Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
vendredi 3 août 2012
Haïti - Quatre enfants d'une même famille tués par un sorcier
03 Août 2012 - 13:33
Quatre enfants d'une même famille ont été retrouvés morts jeudi dans la maison familiale après avoir été traités par un sorcier qui prétendait les guérir d'une maladie mystérieuse dans une petite localité au sud d'Haïti, a-t-on appris vendredi auprès d'un responsable local.
"Les quatre enfants, trois filles et un garçon, dont l'aînée était de âgée de 7 ans et la benjamine de 15 mois, auraient subi des sévices infligés par le guérisseur qui les avaient pris en charge pour les soigner. Ils ont été ensuite abandonnés dans le lit de leur mère", a expliqué Wilfrid Brission, responsable de la localité de Marbial (sud) joint au téléphone par l'AFP.
Selon des voisins, le guérisseur, un prêtre vaudou assisté de son frère, avait fait croire à la mère des victimes que les enfants étaient possédés par un démon et qu'il pouvait chasser le diable qui les habitait.
"Pour traiter les victimes, le sorcier et son frère les ont frappés à plusieurs reprises et les enfants seraient morts suite à ces coups", a raconté M. Brisson, responsable du Conseil d'administration de la section communale de Marbial.
Les meurtriers présumés se sont enfuis à Port-au-Prince, la capitale.
Les autorités locales ont annoncé l'ouverture d'une enquête et la mère des enfants a été placée en garde à vue.
AFP
http://www.afreeknews.com/sports.php?sport_id=2125
Haïti : combattre le choléra, une priorité
En Haïti, le choléra frappe toujours. Plus de 30,507 nouveaux cas et 235 décès ont été signalés depuis le début de l'année 2012 et les chiffres sont en augmentation. Dans ce contexte, combattre l’épidémie demeure une urgente priorité.
Le Comité de Coordination des ONGs Internationales (CCO Haïti), en faisant le point sur les moyens mis en œuvre et les interventions passées, appelle les acteurs nationaux et internationaux à se mobiliser pour lutter contre la maladie. Il formule 3 recommandations.
L'épidémie de choléra qui a frappé Haïti en Octobre 2010 a tué à ce jour plus de 7.000 et touché plus de 570.000 personnes. Répondre à l'épidémie continue à être une urgente priorité à la mi-2012. Seule la mise en œuvre et le maintien d’importants programmes dans les domaines de la santé, de l'eau, de l'assainissement et de la promotion de l'hygiène permettront de limiter efficacement la propagation de la maladie.
Le Comité de Coordination des ONG Internationales (CCO Haïti) appelle les acteurs nationaux et internationaux à protéger les vies de milliers d'Haïtiens. La saison des ouragans rend extrêmement vulnérables les populations rurales et urbaines qui n’ont qu’un accès limité à l'eau et l'assainissement et peu ou pas d’accès aux services de santé ; comme les près de 400 0000 haïtiens déplacés par le séisme du 12 janvier 2010 et qui vivent encore dans des camps.
Situation actuelle
Selon le ministère de la Santé haïtien (MSPP), plus de 30,507 nouveaux cas et 235 décès ont été signalés depuis le début de l'année 2012 et les chiffres sont en augmentation. L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime qu'au total environ 170 000 personnes seront touchées au cours de l’année 2012.
Le manque de financement s'est traduit par une diminution des acteurs travaillant sur la prise en charge du choléra. Ainsi, en septembre on comptait 44 acteur sante. Ils ne sont plus que 38 en mai 2012. Cette diminution a des répercussions sur les capacités de prise en charge au niveau globale. Sur la période de Août 2011 à Juin 2012, le nombre de Centres de traitement du choléra (CTC) a diminué de 38 à 20, et le nombre d'unités de traitement du choléra de 205 à 74.
Beaucoup des personnels de santé du gouvernement employés dans les CTC n'ont pas reçu leurs salaires depuis plusieurs mois, certains d’entre eux ont organisé des grèves pour faire valoir leurs droits. Cette situation nuit grandement à l'efficacité de la réponse au choléra. Il est également établit que le MSPP fait face à de nombreuses difficultés dans la gestion de ses moyens logistiques et la maintenance de son parc automobile. Certains rapports mentionnent notamment des retards pris dans la gestion de la collecte des cadavres.
Les fonds disponibles pour répondre au cholera sont limités dans le temps. A titre d’exemple, la disponibilité de fonds dédiés à la réponse choléra du Bureau de la Commission Européenne d'Aide Humanitaire (ECHO) s’achèvera en décembre 2012.
En effet, l’allocation de fonds est étroitement liée au nombre de cas signalés; cette pratique n’encourage pas une programmation intégrant une réponse d’urgence en Eau, Hygiène et Assainissement ainsi qu’une réponse durable en infrastructures.
La faiblesse du système de contrôle et de surveillance épidémiologique empêche de saisir l’ampleur de l’épidémie. Selon une estimation du MSPP, entre le 27 mars et le 26 avril 2012, seulement 57,8% des 341 rapports répertoriant les cas de choléra ont été quotidiennement soumis par les départements. Ces lacunes dans la collecte de l’information ont de graves répercussions sur la capacité de réponse.
Recommandations
1. Résoudre les problèmes institutionnels, y compris les salaires impayés, afin d’améliorer la qualité des soins et de minimiser le nombre de décès liés à la maladie.
Le ministère haïtien de la Santé doit réaffirmer sa position plaçant le choléra comme une question de santé publique et se donner les moyens de le traiter comme tel. Il est essentiel que MSPP, prenne les mesures nécessaires pour veiller à ce que les ressources financières et humaines mobilisées soient maintenues en place après la fin de la saison cyclonique. Des évaluations approfondies sont nécessaires pour identifier et résoudre les problèmes dans le système de surveillance épidémiologique et à améliorer la collecte des données et la distribution de matériel dans les CTC, UTC et des Centres de Traitement de la Diarrhée Aigüe (ADTCs). Le MSPP se doit de renforcer son rôle de leadership et de coordination des rôles tant au niveau central et départemental.
2. Des fonds supplémentaires pour le choléra doivent être alloues pour soutenir la capacité d'appoint en vue de prévenir et traiter le choléra.
Bien que moins grave l'année dernière, la situation actuelle sur le terrain est bien plus préoccupante que les statistiques ne la dépeignent. Un appui supplémentaire des bailleurs de fonds au MSPP et aux acteurs humanitaires doit être fourni afin d’assurer une réponse globale à l’épidémie, comprenant la surveillance, la prise en charge médicale, l'assistance technique, et le renforcement des capacités du personnel et des institutions médicales nationaux. Des financements supplémentaires sont également nécessaires pour soutenir l'intégration de la prévention du choléra et de la gestion des cas dans les programmes et infrastructures de santé déjà existants, ainsi que pour la mise en œuvre de nouveaux programmes communautaires et primaires de santé.
3. Stratégies et mécanismes de financement devraient soutenir une approche globale et intégrée de prévention et de soins.
L'OMS a identifié Haïti comme étant l'un des pays les plus exposés à une insécurité liée à l’eau. De ce fait, une réponse efficace à l’épidémie de choléra nécessite une approche globale et intégrée pour la prévention et la prise en charge médicale du choléra. Une souplesse plus importante des mécanismes de financements serait nécessaire afin de permettre la réallocation des fonds en cas d'urgence.
L’harmonisation des stratégies des bailleurs de fonds humanitaires et de développement est également importante pour permettre une réponse adaptée aux besoins actuels en matière de prévention et de prise en charge du choléra.
http://www.actioncontrelafaim.org/fr/content/haiti-combattre-le-cholera-une-priorite
http://www.haitilibre.com/article-6285-haiti-sports-marlena-wesh-qualifiee-pour-les-demi-finales-du-400-metres.html
Haïti: après l'horreur, les Jeux
Publié le 03 août 2012 à 07h08 | Mis à jour le 03 août 2012 à 07h08
(Londres) La délégation haïtienne à Londres est minuscule. Elle entrerait même tout entière dans une voiture. Ses chances de médailles? Nulles. Mais pour le pays ravagé par un tremblement de terre meurtrier il y a deux ans, être cet été aux Jeux olympiques a valeur de symbole.
Les Jeux olympiques de Linouse Desravines, porte-drapeau d'Haïti, n'auront duré que deux minutes et 10 secondes. À son premier combat, une judoka mongole a saisi le revers de son judogi et l'a renversée d'un coup sec. Desravines a terminé sur le tapis, éliminée.
«Je suis triste, déçue», s'est contenté de dire l'athlète après sa sortie rapide. La tête basse, elle semblait pétrifiée. À ses côtés, son entraîneur lui tenait les épaules comme pour la consoler. Comme elle était classée 51e mondiale, personne ne croyait en ses chances. «Mais elle pensait pouvoir gagner une médaille pour Haïti», a murmuré l'entraîneur.
Linouse Desravines, native de Limonade, dans le nord du pays, fait partie des cinq athlètes haïtiens qualifiés pour les Jeux de Londres. Une délégation plus petite que celle à Pékin, quatre ans plus tôt, qui en comptait huit. Mais une victoire pour le pays durement frappé en janvier 2010 par un séisme qui a fait plus de 300 000 morts et 1 million de sans-abris.
«Qu'Haïti soit présent aux Jeux était important pour nous. C'est symbolique», explique à La Presse le premier ministre Laurent Lamothe, qui était en tribune pour assister au combat de la judoka. «Ça montre qu'Haïti commence à se remettre du séisme, de la catastrophe, de la tragédie. On est ici pour montrer qu'on commence à se mettre debout.»
Le séisme n'a épargné ni les athlètes ni les infrastructures sportives. Trois des cinq pistes d'athlétisme du pays sont encore utilisées pour loger des sans-abri. Une coéquipière de Desravines a perdu son père dans le séisme: démoralisée, la judoka Ange Jean-Baptiste, qui était à Pékin, n'a pas su se qualifier pour Londres.
«Ç'a été très difficile de qualifier des athlètes pour Londres, mais on y est arrivé», admet le premier ministre Lamothe.
Desravines est la preuve vivante de cette difficulté. Elle est la seule des porte-couleurs d'Haïti qui vive encore dans l'île. Les quatre autres, tous qualifiés en athlétisme, habitent les États-Unis et font partie d'équipes universitaires. Privé de moyens, privé des millions nécessaires pour façonner des athlètes d'élite, le gouvernement a dû recourir à la diaspora.
«Avec le niveau de vie actuel en Haïti, c'est très difficile d'avoir un niveau de préparation élevé pour les athlètes, a expliqué le chef de mission de la délégation haïtienne, Fritz-Gérald Fong. C'est une réalité malheureuse: nous manquons d'infrastructures, nous manquons d'entraîneurs, nous manquons d'encadrement technique et le séisme n'a pas aidé en détruisant toutes les infrastructures sportives.»
Parmi les expatriés qui représentent Haïti à Londres se trouve l'ancien colocataire de Mark Zuckerberg. Né aux États-Unis de parents haïtiens, Samyr Laine est même le 14e membre à vie de Facebook. Cet expert du triple saut a partagé une chambre avec le jeune entrepreneur à sa première année d'université, à Harvard. Aujourd'hui diplômé en droit, il a créé une fondation pour venir en aide à Haïti.
«Le budget total du comité olympique haïtien est de 400 000dollars, a affirmé M. Laine à Reuters. Celui du comité olympique américain est de 170 millions!»
«Les gens ne se rendent pas compte, mais ça coûte très cher d'envoyer des athlètes aux Jeux, surtout que pour nous, un billet d'avion coûte 2000, 3000 dollars, dit M. Fong. Il faut voyager pour les tournois, pour les camps d'entraînement. C'est impossible.»
Plusieurs comités olympiques «amis» - dont celui du Mexique, de la France, des États-Unis - sont venus en aide aux athlètes haïtiens en les accueillant gratuitement lors de camps d'entraînement.
Malgré ce manque de moyens, les athlètes haïtiens croient vraiment en leurs chances, comme l'atteste le chagrin de Linouse Desravines. Mais à voir la petite troupe aux couleurs d'Haïti déambuler aux côtés de ces athlètes chinois, américains ou australiens pris en charge à coups de millions par l'État, on se dit que les résultats importent peu.
«Nous sommes un petit groupe et nous sommes tous très proches, note Samyr Laine. C'est très émotionnel.»
http://www.lapresse.ca/sports/londres-2012/201208/03/01-4561949-haiti-apres-lhorreur-les-jeux.php
Haïti : Le Cspj officiellement divisé sur le choix des représentants de l’institution au Conseil Electoral Permanent
P-au-P, 02 août 2012 [AlterPresse] --- Cinq membres du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (Cspj ont « décidé de contester (…) de la manière la plus formelle » la procédure utilisée pour désigner les trois représentants du Cspj au Conseil Électoral Permanent (CEP).
Les 5 membres ont fait parvenir une lettre datée du 02 août 2012 au président du Cspj, Anel Alexis Joseph, pour lui signifier leur position sur cette procédure qui n’est « pas conforme à la loi », selon le document, dont copie a été obtenue par AlterPresse.
Les noms de Antoine Norgaisse, Max Elibert, Pharaon Gustave, Dilia Lemaire et Néhémy Joseph figurent au bas du document. Cependant Antoine Norgaisse ne l’a pas paraphée.
Un communiqué transmis à la presse par la présidence le 24 juillet dernier a rendu publique la decision du Cspj de lui communiquer ses trois représentants au sein du CEP.
La décision de Me Joseph semble être empreinte d’unilatéralité puisque, ses collègues lui soulignent qu’il a été « le seul à choisir les trois noms, comme il est mentionné dans le procès verbal dressé à cet effet. »
Les signataires demandent au président Joseph de « rétracter les trois noms (…) déjà communiqués à la présidence (…) et de reprendre le processus en vue d’arriver à la désignation des trois noms de la liste des douze pré-sélectionnés ».
Les membres-contestataires de la décision du Cspj rappellent au président que l’article 13 de la loi créant cette institution fixe « à cinq au moins de ses membres, le quorum pour toute délibération dudit Conseil ».
« Cependant pour ce cas précis, vous n’étiez que quatre dans la salle de réunion et l’un de vous s’est abstenu de signer le procès-verbal dressé en la circonstance. De plus, la voix du président n’est réputée prépondérante qu’à l’égalité des voix aux fins de départager », précise la lettre de contestation.
Des voix se sont élevées pour dénoncer le caractère « illégal et arbitraire » de la décision du président du Cspj également président de la cour de cassation. Il a été nommé à ce poste le 5 octobre 2011 par le président de la république, Michel Joseph Martelly.
Certains ont insinué que la décision d’Anel Alexis Joseph découle d’une instrumentalisation de celui-ci par la présidence pour assurer sa main mise sur l’appareil électoral. [efd gp apr 02/08/2012 15 :15]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13178
Du Coke en Haïti à la Sainte Paix au Québec
PAR HUGO JONCAS . Les Affaires . 04-08-2012
En moins de 20 ans, Les Brasseurs RJ sont devenus la plus grande microbrasserie du Québec. Le producteur de la Belle Gueule et de la Tremblay incarne la réussite incontestée dans l'industrie québécoise du houblon. Les patrons, la famille Jaar, ont appris le métier en exploitant le monopole du Coca-Cola en Haïti !
Philippe Jaar a fait ses premiers pas dans les entreprises familiales au début des années 1990 à la Brasserie de la Couronne. L'entreprise a le permis de fabrication et de distribution du Coke à Port-au-Prince. Mais en 1998, Philippe Jaar est devenu directeur des Brasseurs RJ, l'homme de confiance à Montréal de son père et de son oncle, Roger et Raymond Jaar, actionnaires de la microbrasserie.
Dans la salle de conférence attenante à l'usine du Plateau-Mont-Royal, il ouvre deux bouteilles de sa nouvelle Belle Gueule Hefeweizen, une bière de blé allemande bien ronde, aux arômes de banane et de clou de girofle, arrivée sur les tablettes le 1er juin. «Ça fait longtemps qu'on travaille dessus», dit-il fièrement, avec son fort accent haïtien.
Puis, nous goûtons la nouvelle Sainte-Paix au pamplemousse et à l'orange, directement sortie de la cuve. La bière saisonnière est disponible depuis le 25 juin.
Le liquide n'est pas encore prêt, mais Philippe Jaar exhibe également l'emballage de la toute dernière invention de RJ. Croisement entre une India Pale Ale surhoublonnée et une bière de type belge, la Death Valley sera costaude, tant par son amertume que son taux d'alcool de 8 %. Une représentation du célèbre désert américain du même nom illustrera les caisses, et le produit sera en magasin à compter de la fin juillet.
Ces nouvelles bières viendront enrichir le portefeuille de RJ, déjà bien garni. En plus de ses propres produits, l'entreprise distribue plusieurs grandes marques importées : Carlsberg, Grolsch, Kronenbourg, Boris, Bitburger... En 2008, l'entreprise a même racheté les parts de 45 % que détenait Moosehead dans l'un de ses concurrents montréalais, la Brasserie McAuslan.
Rompus à la grande distribution dans des conditions extrêmes en Haïti, les Jaar exploitent aujourd'hui le quatrième réseau de distribution de bière le plus étendu du Québec, après ceux des géants Molson-Coors, Labatt (InBev) et Sleeman-Unibroue (Sapporo).
«Ça a été assez difficile, dit le patriarche Roger Jaar, joint à ses bureaux de Miami. Par contre, l'expérience qu'on a gagnée avec Coca-Cola dans le marketing et la distribution nous a aidés pas mal.»
Sortir de l'île
Entrepreneur en construction prospère, Roger Jaar cherchait à investir à l'étranger après le coup d'État de Raoul Cédras, en 1991.
Il a notamment préparé l'ouverture d'une microbrasserie dans South Beach, à Miami, avec des cadres de son usine de Coca-Cola de Port-au-Prince, les Québécois Sylvain et Éric Boudreault.
Ses deux employés sont ensuite partis en vacances dans leur village, l'Anse-Saint-Jean, au Saguenay. «Et puis, ils m'appellent et me disent : "Pourquoi on ne ferait pas ça ici ? Il y a des subventions, on s'occupe de tout..." Moi j'ai dit OK, pas de problème.»
C'est ainsi que la famille d'entrepreneurs haïtiens a construit une petite brasserie au fin fond du Saguenay. «Mais les gens préféraient boire de la Molson, de la Labatt, dit Roger Jaar. Après quelques années, j'ai réalisé que les consommateurs de microbrasseries étaient à Montréal.»
À la suite de discussions infructueuses avec Les Brasseurs du Nord, de Blainville (Boréale), les Jaar ont finalement acheté la brasserie GMT du Plateau-Mont-Royal, en plein coeur de la métropole, en septembre 1998. «Un mois après, j'achetais le Cheval Blanc», dit-il.
Retour aux sources
Près de 14 ans plus tard, l'aventure québécoise des Jaar a bien tourné. Les Brasseurs RJ fabriquent maintenan environ 105 000 hectolitres par an. L'entreprise compte environ 250 employés, et son chiffre d'affaires est d'environ 70 millions de dollars, en incluant la distribution.
Ces dernières années, RJ s'était faite plus parcimonieuse dans le lancement de nouvelles bières, alors que des dizaines de petites microbrasseries voyaient pourtant le jour aux quatre coins du Québec. «On était en train de perdre notre image de vraie microbrasserie, croit même Roger Jaar. On allait vers le volume...»
Les Brasseurs RJ ont peut-être un peu trop misé sur la distribution de bières importées, ajoute-t-il. «À court terme, c'est intéressant, à cause des profits ; mais à long terme, on pousse les marques des autres, dit-il. Je ne vais pas en accepter d'autres en distribution.» En cette ère de grande effervescence pour les petits fabricants de bières savoureuses et typées, RJ a donc décidé de se «recentrer».
Une vingtaine de marques, Produits de Brasseurs RJ:
gamme Belle Gueule, Tremblay, Cheval Blanc, Coup de Grisou, Sainte-Paix, Death Valley, Snoreau, gamme d'Achouffe, Cap Espoir,
Produits de la Brasserie McAuslan (détenue à 45 % par RJ):
gamme Saint-Ambroise, gamme Griffon, Moosehead (brassée sous licence),
Produits importés et distribués: Grolsch, Carlsberg, Bitburger, Boris, Kostritzer, Kronenbourg 1664, Tuborg
Volume de production des usines des Brasseurs RJ
MONTRÉAL
100 000 hectolitres
ANSE-SAINT-JEAN
5 000 hectolitres
Source : Brasseurs RJ
COCA-CHAOS À PORT-AU-PRINCE
Produire du Coca-Cola en Haïti fait figure de sport extrême, comparé au microbrassage québécois. En 30 ans d'embouteillage là-bas, la famille Jaar a dû composer avec trois coups d'État, des infrastructures ravagées, un embargo pétrolier et des ennuis douaniers constants. Mais surtout, les Jaar ont fait le deuil de plusieurs employés.
En septembre dernier, Marie Colin a été tuée par balle dans sa voiture près du bidonville de Cité Soleil, à Port-au-Prince, alors qu'elle rentrait du travail. Elle était directrice des ressources humaines de la Brasserie de la Couronne, l'usine des Jaar qui embouteille le Coca-Cola et d'autres boissons gazeuses. Le meurtre a laissé les employés de l'usine sous le choc.
«Moi je n'étais même pas au courant, dit Roger Jaar. Je suis allé à l'usine le lendemain du meurtre pour une rencontre prévue avec elle.» C'est à ce moment-là qu'il a appris la consternante nouvelle.
À l'époque où il était directeur de la Brasserie de la Couronne de 1991 à 1995, Sylvain Boudreault a vécu les problèmes de violence sous la dictature de Cédras. «Des fois, il y avait des corps le long de la route, près de l'usine. À un moment donné, mes deux gardes de sécurité se sont fait abattre pendant la nuit», raconte l'ancien homme de confiance des Jaar.
Les relations avec le millier d'employés de la Brasserie de la Couronne ont aussi entraîné leur lot de problèmes. En 2006 et 2009, le mouvement de travailleurs Batay Ouvriye a lancé une campagne pour dénoncer l'entreprise (revenus sous le salaire minimum, heures supplémentaires non rémunérées, renvoi de militants syndicaux...) «Chacune des usines d'embouteillage d'Haïti gagne son profit en ne payant pas ce qui est dû aux ouvriers», assure Didier Dominique, porte-parole à Batay Ouvriye, joint à Port-au-Prince.
Roger Jaar dément : «Comment pourrait-on payer en dessous du salaire minimum ? Il est de trois dollars par jour ! On paye largement au-dessus.»
3,5 M$ Investissement dans l'achat d'une nouvelle salle de brassage complètement automatisée à l'usine de la rue de la Roche, sur le Plateau-Mont-Royal, à Montréal | Source : Brasseurs RJ
http://www.lesaffaires.com/secteurs-d-activite/agroalimentaire/du-coke-en-haiti-a-la-sainte-paix-au-quebec/547167
La mission de l’ONU à Haïti devrait se prolonger
Huit ans après le lancement de l’opération MINUSTAH, l’opération doit être reconfigurée pour mieux atteindre ses objectifs mais un retrait prochain n’est pas envisagé, y compris par ses détracteurs. Plus de deux ans après le tremblement de terre particulièrement dévastateur qui avait frappé Haïti, le pays traverse toujours une crise politique, sociale et économique de grande ampleur selon International Crisis Group.
En dépit de l’aide apportée à la reconstruction par l’opération de maintien de la paix de l’ONU, celle-ci est assez impopulaire auprès des habitants haïtiens. Le rapport du think tank International Crisis Group publié aujourd’hui évoque la fierté de la population, mais rappelle aussi deux événements venus entacher la mission humanitaire. En plus des pertes humaines et matérielles immenses provoquées par le séisme de janvier 2010, la population a été ravagée par une épidémie de choléra qui s’est répandue très rapidement dans le pays. Or le virus aurait probablement été rapporté de l’extérieur par un membre bénévole de l’opération MINUSTAH, qui a vite été pris comme bouc-émissaire et occulté la raison principale de l’épidémie : le manque cruel de structures médicales et de campagnes de préventions sanitaires.
La rancune contre les membres d’associations humanitaires s’explique aussi par le peu de résultats concrets en dépit de fonds très conséquents, dont une partie serait détournée au détriment du gouvernement, renforçant les accusations d’ingérence. Les autorités haïtiennes, les pays d’Amérique latine qui fournissent des troupes à Haïti ainsi que les principaux pays donateurs doivent se réunir au cours du mois afin de discuter des modalités de reconfiguration de MINUSTAH. Le renouvellement du mandat de l’opération doit pour sa part avoir lieu en octobre prochain. Une démilitarisation de cette assistance est prévue, ayant pour objectif de devenir une mission politique soutenue par le Conseil de Sécurité de l’ONU d’ici à 2016. Le retrait des troupes ne devrait pas avoir lieu avant au moins 5 ans et l’arrivée au pouvoir d’un nouveau président, afin d’assurer une transition politique démocratique.
L’opération est sujette à de nombreuses critiques, mais même ceux qui les formulent reconnaissent qu’un retrait prochain des troupes de l’ONU serait nuisible au pays. Les autorités ne sont pas encore en mesure d’assurer la sécurité de ses citoyens, de faire appliquer la loi et elles doivent encore faire leurs preuves en termes de stabilité politique. Celle-ci semble en bonne voie, un an après l’élection du président Michel Martelly, mais quelques incidents ponctuels rappellent la fragilité de cette amélioration, à l’instar des troubles en marge Carnaval des Fleurs. Organisée la semaine dernière pour la première fois depuis 40 ans, cette fête populaire s’est bien déroulée dans l’ensemble mais a été le théâtre d’affrontements entre gangs rivaux, faisant 3 morts et des dizaines de blessés.
Les Etats-Unis ont quant à eux réaffirmé leur engagement auprès d’Haïti à l’occasion de la visite officielle du premier ministre haïtien Laurent Lamothe à Washington la semaine dernière. La secrétaire d’Etat Hilary Clinton a déclaré lors d’une conférence de presse : « J’ai fait d’Haïti une priorité en termes de politique extérieure et me suis engagée à changer la manière dont nous agissons à Haïti, en passant de travailler en Haïti à travailler avec Haïti. » Son mari et ancien président Bill Clinton s’était rendu à Haïti récemment, accompagné du sénateur et chirurgien Bill Frist. Ils ont depuis annoncé l’allocation de nouvelles subventions pour former des médecins haïtiens dans le principal hôpital de l’île. Agissant par le biais de l’association The Clinton Bush Haiti Fund grant dont le capital s’élève à 442 100 dollars, Frist a qualifié ce financement « d’investissement de long-terme dans la vitalité du pays. »
Sources : International Crisis Group, Haiti Libre, The Caribbean Journal,Le Parisien
http://www.affaires-strategiques.info/spip.php?article6931http://www.affaires-strategiques.info/spip.php?article6931
Haïti-Violence/Martissant : Du jamais vu
P-au-P, 02 août 2012 [AlterPresse] --- « C’est la première fois de ma vie que je vois une force de police incendier les résidences d’une population. C’est intolérable, la police ne peut pas attaquer des innocents ». Ce sont les déclarations de Silbrun Rosier, 58 ans, père de 9 enfants, habitant le quartier de Martissant depuis plus de 30 ans.
En effet à la suite de l’intervention de la Police nationale d’Haïti à Martissant pour tenter d’appréhender des agresseurs armés qui ont attaqué une patrouille de police dans ce quartier dans la matinée du mardi 31 juillet 2012, les mots « incendie criminel, bastonnade, vandalisme » reviennent dans les témoignages sur le comportement des agents de l’Unité de maintien de l’ordre.
« Bruler des maisons est un acte de banditisme. La justice doit dire son mot. C’est un crime contre l’humanité », juge Rosier.
Le fil des évènements
« J’étais en train d’acheter un pâté pour un enfant quand un groupe armé a fait feu sur une voiture de police. Le véhicule a perdu l’équilibre et a abouti dans un réservoir d’eau du Carrefour Leclerc », explique le témoin. Il est environ 8 heures du matin.
A peine sorti de son inquiétude pour la vie des policiers, il est plongé dans une peur profonde quand il les voit « sortir dans la voiture, courir et tirer dans tous les sens à hauteur d’homme en plus ».
« Comme d’autres résidents, je me suis donc caché derrière un arbre pour ne pas être touché par les balles policières » poursuit-il.
Environ 60 minutes plus tard
Du haut de la terrasse de sa maison, Rosier voit arriver « une flotte de 4 à 5 voitures de la police. Les policiers quoique tapant violemment sur les portes des résidents n’ont eu aucune réponse ».
Vexés de l’attitude des riverains, les agents des forces de l’ordre « ont enlevé les tôles d’un temple vodou pour y effectuer des fouilles ».
« Ensuite, ils se sont postés près de la rue s’amusant à passer à tabac tous ceux qui se sont aventurés dans la zone : hommes, femmes et enfants », relate Rosier, offusqué. Il s’est vu obligé d’appeler le « 38 11 11 11 pour dénoncer les agissements des policiers ».
Ce numéro est celui du Centre de renseignements et des opérations (Cro) de la police haïtienne.
« Entre temps arrive un camion Udmo (Unité départementale de maintien de l’ordre) dont les occupants commencent à tabasser des gents et à mettre le feu aux motocyclettes stationnées dans la zone », explique ce père de famille.
« J’ai assisté impuissant à la casse de la voiture-taxi de marque Nissan d’un de mes enfants », se lamente Rosier.
« C’est horrifiant de voir des agents de l’ordre mettre le feu de leurs propres mains aux maisons de Charilus (résident de Martissant) et de la marchande de fritures Jelène qui s’est réfugiée dans sa maison », reproche le témoin expliquant que c’est « la première fois » qu’il assiste à « une telle scène depuis Duvalier » (chassé du pouvoir en 1986).
Finalement, aux environs de « 14 heures, les agents de l’Udmo ont mis fin à l’opération criminelle contre la population de Martissant ».
Rosier affirme détenir les numéros d’immatriculation des voitures de police et du camion de l’Udmo.
« La fumée ne peut déloger le propriétaire de sa propre maison (proverbe haitien) » répond Rosier à ses voisins l’invitant à laisser le quartier où il vit depuis plus de 30 ans. [efd gp apr 02/08/2012 13 :20]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13177
mercredi 1 août 2012
Haïti: 3 morts et des dizaines de blessés lors du "carnaval des fleurs"
Trois personnes ont été tuées et plusieurs dizaines blessées à Port-au-Prince dans les violences qui ont émaillé les deux premiers jours du "carnaval des fleurs", où se sont rendues des centaines de milliers de personnes, a-t-on appris de source policière.
"Deux personnes ont été tuées lundi soir, l'une à l'arme blanche et l'autre suite à des coups reçus sur la tête. Un danseur a été tué dimanche tandis que six personnes ont été blessées par balles lors d'affrontements entre groupes rivaux", a indiqué mardi à l'AFP Frantz Lerebours, porte-parole de la police nationale d'Haïti (PNH).
Selon la même source, 24 personnes ont été blessées lundi, contre 56 la veille.
Le "carnaval des fleurs" organisé pour la première fois en Haïti depuis plus de 40 ans a rassemblé des centaines de milliers de personnes dans les rues de la capitale et sur la grande place du Champ de mars, proche du palais présidentiel en ruines depuis le séisme qui a ravagé le pays en 2010, faisant plus de 200.000 morts.
Le président haïtien Michel Martelly, un ancien musicien populaire et grand animateur du carnaval, est descendu plusieurs fois dans les rues au milieu de la foule pour prendre part aux festivités qui s'achèvent ce mardi, selon des images diffusées par la télévision nationale.
Malgré les échauffourées des deux premiers jours, le responsable du comité organisateur Jean-Dany Pierre-François avait estimé que c'était "un grand succès populaire". "Je crois que près d'un million de personnes ont participé au premier jour du carnaval (dimanche)", s'était-il réjoui.
http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/haiti-3-morts-et-des-dizaines-de-blesses-lors-du-carnaval-des-fleurs-31-07-2012-2108926.php
Centenares de dominicanos marchan en rechazo de presencia haitianos ilegales
01-08-2012 / 1:40: h EFE
Centenares de pobladores de 20 barrios del sur de la ciudad dominicana de Santiago (norte) se manifestaron hoy para exigir la repatriación de miles de haitianos indocumentados que se han establecido en sus comunidades después del terremoto que asoló Haití el 12 de enero de 2010.
Los manifestantes, que portaban pancartas y lanzaron consignas contra de la presencia masiva de haitianos ilegales, recorrieron calles de los sectores San José, La Mina y la Doble Vía de la Villa.
Exigieron, además, que el Gobierno declare no gratas y expulse del país a las ONG que presionan a las autoridades de migración locales para que no ejecuten las repatriaciones de haitianos indocumentados.
Los manifestantes fueron vigilados por agentes de la Policía Nacional que portaban armas largas y gases lacrimógenos.
Pedro Paulino, Angelita Villamán, José Alberto Peña y José Francisco Consuegra, principales dirigentes de la Coordinadora de Organizaciones Comunitarias y de Juntas de Vecinos del sur de Santiago, denunciaron que sus sectores han sido ocupados por miles de haitianos y que muchos de ellos se dedican a delinquir.
Los líderes comunitarios se quejaron porque, según ellos, con frecuencia a sus comunidades llegan decenas haitianos desde su país y que las autoridades de migración no hacen nada para controlar esa situación.
Subrayaron que Haití repatría a los dominicanos que entran a su territorio sin documentos y que nadie dice nada y que eso mismo deben hacer las autoridades dominicanas.
En ese sentido, advirtieron de que si la Dirección General de Migración no actúa contra los extranjeros indocumentados, lo harán ellos y convocarán a una huelga en más de 40 barrios de la zona.
"República Dominicana es un país pobre que no puede cargar con la pobreza de sus vecinos; grandes potencias nos presionan para que aceptemos esa gran avalancha de haitianos ilegales, pero por qué Francia, Estados Unidos, Canadá y otras naciones, si en verdad son tan generosas con la desgracia de Haití, no se los llevan a sus territorios", dijo José Alberto Peña, portavoz del conglomerado de organizaciones comunitarias.
Mientras los dominicanos marchaban, otro grupo de haitianos se concentraron frente a una escuela para protestar lo que consideran actitudes "racistas y discriminatorias" en su contra.
Los representantes de la comunidad haitiana en San José la Mina y otros barrios del sur de Santiago, Muchell Pierre, Tony Sean y Tukeme Selumour reconocieron en declaraciones a Efe que algunos de sus compatriotas se dedican a cometer actos delictivos, pero que la mayoría son buenos y trabajadores.
"Lo que sucede es que entre una buena parte de la comunidad dominicana hay un rechazo histórico en contra de los haitianos, no nos quieren ver en su país y por eso es que se están produciendo esas protestas, no por más nada", dijo a Efe Tukeme Selumour.
http://www.abc.es/agencias/noticia.asp?noticia=1223350
DIPUTADOS HAITIANOS VISITAN EMBUTIDORAS
Jairon Severino; jairon.severino@listindiario.com
Santo Domingo
La Asociación de Fabricantes de Embutidos y Procesadores de Carnes recibió ayer a una comisión de diputados y funcionarios haitianos que cumplen un programa de visitas en las principales empresas productoras de embutidos en territorio dominicano. Su misión es conocer de cerca los estándares de calidad que implementa la industria dominicana de productos cárnicos.
Los integrantes de la comisión de Salud, que estará en territorio dominicano hasta el 2 de este mes, está integrada por los diputados Bertrand Sinal, presidente de la comisión; Fanel Salomon, vicepresidente; Worms Perrilus, de la comisión de Relaciones Exteriores; Johnson Dieujuste, presidente de la comisión de Agricultura y Medio Ambiente; así como Maguerite Vincent, microbiólogo de Agricultura de Haití.
La visita de los legisladores haitianos es a propósito de la prohibición que declaró su gobierno a todos los productos cárnicos dominicanos, a raíz de un informe publicado por el Instituto Nacional de Protección de los Derechos del Consumidor (ProConsumidor) sobre la calidad del salami, pero que ha recibido críticas de diversos sectores.
El programa con la comisión haitiana incluye visitas a empresas del sector formal en conjunto con la Asociación de Embutidores del Cibao que permitirán conocer los procesos de operaciones y calidad de los principales fabricantes de embutidos, así como también programar reuniones para estrechar las relaciones con las autoridades más relevantes del sector.
La visita ha sido motivada por la importancia que tiene la venta de salami en el mercado haitiano y por la posibilidad latente de que se pudiese tomar una acción con el cierre del comercio transfronterizo que afectaría al sector de embutidos, así como a otros sectores de la economía dominicana. En su primer día en el país hicieron recorridos por Induveca, Sigma Alimentos, Productos Karnú y otras empresas.
Recorrido
La principal empresa de embutidos del país, Induveca, abrió ayer a la prensa las puertas de su fábrica en La Vega. Lo hizo para dejar claro que el proceso de elaboración de embutidos cumple con los más exigentes estándares de calidad.
Los ejecutivos de la empresa explicaron todo lo concerniente a los controles de calidad con que se cumplen cada uno de los pasos o niveles que deben agotarse hasta obtener un producto que es reconocido por la mayoría de los consumidores dominicanos.
La gerente de Innovación de Cárnicos, Sandra Grullón Camilo, estuvo al frente de un recorrido al que fue invitado LISTÍN DIARIO.
La ejecutiva mostró los certificados de calidad ISO en sus diferentes versiones, los cuales avalan a Induveca por sus procesos estandarizados para entregar una calidad estable en cada uno de los productos que despacha al mercado.
“Estas son certificaciones internacionales y tenemos también nuestra certificación ambiental interno que se debe a unos cumplimientos de parámetros ambientales, la cual es mediante un informe que entrega el Ministerio de Medio Ambiente”, explicó Sandra Grullón Camilo, gerente de innovación cárnicos.
El recorrido se inició por la última etapa del proceso de producción. Es parte del protocolo que se sigue para evitar cualquier dificultad por contaminación. La ejecutiva de Induveca dio una explicación respecto al área de productos terminados.
“Por cuestiones sanitarias empezaremos el flujo en el último nivel. Siempre es así”, explicó. En el proceso de despacho o liberación, según explicó, se llena una documentación en la que se indica el producto, la fecha y otras características que establecen que el Departamento de Calidad aplicó sus controles.
La temperatura interna en la planta de producción está entre 0 y 5 grados, la cual es la recomendada internacionalmente para los productos cárnicos.
Según la ejecutiva, la empresa recibe de manera permanente personal del Ministerio de Salud Pública, la Dirección General de Normas y Sistemas de Calidad, de entidades independientes y técnicos internacionales que mantienen una vigilancia permanente en cada uno de los procesos. Aseguró que cualquier autoridades está en la libertad de entrar cuando lo considere de lugar.
(+)
EXPLICACIONES TÉCNICAS
INOCUIDAD DEL PROCESO: Un detalle que destacan Alexis Santana, de manufactura, y Sandra Grullón Camilo, de Innovación de Cárnicos, es que en la zona de despacho también se continúa con la cadena de frío hasta los centros de distribución, lo que garantiza aún más la calidad de los productos e inocuidad que se requiere para llegar a los consumidores.
“Aquí implica lo que es la cocción completa de los productos, mediante una etapa de pasteurización, y una vez alcance su temperatura de cocción es enfriado de manera brusca para lograr el choque térmico. Así queda un producto terminado y completamente refrigerado. Utilizados una tecnología de punta, pues sólo hay tres hornos de esta naturaleza en todo el mundo”, explicó Sanana.
Mientras, Grullón Camilo no sólo se refiere a la tecnología que utiliza Induveca con esos dos hornos, sino también a que la capacidad de procesamiento es de 18,000 libras por hora, el primero, y de 12,000 el segundo, para un total de 30,000 libras cada hora. La empresa puede procesar cada día 720,000 libras de salami. Este cálculo no incluye otros productos.
“El personal que maneja estos equipos es de alta calificación técnica. Todo se maneja a través de un panel digital, lo que indica que no se toca en ningún momento el producto. Este proceso de cocción ofrece garantía máxima de que todo será perfecto. El proceso de cocción dura alrededor de dos y 45 minutos y es totalmente automatizado”, explicó la ejecutiva de Induveca.
Aseguran que los controles para mantener la calidad del producto están a cada paso.
http://www.listindiario.com.do/economia-y-negocios/2012/7/31/241849/Legisladores-haitianos-verifican-salamis-en-RD
Primer ministro de Haití destaca logros de su viaje a Reino Unido
SANTO DOMINGO, 30 jul (Xinhua) -- El primer ministro de Haití, Laurent Lamothe, destacó los logros de su reciente visita
SANTO DOMINGO, 30 jul (Xinhua) -- El primer ministro de Haití, Laurent Lamothe, destacó los logros de su reciente visita al Reino Unido, donde se reunió con personalidades de la monarquía y del gobierno británico, y participó en la ceremonia inaugural de los 30 Juegos Olímpicos de Londres.
La oficina de prensa del funcionario haitiano informó hoy en Puerto Príncipe que el viaje de Lamothe se llevó a cabo del miércoles 25 al sábado 28 de este mes.
Fue diseñado como parte de una nueva estrategia de la política exterior haitiana y para representar al país en el ámbito del deporte, señaló el comunicado.
El jefe de gobierno haitiano se reunió con el príncipe Carlos de Inglaterra y con el ministro británico de Relaciones Exteriores, William Hague, además del presidente del Comité Olímpico Internacional, Jacques Rogge, y con funcionarios de la Federación Internacional de Fútbol Asociado (FIFA).
Entre los logros obtenidos de la visita oficial, el primer ministro destacó el restablecimiento de relaciones diplomáticas entre Haití y el Reino Unido, a través de la instalación de representaciones oficiales en Puerto Príncipe y Londres después de más de 40 años.
Lamothe llegó a Londres procedente de Washington, Estados Unidos, donde se reunió con la secretaria de Estado de ese país, Hillary Clinton, y con funcionarios del Fondo Monetario Internacional (FMI) y del Banco Mundial (BM).
El primer ministro también se entrevistó con el secretario general de la Organización de Estados Americanos (OEA), el chileno José Miguel Insulza.
Antes de volar a Londres, Lamothe anunció que la organización de las elecciones legislativas y locales de medio término, que posiblemente se llevarán a cabo en noviembre, requerirán unos 16 millones de dólares.
http://spanish.peopledaily.com.cn/31617/7893176.html
La oficina de prensa del funcionario haitiano informó hoy en Puerto Príncipe que el viaje de Lamothe se llevó a cabo del miércoles 25 al sábado 28 de este mes.
Fue diseñado como parte de una nueva estrategia de la política exterior haitiana y para representar al país en el ámbito del deporte, señaló el comunicado.
El jefe de gobierno haitiano se reunió con el príncipe Carlos de Inglaterra y con el ministro británico de Relaciones Exteriores, William Hague, además del presidente del Comité Olímpico Internacional, Jacques Rogge, y con funcionarios de la Federación Internacional de Fútbol Asociado (FIFA).
Entre los logros obtenidos de la visita oficial, el primer ministro destacó el restablecimiento de relaciones diplomáticas entre Haití y el Reino Unido, a través de la instalación de representaciones oficiales en Puerto Príncipe y Londres después de más de 40 años.
Lamothe llegó a Londres procedente de Washington, Estados Unidos, donde se reunió con la secretaria de Estado de ese país, Hillary Clinton, y con funcionarios del Fondo Monetario Internacional (FMI) y del Banco Mundial (BM).
El primer ministro también se entrevistó con el secretario general de la Organización de Estados Americanos (OEA), el chileno José Miguel Insulza.
Antes de volar a Londres, Lamothe anunció que la organización de las elecciones legislativas y locales de medio término, que posiblemente se llevarán a cabo en noviembre, requerirán unos 16 millones de dólares.
http://spanish.peopledaily.com.cn/31617/7893176.html
Haití deporta a siete dominicanos por trabajar ilegalmente en ese país
Los afectados residían en ese país desde hace varios años indica la nota. El Gobierno de Haití ha deportado a siete dominicanos por trabajar sin documentos legales en ese país, reporta este martes la agencia de noticias Xinhua. La decisión, precisa la agencia es una inusual acción realizada por autoridades haitianas de migración de Haití. Tomando en consideración que miles de ciudadanos haitianos residen en Republica Dominicana de manera ilegal.
La agencia de prensa china establece que los dominicanos, que residían en Haití desde hacía varios años, fueron deportados de Cabo Haitiano, 378 kilómetros al norte de Puerto Príncipe, luego de ser apresados por agentes de policía de esa ciudad, la segunda más importante del país.
"Nos recogieron de nuestros centros de trabajo, nos encerraron en celdas como si fuéramos delincuentes y antes de devolvernos al país, no nos dieron agua ni alimentos", dijo al matutino el dominicano Manuel Santos, uno de los repatriados.
Entre diez y quince dominicanos son devueltos cada día en la frontera entre ambos países por el paso de Jimaní-Malpasse, 282 kilómetros al oeste de Santo Domingo, por haber alterado las fechas del visado provisto por las autoridades haitianas, dijo a "Listín Diario" Edwidge Laguerre, inspector de migración de Haití.
"La mayoría son camioneros a los que el documento se les ha vencido", dijo el funcionario al medio dominicano.
Haití y República Dominicana comparten la isla La Española, en el centro del Caribe, y con cierta frecuencia confrontan problemas debido a históricas rencillas y a la presencia de al menos un millón de indocumentados haitianos en territorio dominicano según organizaciones locales (600.000 según el gobierno haitiano).
En marzo pasado, el Grupo de Apoyo a los Repatriados y Refugiados (GARR), una organización de defensa de los derechos de los inmigrantes de Haití, señaló en un informe que entre enero del 2011 y enero de este año, 15.647 haitianos fueron llevados a la fuerza a los puestos fronterizos para ser deportados a su país.
Puerto Príncipe ha reclamado un mejor trato para sus ciudadanos el territorio de su vecino, pero las autoridades dominicanas niegan que maltraten a los extranjeros.
Por: Servicios de Noticias
E-mail: diariodigitalrd1@gmail.com
http://www.diariodigital.com.do/articulo.php?id=20198
La agencia de prensa china establece que los dominicanos, que residían en Haití desde hacía varios años, fueron deportados de Cabo Haitiano, 378 kilómetros al norte de Puerto Príncipe, luego de ser apresados por agentes de policía de esa ciudad, la segunda más importante del país.
"Nos recogieron de nuestros centros de trabajo, nos encerraron en celdas como si fuéramos delincuentes y antes de devolvernos al país, no nos dieron agua ni alimentos", dijo al matutino el dominicano Manuel Santos, uno de los repatriados.
Entre diez y quince dominicanos son devueltos cada día en la frontera entre ambos países por el paso de Jimaní-Malpasse, 282 kilómetros al oeste de Santo Domingo, por haber alterado las fechas del visado provisto por las autoridades haitianas, dijo a "Listín Diario" Edwidge Laguerre, inspector de migración de Haití.
"La mayoría son camioneros a los que el documento se les ha vencido", dijo el funcionario al medio dominicano.
Haití y República Dominicana comparten la isla La Española, en el centro del Caribe, y con cierta frecuencia confrontan problemas debido a históricas rencillas y a la presencia de al menos un millón de indocumentados haitianos en territorio dominicano según organizaciones locales (600.000 según el gobierno haitiano).
En marzo pasado, el Grupo de Apoyo a los Repatriados y Refugiados (GARR), una organización de defensa de los derechos de los inmigrantes de Haití, señaló en un informe que entre enero del 2011 y enero de este año, 15.647 haitianos fueron llevados a la fuerza a los puestos fronterizos para ser deportados a su país.
Puerto Príncipe ha reclamado un mejor trato para sus ciudadanos el territorio de su vecino, pero las autoridades dominicanas niegan que maltraten a los extranjeros.
Por: Servicios de Noticias
E-mail: diariodigitalrd1@gmail.com
http://www.diariodigital.com.do/articulo.php?id=20198
DETECTADA EN MAYO PASADO: Gobierno haitiano admite mutación en cepa de cólera
Empero, dijo que la mutación es tan pequeña que no debe implicar una modificación en la estrategia para combatir la dolencia.
Puerto Príncipe, 18 jul (PL) La directora general de Salud en Haití, Marie Guirlene, admitió hoy la existencia de una mutación en la cepa de cólera que afecta el país, aunque opinó que no es lo suficientemente notable como para cambiar el plan estratégico de lucha contra la enfermedad.
La variación en la bacteria fue detectada en mayo pasado por expertos del Centro para el Control y Prevención de Enfermedades, de Estados Unidos, sin embargo, las autoridades haitianas mantuvieron silencio al respecto hasta la fecha.
En declaraciones recogidas por la agencia local Haiti Press Network, Guirlene consideró que la mutación es tan pequeña que no debe implicar una modificación en la estrategia para combatir la dolencia.
Según la investigación estadounidense, a medida que los haitianos enfermos desarrollan cierta inmunidad a la bacteria original, esta muta y entonces puede volver a contagiar a esas personas.
Esa condición conlleva a que el cólera se volvería una enfermedad endémica, o sea tan común como un catarro, lo que haría fracasar cualquier proyecto de vacunación.
Al menos siete mil 418 personas murieron por cólera en Haití desde el inicio de la epidemia en octubre de 2010 hasta inicios de julio de este año, según las últimas cifras del Ministerio de Salud.
No obstante, el director de Epidemiología de ese organismo, Roc Magloire, anunció que la incidencia mortal de la enfermedad disminuyó considerablemente en las últimas semanas, de tres mil 794 casos reportados a mil 418.
Una investigación inicial realizada por el Centro para el Control y la Prevención de Enfermedades indicó que la epidemia fue importada por el personal de una base nepalí de la Misión de las Naciones Unidas para la Estabilización de Haití (Minustah).
Otro estudio realizado a inicios de 2011 por un investigador francés concluyó también que el origen de la cepa se debía a la presencia de los cascos azules nepalíes, quienes supuestamente defecaron en las cercanías del río Artibonite.
Ese cauce, uno de los principales de Haití, es utilizado por miles de personas para lavar, beber, pescar o bañarse.
Sin embargo, otro grupo de investigadores estadounidenses sugirieron en junio pasado que la epidemia es causada por dos cepas distintas de la bacteria y no solo por una de origen oriental.
lac/lio
Por: Servicios de Noticias
E-mail: diariodigitalrd1@gmail.com
http://www.diariodigital.com.do/articulo.php?id=19921
La variación en la bacteria fue detectada en mayo pasado por expertos del Centro para el Control y Prevención de Enfermedades, de Estados Unidos, sin embargo, las autoridades haitianas mantuvieron silencio al respecto hasta la fecha.
En declaraciones recogidas por la agencia local Haiti Press Network, Guirlene consideró que la mutación es tan pequeña que no debe implicar una modificación en la estrategia para combatir la dolencia.
Según la investigación estadounidense, a medida que los haitianos enfermos desarrollan cierta inmunidad a la bacteria original, esta muta y entonces puede volver a contagiar a esas personas.
Esa condición conlleva a que el cólera se volvería una enfermedad endémica, o sea tan común como un catarro, lo que haría fracasar cualquier proyecto de vacunación.
Al menos siete mil 418 personas murieron por cólera en Haití desde el inicio de la epidemia en octubre de 2010 hasta inicios de julio de este año, según las últimas cifras del Ministerio de Salud.
No obstante, el director de Epidemiología de ese organismo, Roc Magloire, anunció que la incidencia mortal de la enfermedad disminuyó considerablemente en las últimas semanas, de tres mil 794 casos reportados a mil 418.
Una investigación inicial realizada por el Centro para el Control y la Prevención de Enfermedades indicó que la epidemia fue importada por el personal de una base nepalí de la Misión de las Naciones Unidas para la Estabilización de Haití (Minustah).
Otro estudio realizado a inicios de 2011 por un investigador francés concluyó también que el origen de la cepa se debía a la presencia de los cascos azules nepalíes, quienes supuestamente defecaron en las cercanías del río Artibonite.
Ese cauce, uno de los principales de Haití, es utilizado por miles de personas para lavar, beber, pescar o bañarse.
Sin embargo, otro grupo de investigadores estadounidenses sugirieron en junio pasado que la epidemia es causada por dos cepas distintas de la bacteria y no solo por una de origen oriental.
lac/lio
Por: Servicios de Noticias
E-mail: diariodigitalrd1@gmail.com
http://www.diariodigital.com.do/articulo.php?id=19921
mardi 31 juillet 2012
Le Brésil et l'Equateur prêts à aider Haïti pour former une armée
Mis à jour le 31.07.12 à 08h57
Le Brésil et l'Equateur ont accepté d'aider Haïti à restaurer son armée pour remplacer la force de maintien de la paix de l'ONU qui protège le pays depuis 1994, a-t-on appris auprès de sources brésiliennes et équatoriennes. Le président Michel Martelly souhaite depuis près d'un an rétablir une armée, estimant que les Haïtiens préfèreraient voir leur pays être protégé par ses propres troupes que par les forces de l'ONU. Les forces armées haïtiennes ont été supprimées en 1994 par l'ancien président Jean-Baptiste Aristide, qui avait été renversé quatre ans plus tôt par un coup d'Etat militaire.
«Le Brésil va apporter son savoir-faire pour aider Haïti à rebâtir son armée», a indiqué un porte-parole du ministère brésilien de la Défense. Le Brésil va dépêcher une équipe militaire à Haïti dans les deux ou trois prochaines semaines pour évaluer la situation, a ajouté le porte-parole. Selon un responsable du ministère équatorien de la Défense, l'Equateur s'est également engagé à apporter son aide.
Réserves
La volonté de restaurer l'armée, dans un pays qui peine toujours à se remettre du séisme dévastateur et meurtrier du 12 janvier 2010, risque de se heurter à de fortes réserves tant dans l'opinion publique que chez les bailleurs de fonds internationaux. Les violations des droits de l'homme attribuées jadis à l'armée pourraient être un facteur de division, et les dépenses occasionnées par son rétablissement risquent d'être vues d'un mauvais oeil par ceux qui souhaitent donner la priorité à la reconstruction du pays.
«Nous voulons créer une force qui contribuera au développement, nous aidera à faire face aux catastrophes naturelles, à protéger nos frontières et à apporte son soutien sur des question sécuritaires lorsque la police est submergée», a dit Michel Martelly à Rentiers. «Nous parlons avec d'autres partenaires qui ont des inquiétudes, notamment en raison des anciennes méthodes de l'armée haïtienne qui a été impliquée dans des violations de droits de l'homme et des coups d'Etat.»
Reuters
http://www.20minutes.fr/ledirect/979207/bresil-equateur-prets-aider-haiti-former-armee
Haïti - Diaspora : TF1 n'a pas diffusé les images du défilé de la délégation haïtienne aux J.O (lettre ouverte)
31/07/2012 09:27:31
Alors que toutes les communautés ont vu défiler avec joie et bonheur les athlètes représentant leur pays d’origine, la communauté haïtienne a été privée de voir les siens. En effet, les images de la délégation haïtienne aux J.O. de Londres, ont été injustement « zappées » par TF1. Dans une lettre ouverte au Groupe de Télévision Français, la Fédération de la Diaspora Haïtienne d’Europe (FEDHE) exprime sa très grande déception et demande au Groupe de télévision français, sinon des excuses, tout au moins la rediffusion de ces images de la délégation haïtienne, qui ont été ignorées par TF1.
Lettre ouverte :
« Groupe TF1
1, quai du Point du Jour
92100 Boulogne Billancourt
Paris, le 30 juillet 2012
A l’attention de Madame Catherine Nayl
Directrice de l’information
CC. M. Harry Roselmack
M. Gilles Bouleau,
“CSA”
Madame, Messieurs,
La Fédération de la Diaspora Haïtienne d’Europe tient, par ce courrier, à vous exprimer sa très grande déception après un grave incident lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques, lequel a frappé en plein cœur les 200,000 Haïtiens vivant en France. Alors que toutes les communautés ont vu défiler avec joie et bonheur les athlètes représentant leur pays d’origine, la communauté haïtienne a été privée de voir défiler ses athlètes.
La délégation haïtienne à Londres a été effacée par TF1, « zappée », diriez-vous, de vos écrans ; les commentateurs faisant le choix de ne s’intéresser qu’aux seuls athlètes français. S’il est vrai que nous comprenons l’enthousiasme qu’a pu solliciter chez vos commentateurs le passage des athlètes tricolores, nous nous interrogeons en revanche sur le fait d’avoir balayé les sportifs haïtiens. Pour quelles raisons ?
Compte tenu du professionnalisme dont sait faire preuve votre chaîne, la seule d’ailleurs, en France, à avoir acquis les droits de rediffusion de cet événement planétaire, nous prenons la liberté de penser qu’il ne peut s’agir d’une simple erreur.
Nous n’ignorons rien des énormes enjeux publicitaires que représentent ces athlètes et ces Jeux pour TF1. Nous savons aussi que la marque France doit être vue, comprise, appréciée, aimée. Nous-mêmes y sommes très attachés, pétris des valeurs républicaines, soucieux des liens historiques forts qui unissent la France à Haïti, deux nations sœurs, liées par une histoire coloniale à rebondissements. Vous savez donc, comme nous, qu’au Stade de Stratford ce vendredi soir, il n’était pas seulement question de sport mais aussi d’images, de visibilité. D’où notre colère de l’absence de la marque Haïti sur vos antennes.
Après le séisme du 12 janvier 2010, les caméras du monde entier, les vôtres comprises, se sont tournées vers Haïti. Depuis, le pays panse ses plaies et maintenant Haiti est en phase de reconstruction.. Sa présence à Londres participe de cette reconstruction. Le sens de notre passage s’inscrivait non seulement dans un cadre strictement sportif mais aussi et surtout, par ces temps difficiles pour nous, dans un cadre politique. La marque Haïti, comme la marque France, doit être vue. C’est son droit légitime, surtout quand le monde entier peut la voir lors d’une fête aussi importante.
Madame, Messieurs, le fait d’avoir ignoré le passage des athlètes haïtiens n’a pas blessé uniquement les Haïtiens, ou les franco-haïtiens. Cette faute – volontaire ? – a profondément choqué tous ceux qui croient dans les valeurs de l’olympisme : partage, RESPECT, universalité. Aussi, la Fédération de la Diaspora Haïtienne d’Europe, attend-elle de vos équipes sinon des excuses publiques dans l’une de vos émissions de grande écoute du moins des explications. L’idéal serait la diffusion, enfin, de ces images de la délégation haïtienne, qui ont été injustement ignorées par TF1. Ce sera justice.
Loin de nous l’idée de nous ériger en procureurs malhabiles et de mauvaise foi. Vous comprendrez cependant notre émotion et notre colère légitimes.
Dans l’attente de la prise en compte de nos remarques ci-dessus, recevez, Madame, Messieurs, l’expression de nos distinguées salutations.
Pour la Fédération Diaspora Haïtienne d’Europe FEDHE
Samuel Colin
Délégué Général
P.S : Cette lettre sera diffusée sur les réseaux sociaux et sera envoyée aux associations franco-haïtiennes ainsi qu’aux représentants du gouvernement haïtien en France. »
HL/ HaïtiLibre
http://www.haitilibre.com/article-6265-haiti-diaspora-tf1-n-a-pas-diffuse-les-images-du-defile-de-la-delegation-haitienne-aux-jo-lettre-ouverte.html
Commentaires:
Cet évènement qui avait provoqué l'hilarité de mon fils, ne m'avait pas fait rire. Je faisais la remarque à une très bonne amie avec qui j'avais partagé mon envie d'écrire et d'interpeller les gens de TF1. J'applaudis donc cette initiative de la fédération de la Diaspora Haïtienne d'Europe qui ne doit pas laisser passer ce fait comme quelque chose de banal.
L'une des (premières) victimes d'une attitude que l'on pourrait cataloguer de chauviniste est votre serviteur. J'ai suivi toute la cérémonie qui me semblait assez lourde par moment dans le but de voir défilé nos athlètes. Au moment de la présentation des délégations, je me suis confortablement placé devant mon écran de télévision. mon appareil photo mis sur trépied. Mon caméscope en main. Mille vérifications ont été réalisées pour immortaliser ce moment. Le défilé pour moi n'a eu d'intérêt qu'à l'approche des pays dont les noms commençaient par la lettre H. Pour ne rien rater j'ai commencé à suivre avec assiduité le défilé à partir du Gabon, gwam etc...
Pourtant, ceux qui ont assuré la retransmission de la soirée d'ouverture avaient parlé d'Haïti. Toujours avec les mêmes mots. Peu importe le contexte. en effet au passage de la délégation de la Dominique, ils ont eu l'intelligence d'établir un distinguo entre la Dominique et la république Dominicaine. Ils ont été jusqu'à rappeler que la République Dominicaine représentait une puissance dans le monde du baseball. Ce qui est vrai! mais ils ont introduit Haïti dans la narration pour décrire le côté saisissant que l'on découvrait quand on survolait les deux pays à basse altitude et que l'on pouvait observer la différence entre (la pseudo opulence) de la République Dominicaine et la pauvreté criante d'Haïti!...
Pour revenir au défilé, je ne sais plus quelle nation avait précédé Haïti, mais juste avant, la production de TF1 est partie vers la délégation française pour faire la chasse aux personnalités qui s'amusaient: Laura Fessel, Tony Parker et bien d'autres...Pendant ce temps, assis devant la télé, j'ai entendu les maîtres de cérémonie annoncer « HAITI » tandis que je regardais un banqueteur français filmer les l'évènement pour sa famille et ses amis!
Heureusement qu’une amie depuis Haïti, m’a envoyé une photo de ma délégation !
Je ne sais pas si la production de TF1 a imaginé à un certain moment, combien d'Haïtiens ont été frustrés et bernés, victimes d'une injustice inconsciente. Ce qui, n'aurait pas du se produire en se basant sur le caractère universel d'un tel évènement.
TF1 depuis ce jour a surement perdu au moins un téléspectateur...MOI!
Alors que toutes les communautés ont vu défiler avec joie et bonheur les athlètes représentant leur pays d’origine, la communauté haïtienne a été privée de voir les siens. En effet, les images de la délégation haïtienne aux J.O. de Londres, ont été injustement « zappées » par TF1. Dans une lettre ouverte au Groupe de Télévision Français, la Fédération de la Diaspora Haïtienne d’Europe (FEDHE) exprime sa très grande déception et demande au Groupe de télévision français, sinon des excuses, tout au moins la rediffusion de ces images de la délégation haïtienne, qui ont été ignorées par TF1.
Lettre ouverte :
« Groupe TF1
1, quai du Point du Jour
92100 Boulogne Billancourt
Paris, le 30 juillet 2012
A l’attention de Madame Catherine Nayl
Directrice de l’information
CC. M. Harry Roselmack
M. Gilles Bouleau,
“CSA”
Madame, Messieurs,
La Fédération de la Diaspora Haïtienne d’Europe tient, par ce courrier, à vous exprimer sa très grande déception après un grave incident lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques, lequel a frappé en plein cœur les 200,000 Haïtiens vivant en France. Alors que toutes les communautés ont vu défiler avec joie et bonheur les athlètes représentant leur pays d’origine, la communauté haïtienne a été privée de voir défiler ses athlètes.
La délégation haïtienne à Londres a été effacée par TF1, « zappée », diriez-vous, de vos écrans ; les commentateurs faisant le choix de ne s’intéresser qu’aux seuls athlètes français. S’il est vrai que nous comprenons l’enthousiasme qu’a pu solliciter chez vos commentateurs le passage des athlètes tricolores, nous nous interrogeons en revanche sur le fait d’avoir balayé les sportifs haïtiens. Pour quelles raisons ?
Compte tenu du professionnalisme dont sait faire preuve votre chaîne, la seule d’ailleurs, en France, à avoir acquis les droits de rediffusion de cet événement planétaire, nous prenons la liberté de penser qu’il ne peut s’agir d’une simple erreur.
Nous n’ignorons rien des énormes enjeux publicitaires que représentent ces athlètes et ces Jeux pour TF1. Nous savons aussi que la marque France doit être vue, comprise, appréciée, aimée. Nous-mêmes y sommes très attachés, pétris des valeurs républicaines, soucieux des liens historiques forts qui unissent la France à Haïti, deux nations sœurs, liées par une histoire coloniale à rebondissements. Vous savez donc, comme nous, qu’au Stade de Stratford ce vendredi soir, il n’était pas seulement question de sport mais aussi d’images, de visibilité. D’où notre colère de l’absence de la marque Haïti sur vos antennes.
Après le séisme du 12 janvier 2010, les caméras du monde entier, les vôtres comprises, se sont tournées vers Haïti. Depuis, le pays panse ses plaies et maintenant Haiti est en phase de reconstruction.. Sa présence à Londres participe de cette reconstruction. Le sens de notre passage s’inscrivait non seulement dans un cadre strictement sportif mais aussi et surtout, par ces temps difficiles pour nous, dans un cadre politique. La marque Haïti, comme la marque France, doit être vue. C’est son droit légitime, surtout quand le monde entier peut la voir lors d’une fête aussi importante.
Madame, Messieurs, le fait d’avoir ignoré le passage des athlètes haïtiens n’a pas blessé uniquement les Haïtiens, ou les franco-haïtiens. Cette faute – volontaire ? – a profondément choqué tous ceux qui croient dans les valeurs de l’olympisme : partage, RESPECT, universalité. Aussi, la Fédération de la Diaspora Haïtienne d’Europe, attend-elle de vos équipes sinon des excuses publiques dans l’une de vos émissions de grande écoute du moins des explications. L’idéal serait la diffusion, enfin, de ces images de la délégation haïtienne, qui ont été injustement ignorées par TF1. Ce sera justice.
Loin de nous l’idée de nous ériger en procureurs malhabiles et de mauvaise foi. Vous comprendrez cependant notre émotion et notre colère légitimes.
Dans l’attente de la prise en compte de nos remarques ci-dessus, recevez, Madame, Messieurs, l’expression de nos distinguées salutations.
Pour la Fédération Diaspora Haïtienne d’Europe FEDHE
Samuel Colin
Délégué Général
P.S : Cette lettre sera diffusée sur les réseaux sociaux et sera envoyée aux associations franco-haïtiennes ainsi qu’aux représentants du gouvernement haïtien en France. »
HL/ HaïtiLibre
http://www.haitilibre.com/article-6265-haiti-diaspora-tf1-n-a-pas-diffuse-les-images-du-defile-de-la-delegation-haitienne-aux-jo-lettre-ouverte.html
Commentaires:
Cet évènement qui avait provoqué l'hilarité de mon fils, ne m'avait pas fait rire. Je faisais la remarque à une très bonne amie avec qui j'avais partagé mon envie d'écrire et d'interpeller les gens de TF1. J'applaudis donc cette initiative de la fédération de la Diaspora Haïtienne d'Europe qui ne doit pas laisser passer ce fait comme quelque chose de banal.
L'une des (premières) victimes d'une attitude que l'on pourrait cataloguer de chauviniste est votre serviteur. J'ai suivi toute la cérémonie qui me semblait assez lourde par moment dans le but de voir défilé nos athlètes. Au moment de la présentation des délégations, je me suis confortablement placé devant mon écran de télévision. mon appareil photo mis sur trépied. Mon caméscope en main. Mille vérifications ont été réalisées pour immortaliser ce moment. Le défilé pour moi n'a eu d'intérêt qu'à l'approche des pays dont les noms commençaient par la lettre H. Pour ne rien rater j'ai commencé à suivre avec assiduité le défilé à partir du Gabon, gwam etc...
Pourtant, ceux qui ont assuré la retransmission de la soirée d'ouverture avaient parlé d'Haïti. Toujours avec les mêmes mots. Peu importe le contexte. en effet au passage de la délégation de la Dominique, ils ont eu l'intelligence d'établir un distinguo entre la Dominique et la république Dominicaine. Ils ont été jusqu'à rappeler que la République Dominicaine représentait une puissance dans le monde du baseball. Ce qui est vrai! mais ils ont introduit Haïti dans la narration pour décrire le côté saisissant que l'on découvrait quand on survolait les deux pays à basse altitude et que l'on pouvait observer la différence entre (la pseudo opulence) de la République Dominicaine et la pauvreté criante d'Haïti!...
Pour revenir au défilé, je ne sais plus quelle nation avait précédé Haïti, mais juste avant, la production de TF1 est partie vers la délégation française pour faire la chasse aux personnalités qui s'amusaient: Laura Fessel, Tony Parker et bien d'autres...Pendant ce temps, assis devant la télé, j'ai entendu les maîtres de cérémonie annoncer « HAITI » tandis que je regardais un banqueteur français filmer les l'évènement pour sa famille et ses amis!
Heureusement qu’une amie depuis Haïti, m’a envoyé une photo de ma délégation !
Je ne sais pas si la production de TF1 a imaginé à un certain moment, combien d'Haïtiens ont été frustrés et bernés, victimes d'une injustice inconsciente. Ce qui, n'aurait pas du se produire en se basant sur le caractère universel d'un tel évènement.
TF1 depuis ce jour a surement perdu au moins un téléspectateur...MOI!
Haïti: la colère gronde dans les bidonvilles menacés par les bulldozers
Sur les collines qui surplombent Pétion-Ville, quartier cossu à l'est de Port-au-Prince habité autrefois par les riches haïtiens, les constructions anarchiques occupent de plus en plus de terrain.
Les éboulements meurtriers qui ont frappé les quartiers surpeuplés et le risque d'hécatombe lors de catastrophes naturelles poussent les autorités à envisager le déplacement des résidents de bidonvilles.
Mais elles risquent, ce faisant, de se heurter à la colère de la population délogée.
Récemment, à l'annonce de mesures d'éviction, des habitants en colère sont sortis des cabanes exposées aux intempéries et descendus dans les rues de la capitale pour affronter la police.
"Ils doivent nous passer sur le corps pour nous déloger. C'est ça la récompense du président à notre vote?", lance Sylvestre Véus, la trentaine, les yeux rouges de colère, parmi les manifestants. Selon lui, "il n'y a pas de danger" dans son quartier, appelé Jalousie.
Jalousie est un de ces bidonvilles qui entourent la capitale d'Haïti. Planté au flanc de la colline en face de Pétion-Ville, les masures y sont collées les unes aux autres, comme tout au long du massif montagneux qui borde la capitale.
"Ce quartier existe depuis plus de 60 ans, je suis né ici", dit William Jean, 62 ans, assis sur une banquette en face de l'unique porte de sa petite demeure. "Au début, il n'y avait que quelques rares maisons", se souvient-t-il.
Aujourd'hui, 21% de la population de la commune de Pétion-Ville vit dans ce faubourg, où les maisons montent en escalier les unes après les autres, jusqu'au sommet de la colline complètement déboisée.
Après le séisme de 2010, qui a fait plus de 200.000 morts et d'un million de sinistrés, de nombreux sans-abri sont allés s'établir dans ces bidonvilles qui ont pour noms Jalousie, Tchétchénie, Désermithe ou Canapé Vert. Ils s'étirent sur un massif montagneux de 4.000 hectares jonché de tentes et d'abris provisoires à perte de vue.
Au total, plus de 250.000 personnes vivent dans 50.000 maisons dans ces quartiers.
Les électeurs oubliés
"Chaque crise sociopolitique a poussé son lot de personnes à venir s'établir ici comme dans les autres ghettos de Port-au-Prince", explique Sylvestre Telfort, responsable d'une organisation de défense des intérêts des résidents de Jalousie.
Celui-ci encourage cependant les gens vivant dans les ravines à se déplacer comme demandé et préconise le dialogue entre les autorités et les personnes concernées.
"C'est dans les bidonvilles qu'on vient chercher les électeurs, après on les oublie!", tempête Jocelyn Louis, assis sur son vélo. "Je dis non! Personne ne peut nous arracher à cette terre".
Jocelyn s'en prend à "l'Etat en retard" qui n'intervient "jamais à temps" et "ne respecte pas la Constitution qui garantit un logement à chaque fils de ce pays". Les voisins opinent, accusant pêle-mêle les gouvernements successifs et les élus locaux qui "ne font rien pour le peuple et donnent tous les avantages aux riches".
Pour Deracin Joseph, un notable de Jalousie, les autorités seraient même complices de la concession d'espace à des propriétaires de luxueuses villas.
Une passante enceinte soupire en désignant les grandes résidences cachées derrière de hauts murs surmontés de barbelés: "Ils veulent nous déloger, mais les propriétaires des maisons à deux et trois étages continueront à jouir de leur position".
"C'est un dossier délicat. Il y a une gestion politique, une gestion sociale et une gestion technique à faire", reconnaît le ministre de l'Environnement, Jean Ronald St-Cyr. "Il faut faire quelque chose", répète-t-il.
En attendant, il envisage la destruction d'environ 2.000 maisonnettes érigées à proximité des ravines et propose une indemnité, de six mois à un an, pour les habitants concernés ainsi que l'interdiction de toute nouvelle construction.
http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/haiti-la-colere-gronde-dans-les-bidonvilles-menaces-par-les-bulldozers-26-07-2012-2102926.php
QUOI DE NEUF!
Bonjour, amis bloggeurs ! Bonjour fidèles lecteurs d’Haïti Recto Verso !
Après un mois d’absence sur la toile nous sommes revenus. Vous êtes déjà assez habitués avec ces périodes d’absence qui surviennent toujours à la même époque. Elle correspond à nos vacances. Vacances, quand elles ne riment pas avec farniente ou les pieds dans l’eau, signifie le temps de refaire le plein. Nous avions opté pour garder un profil plutôt bas. Nous avons préféré observer et nous garder d’émettre des coups de gueule.
Tout compte fait, nous n’avions pas pris de vraies vacances. Nous sommes partis voir pour comprendre et agir. Nous sommes allés en Haïti, là nous avons pu voir un pays qui se remue doucement, manifestant le désir de se relever. Nous avons eu l’impression qu’il manque encore un petit quelque chose. Peut être, passer de la résilience à l’indignation pour s’auto-estimer par rapports aux adversités et aux faux amis ? Sans doute comprendre les enjeux dans leurs vrais sens pour s’armer des meilleurs atouts pour les affronter victorieusement ?
Trente mois après, pour ne pas froisser des sentiments, le bilan reste assez mitigé. Tout dépend du côté ou l’on se place. Le pays a surement repris sa physionomie d’avant le 12 janvier 2010. Certains « espaces vides » rappellent qu’il manque ici et là certains édifices. Mieux encore, le Palais National encore à genou est sans doute le seul élément qui ramène encore les souvenirs cruels et dramatiques du tremblement de terre. S’il est vrai que l’on observe très peu de décombres, il n’y a pas non plus de chantiers grouillant de monde comme témoin d’une vaste reconstruction.
La place du Champ de Mars est vidée des camps de déplacés. Le parc Sainte Thérèse de Pétion Ville et le Stade Sylvio Cator aussi. Ne demandons pas dans quelles conditions ces évacuations ont été effectuées.
Sur le plan politique nous avions envie de dire que c’est le statut quo. Les deux pouvoirs principaux, le législatif et l’exécutif, refusent catégoriquement de se mettre d’accord pour affronter les défis qui semblent les dépasser de plusieurs coudées. Un scandale succède à un autre qui est vite oublié. Des parlementaires qui changent de côté en s’alliant à leurs adversaires d'hier au gré des caprices de leurs besoins et intérêts.
L’exécutif de son côté, surtout la présidence, continue à faire cavalier seul sur des dossiers et des actions qui peuvent être jugées comme contradictoires. Les programmes d’assistance ne sont pas bien expliqués. Ils portent des noms qui évoquent surtout la misère et l’égocentricité partisane : « Ti manman chéri » (Petite maman chérie), la carte rose…
Il faut cependant noter quelques mesures qui tendent vers une organisation simple et débutante de la vie sociale en Haïti. La je pointe positivement du doigt le service de circulation qui veut sévir de façon radicale contre les mauvaises habitudes au volant. Ce sont certes des mesures simples. On pourrait se demander pourquoi elles n’étaient pas encore appliquées dans une capitale si mal gérée. Parmi les plus récentes on peut évoquer le port de la ceinture de sécurité, l’obligation de porter les enfants en bas âge dans des sièges appropriés, des radars placés sur les axes routiers…
Le paradoxe qu’il fallait relever avant ces mesures c’est que le pays a un besoin cruel d’argent dans une société qui n’est pas habituée à payer des impôts. Pour des raisons justifiées ou pas. L’application des règles du code de la route permet à la fois de protéger des vies et d’augmenter les recettes de l’état. Un bon ami résidant en Haïti, me disait que pour lui c’était comme une sorte de réflexe. Dès qu’il arrive aux Etats-Unis ou en République Dominicaine, au volant il met automatiquement sa ceinture de sécurité. Cependant à Port-au-Prince, il ne se sent pas de s’emmerder avec ce truc, dans ce merdier !...
Nous avions visité l’école et les enfants de la Fondation « SEEDS FOR THE FUTURE » (SEMENCES POUR L’AVENIR), cette école dont les enfants reçoivent une attention particulière de la part du personnel soignant de l’hôpital Privé Clairval et de quelques amis. Nous avions pu évaluer leurs besoins tout en leur assurant notre soutien.
Nous avions aussi travaillé avec beaucoup d’organisations qui s’occupent de l’enfance défavorisée. Cette partie « pilier » de la société haïtienne en bute à de vraies difficultés. Les problèmes et les besoins sont les mêmes, pour des enfants qui risquent d’être happés par l’engrange de la délinquance ou de la prostitution. FONDACIRE, Fondation Croire, Investir, Réussir travail dans ce domaine et nous pensons pouvoir faire passer le message de ces enfants défavorisés jusqu’aux gens de bonne volonté qui ont compris que cette forme de coopération peut se révéler très productive pour la société haïtienne…
Enfin, nous avions rencontré Nephtalie Ilisse, cette fille miraculée qui avait été prise en charge à Marseille, en 2007, après un vaste mouvement de solidarité sans précédent qui avait permis de recueillir les fonds nécessaires pour couvrir les frais d’une chirurgie cérébelleuse, magistralement réalisée par le Docteur Gabriel LENA de l’hôpital La Timone.
Nous l’avions vue, guérie de sa maladie avec des séquelles prévues. Selon les parents, qui sont encore extrêmement reconnaissants envers toux ceux qui avaient rendu possible cet exploit, elle n’a plus mal à la tête, elle ne vomit plus, elle n’a pas de nausées. Scientifiquement parlant, elle ne présente plus de syndrome d’hypertension intracrânienne.
Nous avions été agréablement surpris de voir qu’elle se rappelait de tout le monde en particulier de tous ceux qui ont été proches d’elle durant son séjour à Marseille. Elle a mentionné sans erreur, des noms comme Anne Marie Straboni, Marie Dominique Ohresser, Valérie Ranchin.
Nous voudrions profiter de cet instant pour envoyer nos plus vifs remerciements à ceux qui ont contribué à redonner la vie à cette demoiselle qui aujourd’hui a treize ans. Nous pensons au service de Air France qui avait mis â notre disposition des billets d’avion pour faciliter le voyage, à aviation sans frontières qui avait dépêché un de ses membres pour accompagner Nephtalie et sa mère depuis Port-au-Prince jusqu’à Marseille et pendant le trajet dans l’autre sens, à tous les donateurs qui nous ont proportionné généreusement « le nerf de la guerre ». Nous avons dans ce sens une pensée particulière pour l’ensemble des supporters de l’Olympique de Marseille qui avaient pris part à cette action avec un très grand cœur…
Nephtalie serait heureuse de revenir en France pour remercier Marseille de ce qui a été fait en sa faveur…
Nous avions traversé la frontière entre Haïti et la République Dominicaine. Mon Dieu quel Bordel!
Nous sommes allés vers le plateau central. Une zone géographique regorgeant une potentialité enviée pour le développement et le désenclavement. Avec cette route nationale numéro 3, à mettre dans les grandes réalisations du président Preval, il ne manque que ce rien pour en faire une zone pilote.
Et que dire de la visite de "PELIGRE", cette force de la nature apprivoisée dans un décor de rêve pour alimenter en électricité le pays. A l'époque de son inauguration, les slogans propagandistes pro François Duvalier disait que seul Duvalier pouvait conquérir l'énergie de Péligre pour la donner à son peuple. Près de cinquante ans plus tard, cette centrale hydroélectrique continue à être la seule pourvoyeuse du peu d'énergie électrique dont bénéficient la capitale et le reste du pays...Les slogans disaient-ils la vérité sur un ton de malédiction ou de prophétie?
Nous avions suivi aussi la première phase du tournoi qualificatif pour la Coupe du Monde des moins de 17 ans. Nous avons vu avec une certaine délectation une sélection de jeunes grenadiers pétris de talents. Leur défaut, c'est d'être haïtiens! Que dire de cette perle qui joue en milieu offensif droit, Derival Jean Wesner. Une vraie perle. Mais nous connaissons déjà la fin de l'histoire. La fédération n'aura pas les moyens suffisants pour assurer la préparation de ces jeunes qui pourraient déjà être considérés comme la base de la sélection pour la coupe du monde de 2018.
Pourtant dans ce même pays on peu disposer de plus d'un million de dollars pour un carnaval des fleurs en juillet. Parler de fleurs dans un pays déboisés à plus de 90% ! Cinq mois après le carnaval national. Un évènement réalisé sans raison du dimanche à Mardi. Comme si en juillet il y avait un mardi gras aussi. Un carême en juillet. Pourquoi ne pas avoir organisé ces festivités chères aux haïtiens sur un week-end ? Quelqu'un devra expliquer aux autorités ce que représente en matière de productivité et de recette fiscale une journée et demie de congé.
Voilà, amis lecteurs, un résumé assez succinct de nos activités de vacances. Nous restons à votre disposition pour plus de renseignements et nous sommes comme d’habitude, ouverts au débat contradictoire positif comme forme de contribution pour faire avancer les esprits et les choses.
Merci et bonne lecture !
Juillet 31/2012
Marseille, France
Après un mois d’absence sur la toile nous sommes revenus. Vous êtes déjà assez habitués avec ces périodes d’absence qui surviennent toujours à la même époque. Elle correspond à nos vacances. Vacances, quand elles ne riment pas avec farniente ou les pieds dans l’eau, signifie le temps de refaire le plein. Nous avions opté pour garder un profil plutôt bas. Nous avons préféré observer et nous garder d’émettre des coups de gueule.
Tout compte fait, nous n’avions pas pris de vraies vacances. Nous sommes partis voir pour comprendre et agir. Nous sommes allés en Haïti, là nous avons pu voir un pays qui se remue doucement, manifestant le désir de se relever. Nous avons eu l’impression qu’il manque encore un petit quelque chose. Peut être, passer de la résilience à l’indignation pour s’auto-estimer par rapports aux adversités et aux faux amis ? Sans doute comprendre les enjeux dans leurs vrais sens pour s’armer des meilleurs atouts pour les affronter victorieusement ?
Trente mois après, pour ne pas froisser des sentiments, le bilan reste assez mitigé. Tout dépend du côté ou l’on se place. Le pays a surement repris sa physionomie d’avant le 12 janvier 2010. Certains « espaces vides » rappellent qu’il manque ici et là certains édifices. Mieux encore, le Palais National encore à genou est sans doute le seul élément qui ramène encore les souvenirs cruels et dramatiques du tremblement de terre. S’il est vrai que l’on observe très peu de décombres, il n’y a pas non plus de chantiers grouillant de monde comme témoin d’une vaste reconstruction.
La place du Champ de Mars est vidée des camps de déplacés. Le parc Sainte Thérèse de Pétion Ville et le Stade Sylvio Cator aussi. Ne demandons pas dans quelles conditions ces évacuations ont été effectuées.
Sur le plan politique nous avions envie de dire que c’est le statut quo. Les deux pouvoirs principaux, le législatif et l’exécutif, refusent catégoriquement de se mettre d’accord pour affronter les défis qui semblent les dépasser de plusieurs coudées. Un scandale succède à un autre qui est vite oublié. Des parlementaires qui changent de côté en s’alliant à leurs adversaires d'hier au gré des caprices de leurs besoins et intérêts.
L’exécutif de son côté, surtout la présidence, continue à faire cavalier seul sur des dossiers et des actions qui peuvent être jugées comme contradictoires. Les programmes d’assistance ne sont pas bien expliqués. Ils portent des noms qui évoquent surtout la misère et l’égocentricité partisane : « Ti manman chéri » (Petite maman chérie), la carte rose…
Il faut cependant noter quelques mesures qui tendent vers une organisation simple et débutante de la vie sociale en Haïti. La je pointe positivement du doigt le service de circulation qui veut sévir de façon radicale contre les mauvaises habitudes au volant. Ce sont certes des mesures simples. On pourrait se demander pourquoi elles n’étaient pas encore appliquées dans une capitale si mal gérée. Parmi les plus récentes on peut évoquer le port de la ceinture de sécurité, l’obligation de porter les enfants en bas âge dans des sièges appropriés, des radars placés sur les axes routiers…
Le paradoxe qu’il fallait relever avant ces mesures c’est que le pays a un besoin cruel d’argent dans une société qui n’est pas habituée à payer des impôts. Pour des raisons justifiées ou pas. L’application des règles du code de la route permet à la fois de protéger des vies et d’augmenter les recettes de l’état. Un bon ami résidant en Haïti, me disait que pour lui c’était comme une sorte de réflexe. Dès qu’il arrive aux Etats-Unis ou en République Dominicaine, au volant il met automatiquement sa ceinture de sécurité. Cependant à Port-au-Prince, il ne se sent pas de s’emmerder avec ce truc, dans ce merdier !...
Nous avions visité l’école et les enfants de la Fondation « SEEDS FOR THE FUTURE » (SEMENCES POUR L’AVENIR), cette école dont les enfants reçoivent une attention particulière de la part du personnel soignant de l’hôpital Privé Clairval et de quelques amis. Nous avions pu évaluer leurs besoins tout en leur assurant notre soutien.
Nous avions aussi travaillé avec beaucoup d’organisations qui s’occupent de l’enfance défavorisée. Cette partie « pilier » de la société haïtienne en bute à de vraies difficultés. Les problèmes et les besoins sont les mêmes, pour des enfants qui risquent d’être happés par l’engrange de la délinquance ou de la prostitution. FONDACIRE, Fondation Croire, Investir, Réussir travail dans ce domaine et nous pensons pouvoir faire passer le message de ces enfants défavorisés jusqu’aux gens de bonne volonté qui ont compris que cette forme de coopération peut se révéler très productive pour la société haïtienne…
Enfin, nous avions rencontré Nephtalie Ilisse, cette fille miraculée qui avait été prise en charge à Marseille, en 2007, après un vaste mouvement de solidarité sans précédent qui avait permis de recueillir les fonds nécessaires pour couvrir les frais d’une chirurgie cérébelleuse, magistralement réalisée par le Docteur Gabriel LENA de l’hôpital La Timone.
Nous l’avions vue, guérie de sa maladie avec des séquelles prévues. Selon les parents, qui sont encore extrêmement reconnaissants envers toux ceux qui avaient rendu possible cet exploit, elle n’a plus mal à la tête, elle ne vomit plus, elle n’a pas de nausées. Scientifiquement parlant, elle ne présente plus de syndrome d’hypertension intracrânienne.
Nous avions été agréablement surpris de voir qu’elle se rappelait de tout le monde en particulier de tous ceux qui ont été proches d’elle durant son séjour à Marseille. Elle a mentionné sans erreur, des noms comme Anne Marie Straboni, Marie Dominique Ohresser, Valérie Ranchin.
Nous voudrions profiter de cet instant pour envoyer nos plus vifs remerciements à ceux qui ont contribué à redonner la vie à cette demoiselle qui aujourd’hui a treize ans. Nous pensons au service de Air France qui avait mis â notre disposition des billets d’avion pour faciliter le voyage, à aviation sans frontières qui avait dépêché un de ses membres pour accompagner Nephtalie et sa mère depuis Port-au-Prince jusqu’à Marseille et pendant le trajet dans l’autre sens, à tous les donateurs qui nous ont proportionné généreusement « le nerf de la guerre ». Nous avons dans ce sens une pensée particulière pour l’ensemble des supporters de l’Olympique de Marseille qui avaient pris part à cette action avec un très grand cœur…
Nephtalie serait heureuse de revenir en France pour remercier Marseille de ce qui a été fait en sa faveur…
Nous avions traversé la frontière entre Haïti et la République Dominicaine. Mon Dieu quel Bordel!
Nous sommes allés vers le plateau central. Une zone géographique regorgeant une potentialité enviée pour le développement et le désenclavement. Avec cette route nationale numéro 3, à mettre dans les grandes réalisations du président Preval, il ne manque que ce rien pour en faire une zone pilote.
Et que dire de la visite de "PELIGRE", cette force de la nature apprivoisée dans un décor de rêve pour alimenter en électricité le pays. A l'époque de son inauguration, les slogans propagandistes pro François Duvalier disait que seul Duvalier pouvait conquérir l'énergie de Péligre pour la donner à son peuple. Près de cinquante ans plus tard, cette centrale hydroélectrique continue à être la seule pourvoyeuse du peu d'énergie électrique dont bénéficient la capitale et le reste du pays...Les slogans disaient-ils la vérité sur un ton de malédiction ou de prophétie?
Nous avions suivi aussi la première phase du tournoi qualificatif pour la Coupe du Monde des moins de 17 ans. Nous avons vu avec une certaine délectation une sélection de jeunes grenadiers pétris de talents. Leur défaut, c'est d'être haïtiens! Que dire de cette perle qui joue en milieu offensif droit, Derival Jean Wesner. Une vraie perle. Mais nous connaissons déjà la fin de l'histoire. La fédération n'aura pas les moyens suffisants pour assurer la préparation de ces jeunes qui pourraient déjà être considérés comme la base de la sélection pour la coupe du monde de 2018.
Pourtant dans ce même pays on peu disposer de plus d'un million de dollars pour un carnaval des fleurs en juillet. Parler de fleurs dans un pays déboisés à plus de 90% ! Cinq mois après le carnaval national. Un évènement réalisé sans raison du dimanche à Mardi. Comme si en juillet il y avait un mardi gras aussi. Un carême en juillet. Pourquoi ne pas avoir organisé ces festivités chères aux haïtiens sur un week-end ? Quelqu'un devra expliquer aux autorités ce que représente en matière de productivité et de recette fiscale une journée et demie de congé.
Voilà, amis lecteurs, un résumé assez succinct de nos activités de vacances. Nous restons à votre disposition pour plus de renseignements et nous sommes comme d’habitude, ouverts au débat contradictoire positif comme forme de contribution pour faire avancer les esprits et les choses.
Merci et bonne lecture !
Juillet 31/2012
Marseille, France
jeudi 26 juillet 2012
NOS BAS EN HAUT...COUP DE GUEULE DE CARLIE
Il ne manquait que ça, nous importons la merde maintenant...
La nouvelle a parcouru la ville comme une traînée de poudre, des salamis à la merde peuplent le marché haïtien, provenance, République Dominicaine. J'ai été incrédule et j'ai souhaité que cette information ne fût qu'une rumeur qu'on allait vite démentir. Il n'en est rien, au contraire, des mesures ponctuelles ont été prises pour interdire la vente de ces produits sur le marché local.
Comme un journaliste a eu à si bien le souligner, il a fallu que le constat soit fait par des dominicains eux-mêmes, pour que nous soyons avisés de la situation.
La question, allons nous attendre que les étrangers nous indiquent combien de "fatras" que nous importons de partout ? Nous sommes, il parait, la poubelle de bien des états voisins.
La douane ne s'intéresse qu'au contrôle des taxes. Payez et déversez !
Il a fallu qu'une âme charitable nous fasse comprendre qu'on nous fait manger de la merde pour que l'on "réagisse".
A quand une association des consommateurs?
Les "balles de pèpè" nous viennent de partout et personne ne se donne la peine de questionner le contenu de ces sacs poubelles. On y voit de tout quand ils sont déballés sur les trottoirs. Mêmes des sous vêtements usagés dont la population vante la bonne qualité y trouvent leur place.
La nouvelle a parcouru la ville comme une traînée de poudre, des salamis à la merde peuplent le marché haïtien, provenance, République Dominicaine. J'ai été incrédule et j'ai souhaité que cette information ne fût qu'une rumeur qu'on allait vite démentir. Il n'en est rien, au contraire, des mesures ponctuelles ont été prises pour interdire la vente de ces produits sur le marché local.
Comme un journaliste a eu à si bien le souligner, il a fallu que le constat soit fait par des dominicains eux-mêmes, pour que nous soyons avisés de la situation.
La question, allons nous attendre que les étrangers nous indiquent combien de "fatras" que nous importons de partout ? Nous sommes, il parait, la poubelle de bien des états voisins.
La douane ne s'intéresse qu'au contrôle des taxes. Payez et déversez !
Il a fallu qu'une âme charitable nous fasse comprendre qu'on nous fait manger de la merde pour que l'on "réagisse".
A quand une association des consommateurs?
Les "balles de pèpè" nous viennent de partout et personne ne se donne la peine de questionner le contenu de ces sacs poubelles. On y voit de tout quand ils sont déballés sur les trottoirs. Mêmes des sous vêtements usagés dont la population vante la bonne qualité y trouvent leur place.
Carlie pour AFHES http://www.afhes.org/
dimanche 15 juillet 2012
Nephtalie ILISSE…CINQ ANS PLUS TARD
Nephtalie ILISSE…CINQ
ANS PLUS TARD….
J’avais tellement
prévu de faire des choses pendant mon séjour de 17 jours en Haïti que j’ai failli
laisser de cote l’un des points les plus importants de mon agenda. J’avais écrit
en rouge et souligné en noir : rencontrer Nephtalie.
Nephtalie ILISSE,
est donc cette petite haïtienne qui avait été opérée en 2007 par les soins du
Docteur Gabriel Lena au CHU La Timone, d’une tumeur cérébelleuse responsable d’une
hypertension intracrânienne qui justifiait l’urgence d’une indication
chirurgicale.
Tout avait commencé
un matin par la lecture d’un article paru dans un quotidien local, Le Nouvelliste,
expliquant le désarroi de cette famille qui devait constater la dégradation jusqu'à
la mort de leur fille de huit ans si rien n’était fait assez rapidement. En Haïti,
il n’existait pas un plateau technique per mettant d’augurer une issue satisfaisante à cette maladie.
Le décalage
horaire aidant, on n’avait pu se renseigner immédiatement de l’état de sante de
Nephtalie et un grand mouvement de solidarité mis en place par Madame STRABONI
de l’association Hispaniola, Marie Dominique OHRESSER de Chrétiens et Sida, Valérie
Ranchin, et l’association Culturelle Haïtienne de Marseille. Des particuliers
et des institutions comme l’Olympique de Marseille et les groupes de supporters
avaient permis de payer les frais d’hospitalisation.
Air France avait
mis deux billets d’avion à la disposition de Nephtalie et de sa mère.
Aviation sans frontières
avait dépêché quelqu’un pour les accompagner.
Apres un séjour d’un
mois, Nephtalie et sa mère étaient reparties pour Haïti heureuses et guérie.
On avait eu très
peur après le tremblement de terre du 12 janvier. Mais les nouvelles reçues de
Monsieur Igaud ILISSE nous avaient rassurées…
Le 11 juillet nous
nous sommes rendus chez Nephtalie à Port-au-Prince. Nous l’avions retrouvée grandie
et changée cinq ans plus tard. Elle nous a reconnus en citant notre nom et prénom.
Elle se rappelle encore de Madame Straboni, Marie Dominique OHRESSER, Valerie
Ranchin et ses deux enfants.
Les parents nous
rejoignirent après dans une effusion de joie indescriptible. Le père, que nous
croisions pour la première fois nous a raconté l’histoire vécue de son coté.
Comme croyant, il considère que l’intervention de l’équipe de Marseille était en
fait une intervention divine.
D’après les
parents, Nephtalie n’a plus de maux de tête, ni de nausées ni de vomissements.
Cela veut dire qu’elle est guérie.
Elle garde des séquelles
présentes avant l’intervention : troubles de l’apprentissage et baisse de
l’acuité visuelle…
La famille
encore reconnaissante, m’a priée de
transmettre l’expression de leur gratitude à tous ceux qui ont de prés ou de
loin contribué à ce que Nephtalie soit
encore en vie….
Dans un bidonville d'Haïti, le sport comme antidote à l'exclusion
Rien ne prédestinait
Robert Duval, rejeton d'une famille d'industriels, à se retrouver dans cet
endroit où plus de 300.000 Haïtiens vivent dans des conditions inhumaines, lui
qui a fait des études dans des universités nord-américaines.
"Je suis venu à
Cité-soleil parce que je cherchais un engagement social conforme à ma vision de
la vie. Je me suis dit que j'allais monter un centre de développement de
talents sportifs", dit-il.
Après avoir fait de la
prison sous les Duvalier, Robert Duval, mieux connu sous son surnom de
"Bobby", a voulu donner une nouvelle direction à sa vie. Depuis près
de 20 ans, il est à la tête d'un centre sportif, l'Athlétique d'Haïti, planté
au coeur du bidonville sur une ancienne décharge.
En venant dans ce
quartier ostracisé, cet ancien sportif a voulu se "rapprocher des exclus",
explique-t-il.
Après avoir donné des
leçons de football à un petit groupe de jeunes déshérités, il s'est retrouvé
avec plusieurs centaines d'enfants. Le projet a grandi et fournit désormais le
gros des footballeurs des clubs professionnels et de la sélection nationale.
"J'ai formé des
dizaines et des dizaines de jeunes footballeurs haïtiens et je les ai emmenés
dans des compétitions en Europe et aux Etats-Unis", raconte-t-il, montrant
les trophées qu'il a rapportés de tournois disputés en Norvège, aux Etats-Unis
et récemment de France, la Coupe des sans-abri.
5 millions nécessaires
Son engagement a valu à
Bobby une reconnaissance internationale. La chaîne de télévision américaine CNN
en a fait un de ses "héros" en 2007.
"Je suis reconnu à
l'étranger pour mon travail, mais pas forcément en Haïti. Il y a encore des
irréductibles qui pensent que je ne devrais pas venir ici. Ils pensent que ma
place n'est pas là", dit Robert Duval. "Mais c'est un choix",
répète-t-il.
Pour son choix, il est
respecté et adulé à Cité-soleil, où il donne de l'espoir à des jeunes en
T-shirt rouge en train de jouer sous un chaud soleil.
"Je suis un milieu,
je rêve de jouer dans des clubs en Europe", dit Ariel Charles, 14 ans,
surnommé Zannetti.
"Mon rêve c'est de
jouer comme Suarez, comme Messi", renchérissent deux autres garçons qui
reviennent de l'entraînement pour prendre place au réfectoire où un plat de riz
leur est servi.
"Ils viennent de
loin pour s'entraîner. Ils jouent au foot, mais aussi au basket, font du karaté
ou de la boxe", dit Robert Duval. "Ils reçoivent aussi à manger et il
y a une école classique. C'est important", ajoute-t-il.
Aujourd'hui, Bobby
nourrit le projet de construire un grand stade de 15.000 places à Cité-soleil.
"C'est un grand
projet pour ce quartier détesté comme une plaie et que certains avaient
souhaité raser", dit l'ancien militant.
Avec l'aide de la Banque
interaméricaine de développement, de la Clinton Global Initiative et d'autres
mécènes, Robert Duval compte récolter les 5 millions de dollars nécessaires.
"Le projet avance,
le terrain est là, il m'a été offert par un Haïtien. Nous allons ériger un beau
stade qui sera baptisé Phoenix": les fondations sont faites avec les
débris des destructions provoquées par le séisme de janvier 2010 qui a ravagé
Port-au-Prince, explique-t-il.
Ses plans ne s'arrêtent
pas là: "Avant de mourir, je rêve de monter des académies sportives dans
tout le pays pour former des athlètes".
La Voix Du Nord
http://www.lavoixdunord.fr/france-monde/dans-un-bidonville-d-haiti-le-sport-comme-antidote-a-ia0b0n572395
Inscription à :
Articles (Atom)
