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mardi 30 décembre 2008

Gary Victor attire l'attention sur les anormalités de la société

L'écrivain Gary Victor invite les citoyens et dirigeants haïtiens à réfléchir sur des anomalies de la société haïtienne. Sa rubrique publiée dans le journal Le Nouvelliste est une série de questionnement autour de sujets importants pour les haïtiens et étrangers vivant en Haïti. " Est-il normal que des ONG arrivent à faire fonctionner des unités de soins d'urgence alors que les hôpitaux haïtiens ne peuvent pas. Est-il normal de vendre des médicaments dans les rues. Est-il normal d'assister à un commerce d'eau " potable" distribuée par camion sans contrôle de l'état….. Autant d'anomalies répertoriées par M. Victor.L'écrivain, qui a reçu la contribution de plusieurs citoyens, déplore que de nombreux politiciens aient fait montre de peu d'intérêt pour ces sujets sociaux. " Nous vivons dans l'anormalité et nous la considérons comme normale", juge M. Victor regrettant l'impuissance et l'inaction des autorités.Gary Victor ne craint pas de prêcher dans le désert mais espère provoquer une prise de conscience chez l'haïtien. " S'il on parvient à sensibiliser la population, les gens pourront forcer les responsables à agir", argue t-il. Interrogé sur les priorités, M. Victor estime que la question environnementale devrait être la première préoccupation des autorités haïtiennes. " Est-il normale qu'on continue à couper les arbres. Dans 15 ans il n'y aura plus aucune couverture forestier", dit-il faisant remarquer qu'il s'agit d'un problème de sécurité nationale. Intervenant à la rubrique " Invité du jour " de radio Métropole, Gary Victor a mis l'accent sur la nécessité de changer la mentalité de l'haïtien. " Si on ne modifie pas notre manière de penser on n'arrivera pas à agir sur ces choses", prévient-il soulignant qu'il faut lancer la campagne de sensibilisation avec les enfants.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14545
HRV se met à la mode de l’actualité. C’est le scandale de l’heure. Juste avant le prochain il sera question de l’argent de Port-de-Paix. Juste avant on parlait de l’affaire Monique Désir avec implication supposée d’un véhicule d’un sénateur. L’enquête est toujours en cours. Même si on en parle plus. Un succulent scandale à déguster à la sauce haïtienne…
LE VOL INTOLERABLE DES PARQUETIERS : UNCOMMENCEMENT DE PREUVES.

Date : Vendredi 26 Décembre 2008, 17h28
Chers amis,
Mon frère et moi assumerons jusqu’au bout...
Dr Gelin 3456-9154
PS : SVP Monsieur Petit Homme, Prenez le temps de TOUT LIRE. LES PREUVES SONT ACCABLANTES. Le comportement du Ministre nous oblige à avoir des doutes sur sa participation au « coup » (affaire de drogues et de millions à Port-de-Paix).
Port-au-Prince, le 22 décembre 2008 Monsieur le Député Stevens Benoit
Président de la Commission anticorruption de la Chambre des Députés
En ses Bureaux,
Honorable Député,
Citoyen d’un pays où les valeurs républicaines et morales s’effritent de plus en plus, je me fais le devoir, dans le souci de préserver l’honneur de ma famille, d’attirer votre attention sur le scandale de Port-de-Paix (affaire de drogues/saisie de sacs et d’un coffre-fort contenant des millions de dollars) auquel sont directement liés Monsieur René MOISE et Monsieur Balthazar Michenet. Le ministère de la Justice en a été officiellement informé par mon frère Gelin Ronel, ex-Doyen et actuellement Juge auprès du Tribunal civil de Port-de-Paix.
Etant donné, Honorable Président, que, dans le cadre de cette « affaire », mon frère a été relevé de sa fonction de Doyen par le Ministre Jean Joseph EXUME, la mort morale étant plus importante pour notre famille que la mort physique, je vous transmets, pour servir à toutes fins utiles et confirmer le degré d’irresponsabilité du Ministre EXUME et des membres de son cabinet, des documents qui pourront vous éclairer sur ce dossier. Pour ma part, le comportement du Ministre et des membres de son cabinet m’oblige à avoir des doutes sur les intérêts (certainement malsains) qui ont motivé le renvoi du Doyen du Tribunal Civil de Port-de-Paix. Ma bataille étant fondamentalement morale, je vous remercierais, après lecture des documents transmis, de confirmer pour toute la nation, par voie de presse, que mon frère GELIN Ronel est un homme intègre.
Tout en vous souhaitant du courage dans cette noble fonction que vous occupez, je vous prie de recevoir, Honorable Député, mes respectueuses et patriotiques salutations.
Dr GELIN Gédéon
Scandale au tribunal de Port-de-Paix

Résumé des Faits

1. Une perquisition a été conduite chez Alain DESIR le mercredi 12 novembre 2008 par le Parquet de Port-de-Paix. Des valises, des boîtes et des sacs contenant de l’argent ont été découverts. Monsieur Alain Désir à été dénoncé par Marc Mackendy.
2. Les perquisitionneurs dont le Substitut Commissaire du Gouvernement René MOISE ont pillé les boîtes, les sacs et emporté les valises. Monsieur René Moïse remit 2 valises bourrées d’argent à son chauffeur Edmond BRUTUS qui les embarqua dans son véhicule et partit pour Jean-Rabel.
3. Une bonne partie de l’argent volé par René MOISE a été échangée à Jean-Rabel chez Monsieur Rémy LUCAS qui s’est étonné d’acheter autant dollars en un seul jour.
4. Marc Mackendy, le dénonciateur, après avoir reçu sa part du butin, laissa “Lavaud”, une section rurale de Port-de-Paix où il vivait avec sa femme Cléomise Accéan et alla s’installer à Bassin-Bleu puis, à Gros-Morne. Un juge de Paix le surprit dans un bordel et l’arrêta parce qu’il avait trop d’argent sur lui. Il a été conduit à Port-au-Prince par les agents de la BLTS.
5. Le vendredi 14 novembre 2008, suite à la répartition inégale du butin, un sentiment de révolte commença à bouillonner au Parquet de Port-de-Paix,. Des injures de toutes sortes étaient proférées par les avocats et les employés. Monsieur René Moise, pour calmer la situation, fit une distribution de dollars US. Un avocat, Monsieur Gérard ATHIS a fait les copies des dollars qu’on lui avait donnés pour se moquer de Monsieur René MOISE.
Le même jour, pris de panique, René MOISE se rendit chez le Doyen GELIN Ronel pour lui offrir sa part du butin. Il l’informa de la réalisation d’une perquisition faite chez Alain DESIR. Des sacs, des valises et un coffre-fort remplis d’argent ont été découverts. Il lui confia que les Juges de Paix, les Greffiers et les policiers se sont mis à les piller et ont TOUS mis de l’argent dans leurs poches. Comme tout le monde avait bénéficié de cet argent, il était venu apporter la part du Doyen. Ce dernier lui demanda de la lui apporter à son Bureau, le lundi 17 novembre, dans la matinée. Le Doyen lui dit qu’il était content de ce geste mais, comme il ne travaille pas sans le Commissaire Balthazar Michenet, il veut s’assurer que, lui aussi, il a reçu sa part. René Moise confirma que le Commissaire Balthazar lui demanda de remettre sa part à son chauffeur NUCLASSE Jean Simon. Il ajouta : ce qui ne m’a pas plus, c’est lorsqu’il (Michenet BALTHAZAR) m’a dit : “René si w trayi mwen wap mouri”. Le chauffeur de Balthazar Michenet, Monsieur Nuclasse Jean Simon ayant pris une partie de la somme qu’il devait lui remettre, fut renvoyé.. Il finalise actuellement les travaux de construction de sa maison avec sa petite fortune.
UN AGENT DE LA MINUSTAH, MONSIEUR MANGLE SAMSON ETAIT PRESENT LORS DE LA PERQUISITION ET PEUT CONFIRMER LES FAITS.
En réaction à ce scandale, les Juges de Port-de-Paix se sont réunis et ont pris la décision de fermer le tribunal puisque les commissaires Balthazar Michenet et René Moise n’ont plus l’autorité morale nécessaire pour rester au Parquet. Une copie de la correspondance adressée au Ministre par les Juges sera transmise à la presse. Mon unique souci est de préserver l’honneur de ma famille.
Le Ministre de la Justice convoqua le Doyen Gélin Ronel le Vendredi 12 décembre à 11 heures du matin. Ce dernier jugea prudent de se faire accompagner par son frère cadet, le Dr GELIN Gédéon, puisque les rumeurs faisaient croire que des membres du cabinet du Ministre auraient reçu leur part du butin et que les Commissaires n’avaient rien à craindre. Le Doyen et son frère attendirent vainement le Ministre dans une grande salle de conférence pendant environ 2 heures de temps. Ils furent étonnés de voir un membre du cabinet du ministre entrer dans la salle accompagné de ceux qui sont impliqués dans le vol que le Doyen avait dénoncé. Le chef du Cabinet du Ministre demanda à Monsieur GELIN Ronel de rouvrir les portes du tribunal et de s’entendre avec les commissaires. La réponse fut :”Adressez-vous à l’assemblée des Juges. C’est elle qui a fermé les portes du tribunal. En tant que Doyen, la gravité des faits m’oblige à m’entretenir confidentiellement avec le Ministre. Je refuse de m’asseoir avec des VOLEURS”. Quand le chef du cabinet lui fit remarquer que c’était là un acte d’insubordination, Monsieur Ronel GELIN répondit : Le Ministre est mon supérieur hiérarchique, il n’est pas mon maître.
Le Dr GELIN Gédéon, craignant que le Chef du Cabinet ne fasse obstruction au dossier, remit personnellement, le dimanche 14 décembre vers 4hres p.m., le rapport du Doyen GELIN Ronel, son frère ainé, à la femme du Ministre pour s’assurer que ce dernier aura la chance de le lire. Ce rapport s’intitule : LE VOL INTOLERABLE DES PARQUETIERS : UNCOMMENCEMENT DE PREUVES.
Le mardi 16 décembre, devant l’acharnement du Ministre Jean Joseph EXUME et des membres de son cabinet à continuer à s’associer aux VOLEURS DENONCES DANS LE RAPPORT , le Dr GELIN Gédéon , en tenant compte des informations dont il dispose, convaincu que des intérêts inavoués mais certainement malsains motivent le comportement du Ministre Jean Joseph EXUME ainsi que des membres de son cabinet et, sachant que ce dossier peut conduire jusqu’à l’assassinat de son frère qui est contraint de limiter ses moindres déplacements et de rester à Port-de-Paix, décida, pour l’honneur de sa famille , de s’engager dans cette bataille afin de prouver le comportement immoral et irresponsable de Monsieur Jean Joseph Exumé.
Le Dr GELIN Gédéon, en tenant compte des menaces à peine voilées qui viennent de toutes part, a adressé une correspondance à l’ULCC (unité de lutte contre la corruption) sur ce dossier et rencontrera la commission anticorruption de la Chambre des Députés dans les heures qui viennent pour présenter les faits et demander que le Ministre Jean Joseph EXUME soit écarté de la gestion de ce dossier puisque son comportement semble motivé par des intérêts que les membres de son cabinet et lui sont les seuls à connaitre.
Le Ministre Jean Joseph EXUME et son chef de Cabinet, convaincus enfin qu’il leur sera difficile de bénéficier du support des membres du Gouvernement et du Premier Ministre Michèle PIERRE-LOUIS dans cette SALE AFFAIRE, conscients qu’ils ne pourront pas gagner la BATAILLE MORALE, ont décidé, pour calmer nos ardeurs, de mettre Monsieur René MOISE en disponibilité avec promesse formelle qu’il pourra vivre et jouir paisiblement de son argent. Les rumeurs venant de Port-de-Paix annoncent déjà son départ pour l’étranger. Si cette information se confirme, le Ministre Jean Joseph EXUME, qui s’enorgueillit d’être intouchable à cause de ses relations privilégiées avec le Premier Ministre, Madame Michelle PIERRE LOUIS et le Président, Son Excellence René Garcia PREVAL, aura la responsabilité légale et morale d’avoir facilité la fuite de Monsieur René MOISE, le numéro un des voleurs si on fait un « classement mathématique » sur une échelle ordinale. Ce comportement confirme, une fois de plus, le degré d’irresponsabilité de Monsieur Jean Joseph Exumé qui, en plus d’avoir sanctionné l’ex-Doyen GELIN Ronel pour « refus de s’asseoir avec des voleurs», choisit délibérément de faciliter la « fuite » du TEMOIN LE PLUS IMPORTANT DU DOSSIER. J’ose espérer que Monsieur René MOISE n’aura pas le temps de se sauver et que le Ministre Jean Joseph EXUME, dans l’hypothèse où ses dérives immorales ne lui coutent pas son poste, se verra contraint de reprendre le chemin du DROIT et de la JUSTICE par la Commission anticorruption de la Chambre des Députés.
15. Le 15 novembre 2008, soit 3 jours après la perquisition réalisée chez Monsieur DESIR Alain, La « INTERNATIONAL FEDERATION OF CHRISTIAN CHAPLAINS, INC,” PUERTO-RICO POLICE MEMBERS’ ASSOCIATION dont l’adresse postale se trouve au « Suite 304-P.O Box 70250, San Juan, Puerto-Rico 009367250 », mena une enquête sur cette Sale affaire. Monsieur AUGUSTIN Emmanuel a rencontré Monsieur René MOISE (Substitut Commissaire du Gouvernement) qui a tenu les propos suivants (tirés du rapport) : « La maison pénétrée, juges et policiers, tous se sont mis à la recherche de cette somme que mon informateur m’avait rassuré de trouver à l’intérieur de cette maison. Utilisant un marteau, nous nous sommes mis à frapper un peu partout . Finalement, nous avons découvert la cachette*, « c’était le ciel sur terre » .Tout le monde se mit à piller. J’ai perdu le contrôle de la situation. » . Monsieur AUGUSTIN Emmanuel sollicita l’approbation de Monsieur MOISE pour informer Monsieur Balthazar Michenet, chef hiérarchique de ce dernier, des déclarations qu’il venait de faire. Monsieur MOISE lui répondit (tiré du rapport) : « Non. Je sens que ma vie est en danger puisque, en gravissant l’escalier pour venir vous rejoindre, j’ai reçu un appel du Commissaire du Gouvernement, en l’occurrence le Commissaire Balthazar, me menaçant en disant et je cite : Si ou blo-m ou trah-im, map fè tire ou » (J’ai gardé l’orthographe des mots telle qu’elle est dans le texte original).

* Ce mot n’est pas contenu dans le texte. Une copie de ce rapport sera transmise à la commission anticorruption de la Chambre des Députés et à la presse. Aucune modification de forme n’a été apportée aux « phrases soulignées ». Une copie sera transmise à la DEA.

Affaire de Port-de-Paix....

LE NOUVELLISTE National 26 décembre 2008
Comme Ali Baba
L'appareil répressif de l'État dans le Nord-Ouest est sur la sellette. Commissaire du gouvernement, juges, greffiers et policiers sont considérés comme Ali Baba pour n'avoir pas su résister à la sirène de la tentation, aux narcodollars de Alain Désir. Récit des temps forts d'un nouveau scandale qui ruine le capital de crédit de la police et de la justice haïtienne.
Le trafiquant de drogue Alain Désir est au frais dans une prison fédérale des États-Unis et son argent bien au chaud dans la maison de son oncle, à Lavaud, une section communale de Port-de-Paix. Mais, le 12 novembre 2008, grâce à une fuite intéressée ou à l'ingéniosité des services de renseignements de la PNH, la planque est identifiée. Seize agents de l'UDMO, des policiers administratifs, un membre de la Unpol, Samson Mangel, et des autorités judiciaires y débarquent. Une perquisition est effectuée. Le même jour, le responsable de la Section départementale de la Police judiciaire (SDPJ), l'inspecteur de police Registre Harry, selon le député Steven Benoît, écrit dans son rapport avoir trouvé un coffre-fort, une valise et une boîte en carton contenant 510 000 dollars. Entre-temps, dans la cité de Capois- La- Mort, la rumeur de la perpétration d'un pillage par des autorités policières et judiciaires ayant participé à cette opération se répand comme une traînée de poudre. Elle fait tache d'huile.
Plusieurs millions de dollars auraient été retrouvés au sous-sol de la maison perquisitionnée. Des policiers étrangers collaborant avec la DEA se rendent sur place. Le 15 novembre, ils collectent des informations. Pour sa part, le doyen du tribunal de première instance de Port-de-Paix, Me Ronel Gelin, ferme le tribunal et exige une enquête pour faire la lumière sur cette affaire qui met sur la sellette l'appareil répressif de l'Etat dans le Nord-Ouest.Le député de Port-de-Paix, Lucas Sainvil, reçu à la rubrique « Invité du Jour » de Valéry Numa sur Vision 2000, fait écho de rumeurs accablantes ou informations non confirmées sur cette fameuse opération au cours de laquelle des autorités policières et judiciaires se sont transformées en danseurs dans "le corridor de la tentation", ou, pire encore, en Ali Baba et ses quarante voleurs. Le doyen Ronel Gelin, vraisemblablement renvoyé pour « insubordination », sur cette même radio, balance, lui aussi des témoignages accablants. Un calme plat s'en suit. Ou tout au moins un calme en surface.
Le 14 novembre 2008, le délégué départemental du Nord-Ouest, Me Henry Max Thélus - selon les confirmations du député Steven Benoît et Renan Hédouville de Carli, invités de « Kase Moso » sur Magik 9- écrit une lettre au ministre de l'Intérieur et des Collectivités territoriales, Paul Antoine Bien-Aimé. Dans cette correspondance, il fait un récit clair des événements. « Le commissaire, les juges, les greffiers, la police se sont transformés comme les voleurs de Zadig en enfilant des paquets de dollars dans leurs vêtements et dans leurs bottes. Le commissaire du gouvernement, René Moïse, le juge de Paix Bouquet Saint- Marc, son suppléant, Jean Mathieu Dorvélus, le greffier du tribunal de Paix, Gaby Dorélien, Albert Loriston, Tertullien Guilbeau , la police, tout le monde en est sorti riche avec de gros magots ». Le rapport des policiers (PCI) qui collaborent avec la DEA fait état de témoignages concordants à ce sujet. Scandale.
Mario Andrésol savait-il, avait-il été mis au parfum, tenu au courant de la substance de cette correspondance ? Mystère ! Le vendredi 28 novembre 2008, en marge d'une « cérémonie symbolique » de remise de cinq camions de pompiers et des ambulances à la Primature, le chef de la Police nationale d'Haïti (PNH) relativise. Une délégation composée du secrétaire d'État à la sécurité publique, du directeur des affaires judiciaires du ministère de la Justice, Me Moline Louis Jeune Junior, avait été dépêchée à Port-de-Paix à l'initiative du ministre Jean Joseph Exumé afin de savoir ce qui s'est passé. Dès lors qu'il est question d'argent, il y a des rumeurs qui circulent. Mais, selon les premiers éléments d'information obtenus après des entretiens avec des responsables de la police, de la justice,le délégué départemental, le maire, personne n'a donné des preuves concrètes des allégations avancées. Il y a eu un tollé. On travaille afin de faire la lumière sur cette affaire, souligne le patron de la PNH.
Le délégué départemental et les autres responsables ont-ils fourni des informations authentiques, fiables à la délégation du ministère de la Justice ? Un autre mystère, une autre zone d'ombre ?
Feu de tout bois
« Il n'y a pas de volonté réelle des autorités de faire la lumière sur cette affaire. On a l'impression que l'on joue sur le temps afin de classer ce dossier dans les tiroirs. Nous sommes indignés face au silence de plus en plus complice des autorités judiciaires. C'est une situation qui scandalise la justice haïtienne, qui ternit l'image du pays à l'échelle internationale », déplore, consterné et indigné,Me Renan Hédouville. "Le Carli recommande au Parlement haïtien de convoquer sans délai les responsables du ministère de la Justice et de la police pour qu'elles fournissent des explications sur ce scandale" , soutient-il.
« Nous vivons dans un État délinquant dans lequel le voleur a toujours raison », estime le député de Pétion-Ville, Steven Benoît, l'un des membres de la commission anticorruption de la Chambre des députés. Le chef est responsable. J'attends et la population attend des explications du ministre de la Justice, du chef de la police Mario Andrésol, poursuit-il. " La police est corrompue du sommet jusqu'à la base. L'épuration de l'institution n'a jamais été faite. Le ministère de la Justice est le ministère le plus corrompu et le groupe qui est aux affaires actuellement est le plus corrompu de tous les temps", confie-t-il en rappelant une affaire de 450 kilos de cocaïne classée sans suite qui avait éclaté en 1998 lors du premier mandat du président René Préval.
Alors que le capital de crédit des autorités judiciaires et policières est ruiné, dans les rues de Port-de-Paix, la malice populaire considère les hommes et uniformes comme ceux en costard cravate de la basoche comme le fameux Ali Baba et ses quarante voleurs...
Roberson Alphonse
robersonalphonse@yahoo.fr

lundi 29 décembre 2008

Plusieurs arrestations lors d’une opération policière à La Saline

Tension et torpeur à La Saline en dépit d’une présence plus marquée des forces de sécurité
samedi 27 décembre 2008,
Radio Kiskeya
Plusieurs présumés bandits ont été appréhendés samedi à La Saline (centre de Port-au-Prince) au cours d’une opération menée conjointement par des éléments de plusieurs unités de la Police Nationale d’Haïti (PNH).
Au nombre des prévenus figure le nommé Spander Joseph, alias « Bouboule ». qui serait un des membres de la bande à « Ti Wilson », l’un des 4 gangs opérant encore dans la zone en dépit de l’arrestation de leurs principaux chefs.
L’un des cas les plus récents dans lequel Spander Joseph serait impliqué est l’exécution, le 24 décembre dernier, d’un propriétaire de « borlette » (loterie populaire). « Pépé », ainsi connu, abattu en présence de son épouse, a été dépouillé de tout ce qu’il possédait par les agresseurs au nombre de trois, selon des habitants de La Saline ayant requis l’anonymat.
Parmi les personnes interpellées figurent également le joueur de football, Kénol Philippe, qui entretiendrait des liens avec un gang opérant du côté d’un sous commissariat de police désaffecté de La Saline. Ce gang recourt assez souvent à l’ensevelissement des corps de ses victimes dans l’enceinte même de l’ancien bâtiment de police.
Le 22 décembre, le nommé « St-Hubert » alias « Blan », lui aussi propriétaire de « borlette », avait été grièvement blessé par balle à La Saline. Laissé pour mort, il a été transporté d’urgence à l’hôpital où il recevait encore des soins samedi. Cette agression serait l’œuvre d’un autre gang basé du côté du marché « Tête Bœuf » dirigé par le nommé Jacques Juste, alias « Grimaud ». Ce gang compterait un membre de la Commission Nationale de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (CNDDR), organisme mis en place conjointement par le gouvernement et la mission de l’ONU pour faire face à la problématique des groupes armés dans le pays.
On rapporte aussi des cas de viol à La Saline dont le plus récent, celui d’une adolescente de 13 ans, remonte au 20 décembre.
Ces actes et d’autres encore maintiennent une situation de tension et de torpeur à La Saline. La plupart des gens hésitent à se confier publiquement sur cette situation de peur de ne figurer bientôt sur la liste des bandits. Ils accueillent favorablement la présence plus évidente et permanente des forces de sécurité haïtienne et onusienne dans leur quartier, notamment après l’arrestation, le 16 décembre dernier à Port-au-Prince, du chef de gang « Ti Wilson ». Mais, ils continuent de réclamer au moins deux choses : l’ouverture d’un sous commissariat de police dans le quartier et le désarmement effectif des groupes immédiatement après l’arrestation de leurs chefs. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5545

Scandale de Port-de-Paix : le président du Sénat ignore toute implication éventuelle de son collègue Evallière Beauplan

Kelly Bastien réclame une enquête sérieuse afin que les responsabilités soient fixées dans cette affaire
samedi 27 décembre 2008,
Radio Kiskeya
Le président du Sénat, Kelly Bastien, a annoncé samedi que le bureau de la Chambre haute tentera à partir de lundi d’obtenir des précisions sur l’origine des informations ayant associé le nom du Sénateur Evallière Beauplan au scandale narco-financier de Port-de-Paix (Nord-Ouest).
Soulignant que le parlementaire est en voyage, M. Bastien a indiqué qu’il se trouvait dans l’impossibilité d’avoir la position de son collègue.
Le numéro un du Sénat s’est toutefois déclaré persuadé que le premier Sénateur du Nord-Ouest n’a rien à voir dans la sordide affaire de drogue qui défraie la chronique depuis plusieurs semaines. Il a rappelé que les informations qui circulent laissent seulement croire que 20.000 dollars auraient été réservés à M. Beauplan la suite d’une perquisition qui avait tourné au pillage au domicile de l’oncle du présumé narcotrafiquant Alain Désir.
Exprimant son malaise face à la persistance de rumeurs susceptibles d’écorner l’image de certaines autorités, dont un membre du Grand Corps, le Dr Kelly Bastien souhaite qu’une enquête soit diligentée sur la mystérieuse opération menée le 12 novembre dernier à Port-de-Paix.
Le substitut du commissaire du gouvernement de la ville, Me René Moïse, et le directeur départemental de la police, Mary-Bernard Dadaille, éclaboussés dans un accablant rapport américain sur l’implication présumée de l’appareil policier et judiciaire dans le partage de la fortune du riche trafiquant de drogue, ont tous deux catégoriquement démenti vendredi les accusations dont ils font l’objet.
Dans des déclarations à Radio Kiskeya, Me Moïse qui, lors de l’opération avait suppléé à l’absence du commissaire Michelet Balthazar, alors en voyage, soutient que des individus qui se sont fait passer pour des représentants de l’ambassade américaine ont tenté vainement de l’intimider. Au lieu de s’enquérir de ce qui s’était passé, ces « supposés investigateurs » réclamaient de préférence leur part de l’argent qui aurait été volé chez Marc Frédéric, l’oncle de M. Désir incarcéré aux Etats-Unis.
Environ 2 millions de dollars américains ont été officiellement saisis au cours de la perquisition domiciliaire dans la localité de Lavaud, à quelques kilomètres de la ville de Port-de-Paix. Cependant, des informations crédibles ont révélé que des magistrats et policiers se seraient partagés un véritable pactole dont la valeur reste à déterminer. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5544
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En guise de commentaires de HRV nous proposons cet article avec les déclarations et les "conclusions " d'un membre du parlement haïtien....
Des parlementaires réclament une enquête sur le scandale de Port-de-Paix

Le vice président de la commission anticorruption de la chambre basse, Steven Benoît, réclame une intervention urgente du chef de l'état dans le scandale de corruption au sein de l'appareil judiciaire de Port-de-Paix. Il interpelle le président René Préval faisant remarquer que tous les fonctionnaires impliqués dans ce scandale ont conservé leur poste. " Le rapport du doyen, celui du responsable de la police judiciaire de Port-de-Paix et celui de Police Chaplains International prouvent qu'il y a eu pillage lors de la perquisition ", dit-il regrettant que les autorités haïtiennes n'aient pas réalisé d'enquête 45 jours après les incidents." C'est une situation alarmante", lance le député Steven Benoît pour qui la population est en train de perdre confiance dans l'état. Tout en indiquant qu'une quinzaine de policiers étaient impliqués dans le pillage, le député Benoît craint que les personnes mises en causes dans les différents rapports aient eu le temps de prendre la fuite. Le vice président de la commission anticorruption de la chambre basse envisage de convoquer le ministre de la justice et le Premier Ministre afin de faire la lumière sur ce dossier. En ce qui a trait à l'implication d'un parlementaire dans le scandale, le député Benoît critique le laxisme des présidents des deux chambres qui n'ont adopté aucune sanction contre les parlementaires impliqués dans les précédents scandales. Le nom du sénateur Evalière Beauplan a été cité par l'un des responsables de la police de Port-de-Paix, comme l'un des éventuels bénéficiaires du pillage. Toutefois le deuxième sénateur du Nord Ouest, Eddy Bastien, révèle que son collègue se trouvait à l'étranger lors de la perquisition au domicile de l'oncle d'Alain Désir.
Le sénateur Eddy Bastien dénonce le laxisme de l'exécutif dans ce dossier. " Le système judiciaire qui doit être en première ligne dans la lutte contre la corruption est corrompu", dit-il s'interrogeant sur le limogeage du doyen Ronel Gélin.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14540

Décès subit de Réginald Vorbe, PDG de la plus importante firme haïtienne de construction

La « Vorbe et Fils » en charge de nombreux chantiers de routes à travers le pays
Dimanche 28 décembre 2008,
Radio Kiskeya
L’ingénieur Réginald Vorbe (62 ans), Président directeur général de la plus importante firme haïtienne de construction, la Vorbe et Fils Construction S.A. (V&F), est décédé dimanche matin à Port-au-Prince d’une crise cardiaque, a appris Radio Kiskeya de source proche de sa famille.
Transporté d’urgence à l’hôpital suite à un malaise, M. Vorbe a succombé quelques minutes après son admission.
Père de deux enfants, Réginald Jr et Stéphane, et 5 fois grand-père, Réginald Vorbe était le cadet d’une nombreuse famille de 11 frères et sœurs. Avec son frère aîné, Jean Marie, il dirigeait aussi la Société Générale d’Energie S.A. (SOGENER), qui détient d’importants contrats de vente d’électricité à la compagnie nationale Electricité d’Haïti (EDH).
« Il était le modérateur et le sage de la tribu », a confié, ému, un de ses frères, Mino, en référence au nombre de personnes constituant cette famille et au rôle particulier qu’il y jouait. « Nous ne savons pas qui va maintenant lui succéder dans cette tâche », a-t-il ajouté, soulignant que « rien ne laissait présager un tel désastre ».
« Modeste, mais dynamique, foncièrement haïtien et patriote, Réginald n’a investi qu’en Haïti », a confié son frère éploré, joint au téléphone par Radio Kiskeya. Il ne fut cependant membre d’aucune association patronale. « Confiants dans le relèvement du pays, le défunt et toute la famille ont toujours investi discrètement dans le social », a-t-il ajouté.
Réginald Vorbe a ainsi activement contribué à des œuvres à Port Salut (Sud) où il a vécu un certain temps. « Il laisse également un bilan non négligeable dans le domaine des sports et du football en particulier, qu’il a toujours soutenus. Il en fut de même pour les arts et la musique », indique Mino.
Aux côtés de certaines autres firmes haïtiennes et étrangères, dominicaines pour la plupart, la « Vorbe & Fils » exécute actuellement de nombreux contrats de construction et de réfection de routes et de ponts à travers le pays. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5546

samedi 27 décembre 2008

TI-KABZY ET BAZE CREOLE LE 27 DECEMBRE AUX SALONS DE VAUFREGES

Pour finir une saison en couleur et rythme…
Entre les fêtes de Noel traditionnellement consacrées à des rencontres, réunions et retrouvailles familiales et les réveillons du jour de l’on formaté pour la grande bamboche, il existe un espace pour ceux qui veulent faire la fête dans une logique différente à l’obligation de réveillonner, se coincer dans des ambiances conçues pour pousser à dépenser…
Je m’inscris particulièrement dans cette logique qui propose une autre alternative. Une soirée le 27 décembre est donc pleinement justifiée. BAZE CREOLE n’est pas à un coup d’essai. L’année dernière Original H, Big Tom, Paskal Lanclume avait clôturé l’année avec une des soirées les plus réussies du genre au Florida Place.
En fait la clé du succès ne réside pas dans le simple fait d’organiser une soirée sinon dans l’attitude des organisateurs de vouloir à tout prix offrir un spectacle de qualité. Conscient de cette vérité type palissade, le bord de BAZE CREOLE n’a donc pas hésité a composé un menu de premier choix avec tout simplement ce qui se fait de mieux.
BAZE CREOLE présente donc en « plat de résistance » la force et l’élégance du KOMPA de « TI-KABZY », venant directement du Canada, entrecoupée de la voix mélodieuse de deux déesses de l’expression féminine, « lovée » de ces deux musiques jumelles qui sont le ZOUK et le KOMPA avec MIEYLY et IZLY.
Le plat de résistance est à tous les égards très solide et consistant. Si TI-KABZY n’est pas toujours cité avec ces groupes que les fans du KOMPA qualifieraient de « fleurons » du rythme, cela ne veut nullement signifier que les auteurs et interprètes de « RELAX » soient des « new comers » sur le marché. La qualité de leur production ne se discute pas. Dans le milieu artistique en général et dans l’univers du KOMPA en particulier une longévité de plus de dix ans est un gage irréfutable de qualité et d’acceptation.
En effet TI-KABZY évolue sur la scène musicale depuis plus de dix ans. L’expérience avait débuté comme une rigolade familiale et privée mise en scène et interprétée par un père et son fils. Elle prit par la suite l’allure d’un groupe communautaire fort apprécié. La projection en avant s’est faite par la suite par une ascension vertigineuse vers les sommets avec de multiples récompenses à l’appui à Montréal et ailleurs : pour le meilleur groupe KOMPA de l'année et le meilleur groupe antillais de l'année (Sounds of Blackness) ; le prix Sylvio Cator pour le meilleur disque de l'année (Krazy Konpa) ; « Tube de l'année 2004 » en Guadeloupe pour la pièce Relax (My Name Iz). Ti Kabzy a d'ailleurs été à l'honneur en Guadeloupe pour clôturer le Carnaval devant près de 30 000 personnes en février 2005.
Le KOMPA de TI-KABZY traduit l’expression d’une recherche poussée et orientée à puiser le meilleur des rythmes contemporains et liés à des mouvements musicaux historiques pour un produit fini qui exhale les odeurs et les saveurs d’un métissage finement agencé.
La discographie du groupe avec des « crus » tels que : « SI M’ALE », « KRAZY KONPA », « PLIN », « MY NAME IZ », « NAP RELAX », « TET CHAJE », représente une anthologie classique du genre. Elle exprime un savoir faire qui vise l’internationalisation du rythme haïtien et la mondialisation du groupe. Dans leur répertoire, le merengue dominicain, la salsa cubaine et portoricaine, le reggae de la Jamaïque pour ne citer que ces rythmes, sont interprétés « sans accent » par ces musiciens talentueux.
Le dynamisme qui caractérise leurs prestations sur scène a déjà captivé des foules en délires au Canada, aux USA, en Guadeloupe et en France.
Avec cette soirée du 27 décembre, TI-KABZY honore sa troisième prestation dans la cité phocéenne. Avec des fortunes diverses, leur passages n’avaient pas été géré de façon à leur permettre de faire étalage de l’étendue de leur talent et de l’ampleur de leur savoir-faire.
Aujourd’hui, sous la coupe de BAZE CREOLE, une institution habituée, moulée et pétrie dans la réception et l’organisation de ce genre de rassemblement festif, le public marseillais et des environs aura tout le loisir d’exiger le meilleur de ce groupe.
TI-KABZY a le bagage et tout ce qui va avec pour marquer d’une croix indélébile cette soirée qui cristallisera une fois pour toute la conquête de la citée phocéenne, cité de l’Olympique de Marseille et de la bonne mère notre dame de la garde.

Auteur: Decky Lakyel, Haïti Recto Verso

Des centaines de cubains font la queue pour obtenir la nationalité espagnole.

EFE 27/12/08.
La Havane, Cuba.- Des centaines de cubains ont fait la queue hier devant le local du Consulat d’Espagne à la Havane pour retirer les formulaires requis pour solliciter la nationalité espagnole dans le cadre de la dénommée « loi des petits-fils », qui rentrera en vigueur lundi prochain.
Le fait que la date du jeudi coïncida avec la célébration de la veille de noël n’a pas empêché qu’un groupe d’important de cubains passât la nuit face au siège consulaire pour être dans les premiers rangs au moment ou les bureaux du Consulat s’ouvriraient et être en tête de la longue queue ; et la loi en question était le sujet de conversation principal.
« Il faut être prêt à n’importe quoi. Pour triompher en tout c’est ce qui se fait », a dit à l’agence EFE Francisco un havanais de 48 ans, qui expliqua qu’il faisait la queue depuis l’après midi du jeudi. Francisco veut se faire espagnol à cause du droit que lui confère le fait d’être petit-fils d’un espagnol originaire de Mallorca et avec l’idée d’aller chercher fortune en Espagne ou il compte déjà des amis cubains.
La loi de « Mémoire Historique » ouvre une fenêtre pour que les petits-fils d’espagnols puissent acquérir la nationalité à travers de deux mécanismes : moyennant la démonstration que son grand père était espagnol né en Espagne ou être le petit fils d’exilé politique.
Le nouveau cadre légal prévoit en plus que ceux qui ont été membres des brigades internationales puissent acquérir la nationalité espagnols, quoique, en ce qui concerne le cas cubain, selon des sources consulaires, ils sont très peu à rentrer dans cette catégorie et celle des exilés politiques.
Pour Thérèse, âgée de 56 ans dont les grands parents viennent des pays basques espagnols, le passeport espagnol lui servira pour voyager vers les USA car « on n’a pas besoin de visa »
« Ce que nous voulons, mes frères et moi, c’est d’aller aux USA parce que nous avons des neveux et des cousins là-bas et je veux les voir. Mon père a sollicité un visa mais pour une raison quelconque il lui a été refusé, et ceci c’est la manière de pouvoir s’y rendre sans la nécessité de faire toutes les démarches au niveau du SINA (Section des Intérêts Américains) de la Havane » a-telle dit.
Autres, comme william, âgé de 31 ans, ne cachent pas que la nationalité pour eux est l’opportunité de quitter Cuba pour atteindre un niveau de vie plus élevé, dit-il, parce que en Espagne, on peut travailler, gagner de l’argent et vivre confortablement.
« Je suis électricien, maçon, je suis technicien en planification et je suis coiffeur », a-t-il affirmé, mais a-t-il ajouté, « j’accepte n’importe quel emploi ».
Selon les calculs du consulat espagnol à la Havane, pendant les deux années durant lesquelles la loi sera en vigueur, ou trois ans, si on applique la prolongation stipulée, près de 100.000 cubains pourraient décrocher la nationalité espagnole par an.
Article original paru dans les pages du Listin Diario sur :
http://www.listindiario.com.do/app/article.aspx?id=85799
Traduit en Français par DL pour Haïti Recto Verso

L’UNICEF choisit une image dégradante d’Haïti comme « photo de l’année »

Une fillette perdue dans la solitude d’un bidonville entouré de détritus et de porcs se vautrant dans la boue et ... vendredi 26 décembre 2008, Radio Kiskeya

Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) vient de désigner « meilleure photo de l’année 2008 » l’image répugnante d’une fillette d’Haïti déambulant dans une mare d’eau puante et au milieu d’immondices à proximité de deux porcs qui dévorent des déchets alimentaires.

Derrière la petite et sa robe blanche, s’étalent dans toute leur laideur l’insalubrité ambiante, la frénésie des pourceaux dans l’eau boueuse et merdeuse ainsi que le délabrement de plusieurs cahutes d’un quartier désespérant.

Cette photo on ne peut plus dégradante pour le pays, captée dans un bidonville non identifié de Port-au-Prince, a été couronnée cette semaine à Berlin dans le cadre d’un concours international.

Photo/Alice Smeets/Prix UNICEF 2008

Œuvre de l’artiste belge Alice Smeets, 21 ans, elle a obtenu le premier Prix sur 1.450 clichés qui étaient en compétition.

Selon Eva Luise Kholer, marraine de l’UNICEF en Allemagne, le jury a récompensé la photographe pour, nous citons, « le courage et l’énergie que transmettent les yeux de la petite, en dépit du fait qu’elle se frayait un chemin dans un océan de misère ».

Toutefois, cette quête avouée de l’héroïsme dans un univers résolument hostile à la dignité de l’être humain, semble résister très peu au voyeurisme du regard occidental et à la projection avilissante des conditions de l’enfance en Haïti qu’elle charrie. Choquant et révoltant quand ça vient de l’UNICEF et commence à faire le tour du monde, comme en témoigne un article du quotidien argentin La Razòn ! spp/Radio Kiskeya.

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5542

HRV commente:

ONU- UNICEF-MINUSTAH BRAVO ET MERCI !

Voici la photo de l’année de l’UNICEF ! …L’UNICEF vient de décerner le premier prix d’un concours de photos à une jeune Belge de 21 ans qui a mis en scène la misère d’une petite haïtienne d’un de nos bidonvilles. Nous ne faisons pas cette remarque pour nous plaindre du fait que notre misère et notre pauvreté soient encore mises au grand jour. Nous voulons tout simplement faire remarquer que le jury qui a primé cette photo pour : « le courage et l’énergie que transmettent les yeux de la petite, en dépit du fait qu’elle se frayait un chemin dans un océan de misère » ; a oublié que depuis 2004 l’Organisation des Nations Unies (donc le patron de l’UNICEF) est le grand maître à jouer en Haïti et que surtout plus de 500 millions de dollars sont dépensés annuellement pour maintenir la MINUSTAH (une mission de l’ONU) pour stabiliser Haïti. Si depuis 4 ans la situation des enfants comme celle qui figure sur la « PHOTO DE L’ANNEE », ne s’est améliorée, ni l’ONU, ni aucune autre de ses dépendances peuvent s’arroger le droit de se comporter en spectateurs contrits et indignés devant un état de faits dont elles sont au même titre que le gouvernement haïtien responsables. Ce « voyeurisme » pervers ne vous enlèvera pas le poids ni de votre responsabilité ni de votre complicité

vendredi 26 décembre 2008

La police et la justice du Nord-Ouest fortement impliquées dans le « pillage » de plusieurs millions de dollars trouvés chez l’oncle d’un trafiquant d

Importantes révélations à des enquêteurs étrangers
jeudi 25 décembre 2008,
Radio Kiskeya
Plus de 10 millions de dollars auraient été effectivement découverts lors de la perquisition au domicile de l’oncle du trafiquant de drogue Alain Désir dans la localité de Lavaud (Port-de-Paix, Nord-Ouest), le 12 novembre dernier. Les policiers, juges de paix et greffiers présents auraient fait main basse sur l’argent dont le partage va par la suite s’étendre à d’autres autorités du département et même de Port-au-Prince. Un représentant de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) aurait « passivement » assisté au pillage.
C’est ce qui ressort de la série d’interrogatoires menés sur place le 15 novembre dernier par des investigateurs portoricains oeuvrant dans ce dossier pour compte de la Drug Enforcement Agency (DEA) des Etats-Unis.
Des éléments d’un rapport relatifs à cette investigation circulent dans la presse. Interrogé par Radio Kiskeya sur l’authenticité d’un tel document, un haut responsable de la Police Nationale d’Haïti (PNH) ayant requis l’anonymat a répondu qu’on pouvait y prêter foi et que des enquêteurs portoricains s’étaient effectivement transportés sur les lieux pour s’enquérir de la véracité de certaines rumeurs relatives au pillage de la somme découverte.
De nombreux policiers, des juges et d’autres membres du système judiciaire du Nord-Ouest sont largement impliqués dans le scandale, à en croire le document.
Un responsable de la police dans le Nord-Ouest cité dans le document aurait reconnu qu’une partie importante de l’argent a été distribuée au siège même du principal Commissariat de police de la ville. Un commissaire du gouvernement par intérim impliqué dans l’affaire, aurait avoué que 20.000 dollars américains avaient été mis de côté pour un des sénateurs du département clairement identifié dans le document et que deux autres cachettes du trafiquant de drogue, remplies d’argent, pouvaient être encore perquisitionnées.
Invité à coopérer sur le champ concernant la localisation de ces deux autres « cachettes », le commissaire du gouvernement a.i aurait refusé, affirmant avoir reçu des menaces de mort de son supérieur hiérarchique au Parquet, quelques minutes seulement avant de se soumettre à l’interrogatoire.
Les premiers éléments de l’enquête établissent que le doyen du Tribunal civil de Port-de-Paix, Me Ronel Gelin, n’aurait pas accepté d’empocher la somme de 10.000 dollars que lui aurait offerte le même commissaire du gouvernement par intérim.
Un commis greffier bien connu dans les milieux judiciaires du Nord-Ouest aurait lui-même révélé que, au siège du Commissariat de police de Port-de-Paix, un juge de paix qui revenait de la perquisition l’a supplié de dissimuler dans sa valise plusieurs liasses de billets verts qui le gênaient quelque peu. Le moment d’après, un policier allait « manu militari » accaparer la valise et s’emparer de l’argent.
Le délégué départemental et d’autres personnes interrogées par les policiers étrangers auraient confirmé le fait que la somme découverte a été emportée et que les 510.000 dollars déclarés et remis par la suite aux autorités n’en étaient qu’une infime partie.
« Au lieu de deux millions (2.000.000.00), c’est plutôt trente-deux millions de dollars américains (32.000.000.00) qui avaient été trouvés chez l’oncle du trafiquant de drogue Alain Désir lors de la perquisition policière », a déclaré le 18 décembre dernier le Doyen du Tribunal civil de Port-de-Paix. Me Ronel Gelin venait d’apprendre « dans la presse » la décision du Ministère de la justice de le relever de sa fonction de responsable du tribunal pour « insubordination ». Il avait en effet refusé d’obtempérer à l’ordre de rouvrir les portes du tribunal qu’il avait fermées, « officiellement » pour réclamer une enquête sur l’implication de la majorité du personnel judiciaire dans le scandale.
Le magistrat a accusé des policiers et de nombreuses autres autorités, dont le Commissaire du gouvernement de la juridiction, Me Michenet Balthazar, d’implication dans le partage de cette colossale somme de laquelle un reliquat « scandaleusement modique » a été finalement déclaré et remis aux autorités centrales. Il avait révélé que le commissaire du gouvernement avait osé lui envoyer "sa part du gâteau".
En réaction, le porte-parole de la PNH dans le Nord-Ouest, Harry Registre, a rejeté le 19 décembre les accusations contre des agents de la PNH. Il a toutefois annoncé l’ouverture d’une enquête en vue d’identifier et de sanctionner des policiers qui auraient éventuellement participé au partage du butin. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5541

jeudi 25 décembre 2008

PIERRE FAUSTIN PRESENTE BAZE CREOLE

Dans le milieu festif antillais, « BAZE CREOLE » est devenue indiscutablement une vraie référence. Le travail acharné et soutenu de cette association spécialisée dans la présentation de soirées animées, colorées, épicées et à déguster sans modération, est la base de son succès qui se manifeste par des évènements pleinement réussis.
Le dernier succès en date ramène au 8 novembre quand une foule immense a répondu à l’invitation de faire la fête avec l’un des meilleurs exposants du KONPA, le CARIMI au Florida Palace.

Le 27 décembre prochain, BAZE CREOLE s’apprête à clôturer l’année 2008 dans la plus pure des traditions des fêtes bien réussies. Elle présente en fait aux amants de la bonne ambiance du divertissement sain un plateau royalement garni avec TI-KABZY, orné des présences féminines enchanteresses de IZLY et MYELI aux salons de Vaufrèges dans le neuvième arrondissement à Marseille.
Le moment reste plus que propice pour proposer à nos lecteurs de faire de plus amples connaissances avec cette association devenue institution pour ainsi dire dans le monde de la musique antillaise à Marseille.
Pour ce faire nous vous présentons une interview réalisée à Monsieur PIERRE FAUSTIN, trésorier de BAZE CREOLE

HRV : Monsieur PIERRE FAUSTIN bonjour, pour les habitués des soirées antillaises « Baze Créole » et vous-même vous passez de présentation, Haïti Recto Verso croit qu’il est tout à fait légitime de rentrer dans les entrailles de cette institution pour la présenter à ses lecteurs. Présentez nous BAZE CREOLE, elle a été crée quand et quels étaient les objectifs ayant motivé sa naissance ?
PIERRE FAUSTIN : Bonjour, BAZE CREOLE a été créée le 13 octobre 2005, dans le but de promouvoir les artistes antillais en général. Permettre aux musiciens, les groupes musicaux de performer lors des manifestations culturelles proposées par l’association.
BAZE CREOLE participe activement au développement et à la promotion de la musique créole à travers toutes ses expressions rythmiques.
BAZE CREOLE aide aussi les artistes, les groupes, les auteurs, compositeurs et interprètes à s’exprimer par le biais des radios et discothèques.

HRV : Pouvez vous nous nommer et citer les membres de BAZE CREOLE ?
PIERRE FAUSTIN : A l’exception de notre président monsieur MONDESIR Laurent, monsieur Remy FEVRY notre conseiller et moi-même le trésorier, nous ne possédons pas de groupe définitif constitué. Nous nous sommes fixés un nombre d’individus pour aller au bout de nos projets mais les gens ne savent pas que pour produire des orchestres en direct à Marseille demande un travail constant.

HRV : Depuis la constitution de BAZE CREOLE quel genre de rectification ou d’adaptation avez-vous du infuser à son fonctionnement ?
PIERRE FAUSTIN : Au début nous voulons fidéliser une équipe mais au fil des temps ces personnes étaient en désaccord aux principes de notre organisation le président a été obligé de recadrer certaines choses et certains membres qui entravaient le bon fonctionnement de BAZE CREOLE.


HRV : Quels sont selon vous les plus grands obstacles à la réalisation des objectifs de BAZE CREOLE ?
PIERRE FAUSTIN : Les obstacles sont de deux types :

1) Je dirais d’une part le manque de participation et d’investissement des membres de la communauté haïtienne de Marseille qui ne se sentent pas toujours concernés par les activités de Baze Creole qui travaille à la promotion de la culture haïtienne en général et de la musique haïtienne en particulier
2) 2) La gourmandise des promoteurs qui demandent des cachets de plus en plus élevés pour les groupes, tandis qu’ici à Marseille nous n’avons pas toujours la possibilité de remplir les salles comme c’est le cas à paris.

HRV : Bon, Comme tout le monde le sait on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre. Vous allez dans le bon sens avec la qualité du travail que vous faites. Vous finirez par les fidéliser et les intégrer dans vos projets. Depuis sa création combien de soirées avez-vous organisé sous la bannière de BAZE CREOLE ?
PIERRE FAUSTIN : Aujourd’hui, Nous comptons quinze soirées organisées et présentées en « LIVE » sous le label de BAZE CREOLE.


HRV : Quelle est la pertinence de BAZE CREOLE au niveau de l’univers musical haïtien en Haïti et en Diaspora ?
PIERRE FAUSTIN : BAZE CREOLE a marqué son nom par les prestations de classe des groupes mondialement connus tels que : T- VICE que nous avons présenté au public Marseillais à trois reprises, DJAKOUT MIZIK, KLEAN ou encore CARIMI. Aujourd’hui ces groupes là savent exactement à qui ils ont affaire quand il s’agit de BAZE CREOLE. Ils connaissent nos critères d’exigence de sérieux et de qualité dans le choix des groupes. Nous espérons dans un futur proche renforcer encore davantage les liens avec les groupes et les promoteurs d’ailleurs


HRV : Quels sont les groupes qui selon vous ont animé les meilleures soirées ici à Marseille ?
PIERRE FAUSTIN : C’est définitivement une question très difficile, car toutes nos soirées ont été musicalement bien animées par les orchestres que nous avions choisis. Il y a toujours une sélection basée sur des critères tels que les capacités des salles en matière de nombre de places, les capacités en matière de performances des groupes afin de faire plaisir d’abord aux fans du KONPA. A marseille les soirées titrées antillaises tournent entre cinq et sept cent personnes. Pour atteindre ces chiffres il faut faire venir T-VICE, CARIMI ou DJAKOUT MIZIK en LIVE.

HRV : De nos jours on a l’impression que le comportement du public par rapport au KONPA a beaucoup changé. Aujourd’hui entre les morceaux de zouk et de Salsa, les morceaux de KONPA trouvent une place normale et les gens dansent volontiers notre rythme. A quoi attribuez-vous ce changement en faveur du KONPA ?
PIERRE FAUSTIN : Le KONPA love est pour quelques choses, ce style a remis des vieux morceaux comme « lèlèn cheri » de SHOOGAR COMBO et autres en avant. Actuellement dans les soirées les dj’s enchaînent comme vous dites,T-VICE, CARIMI et TI-KABZY le morceau RELAX que tout le monde adore mais les gens ne savent pas que ce tube est une composition de TI-KABZY.Je peux vous dire aussi qu’il existait une émission sur le KONPA animée par deux animateurs haïtiens qui ont toujours tout fait pour que cette musique soit bien présentée au public.

HRV : Qu’est ce qui manque au KONPA alors pour aller au-delà des soirées dansantes et assurer une présence continue dans les médias ?
PIERRE FAUSTIN : Il faut que les producteurs, les managers et les orchestres soient moins gourmands. Ils doivent travailler dans la durée, mais ça c’est plus facile à dire qu’à faire. Aujourd’hui, quand vous organisez une soirée avec un groupe le manager est toujours tenté de vous demander combien d’argent vous avez dans la caisse, histoire de vous réclamez encore plus d’argent la prochaine fois que vous lui solliciterez un nouveau contrat.

HRV : BAZE CREOLE compte–t-elle assurer la promotion des autres facettes de la Culture Haïtienne dans la région ?
PIERRE FAUSTIN : Le président, notre conseiller et moi, nous sommes entrain de réfléchir pour un éventuel élargissement et une diversification de nos projets mais c’est difficile. Marseille est une place assez compliquée dans ce domaine.

HRV : A propos de la soirée du 27 décembre que pouvez –vous nous dire en prélude pour nous faire venir l’eau à la bouche déjà ?
PIERRE FAUSTIN : Cette date est très importante, le plateau que nous allons présenter est inédit. TI-KABZY viendra avec un nouveau live et c’est le meilleur groupe KONPA au CANADA.
IZLY est notre princesse du KONPA et du zouk love, c’est la meilleure chanteuse de sa promotion, au niveau musique et voix, nous n’avons pas trouvé plus compétente qu’elle.
MYELI, chanteuse du zouk love viendra pour la première fois et nous présentera ses nouveaux tubes.
Une soirée à ne pas manquer. Ne vous faites guère raconter cette manifestation qui s’annonce MEMORABLE.

HRV : Que doit attendre le public marseillais et des environs pour l’année 2009 en matière de présentation de groupe ?
PIERRE FAUSTIN : Nous allons travailler de plus en plus sur le prestige de nos soirées, car dans la philosophie de BAZE CREOLE la qualité prime au détriment de la quantité.

HRV : Faustin entre toi et moi quel groupe aimerais-tu présenter comme un cadeau aux inconditionnels de BAZE CREOLE ?
DOC, (Dr DL) entre toi et moi, je sais lequel est ton groupe préféré, si l’occasion se présente BAZE CREOLE fera tout pour te le présenter en guise de cadeau et en faire profiter les fans du KONPA et BAZE CREOLE bien entendu. Pour répondre correctement à ta question, le président et moi, nous prions et nous travaillons pour pouvoir faire venir à Marseille le groupe qui pendant des années a représenté vraiment Haïti dans le monde, cet orchestre c’est un vrai monument dans le paysage de la musique haïtienne et antillaise. Vous voyez de qui je parle…

Merci Monsieur PIERRE FAUSTIN, nous croyons avoir notre petite idée la dessus et nous pensons dores et déjà que ce sera un met succulent à déguster sans modération. Haïti Recto Verso par ce petit entretien prétend exprimer sa gratitude et toute sa reconnaissance à BAZE CREOLE pour l’immense travail que vous réaliser à travers vos soirées pour mettre au haut de la scène la musique antillaise en général et haïtienne en particulier. Nous vous souhaitons du succès et que cette organisation grandisse pour le bonheur des fans du KONPA.

René Préval célèbre la Noël avec les enfants

Au Palais National où étaient réunis des centaines d’enfants, la tenue traditionnelle du père noël était de rigueur pour le Président, les autres officiels et les jeunes invités ; René Préval se déclare satisfait de l’efficacité de la PNH dans la lutte contre l’insécurité et le kidnapping
mercredi 24 décembre 2008,
Radio Kiskeya
Le Président René Préval a distribué des cadeaux à des centaines d’enfants, dont des handicapés, lors d’une cérémonie organisée mercredi au Palais National (siège de la Présidence) à l’occasion de la Noël.
Dans une ambiance festive et sur un mode interactif, le chef de l’Etat a mis en relief l’importance de l’éducation dans l’épanouissement et le développement des enfants. Il a aussi estimé que les jeunes handicapés doivent pouvoir jouir pleinement des droits fondamentaux reconnus à tous les êtres humains.
M. Préval en a profité pour exprimer ses regrets face aux catastrophes naturelles successives et à l’effondrement du collège La Promesse Evangélique qui ont endeuillé des centaines de familles et emporté des tout-petits, au cours du deuxième semestre de 2008. Le Président a tout de même présenté les vœux traditionnels de joyeux Noël et bonne année à tous les haïtiens.
Il a aussi annoncé son intention de s’associer à un futur acte de reconnaissance officielle de la précieuse contribution de l’éducatrice récemment décédée, Denise Magloire Fouchard « Babou », à la formation des enfants souffrant de déficiences mentales. Préval a répondu favorablement à une proposition du secrétaire d’Etat à l’intégration des handicapés, Michel Péan, d’instituer le Prix Babou Magloire qui devra permettre de distinguer des handicapés.
Parlant de l’insécurité, le chef de l’Etat s’est réjoui des efforts considérables de la Police Nationale à l’origine de l’amélioration de la situation sécuritaire et du recul du kidnapping. Tout en soulignant qu’il n’a pas l’intention d’ignorer la persistance du phénomène, René Préval note que la PNH a obtenu des « résultats positifs » dans la gestion de deux cas d’enlèvement qui avaient récemment défrayé la chronique : ceux de Jénane Ledan et de Monique Pierre. Un satisfecit très flatteur pour les responsables de la police qui, à leur tour, ont rendu « hommage à la générosité » du Président de la république qui n’a jamais marchandé son appui au renforcement de l’institution.
Faut-il le rappeler, Mme Ledan, bien connue dans les milieux socioprofessionnels, avait été libérée le 6 décembre dernier lors d’une intervention de la PNH à Delmas 40B (est de Port-au-Prince). En revanche, le corps mutilé et troué de balles de Mme Pierre -concubine du commissaire de police écroué Ernst Dorfeuille- avait été retrouvé à ONA-Ville (banlieue nord), quelques heures après son enlèvement à son domicile, le 29 novembre dernier.
Pour cette fête de noël au Palais National, la ministre à la condition féminine, Marie-Laurence Lassègue, tenait le rôle de MC et chantait dans différentes séquences de la cérémonie.
Le Président Préval, sa ministre ainsi que le secrétaire d’Etat Péan, le directeur général de la Police Nationale, Mario Andrésol et le chef de la police judiciaire, Frantz Thermilus étaient tous habillés en …père noël.
L’animation musicale était assurée par l’orchestre philharmonique de Sainte Trinité et le couple Pierre Rigaud Chéry/Marie Chantale Drice (Kreyololo).
Egalement présent, un prestidigitateur haïtien évoluant aux Etats-Unis a émerveillé l’assistance par ses tours de magie au secret bien gardé. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5540

Reprise des activités pour les compagnies de transport à la frontière

Les syndicalistes dominicains ont décidé hier après midi d'appliquer l'accord conclu avec les syndicalistes de Malpasse dimanche dernier, informe le commissaire de police de Malpasse, Varnel Lacroix.
Selon les termes de l'accord, deux bus de la compagnie Capital Coach Line peuvent effectuer quotidiennement le trajet Port-au-Prince – Santo Domingo jusqu'au 8 janvier.
Le commissaire Lacroix révèle qu'un bus de cette compagnie sera autorisée à franchir la frontière quotidiennement à partir du 8 janvier faisant remarquer que les syndicalistes haïtiens on accepté les restrictions des dominicains.Dans le même temps, les responsables des compagnies de transport, Terra Bus et Caribe Tour, avaient souhaité une intervention des autorités dominicaine et haïtienne en vue de mettre un terme au conflit à la frontière. Ils rappellent qu'à l'occasion des fêtes de fin d'année il a été prévu une augmentation du nombre de voyage quotidien sur le circuit Port-au-Prince – Santo domingo.
Les responsables de ces compagnies estiment que le comportement agressif des syndicalistes de Jimani affectait plusieurs milliers de passagers et faisait perdre plusieurs millions de dollars.
La Capital Coach Line est l'unique compagnie haïtienne assurant la liaison par voie terrestre entre les deux pays à coté de 4 compagnies dominicaines et du syndicat des travailleurs de Jimani.
Les membres de ce syndicat, qui comptent une trentaine de bus sur le trajet, ont lancé ces dernières semaines des attaques contre les véhicules de la Capital Coach Line. " Les 19 novembre et 5 décembre nos bus ont été attaqués par des membres de cette organisation", déclare le directeur de Capital Coach Line, Hugues Jean François.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14534

Des postulantes de la Police dénoncent des agressions sexuelles

Les plaintes et dénonciations d'un groupe de postulantes de la PNH suscitent des interrogations sur le processus de recrutement de la police.Plusieurs jeunes filles affirment avoir été victimes d'attouchements sexuels lors des tests médicaux réalisés par les recruteurs. Dans une interview à radio Métropole, la porte parole de ces jeunes filles indique avoir été contacté par un individu se présentant comme un fonctionnaire de la Minustah. " Nous avions été surprises par l'allure des tests", dit-elle expliquant qu'elle a du se mettre à poils pour le contrôle de sa taille. " Celui qui réalisait les tests a fait des touchées vaginales pour toutes les filles, y compris celles qui avaient leur menstruations", ajoute t-elle. En réaction, le chef de la police, Mario Andrésol nie toute responsabilité de son institution dans ce dossier. " Les tests médicaux sont réalisés par des spécialistes de l'hôpital Citimed et aucun médecin de la PNH n'y est impliqué", assure M. Andrésol espérant que toute la lumière doit être faite sur ce dossier. Soulignant que ces mêmes plaintes avaient été formulées à l'endroit des médecins de la PNH, M. Andrésol craint une manipulation en vue de nuire à l'institution. Il invite les jeunes filles qui se sentent humilier à porter plainte auprès de l'inspection générale de la Police. " Elles peuvent également s'adresser à des organisations de défense des droits des femmes ", lance M. Andrésol pour qui le tollé dans les medias ne permettra pas de faire la lumière sur cette affaire. Par ailleurs, le chef de la police fait remarquer que le pourcentage de réussite lors des concours d'admission de la PNH est très faible. " Seulement 4 000 sur 31 500 postulants ont réussi les tests intellectuels", révèle M. Andrésol soulignant que nombre de jeunes sont inaptes à intégrer l'institution policière.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14532

mardi 23 décembre 2008

Une route qui fait rêver

S'il a été, et est toujours, agréable de se retrouver sur les berges du Fer-à-Cheval ou sur les rives du lac de Péligre, de flâner dans les rues de Hinche ou de Thomonde, il n'était pas du tout amusant de penser au trajet et de prendre la route qui va de Port-au-Prince à Hinche, une route qui avait tout pour être une véritable torture. Et les habitants de ce département n'avaient d'autre rêve que de voir le chemin tortueux qui desservait leur région devenir une route, une vraie, sur laquelle il serait agréable de rouler.
La construction de la route qui va de Croix-des-Bouquets à Hinche revêt donc une importance particulière pour le développement économique du département du Centre, sans compter son apport dans la vie sociale de ses habitants. Large, bien construit, le tronçon de route qui va du bas du morne « Kabrit » à la localité de « Terre- Rouge » est on ne peut plus agréable. Suivant pratiquement le tracé de l'ancienne route, il paraît pourtant beaucoup moins sinueux et les pentes semblent moins ardues. Le drainage semble avoir été bien étudié dans son ensemble et il est peu probable que cette route nationale numéro 3 puisse être endommagée par les prochaines averses (il n'est que d'attendre !). La vue extraordinairement prenante et grandiose que l'on a de la plaine du Cul-de-Sac et du lac Azueï suffit à faire de cette Nationale une véritable attraction touristique. La route traversant un vaste territoire très peu habité, le silence environnant n'est troublé, très souvent, que par le ronronnement des moteurs et les cris des insectes. Il n'y a que quelques hameaux où une certaine activité humaine apporte une note de vie, troublant cette ambiance de paix que l'on retrouve un ou deux kilomètres plus loin.

Cette route, sensiblement moins dangereuse que la précédente, présente cependant quelques faiblesses au niveau de la sécurité, faiblesses dues probablement au fait que les travaux ne sont pas encore terminés, en dépit des apparences qui laisseraient croire le contraire. Au niveau de certaines courbes, il n'y a pas encore de parapet, bien que les bordures de la route en soient pourvues presque partout. Bien construits et d'apparence très solides, ces parapets de pierres et de béton sont ce qu'il pouvait y avoir de plus rassurant sur cette route bordée de précipices. De plus, esthétiquement, ils s'intègrent beaucoup plus harmonieusement au décor que les habituels garde-fous en métal auxquels nous sommes habitués. Quelques dizaines de kilomètres après avoir traversé « Terre-Rouge », le décor change. Par endroits, la route est encore en terre battue et des hommes, répartis en plusieurs groupes, sont au travail sous le chaleureux et chaud soleil tropical, s'échinant à construire les canaux d'évacuation et les déversoirs, tandis que d'autres s'occupent de la pose de tuyaux d'adduction d'eau potable. Plus loin, les pelleteuses, compacteuses et autres tracteurs sont occupés à préparer la chaussée pour l'asphaltage. La route garde la ligne. Elle est toujours tout aussi large et devient de moins en moins sinueuse au fur et à mesure que l'on approche de Mirebalais. La route n'est pas encore asphaltée et, par endroits, il existe encore des crevasses et des flaques de boue. Cependant, on est loin de la route impraticable qui rendait le trajet infernal. On en est déjà au point où une petite voiture peut oser tranquillement partir de Port-au-Prince à destination de Mirebalais. Ce n'est déjà pas si mal ! On peut déjà imaginer le plaisir que l'on aura à se rendre dans le Plateau central !Le seul vrai inconvénient est le risque assez élevé d'éboulements sur plusieurs points de la route, risque qu'il est réellement difficile de pallier, car le coût des travaux risquerait d'être particulièrement élevé. Malheureusement, tout ne saurait être parfait. Le département du Centre, en dépit de son importance économique et stratégique au sein de la République, n'a jamais bénéficié, tout comme celui des Nippes, d'une attention particulière de la part des autorités gouvernementales concentrées à Port-au-Prince. Laissé pour compte, il s'est tourné, économiquement, vers la République voisine qui est devenue, pour lui, un partenaire privilégié avec qui, pourtant, le commerce est tout, sauf équitable.
Le Plateau central, en dépit de certaines contraintes géologiques et autres, a une grande importance pour le développement de l'agriculture. La zone, dont le sous-sol est particulièrement riche en argile, se prête volontiers à la création de lacs collinaires qui sont extrêmement importants pour le développement de l'aquaculture, une activité dont les retombées ne peuvent être que bénéfiques pour les cultivateurs de la région.
Grands producteurs d'avocats et de « pois congo » (haricots), les cultivateurs, devant l'absence d'infrastructures et face aux difficultés de transport, se sont encore une fois tournés vers la République dominicaine, pour écouler leurs produits qui sont généralement bradés à vil prix. Ce qui ne profite en rien à l'économie nationale. De plus, on connaît l'importance que revêt la production de mangues pour l'économie du pays qui en est le quatrième exportateur mondial. L'absence de routes, de voies de pénétration handicapent les activités des secteurs concernés par la production et la commercialisation de cette denrée.

Reprenons la route !Passé Mirebalais, c'est vraiment autre chose. Poussière, rocaille, nids-de-poule, crevasses, tout y est ! On en revient au bon vieux temps, quand se rendre à Hinche était toute une expédition qu'il fallait préparer à l'avance, en saison pluvieuse. Vivement que les choses changent !Cette route peut changer la réalité économique et sociale des habitants du département du Centre, et contribuer à l'intégration réelle de la région dans le processus de développement économique et touristique de tout le pays. Ce n'est là qu'un pas, un tout petit pas, mais dans la bonne direction.

Patrice-Manuel Lerebours

La tragédie anglaisienne

Les Anglais boit jusqu'à la lie la coupe de la tragédie environnementale provoquée par des scieurs de long et ceux qui font le commerce de charbon de bois dans les hauteurs du Parc Macaya. Désormais, à la moindre averse, les eaux des rivières laissent dans leur sillage des champs dévastés et des terres lessivées.
La rivière des Anglais a laissé dans son sillage quelque deux cent hectares dévastés, plantés en banane, pois, maïs, igname après les intempéries d'août et de septembre 2008, selon Jean Lamy, un planteur d'une soixantaine d'années. Caricatural, ce membre de l'Association des Irrigants Planteurs des Anglais (AIPA) soutient que « la plaine des Anglais, jadis un grenier, est en passe de devenir un galet». Sur un peu plus de six kilomètres, jusqu'à l'embouchure, le lit de la rivière, qui prend sa source dans les mornes dénudés du Parc Macaya, s'est considérablement étendu. Les troncs de mapou, de manguiers, de cocotiers... jonchant la rivière comme des cadavres à Waterloo, témoignent de ce que nous avons vécu, rappelle le sexagénaire qui appelle à l'endiguement de la rivière, à la régulation de l'exploitation des ressources du parc et à la réalisation d'une campagne de reboisement.

Sinon, il n'y aura plus d'avenir, prévient Jean Lamy, suppléant juge de paix au milieu des années quatre vingt quand, commente-t-il, l'autorité de l'Etat était établie et respectée. Père de dix enfants, M. Lamy laisse transpirer ses craintes, son angoisse comme pour les conjurer alors que son avenir et celui de quelque 30.000 Anglaisiens s'assombrissent. «Quand un planteur perd un hectare de terre, il fait un pas de plus vers la pauvreté. C'est arithmétique. Un hectare planté en pois donne 450 marmites. On effectue deux récoltes en une année. La marmite coûte 150 gourdes », raconte-il.

Tandis qu'il croise le chemin de Mme Rodila Civil, une vielle femme, au bord de la folie, qui revient contempler ce qui reste de sa maison, Jean Lamy rappelle que le 23 octobre 2005, l'AIPA avait écrit au Premier ministre Gérard Latortue, au président Boniface Alexandre afin d'attirer leur attention sur l'amenuisement de l'espace agricole à cause de la rivière. Rien n'a été fait. Et voilà.

Outre le risque de voir les 497 hectares de plaine irrigués à Les Anglais lessivés par des eaux en furie dévalant les hauteurs de Macaya, la ville risque d'être effacée et ses habitants jetés sur les routes de l'exode vers les Cayes ou Port-au-Prince, se lamente-t-il avec dans la voix une colère non diffuse au moment où un camion bondé de charbon de bois, de planches se fraie un passage au milieu de grosses pierres de la rivière pour trouver la nouvelle sortie de la ville.

La tragédie de Macaya. Des planteurs qui se lamentent, des scieurs de long, des commerçants de charbon et des autorités publiques qui s'en balancent des conséquences de ces actions, c'est, si besoin était, une image qui illustre la problématique, la tragédie du Parc Macaya, selon Bruno Mentor, directeur exécutif d'une fondation du même nom. « Les communautés des périphéries n'ont pas conscience de ce que représente le parc. Autrement, elles se seraient impliquées dans sa protection, déplore-t-il.
Chaque année, les dommages causés par le déboisement démesuré de la forêt sont estimés à plus de 19 millions de dollars américains», selon une étude réalisée par des chercheurs de l'Université de Floride. Bruno Mentor, qui craint la destruction de villes comme les Anglais, Port-à-Piment et Chardonnières lors des saisons cyclonique à venir appelle à la mobilisation de la société civile, des communautés pour faire face à ce désastre environnemental. De 100% en 1956, la couverture végétale du parc est passée à 14,8 % en 1978 avant de tomber à 3,6 % en 1984. Une situation qui a entraîné la perte de biodiversité et d'habitat, l'érosion, l'élargissement des lits des rivières, sans compter l'inondation des zones côtières, l'ensablement de certains segments du littoral, la perte de la biodiversité marine, la destruction ou le déplacement de certaines espèces marines.
Situé dans le massif de La Hotte et s'étendant sur les mornes Formond et Macaya, le Parc Macaya est, par sa position géographique, l'un des plus importants parcs naturels du pays. Quelque sept rivières des départements du Sud et de la Grand'Anse - l'Acul, la Ravine du Sud, Les Anglais, Port-à-Piment communément appelée « Bras gauche et Bras droite », Roseaux et la Guinaudée - prennent leurs sources dans l'espace de Macaya.
Le parc, qui reçoit près de 3 000 millimètres cubes d'eau de pluie par an, alimente les deux plus importants systèmes d'irrigation de la Presqu'île du Sud : Avezac et Dubreuil. La faune et la flore du parc comprennent de nombreuses espèces rares ou endémiques, selon Bruno Mentor. Comme Jean Lamy, Bruno Mentor souhaite que le réseau des organisations impliquées dans la protection de l'environnement se renforce afin de donner le ton à la société et à l'Etat dans la campagne existentielle de réhabilitation de notre habitat. Originaire de Rendel, M. Mentor laisse apparaître ses pires craintes face au spectre d'anéantissement de nombreuses villes de la côte après avoir vu ce qui s'est passé à Les Anglais, une ville où il a encore des amis d'enfance. La tragédie...
Roberson Alphonse

Haïti Recto Verso commente
Il existe de ces déclarations de nos politiciens qui sont à disserter dans les latrines immondes tant leurs contenues sont nauséabondes et indigestes. Parmi ces réflexions se trouve justement celle sortie de la bouche de nos parlementaires autour de la question du déboisement et de l’abattage des arbres : On ne peut pas interdire aux haïtiens de couper les arbres ! Les citoyens de leur côté avancent, en connaissance de cause qu’il faudrait arrêter de couper les arbres mais ils n’ont pas d’autres ressources
Je l’ai entendue cette réflexion sortir de la bouche d’un sénateur très à la mode, faisant la une de l’actualité.
Cependant il existe une réflexion primaire à faire qui démontrerait le caractère exigu de la logique de ceux qui pensent de la sorte. En effet, ça fait des années que je lis que la couverture forestière d’Haïti était estimée à 2.5%. Les gens ont depuis continué à couper les arbres. Logiquement un arbre ne pousse pas du jour au lendemain. Cela veut dire que malgré les velléités des programmes de reboisement mal conçus, il arrivera un jour ou il n’y aura plus d’arbre… Et alors que feront ceux qui vivent du charbon de bois et donc de l’abattage des arbres.
En Haïti, un pays ou toute l’activité politique a été concentrée et définie comme la conquête absolue et surtout le maintien du pouvoir au détriment de tout projet social et républicain, se trouve prisonnier d’un nombre incalculable de cercles vicieux. La survie du pays dépend de la volonté des dirigeants de rompre ces cercles vicieux qui étendent un spectre létal à moyen terme sur ce qui reste de la nation.
Il faut des décisions impopulaires et antidémocratiques à souhait. La protection du morne l’hôpital en réclame ; la protection des habitants des bidonvilles en exige.
Il faut déclarer illégal l’abattage des arbres…point final… Et aussi trouver des solutions palliatives qui existent déjà ou qui doivent être inventées car nous n’avons plus de forêts inépuisables !

Libération d'un enfant par les policiers de Cazeau

Un enfant de 6 ans, Madisson Junior Almonor, a été libéré hier à Tabarre par les forces de l'ordre. Enlevé mardi dans la résidence de ses parents dans le quartier de Maïs gâté, l'enfant a été retrouvé les mains liées dans une maison inachevée à la rue Théodat à Tabarre.
Le responsable du sous commissariat de Cazeau, l'inspecteur Likenson Gauthier, indique que les informations fournies par le Centre de Renseignements et d'opération (CRO) ont permis de réaliser l'intervention avant qu'une rançon soit versée aux bandits. Interrogé par un journaliste de radio Métropole, Madisson Junior Almonor, dit se souvenir de l'endroit où il a été séquestré. " Je me suis rendu à pied dans le lieu de détention", explique Almonor qui n'a pas vu les visages de ses agresseurs.
L'enfant a été enlevé vers une heure du matin indique la tante de Almonor qui elle aussi n'a pas eu le temps d'identifier les kidnappeurs.
La semaine dernière, 3 bandits responsables de nombreuses exactions dans le quartier de La Saline (Port-au-Prince) ont été appréhendés par les forces de l'ordre. Jose Mevene, Mercius Fenel et Julio Pyram, ont été arrêtés quelques minutes après la manifestation organisée par le parti Lavalas le 16 décembre dernier informe le porte parole de la PNH, Gary Desrosiers.
Il assure que des plaintes avaient été formulées à l'encontre de ces bandits qui ont établi leurs repaires dans le quartier de Fort Touron.
Les autorités policières avaient révélé que 5 cas d'assassinat ont été recensés au cours des premières semaines de décembre. 330 arrestations ont été effectuées dans les différentes régions du pays durant cette période, dans le cadre de la lutte contre le banditisme selon M. Desrosiers.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14525

Dépôt mardi à la Chambre basse du budget 2008/2009

Oui au bénéfice de l’urgence, mais non à la précipitation, dit le président de la commission des finances, Jean Marcel Lumérant
lundi 22 décembre 2008,
Radio Kiskeya
Le ministre de l’économie et des finances, Daniel Dorsainvil, procédera mardi au dépôt du projet de budget de l’exercice 2008/2009, a annoncé le président de la commission des finances de la Chambre des Députés, Jean Marcel Lumérant.
Le parlementaire n’était toutefois pas en mesure d’opiner sur la conception et l’orientation du budget, le texte n’ayant pas encore été mis en circulation au Parlement.
Le Député Lumérant a réitéré la volonté de la commission qu’il préside de travailler avec célérité en vue de faciliter l’adoption par l’assemblée de la nouvelle loi de finances avant le deuxième lundi de janvier, date constitutionnelle de l’ouverture de la première session ordinaire de l’année législative.
Les deux Chambres pourraient même analyser conjointement le projet de budget, a ajouté M. Lumérant avant de faire remarquer que la sérénité sera de rigueur et le texte passé au crible.
L’initiative en matière budgétaire revenant à la Chambre basse, les Députés devront se prononcer sur le document avant que le Sénat ne l’analyse à son tour.
En cas d’approbation, le nouveau budget sera effectif avec un retard de plus de trois mois sur l’année fiscale en cours ouverte depuis le 1er octobre dernier. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5534

204 nouveaux casques bleus péruviens attendus en Haïti

Ce nouveau contingent, qui porte à plus de 1.800 les soldats péruviens déployés jusqu’ici au sein de la MINUSTAH, arrive samedi pour assurer la rotation des troupes
lundi 22 décembre 2008,
Radio Kiskeya
Le vice-ministre péruvien de la défense, José Antonio Raymundo, a salué lundi le départ à destination de Port-au-Prince de 204 nouveaux casques bleus qui doivent intégrer à partir du 27 décembre (samedi) la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), rapporte l’Associated Press.
Issus des régiments d’infanterie, de la marine et de la force aérienne de leur pays, ces éléments seront déployés en Haïti dans le cadre de la rotation des troupes de la compagnie Pérou.
« Plus de 1.800 casques bleus péruviens ont rendu des services précieux en aidant à la consolidation de la paix et de la démocratie en Haïti », a déclaré le vice-ministre Raymundo au cours d’une cérémonie d’adieu qui s’est tenue au QG de l’armée péruvienne à Lima.
Il a aussi évoqué, sans donner de précisions, le cas de plusieurs soldats péruviens blessés lors d’opérations de la MINUSTAH destinées à reprendre le contrôle des zones les plus affectées par la violence.
Comme à l’ordinaire, le séjour des nouveaux casques bleus sera d’une durée de six mois.
Avant d’être envoyé en mission, l’ensemble du groupe a suivi pendant six semaines des cours basés sur les opérations de maintien de la paix dans le centre d’entraînement du commandement conjoint des Forces Armées du Pérou.
Déployée en Haïti depuis l’été 2004, la mission onusienne compte environ 9.000 militaires et policiers internationaux, en majorité des latino-américains. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5532