AlterPresse a compilé les dernières données disponibles autour de la situation humanitaire suite au puissant seisme du 12 janvier dernier. Les chiffres proviennent de sources gouvernementale et internationale.
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
mercredi 3 mars 2010
Haiti-Séisme : Crise humanitaire majeure / Les dernières données
Haïti-Séisme : Quand Port-au-Prince attire de nouveau les déplacés en province
Par Wooldy Edson Louidor
P-au-P., 01 mars 2010 [AlterPresse] --- Des familles, qui s’étaient déplacées vers les villes de province suite au séisme du 12 janvier, reviennent progressivement à Port-au-Prince, en vue de se préparer pour une éventuelle réouverture des classes au cours du mois de mars, suivant des témoignages recueillis par l’agence en ligne AlterPresse.
Des parents sont obligés de revenir avec leurs enfants à la capitale, où les conditions de vie deviennent plus dures et où les établissements scolaires sont confrontés à de grandes difficultés pour rouvrir leurs portes.
« Je ne veux pas perdre l’année académique »
« Les classes vont rouvrir en mars et je suis en Rhéto, donc je dois préparer mes examens de Baccalauréat I ; c’est pour cela que ma mère et moi, sommes revenus ici », explique une jeune de 23 ans, qui habite à Cité Saint-Phard (située à l’intérieur de Delmas 31, secteur nord).
« Je ne veux pas perdre l’année académique », insiste la jeune écolière, qui vient d’arriver de Petit-Trou de Nippes (dans le département des Nippes, au sud du pays).
« Ma s½ur ramènera également à Port-au-Prince, au cours de la fin de semaine, ses deux enfants pour qu’ils continuent leurs études dans la même école où ceux-ci ont initié l’année académique », informe-t-elle.
Toute sa famille, à l’instar de beaucoup d’autres, avait quitté
« Beaucoup de gens, environ 2000 personnes, sont arrivés là-bas après le tremblement de terre », indique -t-elle, avec un sceau d’eau sur la tête et les vêtements mouillés.
« Je vends au marché et mes deux s½urs cherchent du travail dans les usines de sous-traitance »
« Nous ne faisions rien à Petit-Trou de Nippes, et les enfants doivent retourner à l’école en mars », affirme la mère, qui s’est entretenue avec AlterPresse au marché de Delmas 31 où elle est commerçante.
« On a dû quitter Petit-Trou de Nippes, mes deux s½urs cherchent actuellement du travail dans les usines de sous-traitance, alors que moi je vends des vivres alimentaires et des fruits citriques au marché (de Delmas 31) pour soutenir ma famille », explique-t-elle.
Elle se dit « chanceuse » d’avoir encore un toit après la puissante secousse tellurique du 12 janvier, qui a détruit ou endommager plus de 295.000 maisons.
« D’autres familles qui vivaient à Cité Saint-Phard n’ont pas où habiter maintenant, parce que leurs maisons ont été totalement détruites par le tremblement de terre », ajoute-t-elle.
Elle se plaint que « les choses ne vont pas bien au marché, parce que les gens sont plus occupés à chercher de l’aide humanitaire, au lieu de s’acheter ce dont ils ont besoin ».
Des mesures d’accompagnement indispensables
Dans le cadre de la réouverture des classes, des mesures d’accompagnement se révèlent indispensables pour aider les parents des écoliers déplacés à intégrer ceux-ci dans les établissements des villes de province.
« Que faire avec les bachelières et bacheliers déplacés qui doivent préparer leurs examens officiels s’il n’y a pas d’écoles de niveau secondaire dans leurs communautés d’accueil ? », se demande une militante féministe originaire de Petit-Trou de Nippes, interrogée par AlterPresse.
Dans cette région, « les bachelières et bacheliers déplacés devront se rendre à Miragoâne ou à Anse-à-Veau, les deux villes les plus proches, pour poursuivre leurs études secondaires », explique la militante qui travaille à Port-au-Prince.
Beaucoup de parents, soucieux de l’éducation de leurs enfants, préfèrent revenir avec eux à la capitale.
À rappeler qu’environ 600.000 personnes s’étaient déplacées vers les villes de province suite au séisme, selon les chiffres officiels.
Le gouvernement avait encouragé ce déplacement massif, en mettant des autobus à la disposition des familles affectées.
« Après le tremblement de terre, presque tous mes parents et proches se sont rendus à Petit-Trou de Nippes », témoigne la militante.
« Cependant, bon nombre d’entre eux font actuellement la navette entre Petit-Trou de Nippes et Port-au-Prince, où elles viennent chercher de l’aide humanitaire, fortement concentrée dans la capitale haïtienne, pour partager avec ceux qui restent encore là-bas », ajoute-t-elle. [wel gp apr 01/03/2010 09 :00]
Un haïtien intercepté avec neuf enfants à la frontière
L’homme et les mineurs sur le point d’être rapatriés ; dans une autre affaire semblable, celle des 33 pseudo-orphelins adoptés, la justice haïtienne s’apprête à libérer les deux derniers ressortissants américains encore en prison
mardi 2 mars 2010, Radio Kiskeya
Des militaires dominicains ont pu récupérer mardi neuf enfants haïtiens âgés de quatre à dix ans découverts à bord du véhicule d’un compatriote qui se dirigeait vers Santiago (
Identifié au nom de Lula Toushino, le bizarre accompagnateur devait être refoulé en territoire haïtien en compagnie des mineurs.
Des organisations haïtiennes et dominicaines n’ont cessé de dénoncer une nette augmentation du trafic d’enfants haïtiens à la frontière depuis le séisme meurtrier du 12 janvier.
Devant cette situation alarmante, un appel a été lancé aux autorités haïtiennes et dominicaines afin que les mesures appropriées soient adoptées.
En janvier et février, dix missionnaires américains avaient été arrêtés à la frontière alors qu’ils tentaient d’exfiltrer 33 mineurs faussement présentés comme des orphelins ayant bénéficié d’une adoption aux Etats-Unis.
Cette affaire avait défrayé la chronique, mais huit des détenus avaient fini par obtenir leur libération.
Mardi, le juge d’instruction Bernard St-Vil, en charge du dossier, a laissé entendre que les deux dernières personnes retenues pourraient être à leur tour remises en liberté dans les prochaines heures. spp/Radio Kiskeya
Bill Clinton juge encore insuffisante l’aide internationale à Haïti
L’ex-Président des Etats-Unis et Représentant spécial de l’ONU a, lors d’une téléconférence, plaidé pour une gestion efficace de la crise humanitaire post-séisme et une préparation adéquate des prochaines saisons pluvieuses et cycloniques
mardi 2 mars 2010, Radio Kiskeya
L’ancien Président américain Bill Clinton, mandaté par l’ONU pour coordonner l’aide internationale à Haïti et le processus de reconstruction, a invité mardi la communauté internationale à accorder plus d’aide aux sinistrés du séisme du 12 janvier en mettant l’accent sur l’insatisfaction de leurs besoins de base, lors d’une téléconférence avec les responsables des différentes agences onusiennes et organisations internationales opérant sur le terrain.
Selon un communiqué émis à New York par son bureau à la suite de cette énième intervention de l’ex-locataire de
Il signale que ces abris et leurs occupants sont exposés aux risques d’inondations et de glissements de terrain à l’approche de la saison pluvieuse.
Insistant sur la nécessité d’une coordination étroite entre le gouvernement haïtien, les Nations Unies et les autres acteurs internationaux, Bill Clinton a affirmé que les besoins humanitaires actuels doivent être abordés en parallèle avec la préparation de la prochaine saison cyclonique qui pourrait être à hauts risques.
Dans cette perspective, il a sollicité plus de tentes, de bâches et de latrines.
Le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour Haïti a, dans la foulée, souhaité un renforcement des travaux d’infrastructure et des programmes entrepris dans le secteur de l’agriculture.
Parmi les participants à la téléconférence, citons Dr. Paul Farmer, l’adjoint de Clinton, Francesco Del Re de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), Judith Thimke du Programme alimentaire mondial (PAM) et Gregg Giovanni McDonald de
La situation de nombreux sinistrés reste précaire, un mois et demi après la catastrophe qui a officiellement fait plus de 222.500 morts, 300.000 blessés et 1,2 million de sans-abri. spp/Radio Kiskeya
Trafic d'enfants: décision imminente sur le sort des deux Américaines
Publié le 02 mars 2010 à 18h00 | Mis à jour le 02 mars 2010 à 18h05
Agence France-Presse Port-au-Prrince
Les deux Américaines encore détenues en Haïti dans l'affaire des «enfants volés» connaîtront bientôt leur sort, a assuré mardi un responsable de la diplomatie américaine, ajoutant que leur cas soulignait la nécessité de suivre les procédures d'adoption dans les formes.
«Nous attendons avec impatience une décision du juge. C'est une décision souveraine du gouvernement haïtien», a déclaré Charles Luoma-Overstreet, porte-parole du département d'Etat, à des journalistes à l'extérieur d'un bâtiment de Port-au-Prince où se tenait une audience sur l'affaire.
Les deux Américaines, Charisa Coulter et Laura Silsby, ont été entendues pour la dernière fois mardi par un juge haïtien. Elles font partie d'une groupe de 10 Américains baptistes inculpés d'«enlèvement de mineurs» et d'«association de malfaiteurs» après avoir été arrêtés fin janvier avec 33 enfants haïtiens sans papiers à la frontière dominicaine. Les huit autres personnes ont été libérées.
«Nous sommes en contact avec les autorités et nous attendons cette décision, en espérant qu'elle interviendra bientôt», a ajouté M. Luoma-Overstreet, sans se prononcer sur le sens qu'elle pourrait prendre.
Des sources judicaires ont indiqué à l'AFP que le juge chargé de l'affaire, Bernard Saint-Vil, avait pris la décision de libérer les deux femmes et que le parquet préparait les documents nécessaires.
«Nous attendons la décision du juge. Nous nous en remettons à Dieu», a déclaré après l'audience Mme Silsby, tout en marchant avec l'autre Américaine vers la voiture de police qui devait les remmener vers leur cellule.
«Notre âme attend le Seigneur. Il est notre secours et notre bouclier», a-t-elle ajouté, citant le psaume 33 verset 20 de
Dans une interview diffusée vendredi sur la chaîne américaine CBS, elle a clamé son innocence et déclaré que le groupe n'était venu en Haïti que pour «aider les enfants».
M. Luoma-Overstreet a souligné que cette affaire et l'intérêt médiatique qu'elle suscite permettait de sensibiliser l'opinion sur les problèmes d'adoption dans les pays touchés par des catastrophes naturelles comme le séisme du 12 janvier en Haïti, qui a fait plus de 222 500 morts.
«Nous devons rester très vigilants pour que toutes les procédures qui sont en place pour protéger le bien-être des enfants soient suivies, afin d'éviter tous confusion et malentendu», a-t-il dit.
Et soudain, le tsunami Claire Martin, Collaboration spéciale
Publié le 02 mars 2010 à 07h45 | Mis à jour le 02 mars 2010 à 07h53
La Presse
Dichato, petite station balnéaire, aurait été détruite à 85% par le tremblement de terre, mais aussi par le tsunami qui a suivi. Quinze personnes y auraient perdu la vie. Environ 2000 touristes y passaient leur dernier week-end des grandes vacances scolaires d'été. La chaîne de télévision TVN a été la première à entrer dans la ville. Elle y a interviewé un homme, Mario. Notre collaboratrice à Santiago, Claire Martin, a traduit ici son témoignage qui a été diffusé à la télé locale.
«Nous sommes un village organisé. Quand il y a des secousses, un tremblement de terre comme celui-ci, nous savons ce que nous avons à faire et nous fuyons tous vers les sommets comme nous l'avons fait. Vers 3h30, 4h du matin, nous étions sur les collines autour de feux que nous avions allumés. Nous étions tous réunis, tous en train de prier.
À 5h30, on a reçu un premier communiqué à travers la seule radio qui passe ici, la radio Bío-Bío de Concepción. Le préfet Jaime Toha, de manière insistante et je veux le répéter, nous a appelé à tous nous calmer et à descendre des sommets, parce que la marine avait assuré catégoriquement qu'il n'y aurait pas de tsunami. (...) Beaucoup sont alors descendus. Moi aussi, je suis descendu.
À la première vague, j'ai réussi à courir dans l'autre sens, vers les collines. Mais beaucoup de gens n'ont pas réussi à atteindre les collines. Toute une famille a été emportée. Il y a une voiture dans la mer avec toute la famille, huit personnes.
Aidez-nous, aidez-nous! Ici, il y a des enfants, beaucoup d'enfants. Que les autorités envoient des grues pour retirer les saloperies. Il y a une odeur véritablement nauséabonde. Il n'y a pas d'eau, il n'y a pas de couches pour enfants, il n'y a pas de lait. Il peut pleuvoir d'un moment à l'autre, il fait froid, il n'y a pas de tente, il n'y a pas d'eau, il n'y a rien, il n'y a absolument rien. Nous ne pouvons pas communiquer avec l'extérieur.»
«Nous avons besoin d'aide. C'est le chaos, ici»
Gérard Davet et Frédéric Potet
Publié le 02 mars 2010 à 07h38 | Mis à jour le 02 mars 2010 à 14h46
Claire Martin, Collaboration spéciale
Agence France-Presse Santiago
«Les autorités de Santiago ne savent pas ce qui se passe dans la rue ici», crie Marcelo Riveras, maire de Hualpen, petite ville du centre-sud du Chili, en direct sur les ondes de la radio nationale Bío-Bío. «Ils passent au-dessus en hélicoptère, mais ils ne descendent pas. La situation leur a échappé. Nous avons besoin d'aide. C'est le chaos, ici.»
Les sanglots finissent par faire trembler la voix du maire socialiste alors qu'il appelle au secours la présidente Michelle Bachelet, après le pillage du centre de santé et de sa propre municipalité. «Le gouvernement ne semble pas avoir les mêmes informations qu'au centre-sud du pays, la région la plus dévastée par le séisme et le tsunami. Il semble même qu'il se mente à lui-même!»
Le matin même, Nibaldo Mosciatti, journaliste de la radio nationale Bío-Bío, avait fait le même constat en direct, dur, critique. Le ministère de l'Intérieur avait annoncé que cette deuxième nuit dans le froid avait été «assez tranquille» pour les centaines de milliers de sinistrés des régions de Maule et de Concepción, la deuxième agglomération du Chili, où vivent près d'un million d'habitants.
Dimanche, la présidente Michelle Bachelet a ordonné un couvre-feu et déclaré l'état d'exception dans les régions les plus touchées. Quelque 1300 militaires devaient assurer la sécurité d'une population qui vit au milieu des pillages et de la loi du plus fort. Ils ont arrêté 55 personnes pour violation du couvre-feu.
Tranquille, vraiment?
Or, «assez tranquille», ce n'est ni le sentiment ni la réalité de la nuit qu'ont vécu les habitants des régions de Talca et de Concepción. «J'ai veillé toute la nuit, un morceau de bois dans la main pour toute arme, pour éviter qu'on vienne piller la maison», explique José à la journaliste de la chaîne de télévision Chilevision, avant d'aller à l'hôpital où il travaille. «De toute cette nuit, je n'ai pas vu l'ombre d'un policier. »
Si le couvre-feu peut être qualifié d'échec, par manque de forces militaires et de policiers, on imagine quelle nuit ont passée les habitants des villes où le couvre-feu a été purement et simplement refusé, comme Chillan, où ont circulé toute la nuit des bandes armées venues piller.
Que font donc les autorités? «Elles font ce qu'elles peuvent», répond la porte-parole du gouvernement, Pilar Armanet, tandis que les médias critiquent un manque de rapidité et de prise de conscience de l'ampleur de la catastrophe.
Mais les critiques ne concernent pas seulement le gouvernement actuel. Le gouvernement qui prendra le pouvoir le 11 mars prochain, dirigé par le président de droite Sebastian Piñera, est aussi dans la ligne de mire. «Comment vont-ils savoir ce qu'ils ont à faire, critique Nibaldo Mosciatti, alors qu'ils ne sont pas sur le terrain en ce moment même?»
Equipe de France : le bleu et le noir
LE MONDE | 01.03.10 | 14h31 • Mis à jour le 01.03.10 | 18h33
AFP/FRANCK FIFE
Thierry Henry, Patrice Evra, Nicolas Anelka et Florent Malouda, le 10 octobre 2009.
Pour différentes raisons, notamment politiques, l'équipe de France de football n'a disputé qu'un seul match, de toute son histoire, en Afrique du Sud. C'était il y a dix ans. Une rencontre amicale sans grand intérêt (0-0), mais précédée d'une entrevue avec Nelson Mandela. Sur la pelouse de l'Ellis Park de Johannesburg, le lendemain, le sélectionneur Roger Lemerre avait aligné huit joueurs noirs. Un aspect qui, deux ans après la victoire de l'équipe black-blanc-beur en Coupe du monde, passa quasi inaperçu en France. Mais ne laissa pas insensible en Afrique du Sud, où le football est le sport de prédilection de la population noire.
"Les spectateurs étaient surpris, se souvient l'ancien défenseur Lilian Thuram. Ils imaginaient l'équipe de France... différente." Et dix ans plus tard, alors que les Bleus de Raymond Domenech entament leur préparation au Mondial sud-africain en recevant l'Espagne, mercredi 3 mars, la "photographie" de l'équipe de France n'a pas changé, sinon dans ce sens : la probabilité de voir une sélection majoritairement composée de joueurs noirs est encore plus forte.
Faire ce constat est une réalité. Croire qu'il ne dérange personne en France est, en revanche, une naïveté. Le sujet a déjà alimenté plusieurs polémiques. La dernière en date remonte certes à 2006, mais elle a été relancée à la faveur des derniers dérapages de son auteur, Georges Frêche : "Dans cette équipe, il y a neuf Blacks sur onze. La normalité serait qu'il y en ait trois ou quatre, ce serait le reflet de la société. Mais là, s'il y en a autant, c'est parce que les Blancs sont nuls. J'ai honte pour ce pays." Sur ce terrain, Jean-Marie Le Pen l'avait précédé à deux reprises (1996, 2006). Entre-temps (2005), le philosophe Alain Finkielkraut s'était fendu d'une déclaration peu heureuse (et mal interprétée, selon lui) dans laquelle il décrivait une équipe "black-black-black" synonyme de "ricanements" en Europe.
Trouver qu'il y a trop de Noirs, et plus généralement trop "d'étrangers", sous le maillot bleu n'est pas un fait nouveau. "L'équipe de France de football ayant été de tous temps le creuset des flux migratoires, il y a toujours eu, à chaque génération, trop de "quelque chose" : trop de Hongrois, trop de Polonais, trop de Maghrébins, trop d'Italiens... Il y a même eu trop de Belges à une époque", rappelle l'historien Pascal Blanchard, spécialiste de la question coloniale et coauteur du documentaire "Des Noirs en couleur" (sortie en DVD en mai 2009 chez Universal). D'après lui, la première réaction de "négrophobie" à l'encontre de la sélection nationale remonte à un match à Moscou contre l'URSS : "Le public russe avait conspué les Bleus parce que cinq Noirs figuraient dans leurs rangs (Gérard Janvion, Marius Trésor, Jean Tigana, Jacques Zimako et Alain Couriol) ." C'était en 1980.
Paradoxalement, si
Peu de pays occidentaux, voire aucun, n'ont à ce point affronté leur passé colonial via le sport. D'après Pascal Blanchard, l'explication remonterait aux Jeux olympiques de Berlin de 1936 : "Voyant que 25 % des médailles gagnées par les Etats-Unis l'avaient été par des Afro-Américains, les autorités sportives françaises de l'époque et L'Auto (ancêtre de L'Equipe) se sont dit qu'il serait stupide de ne pas faire la même chose. Une mission en Afrique occidentale française a été organisée, des milliers de gamins ont été réunis torse nu dans des stades. Cela n'a rien rapporté sur le coup, mais cela a semé une idée. Des clubs pro ont vite compris l'intérêt de regarder en direction de ce potentiel composé de joueurs coûtant peu cher. Une dynamique s'est installée. Dont l'équipe de France a ensuite profité."
L'Afrique noire et le Maghreb seront les premières zones de détection. Les Antilles viendront plus tard. Et pour Pascal Blanchard, la présence de joueurs noirs dans le foot français tient donc d'une "tradition".
C'est sur la base de cette tradition que l'équipe nationale accueille aujourd'hui, outre des joueurs d'origine antillaise (Thierry Henry, William Gallas, Nicolas Anelka...), des enfants de la deuxième génération immigrée (Bacary Sagna, Alou Diarra, Lassana Diarra). Cela n'explique pas pour autant pourquoi ceux-ci sont aujourd'hui majoritaires en bleu. La question est complexe, sensible, et même... inopportune pour certains : "Quand je vois l'équipe de France, je ne vois que des Français : ce serait dangereux de les différencier en fonction de leur couleur de peau, insiste la ministre des sports, Rama Yade. A l'inverse de nombreux domaines de la vie sociale où des considérations autres que la performance peuvent venir parasiter les choix et les promotions, en sport on prend les meilleurs. Après, il s'avère qu'ils sont noirs. Que voulez-vous qu'on y fasse ?"
A ce stade, deux thèses s'opposent ou se complètent selon les interlocuteurs. La première voudrait que les sportifs noirs bénéficient de prédispositions physiques particulières. L'argument, qu'aucune étude scientifique n'a jamais démontré, est bien ancré dans les consciences, comme le démontre un sondage LH2 Sport pour la fondation que Lilian Thuram a créée en faveur de l'éducation contre le racisme : à la question "Selon vous, quelles sont les qualités spécifiques des personnes de couleur noire ?", 22 % des Français répondent "les qualités physiques et athlétiques".VOTRE AVIS
Pensez-vous que la France peut battre l'Espagne, mercredi en match amical ?
Lilian Thuram ne voit dans cette théorie que "le préjugé raciste le plus commun, très dangereux, car nous vivons dans une société qui oppose la force physique à l'intelligence : être plus fort physiquement sous-entend souvent être moins intelligent. En effet à la même question, 3 % des sondés répondent "une bonne capacité intellectuelle"". Pour le sociologue Claude Boli, responsable scientifique du Musée national du sport et spécialiste des populations noires en Europe, la presse sportive n'est pas exempte de tout reproche en la matière : "Il arrive encore de lire que les joueurs africains sont meilleurs en été qu'en hiver ou qu'ils sont pourvus d'une certaine nonchalance. On leur attribue aussi parfois un vocabulaire animalier, en parlant de gardien de but "félin" par exemple !"
mardi 2 mars 2010
Depuis le séisme au Chili, les jours ont raccourci
C’est une des conséquences inattendues des gros séismes. Ils libèrent une telle puissance qu’ils modifient la période de rotation de la Terre et donc la durée d’une journée. Rien que ça… Après que la Terre a tremblé au Chili, dans la nuit de vendredi à samedi, les jours terrestres ont raccourci. Selon les premiers calculs de Richard Gross, géophysicien au Jet propulsion Laboratory de la NASA, le jour est désormais plus court de 1,26 microseconde (une microseconde est égale à un millionième de seconde).
Pourquoi ? La puissance colossale libérée par les mouvements des plaques tectoniques change – un tantinet – la distribution de la masse de la Terre autour de son axe de rotation. Les masses ainsi redistribuées ont diminué le moment d’inertie de la Terre. Ce moment d’inertie “s’oppose” à la rotation de la Terre. Donc la vitesse de rotation de notre planète sur elle-même a augmenté et les jours ont raccourci.
L’explication ci-dessus est assez succincte. Pour être rigoureux, on devrait évoquer la conservation du moment cinétique. Hasard total, c’est précisément ce dont nous parlions la semaine dernière en évoquant la physique du patinage artistique. Rotation de la Terre et rotation de Brian Joubert, même combat !
Les jours risquent-ils de raccourcir, raccourcir, raccourcir ? Disons-le tout net, les jours continueront à durer 24 heures encore quelques années ! Avec le séisme du Chili, les jours ont perdu 1,26 microseconde ; avec celui de Sumatra, cause du terrible tsunami de 2004, ils avaient perdu 6,8 microsecondes. Pas grand chose en somme.
Benjamin Fong Chao et Richard Gross sont les premiers à avoir, en 1987, décrit précisément ce phénomène Au lendemain du tsunami de 2004, ils publiaient un article sur le sujet dans le journal de l’American geophysical Union. Ce séisme majeur avait-il, oui ou non, modifié la rotation de la Terre ?
“La réponse est définitivement oui. Mais ceci est vrai de tout tremblement de Terre, petit ou grand, [mais aussi dans le cas] des variations saisonnières des océans et de l’atmosphère, de la fonte des glace, des tempêtes tropicales ou encore d’un bus qui roule en ville.”
Dès qu’il y a déplacement de masse, la rotation de la Terre est modifiée. Imperceptiblement. Même dans le cas d’un séisme majeur. Alors ni le bus, ni Brian Joubert – même chutant lourdement – ne changent la durée d’une journée dont la durée reste, aux dernières nouvelles, fixée à 24 heures.
Photo : Reuters/Ivan Alvarado
http://sciences.blog.lemonde.fr/2010/03/02/depuis-le-seisme-au-chili-les-jours-ont-raccourci/#xtor=RSS-32280322
L'Union européenne débloque 100 millions d'euros pour Haïti
LEMONDE.FR avec Reuters 02.03.10 14h23 • Mis à jour le 02.03.10
16h26 L'Union européenne a annoncé qu'elle avait débloqué, mardi 2 mars, une enveloppe de 100 millions d'euros destinée à Haïti. Il s'agit du premier volet de l'aide financière promise à la suite du violent séisme de janvier qui a coûté la vie à plus de 200 000 personnes.
L'Union européenne, l'un des principaux soutiens financiers de Haïti, s'était engagée à fournir plus de 300 millions d'euros aux autorités de Port-au-Prince. "Cette première enveloppe sera distribuée à partir d'aujourd'hui et ce jusqu'en mai", explique la Commission européenne. L'argent servira à remettre en état bâtiments gouvernementaux et infrastructures détruites.
NOUVELLES AIDES LE 31 MARS
Elle permettra aussi au gouvernement haïtien de maintenir des dépenses essentielles comme le paiement des salaires, la reconstruction d'écoles et le renforcement du système éducatif, ainsi que la consolidation de la route principale autour de Port-au-Prince, et le développement des structures de protection civile.
Au total, Etats et Commission ont jusqu'ici promis plus de 600 millions d'euros d'aide de court et long terme pour le pays. Selon Andris Pielpags, commissaire européen au développement, "les Etats européens et la Commission préparent actuellement un plan d'aides qui seront présentées le 31 mars à New York en tant que contribution de l'UE à la stratégie de reconstruction d'ensemble d'Haïti". "En tant que plus grand donateur mondial, Bruxelles a une responsabilité particulière en matière d'efficacité de son action", a en outre souligné le commissaire
Des responsables de l'église catholique lancent un SOS après les inondations
Mgr Dumas, qui a survolé la région en hélicoptère, assure que plusieurs villes dont Barraderes, Petite Riviere et Anse a Veau sont encore sous les eaux.
Même si aucune estimation des pertes en vies humaines n'est disponible, les dégâts matériels sont importants. Le prélat annonce que des ONG contactées par l'église catholique, dont CRS, Caritas et Food For The Poor commenceront à apporter une aide aux populations sinistrées dans les prochaines heures.
Plusieurs communes et sections communales de la Basse Nippes ont été inondées confirme le prélat qui insiste sur l'implication de l'église dans l'assistance aux victimes.,br>
De son coté, l'évêque des Cayes, Guyre Poulard salue le courage et la détermination de la majorité des résidents des Cayes qui ont regagné leurs domiciles. Alors que les citoyens s'évertuent à nettoyer leurs maisons, l'évêque préconise un effort pour équilibrer la spiritualité de ses compatriotes.
Il souligne qu'on ne doit pas interpréter les récentes catastrophes, tremblement de terre et inondation, comme des châtiments divins. " Les gens doivent avoir une foi équilibrée afin de vivre pleinement ", ajoute t-il.
De plus, Guyre Poulard attire l'attention sur les conséquences économiques des inondations du 27 février. Des plantations dévastées et des têtes de bétail emportées par les eaux contribuent à aggraver la situation des familles déjà précaires.
Il rappelle que plusieurs milliers de personnes avaient trouvé refuge auprès de leurs proches dans le sud après le séisme du 12 janvier.
LLM
La CNDDR inquiète par le nombre de prisonniers en cavale
Le responsable de la CNDDR révèle que certains de ces prisonniers se sont déjà remis au travail en vue de la reconstitution des groupes armés, à Cité Soleil et dans d'autres endroits réputés chauds de la région métropolitaine de Port-au-Prince. Selon lui, le manque de coordination entre des instances gouvernementales et la commission qu'il dirige est à la base de cette situation qui se développe dans le pays.
« Ce problème ne date pas d'aujourd'hui .Cependant il a empiré après la catastrophe », a déploré Alix Fils –Aimé se dédouanant de toute responsabilité.
Par ailleurs, Mr Fils-Aimé a annoncé qu'il entend poursuivre avec les activités de la Commission malgré le ralentissement observé dans l'exécution de certains projets après les événements du 12 janvier. « La CNDDR veut à tout prix accomplir sa mission qui consiste à démanteler des gangs armés », a-t-il martelé. Réitérant sa volonté de respecter ses engagements, le président de la CNDDR invite tous les autres secteurs à travailler en vue de débarrasser le pays de ces individus qui terrorisent la population.
EJ
Haiti : TIC, Le projet POLTIC
Outre ces équipements informatique, le Conatel veut installer une station de radiodiffusion FM dans les 12 mairies. Fort Liberté et Ouanaminthe seront les premières régions à en bénéficier, l'initiative est supportée par l'organe régulateur des médias aux États-unis, la FCC (Federal Communications Commission).
Marcelin Montaigne ajoute que «...les émissions de radio seront faite en collaboration avec les universités en Haïti, plus particulièrement la Faculté des Sciences humaines avec des associations qui sont intéressées au développement de la société...»
Les douze premières villes bénéficiaires ont été sélectionnées en collaboration avec le président de la fédération des maires, Charles Moïse Pierre. Cependant, toutes les autres villes du pays devront être touchées par ce programme. Charles Moïse Pierre salue cette initiative qui selon lui devra moderniser le travail des élus locaux.
Charles Moïse Pierre a déclaré : «...ce projet va connecter les mairies entre-elles, dans le cadre de la décentralisation, il y a des maires qui sont là et qui n'ont pas de station de radio ou de signal téléphonique dans leur commune... Nous croyons qu'avec ce projet, les maires pourront mieux mener leurs activités...»
À travers le projet POLTIC ou Pôles TIC de Développement, le Conatel se donne douze mois pour finir avec l'installation de tous les équipements dans les douze villes choisies. L'institution entend dans un second temps, doter les mairies de plusieurs ordinateurs, un moyen selon le directeur du Conatel, de favoriser des activités économique à travers les collectivités territoriale.
N/ Radio Métropole Haïti
Le gouvernement annonce une aide pour les sinistrés des Nippes et du Sud
Le ministre de l'intérieur Paul Antoine Bien Aimé, qui a effectué une visite d'évaluation dans ces régions, a annoncé que des fonds sont déjà disponibles aux directions départementales des finances de Nippes et du Sud. Il s'agit de 4 millions de gourdes pour le sud et 1 million pour les Nippes.
Il assure que le Premier Ministre Bellerive a ordonné l'acheminement d'une assistance aux sinistrés ainsi que le décaissement de fonds supplémentaires.
Un bilan partiel, fourni hier par la Direction de la Protection Civile (DPC), fait état de 13 morts, dont 12 dans les communes de s Cayes, Cavaillon et Saint Louis du Sud. De plus, 5 autres personnes ont disparu au moment des inondations.
Les pertes matérielles sont également énormes. Des tronçons de route ont été coupées à Maniche, Port-Salut, Torbeck et Chantal.
Le bilan risque de s'alourdir au cours des prochaines heures. Les autorités municipales de cavaillon indiquent que les habitants ont tout perdu. Certaines informations font état de nouvelles victimes à Cavaillon qui a été totalement inondée.
Le ministre de l'intérieur promet l'intervention urgente du CNE en vue de curer les lits des rivières et de renforcer les berges. Il envisage également d'accorder une aide financière aux parents des personnes tuées lors des inondations.
Les responsables de la protection civile ne peuvent jusqu'à présent pas établir un bilan exhaustif des pertes enregistrées dans les 18 communes du su et les 11 villes des Nippes.
LLM
Le SMCRS dispose désormais d'une vingtaine de nouveaux véhicules
« Il s'agit pour le gouvernement d'augmenter le parc d'équipements de cette institution et de lui permettre de répondre aux nouvelles exigences relatives à la situation qui existe maintenant depuis la catastrophe du 12 janvier », a déclaré Paul Antoine Bien –Aimé lors d'une cérémonie organisée en cette occasion.
Selon le ministre Paul Bien-Aimé, un séminaire a été organisée à l'intention des conducteurs et techniciens du SMCRS qui vont manœuvrer ces équipements qui ont coutés plus de 3 millions de dollars américains à l'état haïtien.
En réaction le directeur général du SSMCRS , Paulémont Germain a salué le geste du gouvernement. Il estime que ces vehicules vont permettre à l'institution qu'il dirige de participer activement aux cotés du Centre National des Equipements (CNE) au processus de déblaiement de la zone métropolitaine de Port-au-Prince.
Monsieur Paulemont a précisé que plus de 10 mille mètres cube de débris ont été déjà enlevés par le SMCRS depuis le 12 janvier.
EJ
La saison des pluies meurtrières est commencée
Agence France-Presse Les Cayes
Plusieurs secteurs ont été inondés dans la ville des Cayes (
Le secteur agricole et les routes ont été gravement touchés par les intempéries, ont signalé les autorités, qui font état d'éboulements dans plusieurs localités.
«Nous au moins on a des maisons ici. À Port-au-Prince, ils n'en ont pas, ils sont dans la rue», relève, aux Cayes, un entrepreneur haïtien, Gilou Saneglin Goin.
Comme tout le monde, l'entrepreneur appréhende l'effet de ces pluies torrentielles quand elles toucheront la région de Port-au-Prince d'ici quelques semaines. «Tous les cadavres coincés dans les ruines, qu'est-ce qu'ils vont en faire? Toutes les odeurs, les maladies. L'eau dans laquelle ils baignent, celle que vous buvez, c'est la même eau», dit-il.
«Nous sommes vraiment dans une situation difficile. L'eau est montée jusqu'à la moitié de certaines maisons», précise le docteur Georges Emanise de l'hôpital Immaculée Conception des Cayes.
Le médecin s'attend à «tous types d'infection» comme des «infections respiratoires, des grippes». «Les morts sous les décombres risquent d'empoisonner tout le monde» dans les régions touchées par le séisme, avance-t-il.
«On doit s'attendre à une recrudescence des cas de malaria», ajoute Serge Louissaint, le directeur des affaires sanitaires pour le sud d'Haïti. «À chaque saison pluvieuse c'est toujours ainsi», dit-il.
La saison des pluies, qui précède celle des ouragans en juin, commence habituellement vers le mois d'avril en Haïti mais de fortes averses tombent déjà sur Port-au-Prince, suscitant l'inquiétude des secours.
Haïti jouit d'un climat «tropical pur», a expliqué à l'AFP Dennis Feltgen, de l'Administration américaine des mouvements océaniques et atmosphériques. Dès le début du printemps, au mois de mars, et jusqu'en octobre, il faut s'attendre à au moins un orage par jour, selon lui.
Au contraire de sa voisine,
Le pays le plus pauvre des Amériques était déjà particulièrement vulnérable aux aléas climatiques avant le séisme du 12 janvier. En 2008, quatre tempêtes et ouragans avaient ainsi fait plus de 800 morts et environ un million de sinistrés.
Les Haïtiens et les Nations unies craignent une nouvelle catastrophe humanitaire, d'autant que les météorologues ont averti de la probabilité qu'un ou plusieurs ouragans majeurs frappent les Antilles cette année.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201003/01/01-4256385-la-saison-des-pluies-meurtrieres-est-commencee.php
La gouverneure générale du Canada retournera à Haïti puis ira en République Dominicaine
Ce voyage devrait être très émouvant pour la gouverneure générale, dont la fille, adoptée, est également née en Haïti.
Mme Jean s'était effondrée en larmes lors d'une conférence de presse tenue le jour suivant le tremblement de terre. D'une magnitude de 7 sur l'échelle de Richter, le séisme a réduit une bonne partie d'Haïti en décombres et aurait fait quelque 200 000 morts.
Le premier ministre Stephen Harper s'est rendu à Haïti le mois dernier
http://www.cyberpresse.ca/le-droit/actualites/actualites-nationales/201003/01/01-4256465-michaelle-jean-retournera-en-haiti-puis-ira-en-republique-dominicaine.php
Michaëlle Jean en Haïti lundi prochain
Plusieurs proches et membres de la famille de Mme Jean habitent encore en Haïti. En public, elle est jusqu'ici demeurée discrète sur les pertes subie dans son entourage. À Vancouver il y a quelques semaines, elle a déclaré à des membres de la communauté haïtienne que le tremblement de terre avait tué la marraine de sa fille.
«Mon oncle, dont la santé est très fragile, est sauf. C'était la nouvelle rassurante», avait-elle déclaré le lendemain du séisme, alors qu'elle racontait le supplice des nouvelles qui lui parvenaient au compte-goutte. Elle avait ajouté: «Mais vous savez, ce n'est pas à propos de moi, aujourd'hui. Je ne suis qu'une personne parmi plusieurs autres dans la communauté haïtienne.»
http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-canadienne/201003/01/01-4256435-michaelle-jean-en-haiti-lundi-prochain.php
Le Chili déploie ses troupes et appelle à l'aide internationale
11 nouveaux évadés appréhendés par la Police Nationale
Selon le commissaire de Delmas, commune de Port-au-Prince, Carl Henry Boucher parmi ces évadés arrêtés, figure un ancien kidnappeur qui était activement recherché par l'institution policière.
Monsieur, Boucher a indiqué que des démarches sont actuellement en cours en vue de ramener ces bandits au Pénitencier National.
Rappelons que plus de 4000 prisonniers avaient laissé le Pénitencier National, après le tremblement de terre du 12 janvier dernier lors d'une évasion spectaculaire.
Notons que le ministre de la Justice, Paul Denis avait annoncé l'ouverture d'une enquête dans le cadre de ce dossier.
Par ailleurs, le commissaire de Police annonce l'arrestation d'un individu qui se faisait passer pour un policier. L'homme en question a été appréhendé aux abords d'une banque commerciale au niveau de la capitale.

