année confiée à la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH). [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4590
Notre avis:
Pour quelqu’un qui ne connait ni Haïti ni sa réalité cette attitude du gouvernement pourrait être traduite et interpréter comme l’action d’un gouvernement soucieux du bien être de son pays et de sa population. Cependant pour nous les haïtiens imbus des limites du pays et surtout de ceux qui le dirigent cette dépêche nous fait rire.
Elles sont si nombreuses les questions que l’on peut se poser autour de ce problème de la grippe aviaire à Saint Domingue que le temps nous ferait défaut.
JE vous laisse juste quelques questions comme pistes de réflexion :
Comment pourrait-on imaginer la présence de la grippe aviaire en République Dominicaine et que cette maladie ne se retrouve pas affectant les volailles de l’autre côté de cette frontière poreuse et très active ?
De quels moyens disposent le gouvernement haïtien pour contrôler la rentrée de produits aviaires sur le marché haïtien ?
Si le gouvernement veut se montrer un temps soit peu efficace, il faudrait juste lancer une campagne d’information pour expliquer de façon claire, sans pour cela créer ni psychose ni panique, les dangers de la grippe aviaire. Les haïtiens ne feront pas beaucoup d’attention ou d’attention du tout devant les menaces d’une maladie pour eux hypothétique et théorique.
De là a interdire les importations de quoi que ce soit c’est du ridicule.

Terrible accident dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier : Sept morts et des blessés

Des fidèles d’une église protestante fauchés par un véhicule à Pétion-Ville
vendredi 4 janvier 2008,
Radio Kiskeya

Au moins sept personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées dans un grave accident de la circulation qui s’est produit à Pétion-Ville (banlieue est de Port-au-Prince) dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier.
Un véhicule, dont les freins avaient lâché, a été à l’origine de cette catastrophe qui s’est produite à la rue Panaméricaine au moment où un service religieux traditionnel venait de s’achever dans une église protestante.
Les victimes ont été essentiellement des fidèles, parmi elles une mère travaillant dans un supermarché situé juste en face de l’église ainsi que sa fille.
Deux jeunes gens, qui faisaient partie la veille du comité de réception d’un mariage célébré à l’église du Temple adventiste, ont également péri.
Blessé au bras, le chauffeur du véhicule impliqué dans l’accident a tenté de prendre la fuite. Mais, il a été arrêté par des agents de la Police Nationale.
La saison des fêtes est généralement marquée par des accidents meutriers. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4589

285 casques bleus boliviens débarquent en Haïti

Une nouvelle rotation des troupes
vendredi 4 janvier 2008,
Radio Kiskeya

285 militaires boliviens sont arrivés vendredi soir à Port-au-Prince dans le cadre de la rotation des troupes de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH).
Selon l’agence espagnole EFE citant le porte-parole de l’armée bolivienne, le colonel Antonio Franco, l’avion transportant le bataillon baptisé "Bolivia III" avait décollé en milieu de matinée de l’aéroport international de Viru Viru, dans la ville orientale de Santa Cruz.
Pour sa part, le ministre de la défense, Walker San Miguel, avait participé mardi dernier à une cérémonie officielle d’adieu au cours de laquelle il avait salué les militaires.
Les nouvelles troupes, dont le commandant sera le lieutenant-colonel José Ameller, passeront six mois en Haïti. Elles succèdent à un autre contingent rentré à La Paz au terme de sa mission.
A la mi-décembre, le Congrès (Parlement) bolivien avait autorisé le déploiement de ces 285 officiers, sous-officiers, sergents, médecins et personnels de soutien.
L’arrivée dans la capitale haïtienne des soldats de la paix boliviens avait été précédée jeudi soir de celle de 250 casques bleus péruviens.
Outre la Bolivie, huit autres pays d’Amérique du Sud fournissent des troupes à la MINUSTAH qui compte environ 9.000 militaires et policiers internationaux. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4588

Arrivée en Haïti de 250 casques bleus péruviens

Une mission d’un an au sein de la MINUSTAH
jeudi 3 janvier 2008,
Radio Kiskeya
250 nouveaux casques bleus péruviens sont arrivés jeudi soir à Port-au-Prince en provenance de Lima en vue d’intégrer la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH), selon une dépêche d’EFE.
Les officiers et soldats, qui appartiennent aux armées de terre, de l’air et de mer du pays andin, avaient laissé la capitale péruvienne tôt dans la matinée.
Les membres du "Bataillon Pérou" séjourneront en Haïti pendant une année.
Le Pérou fait partie des huit pays sudaméricains contributeurs de troupes à la MINUSTAH qui compte environ 9.000 militaires et policiers internationaux. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4587

Arrestation à la Jamaïque de sept présumés trafiquants d’armes et de drogue opérant entre Haïti et la Jamaïque

Des armes et munitions saisies dans le cadre de l’offensive contre ce trafic qui s’intensifie de plus en plus
jeudi 3 janvier 2008,
Radio Kiskeya
Sept hommes soupçonnés d’implication dans le trafic d’armes et de drogue entre Haïti et la Jamaïque ont été arrêtés lors d’une opération conjointe menée lundi (1er janvier) par les autorités militaires jamaïcaines et cubaines, rapporte le quotidien jamaïcain Jamaica Observer.
Ces individus feraient partie d’un réseau qui facilite l’entrée régulière en territoire jamaïcain d’armes à feu en provenance d’Haïti et obtient des stupéfiants en retour.
Au cours de l’opération, dix armes illégales et 1.000 cartouches pour armes de poing de différents calibres ont été également confisquées.
Les individus arrêtés, qui pourraient jouer un rôle majeur dans le commerce illicite d’armes et de drogue entre les deux îles, sont actuellement interrogés par des détectives de la task force jamaïcaine.
Des groupes mafieux utilisent fréquemment le canal de la Jamaïque qui sépare Haïti et la Jamaïque pour acheminer des armes ou de la drogue sur les deux rives. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4586

Danser fait-il encore recette?

Les affiches de tous prix de la saison des fêtes égrènent leurs derniers flonflons. La période carnavalesque va prendre le pas dans le calendrier délirant de nos festivités. Entre deux discussions oiseuses sur le temps et les vicissitudes de la vie chère, se lèvent une nouvelle fois les interrogations des nostalgiques : où sont passés les bals d'antan?
Quelle est cette affaire de leve mem anlè et autres gestuelles musclées qui rythment les soirées, autrefois, strictement dansantes? Se demandent ceux qui ont plus de cinquante ans et qui l'âge aidant sont réfractaires à tout changement, déstabilisés par le moindre cillement.
Impossible de ne pas s'en étonner, si ont est un vieux de la vielle, les bons deux carreaux d'autrefois ne sont plus de mise. Comme les promenades vespérales au Champ de Mars ou les concerts au kiosque Occide Jeanty de la fanfare du Palais national. Ils appartiennent au temps passé.
Sur les pistes des night-clubs, les danseurs semblent être relégués dans un coin. Loin de l'avant-scène réservée dorénavant aux fanatiques malades, ces fans, hommes ou femmes, qui dévorent des yeux les moindres gestes des vedettes. Ces stars qui se déhanchent, transpirent et inventent à chaque bal le slogan ou la mimique qui fera la fortune de leur renommée.
Les fêtards, qu'on ne peut plus appeler danseurs, ont-il raison de revenir à chaque affiche, quel qu'en soit le prix, lever leurs mains en l'air?Ont-ils tort? On pourra en discuter longtemps, comme on le fait, des fois, sur le sexe des anges. En attendant, ceux qui fréquentent les clubs ont décidé, sans attendre l'avis des censeurs et des pharisiens, de continuer à prendre leur plaisir comme bon leur semble. Les rares danseurs ne sont-ils pas fatigués d'être quantité négligeable dans les bals? Là encore, le choix est connu.
Mieux vaut mal danser un Carimi que bien danser sur une musique rétro et puis danser coller ne fait plus avancer la danse des amours qui de nos jours, avant ou après le bal, enjolivent une sortie...La faible fréquentation de K-Dans, l'atterrissage forcé de Chill, le décollage laborieux de Still, groupes qui s'adonnent au compas love, sont éloquents du changement des goûts du public. Skah Shah ne peut remplir quatre bals d'affilés, Magnum Band, l'orchestre qui joue la musique la plus douce, ne peut retrouver ses fanatiques, Tropicana s'est abonné au leve men anlè entre deux boléros. Définitivement les temps changent.Ceux qui pensent encore que la musique dansante a de belles nuits devant elle, doivent aller se rhabiller. Le bal d'antan ne se danse plus. Il se danse autrement. Il y a toute une étude sociologique à faire sur ce fait social. On peut s'atteler à la tache ou, comportement plus aisé, s'en plaindre.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=52778&PubDate=2008-01-04

samedi 5 janvier 2008

Photographie de la population haïtienne.. LA POPULATION D'HAITI EN CHIFFRES

Par Thomas Lalime
thomaslalime@lematinhaiti.com
L’Institut haïtien de Statistique et d’Informatique (IHSI) a clôturé, à la fin de l’année 2007, les travaux du Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH), dont la phase de collecte a été initiée le 12 janvier 2003.
Haïti comptait, en 2003, une population de 8 373 750 habitants, selon les résultats du RGPH. Avec un taux d’accroissement de 2,4 %, calculé par l’IHSI sur la période 1982-2003, nous serions déjà 9,21 millions d’Haïti en 2007 et proches de dix millions en 2010. La patrie accueille plus de 200 000 nouvelles bouches chaque année avec une forte concentration dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince. En janvier 2003, près de 2/5 de la population (37 %) habitaient le département de l’Ouest, l’Artibonite en comptait 16 % et le Nord 10 %. Ces trois départements, les plus peuplés, regroupaient à eux seuls 63 % de la population. Le poids de chacun des autres départements se situe entre 4 % et 7 % de l’ensemble de la population. Près de 60 % des Haïtiens vivent en milieu rural, tandis que les 2/3 de la population urbaine de l’ensemble du pays, évaluée à 40,8 %, résident dans le département de l’Ouest. Le processus d’urbanisation devient donc de plus en plus préoccupant et elle explique en grande partie la surpopulation des départements de l’Ouest, du Nord et de l’Artibonite.
Les Haïtiens fuient la campagne pour la ville, et ceux des grandes villes (certaines provinces) tentent de fuir le pays. Dans l’ensemble du pays, la population active représente 54,4 % des personnes de quinze ans et plus. Pour la population de dix ans et plus, ce taux est de 47,7 %. Par rapport au sexe, ces taux sont respectivement de 65,5 % et 56,9 % pour les hommes et de 46,4 % et 39,3 % pour les femmes. Ils varient également suivant le milieu de résidence : 50 % et 43,3% en milieu urbain et 57,8 % et 50,9 % en milieu rural. La population active est définie par l’Organisation internationale du Travail (OIT) comme l’ensemble des personnes ayant entre quinze et soixantequatre ans et qui ont travaillé non bénévolement durant une semaine de référence. Les personnes ayant un emploi mais ne l’exerçant pas pour différentes raisons, comme un congé maternité, ainsi que les chômeurs font également partie de la population active. Les autres personnes sont considérées comme des inactives. Le taux d’inactivité de la population de l’ensemble du pays est fixé à 51,1%. On compte plus d’inactifs parmi les femmes (59,3 %) que chez les hommes (42,1 %). Les élèves et étudiants dominent les inactifs du département (57,1 %) suivis des personnes au foyer (25,7 %).

Le poids de l’agriculture et de l’informel dans l’économie nationalePrès de 50 % des actifs occupés (49,6 %), dont 93,3 % en milieu rural, se concentrent dans la branche « Agriculture, sylviculture, élevage, chasse et pêche », dominée surtout par les hommes. La branche « Commerce de gros et de détail », dominée surtout par les femmes, vient en second rang avec une proportion de 25,3 %. En dehors du milieu de résidence, les femmes restent majoritaires dans la branche « Commerce de gros et de détail » avec 69,2 % en milieu urbain et 88,0 % en milieu rural. Près de 50 % de la population active occupée de l’ensemble du pays travaillent comme « agriculteurs et ouvriers qualifiés de l’agriculture et de la pêche ». D’autres, 23,4 % et 11,2 %, sont occupés respectivement comme « personnel des services et vendeurs de magasin et de marché » et comme « artisans et ouvriers des métiers de type artisanal ». En milieu urbain, parmi les actifs occupés, certains travaillent comme « personnel des services et vendeurs de magasin et de marché » (35,7 %) et d’autres comme « artisans et ouvriers des métiers de type artisanal » (21%), alors qu’en milieu rural, ils sont surtout constitués de travailleurs agricoles (71,6 %). Les actifs occupés de l’ensemble du pays sont essentiellement des travailleurs indépendants (82,1%), suivis de loin par les « employés » (12,7 %) et les aides familiaux (2,2 %).

Quel que soient la situation dans l’occupation et le milieu considéré, les femmes sont moins représentées que les hommes, à l’exception des catégories « indépendant » et « aide familial » en milieu urbain. L’agriculture et le secteur informel occupent donc la majeure partie de la population active. Difficile donc de concevoir un plan de développement économique et social qui négligerait ces secteurs. Dans le département de l’Ouest, la grande majorité des locaux occupés (95,1 %) a entre une et cinq pièces et la tendance est la même tant en milieu urbain (92,2 %) qu’en milieu rural (96,9 %). Les locaux occupés ayant une et deux pièces sont les plus importants 42,3 % et 15,9 % respectivement. La taille moyenne des ménages occupant les locaux du département de l’Ouest est de 4,7 personnes en milieu urbain et de 4,6 personnes en milieu rural. Seulement 8,5 % des logements sont connectés à un service de distribution d’eau, sur l’ensemble du territoire. De cette catégorie, 80,7 % se trouvent en milieu urbain. Par contre, pour les logements n’ayant aucune connexion, plus de 60 % se trouvent en milieu rural. Un nombre important de ménages (31,9 %) utilise la source pour s’approvisionner en eau à boire. En ce qui concerne l’eau à usage courant, la rivière est aussi le mode d’approvisionnement le plus utilisé (32%); viennent ensuite l’achat par « boquite » (18,4 %), la source (13,9 %) et le robinet (11,2 %). En milieu urbain, les principales sources d’approvisionnement en eau à boire sont : achat par « boquite » (43,5 %), robinet (22,6 %), fontaine publique (10,7 %) et eau traitée (8,8 %). En milieu rural, l’accessibilité se fait en source : source (50,4 %), fontaine publique (12,8 %), robinet (10,9 %) et rivière (7,6%). Concernant l’eau à usage courant, 47,7 % et 21,2 % des logements en milieu rural s’approvisionnent respectivement en eau de rivière et de source, tandis qu’en milieu urbain la principale source d’approvisionnement est l’achat par « boquite » (42,5 %), suivi de loin par le robinet (20,1 %).

L’accès aux services sociaux de baseLa lampe à gaz, lampe à pétrole, demeure le mode d’éclairage le plus utilisé par les ménages dans l’ensemble du territoire. Des 1 793 198 ménages interrogés, 1 475 545 dont 1 024 237 en milieu rural utilisent au moins ce mode d’éclairage. En milieu urbain, 406 544 ménages utilisent l’électricité et 451 308 ménages la lampe à gaz. Les principaux modes d’évacuation des déchets solides sont le jetage sur terrain vide (36,3 %) et l’incinération périodique (25,8 %). La situation est la même en milieu rural 47,5 % et 30,5 %. En milieu urbain, les principaux modes d’évacuation sont jetage dans une ravine (26,0 %) et jetage sur terrain vide (19,6 %). La principale source d’énergie utilisée pour la cuisson diffère suivant le milieu de résidence. En milieu urbain, c’est le charbon de bois qui est prédominant (68,5 % des ménages), tandis qu’en milieu rural, c’est le bois/paille qui est le plus utilisé (90,9 % des ménages).

La prévention de l’environnement est loin d’être une préoccupation pour la société. Concernant le type de lieux d’aisances, 70 % des locaux à usage d’habitation individuel occupés de l’ensemble du pays disposent au moins d’un type de lieux d’aisances. En général, les ménages utilisent les latrines individuelles (37,5 %) et le trou dans la parcelle (16,5 %). Parmi les 29,8 % de locaux qui ne disposent pas de lieux d’aisances, la majorité (84,8 %) se trouve en milieu rural. Le degré d’alphabétisme de la population de 10 ans et plus est estimé à 61,0 % dans l’ensemble du pays. Il est plus élevé chez les hommes que chez les femmes : 63,8 % contre 58,3%. Le degré d’alphabétisme est de loin meilleur en milieu urbain qu’en milieu rural (80,5 % contre 47,1 %). Sur l’ensemble de la population âgée de cinq ans et plus, 37,4 % n’ont aucun niveau, 35,2 % ont atteint le niveau primaire, 21,5 % le niveau secondaire et la proportion des personnes ayant le niveau universitaire n’est que de 1,1 % (1,4 % d’hommes contre 0,7 % de femmes). Au cours de l’année académique 2001-2002, 45,9 % de la population âgée de six à vingt-quatre ans ont fréquenté un établissement scolaire ou universitaire. Par ailleurs, les chiffres indiquent très peu de différence entre les garçons (46,6 %) et les filles (45,3 %). Les personnes âgées, dont plus de 70 % (71,9 %) vivent en milieu rural, représentent 7,4 % de la population totale du département. La proportion des femmes âgées est supérieure à celle des hommes, 53,3% contre 46,7 %. Au total, 7,7% des personnes âgées ont déclaré avoir au moins un handicap. Moins de 80 % des personnes âgées, en majorité des femmes, ne savent ni lire ni écrire et seulement 13,5 % d’entre elles ont atteint le niveau primaire. Le département de l’Ouest attire la plus forte proportion de personnes nées hors de la commune recensée (68,1 %). Suivent les départements du Nord (7,7%), l’Artibonite (7,6 %), la Grande-Anse (3,8 %) et le Sud (3,5 %). Les autres départements comptent entre 2,7 % et 1,9 % de non natifs. Les grandes villes constituent donc centres d’attraction d’importance pour les paysans.
La population haïtienne présente une structure jeune. Plus de la moitié de la population est âgée de moins de 21 ans. Les personnes âgées de moins de quinze ans représentent 36,5 % de la population, celles de 15 à 64 ans 58,3 %, tandis que la population âgée de 65 ans et plus est de 5,1 %. Un peu plus de la moitié de la population de l’ensemble du pays est constituée de femmes. Cette légère différence s’observe aux âges actifs particulièrement entre dix et 39 ans. Au niveau des milieux de résidence, cet excédent est beaucoup plus prononcé où l’on compte 86 hommes pour cent femmes en milieu urbain et 98 hommes pour cent femmes en milieu rural. L’Indice synthétique de fécondité (ISF), qui exprime le nombre moyen d’enfants nés vivants par femme au cours de la vie féconde, est estimé à 4 enfants dans l’ensemble du pays et en milieu rural contre 3 enfants en milieu urbain. Le nombre moyen d’enfants par femme varie également suivant le niveau d’instruction de la femme. Les femmes analphabètes ont, en moyenne, plus d’enfants que celles ayant atteint le niveau de l’enseignement secondaire ou plus. Ces statistiques semblent tout dire en ce qui a trait à l’ampleur des problèmes à résoudre. Elles rendent plus facile la définition des objectifs à atteindre. On dira par exemple qu’il faudra faire passer le taux de chômage de 32,7 % à 20 % en cinq ans et à 10 % en quinze ans ; réduire le taux d’accroissement urbain de 4,9 % à 2,5 % ; élever le taux d’alphabétisme de 61 % à 90 %. Ces résultats ne peuvent être obtenus à court terme.
vendredi 4 janvier 2008
http://www.lematinhaiti.com/PageArticle.asp?ArticleID=10444

Port-au-Prince aux couleurs festives..HAITI A fêté...


Alan Cavé du groupe Zin
Les rues de Port-au-Prince, pendant toute la saison festive, ont été bondées de gens. Les feux d'artifice explosaient dans le ciel. Les enfants accrochés à leurs jouets se promenaient avec leurs parents. Des DJ créaient de l'animation sur la voie publique. Port-au-Prince a revêtu son costume de fête.
Confettis pour Stanley Georges au sein de Crazy Mizik (Photo: Yonel Louis)

Les rues de Port-au-Prince, pendant toute la saison festive, ont été investies par des gens de tout âge. Les feux d'artifice explosaient dans le ciel. Les enfants accrochés à leurs jouets se promenaient avec leurs parents. Des DJ créaient de l'animation sur la voie publique. Port-au-Prince a revêtu son costume de fête.
« Jamais les night-clubs de Port-au-Prince n'ont accueilli autant de bals », a déclaré Emmanuel, un reporter-photographe dans la cinquantaine, ébahi devant l'ensemble des activités nocturnes pour cette fin d'année à Port-au-Prince.« C'est du jamais vu. Cela me rappelle l'époque de mes vingt ans », s'est exclamé ce mordu de la musique haïtienne.
Parisien Fils-Aimé de Tropicana, la fusée d'or international (Photo: Yonel Louis)

En effet, le choix était divers. Un couple était dans l'embarras du choix de danser un groupe musical basé à l'étranger ou un groupe local. En effet, on pouvait choisir entre Skah Sha et Magnum band ; Tropicana et Hangout ; Crazy et Carimi ; T-Vice et Septentrional ; Coupé Cloué Junior et Jazz des Jeunes ; Mass compas et Nu Look etc.
Au Champ de Mars, le peuple s'est massé devant le stand du kiosque Occyde Jeanty pour vivre le festival de JAMA. Un ensemble de groupes musicaux et d'artistes comme Mass Compas, Magnum Band, Coupé Cloué Junior, Wawa, Azor, Rockfam, Barikad Crew etc ont fait danser le public.

Gazman Pierre de Nu Look
Dans l'aire du Champ de Mars, des tentes étaient dressées : les artisans ont écoulé leurs produits. Des bouquinistes ont profité de l'affluence des gens pour vendre des livres usagés. Du clairin à bon marché coulait pendant toute la période festivePlusieurs restaurants, à Port-au-Prince et à Pétion-Ville, ont attiré des clients. Les amoureux s'échangeaient des voeux derrière des mets délicieux. La bière coulait à flots. Certains comptoirs étaient en rupture de stock. Les crèmeries ont fonctionné à plein régime. Toute une gamme de saveurs faisait les délices des gens. Le ciel de Port-au-Prince et de l'aire métropolitaine s'illuminait de feux d'artifice. Le black-out rehaussait la beauté de ces lumières qui explosaient au-dessus des toits.

A Tabarre, World Disney s'était établi avec ses personnages de légende. Mickey Mouse a fait la joie des enfants. Le 2 janvier, le ministère de la Jeunesse et des Sports et de l'Action civique, lors d'une journée récréative et sportive, a organisé une ambiance attractive où le mât de cocagne était à l'honneur au Champ de Mars. Cette ambiance a attiré une grande foule. Cette année, la traditionnelle messe de minuit a attiré les fidèles à l'église. « L'Eglise était bondée de monde », dit une octogénaire qui ne rate jamais l'occasion de se remettre à Dieu pour l'année à venir.Il faut souligner aussi que les groupes évangéliques ont drainé le grand troupeau de chrétiens au Palais de l'art, au Rex Théâtre et dans plusieurs auditoriums consacrés aux activités culturelles. Des institutions publiques ont profité de la période de Noël pour organiser des réveillons. OFATMA, BNC, BUH, BRH comptent dans la longue liste de ces institutions.

Roberto Martino de T-Vice

Toutefois, un accident de voiture a eu lieu à la rue Panaméricaine à Pétion-Ville. Trois personnes revenant de la messe ont trouvé la mort sur le coup ; deux autres ont rendu l'âme à l'Hôpital de l'université d'Etat d'Haïti dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier. Le conducteur empruntait un sens unique. La police a eu le temps d'intervenir pour rétablir le climat de fête.La présence des patrouilles de police dans les rues de la capitale a été fort appréciée. Son effet dissuasif a fait chuter les actes de banditisme dans l'aire métropolitaine.L'ambiance festive malgré la vie chère et le black-out va se poursuivre ce week-end à la capitale.




Sherline Chanlatte
sherlinecduplan@yahoo.fr
Claude Bernard Sérant
serantclaudebernard@yahoo.fr

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=52723&PubDate=2008-01-05

Une note
Il s’agit là d’un message fort porteur d’espoir pour ceux qui croient encore –sans trop s’aventurer à le dire en public – au relèvement d’Haïti. Surtout pour ceux qui suivent, comme un aveugle divagant l’âme à même le sol dans un long tunnel et qui recherche outrageusement cette sombre clarté qui annoncerait la proximité de la lumière, l’actualité haïtienne.
Cet article écrit dans la lignée –copie-conforme des multiples opus du Nouvelliste, veut nous dire que bon gré malgré, les haïtiens ont fêté. Les meilleurs exposants du KONPA, à quelques exceptions près ont passé la période des fêtes à la maison : Le skah shah, Zin, Nu look, T-Vice, Mass Compas, Tropicana, ils ont fait dansé les haïtiens et les étrangers qui nous ont visités.
Ceci veut exprimer beaucoup de choses. Et pas mal de conclusions peuvent sortir de ce simple fait.
Pour les intégrants des différents groupes il faut admettre que pour eux il n’y a pas comme « à la maison ». « La soupe joumou » du premier janvier, mangée en Haïti à une saveur très natif-natale et très particulière. Elle est très différente malgré l’utilisation des mêmes ingrédients. La soupe joumou se déguste beaucoup mieux en Haïti, définitivement !
Lakay pi bon.
Ce message est adressé aussi à ceux-la qui veulent afficher une détermination bancale à vouloir surfer sur la vague de l’incompétence et l’absence de volonté du secteur officiel pour faire d’Haïti un endroit invivable.
Les vices ne sont certes pas aussi rares que les vertus. Nous savons aussi qu’il est difficile de les déraciner par volonté et œuvre du saint esprit. Mais delà à annihiler l’esprit citoyen dans la peur et le chaos il y a un bon bout de chemin à parcourir. A un moment de la durée le bien l’emporte toujours sur le mal.
Message au gouvernement car la société veut survivre et elle survivra. Que les ennemis de tout poil de la nation intègre bien cette vérité.

Il est temps de commencer à inviter nos amis à passer des fêtes de fin d’années dans l’ambiance haïtienne. Et que tout le monde puisse partager un bol de soupe joumou tous les premiers janvier !

Le voile est levé


A Carrefour, des centaines de jeunes ont pu connaître leur statut sérologique grâce à une séance de dépistage du vih/sida organisée par Konesans Fanmi (KF).

Un mètre 60 pour environ 110 kilos, Joanne, 18 ans, fait la queue comme tout le monde au Centre sportif de Carrefour où Konesans fanmi (KF) organise une séance de dépistage. Le jour est à son déclin. La nuit vient de tomber. Elle se décide, la peur au ventre, à dissiper le doute sur son statut sérologique. «J'ai eu des rapports sexuels non protégés, je veux savoir seulement si par miracle je suis toujours séronégative », susurre-t-elle à une amie avant de rencontrer un agent préposé au service de conseils psychologiques « counseling ». Elle se jette à l'eau. Elle se fait piquer.

« Durant les fêtes de fin d'année, les jeunes ne prennent pas de précautions. Ils boivent de l'alcool et ont des rapports sexuels non protégés », confie un membre de KF. « Le test est suivi de conseils aux jeunes sur les modes de transmission de cette maladie vénérienne et sur les moyens de protection », poursuit-il. Comme elle, des centaines de jeunes des deux sexes venus un peu partout, se sont fait tester, le vendredi 21 décembre 2007 lors d'une séance de dépistage organisée au Centre sportif de Carrefour à l'initiative de Konesans Fanmi.

« Pour conscientiser les jeunes sur les ravages de ce fléau qu'est le Sida, nous pensons que tous les moyens sont bons », ajoute ce responsable, qui considère cette séance de formation comme un cadeau aux jeunes de la commune de Carrefour.

En dépit de l'animation musicale, certains testés, le coeur à la gorge, sourient en attendant le résultat, le « verdict ». Pour Joanne, plus de peur que de mal, elle, a eu son cadeau. « La première épreuve est négative », confie la jeune fille en jurant de ne plus adopter un comportement sexuel irresponsable. Le voile est levé ! s'est-elle exclamée.La joie de Joanne semble s'accorder au désir de vivre de milliers de jeunes qui dansent au son des derniers tubes à la mode pendant que se poursuivent, sous les tentes de KF, des tests de dépistage du sida.
Robenson Geffrard

robby8104@yahoo.rf
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=52620&PubDate=2008-01-04

Une jeune mère des triplés demande de l'aide


Une jeune femme, mère de trois enfants demande aux autorités de lui venir en aide afin de subvenir aux besoins de sa progéniture

Naomie Pickering, 31 ans, a mis au monde en septembre 2007, trois enfants. Au cours d'une visite au journal cette semaine, elle avoue ne pas pouvoir subvenir aux besoins de ses trois nouveaux-nés. Les bébés, deux filles et un garçon, selon la mère, Naomie Pickering, se trouvent pour l'instant en parfaite santé. La venue au monde de ces trois nourrissons dans la vie de Mme Pickering a autant surpris les parents que les médecins. Elle n'avait pas fait d'examens de surveillance prénatale.« Depuis mon accouchement en septembre dernier, à l'hôpital Jude-Anne, je suis dans l'incapacité de nourrir mes trois enfants, explique-t-elle. Cette situation est due au fait que mon mari Milord Julnet et moi ne travaillent pas.» Elle souligne plus loin, qu'ils ont connu un véritable désastre financier dans les associations coopératives en 2002. « Mon compagnon, Milord, est archiviste, informaticien et chauffeur. Après notre rencontre, j'ai choisi de devenir sa femme, a dit Mme Pickering. Cette jeune femme de 31 ans, explique d'un air désolant, qu'avec sa situation économique précaire, elle n'arrive pas à nourrir sa progéniture. Ainsi lance-t-elle un vibrant appel aux autorités et à toutes les personnes de bonne volonté en vue de les aider à trouver un emploi leur permettant de répondre aux besoins fondamentaux de la famille.

Pour contact avec Naomie Pickering, veuillez composer ces numéros: (509) 499-2796 / 403-7134 /773-6542 ou sur
jullove23@hotmail.com
Amos Cincir
cincir2005@yahoo.fr
Note :
Amos Cincir est le journaliste qui avait poussé un cri en faveur de la petite Nephtalie Ilisse à travers les pages du Nouvelliste. Justement le Docteur Jonas Jolivert depuis Marseille avait reçu ce message qui ne l’avait pas laissé indifférent et il avait vite entrepris de mobiliser toute la communauté marseillaise et des environs pour aboutir à l’exemple de solidarité de l’année qui a permis de donner une nouvelle vie à cette belle petite fille qui se trouve actuellement en pleine forme avec ses parents en Haïti.

Espérons que des regards sincères seront posés sur cet appel.

Haïti, s'attendait-elle à des miracles ?


Haïti n'est pas la cour des miracles. René Préval, avec son franc parler, entend bien le faire comprendre au peuple haïtien. Les temps sont durs, qu'on se retrousse les manches, dans la paix et la sérénité, en dépit de la faim, du chômage et de la « vie chère »...

Le président René Préval a appelé le peuple haïtien à prendre son mal avec patience tandis que les prix des produits de première nécessité flambent sur fond du chômage qui ne fait que gagner du terrain.« Il n'y pas de miracle. Il ne peut pas y avoir de miracle. Seul Dieu peut en faire et ceux qui se comparent à lui sont des menteurs », a-t-il lancé, à la foule massée sur la place d'Armes des Gonaïves, lors de la commémoration du 204e anniversaire de l'indépendance d'Haïti le 1er janvier 2008, en présence du secrétaire d'Etat Français à la Coopération et au Développement, Jean Marie Bockel.

L'air décontracté, le chef de l'Etat a, en revanche, promis de ne pas ménager ses efforts et ceux du gouvernement afin d'aller de l'avant, lentement, mais sûrement, tout en consolidant ce qu'il considère comme des « avancées », notamment en matière de sécurité publique. « Ne laissez pas le chômage, la faim, la cherté de la vie troubler la paix. Patientez. Le gouvernement est conscient des problèmes, le parlement aussi », a dit l'homme de Marmelade à la population haïtienne qui, selon le rapport 2007 de la FAO, est en proie à une grave « crise alimentaire ».

Admettant que les choses ne sont pas faciles, René Préval a aussi reconnu, implicitement, l'inefficacité de l'action gouvernementale dans bien des domaines. L'Etat n'est pas, a-t-il estimé, la seule entité à blâmer puisque le secteur privé, un partenaire important dans le développement et la création d'emplois, affiche d'importantes faiblesses dans l'exécution de moult projets. L'évangile de l'orange et du poisson
René Préval qui s'est voulu la « muse » de la nation, a promis de revaloriser l'agriculture- production agricole et artisanale - en citant, comme exemple, les réalisations des planteurs d'oranges de Marmelade, son patelin et celles des éleveurs de poissons dans des lacs collinaires. « Nous devons faire preuve de créativité afin de créer du travail à travers le pays», a-t-il indiqué.

Comme un étudiant en première année d'économie qui connait l'incidence négative de l'inflation sur le pouvoir d'achat et par extension sur le coût de la vie, le chef de l'Etat s'est engagé, à y remédier, en cassant les monopoles à l'importation pour favoriser la concurrence et réduire les frais- plus importants de la caraïbe - versés par les navires qui débarquent des marchandises à l'APN.
Selon le leader de Lespwa, quand le commerçant est « saigné », il le répercute à la hausse sur le consommateur. D'un autre coté, il a souligné que l'inflation est aujourd'hui un mal mondial. L'arme efficace pour lutter contre l'inflation est la création d'emplois, a martelé le président de la République qui, au passage, a tenu à faire comprendre que la flambée des prix des produits pétroliers, du blé, du fer..., est un phénomène mondial.
Préval l'économe
Dans les souliers de l'économe, René Préval, a par ailleurs fait état de la conversion du diesel au mazout des centrales thermiques du pays. « Le mazout est moins cher », a-t-il dit. On s'est lancé, a-t-il poursuivi, dans le remplacement d'ampoules à incandescence dans les foyers afin d'économiser de l'énergie électrique.

Dans la même veine, mais dans un autre registre, l'élu du 7 février 2006, a annoncé des dispositions afin de criminaliser « l'évasion fiscale » en Haïti dans le but d'augmenter les taxes. Décernant des satisfecit, aux patrons de la DGI et de la AGD, le premier citoyen haïtien qui a fait de la lutte contre la corruption son cheval de bataille a promis de poursuivre sur cette même lancée.

Sous le signe de la paix

Rassembleur, il s'est inspiré du 1er janvier qui ramène aussi la commémoration de la journée internationale de la paix pour prêcher l'unité de la famille haïtienne. « L'unité est indispensable à la stabilité, au développement et à la création d'emplois », a-t-il déclaré.

L'évêque des Gonaïves, Mgr Yves Marie Péan, célébrant principal de la messe suivie du Te Deum à la Cathédrale du Souvenir, a lui aussi appelé à la fraternité, à la culture de l'amour pour que les fils et les filles pondérés, équilibrés et sages du pays travaillent ensemble. Unité qui, selon lui, permettra aux pauvres de toutes sortes d'apprendre à espérer. Un sentiment qui n'a pas la cote dans un pays qui n'attend pas de miracle.
Roberson Alphonse
robersonalphonse@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=52708&PubDate=2008-01-05
Commentaires :
Nous ne demandons de miracle ni a Préval ni a son gouvernement ni aux politiciens qui ont laissé l’opposition pour se placer là ou il fait bon vivre, le plus près possible de la table. Ce que nous attendons c’est la démonstration de la vision et de la compréhension de l’urgence de l’heure.
A cet rythme, accroché à ce wagon que nous ne voulons pas lâcher nous risquons de tourner en rond en traînant derrière nous notre retard de deux siècles. Le gouvernement et la population doivent comprendre enfin que nous devons penser dans le long terme. Les problèmes présents aujourd’hui doivent être résolus dans une perspective d’avenir. Loin de nous toute tentative et velléités de pansement sur des jambes de bois.
Si nous ne sommes pas attentifs nous applaudirons des mains et des pieds ceux-là qui, aujourd’hui, en 2008 viendront nous proposer une campagne de « latrinisation » des quartiers de Port-au-Prince notre capitale ou une fabrique de lampe « tête gridape ».
Nous devons nous préparer et rester à l’affût pour rattraper le train du développement et de la modernisation des problèmes et des solutions.
Nous apprécions le franc parler de Preval. Nous aimons davantage son silence quand il choisit comme mode d’expression le travail. Quand il se prend pour un politologue il accumule gaffe après gaffe et devient carrément ridicule.
C’est le problème permanent et récurrent de ces hommes qui ont été poussé au sommet de l’état par une vague d’incompréhension et qui du haut de leur tour ils se sont découverts des aptitudes à la Cicéron !

Dr JJ