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dimanche 25 mars 2007

Amical : Haïti inflige une cinglante défaite au Panama 3-0

La pluie n’a pas su calmer l’ardeur de milliers d’haïtiens enthousiasmés par l’éclatant succès du onze national samedi soir à Miami

La sélection haïtienne de football a bien étrenné son titre de championne de la Caraïbe en battant sèchement le Panama par 3 buts à 0 (mi-temps 1-0) en match international amical disputé samedi soir au stade Orange Bowl de Miami.

Très affûtés pour leur première sortie sur la scène régionale depuis leur sacre en janvier dernier à Trinidad et Tobago, les haïtiens ont imposé facilement leur rythme aux centraméricains et galvanisé les 12.000 spectateurs, en majorité des compatriotes, présents à l’Orange Bowl malgré une pluie persistante.

L’attaquant Eliphène Cadet a ouvert le score d’un tir canon à la 38e minute de jeu. En dépit d’une nette domination, l’équipe nationale a dû se contenter de cet avantage minimal à l’issue de la première mi-temps.

En deuxième période, l’incontournable stratège Brunel Fucien a scoré (53’) avant que Pierre-Roland St-Jean (86’) n’assomme définitivement l’adversaire.

Le jeune gardien international du Racing Club Haïtien, Fénélon Gabart, a été crédité une fois de plus d’une excellente prestation.

L’entraîneur cubano-haïtien Luis Armelio Garcia peut être d’autant plus fier de la victoire de ses poulains qu’elle a été obtenue aux dépens du finaliste de la Gold Cup (Coupe d’or) en 2005 et du deuxième représentant -derrière le Costa Rica- de l’Amérique centrale à l’édition 2007, prévue du 6 au 24 juin aux Etats-Unis.

Renforcé par le retour du défenseur du FC Nantes (Div.1, France), Jean-Jacques Pierre et l’arrivée de deux néophytes ayant grandi aux Pays-Bas, le onze national tentera de rééditer sa démonstration de samedi face à la sélection U-20 des Etats-Unis mercredi soir.

Qualifiés pour la Gold Cup, les champions de la Caraïbe affronteront au premier tour de la compétition le Costa Rica, le Canada et la Guadeloupe.

L’impressionnante victoire haïtienne a eu des échos favorables dans la presse américaine. Une dépêche de l’Associated Press sur le match a été reprise notamment par le Houston Chronicle du Texas et l’International Herald Tribune, le quotidien américain établi en France. spp/RK

mercredi 21 mars 2007

Discours du président de la République, M. René Préval

Excellence Monsieur le Président Fernandez, Cher Leonel Chers amis. C'est avec joie que je me retrouve, une fois de plus, dans cette maison, maintenant familière, qui m'a accueilli à plusieurs reprises et qui, aujourd'hui encore, me fait l'honneur de m'inviter à me joindre à la signature d'importants accords de coopération entre nos deux pays. Je suis aussi heureux de me retrouver en compagnie d'un ami de longue date qui sait qu'il peut compter sur moi et sur qui je sais pouvoir compter pour rechercher ensemble des réponses durables aux problèmes complexes auxquels font face nos deux pays. Excellence Monsieur le Président Fernandez.
Notre présence une seconde fois comme Chef d'Etat, pendant à peu près les mêmes périodes, donne le sentiment que nous avons là, à portée de la main, une nouvelle opportunité pour refonder les relations entre nos deux pays. Ces relations ont présenté dans le passé des épisodes difficiles qui peuvent encore troubler la conscience collective des deux peuples. Cependant, sans perdre de vue ces difficultés et sans minimiser notre responsabilité commune pour imaginer et mettre en place des solutions appropriées, je crois qu'il est plus avisé de reconnaître le potentiel qui s'étale sous nos yeux et de prendre acte des innombrables opportunités qui peuvent résulter d'une redéfinition de la coopération entre nos deux pays. En vérité, l'addition de nos deux espaces économiques, nourris par une population de 16 millions de consommateurs, auxquels peuvent s'ajouter la population touristique flottante et la diaspora des deux pays, constitue une force économique potentielle non négligeable dans la région.
Excellence Monsieur le Président Fernandez.

Vous et moi nous devons travailler à promouvoir un changement radical dans l'histoire des relations entre nos deux peuples, relations que nous devons refonder sur la base d'un nouveau paradigme : celui de l'interdépendance. C'est pour nous une exigence, un devoir. Un devoir envers les jeunes de nos deux pays qui représentent dans les deux cas plus de 50% de nos populations. Un devoir de dépassement du passé et de vision d'un nouveau futur pour éradiquer nos crispations et nos préjugés et combiner nos forces pour faire face aux plus grands défis communs qui menacent la stabilité de nos pays et qui se nomment la pauvreté, la drogue, la désertion scolaire, l'exclusion sociale, le VIH-Sida, les désastres naturels. Un devoir de connaissance de l'autre pour mieux le comprendre, établir la confiance dans les rapports, renforcer la solidarité et bâtir les fondements d'une nouvelle fraternitéLes politiques, je l'espère, ne seront pas seuls pour affronter ces défis. C'est la mission de l'université de nous accompagner dans cette démarche, en profitant de son espace d'autonomie qu'elle détient par nature pour penser avec audace, inventer de nouveaux savoirs et de nouveaux procédés capables d'inspirer et de guider l'action du politique. C'est l'occasion pour moi de remercier les dirigeants des universités des deux pays qui ont conçu l'initiative de cet accord de coopération et qui nous interpellent aujourd'hui, à leur côté. Le mécanisme universitaire de coopération binationale envisagé à travers cet accord est appelé à jouer un rôle de premier plan dans la redéfinition de ce nouvel agenda entre les deux pays. Je mise sur ce dispositif pour faciliter le « co-apprentissage » entre nos deux peuples en agissant progressivement sur les perceptions et les connaissances à partir de la recherche et de l'expérience pratique. Je sais, cher Leonel, que tu sais que je parle en ton nom, en disant à nos universitaires que nous pouvons leur donner cette triple assurance que nous serons réceptifs à leurs analyses et aux solutions qu'ils préconiseront, que nous serons attentifs à leurs besoins pour améliorer l'accessibilité et la qualité de leur formation ainsi que la pertinence de leurs programmes de recherche, tout en étant, bien sûr, scrupuleusement respectueux de leur sacro-sainte autonomie de pensée et d'action.
Forts également des trois nouveaux accords interministériels signés ce soir, dans les domaines de l'éducation, de l'enseignement supérieur et de la jeunesse, nous pouvons nourrir l'espoir que nos passés seront mieux compris et que nous pourrons établir de nouvelles bases pour renforcer la compréhension mutuelle et la solidarité. Nous pourrons mieux mettre en commun nos efforts afin de créer de nouvelles opportunités socio-économiques pour nos jeunes et ainsi combattre la délinquance juvénile. L'éducation sera notre arme de destruction massive contre la drogue et le crime organisé. Monsieur le Président,Mesdames, Messieurs
Je ne voudrais pas terminer mon propos sans rendre un hommage à l'effort de Aide et Action International dans la promotion de ce dialogue entre nos deux pays. Je suis convaincu que les autres partenaires de la coopération ne manqueront pas de soutenir ce projet universitaire qui fait le lien entre décideurs, praticiens, experts et populations. A la veille de la remise en marche de la Commission Mixte Binationale, cela me semble être une bonne approche pour que nos futurs projets binationaux et transfrontaliers aient l'impact souhaité en vue d'un développement socio-économique harmonieux entre nos deux peuples. Pour le bonheur des Dominicains et des Haïtiens !Je vous remercie.
Son Excellence René Préval

ANSY DEROSE, L'IMMORTEL...

En guise d’introduction :
Nous aimons, -et d’un amour non dissimulé- parcourir les pages du Nouvelliste pour faire le point sur les différents reportages qui retracent avec professionnalité, humanité et objectivité, un sujet d’actualité mais qui rentrent rarement dans la rubrique des faits divers qui usurpent les premières pages et l’attention de consommateurs de l’information.
Tandis que les faits divers ont souvent la capacité de nous mettre en franche rébellion contre nous-mêmes, contre les autres et assez souvent contre la société, ces reportages interpellent la conscience de notre responsabilité par notre inactivité produite de notre indifférence.
Nous voulons par le publication de ces articles en augmenter le nombre de lecteurs et surtout ceux la qui ont été happés et engloutis par l’avalanche des nouvelles à sensations !


"Haïti Mélodie d'Amour" d'Ansy Dérose« Kote konsè sou plas sen ta nOtofonik ak bann ema nKote bon van nan bisantnèKot' randevou nan mès katrè...»
Dans la galerie des immortels de la musique haïtienne, le nom d'Ansy Dérose brille à la splendeur du diamant pour avoir doté le patrimoine culturel haïtien des chansons d'une facture remarquable, sans égale et de dimension universelle. Si bien souvent, sous les cordes d'un grand nombre de nos compositeurs, la musique dégénère en pollution sonore, avec Ansy, c'est un art, et il rime avec poésie pour le plaisir et le bonheur des mélomanes aux goûts affinés. Et les mots, chez lui, ne sont jamais vides. Ils portent toujours un message de vérité, d'amour et d'espoir qui se veut l'expression d'une âme débordante de générosité, de patriotisme et d'humanisme. Il suffit, pour s'en convaincre, d'écouter son texte « Haïti Mélodie d'Amour » gravé en première position sur son succulent album portant le même nom, signé en décembre 1997, et dont le succès a été foudroyant. S'y dégage l'affection et l'amour sans bornes du chanteur pour son pays qui, bien qu'en proie à toutes sortes de calamités, fascine plus d'un, tant par sa nature merveilleuse que par ses ressources et potentialités culturelles. Un amour poussé jusqu'à l'obsession. Au fétichisme même.
« Ou se solèy

Ou se limyè
Ou se tanbou nan kè mwen
Ou se mapou
Ou se lanmou
Ou se vodou zantray mwen
Ou se badji m'
Ou se maji m'
Ou se zanmi m'
, peyi mwen Ayiti se yon melodi damou
Ou se rasin
Ou se vaksin
Ou se rara nan san mwen
Ou se kongo
Ou se petro
Ou se banda nan ren mwen
Bèl kanaval
Bèl festivalFanal mwen,
fistibal mwen
Ayiti ou se yon melodi damou."
La mélodie s'est transformée en cacophonie. Et des notes étranges d'un accent lancinant et déchirant y transpirent, signe de la descente imminente d'Haïti dans le gouffre :
« Ayiti w fin dezakòde

Wap jwe yon Do ki domaje
Wap jwe yon Re defigire
Wap jwe yon Mi an mizerab
Wap jwe yon Fa, yon Fa fatal
Wap jwe yon La an delala
Wap jwe yon Si si kou sitwon".

Ce texte évoque également, non sans une poignante amertume, la disparition de tout ce qui faisait autrefois le charme, la valeur et la gloire d'Haïti, devenue aujourd'hui un véritable dépotoir et une cité « maudite » où les scandales, « scandales sales » et l'horreur sont au rendez-vous du quotidien. L'interrogation d'Ansy interpelle notre conscience citoyenne:

« Kote konsè sou plas sen ta n
Otofonik ak bann ema n
Kote bon van nan bisantnè
Kot' randevou nan mès katrè...
Kot' majòjon sezon rara
Kote mereng ak chaloska
Kot' gro dada nan madigra
Kot' potoprens lanba fatra."
Des indices symptomatiques d'un malaise qui s'aggrave et s'accélère à un rythme inquiétant. Et le diagnostic a révélé un cas clinique à un stade très avancé et d'une extrême complexité qui ne laisse pas grand espoir. A ce carrefour combien déterminant de l'existence de notre chère patrie, seule l'intervention urgente, intelligente et consciencieuse d'un spécialiste, et, pourquoi pas, de toute la collectivité pourrait, semble insinuer le parolier, la sauver.
« Haïti pa menm ka panse
Sèvol' krake
Sevol' gaye
Doktè bijou peyi a fou
Li nan labou, l' tonbe nan trou"
."Haïti Mélodie d'Amour" demeure sans conteste l'une des plus belles compositions musicales haïtiennes. N'importe quel poète s'enorgueillirait d'en être l'auteur, disait avec raison Jacques Roche. On y trouve une profonde et puissante imagination qui nous enchante, nous émeut tout en faisant jaillir l'angoisse, la douleur de Ansy Dérose devant les malheurs de son pays, pour lequel il s'est sacrifié jusqu'à sa mort survenue le 17 Janvier 1998.
On ne peut être Haïtien et amant de la musique, et surtout de la bonne musique, sans aimer Ansy Dérose, c'est cet artiste de grand talent, considéré par le musicologue Ed Rainer Sainvil comme « le centurion de la chanson haïtienne » et qui, selon les mots de l'écrivain Journaliste, Jacques Roche, appartient déjà à la légende avec tout ce qu'un mythe comporte de mensonges et de vérités.
Junior Antoinejunhyann@yahoo.fr

Source: http://www.lenouvelliste.com

POUR AGIR EN FAVEUR DE CERA CAVAJAL: EXCELLENTE INITIATIVE

En guise d’introduction :
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L'espoir renaît à Cerca Cavajal

A Cerca Cavajal, il n'y pas de système d'adduction d'eau potable, pas d'électricité, pas de téléphone, pas de voie d'accès digne de ce nom, pas d'hôpital... La population souffre amèrement de l'absence de l'Etat, recherche âprement les voies de son développement, et pour cela se tourne vers une université pour diagnostiquer son mal-être et en trouver des pistes de solution.A l'initiative du député de la circonscription Cerca Cavajal /Los Palis de la 48e Législature, Rodon A. Bien-Aimé, une délégation de l'Université Quisqueya conduite par le recteur Jacky Lumarque a visité la commune de Cerca Cavajal le samedi 10 mars en cours. Cette visite s'inscrit dans le cadre d'une démarche entreprise par le député auprès du recteur en vue de travailler en étroite collaboration avec les élus locaux dans la perspective de désenclaver la zone, d'offrir des débouchés aux jeunes, de penser le développement de Cerca Cavajal, potentiellement riche du point de vue agricole.
La rencontre entre les élus locaux, des membres de la population et la délégation universitaire a eu lieu à « l'Eglise de la parole qui libère » aux environs de cinq heures p.m après une pluie qui s'est abattue sur cette commune et qui est interprétée par les Cavajalais comme signe de bénédiction et de réussite de cette tentative de coopération.Introduit au micro par le maître de cérémonie Théodore Bien-Aimé, après une courte prière pour invoquer la puissance divine, le recteur Jacky Lumarque a fait une brève présentation des membres composant la délégation en insistant sur leur expertise et les liens avec la coopération à envisager.« Ce n'est pas de la promotion que fait l'Université Quisqueya, elle joue pleinement son rôle de mobilisation, à tous les niveaux, de toutes les ressources disponibles en vue de jeter un regard sur la société, question de chercher des réponses, de proposer des solutions à partir d'une formation adaptée aux besoins réels et fondamentaux du pays » a dit en substance le recteur Lumarque pour situer le cadre de cette rencontre. « Il est question de créer de nouvelles connaissances à partir d'une méthode appliquée, d'établir les liens et d'envisager les contributions de l'Université à la tâche de développement national » a-t-il poursuivi.
Coopération avant la lettreLe constat est patent. Le Plateau Central, à lui seul, représente environ 20% du territoire national avec une potentialité agricole avérée. Il faut mettre près ou plus de 6 heures pour relier Port-au-Prince à ce département distant en certains points de seulement 120 kilomètres. Alors que cette distance pourrait être couverte par un chauffeur de véhicule, prudent et patient, en une heure ou deux. Ce qui explique qu'à Cerca Cavajal, la seule source de revenu, la production agricole, n'est pas rentable. Les noix d'acajou et les mangues, dont on recense plus de 32 variétés, pourrissent en grande partie à même le sol, les avocats sont vendus à vil prix sur le marché dominicain... Sans une infrastructure routière, on ne peut concevoir le développement de Cerca Cavajal, reconnaît le recteur Lumarque qui, dans le cadre de cette coopération éventuelle, doit accompagner la population dans la recherche des opportunités de création d'emplois, d'augmentation de la production locale, d'établissement d'un réseau commercial avec le reste du pays et la République dominicaine.Avec beaucoup d'à-propos, le recteur Lumarque a vanté les vertus de la scolarisation universelle, de l'accès à la connaissance, à l'enseignement supérieur dans tout processus de développement local intégré. Ainsi, il a dévoilé les actions d'une coopération avant la lettre à partir de l'admission de quatre étudiants, de Cerca Cavajal aux programmes d'études de l'Université Quisqueya. De ces quatre étudiants, deux ont reçu une bourse pour des études agronomiques. Des facilités d'accueil doivent être aménagées pour ces étudiants qui ont l'obligation de retourner dans leur patelin mettre leur expertise au bénéfice de la population dans la perspective du développement local.Les membres de la délégation ont été choisis soit à titre d'exemples de réussite académique, soit à titre d'experts dans des domaines spécifiques ou à titre d'entrepreneurs portés vers la production locale ou autre. Ce qui fait rappeler, par le Dr Kyss Jean Mary, que l'Université Quisqueya est une « Université non publique de mission publique ».
L'un des meilleurs spécialistes de l'eau du pays, le doyen de la faculté de génie et d'architecture de l'UNIQ, le Dr Evens Emmanuel, a intégré cette délégation qui visite Cerca Cavajal. Dans le cadre de cette éventuelle coopération, le Dr Evens Emmanuel serait intéressé à relever les défaillances du système d'adduction d'eau potable. Pour lui, accompagner les autres dans leur soif de développement relève d'un engagement citoyen. Mais il est question de fixer les responsabilités et les balises de l'exploitation des richesses constituées tant par les ressources naturelles qu'humaines.
Jean Maurice Buteau, lui, a été invité à titre d'entrepreneur. Président de JMB. S.A, une entreprise spécialisée dans l'exploitation de mangues et dans la transformation de fruits, Jean Maurice Buteau est établi depuis plus de 5 ans à Hinche, particulièrement dans la zone de Marmont, a recommandé aux habitants de Cerca Cavajal de planifier le développement de la production locale en attendant les infrastructures routières. L'enclavement ou l'isolement de cette commune peut constituer quant à présent un avantage. L'entrepreneur Buteau a promis de revenir dans la zone pour passer plus de temps pour identifier d'autres pistes.Le député A. Rodon Bien-Aimé a fait venir également ce jour-là Mme Yanick Mezil, récemment maire de Port-au-Prince et qui dirige l'Association des commerçants du secteur informel (ACSI) dont une branche est actuellement au stade d'expérimentation à Cerca (comme ils appellent affectueusement leur commune). L'ACSI entend établir un programme de crédit au profit de 2000 femmes, dont plus de 40 en sont déjà bénéficiaires. Marie Jacques René est trésorière de l'ACSI et a été présente à cette rencontre. Au tour de la table s'est retrouvé également le responsable/Haïti de Aide et Action Inter national, le Guinéen Alain Georges Bangoura. Cette organisation non gouvernementale travaillant dans le domaine de l'éducation développe son action à Lascahobas et à Savanette. Le Dr Bangoura a promis de recueillir les données permettant une appréhension des réalités en matière éducationnelle et d'envisager les possibilités d'inscrire Cerca Cavajal dans le programme d'action de cette organisation non gouvernementale.Tempérer les ardeursLe député A. Rodon Bien-Aimé parait déterminé à exploiter sa fougue et ses relations pour tenir les promesses faites à ses mandants. Une détermination qui, à certains moments, frise l'impatience voire l'agressivité. Les quelques habitants de Cerca Cavajal regroupés ce samedi à " l'Eglise la parole qui libère " ont, dans leurs questions aux membres de la délégation, exprimé cette impatience comme si ils voulaient tout et, tout de suite. Compréhensible ! Les priorités sont grandes, les besoins énormes, les retards incommensurables, les pertes incalculables...On peut comprendre cette fougue d'une population qui voit pourrir des tonnes de noix, faute de moyens de les commercialiser, de les transformer, de les acheminer vers des points de vente. Alors que ce produit est presqu'un luxe à Port-au-Prince, se vendant au prix fort dans les supermarchés.
Il a fallu beaucoup de tact, de pondération et d'honnêteté au recteur Lumarque pour tempérer les ardeurs des intervenants au sein de cette population qui réclamaient plus de bourses en faveur des bacheliers de cette commune. Il y en a même qui ont vite fait de célébrer le mariage entre l'UNIQ et Cerca Cavajal sans même prévoir un temps de fiançailles. D'autres ont souhaité la résolution immédiate des problèmes d'électricité, de téléphone, d'hôpital.Le problème d'eau potable est cuisant à Cerca Cavajal ; il faut faire des kilomètres pour trouver des sources d'eau. Ce qui est responsable de beaucoup de maladies liées à la consommation d'eau polluée. Le système d'adduction d'eau potable pour être vétuste est désormais obsolète.
Quant à la communication téléphonique, elle n'est pas encore opérationnelle dans cette commune. La Téléco, parait-il, n'a jamais prévu Cerca Cavajal dans son plan d'extension. Les compagnies de téléphonie cellulaire tardent encore à investir ce marché. Pour obtenir le signal de l'une ou l'autre de ces compagnies cellulaires, pourtant efficaces à Hinche, il faut grimper un morne à un kilomètre de Cerca Cavajal. On ne voit aucune trace d'un réseau électrique dans la zone, preuve que l'EDH est absente. Si la population de cette commune bénéficie d'électricité c'est grâce aux génératrices et panneaux solaires de particuliers.Cette rencontre entre les élus locaux de Cerca Cavajal, des membres de la population et la délégation de l'UNIQ s'est terminée dans la convivialité. Les premiers dans l'attente des réponses à leurs problèmes. Les seconds dans la réflexion sur les moyens d'opérationnaliser cette coopération.
Pierre Manigat, Junior
Les membres de la délégation de l'Université Quisqueya (UNIQ) qui ont participé à cette rencontre du samedi 10 mars 2007 à Cerca Cavajal:- Jacky Lumarque, recteur de l'UNIQ-Dr Kyss Jean mary, doyen de la Faculté de Médecine- Dr Evens Emmanuel, doyen de la Faculté de Génie et d'Architecture Directeur de laboratoire de qualité de l'eau et de l'environnement- Lug Michel Plancher Junior, Assistant à l'enseignement et à la recherche - Obicson Lilite, professeur/spécialiste en télédétection et en aménagement de territoire.- Agro Floraine Décembre, Assistante à l'enseignement et à la recherche- Jean Maurice Buteau, entrepreneur/PDG de JMB.SA- Dr Alain Georges Baugoura, responsable Aide et Action International- Yanick Mézil, présidente de l'Association des commerçants du secteur informel (ACSI).
Cerca Cavajal, commune du département du Centre, est très mal pourvue en infrastructures. Elle est une commune intérieure, son relief dominant est le morne et son climat est considéré comme normal. Elle a une zone d'extension : Colomin, qui est un bidonville. Les habitants de la commune de Cerca Cavajal s'appellent Cavajalais.La population de la commune de Cerca Cavajal en 1998 était de 25 977 habitants dont plus de 75% vivaient en milieu rural (dans la seule section communale que possède cette commune). En l'an 2004, elle a atteint plus de 30 000 habitants. La superficie de cette commune évaluée à 155,58 Km2 avait une densité égale à 167 habitants/Km2 en 1998.Dans le domaine de l'éducation, le ministère de l'Education nationale et de la Formation professionnelle n'est pas représenté dans la commune. Une (1) école Kindergarten, 67 écoles primaires dont deux (2) publiques, 64 privées et une (1) congréganiste ont été inventoriées dans la commune. Au niveau secondaire, la commune n'a que quatre (4) écoles : une (1) publique et trois (3) privées. De plus, elle a un centre familial et 96 centres d'alphabétisation. Il n'y a ni université, ni école supérieure à Cerca Cavajal.En ce qui a trait à la Santé, le Ministère de la Santé publique et de la Population n'est pas représenté dans la commune. Par contre, on a inventorié un dispensaire avec seulement quatre (4) auxiliaires. Pour la Religion, on a répertorié plusieurs cultes dans la commune. Le nombre de temples (de stations) baptistes se revêlent être plus nombreux.La commune de Cerca Cavajal a quatre (4) rivières et trois (3) sources. Deux de ces sources sont captées et distribuées, l'une pour les services du presbytère et l'autre pour la population de certaines zones. Seule la ville de Cerca Cavajal était électrifiée.
Concernant la communication, au moment de l'inventaire, un projet d'implantation d'un bureau de la Téléco était en cours. Le service postal n'existe qu'en ville. La commune n'est pas drainée, ses rues sont en terre et sont en mauvais état surtout dans les périodes pluvieuses. La voie qui relie la ville à la section commune de Rang est en terre battue. Dans le domaine de la presse, la commune a une station de radio privée, n'a ni journal/revue, ni station de télévision.Sur la plan économique et financier, on n'a répertorié que deux coopératives de commerce. La commune n'a ni hôtel, ni restaurant, ni banque.
Un sous-commissariat avec neuf (9) policiers, un tribunal de paix et un bureau d'état civil constituent les infrastructures administratives et judiciaires de la commune de Cerca Cavajal.L'agriculture, l'élevage et le commerce sont les principales activités économiques de la commune. Les échanges commerciaux se font surtout avec les communes de Hinche, de Port-au-Prince et du Cap-Haïtien.Dans le domaine de la culture et du loisir, la commune n'a pas de bibliothèque, de musée ni de salle de cinéma. La salle paroissiale sert de salle de théâtre lors de certaines représentations. A part les sports pratiqués dans la commune comme : le football, le volley-ball et le basket-ball, vingt-trois (23) gaguères viennent compléter les maigres lieux de divertissement et de loisirs des habitants de la commune. Dans le domaine des patrimoines culturelles, on notera d'ailleurs l'existence d'un site naturel (le Bassin Zim) située à la section communale de Rang.Source: Institut haïtien de statistique et d'informatique (IHSI). 1998.

Source Le Journal Le Nouvelliste sur http://www.lenouvelliste.com

Montegrande, un village d'aveugles

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Nous aimons, -et d’un amour non dissimulé- parcourir les pages du Nouvelliste pour faire le point sur les différents reportages qui retracent avec professionnalité, humanité et objectivité, un sujet d’actualité mais qui rentrent rarement dans la rubrique des faits divers qui usurpent les premières pages et l’attention de consommateurs de l’information.
Tandis que les faits divers ont souvent la capacité de nous mettre en franche rébellion contre nous-mêmes, contre les autres et assez souvent contre la société, ces reportages interpellent la conscience de notre responsabilité par notre inactivité produite de notre indifférence.
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Article paru dans L'édition digitale du Journal Le Nouvelliste surhttp://www.lenouvelliste.com

....Quelque 500 personnes habitent Montegrande, un hameau situé à 7 km de Hinche. Près de la moitié de cette infime population est frappée de cécité. Regroupés au sein de l'Action sociale, ces handicapés visuels vivent dans la misère et la privation.« Je pleure constamment et certaine fois je tente de maudire le nom de Dieu », soupire Jimène 22 ans, aveugle depuis 3 ans suite à un terrible mal de tête. Abandonnée par son mari, cette jeune dame au visage amaigri, partage sa bicoque branlante avec trois enfants présentant des signes visibles de malnutrition. « Je me demande pourquoi Dieu m'a jeté un tel sort », s'interroge-t-elle tout en évoquant ses journées sans pain et des scènes d'humiliation.
Montegrande, la localité où Jimène a pris naissance, et ses environs comprennent un nombre important d'aveugles. « Notre association compte actuellement 225 membres », informe Jean Odius Eugène, frappé de cécité depuis 40 ans. Aucune statistique n'est disponible sur le nombre de non-voyants vivant dans le quartier sec et aride de Montegrande. Cependant, père Alphonse, de nationalité belge, responsable de la congrégation des pères Scheut oeuvrant dans le Plateau Central, confirme que ladite localité présente un nombre inquiétant de personnes frappées de cécité. « C'est anormal, il y a trop d'aveugles dans la zone », s'indigne-t-il.Carence en vitamines et eau polluée On ne peut dire avec précision ce qui est à la base de cette situation. Pour plusieurs victimes, le manque de vitamine et l'eau polluée consommée en seraient responsables. « Ici, la nourriture est un luxe. Il arrive des fois que nous passons plusieurs jours sans rien manger, se plaint Francius Jean-Juste, père de quatre enfants, ayant perdu l'usage de ses yeux sous la présidence de Duvalier père. L'eau potable est aussi une denrée rare dans la communauté. » Le manager du projet Haïti Save Water Plus, l'ing. Christophor Lacroix, admet lui aussi que la pollution de l'eau pourrait être responsable des problèmes de cécité à Montegrande et dans d'autres régions du Plateau Central.
Les premiers cas avaient été recensés, dans la zone vers 1950. Ellano Jean, un vieillard chenu qui a fondé l'association Action sociale en 1988, explique avoir perdu l'usage de ses yeux en 1957 suite à une fièvre de cheval. Tandis que Léonie Jean, une dame fort âgée, ne se rappelle ni de son âge, ni des détails de sa maladie. « Je suis devenue non-voyante après avoir participé à une fête qu'organisait le président Duvalier à Port-au-Prince», se souvient-elle. Mme Archange Therminus a, quant à elle, été touchée par cet handicap depuis tantôt un an suite à une maladie de la peau. « J'avais l'habitude de me laver dans une eau courante, c'est ce qui est probablement à la base de cette maladie », reconnaît-elle. De son côté, Alain Bélizaire, 19 ans, avait eu mal aux yeux, ce qui a entraîné la perte de son oeil droite. Il vit dans la crainte de devenir aveugle. « L'autre oeil commence à être attaqué, car à certaines heures de la journée, je ne vois pas trop bien », se plaint-il Le manque de connaissances des habitants de Montegrande en matière de santé est un élément à prendre en compte dans leur handicap visuel. « Lorsque les gens viennent à l'hôpital, ils refusent souvent de suivre les recommandations des médecins », déplore le père Alphonse qui fait venir à Hinche à des périodes précises des ophtalmologues de Port-au-Prince. A côté de cela, plusieurs personnes avouent qu'elles ont l'habitude d'introduire dans leurs yeux des éléments comme : « liann savon, grenn bazilik, sucre blanc... ». « Ces pratiques sont très répandues ici. Nous ignorons si elles sont bonnes ou mauvaises », regrette Jonas Fréjuste, responsable d'une église protestante à Montegrande.Travailler oui, mendier non!La majorité des aveugles de Montegrande sont des vieillards. Cependant, leur âge avancé et leur handicap ne tuent pas leur rêve de vivre dans la dignité. Comme les autres membres de la population, ils cultivent leur lopin de terre et font du commerce de détail. « Grâce à notre association, nous formons une vraie famille, se réjouit Jean Odius Eugène. En groupe, nous labourons nos petits morceaux de terre. » Pour cet handicapé visuel, quémander est une honte. « Les aveugles doivent travailler pour ne pas mendier », soutient-il.
Malgré leur volonté, certains ne trouvent plus la vigueur et la force nécessaire pour continuer à travailler. Ceux-ci sont pris en charge par leurs progénitures ou par de bons samaritains. « Je redeviens enfant, je survie grâce à la générosité de mes quatre enfants », déclare, l'air désolé, une dame d'une soixantaine d'année. Les besoins des personnes frappées de cécité à Montegrande sont énormes. Soins de santé, outils pour travailler la terre, eau potable, emploi pour leurs enfants, maison décente...tout est urgent. Aucun signe ne laisse croire que les autorités haïtiennes sont au courant de l'existence de cette localité où des aveugles mènent une vie d'enfer. Comme infrastructure, il n'y existe qu'une école primaire communautaire construite par le regroupement des malvoyants avec l'aide de CECI. Un projet de latrinisation et d'eau potable financé par la World Vision Haïti, celle des Etats-Unis d'Amérique, et Rotary club international y est en train d'être exécuté.
Les charlatans font leur beurreSi on ignore le nombre d'aveugles qui existent dans le Plateau Central, tel n'est pas le cas pour les ophtalmologues. Sans détour, père Alphonse nous confie : « Il n'y en a pas ». Pour contourner ce problème, la congrégation dirigée par le prêtre belge organise des séances de consultation chaque premier lundi du mois. « Avec la collaboration des ophtalmologues venus de Port-au-Prince, nous essayons de combattre les maladies des yeux dans le département du Centre », souligne le religieux tout en critiquant des charlatans qui en profitent pour soutirer de l'argent à la population du Plateau Central. A part les consultations mensuelles, une clinique mobile sillonne une fois par mois une commune du département. Deux fois par an, des interventions chirurgicales au profit des gens atteints de la cataracte sont aussi pratiquées. Vu l'ampleur du travail à réaliser dans le domaine de la santé occulaire dans le Plateau Central, père Alphonse juge ces actions insuffisantes. Il annonce, pour les prochains jours, le début d'une émission radiophonique sur l'ophtalmologie afin de sensibiliser la population sur les précautions à prendre pour éviter d'être aveugle.

Jean Pharès Jérôme
pjerome@lenouvelliste.com

L’Eglise Catholique remet à la police l’auteur présumé de la mort à coups de bâton d’un étudiant.

Pedro Jimenez:
ESPERANZA.- L’église catholique a remis aux forces de l’ordre de cette ville, l’auteur présumé de la mort de l’étudiant en fin d’étude en communication sociale José Manuel Mercado Castillo pour lui soustraire son téléphone portable, survenue vendredi dernier dans le secteur Los Callejones de Monguita, de Peñuelas, municipe de Esperanza.
Le responsable de l’assassinat de l’étudiant du centre universitaire CURSA-UASD correspond à Victor Manuel Tavarez (le coq), âgé de 33 ans, natif de la communauté de Pueblo Nuevo, de Mao, il a été transféré immédiatement au détachement de la police du municipe de Esperanza.
Quand les gens ont su que l’assassin présumé de Mercado Castillo s’était rendu aux autorités de Santiago et qu’il allait être transféré à Esperanza, des centaines de personnes se sont réunies autour du détachement de la police demandant de le remettre à a la foule pour être lynché.
Le Major Ruben Consuegra de la police nationale, commandant de la dotation de Esperanza, sollicita du renfort et des dizaines d’agents de la police ceinturèrent le commissariat pour éviter que l’inculpé ne fût lynché.
D’près les explications du Major Consuegra, le coq avait été jugé en sept occasions, accusé de commettre plusieurs délits parmi lesquels figurent des vols et des casses.
En relation avec ce fait la Police nationale détient Fernando Dévora Batista, beau frère de la victime que les résidents de Eperanza assurent avoir vu en compagnie du « le coq » la nuit de l’assassinat.
Mercado Castillo finalisait les derniers semestres en communication sociale au centre universitaire régional de Santiqgo (CURSA-UASD) et produisait un programme radiodiffusé appelé « que cool » sur les ondes de la station Rumba FM.
A six heures du soir, les condisciples en communication Sociale de Mercado Castille réaliseront une veillée dans l’édifice 2 du CURSA-UASD et porteront du noir en signe de deuil.
Article original paru dans Le listin Diario sur http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=6805 traduit par Thom Gato pour Haiti Recto verso sur http://haitirectoverso.blogspot.com

dimanche 18 mars 2007

"François Duvalier Titan ou Tyran ?" d'Anthony Georges-Pierre

Enfin, un inventaire objectif d'une tranche de la réalité socio-politique haïtienne.
Si d'ordinaire la critique objective réserve un accueil chaleureux aux oeuvres littéraires capables de séduire de larges fractions de l'opinion, il convient d'accorder une place de choix à François Duvalier, Titan ou Tyran ? Cette oeuvre magistrale de Me. Anthony Georges-Pierre (professeur de belles lettres, politologue, chercheur, historien et écrivain) certainement défiera l'usure du temps.

"La vérité est dans la contradiction" disait Jean Jaurès. Ainsi, elle doit influencer les méthodes d'investigation entreprises par le chercheur en vue d'aboutir à des résultants concrets, basés sur le raisonnement et la logique. Pour l'historien, le duvaliérisme reflétait une certaine vision de la société haïtienne, marquée par une lutte de classe aigue, opposant nantis et démunis confrontés à la dure réalité du préjugé de couleur. Aussi, avec cette honnêteté qui refuse toute contrainte et toute forme d'intolérance, l'écrivain a fustigé sans réserve les excès de la tyrannie duvaliérienne et a dénoncé les violations flagrantes des droits de l'homme, ainsi que les accrocs à la liberté citoyenne.
Anthony Georges-Pierre a mis en lumière avec brio le climat politique détestable de l'ère duvaliérienne sans s'enfoncer dans la mare sordide de l'émotivité qui d'ordinaire conduit à l'intransigeance ; ce qui donne de l'autorité au jugement de l'auteur, tout en rehaussant sa crédibilité. D'entrée de jeu, il manifeste un sens élevé de l'humain ainsi que sa fidélité aux valeurs transcendantales qui dépassent les affiliations idéologiques et permettent à l'esprit d'opérer la synthèse des expériences propices à la découverte de la vérité."François Duvalier, Titan ou Tyran ?" est une histoire palpitante d'intérêt, un livre de chevet, une biographie qui se situe à mi-chemin de l'engagement et de l'enracinement. Scrupuleux et méthodique, l'auteur a eu le courage de s'arracher aux interprétations malfaisantes, communes aux nombreux biographes du Dr. François Duvalier, dont le récit et les conclusions débouchent sur une histoire partisane sans prise sur l'événement.
Incontestablement, Me. Georges-Pierre s'est révélé un historien de talent par la flexibilité de son jugement, son sens élevé de l'objectivité, la profondeur de ses analyses qui font de ce livre un document important. "François Duvalier, Titan ou Tyran ?" permet de découvrir en son auteur l'étoffe d'un historien consciencieux et averti dont le talent consiste à mettre sous nos yeux et d'une manière convaincante les différents paramètres de la personnalité d'un homme passionné du pouvoir qu'il détenait. Aucun des biographes du 8e (huitième) président à vie d'Haiti ne l'a fait avant lui.
L'auteur refuse de se faire le thuriféraire d'un régime dictatorial et intolérant pour privilégier la vérité dans toute sa nudité. Aussi, nous a-t-il présenté son protagoniste comme un doctrinaire intransigeant, astucieux mais courageux et assumant ses actes. Le critique avisé peut aisément découvrir à travers des analyses sereines le profil d'un patriote sincère, fidèle à lui-même et à l'idéal qui le fascinait. Néanmoins, ce personnage est aussi pétri de contradictions, car, s'il a cherché à créer les évènements pour mieux les exploiter, il arrive des fois que ses démarches se heurtent à la force des circonstances et à l'ambiguïté des situations."François Duvalier, Titan ou Tyran ?" n'est pas une apologie du duvaliérisme, encore moins une tentative de rejoindre les pamphlétaires qui, par opportunisme politique ou par carence d'objectivité, ont flétri ou grandi sans réserve l'homme et sa politique. Historien occupé à faire de l'intervention intellectuelle une arme au service de la vérité, Me. Anthony Georges-Pierre a transcendé les conflits de chapelle, les déclamations partisanes et le parti pris vulgaire pour saisir les nuances et les subtilités, qui sont autant de points de repères utiles à l'analyse des nombreuses sources, des témoignages et des récits sélectionnés avec un souci didactique pour faire jaillir la lumière du choc des idées.En exposant sans fard les efforts déployés par le Dr. François Duvalier pour rallier sous le même drapeau les éléments disparates de l'entité haïtienne, Me. Anthony Georges-Pierre a fait montre d'un esprit chevaleresque, guidé par le souci de l'objectivité et par le besoin de transmettre aux générations postérieures, une oeuvre historique capable de marquer son époque et de transcender les franges émotionnelles du moi.
Il est souhaité que la clarté projetée avec une telle hardiesse sur la vie d'un homme qui a dominé, même par-delà la tombe, près de 3 (trois) décennies de notre existence nationale, fasse naître un engouement pour une histoire qui "dégonfle les baudruches". Ce qui ne manquera pas de faire de cette biographie un témoignage capital et émouvant.Après avoir lu ce livre de près de 900 pages "François Duvalier, Titan ou Tyran ?", disponible aux librairies La Pléiade et Astérix, je me laisse croire que François Duvalier s'identifiait aussi bien au Titan qu'au Tyran.
Jean-Albert SaindouxFévrier 2007
Paru dans Le Nouvellsite sur
http://www.lenouvelliste.com
Commentaire
En peu de temps je suis tombé sur deux livres retraçant la vie et l’œuvre de ce personnage singulier de notre histoire. A quelques mois du cinquantième anniversaire de son ascension au pouvoir et du début de son régime de fer deux auteurs semblent nous inviter à faire un choix. Un choix qui risque d’être assez facile avec le recul et l’inertie morose que nous ont offerts les dirigeants qui ont succédé à la gestion des affaires du pays.
Ces récits ne semblent pas vouloir réveiller d’engouement chez les partisans d’un régime qui pourrait avoir sa place dans les débats aujourd’hui. Mais force est de constater que le duvalierisme n’avait point laissé d’héritiers tandis qu’une grande partie de la population aurait bien du mal à refuser une version corrigée des choses.
Après 1986, les duvaliéristes étaient plutôt intéressés – semble-t-il- par trouver un endroit pour se la couler douce et surtout dépenser ce qu’ils avaient pu emmagasiner en matière de richesse donnant l’impression hormis quelques velléités célèbres par la maladresse de leurs auteurs que le duvaliérisme n’a pas su résister le temps d’un « déchoucage »

Le Sommet demande aux Etats de financer la lutte anti drogue.

Saint Domingue.- Le sommet Régional sur la drogue, sécurité et coopération réalisée dans le pays s’est conclu par une déclaration qui demande aux Etats et organismes internationaux d’offrir de l’assisttnce financière, technique et capacitation aux pays de la région Caraïbéenne dans la lutte contre le trafic de drogues.

Les présidents de la République Dominicaine, Leonel Fernandez ; d’Haïti René Preval ; de Colombie, Alvaro Uribe et le premier ministre de Trinité et Tobago, Patrick Manning, se sont mis d’accord pour renforcer les mécanismes pour échanger et partager information entre les autorités compétentes qui sont chargées d’appliquer les lois.

Les conclusions sont contenues dans « La déclaration de Santo Domingo » document élaboré à titre de conclusion du Sommet Régional sur les drogues, Sécurité et Coopération qui s’est déroulé en république Dominicaine. Les présidents se sont accordés aussi pour faciliter l’assistance mutuelle, judiciaire et des organismes spécialisés dans la lutte contre l’activité illégale.

Selon l’office des Nations Unies contre la drogue et le délit (ONUDD), L’Amérique du Sud produit chaque année 900 tonnes de cocaïne d’où la majeure partie est destinée à des millions de consommateurs aux 2tats Unis et en Europe, un marché qui représente des millions de dollars.

Les présidents des nations représentées au Sommet ont demandé une meilleure attention et plus de ressources pour apporter une solution au problème de la demande à travers des campagnes prévention de la consommation, d’éducation, réhabilitation et réinsertion sociale.

Ils demandent en plus la poursuite des efforts déployés pour déraciner et empêcher la culture et la production de drogues y compris des mesures tendant à poursuivre en justice et condamner les membres des réseaux de trafiquants.

Observatoires

Ils ont demandé la diversification dans la recherche de canaux de coopération interrégionale, tant sur le plan bilatéral et multilatéral. Avec ce document, les présidents ont déclaré qu’il faut insister sur la création ou renforcement d’observatoires nationaux dans les pays de la région lesquels travailleraient de manière conjointe avec l’observatoire interaméricain de drogues de la Commission interaméricaine pour le contrôle de l’abus de drogues (CICAD).

Il faut aussi partager les leçons apprises et les pratiques améliorées dans la lutte contre le problème mondial des drogues, particulièrement le trafic illicite et les délits qui en découlent au niveau de la région, avec l’objectif de renforcer les institutions chargées de l’application de la loi. Et aussi, renforcer la participation de la société civile dans les taches de prévention, surveillance éducation et réinsertion.

Consolider les mécanismes régionaux pour combattre le problème mondial des drogues, en particulier le trafic illicite et les délits qui en découlent tels que le trafic de personnes, les enlèvements, le trafic d’armes, la déviance des précurseurs chimiques, le blanchiment et la corruption, compte parmi les demandes .

Ils ont considéré qu’il fallait renforcer la coopération opérative, en assurant la promotion d’un mécanisme de coordination régionale du sommet dans chacun des pays avec l’objectif de donner un suivi aux engagements.

Le dernier point considéré fut la célébration périodique d’autres sommets afin d’évaluer la situation de la drogue dans la région, les résultats obtenus et réalisés les ajustement nécessaire. De manière particulière, le président Préval a dit qu’il fallait déclarer une troisième guerre mondiale pour affronter le trafic des stupéfiants. Il a assuré que le trafic de stupéfiants a corrompu les fonctionnaires civiles et militaires et les politiciens de nos sociétés.

Il a dit qu’il est nécessaire que toutes les nations consommatrices et productrices déclarent la troisième guerre mondiale pour affronter le trafic des stupéfiants et qu’il fallait raconter au monde les calamités que les drogues ont créé dans ces pays.

Article paru dans l’édition digitale du journal Listion Diario: http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=6395

, traduit par Thom Gato pour « Haïti Recto Verso » sur http://haitirectoverso.blogspot.com

Drogues: côté obscur de la mondialisation

Saint Domingue.- Le turbulent espace aérien et maritime de la Caraïbe a été utilisé pour déplacer 55 tonnes de cocaïne durant les six derniers mois par des cartels qui utilisent l’île d’Haïti comme leur territoire pour expédier la marchandise vers les Etats-Unis.

Selon des agences nord américaines, la route aérienne Vénézuela-Haïti-République Dominicaine s’est révélée la plus juteuse pour les trafiquants avec 98% de la marchandise arrivant à destination. La plus grande augmentation, disent-ils, a été enregistré en République Dominicaine ou le nombre de vols réalisés est passé de 8 en 2003 a 75 en 2006.

Contrairement à ce qui se passait en époques antérieures une grande partie de cette drogue restait en République Dominicaine générant ainsi un système de micro trafic pointé du doigt par les autorités comme responsable de l’augmentation des actes de violence et de délinquance.

La direction nationale du contrôle de drogues (DNCD), organisme officiel destiné à combattre ce mal, a remis aux autorités judiciaires 2.916 individus accusés de trafic de drogues. 22 correspondaient à des étrangers, dont la plus grande partie des colombiens, vénézuéliens, membres des réseaux qui utilisent la dénommée route de la Caraïbe pour assurer le transport de leurs marchandises vers les Etats –Unis ou l’Europe.

Ce vendredi, Le Président Léonel Fernandez a soutenu qu’un gran flux de trafic de drogue s’est produit vers le pays et la région avec une saisie de 5 tonnes métriques de cocaïne la plus grande quantité enregistrée depuis 20 ans, 236.5 kilos de marijuana correspondant aussi à la plus grande quantité depuis 20 ans.

Selon le département d’état des Etats Unis l’activité aérienne capturée par les traces obtenues par cette agence reflète une situation alarmante dans l’île d’Haïti. Il est dit que les cargaisons de drogues venant de l’Amérique du Sud vers l’île ont augmenté de 167 pour cent de 2005 à 2006.

Les saisies de cocaïnes en Haïti se sont réduites de 436.000 kg en 1999 à 75.000 en 2004. Une grande partie de cette drogue rentre en République Dominicaine par la frontière terrestre.

La majorité des cargaisons vers la République Dominicaine étaient lancées des avions vers les côtes Sud du pays.

Article paru dans l’édition digitale du Listin Diario http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=6434 traduit par Thom Gato pour « Haiti recto verso » sur http://haitirectoverso.blogspot.com

Vincho refute la thèse du Miami Herald:

Saint Domingue.- Le Docteur Marino Vincho castillo a nié hier que la plus grande quantité de drogues qui arrive à Haïti et la République Dominicaine provienne du Vénézuela comme l’a publié dans son édition datant de hier le journal Miami Herald.

Il a considéré qu’il s’agir d’une publication un peu malicieuse qui obéit à des aspects géopolitiques à cause des problèmes qui existent entre les Etats-Unis d’Amérque et le Vénézuela.

« Le sujet des drogues ne peu pa être utilisé dans un contexte géopolitique, c’est un sujet mondial et tous les états ont l’obligation de collaborer, et ce qu’ils veulent c’est pointer du doigt le Vénézuela et ce n’est pas ainsi » a précisé Castillo.

Sur le même sujet s’est référé l’ambassadeur du Vénézuela dans la pays, Francisco Belisario Landy, qui a réitéré que son pays ne fait pa partie des producteurs de la drogue et que tout le monde est au courant d’où elle se produisent. Il a averti que le vénézuela ne permettra pas la violation de son espace aérien sous le prétexte de combattre le trafic de drogues.

(Article apparu dans l’édition digitale du journal Listin Diario (http://www.listin.co.do) traduit par Thom Gato pour « Haïti recto verso sur http://haitirectoverso.blogspot.com

Un petit Commentaire :

Ce serait une attitude puérile de donner le maximum de crédit à cet article qui pointe de cette manière le Vénézuela. Vincho castillo n’a certainement pas tort. Il faudrait même suivre la suite des évènements pour mieux comprendre l’ensemble des stratégies qui seront utilisées pour combattre ce fléau. Les représentants de la région demandent carrément une guerre mondiale. S’ils étaient pris au mot et que la drogue soit présentée comme « une arme de destruction massive » ? Un pretexte chaud servi sur un plateau contre le Chavisme?

Haití et République Dominicaine les principaux points de trafic. Un journal dévoile la nouvelle route de la drogue en Amérique Latine.

Port-au Prince.- Les vols de contrebande de cocaïne vers Haïti et la République Dominicaine ont augmenté de 25% depuis l’année 2003, tandis que les trafiquants colombiens, sous la pression de leur propre pays se sont dirigés vers le Vénézuéla comme centre de lancement des cargaisons destinées aux Etats-Unis selon un rapport classé du gouvernement américain.

La route Vénézuéla-Haïti-République Dominicaine s’est convertie en quelque chose de si sûr pour les transports aériens que les trafiquants ont un succès chiffré à 98%, selon le rapporte émis par le centre de monitoring de drogues de Cayo Hueso, et obtenu par The Miami Herald.

Des experts américains en matière de drogues, prévoient que 55 tonnes de cocaïne se déplaceront de Vénézuéla vers l’île d’Haïti (note du traducteur Haïti au lieu de Hispaniola) partagée par Haïti et la République Dominicaine, entre janvier et juin de cette année, avec 30 tonnes métriques de plus que la quantité transportée durant la même période l’année dernière.

La route vers Haïti/Quisqueya

Exprimé d’une autre manière, près de dix pour cent de la cocaïne qui circule dans les rue américaine vienne de l’île D’Haïti, une quantité deux fois supérieurs d’il y a deux ans quand le trafic se faisait principalement de la Colombie vers l’Amérique centrale et le Mexique.

Le rapport responsabilise l’augmentation à l’existence d’un environnement permissif au Vénézuéla, gouverné par le Président Hugo Chavez. Sous le gouvernement de Chavez, Le Vénézuela a interdit que les patrouilles aériennes antidrogues survolent l’espace aérien venezuélien, il n’a procédé à l’extradition d’aucun vénézuélien suspect de trafic de stupéfiant et a cessé de travailler avec l’Agence Antidrogue des Etats-Unis, accusée d’espionnage.

Le Sénateur Bill Nelson, démocrate pour l’état de la Floride, a observé que le problème représente une telle menace qu’il a visité Haïti en Janvier pour exercer de la pression sur le Président René Préval pour que celui-ci augmente les opérations contre les drogues. Ce gouvernement n’a remis aucun trafiquant aux autorités américaines depuis qu’il a accédé au pouvoir en mai dernier.

Le problème est encore plus grave en République Dominicaine. Sur 159 cargaisons aériennes suspectes signalées dans le rapport, 75 sont passées par la République Dominicaine contre 46 depuis Haïti et le reste venait de l’Amérique centrale ou de la caraïbe occidentale.

Le président Preval n’a pas pu être contacté pour commenté ce rapport, mais le président dominicain, lui et autres chefs d’état de la région se réuniront à Saint Domingue pour discuter comment s’arranger pour combattre efficacement la crise provoquée par le trafic de drogues.

Roberto Lebron, porte-parole du centre de contrôle de drogues de la République Dominicaine, a reconnu que son pays représente un point important sur la route de la drogue à cause de sa situation géographique an disant : « je peux vous assurer que sommes entrain de lutter contre ce fait »

Les fonctionnaires antidrogue du vénézuéla n’ont pas répondu aux questions du Miami Herald pour commenter ce fait. Le ministre de la justice, Pedro Carreño, a dit au début de ce mois que el gouvernement reste déterminé à prendre de dures mesures contre la contrebande de drogues, et s’est plaint des efforts américains pour sataniser les agents antidrogues vénézuéliens.

La solution du problème d’Haïti et de République dominicaine ne sera pas facile à cause de la corruption ancrées dans les moeurs des deux nations, la porosité de leurs frontières et , dans le cas d’Haïti, la fragilité politique et une force de police mal entraînée. Le trafic de drogue est une cause importane de corruption, le crime et l’instabilité politique. « A moins que Haïti se rende capable d’affronter ce problème, il n’y aura pas d’opportunité pour une vraie stabilité de cette nation » a déclaré Nelson au Miami Herald.

Les détails du rapport

L’augmentation la plus importante s’est produite en République Dominicaine ou le nombre de vols est passé de 8 en 2003 à 75 en 2006. Presque la totalité des vols vers la République Dominicaine ont terminé par des lancements aériens vers les côtes du sud. Mais récemment, les trafiquants ont changé leurs méthodes pour des remises au sol. Les cargaisons son récupérées et continuent leur route vers les états unis d’Amérique.

Les vols chargeant de la cocaïne depuis le Vénézuela vers l’île d’Haïti sont estimés être à l’origine de 9 pour cent de la cocaïne qui rentre aux Etats-Unis, plus du double pour l’année 2005. EN Haïti, presque tous les trafiquants atterrissent sur des pistes improvisés et chemins, finalisant les remises en 3 à 5 minutes.

Aussitôt après que les forces de l’ONU déployées dans le pays détruisent une piste d’atterrissage de fortune, elle est réaménagée quelques jours après, affirment des officiels haïtiens.

Article original apparu dans l’édition digital du Listin Diario: http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=6372 Traduit par Thom GATO pour « HAITI RECTO VERSO » (http://haitirectoverso.blogspot.com)

Le Président Preval appelle les nations à entreprendre une troisième guerre mondiale contre le trafic de drogues.

Saint Domingue.- Le Président d’Haïti, René Garcia Preval, a considéré hier qu’il est nécessaire de déclarer une troisième guerre mondiale pour affronter le trafic de drogues dans le monde, la plaie qui affecte de façon profonde les pays de la région de la Caraïbe., tandis que le premier ministre de Trinité et Tobago a assuré qu’aucun pays à lui seul peu déraciner les drogues.

Les deux ont pris la parole durant le sommet régional sur drogues, sécurité et coopération, ou de façon conjointe avec les présidents de Colombie et la République Dominicaine, ils ont pris l’engagement de débuter des actions conjointes, après avoir coïncidé sur le fait que cette rencontre constituait un pas important qui devra être suivi d’actions coordonnées. Preval a assuré que le trafic de drogue a corrompu des fonctionnaires civiles et militaires et les politiciens des différentes sociétés de la région.

Il s’est exprimé en disant que c’est la raison qui impose que toutes les nations productrices et consommatrices de drogues déclarent la troisième guerre mondiale pour affronter le trafic de drogues et qu’il est impératif qu’il soit raconté au monde les calamités que les drogues ont crées dans nos pays.

Preval a affirmé qu’il est nécessaire de combattre les drogues à tous les niveaux, en respectant toujours les droits humains des citoyens de chaque pays.

De son côté le Premier Ministre de Trinité et Tobago, Patrick Manning, a assuré que le problème des drogues est si sérieux qu’il va au-delà de la capacité individuelle des pays pour le contrôler.

Article original apparu dans l’édition digital du listin diario: http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=6449) Traduit par Thom GATO pour HAITI RECTO VERSO (http://haitirectoverso.blogspot.com)

vendredi 16 mars 2007

Signature d’une série d’accords de coopération entre des universités haïtiennes et dominicaines

Des conventions interétatiques également annoncées
vendredi 16 mars 2007,
Radio Kiskeya

Des universités haïtiennes et dominicaines privées et publiques ont paraphé jeudi soir au Palais National de Santo Domingo (siège de la Présidence) neuf accords de coopération en vue de promouvoir la production de connaissances, la coopération technique entre les deux pays et des interventions dans l’orientation de leurs politiques publiques.
Sous la présidence des dirigeants haïtien René Préval et dominicain Leonel Fernàndez, les accords ont été signés pour la partie haïtienne par l’Université d’Etat d’Haïti (UEH), l’Université Notre-Dame d’Haïti (UNDH), l’Université Quisqueya (UNIQ) et Aide et Action Internationales, un organisme de développement ayant son siège en France.
Côté dominicain, les signataires sont l’Université Autonome de Santo Domingo (UASD), l’Université Catholique Madre y Maestra (PUCMM), l’Université Ibéroaméricaine (UNIBE), l’Institut Technologique de Santo Domingo (INTEC), APEC-UNAPEC et Interamericana (UNICA).
Le recteur Pierre-Marie Paquiot a paraphé les documents au nom de l’UEH tandis que Mgr Pierre-André Dumas représentait l’UNDH, Jacky Lumarque l’UNIQ et Marcel Montette l’organisme basé en France.
Parmi les représentants des institutions universitaires dominicaines se trouvait Mgr Agripino Nùñez Collado, recteur de l’Université pontificale catholique Madre y Maestra (PUCMM).
Au cours de la même cérémonie, quatre conventions en matière d’éducation de base, supérieure et de jeunesse ont été signées par les ministres haïtiens de l’éducation nationale Gabriel Bien-Aimé et de la jeunesse et des sports, Fritz Bélizaire ainsi que leurs homologues dominicains, respectivement Ligia Amada Melo, Alejandrina Germàn et Manuel Crespo.
Ces différents accords, conclus en marge du sommet régional sur la drogue, visent à favoriser le maintien et le développement de relations d’amitié, de compréhension et de coopération entre Haïti et la République Dominicaine dans le cadre de la promotion du développement durable dans les deux pays. spp/RK

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3355

Commentaires :
Notre langue créole nous offre des possibilités d’expression d’une force qui n’a d’égale que la force de l’idée que nous voulons transmettre. « Aprè you tan se you lot » traduit justement le constat de l’effet changeant du temps sur les mentalité et les comportements. Dans les années 80, l’étudiant haïtien qui s’aventurait dans les salles des universités dominicaines était vu comme un moins que rien par ces paires haïtiennes surtout si suivait des cours dans une des multiples facultés de médecine des universités dominicaines. En fait pour les étudiants de la faculté de médecine de l’université d’état d’Haïti, ceci ne représentait qu’un artifice pour contourner les difficultés intrinsèques de l’école de médecine d’Haïti érigées en véritable obstacle infranchissable à cause de nos faibles capacités intellectuelles.
Bien entendu nous avions eu du mal à faire comprendre que dans un pays ou il existe un système de santé d’une capacité d’une performance supérieure au notre, il était inconcevable que les cursus des dominicains soient mauvais comparés à ceux des haïtiens.
Après 1986, pour plusieurs raisons les médecins haïtiens établis en Haïti, ceux qui avaient pris l’habitude de nous dénigrer on commencé à envoyer en catimini leurs progénitures de l’autre côté de la frontière.
Aujourd’hui, en 2007, le nombre de médecins haïtiens en formation en République Dominicaine dépasse de plusieurs coudées le numerus clausus de toutes les universités haïtiennes réunies.
Aucun esprit revanchard nous a jamais animé pendant ces années. Nous avons su pardonner parce qu’ils ne savaient pas ce qu’ils faisaient.
Aujourd’hui nous sommes heureux que nos jeunes compatriotes aient pu laisser de côté toute sorte de préjugé produit des ces réflexions morbides et lugubres pour aller chercher la ou il est possible de le trouver le pain de l’instruction.

Leonel Fernàndez accuse Washington de négliger la lutte contre le narcotrafic dans la Caraïbe au profit du terrorisme

Les patrouilles aériennes et maritimes américaines ont diminué de 62%, selon une étude citée par le Président dominicain
vendredi 16 mars 2007,
Radio Kiskeya
Le Président dominicain Leonel Fernàndez a attribué vendredi l’intensification du narcotrafic dans la Caraïbe à l’affaiblissement de l’implication américaine dans la lutte contre ce fléau, lors de son intervention à l’ouverture à Santo Domingo du sommet sur la drogue, la sécurité et la coopération.
Dans son discours inaugural relayé par la presse locale, le dirigeant dominicain a reproché à l’administration Bush d’avoir totalement délaissé la lutte régionale contre le trafic de stupéfiants en diminuant notamment les patrouilles préventives pour accorder la priorité à sa campagne antiterroriste et à ses engagements militaires en Irak et en Afghanistan.
Citant une étude d’un professeur de l’Université de Miami, Leonel Fernàndez a indiqué que les conséquences des événements du 11 septembre 2001 et des guerres entreprises en Irak et en Afghanistan ont été la diminution de la présence des Etats-Unis dans la lutte contre le fléau de la drogue dans la Caraïbe.
"Il y a eu une diminution du budget destiné à la lutte contre le narcotrafic et je crois que c’est la raison pour laquelle nous tous avons senti que ces derniers temps le trafic de stupéfiants a augmenté dans la région et a pénétré nos sociétés ce qui n’a cessé de provoquer une montée de la criminalité, de la violence et de l’instabilité dans nos sociétés", a fait ressortir le chef de l’Etat.
Fernàndez en a profité pour souligner que selon l’étude, au cours des quatre dernières années, la supervision aérienne et maritime des Etats-Unis dans l’espace caribéen a diminué de 62%.
Enfin, il a souhaité que le sommet permette d’identifier "les facteurs communs de coopération capables de réduire l’offre de drogue, de combattre la demande et de créer un climat de sécurité, de progrès et de prospérité pour nos peuples dans une atmosphère amicale et confraternelle".
Le Président haïtien René Préval intervenait vendredi après-midi à la chancellerie dominicaine dans le cadre de ce sommet anti-drogue qui réunit également le Président colombien Alvaro Uribe, les représentants de huit autres pays et de plusieurs organisations internationales. spp/RK

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3366

Haïti – Sécurité : Les forces de l’ordre se déclarent déterminées à poursuivre « les criminels »

vendredi 16 mars 2007
P-au-P, 16 Mars 07 [AlterPresse] --- Les forces de sécurité continuent de multiplier leurs opérations dans les quartiers réputés fragiles de Port-au-Prince en vue de venir à bout des présumés bandits et de confisquer armes et munitions, réaffirme, ce 15 mars 2007, Sophie Boutaud de la Combe, porte-parole de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH).
Durant ces dernières 72 heures, au moins trois opérations de recherches ont été menées par les casques bleus respectivement à Cité Soleil (secteur nord) et à Martissant (secteur sud).
Le 12 mars 2007, des matériels cachés à l’intérieur d’un fossé (masques à gaz, casque ressemblant à casque de guerre, 35 cartouches de 14.5 millimètres) ont été saisis lors d’une descente à la maison du « chef de gang Bélony » à Bois Neuf, quartier de Cité Soleil.
Sophie Boutaud de la Combe informe qu’une deuxième opération a été conduite le 14 mars 2007 à Ti Haïti, autre quartier de Cité Soleil. Cette opération, précise la porte-parole de la mission onusienne, a permis l’arrestation d’une personne membre de gang et la confiscation d’une arme longue, d’un pistolet de calibres 9 millimètres et d’une quinzaine de cartouches.
A Martissant, l’interpellation, mercredi (14 mars 2007), de 5 personnes porte à 10 le nombre de présumés bandits appréhendés dans ce secteur depuis le 9 mars 2007. « Nous continuerons d’appuyer la PNH (Police nationale d’Haïti) afin de permettre l’arrestation de ces criminels qui menacent la sécurité de la population », renouvelle Sophie Boutaud de la Combe tout en saluant les efforts de la police nationale eu égard à l’arrestation de Evens Jeune Ti Kouto.
« Les derniers coups de filet de la MINUSTAH et de la PNH ont pu réussir grâce à l’aide de la population », reconnaît Fred Blaise, porte-parole de la Police des Nations Unies (UNPOL).
L’officier de Police croit que sans le soutien de la population, les forces de l’ordre n’arriveraient pas à avoir autant de succès dans leurs efforts visant la stabilité du pays. Fred Blaise en a profité pour appeler la population de la province haïtienne à la vigilance sur la présence de chefs de gang en cavale dans différentes régions du pays.
« La sécurité c’est pour le bien de la population, tant qu’il y a de la sécurité, les conditions de vie de la population seront meilleures », affirme le porte-parole de la UNPOL.
Quelques 646 étudiants policiers, parmi eux 87 filles, sont actuellement en formation à l’Académie de police haïtienne. Fred Blaise se réjouit de la présence de ces filles au sein de ce groupe qui viendra renforcer dans les prochaines semaines l’effectif de la police nationale d’Haïti. « Pour la première fois, nous avons 87 filles qui font partie d’une classe à l’Académie de Police, nous sommes prêts à supporter toutes les filles intéressées à faire carrière dans la police », dit le porte-parole de la UNPOL.
Parallèlement, la MINUSTAH affirme avoir conduit des opérations humanitaires à Cité Soleil où articles scolaires, eau potable, nourriture ont été distribués. Sophie Boutaud de la Combe ajoute que plus de 60 personnes, dont 25 à Lintho I et 38 à Boston, ont été soignées par les soldats onusiens. [do gp apr 16/03/2007 05:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article5783

Leonel Fernàndez et René Préval dégagent de nouvelles perspectives de coopération

Haïti peut tirer d’énormes profits de l’accord de libre-échange DR-CAFTA, selon le Président dominicain ; son homologue haïtien insiste sur la nécessité d’une coopération bilatérale contre le narcotrafic
vendredi 16 mars 2007,
Radio Kiskeya

Les Présidents dominicain Leonel Fernàndez et haïtien René Préval ont mis l’accent jeudi soir sur les nouvelles perspectives de coopération entre les deux républiques de l’île d’Haïti ou Quisqueya à quelques heures de l’ouverture vendredi matin à Santo Domingo du sommet régional anti-drogue, rapporte la presse dominicaine.
Selon le quotidien El Caribe, le premier mandataire dominicain a estimé qu’Haïti pourra tirer des bénéfices de la croissance économique accélérée de son pays grâce à l’entrée en vigueur du traité de libre-échange DR-CAFTA qui lie désormais les Etats-Unis, la République Dominicaine et cinq pays d’Amérique centrale (Costa Rica, Guatémala, Honduras, Nicaragua, Salvador).
"Nous sommes en train de parler d’un modèle de triangulation, un pays tiers connecté à la République Dominicaine et ce serait la porte d’entrée pour avoir accès au marché des Etats-Unis, selon les règles du libre-échange", a affirmé M. Fernàndez avant d’ajouter "maintenant, cette nouvelle opportunité de croissance, de développement, d’investissement, de génération de richesses qui s’offre à la République Dominicaine peut être partagée avec Haïti".
Le chef de l’Etat a assuré que la nouvelle réalité économique qui commence à être celle de la république voisine peut être extrêmement profitable à Haïti. "Dans la mesure où la République Dominicaine peut renforcer sa croissance, garantir un développement durable, elle entraînera Haïti de la même manière vers la croissance, la prospérité et le progrès", a martelé Leonel Fernàndez.
Enfin, il a indiqué que si dans le passé la fraternité entre les deux pays se manifestait à travers la lutte contre la pauvreté et l’instabilité politique, à l’avenir il y aura une fraternité axée sur la construction du progrès, de la prospérité et du bien-être.
Pour sa part, le Président René Préval a averti que l’instabilité d’Haïti peut affecter considérablement le peuple dominicain. Il s’est félicité de la volonté des deux nations de travailler ensemble en vue de faire face aux problèmes du flux migratoire et du narcotrafic.
Le chef de l’Etat haïtien a rappelé une fois de plus que le problème du trafic de drogue ne peut être résolu par chacun des pays séparément, mais dans le cadre d’une convergence haïtiano-dominicaine avec l’appui de la communauté internationale.
Fernàndez et Préval s’exprimaient à Santo Domingo après avoir présidé la cérémonie de signature d’une série d’accords de coopération entre des universités dominicaines et haïtiennes.
Dans la journée, l’élu haïtien, accompagné d’une imposante délégation, avait visité les installations des entreprises énergétiques Coyentrix et Ege-Haina dans la province de San Perdo de Macoris. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3364

Haïti dans l’agenda d’un voyage du chancelier brésilien en Norvège

Haïti dans l’agenda d’un voyage du chancelier brésilien en Norvège
Celso Amorim discutera de la reconstruction du pays avec les autorités d’Oslo
vendredi 16 mars 2007,
Radio Kiskeya

Le chef de la diplomatie brésilienne, Celso Amorim, effectue à partir de vendredi une visite officielle en Norvège dont l’un des thèmes sera la reconstruction d’Haïti, a annoncé le gouvernement brésilien dans un communiqué relayé par EFE.
La production de biocombustibles qui fait l’objet d’un nouveau partenariat entre Brasilia et Washington sera également abordée au cours des discussions.
Amorim qui sera à Oslo à l’invitation de son homologue norvégien, Jonas Gahr Store, se penchera avec ses interlocuteurs sur l’évolution du processus de stabilisation d’Haïti auquel participe le Brésil en tant que leader de la Mission de stabilisation des Nations Unies (MINUSTAH).
La situation d’Haïti représente aussi un sujet d’intérêt pour la Norvège qui, depuis plusieurs années, appuie des initiatives visant notamment à instaurer un espace de dialogue entre les sociétés civiles haïtienne et dominicaine à travers des rencontres périodiques. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3363

Commentaire
Haïti serait devenu en quelque sorte le centre de beaucoup d’attention. Des réunions s’organisent un peu partout pour discuter de la problématique haïtienne. Les discussions cependant débouchent rarement sur des projets concrets rapidement mis à exécution pour soulager cette pauvreté qui attire malicieusement les philanthropes de tout poil.
Nous respirons comme une terre desséchée après la concrétisation de ces projets en actions augurant un meilleur futur pour demain

DES QUESTIONS QUE L'ON NE SE POSE PAS ASSEZ...PAS SOUVENT

Evens en taule, ses protégés assistés !
Evens Jeune est sous les verrous. Sur ses terres, à Boston, c'est la consternation. Cependant, la MINUSTAH qui l'a délogé offre une assistance humanitaire à la population de son quartier. Pure coïncidence.
Evens Jeune, alias « Ti kouto » a été capturé aux Cayes. Mardi matin, des agents de la PNH ont mis fin à sa cavale. Le président René Préval s'en est félicité tout en rappelant avoir tendu, mi-2006, le rameau d'olivier aux chefs de gangs afin qu'ils intègrent le DDR. Pourtant, 24 heures après cette interpellation, dans le fief d'Evens, à Boston, l'un des 34 quartiers de Cité Soleil, c'est la consternation. On déplore la perte d'un « protecteur ».« Nous sommes finis », lâche une femme d'une quarantaine d'année qui n'arrivait pas à contenir ses larmes. Hier soir, quatre hommes venus de Brooklyn ont violé une jeune fille, déplore t-elle. Le viol, appelé « benzawa » par des jeunes filles de la zone est maintenant aussi redouté que les incursions des assaillants venus des autres quartiers du bidonville.
Parallèlement à ces craintes nées des rivalités passées, les habitants de Boston regrettent aussi, avec l'arrestation d'Evens, la perte d'une « aide humanitaire et financière ». «Chaque jour, 400 personnes avaient droit à un plat chaud. Certains d'entre nous recevaient de l'argent de lui pour payer l'écolage de nos enfants », explique une autre femme au teint clair qui se présente comme cuisinière à une cantine populaire gérée par Evens. « Lorsqu'il obtenait de l'aide des organisations non gouvernementales, il ne la gardait pas pour lui », poursuit-elle en rejetant d'un revers de main toute implication du « commandant » dans les actes de kidnapping.Alors qu'elle crachait sa colère contre des lieutenants d'Evens qui le détestaient parce qu'il ne voulait pas qu'ils volent, tuent et kidnappent, une musique interrompt sa diatribe. « Ce sont les blancs de la MINUSTAH. Ils font la fête », affirme-t-elle en passant en revue ce qu'elle appelle les exactions commises par les blancs dans le quartier.En empruntant un corridor escarpé aux murs transpercés de balles pour arriver là où venait la musique, des Casques bleus offraient plutôt de la nourriture et une assistance médicale aux gens qui en ont besoin.
Sur fond d'un hit de Raram, « Gaye pay », ils ont distribué 1.000 bouteilles d'eau et 500 sandwichs, selon le responsable de l'opération, le capitaine Smitz. Selon cet officier de nationalité brésilienne, des réunions se tiendront bientôt avec les leaders communautaires afin d'identifier les problèmes. « Maintenant que le quartier est sécurisé, il faut aider la communauté à sortir de la misère », dit-il en ayant un oeil sur le déroulement de cette opération rendue possible grâce aux infrastructures laissées par Evens Jeune. « On projette de transformer ces locaux en un centre communautaire où l'on dispensera des soins de santé. Il y aura aussi de la nourriture".Par ailleurs, une école professionnelle sera créée et des leçons d'Espagnol, de Portugais, d'Anglais seront dispensés, assure le capitaine Smitz.
En proie à une misère infrahumaine, la population de Cité Soleil doit aujourd'hui bénéficier d'un leadership responsable pour remplacer celui d'Evens, explique un analyste en sciences sociales.Selon lui, les conditions qui ont créé Evens existent encore à Cité Soleil. Il s'agit tout simplement de l'absence de l'Etat dans la vie et le quotidien des gens. Exposé à l'agression d'individus venus des autres quartiers pour une raison quelconque, un autre jeune de Boston suivra les traces de Evens. Il tuera pour se protéger, souligne-t-il en questionnant d'un autre côté le cynisme des uns et des autres qui s'enrichissent en sollicitant de l'aide pour le compte de Cité Soleil. Conseillant aux autorités de rétablir la présence de l'Etat, à travers ses services à la population, ce spécialiste a appelé à la fin de l'hypocrisie sciemment entretenue dans les discours politiquement corrects sur ce bidonville où vivaient jusqu'à tout récemment plus de 300.000 personnes.
Cité Soleil où des Casques bleus de la MINUSTAH essuyaient des tirs quotidiennement, selon les porte-parole de la mission onusienne, est en passe d'être sécurisée complètement. Peu d'arme ont été saisies jusqu'ici. Mais on constate une occupation presque totale de la Cité par les soldats onusiens. Des soldats qui ont traqué et contraint à la fuite Amaral Duclona, Bélony et Evens Jeune. Ce dernier s'est vu mettre un terme à sa cavale, à Laurent, une localité des Cayes, au sud d'Haïti.
Roberson Alphonserobersonalphonse@yahoo.fr

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Un commentaire
De ces questions que l’on ne se pose pas assez pas souvent :
Un représentant de la MINUSTAH en Haïti avait claironné haut et fort qu’il fallait que quelque chose soit vite fait en Haïti et en particulier dans les bidonvilles aujourd’hui convertis en « territoires pacifiés » pour montrer d’une part la différence entre la disette en tems de paix et l’abondance en temps de guerre. Une situation qui risque de transformer nos bandits en héros acclamés et redemandés.
Une fois de plus, après le déclarations des voisins d’Amaral DUCLONA, c’est le tour des ouailles d’Evens Jeune « ti kouto » de montrer dans des détails qui ne doivent pas passés inaperçus, le personnage bienfaiteur style Robin des bois qu’il incarnait pour son voisinage.
Dans l’euphorie des forces de l’ordre voulant rassurer la population, devant les sursauts balbutiant de la société voulant croire avec réserve qu’un grand coup a été porté au banditisme vulgaire et primaire des informations importantes sont reléguées en second plan.
Selon ses voisins , Evens Ti kouto qui disposait d’une cantine populaire desservant son fief recevrait des subventions de certaines organisations non gouvernementales. La même réflexion circulait autour de l’occupation de la Maison d’Amamral Duclona aussi.
Une telle idée mérite sans aucun doute une investigation assez sérieuse. De deux choses l’une : ou c’est complètement faux dans ce cas il ne s’agirait que d’une façon vulgaire de maquiller la source des revenues qui ne serait rien autre que le produit du kidnapping ; un vulgaire moyen de blanchiment d’argent !
Ou ces messieurs recevaient de copieuses subventions de certaines organisations qui deviendraient malfamées dans la mesure ou elles supporteraient des malfrats de la pire espèce.
Dans ce sens, on comprend mal pourquoi cette question n’ait jamais été posée : Quelles seraient ces organisations internationales qui subventionneraient les activités des bandits notoires de la trempe d’Amaral Duclona et d’evens « ti kouto »(jopi 16/03/07 sur
http://www.moun.com)

WYCLEF JEAN EN DIGNE AMBASSADEUR D'HAITI...

Wyclef plaide en faveur d'HaïtiLa star planétaire haïtienne de la musique américaine, Wyclef Jean, a été invité mardi au Congrès des Etats-Unis, à Washington, pour témoigner sur les besoins de développement d'Haïti et pour solliciter une assistance accrue des Etats-Unis au pays le plus pauvre de la région.
Wyclef Jean, récemment désigné ambassadeur itinérant par le président René Préval, a été reçu par les membres de la sous-commission des affaires étrangères, chargée des affaires hémisphériques, au Congrès des États-unis. Le rappeur et musicien haïtien, qui a gagné plusieurs prix d'excellence dont le prestigieux Grammy Award, a expliqué aux influents congressmen les difficultés auxquelles fait face le peuple haïtien, frappé par la pauvreté et l'analphabétisme.
Wyclef Jean, qui participait pour la première fois à une séance d'audition (un hearing) au Congrès américain, a mis l'accent sur le pourcentage très élevé d'enfants non scolarisés en Haiti. Cependant, il a parlé d'espoir pour Haïti, vu le climat d'entente qui semble exister parmi les différents partis politiques pour faire avancer les choses. « C'est la première fois de ma vie que je vois des partis politiques essayant de travailler ensemble main dans la main », a déclaré Wyclef devant la sous-commission des affaires étrangères du congrès. Le chanteur et compositeur de renommée internationale a indiqué que son pays avait besoin d'assistance dans les domaines de l'éducation, du tourisme et dans d'autres secteurs socio-économiques vitaux pour l'avenir du processus de développement du pays.
Toutefois, Wyclef a précisé que les premiers qu'il aimerait voir agir, ce sont les Haïtiens eux-mêmes. Il pense que le pays doit mettre son artisanat au service de la cause du développement, puisqu'Haiti a des avantages comparatifs très intéressants dans ce domaine. Wyclef croit qu'il faut également engager davantage les Haïtiens vivant à l'étranger dans le processus de développement du pays et faire en sorte qu'ils investissent davantage dans leur pays d'origine. Il a convié les parlementaires américains à user de leur influence auprès de l'administration Bush pour que celle-ci mette en oeuvre aussi tôt que possible la loi HOPE qui permettra à Haïti d'exporter vers les Etats-Unis des produits dérivés du textile sans payer de droits de douane. Cette loi a déjà été votée par le Parlement américain et signée par le président Bush. Toutefois, avant la mise en application effective de cette loi, l'Exécutif américain doit vérifier si les conditions objectives de son application, dans le pays bénéficiaire, sont réunies.Wyclef a conclu sa déclaration en invitant, dans son style à lui, les congressmen à augmenter l'aide américaine à Haïti. « Vivre pour soi-même, c'est vivre égoïstement, mais vivre pour les autres, c'est vivre éternellement », a déclaré Wyclef faisant des vers en anglais, rimant égoïstement ( selfishly) avec éternellement ( eternally) . Selon le Miami Herald, les membres du Congrès se sont confondus en éloges pour le fils de la Croix- des - Bouquets devenu superstar mondiale. « Nous avons besoin davantage de gens comme vous », a lancé le congressman démocrate du New Jersey, Donald Payne.
Le président de la sous-commission des Affaires étrangères, le démocrate de New York, Eliot Engel, a souligné le fait que la présence de Wyclef a incité un nombre plus important de congressmen à assister au hearing.« Parfois, nous avons des problèmes pour convaincre des congressmen à assister à nos auditions », a dit le chairman Engel. « Cependant, en raison de votre présence, tout le monde veut assister », a confessé à Wyclef le puissant chairman de la sous-commission des affaires étrangères, chargé des affaires hémisphériques, Eliot Engel.Wyclef Jean, qui a témoigné seul, semble avoir fortement impressionné les congressmen tant du côté des Démocrates que des Républicains.
« Mon dieu (my God), vous avez de grandes idées », s'est exclamé le congressman républicain de l'Indiana, Dan Burton. Fait inhabituel souligné par le correspondant de McClatchy Newspapers à Washington, Pablo Bachelet, un officiel de premier rang de l'agence américaine pour le développement international (USAID), Adolfo Franco, qui devait également être entendu, a été relégué au second panel. Adolpho Franco est le principal représentant de l'USAID pour toute l'Amérique latine. Il décide sur des millions et des millions de dollars d'assistance pour la région. Mais le Congrès avait préféré donner la priorité à Wyclef. Le journaliste américain a souligné que Wyclef était élégamment vêtu, en cravate, quand il est arrivé mardi au Congrès américain.
A une question des journalistes relative au fait qu'il a dû porter une cravate tandis que les stars comme lui aiment surtout s'habiller en tenue cool, décontractée, Wyclef a répondu ce qui suit : « Ce que nous avons appris en grandissant dans le monde du hip-hop, c'est que si j'ai 36 ans, je ne peux pas agir comme si j'en avais 21 », a-t-il dit. « Ma mère me 'tuerait' si je devais me présenter devant le Congrès en... jeans », a plaisanté Wyclef. Celui que les critiques présentent comme l'une des plus grandes figures du rap et du hip-hop américain avait déjà épaté les membres du Congrès au tout début de l'année quand il avait performé à l'occasion de la prise de contrôle du Congrès par les Démocrates. Wyclef avait même dansé avec la femme la plus puissante de Washington actuellement, le 3e personnage de l'État Fédéral américain, Nancy Peloci, présidente de la Chambre des représentants. Wyclef Jean est le fondateur de Yélé Haïti, une fondation dédiée à la cause des enfants et exécutant des projets à caractère humanitaire en Haïti, sa terre natale, dont il n'a cessé de faire la promotion.
Joseph Guyler C. Delva jguylerdelva@yahoo.fr