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dimanche 15 juillet 2012

Dans un bidonville d'Haïti, le sport comme antidote à l'exclusion

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Rien ne prédestinait Robert Duval, rejeton d'une famille d'industriels, à se retrouver dans cet endroit où plus de 300.000 Haïtiens vivent dans des conditions inhumaines, lui qui a fait des études dans des universités nord-américaines.
"Je suis venu à Cité-soleil parce que je cherchais un engagement social conforme à ma vision de la vie. Je me suis dit que j'allais monter un centre de développement de talents sportifs", dit-il.
Après avoir fait de la prison sous les Duvalier, Robert Duval, mieux connu sous son surnom de "Bobby", a voulu donner une nouvelle direction à sa vie. Depuis près de 20 ans, il est à la tête d'un centre sportif, l'Athlétique d'Haïti, planté au coeur du bidonville sur une ancienne décharge.
En venant dans ce quartier ostracisé, cet ancien sportif a voulu se "rapprocher des exclus", explique-t-il.
Après avoir donné des leçons de football à un petit groupe de jeunes déshérités, il s'est retrouvé avec plusieurs centaines d'enfants. Le projet a grandi et fournit désormais le gros des footballeurs des clubs professionnels et de la sélection nationale.
"J'ai formé des dizaines et des dizaines de jeunes footballeurs haïtiens et je les ai emmenés dans des compétitions en Europe et aux Etats-Unis", raconte-t-il, montrant les trophées qu'il a rapportés de tournois disputés en Norvège, aux Etats-Unis et récemment de France, la Coupe des sans-abri.
5 millions nécessaires
Son engagement a valu à Bobby une reconnaissance internationale. La chaîne de télévision américaine CNN en a fait un de ses "héros" en 2007.
"Je suis reconnu à l'étranger pour mon travail, mais pas forcément en Haïti. Il y a encore des irréductibles qui pensent que je ne devrais pas venir ici. Ils pensent que ma place n'est pas là", dit Robert Duval. "Mais c'est un choix", répète-t-il.
Pour son choix, il est respecté et adulé à Cité-soleil, où il donne de l'espoir à des jeunes en T-shirt rouge en train de jouer sous un chaud soleil.
"Je suis un milieu, je rêve de jouer dans des clubs en Europe", dit Ariel Charles, 14 ans, surnommé Zannetti.
"Mon rêve c'est de jouer comme Suarez, comme Messi", renchérissent deux autres garçons qui reviennent de l'entraînement pour prendre place au réfectoire où un plat de riz leur est servi.
"Ils viennent de loin pour s'entraîner. Ils jouent au foot, mais aussi au basket, font du karaté ou de la boxe", dit Robert Duval. "Ils reçoivent aussi à manger et il y a une école classique. C'est important", ajoute-t-il.
Aujourd'hui, Bobby nourrit le projet de construire un grand stade de 15.000 places à Cité-soleil.
"C'est un grand projet pour ce quartier détesté comme une plaie et que certains avaient souhaité raser", dit l'ancien militant.
Avec l'aide de la Banque interaméricaine de développement, de la Clinton Global Initiative et d'autres mécènes, Robert Duval compte récolter les 5 millions de dollars nécessaires.
"Le projet avance, le terrain est là, il m'a été offert par un Haïtien. Nous allons ériger un beau stade qui sera baptisé Phoenix": les fondations sont faites avec les débris des destructions provoquées par le séisme de janvier 2010 qui a ravagé Port-au-Prince, explique-t-il.
Ses plans ne s'arrêtent pas là: "Avant de mourir, je rêve de monter des académies sportives dans tout le pays pour former des athlètes".
La Voix Du Nord
http://www.lavoixdunord.fr/france-monde/dans-un-bidonville-d-haiti-le-sport-comme-antidote-a-ia0b0n572395

RESUME DE L'ACTUALITE


Haïti-Conjoncture : L’État de droit, un discours ?

P-au-P, 11 juil. 2012 [AlterPresse] --- Les autorités haïtiennes en particulier la présidence n’ont pas encore apporté d’explications officielles quant aux suspicions relatives aux irrégularités constatées dans le cadre de la nomination des membres du Conseil supérieur de la justice (Cspj).
Installé le mardi 3 juillet dernier, la nomination de 2 membres du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire souffrirait d’un manque de transparence.
Certains sénateurs dénoncent le fait que 2 conseillers sont nommés par la présidence alors que leurs noms ne figuraient pas sur la liste soumise par le sénat.
Face à cette dénonciation, aucune autorité n’a apporté de précisions ou de démentis.
La décentralisation version Martelly/Lamothe
Un conseil de gouvernement a été tenu le 5 juillet au Cap-Haïtien (Nord). Une démarche qui entre dans la perspective de "décentralisation" de l’État et du territoire.
Installé le 16 mai 2012, le gouvernement de Laurent Lamothe promet d’œuvrer à la décentralisation du pays.
Dans cette perspective également, les festivités carnavalesques de février dernier se sont déroulées aux Cayes (Sud).
Une opération contre les trous …
Quatre vingt dix jours (90) jours est la durée d’une opération, en guise d’un plan stratégique, de réhabilitation de 37 kilomètres de route à travers la capitale haïtienne et des zones périphériques.
L’opération « bouche twou : boucher les trous » est conduite par le ministère des travaux publics, transports et communications (Mtptc).
Par cette démarche le gouvernement compte s’approprier l’espace urbain, ont fait savoir les autorités.
Des contrats dont se passe la reconstruction
Le gouvernement Martelly/ Lamothe a résilié 39 des 41 contrats de reconstruction paraphés par l’Administration Préval /Bellerive. Une partie de fonds alloués aux deux contrats maintenus sera réaffectée.
Cette initiative arrive après la decision de la cour superieure des comptes sur le rapport d’audit de ces contrats qui a été commandé par l’ancien premier ministre Garry Conille.
De nouveaux joueurs pour l’équipe de Martelly/Lamothe
René Jean Jumeau est le nom du nouveau ministre chargé de la sécurité énergétique. Ancien secrétaire d’Etat à l’énergie, Jumeau est le vingt quatrième ministre du gouvernement en place.
Placer Haïti dans le couloir de pays émergents à l’horizon 2030, résoudre le problème des coupures électriques habituelles, installation de compteurs prépayés et meilleure offre d’électricité dans les zones rurales font partie des objectifs annoncés par le ministre Jean Jumeau.
Par ailleurs, Guirlène Raymond remplace Gabriel Thimotée à la direction générale du ministère de la santé publique et de la population.
Le docteur Thimotée a fourni son service à cette institution pendant environ 6 années.
Le rituel du renvoi des maires
Le gouvernement dirigé par Laurent Salvador Lamothe entend remercier les 120 maires élus en 2006. Leur mandat a pris fin en 2011.
Les élections pour le renouvellement de ces élus locaux n’ont pas eu lieu en novembre 2011 comme cela devrait se faire.
Certains cartels ont été déjà remplacés par arrêté présidentiel, notamment à Port-au-Prince. Ceux qui seront nommés resteront en poste jusqu’à la tenue des prochaines joutes, selon des explications du premier ministre Lamothe.
Le fonctionnement du parlement …
Plusieurs sénateurs ont boudé une séance au sénat le jeudi 5 juillet dernier. Celle-ci n’a pas eu lieu par manque de quorum.
Depuis la ratification du choix de Laurent Lamothe comme premier ministre, la santé du sénat haïtien n’est pas stable.
Et la retraite réalisée par les sénateurs entre la fin du mois de juin et le début du mois de juillet ne paraît pas changer les données.
De leur côté les députés décident de commencer l’analyse du budget pour l’année fiscale 2012 -2013. Ce budget a été déposé au parlement à la fin du mois de juin.
En outre, des projets de loi, des traités, des conventions internationales seront prochainement soumis au parlement pour analyse d’après des annonces faites par le ministre chargé des relations avec le parlement, Ralph Théano.
Martelly au 33e sommet du Caricom
Le président haïtien a participé du 4 au 6 juillet au 33 ème sommet des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté de la Caraïbe (Caricom) qui s’est tenu à Sainte Lucie.
Parmi les priorités défendues par Martelly on trouve l’intégration du français comme langue de travail à côté de l’anglais et l’emploi de cadres haïtiens au secrétariat du Caricom.
Michel Martelly souhaite que le peuple haïtien tire des bénéfices palpables de la communauté caribéenne.
L’armée remise sur le tapis par Martelly
Le chef de l’État haïtien a une fois de plus promis de mettre sur pied une armée au cours d’une sortie médiatique qu’il a faite après avoir participé au sommet de Caricom.
De cette affaire il en fait« son projet » et promet d’établir une armée haïtienne avant la fin de son mandat. Michel Martelly y voit un outil pour la sécurité et le développement économique du pays.
Sécurité…
Le porte-parole adjoint de la police, Garry Desrosiers, a annoncé une baisse importante du phénomène de sécurité dans la capitale haïtienne. Il considère cette baisse comme une résultante des différentes opérations conduites par la police nationale (Pnh) notamment celle baptisée « Boukle Pòtoprens : Boucler Port-au-Prince ».
Une prison civile d’une capacité de 768 places sera bientôt fonctionnelle dans la commune des Croix –des-Bouquets (Ouest).
Le choléra toujours au rendez-vous …
Le bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations-Unies (Ocha) a lancé dans son dernier bulletin daté du 2 juillet une alerte sur l’évolution des cas de choléra dans les départements de l’Oeust et de l’Artibonite (Nord).
Deux cent vingt-sept (227) cas sont enregistrés au cours des premières semaines de juin contre 61 au cours du mois de mars 2012. Les mauvaises conditions sanitaires restent les causes identifiées par l’Ocha.
Environ 7 mille personnes ont déjà péri dans cette épidémie introduite au pays depuis le mois d’octobre 2010. [ srh kft gp apr 11/7/2012 12 :00]

Solidarité…L’Ircod aide à reconstruire les crèches en Haïti


Une délégation haïtienne de la commune de Jacmel, durement touchée par le séisme il y a deux ans, était en visite dernièrement en Alsace.

André Saint-Germain et Anne-Marie Janvier, les deux responsables du service de gestion des établissements préscolaires de Jacmel, étaient invités par l’Ircod (Institut régional de coopération et développement), qui mène là-bas un projet de reconstruction financé par les collectivités alsaciennes. « Sur 54 centres préscolaires, il ne nous en reste plus que 42. Trois se sont effondrés et neuf ont été très endommagés », explique André Saint-Germain, dont le service gère l’accueil de 2 100 enfants de 3 à 5 ans.

« Sur le long terme » Après la catastrophe, l’Ircod a collecté 250 000 € en Alsace, auprès de quelque 45 collectivités, mais aussi des associations et quelques privés, indique Denis Schultz, le directeur de l’institut. Les fonds ont déjà servi pour des travaux de première urgence, soit la construction de trois abris provisoires. Il s’agit désormais de réhabiliter une des crèches de Jacmel, « le Soleil », et de construire de nouveaux locaux administratifs. Les bâtiments seront aux normes antisismiques, mais aussi anticycloniques, Jacmel ayant été frappée par quatre cyclones en cinq ans. Pour l’expertise technique, l’Ircod s’est appuyé sur Architectes sans frontières. L’opération se monte au total à 112 000 € et les travaux devraient démarrer très prochainement.

« Notre rôle, ce n’est pas l’aide d’urgence, on se positionne à plus long terme sur l’aide à la reconstruction et au développement », rappelle Denis Schultz. L’Ircod a déjà soutenu de nombreux projets dans le même esprit à Jacmel : création de jardins familiaux, financement de matériel de déblaiement pour les collectivités, renforcement des services de gestion des risques, formation aux gestes qui sauvent…
le 14/07/2012 à 05:00 par Clément Tonnot
http://www.lalsace.fr/haut-rhin/2012/07/14/l-ircod-aide-a-reconstruire-les-creches-en-haiti

Haïti: six morts dans un naufrage


Six jeunes Haïtiens ont péri noyés dans le naufrage d'un bateau à moteur qui transportait une vingtaine de personnes au Cap-Haïtien, la deuxième plus grande ville située dans le nord du pays, a-t-on appris aujourd'hui de source gouvernementale. "Les six victimes étaient âgées de 18 à 25 ans, elles faisaient partie d'un groupe qui revenait de la plage pour fêter un anniversaire, et elles étaient apparemment ivres", a expliqué le représentant du gouvernement dans le nord de l'île, Yvon Altéon.

Les corps de deux des victimes ont été retrouvés sur place le jour de l'accident, dimanche, tandis que quatre autres ont été découverts hier. Les 14 survivants ont pu regagner leur domicile, a-t-on appris de même source. "Les jeunes se trouvaient dans un canot à moteur qui a été renversé par un coup de vent alors que le groupe venait de quitter une plage publique", a ajouté M. Altéon, citant les témoignages des survivants.

L'accident s'est produit non loin de la station balnéaire de Labadie, exploitée par une compagnie étrangère qui accueille chaque semaine des bateaux de croisière.

Samedi, un autre accident maritime survenu près de Port-au-Prince avait fait un mort et quatre personnes étaient toujours portées disparues mardi, ont indiqué les autorités locales. Au moment du naufrage, 22 passagers se trouvaient à bord d'un yacht qui assurait le transport entre l'île de la Gonâve, en face de la capitale, et la région côtière du nord de Port-au-Prince.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/07/10/97001-20120710FILWWW00420-haiti-six-morts-dans-un-naufrage.php

L'Equateur aide à la reconstruction post-séisme d'Haïti


2012-07-12 16:35:08  
Le président équatorien Rafael Correa a déclaré mercredi que son pays désignerait 15 millions de dollars américains pour financer une équipe de maintien de la paix équatorienne qui aidera le peuple haïtien à reconstruire son pays, dévasté par un séisme.
"Dans la lutte pour surmonter les obstacles, si l'Equateur peut aider d'une certaine façon, vous pouvez compter sur nous sans condition," a dit M. Correa au président haïtien Michel Martelly lors de sa visite de deux jours en Equateur.
M. Correa a déploré la détresse d'Haïti et a exhorté les Haïtiens à surmonter les difficultés causées par le puissant tremblement de terre qui a démoli il y a deux ans une grande partie de Port-au-Prince, la capitale du pays.
Le tremblement de terre de magnitude 7.0, qui a causé une épidémie de choléra, a tué 222 570 Haïtiens et causé des dommages estimés à 7,9 milliards de dollars américains le 12 janvier 2010 .
La dernière contribution de l'Equateur servira à financer un contingent équatorien de 66 membres, qui partirait pour Haïti vendredi et rejoindrait les casques bleus de l'ONU dans des opérations humanitaires, tels que des soins médicaux et la reconstruction de ponts, de routes et d'autoroutes.
Saluant le soutien de l'Equateur, M. Martelly a déclaré que les deux pays allaient commencer la deuxième phase du programme de coopération.
M. Correa et M. Martelly ont signé des accords de coopération concernant des programmes de sécurité sociale, en vertu desquels l'Equateur fournira à Haïti des conseils techniques pour aider les personnes handicapées et former des policiers haïtiens de haut rang.
http://french.cri.cn/621/2012/07/12/461s287901.htm

Haïti-Femmes/Coopératives : Elles font le crédit…mais décident peu


Du crédit, contracté par les femmes, mais profitable aux hommes... 

vendredi 13 juillet 2012
Les femmes représentent 74% des sociétaires de coopératives qui sollicitent un crédit, soit 211,948 femmes ayant obtenu 5,87 milliards de gourdes de crédit brut sur un portefeuille de 7,4 milliards de gourdes au 30 septembre 2011 en Haïti.
Par Edner Fils Décime
P-au-P, 12 juil. 2012 [AlterPresse] --- Dans les caisses d’épargne et de crédit, appelées couramment coopératives en Haïti, 74% des sociétaires - qui sollicitent un crédit - sont des femmes. Pourtant, elles ne sont pas aussi nombreuses à occuper les postes de décision, selon les informations rassemblées par AlterPresse.
Au 30 septembre 2011, ils étaient 286,416 emprunteuses et emprunteurs à avoir obtenu environ 7,4 milliards de gourdes de prêts dans les coopératives [US $ 1.00 = 43.00 gourdes ; 1 euro = 58.00 gourdes aujourd’hui].
Les femmes sont donc 211,948 à occuper 5,47 milliards de gourdes du portefeuille de crédit brut du secteur coopératif.
Ces chiffres ne signifieraient-ils pas également que les sociétaires sont davantage de femmes que d’hommes ?
Contraste. Paradoxe. Dans les conseils d’administration (Ca), on ne retrouve pas un nombre aussi important de femmes.
Or, les conseils d’administration sont élus au suffrage universel direct par les assemblées générales, composées des sociétaires de la coopérative.
A la société d’utilisation coopérative du crédit et de l’épargne pour l’épanouissement socioéconomique (Succès) de Jacmel (Sud-Est), sur les 13 membres du Ca, seulement 4 sont des femmes, selon les informations fournies par la directrice de cette coopérative, Ketsia Métellus Janvier.
La caisse populaire espoir de Gros-Morne (Kpegm, en créole / Artibonite - Nord), ne compte qu’une femme parmi les 7 membres de son Ca.
Ce n’est pas un hasard si, à Succès, c’est le crédit-business ou crédit-commerce qui est le plus sollicité.
« Plus de 50% des sociétaires-femmes » sollicitent ce crédit, au détriment du crédit de production, par exemple, regrette Janvier.
Pourtant, dans un fort pourcentage de cas, « la femme contracte le crédit auprès de la caisse pour verser l’argent à son mari. Aussi, revient-il à la femme de se débrouiller dans le commerce pour le rembourser », explique Ketsia Métellus Janvier.
La situation n’est pas totalement différente à la caisse populaire espoir de Gros Morne (Kpegm).
« Des femmes prennent le crédit pour acheter un tap tap (véhicule de transport en commun) à leurs mari,, alors que ce sont elles qui remboursent dans plusieurs cas », confie le président du Ca de cette coopérative, Loubert Damus.
Dans plusieurs autres cas, « les époux co-signent la feuille de crédit. Mais, si le couple n’arrive pas à payer, la femme endosse pour les deux, dans quelques cas », poursuit Damus.
Au niveau du personnel des caisses, il semble que le quota des femmes progresse un petit peu.
A Succès, « la parité homme-femme est observée. On a 50% de femmes et 50% d’hommes dans le personnel », souligne fièrement Ketsia Métellus Janvier, directrice générale.
10 des 27 employés de Kpegm sont des femmes.
Des réflexions ont cours actuellement sur un cadre légal pour la branche économique des coopératives en Haïti et un rôle plus actif des coopératives et de la microfinance dans l’inclusion économique et la réduction de la pauvreté.
Le tout est de savoir dans quelle mesure les aspects - liés à la participation véritable des femmes - feront l’objet d’un certain souci. [efd kft rc apr 12/07/2012 15:50]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13100

Haïti : Vers la formalisation d’un espace d’économie sociale


Suite à l’atelier de réflexion du secteur professionnel des coopératives et de la microfinance 

vendredi 13 juillet 2012

P-au-P, 12 juil. 2012 [AlterPresse] --- L’Association nationale des caisses populaires haïtiennes (Anacaph) et le Conseil national de financement populaire (Knfp) ont annoncé cette semaine la mise en place d’un « espace d’économie sociale ».
Cet espace a été créé à partir de l’atelier de réflexion des 10 et 11 juillet, organisé par les deux associations conjointement avec l’Association nationale des institutions de microfinance d’Haïti (Animh) et le Forum latino-américain et caribéen pour le financement rural (Forolacfr).
L’égalité, l’équité et la solidarité font partie des fondements idéologiques de l’économie sociale, qui constitue un troisième secteur, aux cotés du privé et du public, a expliqué Lionel Fleuristin du Knfp.
La rencontre qui a eu lieu en prélude à l’assemblée générale ordinaire annuelle de l’Anacaph et à l’aube des quinze ans des réseaux Anacaph et Knfp, a réuni à Montrouis (Nord) plus d’une centaine de participants venant des diverses régions du pays, du Brésil, du Pérou, de l’Equateur, de la Bolivie et du Mexique.
Le thème débattu était : « Cadre légal et performances sociales : inclusion économique et réduction de la pauvreté en Haïti avec le rôle actif des coopératives financières et de la Microfinance ».
Yolène Jacquet de l’Anacaph croit qu’au regard de plusieurs « indicateurs » l’atelier est une réussite en terme de participation et d’échanges.
« Grâce au pouvoir de la coopération le Knfp, le Forolac-fr, l’anacaph, l’animh ont pu réaliser ce séminaire dont le taux de participation a dépassé largement les espérances. Surtout avec la participation des acteurs étatiques, la publication et diffusion [quasi] immédiates des résultats et des dispositions de suivi », a martelé Jacquet en rappelant que 2012 est l’année internationale des coopératives.
La primature, les ministères de l’économie, de la planification, de l’agriculture et la Banque de la république d’Haïti se sont faits représentés à cette activité et ont tous plaidé pour l’implication effective de tous les acteurs non seulement pour un cadre légal tenant compte des questions de la reconstruction et du développement, mais aussi dans la lutte pour la réduction du chômage et de la pauvreté extrême.
« Votre atelier démontre clairement la renaissance avérée de votre mouvement tout comme son besoin de refondation légale », a déclaré Pierre Érold Etienne, directeur général du ministère de l’économie, qui représentait la ministre Marie Carmelle Jean-Marie.
Seule la branche coopérative de la microfinance dispose d’un cadre légal depuis juin 2002, a-t-il souligné.
En réponse à la crise caractérisée par la faillite des coopératives offrant 10% d’intérêts sur les épargnes aux sociétaires, l’Etat haïtien et les différents acteurs ont développé un cadre légal pour le secteur qui porte sur le fonctionnement des Coopératives d’épargne et de crédit et des fédérations. A la faveur de la loi du 3 juin2002, la Brh intervient pour le contrôle, le suivi en vue de la protection des épargnes.
Loubert Damus, président du conseil d’administration de la Caisse populaire Espoir de Gros-Morne/Nord (Kpegm en créole) a pointé du doigt « la faiblesse de cette loi émotive de 2002 et les injustices portées par elle contre les coopératives » et loué la participation des coopératives à des réflexions sur le cadre légal.
Pour Patrice Denis de la Caisse populaire Sainte Anne de Camp Perrin/Sud (Caposac), la loi sur laquelle travaille actuellement la Brh, ne peut être proposée au parlement « sans l’avis et les recommandations » des acteurs du secteur coopératif et de la microfinance.
Avec une pointe polémique, Eugène Garry de la caisse populaire Fraternité du Cap-Haitien/Nord (Cpf) rappelle que « la vocation première des coopératives est sociale et que chaque sociétaire est un propriétaire de l’institution ». Clin d’œil aux autres institutions de microfinance, surtout chez les banques !
Frantz Brinvil, directeur du Conseil national des coopératives (Cnc) trouve qu’il est « intéressant que les secteurs coopératif et non-coopératif de la microfinance s’unissent pour réfléchir sur la législation ».
Le premier Ministre Laurent Lamothe, qui s’est fait représenter par Jean Audan Catel a proposé la mise en place d’un « comité » avec lequel il pourrait avoir une rencontre sur le cadre légal actuel et « voir ce qu’on peut soumettre comme proposition de loi au parlement ».
Catel a aussi tenu à rappeler que le premier ministre est pour la concurrence de manière à ce que la population puisse « bénéficier de la réduction du taux d’intérêt sur le crédit » sur le marché. [efd apr 13/07/2012 09:20]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13099

Haïti / Santé : L’engagement pluriel pour une même cause

12 juillet 2012 | Publié dans la catégorie : À La Une, Quoi de neuf ?
Dans le cadre de la célébration de la Journée Mondiale de la Population, le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP), en collaboration avec le Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP), a organisé le 11 juillet dernier à Port-au-Prince, un atelier de réflexion sur le thème “ La planification familiale : un droit individuel à promouvoir’’. Un excellent cadre pour engager le dialogue entre les divers secteurs tant nationaux qu’internationaux en vue du « repositionnement » de la planification familiale en Haïti.
Considérée comme un « moteur de développement », devant favoriser l’atteinte des Objectifs du Millénaire dans le pays, la Planification Familiale permet, selon Dr Raymond, directrice générale du MSPP, de réaliser un équilibre harmonieux entre croissance démographique et ressources disponibles, d‘améliorer la qualité de la vie tout en diminuant la mortalité infantile et maternelle et d’alléger les pressions exercées sur les gouvernements pour qu’ils répondent aux besoins sociaux et économiques primaires. Avec une population qui est passée de 3 millions en 1950 à plus de 10 millions en 2012, Haïti est un pays où plus du ¼ de ses habitants vivent autour de la capitale Port Au Prince avec moins de 2 US $/habitant.
En ce qui concerne la santé de la reproduction, les statistiques font état d’une moyenne de 630 femmes qui meurent chaque année en raison de complications de grossesse et d’accouchement, pour 100 000 enfants qui naissent. Soit le taux le plus élevé des Amériques.
C’est pourquoi la Ministre de la Santé publique et de la Population, le Dr Florence Guillaume, présidant l’ouverture des travaux de cet atelier, a affirmé que « la situation du pays en matière de santé reproductive et de planification familiale reste alarmante et que pour inverser l’ordre des choses, le gouvernement entend accorder la priorité à une « approche holistique, intégrée et multisectorielle », fondée sur l’implication de tous les secteurs de la vie nationale et avec l’appui des partenaires nationaux et internationaux».
Depuis 2008, le ministère de la Santé et de la Population, avec l’aide des partenaires internationaux, a mis en œuvre un dispositif de planification familiale, de prestation gratuite de soins prénatals, obstétricaux et néonatals dans un certain nombre d’établissements de soins du pays.
Pour Dr Florence Guillaume, le 11 juillet constitue le lancement d’une « véritable mobilisation » devant permettre à tout un chacun d’apprécier « l’ampleur et la gravité » des problèmes liés à la planification familiale en Haïti, et pour discuter « à fond » et de manière transparente de leur origine et des mesures à prendre pour les résoudre.
Quant au Représentant du FNUAP en Haïti, Dr Ramiz Alakbarov, il a réaffirmé son engagement à « agir avec tous ses partenaires pour garantir que l’accès universel à la santé sexuelle et procréative, en particulier à la planification familiale volontaire, soit reconnu comme un élément clé du nouvel agenda de développement international après 2015, et de les insérer dans les plans et politiques de développement et de réduction de la pauvreté ».
Dans un souci de permettre aux populations (femmes) vivant dans des zones reculées d’avoir accès aux soins de santé de base tels que la prévention, les consultations prénatales, le diagnostic, la prise en charge médicale, l’accouchement, l’accès aux médicaments, l’hygiène de la mère et de l’enfant, les Nations Unies ont récemment lancé le projet inter-agences [UNICEF, UNOPS, UNV et OPS/OMS] « Cliniques Sourire », où sont entre autres déployées des sages-femmes volontaires de l’ONU (VNU) .
Et, si l’on veut faire du droit de chaque femme aux meilleurs soins de santé possibles pendant la grossesse et l’accouchement une réalité, les Nations Unies recommandent que les efforts mondiaux soient concentrés sur l’ « élargissement de l’accès des femmes à des services de sage-femmes de qualité », selon un communiqué de l’OMS en date du 20 juin 2011.
Rédaction : Pierre Jérome Richard
Edition : Tahirou Gouro Soumana
http://minustah.org/?p=36354

samedi 7 juillet 2012

LE SYSTEME D DANS TOUTE SA SPLENDEUR EN LONG ET EN LARGE
Mon séjour  en Haïti m’a permis de voir l’application la plus pure et complète de ce que nous connaissons comme système D. Haïti est un pays ou le chômage est carrément endémique. Le nombre limite de gens qui ont un petit boulot constitue l’exception qui accompagnerait une règle générale disant qu’aucun haïtien ne travaille.
J’ai parcouru des quartiers défavorisés réputés difficiles ou j’ai croisé des gens avec qui j’avais passé une grande partie de mon enfance. J’étais heureux de voir qu’ils avaient gardé avant tout une dignité à toute épreuve. Malgré un chômage inexprimable en taux, la misère galopante, la faim, ils ne grossissent pas les bandes armées ni se livrent au trafic de stupéfiants. Pourtant ils vivent au jour le jour. Ils mangent un jour peut être, demain on verra…quand vous les croisez vous personnifiez l’espoir, vous représentez le miracle de la vie. Un billet de 20, 50, 100 dollars et ils reviennent a la vie. Et si vous n’êtes pas en mesure de leur laisser quelque chose, il vaut mieux ne pas les croiser car la frustration et  l’espoir qui vient de naitre pour s’anéantir tout de suite tordent davantage les tripes que la faim que l’on arrive à maitriser par des manœuvres humainement incompréhensibles.
Le plus dramatique de la situation, c’est que ces gens décrits dans cette situation ont  5, 6 ,7 enfants ou plus. Ceux sont ces enfants qui grossissent le nombre d’enfants abandonnés, d’enfants restavek, d’enfants des rues, d’enfants délinquants.
Beaucoup d’haïtiens voient la  problématique et comprennent la logique et la nécessité d’y apporter des solutions, mais les moyens sont très limités.
Dans ce sens j’ai été approché par des responsables de plusieurs institutions qui œuvrent dans la même lignée de « SEEDS FOR THE FUTURE »
A défaut de pouvoir répondre positivement, j’ai du laisser des réponses comportant un peu d’espoir en évitant de faire de vaines promesses.
«  Envoyez-moi le dossier et on verra ce qui peut être fait ». Je ne sais pas trop bien ce que cela représente comme message, une phrase aussi bidon que passe partout. Mais les poignées de mains reçues en disent beaucoup…
Jonas Jolivert
Port-au-Prince
Le 6 Juillet 2012

dimanche 1 juillet 2012

HAITI RECTO VERSO A L'HEURE DES DEPLACEMENTS

Bonjour, amis lecteurs de Haiti Recto Verso. Comme chaque annee pendant cette meme periode, nous nous trouvons souvent en vacances et en deplacement vers les Etats Unis d'Amerique. Cette annee, l'exigence de certains de nos projets a fait bifurquer notre itineraire vers Haiti et la Republique Dominicaine.
Nous avons ete accueillis par le personnel et les enfants de "SEEDS FOR THE FUTURE" a Delmas ou on a compris que notre implication revetait une importance plus que capitale. Nous avons pu etablir un budget de fonctionnement pour la bonne marche de l'ecole et la prise en charge des enfants. Maintenant le plus gros du combat reste a venir et constituera la piece maitresse de nos activites.
Nous avions fait un petit tour vers la Republique Dominicaine et nous avons eu l'impression que haiti ressemblait a une region abandonnee par le Republique Dominicaine.
Pourtant les dominicains ne se conforment pas a leur situation que je trouve enviable. Ils denoncent la corruption du gouvernement socialiste en place...
Plus de details dans les jours a venir....

lundi 18 juin 2012

La peinture haïtienne victime de contrefaçon

Des faux tableaux haïtiens sont de plus en plus présent sur le marché international .L'annonce a été faite par les institutions, les entreprises culturelles et les galeries d'art évoluant en Haïti.

« L'art Haïtien est reconnu mondialement malheureusement un nouveau fléau vient de s abattre sur ce secteur : des faux tableaux, de qualité souvent médiocre, envahissent le marché national et international au risque de détruire une profession toute entière », a déclaré Georges Junior Nader.
Il précise que l'internet est devenu le nouveau terrain de jeu des faussaires qui n'hésitent pas à vendre des toiles de grands peintres haïtiens à des prix dérisoires.
Rappelons que le secteur des arts plastiques haïtien, fortement touché par le séisme, se remet lentement des dégâts.
Notons plus d'une cinquantaine d'ateliers et des collections entières d'œuvres ont été soit endommagés ou détruits lors du séisme du 12 janvier.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=20977

Haïti-Sécurité : La convocation du Cspn devant les députés, reportée à une date non definie

10 ministres, dont le 1er ministre, attendus au sénat du 18 juin au 9 juillet 2012
lundi 18 juin 2012
P-au-P, 18 juin 2012 [AlterPresse] --- La convocation du conseil supérieur de la police nationale (Cspn) par devant la commission justice et sécurité de la chambre des députés pour le vendredi 15 juin 2012, a été reportée à une date ultérieure non déterminée, apprend AlterPresse.
A travers cette convocation, la commission comptait aborder, avec le Cspn, des sujets relatifs au nouveau plan national de sécurité du gouvernement actuel et à l’absence d’effectifs de la police nationale d’Haïti (Pnh) dans la majorité des sections communales, ainsi que la question des militaires démobilisés.
« Ils [les membres du Cspn] nous ont demandé de reporter la convocation, parce que le premier ministre est en voyage », explique le président de cette commission, le député Emmanuel Fritz Gérald Bourjolly de la circonscription d’Aquin (Sud).
Le premier ministre Laurent Lamothe a laissé le pays, le mercredi 13 juin, pour un voyage de trois jours en direction de Washington D.C., aux États-Unis d’Amérique, où il s’est entretenu avec le président de la banque interaméricaine de développement (Bid), Carlos Alberto Moreno.
Bourjolly annonce l’organisation d’une réunion avec les membres de la commission Justice et sécurité de la chambre des députés en vue de déterminer une date convenable pour cette convocation.
Exprimant son inquiétude sur l’insécurité dans le pays, notamment dans les sections communales du pays, Bourjolly affirme que le Cspn sera attendu, dans un temps pas trop lointain, devant la commission justice et sécurité de la chambre des députés pour que la population puisse voir clair par rapport à ce climat d’insécurité.
Souhaitant la disparition des actes de kidnapping, le député appelle l’État à punir sévèrement les coupables.
Le premier ministre Lamothe et 9 de ses ministres sont aussi attendus au sénat du 18 juin au 9 juillet 2012.
Les initiateurs des « convocations » du premier ministre et des ministres des finances, de l’agriculture, de la santé publique, du commerce, de la défense nationale, de la justice, des travaux publics, du tourisme, de l’éducation sont les sénateurs Wesner Polycarpe, Jean-Baptiste Bien-Aimé et Jean-Charles Moïse.
Les 10 ministres seront entendus et traités cas par cas, car « chaque ministre est convoqué pour un motif spécifique, mais lié aux gabegies de l’administration Martelly », informe le sénateur Moïse. [emb kft rc apr 18/06/2012 0:25]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12987

Haïti-Université/Minustah : Des casques bleus brésiliens perturbent les cours à la Faculté des Sciences Humaines

P-au-P, 18 juin 2012 [AlterPresse] --- Des militaires brésiliens de la Mission des nations unies pour la stabilisation en Haïti, ont tenté, à trois reprises le vendredi 15 juins 2012, de pénétrer l’enceinte de la Faculté des sciences humaines (Fasch) de l’université d’État d’Haïti (Ueh), provoquant la perturbation des cours et des troubles qui se sont soldés par la casse de plusieurs pare-brise de voitures, a constaté l’agence en ligne AlterPresse.
« Nous ne savons la raison de cette visite délinquante et inopportune. C’est la panique générale. On ne sait à qui s’adresser », a déclaré le coordonnateur de la faculté, Hancy Pierre à AlterPresse.
Toutefois Pierre croit qu’ « ils se sont trompés d’adresse. Ils doivent aller au palais national, comme force d’occupation, pour sécuriser le président Michel Martelly. C’est une honte pour le pays ».
L’Association des communicateurs et communicatrice populaires (Akp), le Cercle Gramsci et le Cercle d’études et d’intervention en travail social (Ceits), basés à la Fasch, ont conjointement condamné « l’agression de la Minustah contre un espace inviolable du pays et réclament une explication valable des autorités du pays ».
« Nous sommes en train de boucler la session. Je me demande si ces occupants étaient venus suivre des cours. Mais de toute façon, ils devraient réussir le concours. Et leurs armes ne sont pas des stylos pour prendre des notes », ironise Pierre quoique visiblement énervé.
Le coordonnateur invite le président Martelly « a gardé les soldats de la Minustah, experts en viol, vol et choléra, pour sa sécurité au palais national au lieu de les laisser perturber les activités de ceux qui font de l’éducation avec un grand E ».
 Pierre souligne que la faculté entend exiger des explications au Conseil supérieur de la police nationale, car « la force d’occupation n’a pas à venir intimider les étudiants après avoir contaminé le pays avec le virus du choléra et violer femmes et hommes ».
« Nous n’acceptons pas cet impair de la Minustah. Nous n’allons pas les tolérer à venir asphyxier nos femmes et nos enfants de gaz lacrymogènes. S’ils viennent provoquer les étudiants dans leur faculté une nouvelle fois, c’est tout le quartier qui réagira. Il n’y avait aucun désordre dans le quartier », prévient Dieunord Joseph, habitant de l’impasse Le Hasard, où se situe la Fasch.
« Ils savent très bien qu’on ne peut pas pénétrer l’enceinte d’une faculté avec des armes » continue Joseph.
Le film de l’agression
Les étudiants suivent leur cours tranquillement quant ils sont alertés de la présence des « visiteurs malvenus ». Il est environ 11 heures du matin. Panique générale. Les cours s’arrêtent.
A la vue des militaires, les étudiants ferment le portail. Enervés, les brésiliens tirent à balles de caoutchouc et lancent une grenade de gaz lacrymogènes dans l’enceinte de la faculté, cassant, entre autres, des persiennes.
« On n’a pas manqué de leur rappeler qu’il n’y a personne à violer à la Fasch et que nous n’avons besoin qu’ils viennent nous infecter du choléra », explique une étudiante à AlterPresse.
Une collaboratrice de AlterPresse au sein du consortium médiatique "Ayiti Kale Je" se voit dans l’obligation d’arrêter le cours de journalisme d’investigation qu’elle dispensait à des étudiants et étudiantes en communication sociale.
Il est presque 14:00 locales (18:00 gmt). Les militaires reviennent à la charge. Ils laissent leur jeep sur l’avenue Christophe et montent la petite colline qui donne accès à la Faculté à pieds munis de casques, boucliers et cagoules. Et une nouvelle fois, la barrière de la faculté est fermée.
« Nous allions enfin avoir le quorum de 30 délégués pour pouvoir tenir l’assemblée mixte et décider sur le processus électoral et autres affaires concernant la faculté quand ils (les militaires) sont venus tout gâcher » explique le professeur Roosevelt Millard, membre du bureau de l’assemblée mixte représentative de la Fasch.
Il est presque 16 heures. La troisième tranche horaire des cours doit commencer. Certains étudiants et membres du personnel traumatisés, craignant des représailles de la force onusienne ont déjà laissé l’enceinte de la faculté. D’autres, réunis en petits groupes, discutent. « Qu’est-ce qu’ils sont venus faire exactement ? », se demande un d’entre eux.
Les professeurs arrivent, dont Ary Régis, étonné d’apprendre la nouvelle de la visite des casques bleus de l’Onu. « Mais…qu’est-ce qu’ils sont venus faire ? » se questionne le professeur avec de grands yeux derrière le volant de sa voiture.
Cette question fait le tour des lèvres et semble ne pas trouver de réponse.
Tout le monde est en salle. Plus d’une dizaine de cours sont en train d’être dispensés, quand on voit des étudiants et étudiantes courir dans tous les sens. « Minustah ! Minustah ! Minustah ! ils sont revenus nous attaquer ! », crient-ils. Et les salles de cours se vident.
Encore une fois…des soldats brésiliens de la Minustah reviennent et tentent d’accéder à la faculté. La barrière est à nouveau fermée. Ils demeurent plus d’une trentaine de minutes en position de tir. Et les jurons pleuvent de la bouche des étudiants.
« Allez-vous en ! Allez mettre la paix chez vous ! Allez calmer la pagaille dans les favelas ! Laissez-nous étudier. Il n’y a pas de cabris à voler ! Pas de femmes ni de jeunes garçons à violer ici. La Fasch est un espace inoccupé », scandent les étudiants et étudiantes.
Vaval Josué, professeur au département de psychologie, veut sortir leur parler. Mais plus d’un le dissuade de peur qu’il ne soit indexé par les soldats qui ont déjà menacé un étudiant qui avait filmé une partie de la scène dans la matinée.
La Fasch, un défi pour la Minustah
Dès le débarquement de force onusienne dans le pays en 2004, plusieurs personnalités de la Fasch, dont le professeur Jn Anil Louis-Juste, assassiné le mardi 12 janvier 2010, ont qualifié sa présence « d’occupation ».
Plusieurs organisations estudiantines ont manifesté ouvertement leur hostilité à la présence de la Minustah, à travers des notes de presse, des affiches, des banderoles ou des panneaux érigés à l’entrée de la faculté.
Un tableau avec les lettres UN barrées a occupé pendant longtemps l’entrée de la faculté. [efd gp apr 18/06/2012 00:40]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12990

Haïti-Elections sénatoriales : Et si Jean-Bertrand Aristide était candidat ?

Il y a 3m et 30s Par Jhonson Mardy positif3000@hotmail.com
Comme une traînée de poudre, la spéculation ambiante à propos de la candidature de Jean-Bertrand Aristide au poste de Sénateur pour le département de l’Ouest aux prochaines élections sénatoriales s’est répandue, créant une onde de choc sur les réseaux sociaux.
Depuis son retour en Haïti le vendredi 18 mars 2011, mettant fin à un exil de sept ans en Afrique du Sud, l’ancien Président haïtien, Jean-Bertrand Aristide, en bon stratège, observe un mutisme à tel point qu’il déclenche des critiques dans son propre camp. Néanmoins, Aristide a déjà indiqué à maintes reprises qu’il rentrait pour se consacrer à l’éducation et n’avait pas l’intention de revenir en politique.
Soudainement, des rumeurs de plus en plus persistantes évoquent la candidature de Jean-Bertrand Aristide au poste de Sénateur pour le département de l’Ouest aux prochaines élections sénatoriales. Est-ce une spéculation, un simple test de terrain ou encore une vraie information ? Il est trop tôt pour pouvoir répondre à cette question. Seul Dieu le sait ! En tout cas, ces rumeurs ont littéralement fait l’effet d’une bombe sur les réseaux sociaux.
A l’origine, il y a une liste de potentiels candidats pour le Sénat haïtien dans laquelle figure le nom de Jean-Bertrand Aristide, élu deux fois président d’Haïti et paradoxalement, deux fois renversé. Cette liste a été relayée par la fondation Père Gérard Jean Juste, réputée proche de Lavalas. Selon la fondation, l’intention prêtée à Monsieur Aristide vient d’un journaliste célèbre haïtien, Garry Pierre Paul Charles et d’une responsable Lavalas, Maryse Narcisse.
Cette information a été reprise par Nancy Roc, une journaliste haïtienne de renommée internationale. « La nouvelle est VRAIMENT confirmée: de source officielle hier (ndlrd, 15 juin), j'ai appris que Jean Bertrand Aristide se présentera comme candidat au poste de Sénateur de l'Ouest aux prochaines élections législatives. JAMAIS, dans le monde, à mon humble connaissance, un ancien chef d'État ne s'est présenté comme candidat au Sénat, position donc rétrograde par rapport à son ancien statut de président de la République », précise Madame Roc dans un message posté sur sa page facebook.
Connue pour être une opposante farouche à l’ancien Président Aristide, Nancy Roc souhaite un front commun contre cette candidature. « Il est donc clair, que cette candidature aidera M. Aristide à échapper à toute poursuite potentielle de la justice, en jouissant de l'immunité parlementaire. D'autre part, je suis persuadée, que si M. Aristide est élu Sénateur de l'Ouest, il manœuvrera pour devenir président du Sénat de la République et, par là-même, aura TOUTE LA LATITUDE POUR CONTRÔLER LA POLITIQUE DE L'OPPOSITION AU RÉGIME ACTUEL. Tout(e) Haïtien(ne) RESPONSABLE, aimant sincèrement notre pays, doit se mobiliser contre cette candidature qui ne peut que mettre en danger le futur d'Haïti », souligne la journaliste.
Qu’on le veuille ou non, Aristide reste une légende et un symbole politique, suscitant les passions. Les premières réactions sur les réseaux sociaux en témoignent. Elles montrent clairement qu’Aristide serait plébiscité en cas de candidature.
Au-delà de l’aspect politico-moral de la question qui constituerait un affront, voyons ce que dit la constitution haïtienne de 1987 en vigueur.
Au regard de l’article 96 de la constitution, pour se porter candidat au poste de Sénateur de la République, il faut : « être haïtien d'origine et n'avoir jamais renoncé à sa nationalité; être âgé de trente (30) ans accomplis; jouir de ses droits civils et politiques et n'avoir jamais été condamné à une peine afflictive et infamante pour un crime de droit commun; avoir résidé dans le département à représenter au moins quatre (4) années consécutives précédant la date des élections; être propriétaire d'un immeuble au moins dans le département ou y exercer une profession ou une industrie; avoir obtenu décharge, le cas échéant, comme gestionnaire de fonds publics. » En quoi l’éventuelle candidature de Jean-Bertrand Aristide serait-elle contraire à la constitution ? Cet article lui octroie-t-il ce droit ?
A première vue, il ne devrait pas y avoir de problème pour qu’Aristide se présente aux prochaines élections sénatoriales. Cependant, l’alinéa 4 de cet article évoqué ci-dessus, fait obligation à tout candidat de résider dans le département qu’il devrait représenter au moins quatre (4) années consécutives avant la date des élections. Qu’en-est-il pour un citoyen qui a été en exil ? La constitution haïtienne est muette sur ce point vu qu’elle ne reconnait pas l’exil. De ce fait, en l’absence d’un Conseil constitutionnel qui devrait statuer notamment sur l’interprétation de la constitution, comportant beaucoup d’imperfections, il reste à la loi qui régit le processus électoral de combler ces vides juridiques.
Rappelons toutefois qu’en Haïti, la politique a souvent eu raison sur le droit. Donc l’attitude du régime en place n’est pas à négliger dans ce nouveau feuilleton qui se dessine. Le pays semble être un théâtre à ciel ouvert encore pour longtemps. Qui vivra verra.
Sources :
http://www.defend.ht/fr/politics/articles/legislative/3107-jean-bertrand-aristide-for-haitian-senate
http://reseaucitadelle.blogspot.fr/2012/06/message-recu-flash-jean-bertrand.html
http://www.haiti-reference.com/histoire/constitutions/const_1987.php
Source:bonzouti.com
Tags:haiti elections jean baertrand aristide

Haïti : Quand une mine d’or signifie la mise a mort d’une nation !

Au cours d’une émission de radio en Floride, un ami me rappela a brule-pourpoint que les occidentaux exterminèrent les premiers habitants d’Haïti, les Indiens dits Indiens par Christophe Colomb, pour pouvoir mieux voler leurs richesses minérales, particulièrement de l’or. Ensuite, la publication de l’article de l’ « Associated Press » sur la découverte de l’or en Haïti, gisement estimé à plus de 20 milliards de dollars, nous prend a la gorge. Une révélation pareille donne à la fois des sueurs froides aux patriotes haïtiens et du grincement de dents aux exploiteurs occidentaux. Les richesses minérales ont été toujours à la base de beaucoup de génocides de l’histoire. Ainsi, l’extermination des Arawak/Taino, les natifs d’Haïti. D’après des sources espagnoles de l’époque, ils étaient des millions en Hispaniola. En 1507, un recensement fit état de 60.000 Indiens restant, après 24 ans, soit en 1531, ils étaient réduits à une poignée de 600. Aujourd’hui, il n’en reste que des vestiges archéologiques. Un tel constat révèle la cruauté impitoyable des conquistadores. Ce fut la première expérience barbare liée directement a l’exploitation de l’or à laquelle les habitants d’Haïti firent face, c’était au 16e siècle. L’or s’achemine vers L’Europe et les natifs, vers le néant.

Haïti n’a pas beaucoup de chances quand il y a « ruée vers l’or ». D’après l’historien J.A. Rodgers, Toussaint Louverture, dans sa quête de libération pour ses frères en Afrique, rêvait d’y retourner. Une fois là-bas, il entendait empêcher le commerce des noirs qui se pratiquait à grande échelle. Ainsi, il confia beaucoup de franc-or à Mr Stephen Girard, un capitaine de bateau américain d’origine française, qui mouillait fréquemment dans la rade de Port-au-Prince, un ami a lui. L’objectif de cette entreprise, toujours selon Mr Rodgers, fut d’accumuler une forte quantité d’or pour pouvoir matérialiser financièrement son projet contre la traite négrière. La valeur de Cet or fut estimée à plus de 6 millions de dollars américains. Tout ceci est reporte dans le livre : « 100 Amazing facts About The Negro ». Après l’acte vil de Napoléon qui piégea Toussaint Louverture et l’envoya en France, Stephen Girard décida de conserver l’or pour lui-même au lieu de le remettre aux enfants et a la femme de celui-ci après son internement a Fort-de-Joux, en France.
A rappeler ici, que la femme de Toussaint fut humiliée, torturée atrocement par les bourreaux de Napoléon à la recherche de l’or caché du mari.
En 1812, Stephen Girard fut l’homme le plus riche des Etats-Unis d’Amérique. Quand en 1813, le gouvernement américain était au bord de la faillite et risquait de perdre la guerre face à l’Angleterre. Ne pouvant collecter les 10 millions de dollars requis, Stephen Girard, à lui seul, prêta 5 millions de dollars au gouvernement, soit la moitié de ce dont ’il avait besoin. Donc, la richesse volée de Stephen Girard d’Haïti fut mise au service des Etats-Unis lui permettant de gagner la guerre cruciale contre l’Angleterre, la dernière. Ensuite, il construisit « Girard Collège » à Philadelphie, d’où aucun homme ou femme de peau noire n’était admis. Il fallut attendre jusque dans les années 70 pour que le gouvernement impose l’accès au collège à tout un chacun, sans tenir compte de la couleur de leur peau.
En 1914, les Américains envahirent le pays. Ils firent un holdup up à la banque de la république d’Haïti et emportèrent la réserve d’or nationale. Ils occupèrent le pays pendant 19 ans. Aujourd’hui encore, l’or de « tonton nord » se trouve toujours dans les réserves stratégiques fédérales des Etats-Unis d’Amérique.
Dans ce contexte particulier de crise économique aigue, l’or s’impose mondialement comme le moyen le plus sur de conserver la richesse. Parce que tout est instable. Les secteurs clés de l’investissement-comme l’immobilier qui générait rapidement d’énormes profits-et les stocks sont en lambeaux. L’or est actuellement le refuge privilégié des nantis. Cela explique que l’once d’or coute plus de 2000 dollars américains sur le marché international. En une année, il a subi une augmentation de 15%. Voila dans quel contexte de grande convoitise qu’est arrivée la découverte de l’or en Haïti. D’abord, considérons les réserves d’or mondiales pour permettre de comprendre le danger qui guette Haïti.
Le Canada qui assure les explorations minérales sur le terrain en Haïti depuis 2006, à travers la compagnie EMX, affiche un certain retard sur la liste des pays détenteurs d’or. Le Canada est en 80e position avec seulement 3.4 tonnes de réserve. Donc, dans un contexte économique et financier mondial pareil, ce pays a besoin de beaucoup d’or pour renflouer sa réserve.
D’ailleurs, il n’est pas le seul, d’autres géants économiques emboîtent le pas aussi. Les Etats-Unis qui contrôlent la plus grande réserve d’or de la planète, en première position avec 8133,5 tonnes, s’activent beaucoup aussi sur le marché de l’or. A noter que, les Etats-Unis prirent des 1933 un arrêté l’« executive order 1602 » mettant hors la loi tout citoyen susceptible de posséder de l’or. Seul le gouvernement fédéral fut autorisé à en garder. Pour préserver plus de 12 milliards de dollars en or, Franklyn D. Roosevelt a ordonné la construction a Fort Knox, Kentucky, du coffre-fort le plus sécurisé au monde jusqu’a nos jours.
Le « United States Bullion Depository », il est placé en plein cœur de l’un des plus grands camps militaires du pays. Il est surveillé jour et nuit par plus de 30.000 soldats appartenant a : « l’aéroport militaire de Godman», « 16th régiment de cavalerie », « Bataillon du génie », l’« Equipe de combat de la 3eme brigade », la « 1ere division d’infanterie »…sans oublier : « United States Mint Police », des systèmes d’alarme, des caméras de vidéo, des hélicoptères apaches, des véhicules blindés de transport de troupes …On parle même de minage a intervalle de certains tronçons conduisant au bâtiment. Donc, l’or, contrairement à la croyance populaire a une importance supérieure à l’admiration illusoire que fait miroiter un bracelet, une bague ou une chaine…
Haïti, ce même bout de terre qui absorba le sang tout chaud de ces milliers innocents Indiens, hommes, femmes et enfants, aujourd’hui excite également l’appétit mercantile des empires. Cette fois, la république d’Haïti est habitée par des hommes et femmes noirs, originaires de l’Afrique. Ces mêmes individus qui remplacèrent les premiers habitants exterminés, il y a six siècles de cela. Ils sont plus de dix millions. Eux, les Haïtiens, qui fondèrent une nation sur ce bout de terre au prix de hautes luttes et de sacrifices ultimes sont dans le point de mire de ces mêmes exterminateurs au 21e siècle.
Ils sont de retour !
Ils sont du même sang !
Ils viennent de l’Europe !
Le Canada et les Etats-Unis remplacent respectivement l’Espagne et l’Angleterre; c'est-à-dire, la même fresque épidermique de Caucasiens aux yeux bleus/verts qui se disent issus d’une race supérieure. Perpétuellement, avec la même rapacité, c'est-à-dire la même soif ardente de voler et de tuer pour s’accaparer de tout. Toujours l’identique stratégie de diviser pour mieux régner : tribaliser la nation en parachutant un valet au pouvoir et morceler tout un continent par zones d’intérêts. Le trio infernal, États-Unis/France/Canada, à l’instar de celui du 15e siècle-le trio France/Angleterre/Espagne, se prépare pour le deuxième grand pillage d’Haïti, voir l’extermination de ceux qui résistent.
A l’heure de l’alerte du grand drame humain se joue la tragédie de la « chronique d’une mort annoncée ». Beaucoup de penseurs estiment qu’il faut exorciser les peuples victimes de l’histoire. En leur enlevant leur innocence. Il faut les réveiller de ce profond sommeil injecté par l’ordre mondial sur mesure. C’est l’heure de grands réquisitoires et de véhémentes dénonciations. Sinon, c’est la défaite qui nous consumera. Cette fois, il faut anticiper l’histoire pour l’imposer a notre humanité. Elle est trop cruelle envers nous, dirait l’auteur de « Les Veines Ouvertes de L’Amérique ». Il faut arrêter les tours et contours meurtriers de l’histoire. Cette dualité de bourreaux et victimes, agresseurs et proies touche à sa fin. Que l’or d’Haïti soit la sépulture des exterminateurs des Indiens.
Il y a six siècles de cela, les occidentaux firent disparaitre toute une classe d’hommes et de femmes. Il n’y avait pas eu de transition entre les Arawak/Tainos, les premiers habitants d’Haïti, et les noirs arrachés de leurs royaumes africains. Cela signifie que l’Ile d’Haïti avait vécu le premier nettoyage ethnique de l’hémisphère occidental.
En écoutant le documentaire audio de « Ayiti Je Kale », on a l’impression que le peuple, appuyé par ses intellectuels progressistes, se prépare déjà à la résistance nationale. Le gouvernement actuel, par son manque de légitimité, est appelé a ne pas négocier aucun contrat avec « EURASIAN », « NEWMONT » etc, les principaux pillards internationaux des mines.
D’ailleurs, Dieuseul Anglade, un ancien directeur général du bureau des mines, a déjà exhorté les autorités actuelles dans ce sens, et je cite : « Je leur ai dit de laisser les minerais sous terre les générations futures pourront les exploiter ». La nation d’Haïti est condamnée à ne pas manquer cet autre rendez-vous. Celui-là est fondamental parce qu’il s’agit des ressources naturelles nationales du pays.
Hugo Chavez, en commentant sa dernière visite en Haïti devant le parlement vénézuélien tout de suite après le tremblement de terre du 12 janvier 2010, a avoué avoir vu dans le pays des « Portes de l’enfer habitées par des anges noirs ». Donc, le moment est venu de briser ses portes de l’enfer en utilisant nos propres ressources et combattre le grand capital financier international toujours prêt à piller. Sans pourtant ignorer la complexité de la situation globale du pays.
Nous faisons face a un appareil d’état vassalisé au profit de l’intérêt économique, politique et social des pays, curieusement autoproclamés « amis d’Haïti ». Cette réalité me renvoie étrangement en 1929 quand le commandant des US marines en Haïti, Mr John Russel, expliqua que Louis Borno, président d’alors d’Haïti, « n’a jamais pris une seule décision sans me consulter au préalable».
En 2012, tous les pouvoirs d’état sont assujettis. Le président et sa femme sont de nationalité américaine et considérés comme les chouchous de Bill Clinton, ex-président des Etats-Unis. On a un chef de gouvernement, Laurent Lamothe, qui regarde tout comme une marchandise. Il est un multi millionnaire dans le domaine de la télécommunication, qui voit profit en tout et partout. Les parlementaires haïtiens, à part quelques exceptions notables se font tristement célèbres dans des scandales financiers et politiques en permanence. Le pouvoir judiciaire est totalement acquis à la cause de l’exécutif. En face d’une réalité aussi décevante, la défense de l’intérêt national tombe automatiquement sous la responsabilité directe des citoyens.
D’abord, en considérant le caractère valet de l’exécutif et puéril du législatif, il est impérieux qu’ils n’engagent pas le pays dans des accords avec des compagnies étrangères pour l’extraction de l’or. Ce déficit de confiance doit être résolu avant de penser à l’utilisation des mines nationales. Pour cela, il faut avoir des hommes politiques patriotes aux affaires, pour éviter que soit gaspillée cette chance ultime. D’où l’importance des élections à venir.
Joël Léon
Joël Léon est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.
http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=31468

jeudi 14 juin 2012

Le troisème numéro de Fashizblack Magazine est « Made in France »


« Après le score de 17,9% fait par le Front National au 1er tour des présidentielles françaises, le nouveau numéro de Fashizblack Magazine s’appelle « Made in France ». Tout un symbole… »
Dix personnalités noires et françaises ont été mises en avant pour ce troisième numéro. A l’heure où la France tourne la page d’une élection présidentielle mémorable et souhaite le rassemblement autour de valeurs positives, l’histoire de Fashizblack Magazine prend tout son sens.
FAshizblack Magazine est un magazine novateur qui se positionne sur le marché de la presse mode ethnique francophone et anglophone. Une équipe de quinze personnes y travaille sous la direction des trois jeunes chefs d’entreprise, tous âgés de moins de 25 ans : Laura Eboa Songue, Paola-Audrey Ndengue et Patrick Privat. Formés au sein des plus grandes marques (Kenzo, Lanvin, Stella McCartney). Ces jeunes entrepreneurs ont très vite préssenti le besoin d’une alternative face au manque de diversité dans la presse. Et l’affaire ELLE, ou encore la polémique sur les « Miss Black France » l’ont encore rappelé.

Le lancement d’un tel magazine représente une énorme opportunité
Prescripteur et innovant, cette publication tranche avec la presse afro traditionnelle, et les lecteurs l’ont compris. La version papier reste fidèle à la ligne éditoriale développée sur le web : Mode, Beauté, Tendances, Conseils, Culture... Elle traitera de tout ce qui touche de près ou de loin à une mode -telle que nous la souhaitons- universelle. Mais Fashizblack, c’est surtout une communauté demandeuse d’un magazine qui leur parle enfin... 25 000 fans qui réclamaient depuis longtemps une version palpable de leur magazine.

Ci-dessous les extraits des interviews, entre autre, d’Aissa Maïga et Jimmy Jean-Louis :

Fashizblack Magazine : Connaissiez-vous l’histoire de Toussaint Louverture et d’Haïti avant d’accepter le rôle ?
Aïssa Maïga : Quand j’avais une vingtaine d’années, j’ai lu pas mal de choses sur les grandes figures du monde noir. De Patrice Lumumba à Thomas Sankara, en passant par des figures américaines comme Frederick Douglass. Et parmi ces lectures évidemment il y avait Toussaint Louverture (..) Toussaint Louverture était un film absolument nécessaire. Il met en avant toute une mémoire collective, la mémoire française et celle de la colonie de l’époque, qui sont liées. »

Vous avez été choisi pour présenter les AMAA le 22 avril au Nigéria. Quel est votre rapport à l’Afrique ?
Jimmy Jean-Louis : En tant que noir, je pense que je suis assez conscient d’appartenir à ce continent bien que je sois né en Haïti. J’ai eu la chance de jouer beaucoup de personnages africains, que ce soit des Nigérians, des Sud-Africains, des Camerounais ou autres, au cinéma ou à la télévision. C’est un continent que j’ai dans le coeur et je suis vraiment fier d’avoir été choisi pour présenter cette cérémonie parce que c’est justement l’Afrique entière et c’est la première fois que je fais cela. »
• Retrouvez l’intégralité de l’interview, ainsi que les photos exclusives dès le 24 Mai 2012 en kiosques. Les points de vente du magazine sont consultables à cette adresse : http://www.fashizblack.com/fr/pointsde-vente

• Histoire du magazine
Grâce aux réseaux sociaux tels que Facebook et Twitter, Fashizblack a levé la somme de 40 000 euros ! En effet, après 3 ans de présence sur le web, toute l’équipe de Fashizblack Magazine a effectué la sortie en kiosque du premier numéro papier le 21 janvier 2012. Ce nouveau magazine, qui est disponible internationalement (Allemagne, Maroc, New York, Suisse, Belgique, Australie, Angleterre, etc), s’est monté essentiellement grâce à la campagne de pré-commandes sur le site de crowdfunding américain Kickstarter, menée dès juillet 2011 jusqu’à la fin du mois d’août 2011, ainsi que sur les réseaux sociaux tels que Facebook et Twitter.
De par son concept novateur, il est devenu le Magazine de mode en ligne #1 en France. Son blog, l’Entre-Deux, mis à jour quotidiennement, attire des milliers de visiteurs par jour. Fashizblack, c’est aujourd’hui, 19 numéros en ligne, près de 25.000 fans sur Facebook et 200.000 lecteurs uniques par mois. Sans compter les nombreux buzz sur la toile et les médias, la mise en avant de designers exceptionnels venant de Lagos, Cape Town, New York, Londres ou Paris, des stylistes, photographes, mannequins, maquilleurs de génie. Solange Knowles (soeur de Beyoncé Knowles et It-girl) prendra la pose en 2010 et en exclusivité pour le 3ème anniversaire du magazine. En tant que magazine en ligne indépendant, Fashizblack a connu un succès fulgurant auprès de sa cible !

http://www.afrik.com/article25718.html