« Une page se tourne pour le Venezuela »
Depuis deux ans, il entretient le mystère autour de lui. On ne connaît ni la nature, ni la gravité de son cancer.
Dimanche 30 décembre, le vice-président Nicolas Maduro, seul habilité à communiquer sur son état de santé, annonce que Hugo Chavez « souffre de nouvelles complications ».
Elles découlent apparemment d’une infection respiratoire contractée à la suite de cette dernière opération intervenue à Cuba.
Les médecins mandatés par le pouvoir castriste tentent une nouvelle fois de remettre sur pied la figure du socialisme sud-américain. Mais la venue à son chevet de Nicolas Maduro et de ses proches ne rassure guère sur l’état de santé préoccupant de Hugo Chavez.
Pour Janette Habel, enseignante à l’Institut des hautes études de l’Amérique latine (IHEAL), c’est un bouleversement :
« Une page se tourne pour le Venezuela.
Mais aussi pour l’Amérique latine. »
Pendant plus d’une décennie, Hugo Chavez a transformé la politique et la géopolitique d’Amérique latine. Aucune personnalité politique du continent n’a aujourd’hui la légitimité ou le charisme pour prendre le relais.
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Hugo Chavez n’est pas encore réinvesti président du Vénézuela
Réélu, Hugo Chavez n’a pas encore été officiellement reconduit à la tête du Venezuela. La cérémonie d’investiture doit intervenir le 10 janvier. Selon la constitution, la succession s’organiserait différemment si elle intervenait avant ou après cette date.
Deux solutions sont envisageables :
Hugo Chavez est investi mais ne peut pas aller au bout de son mandat de six ans : des élections doivent être organisées sous trente jours, un délai court qui ne laisse quasiment aucune place à un renversement de l’équilibre politique du pays. Ayant désigné son successeur, c’est Nicolas Maduro qui héritera du pouvoir ;
Hugo Chavez n’est pas en mesure d’être investi : jusqu’à ce qu’un nouveau président soit élu, c’est Diosdado Cabello, le président du Parlement, qui sera aux commandes. Ecarté par Hugo Chavez, qui lui reproche de traîner quelques casseroles (des soupçons de corruption pèsent sur lui), Cabello pourrait avoir du mal à quitter le fauteuil après trente jours.
Il redeviendrait aussi une alternative crédible.
Mais la probabilité d’assister à une guerre de succession est faible selon Alain Musset, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales(EHESS), qui a dirigé « Géopolitique des Amériques » (éditions Nathan, 2006) :
« Le successeur est désigné, c’est Nicolas Maduro. Cabello n’a pas été désigné car Chavez ne lui fait pas confiance.
A la disparition du leader, des distensions au sein du parti vont apparaître, mais plus tard. Je ne suis pas sûr que quelqu’un ose s’opposer à la dernière décision du chef. Ça serait presque vu comme un sacrilège – j’utilise volontairement le mot.
Même si Maduro n’est pas charismatique, il bénéficiera du “martyr Chavez”, dont il est l’héritier. »
Il aurait trente jours pour convaincre. Au-delà des personnes, l’héritage politique de Hugo Chavez sera autrement plus compliqué à assumer.
C’est ce que confirme Janette Habel :
« Même s’il a dépassé cette tradition en mettant en œuvre une politique sociale radicale et un projet d’alliance latino-américaine, Chavez s’inscrit dans le courant des militaires nationalistes réformistes de gauche d’Amérique latine.
Ces derniers n’ont rien en commun avec les gorilles et dictateurs d’Argentine ou du Chili. Chavez respecte la démocratie, même si, ancien militaire, il a cette culture du chef, très autoritaire. Ce qui explique qu’il puisse être vu comme un caudillo. »
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Un bilan national contrasté
LES INQUIÉTUDES D’AMNESTY
Dans son rapport annuel de 2012, Amnesty International dresse la liste de ses inquiétudes pour l’état des droits de l’Homme au pays d’Hugo Chavez :
« Des défenseurs des droits humains ont reçu des menaces et les détracteurs du gouvernement faisaient toujours l’objet de poursuites engagées pour des motifs politiques. Les mécanismes mis en place pour garantir le respect de l’obligation de rendre des comptes afin d’assurer la bonne marche de la justice et pour contribuer à la prévention des brutalités policières demeuraient insuffisants. De graves épisodes de violences survenus au sein de prisons extrêmement surpeuplées se sont soldés par la mort d’un certain nombre de détenus. »
Les réussites sociales d’Hugo Chavez sont incontestables. Janette Habel rappelle qu’elles lui ont assuré le soutien indéfectible des Vénézuéliens :
« J’ai été observatrice au Venezuela lors de deux élections. Je vous assure qu’à chaque fois, il a été élu sans contestation possible.
Il a derrière lui la majorité de la population, à savoir les plus pauvres. Notamment dans les Ranchos, des bidonvilles où les enfants ont désormais droit à l’éducation, à la santé. Il a aussi fait construire ces derniers mois quelque 200 000 logements neufs pour les plus démunis. »
Mais en œuvrant sans compter pour obtenir l’adhésion de la frange populaire, Hugo Chavez s’est mis à dos une partie de la classe moyenne.
Et les élites traditionnelles – les libéraux et conservateurs ont longtemps gouverné –, lui ont définitivement tourné le dos.
Elles critiquent la démagogie, l’autoritarisme (voir ci-contre les inquiétudes d’Amnesty International) et le clientélisme du pouvoir, comme l’explique Alain Musset :
« Les classes populaires lui sont redevables, car Hugo Chavez est à l’origine d’avancées sociales. Il a multiplié les investissements sociaux avec l’argent du pétrole qu’il a aussi transformé en arme diplomatique, rompant les liens entre le Venezuela, les Etats-Unis et l’économie de marché entretenue par les élites.
Mais l’opposition considère que cette politique revient à acheter les voix des plus pauvres. Et dénonce la verticalité du pouvoir vénézuelien. »
« Le socialisme du XXIe siècle est un échec »
Mais c’est en fait sur sa gauche que Hugo Chavez pourrait être le plus critiqué, car il doit en grande partie son ascension politique à son idéologie socialiste, inspirée des Fidel Castro, Salvador Allende, Juan Velasco Alvarado, Omar Torrijos...
Lors de son accession au pouvoir, il s’est ainsi présenté comme le représentant du « socialisme du XXIe siècle ».
Selon Alain Musset, malgré sa politique volontariste, Hugo Chavez n’a pourtant jamais initié les changements structurels nécessaires à la réalisation de son ambition. Et à l’entrée dans une nouvelle ère socialiste :
« Avant Chavez, le Venezuela avait une économie de rentes, issue des hydrocarbures, qui bénéficiait aux élites. Les bénéfices vont désormais ailleurs.
Mais c’est encore et toujours une économie de rentes.
Chavez n’a pas utilisé l’argent du pétrole pour transformer la production et le tissu économique du pays, ce qui aurait du même coup transformé le tissu social.
Certes, il y a plus de justice redistributive, mais elle est soumise au bon vouloir de l’Etat. Si la droite revient au pouvoir, ces mécanismes disparaîtront et les classes populaires n’auront rien gagné dans l’affaire. Car le Venezuela est extrêmement dépendant de ses importations.
Sur le long terme, une telle économie de rentes n’est pas viable.
Le successeur de Chavez aura certainement à affronter une crise économique, politique et sociale. »
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Chavez, militant de l’intégration sud-américaine
Même ambivalence sur la scène internationale.
Si Hugo Chavez bénéficie à l’étranger d’une indéniable stature, il le doit en partie à son charisme, à sa rhétorique et à ses positions tranchées.
Il a endossé le rôle de chef de file des opprimés, des pays émergents, des nations du Sud. Avec un discours hargneux à l’égard des Etats-Unis pour incarner son propos.
Toutefois, selon Janette Habel, le leader socialiste a connu bien des « conquêtes régionales », faisant de l’unification sud-américaine son cheval de bataille :
« Il a consolidé l’indépendance nationale de son pays en se revendiquant deBolivar, héros de l’indépendance des colonies espagnoles d’Amérique latine.
C’est dans cette optique qu’il a nationalisé les compagnies pétrolières.
Mais il a aussi porté la voix des pays voisins (Bolivie, Equateur, certaines îles des Caraïbes, certains pays d’Amérique centrale) en leur fournissant du pétrole, parfois à des taux extrêmement préférentiels (à l’image de Cuba), avec la seule ambition de consolider l’intégration latino-américaine. Cela lui a apporté un soutien de poids, notamment à l’ONU, où de nombreuses nations l’ont suivi. »
Dès son arrivée au pouvoir, Hugo Chavez a ainsi fait de la scène régionale sa priorité en matière de politique étrangère. Nicolas Maduo cumule d’ailleurs les rôles de vice-président et de ministre des Affaires étrangères.
La diplomatie chaviste s’articulait autour de trois institutions, qu’il a contribué à créer, puis à renforcer :
L’Alliance bolivarienne pour les Amériques (Alba)
L’Union des nations sud-américaines (Unasur)
La Communauté d’Etats latino-américains et Caraïbes (Celac)
En organisant politiquement une communauté des Etats latino-américains, en assumant le leadership de ces organisations, Hugo Chavez a fait reculer très largement l’influence des Etats-Unis sur ce territoire, explique Janette Habel :
« Derrière tout cela, il y a une chose : le déclin relatif de la puissance américaine sur le sol sud-américain. A sa mort, l’enterrement sera un événement. Tous les chefs d’Etat de la zone seront là, c’est certain. »
Bras dessus bras dessous avec Ahmadinejad
Hugo Chavez allie souvent la parole aux actes. Critiquant l’impérialisme des Occidentaux, il a amorcé un rapprochement avec la Russie, la Chine, et surtout l’Iran – membre influent de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), comme le Venezuela –, au risque de basculer dans « l’axe du mal » de l’ancien président George Bush, selon Alain Musset :
« On l’a ainsi vu prendre le président iranien Ahmadinejad par l’épaule pour énerver les Etats-Unis. »
Même scepticisme pour Janette Habel :
« Je ne suis pas sûre que c’était la meilleure solution pour manifester son désaccord [avec les Occidentaux, ndlr]. “
Pas certain que Nicolas Maduro ou qu’un successeur prochain pousse jusque-là l’effronterie. L’héritage de Hugo Chavez sera bien difficile à assumer.
http://www.rue89.com/2013/01/02/la-succession-dhugo-chavez-un-heritage-difficile-prolonger-238236
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
mercredi 6 mars 2013
Haïti-États-Unis : Échec d’un programme d’emprunts de l’Usaid à travers des institutions financières haïtiennes
P-au-P, 5 mars 2013 [AlterPresse] --- Un programme de l’Agence américaine pour le développement international (Usaid), en coopération avec plusieurs institutions financières haïtiennes, en vue de stimuler l’économie du pays, a échoué, selon les résultats d’un récent audit relayés par le Miami Herald.
Le programme visait à offrir des prêts à des entreprises dans les secteurs de la construction, l’agriculture, l’artisanat, la gestion des déchets et le tourisme.
La majorité des prêts, qui devaient aller aux femmes, aux nouveaux préteurs, aux petites et moyennes entreprises, n’a pas atteint ces cibles, démontre l’audit, qui a été conduit en février dernier (2013).
En revanche, des entreprises - listées comme inéligibles, à cause de leurs activités touchant notamment au jeu, au tabac ou à l’alcool - ont, tout de même, obtenu des prêts.
Des emprunteurs, qui auraient pu obtenir des sommes plus importantes dans d’autres institutions financières, ont aussi bénéficié du programme.
Les prêts devaient aussi aller vers trois « corridors de développement », identifiés, par les États-Unis d’Amérique, dans le cadre de la stratégie de reconstruction d’Haïti, suite au séisme du 12 janvier 2010.
Mais, cela n’a pas été fait, selon l’article qui signale, de plus, que le programme est resté centralisé, car l’argent n’a pas quitté l’aire de la capitale, Port-au-Prince.
Cela est particulièrement remarquable dans le cas de Sogebank qui a concentré 90% de ses prêts dans la capitale.
Sogebank est l’une des institutions financières, impliquées dans le programme à côté de la société financière haïtienne de développement (Sofhides) et de Le Levier (une fédération de coopératives financières).
L’Usaid n’a pas non plus formé suffisamment les préteurs qui, dans certains cas, n’ont pas compris les objectifs du programme ni été en mesure de les articuler avec les pratiques de prêts, révèle Miami Herald.
Le journal souligne, en même temps, des paiements tardifs, allant jusqu’à 90 jours, dans le cas de Sofihdes.
Des recommandations ont été adressées à l’issue de l’audit, et l’agence américaine se dit disposée à les suivre.
En tout cas, fin février 2013, l’ambassade américaine a annoncé fièrement, dans une note, la signature d’un accord entre Overseas Private Investment Corporation (Opic) et une société de Maryland aux États-Unis, Developpement innovations group, pour l’octroi de prêts à « des familles économiquement faibles en Haïti ».
Dans ce projet, l’Opic a engagé 17 millions de dollars américains (US $ 1.00 = 44.00 gourdes ; 1 euro = 60.00 gourdes aujourd’hui).
On ne sait pas s’il existe des garanties que les failles du programme de l’Usaid ne se répéteront pas avec ces deux institutions.
En juillet 2012, le Miami Herald avait révélé des problèmes de gestion des fonds attribués par les États-Unis à des organismes humanitaires au profit d’Haïti.
Le manque de transparence de l’information est un élément notoire dans les défaillances du financement américain, indiquait le journal.
Cette situation favoriserait la corruption et le gaspillage, et formerait un processus fermé, réduisant la concurrence et empêchant l’évaluation des projets. [kft gp apr 05/03/2013 16:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article14188
Haïti-Coopération : le navire français Dumont D’Urville a livré 16 tonnes de fret humanitaire
Mardi, 05 Mars 2013 16:26 WJL/HPN Nouvelles - Reconstruction
Le navire de transport léger de la Marine française, « Dumont D’Urville », a livré mardi sur le quai Sud de Port-au-Prince 16 tonnes de fret humanitaire au profit d’un ensemble d’institutions haïtiennes dont l’Hôpital de l’Université d’Haïti (HUEH) qui bénéficiera d’un lot de matériel médical pour sa section de maternité, a constaté Haiti Press Network.
Le capitaine de corvette Cyril Rey, commandant du Dumont d’Urville, a remis officiellement mardi le fret humanitaire au 1er conseiller et chargé d’affaires a.i.de l’ambassade de France en Haïti Dominique Delpuech en faveur de plusieurs institutions telles des écoles, orphelinats, et l’HUEH.
Le Directeur de l’HEUH, Mainville Maurice Fils qui était venu recevoir ces dons, n’a pas caché sa satisfaction. Selon M. Mainville, ce lot de médicaments va contribuer à renforcer les soins au niveau de la santé de reproduction à l’HUEH « afin que les femmes haïtiennes cessent de mourir en donnant la vie ».
Ce don humanitaire est arrivé à point nommé dans la mesure où, il survient deux jours avant l’inauguration de la section de maternité de l’HUEH le 8 mars prochain qui coïncide avec la journée mondiale de femmes.
« Ce n’est pas de la charité », a précisée M. Dominique Delpuech ajoutant que ce don est un engagement qui a été pris au plus haut niveau de l’état français pour la reconstruction de l’HUEH aux côtés des USA et de l’état haïtien.
Quatre véhicules ont été également remis à la municipalité des Palmes, dans le cadre de sa coopération décentralisée avec la communauté d'agglomération du centre de la Martinique (CASEM)
Un partenariat soutenu par la France, le Canada, la France et la Hollande a été établi en 2010 entre cette région presqu’identique avec la Martinique tant par leur superficie et leur population la CASEM. L’objectif est de mutualiser les ressources et les moyens pour que les communes (Petit-Goave, Grand-Goave, Miragoane) formant cette région puissent fonctionner ensemble.
Le président de la communauté des municipalités de la région des palmes (CMRP) Joseph Jean Pierre Salam, a accueilli avec beaucoup de satisfaction ces véhicules. « Ils vont renforcer l’activité en facilitant la concrétisation des différentes les différentes initiatives entamées dans le cadre de ce projet d’intercommunalité », s’est réjoui M. Salam
Depuis le séisme du 12 janvier, c’est pour la troisième fois que ce bâtiment militaire des Antilles françaises de 80 m de long et de 1500 tonnes est venu apporter lson soutien à Haïti.
Texte et photos de : Wilner.jl@hpnhaiti.com
http://www.hpnhaiti.com/site/index.php/reconstruction/8866-haiti-cooperation-le-navire-francais-dumont-durville-a-livre-16-tonnes-de-fret-humanitaire
Haïti: l'ex-président Préval témoin dans le meurtre d'un célèbre journaliste
Par LEXPRESS.fr, publié le 04/03/2013 à 23:49, mis à jour à 23:49
L'ancien président haïtien René Préval a été convoqué comme témoin par un juge d'instruction dans le cadre d'une enquête sur l'assassinat en avril 2000 du journaliste Jean Dominique. Farouche opposant au régime des Duvalier, le directeur de Radio-Haïti Inter avait été tué par balles par des inconnus dans la cour de la station de radio qu'il dirigeait.
Nouveau rebondissement dans l'affaire Jean Dominique en Haïti. L'ancien président René Préval a été convoqué comme témoin par un juge d'instruction dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat en avril 2000 du célèbre journaliste. "M. Préval sera entendu à titre de témoin. C'est important qu'il se présente en personne car il était au pouvoir quand le meurtre a été perpétré, il pourrait détenir des informations importantes", a précisé le juge d'instruction Ivikel Dabrésil.
L'ex-président a confirmé lundi au média Haïti Press Network qu'il se présenterait "le 7 mars, au tribunal, accompagné de ses avocats". René Préval a dirigé Haïti à deux reprises, de 1995 à 2001 après avoir servi comme Premier ministre du président Jean-Bertrand Aristide, puis de 2006 à 2011 avant de transmettre le pouvoir à l'actuel chef de l'Etat Michel Martelly. Le journaliste Jean Dominique, farouche opposant au régime des Duvalier, exilé pendant la dictature de 1980 à 1986, a été tué par balles le 3 avril 2000 par des inconnus dans la cour de la station Radio Haïti-Inter qu'il dirigeait. Le gardien de la station de radio a également été assassiné.
Une "démarche non-politisée", selon le juge
"C'est un travail complexe par rapport à la politique, mais ma démarche n'est pas politisée", s'est défendu le juge d'instruction face aux critiques des proches des anciens chefs d'Etat Préval et Aristide, qui assimilent la convocation de René Préval à de la "persécution politique". Le juge Dabrésil a rappelé qu'il avait hérité du dossier sous le gouvernement de René Préval en 2010, mais que les recherches s'étaient arrêtées à la suite du séisme du 12 janvier 2010 qui avait détruit les tribunaux d'Haïti. "Depuis que nous avons été chargés de cette affaire en 2010, nous avons entendu une quinzaine de personnes, dont la veuve de la victime Michèle Montas (ancienne porte-parole du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, ndlr) et un ex-chef de la police haïtienne", a indiqué le juge.
Un ancien ministre de l'Intérieur de Jean-Bertrand Aristide, qui pourrait lui aussi être entendu dans l'affaire, a été convoqué le 14 mars par la justice. Depuis 2000, pas moins de 12 juges se sont succédés dans l'instruction de cette affaire qui défraie la chronique en Haïti.
Depuis son retrait du pouvoir en 2011, René Préval a quant à lui rarement été vu en public. Il est retourné vivre dans sa province natale au nord d'Haïti, selon ses proches.
Avec
http://www.lexpress.fr/actualite/haiti-l-ex-president-preval-temoin-dans-le-meurtre-d-un-celebre-journaliste_1226933.html
Haïti- Reconstruction : Lancement officiel d’un projet contre les constructions anarchiques
Mardi, 05 Mars 2013 14:19 MEA/HPN Societe & Loisirs - Societe
La Mairie de Port-au-Prince a lancé officiellement mardi, à Bourdon, un projet en vue d’adopter des mesures contre les constructions anarchiques du pays, notamment à la Vallée de Bourdon, a constaté un reporter d’Haiti Press Network.
La mairie de Port-au-Prince a annoncé des mesures devant aboutir à la destruction de quelques maisons situées au bord de la ravine.
En effet, toutes les constructions sont interdites pour le moment présent, selon ce qu’a indiqué Gérald Junior Estimé, membre de la commission communale de Port-au Prince. « Nous allons travailler ensemble pour qu’enfin la Ville de Port-au-Prince soit libérée », a-t-il lancé.
M. Estimé a affirmé la volonté et la détermination de la mairie pour sortir la Vallée dans cette situation critique, et a rassuré que la mairie procédera à des constructions durables, afin que la population ne soit plus victime au moment des catastrophes naturelles.
Le représentant de la commission communale de Port-au-Prince a informé qu’il va travailler de concert avec le SMCRS, le CNE et plusieurs organisations non gouvernementales pour rendre la tâche plus facile.
« Il faut que la Vallée s’en sorte de ce marasme. Nous avons la volonté de le faire», a-t-il déclaré, avant de soutenir que la mission de la commission communale est d’assainir la Ville de Port-au-Prince.
«Nous avons les moyens politiques de réaliser ce rêve. Il suffit d’avoir d’abord la détermination et ensuite les possibilités arriveront », a-t-il avancé en guise de conclusion.
Mackendy Emmanuel Alexis
alexismackendyemmanuel@yahoo.fr
http://www.hpnhaiti.com/site/index.php/societe/8862-haiti-construction-lancement-officiel-dun-projet-contre-les-constructions-anarchiques
Haïti: l'ex-président Duvalier hospitalisé
AFP Publié le 05/03/2013 à 07:01
L'ancien président haïtien Jean-Claude Duvalier, 61 ans, poursuivi par la justice pour crimes contre l'humanité et détournement de fonds, a été hospitalisé jeudi juste après avoir comparu devant un tribunal, a-t-on appris hier d'une source proche de "Baby Doc".
"La journée (du 28 février, ndlr) a été éprouvante pour lui. Il a été hospitalisé tout de suite après avoir été interrogé pendant près de cinq heures par des juges d'une cour d'appel de Port-au-Prince", a confié à l'AFP un proche de Jean-Claude Duvalier qui a requis l'anonymat.
L'ex-dictateur, qui a été entendu en présence d'un groupe d'anciennes victimes de son régime (1971-1986), devrait être questionné à nouveau lors d'une audience prévue jeudi. "S'il bénéficie de l'exéat de son médecin, il se mettra à disposition du tribunal", a déclaré à l'AFP l'un de ses avocats.
Jeudi dernier, lors de sa première comparution devant le juge Jean-Joseph Lebrun, Jean-Claude Duvalier dit "Baby Doc", qui souffre également d'arthrose cervicale, était apparu amaigri et semblait avoir du mal à s'exprimer. Ses réponses aux questions du tribunal avaient été répétées par le greffier de la cour d'appel.
Le 21 février dernier, après sa troisième absence, le juge avait ordonné que "Baby Doc" Duvalier soit "amené" devant la justice, pour répondre à plusieurs plaintes pour arrestations arbitraires, tortures et détentions illégales.
Revenu en Haïti en 2011 après 25 ans d'exil en France, un juge d'instruction avait recommandé en 2012 de ne pas poursuivre Duvalier pour les crimes de sang, mais avait décidé de le renvoyer devant un tribunal correctionnel pour corruption et détournement de fonds. Un regroupement d'anciennes victimes de son régime ont décidé de faire appel de la décision du juge. Jean-Claude Duvalier, qui est détenteur d'un passeport diplomatique et est libre de ses déplacements, est remarqué de temps en temps dans les rues de Port-au-Prince au volant d'un véhicule tout terrain.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/03/05/97001-20130305FILWWW00258-haiti-l-ex-president-duvalier-hospitalise.php
Emilia Raila: Une Volontaire engagée pour un changement social en Haïti
5 mars 2013 | Publié dans la catégorie : À La Une, Quoi de neuf ?
Volontaire des Nations Unies originaire de Tanzanie, Emilia Raila mène son combat contre la pauvreté en Haïti dans son travail, mais aussi au sein d’une fondation locale.
« Je déborde d’énergie et de plaisir en travaillant avec la communauté car changer la vie des autres me rend heureuse », confie-telle.
Recrutée à la MINUSTAH en tant que Volontaire des Nations Unies (VNU), chargée du recyclage et de la gestion des biens usagés de la mission, elle consacre depuis juin 2011 ses jours de repos au renforcement des capacités des membres du Palais de l’Encadrement des Défavorisés du Tiers Monde (PENDEFATIM), une fondation haïtienne qui œuvre pour l’éradication totale de la pauvreté dans le pays.
« Elle nous donne les techniques appropriées pour développer nos communautés sur le plan sanitaire et économique », souligne le Président du Conseil d’Administration de PENDEFATIM, Louis Jeune Michelet.
Son implication a aussi permis à la fondation de nouer des liens avec d’autres organisations, et ainsi d’obtenir un appui en matériels, bancs, tables de bureaux ou encore chaises, comme le souligne son responsable des ressources humaines, Edouard Henry.
Dans le cadre de l’assainissement et de la lutte contre la pauvreté, elle a par exemple permis à PENDEFATIM d’obtenir plus de 300 brouettes, 400 pelles, des râteaux et des toitures de maison qui ont par la suite été mis à la disposition de personnes vulnérables de Croix des Bouquets, Ganthier et Thomazeau, des communes de Port-au-Prince, la capitale haïtienne.
« Avec ce matériel que j’ai obtenu grâce à Emilia, je contribue à l’assainissement de mon quartier car je les prête à mes voisins pour le nettoyage de leurs maisons et des rues », confie Gathia Brice, une habitante de Croix des Bouquets.
Pour Michel Wilner, un autre habitant de Croix des Bouquets, l’impact de cette aide a été économique : « Avec ma brouette, je transporte des boissons gazeuses que je vends et ça me permet de gagner un revenu pour subvenir à mes besoins et à ceux de ma famille », explique-t-il.
Motivée malgré le manque d’électricité
Tous les samedis matins, Emilia se rend dans les locaux de l’organisation, bravant la chaleur due à l’absence d’électricité, pour donner des cours de gestion aux membres de la communauté.
« A travers ces cours, j’essaye de montrer aux membres de PENDEFATIM que leur développement doit d’abord commencer par eux-mêmes», dit-elle.
Selon Edmond Yolitha, bénéficiaire de cette formation, bien qu’Emilia soit anglophone, elle parvient à se faire comprendre facilement car elle se base sur des exemples concrets.
« Emilia est très explicite pendant les cours et même un analphabète peut comprendre car elle nous fait faire des cas pratiques et elle est très assidue à la formation », souligne-t-il.
Emilia n’en oublie pas moins son travail au sein de la Mission, qu’elle a rejointe en novembre 2008 après plusieurs années passées dans le secteur de la santé et de l’assainissement en Tanzanie.
Unique femme au sein de l’unité de recyclage et de gestion des biens usagés de la MINUSTAH, cette mère de trois enfants contribue à l’élimination des matières générées par la mission.
Pour Charles Etienne René, Officier environnemental de la MINUSTAH, il faut faire preuve d’une grande détermination pour concilier ses tâches au bureau avec l’appui à la communauté.
« J’admire l’amour pour le partage de cette Volontaire et en tant qu’Haïtien, je lui suis très reconnaissant de sa disponibilité pour appuyer gratuitement les communautés pour un changement social positif dans mon pays », confie-t-il.
Tahirou Gouro Soumana
http://minustah.org/?p=40590
Haïti-ASHAPS-ballon d’Or : Wisline Dolcé, la modeste gagnante
Mardi, 05 Mars 2013 14:04 EV/HPN Nouvelles - Sport
Wisline Dolcé, milieu de terrain de l’AS Tigresses a été nommée meilleure joueuse de l’année 2012, jeudi, par 210 journalistes sportifs de l'ASHAPS en devançant Manouchka Pierre-Louis (Valentina) et Nerlande Emmanuel (Essentiel). Dolcé est la deuxième a remporté ce trophée, a appris Haïti Press Network.
Wisline Dolcé qui a inscrit 11 buts l’année dernière, s’est donnée corps et âme pour donner un second titre consécutif à son club favori l’AS Tigresses pour la saison 2012.
« Ouf…, je ne trouve vraiment pas les mots exacts pour expliquer ma joie. Je suis très contente car je ne m’attendais pas à un trophée. Je profite de cette occasion pour dédier ce trophée à Manoucheka et Nerlande ainsi qu’à mes coéquipières, aux dirigeants des Tigresses et j’espère être présente l’année prochaine», a fait savoir Dolcé.
Le milieu offensif formé depuis l’âge de 11 ans à l’AS Tigresses a remporté six titres avec ce club et a été élue 3 fois meilleure joueuse du championnat national féminin de première division.
Wisline Dolcé, 26 ans a intégré la sélection U-19 à l’âge de 16 ans et à 20 ans elle a joué pour la sélection nationale féminine senior de foot et a marqué environ 15 buts.
Auparavant, Wisline avait joué au sein des Tigresses comme milieu récupérateur ou défensif en portant le dossard 6 mais actuellement, elle mène le jeu sur le terrain avec son nouveau dossard 10.
Wisline Dolcé, deuxième enfant de sa famille (jumeau avec son frère Wislin Dolcé), a passé 6 mois sous les couleurs de l’université Indiana, l’année dernière et n’a inscrit aucun but lors du championnataméricain.
Manouchka Pierre-Louis du Valentina FC a remporté deux fois le titre de meilleure joueuse de l’ASHAPS, elle reste la seule sportive a gagné deux fois un titre.
Esther Versière
esther.v@hpnhaiti.comhttp://hpnhaiti.com/site/index.php/sport/8858-haiti-ashaps-ballon-dor-wisline-dolce-la-modeste-gagnante
Confusion et contradictions au sein de la commission bicamérale
La commission bicamérale chargée de designer les représentants du Législatif au Conseil Electoral est caractérisée par la confusion et les contradictions. Alors que le délai est arrivé à expiration les commissaires continuent d'émettre des points de vue divergents sur tous les dossiers touchant les activités de cette commission.
Au cours d'une rencontre tenue le dimanche 3 mars 2013, certains membres de la commission ont envisagé de soumettre les noms des ex députés Pierre Simon Georges et Marie Cluny Dumay Miracle et d'un cadre du Parlement, Nelie Boyer.
Le député Danthon Leger indique qu'il n'avait pas pris part à cette rencontre tout en confirmant que les noms de ces personnalités avaient été évoqués.
Le sénateur Andrice Riché, présent à cette rencontre, justifie la démarche par la nécessité pour les parlementaires de designer des personnalités proches du Parlement. Il ne faut pas uniquement penser à des personnalités de la société civile mais surtout à des gens ayant un sentiment d'appartenance au Parlement, lance t-il.
De son coté le sénateur Melius Hyppolite a fait une autre lecture de la situation. Il juge que la commission doit analyser tous les dossiers soumis au Parlement. Admettant que la commission est confrontée à de grandes difficultés, il espère que les commissaires auront la capacité de transcender pour trouver une solution au problème. M. Hyppolite appelle les commissaires à analyser dans la sérénité les dossiers de tous les candidats.
Cependant un autre commissaire Steven Benoît assure que la commission est inexistante. Depuis trois semaines les membres de la commission n'ont pas tenu une réunion, rappelle M. Benoît pour qui il faut abandonner la formule de Conseil Electoral Permanent.
Selon le premier secrétaire du Sénat le président Martelly n'a pas d'autres choix que de former un conseil électoral provisoire s'il veut réaliser des élections au cours de cette année. Il préconise la désignation des 9 conseillers électoraux par le chef de l'Etat à partir du liste de 27 personnalités soumises par les organisations de la société civile.
LLM / radio Métropole Haïti
lundi 4 mars 2013
Affaire Duvalier: nouvel espoir pour les victimes
La présence au tribunal de l’ancien «président à vie» Jean-Claude Duvalier apporte une lueur d’espoir aux familles des victimes. Parmi les crimes présumés, figurent des exécutions extrajudiciaires, des disparitions forcées et des tortures perpétrées pendant les années où il était au pouvoir.
«Le fait que Jean-Claude Duvalier se soit bel et bien présenté cette fois-ci redonne un peu d’espoir quant à la capacité du système judiciaire haïtien à traiter des affaires sensibles, a estimé Javier Zuñiga, conseiller spécial d’Amnesty International. Mais la route vers la justice sera longue.»
Le 21 février 2013, lorsque Jean-Claude Duvalier avait pour la troisième fois refusé de répondre à la convocation de la justice, la cour d’appel avait demandé au procureur de faire venir l’ancien chef d’État lors de la prochaine audience et menacé de l’incarcérer s’il n’obtempérait pas.
Les plaignants enfin entendus
Ayant finalement accepté de se présenter devant la justice, il s’est retrouvé face aux plaignants – les familles des victimes d’exécutions extrajudiciaires et de disparitions forcées et les victimes d’actes de torture commis lorsqu’il était au pouvoir. Pour la première fois, l’ancien président haïtien a eu à répondre aux questions de la cour et des avocats des plaignants.
«Il est désormais capital que la cour entende les témoignages des victimes et se penche sur l’énorme quantité de preuves éclatantes qui ont été recueillies», a indiqué Javier Zúñiga.
Selon les normes internationales relatives aux droits humains, aucune prescription ne s’applique aux crimes tels que la torture, les exécutions, la détention arbitraire et les disparitions forcées.
«Ce que nous demandons, c’est que Jean-Claude Duvalier ait à répondre de ces crimes horribles qui constituent des crimes contre l’humanité, commis sous son régime, tout en veillant à ce que son droit de bénéficier d’un procès équitable soit respecté», a conclu Javier Zúñiga.
http://www.amnesty.ch/fr/pays/ameriques/haiti/docs/2013/affaire-duvalier-nouvel-espoir-pour-les-victime
«Le fait que Jean-Claude Duvalier se soit bel et bien présenté cette fois-ci redonne un peu d’espoir quant à la capacité du système judiciaire haïtien à traiter des affaires sensibles, a estimé Javier Zuñiga, conseiller spécial d’Amnesty International. Mais la route vers la justice sera longue.»
Le 21 février 2013, lorsque Jean-Claude Duvalier avait pour la troisième fois refusé de répondre à la convocation de la justice, la cour d’appel avait demandé au procureur de faire venir l’ancien chef d’État lors de la prochaine audience et menacé de l’incarcérer s’il n’obtempérait pas.
Les plaignants enfin entendus
Ayant finalement accepté de se présenter devant la justice, il s’est retrouvé face aux plaignants – les familles des victimes d’exécutions extrajudiciaires et de disparitions forcées et les victimes d’actes de torture commis lorsqu’il était au pouvoir. Pour la première fois, l’ancien président haïtien a eu à répondre aux questions de la cour et des avocats des plaignants.
«Il est désormais capital que la cour entende les témoignages des victimes et se penche sur l’énorme quantité de preuves éclatantes qui ont été recueillies», a indiqué Javier Zúñiga.
Selon les normes internationales relatives aux droits humains, aucune prescription ne s’applique aux crimes tels que la torture, les exécutions, la détention arbitraire et les disparitions forcées.
«Ce que nous demandons, c’est que Jean-Claude Duvalier ait à répondre de ces crimes horribles qui constituent des crimes contre l’humanité, commis sous son régime, tout en veillant à ce que son droit de bénéficier d’un procès équitable soit respecté», a conclu Javier Zúñiga.
http://www.amnesty.ch/fr/pays/ameriques/haiti/docs/2013/affaire-duvalier-nouvel-espoir-pour-les-victime
Haïti-Mexique;présence d’Haïti au 6e Festival des Communautés étrangères de Querétaro
Dimanche, 03 Mars 2013 19:57
C’est à travers la peinture et la gastronomie qu’Haïti s’est démarqué au milieu de 60 autres pays au Festival des Communautés étrangères qui s’est déroulé du 1er au 3 mars 2013 au Parque Bicentenario dans la ville de Querétaro à environ 200 kilomètres de Mexico.
Bien que le nombre de compatriotes à Querétaro n’atteigne pas la vingtaine, Haïti a été bien représenté, et c’est le peintre Charles Steven Franklin qui a dirigé la participation du pays avec le soutien de l’ambassade d’Haïti à Mexico.
M. Franklin a profité de cette opportunité pour promouvoir Haïti à travers des œuvres d’art et des plats traditionnels que les milliers de festivaliers n’ont pas manqué d’apprécier.
Le vaudou était également à l’honneur. M. Franklin a en effet prononcé une conférence autour du thème « magie et vaudou » à l'auditorium du centre de communication de l'Université del Valle, devant un public curieux d’en savoir plus sur Haïti.
Le président municipal (maire), Roberto Loyola Vera, a tenu à visiter personnellement le stand d’Haïti, où il a été accueilli par l’ambassadeur Guy Lamothe et le directeur du stand, Franklin Charles.
L’officiel n’a pas caché son admiration devant la splendeur des œuvres exposées.
Tout en saluant la présence de l’ambassadeur Guy Lamothe à ses cotés, M. Franklin a déploré le fait que le groupe TOP CONNECTION du Cap Haïtien, dont la performance était prévue au programme, n'ait pu participer au festival".
Il a expliqué que l’ambassade du Mexique en Haïti avaient refusé d’octroyer les visas sollicités par les musiciens attendus à Querétaro.
Pour sa part, l'ambassadeur Guy Lamothe a salué la participation du pays à cet événement qui a attiré la grande foule. "La présence de notre diaspora aux différentes manifestations dans leur pays d'accueil est révélatrice d'un fait : au delà de l’apport financier, la diaspora haïtienne recèle de ressources humaines de qualité, de compétences techniques et intellectuelles pleines d'initiative comme Franklin. Pour Haïti et son développement, l’heure est à la diaspora positive" a déclaré M. Lamothe.
De son coté, le maire Roberto Loyola Vera a vanté l’aspect multiculturel de sa ville. Chaque année, pendant les trois premiers jours du mois de mars, toutes les communautés étrangères vivant à Querétaro, ont l'opportunité de présenter leur culture à travers la gastronomie, la musique, la peinture, la danse et les traditions. Selon les chiffres avancés par l’édile, plus de 10.000 étrangers ont choisi Querétaro comme terre d’accueil.
"La communauté étrangère fait partie intégrante de ma ville" a clamé M. Loyola Vera.
http://www.hpnhaiti.com/site/index.php/societe/8840-haiti-mexiquepresence-dhaiti-au-6e-festival-des-communautes-etrangeres-de-queretaro
C’est à travers la peinture et la gastronomie qu’Haïti s’est démarqué au milieu de 60 autres pays au Festival des Communautés étrangères qui s’est déroulé du 1er au 3 mars 2013 au Parque Bicentenario dans la ville de Querétaro à environ 200 kilomètres de Mexico.
Bien que le nombre de compatriotes à Querétaro n’atteigne pas la vingtaine, Haïti a été bien représenté, et c’est le peintre Charles Steven Franklin qui a dirigé la participation du pays avec le soutien de l’ambassade d’Haïti à Mexico.
M. Franklin a profité de cette opportunité pour promouvoir Haïti à travers des œuvres d’art et des plats traditionnels que les milliers de festivaliers n’ont pas manqué d’apprécier.
Le vaudou était également à l’honneur. M. Franklin a en effet prononcé une conférence autour du thème « magie et vaudou » à l'auditorium du centre de communication de l'Université del Valle, devant un public curieux d’en savoir plus sur Haïti.
Le président municipal (maire), Roberto Loyola Vera, a tenu à visiter personnellement le stand d’Haïti, où il a été accueilli par l’ambassadeur Guy Lamothe et le directeur du stand, Franklin Charles.
L’officiel n’a pas caché son admiration devant la splendeur des œuvres exposées.
Tout en saluant la présence de l’ambassadeur Guy Lamothe à ses cotés, M. Franklin a déploré le fait que le groupe TOP CONNECTION du Cap Haïtien, dont la performance était prévue au programme, n'ait pu participer au festival".
Il a expliqué que l’ambassade du Mexique en Haïti avaient refusé d’octroyer les visas sollicités par les musiciens attendus à Querétaro.
Pour sa part, l'ambassadeur Guy Lamothe a salué la participation du pays à cet événement qui a attiré la grande foule. "La présence de notre diaspora aux différentes manifestations dans leur pays d'accueil est révélatrice d'un fait : au delà de l’apport financier, la diaspora haïtienne recèle de ressources humaines de qualité, de compétences techniques et intellectuelles pleines d'initiative comme Franklin. Pour Haïti et son développement, l’heure est à la diaspora positive" a déclaré M. Lamothe.
De son coté, le maire Roberto Loyola Vera a vanté l’aspect multiculturel de sa ville. Chaque année, pendant les trois premiers jours du mois de mars, toutes les communautés étrangères vivant à Querétaro, ont l'opportunité de présenter leur culture à travers la gastronomie, la musique, la peinture, la danse et les traditions. Selon les chiffres avancés par l’édile, plus de 10.000 étrangers ont choisi Querétaro comme terre d’accueil.
"La communauté étrangère fait partie intégrante de ma ville" a clamé M. Loyola Vera.
http://www.hpnhaiti.com/site/index.php/societe/8840-haiti-mexiquepresence-dhaiti-au-6e-festival-des-communautes-etrangeres-de-queretaro
La Cour des comptes s’offre un local à 1,5 million de dollars
MAXImini.com | Justice - Publié le 03/03/2013 à 21:01:15 en Haïti La Cour supérieure des comptes et du Contentieux administratif s’est offerte des locaux flambants neufs, estimés à plus d’un million et demi de dollars américains.
Le nouveau local a été inauguré le vendredi 1er mars 2013, en présence du président de la République, Michel Martelly. Pour la première fois depuis sa création en 1823, la Cour supérieure des comptes et du Contentieux administratif (CSC/CA) s’installe dans des locaux neufs, s’est réjouit Me Nonie Mathieu, présidente de l’institution. La première femme aux commandes de l’institution considérée comme "la gendarme des finances publiques", a rappelé les moments difficiles endurés par la CSC/CA, depuis l’effondrement de son ancien bâtiment lors du séisme du 12 janvier 2010.
La CSC/CA a besoin de matériels et d’équipements nécessaires et également d’un budget approprié pour lui permettre de mieux répondre à sa mission, a lancé la présidente lors de la cérémonie d’inauguration des nouveaux locaux, situés à l’Avenue Christophe, centre-ville de Port-au-Prince.
Pour un meilleur contrôle des fonds publics "C’est le premier bâtiment public érigé dans le cadre de la politique de reconstruction élaborée par le président de la République, a indiqué le bureau de communication de la présidence. L’inauguration des locaux flambants neufs qui vont abriter la CSC/CA s’inscrit dans la lignée des actions du président de la République visant la reconstruction des édifices publics."
Le bâtiment, qui compte dans le palmarès des constructions post séisme, coûte soixante deux millions deux cent mille gourdes ( 62,200,000.00) à l’Etat haïtien. Il a été réalisé par une firme locale : BUGECA S.A. Le Chef de l’Etat a souligné les prouesses des responsables de la CSC/CA, en vue d’assurer un meilleur contrôle des fonds publics.
"Nous avons le devoir moral de garantir la bonne marche de nos institutions. La CSC/CA doit sévir contre les fonctionnaires peu scrupuleux et jouer pleinement son rôle de gendarmes de nos finances publiques", a déclaré le président Martelly qui invite, par ailleurs, les dirigeants de cette institution à agir sans état d’âme. Il a en outre affirmé que la CSC/CA est un outil important dans la lutte contre la corruption. http://www.maximini.com/fr/news/haiti/justice/la-cour-des-comptes-s-offre-un-local-a-1-5-million-de-dollars-21229.html
Le nouveau local a été inauguré le vendredi 1er mars 2013, en présence du président de la République, Michel Martelly. Pour la première fois depuis sa création en 1823, la Cour supérieure des comptes et du Contentieux administratif (CSC/CA) s’installe dans des locaux neufs, s’est réjouit Me Nonie Mathieu, présidente de l’institution. La première femme aux commandes de l’institution considérée comme "la gendarme des finances publiques", a rappelé les moments difficiles endurés par la CSC/CA, depuis l’effondrement de son ancien bâtiment lors du séisme du 12 janvier 2010.
La CSC/CA a besoin de matériels et d’équipements nécessaires et également d’un budget approprié pour lui permettre de mieux répondre à sa mission, a lancé la présidente lors de la cérémonie d’inauguration des nouveaux locaux, situés à l’Avenue Christophe, centre-ville de Port-au-Prince.
Pour un meilleur contrôle des fonds publics "C’est le premier bâtiment public érigé dans le cadre de la politique de reconstruction élaborée par le président de la République, a indiqué le bureau de communication de la présidence. L’inauguration des locaux flambants neufs qui vont abriter la CSC/CA s’inscrit dans la lignée des actions du président de la République visant la reconstruction des édifices publics."
Le bâtiment, qui compte dans le palmarès des constructions post séisme, coûte soixante deux millions deux cent mille gourdes ( 62,200,000.00) à l’Etat haïtien. Il a été réalisé par une firme locale : BUGECA S.A. Le Chef de l’Etat a souligné les prouesses des responsables de la CSC/CA, en vue d’assurer un meilleur contrôle des fonds publics.
"Nous avons le devoir moral de garantir la bonne marche de nos institutions. La CSC/CA doit sévir contre les fonctionnaires peu scrupuleux et jouer pleinement son rôle de gendarmes de nos finances publiques", a déclaré le président Martelly qui invite, par ailleurs, les dirigeants de cette institution à agir sans état d’âme. Il a en outre affirmé que la CSC/CA est un outil important dans la lutte contre la corruption. http://www.maximini.com/fr/news/haiti/justice/la-cour-des-comptes-s-offre-un-local-a-1-5-million-de-dollars-21229.html
vendredi 1 mars 2013
Haïti-Duvalier : Une seconde séance fixée à la huitaine, après des heures « historiques » à la cour d’appel
P-au-P, 28 févr. 2013 [AlterPresse] --- L’audience en appel de Jean Claude Duvalier a été levée après environ cinq heures d’interrogatoire et doit se poursuivre à la huitaine, ont décidé les juges évoquant « l’état de santé » de l’inculpé, constate AlterPresse.
Durant l’audience, suspendue durant quinze minutes, Jean Claude Duvalier a répondu à plusieurs questions relatives notamment aux victimes de son régime.
Il a dit connaitre seulement deux parmi les victimes, Michèle Montas et Robert Duval. Il affirme que ce dernier aurait été arrêté pour possession illégale d’arme à feu et que c’est lui-même qui l’aurait gracié. Ce que Duval dément.
« C’est une véritable fumisterie (plaisanterie) », lance Duvalier aux juges après une question concernant précisément Robert Duval.
Usant de détours, Duvalier frôle l’arrogance et le mépris, avec le soutien de ses partisans dans la salle qui l’ont applaudit quant il rétorque : « A mon tour je peux leur demander : qu’ont-ils fait de mon pays ? »
Interrogé sur des violations de droits humains durant son régime, il renverse le propos pour parler de viol et dit avoir protégé certaines personnes à leur insu. « Les viols existent partout dans le monde…quant à moi j’ignore complètement cette histoire de viol », déclare t-il avant que les juges ne lui précisent que violations de droits humains ne concernent pas uniquement le viol.
L’audience s’est déroulée en présence de plaignants, de défenseurs de droits humains nationaux et internationaux ainsi que de diverses personnalités. Une demande de huis clos formulée par les avocats de la défense a été rejetée.
A l’issue de l’audition, le Collectif contre l’impunité, qui regroupe plusieurs plaignants, affirme sa satisfaction. Danièle Magloire, la coordonnatrice, parle d’une audience « historique », d’ « un premier pas » et ajoute qu’il s’agit d’une bataille à poursuivre.
Un des plaignants, l’entrepreneur et militant Robert Duval, estime que « c’est un bon exercice pour le public. On voit bien que c’était un criminel ».
Pour Reed Brody de l’organisation internationale Human Right Watch, « il s’agit d’ores et déjà d’une victoire historique dans un pays où les riches et les puissants ont toujours été au-dessus de la loi ».
« Qui aurait pensé que Duvalier serait contraint un jour à faire face à ses victimes devant un tribunal, à subir un interrogatoire sur ses crimes présumés, et à devoir écouter les noms de personnes ayant subi des tortures », s’interroge Brody.
« Quelle que soit la prochaine étape, les Haïtiens se souviendront de l’image de leur ancien dictateur, obligé de répondre à des questions au sujet de la répression menée sous son règne », ajoute-t-il.
Durant l’audience, de nombreuses personnes ont témoigné leur soif de justice, pendant que des dizaines de partisans de Duvalier se sont massés devant le tribunal, scandant des slogans favorables à l’ancien tyran.
Depuis le 24 janvier, date à laquelle la séance a été fixée initialement, les victimes ont du faire face à l’hostilité de la défense qui a tenté d’écarter la cour d’appel du processus judiciaire.
Alors que beaucoup parlent d’un rendez-vous d’Haiti avec son histoire, le pouvoir actuel de Michel Martelly, pointé pour une eventuelle accointance avec les figures de la dictature, est scruté. [jep kft gp apr 28/02/2013 16:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article14173
Haïti: "Qu'avez-vous fait de mon pays ?", lance Duvalier devant la justice
"Qu'avez-vous fait de mon pays ?", a lancé l'ex-président haïtien Jean-Claude Duvalier, en se présentant jeudi devant la justice à Port-au-Prince, faisant face pour la première fois à ses anciennes victimes, après avoir refusé de comparaître à trois reprises.
Les propos de l'ancien dictateur, inaudibles, étaient répétés par un greffier. Ils ont provoqué les applaudissements de ses partisans présents dans la salle, quand le juge Jean-Joseph Lebrun lui a demandé s'il assumait ses responsabilités pour ses années au pouvoir, de 1971 à 1986.
"Je crois avoir fait le maximum pour assurer une vie décente à mes compatriotes", a affirmé "Baby Doc".
'A l'époque, le gouvernement gérait la misère mais les entreprises publiques fonctionnaient bien (...) et les Haïtiens envoyaient leurs enfants à l'école. Je ne peux pas dire que la vie était rose mais les gens vivaient décemment", a-t-il fait valoir.
"A mon retour (en janvier 2011, ndlr), j'ai trouvé un pays effrondré et rongé par la corruption. (...) C'est à mon tour de demander: qu'avez-vous fait de mon pays ?", s'est-il exclamé.
Costume sombre, chemise blanche, Jean-Claude Duvalier s'était assis peu avant 16H00 GMT avec sa compagne Véronique Roy face à une salle comble, où étaient également présentes d'anciennes victimes et des organisations de défense des droits de l'Homme.
Fils de l'ancien dictateur François "Papa Doc" Duvalier, Jean-Claude Duvalier avait pris le pouvoir en 1971 à 19 ans. Chassé en 1986 par une révolte populaire, il a effectué un retour spectaculaire en Haïti en janvier 2011 après 25 ans d'exil en France.
Les avocats des plaignants se sont réjoui jeudi que l'ancien dictateur se soit enfin présenté devant la justice.
Jean-Claude Duvalier est "un vrai dictateur, qui a révélé son vrai tempérament", a réagi auprès de l'AFP un ancien prisonnier politique, le joueur de football Robert Bobby Duval.
Duvalier affaibli
Exilé sous la dictature, Alix Fils-Aimé s'est félicité qu'"un dictateur ait dû se présenter devant un tribunal".
Au nom d'Amnesty International Canada francophone, Béatrice Vaugrante a salué sur Twitter "une journée historique pour la justice" avec "Duvalier face aux victimes".
L'audience a pris fin peu après 20H00 GMT. Une nouvelle audience a été fixée à jeudi prochain.
Les défenseurs de l'ex-président, âgé de 61 ans, avaient réclamé la fin de l'audience faisant valoir le mauvais état de santé de leur client qui est apparu affaibli, se déplaçant difficilement et s'exprimant d'une voix très faible.
Il a quitté la salle dans la bousculade, sans faire de déclarations.
A l'extérieur du bâtiment, plusieurs dizaines de personnes vêtues aux couleurs noir et rouge de l'ancien régime ont manifesté en faveur de l'ancien dictateur.
Le 21 février dernier, suite à sa troisième absence, le juge avait ordonné que "Baby Doc" Duvalier soit "amené" devant la justice, pour répondre à plusieurs plaintes pour arrestations arbitraires, tortures et détentions illégales.
En janvier 2012, un juge d'instruction avait ordonné son renvoi devant un tribunal correctionnel pour détournements de fonds, mais n'avait pas retenu les poursuites pour crimes contre l'humanité, estimant les faits prescrits.
Cette décision avait provoqué l'indignation des organisations de défense des droits de l'homme et des victimes qui avaient fait appel.
Mais les défenseurs de "Baby Doc", ont formé un pourvoi en cassation et estiment que la cour d'appel devant laquelle a comparu Duvalier jeudi est par conséquent "dessaisie" du dossier.
http://www.elwatan.com/depeches/haiti-l-ancien-dictateur-duvalier-devant-la-justice-face-a-ses-victimes-28-02-2013-205061_167.php
Haïti-Culture : « Haïti Royaume de ce monde » est au bercail
Jeudi, 28 Février 2013 17:02 WJL Societe & Loisirs - Societe
Après Paris, Venise, Miami et la Martinique, c’est au tour d’Haïti d’accueillir : « Haiti Royaume du monde », une exposition collective d’art contemporain haïtien qui réunit 18 artistes pour une trentaine d’œuvres. Cette initiative se veut une sorte de vitrine pour la promotion de l’art haïtien et l’occasion pour présenter une autre image du pays à travers la créativité de ses fils.
C’est la ville de Jacmel qui recevra, dans les entrepôts datant du 19ème siècle et récemment restaurés de la Halle Vital, cette grande exposition conçue par Giscard Bouchotte, le commissaire de l’exposition et Coproduite par le Fonds de dotation agnès b. et l’Institut français du 9 mars au 13 avril.
« Je suis très heureux que l’exposition arrive en Haïti après un parcours international (…), Il s’agit d’un rêve de conception qui a abouti grâce à de nombreuses personnes qui y croient », s’et réjoui Le commissaire de l’exposition.
M. Bouchotte a expliqué que l’exposition Haïti Royaume de ce Monde est née de la nécessitée de dresser un état des lieux de la création contemporaine en Haïti, de donner à voir les travaux des artistes, qui au quotidien questionnent le chaos.
« Haïti Royaume de ce monde » a fait un parcours international réussi selon les organisateurs de l’exposition qui réunit des artistes de genres différentes tels : plasticien sculpteur, photographe, peintre, vidéaste, performeur.
Elle a été tout d’abord exposée, en avril et mai 2011, à l’espace Agnès b à Paris pour se rendre ensuite à l’été 2011 dans la programmation de la 54’ Biennale d’Art contemporain de Venise, où pour la première fois la République d’Haïti présentait un pavillon national d’art.
L’exposition avait poursuivi son petit bonhomme de chemin aux Etats-Unis à la Haïtian Cultural Art Alliance de Miami, dans le cadre de la foire internationale « Global Caribbean /Art Basel Miami Beach » en 2012 et au Centre Culturel de Rencontre Fonds Saint-Jacques, à Sainte-Marie en Martinique au cours de la même année.
Giscard Bouchotte dit souhaiter que cette exposition en Haïti témoignera pour dire qu’il se passe des choses en Haïti, qu’en dépit de sa situation chaotique, il compte des œuvres, des créativités impressionnantes.
Le titre « Haïti royaume de ce monde », est un clin d’oeil du roman du célèbre écrivain cubain Alejo Carpentier intitulé « Le Merveilleux haïtien », a précisé Bouchotte qui dit croire qu’en présentant au monde ses créateurs, Haïti espère transformer la charité qu’on lui propose en échange.
D’un autre côté, le commissaire a encouragé l’état haïtien à consentir des investissements dans le secteur culturel et dans des projets d’artistes. « Il faudrait que le ministère de la culture mette en place une vraie politique culture, pour savoir qu’est ce qui manque et ce qui ne va pas dans le secteur », a-t-il conclu.
http://www.hpnhaiti.com/site/index.php/societe/8826-haiti-culture-l-haiti-royaume-de-ce-monde-r-est-au-bercail
Ancien président à vie d'Haïti, Jean-Claude Duvallier comparaît devant ses juges et ses victimes
Ancien président à vie d'Haïti, Jean-Claude Duvallier comparaît devant ses juges et ses victimes
LE MONDE | 01.03.2013 à 11h31
Pour les victimes du régime duvaliériste, la comparution de l'ancien dictateur haïtien Jean-Claude Duvalier devant la cour d'appel de Port-au-Prince est une première victoire. Accusé de violations des droits de l'homme, de détournement de fonds et de corruption, l'ancien "président à vie" d'Haïti, chassé du pouvoir en 1986 après quinze années de dictature, avait refusé par trois fois de répondre aux convocations du tribunal.
Le président de la cour d'appel, Jean-Joseph Lebrun, l'avait menacé d'un mandat d'amener au cas où il refuserait à nouveau de se présenter. "Bébé Doc" a finalement obtempéré. Il a comparu, jeudi 28 février, face à plusieurs de ses victimes qui ont porté plainte pour crimes contre l'humanité.
"C'est une audience historique, un premier pas, il faut poursuivre la bataille",soulignait Danièle Magloire, coordonnatrice du Collectif contre l'impunité, peu après la fin de l'audience qui doit reprendre dans une semaine. Reed Brody, deHuman Rights Watch, se félicitait aussi de cette "victoire historique dans un pays où les riches et les puissants ont toujours été au-dessus de la loi".
SES AVOCATS ONT MULTIPLIÉ LES INCIDENTS DE SÉANCE
Accompagné de plusieurs dizaines de partisans, massés à l'intérieur et devant le tribunal, Jean-Claude Duvalier s'est défendu face aux accusations. D'une voix à peine audible, obligeant le greffier à répéter ses propos, il a expliqué que les redoutables "tontons macoutes", les miliciens du régime, avaient pour tâche d'assurer la sécurité nationale et d'assister l'armée.
Lorsque le président de la cour l'a interrogé sur les violations des droits de l'homme, il a répliqué que "les viols existent partout dans le monde" et que les chefs d'Etat ne pouvaient être tenus pour responsables. "A chaque fois que des cas étaient signalés, j'intervenais pour que justice soit faite", a-t-il assuré.
Ses avocats ont multiplié les incidents de séance, réclamant un huis clos, qui a été refusé, et protestant lorsque la cour utilisait le mot "inculpé" pour désigner leur client. M. Duvalier a qualifié de "fumisterie" une question concernant un ancien prisonnier, Robert Duval, présent à l'audience, qui avait été victime de sévices durant ses dix-sept mois de détention dans les geôles duvaliéristes.
"QU'AVEZ-VOUS FAIT DE MON PAYS ?"
"Je crois avoir fait le maximum pour assurer une vie décente à mes concitoyens, à l'époque les entreprises publiques fonctionnaient bien, les Haïtiens envoyaient leurs enfants à l'école, je ne peux pas dire que la vie était rose, mais les gens vivaient décemment", a contre-attaqué M. Duvalier. Avant de lancer : "Qu'avez-vous fait de mon pays ?, à mon retour [en 2011, après vingt-cinq ans d'exil en France], j'ai trouvé un pays effondré et rongé par la corruption."
Qualifiant son père, l'ancien dictateur François Duvalier, de "grand nationaliste", il a dit avoir accepté de le remplacer, à 19 ans, "par amour pour pays". Pour les avocats des victimes, l'audience de jeudi a mis en échec les "manœuvres dilatoires" des conseils de "Bébé Doc" qui avaient tenté d'empêcher la procédure en appel par un pourvoi en cassation.
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2013/03/01/jean-claude-duvalier-ancien-president-a-vie-d-haiti-comparait-devant-ses-juges-et-ses-victimes_1841188_3222.html
Ancien président à vie d'Haïti, Jean-Claude Duvalier comparaît devant ses juges et ses victimes
LE MONDE | 01.03.2013 à 11h31
Pour les victimes du régime duvaliériste, la comparution de l'ancien dictateur haïtien Jean-Claude Duvalier devant la cour d'appel de Port-au-Prince est une première victoire. Accusé de violations des droits de l'homme, de détournement de fonds et de corruption, l'ancien "président à vie" d'Haïti, chassé du pouvoir en 1986 après quinze années de dictature, avait refusé par trois fois de répondre aux convocations du tribunal.
Le président de la cour d'appel, Jean-Joseph Lebrun, l'avait menacé d'un mandat d'amener au cas où il refuserait à nouveau de se présenter. "Bébé Doc" a finalement obtempéré. Il a comparu, jeudi 28 février, face à plusieurs de ses victimes qui ont porté plainte pour crimes contre l'humanité.
"C'est une audience historique, un premier pas, il faut poursuivre la bataille",soulignait Danièle Magloire, coordonnatrice du Collectif contre l'impunité, peu après la fin de l'audience qui doit reprendre dans une semaine. Reed Brody, deHuman Rights Watch, se félicitait aussi de cette "victoire historique dans un pays où les riches et les puissants ont toujours été au-dessus de la loi".
SES AVOCATS ONT MULTIPLIÉ LES INCIDENTS DE SÉANCE
Accompagné de plusieurs dizaines de partisans, massés à l'intérieur et devant le tribunal, Jean-Claude Duvalier s'est défendu face aux accusations. D'une voix à peine audible, obligeant le greffier à répéter ses propos, il a expliqué que les redoutables "tontons macoutes", les miliciens du régime, avaient pour tâche d'assurer la sécurité nationale et d'assister l'armée.
Lorsque le président de la cour l'a interrogé sur les violations des droits de l'homme, il a répliqué que "les viols existent partout dans le monde" et que les chefs d'Etat ne pouvaient être tenus pour responsables. "A chaque fois que des cas étaient signalés, j'intervenais pour que justice soit faite", a-t-il assuré.
Ses avocats ont multiplié les incidents de séance, réclamant un huis clos, qui a été refusé, et protestant lorsque la cour utilisait le mot "inculpé" pour désigner leur client. M. Duvalier a qualifié de "fumisterie" une question concernant un ancien prisonnier, Robert Duval, présent à l'audience, qui avait été victime de sévices durant ses dix-sept mois de détention dans les geôles duvaliéristes.
"QU'AVEZ-VOUS FAIT DE MON PAYS ?"
"Je crois avoir fait le maximum pour assurer une vie décente à mes concitoyens, à l'époque les entreprises publiques fonctionnaient bien, les Haïtiens envoyaient leurs enfants à l'école, je ne peux pas dire que la vie était rose, mais les gens vivaient décemment", a contre-attaqué M. Duvalier. Avant de lancer : "Qu'avez-vous fait de mon pays ?, à mon retour [en 2011, après vingt-cinq ans d'exil en France], j'ai trouvé un pays effondré et rongé par la corruption."
Qualifiant son père, l'ancien dictateur François Duvalier, de "grand nationaliste", il a dit avoir accepté de le remplacer, à 19 ans, "par amour pour pays". Pour les avocats des victimes, l'audience de jeudi a mis en échec les "manœuvres dilatoires" des conseils de "Bébé Doc" qui avaient tenté d'empêcher la procédure en appel par un pourvoi en cassation.
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2013/03/01/jean-claude-duvalier-ancien-president-a-vie-d-haiti-comparait-devant-ses-juges-et-ses-victimes_1841188_3222.html
jeudi 28 février 2013
Haïti: "qu'avez-vous fait de mon pays ?", lance Duvalier devant la justice
"Qu'avez-vous fait de mon pays ?", a lancé l'ex-président haïtien Jean-Claude Duvalier, en se présentant jeudi devant la justice à Port-au-Prince, faisant face pour la première fois à ses anciennes victimes, après avoir refusé de comparaître à trois reprises.
Les propos de l'ancien dictateur, inaudibles, étaient répétés par un greffier. Ils ont provoqué les applaudissements de ses partisans présents dans la salle, quand le juge Jean-Joseph Lebrun lui a demandé s'il assumait ses responsabilités pour ses années au pouvoir, de 1971 à 1986.
"Je crois avoir fait le maximum pour assurer une vie décente à mes compatriotes", a affirmé Baby Doc.
'A l'époque, le gouvernement gérait la misère mais les entreprises publiques fonctionnaient bien (...) et les Haïtiens envoyaient leurs enfants à l'école. Je ne peux pas dire que la vie était rose mais les gens vivaient décemment", a-t-il fait valoir.
"A mon retour (en janvier 2011, ndlr), j'ai trouvé un pays effrondré et rongé par la corruption. (...) C'est à mon tour de demander: qu'avez-vous fait de mon pays ?", s'est-il exclamé.
Les victimes n'ont pas encore témoigné, mais un ancien prisonnier politique, le joueur de football Robert Bobby Duval, a affirmé à l'AFP que Jean-Claude Duvalier était "un vrai dictateur, qui a révélé son vrai tempérament".
Costume sombre, chemise blanche, Jean-Claude Duvalier s'était assis peu avant 11H00 (16H00 GMT) avec sa compagne Véronique Roy face à une salle comble, où étaient également présentes d'anciennes victimes et des organisations de défense des droits de l'Homme.
Le 21 février dernier, suite à sa troisième absence, le juge avait ordonné que "Baby Doc" Duvalier soit "amené" devant la justice, pour répondre à plusieurs plaintes pour arrestations arbitraires, tortures et détentions illégales.
A l'extérieur du bâtiment, plusieurs dizaines de personnes vêtues aux couleurs noir et rouge de l'ancien régime ont manifesté en faveur de l'ancien dictateur.
Les propos de l'ancien dictateur, inaudibles, étaient répétés par un greffier. Ils ont provoqué les applaudissements de ses partisans présents dans la salle, quand le juge Jean-Joseph Lebrun lui a demandé s'il assumait ses responsabilités pour ses années au pouvoir, de 1971 à 1986.
"Je crois avoir fait le maximum pour assurer une vie décente à mes compatriotes", a affirmé Baby Doc.
'A l'époque, le gouvernement gérait la misère mais les entreprises publiques fonctionnaient bien (...) et les Haïtiens envoyaient leurs enfants à l'école. Je ne peux pas dire que la vie était rose mais les gens vivaient décemment", a-t-il fait valoir.
"A mon retour (en janvier 2011, ndlr), j'ai trouvé un pays effrondré et rongé par la corruption. (...) C'est à mon tour de demander: qu'avez-vous fait de mon pays ?", s'est-il exclamé.
Les victimes n'ont pas encore témoigné, mais un ancien prisonnier politique, le joueur de football Robert Bobby Duval, a affirmé à l'AFP que Jean-Claude Duvalier était "un vrai dictateur, qui a révélé son vrai tempérament".
Costume sombre, chemise blanche, Jean-Claude Duvalier s'était assis peu avant 11H00 (16H00 GMT) avec sa compagne Véronique Roy face à une salle comble, où étaient également présentes d'anciennes victimes et des organisations de défense des droits de l'Homme.
Le 21 février dernier, suite à sa troisième absence, le juge avait ordonné que "Baby Doc" Duvalier soit "amené" devant la justice, pour répondre à plusieurs plaintes pour arrestations arbitraires, tortures et détentions illégales.
A l'extérieur du bâtiment, plusieurs dizaines de personnes vêtues aux couleurs noir et rouge de l'ancien régime ont manifesté en faveur de l'ancien dictateur.
Tortures et assassinats politiques
"Il vous est reproché des arrestations illégales, des tortures et des assasinats politiques. Que répondez-vous ?" a encore demandé le juge. "A chaque fois que des cas étaient signalés, j'intervenais pour que justice soit faite", a répondu Duvalier.
Les associations de défense des droits de l'homme se sont réjoui pour leur part de la présence de l'ancien dictateur.
"Les victimes de M. Duvalier sont à quelques mètres de lui pour la première fois... et regardent s'ils peuvent espérer obtenir justice", a noté sur Twitter, au nom de HRW, Amanda M. Klashing, présente dans la salle.
"Les temps changent, les dictateurs ne peuvent plus (tous) échapper à la justice", a renchéri l'avocat de l'association, Reed Brody.
Fils de l'ancien dictateur François "Papa Doc" Duvalier, Jean-Claude Duvalier avait pris le pouvoir en 1971 à 19 ans. Chassé du pouvoir en 1986 par une révolte populaire, il avait effectué un retour spectaculaire en Haïti en janvier 2011 après 25 ans d'exil en France.
Un an plus tard, un juge d'instruction avait ordonné son renvoi devant un tribunal correctionnel pour détournements de fonds, mais n'avait pas retenu les poursuites pour crimes contre l'humanité, estimant les faits prescrits.
Cette décision avait provoqué l'indignation des organisations de défense des droits de l'homme et des victimes qui avaient fait appel.
Mais les défenseurs de "Baby Doc", âgé de 61 ans, ont formé un pourvoi en cassation et estiment que la cour d'appel devant laquelle comparait Duvalier jeudi est par conséquent "dessaisie" du dossier.
http://fr.news.yahoo.com/ha%C3%AFti-lex-dictateur-duvalier-%C3%A0-nouveau-convoqu%C3%A9-justice-141718721.htmlHaiti : Duvalier devant la justice
L'ancien dictateur haïtien Jean-Claude Duvalier a finalement comparu, jeudi, devant un tribunal de Port-au-Prince après avoir fait faux bond à la justice haïtienne à trois reprises. Duvalier, qui fait face à plusieurs plaintes d'anciens opposants, avait jusque-là refusé de se présenter en cour.
Pendant ce temps, à l'extérieur du tribunal, des militants vêtus de noir et de rouge - les couleurs de l'ancien régime - manifestaient leur soutien à Jean-Claude Duvalier.
L'ancien homme fort d'Haïti a carrément refusé jeudi dernier de se présenter devant cette cour chargée de déterminer s'il doit être jugé pour crimes contre l'humanité. Jean-Claude Duvalier pouvait dfficilement ignorer, cette fois, la sommation à comparaître que le tribunal avait émise contre lui.
Jeudi dernier, après avoir attendu en vain l'ex-dictateur, le juge Jean-Joseph Lebrun a ordonné que M. Duvalier soit « amené » devant le tribunal pour y être entendu. L'ancien dictateur haïtien, surnommé « Bébé Doc », avait expliqué qu'une décision antérieure de la justice haïtienne disqualifie la Cour d'appel dans ce dossier.
Jean-Claude Duvalier avait aussi fait faux bond à la Cour le 7 février dernier en arguant que l'audience avait lieu le jour du 27e anniversaire de la chute de son régime, ce qui, selon lui, aurait pu provoquer des heurts et de l'agitation dans le pays.
En janvier 2012, un juge d'instruction avait ordonné que l'ex-dictateur soit jugé devant un tribunal correctionnel pour détournement de fonds. Le magistrat n'avait cependant pas retenu les plaintes portées contre lui pour crimes contre l'humanité, estimant que les faits reprochés à Jean-Claude Duvalier étaient prescrits.
Cette décision a provoqué l'indignation des victimes du régime Duvalier et des mouvements de défense des droits de la personne, qui ont porté la décision en Cour d'appel.
Le clan Duvalier s'appuie sur la décision du tribunal de première instance pour prétendre que la Cour d'appel ne peut être saisie de l'affaire.
L'ex-dictateur, qui a régné sur Haïti de 1971 à 1986, est accusé par de nombreuses personnes d'avoir ordonné des arrestations arbitraires et d'avoir fait torturer et assassiner des opposants politiques sous son régime tenu d'une main de fer par sa police, les « tontons macoutes ».
Fils du dictateur François Duvalier, Jean-Claude Duvalier, aujourd'hui âgé de 61 ans, a été chassé du pouvoir en 1986 à la suite d'une révolte populaire. Évacué du pays par l'US Air Force, il avait trouvé refuge en France.
120 millions de dollars de fonds détournés
Jean-Claude Duvalier a été arrêté en janvier 2011 à son retour en Haïti après 25 ans d'exil. Il a déclaré être rentré en Haïti « pour aider » à la suite du tremblement de terre qui avait dévasté le pays un an plus tôt.
En 2007, il est intervenu sur les ondes pour demander pardon au peuple haïtien pour les erreurs commises pendant sa dictature, qui s'est amorcée alors qu'il n'avait que 19 ans.
Le président sortant René Préval avait assuré à l'époque que Jean-Claude Duvalier, accusé de détournements de fonds pendant l'exercice de son pouvoir, n'échapperait pas à la justice.
Les fonds que l'on présume avoir été détournés par Jean-Claude Duvalier sous le couvert d'oeuvres sociales sont estimés à environ 120 millions de dollars.
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2013/02/28/005-duvalier-troisieme-comparution.shtml
Haïti: l’ancien dictateur Duvalier s’est présenté devant la justice
Par AFP
L’ancien dictateur d’Haïti Jean-Claude Duvalier, visé par plusieurs plaintes d’anciens opposants, et qui avait refusé à trois reprises de comparaître devant la justice, s’est présenté jeudi devant une cour d’appel de Port-au-Prince, a constaté un correspondant de l’AFP.
Costume sombre, chemise blanche, Jean-Claude Duvalier s’est assis dans la salle du tribunal avec sa compagne Véronique Roy.
A l’extérieur du bâtiment, plusieurs dizaines de personnes qui portaient des vêtements aux couleurs noir et rouge de l’ancien régime manifestaient en faveur de l’ancien dictateur, criant «Vive Duvalier».
La salle d’audience était remplie, avec notamment des anciennes victimes venues pour témoigner.
M. Duvalier est visé par plusieurs plaintes pour arrestations arbitraires, tortures et détentions illégales. Le 21 février dernier, suite à sa troisième absence, le juge Jean-Joseph Lebrun avait délivré un mandat d’amener à l’encontre de «Baby Doc» Duvalier.
En janvier 2012, un an après son retour en Haïti suite à 25 ans d’exil en France, un juge d’instruction avait ordonné son renvoi devant un tribunal correctionnel pour détournements de fonds mais n’avait en revanche pas retenu les poursuites pour crimes contre l’humanité, estimant que les faits étaient prescrits.
Cette décision avait provoqué l’indignation des organisations de défense des droits de l’homme et des victimes qui avaient fait appel.
Mais les défenseurs de «Baby Doc», âgé de 61 ans, ont formé un pourvoi en cassation et estiment que la cour d’appel devant laquelle comparaissait «Baby Doc» jeudi est par conséquent «dessaisie» du dossier.
Le Collectif contre l’impunité, composé d’anciennes victimes de la dictature des Duvalier père et fils (1957-1986), a rappelé dans un communiqué qu’il avait demandé de «rouvrir une instruction digne de ce nom».
«Sans cela, il n’y aura plus de cas Duvalier, vu que l’Etat pourrait agréer à l’abandon des poursuites pour délits financiers. Duvalier pourrait alors accéder aux fonds bloqués en Suisse», a-t-il prévenu.
http://www.liberation.fr/monde/2013/02/28/haiti-l-ex-dictateur-duvalier-a-nouveau-convoque-par-la-justice_885325
Haïti-Justice : Human Rights Watch exige la comparution de Duvalier en appel le 28 février
P-au-P, 27 févr. 2013[AlterPresse] --- « Les autorités haïtiennes doivent s’assurer » de la comparution de l’ex-dictateur en appel face à ses victimes à l’audience prévue ce 28 février 2013, souhaite l’institution internationale de droits humains, Human Rights Watch, apprend AlterPresse.
« On ne devrait pas permettre à Jean-Claude Duvalier de faire un pied-de-nez à la justice », espère la chercheuse à la division des droits des femmes à Human Rights Watch, Amanda Klasing qui assistera à cette audience.
Le conseiller senior à Human Rights Watch, Reed Brody, qui a assisté à l’audience en date du 21 février 2013, sera lui présent.
Amanda Klasing et Reed Brody sont les co-auteurs d’un rapport publié en 2011 par Human Rights Watch, qui s’intitule : « Haïti, un rendez-vous avec l’Histoire : Les poursuites contre Jean-Claude Duvalier ».
Duvalier avait refusé de comparaître devant la justice haïtienne comme prévu lors de l’audience du 21 février 2013.
A cet effet, un mandat d’amener a été émis par la cour d’appel contre l’ex-dictateur dit « Bébé Doc » à l’intention du procureur pour le contraindre de se présenter en personne à la prochaine audience.
Cette décision a été vivement saluée par plusieurs organisations nationales et internationales comme Amnesty Internationale, le Collectif contre l’impunité, le Collectif pour juger Jean Claude Duvalier (sigle créole Kosyjid) et le Réseau national de défense des droits humains (Rnddh).
La Cour d’appel sera, à nouveau, réunie pour examiner l’appel des victimes contre l’ordonnance de non-lieu rendue en janvier 2012 par un juge d’instruction, Carvès Jean, selon laquelle Jean-Claude Duvalier ne pouvait être poursuivi pour les crimes contre les droits humains.
Les avocats de Duvalier avaient fait un pourvoi en cassation, le lundi 18 février 2013, dans l’espoir de mettre hors jeu la cour d’appel et, du même coup, les victimes qui ont pu obtenir la reconnaissance de certaines de leurs revendications par les juges.
Ces derniers ont fait savoir que le pourvoi en cassation n’invalide pas la procédure suivie au niveau de la cour d’appel contre Duvalier. [emb kft gp apr 27/02/2013 15 :55]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article14162
Le quotidien chaotique d’Haïti dans une exposition
Lorsque le Montréalais Benoit Aquin a foulé le sol haïtien en janvier 2010, quelques jours après le tremblement de terre, cela faisait 15 ans qu’il n’y avait pas mis les pieds.
Le photographe a immortalisé plusieurs moments, certains assez crus, témoignant de l’état des lieux après le dévastateur tremblement de terre d’une magnitude de 7,3, qui a fait plus de 220 000 morts. Il y est depuis retourné quelques fois, et le fruit de ses voyages se retrouve dans une exposition au Musée McCord, qui débute jeudi.
Haïti. Chaos et quotidien se veut un hommage à ce pays et à son peuple, raconte Benoit Aquin, qui admet que ses images sont teintées d’un certain attachement au pays. Il faut dire que le photographe montréalais a déjà vécu en Haïti, lorsqu’il avait quatre ans. Il y est par la suite retourné périodiquement et a même été marié à une Haïtienne. Mais il n’y était pas allé depuis 1995.
http://journalmetro.com/actualites/montreal/265360/le-quotidien-chaotique-dhaiti-dans-une-exposition/
Expo photo…Au Musée McCord : chaos et espoir en Haïti
Agnès Chapsal / Agence QMI
Publié le: mercredi 27 février 2013, 17H49 | Mise à jour: mercredi 27 février 2013, 17H56
L’exposition Haïti, chaos et quotidien au musée McCord présente, à travers les photographies de Benoit Aquin, un portrait de la perle des Antilles qui s’articule autour de trois thématiques : le séisme de 2010, le carnaval et les cérémonies vaudou.
«Haïti a toujours été présente dans mes souvenirs», a raconté le photographe Benoit Aquin qui a découvert ce pays à l’âge de 4 ans. En janvier 2010, il y est revenu pour couvrir les désastres du séisme, qui a entraîné la mort de 220 000 personnes.
«J’y suis retourné plusieurs fois parce que je ne voulais pas que mon travail soit fixé seulement sur les images de la catastrophe, a-t-il expliqué. C’est un travail émotionnel que j’ai essayé de faire le plus intuitivement possible.»
Encore affecté par «l’ambiance apocalyptique» au lendemain du séisme, le photographe a qualifié son voyage d’«éprouvant». «Je n’ai pas voulu censurer ce que j’ai vu, mais en même temps j’ai de la retenue, car il y avait des choses plus difficiles à voir», a-t-il assuré, devant la photo d’un cadavre entouré de mouches, victime d’un règlement de compte ou de pilleurs.
Critères esthétiques
L’exposition s’ouvre sur les ravages provoqués par le séisme : une femme hagarde dans les rues désertes de Port-au-Prince, un corps enseveli sous les décombres, des blessés, l’aide internationale et des édifices en ruine.
Le chaos de la catastrophe s’oppose diamétralement à l’exubérance des séries Carnaval et Cérémonie. Dans la première, le visiteur découvre des enfants recouverts d’un maquillage jaune et des adultes déguisés en animaux sauvages dans les villes de Jacmel et Les Cayes. Dans la seconde, ce sont des transes dans une foule bariolée. Aux tonalités bleutées du début de l’exposition s’opposent les couleurs vives de la fin.
Pour la commissaire de l’exposition, Hélène Samson, le choix des photos a été longuement réfléchi. «Le photographe a répondu à des critères esthétiques, comme la composition des lignes et des formes, les relations entre les couleurs, la tension que crée le cadrage sur l’image, la poésie qui ressort de certains contrastes et les textures.»
«Inspiré par les surréalistes et le cinéma italien, comme les films de Passolini, Benoit Aquin travaille dans le souci du documentaire, mais n’en a pas nécessairement le style», a-t-elle conclu.
Des citations de l’écrivain montréalais d’origine haïtienne Dany Laferrière, dont des extraits de son roman Tout bouge autour de moi, viennent aussi ponctuer l’exposition.
L’exposition Haïti, chaos et quotidien est présentée au Musée McCord jusqu’au 12 mai.
http://www.journaldemontreal.com/2013/02/27/au-musee-mccord--chaos-et-espoir-en-haiti
Haïti-Insécurité : Terreur à Delmas 2 et ses environs, où les bandits de la "base 117" ont repris du service
P-au-P, 27 févr. 2013 [AlterPresse] ---- Plusieurs bandits, lourdement armés, de la base 117 ont rançonné et terrorisé la population, notamment des chauffeurs de voitures et des passagers à Delmas 2 et ses environs, ce mercredi 27 février 2013, selon plusieurs habitantes et habitants de la zone interrogés par AlterPresse.
Suite à cette opération de terreur, les voitures venant de Carrefour Péan (vers la direction nord-est / nord-ouest de la capitale) ont été bloquées, rapporte une habitante de la zone sous couvert d’anonymat.
Ce matin 27 février, les activités du commerce formel et informel ont été totalement paralysées à Delmas 2 par ces bandits, indique-t-elle, rappelant que ce phénomène de blocage persiste depuis des semaines.
Depuis quelques temps, Delmas 2, 4 et 6, Rue Saint Martin, Carrefour Péan et d’autres zones sont pratiquement contrôlées par ces bandits qui terrorisent en permanence la population.
Sur leur passage, même les chiens qui aboient sont automatiquement exécutés, selon des témoignages obtenus par AlterPresse.
Des exécutions systématiques, des vols et viols font partie des actes déjà commis par les membres de ce gang.
Récemment, des viols auraient été perpétrés par la base 117 contre des fillettes et des jeunes filles qui participaient à une veille de nuit à l’église méthodiste de Delmas 2. Un acte, qui avait soulevé la colère de la population.
Suite à un coup de filet, plus d’une soixantaine de présumés bandits de la base 117 ont été arrêtés par la Police nationale d’Haïti (Pnh) en janvier 2013.
Cette opération n’a pas résolu, pour autant, la situation d’insécurité dans la zone, parce que la solution n’est pas seulement une affaire de répression, reconnaît le porte-parole de la Pnh, Frantz Lerebours, dans une interview accordée à AlterPresse.
Le problème est plus profond, ajoute-t-il.
En dépit de la présence permanente de la police dans ces endroits instables, l’éparpillement de ces bandits - qui ne se fixent pas dans un bâtiment, ni aucun lieu précis - complique la tâche de la police, fait-il remarquer.
« La situation n’est pas vraiment différente de celle d’avant » l’opération de janvier 2013, indique le porte-parole, sans donner d’autres détails.
Le mardi 26 février 2013, les bandits de la base 117 ont perturbé les activités scolaires au lycée Daniel Fignolé, situé à Delmas 2, par des tirs nourris, déplore une habitante de la zone.
Dimanche dernier 24 février 2013, un jeune aurait été tué par ces bandits, rapporte-t-elle.
En janvier 2013, un pasteur de l’église par la foi aurait été, entre autres, victime de la Base 117.
Par suite de représailles, les gens de la zone ont peur de manifester contre ces bandits qui sèment le deuil dans la population, reconnaît cette habitante.
Ces bandits refont surface pour de plus belle, continuent de se plaindre des habitantes et habitants de la zone appelant au secours de la Pnh et des autres autorités concernées.
Inquiétude dans plusieurs quartiers de Port-au-Prince
L’activité des gangs armés dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince reste sporadique et incontrôlable.
En plus de Delmas, les bandits font la loi dans les zones sud de la capitale, à Carrefour Feuilles, comme à Martissant, puis retombent d’eux-mêmes dans une brève léthargie, avant de reprendre du service.
Cette réalité n’enraye toutefois pas la crainte permanente des habitantes et habitants de ces quartiers, qui, pour la plupart, déménagent un temps chez un proche, comme pour attendre la fin d’un cyclone.
Il faut dire que les crimes commis marquent souvent intensément les esprits.
Les corps découverts sont parfois dépecés par endroits, voire mutilés, ravivant des imaginaires empreints de rituels d’un autre temps. [apr 27/02/2013 14:30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article14160
Haïti-Santé : Pour l’éradication du choléra en Haïti dans les dix prochaines années
Le ministère de la santé publique et de la population (MSPP), a procédé mercredi, au lancement national du plan d’élimination du choléra 2013-2022 en Haïti et à la campagne de vaccination dans les zones vulnérables, en présence du représentant des Nations-Unies M. Nigel Fisher, a constaté Haiti Press Network.
« Je veux que cette question d’élimination du choléra en Haïti soit axée sur des résultats concrets », a déclaré d’entrée de jeu la ministre du MSPP, Mme Florence Duperval Guillaume avant d’indiquer que la lutte contre le choléra n’est pas seulement une affaire du MSPP.
Mme Guillaume a également mis l’accent sur la nécessité de continuer à vacciner les enfants et d’assurer une bonne surveillance épidémiologique.
Elle a indiqué que 2 milliards de dollars devraient être disponibles dans les dix prochaines années pour l’éradication totale du choléra.
La Directrice générale du MSPP Dr Marie Guirlaine Raymond Charité a, de son côté, souligné trois grands points pour éradiquer le choléra dans le pays : faire la promotion de la santé en Haïti, renforcer la surveillance épidémiologique du pays et renforcer les séances de formation et de sensibilisation.
Pour sa part, le représentant des Nations-Unies en Haïti, M. Nigel Fisher a salué la détermination du gouvernement haïtien dans la lutte contre le choléra. Il a réaffirmé l’engagement des Nations-Unies pour éradiquer définitivement le choléra sur l’Ile, en Haïti en particulier. « Je suis convaincu qu’ensemble nous pouvons relever ce défi qu’est l’élimination complète du choléra en Haïti », a-t-il laissé entendre.
Mackendy Emmanuel Alexis
alexismackendyemmanuel@yahoo.fr
http://hpnhaiti.com/site/index.php/nouvelles/19-haiti--cholera/8808-haiti-sante-pour-leradication-du-cholera-en-haiti-dans-les-dix-prochaines-annees
Haïti-Bahamas : 100 illégaux haïtiens arrêtés au Bahamas
Les autorités bahaméennes ont annoncé mercredi avoir procédé à l’arrestation de 100 illégaux haïtiens qui tentaient d’entrer illégalement aux Bahamas. Ces sans papiers ont été appréhendés dans la région de Crooked Island, située au sud-est du Bahamas, a appris Haïti Press Network.
Déjà plus d’une semaine que l’ambassadeur d’Haïti aux Bahamas Antonio Rodrigue s’était entretenu avec le ministre du Grand Bahama Michael Darville, autour des plusieurs questions relatives à la question migratoire et la politique de déportation du gouvernement bahaméen, avons-nous appris.
Au début du mois de février, les autorités jamaïcaines ont rapatrié environ 25 illégaux haïtiens qui étaient arrivés à Portland au nord de la Jamaïque.
http://www.hpnhaiti.com/site/index.php/politique/8804-haiti-bahamas-100-illegaux-haitiens-arretes-au-bahamas
Haïti-Amériques : Le Mexique préside le conseil des ministres de l’Association des États des Caraïbes
P-au-P, 27 févr. 2013 [AlterPresse] --- A la suite de la réunion ordinaire des 24 et 25 février 2013 à Panama City, les États-Unis du Mexique ont pris la présidence du conseil des ministres de l’association des États des Caraïbes (Aec) pour 2013, informe un communiqué de l’ambassade du Mexique en Haïti daté du 25 février 2013.
Le Mexique assure cette présidence alors qu’Haïti - membre de l’Aec, qui réunit 25 pays - doit accueillir le sommet des chefs d’État et de gouvernement du groupe interrégional en avril 2013, selon l’annonce (faite en janvier dernier) par Pierre Richard Casimir, ministre haïtien des affaires étrangères.
Le ministre des affaires étrangères du Mexique, José Antonio Meade, a mis en exergue « la haute priorité que le Mexique accorde à cette région [les Caraïbes], entre autres raisons, pour les étroits liens historiques et pour constituer [sa] troisième frontière », souligne le communiqué.
Meade considère la Mer des Caraïbes comme « un élément de l’identité partagée ».
La mer, pouvant être utilisée en tant que ressource dans le développement des nations, le Mexique plaide pour « son utilisation durable en vue d’assurer la jouissance pour les générations futures ».
La région caribéenne détient un potentiel pouvant favoriser son insertion « comme un ensemble » dans les marchés et les chaînes mondiales de production, avance le chancelier mexicain,
L’Aec a été créée le 24 juillet 1994 à Carthagène (Colombie) sous l’impulsion du Mexique.
Elle intègre les Caraïbes, l’Amérique centrale, les États-Unis du Mexique, la Colombie et le Venezuela.
L’Aec se donne, pour domaines prioritaires, le développement du commerce intrarégional et extrarégional, le tourisme durable, les transports, la réduction des risques de catastrophes et l’utilisation durable de la Mer des Caraïbes. [efd kft rc apr 27/02/2013 11:45]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article14157
mercredi 27 février 2013
Haiti-Canada/Littérature : "Jacques Roche. Je t’écris cette lettre" de Rodney Saint-Éloi
Vient de paraitre chez Mémoire d’encrier, « Jacques Roche. Je t’écris cette lettre », ouvrage de Rodney Saint-Éloi, en hommage à Jacques Roche. Histoire d’amitié et de tendresse. Dialogue entre deux poètes d’une terre à l’autre. De Montréal à Port-au-Prince, les deux voix s’alternent. Les lettres se succèdent pour dire la mort, l’amour et l’exil. Livre poignant où deux amis se racontent.
D’après l’auteur Rodney Saint-Éloi, qui sera en signature ce samedi 2 mars de 10 :30 à 15 :00 à la Librairie J’imagine (49, Rue Chavannes, Pétionville), « ce livre est une nécessité, celle de rendre transparent le visage de Jacques Roche, de refuser sa mort et de convoquer en soi le meilleur. C’est ma manière à moi de faire le deuil. En déplaçant le regard du côté de la lumière. »
Ci-dessous le prologue à cette longue lettre.
Document communiqué à AlterPresse
Jacques Roche, mon ami, est assassiné à Port-au-Prince le 14 juillet 2005. Il m’a adressé sa dernière lettre, quelques jours avant que les bourreaux n’aient étouffé sa voix. Il m’a écrit : « Je viens vers toi et t’offre mon songe ».
J’existe depuis dans le souvenir de la parole donnée.
Qui me dira comment nommer la mort quand le tombeau est celui d’un ami. On apprend l’oubli et le deuil. On pleure en silence alors que remonte le fleuve de l’amitié, embrassant le visage lunaire de l’absent. Le pays perdu défile telle la silhouette diaphane de l’ange de nos rêves d’enfant. La certitude est que les nuages ne seront plus les mêmes. Ni le ciel bleu. Ni les mers. Ni les montagnes.
Jacques, j’ai parfois le sentiment étrange que tu n’as jamais existé. Pourquoi as-tu mis tant de bonté et de chansons dans ce mot qui s’appelle vivre ? Frémissent les moindres gestes où s’éveille ta fièvre de jeune homme insoumis. Suffit-il que tu ouvres les bras pour que se répande la lumière.
Jacques, je t’écris de Montréal, avec au cœur, les bris de l’île, l’encre séchée du poème, les cris de colère. J’accueille au bout du petit matin d’hiver tes mots. Bats en moi ton souffle, ta révolte et ton combat pour que les rêves ne soient pas piétinés.
Que peut le poème pour garder en nous la lumière ?
Où es-tu Jacques dans le songe que nous avons ensemble songé ?
Qu’ont-ils fait de ton rire, Jacques ?
Je t’écris cette lettre et repense à tes phrases verticales. Tu demeures dans ma nuit une étoile incendiée. Les assassins n’ont pas le pouvoir de nommer nos songes. Mille drapeaux flottent dans nos cœurs comme des tisons d’espoir. Le feu est dans chacun de tes mots, Jacques. Que tes pieds, tes mains, tes yeux et tous tes membres soient entiers à ton corps !
Cher Jacques, mon frère, mon ami, ne meurs pas, car si tu meurs, le vent meurt avec ton ombre, ou meurs si ton songe est le sang qui grandit l’horizon.
Rodney Saint-Éloi est poète et éditeur de Mémoire d’encrier. Il vit à Montréal. Ses derniers titres : J’ai un arbre dans ma pirogue (2004), Haïti kenbe la ! (Michel Lafon, 2010), Récitatif au pays des ombres (Mémoire d’encrier, 2013), Les bruits du monde (Collectif, Mémoire d’encrier, 2012).
…………..
Jacques Roche
Poète et journaliste, Jacques Roche est né le 21 juillet 1961à Port-au-Prince. Il est l’auteur de pièces de théâtre, de chansons et de trois recueils de poèmes. Kidnappé le 10 juillet 2005, il a été torturé puis assassiné. Son corps a été retrouvé le 14 juillet 2005 à Delmas 4. Ses funérailles, populaires, ont été chantées à l’église Saint-Pierre de Pétionville le 21 juillet 2005.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article14155
Haïti- Rép. Dominicaine : La grève continue de paralyser Anse-à-Pitres
Mardi 26 février 2013
Correspondance Pénia Bonicet
Anse-à-Pitres, 26 févr. 2013 [AlterPresse] --- Le mouvement de grève des marchands, des cambistes, des chauffeurs, en protestation contre les mesures d’immigration de la République Dominicaine affecte grandement les activités commerciales à Anse-à-Pitres (Sud-est), constate AlterPresse.
La grève a débuté le 14 février et continue de paralyser la commune. Le 22 février par exemple le marché binational n’a pas fonctionné.
Les prix des produits de première nécessité continuent de grimper, déplorent des mères de famille. Ces produits ont augmenté entre 30 et plus de 50% de leur prix initial.
Les grévistes empêchent les consommateurs haïtiens d’aller s’approvisionner au marché binational. Plusieurs revendeurs de Marigot tentant de passer outre ce mot d’ordre en y allant en bateau ont été interceptés et leurs marchandises saisies et remises au commissariat d’Anse-à-Pitres, rapporte le représentant de service maritime et de navigation d’Haïti, Eliott Cadet.
Des détaillantes et détaillants ont exprimé leur mécontentent du fait disent-ils que les autorités n’ont jusqu’à date pas essayé de trouver une issue aux problèmes de la zone.
Par ailleurs, des commerçantes et commerçants de la République Dominicaine (Pedernales) ont manifesté le vendredi 22 février pour forcer les autorités des deux pays à réagir. [pb kft apr 25/02/2013 11 :05]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article14147
Haïti-Droits des enfants : Au Plateau Central les mineurs entre abandon et délinquance
Cri d’alarme de la Brigade départementale de protection des mineurs
vendredi 22 février 2013
Correspondance Ronel Odatte
Hinche, 22 févr. 2013 [AlterPresse] --- Au Plateau Central (Est) et surtout à Hinche, principale ville de ce départenent, le nombre d’enfants abandonnés inquiète la police qui souhaite que les autorités concernées se penchent rapidement sur le problème, apprend AlterPresse.
A Hinche, comme un peu partout dans le reste du Plateau Central, la présence d’enfants dans les rues est de plus en plus préoccupante. La police de Hinche exhorte les autorités responsables à agir immédiatement avant qu’il soit trop tard.
Le responsable adjoint de la Brigade départementale de protection des mineurs (Bpm/Centre), l’officier de police Wesner Apollon (AG4) qualifie ce phénomène d’ « exceptionnel ». Des parents ont décidé délibérément d’abandonner leurs enfants au commissariat de Hinche et de prendre la fuite.
« Nous n’avons pas de place pour installer les enfants abandonnés. Certains parents pensent, et c’est erroné, que la Bpm pourrait prendre ces enfants en charge », dit Wesner Apollon.
La brigade départementale de protection des mineurs en profite pour exiger des hauts responsables de l’Etat une maison d’accueil pouvant recevoir des centaines d’enfants en situation précaire au Plateau Central, ajoute le policier.
« Le commissariat de Hinche ne dispose pas de moyens pour aider ces mineurs en quête d’un mieux–être et aucun d’entre nous ne peut les aider » indique t-il.
Selon Wesner Apollon, les brigadiers ne font que transporter les enfants vers des orphelinats.
Il y a moins d’une semaine, la Bpm a remis aux orphelinats de la ville 13 nouveaux enfants. Mais ils n’ont pas tardé à s’enfuir vers des destinations inconnues, souligne Apollon.
A Hinche, de nombreux enfants mineurs ont participé à des actes délictueux, indique pour sa part Fleura Josué, reporter de Radyo vwa peyizan Papaye (voix des paysans de Papaye) et membre de l’association de défense des enfants démunis à Hinche.
Selon lui ces enfants âgés de 9 à 15 ans, sont impliqués quotidiennement dans des vols, des viols et des voies de fait. Tenant compte de la multiplication de ces actes, la police serait dans l’impossibilité d’apporter une réponse proportionnelle.
Dans ce contexte, les petites filles des rues sont les plus exposées. Sans domicile et surtout sans protection ni moyens de subsistance, elles sont des proies faciles. Viol, abus, exploitations, suivis de grossesses précoces, leur lot est de plus tragique. [ro kft gp apr 22/02/2013 11:45]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article14140
Le Canada alignera sa coopération
MAXImini.com | Politique - Publié le 26/02/2013 à 17:39:08 en Haïti
Le chef de la diplomatie canadienne, John Baird, la ministre d'État des Affaires Étrangères, Diane Alblonzy, et l'ambassadeur du Canada en Haïti, Henri Paul Normandin, et été reçus le lundi 25 février 2013 par les plus hautes autorités haïtiennes, notamment le chef de l’Etat, le chef du gouvernement et le chancelier.
"Les officiels canadiens ont manifesté leur volonté d'aligner la coopération canadienne sur les priorités du gouvernement haïtien. Ils ont réaffirmé l'engagement du Canada de continuer d'appuyer les efforts de reconstruction et de développement durable d'Haïti", a indiqué le bureau de communication de la Primature.
Assistance canadienne confirmée
Le chef du gouvernement haïtien s'est réjoui de la bonne disposition du gouvernement canadien à poursuivre son assistance à Haïti et lui a exprimé la détermination du président de la République, Michel Joseph Martelly, et de toute l'équipe gouvernementale, à travailler au raffermissement des liens d'amitié et de coopération qui existent si heureusement entre les deux pays, poursuit la note.
Le Canada va-t-il revenir sur les décisions arrêtées par son ministre de la Coopération, Julian Fantino, de geler l'aide future à Haïti ? La question n’a pas été évoquée dans la note de presse de la Primature. L’épineuse question de l'exploitation des ressources minières d'Haïti par des entreprises canadiennes a été aussi évitée.
Le Sénat haïtien, rappelons-le, a exigé la cessation de tous les permis d’exploitation de ressources minières du pays.
http://www.maximini.com/fr/news/haiti/politique/le-canada-alignera-sa-cooperation-21174.html
Manifestation d’une autre faille sismique
MAXImini.com | Météorologie - Publié le 26/02/2013 à 21:53:56 en Haïti
Le séisme de faible magnitude ressenti dans la soirée du 25 février n’est pas une réplique générée par la meurtrière catastrophe de janvier 2010, a indiqué l’Unité technique de sismologie (UTS), du bureau des mines et de l’énergie.
"C’est la manifestation d’une autre faille, connue jusqu’ici sous le nom de Trans-haïtienne", a fait savoir l’Unité technique de sismologie (UTS) dans un communiqué de presse. Cette faille, selon ladite unité bureau des mines et de l’énergie, part de l’Etang Saumâtre pour finir au pied de la chaîne des Matheux.
L’UTS prie la population de ne pas céder à la panique et de continuer à appliquer les consignes. La secousse tellurique de magnitude 3,5 sur l’échelle de Richter ressentie lundi soir à Port-au-Prince semait la panique au sein des résidents de certains quartiers de la zone métropolitaine. Ces derniers qui ont encore en mémoire les 250 000 morts provoquées par les secousses telluriques du 12 janvier 2010 n’hésitaient pas à abandonner pour gagner les rues.
L’épicentre de ce tremblement de terre modéré, qui s’est produit à 19h30 (heure locale), a été localisé à 6 kilomètres du Nord-Ouest de la commune de Thomazeau, selon les précisions techniques de l’Institut américain de géophysique (USGS).
http://www.maximini.com/fr/news/haiti/meteorologie/manifestation-d-une-autre-faille-sismique-21180.html
Haïti-Politique: Une commission pour exiger les députés à voter la loi sur les partis politiques
Mardi, 26 Février 2013 15:03 MEA/HPN Nouvelles - Politique
A l’initiative de l’Institut international pour la démocratie et l’assistance électorale (IDEA International), des partis politiques dont la « Fusion des sociaux-démocrates » et « Respè » se sont réunis, ce mardi au Champ de Mars, dans le but de discuter sur la formation d’une commission pour exiger au Parlement de voter la loi sur les partis politiques, a constaté Haiti Press Network.
La Directrice de programme en Haïti de l’IDEA international, Mme Marie-Laurence Jocelyn Lassègue, a fait savoir que l’objectif de cette réunion avec des partis politiques était de relancer la dynamique sur ces structures démocratiques. Elle a rappelé que la loi sur les partis politiques a déjà été votée au Sénat de la République, mais pas encore au niveau de la Chambre des députés.
« La loi sur les partis politiques représente un outil important pour les partis. Il est d’une nécessité capitale à ce qu’elle soit votée. Ça doit permettre aux partis de développer leurs capacités », a fait comprendre Mme Lassègue, indiquant au passage qu’IDEA International entend cerner les grands courants politiques. Ce, dans sa mission visant à accompagner les institutions démocratiques en Haïti.
Intervenant à la table d’honneur, l’ancien député Serge Jean-Louis, a pour sa part indiqué que la loi sur les partis politiques concerne tous les partis sans distinction aucune. Il a abondé dans le même sens que Mme Lassègue qui juge important le vote de cette loi à la Chambre des députés.
« Nous voulons que cette loi soit votée au Parlement pour que les partis politiques aient un instrument légal de fonctionnement », a-t-il laissé entendre.
De son côté, le vice-président du parti Fusion des sociaux-démocrates, M. Alix Richard, a mis l’accent sur la question du financement des partis politiques qui, dit-il, privés généralement de moyens économiques.
Selon M. Richard, le financement des partis politiques est extrêmement fondamental dans la mesure où ça doit déboucher sur un autre mode de fonctionnement des structures politiques visant la prise du pouvoir.
« Cette loi sur les partis politiques va être surement trouvée et, le plus rapidement possible, la bénédiction de la Chambre basse », espère optimiste le responsable politique.
Par ailleurs, Alix Richard a lancé un appel patriotique à la Chambre basse, afin que cette loi relative aux partis politiques soit votée dans l’intérêt de tous les partis.
Mackendy Emmanuel Alexis
alexismackendyemmanuel@yahoo.fr
Haïti-Elections : Des propositions de INITE pour la tenue des élections crédibles
Mardi, 26 Février 2013 15:08 WJL/HPN Nouvelles - Politique
Lors d’une rencontre avec la presse mardi, les dirigeants de la plateforme INITE ont dénoncé le manque de volonté du président Michel Martelly d’organiser les élections dans le pays. INITE a exigé, entres autres, du chef de l’état à procéder à « l’annulation de tous les actes, dispositions et mesures adoptés en violation de la loi et de la constitution en vue d’entamer un processus devant aboutir à de véritables élections dans le pays », a constaté Haiti Press Network.
« Il n’est pas exagéré de dire que les élections constituent le cadet des soucis du président de la République », a dénoncé l’ancienne plateforme présidentielle de René Préval.
Le directoire de la plateforme a invité le président Martelly à donner des signes évidents pour la mise en branle d’un processus électoral fiable en s’engageant vraiment à respecter les règles du jeu de démocratique.
Pour garantir la confiance au sein de l’appareil électoral, le Coordonateur adjoint de INITE, le docteur Jean Joseph Molière a suggéré au président Martelly « d’annuler tous les actes, dispositions et mesures adoptés en violation de la loi et de la constitution ».
INITE a fait un ensemble de proposition au chef de l’état haïtien dont la remise à plat de toute décision prise antérieurement, tant en vue de la formation du Conseil électoral que de la construction de l’appareil chargé d’administrer dans le processus.
Docteur Molière a proposé aux trois pouvoirs de designer leurs 3 représentants respectifs à partir d’un « bassin de 18 noms soumis par des organisations crédibles et notoirement connues de la société. Les personnalités proposées, a-t-il ajouté, devraient être reconnues pour leur compétence, leur intégrité et leur courage.
Ces membres, a poursuivi le coordonateur adjoint de INITE, devraient s’engager au préalable à ne pas faire partie du prochain conseil électoral permanent, ni exercer une quelconque fonction à quelque titre dans l’administration publique pour les 5 prochaines années à partir de la proclamation des résultats des prochaines élections.
Le Coordonateur national de la Plateforme Levaillant Louis-Jeune croit que le pouvoir exécutif a intérêt à mettre an application ces propositions afin d’éviter des élections frauduleuses qui déboucheront sur des contestations et de l’instabilité politique dans le pays.
http://www.hpnhaiti.com/site/index.php/politique/8792-haiti-elections-des-propositions-de-inite-pour-la-tenue-des-elections-credibles
Le président du Sénat est sur le point de constater la caducité de la commission bicamérale
Le président du Sénat haïtien, Desras Simon Dieuseul, envisage de constater l'échec de la commission bicamérale à l'expiration du délai de 10 jours de fonctionnement. Les 17 sénateurs et députés membres de cette commission n'ont pu réaliser aucune séance de travail dans le délai imparti par les bureaux des deux chambres.
Même s'il entend user de son droit de réserve, le président du Sénat a fait remarquer qu'une commission bicamérale doit tenir ses séances avec les sénateurs et les députés.
Le président du Sénat et le président de la chambre basse pourront intervenir si les commissaires ne sollicitent pas une prorogation du délai. Interrogé sur les dispositions qui seront adoptées en cas de caducité de la commission, le président du Grand corps n'a pas voulu révélé la stratégie envisagée.
Les leaders du Parlement ont convenu de la complexité de la situation toutefois M. Desras entend prendre les taureaux par les cornes. Il espère qu'il pourra trouver une solution à la crise au sein de la commission avant le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ).
Les députés qui avaient mis en place la commission de concert avec le sénateur Wencesslas Lambert se sont montrés très discrets au cours de ces derniers jours. Seul le député Jean Danthon Leger a pris le soin de justifier sa position en ce qui a trait à la formation de la commission ad hoc. Il assure avoir démissionné de son poste et s'est dit favorable à la présence de tous les commissaires pour la reprise des séances de travail.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=21881
Haïti - Social : Nouvelle Directrice à la tête des Postes d’Haïti
Lundi, Wilson Laleau, le Ministre du Commerce et de l’Industrie a procédé à l’installation de la nouvelle Directrice Générale de l’Office des Postes d’Haïti (OPH), Mme Chancenade François.
Dans son discours, le Ministre Laleau, a salué le travail réalisé par la précédente Directrice de l’institution, Mme Régine Godefroy, récemment promue Ministre de la Communication et s’est déclaré confiant quant à la poursuite du succès des actions au sein de l’OPH, « car Mme François a participé pleinement à la conduite des chantiers en cours. »
Enfin, le Ministre a dit compter sur le sens du service public des employés de l’OPH pour aider la nouvelle Directrice à accomplir sa tâche avec efficacité.
La nouvelle directrice a affirmé vouloir assurer cette fonction dans le sens de la continuité. « Des innovations seront aussi entreprises pour une administration postale moderne » a-t-elle promis. La nouvelle Directrice espère fournir un service de qualité à la clientèle, afin de réhabiliter le service public, comme promis par le Chef de l’État.
HL/ HaïtiLibre
http://www.haitilibre.com/article-7964-haiti-social-nouvelle-directrice-a-la-tete-des-postes-d-haiti.html
lundi 25 février 2013
L'avenir d'Haïti en débat
A. K. France-Antilles Martinique 23.02.2013
Ce soir, dans le cadre du centenaire de la naissance d'Aimé Césaire, le Sermac investit le quartier de Crozanville. Le centre culturel Toussaint-Louverture accueille deux personnalités haïtiennes : le journaliste Philomé Robert et l'historien Pierre Buteau.
A partir de 18 h 30, ce samedi 23 février, le quartier Crozanville va vivre au rythme d'Haïti. En effet, le centre culturel de Crozanville, qui porte le nom de Toussaint-Louverture, le libérateur d'Haïti, accueille une rencontre dans le cadre du centenaire de Césaire. Il s'agit du sujet suivant : « Haïti peut-elle se réconcilier avec elle-même ? » . Une question pour le moins sensible pour laquelle sont conviées deux personnalités haïtiennes : le journaliste de France 24 Philomé Robert et l'universitaire Pierre Buteau.
DISSÉQUER LE MALAISE HAITIEN
Le premier va interroger le second sur les origines historiques de ce que quelques-uns appellent « le malaise haïtien » . Il y aura un va-et-vient entre hier et aujourd'hui pour donner des explications aux différentes crises qui ont traversé ce pays depuis sa révolution du XIXe siècle à nos jours. « Haïti avait une mission, il faut savoir si elle l'a honorée ou si elle a failli » , se demande Pierre Buteau.
Les deux invités mesurent la tâche qui attend les Haïtiens pour bâtir le pays et donner confiance aux populations. En clair, il faut sortir du pessimiste face à Haïti. Mais comment y parvenir ? D'où le volet important de la réconciliation qui doit s'installer dans les esprits, car il s'agit d'un projet politique autour duquel doivent se retrouver tous les Haïtiens.
Et c'est sans doute là l'enjeu que recherche le Sermac (Service municipal d'action culturelle) initiateur de la conférence.
D'abord, il y a la notion du vivre ensemble entre les différentes communautés vivant sur le périmètre de Fort-de-France. En effet, le Sermac souhaite réunir toutes les populations du quartier Crozanville et sa périphérie pour les associer à une réflexion d'ensemble et pour qu'elles se connaissent. La manifestation se passera autour du centre culturel Toussaint-Louverture, justement la personnalité emblématique de l'histoire d'Haïti et de la Caraïbe. Ce choix est aussi un rappel à la mémoire de Césaire, auteur d'un essai sur Toussaint Louverture. Mais aussi, la cérémonie de ce soir est un clin au voyage de Césaire à Haïti de mars à décembre 1945.
Après la réflexion, place à la détente : les chanteuses Chantal Laurent et Ymelda Marie-Rose interpréteront des chansons tirées du riche répertoire haïtien.
- Au programme
A 18 h 30, Claude Nohilé, le champion de course arrive à Crozanville avec le drapeau de la transmission, emblème de l'année Césaire. Ce drapeau était parti le 26 janvier dernier de Basse-Pointe pour Fort-de-France, en passant par Sainte-Marie, haut lieu du bèlè. Il a été présenté le soir même sous le Grand Carbet lors du lancement de l'année Césaire par la mairie de Fort-de-France. Ensuite la soirée débutera par la conférence-débat sur le thème : « Haïti peut-elle se réconcilier avec elle-même » , avec les interventions de Philomé Robert, journaliste à France 24 et Pierre Buteau, historien. A 20 h 30, chants populaires d'Haïti servis par les voix de Chantal Laurent et Ymelda Marie-Louise.
http://www.martinique.franceantilles.fr/regions/centre/commemoration-cesaire-194484.php
Sa mère est haïtienne et son père français. Le percussionniste tarbais Carlton Rara est en train de se faire un nom sur la scène de la world music. Il offre, notamment dans son dernier album "Home" un beau mélange de musique haïtienne, teintée de blues et de soul.
D'abord il y a sa voix singulière et chaude. Carlton Rara porte en lui ce métissage qui lui permet de faire vivre à sa manière des thèmes musicaux haïtiens en les enrichissant des sonotités blues et soul nord américaines.
Ses influences ? Al Jarreau, Michael Jackson, Bill Withers,Taj Mahal entres autres. Carlton Rara a plusieurs cordes à son arc. Il a réalisé un spectacle à partir de textes d'Aimé Césaire et de Frankétienne. En 2009, il s'est lancé dans le ciné-concert en mettant en musique "Why worry?" avec Harold Lloyd.
Enfin un musicien qui se retrouve sur la playlist 2012 de Monsieur Almodovar doit forcément vous interpeller.
Carlton Rara sera en concert :
Genève le 31 mars
Tregastel le 14 avril
Luxey le 5 mai
Au New Morning à Paris le 27 octobre et au Bataclan le 26 novembre
http://www.francetv.fr/culturebox/decouvrez-le-blues-haitien-de-carlton-rara-132773
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