Un juriste, Louis Eric Dubosc, a été assassiné par des bandits 4 jours après son enlèvement à Delmas 31. Le cadavre de M. Dubosc qui commençait à entrer en putréfaction a été retrouvé dans le quartier de Delmas 41 dimanche dernier indiquent les autorités policières.
Le crime a été perpétré 48 heures après le vote de la loi sur la lutte contre le kidnapping par la chambre basse. Cette proposition de loi approuvée par les deux chambres du parlement devra être promulguée dans le journal officiel Le moniteur afin d'être en vigueur. Le coordonnateur de l'Unité Nationale Anti Kidnapping (Lunak), Arnold Antonin, a l'origine de cette proposition de loi, espère qu'elle pourra être promulguée par la présidence dans le meilleur délai. Il salue le travail de tous les secteurs de la société civile et des parlementaires, notamment les membres des commissions finance dans l'élaboration de cette législation visant à combattre le fléau du kidnapping. " C’est une victoire importante de la société civile ", dit-il faisant remarquer que le kidnapping avait créé une psychose au sein de la population. " Le kidnapping a fait l'effet d'une bombe parce qu'il empêche la création d'emploi en raison du départ des investisseurs", explique t-il. Assimilant le kidnapping à l'esclavage Arnold Antonin soutient qu'un groupe de bandit avait recours à cette forme de crime crapuleux.
De son coté, le président de la commission justice de la chambre basse, Arsène Dieujuste, indique que la loi suspend les libertés provisoires ou mains levées pour les auteurs de rapt. " Les criminels ayant réalisé des séquestrations pendant deux jours risquent la prison à vie", dit-il soulignant que les complices encourent la même peine que les auteurs d'enlèvement.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14685
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
mardi 27 janvier 2009
Himmler Rébu prédit la tenue de joutes ténébreuses le 19 avril
Le Grand Rassemblement pour l'Evolution d'Haïti (GREH) n'a pas fléchi et confirme son désaccord avec les autorités électorales en refusant d'inscrire ses candidats pour les sénatoriales du 19 avril. Himmler Rébu qualifie de hold up moral et politique les prochaines élections pour le renouvellement du tiers du sénat réitérant ses critiques de la loi électorale. " C'est une loi inconstitutionnelle et immorale qui peut garantir le bon déroulement des élections", prévient M. Rébu pour qui un vaste complot ourdi par le gouvernement vise à modifier la constitution et garantir le maintien de l'équipe au pouvoir. Selon le chef de file du GREH, la loi électorale favorisera l'intromission de l'argent sale dans le système politique Il s'étonne que les chefs de file des partis politiques qui pourtant avaient dénoncé la loi électorale se soient résignés à prendre part à ces joutes. De plus le GREH est également surpris par l'implication de la communauté internationale dans l'organisation de ces élections. " Comment peut on mobiliser 16 millions de dollars pour les sénatoriales alors qu'il faudra 5 mois plus tard organiser les municipales", s'interroge t-il.Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole Himmler Rébu a soutenu que les résultats de ces élections sont connus d'avance. " La situation politique oblige Préval a tirer ces sénateurs de l'UCAD (duplication de Lespwa), Lespwa, Union ( Allié inconditionnel de Lespwa) et de quelques indépendant", ajoute t-il estimant que le chef de l'état veut avoir 12 sénateurs favorables afin de pouvoir réaliser son projet de modification de la constitution.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14684
HRV commente :
Je vous présente le chef de file de ceux qui vont dénoncer des irrégularités dans le déroulement des élections : Monsieur Himmler Rébu, chef du Grand Rassemblement pour l’Evolution d ‘Haïti.
Je ne crois pas qu’il y a rassemblement. Dire s’il est grand ou petit c’est toute une autre question. Quel a été le score du GREH aux élections présidentielles ?
Aujourd’hui, Monsieur Rebu n’est pas capable d’assurer une victoire aux élections sénatoriales même s’il devait prendre la tête de la liste de son parti.
Le CEP devrait divulguer le nombre d’adhérents de ce type de parti qui se plaisent à tout critiquer et tout boycotter.
Sans doute le GREH ne possède même pas d’adhérents recyclables en candidats.
Nous nous sommes toujours opposés certes à la réalisation de ces joutes qui ne vont sans aucun doute rien apporter à Haïti. Mais il s’agit de respecter la volonté des amis d’Haïti qui veulent nous démocratiser de cette façon et à n’importe quel prix. J’ai mal au cœur et ça me casse les couilles quand ont sait qu’il faut la bagatelle de 1.000.000 de dollars par sénateur. Et quel sénateur s’il vous plaît.
Mais l’attitude de ces leaders politiques laisse à désirer. Manje yo paka manje yo pito gate-l !
Le Grand Rassemblement pour l'Evolution d'Haïti (GREH) n'a pas fléchi et confirme son désaccord avec les autorités électorales en refusant d'inscrire ses candidats pour les sénatoriales du 19 avril. Himmler Rébu qualifie de hold up moral et politique les prochaines élections pour le renouvellement du tiers du sénat réitérant ses critiques de la loi électorale. " C'est une loi inconstitutionnelle et immorale qui peut garantir le bon déroulement des élections", prévient M. Rébu pour qui un vaste complot ourdi par le gouvernement vise à modifier la constitution et garantir le maintien de l'équipe au pouvoir. Selon le chef de file du GREH, la loi électorale favorisera l'intromission de l'argent sale dans le système politique Il s'étonne que les chefs de file des partis politiques qui pourtant avaient dénoncé la loi électorale se soient résignés à prendre part à ces joutes. De plus le GREH est également surpris par l'implication de la communauté internationale dans l'organisation de ces élections. " Comment peut on mobiliser 16 millions de dollars pour les sénatoriales alors qu'il faudra 5 mois plus tard organiser les municipales", s'interroge t-il.Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole Himmler Rébu a soutenu que les résultats de ces élections sont connus d'avance. " La situation politique oblige Préval a tirer ces sénateurs de l'UCAD (duplication de Lespwa), Lespwa, Union ( Allié inconditionnel de Lespwa) et de quelques indépendant", ajoute t-il estimant que le chef de l'état veut avoir 12 sénateurs favorables afin de pouvoir réaliser son projet de modification de la constitution.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14684
HRV commente :
Je vous présente le chef de file de ceux qui vont dénoncer des irrégularités dans le déroulement des élections : Monsieur Himmler Rébu, chef du Grand Rassemblement pour l’Evolution d ‘Haïti.
Je ne crois pas qu’il y a rassemblement. Dire s’il est grand ou petit c’est toute une autre question. Quel a été le score du GREH aux élections présidentielles ?
Aujourd’hui, Monsieur Rebu n’est pas capable d’assurer une victoire aux élections sénatoriales même s’il devait prendre la tête de la liste de son parti.
Le CEP devrait divulguer le nombre d’adhérents de ce type de parti qui se plaisent à tout critiquer et tout boycotter.
Sans doute le GREH ne possède même pas d’adhérents recyclables en candidats.
Nous nous sommes toujours opposés certes à la réalisation de ces joutes qui ne vont sans aucun doute rien apporter à Haïti. Mais il s’agit de respecter la volonté des amis d’Haïti qui veulent nous démocratiser de cette façon et à n’importe quel prix. J’ai mal au cœur et ça me casse les couilles quand ont sait qu’il faut la bagatelle de 1.000.000 de dollars par sénateur. Et quel sénateur s’il vous plaît.
Mais l’attitude de ces leaders politiques laisse à désirer. Manje yo paka manje yo pito gate-l !
Haïti hôte de la 14e conférence de l’Association des Etats de la Caraïbe
mardi 27 janvier 2009
P-au-P, 27 janv. 09 [AlterPresse] --- Haïti se prépare à accueillir les 28, 29 et 30 janvier 2009 la 14e réunion ordinaire du Conseil des ministres des affaires étrangères de l’Association des Etats de la Caraïbe (AEC).
Pas moins de 28 chanceliers de l’AEC doivent participer à ces assises qui se déroulent à Juvénat dans la commune de Pétion-Ville (secteur est de la capitale haïtienne).
Des questions relatives au tourisme, aux relations commerciales, au transport et aux catastrophes naturelles, seront abordées.
« L’organisation de cette réunion sera un succès et aura des retombées positives, notamment en terme d’amélioration de l’image du pays à l’extérieur », anticipe le chancelier haïtien, Alrich Nicolas, lors d’une conférence de presse, le 26 janvier 2009.
Le conseil des ministres de l’AEC, dont Haïti assure la présidence depuis 2008, est l’organe suprême de décision de cette organisation régionale. Il a pour mission, précise Alrich Nicolas, de formuler les politiques de l’association.
Avec le concours d’autres ministères du gouvernement, le chef de la diplomatie haïtienne affirme avoir priorisé une approche de gestion participative qui a permis de préparer la réunion dans les meilleures conditions possibles.
Alrich Nicolas informe que cette 14e session présente deux grands enjeux pour Haïti : elle renforce, d’une part, sa position sur l’échiquier diplomatique de la région et, d’autre part, « le pays se construit lentement mais sûrement un certain leadership dans la région dans le domaine de l’environnement et du changement climatique ».
« Ce leadership nous ouvre la voie à des fonds internationaux importants qui, certainement, pourront permettre au pays de mieux faire face à ses problèmes environnementaux », indique Alrich Nicolas.
Le chancelier haïtien pense que Port-au-Prince est sur le point de reprendre sa position de capitale diplomatique, une position qu’elle avait perdue ces dernières années.
L’AEC contient 25 Etats membres, 3 Etats associés et 8 pays non indépendants de la Caraïbe qui sont éligibles à adhérer en tant que membres associés.
« Il y a une forte mobilisation des Etats membres et des Etats associés pour participer à cette 14e réunion ordinaire du Conseil des ministres », précise Watson Denis, conseiller politique auprès de l’AEC.
En plus des thèmes liés au tourisme, au commerce, à l’environnement et au transport régional, Watson Denis informe que des questions relatives à la coopération fonctionnelle et à la mer des Caraïbes seront également à l’ordre du jour. [do gp apr 27/01/2009 15 :30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article8034
mardi 27 janvier 2009
P-au-P, 27 janv. 09 [AlterPresse] --- Haïti se prépare à accueillir les 28, 29 et 30 janvier 2009 la 14e réunion ordinaire du Conseil des ministres des affaires étrangères de l’Association des Etats de la Caraïbe (AEC).
Pas moins de 28 chanceliers de l’AEC doivent participer à ces assises qui se déroulent à Juvénat dans la commune de Pétion-Ville (secteur est de la capitale haïtienne).
Des questions relatives au tourisme, aux relations commerciales, au transport et aux catastrophes naturelles, seront abordées.
« L’organisation de cette réunion sera un succès et aura des retombées positives, notamment en terme d’amélioration de l’image du pays à l’extérieur », anticipe le chancelier haïtien, Alrich Nicolas, lors d’une conférence de presse, le 26 janvier 2009.
Le conseil des ministres de l’AEC, dont Haïti assure la présidence depuis 2008, est l’organe suprême de décision de cette organisation régionale. Il a pour mission, précise Alrich Nicolas, de formuler les politiques de l’association.
Avec le concours d’autres ministères du gouvernement, le chef de la diplomatie haïtienne affirme avoir priorisé une approche de gestion participative qui a permis de préparer la réunion dans les meilleures conditions possibles.
Alrich Nicolas informe que cette 14e session présente deux grands enjeux pour Haïti : elle renforce, d’une part, sa position sur l’échiquier diplomatique de la région et, d’autre part, « le pays se construit lentement mais sûrement un certain leadership dans la région dans le domaine de l’environnement et du changement climatique ».
« Ce leadership nous ouvre la voie à des fonds internationaux importants qui, certainement, pourront permettre au pays de mieux faire face à ses problèmes environnementaux », indique Alrich Nicolas.
Le chancelier haïtien pense que Port-au-Prince est sur le point de reprendre sa position de capitale diplomatique, une position qu’elle avait perdue ces dernières années.
L’AEC contient 25 Etats membres, 3 Etats associés et 8 pays non indépendants de la Caraïbe qui sont éligibles à adhérer en tant que membres associés.
« Il y a une forte mobilisation des Etats membres et des Etats associés pour participer à cette 14e réunion ordinaire du Conseil des ministres », précise Watson Denis, conseiller politique auprès de l’AEC.
En plus des thèmes liés au tourisme, au commerce, à l’environnement et au transport régional, Watson Denis informe que des questions relatives à la coopération fonctionnelle et à la mer des Caraïbes seront également à l’ordre du jour. [do gp apr 27/01/2009 15 :30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article8034
Enlèvement et exécution de Me Eric Dubosse : Réprobation générale
Le recteur et les étudiants de l’Université d’Etat d’Haïti ainsi que l’ordre des avocats de Port-au-Prince protestent contre ce nouvel acte barbare qui emporte un professionnel chevronné
lundi 26 janvier 2009, Radio Kiskeya
L’exécution par ses ravisseurs du pharmacien et avocat Louis Eric Dubosse, 65 ans, a provoqué une onde de choc dans différents milieux, forçant des étudiants de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH) et les membres du barreau de Port-au-Prince à protester vigoureusement contre ce nouveau crime odieux.
La nouvelle a provoqué lundi matin la stupéfaction générale parmi les étudiants de la faculté d’odontologie qui ont aussitôt organisé un sit-in pour réclamer justice. Le professeur Eric Dubosse devait assurer comme à l’ordinaire son cours de jurisprudence.
Depuis la confirmation de ce brutal et lâche assassinat, ses étudiants n’en finissent pas de vanter ses qualités.
Abasourdis, les responsables du décanat de la faculté, avaient du mal à trouver les mots qu’il faut pour traduire leurs sentiments vis-à-vis de ce drame. Rappelant que le disparu était un honnête homme et un éducateur consciencieux, ils soulignent que le kidnapping mortifère a encore emporté un des représentants de l’intelligentsia haïtienne.
Pour sa part, le recteur de l’Université d’Etat, Vernet Henry, s’est déclaré choqué devant la disparition d’un homme qui faisait partie du personnel enseignant de l’UEH depuis 1981. Il qualifie la mort d’Eric Debrosse de coup terrible porté à l’ensemble de la communauté universitaire et en particulier à la faculté d’odontologie où les étudiants lui vouaient une grande admiration.
Le recteur Henry souhaite que les forces de sécurité redoublent de vigilance afin de stopper la machine infernale du kidnapping.
L’exécution de l’ex-otage a également provoqué des remous au barreau de Port-au-Prince où Me Dubosse était régulièrement inscrit. Le bâtonnier de l’ordre des avocats, Me Gervais Charles a annoncé qu’une dispense de plaider a été accordée pour toute la journée de lundi en solidarité au confrère disparu. Une pétition a été également lancée en vue d’exprimer les protestations de l’ensemble de la corporation qui seront acheminées au ministre de la justice, Jean Joseph Exumé. Un registre devant recueillir les signatures a été ouvert à cet effet au Palais de justice de la capitale.
Précisant que l’ordre des avocats s’était constitué partie civile face à ce crime qui doit être élucidé, Me Gervais Charles a aussi appelé le titulaire de la justice à relancer des enquêtes, aujourd’hui au point mort, ouvertes sur d’autres cas d’hommes de loi assassinés.
Réginald Delva, expert en sécurité, a déploré le meurtre qui, fait-il remarquer, a été commis –comble de l’ironie- au moment où la Chambre des députés venait tout juste d’approuver la nouvelle loi sur le kidnapping. M. Delva dénonce le refus catégorique des compagnies de téléphonie mobile de coopérer avec la police chaque fois qu’un rapt se produit et entraîne une succession d’appels téléphoniques de la part de ravisseurs en quête de rançon.
Parente de la victime, l’ancienne maire de Port-au-Prince, Dr Marie-Yves Pouponneau Duperval, paraissait très bouleversée dans ses premiers témoignages sur les circonstances dans lesquelles s’est produit le drame. Dans une interview à Radio Kiskeya, elle a raconté que les meurtriers avaient enlevé le sexagénaire mercredi dernier (21 janvier) au moment où il regagnait en voiture son domicile à Delmas 31 (banlieue nord de Port-au-Prince). Son corps méconnaissable a été découvert dimanche matin à Delmas 75 (banlieue est). spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5627
HRV commente :
Tout semble indiquer que nous devrons nous résigner à garder et intégrer le phénomène de kidnapping comme un héritage odieux de la démocratie construite et bâtie par la « gauche tipèpiste », des acquis de 1986.
La délinquance dans une de ses manifestations est très difficile à éradiquer. Beaucoup de pays vivent et acceptent un niveau de violence. Une sorte d’exutoire à l’exclusion, à la différence de classes. Histoire de déblayer et combler les fossés.
Quand on pénètre les antres du kidnapping en Haïti on doit conclure que c’est déjà trop enraciné dans les mœurs de ceux qui justement ont pour mission de surveiller et protéger les citoyens pour prétendre que le phénomène sera contrôlé un jour.
Les autorités en place ne semblent pas avoir les compétences ni le pouvoir nécessaires pour éradiquer le phénomène.
Le recteur et les étudiants de l’Université d’Etat d’Haïti ainsi que l’ordre des avocats de Port-au-Prince protestent contre ce nouvel acte barbare qui emporte un professionnel chevronné
lundi 26 janvier 2009, Radio Kiskeya
L’exécution par ses ravisseurs du pharmacien et avocat Louis Eric Dubosse, 65 ans, a provoqué une onde de choc dans différents milieux, forçant des étudiants de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH) et les membres du barreau de Port-au-Prince à protester vigoureusement contre ce nouveau crime odieux.
La nouvelle a provoqué lundi matin la stupéfaction générale parmi les étudiants de la faculté d’odontologie qui ont aussitôt organisé un sit-in pour réclamer justice. Le professeur Eric Dubosse devait assurer comme à l’ordinaire son cours de jurisprudence.
Depuis la confirmation de ce brutal et lâche assassinat, ses étudiants n’en finissent pas de vanter ses qualités.
Abasourdis, les responsables du décanat de la faculté, avaient du mal à trouver les mots qu’il faut pour traduire leurs sentiments vis-à-vis de ce drame. Rappelant que le disparu était un honnête homme et un éducateur consciencieux, ils soulignent que le kidnapping mortifère a encore emporté un des représentants de l’intelligentsia haïtienne.
Pour sa part, le recteur de l’Université d’Etat, Vernet Henry, s’est déclaré choqué devant la disparition d’un homme qui faisait partie du personnel enseignant de l’UEH depuis 1981. Il qualifie la mort d’Eric Debrosse de coup terrible porté à l’ensemble de la communauté universitaire et en particulier à la faculté d’odontologie où les étudiants lui vouaient une grande admiration.
Le recteur Henry souhaite que les forces de sécurité redoublent de vigilance afin de stopper la machine infernale du kidnapping.
L’exécution de l’ex-otage a également provoqué des remous au barreau de Port-au-Prince où Me Dubosse était régulièrement inscrit. Le bâtonnier de l’ordre des avocats, Me Gervais Charles a annoncé qu’une dispense de plaider a été accordée pour toute la journée de lundi en solidarité au confrère disparu. Une pétition a été également lancée en vue d’exprimer les protestations de l’ensemble de la corporation qui seront acheminées au ministre de la justice, Jean Joseph Exumé. Un registre devant recueillir les signatures a été ouvert à cet effet au Palais de justice de la capitale.
Précisant que l’ordre des avocats s’était constitué partie civile face à ce crime qui doit être élucidé, Me Gervais Charles a aussi appelé le titulaire de la justice à relancer des enquêtes, aujourd’hui au point mort, ouvertes sur d’autres cas d’hommes de loi assassinés.
Réginald Delva, expert en sécurité, a déploré le meurtre qui, fait-il remarquer, a été commis –comble de l’ironie- au moment où la Chambre des députés venait tout juste d’approuver la nouvelle loi sur le kidnapping. M. Delva dénonce le refus catégorique des compagnies de téléphonie mobile de coopérer avec la police chaque fois qu’un rapt se produit et entraîne une succession d’appels téléphoniques de la part de ravisseurs en quête de rançon.
Parente de la victime, l’ancienne maire de Port-au-Prince, Dr Marie-Yves Pouponneau Duperval, paraissait très bouleversée dans ses premiers témoignages sur les circonstances dans lesquelles s’est produit le drame. Dans une interview à Radio Kiskeya, elle a raconté que les meurtriers avaient enlevé le sexagénaire mercredi dernier (21 janvier) au moment où il regagnait en voiture son domicile à Delmas 31 (banlieue nord de Port-au-Prince). Son corps méconnaissable a été découvert dimanche matin à Delmas 75 (banlieue est). spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5627
HRV commente :
Tout semble indiquer que nous devrons nous résigner à garder et intégrer le phénomène de kidnapping comme un héritage odieux de la démocratie construite et bâtie par la « gauche tipèpiste », des acquis de 1986.
La délinquance dans une de ses manifestations est très difficile à éradiquer. Beaucoup de pays vivent et acceptent un niveau de violence. Une sorte d’exutoire à l’exclusion, à la différence de classes. Histoire de déblayer et combler les fossés.
Quand on pénètre les antres du kidnapping en Haïti on doit conclure que c’est déjà trop enraciné dans les mœurs de ceux qui justement ont pour mission de surveiller et protéger les citoyens pour prétendre que le phénomène sera contrôlé un jour.
Les autorités en place ne semblent pas avoir les compétences ni le pouvoir nécessaires pour éradiquer le phénomène.
lundi 26 janvier 2009
Port-au-Prince, le 23 janvier 2009 – (AHP) – Quelque 35 candidats s'étaient inscrits vendredi après-midi à quelques heures de l’expiration de la date limite pour la réception des dépôts de candidatures dans la perspectives des élections pour renouveler 12 sénateurs (sur 30), selon l'arrêté présidentiel invitant la population à aller aux urnes.
Les opérations vont bon train au niveau des 11 Bureaux Electoraux Départementaux (BED) du pays, indiquait le conseiller Jacques Belzin, qui affirme espérer une large participation des partis politiques et de la population à ces joutes fixées au 19 avril.Il a salué la décision de la Fusion des Sociaux Démocrates d’inscrire ses candidats après avoir émis des doutes sur sa participation suite à l’affaire Boulos, le premier sénateur du Nord Ouest écarté par le Sénat pour "sa nationalité étrangère".Il a affirmé comprendre la décision de la Fusion de ne pas inscrire de candidat pour le département du Nord-est.
Les inscriptions devaient fermer à minuit a rappelé Jacques Belzin, soulignant que les cas de candidats auxquels il manquait quelques pièces seront pris en compte.
A Jacmel, des partisans et sympathisants de plusieurs partis politiques ont accompagné leurs candidats au moment où ces derniers ont été s’inscrire au BED du Sud Est, a constaté un correspondant de l’Agence Haïtienne de Presse..A 5 heures PM, des candidats de cinq partis politiques s'étaient déjà fait inscrire au bureau électoral du Sud Est. Il s’agit des candidats de l’Union, de l’Organisation du Peuples en Lutte, du RDNP, de la Fusion et de la plate-forme Lespwa.
Le candidat du parti Lavalas devait s’inscrire avant sept heures PM.Un accord a été signé vendredi entre le gouvernement, le Conseil électoral provisoire et le PNUD dans le cadre du financement des élections par la communauté internationale à hauteurs de 12 millions de dollars. Il en faut 16.5 millions pour la réalisation de ces joutes Le gouvernement américain a contribué à hauteur de 3.8 millions de dollars, a indiqué vendredi l’ambassadeur des Etats Unis en Haïti, Janet A, Sanderson à sa sortie d’une rencontre avec les membres du nouveau bureau de la chambre des députés.
Les élections sont très importantes pour le processus démocratique en Haïti, a dit l'ambassadeur, soulignant que les Etats Unis et les bailleurs de fonds internationaux continueront de soutenir le processus électoral dans le pays. http://www.ahphaiti.org/ndujour.html
Les opérations vont bon train au niveau des 11 Bureaux Electoraux Départementaux (BED) du pays, indiquait le conseiller Jacques Belzin, qui affirme espérer une large participation des partis politiques et de la population à ces joutes fixées au 19 avril.Il a salué la décision de la Fusion des Sociaux Démocrates d’inscrire ses candidats après avoir émis des doutes sur sa participation suite à l’affaire Boulos, le premier sénateur du Nord Ouest écarté par le Sénat pour "sa nationalité étrangère".Il a affirmé comprendre la décision de la Fusion de ne pas inscrire de candidat pour le département du Nord-est.
Les inscriptions devaient fermer à minuit a rappelé Jacques Belzin, soulignant que les cas de candidats auxquels il manquait quelques pièces seront pris en compte.
A Jacmel, des partisans et sympathisants de plusieurs partis politiques ont accompagné leurs candidats au moment où ces derniers ont été s’inscrire au BED du Sud Est, a constaté un correspondant de l’Agence Haïtienne de Presse..A 5 heures PM, des candidats de cinq partis politiques s'étaient déjà fait inscrire au bureau électoral du Sud Est. Il s’agit des candidats de l’Union, de l’Organisation du Peuples en Lutte, du RDNP, de la Fusion et de la plate-forme Lespwa.
Le candidat du parti Lavalas devait s’inscrire avant sept heures PM.Un accord a été signé vendredi entre le gouvernement, le Conseil électoral provisoire et le PNUD dans le cadre du financement des élections par la communauté internationale à hauteurs de 12 millions de dollars. Il en faut 16.5 millions pour la réalisation de ces joutes Le gouvernement américain a contribué à hauteur de 3.8 millions de dollars, a indiqué vendredi l’ambassadeur des Etats Unis en Haïti, Janet A, Sanderson à sa sortie d’une rencontre avec les membres du nouveau bureau de la chambre des députés.
Les élections sont très importantes pour le processus démocratique en Haïti, a dit l'ambassadeur, soulignant que les Etats Unis et les bailleurs de fonds internationaux continueront de soutenir le processus électoral dans le pays. http://www.ahphaiti.org/ndujour.html
Le festival international de jazz a débuté le 24 janvier
Le festival international de Jazz de Port-au-Prince a débuté samedi soir au Parc historique de la Canne à sucre.Nono Garcia Jazz y Flamenco Quintet (Espagne), un guitariste andalous versatile et une valeur sûre du flamenco-jazz espagnol, Brandi Disterheft Trio (Canada), qui a reçu le JUNO (Grammy Award Canadien) du meilleur album de jazz de l'année 2008 ainsi que Buyu Ambroise and the Blues in Red Band (Haïti) étaient à l'affiche de cette première journée du festival.
Le Festival International de Jazz de Port-au-Prince est le fruit d'une collaboration entre le Ministère de la Culture et de la Communication d'Haïti, le bureau du Tourisme, des entreprises privées et fondations haïtiennes (Radio Métropole, la Fondation Canez Auguste ainsi que la Fondation Haïti Jazz), ainsi que des représentations diplomatiques à Port-au-Prince. L'un des membres du comité organisateur, Joël Widmaïer indique que les ambassades d'Allemagne, du Brésil, du Canada, du Chili, d'Espagne, des Etats-Unis, de la France, du Mexique et de la Suisse ont désigné 7 artistes étrangers pour prendre part au festival.
Les artistes participant au festival :Brandi Disterheft Trio (Canada); Como asesinar a Felipes (Chili); Nono Garcia Jazz y Flamenco Quintet (Espagne); Alvin Atkinson (Etats-Unis); Meddy Gerville (France); Tino Contreras (Mexique); Tre (Suisse), Buyu Ambroise and the Blues in Red Band, Beethova Obas, Réginald Policard ( Haïti ).Trois concerts payants sont prévus au Parc Historique de la Canne a sucre ", déclare M. Widmaïer faisant remarquer que l'entrée est libre pour les autres concerts.
Dans le chapitre des nouveautés pour cette année les organisateurs ont prévu deux concerts au champ de mars, un concert à Fokal et des after hours à l'hôtel Oloffson.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14679
Inscription des candidats ou début de la fièvre électorale
Fidèle à la tradition les candidats aux élections sénatoriales ont attendu le dernier instant pour se faire inscrire sur les tablettes du Conseil Electoral Provisoire (CEP). La coutume a été également respectée avec la mobilisation de partisans et de bandes de rara pour accompagner les candidats devant le Bureau Electoral Départemental (BED) de l'Ouest notamment. Des députés dont Frantz Robert Mondé (LAA) des maires dont Willot Joseph, d'anciens parlementaires dont Wesner Emmanuel ainsi que des hommes d'affaires et des professionnels se sont inscrits afin de prendre part aux joutes du 19 avril. Le parti Latibonite an Aksyon transformé en L'ayiti an Aksyon (LAA) et d'autres formations politiques dont la Fusion, l'OPL, Union, Lavalas, Lespwa etc présentent des candidats dans plus de 5 départements. Le parti Respect de Charles Henry Baker ainsi que le Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP) de Myrlande Manigat sont également en piste pour ces joutes.Des sénateurs dont les mandats étaient arrivés à terme en mai dernier dont François Fouchard Bergrome (LAA), Maxime Roumer (Lespwa) et Evelyne Chéron (MIDH) espèrent rejoindre leurs collègues au grand corps. La campagne électorale sera très intense dans le département de l'ouest avec plus d'une vingtaine de candidats. Wesner Emmanuel (indépendant), Evelyne Chéron (MIDH), Laventure Ernest Edouard dit Moloscot ( LAA), Garnier Numa, Marie Denise Claude (Fusion), Shiller Louidor ( Lavalas), John Joël Joseph ( Lespwa), Mario Viau (Union), Evans Beaubrun (RDNP) entres autres. http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14678
L’avocat et pharmacien Eric Dubosse retrouvé mort à Delmas quatre jours après son enlèvement
dimanche 25 janvier 2009, Radio Kiskeya
Eric Dubosse (62 ans) a été retrouvé mort dimanche matin à la rue Faustin 1er (Delmas 75, Est de Port-au-Prince), sur un amas de détritus, après avoir été enlevé le mercredi 21 janvier dernier au soir par des individus armés alors qu’il pénétrait sur la cour de sa résidence à Delmas 31
Aucune précision n’a pu être obtenue dimanche sur les causes exactes du décès de l’otage. Deux impacts qui pourraient être ceux de projectiles ont été toutefois remarqués au niveau du crâne de la victime. Le corps, en état de putréfaction avancée, porte des traces de brûlures. La police scientifique et l’appareil judiciaire se trouvaient sur place au moment de la levée du corps.
Selon des informations obtenues de sources non officielles, une rançon dont le montant n’a pas été précisé, avait été versée aux ravisseurs.
Avocat militant du Barreau de Port-au-Prince et pharmacien, Dubosse était détenteur d’une chaire de pharmacologie à la Faculté d’Odontologie de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH). Il a aussi prêté ses services au Ministère de la santé publique et de la population (MSPP) en 1994, notamment au niveau de la section de pharmacie de cette institution.
Le phénomène du kidnapping qui a appauvri et terrorisé de nombreuses familles haïtiennes au cours des trois dernières années, avait connu une baisse significative en décembre dernier. La Police Nationale d’Haïti (PNH) et la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) avaient alors installé conjointement un dispositif spécial de sécurité au niveau de l’aire métropolitaine de Port-au-Prince en vue de favoriser le bon déroulement des fêtes de fin d’année. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5625
Eric Dubosse (62 ans) a été retrouvé mort dimanche matin à la rue Faustin 1er (Delmas 75, Est de Port-au-Prince), sur un amas de détritus, après avoir été enlevé le mercredi 21 janvier dernier au soir par des individus armés alors qu’il pénétrait sur la cour de sa résidence à Delmas 31
Aucune précision n’a pu être obtenue dimanche sur les causes exactes du décès de l’otage. Deux impacts qui pourraient être ceux de projectiles ont été toutefois remarqués au niveau du crâne de la victime. Le corps, en état de putréfaction avancée, porte des traces de brûlures. La police scientifique et l’appareil judiciaire se trouvaient sur place au moment de la levée du corps.
Selon des informations obtenues de sources non officielles, une rançon dont le montant n’a pas été précisé, avait été versée aux ravisseurs.
Avocat militant du Barreau de Port-au-Prince et pharmacien, Dubosse était détenteur d’une chaire de pharmacologie à la Faculté d’Odontologie de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH). Il a aussi prêté ses services au Ministère de la santé publique et de la population (MSPP) en 1994, notamment au niveau de la section de pharmacie de cette institution.
Le phénomène du kidnapping qui a appauvri et terrorisé de nombreuses familles haïtiennes au cours des trois dernières années, avait connu une baisse significative en décembre dernier. La Police Nationale d’Haïti (PNH) et la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) avaient alors installé conjointement un dispositif spécial de sécurité au niveau de l’aire métropolitaine de Port-au-Prince en vue de favoriser le bon déroulement des fêtes de fin d’année. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5625
Pour une meilleure connaissance d’Haïti par les Français
lundi 26 janvier 2009
P-au-P., 26 janv. 09 [AlterPresse] --- La plateforme associative Collectif Haïti de France (CHF) prône une meilleure connaissance d’Haïti par les Francais, selon son président, Paul Vermande, qui vient de terminer une visite en Haïti.
Près de 90% de la population française ne connaît rien d’Haïti, ni de l’histoire commune qui existe entre ces deux pays, soutient Vermande lors d’une conférence prononcée la semaine dernière à Port-au-Prince.
« Nous demandons qu’il y ait, dans les livres d’histoire, des chapitres consacrés à l’esclavagisme, à l’indépendance d’Haïti et tous les problèmes qui en ont découlé, dont la dette », explique Vermande.
Le CHF entreprend un travail de sensibilisation en France sur la question haïtienne et a décidé d’accorder, cette année, une attention particulière à la question de la sécurité alimentaire en Haïti. Une campagne de lobbying est lancée sur le sujet auprès de l’Union Européenne.
L’un des objectifs du CHF réside dans la coordination des associations membres pour leur permettre de partager leurs expériences sur des dossiers communs. Le Collectif entretient des relations de partenariat avec plusieurs associations haïtiennes, dont le Groupe Médialternatif.
Des associations membres de la région Rhône-Alpes, par exemple, prévoient, pour l’année 2009, de focaliser leur attention sur la valorisation, la commercialisation de l’artisanat dont le fer découpé, des produits alimentaires exportables, la confiture et les fruits séchés afin d’opérer une dynamique d’économie solidaire avec les producteurs locaux.
« En Europe, les gens acceptent de payer un peu plus cher ce genre de produit car ils savent que l’argent servira à une population qui n’a pas été exploitée », souligne Vermande. Reste à faire correspondre ces produits à l’éthique d’hygiène conforme aux normes signées par les pays de l’Union Européenne.
Ce projet doit permettre au pays de fixer ses propres prix d’exportation et « la suppression des intermédiaires garantira un prix d’achat supérieur au court mondial ».
En 2008, l’exposition d’Esclave au Paradis et la diffusion du film Haïti Chérie ont été l’occasion pour le CHF d’organiser des conférences-débats qui ont reçu un bel accueil du public français. « Les Dominicains étaient furieux après l’exposition. Ils sont venus à Paris pour demander son interdiction, puis au Canada et aux USA pour les mêmes raisons », souligne le président du CHF.
Membre du réseau Ass’humanitaire où le CHF assume un rôle de secrétariat, le collectif est intervenu au niveau de l’Union Européenne pour empêcher la signature des contrats économiques avec la République Dominicaine, accusée de ne pas respecter les droits de l’homme à l’égard des migrants haïtiens.
La deuxième rencontre nationale qui s’est déroulée les 18 et 19 octobre derniers dans la Région Rhône-Alpes, a été l’occasion pour les individus et associations membres du CHF de réfléchir en ateliers sur la question « Quelle solidarité entre Haïti et la France ? ».
A cette occasion, des outils de communication ont été mis en place pour effectuer un travail de veille et de suivi dans l’évolution des différentes thématiques et projets. [mv gp apr 26/01/2009 12:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article8033
HRV commente : Pour reprendre une belle phrase bien de chez nous, natif-natale : « gwo non kap touye ti chen ».
Haïti Recto verso a participé aux dernières rencontres franco-haïtiennes. Plusieurs sujets d’intérêt ont été débattus. Il faut admettre qu’il n’a jamais été question de faire connaître Haïti aux français sinon d’évaluer l’action des associations en Haïti.
Il y a eu quelques sujets très intéressants car il y a aujourd’hui de vrais spécialistes de l’humanitaire et de la solidarité internationale. C’est comme pour les critiques d’art, il ya un lexique à apprendre et à savoir utiliser.
Tandis que les organisateurs de ces rencontres s’époumonent à trouver des solutions aux problèmes rencontrés en Haïti, les membres des associations préfèrent exhiber avec une certaine fierté la configuration de leurs activités avec les pauvres, les démunis, les laissés pour contre. Il faut dire que cette satisfaction de pouvoir aider les autres, cache une certaine perversité et voire une perversion de l’action humanitaire qui par définition devrait s’inscrire dans un contexte beaucoup plus humble.
Quand vous participez ou vous assister à ces rencontres assurez-vous d’avoir à portée demain les flyers avec quelques visages de petits haïtiens affamés. Car après le bonjour, la question qui ne rate pas c’est que faites vous en Haïti ? La meilleure réponse pour démontrer que l’on ne vient pas à une expo-misère c’est de dire en Haïti je ne fais rien !
On peut aussi noter des prises de position souvent incongrues au niveau des organisateurs de ces rencontres. Bon souvent tout le monde reste sensible au show off. Ce n’est pas le président de la PAFHA qui va nous dire le contraire. Déjà il aura un pincement au cœur en se rendant compte que sa plateforme d’association n’est jamais mentionnée par les journalistes de Alter presse.
S’il est évident que la problématique des migrants haïtiens représente une vraie préoccupation au sein du CHF, le statut de migrant semble trop souvent s’attribuer aux haïtiens travaillant dans les bateys. Ceux qui subissent des affronts à caractères carrément xénophobe et inhumains dans les Antilles françaises ne rentrent pas dans leur définition. Un membre influent du CA du CHF a demandé d’inclure la situation des haïtiens de la Guyane dans l’agenda des activités et il a reçu comme une gifle un refus catégorique.
Donc, si on doit remercier l’effort des membres du CHF il ne faut pas non plus exagérer les choses…Il nous faut beaucoup plus et mieux que cela !
P-au-P., 26 janv. 09 [AlterPresse] --- La plateforme associative Collectif Haïti de France (CHF) prône une meilleure connaissance d’Haïti par les Francais, selon son président, Paul Vermande, qui vient de terminer une visite en Haïti.
Près de 90% de la population française ne connaît rien d’Haïti, ni de l’histoire commune qui existe entre ces deux pays, soutient Vermande lors d’une conférence prononcée la semaine dernière à Port-au-Prince.
« Nous demandons qu’il y ait, dans les livres d’histoire, des chapitres consacrés à l’esclavagisme, à l’indépendance d’Haïti et tous les problèmes qui en ont découlé, dont la dette », explique Vermande.
Le CHF entreprend un travail de sensibilisation en France sur la question haïtienne et a décidé d’accorder, cette année, une attention particulière à la question de la sécurité alimentaire en Haïti. Une campagne de lobbying est lancée sur le sujet auprès de l’Union Européenne.
L’un des objectifs du CHF réside dans la coordination des associations membres pour leur permettre de partager leurs expériences sur des dossiers communs. Le Collectif entretient des relations de partenariat avec plusieurs associations haïtiennes, dont le Groupe Médialternatif.
Des associations membres de la région Rhône-Alpes, par exemple, prévoient, pour l’année 2009, de focaliser leur attention sur la valorisation, la commercialisation de l’artisanat dont le fer découpé, des produits alimentaires exportables, la confiture et les fruits séchés afin d’opérer une dynamique d’économie solidaire avec les producteurs locaux.
« En Europe, les gens acceptent de payer un peu plus cher ce genre de produit car ils savent que l’argent servira à une population qui n’a pas été exploitée », souligne Vermande. Reste à faire correspondre ces produits à l’éthique d’hygiène conforme aux normes signées par les pays de l’Union Européenne.
Ce projet doit permettre au pays de fixer ses propres prix d’exportation et « la suppression des intermédiaires garantira un prix d’achat supérieur au court mondial ».
En 2008, l’exposition d’Esclave au Paradis et la diffusion du film Haïti Chérie ont été l’occasion pour le CHF d’organiser des conférences-débats qui ont reçu un bel accueil du public français. « Les Dominicains étaient furieux après l’exposition. Ils sont venus à Paris pour demander son interdiction, puis au Canada et aux USA pour les mêmes raisons », souligne le président du CHF.
Membre du réseau Ass’humanitaire où le CHF assume un rôle de secrétariat, le collectif est intervenu au niveau de l’Union Européenne pour empêcher la signature des contrats économiques avec la République Dominicaine, accusée de ne pas respecter les droits de l’homme à l’égard des migrants haïtiens.
La deuxième rencontre nationale qui s’est déroulée les 18 et 19 octobre derniers dans la Région Rhône-Alpes, a été l’occasion pour les individus et associations membres du CHF de réfléchir en ateliers sur la question « Quelle solidarité entre Haïti et la France ? ».
A cette occasion, des outils de communication ont été mis en place pour effectuer un travail de veille et de suivi dans l’évolution des différentes thématiques et projets. [mv gp apr 26/01/2009 12:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article8033
HRV commente : Pour reprendre une belle phrase bien de chez nous, natif-natale : « gwo non kap touye ti chen ».
Haïti Recto verso a participé aux dernières rencontres franco-haïtiennes. Plusieurs sujets d’intérêt ont été débattus. Il faut admettre qu’il n’a jamais été question de faire connaître Haïti aux français sinon d’évaluer l’action des associations en Haïti.
Il y a eu quelques sujets très intéressants car il y a aujourd’hui de vrais spécialistes de l’humanitaire et de la solidarité internationale. C’est comme pour les critiques d’art, il ya un lexique à apprendre et à savoir utiliser.
Tandis que les organisateurs de ces rencontres s’époumonent à trouver des solutions aux problèmes rencontrés en Haïti, les membres des associations préfèrent exhiber avec une certaine fierté la configuration de leurs activités avec les pauvres, les démunis, les laissés pour contre. Il faut dire que cette satisfaction de pouvoir aider les autres, cache une certaine perversité et voire une perversion de l’action humanitaire qui par définition devrait s’inscrire dans un contexte beaucoup plus humble.
Quand vous participez ou vous assister à ces rencontres assurez-vous d’avoir à portée demain les flyers avec quelques visages de petits haïtiens affamés. Car après le bonjour, la question qui ne rate pas c’est que faites vous en Haïti ? La meilleure réponse pour démontrer que l’on ne vient pas à une expo-misère c’est de dire en Haïti je ne fais rien !
On peut aussi noter des prises de position souvent incongrues au niveau des organisateurs de ces rencontres. Bon souvent tout le monde reste sensible au show off. Ce n’est pas le président de la PAFHA qui va nous dire le contraire. Déjà il aura un pincement au cœur en se rendant compte que sa plateforme d’association n’est jamais mentionnée par les journalistes de Alter presse.
S’il est évident que la problématique des migrants haïtiens représente une vraie préoccupation au sein du CHF, le statut de migrant semble trop souvent s’attribuer aux haïtiens travaillant dans les bateys. Ceux qui subissent des affronts à caractères carrément xénophobe et inhumains dans les Antilles françaises ne rentrent pas dans leur définition. Un membre influent du CA du CHF a demandé d’inclure la situation des haïtiens de la Guyane dans l’agenda des activités et il a reçu comme une gifle un refus catégorique.
Donc, si on doit remercier l’effort des membres du CHF il ne faut pas non plus exagérer les choses…Il nous faut beaucoup plus et mieux que cela !
dimanche 25 janvier 2009
Elections : Divisions profondes au sein de Fanmi Lavalas
Deux listes de candidats en compétition au nom du même parti
samedi 24 janvier 2009, Radio Kiskeya
Le parti Fanmi Lavalas de l’ex-Président Jean-Bertrand Aristide, dont l’unité est depuis un certain temps menacée par de profondes divergences entre factions rivales, faisait face samedi à un sérieux problème de leadership potentiellement préjudiciable à sa participation aux prochaines sénatoriales.
Au lendemain de la clôture de la période de dépôt des candidatures, deux listes étaient en compétition au nom du même parti pour les douze sièges en jeu. Une situation confuse qui a porté le Conseil électoral provisoire à solliciter du ministère de la justice des précisions sur les représentants légitimes de Fanmi Lavalas dûment enregistrés.
Des propositions de candidature divergentes opposaient principalement dans trois départements deux ailes conduites d’un côté par le Sénateur Rudy Hériveaux et le Dr Maryse Narcisse et de l’autre par l’ancien Premier ministre Yvon Neptune, Annette Auguste (Sò Ann) et l’ex-Député Yves Cristallin.
Le premier groupe avalise la candidature de l’ancien maire de Miragoâne, Serge Gaspard dans les Nippes (sud-ouest), de l’ex-directeur de la DCPJ, Schiller Alouidorl dans l’Ouest et de l’ex-Sénateur Louis Gérald Gilles, dans la Grand’Anse. A contrario, le second groupe soutient l’ancien ministre de l’intérieur Jocelerme Privert dans le département des Nippes, de même que l’ex-Député de Pétion-Ville, Phélito Doran, dans l’Ouest et Larousse Pléteau, dans la Grand’Anse.
Le Sénateur de l’Ouest, Rudy Hériveaux, qui se prévaut d’être le représentant de Fanmi Lavalas auprès du CEP, a écrit une lettre ouverte au président de l’institution électorale Frantz Gérard Verret pour lui confirmer les noms des candidats désignés lors des « primaires du parti ». Le parlementaire a aussi fustigé le comportement de certains qui ont choisi leurs alliés dans d’autres familles politiques.
Le premier tour des élections est fixé au 19 avril en vue de renouveler le tiers du Sénat. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5624
HRV commente :
Rien de rassurant que de voir le spectre du sinistre que présage l’arrivée de ces gens et de ce groupe.
samedi 24 janvier 2009, Radio Kiskeya
Le parti Fanmi Lavalas de l’ex-Président Jean-Bertrand Aristide, dont l’unité est depuis un certain temps menacée par de profondes divergences entre factions rivales, faisait face samedi à un sérieux problème de leadership potentiellement préjudiciable à sa participation aux prochaines sénatoriales.
Au lendemain de la clôture de la période de dépôt des candidatures, deux listes étaient en compétition au nom du même parti pour les douze sièges en jeu. Une situation confuse qui a porté le Conseil électoral provisoire à solliciter du ministère de la justice des précisions sur les représentants légitimes de Fanmi Lavalas dûment enregistrés.
Des propositions de candidature divergentes opposaient principalement dans trois départements deux ailes conduites d’un côté par le Sénateur Rudy Hériveaux et le Dr Maryse Narcisse et de l’autre par l’ancien Premier ministre Yvon Neptune, Annette Auguste (Sò Ann) et l’ex-Député Yves Cristallin.
Le premier groupe avalise la candidature de l’ancien maire de Miragoâne, Serge Gaspard dans les Nippes (sud-ouest), de l’ex-directeur de la DCPJ, Schiller Alouidorl dans l’Ouest et de l’ex-Sénateur Louis Gérald Gilles, dans la Grand’Anse. A contrario, le second groupe soutient l’ancien ministre de l’intérieur Jocelerme Privert dans le département des Nippes, de même que l’ex-Député de Pétion-Ville, Phélito Doran, dans l’Ouest et Larousse Pléteau, dans la Grand’Anse.
Le Sénateur de l’Ouest, Rudy Hériveaux, qui se prévaut d’être le représentant de Fanmi Lavalas auprès du CEP, a écrit une lettre ouverte au président de l’institution électorale Frantz Gérard Verret pour lui confirmer les noms des candidats désignés lors des « primaires du parti ». Le parlementaire a aussi fustigé le comportement de certains qui ont choisi leurs alliés dans d’autres familles politiques.
Le premier tour des élections est fixé au 19 avril en vue de renouveler le tiers du Sénat. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5624
HRV commente :
Rien de rassurant que de voir le spectre du sinistre que présage l’arrivée de ces gens et de ce groupe.
Assassinat de Ricardo Ortega : Madrid n’entend pas lâcher prise
Le gouvernement espagnol vient de déclassifier un document crucial pour l’enquête sur la mort du journaliste espagnol, en 2004 à Port-au-Prince
samedi 24 janvier 2009, Radio Kiskeya
Le gouvernement espagnol de José Luis Rodrìguez Zapatero a annoncé samedi son intention de ne ménager aucun effort en vue de faire le jour sur la mort par balle du journaliste de la télévision espagnole Antena 3, Ricardo Ortega, le 7 mars 2004 à Port-au-Prince, rapporte EFE.
Dans cette optique, le conseil des ministres a ordonné la déclassification d’un document du centre national d’intelligence (CNI) pour répondre à une requête de l’Audience Nationale, la plus haute instance judiciaire espagnole. Le 24 novembre dernier, le juge Eloy Velasco avait sollicité ce document jugé indispensable dans le cadre du processus judiciaire engagé sur le cas Ortega.
Il s’agit d’une note informative datée du 16 septembre 2005 contenant le rapport de toutes les enquêtes menées sur la mort du confrère espagnol au cours d’une fusillade qui avait éclaté dans la capitale haïtienne.
« La justice et le gouvernement espagnols doivent être aux côtés de Ricardo Ortega », a déclaré la vice-présidente du gouvernement social-démocrate, Marìa Teresa Fernàndez De la Vega, rappelant que le journalisme représentait l’un des fondamentaux de la démocratie et de la liberté.
En plein reportage, l’envoyé spécial d’Antena 3 avait reçu deux balles au thorax et à l’abdomen. Il couvrait dans les parages du Palais National (siège de la Présidence) une manifestation colossale de plusieurs dizaines de milliers de personnes qui célébraient la chute de Jean-Bertrand Aristide, le 29 février 2004. Cette disparition brutale a été attribuée aussi bien à des partisans armés de l’ex-Président Lavalas qu’à des militaires américains membres de la force multinationale qui était intervenue en Haïti au lendemain du départ précipité du régime Lavalas.
Outre Ricardo Ortega, six autres personnes avaient été tuées et plusieurs autres blessées lors de ces graves incidents qui n’ont toujours pas été élucidés cinq ans après. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5623
samedi 24 janvier 2009, Radio Kiskeya
Le gouvernement espagnol de José Luis Rodrìguez Zapatero a annoncé samedi son intention de ne ménager aucun effort en vue de faire le jour sur la mort par balle du journaliste de la télévision espagnole Antena 3, Ricardo Ortega, le 7 mars 2004 à Port-au-Prince, rapporte EFE.
Dans cette optique, le conseil des ministres a ordonné la déclassification d’un document du centre national d’intelligence (CNI) pour répondre à une requête de l’Audience Nationale, la plus haute instance judiciaire espagnole. Le 24 novembre dernier, le juge Eloy Velasco avait sollicité ce document jugé indispensable dans le cadre du processus judiciaire engagé sur le cas Ortega.
Il s’agit d’une note informative datée du 16 septembre 2005 contenant le rapport de toutes les enquêtes menées sur la mort du confrère espagnol au cours d’une fusillade qui avait éclaté dans la capitale haïtienne.
« La justice et le gouvernement espagnols doivent être aux côtés de Ricardo Ortega », a déclaré la vice-présidente du gouvernement social-démocrate, Marìa Teresa Fernàndez De la Vega, rappelant que le journalisme représentait l’un des fondamentaux de la démocratie et de la liberté.
En plein reportage, l’envoyé spécial d’Antena 3 avait reçu deux balles au thorax et à l’abdomen. Il couvrait dans les parages du Palais National (siège de la Présidence) une manifestation colossale de plusieurs dizaines de milliers de personnes qui célébraient la chute de Jean-Bertrand Aristide, le 29 février 2004. Cette disparition brutale a été attribuée aussi bien à des partisans armés de l’ex-Président Lavalas qu’à des militaires américains membres de la force multinationale qui était intervenue en Haïti au lendemain du départ précipité du régime Lavalas.
Outre Ricardo Ortega, six autres personnes avaient été tuées et plusieurs autres blessées lors de ces graves incidents qui n’ont toujours pas été élucidés cinq ans après. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5623
Signature de l’accord de financement des élections avec les bailleurs de fonds internationaux
20 millions de dollars, dont 5.5 millions de contrepartie haïtienne
samedi 24 janvier 2009, Radio Kiskeya
Un protocole d’accord a été signé vendredi à Port-au-Prince entre le gouvernement, le Conseil Electoral Provisoire (CEP) et les bailleurs de fonds internationaux pour le financement des élections du 19 avril à hauteur de 20 millions de dollars, dont 5 millions 500 mille de contrepartie haïtienne.
La gestion effective des fonds est à la charge du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). La part la plus importante du fonds, soit 12 millions, est apportée par cet organisme. Les autres contributeurs sont le Canada, les Etats-Unis, l’Union Européenne et le Brésil.
En visite de courtoisie à la Chambre basse vendredi matin, l’ambassadeur des Etats-Unis à Port-au-Prince, Janet Ann Sanderson, a évalué à 3.8 millions de dollars la contribution de son pays aux prochaines élections en Haïti.
Elle en a profité pour exprimer sa préoccupation par rapport au brûlant dossier de la drogue de Port-de-Paix (Nord-Ouest), renouvelant l’appui des Etats-Unis à la lutte contre le trafic illicite de la drogue en Haïti. Mme Sanderson a souhaité que la justice du pays sévisse contre les personnes impliquées dans le pillage des fonds découverts en novembre dernier à Port-de-Paix au domicile de l’oncle du trafiquant de drogue Alain Désir, incarcéré aux Etats-Unis.
Le nouveau président de la Chambre basse, Louis-Jeune Levaillant, informe avoir sollicité de la diplomate l’appui du gouvernement américain à une éventuelle audition du trafiquant de drogue Alain Désir par une délégation de parlementaires haïtiens.
Mme Sanderson n’aurait donné aucune garantie que son gouvernement puisse faciliter une telle démarche. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5622
HRV commente :
Ay !!! Comme ça fait mal ces 20.000.000 de dollars ! Les amis d’Haïti tiennent absolument à nous aider à construire notre démocratie. Une démocratie sur la crasse …Mais démocratie quand même…Une démocratie sur des décombres certes, mais démocratie quand même.
Quand on pense que ces élections risquent de favoriser le retour au sénat les chefs de file du parti lavalas dont le président élu a été éjecté par la main des bailleurs de fonds, on comprend que l’on ne peut pas comprendre sans être initié, les entrailles de cette politique de haut vol qui se joue chez nous pendant que nos citoyens vivotent en bouffant des galettes de boue.
Nous espérons être encore en vie pour savourer les fruits de cette démocratie prête-à- porter
samedi 24 janvier 2009, Radio Kiskeya
Un protocole d’accord a été signé vendredi à Port-au-Prince entre le gouvernement, le Conseil Electoral Provisoire (CEP) et les bailleurs de fonds internationaux pour le financement des élections du 19 avril à hauteur de 20 millions de dollars, dont 5 millions 500 mille de contrepartie haïtienne.
La gestion effective des fonds est à la charge du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). La part la plus importante du fonds, soit 12 millions, est apportée par cet organisme. Les autres contributeurs sont le Canada, les Etats-Unis, l’Union Européenne et le Brésil.
En visite de courtoisie à la Chambre basse vendredi matin, l’ambassadeur des Etats-Unis à Port-au-Prince, Janet Ann Sanderson, a évalué à 3.8 millions de dollars la contribution de son pays aux prochaines élections en Haïti.
Elle en a profité pour exprimer sa préoccupation par rapport au brûlant dossier de la drogue de Port-de-Paix (Nord-Ouest), renouvelant l’appui des Etats-Unis à la lutte contre le trafic illicite de la drogue en Haïti. Mme Sanderson a souhaité que la justice du pays sévisse contre les personnes impliquées dans le pillage des fonds découverts en novembre dernier à Port-de-Paix au domicile de l’oncle du trafiquant de drogue Alain Désir, incarcéré aux Etats-Unis.
Le nouveau président de la Chambre basse, Louis-Jeune Levaillant, informe avoir sollicité de la diplomate l’appui du gouvernement américain à une éventuelle audition du trafiquant de drogue Alain Désir par une délégation de parlementaires haïtiens.
Mme Sanderson n’aurait donné aucune garantie que son gouvernement puisse faciliter une telle démarche. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5622
HRV commente :
Ay !!! Comme ça fait mal ces 20.000.000 de dollars ! Les amis d’Haïti tiennent absolument à nous aider à construire notre démocratie. Une démocratie sur la crasse …Mais démocratie quand même…Une démocratie sur des décombres certes, mais démocratie quand même.
Quand on pense que ces élections risquent de favoriser le retour au sénat les chefs de file du parti lavalas dont le président élu a été éjecté par la main des bailleurs de fonds, on comprend que l’on ne peut pas comprendre sans être initié, les entrailles de cette politique de haut vol qui se joue chez nous pendant que nos citoyens vivotent en bouffant des galettes de boue.
Nous espérons être encore en vie pour savourer les fruits de cette démocratie prête-à- porter
Décès du commissaire Jean-Raymond Philippe : son épouse conteste la thèse du suicide
Au bord de la désolation, Jeannette Désir Philippe réclame la dépouille de son mari décédé mystérieusement
vendredi 23 janvier 2009, Radio Kiskeya
Jeannette Désir Philippe, épouse du directeur départemental adjoint de la police du Nord-Ouest, Jean-Raymond Philippe, a écarté vendredi la thèse d’un éventuel suicide de son mari, décédé de façon mystérieuse alors qu’il devait être interrogé sur le scandale des narcodollars de Port-de-Paix.
Dans une interview exclusive à Radio Kiskeya, Mme Philippe, qui se trouvait au parquet de Port-au-Prince, a fait peu de cas des informations selon lesquelles le commissaire de police se serait tué en absorbant de l’acide sulfurique destiné à la recharge de batteries. Aucune preuve ne peut étayer cet argument, a-t-elle répété. Avouant son désespoir, la veuve a indiqué que dans sa dernière conversation avec Jean-Raymond Philippe, quelques heures avant sa mort, le 12 janvier dernier, rien ne laissait présager ce scénario-catastrophe. Mais, le défunt ne cachait pas son étonnement de voir les autorités le placer sous investigation judiciaire dans le cadre de l’enquête ouverte sur le pillage présumé de narcodollars lors d’une perquisition chez l’oncle d’Alain Désir.
Lors d’un deuxième appel téléphonique effectué dans la même journée, Jeannette Désir Philippe n’avait pu parler à l’officier de police qui ne répondait que par des gémissements continus. Une autre personne qui s’était saisie du combiné avait obstinément refusé de s’identifier, a raconté l’épouse, désabusée.
La dame a aussi qualifié d’inexplicable l’état déplorable dans lequel se trouvaient les vêtements que portait son mari lorsque son décès a été constaté. Littéralement dévorés, un pantalon court et un t-shirt semblaient avoir été également la proie de l’acide sulfurique.
La veuve, qui s’est établie depuis plusieurs années aux Etats-Unis, souhaite pouvoir connaître les vraies causes de cette mort mystérieuse, mais, pour l’heure sa priorité est la récupération du corps retenu pour une analyse toxicologique qui n’a toujours pas été réalisée. Jeannette Désir Philippe espère, par ailleurs, pouvoir compter sur l’aide des autorités après la disparition brutale du commissaire qui la laisse avec cinq orphelins sur les bras.
Elle rappelle enfin que son époux, avec qui elle vivait depuis 22 ans, était un homme modeste et honnête qui a consacré 31 ans au service de son pays, au sein des Forces Armées d’Haïti, puis de la Police Nationale.
Présent au moment où la dame exprimait à la fois sa peine profonde et son désarroi, le chef du parquet de Port-au-Prince, Me Joseph Manès Louis, n’a pipé mot sur l’évolution de l’enquête.
Les autorités peinent à faire la lumière sur ce dossier comme sur celui du pillage du 12 novembre dernier chez Marc Frédéric, oncle du présumé trafiquant de drogue Alain Désir, emprisonné aux Etats-Unis. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5621
vendredi 23 janvier 2009, Radio Kiskeya
Jeannette Désir Philippe, épouse du directeur départemental adjoint de la police du Nord-Ouest, Jean-Raymond Philippe, a écarté vendredi la thèse d’un éventuel suicide de son mari, décédé de façon mystérieuse alors qu’il devait être interrogé sur le scandale des narcodollars de Port-de-Paix.
Dans une interview exclusive à Radio Kiskeya, Mme Philippe, qui se trouvait au parquet de Port-au-Prince, a fait peu de cas des informations selon lesquelles le commissaire de police se serait tué en absorbant de l’acide sulfurique destiné à la recharge de batteries. Aucune preuve ne peut étayer cet argument, a-t-elle répété. Avouant son désespoir, la veuve a indiqué que dans sa dernière conversation avec Jean-Raymond Philippe, quelques heures avant sa mort, le 12 janvier dernier, rien ne laissait présager ce scénario-catastrophe. Mais, le défunt ne cachait pas son étonnement de voir les autorités le placer sous investigation judiciaire dans le cadre de l’enquête ouverte sur le pillage présumé de narcodollars lors d’une perquisition chez l’oncle d’Alain Désir.
Lors d’un deuxième appel téléphonique effectué dans la même journée, Jeannette Désir Philippe n’avait pu parler à l’officier de police qui ne répondait que par des gémissements continus. Une autre personne qui s’était saisie du combiné avait obstinément refusé de s’identifier, a raconté l’épouse, désabusée.
La dame a aussi qualifié d’inexplicable l’état déplorable dans lequel se trouvaient les vêtements que portait son mari lorsque son décès a été constaté. Littéralement dévorés, un pantalon court et un t-shirt semblaient avoir été également la proie de l’acide sulfurique.
La veuve, qui s’est établie depuis plusieurs années aux Etats-Unis, souhaite pouvoir connaître les vraies causes de cette mort mystérieuse, mais, pour l’heure sa priorité est la récupération du corps retenu pour une analyse toxicologique qui n’a toujours pas été réalisée. Jeannette Désir Philippe espère, par ailleurs, pouvoir compter sur l’aide des autorités après la disparition brutale du commissaire qui la laisse avec cinq orphelins sur les bras.
Elle rappelle enfin que son époux, avec qui elle vivait depuis 22 ans, était un homme modeste et honnête qui a consacré 31 ans au service de son pays, au sein des Forces Armées d’Haïti, puis de la Police Nationale.
Présent au moment où la dame exprimait à la fois sa peine profonde et son désarroi, le chef du parquet de Port-au-Prince, Me Joseph Manès Louis, n’a pipé mot sur l’évolution de l’enquête.
Les autorités peinent à faire la lumière sur ce dossier comme sur celui du pillage du 12 novembre dernier chez Marc Frédéric, oncle du présumé trafiquant de drogue Alain Désir, emprisonné aux Etats-Unis. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5621
Les registres de personnel sont camouflés pour pouvoir embaucher des haïtiens.
Une étude réalisée au niveau de 60 constructions a révélé que seulement une minorité dispose des données complètes.Auteur : Aleida Plasencia (a.plasencia@hoy.com.do)
Un grand nombre d’entreprises cachent leurs vrais registres de personnel dans le but de violer les lois du travail et de migration en embauchant des étrangers, surtout des haïtiens, au-delà des limites acceptées par la loi.
Ceci a été dénoncé séparément par le président du Conseil National de l’Unité syndicale (CNSU) Rafael Abreu, et le député Pelegrin Castillo. Ils ont déclaré que la pratique qui consiste à dissimuler les vraies fiches de paie s’observe principalement dans le secteur de la construction privé et publique.
Castillo et Abreu ont réagi à une déclaration faite par le secrétaire d’état du travail, Max Puig, qui a promis avant-hier de faire tout ce qui est possible pour pousser les patrons à respecter les lois qui limitent à 20% la main d’œuvre étrangère dans le pays.
Le président du Conseil National de l’Unité syndicale (CNSU) Rafael Abreu, et le député Pelegrin Castillo ont exprimé leur inquiétude face à la violation de la loi du travail et du service de Migration de la part de nombreuses entreprises locales.
Ils ont déclaré que ces entreprises embauchent une proportion élevée de travailleurs étrangers et présentent à la secrétairerie du travail des registres comportant des données partielles qui cachent une partie du personnel.
Abreu et Castillo, à travers des déclarations produites séparément, ont coïncidé sur le fait que cette situation se produit principalement dans le secteur de la construction privé comme public.
Ils ont exhorté la Direction de Migration e t la Secrétairerie du Travail d’œuvrer d’un commun accord pour superviser et détecter les irrégularités qui seraient entrain de se produire.
Abreu et Castillo ont fiat référence au sujet quand ils ont été questionnés par ce journal à propos d’une information publiée dans son édition de samedi dans laquelle le Secrétaire d’état du travail, Docteur Max Puig, annonce vouloir faire tout ce qui est possible pour que les entreprises respectent les dispositions du code du travail, et que la participation de la main d’œuvre étrangère ne dépasse par le 20% du personnel.Pelegrin Castillo et Rafael Abreu ont aussi coïncidé sur la recommandation de revaloriser les tarifs des travailleurs des secteurs ou abondent les étrangers de façon à intéresser les nationaux à faire des incursions dans des activités comme la construction et le travail des champs.
Ils se sont montrés aussi favorables à l’amélioration des conditions de travail dans le secteur de la construction ou la grande majorité des travailleurs haïtiens dorment à même les constructions dans des situations peu dignes d’êtres humains.
Ils affirment que ceux-ci finissent de travailler le jour et dans la nuit ils travaillent comme vigiles.
Abreu estime que près de 50% des travailleurs des champs est de nationalité haïtienne et 48% des ouvriers de la Construction sont des étrangers aussi. Ila estimé aussi que dans le secteur du tourisme la participation de travailleurs étrangers est de 10% environ
http://www.hoy.com.do/el-pais/2009/1/25/264123/Ocultannominas-para-emplear-haitianos
vendredi 23 janvier 2009
Le ministre de la justice, Me Jean Joseph Exumé, objet de sévères critiques de la part des associations de journalistes et de médias
Ses propos contre le journaliste Valéry Numa condamnés
vendredi 23 janvier 2009, Radio Kiskeya
De nombreuses associations de journalistes et du secteur des médias en Haïti ont vigoureusement réagi suite à l’agression verbale dont a été victime lundi le journaliste Valéry Numa de Radio Vision 200 (station privée de la capitale) de la part du ministre de la justice et de la sécurité publique, Me Jean Joseph Exumé.
Alors qu’il était interrogé en direct dans une émission à forte écoute de la station sur le fait que seules des comparses étaient jusqu’ici écrouées dans le cadre d’un dossier de drogue, le ministre a fait savoir à l’intervieweur Valéry Numa qu’il pourrait lui aussi être interpellé, son nom étant cité comme l’une des personnes ayant reçu de l’argent dans le cadre du dossier. Il a en même temps déclaré qu’il ne croyait pas à l’implication du journaliste, mais qu’il a fait référence à des rumeurs le concernant juste pour lui expliquer qu’on ne pouvait pas procéder à des arrestations sur la base de simples rumeurs.
En référence à l’incident, l’Association Nationale des Médias Haïtiens (ANMH), l’un des principaux regroupements de propriétaires de médias du pays, a dénoncé « l’attitude indigne d’un responsable d’Etat qui lance une vendetta contre un membre de la presse ou contre toute la presse tenue pour responsable de ses erreurs ou du traitement inadéquat d’un dossier ».
Dans un communiqué signé de son président, M. Jacques Sampeur, l’ANMH considère qu’aucun ministre, aucun fonctionnaire public, quel que soit son titre ne saurait mettre en question des acquis tels que la liberté de la presse et la liberté d’expression garanties par la Constitution et les Lois de la République.
« Les menaces du ministre de la justice contre le journaliste Valéry Numa vont- au-delà du confrère et pèsent sur la liberté d’expression, sur le droit et le devoir d’informer », estime l’ANMH.
Qualifiant de grotesque la sortie du ministre Jean Joseph Exumé, l’association de propriétaires de médias considère qu’elle envoie « un mauvais signal à l’opinion publique inquiète d’un état d’esprit de complot au sommet contre le reste de la société ».
« L’ensemble de la corporation doit interpréter cette nouvelle menace contre la presse comme un message clair indiquant à chacun de nous que la liberté de la presse est une quête permanente, sa défense, un combat de tous les jours », conclut le communiqué de l’ANMH.
Les responsables de S.O.S Journalistes et de l’Association des Journalistes Haïtiens, MM. Guyler C. Delva et Jacques Desrosiers, ont eux aussi condamné les propos du ministre, appelant à des excuses publiques à l’endroit de Valéry Numa.
Intervenant mercredi matin en marge de la cérémonie d’ouverture à Port-au-Prince d’un colloque sur l’Etat civil et l’identification, le ministre Jean Joseph Exumé a expliqué qu’il n’avait pas voulu porter atteinte à l’image du journaliste. Il voulait tout simplement lui faire comprendre que les autorités ne peuvent pas mettre la main au collet de quelqu’un du simple fait que des rumeurs font référence à sa personne.
Le journaliste Valéry Numa a pour sa part annoncé avoir saisi un cabinet d’avocats pour obtenir réparation des préjudices moraux dont il a été l’objet. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5619
vendredi 23 janvier 2009, Radio Kiskeya
De nombreuses associations de journalistes et du secteur des médias en Haïti ont vigoureusement réagi suite à l’agression verbale dont a été victime lundi le journaliste Valéry Numa de Radio Vision 200 (station privée de la capitale) de la part du ministre de la justice et de la sécurité publique, Me Jean Joseph Exumé.
Alors qu’il était interrogé en direct dans une émission à forte écoute de la station sur le fait que seules des comparses étaient jusqu’ici écrouées dans le cadre d’un dossier de drogue, le ministre a fait savoir à l’intervieweur Valéry Numa qu’il pourrait lui aussi être interpellé, son nom étant cité comme l’une des personnes ayant reçu de l’argent dans le cadre du dossier. Il a en même temps déclaré qu’il ne croyait pas à l’implication du journaliste, mais qu’il a fait référence à des rumeurs le concernant juste pour lui expliquer qu’on ne pouvait pas procéder à des arrestations sur la base de simples rumeurs.
En référence à l’incident, l’Association Nationale des Médias Haïtiens (ANMH), l’un des principaux regroupements de propriétaires de médias du pays, a dénoncé « l’attitude indigne d’un responsable d’Etat qui lance une vendetta contre un membre de la presse ou contre toute la presse tenue pour responsable de ses erreurs ou du traitement inadéquat d’un dossier ».
Dans un communiqué signé de son président, M. Jacques Sampeur, l’ANMH considère qu’aucun ministre, aucun fonctionnaire public, quel que soit son titre ne saurait mettre en question des acquis tels que la liberté de la presse et la liberté d’expression garanties par la Constitution et les Lois de la République.
« Les menaces du ministre de la justice contre le journaliste Valéry Numa vont- au-delà du confrère et pèsent sur la liberté d’expression, sur le droit et le devoir d’informer », estime l’ANMH.
Qualifiant de grotesque la sortie du ministre Jean Joseph Exumé, l’association de propriétaires de médias considère qu’elle envoie « un mauvais signal à l’opinion publique inquiète d’un état d’esprit de complot au sommet contre le reste de la société ».
« L’ensemble de la corporation doit interpréter cette nouvelle menace contre la presse comme un message clair indiquant à chacun de nous que la liberté de la presse est une quête permanente, sa défense, un combat de tous les jours », conclut le communiqué de l’ANMH.
Les responsables de S.O.S Journalistes et de l’Association des Journalistes Haïtiens, MM. Guyler C. Delva et Jacques Desrosiers, ont eux aussi condamné les propos du ministre, appelant à des excuses publiques à l’endroit de Valéry Numa.
Intervenant mercredi matin en marge de la cérémonie d’ouverture à Port-au-Prince d’un colloque sur l’Etat civil et l’identification, le ministre Jean Joseph Exumé a expliqué qu’il n’avait pas voulu porter atteinte à l’image du journaliste. Il voulait tout simplement lui faire comprendre que les autorités ne peuvent pas mettre la main au collet de quelqu’un du simple fait que des rumeurs font référence à sa personne.
Le journaliste Valéry Numa a pour sa part annoncé avoir saisi un cabinet d’avocats pour obtenir réparation des préjudices moraux dont il a été l’objet. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5619
Le Ministère de l’Intérieur décide d’enquêter sur la gestion réputée frauduleuse de certains Conseils municipaux
Promesse de redressement assortie de mise en garde contre le « dechoukaj » des Maires concernés
vendredi 23 janvier 2009, Radio Kiskeya
Le Ministère de l’Intérieur et des Collectivité Territoriales annonce avoir finalement pris en compte les différentes plaintes portées à l’encontre de la gestion de certaines municipalités du pays.
Dans un communiqué signé de son directeur général Paul Harry Voltaire remis à la presse jeudi, le Ministère de l’Intérieur s’engage à mener des enquêtes administratives sur les allégations relatives à l’implication présumée de certains maires dans des dossiers de malversation, de concussion et de détournement de fonds.
Rappelant l’article 72 de la Constitution qui stipule que « le Conseil municipal ne peut être dissout qu’en cas d’incurie, de malversation ou d’administration frauduleuse légalement prononcée par le tribunal compétent », le Ministère met en garde contre « tout acte visant à destituer, par la violence, un Conseil municipal légitimement élu ».
Un appel au calme est lancé aux populations concernées auxquelles le Ministère garantit des mesures de redressement à l’encontre de tout Conseil municipal dont la gestion se serait révélée douteuse.
Depuis quelques jours toutes les activités sont paralysées à Grande Rivière du Nord où des membres de la population accusent le Maire de la commune, Kesnel Jean, de malversation.
Des accusations du même type ont déjà été proférées contre des Conseils municipaux de différentes autres communes du pays.
Plusieurs centaines de personnes ont manifesté le 3 décembre 2008 à Anse-à-Foleur (Nord-Ouest) contre la gestion du Maire de la commune, Joseph Laurius, accusé d’avoir détourné des fonds mis à sa disposition pour des interventions en faveur des sinistrés des ouragans et tempêtes tropicales de l’été dernier dans sa juridiction.
Le Maire de la commune de Grande Saline (Artibonite), Hérold Roméus, accusé de corruption, avait été arrêté le 23 octobre 2008 lors d’un grave incident au cours duquel son arme personnelle a fait deux blessés par balle. Il avait par la suite bénéficié d’une libération provisoire ordonnée par le doyen du tribunal civil de St-Marc, Me Ramon Guillaume. Cinq autres individus appréhendés en même temps que lui avaient été élargis. L’incident s’était produit au fort d’un mouvement de protestation contre la gestion de la Mairie. Des mandants avaient alors remis en cause la légitimité du Maire.
Le Maire de Léogâne (35 km au sud de Port-au-Prince), Santos Alexis alias « Tèt frèt » (Personne calme), avait été arrêté pour corruption présumée le dimanche 19 octobre 2008 dans la localité de Malpasse (Ouest), à la frontière haïtiano-dominicaine, alors qu’il tentait vraisemblablement de fuir le pays.
M. Alexis faisait l’objet d’un avis de recherche pour son implication présumée dans des détournements de fonds (environ 11 millions d gourdes) et de graves irrégularités dont serait entachée sa gestion. Il a été par la suite libéré, au grand dam de nombreux léoganais qui ont alors vainement protesté.
Parallèlement au dossier de Léogane, le Maire des Irois (Grand’Anse, sud-ouest), était également détenu sous l’accusation de corruption et d’implication dans des violences politiques partisanes. Des mois auparavant, un autre Maire, celui de Bainet (Sud-Est), accusé de corruption, avait été intercepté alors qu’il tentait de se réfugier en République Dominicaine. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5618
vendredi 23 janvier 2009, Radio Kiskeya
Le Ministère de l’Intérieur et des Collectivité Territoriales annonce avoir finalement pris en compte les différentes plaintes portées à l’encontre de la gestion de certaines municipalités du pays.
Dans un communiqué signé de son directeur général Paul Harry Voltaire remis à la presse jeudi, le Ministère de l’Intérieur s’engage à mener des enquêtes administratives sur les allégations relatives à l’implication présumée de certains maires dans des dossiers de malversation, de concussion et de détournement de fonds.
Rappelant l’article 72 de la Constitution qui stipule que « le Conseil municipal ne peut être dissout qu’en cas d’incurie, de malversation ou d’administration frauduleuse légalement prononcée par le tribunal compétent », le Ministère met en garde contre « tout acte visant à destituer, par la violence, un Conseil municipal légitimement élu ».
Un appel au calme est lancé aux populations concernées auxquelles le Ministère garantit des mesures de redressement à l’encontre de tout Conseil municipal dont la gestion se serait révélée douteuse.
Depuis quelques jours toutes les activités sont paralysées à Grande Rivière du Nord où des membres de la population accusent le Maire de la commune, Kesnel Jean, de malversation.
Des accusations du même type ont déjà été proférées contre des Conseils municipaux de différentes autres communes du pays.
Plusieurs centaines de personnes ont manifesté le 3 décembre 2008 à Anse-à-Foleur (Nord-Ouest) contre la gestion du Maire de la commune, Joseph Laurius, accusé d’avoir détourné des fonds mis à sa disposition pour des interventions en faveur des sinistrés des ouragans et tempêtes tropicales de l’été dernier dans sa juridiction.
Le Maire de la commune de Grande Saline (Artibonite), Hérold Roméus, accusé de corruption, avait été arrêté le 23 octobre 2008 lors d’un grave incident au cours duquel son arme personnelle a fait deux blessés par balle. Il avait par la suite bénéficié d’une libération provisoire ordonnée par le doyen du tribunal civil de St-Marc, Me Ramon Guillaume. Cinq autres individus appréhendés en même temps que lui avaient été élargis. L’incident s’était produit au fort d’un mouvement de protestation contre la gestion de la Mairie. Des mandants avaient alors remis en cause la légitimité du Maire.
Le Maire de Léogâne (35 km au sud de Port-au-Prince), Santos Alexis alias « Tèt frèt » (Personne calme), avait été arrêté pour corruption présumée le dimanche 19 octobre 2008 dans la localité de Malpasse (Ouest), à la frontière haïtiano-dominicaine, alors qu’il tentait vraisemblablement de fuir le pays.
M. Alexis faisait l’objet d’un avis de recherche pour son implication présumée dans des détournements de fonds (environ 11 millions d gourdes) et de graves irrégularités dont serait entachée sa gestion. Il a été par la suite libéré, au grand dam de nombreux léoganais qui ont alors vainement protesté.
Parallèlement au dossier de Léogane, le Maire des Irois (Grand’Anse, sud-ouest), était également détenu sous l’accusation de corruption et d’implication dans des violences politiques partisanes. Des mois auparavant, un autre Maire, celui de Bainet (Sud-Est), accusé de corruption, avait été intercepté alors qu’il tentait de se réfugier en République Dominicaine. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5618
Dossier de Port-de-Paix : le ministre de la justice, Me Jean Joseph Exumé, dans le collimateur de la Commission justice de la Chambre basse
La commission dénonce la décision du chef de la police de bouder une convocation du Parquet avec le soutien apparent du ministre
vendredi 23 janvier 2009, Radio Kiskeya
La Commission Justice de la Chambre des députés a fustigé jeudi l’attitude du ministre de la justice, Me Jean Joseph Exumé, dans le dossier de Port-de-Paix (Nord-Ouest) relatif à l’implication d’autorités policières et judiciaires dans le pillage des fonds découverts dans cette ville lors d’une perquisition en novembre dernier chez l’oncle d’un trafiquant de drogue.
Le député de Pétion Ville (Est de Port-au-Prince), Steven Benoît, membre de ladite commission, s’est insurgé contre le fait que, convoqué autour du dossier au Parquet du Tribunal civil de la capitale, le chef d la Police Nationale d’Haïti (PNH), M. Mario Andrésol, ne s’est pas présenté et n’a pas daigné s’excuser. Qui pis est, le ministre Exumé aurait appelé le chef du Parquet, Me Joseph Manès Louis, pour s’enquérir des motifs de la convocation du directeur de général de la PNH, a révélé avec indignation le parlementaire.
Le Parquet de Port-au-Prince voulait particulièrement interroger le chef de la police sur la mort d’un des suspects dans l’affaire, le numéro deux de la PNH dans le Nord-Ouest, le commissaire Philippe Jean Raymond, a précisé le député Benoît, soulignant qu’il se gardait encore de parler d’assassinat pur et simple du haut cadre de la police.
Le parlementaire a estimé être conscient des dangers que courent tous ceux qui réclament l’avancement du dossier. Etablissant implicitement un lien entre la perte de son « laptop » et son intérêt dans le dossier, il a donné l’assurance que lui et les autres membres de la commission se battraient jusqu’au bout afin que les autorités assument leurs responsabilités, conformément aux recommandations d’une enquête menée sur l’affaire par une commission bicamérale.
Le président de la commission, le député Arsène Dieujuste (Gonaïves, Artibonite, Nord) et un des membres de celle-ci, le député de Savannette (Centre) Joël Louis, ont pour leur part exigé du Ministre Exumé la poursuite de l’enquête sur le dossier de Port-de-Paix, lui reprochant notamment une certaine inclination à « étouffer » l’affaire en empêchant à certaines personnes d’en parler.
Le député Joël Louis a souligné en ce cens le fait par le ministre d’avoir sanctionné, en le démettant de ses fonctions, le doyen du Tribunal civil de Port-de-Paix, Me Ronel Gelin, qui voulait fournir des informations sur le dossier. Il a également relaté l’agression verbale dont un journaliste de Radio Vision 2000 (station privée de la capitale), Valéry Numa, a été victime de la part du ministre lundi dernier quand il a sollicité de lui des explications sur le fait que les présumés auteurs du pillage des fonds étaient en liberté alors que seules des comparses ont été écrouées. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5617
vendredi 23 janvier 2009, Radio Kiskeya
La Commission Justice de la Chambre des députés a fustigé jeudi l’attitude du ministre de la justice, Me Jean Joseph Exumé, dans le dossier de Port-de-Paix (Nord-Ouest) relatif à l’implication d’autorités policières et judiciaires dans le pillage des fonds découverts dans cette ville lors d’une perquisition en novembre dernier chez l’oncle d’un trafiquant de drogue.
Le député de Pétion Ville (Est de Port-au-Prince), Steven Benoît, membre de ladite commission, s’est insurgé contre le fait que, convoqué autour du dossier au Parquet du Tribunal civil de la capitale, le chef d la Police Nationale d’Haïti (PNH), M. Mario Andrésol, ne s’est pas présenté et n’a pas daigné s’excuser. Qui pis est, le ministre Exumé aurait appelé le chef du Parquet, Me Joseph Manès Louis, pour s’enquérir des motifs de la convocation du directeur de général de la PNH, a révélé avec indignation le parlementaire.
Le Parquet de Port-au-Prince voulait particulièrement interroger le chef de la police sur la mort d’un des suspects dans l’affaire, le numéro deux de la PNH dans le Nord-Ouest, le commissaire Philippe Jean Raymond, a précisé le député Benoît, soulignant qu’il se gardait encore de parler d’assassinat pur et simple du haut cadre de la police.
Le parlementaire a estimé être conscient des dangers que courent tous ceux qui réclament l’avancement du dossier. Etablissant implicitement un lien entre la perte de son « laptop » et son intérêt dans le dossier, il a donné l’assurance que lui et les autres membres de la commission se battraient jusqu’au bout afin que les autorités assument leurs responsabilités, conformément aux recommandations d’une enquête menée sur l’affaire par une commission bicamérale.
Le président de la commission, le député Arsène Dieujuste (Gonaïves, Artibonite, Nord) et un des membres de celle-ci, le député de Savannette (Centre) Joël Louis, ont pour leur part exigé du Ministre Exumé la poursuite de l’enquête sur le dossier de Port-de-Paix, lui reprochant notamment une certaine inclination à « étouffer » l’affaire en empêchant à certaines personnes d’en parler.
Le député Joël Louis a souligné en ce cens le fait par le ministre d’avoir sanctionné, en le démettant de ses fonctions, le doyen du Tribunal civil de Port-de-Paix, Me Ronel Gelin, qui voulait fournir des informations sur le dossier. Il a également relaté l’agression verbale dont un journaliste de Radio Vision 2000 (station privée de la capitale), Valéry Numa, a été victime de la part du ministre lundi dernier quand il a sollicité de lui des explications sur le fait que les présumés auteurs du pillage des fonds étaient en liberté alors que seules des comparses ont été écrouées. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5617
Elections : Fanmi Lavalas fait son entrée dans l’arène
Nahoun Marcellus, Amanus Mayette, Gérald Gilles et autres, Jacques Mathelier, en quête d’un siège au Sénat avec la bénédiction de ...Jean-Bertrand Aristide
jeudi 22 janvier 2009, Radio Kiskeya
Fanmi Lavalas a dévoilé jeudi la liste de ses candidats aux prochaines Sénatoriales partielles sur laquelle on retrouve certaines figures controversées dont la désignation bénéficie de l’approbation du leader en exil du parti, l’ancien Président Jean-Bertrand Aristide.
Le Dr Armstrong Charlot, membre de la commission communication de Fanmi Lavalas, confirme parmi les candidats autorisés à briguer les 12 sièges vacants à la Chambre haute, la présence de Nahoun Marcellus (Nord), ex-Député de la circonscription de Grande Rivière du Nord, Amanus Mayette (Artibonite, nord), ancien Député de St-Marc, et de Jacques Mathelier (Sud), ex-délégué départemental.
Accusé d’implication dans le massacre de La Scirie, commis en février 2004 à St-Marc (Artibonite, nord), peu avant la chute d’Aristide, Amanus Mayette avait été libéré par l’administration Préval sans avoir été jugé, tout comme Jacques Mathelier, écroué pour sa responsabilité présumée dans des violences politiques partisanes.
Outre ces candidats, deux ex-Sénateurs qui étaient issus des élections contestées du 21 mai 2000, Louis Gérald Gilles et Dera Dieuseul Simon sont en lice respectivement dans la Grand’Anse (sud-ouest) et le Plateau Central (Centre). A la 47e législature, M. Gilles, défenseur zélé du régime d’Aristide, représentait le département de l’Ouest.
Le Dr Armstrong Charlot, qui précise que toutes les candidatures ont été retenues en consultation avec l’ex-Président, exilé en Afrique du Sud, annonce que les personnes désignées se feront inscrire dans les différents bureaux électoraux départementaux (BED) vendredi, dernier jour prévu pour la clôture de la période de dépôt des candidatures. Le dirigeant Lavalas a aussi affiché l’ambition de son parti de rafler tous les 12 sièges qui seront mis en jeu.
Dans plusieurs autres formations politiques, l’atmosphère devenait ces dernières heures fébrile tant les déclarations de candidature affluaient. Le premier tour des élections organisées en vue de renouveler le tiers du Sénat est fixé au 19 avril prochain. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5616
HRV Opine: Tout ça pour ça messieurs les membres de la communauté internationale!
jeudi 22 janvier 2009, Radio Kiskeya
Fanmi Lavalas a dévoilé jeudi la liste de ses candidats aux prochaines Sénatoriales partielles sur laquelle on retrouve certaines figures controversées dont la désignation bénéficie de l’approbation du leader en exil du parti, l’ancien Président Jean-Bertrand Aristide.
Le Dr Armstrong Charlot, membre de la commission communication de Fanmi Lavalas, confirme parmi les candidats autorisés à briguer les 12 sièges vacants à la Chambre haute, la présence de Nahoun Marcellus (Nord), ex-Député de la circonscription de Grande Rivière du Nord, Amanus Mayette (Artibonite, nord), ancien Député de St-Marc, et de Jacques Mathelier (Sud), ex-délégué départemental.
Accusé d’implication dans le massacre de La Scirie, commis en février 2004 à St-Marc (Artibonite, nord), peu avant la chute d’Aristide, Amanus Mayette avait été libéré par l’administration Préval sans avoir été jugé, tout comme Jacques Mathelier, écroué pour sa responsabilité présumée dans des violences politiques partisanes.
Outre ces candidats, deux ex-Sénateurs qui étaient issus des élections contestées du 21 mai 2000, Louis Gérald Gilles et Dera Dieuseul Simon sont en lice respectivement dans la Grand’Anse (sud-ouest) et le Plateau Central (Centre). A la 47e législature, M. Gilles, défenseur zélé du régime d’Aristide, représentait le département de l’Ouest.
Le Dr Armstrong Charlot, qui précise que toutes les candidatures ont été retenues en consultation avec l’ex-Président, exilé en Afrique du Sud, annonce que les personnes désignées se feront inscrire dans les différents bureaux électoraux départementaux (BED) vendredi, dernier jour prévu pour la clôture de la période de dépôt des candidatures. Le dirigeant Lavalas a aussi affiché l’ambition de son parti de rafler tous les 12 sièges qui seront mis en jeu.
Dans plusieurs autres formations politiques, l’atmosphère devenait ces dernières heures fébrile tant les déclarations de candidature affluaient. Le premier tour des élections organisées en vue de renouveler le tiers du Sénat est fixé au 19 avril prochain. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5616
HRV Opine: Tout ça pour ça messieurs les membres de la communauté internationale!
Le Sénat suspend l’analyse du budget jugé incohérent
Revenue sur le tapis, la taxe sur les télécommunications constitue la nouvelle pomme de discorde entre le Parlement et l’Exécutif
jeudi 22 janvier 2009, Radio Kiskeya
La commission des finances du Sénat a annoncé jeudi le gel du processus d’analyse du projet de budget de l’exercice 2008/2009 en raison de graves incohérences relevées dans le texte, a indiqué la Sénatrice Edmonde Supplice Beauzile, membre de la commission.
Cette décision a été prise lors d’une séance de travail au cours de laquelle les Sénateurs interrogeaient les ministres de l’économie, Daniel Dorsainvil et de la planification, Jean-Max Bellerive sur les grandes orientations de la loi de finances. Au terme des discussions, la Sénatrice Beauzile et plusieurs de ses collègues ont invité l’Exécutif à rappeler le projet de budget afin de le refaçonner sur des bases beaucoup plus réalistes. Constatant que le gouvernement souffle le chaud et le froid sur son projet de renforcer la taxation en vigueur sur les télécommunications, l’élue de la Fusion a exigé le retrait officiel de cette mesure. Elle a, dans la foulée, estimé que l’annulation des nouvelles taxes entraînera automatiquement un trou noir dans les recettes fiscales, car elle aura des conséquences automatiques sur les prévisions de TCA en rythme annuel.
De son côté, Daniel Dorsainvil a effectivement affirmé devant la commission sénatoriale que, contrairement aux informations circulant dans la presse, le gouvernement n’a pas renoncé au renforcement de la taxation du secteur des télécommunications. Il a toutefois donné l’assurance que les options envisagées visent à épargner les consommateurs. Le ministre des finances a, par ailleurs, souhaité la poursuite de l’examen du projet de budget 2008/2009 au Sénat. Dans cette perspective, il a fait état de la disponibilité totale du gouvernement en vue de faciliter le travail des parlementaires.
La semaine dernière, l’annonce des nouvelles mesures de taxation avait suscité de vives protestations chez les trois opérateurs de téléphonie mobile Digicel, Comcel et Haïtel, mais aussi chez les usagers du cellulaire qui sont autour de trois millions. Considéré comme l’un des plus dynamiques de l’économie nationale, le secteur des télécommunications a, ces dernières années, engrangé des marges de profit importantes et représente aujourd’hui près de 30% de l’assiette fiscale. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5615
jeudi 22 janvier 2009, Radio Kiskeya
La commission des finances du Sénat a annoncé jeudi le gel du processus d’analyse du projet de budget de l’exercice 2008/2009 en raison de graves incohérences relevées dans le texte, a indiqué la Sénatrice Edmonde Supplice Beauzile, membre de la commission.
Cette décision a été prise lors d’une séance de travail au cours de laquelle les Sénateurs interrogeaient les ministres de l’économie, Daniel Dorsainvil et de la planification, Jean-Max Bellerive sur les grandes orientations de la loi de finances. Au terme des discussions, la Sénatrice Beauzile et plusieurs de ses collègues ont invité l’Exécutif à rappeler le projet de budget afin de le refaçonner sur des bases beaucoup plus réalistes. Constatant que le gouvernement souffle le chaud et le froid sur son projet de renforcer la taxation en vigueur sur les télécommunications, l’élue de la Fusion a exigé le retrait officiel de cette mesure. Elle a, dans la foulée, estimé que l’annulation des nouvelles taxes entraînera automatiquement un trou noir dans les recettes fiscales, car elle aura des conséquences automatiques sur les prévisions de TCA en rythme annuel.
De son côté, Daniel Dorsainvil a effectivement affirmé devant la commission sénatoriale que, contrairement aux informations circulant dans la presse, le gouvernement n’a pas renoncé au renforcement de la taxation du secteur des télécommunications. Il a toutefois donné l’assurance que les options envisagées visent à épargner les consommateurs. Le ministre des finances a, par ailleurs, souhaité la poursuite de l’examen du projet de budget 2008/2009 au Sénat. Dans cette perspective, il a fait état de la disponibilité totale du gouvernement en vue de faciliter le travail des parlementaires.
La semaine dernière, l’annonce des nouvelles mesures de taxation avait suscité de vives protestations chez les trois opérateurs de téléphonie mobile Digicel, Comcel et Haïtel, mais aussi chez les usagers du cellulaire qui sont autour de trois millions. Considéré comme l’un des plus dynamiques de l’économie nationale, le secteur des télécommunications a, ces dernières années, engrangé des marges de profit importantes et représente aujourd’hui près de 30% de l’assiette fiscale. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5615
Participation annoncée du Président Préval à un séminaire économique en R. Dominicaine
Plusieurs dirigeants de la région attendus à ce forum consacré à la crise économique mondiale
jeudi 22 janvier 2009, Radio Kiskeya
Le Président René Préval doit prendre part à un séminaire économique de deux jours organisé ce week-end à Santo Domingo à l’initiative de son homologue dominicain, Leonel Fernàndez, rapporte jeudi une dépêche de l’Associated Press.
Outre le chef de l’Etat haïtien, les dirigeants costaricain Oscar Arias, hondurien Manuel Zelaya et nicaraguéen Daniel Ortega ont confirmé leur présence à l’événement. Le Secrétaire général de l’Organisation des Etats américains, José Miguel Insulza et d’autres personnalités latinoaméricaines sont également attendus à ce séminaire qui permettra de passer au crible la nouvelle conjoncture économique mondiale marquée par une succession de crises en Occident et de sérieuses menaces de récession pour les pays en développement.
A Port-au-Prince, la Présidence n’avait pas encore confirmé jeudi le voyage du Président Préval en République Dominicaine. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5614
jeudi 22 janvier 2009, Radio Kiskeya
Le Président René Préval doit prendre part à un séminaire économique de deux jours organisé ce week-end à Santo Domingo à l’initiative de son homologue dominicain, Leonel Fernàndez, rapporte jeudi une dépêche de l’Associated Press.
Outre le chef de l’Etat haïtien, les dirigeants costaricain Oscar Arias, hondurien Manuel Zelaya et nicaraguéen Daniel Ortega ont confirmé leur présence à l’événement. Le Secrétaire général de l’Organisation des Etats américains, José Miguel Insulza et d’autres personnalités latinoaméricaines sont également attendus à ce séminaire qui permettra de passer au crible la nouvelle conjoncture économique mondiale marquée par une succession de crises en Occident et de sérieuses menaces de récession pour les pays en développement.
A Port-au-Prince, la Présidence n’avait pas encore confirmé jeudi le voyage du Président Préval en République Dominicaine. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5614
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