Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
samedi 25 mai 2013
Une collection de produits artisanaux unique fabriqués en Haïti sera lancée dès cet automne
Les partenariats avec le secteur privé constituent un modèle pour l’avenir d’un développement international durable
Le 24 mai 2013
Toronto (Ontario) — Le Canada, le projet Brandaid et le Bureau de promotion du commerce Canada sont heureux d'annoncer le lancement sur le marché au Canada de la collection Brandaid Haïti d'articles de décoration pour la maison, à l'automne 2013. L'honorable Julian Fantino, ministre de la Coopération internationale, en a fait l'annonce aujourd'hui en compagnie de représentants du projet Brandaid et du Bureau de promotion du commerce. Il a souligné que ce partenariat avec le secteur privé était un modèle de mécanisme autonome d'atténuation de la pauvreté au moyen d'une croissance économique durable.
« Cette initiative novatrice réalisée avec le Bureau de promotion du commerce et le projet Brandaid est en train de tracer une voie vers l'autosuffisance des petites entreprises de produits artisanaux en Haïti, a déclaré le ministre Fantino. Ce projet fructueux est un bel exemple du genre de partenariats avec le secteur privé qui peuvent aider des millions de personnes à se sortir de la pauvreté grâce à une croissance économique durable. Nous continuerons d'étudier notre stratégie à long terme en Haïti pour mieux coordonner les efforts et renforcer la transparence et la responsabilisation, de façon à obtenir des résultats durables. »
C'est en 2011 que le gouvernement du Canada a commencé à appuyer cette initiative novatrice dirigée en Haïti par le Bureau de promotion du commerce, en collaboration avec le projet Brandaid. Cet appui s'inscrit dans le cadre de l'engagement du gouvernement canadien à l'égard des initiatives autonomes axées sur le marché. Cette initiative met l'accent sur le secteur de l'artisanat en Haïti, où le projet Brandaid a fait appel à de petites entreprises pour concevoir conjointement des collections originales de nouveaux produits destinés au marché international. Elle a également permis de créer une marque et des outils de commercialisation pour chaque entreprise d'artisanat en vue de renforcer sa valeur et son identité sur les marchés de consommation.
« Ce partenariat illustre bien la puissance des marques de produits de consommation pour contribuer à édifier un monde meilleur. Il montre aussi que le fait de donner à des artisans une image de marque peut contribuer à atténuer la pauvreté dans le monde, » a expliqué Tony Pigott, cofondateur du projet Brandaid, président-directeur général de JWT Ethos, et président de JWT Canada. « Ce partenariat témoigne également du talent et des capacités des secteurs de la création et de la commercialisation au Canada, lesquels ont su créer des matériaux de marque de calibre mondial et établir des systèmes de commercialisation qui aident ces produits et ces micromarques à trouver leur place sur le marché. »
La collection comptera 30 des articles de décoration pour la maison les plus originaux fabriqués par cinq collectivités distinctes d'artisans en Haïti. Les articles seront mis en vente dès l'automne prochain dans les magasins-phares de la Compagnie de la Baie d'Hudson à Montréal, à Ottawa et à Toronto, dans le cadre d'une tournée promotionnelle, de même qu'en ligne sur le site La Baie d'Hudson.
« Le lancement de cette collection au Canada marque un virage historique dans la perception mondiale à l'égard de l'industrie locale et de la culture en Haïti, a déclaré Cameron Brohman, cofondateur du projet Brandaid. L'Haïti ancienne et mal comprise est en train d'être reconnue pour une tradition du design basée sur des milliers d'années d'expérience esthétique. Haïti peut enfin prendre sa place au panthéon mondial du design. »
L'initiative est également le fruit d'une collaboration sans précédent avec l'industrie canadienne de la commercialisation, de la publicité et du commerce de détail, y compris les grandes agences de publicité et de design J. Walter Thompson, Taxi, DDB, Ogilvy, TBWA, Tunji et Jackman Reinvents.
Pour de plus amples renseignements, les représentants des médias sont priés de communiquer avec :
Daniel Bezalel Richardsen
Attaché de presse du ministre de la Coopération internationale
Téléphone : 819-953-6238
Courriel : danielbezalel.richardsen@acdi-cida.gc.ca
Bureau des relations avec les médias
Agence canadienne de développement international (ACDI)
Téléphone : 819-953-6534
Courriel : media@acdi-cida.gc.ca
Suivez-nous sur Twitter : @ACDI_CA
Jennifer Ouellette, Brandaid
Hill + Knowlton Strategies
Jennifer.Ouellette@hkstrategies.ca
416-413-4774
Fiche d'information
Qu'est-ce que le projet Brandaid?
Le projet Brandaid est une entreprise sociale canadienne qui fait appel au pouvoir de la mise en marché, de la conception et de la technologie pour lancer des micromarques et des produits artisanaux de façon à servir le nouveau consommateur mondial. En particulier, le projet Brandaid travaille avec des microentreprises d'artisans pour concevoir conjointement de nouvelles collections de produits et créer des marques et des atouts de commercialisation, de façon à accroître la valeur et la réputation de ces groupes d'artisans. Le projet a pour but d'offrir aux petits producteurs des débouchés économiques durables, tout en assurant la vérité culturelle et conceptuelle, la protection de la propriété intellectuelle et un nouveau niveau de reconnaissance.
Qu'est-ce que le Bureau de promotion du commerce Canada?
Le Bureau de promotion du commerce est un organisme non gouvernemental sans but lucratif qui cherche à réduire la pauvreté dans les pays en développement de différentes façons :
- en utilisant le commerce international avec le Canada comme un outil pratique pour atténuer la pauvreté;
- en aidant les entrepreneurs des pays en développement à trouver des débouchés pour leurs produits au Canada. http://www.acdi-cida.gc.ca/acdi-cida/acdi-cida.nsf/fra/FRA-524164134-SA2
The plot was so audacious that one of the women, Jetta McPhee, 59, of Tamarac, even went to the U.S. Embassy in Port-au-Prince to push for the temporary work visas, according to an indictment issued this month.
McPhee pleaded not guilty to conspiring to commit visa fraud and two counts of aiding and abetting visa fraud Friday in federal court in Fort Lauderdale and was released on a $100,000 bond.
Marie Nicole Dorval, 43, of Coral Springs, already has pleaded guilty to her role in the fraud and is expected to turn herself in next month to serve a two-year federal prison sentence.
Marie Nicole Dorval, 43, of Coral Springs, already has pleaded guilty to her role in the fraud and is expected to turn herself in next month to serve a two-year federal prison sentence.
Dorval admitted she used her now-defunct Margate company, Manidor Financial Group Inc., to help recruit workers and convince authorities that the job offers were legitimate.
Prosecutors from the U.S. Department of Justice's Civil Rights Division in Washington, D.C., said the women lied to the federal government about the availability of jobs to get guest worker visas for seasonal work and lied to the Haitian citizens so they'd pay for the opportunity to work here.
The year-long conspiracy began in April 2008 and involved McPhee and Dorval getting a signed letter from the owner of a South Florida construction company claiming that he would hire 150 workers.
Dorval and McPhee offered potential workers a contract that said they'd be paid $8.42 an hour for working on farms or construction sites in Broward and Miami-Dade counties, that free food and housing would be provided for some and they could be eligible for green cards that would let them stay permanently.
When several of the recruits were turned down by U.S. Embassy officials in Haiti, McPhee emailed embassy workers, lied about the contracts and traveled to the embassy in March 2009 to successfully persuade authorities to issue visas for the workers.
When the workers arrived here, they were left jobless for months and told to fend for themselves or live in filthy trailers with no beds and no electricity, records show. Some were moved to farms in Gainesville and South Carolina in July 2009 but were never paid what they were promised, Dorval admitted.
pmcmahon@tribune.com, 954-356-4533 or Twitter @SentinelPaula
vendredi 24 mai 2013
Quatrième jour en Haïti: "Je suis tombé sous le charme de cette femme"
HAÏTI - Jour 4: La journée a commencé en tombant complètement amoureux d'une dame de 95 ans. Nous sommes allés rendre visite à Emerante Des Pradines Morse, une personnalité très importante de l'île qui dansait depuis l'age de 10 ans les danses traditionnelles haïtiennes, en contact fort avec la culture Vaudou. Elle a ensuite travaillé cinq ans à New York avec Martha Graham. C'est une femme totalement charismatique, magnifique, d'une beauté incroyable. J'aurais pu l'écouter pendant des heures.
Je lui ai dit d'ailleurs que, souvent, des haïtiens se retrouvaient adoptés mais que, au contraire, je voulais qu'elle m'adopte, moi, en tant que français et l'avoir comme marraine. Ayant été moi-même formé dans mon métier d'acteur par des gens qui ont aussi travaillé avec Martha Graham ou été influencés par elle, il y a eu du coup une sorte de connexion. Je suis tombé sous le charme de cette femme sensible, douce, incroyablement belle.
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| © Igor Rugwiza, MINUSTAH |
À l'hôtel Oloffson, il y a eu cette rencontre entre deux dames magnifiques, Emerante Des Pradines Morse et Odette Roy Fombrun. Cette dernière est éditrice, a écrit des livres pour les enfants et a également créé une fondation. Elle a aussi publié tout le répertoire des chansons haïtiennes. C'est une dame passionnante qui a traversé l'histoire du pays sans en partir. Ce fut une très belle rencontre. Il y avait aussi les Widmaier, créateurs du Festival international de jazz de Port-au-Prince, le metteur en scène Arnold Antonin et Barbara Stephenson, à la tête de l'entreprise de mécénat d'Etat Arcades, qui finance des projets artistiques.
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| © Igor Rugwiza, MINUSTAH |
Après une visite au "marché de fer", reconstruit presque entièrement grâce au mécénat privé, nous sommes allés à la rencontre d'artistes sculpteurs contemporains dans la Grand Rue. Les trois artistes majeurs, dont les œuvres voyagent beaucoup, sont Eugène, Céleur et Guyodo. Ces sculptures, basées sur la récupération d'objets, sont très impressionnantes. Je ne suis pas étonné que les galeristes et les Biennales d'art contemporain se les arrachent. Ce qui est fou, c'est de les voir dans leur atelier, leur lieu de vie, et d'imaginer que leurs œuvres vont voyager dans des lieux incroyablement prestigieux et être achetées par des collectionneurs, alors que ces hommes-là restent dans ce terrible environnement dans lequel ils créent sans doute mieux qu'ailleurs. Je pense qu'il y a là un vrai courant artistique majeur qui nous reconnecte avec l'art primitif et surréaliste. J'ai été écrasé, mais aussi épaté.
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| © Igor Rugwiza, MINUSTAH |
Le thème de la journée, c'était le Vaudou. Avec, d'un côté une ex-danseuse et prêtresse vaudou et, de l'autre côté, des sculpteurs qui incorporent les figures vaudou dans leurs œuvres. C'est un monde nouveau qui m'est apparu là. Tous ces artistes sont connectés par des choses très puissantes, de l'ordre de la spiritualité, un rapport à l'univers, à la nature. Eugène et Mme Des Pradines Morse sont, chacun à sa façon, des sorciers, des magiciens. Cela leur donne une profondeur ironique dans le regard. Il y a un lien très fort entre le Vaudou et l'art, c'est quelque chose qui ne passe pas par le cerveau mais par l'émotion, par les tripes et vous fait parcourir un certain chemin.
Après cette journée, la question du but de ma visite se pose donc à nouveau. L'étau se resserre et il faut arriver à formuler une réponse. Autant en Haïti que dans le monde, l'action artistique peut éclairer l'humanité, apporter un réconfort. Malgré mes convictions très fortes sur d'autres sujets comme l'écologie, je pense que, petit à petit, le champ d'action se précise. Je me dirige de plus en plus vers les projets artistiques...à suivre.
http://www.huffingtonpost.fr/lambert-wilson/lambert-wilson-haiti-onu-art_b_3325662.html?utm_hp_ref=international
Troisième jour en Haïti: "L'enfer de la pauvreté absolue"
HAÏTI - Jour 3: Ce matin, la visite tant attendue du camp Jean Marie Vincent où vivent les personnes déplacées à cause du séisme. Pour moi, il s'agit de l'expérience la plus forte jusqu'à présent. Certes je voudrais retourner à Cité Soleil. Mais là, on entre dans l'enfer. L'enfer de la pauvreté absolue. Nous avons eu une vision directe de la réalité.
David Preux, de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), m'a expliqué comment on aide au départ des personnes du camp avec des subventions graduées qui leur donnent accès à des logements. On m'a aussi informé sur la collaboration des équipes de la police des Nations-Unies pour la formation de la police haïtienne, et sa féminisation.
Puis nous sommes partis. Et là, on assiste à quelque chose de très bouleversant, de très fort. Je vois une dame en train de laver son linge dans une bassine. Je demande à un représentant du comité de gestion du camp, élu par les résidents du camp: "mais l'eau, où est-ce qu'on la trouve?". Il m'explique qu'on la paie, environ 5 gourdes par bassine soit 8 cents pour des gens qui, au mieux, gagneront 1 dollar par jour. C'est une dépense considérable, simplement pour avoir de l'eau. On avance ensuite dans cette marée de plastique, malgré le fait que, tous les cinq jours, des équipes d'habitants du camp nettoient. Que fait-on des déchets? Où vont-ils? C'est ma question principale au sujet de l'île, la gestion de ces déchets m'intéresse.
À un moment donné nous avons entendu une dispute, des gens se poursuivaient en se jetant des grosses pierres. C'était sérieux, violent, un lynchage. La sécurité m'a protégé. Les forces de police haïtiennes ont tiré en l'air pour intimider la foule mais il y a eu des échanges de tir entre des groupes de résidents du camp. Il y avait des traces de sang. J'ai vu la coordination incroyable entre les forces de police. La façon dont l'événement a été géré était efficace, pas dans la répression mais calme.
La situation était quand même chaude et j'ai dû quitter le camp. C'est comme un baril de poudre. On a vu à quel point tout peut escalader rapidement. Clairement, il s'agissait d'un problème de pillage, avec une vengeance contre une personne venu voler des gens qui, eux, n'ont rien.
Une photographie réelle, brutale
Finalement, ce n'est pas un problème de catastrophes naturelles, ou un problème d'une soi-disant violence intrinsèque à la nature haïtienne. C'est le problème de la pauvreté et de ses maux. Et j'ai envie de reprendre cette notion qu'aimait partager avec moi l'Abbé Pierre, qui disait que "le plus important est d'ouvrir les yeux sur la pauvreté. De ne pas faire fuir le regard. De l'observer à fond". Aujourd'hui, j'ai ouvert les yeux totalement.
L'Abbé Pierre m'a donné du courage, je me suis engagé parfois, pas assez...mais ce matin, j'ai beaucoup pensé à l'Abbé Pierre. Je l'imaginais dans un camp comme Jean Marie Vincent. Il n'aurait pas voulu partir, il serait allé au-devant des gens. Je ne voulais pas partir non plus...
http://www.huffingtonpost.fr/lambert-wilson/haiti-pauvrete-absolue_b_3317788.html
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| © Igor Rugwiza, MINUSTAH |
Avant de commencer la visite dans le camp, j'ai été reçu par des membres de la Police nationale haïtienne (PNH), des Nations-Unies et des femmes du contingent du Bangladesh. On m'a briefé sur l'historique du camp et ses problèmes. Sur ses accomplissements aussi, comme le nombre de personnes qui en sont parties. Clairement le camp se vide. On m'évoque le problème de l'afflux de personnes qui recherchent dans le camp la sécurité assurée par les forces de police des Nations-Unies avec des patrouilles 24h/24, et, juste après le séisme, de l'eau et de la nourriture.
Puis nous sommes partis. Et là, on assiste à quelque chose de très bouleversant, de très fort. Je vois une dame en train de laver son linge dans une bassine. Je demande à un représentant du comité de gestion du camp, élu par les résidents du camp: "mais l'eau, où est-ce qu'on la trouve?". Il m'explique qu'on la paie, environ 5 gourdes par bassine soit 8 cents pour des gens qui, au mieux, gagneront 1 dollar par jour. C'est une dépense considérable, simplement pour avoir de l'eau. On avance ensuite dans cette marée de plastique, malgré le fait que, tous les cinq jours, des équipes d'habitants du camp nettoient. Que fait-on des déchets? Où vont-ils? C'est ma question principale au sujet de l'île, la gestion de ces déchets m'intéresse.
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| © Igor Rugwiza, MINUSTAH |
La situation était quand même chaude et j'ai dû quitter le camp. C'est comme un baril de poudre. On a vu à quel point tout peut escalader rapidement. Clairement, il s'agissait d'un problème de pillage, avec une vengeance contre une personne venu voler des gens qui, eux, n'ont rien.
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| © Igor Rugwiza, MINUSTAH |
Finalement, ce n'est pas un problème de catastrophes naturelles, ou un problème d'une soi-disant violence intrinsèque à la nature haïtienne. C'est le problème de la pauvreté et de ses maux. Et j'ai envie de reprendre cette notion qu'aimait partager avec moi l'Abbé Pierre, qui disait que "le plus important est d'ouvrir les yeux sur la pauvreté. De ne pas faire fuir le regard. De l'observer à fond". Aujourd'hui, j'ai ouvert les yeux totalement.
L'Abbé Pierre m'a donné du courage, je me suis engagé parfois, pas assez...mais ce matin, j'ai beaucoup pensé à l'Abbé Pierre. Je l'imaginais dans un camp comme Jean Marie Vincent. Il n'aurait pas voulu partir, il serait allé au-devant des gens. Je ne voulais pas partir non plus...
http://www.huffingtonpost.fr/lambert-wilson/haiti-pauvrete-absolue_b_3317788.html
Semana de la Cultura Haitiana en Cuba
ROBERTO MIGUEL TORRES BARBÁN
La Casa del Alba será sede, desde este lunes 27 de mayo, de las actividades por la Semana de la Cultura Haitiana en Cuba. Exposiciones, conciertos, conferencias, expo-venta de libros, así como proyección de películas y documentales sobre ese país matizarán la jornada, que se extenderá hasta el sábado primero de junio.
El embajador de la República de Haití, Jean Víctor Généus, explicó que este encuentro se erige en una nueva oportunidad para la concreción de los objetivos trazados por la CELAC, con los cuales —dijo— se promueven nuevos nexos integracionistas entre diferentes culturas de América Latina y el Caribe.
Entre las principales actividades de esta jornada destacan la exposición Pinturas primitivas y fotografías sobre Haití, así como la proyección de los documentales Martha Jean Claude en Haití, El creole, una cultura de resistencia y Haití cherie.
Como parte del programa teórico de la cita resaltan las conferencias de la doctora Yolanda Wood, el día 28 a las 10:30 a.m. sobre El arte contemporáneo haitiano y la que un día después —a la misma hora— impartirá la también doctora Yolanda Ricardo, bajo el título Mujeres del Caribe, resistencia e imaginarios. Mientras para la gala clausura de la jornada, el sábado a las 6:00 p.m., se anuncia la actuación de Luis Carbonell, acuarelista de la poesía antillana. http://granma.co.cu/2013/05/24/cultura/artic04.html
mercredi 22 mai 2013
Broward women brought 143 Haitian workers to US for fake jobs, feds say
May 20, 2013|By Paula McMahon, Sun Sentinel
The 143 workers paid as much as $3,500 each, lured to South Florida from Haiti with false promises of steady paying jobs in construction or on farms, the hope of getting permanent residency and making a life in the U.S., they said.
But when they arrived, they found the jobs didn't exist, and they were left to fend for themselves — the victims of a fraud perpetrated by two Broward women, prosecutors said.
But when they arrived, they found the jobs didn't exist, and they were left to fend for themselves — the victims of a fraud perpetrated by two Broward women, prosecutors said.
The plot was so audacious that one of the women, Jetta McPhee, 59, of Tamarac, even went to the U.S. Embassy in Port-au-Prince to push for the temporary work visas, according to an indictment issued this month.
McPhee pleaded not guilty to conspiring to commit visa fraud and two counts of aiding and abetting visa fraud Friday in federal court in Fort Lauderdale and was released on a $100,000 bond.
Marie Nicole Dorval, 43, of Coral Springs, already has pleaded guilty to her role in the fraud and is expected to turn herself in next month to serve a two-year federal prison sentence.
Dorval admitted she used her now-defunct Margate company, Manidor Financial Group Inc., to help recruit workers and convince authorities that the job offers were legitimate.
Prosecutors from the U.S. Department of Justice's Civil Rights Division in Washington, D.C., said the women lied to the federal government about the availability of jobs to get guest worker visas for seasonal work and lied to the Haitian citizens so they'd pay for the opportunity to work here.
The year-long conspiracy began in April 2008 and involved McPhee and Dorval getting a signed letter from the owner of a South Florida construction company claiming that he would hire 150 workers.
Dorval and McPhee offered potential workers a contract that said they'd be paid $8.42 an hour for working on farms or construction sites in Broward and Miami-Dade counties, that free food and housing would be provided for some and they could be eligible for green cards that would let them stay permanently.
When several of the recruits were turned down by U.S. Embassy officials in Haiti, McPhee emailed embassy workers, lied about the contracts and traveled to the embassy in March 2009 to successfully persuade authorities to issue visas for the workers.
When the workers arrived here, they were left jobless for months and told to fend for themselves or live in filthy trailers with no beds and no electricity, records show. Some were moved to farms in Gainesville and South Carolina in July 2009 but were never paid what they were promised, Dorval admitted.
pmcmahon@tribune.com, 954-356-4533 or Twitter @SentinelPaula
Who Volunteers in Haiti?
I remember the first time I prepared to go to Haiti -- I told an acquaintance about the trip and they responded with a sincerely puzzled, "why are you going there?"
I didn't have a good answer other than that it felt right to take action around the events of the 2010 earthquake that killed over 220,000 people. I had the skills to mobilize people. I could secure needed funds and generate support for community organizations in-country. I also had the backing of a travel organization committed to developing an effective volunteer program.
I wondered if there would be interest. Who would be willing to give up the "idyllic beach vacation" or "adventure travel tour" and volunteer their time and energy to help others in one of the poorest countries in the world?
I was surprised and heartened to receive hundreds of requests from people all over the world wanting to give their time and money to help. They were willing to travel hundreds of miles to work hand in hand with people they did not know in a place they had never been.
Three and a half years later, we're still taking people to Haiti. Our goals are different now and focus on long-term resilience and sustainability. Much of the urgency that followed the earthquake has waned, but there is still real need, which existed before the earthquake ever manifested. People still want to respond to this need, despite the fact that the limelight of recent disaster has refocused elsewhere.
We have heard about the typical profile of a volunteer as a holier-than-thou traveler who is interested in saving people, painting a school or two, and feeling good about themselves. Though financial privilege and responsibility definitely come into play, I believe the motivation behind most volunteers has nothing to do with dealing with issues of "white guilt." Those people may reach out initially, but those that actually go through the process that will get them on the ground and taking action, are acting out of an entirely different motivation.
In addition to forgoing the concept of the perfect vacation and using their paid time off to work, they are committed to fundraising and developing lesson plans in advance of travel. When they get on the ground, they work eight to 10 hour days in the heat of the day on any number of exhausting tasks. This sort of commitment is fueled by the belief that if you have the ability to make a difference, you also have a responsibility to do so.
I talked to volunteer travel expert Andrew Mersmann, who runs the blog Change by Doing, about why he volunteers and why he encourages others to. "Because I can," he says simply. "I feel like not doing so is a missed opportunity and perhaps a missed responsibility. I don't have any judgment of anyone who doesn't know this calling... but I do believe they just haven't found the right volunteer opportunity yet that will fire them up."
Tess Patenaude, 23, from Wisconsin, has been to Haiti four times in as many years. She will return this year as a trip leader on Elevate Destination's summer volunteer trip. I asked her why she keeps going back. "[When I first arrived in Haiti], I couldn't understand why I suddenly felt as if I belonged there. I felt as if I had returned home, despite the fact I had never been to the country."
Tess has worked alongside paid Haitian workers and volunteers on construction projects, hauling buckets in the mornings and then teaching English classes and participating in cultural exchange courses in the afternoons.
Tess is not the only one that has played a continued role in international development. Many people I have taken down have remained committed and return to Haiti and other places around the globe. Clayton Colaw, 23, from California, is now working at a school in Cochabamba, Bolivia. "I went because I was tired of hearing all the pity [for Haiti] as the [primary] perspective through which the rest of the world views Haiti," he says in a post to a closed Facebook group that keeps alumni of Elevate Haiti in touch with each other, with their Haitian non-profit partners, and in the know about Haitian news.
I have taken off-duty cops, Hollywood talent agents, students, yoga teachers, financial executives, and countless others to Haiti through the years. All races, genders, ages. People ranging from the age of 15 to 78 have participated. We've had people sell their plasma to be able to participate in helping others.
What do they all have in common? From my perspective -- these people are "the helpers" that Fred Rogers says to look for. These are the folks that take Dr. King's quote "injustice anywhere is a threat to justice everywhere" to heart. These are the folks that are taking action and making a difference, in any small way they can, in local and global communities alike.
Andrea Atkinson develops Elevate Destinations' urgent service travel programs. Andrea is a sustainability professional specializing in community engagement at a local and global level.
Follow Elevate Destinations on Twitter: www.twitter.com/elevatetravel
Prensa haitiana lamenta muerte de periodista por arma de fuego
La prensa de Haití lamentó hoy la muerte del corresponsal de una radioemisora nacional en el norte del país, tres días después de ser baleado.
El periodista Pierre-Richard Alexandre, de 40 años, fue herido de bala en el abdomen la noche del pasado viernes cerca de su vivienda en Saint Marc, 96 kilómetros al norte de Puerto Príncipe, y fue sometido a una operación en un hospital de la misma localidad donde falleció la madrugada del lunes pasado."Radio Kiskeya recibió como un golpe terrible la noticia de la muerte de Pierre-Richard, para la que trabajó como corresponsal en Saint Marc (departamento del Artibonite) durante diez años", señaló la emisora.
Según la estación, Alexandre murió pese a que parecía ser capaz de recuperarse tras un diagnóstico médico optimista que en algún momento lo puso "fuera de peligro".
El periodista fue herido por una persona identificada como Baudelaire Augustin, quien fue puesto bajo custodia policial y su arma confiscada por las autoridades.
Según testimonios citados por la prensa local, la víctima fue alcanzada a pocos metros de su vivienda cuando varios disparos fueron hechos en un lugar cercano.
En Francia, la organización Reporteros Sin Fronteras (RSF) señaló este martes que espera conocer lo antes posible los motivos que llevaron al victimario a abrir fuego contra Alexandre, al tiempo que expresó su pesar a la familia del corresponsal que tenía esposa y dos hijos.
"Es necesario que las autoridades determinen si la muerte de Alexandre está relacionada a sus actividades en la prensa", dijo RSF citada por medios haitianos.
La organización agregó que en todo caso, la seguridad de los periodistas sigue siendo una preocupación y un problema recurrente en Haití, a pesar de que ha habido notables avances en este país en comparación con años anteriores.
Según RSF, Haití se ubicó en la última clasificación mundial de la libertad de información en el puesto 49 de 179 países.
Hace dos semanas, el periodista Frantz H. Délice y un equipo de TéléGinen fueron agredidos por seguidores del ex presidente Jean Bertrand Aristide, luego de que este testificara en un juzgado de la capital haitiana en torno a la muerte de otro periodista en abril del año 2000.
El ataque provocó el repudio de la Asociación Nacional de Medios de Haití (ANMH), que se manifestó "conmocionada y consternada" por el hecho,al tiempo que deploró "esta actitud de intolerancia" con la prensa haitiana.
En marzo pasado, el periodista y político Georges Henry Honorat, de 56 años, fue acribillado cerca de su residencia en Delmas 31, un barrio de clase media en la capital haitiana, luego de ser interceptado por dos individuos en una motocicleta.
Honorat, que al momento de su muerte era asesor del actual primer ministro Laurent Lamothe, fue por algún tiempo responsable del semanario Haiti Progrès.
Desde el año 2000, más de una docena de periodistas han sido asesinados en Haití, incluyendo al español Ricardo Ortega, enviado especial de Antena 3, quien también murió por disparos de un arma de fuego en marzo del 2004.
Entre los casos más renombrados están el asesinato del periodista Jean Dominique, ocurrido el 3 de abril del 2000.
http://spanish.peopledaily.com.cn/31617/8253662.html
Destacan profunda huella haitiana en literatura de Cuba
La Habana, 21 may (PL) Haití y su
cultura son como una fiebre que ha contagiado a varias generaciones de artistas
cubanos, en especial a los escritores seducidos por la magia del reino de este
mundo.
| Escrito por Charly Morales Valido | |
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Desde que Alejo Carpentier publicara en 1949 la noveleta sobre Ti Noel y el licántropo Makandal, múltiples autores han sucumbido a la cultura que inspiró esa obra imprescindible para conocer el Caribe. Entre ellos destacó el Enrique Serpa, cuyo cuaderno La mirada nómada permanece increíblemente inédito pese a constituir un testimonio que expresa la mezcla de fascinación y repulsa que suele provocar Haití. Con una variedad estilística que discurre del diario intimista a la crónica de revista o la bitácora de viajes, Serpa describe al espacio haitiano como una realidad femenina a penetrar. Gilberto Padilla, especialista en la obra de Serpa, asegura que el autor de Contrabando quedó fascinado por el mundo metafísico que le abrieron sus amigos haitianos, con fenómenos como el vudú. Quizás sea que el Caribe desorbita los sentidos, y para encontrar un rumbo es preciso el sextante elegido como símbolo del coloquio sobre diversidad cultura que sesiona en la Casa de las Américas. A pocos pasos del mar que baña y nombra la región, este evento dedicado al poeta martiniqueño Edouard Glissant (1928-2012) atrajo a expertos de Aruba, Haití, República Dominicana, Trinidad y Tobago, Colombia, Nicaragua, Ecuador, Brasil, Francia, entre otros. El evento sirvió, además, para celebrar en Cuba el Día Mundial de la Diversidad Cultural para el Diálogo y el Desarrollo, adoptado en diciembre de 2002 por la Asamblea General de Naciones Unidas. http://www.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&task=view&idioma=1&id=1434651&Itemid=1 |
Dos mil 106 haitianos ilegales llegaron a Brasil vía Perú en los últimos 4 meses
Tráfico de personasMafiosos les ofrecen 'viaje seguro' por 5 mil dólares. Los trasladan por tierra de Tumbes a Lima y luego los llevan por Madre de Dios y Loreto al vecino país. En lo que va del 2013 la PNP ha detenido a 679 ilegales.
Ernesto Guerrero L.
Los traficantes de personas que ingresan de manera ilegal a
Brasil vienen operando intensamente desde hace tres
años en el Perú. Cientos de ciudadanos de la República de
Haití, agobiados por la pobreza extrema que afecta ese pequeño
archipiélago ubicado en el mar de las Antillas, recorren
clandestinamente nuestro país guiados por mafiosos internacionales que les
cobran hasta 5 mil dólares para llevarlos a territorio brasileño en busca de
mejor fortuna.
Los nuevos ‘coyotes’ que lucran con la desgracia
ajena desarrollan oleajes migratorios por tierra, siguiendo
dos rutas establecidas. Ante el menor indicio de una
posible intervención de las autoridades, abandonan a sus ‘protegidos’ y
desaparecen.
Según la Policía, entre enero y abril del 2013
fueron detenidos en el Perú 679 haitianos que ingresaron con documentos
falsos por la frontera norte. A todos se les ha abierto
procesos penales y ahora, con orden de comparecencia, deambulan en
diversas ciudades.
Durante el mismo periodo –de acuerdo con cifras oficiales reveladas por las
autoridades de Brasil—, otros 2.106 ilegales de la misma
nacionalidad consiguieron acceder a ese país amazónico
procedentes de territorio peruano.
Indagaciones de la Organización Internacional para Migrantes (OIM) –que
nuestro país integra con otros 141 estados– dan cuenta de que las mafias
involucradas en el tráfico de ciudadanos haitianos tienen ramificaciones en
Haití, Ecuador, Perú, Bolivia, Colombia y Brasil.
Ello fue corroborado por la Dirección General de Migraciones
y Naturalización (Digemin). Portavoces de ese
organismo dependiente del Ministerio del Interior explicaron
que este problema surgió a principios del 2010, como resultado
de la hambruna generada por el terremoto que devastó Haití el 12 de enero de
dicho año.
El número de haitianos de tránsito en el Perú –precisaron–
se incrementó de 162 registrados en el 2010 a
2.253 en el 2012. Por esta razón, a través del
Decreto Supremo 001-2012-RE, el gobierno resolvió exigir a los
ciudadanos de esa nación visas especiales para acceder a nuestro territorio.
Sin embargo, ello no ha sido suficiente.
Rutas del mal
Se sabe que los 'coyotes' captan a sus 'clientes' en las ciudades de
Aquín, Cap-Haitien, Dame-Marie, Petionville, Saint-Louis Du Nort
y Jamil, que son las zonas más deprimidas de
Haiti.
Por un pago único de 5.000 dólares les ofrecen traslado
seguro y puestos de trabajo rentables en campos agrícolas, así como en empresas
constructoras que realizan modernas edificaciones para desarrollar el mundial de
fútbol del 2014 y las olimpiadas de Río de Janeiro del
2016.
Los migrantes parten por vía aérea desde Puerto Príncipe, capital de Haití,
hacia Ecuador, donde no les exigen visa. Allí reciben
documentación falsa para iniciar su recorrido por territorio peruano. Cruzan la
frontera por Tumbes y en buses son desplazados a Lima vía
Piura, Lambayeque, La Libertad y
Áncash.
Desde la capital, según la policía, siguen dos rutas distintas. Una por el
sur oriente, que incluye Puerto Maldonado, Iberia,
Iñapari (Madre de Dios) y Brasil por el
Estado de Acre.
La ruta alterna es por el nororiente, a través de Maynas
(Loreto), para ingresar a la nación brasileña por la frontera
tripartita compartida por Brasil, Colombia y
Perú.
http://www.larepublica.pe/21-05-2013/2106-haitianos-ilegales-llegaron-brasil-peru-en-los-ultimos-4-meses
Ernesto Guerrero L.
Los traficantes de personas que ingresan de manera ilegal a Brasil vienen operando intensamente desde hace tres años en el Perú. Cientos de ciudadanos de la República de Haití, agobiados por la pobreza extrema que afecta ese pequeño archipiélago ubicado en el mar de las Antillas, recorren clandestinamente nuestro país guiados por mafiosos internacionales que les cobran hasta 5 mil dólares para llevarlos a territorio brasileño en busca de mejor fortuna.
Los nuevos ‘coyotes’ que lucran con la desgracia ajena desarrollan oleajes migratorios por tierra, siguiendo dos rutas establecidas. Ante el menor indicio de una posible intervención de las autoridades, abandonan a sus ‘protegidos’ y desaparecen.
Según la Policía, entre enero y abril del 2013 fueron detenidos en el Perú 679 haitianos que ingresaron con documentos falsos por la frontera norte. A todos se les ha abierto procesos penales y ahora, con orden de comparecencia, deambulan en diversas ciudades.
Durante el mismo periodo –de acuerdo con cifras oficiales reveladas por las autoridades de Brasil—, otros 2.106 ilegales de la misma nacionalidad consiguieron acceder a ese país amazónico procedentes de territorio peruano.
Indagaciones de la Organización Internacional para Migrantes (OIM) –que nuestro país integra con otros 141 estados– dan cuenta de que las mafias involucradas en el tráfico de ciudadanos haitianos tienen ramificaciones en Haití, Ecuador, Perú, Bolivia, Colombia y Brasil.
Ello fue corroborado por la Dirección General de Migraciones y Naturalización (Digemin). Portavoces de ese organismo dependiente del Ministerio del Interior explicaron que este problema surgió a principios del 2010, como resultado de la hambruna generada por el terremoto que devastó Haití el 12 de enero de dicho año.
El número de haitianos de tránsito en el Perú –precisaron– se incrementó de 162 registrados en el 2010 a 2.253 en el 2012. Por esta razón, a través del Decreto Supremo 001-2012-RE, el gobierno resolvió exigir a los ciudadanos de esa nación visas especiales para acceder a nuestro territorio. Sin embargo, ello no ha sido suficiente.
Rutas del mal
Se sabe que los 'coyotes' captan a sus 'clientes' en las ciudades de Aquín, Cap-Haitien, Dame-Marie, Petionville, Saint-Louis Du Nort y Jamil, que son las zonas más deprimidas de Haiti.
Por un pago único de 5.000 dólares les ofrecen traslado seguro y puestos de trabajo rentables en campos agrícolas, así como en empresas constructoras que realizan modernas edificaciones para desarrollar el mundial de fútbol del 2014 y las olimpiadas de Río de Janeiro del 2016.
Los migrantes parten por vía aérea desde Puerto Príncipe, capital de Haití, hacia Ecuador, donde no les exigen visa. Allí reciben documentación falsa para iniciar su recorrido por territorio peruano. Cruzan la frontera por Tumbes y en buses son desplazados a Lima vía Piura, Lambayeque, La Libertad y Áncash.
Desde la capital, según la policía, siguen dos rutas distintas. Una por el sur oriente, que incluye Puerto Maldonado, Iberia, Iñapari (Madre de Dios) y Brasil por el Estado de Acre.
La ruta alterna es por el nororiente, a través de Maynas (Loreto), para ingresar a la nación brasileña por la frontera tripartita compartida por Brasil, Colombia y Perú.
http://www.larepublica.pe/21-05-2013/2106-haitianos-ilegales-llegaron-brasil-peru-en-los-ultimos-4-meses
Los traficantes de personas que ingresan de manera ilegal a Brasil vienen operando intensamente desde hace tres años en el Perú. Cientos de ciudadanos de la República de Haití, agobiados por la pobreza extrema que afecta ese pequeño archipiélago ubicado en el mar de las Antillas, recorren clandestinamente nuestro país guiados por mafiosos internacionales que les cobran hasta 5 mil dólares para llevarlos a territorio brasileño en busca de mejor fortuna.
Los nuevos ‘coyotes’ que lucran con la desgracia ajena desarrollan oleajes migratorios por tierra, siguiendo dos rutas establecidas. Ante el menor indicio de una posible intervención de las autoridades, abandonan a sus ‘protegidos’ y desaparecen.
Según la Policía, entre enero y abril del 2013 fueron detenidos en el Perú 679 haitianos que ingresaron con documentos falsos por la frontera norte. A todos se les ha abierto procesos penales y ahora, con orden de comparecencia, deambulan en diversas ciudades.
Durante el mismo periodo –de acuerdo con cifras oficiales reveladas por las autoridades de Brasil—, otros 2.106 ilegales de la misma nacionalidad consiguieron acceder a ese país amazónico procedentes de territorio peruano.
Indagaciones de la Organización Internacional para Migrantes (OIM) –que nuestro país integra con otros 141 estados– dan cuenta de que las mafias involucradas en el tráfico de ciudadanos haitianos tienen ramificaciones en Haití, Ecuador, Perú, Bolivia, Colombia y Brasil.
Ello fue corroborado por la Dirección General de Migraciones y Naturalización (Digemin). Portavoces de ese organismo dependiente del Ministerio del Interior explicaron que este problema surgió a principios del 2010, como resultado de la hambruna generada por el terremoto que devastó Haití el 12 de enero de dicho año.
El número de haitianos de tránsito en el Perú –precisaron– se incrementó de 162 registrados en el 2010 a 2.253 en el 2012. Por esta razón, a través del Decreto Supremo 001-2012-RE, el gobierno resolvió exigir a los ciudadanos de esa nación visas especiales para acceder a nuestro territorio. Sin embargo, ello no ha sido suficiente.
Rutas del mal
Se sabe que los 'coyotes' captan a sus 'clientes' en las ciudades de Aquín, Cap-Haitien, Dame-Marie, Petionville, Saint-Louis Du Nort y Jamil, que son las zonas más deprimidas de Haiti.
Por un pago único de 5.000 dólares les ofrecen traslado seguro y puestos de trabajo rentables en campos agrícolas, así como en empresas constructoras que realizan modernas edificaciones para desarrollar el mundial de fútbol del 2014 y las olimpiadas de Río de Janeiro del 2016.
Los migrantes parten por vía aérea desde Puerto Príncipe, capital de Haití, hacia Ecuador, donde no les exigen visa. Allí reciben documentación falsa para iniciar su recorrido por territorio peruano. Cruzan la frontera por Tumbes y en buses son desplazados a Lima vía Piura, Lambayeque, La Libertad y Áncash.
Desde la capital, según la policía, siguen dos rutas distintas. Una por el sur oriente, que incluye Puerto Maldonado, Iberia, Iñapari (Madre de Dios) y Brasil por el Estado de Acre.
La ruta alterna es por el nororiente, a través de Maynas (Loreto), para ingresar a la nación brasileña por la frontera tripartita compartida por Brasil, Colombia y Perú.
http://www.larepublica.pe/21-05-2013/2106-haitianos-ilegales-llegaron-brasil-peru-en-los-ultimos-4-meses
HAITI, UNE TERRE DEFIGUREE

HAÏTI - Jour 1: Rendez-vous à 7h00, décollage à 8h00 du matin à la base des Nations Unies à Port-au-Prince. Ensuite, le survol en hélicoptère vers le Sud d'Haïti. Une expérience passionnante surtout par rapport à tout ce que j'ai pu entendre concernant les problèmes de déforestation et d'érosion dont souffre le pays.
Vu d'hélico, c'est criant. Je pensais que tout
cela était exagéré mais c'est une réalité pénible à observer: ces sols sont
raclés, comme rasés, les éléments vitaux s'échappent par écoulement, la terre
part dans la mer...C'est une terre défigurée. Du coup, j'ai plein de questions
à poser quand je visiterai le projet de reforestation, demain, à Aquin. Je n'ai
pas la réponse mais certainement les questions!
Arrivés aux Cayes, nous allons à la rencontre de jeunes impliqués dans un projet communautaire supervisé par le PNUD. Ils écrivent et jouent des textes autour des thèmes de la violence quotidienne, de la violence sexuelle ou des enfants en domesticité, qu'on appelle ici les "restaveks". C'était passionnant. J'ai compris que leurs textes étaient basés sur des expériences personnelles, vécues. Avec ce projet, ils souhaitent éveiller le public, créer une prise de conscience que ces maux ne sont pas inévitables, comme beaucoup le pensent ici.
C'était une expérience forte.
Nous avons eu ensuite des échanges simples mais étonnants. Les questions fusaient sur l'écriture, le temps de répétition et bien d'autres détails sur le métier d'acteur. L'échange a été si intense et long que j'ai du coup été amené à réviser moi-même certaines notions du théâtre! Finalement, j'étais le public et eux les performers. Et quels performers: drôles, chaleureux, excités, enthousiastes...
Après un pique-nique très animé avec les jeunes, j'ai rencontré cet agronome propriétaire du parc botanique des Cayes. Il a ce projet magnifique de remplir ses huit hectares de terre avec toutes les espèces endémiques d'Haïti. Son but: provoquer une réflexion sur la culture des plantes médicinales et reproduire les gestes agricoles traditionnels abandonnés. Je suis passionné de botanique, et sa mission éducative, scientifique mais aussi purement esthétique me plaît.
Aujourd'hui, mon premier jour sur le terrain, j'ai été au contact d'une
population certes parfois dépourvue de moyens mais dynamique. Le peuple haïtien
a quelque chose d'incroyablement énergisant. Pour les Français, tout est
toujours blanc ou noir. Haïti est vue comme un fait résolu, on l'oublie, ou
alors une catastrophe absolue. Mais en fait, ici, c'est beaucoup plus subtil
que ça...Haïti: "L'écologie, c'est mon champ d'action"
Jour 2: Ce matin, départ à 8h30 pour un projet de reforestation à Renaud,
dans le Sud. L'écologie, c'est mon champ d'action... j'ai été longtemps
militant écologiste. Alors il était très intéressant pour moi de visiter ce
projet de "gestion des bassins versants Sud" administré par le PNUD. D'une portée à la
fois écologique et socio-économique, ce programme consiste à faire replanter de
jeunes arbres à de petits propriétaires terriens. À long terme, cela facilitera
le reboisement des montagnes qui sont complètement pelées. Mais ce qui est
positif, c'est que cela responsabilise les propriétaires et valorise leurs
terres puisqu'ils peuvent ainsi planter des pousses de caféier à l'ombre des
jeunes arbres.
J'ai été touché par la participation importante des femmes dans la
protection de leur environnement. Dans une zone très sèche du Sud, j'ai vu le
fruit du travail d'une association de femmes, un projet bien organisé. La
pépinière de "Tête Létang" comprend 200.000 plantules qui, à long
terme, peuvent déboucher sur la commercialisation des pousses et apporter ainsi
une manne financière à ces femmes. Là, j'ai symboliquement replanté des arbres
dans des godets...ce que je fais depuis l'âge de 14 ans! J'ai une maison à la
campagne, en Bourgogne, et, contrairement à ce que l'on pense, j'aime
avoir les pieds dans la terre plutôt que dans les soirées mondaines.
Ici, ce qui me passionne, c'est l'énergie...les gens travaillent dur ici. Je dois dire que c'est l'un des voyages les plus passionnants de ma vie. Chaque jour me surprend davantage!
Ce soir, à Cité Soleil, nous avons été accueillis par le bataillon brésilien Brabat de la MINUSTAH. Il s'apprêtait à donner un spectacle préparé pour les enfants de Cité Soleil dans leur amphithéâtre dela Place de la fierté. Après un
dîner à la cantine des Casques bleus, le spectacle a commencé: de la musique
brésilienne puis des démonstrations de capoeira avec les soldats brésiliens et
les enfants, ce qui était absolument génial. Ils organisent ce genre
d'événement régulièrement pour les enfants et les adultes de Cité Soleil. Et
puis, après un spectacle de danse traditionnelle, je suis venu présenter un film
pour les enfants, "Sur la piste du Marsupilam". Le propos était de
présenter un divertissement qui a marché très fort en France. Je me dis souvent
qu'on ne sait jamais quelle graine on va semer. Il y a toujours des enfants qui
vont être touchés par quelque chose, qui vont découvrir le cinéma...il faut
toujours se dire qu'on sème à tout vent en espérant que des graines germeront.
J'ai envie de revenir à Cité Soleil, c'est ma pensée ce soir... J'ai appris
aujourd'hui sur l'existence récente du bidonville, liée à des conditions très
spécifiques historiques et économiques. Et puis il y a eu des accroches
journalistiques très spectaculaires sur ce quartier de la capitale comme étant
"l'endroit le plus dangereux de la planète", etc. Mais je pense qu'il
faut savoir déchiffrer, ne pas s'arrêter à un slogan, poser des questions.
Si, un jour, je devais participer à un projet d'aide à Haïti, il serait fondamental de connaître la carte complète du pays. J'ai plein de questions à poser: dans la rue, je me demande comment les gens se débrouillent pour acheter à manger, quel job ils font...Il y a une grande dignité dans le peu de moyens que l'on rencontre dans la ville, mais à Cité Soleil on est face à une situation qui suscite de multiples interrogations.
Je crois que ce voyage va déclencher quelque chose en moi. J'ai bien compris qu'il faut savoir où l'on met les pieds, savoir ce que l'on porte et aider dans le bon sens. Je n'ai finalement jamais été sur le terrain comme ça, avec des organisations, de façon aussi longue. Tout cela fait énormément réfléchir...
http://www.huffingtonpost.fr/lambert-wilson/lambert-wilson-haiti-onu-ecologie_b_3311921.html
![]() |
| © Igor Rugwiza, MINUSTAH |
Ici, ce qui me passionne, c'est l'énergie...les gens travaillent dur ici. Je dois dire que c'est l'un des voyages les plus passionnants de ma vie. Chaque jour me surprend davantage!
Ce soir, à Cité Soleil, nous avons été accueillis par le bataillon brésilien Brabat de la MINUSTAH. Il s'apprêtait à donner un spectacle préparé pour les enfants de Cité Soleil dans leur amphithéâtre de
Si, un jour, je devais participer à un projet d'aide à Haïti, il serait fondamental de connaître la carte complète du pays. J'ai plein de questions à poser: dans la rue, je me demande comment les gens se débrouillent pour acheter à manger, quel job ils font...Il y a une grande dignité dans le peu de moyens que l'on rencontre dans la ville, mais à Cité Soleil on est face à une situation qui suscite de multiples interrogations.
Je crois que ce voyage va déclencher quelque chose en moi. J'ai bien compris qu'il faut savoir où l'on met les pieds, savoir ce que l'on porte et aider dans le bon sens. Je n'ai finalement jamais été sur le terrain comme ça, avec des organisations, de façon aussi longue. Tout cela fait énormément réfléchir...
http://www.huffingtonpost.fr/lambert-wilson/lambert-wilson-haiti-onu-ecologie_b_3311921.html
mercredi 15 mai 2013
Haïti-Parlement : Cinq lois votées à la Chambre basse, pendant la première session ordinaire de 2013
L’Assemblée nationale, en séance
ordinaire, a clôturé le lundi 13 mai la première session ordinaire de la 49e
législature pour l’année 2013, a observé Haïti Press network.
Alors que les députés s’apprêtaient à partir en
vacance, le deuxième lundi du mois de mai en cours, le président de l’Assemblée
nationale, Simon Dieuseul Desras, a dressé un bilan peu
satisfaisant pour la première session ordinaire de l’année législative 2013.
« De janvier à mai, les députés, qui siègent par
session, ont voté cinq lois, ratifié trois instruments internationaux, déposé
onze propositions de loi, formé trois commissions et réalisé deux séances de
questionnement du gouvernement, sur un total de vingt séances plénières », a
précisé le sénateur Desras.
Presque même réalité au Sénat qui siège en
permanence lui-même.
« Pour la même période, les sénateurs, eux, ont
voté quatre lois, adopté quatre résolutions, ratifié quatre instruments
internationaux et déposé trois propositions de loi », a souligné, par ailleurs,
le président de l’Assemblée nationale, Simon Dieuseul
Desras.
L’heure n’est pas au bilan mais à l’évaluation
des travaux réalisés pendant la première session ordinaire de l’année
législative.
Ainsi, des parlementaires (sénateurs et députés) ont réagi en marge de la
séance clôturant la session, à partir de laquelle les députés partent en vacance
jusqu’au deuxième lundi de juin, suivant la loi.
« Je ne suis pas satisfait du bilan des travaux
des députés. Nous pourrions faire mieux, mais […] », a réagi le député Ronald
Larêche.
Pour lui, le maigre bilan de la Chambre basse est
dû au manque de dynamisme du bureau et au manque de responsabilité de ses
collègues.
« Je crois que la situation : le manque de
dynamisme des uns, l’irresponsabilité des autres doit être corrigé à la Chambre
des députés dès la rentrée de la deuxième session, en juin », a souhaité Ronald
Larêche.
Le sénateur Jean-Baptiste Bien-Aimé, lui aussi, a
déploré le manque de productivité de la 49e législature pour la première session
ordinaire de l’année législative en cours.
« C’est l’Exécutif qui est à la
base de ce maigre bilan des députés, a indexé le sénateur Bien-Aimé, qui a
témoigné, lui aussi, son insatisfaction par rapport au travail des députés. Le
pouvoir exécutif a toujours trouvé un moyen pour diviser les députés sur des
dossiers spécifiques. »
D’autres parlementaires, dont les présidents des
deux chambres du Parlement ont, eux aussi, témoigné leur insatisfaction devant
le travail des députés pour cette première session.
Sylvestre Fils Dorcilussylvestref.d@hpnhaiti.com Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Twitter : @hpnhaiti / @sfdorcilus
http://www.hpnhaiti.com/site/index.php/nouvelles/haiti-parlement/9436-haiti-parlement-cinq-loi-votees-a-la-chambre-basse-pendant-la-premiere-session-ordinaire-de-2013
Haïti : Martelly entend s’attaquer à la faim à travers des projets sociaux et la création d’emplois
P-au-P, 14 mai 2013[AlterPresse] ---- Le président Michel Martelly réitère sa
volonté de s’attaquer à la faim en poursuivant la mise en œuvre de projets
sociaux et la création d’emplois par des investissements, lors d’un discours
prononcé à l’occasion de la célébration de ses deux ans au pouvoir (14 mai
2011-14 mai 2013).
Accompagner les personnes nécessiteuses à travers des cantines populaires et des projets sociaux comme « Ede Pep » (Aider le peuple) peuvent contribuer à améliorer la situation de la population à court terme, avance le chef de l’Etat accompagné de son épouse, Sophia Saint-Rémy Martelly et du premier ministre, Laurent Salvador Lamothe.
La célébration du deuxième anniversaire de l’arrivée de Martelly au pouvoir se déroule dans une atmosphère de campagne électorale. De nombreux parlementaires proches du pouvoir ont pris la parole pour applaudir les actions du président.
Pour diminuer la pauvreté à travers le pays, le président appelle les détenteurs de capitaux à investir en vue de contribuer à aider les plus pauvres.
Martelly annonce que le programme gouvernemental Aba Grangou va encourager la relance agricole par l’achat de produits locaux par l’Etat.
Actuellement, 140 communes du pays sont en situation de malnutrition sévère, rapporte le bureau de coordination des affaires humanitaires (Ocha) dans un récent bulletin.
Le chef de l’État évoque également la situation de l’environnement et appelle la population à réduire la coupe d’arbres à travers le pays.
La couverture forestière est comprise entre 1 et 2 %. Aucune mesure concrète n’est prise contre le phénomène de déboisement accéléré aux fins de fabrication de charbon de bois.
Lors de son discours traditionnel du jour de l’an (le 1er janvier 2013), le président avait décrété l’année 2013 "année de l’environnement".
Mais, aucune mesure n’a été annoncée à propos de la mauvaise gestion de l’eau, la disparition des rares forêts et le risque de disparition de plusieurs sites naturels.
Martelly promet la multiplication de centres de formation professionnelle pouvant faciliter l’accès des jeunes à l’emploi.
L’accès de la population à une électricité de qualité et à meilleur prix, le renforcement des institutions notamment électorales pour l’avancement de la démocratie figurent parmi les objectifs que le chef de l’Etat dit vouloir atteindre.
« Nous ne sommes pas en guerre, nous faisons la guerre à nous-mêmes », déplore Martelly prônant le dialogue et la mise à l’écart de la division.
Ces paroles tranchent avec l’attitude arrogante affichée en maintes occasions par le président, qui ne cache pas son hostilité à toute voix critique sur le mode de gestion gouvernementale. Une tendance de Martelly à l’autoritarisme et au pouvoir personnel ont souvent été dénoncées durant les 24 derniers mois.
Des soupcons persistent également quant à une tendance du chef de l’Exécutif à effectuer une mainmise sur les institutions et pouvoirs d’État. [emb apr 14/05/2013 18 : 55]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article14552
Accompagner les personnes nécessiteuses à travers des cantines populaires et des projets sociaux comme « Ede Pep » (Aider le peuple) peuvent contribuer à améliorer la situation de la population à court terme, avance le chef de l’Etat accompagné de son épouse, Sophia Saint-Rémy Martelly et du premier ministre, Laurent Salvador Lamothe.
La célébration du deuxième anniversaire de l’arrivée de Martelly au pouvoir se déroule dans une atmosphère de campagne électorale. De nombreux parlementaires proches du pouvoir ont pris la parole pour applaudir les actions du président.
Pour diminuer la pauvreté à travers le pays, le président appelle les détenteurs de capitaux à investir en vue de contribuer à aider les plus pauvres.
Martelly annonce que le programme gouvernemental Aba Grangou va encourager la relance agricole par l’achat de produits locaux par l’Etat.
Actuellement, 140 communes du pays sont en situation de malnutrition sévère, rapporte le bureau de coordination des affaires humanitaires (Ocha) dans un récent bulletin.
Le chef de l’État évoque également la situation de l’environnement et appelle la population à réduire la coupe d’arbres à travers le pays.
La couverture forestière est comprise entre 1 et 2 %. Aucune mesure concrète n’est prise contre le phénomène de déboisement accéléré aux fins de fabrication de charbon de bois.
Lors de son discours traditionnel du jour de l’an (le 1er janvier 2013), le président avait décrété l’année 2013 "année de l’environnement".
Mais, aucune mesure n’a été annoncée à propos de la mauvaise gestion de l’eau, la disparition des rares forêts et le risque de disparition de plusieurs sites naturels.
Martelly promet la multiplication de centres de formation professionnelle pouvant faciliter l’accès des jeunes à l’emploi.
L’accès de la population à une électricité de qualité et à meilleur prix, le renforcement des institutions notamment électorales pour l’avancement de la démocratie figurent parmi les objectifs que le chef de l’Etat dit vouloir atteindre.
« Nous ne sommes pas en guerre, nous faisons la guerre à nous-mêmes », déplore Martelly prônant le dialogue et la mise à l’écart de la division.
Ces paroles tranchent avec l’attitude arrogante affichée en maintes occasions par le président, qui ne cache pas son hostilité à toute voix critique sur le mode de gestion gouvernementale. Une tendance de Martelly à l’autoritarisme et au pouvoir personnel ont souvent été dénoncées durant les 24 derniers mois.
Des soupcons persistent également quant à une tendance du chef de l’Exécutif à effectuer une mainmise sur les institutions et pouvoirs d’État. [emb apr 14/05/2013 18 : 55]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article14552
Haïti- Ede Pèp : Assistance sociale de spectacle à effet pervers
Perspectives, Martelly, deux ans
Par Edner Fils Décime
Par Edner Fils Décime
P-au-P, 14 mai 2013 [AlterPresse] --- Au moment où Joseph Michel Martelly
célèbre, non sans faste, ses deux ans d’accession à la présidence d’Haiti, le
bilan en termes d’assistance sociale n’est pas très reluisant, observe lagence
en ligne AlterPresse.
Son programme « Ede Pèp » n’a pas su réduire les conditions de pauvreté extrême, qui touche les classes appauvries du pays et entraine une série de perversions, dont des réflexes assistancialiste et clientéliste.
Même le document « stratégie nationale d’assistance sociale » présente des ambigüités voire des contradictions.
Nommé tantôt « programme » tantôt « stratégie », Ede Pèp semble avoir été conçu « comme un ensemble d’interventions publiques qui fournissent une assistance sociale à la population vulnérable vivant dans la pauvreté extrême tout au long de leur cycle de vie ».
Ce programme ou cette stratégie ne prévoit-il/elle pas de changement dans les conditions de vie de cette « population vulnérable », puisqu’il/elle compte toujours les assister ?
Le document présentant « Ede pèp » indique que ce sont les programmes basés sur le transfert de Cash qui sont compris dans le « volet structurant assistance sociale ».
Ce sont « ti manman cheri, kore etidyan, pansyon ti granmoun, kore andikape, bon solidarite ».
Il est calqué sur le modèle des programmes de transfert monétaire conditionnel, très répandus dans certains pays d’Amérique Latine.
Fidéliser la clientèle politique, paternalisme
ces programmes sociaux veulent « assurer une clientèle politique au pouvoir », considère plutôt Camille Chalmers, professeur de politiques sociales à la Faculté des sciences humaines (Fasch) de l’Université d’État d’Haïti (Ueh), qui refuse de les considérer comme de l’assistance sociale.
« Ce n’est pas, par hasard, qu’une grande partie de ces programmes vise la clientèle des bidonvilles, généralement capable de tapage dans des conflits politiques urbains. Pourtant, les sections communales, où l’on rencontre davantage de personnes appauvries, de personnes mal nourries, ne sont pas les premières bénéficiaires », explique Chalmers.
De surcroît, l’intitulé des programmes traduit « paternalisme et assistancialisme ».
Ce serait la première fois que le peuple haïtien est aidé par un gouvernemen, disent, par exemple, des banderoles.
« C’est extrêmement grave. Un gouvernement n’est pas mis en place pour faire la charité au peuple. L’État a la responsabilité et l’obligation de répondre aux besoins de la population et de créer un environnement propice à la résolution des problèmes », soutient le professeur Chalmers.
Pour beaucoup, le discours, tenu par le gouvernement autour de « Ede pèp », est empreint d’une vision d’un « État paternaliste, papa bon cœur ».
Aussi, pour un jeune étudiant en service social à la Fasch, « Ede pèp », depuis son lancement, « est-ce une stratégie du pouvoir pour renforcer des rapports de dépendance ».
En décembre 2012, dans une position collective, des organisations universitaires ont estimé combien le programme « Kore etidyan » est une « utilisation populiste du droit des étudiants et des étudiantes à bénéficier d’une allocation légale de l’État, dont ils sont des boursiers ».
Ces organisations, dont l’Asosyasyon Kominikatè ak Kominikatèz Popilè (AKP), ont plutôt réclamé « un cadre légal de compléments de bourses, en lieu et place de cette allocation empreinte de bienfaisance et d’assistantialisme ».
Ambiguïtés, contradictions
« L’objectif d’Ede pèp est de protéger, tout au long de son cycle de vie, à court et à moyen terme, la population vulnérable vivant en pauvreté extrême, afin d’assurer, à long terme, l’investissement dans son capital humain et lui offrir des opportunités pour sortir de la condition de pauvreté extrême », lit-on dans le document de présentation.
Sachant qu’un programme d’assistance sociale est ponctuel, donc « agit dans l’immédiateté », il parait soupçonneux que les concepteurs évoquent une protection « tout au long du cycle de vie » des bénéficiaires.
Faut-il comprendre qu’en réalité ces communautés ne sortiront jamais de leur situation ?
Cela signifie-t-il que, dès le départ, le programme veut s’écarter de ce qu’est en réalité l’assistance sociale ?
Dans le document « stratégie nationale d’assistance sociale », on se retrouve aux prises avec des confusions conceptuelles.
Assistance sociale ou protection sociale ? Programme ou stratégie ? Immédiateté, ponctualité ou permanence assistancielle ?
Dans quelle mesure « ti manman cheri » est un « programme de protection sociale », alors qu’il est basé uniquement sur le transfert conditionnel de cash ? La protection sociale faisant sienne le principe de contribution/rétribution.
Les perversions
Les niveaux de transferts sont extrêmement faibles dans ces programmes sociaux du gouvernement.
A travers « Ti manman cheri », sont ciblés des ménages vulnérables comprenant une mère, dont 1 enfant, au moins, est scolarisé. Comme subside, la mère peut recevoir 400.00, 600.00 et 800.00 gourdes (US$ 1.00 = 44.00 gourdes ; 1 euro = 60.00 gourdes aujourd’hui), respectivement, si elle a 1, 2 et 3 enfants.
Chalmers se demande si, en quelque sorte, ce n’est pas « encourager des femmes appauvries à avoir davantage d’enfants, puisque celles qui n’ont qu’un enfant ne reçoivent que 400.00 gourdes, une somme qui ne peut pas nourrir leur ménage ».
Pour Ede pèp, le ménage est « l’espace d’intervention » fondamental.
« Pansyon ti granmoun », « Kore andikape », qui permettent à un ménage d’obtenir 400.00 gourdes de subvention par mois, peuvent-ils être considérés comme une révolution dans le pays, comme veut le faire croire le premier ministre Laurent Lamothe ?
Pour Camille Chalmers, ces programmes pervertissent la logique correcte de l’assistance sociale et favorisent des pratiques clientélistes.
Le professeur se réfère à ce qu’il appelle « la gestion fantaisiste de ces programmes ».
En deux ans de Martelly au pouvoir, malgré tout le discours de changement et de progrès du gouvernement, 70% environ de la population continue à végéter dans la misère, 140 communes sont en situation d’insécurité alimentaire et la gourde connait (en 2013) une dépréciation de 8% par rapport au dollar américain (niveau jamais atteint depuis 2005).
Alors, que doit demander la population-spectatrice aux acteurs, actrices et promoteurs du spectacle ? [efd kft gp apr 14/05/2013 13 :35]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article14545
Son programme « Ede Pèp » n’a pas su réduire les conditions de pauvreté extrême, qui touche les classes appauvries du pays et entraine une série de perversions, dont des réflexes assistancialiste et clientéliste.
Même le document « stratégie nationale d’assistance sociale » présente des ambigüités voire des contradictions.
Nommé tantôt « programme » tantôt « stratégie », Ede Pèp semble avoir été conçu « comme un ensemble d’interventions publiques qui fournissent une assistance sociale à la population vulnérable vivant dans la pauvreté extrême tout au long de leur cycle de vie ».
Ce programme ou cette stratégie ne prévoit-il/elle pas de changement dans les conditions de vie de cette « population vulnérable », puisqu’il/elle compte toujours les assister ?
Le document présentant « Ede pèp » indique que ce sont les programmes basés sur le transfert de Cash qui sont compris dans le « volet structurant assistance sociale ».
Ce sont « ti manman cheri, kore etidyan, pansyon ti granmoun, kore andikape, bon solidarite ».
Il est calqué sur le modèle des programmes de transfert monétaire conditionnel, très répandus dans certains pays d’Amérique Latine.
Fidéliser la clientèle politique, paternalisme
ces programmes sociaux veulent « assurer une clientèle politique au pouvoir », considère plutôt Camille Chalmers, professeur de politiques sociales à la Faculté des sciences humaines (Fasch) de l’Université d’État d’Haïti (Ueh), qui refuse de les considérer comme de l’assistance sociale.
« Ce n’est pas, par hasard, qu’une grande partie de ces programmes vise la clientèle des bidonvilles, généralement capable de tapage dans des conflits politiques urbains. Pourtant, les sections communales, où l’on rencontre davantage de personnes appauvries, de personnes mal nourries, ne sont pas les premières bénéficiaires », explique Chalmers.
De surcroît, l’intitulé des programmes traduit « paternalisme et assistancialisme ».
Ce serait la première fois que le peuple haïtien est aidé par un gouvernemen, disent, par exemple, des banderoles.
« C’est extrêmement grave. Un gouvernement n’est pas mis en place pour faire la charité au peuple. L’État a la responsabilité et l’obligation de répondre aux besoins de la population et de créer un environnement propice à la résolution des problèmes », soutient le professeur Chalmers.
Pour beaucoup, le discours, tenu par le gouvernement autour de « Ede pèp », est empreint d’une vision d’un « État paternaliste, papa bon cœur ».
Aussi, pour un jeune étudiant en service social à la Fasch, « Ede pèp », depuis son lancement, « est-ce une stratégie du pouvoir pour renforcer des rapports de dépendance ».
En décembre 2012, dans une position collective, des organisations universitaires ont estimé combien le programme « Kore etidyan » est une « utilisation populiste du droit des étudiants et des étudiantes à bénéficier d’une allocation légale de l’État, dont ils sont des boursiers ».
Ces organisations, dont l’Asosyasyon Kominikatè ak Kominikatèz Popilè (AKP), ont plutôt réclamé « un cadre légal de compléments de bourses, en lieu et place de cette allocation empreinte de bienfaisance et d’assistantialisme ».
Ambiguïtés, contradictions
« L’objectif d’Ede pèp est de protéger, tout au long de son cycle de vie, à court et à moyen terme, la population vulnérable vivant en pauvreté extrême, afin d’assurer, à long terme, l’investissement dans son capital humain et lui offrir des opportunités pour sortir de la condition de pauvreté extrême », lit-on dans le document de présentation.
Sachant qu’un programme d’assistance sociale est ponctuel, donc « agit dans l’immédiateté », il parait soupçonneux que les concepteurs évoquent une protection « tout au long du cycle de vie » des bénéficiaires.
Faut-il comprendre qu’en réalité ces communautés ne sortiront jamais de leur situation ?
Cela signifie-t-il que, dès le départ, le programme veut s’écarter de ce qu’est en réalité l’assistance sociale ?
Dans le document « stratégie nationale d’assistance sociale », on se retrouve aux prises avec des confusions conceptuelles.
Assistance sociale ou protection sociale ? Programme ou stratégie ? Immédiateté, ponctualité ou permanence assistancielle ?
Dans quelle mesure « ti manman cheri » est un « programme de protection sociale », alors qu’il est basé uniquement sur le transfert conditionnel de cash ? La protection sociale faisant sienne le principe de contribution/rétribution.
Les perversions
Les niveaux de transferts sont extrêmement faibles dans ces programmes sociaux du gouvernement.
A travers « Ti manman cheri », sont ciblés des ménages vulnérables comprenant une mère, dont 1 enfant, au moins, est scolarisé. Comme subside, la mère peut recevoir 400.00, 600.00 et 800.00 gourdes (US$ 1.00 = 44.00 gourdes ; 1 euro = 60.00 gourdes aujourd’hui), respectivement, si elle a 1, 2 et 3 enfants.
Chalmers se demande si, en quelque sorte, ce n’est pas « encourager des femmes appauvries à avoir davantage d’enfants, puisque celles qui n’ont qu’un enfant ne reçoivent que 400.00 gourdes, une somme qui ne peut pas nourrir leur ménage ».
Pour Ede pèp, le ménage est « l’espace d’intervention » fondamental.
« Pansyon ti granmoun », « Kore andikape », qui permettent à un ménage d’obtenir 400.00 gourdes de subvention par mois, peuvent-ils être considérés comme une révolution dans le pays, comme veut le faire croire le premier ministre Laurent Lamothe ?
Pour Camille Chalmers, ces programmes pervertissent la logique correcte de l’assistance sociale et favorisent des pratiques clientélistes.
Le professeur se réfère à ce qu’il appelle « la gestion fantaisiste de ces programmes ».
En deux ans de Martelly au pouvoir, malgré tout le discours de changement et de progrès du gouvernement, 70% environ de la population continue à végéter dans la misère, 140 communes sont en situation d’insécurité alimentaire et la gourde connait (en 2013) une dépréciation de 8% par rapport au dollar américain (niveau jamais atteint depuis 2005).
Alors, que doit demander la population-spectatrice aux acteurs, actrices et promoteurs du spectacle ? [efd kft gp apr 14/05/2013 13 :35]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article14545
Les députés de la majorité présidentielle sont satisfaits de l'action gouvernementale
Les députés proches du gouvernement ont décerné hier un
satisfecit au chef de l'Etat haïtien Michel Martelly pour les résultats probants
obtenus par son gouvernement.
Le président du bloc Parlementaires pour la Stabilité et le Progrès (PSP), Jacques Timoleon, a jugé que les actions de l'administration Martelly dépassent les réalisations des gouvernements durant les deux dernières décennies.
Plusieurs autre députés ont remercié le chef de l'Etat qui selon eux est le principal promoteur des travaux d'infrastructures routières, éducatives et sanitaires réalisées dans les 144 communes. Les députés disent faire écho des remerciements de leurs mandats à l' endroit du chef de l'Exécutif.
Le député Fritz Chery dit être fier de faire partie d'une équipe qui œuvre pour le changement. Deux parlementaires de l'OPL le sénateur Hypolithe Melius et le député Job Jolicoeur ont salué la réalisation de nombreux projets d'infrastructures. Le député Jolicoeur estime que le gouvernement est caractérisé par les deux étapes volonté/ action. Il rappelle que pour la première fois dans l'histoire une section rurale est dotée de lampadaires et d'électricité.
La députée de Thomonde, Marie Denise Bernardeau, révèle que pour la première fois en 25 ans des travaux d'infrastructures importants sont réalisés dans cette commune. Elle considère M. Martelly comme un " Messie" pour Haïti.
Les députés n'ont pas tari d'éloges pour le président Martelly. Le député de Ouanaminthe, Lucner Noël, s'est même dit prêt à mourir pour le chef de l'Etat. Pour le député Astrel Volné les ennemis de la démocratie n'aiment pas le président Martelly qui a lancé des travaux d'infrastructures dans les 144 communes.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=22102
Le président du bloc Parlementaires pour la Stabilité et le Progrès (PSP), Jacques Timoleon, a jugé que les actions de l'administration Martelly dépassent les réalisations des gouvernements durant les deux dernières décennies.
Plusieurs autre députés ont remercié le chef de l'Etat qui selon eux est le principal promoteur des travaux d'infrastructures routières, éducatives et sanitaires réalisées dans les 144 communes. Les députés disent faire écho des remerciements de leurs mandats à l' endroit du chef de l'Exécutif.
Le député Fritz Chery dit être fier de faire partie d'une équipe qui œuvre pour le changement. Deux parlementaires de l'OPL le sénateur Hypolithe Melius et le député Job Jolicoeur ont salué la réalisation de nombreux projets d'infrastructures. Le député Jolicoeur estime que le gouvernement est caractérisé par les deux étapes volonté/ action. Il rappelle que pour la première fois dans l'histoire une section rurale est dotée de lampadaires et d'électricité.
La députée de Thomonde, Marie Denise Bernardeau, révèle que pour la première fois en 25 ans des travaux d'infrastructures importants sont réalisés dans cette commune. Elle considère M. Martelly comme un " Messie" pour Haïti.
Les députés n'ont pas tari d'éloges pour le président Martelly. Le député de Ouanaminthe, Lucner Noël, s'est même dit prêt à mourir pour le chef de l'Etat. Pour le député Astrel Volné les ennemis de la démocratie n'aiment pas le président Martelly qui a lancé des travaux d'infrastructures dans les 144 communes.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=22102
Les partenaires internationaux demandent un renforcement du cadre de coopération avec Haïti
Le gouvernement haïtien et les partenaires internationaux ont identifié de nouveaux outils en vue d'améliorer l'efficacité de l'aide externe au développement.
Lors de la première réunion internationale du Comité d'Efficacité de l'Aide du Cadre de Coordination de l'Aide Externe au Développement d'Haïti, tenue le vendredi 10 mai 2013 les différents acteurs, le gouvernement, les bailleurs de fonds, les organisations internationales et les autres parties y compris les partenaires de la coopération sud-sud ont admis le principe de la responsabilité mutuelle et différenciée pour l'efficacité de l'aide.
Les partenaires au développement d'Haïti entendent aligner leur appui notamment technique et financier, sur les politiques de développement et les priorités d'intervention du Gouvernement lequel devra mettre en œuvre, le plan de dynamisation et de création des Unités d'Etudes et de Programmation (UEP).
Le gouvernement et les partenaires au développement d'Haïti s'engagent à standardiser et à redynamiser les Tables Sectorielles et Thématiques (TST) et à évaluer périodiquement les progrès de la mise en œuvre des politiques, programmes et projets de développement.
Dans le même temps, les deux parties ont convenu de la mise en application du Code de Transparence de l'Aide Externe en Haïti (CTA) et ainsi alimenter le système national d'information sur l'aide externe, connu sous le vocable : Module de Gestion de l'Aide Externe (MGAE).
Une entente de responsabilité mutuelle devra être définie par les deux parties afin de favoriser l´atteinte de résultats de développement tangibles et durables. Cet engagement spécifiera les objectifs, les attentes, les rôles, les responsabilités ainsi que les engagements réciproques.
LLM / radio Métropole Haïti http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=22096
Commentaires: Ce que l’on pourrait essayer de retenir :
1.- Une nouvelle Entité : Comité d'Efficacité de l'Aide du Cadre de Coordination de l'Aide Externe au Développement d'Haïti.- Des emplois et des coopérants en plus
2.- Des postes pour de nouveaux coopérants : Unités d'Etudes et de Programmation (UEP).
3.- D'autres outils : Tables Sectorielles et Thématiques (TST)
4.- Un code : Code de Transparence de l'Aide Externe en Haïti (CTA)
5.- Remise sur pied d’un système d’alimentation d’information sur l’aide externe à travers un module de gestion : Module de Gestion de l'Aide Externe (MGAE).
En gros du grand blabla dans un langage flou qui ne va pas faire renverser de si tôt les impressions laissées par « Assistance mortelle ». Haïti a déjà pondu avec ses amis et ses gouvernements un document stratégique pour la réduction de la pauvreté. On en parle plus de nos jours...
Lors de la première réunion internationale du Comité d'Efficacité de l'Aide du Cadre de Coordination de l'Aide Externe au Développement d'Haïti, tenue le vendredi 10 mai 2013 les différents acteurs, le gouvernement, les bailleurs de fonds, les organisations internationales et les autres parties y compris les partenaires de la coopération sud-sud ont admis le principe de la responsabilité mutuelle et différenciée pour l'efficacité de l'aide.
Les partenaires au développement d'Haïti entendent aligner leur appui notamment technique et financier, sur les politiques de développement et les priorités d'intervention du Gouvernement lequel devra mettre en œuvre, le plan de dynamisation et de création des Unités d'Etudes et de Programmation (UEP).
Le gouvernement et les partenaires au développement d'Haïti s'engagent à standardiser et à redynamiser les Tables Sectorielles et Thématiques (TST) et à évaluer périodiquement les progrès de la mise en œuvre des politiques, programmes et projets de développement.
Dans le même temps, les deux parties ont convenu de la mise en application du Code de Transparence de l'Aide Externe en Haïti (CTA) et ainsi alimenter le système national d'information sur l'aide externe, connu sous le vocable : Module de Gestion de l'Aide Externe (MGAE).
Une entente de responsabilité mutuelle devra être définie par les deux parties afin de favoriser l´atteinte de résultats de développement tangibles et durables. Cet engagement spécifiera les objectifs, les attentes, les rôles, les responsabilités ainsi que les engagements réciproques.
LLM / radio Métropole Haïti http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=22096
Commentaires: Ce que l’on pourrait essayer de retenir :
1.- Une nouvelle Entité : Comité d'Efficacité de l'Aide du Cadre de Coordination de l'Aide Externe au Développement d'Haïti.- Des emplois et des coopérants en plus
2.- Des postes pour de nouveaux coopérants : Unités d'Etudes et de Programmation (UEP).
3.- D'autres outils : Tables Sectorielles et Thématiques (TST)
4.- Un code : Code de Transparence de l'Aide Externe en Haïti (CTA)
5.- Remise sur pied d’un système d’alimentation d’information sur l’aide externe à travers un module de gestion : Module de Gestion de l'Aide Externe (MGAE).
En gros du grand blabla dans un langage flou qui ne va pas faire renverser de si tôt les impressions laissées par « Assistance mortelle ». Haïti a déjà pondu avec ses amis et ses gouvernements un document stratégique pour la réduction de la pauvreté. On en parle plus de nos jours...
mercredi 8 mai 2013
Haïti: audition d'Aristide sur un meurtre, ses partisans manifestent
L'ancien président d'Haïti Jean-Bertrand Aristide a été
entendu mercredi pendant deux heures comme témoin dans l'enquête sur
l'assassinat d'un journaliste en 2000, l'occasion pour ses partisans de
manifester aux portes du tribunal.
Aristide
n'a fait aucune déclaration à son arrivée ni à sa sortie du tribunal, où il a
été entendu par le juge Ivikel Dabrésil, chargé d'enquêter sur le meurtre en
avril 2000 du journaliste Jean Dominique.
Ses
partisans massés sur l'avenue menant au Palais de justice l'ont acclamé à sa
sortie tandis que plusieurs milliers d'autres militants ont manifesté dans les
rues de Port-au-Prince en clamant "Aristide est le plus fort".
L'ancien
président est toujours populaire dans les quartiers pauvres de Port-au-Prince.
"C'est
un phénomène. Plus de vingt ans après son élection, il continue de mobiliser
les foules", avait estimé avant l'audition un ancien sénateur Gérald
Gilles, en signalant la présence de centaines de sympathisants d'Aristide près
du tribunal.
"Nous
nous préparons à aller aux élections. Cette convocation est une occasion de
mobiliser nos militants", a expliqué le sénateur Francky Exius, présent au
tribunal.
Des
élections sénatoriales partielles et communales sont prévues d'ici la fin de
l'année en Haïti mais aucune date officielle n'a encore été annoncée.
L'ancien
président, dont l'audition constituait une rare sortie publique depuis son
retour en Haïti en mars 2011, était accompagné au tribunal de parlementaires et
d'anciens élus, tandis que d'importantes mesures de sécurités avaient été mises
en place autour du bâtiment, situé dans le centre de Port-au-Prince.
La
rencontre avec le juge était "très détendue" et "il n'y a pas de
nouvelle convocation en perspective ni de confrontation", a rapporté l'un
de ses avocats, Mario Joseph, après l'audition.
Jean
Dominique, qui avait été exilé sous le gouvernement de l'ex-dictateur Jean-Claude Duvalier, a été abattu le 3 avril
2000 dans la cour de la station de Radio Haïti-Inter dont il était le
propriétaire. Le gardien de la station avait été également tué par des inconnus
armés.
Depuis
2000, pas moins de 12 juges se sont succédés dans l'instruction de cette
affaire qui défraie la chronique en Haïti.
Un autre
ancien président haïtien, René Préval, a été entendu en mars par la justice,
qui a également interrogé un ancien ministre de l'Intérieur et d'anciens
responsables de la police.
Jean-Bertrand
Aristide a dirigé Haïti à deux reprises.
Une
première fois entre 1991 et 1996, mais son mandat a été interrompu dès la
première année par un coup d'état militaire. Après trois années d'exil aux
Etats-Unis, il a été rétabli en 1994.
Il est
ensuite revenu à la tête du pays en 2001 mais a été contraint de démissionner
en 2004 avant de passer sept ans en exil en Afrique du sud.
Il est
revenu en Haïti en mars 2011.
http://www.lepoint.fr/monde/haiti-audition-d-aristide-sur-un-meurtre-ses-partisans-manifestent-08-05-2013-1664866_24.php
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