TRENTON DANIEL, Associated Press PORT-AU-PRINCE, Haiti (AP) — A local sports hero, a New York real estate developer and a well-known architect are teaming up to build a soccer stadium in Haiti's notorious Cite Soleil, hoping to revive the seaside shantytown known throughout the hemisphere for its extreme poverty and gang battles.
Foreign investors in Haiti have largely directed their efforts at rebuilding from a devastating 2010 earthquake, focusing their funds on Port-au-Prince and the overlapping cities that make up the capital and the country's sleepy coastlines.
But ex-Haiti soccer star Robert "Boby" Duval, the mastermind of the $5 million project, developer Delos LLC and architect Carlos Zapata are looking elsewhere — at a city of tin shacks and open sewage canals shunned by investors, avoided by diplomats and at one point so dangerous that U.N. peacekeepers would only enter it in armored vehicles.
The sponsors say they hope the stadium project will tackle problems that predate the 2010 disaster.
"Cite Soleil was destroyed way before the earthquake," said Duval. "This stadium is going to clean up Cite Soleil. It's going to bring conscience, and I'm betting on it."
The 12,000-seat stadium will be called the "Phoenix Stadium," a reference to their hope to help the shantytown rise up.
The organizers also hope the stadium, scheduled to break ground within six months and due to be built by the end of 2013, will bring an initial 500 jobs and inject commerce into Cite Soleil, where politicians to pay residents to fight their battles as proxy forces.
The arena will also host concerts and serve as a cultural center to foster a sense of community.
Duval said it will also serve as the home to a new soccer league for some 350 players, independent of the Haitian Federation of Soccer.
For the past 18 years, Duval has run the L'Athletique D'Haiti sports program from a field at the northeastern edge of Cite Soleil, giving some of Haiti's poorest children life skills through sports. There are 2,000 youths enrolled in the program, which has been recognized in Sports Illustrated and ESPN.
Duval said the introduction of a second soccer division will raise the quality of Haiti's national league while providing a future for his budding professionals.
"Let me do my own thing so my kids can make some money," Duval said at his nonprofit sports academy.
Federation officials didn't return calls seeking comment.
The current league and smaller clubs play their home games at the only official stadium in Haiti's capital, the Stade Sylvio Castor in downtown Port-au-Prince. Its parking lot was used as a makeshift settlement for several hundred people displaced by the earthquake until city authorities paid them last summer to leave even if they had no place to go. League organizers wanted to reclaim the arena to resume matches.
The bulk of the new stadium's financing will be provided by Delos, corporations and individual donors. The land, to be 12 acres in all, was donated by a banker, Duval said.
On Thursday morning, dozens of youths sprinted across several adjacent fields in pursuit of a soccer ball at L'Athletique D'Haiti . Just outside the cinderblock wall, a police officer waved cars past a checkpoint, his face masked so that gang leaders won't recognize him.
"I can't wait for the day that the (stadium) arrives," 17-year-old student Jean-Gilles Fritznel said as he leaned against a goal post. "I will have a hard time sleeping the night before, waiting for the sunlight to see it."
The director of a neighborhood youth program welcomed Duval's project and hopes it will change the culture of violence in the shanty.
"Soccer players will be role models," said 38-year-old Olerch Alexis. "The youths will want to play soccer instead of pick up guns."
That an ambitious project like this has not happened before in Cite Soleil is "mindboggling," said Morad Fareed, Delos LLC's co-founder and managing partner.
The architectural plans for the stadium are still in the works, but Zapata said he wants to build the facility with left-over gravel from the quake. The site, on the northern side of Cite Soleil along a thoroughfare named Route Neuf, is filled with piles of rubble and gravel that Duval had trucked in to build the stadium.
"We want to use what exists," Zapata, who designed the renovation of Soldier Field in Chicago, said by telephone from his firm in New York. "We don't want to import everything from another country."
Despite Cite Soleil's international reputation as a no-go zone, Duval said he is confident that soccer enthusiasts will be willing to venture there for matches.
"I'm not interested in having it in any place other than Cite Soleil," Duval said.
Read more: http://www.ctpost.com/news/article/Investors-plan-soccer-stadium-for-Haiti-shantytown-3584646.php#ixzz1vrjoupJA
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Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
samedi 26 mai 2012
mercredi 23 mai 2012
Haïti: les camps de réfugiés se vident
Étienne Côté-Paluck, collaboration spéciale La Presse
(Port-au-Prince) Les sinistrés du séisme haïtien verraient-ils enfin la lumière au bout du tunnel? Une statistique de l'Organisation internationale de la migration suggère que les choses s'améliorent rapidement. En moins de trois mois, environ 14% des déplacés de Port-au-Prince ont quitté leur abri de fortune pour une habitation permanente. Les deux tiers de ces transferts seraient attribuables à un seul projet-pilote: le 16/6.
«Ils ont mis trop de temps pour vider la place de ses tentes», raconte Yanick Gédéon, assise devant son petit dépanneur, visiblement heureuse que le quartier qui l'a vue grandir retrouve enfin un semblant de normalité. Signe de renouveau, la peinture aux couleurs pastel est encore fraîche dans l'hémicycle au coeur de la place Canapé-Vert de Port-au-Prince.
C'est la première fois depuis deux ans qu'on y voit les arbres fleuris jaune et rouge, auparavant cachés par la mer de tôle, de bois et de bâches mis en place par les sinistrés du séisme.
«On respire mieux quand l'espace est libre», poursuit-elle, tout en avouant que son chiffre d'affaires en a néanmoins souffert. Situé sur un terrain adjacent à la place, le commerce de la famille Gédéon a prospéré quand des milliers de sinistrés sont venus s'y installer en janvier 2010. À la fin de l'année dernière, ils étaient encore près de 1500.
16 quartiers, 6 places publiques
Le programme 16/6, premier grand projet de transfert des sinistrés de Port-au-Prince, est vite venu changer tout cela. Lancée à l'automne, la phase initiale de ce projet géré par le gouvernement haïtien et quatre agences onusiennes est terminée: six places publiques sont maintenant vidées de leurs habitants. Famille par famille, 51 000 personnes ont ainsi été relogées dans des appartements existants des quartiers limitrophes. La première année de loyer a été payée par le programme, jusqu'à 500$ par famille. La deuxième phase du projet vient de débuter avec la revitalisation et la planification urbaine des 16 quartiers d'origine des ex-sinistrés des places publiques.
Vers les maisons jaunes
Dans les semaines après le séisme de 2010, chaque bâtiment de toute la région a été marqué au sigle des travaux publics: rouge (à démolir), vert (en bon état), jaune (endommagé). «La réparation des maisons identifiées comme réparables va commencer la semaine prochaine dans tout le quartier», a fièrement annoncé la semaine dernière Jean Arnaud Vixama, un des coordonnateurs du programme 16/6. À l'entrée de l'immense église Saint-Augustin, une réunion regroupe les représentants des organisations communautaires et religieuses du quartier populaire de Morne Lazarre, d'où sont originaires les anciens occupants de deux places publiques.
Des entrepreneurs qui doivent engager 75% de leur main-d'oeuvre sur place s'attaquent dès cette semaine aux maisons dites «jaunes» du quartier. En plus de la rénovation de certains bâtiments, le programme tente de répondre à un ensemble de problèmes d'infrastructures: réparation des routes, récupération et assainissement des eaux de pluie, collecte des matières résiduelles, approvisionnement en eau et en électricité, évaluation des sols et formation des employés de construction aux nouvelles normes parasismiques.
Projet-pilote
Même s'il semble ambitieux, le programme 16/6 est un projet-pilote qui pourrait être reproduit dans les plus grands camps de sinistrés et dans d'autres quartiers, dit à La Presse l'urbaniste montréalais d'origine haïtienne Théodore Achille, revenu en Haïti depuis 6 mois après 25 ans d'exil. Des dizaines de milliers de sinistrés habitent toujours dans les plus grands camps de la capitale, en particulier celui du parc Jean-Marie Vincent.
Sur les 16 quartiers prévus, seulement 8 sont visés pour l'instant puisque seuls 30 millions de dollars sur les 78 millions nécessaires ont été recueillis, et ce, même si plus de 5 milliards de dollars ont été promis par les pays donateurs dans la seule réunion extraordinaire de mars 2010.
En juillet de la même année, ils étaient 1,5 million à vivre dans des camps de déplacés. Environ 421 000 personnes y habitent toujours, réparties dans 602 camps.
421 000: Haïtiens vivent toujours dans 602 camps de réfugiés.
http://www.lapresse.ca/international/amerique-latine/201205/22/01-4527319-haiti-les-camps-de-refugies-se-vident.php
(Port-au-Prince) Les sinistrés du séisme haïtien verraient-ils enfin la lumière au bout du tunnel? Une statistique de l'Organisation internationale de la migration suggère que les choses s'améliorent rapidement. En moins de trois mois, environ 14% des déplacés de Port-au-Prince ont quitté leur abri de fortune pour une habitation permanente. Les deux tiers de ces transferts seraient attribuables à un seul projet-pilote: le 16/6.
«Ils ont mis trop de temps pour vider la place de ses tentes», raconte Yanick Gédéon, assise devant son petit dépanneur, visiblement heureuse que le quartier qui l'a vue grandir retrouve enfin un semblant de normalité. Signe de renouveau, la peinture aux couleurs pastel est encore fraîche dans l'hémicycle au coeur de la place Canapé-Vert de Port-au-Prince.
C'est la première fois depuis deux ans qu'on y voit les arbres fleuris jaune et rouge, auparavant cachés par la mer de tôle, de bois et de bâches mis en place par les sinistrés du séisme.
«On respire mieux quand l'espace est libre», poursuit-elle, tout en avouant que son chiffre d'affaires en a néanmoins souffert. Situé sur un terrain adjacent à la place, le commerce de la famille Gédéon a prospéré quand des milliers de sinistrés sont venus s'y installer en janvier 2010. À la fin de l'année dernière, ils étaient encore près de 1500.
16 quartiers, 6 places publiques
Le programme 16/6, premier grand projet de transfert des sinistrés de Port-au-Prince, est vite venu changer tout cela. Lancée à l'automne, la phase initiale de ce projet géré par le gouvernement haïtien et quatre agences onusiennes est terminée: six places publiques sont maintenant vidées de leurs habitants. Famille par famille, 51 000 personnes ont ainsi été relogées dans des appartements existants des quartiers limitrophes. La première année de loyer a été payée par le programme, jusqu'à 500$ par famille. La deuxième phase du projet vient de débuter avec la revitalisation et la planification urbaine des 16 quartiers d'origine des ex-sinistrés des places publiques.
Vers les maisons jaunes
Dans les semaines après le séisme de 2010, chaque bâtiment de toute la région a été marqué au sigle des travaux publics: rouge (à démolir), vert (en bon état), jaune (endommagé). «La réparation des maisons identifiées comme réparables va commencer la semaine prochaine dans tout le quartier», a fièrement annoncé la semaine dernière Jean Arnaud Vixama, un des coordonnateurs du programme 16/6. À l'entrée de l'immense église Saint-Augustin, une réunion regroupe les représentants des organisations communautaires et religieuses du quartier populaire de Morne Lazarre, d'où sont originaires les anciens occupants de deux places publiques.
Des entrepreneurs qui doivent engager 75% de leur main-d'oeuvre sur place s'attaquent dès cette semaine aux maisons dites «jaunes» du quartier. En plus de la rénovation de certains bâtiments, le programme tente de répondre à un ensemble de problèmes d'infrastructures: réparation des routes, récupération et assainissement des eaux de pluie, collecte des matières résiduelles, approvisionnement en eau et en électricité, évaluation des sols et formation des employés de construction aux nouvelles normes parasismiques.
Projet-pilote
Même s'il semble ambitieux, le programme 16/6 est un projet-pilote qui pourrait être reproduit dans les plus grands camps de sinistrés et dans d'autres quartiers, dit à La Presse l'urbaniste montréalais d'origine haïtienne Théodore Achille, revenu en Haïti depuis 6 mois après 25 ans d'exil. Des dizaines de milliers de sinistrés habitent toujours dans les plus grands camps de la capitale, en particulier celui du parc Jean-Marie Vincent.
Sur les 16 quartiers prévus, seulement 8 sont visés pour l'instant puisque seuls 30 millions de dollars sur les 78 millions nécessaires ont été recueillis, et ce, même si plus de 5 milliards de dollars ont été promis par les pays donateurs dans la seule réunion extraordinaire de mars 2010.
En juillet de la même année, ils étaient 1,5 million à vivre dans des camps de déplacés. Environ 421 000 personnes y habitent toujours, réparties dans 602 camps.
421 000: Haïtiens vivent toujours dans 602 camps de réfugiés.
http://www.lapresse.ca/international/amerique-latine/201205/22/01-4527319-haiti-les-camps-de-refugies-se-vident.php
Les relations haitiano- dominicaines vont se renforcer avec Medina au pouvoir
L'ambassadeur dominicain en Haïti, Ruben Silié Valdez estime que le renforcement des relations entre Haïti et la République dominicaine va se poursuivre durant le mandat du nouveau président dominicain, Danilo Medina Sánchez.
Intervenant à la rubrique le point de Radio et Tele metropole, le diplomate entrevoit un renforcement des relations institutionnelles entre les deux pays, notamment en ce qui concerne la frontière et la sécurité commune.
Monsieur Valdez a fait remarquer que l'arrivée de Danilo Medina à la tête du pouvoir en République voisine sera l'occasion pour les deux pays de créer de nouveaux liens.
L'économiste libéral Danilo Medina, élu dimanche président de la République dominicaine à l'âge de 60 ans, est considéré comme un fin stratège affichant une image de technocrate pondéré soucieux de poursuivre le travail économique et social de son prédécesseur.
Membre du Parti de la libération dominicaine (PLD, au pouvoir) M. Medina a remporté l'élection au premier tour avec 51,21% des suffrages, contre 46,95% pour son principal adversaire, le candidat de l'opposition du Parti révolutionnaire dominicain (PRD, social-démocrate) Hipolito Mejia, un entrepreneur agricole charismatique de 71 ans au pouvoir de 2000 à 2004, selon les résultats définitifs communiqués lundi soir par la commission électorale.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=20852
Poursuite de l'audition des hommes en treillis militaires arrêtés le 18 mai dernier
La justice haïtienne poursuit, ce lundi, l'audition des personnes arrêtées vendredi lors de la parade des anciens militaires à l'occasion de la fête du drapeau. Interrogé peu avant le début de ces auditions, le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince Jean Renel Senatus a exprimé son étonnement de constater la présence d'au moins deux étrangers au sein de ce groupe.
Le Chef du parquet donne la garantie que toutes les personnes impliquées dans ce dossier, seront punies conformément à la loi.
Usurpation de titre, association de malfaiteur, détention illégale d'arme à feu, complot contre la sureté de l'état, ce sont certains des chefs d'accusation retenus contre ses derniers.
Monsieur Senatus a fait savoir que c'est le premier signal clair, envoyé par les autorités aux anciens militaires qui prétendaient remettre sur pied les forces armées d'Haïti démantelées depuis 1995.
Rappelons que ces hommes qui se présentent comme des anciens militaires ont été arrêtés le 18 mai dernier alors qu'ils organisaient une parade dans les rues de la capitale.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=20856
Le Chef du parquet donne la garantie que toutes les personnes impliquées dans ce dossier, seront punies conformément à la loi.
Usurpation de titre, association de malfaiteur, détention illégale d'arme à feu, complot contre la sureté de l'état, ce sont certains des chefs d'accusation retenus contre ses derniers.
Monsieur Senatus a fait savoir que c'est le premier signal clair, envoyé par les autorités aux anciens militaires qui prétendaient remettre sur pied les forces armées d'Haïti démantelées depuis 1995.
Rappelons que ces hommes qui se présentent comme des anciens militaires ont été arrêtés le 18 mai dernier alors qu'ils organisaient une parade dans les rues de la capitale.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=20856
Des anciens hauts gradés condamnent l'action des hommes en treillis militaires.
Des anciens hauts gradés invitent les militaires démobilisés et les jeunes qu'ils ont recruté, à se mettre en contact avec le ministère de la défense, afin de ne pas entraver la remise sur pied des Forces armée d'Haïti. Intervenant à la rubrique le point de Radio et Télé Métropole, L'ancien Secrétaire d'Etat à la Sécurité Publique, David Bazile, l'ancien colonel Rébu et l'ex sénateur de l'Artibonite Youri Latortue, sont tous unanimes à condamner les méthodes utilisées par des hommes qui se réclament de l'ex forces armées d'Haïti.
Selon le sénateur Latortue, les anciens militaires bien que de bonne foi était manipulé.
Même son de cloche du côté du colonel David Bazile, ancien secrétaire d'état à la sécurité publique. Il a indiqué que le mouvement de ces hommes en uniformes se faisait de manière désordonnée.
De son côté, le colonel Rébu a indiqué que la PNH doit se préparer à affronter des problèmes découlant de l'action des anciens militaires démobilisés, dans les prochains jours.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=20855
Selon le sénateur Latortue, les anciens militaires bien que de bonne foi était manipulé.
Même son de cloche du côté du colonel David Bazile, ancien secrétaire d'état à la sécurité publique. Il a indiqué que le mouvement de ces hommes en uniformes se faisait de manière désordonnée.
De son côté, le colonel Rébu a indiqué que la PNH doit se préparer à affronter des problèmes découlant de l'action des anciens militaires démobilisés, dans les prochains jours.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=20855
Des militaires démobilisés abandonnent un site au Cap Haïtien
Des hommes en treillis militaires et armés qui se réclament de l'ex FADH ont également abandonné samedi dernier le local de la direction départementale nord qu'ils occupaient depuis plusieurs moi .
Ces militaires dits démobilisés disent attendre que le nouveau ministre de la défense, Jean Rodolphe Joazile, se prononce sur le dossier des forces armées d'Haïti.
Tout en affirmant qu'ils n'ont pas mis un terme à leur mouvement ces hommes en uniformes ont fait remarquer qu'ils se sont retirés provisoirement en attendant une décision finale du gouvernement.
Rappelons que la police nationale a procédé, le samedi 19 mai, au délogement des prétendus militaires qui s'étaient basés depuis quelques mois à Lamentin et à bon repos.
Une opération qui fait suite à la marche qu'avait organisée des hommes en treillis militaires et armés en vue de marquer la date du 18 mai 2012 : 209eme anniversaire du bicolore haïtien.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=20854
Haiti – Politique : Des nominations dans l’Administration Publique
Le président Michel Joseph Martelly a nommé des directeurs généraux dans l’Administration Publique. Bernier Sylvain qui dirige la Radio Nationale d’Haïti depuis Octobre 2011 va être installé à la Télévision Nationale d’Haïti en remplacement de Pradel Henriquez. Il sera secondé par Jamal Augustin, un proche de la Première Dame de la République, comme directeur général adjoint.
Par arrêté présidentiel, Emmanuel Piard est devenu directeur du Centre National de l’Information Géo-spécial. Alix Célestin est nommé à la Direction Générale de l’Autorité Portuaire National (APN), Lionel Duvelsaint à la Direction Nationale de l’Eau Potable et de l’Assainissement (Dinepa), Luckner Remarais, au Bureau des Mines et de l’Energie et Fresnel Jean-Baptiste, à l’Administration Générale des Douanes (AGD), avec Clovis Noel comme adjoint.
http://www.haitinews509.net/2012/05/haiti-politique-des-nominations-dans-ladministration-publique/
Haïti-Insécurité : Le Rnddh dénonce le laxisme des autorités judiciaires
P-au-P, 22 mai 2012 [AlterPresse] ---Le réseau national de défense des droits humains (Rnddh) s’insurge contre une tendance au laisser-aller, dénoté chez les autorités judiciaires quant au suivi des enquêtes sur les cas d’assassinats et d’agressions perpétrés à l’encontre de policiers nationaux, dans un rapport en date de mai 2012 dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse. « Les autorités concernées ne mettent [aucune] ardeur en vue de faire aboutir les enquêtes, ouvertes sur les cas d’agressions perpétrées à l’encontre des agents de la force publique », regrette le Rnddh dans ce rapport sur le contexte sécuritaire du pays.
Une pratique qui met en danger la vie des policiers nationaux eux-mêmes, appelés à protéger les vies et les biens de la population, fait remarquer le réseau, critiquant les interventions d’autorités politiques auprès de la justice et de la police nationale d’Haïti (Pnh) en vue de parvenir à la libération immédiate de leurs amis, en dehors de toutes normes judiciaires.
Au moins huit (8) agents de la police nationale d’Haïti (Pnh) ont été assassinés et au moins deux (2) autres blessés par balles, au cours de la période allant du 1er janvier au 7 mai 2012, d’après les informations réunies dans le rapport de mai 2012 du Rnddh.
Parmi les policiers nationaux, victimes d’assassinats, figurent Wilhem Philippe, Angélo Pierre-Louis, Serge Casséus, Arnold Pierre-Louis, Upasse Pierre, Jean Hilaire Milot, Jean Ernest René et Walky Calixte.
Ce dernier, affecté à la direction centrale de la police routière (Dcpr), a été assassiné à Martissant (périphérie sud de la capitale), le 17 avril 2012, alors qu’il rentrait chez lui.
Le lundi 23 avril 2012, toute la zone métropolitaine de Port-au-Prince a vécu une journée de tension, provoquée par un vaste mouvement de protestations, conduit par des policiers et des proches de l’agent assassiné, Walky Calixte, lequel mouvement de grève a paralysé la commune de Carrefour (municipalité au sud de la capitale), où résidait la victime.
Le député Rodriguez Séjour a été accusé dans la mort de Walky Calixte qui, selon les informations recueillies par le Rnddh, aurait été abattu pour n’avoir pas voulu donner suite à l’injonction du parlementaire consistant à procéder à la relaxation de Marc Arthur Junior Charles, arrêté dans la matinée pour détention illégale d’arme à feu et de munitions.
Cette arme à feu de marque « Fredericksburg VA de calibre 5.7X28 et de série 386219035 » appartenait au député de la 49e législature, Rodriguez Séjour, selon Charles.
Ce dernier a été conduit au commissariat de Port-au-Prince et mis en garde à vue.
Le député Séjour est personnellement intervenu au commissariat de Port-au-Prince pour exiger, en brandissant des menaces orientées vers les policiers, la relaxation immédiate de Charles.
Mais ce fut en vain, rapporte le réseau.
Après d’autres démarches entreprises par le député, Marc Arthur Junior Charles a été libéré finalement sur recommandation expresse du ministre d’alors de la justice et de la sécurité publique, Pierre Michel Brunache, d’après le Rnddh.
« Dans l’après-midi même, le policier Walky Calixte est spectaculairement criblé de balles », rappelle l’organisme.
« Lorsque des individus dangereux sont relâchés sur ordre des autorités politiques, ils s’en prennent toujours aux agents qui les ont préalablement arrêtés », signale le Rnddh.
L’’ingérence politique, dans le traitement des dossiers judiciaires, entraine des vices de procédures, constate le Rnddh déclarant que « cet état de fait relève d’un État d’impunité généralisée et non d’un État de droit ».
« La relaxation de Marc Arthur Junior Charles souligne encore plus la dépendance de l’appareil judiciaire haïtien vis-à-vis des autres pouvoirs », estime l’organisme.
Déplorant les attaques en série, perpétrées sur des policiers nationaux, le Rnddh indique que « les autorités policières et judiciaires n’accordent pas aux membres de familles des policiers, victimes dans l’exercice de leurs fonctions, l’aide à laquelle ils ont droit ».
Dans certains cas, les frais de funérailles sont assurés par les familles elles-mêmes, alors que, dans d’autres cas, la modique somme de soixante-quinze mille gourdes (G. 75,000.00 / US $ 1.00 = 42.50 gourdes ; 1 euro = 61.00 gourdes aujourd’hui) est donnée directement aux pompes funèbres pour procéder aux funérailles des policiers.
« Les conjointes et les parents des policiers victimes ne savent pas quelles sont les charges prises en compte par l’institution policière », relève le Rnddh, affirmant que ces familles vivent dans l’incertitude la plus totale, en dépit des règlements de la Pnh qui prévoient des aides et allocations pour les agents victimes et leurs ayants-droit.
« Les frais d’obsèques proprement dits et éventuellement les frais de transport du corps au lieu de sépulture, demandés par la famille, sont intégralement pris en charge par l’administration », stipule l’article 41 du statut spécial, fixant les dispositions communes applicables aux fonctionnaires actifs.
Ce statut a été approuvé par le conseil supérieur de la police nationale (Cspn) d’Haïti, le 25 août 1995.
Par ailleurs, « la police d’assurance, qui couvre actuellement les policiers, n’est aucunement efficace », avance le réseau, dénonçant l’absence de prise en charge des frais médicaux des policiers blessés dans l’exercice de leur fonction.
Le réseau national de défense des droits humains (Rnddh) recommande aux autorités concernées de réviser la police d’assurance des policières et policiers nationaux, en vue de leur offrir une police d’assurance-vie et maladie efficace, et mettre en pratique les dispositions règlementant les cas de policiers victimes dans l’exercice de leurs fonctions.
Mener des enquêtes sérieuses sur les cas d’assassinats des policiers nationaux, traduire, par-devant les juridictions de répression, tous les individus impliqués dans les assassinats des policiers et rompre avec la pratique des immixtions et des ingérences dans le traitement des dossiers judiciaires, sont les exigences faites par le Rnddh. [emb kft rc apr 22/05/2012 9:36]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12885
Une pratique qui met en danger la vie des policiers nationaux eux-mêmes, appelés à protéger les vies et les biens de la population, fait remarquer le réseau, critiquant les interventions d’autorités politiques auprès de la justice et de la police nationale d’Haïti (Pnh) en vue de parvenir à la libération immédiate de leurs amis, en dehors de toutes normes judiciaires.
Au moins huit (8) agents de la police nationale d’Haïti (Pnh) ont été assassinés et au moins deux (2) autres blessés par balles, au cours de la période allant du 1er janvier au 7 mai 2012, d’après les informations réunies dans le rapport de mai 2012 du Rnddh.
Parmi les policiers nationaux, victimes d’assassinats, figurent Wilhem Philippe, Angélo Pierre-Louis, Serge Casséus, Arnold Pierre-Louis, Upasse Pierre, Jean Hilaire Milot, Jean Ernest René et Walky Calixte.
Ce dernier, affecté à la direction centrale de la police routière (Dcpr), a été assassiné à Martissant (périphérie sud de la capitale), le 17 avril 2012, alors qu’il rentrait chez lui.
Le lundi 23 avril 2012, toute la zone métropolitaine de Port-au-Prince a vécu une journée de tension, provoquée par un vaste mouvement de protestations, conduit par des policiers et des proches de l’agent assassiné, Walky Calixte, lequel mouvement de grève a paralysé la commune de Carrefour (municipalité au sud de la capitale), où résidait la victime.
Le député Rodriguez Séjour a été accusé dans la mort de Walky Calixte qui, selon les informations recueillies par le Rnddh, aurait été abattu pour n’avoir pas voulu donner suite à l’injonction du parlementaire consistant à procéder à la relaxation de Marc Arthur Junior Charles, arrêté dans la matinée pour détention illégale d’arme à feu et de munitions.
Cette arme à feu de marque « Fredericksburg VA de calibre 5.7X28 et de série 386219035 » appartenait au député de la 49e législature, Rodriguez Séjour, selon Charles.
Ce dernier a été conduit au commissariat de Port-au-Prince et mis en garde à vue.
Le député Séjour est personnellement intervenu au commissariat de Port-au-Prince pour exiger, en brandissant des menaces orientées vers les policiers, la relaxation immédiate de Charles.
Mais ce fut en vain, rapporte le réseau.
Après d’autres démarches entreprises par le député, Marc Arthur Junior Charles a été libéré finalement sur recommandation expresse du ministre d’alors de la justice et de la sécurité publique, Pierre Michel Brunache, d’après le Rnddh.
« Dans l’après-midi même, le policier Walky Calixte est spectaculairement criblé de balles », rappelle l’organisme.
« Lorsque des individus dangereux sont relâchés sur ordre des autorités politiques, ils s’en prennent toujours aux agents qui les ont préalablement arrêtés », signale le Rnddh.
L’’ingérence politique, dans le traitement des dossiers judiciaires, entraine des vices de procédures, constate le Rnddh déclarant que « cet état de fait relève d’un État d’impunité généralisée et non d’un État de droit ».
« La relaxation de Marc Arthur Junior Charles souligne encore plus la dépendance de l’appareil judiciaire haïtien vis-à-vis des autres pouvoirs », estime l’organisme.
Déplorant les attaques en série, perpétrées sur des policiers nationaux, le Rnddh indique que « les autorités policières et judiciaires n’accordent pas aux membres de familles des policiers, victimes dans l’exercice de leurs fonctions, l’aide à laquelle ils ont droit ».
Dans certains cas, les frais de funérailles sont assurés par les familles elles-mêmes, alors que, dans d’autres cas, la modique somme de soixante-quinze mille gourdes (G. 75,000.00 / US $ 1.00 = 42.50 gourdes ; 1 euro = 61.00 gourdes aujourd’hui) est donnée directement aux pompes funèbres pour procéder aux funérailles des policiers.
« Les conjointes et les parents des policiers victimes ne savent pas quelles sont les charges prises en compte par l’institution policière », relève le Rnddh, affirmant que ces familles vivent dans l’incertitude la plus totale, en dépit des règlements de la Pnh qui prévoient des aides et allocations pour les agents victimes et leurs ayants-droit.
« Les frais d’obsèques proprement dits et éventuellement les frais de transport du corps au lieu de sépulture, demandés par la famille, sont intégralement pris en charge par l’administration », stipule l’article 41 du statut spécial, fixant les dispositions communes applicables aux fonctionnaires actifs.
Ce statut a été approuvé par le conseil supérieur de la police nationale (Cspn) d’Haïti, le 25 août 1995.
Par ailleurs, « la police d’assurance, qui couvre actuellement les policiers, n’est aucunement efficace », avance le réseau, dénonçant l’absence de prise en charge des frais médicaux des policiers blessés dans l’exercice de leur fonction.
Le réseau national de défense des droits humains (Rnddh) recommande aux autorités concernées de réviser la police d’assurance des policières et policiers nationaux, en vue de leur offrir une police d’assurance-vie et maladie efficace, et mettre en pratique les dispositions règlementant les cas de policiers victimes dans l’exercice de leurs fonctions.
Mener des enquêtes sérieuses sur les cas d’assassinats des policiers nationaux, traduire, par-devant les juridictions de répression, tous les individus impliqués dans les assassinats des policiers et rompre avec la pratique des immixtions et des ingérences dans le traitement des dossiers judiciaires, sont les exigences faites par le Rnddh. [emb kft rc apr 22/05/2012 9:36]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12885
Haïti/Archives nationales : La livraison d’extraits à l’étranger enfin une réalité
Mardi 22 mai 2012 à 16:14 Lancement ce mardi du service de livraisons d’extraits à l’étranger. Une initiative de la direction des archives nationales d’Haïti. Ce nouveau service permettra aux haïtiens de la diaspora d’obtenir leurs documents sans difficultés, se félicite Bertrand Wilfrid, DG des Archives nationales.
Le calvaire des haïtiens vivant à l’étranger qui ont toujours eu toutes les peines du monde pour obtenir un document d’archives est terminé grâce à ce nouveau service. Désormais, nos compatriotes qui s’établissent particulièrement en Guadeloupe, Cayenne, République Dominicaine, Bahamas, Etats-Unis, Canada et la France, pourront, sans se déplacer, recevoir notamment leurs extraits d’archives, actes de mariage ou de divorce et tout autre document délivré par les Archives Nationales, se félicite le Directeur Wilfrid Bertrand.
Pour obtenir leurs documents, ces haïtiens n’auront qu’à produire leur demande dans l’un des bureaux des différents partenaires des Archives Nationales. Il s’agit notamment des consulats et Ambassades d’Haïti à l’étranger et certaines maisons de transfert, précise le Directeur Wilfride Bertrand.
Présent à la cérémonie, le président Michel Martelly a tenu à féliciter le Directeur des Archives nationales Wilfride Bertrand et son équipe pour ce service o combien important mis en place en faveur de nos compatriotes vivant en terre étrangère.
Michel Martelly
Le chef de l’état s’est, par la suite, décerné un satisfecit pour l’implantation de ce service qu’il considère comme étant une victoire de plus liée à sa vision politique.
Le programme de livraison d’extraits archives à l’étranger, lancé officiellement ce mardi à l’auditorium Excelsior est déjà disponible pour les membres de la diaspora.
http://radiovision2000haiti.net/home/?p=15634
Le calvaire des haïtiens vivant à l’étranger qui ont toujours eu toutes les peines du monde pour obtenir un document d’archives est terminé grâce à ce nouveau service. Désormais, nos compatriotes qui s’établissent particulièrement en Guadeloupe, Cayenne, République Dominicaine, Bahamas, Etats-Unis, Canada et la France, pourront, sans se déplacer, recevoir notamment leurs extraits d’archives, actes de mariage ou de divorce et tout autre document délivré par les Archives Nationales, se félicite le Directeur Wilfrid Bertrand.
Pour obtenir leurs documents, ces haïtiens n’auront qu’à produire leur demande dans l’un des bureaux des différents partenaires des Archives Nationales. Il s’agit notamment des consulats et Ambassades d’Haïti à l’étranger et certaines maisons de transfert, précise le Directeur Wilfride Bertrand.
Présent à la cérémonie, le président Michel Martelly a tenu à féliciter le Directeur des Archives nationales Wilfride Bertrand et son équipe pour ce service o combien important mis en place en faveur de nos compatriotes vivant en terre étrangère.
Michel Martelly
Le chef de l’état s’est, par la suite, décerné un satisfecit pour l’implantation de ce service qu’il considère comme étant une victoire de plus liée à sa vision politique.
Le programme de livraison d’extraits archives à l’étranger, lancé officiellement ce mardi à l’auditorium Excelsior est déjà disponible pour les membres de la diaspora.
http://radiovision2000haiti.net/home/?p=15634
Haiti – Sécurité : Des parlementaires réagissent à l’intervention policière sur les anciens militaires
Le problème qui se pose avec les militaires démobilisés ne fait que commencer, de l’avis du député Patrick Joseph qui critique l’intervention policière ayant abouti au déguerpissement samedi des hommes en treillis militaires qui s’étaient établis dans un ancien camp des Forces Armées d’Haïti à Lamantin.
Le fait que les occupants du camp sont partis avec leurs armes ne peut qu’empirer la situation, indique le parlementaire, pointant du doigt un secteur qui, par l’armement de ces groupes, se prépare, selon lui, à contrôler les prochaines élections.
Patrick Joseph prédit que ces hommes et femmes qui se réclament des Forces Armées d’Haïti s’établiront sur d’autres sites.
Le président Michel Martelly s’est laissé prendre dans son propre piège : en armant ces individus, il voulait faire mainmise sur les élections pour renouveler le tiers du Sénat et les conseils municipaux, déclare le sénateur Jean-Baptiste Bien-aimé.
L’élu du Nord-est qui accuse les individus en treillis militaires se réclamant des FAD’H de toutes sortes d’exactions, demande au chef de l’Etat de s’associer avec tous les secteurs de la vie haïtienne pour redresser la situation. Jean-Baptiste Bien-aimé est d’avis que la présence de ces hommes armés à travers le pays affectera négativement la sécurité dans les rues.
De son côté, le sénateur Andrice Riché salue l’intervention policière qui a abouti à la désoccupation du camp de Lamantin le week-end écoulé, même s’il la qualifie de mise en scène. L’élu de la Grand-Anse croit toutefois qu’une force armée est indispensable dans le pays demeure inquiet.
http://www.haitinews509.net/2012/05/haiti-securite-des-parlementaires-reagissent-a-lintervention-policiere-sur-les-anciens-militaires/
Haïti/Politique : -”L’organisation des élections- un défi majeur pour le tendem Martelly-Lamothe”, dixit Francener Dénius
mardi 22 mai 2012 à 17:07 « L’organisation des prochaines élections dans le contexte politique actuel est un défi majeur pour le gouvernement Martelly-Conille », a laissé entendre le député Francener Dénius.
Le parlementaire pense que, pour éviter que ces élections ne débouchent sur de nouvelles crises qui vont certainement aggraver la situation, l’exécutif doit s’atteler à un apaisement politique.
Ainsi, le député Francener Dénius s’est félicité de l’appel à l’unité entre les trois pouvoirs lancé le 18 mai dernière par le président Michel Martelly, à l’Arcahaie.
Mettant en avant certains points positifs de cet amendement, Rosny Desroches croit que le président Martelly à une responsabilité devant la nation par rapport à son accord avec le bureau de l’Assemblée Nationale et sa promesse de publier l’amendement constitutionnel sitôt que le choix et la politique général du Premier ministre Laurent Lamothe, était ratifié.
Par contre, le député Sadrac Dieudonné, pense que Michel Martelly ne devrait pas publier l’amendement en raison du fait que, « le processus a été manifestement manipulé et réalisé sans la participation de toute la population. ».
Cependant, le parlementaire se dit prêt à accepter la décision du chef de l’Etat quelle qu’elle soit.
Concernant les pressions qu’exercerait la communauté internationale sur le président Michel Martelly pour publier l’amendement, le représentant des Gonaïves, nord d’Haïti, à la chambre basse dit ne pas comprendre l’intérêt de la communauté internationale dans ce dossier interne et d’ordre national.
http://radiovision2000haiti.net/home/?p=15646
Le parlementaire pense que, pour éviter que ces élections ne débouchent sur de nouvelles crises qui vont certainement aggraver la situation, l’exécutif doit s’atteler à un apaisement politique.
Ainsi, le député Francener Dénius s’est félicité de l’appel à l’unité entre les trois pouvoirs lancé le 18 mai dernière par le président Michel Martelly, à l’Arcahaie.
Mettant en avant certains points positifs de cet amendement, Rosny Desroches croit que le président Martelly à une responsabilité devant la nation par rapport à son accord avec le bureau de l’Assemblée Nationale et sa promesse de publier l’amendement constitutionnel sitôt que le choix et la politique général du Premier ministre Laurent Lamothe, était ratifié.
Par contre, le député Sadrac Dieudonné, pense que Michel Martelly ne devrait pas publier l’amendement en raison du fait que, « le processus a été manifestement manipulé et réalisé sans la participation de toute la population. ».
Cependant, le parlementaire se dit prêt à accepter la décision du chef de l’Etat quelle qu’elle soit.
Concernant les pressions qu’exercerait la communauté internationale sur le président Michel Martelly pour publier l’amendement, le représentant des Gonaïves, nord d’Haïti, à la chambre basse dit ne pas comprendre l’intérêt de la communauté internationale dans ce dossier interne et d’ordre national.
http://radiovision2000haiti.net/home/?p=15646
Haïti-Université : La Fasch rouvre sa bibliothèque 2 ans après le séisme
P-au-P, 22 mai 2012 [AlterPresse] --- La bibliothèque de la faculté des sciences humaines (Fasch) une entité de l’université d’État d’Haïti (Ueh) a rouvert ses portes, le lundi 21 mai 2012, après deux années de dysfonctionnement, constate AlterPresse. La bibliothèque est actuellement logée dans un espace faisant 102 mètres carrés.
Pour l’occasion, ont été exposés plusieurs nouveaux ouvrages, fraîchement acquis, dont des livres écrits par d’anciens étudiants de la faculté dans le cadre de leurs études doctorales à l’étranger.
« Avec cette nouvelle structure et avec les formations que nous avons reçues, tant ici qu’en France et en Belgique, nous serons en mesure d’offrir un meilleur service à nos usagères et usagers », anticipe la responsable de la bibliothèque, Anne Marie Cyrius, dans une allocution de circonstance.
Avant le tremblement de terre du 12 janvier 2010, la bibliothèque de la Fasch était placée au bâtiment académique gravement endommagé dans les secousses telluriques enregistrées.
Par la suite, les 6 mille livres de la bibliothèque ont été mis dans des boites ou dans d’autres espaces inappropriés, où ils étaient exposés à l’humidité et à la poussière.
Cette initiative devra permettre aux étudiantes et étudiants de bien mener leurs recherches, car il n’y a « pas de recherche sans livre et, en ce sens, nous avons fait un grand pas », avance, pour sa par,t le secrétaire général de la faculté des sciences humaines, le professeur Yves Barthelemy
« Nous sommes en voie de remettre la faculté à la place qu’elle occupait, bien avant (le tremblement de terre) », ajoute Barthelemy.
Les étudiantes et étudiants ne pourront plus se plaindre du manque d’ouvrages pour réaliser leurs différents travaux, se réjouit le bibliothécaire et responsable du département de travail social à la Fasch, Jérôme Paul Eddy Lacoste.
Hancy Pierre, coordonnateur de la Fasch, salue l’initiative et annonce d’autres démarches administratives, telles : la climatisation de la bibliothèque, la mise sur pied d’une grande bibliothèque de sciences sociales (selon une promesse du professeur Jean Casimir), la réutilisation de l’ancien bâtiment administratif endommagé par le séisme, le renforcement du laboratoire informatique et le réaménagement du terrain de jeu de la Fasch.
Le tremblement de terre de janvier 2010 n’avait pas épargné les 11 facultés composant l’Université d’Haïti.
Celles-ci ont subi de grands dommages, d’autres sont complètement détruites, sans oublier la perte de professeurs émérites, d’étudiantes et d’étudiants. [srh kft rc apr 22/05/2012 9:43]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12886
Pour l’occasion, ont été exposés plusieurs nouveaux ouvrages, fraîchement acquis, dont des livres écrits par d’anciens étudiants de la faculté dans le cadre de leurs études doctorales à l’étranger.
« Avec cette nouvelle structure et avec les formations que nous avons reçues, tant ici qu’en France et en Belgique, nous serons en mesure d’offrir un meilleur service à nos usagères et usagers », anticipe la responsable de la bibliothèque, Anne Marie Cyrius, dans une allocution de circonstance.
Avant le tremblement de terre du 12 janvier 2010, la bibliothèque de la Fasch était placée au bâtiment académique gravement endommagé dans les secousses telluriques enregistrées.
Par la suite, les 6 mille livres de la bibliothèque ont été mis dans des boites ou dans d’autres espaces inappropriés, où ils étaient exposés à l’humidité et à la poussière.
Cette initiative devra permettre aux étudiantes et étudiants de bien mener leurs recherches, car il n’y a « pas de recherche sans livre et, en ce sens, nous avons fait un grand pas », avance, pour sa par,t le secrétaire général de la faculté des sciences humaines, le professeur Yves Barthelemy
« Nous sommes en voie de remettre la faculté à la place qu’elle occupait, bien avant (le tremblement de terre) », ajoute Barthelemy.
Les étudiantes et étudiants ne pourront plus se plaindre du manque d’ouvrages pour réaliser leurs différents travaux, se réjouit le bibliothécaire et responsable du département de travail social à la Fasch, Jérôme Paul Eddy Lacoste.
Hancy Pierre, coordonnateur de la Fasch, salue l’initiative et annonce d’autres démarches administratives, telles : la climatisation de la bibliothèque, la mise sur pied d’une grande bibliothèque de sciences sociales (selon une promesse du professeur Jean Casimir), la réutilisation de l’ancien bâtiment administratif endommagé par le séisme, le renforcement du laboratoire informatique et le réaménagement du terrain de jeu de la Fasch.
Le tremblement de terre de janvier 2010 n’avait pas épargné les 11 facultés composant l’Université d’Haïti.
Celles-ci ont subi de grands dommages, d’autres sont complètement détruites, sans oublier la perte de professeurs émérites, d’étudiantes et d’étudiants. [srh kft rc apr 22/05/2012 9:43]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12886
Cap-Haïtien : la médaille de l’ONU décernée à 354 soldats chiliens
22 mai 2012 354 soldats chiliens du XVIIe Bataillon (CHIBATT XVII) de la MINUSTAH, ont été décorés de la Médaille des Nations Unies, le 17 mai 2012, au Cap-Haïtien (département du Nord), lors d’une cérémonie solennelle en présence du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Haïti et Chef de la MINUSTAH, Mariano Fernandez Amunátegui, le représentant du Commandant de la Force militaire, Steve Charpentier, et de nombreuses autorités locales, dont des représentants de la Police Nationale d’Haïti (PNH).
« Comme Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, j’aimerais exprimer mon profond respect et mon remerciement pour le professionnalisme et l’esprit de sacrifice avec lesquels vous avez contribué à la consolidation de la paix et de la sécurité en Haïti », a souligné M. Amunátegui à l’intention des récipiendaires.
Présent en Haïti depuis juin 2004, le contingent chilien, fort de 500 Casques bleus et policiers des Nations Unies (UNPol), est actif dans trois différentes entités de la Force : la compagnie de Génie, l’aviation et l’infanterie de laquelle sont issus les 354 militaires. En vue de maintenir un environnement stable et sécuritaire dans les départements du Nord et du Nord-ouest où ils sont déployés, ces soldats de la paix réalisent quotidiennement des patrouilles -motorisées, pédestres et de longues distances-, érigent des points de contrôle et mènent des opérations d’insertion, d’extraction et de reconnaissance aérienne, en appui à la PNH.
A l’actif des militaires chiliens figurent également la réparation et l’électrification, en décembre dernier, du Pont neuf, principal pont du Cap-Haitien, construit en 1980 et reliant le centre ville du Cap-Haïtien à la partie Est du pays. Par ailleurs, dans le cadre de leurs activités de proximité, les Casques bleus chiliens ont formé deux promotions de jeunes, issus des communes de Limonade, de Milot et du Cap-Haïtien, en cuisine et hôtellerie, en électricité domestique, en mécanique et en techniques de premiers soins, entre octobre et décembre 2011.
La participation du Chili aux efforts de maintien de la paix de l’ONU remonte à 1991, au Koweït et en Iraq. Aujourd’hui, ils sont près de 600 hommes et femmes du Chili à œuvrer en faveur de la paix à travers le monde sous la bannière de l’ONU.
http://minustah.org/?p=35571
« Comme Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, j’aimerais exprimer mon profond respect et mon remerciement pour le professionnalisme et l’esprit de sacrifice avec lesquels vous avez contribué à la consolidation de la paix et de la sécurité en Haïti », a souligné M. Amunátegui à l’intention des récipiendaires.
Présent en Haïti depuis juin 2004, le contingent chilien, fort de 500 Casques bleus et policiers des Nations Unies (UNPol), est actif dans trois différentes entités de la Force : la compagnie de Génie, l’aviation et l’infanterie de laquelle sont issus les 354 militaires. En vue de maintenir un environnement stable et sécuritaire dans les départements du Nord et du Nord-ouest où ils sont déployés, ces soldats de la paix réalisent quotidiennement des patrouilles -motorisées, pédestres et de longues distances-, érigent des points de contrôle et mènent des opérations d’insertion, d’extraction et de reconnaissance aérienne, en appui à la PNH.
A l’actif des militaires chiliens figurent également la réparation et l’électrification, en décembre dernier, du Pont neuf, principal pont du Cap-Haitien, construit en 1980 et reliant le centre ville du Cap-Haïtien à la partie Est du pays. Par ailleurs, dans le cadre de leurs activités de proximité, les Casques bleus chiliens ont formé deux promotions de jeunes, issus des communes de Limonade, de Milot et du Cap-Haïtien, en cuisine et hôtellerie, en électricité domestique, en mécanique et en techniques de premiers soins, entre octobre et décembre 2011.
La participation du Chili aux efforts de maintien de la paix de l’ONU remonte à 1991, au Koweït et en Iraq. Aujourd’hui, ils sont près de 600 hommes et femmes du Chili à œuvrer en faveur de la paix à travers le monde sous la bannière de l’ONU.
http://minustah.org/?p=35571
Haïti: des centaines de familles du "Grace Village" menacées d'expulsion
21 Mai 2012 13h59
Mélanie a écrit à notre rédaction, nous invitant à relayer une action d'Amnesty International en Haïti. L'ONG tente de protéger plusieurs centaines de familles installées dans un camp, depuis le séisme du 12 janvier 2010, et menacées d'expulsion par le propriétaire des lieux. Plusieurs médias haïtiens sur internet dénoncent la situation dans le camp Grace Village érigé dans la commune de Carrefour à Port-au-Prince, la capitale. Les familles seraient victimes d'intimidations et de pressions. La police aurait même procédé à des tentatives d'expulsion, non sans violence, en novembre 2011, selon le site web de Reporters Haïti (école de journalisme) (lire l'article).
Le 14 mai, une délégation d'Amnesty a pénétré dans le camp et constaté que plusieurs dizaines d'abris semblaient sur le point d'être détruits, ceci en dehors de toute procédure légale et sans que les familles n'aient été informées, selon l'ONG. Rappelons que ces familles ont perdu tout ce qu'elles avaient lors du tremblement de terre et qu'aujourd'hui, elles risquent de se retrouver une fois de plus, du jour au lendemain, à la rue, aucune solution de logement n'existant pour elles.
Plusieurs centaines de familles auraient déjà quitté les lieux. Alors qu'elles étaient 1800 (chiffres fournis par GARR, le Groupe d'Appui aux Rapatriés et Réfugiés) à l'origine, elles ne seraient plus que 1300 aujourd'hui. Amnesty International évoquait pour sa part au moins 30 familles expulsées récemment, le 28 avril dernier. L'organisation non-gouvernementale demande d'envoyer des appels au gouvernement, à la police ou au maire de la commune de Carrefour où est planté le camp (cliquez ici pour transmettre un appel).
http://www.rtl.be/info/monde/international/879562/haiti-des-centaines-de-familles-du-grace-village-menacees-d-expulsion
Haïti : un nouveau centre pour les personnes handicapées fait renaître l'espoir
Port-au-Prince / Genève (CICR) – Aujourd'hui le Fonds Spécial du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) en faveur des Handicapés inaugure officiellement un nouveau centre de réadaptation physique, au terme d'une année de travaux de reconstruction et de réhabilitation de l'ancienne structure, détruite par le séisme du 12 janvier 2010.
Selon des chiffres du gouvernement, un Haïtien sur dix vit actuellement avec un handicap physique. Le nouveau centre, géré par l’ONG "Healing Hands for Haiti", permettra de traiter environ 1 000 patients par an en mettant à leur disposition des prothèses et orthèses légères, des aides à la marche et des services de physiothérapie. Il dispose également d'un atelier équipé de matériel à la pointe de la technique.
"Il était urgent de rouvrir un centre construit selon les normes parasismiques, afin de pouvoir travailler dans de meilleures conditions et offrir des services de qualité aux nombreux patients", affirme François Blaise, orthopédiste du Fonds Spécial en charge du projet.
"Peu d'endroits offrent des services pouvant répondre à autant de besoins en Haïti. Les personnes vivant avec un handicap ont besoin d’un suivi et de soins tout au long de leur vie", poursuit M. Blaise. "Elles pourront ainsi avoir accès à des services de réadaptation physique qui leur permettront retrouver une certaine indépendance et de reprendre une vie normale."
Au cours des cinq prochaines années, le Fonds Spécial du CICR en faveur des Handicapés continuera à soutenir la production des membres artificiels et de matériel adapté aux besoins des patients, ainsi que la formation du personnel. "Ce centre constitue le plus grand projet du Fonds," dit M. Blaise. "D'une superficie de plus de 1 300 m2, il dispose d’une plus grande capacité d'accueil que le précédent. Les travaux de reconstruction ont duré plus d’un an."
La construction et l'équipement du centre ont été rendus possibles grâce au soutien financier des Croix-Rouge américaine, australienne et norvégienne.
Fondée en 1999, l’ONG "Healing Hands for Haiti" s’emploie à mettre en place des services et programmes de médecine et réadaptation physique dans le pays. L'objectif est de promouvoir une gestion, à terme, par des compétences locales.
Le Fonds Spécial en faveur des Handicapés a été fondé en 1983 par le CICR. Il soutient les services de réadaptation physique dans plus de 30 pays, en fournissant essentiellement du matériel et des formations aux experts locaux pour la fabrication de prothèses et autres aides à la mobilité grâce à des techniques peu coûteuses.
For further information, please contact:
Jean Jacob Charles, CICR Haïti, tél. : +509 34 15 98 17
Alexis Heeb, CICR Genève, tél. : +41 22 730 3772 ou +41 79 218 7610
http://www.cicr.org/fre/resources/documents/news-release/2012/haiti-news-2012-05-22.htm
lundi 21 mai 2012
Haiti – Choléra : Le Choléra de retour à Petit-Goave, au moins 5 morts
Au moins 5 personnes sont mortes du choléra et de nombreuses autres seraient frappées par l’épidémie dans des localités de Petit-Goave, a-t-on appris. Les victimes sont enregistrées dans les localites de la 7eme section communale de Petit-Goave où certains centres de traitement seraient depourvus de médicaments.
Suite aux fortes pluies qui se sont abattues sur la commune de Petit-Goave, le cholera semble refaire surface dans le milieu rural.
Les localites de Pijon , Bistouri, Delatte , Nicolas , Lissade , Mapou-Blaise, Lompray de la 7eme section communale sont les plus touchees par l’épidémie.
Au moins 5 personnes sont décédées et plus d’une trentaine d’autres ont contracté le cholera après avoir consommé de l’eau contaminée.
« Les CTC de la 7 eme section sont débordés. On a besoin de matériels et de médecins. L’hôpital Notre-Dame n’est pas en mesure de soigner les personnes atteintes du cholera »".
« Deux paysans en provenance de la compagne, transportés d’urgence dans ce centre hospitalier sont morts, faute de soins », a indiqué Guyto Mathieu le directeur de la radio Préférence FM à Petit-Goave…
http://www.haitinews509.net/2012/05/haiti-cholera-le-cholera-de-retour-a-petit-goave-au-moins-5-morts/
Suite aux fortes pluies qui se sont abattues sur la commune de Petit-Goave, le cholera semble refaire surface dans le milieu rural.
Les localites de Pijon , Bistouri, Delatte , Nicolas , Lissade , Mapou-Blaise, Lompray de la 7eme section communale sont les plus touchees par l’épidémie.
Au moins 5 personnes sont décédées et plus d’une trentaine d’autres ont contracté le cholera après avoir consommé de l’eau contaminée.
« Les CTC de la 7 eme section sont débordés. On a besoin de matériels et de médecins. L’hôpital Notre-Dame n’est pas en mesure de soigner les personnes atteintes du cholera »".
« Deux paysans en provenance de la compagne, transportés d’urgence dans ce centre hospitalier sont morts, faute de soins », a indiqué Guyto Mathieu le directeur de la radio Préférence FM à Petit-Goave…
http://www.haitinews509.net/2012/05/haiti-cholera-le-cholera-de-retour-a-petit-goave-au-moins-5-morts/
Une relique de saint Yves pour l'église de Port-au-Prince - Tréguier
samedi 19 mai 2012 Le 12 janvier 2010, un terrible tremblement de terre détruisait entièrement la ville de Port-au-Prince, la capitale d'Haïti. Sauf l'église Saint-Yves, miraculeusement épargnée. Plus de sept siècles après sa mort, saint Yves ferait-il encore des miracles ? Mgr Guire Poulard, archevêque de Port-au-Prince a adressé une lettre à Mgr Denis Moutel, évêque de Saint-Brieuc et de Tréguier, lui demandant la possibilité d'obtenir une relique du bienheureux Yves, pour l'honorer dans son église haïtienne, bien loin géographiquement de son Pays de Tréguier.
Nancy Dorsinville... une miraculée
Après l'accord de l'évêque, la question se posait, « Comment remettre la petite relique à son destinataire ? » Le père Philippe Roche, rarement en panne de solutions dans son carnet d'adresses, se souvient avoir connu en 2006, lors d'un an d'études à Harvard, l'université de Cambridge (USA), une jeune Haïtienne susceptible de répondre au problème.
Sitôt dit, sitôt fait. Nancy Dorsinville est arrivée à Tréguier ce vendredi, accueillie par le Père Roche à l'aéroport de Guipavas. L'Haïtiano-Américaine, chercheuse anthropologue médicale aux Nations Unies à New York, était à Port-au-prince le 12 janvier 2010. Elle était aussi à New-York le 11 septembre.
« J'étais en réunion pour la lutte contre le Sida, dans un bâtiment avec le Premier ministre, le ministre de la santé... Quand la terre a tremblé. J'ai pensé à un attentat, après avoir vécu le 11 septembre... » Nancy n'a eu que le poignet cassé. Autour d'elle, des milliers de morts. Elle raconte. L'horreur... L'impuissance.
« L'archevêque a été tué dans la cathédrale entièrement rasée, ainsi que de nombreux prêtres et séminaristes qui s'y trouvaient. Tous les bâtiments publics ont été détruits. Ainsi que le palais présidentiel. J'étais en mission pour 24 heures. J'y suis restée un mois. 60 % seulement des sinistrés ont été relogés. Les autres sont toujours sous des tentes. Le jour il fait très chaud. Et la nuit il fait très froid. »
Dimanche, lors des vêpres, à 16 h, dans la cathédrale, Mgr Moutel offrira une relique de saint Yves à Nancy Dorsinville, qui la remettra à l'archevêque de Port-au-Prince, après un passage obligé professionnellement par Harvard.
http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Une-relique-de-saint-Yves-pour-l-eglise-de-Port-au-Prince-_22078-avd-20120519-62869985_actuLocale.Htm
Nancy Dorsinville... une miraculée
Après l'accord de l'évêque, la question se posait, « Comment remettre la petite relique à son destinataire ? » Le père Philippe Roche, rarement en panne de solutions dans son carnet d'adresses, se souvient avoir connu en 2006, lors d'un an d'études à Harvard, l'université de Cambridge (USA), une jeune Haïtienne susceptible de répondre au problème.
Sitôt dit, sitôt fait. Nancy Dorsinville est arrivée à Tréguier ce vendredi, accueillie par le Père Roche à l'aéroport de Guipavas. L'Haïtiano-Américaine, chercheuse anthropologue médicale aux Nations Unies à New York, était à Port-au-prince le 12 janvier 2010. Elle était aussi à New-York le 11 septembre.
« J'étais en réunion pour la lutte contre le Sida, dans un bâtiment avec le Premier ministre, le ministre de la santé... Quand la terre a tremblé. J'ai pensé à un attentat, après avoir vécu le 11 septembre... » Nancy n'a eu que le poignet cassé. Autour d'elle, des milliers de morts. Elle raconte. L'horreur... L'impuissance.
« L'archevêque a été tué dans la cathédrale entièrement rasée, ainsi que de nombreux prêtres et séminaristes qui s'y trouvaient. Tous les bâtiments publics ont été détruits. Ainsi que le palais présidentiel. J'étais en mission pour 24 heures. J'y suis restée un mois. 60 % seulement des sinistrés ont été relogés. Les autres sont toujours sous des tentes. Le jour il fait très chaud. Et la nuit il fait très froid. »
Dimanche, lors des vêpres, à 16 h, dans la cathédrale, Mgr Moutel offrira une relique de saint Yves à Nancy Dorsinville, qui la remettra à l'archevêque de Port-au-Prince, après un passage obligé professionnellement par Harvard.
http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Une-relique-de-saint-Yves-pour-l-eglise-de-Port-au-Prince-_22078-avd-20120519-62869985_actuLocale.Htm
Les militaires démobilisés annoncent une nouvelle étape dans leur mouvement
Des leaders du mouvement des militaires démobilisés affirment que l'abandon des camps s'inscrit dans le cadre d'une tactique en vue de poursuivre la lutte pour la remobilisation des Forces Armées d'Haïti. Les militaires démobilisés se sont retirés vendredi des sites publics, notamment du camp de Lamentin à Carrefour, au moment du déploiement des unités d'élite de la PNH et des casques bleus de la Minustah. Hier dimanche des casques bleus onusiens étaient visibles à l'intérieur du camp de Lamentin et sur la route donnant accès à ce site.
L'un des portes parole des militaires démobilisés, Joseph Jean Baptiste, explique que les ex soldats se sont repliés afin de prouver leur patience à l' endroit de l'administration Martelly. Les militaires n'entendent nullement abandonner la lutte pour le retour des FAD'H, insiste M. Jean Batiste qui exhorte les policiers haïtiens à ne pas tirer sur la population. Les militaires démobilisés bénéficient du support des citoyens, précise M. Jean Baptiste qui met en garde contre une confrontation entre la police et l'armée.
Il réclame la libération immédiate des 50 militaires démobilisés arrêtés vendredi dernier. Selon lui la remise en liberté de leurs frères d'armes permettra de faire baisser la tension dans les sites hébergeant les militaires à travers le pays.
Les militaires démobilisés ont abandonné les sites avec tous leurs armes. Nous envisageons une nouvelle stratégie dans notre lutte, dit-il sans fournir plus de détails.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=20843
L'un des portes parole des militaires démobilisés, Joseph Jean Baptiste, explique que les ex soldats se sont repliés afin de prouver leur patience à l' endroit de l'administration Martelly. Les militaires n'entendent nullement abandonner la lutte pour le retour des FAD'H, insiste M. Jean Batiste qui exhorte les policiers haïtiens à ne pas tirer sur la population. Les militaires démobilisés bénéficient du support des citoyens, précise M. Jean Baptiste qui met en garde contre une confrontation entre la police et l'armée.
Il réclame la libération immédiate des 50 militaires démobilisés arrêtés vendredi dernier. Selon lui la remise en liberté de leurs frères d'armes permettra de faire baisser la tension dans les sites hébergeant les militaires à travers le pays.
Les militaires démobilisés ont abandonné les sites avec tous leurs armes. Nous envisageons une nouvelle stratégie dans notre lutte, dit-il sans fournir plus de détails.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=20843
La justice haïtienne enquête sur les militaires démobilisés
Les 50 militaires démobilisés appréhendés vendredi dernier par les policiers haïtiens pourraient être interrogés par le commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance ce lundi. Les individus portant l'uniforme militaire et munis de leurs armes réalisaient des défilés dans certaines artères de la capitale lorsqu'ils ont été interpellés confirme le secrétaire d'état à la sécurité publique, Reginald Delva. Il espère que l'audition de ces individus permettra d'obtenir plus d'information sur ce mouvement lancé il y a trois mois au camp de Lamentin. " L'enquête du chef du Parquet nous aidera à comprendre pourquoi ces personnes se sont lancées dans de telles pratiques" insiste t-il.
Les 50 militaires démobilisés ont été écroués à la garde a vue du commissariat de Port-au-Prince sous l'accusation d'association de malfaiteurs. M. Delva salue le professionnalisme des policiers haïtiens qui n'ont fait aucun blessé lors de l'intervention.
Les autorités gouvernementales avaient ordonné une réaction de la police suite à une nouvelle démonstration de force des militaires démobilisés devant le Palais National.
Par ailleurs, le secrétaire d'Etat à la sécurité publique dément les rumeurs d'affrontement entre les militaires démobilisés et les policiers supportés par les casques bleus au camp de Lamentin. Il n'a toutefois pas été en mesure d'expliquer les détonations entendues dans les parages du camp de Lamentin.
Selon M. Delva il n'y a pas eu de blessés lors du déploiement des policiers haïtiens devant le camp de Lamentin. Les militaires démobilisés avaient abandonné le camp afin d'éviter une confrontation avec les policiers haïtiens.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=20842
Les 50 militaires démobilisés ont été écroués à la garde a vue du commissariat de Port-au-Prince sous l'accusation d'association de malfaiteurs. M. Delva salue le professionnalisme des policiers haïtiens qui n'ont fait aucun blessé lors de l'intervention.
Les autorités gouvernementales avaient ordonné une réaction de la police suite à une nouvelle démonstration de force des militaires démobilisés devant le Palais National.
Par ailleurs, le secrétaire d'Etat à la sécurité publique dément les rumeurs d'affrontement entre les militaires démobilisés et les policiers supportés par les casques bleus au camp de Lamentin. Il n'a toutefois pas été en mesure d'expliquer les détonations entendues dans les parages du camp de Lamentin.
Selon M. Delva il n'y a pas eu de blessés lors du déploiement des policiers haïtiens devant le camp de Lamentin. Les militaires démobilisés avaient abandonné le camp afin d'éviter une confrontation avec les policiers haïtiens.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=20842
DANNY GLOVER THE GOOD COP 1/2
Danny Glover: the good cop
He found fame as a policeman in the Lethal Weapon films, but it's his political activism that really drives him. He talks about his beloved Haiti, Obama's disappointing presidency and his friendship with Mel Gibson
A few years ago, Danny Glover sat in his car and cried. The Hollywood star and political activist had just heard the news that his friend, Jean-Bertrand Aristide, Haiti's first democratically elected president, had been toppled in a coup backed by the US and France. "It was 28 February 2004 and I sat in that parking lot crying uncontrollably, knowing that we'd have to start building again."
Glover fixes me with tired eyes as we sit in an upstairs room of the Crossroads Women's Centre in London's Kentish Town on a rainy Saturday afternoon. He has just flown in from the US and the same evening will give a speech at the centre during a fundraiser for the Haiti Emergency Relief Fund.
In the years since Aristide was ousted, Haiti has suffered floods, mud-slides, hurricanes, an earthquake in 2010 that killed tens of thousands, followed by a cholera outbreak that killed nearly 6,000. Infrastructure has collapsed, gang violence remains rife and the UN has described the human rights situation as "catastrophic".
"When I talk about Haiti, it breaks my heart," says Glover. "Yet when I think about the Haitian people's resilience, it heals my heart at the same time."
This is Glover's great theme and his deepest conviction: that there is something special and indomitable about the Haitian people. "You've got to know your history," says Glover. "The great American abolitionist Frederick Douglass said the Haitian revolution was the first victory against the worldwide system of slavery. Not Wilberforce. Wilberforce may have understood that, in an emerging capitalist society, slavery had gone through its evolutionary purpose, but it was the Haitians who struck the first blow.
"I know that blood runs through them from that time. And since the moment they organised that revolution, they have been defecated on, they've been undermined, yet they keep organising. And you look in their faces and they could well have been the faces that stood facing Napoleon's army."
Glover found out about the 1791-1804 Haitian revolution led by Toussaint L'Ouverture in the early 1970s when he read The Black Jacobins by CLR James, the Trinidadian socialist historian (and sometime Manchester Guardian cricket correspondent). By that time, Glover was already a protest veteran who, as a member of the black students' union at San Francisco State University, had participated in a five-month strike to establish a black studies department. But it made an enormous impact on him.
For more than 30 years, Glover has been trying to make a biopic about the leader of the Haitian revolution. True, the story of L'Ouverture has been told before, notably in a play by CLR James that was staged in London's West End in 1936 starring Paul Robeson, and more recently in a French TV series starring Haitian actor Jimmy Jean-Louis. But Glover believes his treatment will be the first to "have the epic scale these events require".
But when will we see this directorial debut? In 2006, Glover assembled a cast including Wesley Snipes, Angela Bassett, Chiwetel Ejiofor and Mos Def, and planned to shoot his film in South Africa and Venezuela, thanks to $18m (£11m) from one of Glover's heroes, Venezuelan president Hugo Chávez. Six years on, filming has not started. "We'll get the film done," says Glover. "We came so close so many times, you could almost taste it, man. We came that close and we're going to do it."
Why is the project so important to him? "Imagine a revolt where all those people who were enslaved and dispossessed in Africa, America and round the world, heard what had happened? You imagine what that meant to them?"
Glover met Aristide in 1992 when the former Catholic priest was ousted as president for the first time. Shortly after that coup, Glover was flying to Oakland to attend a rally for him. "I still had my makeup on when I got to my seat on the flight at Burbank airport. I look over to my right and there he is. I said: 'President Aristide! I'm going to a rally for you!' He always says: 'The look on your face when you saw me.' He's been my brother and friend since that moment."
He found fame as a policeman in the Lethal Weapon films, but it's his political activism that really drives him. He talks about his beloved Haiti, Obama's disappointing presidency and his friendship with Mel Gibson
A few years ago, Danny Glover sat in his car and cried. The Hollywood star and political activist had just heard the news that his friend, Jean-Bertrand Aristide, Haiti's first democratically elected president, had been toppled in a coup backed by the US and France. "It was 28 February 2004 and I sat in that parking lot crying uncontrollably, knowing that we'd have to start building again."
Glover fixes me with tired eyes as we sit in an upstairs room of the Crossroads Women's Centre in London's Kentish Town on a rainy Saturday afternoon. He has just flown in from the US and the same evening will give a speech at the centre during a fundraiser for the Haiti Emergency Relief Fund.
In the years since Aristide was ousted, Haiti has suffered floods, mud-slides, hurricanes, an earthquake in 2010 that killed tens of thousands, followed by a cholera outbreak that killed nearly 6,000. Infrastructure has collapsed, gang violence remains rife and the UN has described the human rights situation as "catastrophic".
"When I talk about Haiti, it breaks my heart," says Glover. "Yet when I think about the Haitian people's resilience, it heals my heart at the same time."
This is Glover's great theme and his deepest conviction: that there is something special and indomitable about the Haitian people. "You've got to know your history," says Glover. "The great American abolitionist Frederick Douglass said the Haitian revolution was the first victory against the worldwide system of slavery. Not Wilberforce. Wilberforce may have understood that, in an emerging capitalist society, slavery had gone through its evolutionary purpose, but it was the Haitians who struck the first blow.
"I know that blood runs through them from that time. And since the moment they organised that revolution, they have been defecated on, they've been undermined, yet they keep organising. And you look in their faces and they could well have been the faces that stood facing Napoleon's army."
Glover found out about the 1791-1804 Haitian revolution led by Toussaint L'Ouverture in the early 1970s when he read The Black Jacobins by CLR James, the Trinidadian socialist historian (and sometime Manchester Guardian cricket correspondent). By that time, Glover was already a protest veteran who, as a member of the black students' union at San Francisco State University, had participated in a five-month strike to establish a black studies department. But it made an enormous impact on him.
For more than 30 years, Glover has been trying to make a biopic about the leader of the Haitian revolution. True, the story of L'Ouverture has been told before, notably in a play by CLR James that was staged in London's West End in 1936 starring Paul Robeson, and more recently in a French TV series starring Haitian actor Jimmy Jean-Louis. But Glover believes his treatment will be the first to "have the epic scale these events require".
But when will we see this directorial debut? In 2006, Glover assembled a cast including Wesley Snipes, Angela Bassett, Chiwetel Ejiofor and Mos Def, and planned to shoot his film in South Africa and Venezuela, thanks to $18m (£11m) from one of Glover's heroes, Venezuelan president Hugo Chávez. Six years on, filming has not started. "We'll get the film done," says Glover. "We came so close so many times, you could almost taste it, man. We came that close and we're going to do it."
Why is the project so important to him? "Imagine a revolt where all those people who were enslaved and dispossessed in Africa, America and round the world, heard what had happened? You imagine what that meant to them?"
Glover met Aristide in 1992 when the former Catholic priest was ousted as president for the first time. Shortly after that coup, Glover was flying to Oakland to attend a rally for him. "I still had my makeup on when I got to my seat on the flight at Burbank airport. I look over to my right and there he is. I said: 'President Aristide! I'm going to a rally for you!' He always says: 'The look on your face when you saw me.' He's been my brother and friend since that moment."
dimanche 20 mai 2012
Haïti-Sécurité : Les supposés anciens militaires de Lamentin vident les lieux
P- au-P, 20 mai 2012 [AlterPresse] --- Les supposés anciens militaires du camp de Lamentin (Carrefour, périphérie sud de la capitale) ont abandonné l’espace qu’ils occupaient depuis près de 5 mois, sous la pression d’une opération policière ce week-end, a constaté AlterPresse. « Ils ont fui en passant par l’arrière du camp. Quand les policiers sont entrés ils n’y ont rien trouvé », rapporte un riverain à AlterPresse.
Selon les témoignages de certains habitants de la zone de Lamentin, les unités de la Police nationale d’Haïti (Pnh) ont ouvert le feu au moment où les individus en treillis militaire tentaient de regagner la base au cours de la soirée du 18 mai, après une marche à l’occasion de la fête du drapeau.
Ceux qui étaient restés à l’intérieur du camp ont du vider les lieux suite à des échanges de tirs, rapporte-t-on.
Lors des opérations du 18 mai, plus de 50 anciens militaires et autres individus, la plupart armés, ont été appréhendés et conduits au commissariat de Port-au-Prince, indiquent des sources officielles.
Ce sont environ une vingtaine de chars de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haiti (MINUSTAH) et de camionnettes de la police qui sont maintenant observés aux abords de ce camp qui semble désormais désert.
Des agents de la police sont remarqués à l’intérieur du camp qui a été jusqu’en 1995, année de dissolution de l’ancienne armée, une base militaire.
Les échanges de tirs qui ont eu lieu dans la nuit du 18 au 19 mai ont provoqué une vague de panique dans la commune de Carrefour.
La semaine dernière encore, les supposés anciens militaires qui occupaient la base de Lamentin avaient exprimé leur volonté de la garder, malgré les appels du gouvernement à déposer les armes, après une période d’apparent laisser-faire.
Les anciens militaires réclament la remobilisation de l’armée réduite dans un premier temps à 1 500 hommes, puis dissoute par le président Jean Bertrand Aristide en 1995. [srh gp apr 20/5/2012 05:15]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12873
Selon les témoignages de certains habitants de la zone de Lamentin, les unités de la Police nationale d’Haïti (Pnh) ont ouvert le feu au moment où les individus en treillis militaire tentaient de regagner la base au cours de la soirée du 18 mai, après une marche à l’occasion de la fête du drapeau.
Ceux qui étaient restés à l’intérieur du camp ont du vider les lieux suite à des échanges de tirs, rapporte-t-on.
Lors des opérations du 18 mai, plus de 50 anciens militaires et autres individus, la plupart armés, ont été appréhendés et conduits au commissariat de Port-au-Prince, indiquent des sources officielles.
Ce sont environ une vingtaine de chars de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haiti (MINUSTAH) et de camionnettes de la police qui sont maintenant observés aux abords de ce camp qui semble désormais désert.
Des agents de la police sont remarqués à l’intérieur du camp qui a été jusqu’en 1995, année de dissolution de l’ancienne armée, une base militaire.
Les échanges de tirs qui ont eu lieu dans la nuit du 18 au 19 mai ont provoqué une vague de panique dans la commune de Carrefour.
La semaine dernière encore, les supposés anciens militaires qui occupaient la base de Lamentin avaient exprimé leur volonté de la garder, malgré les appels du gouvernement à déposer les armes, après une période d’apparent laisser-faire.
Les anciens militaires réclament la remobilisation de l’armée réduite dans un premier temps à 1 500 hommes, puis dissoute par le président Jean Bertrand Aristide en 1995. [srh gp apr 20/5/2012 05:15]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12873
Arrestations lors d'une manifestation pour le retour de l'armée en Haïti
Deux Américains figuraient parmi la cinquantaine d'individus arrêtés lors d'une marche où des centaines de manifestants ont plaidé pour le retour de l'armée d'Haïti, a indiqué un porte-parole de la police, samedi.
Gary Desrosiers, de la police nationale d'Haïti, a déclaré que les Américains avaient été arrêtés parce qu'ils avaient agi, vendredi soir, comme s'ils faisaient partie de la manifestation qui s'est conclue dans la violence à Port-au-Prince.
Zeke Petrie, âgé de 39 ans et originaire de l'Ohio, de même que Steven Shaw, âgé de 57 ans, du Massachusetts, ont été arrêtés par les autorités haïtiennes. Tous deux étaient au volant de véhicules pendant la marche ayant rassemblé les partisans du rétablissement de l'armée.
Deux autres Américains et une Canadienne de la Colombie-Britannique ont été détenus pendant la nuit dans l'entrée de la station de police à Canapé Vert, après avoir tenté d'apporter de l'insuline, des seringues et des tampons à Zeke Petrie, qui se dit diabétique.
Les anciens soldats et leurs jeunes partisans ont arpenté les rues vendredi, exhortant le président Michel Martelly à respecter sa promesse formulée pendant la campagne électorale de restaurer l'armée haïtienne. Les forces militaires, auxquelles on reprochait de commettre abus de pouvoir, avaient été abolies en 1995.
Le rassemblement avait débuté dans le calme, mais certaines personnes ont commencé, près du palais présidentiel, à lancer des pierres au milieu d'une lourde présence de l'ONU. Les Casques bleus ont répliqué en usant de gaz lacrymogènes, tandis que certains des manifestants portant l'uniforme militaire étaient armés de pistolets. Des policiers ont fait feu devant une ancienne caserne militaire ce soir-là, dans le district Carrefour à l'extérieur de Port-au-Prince.
Pas moins de quatre civils ont été traités pour des blessures par balle vendredi soir dans deux cliniques de Médecins sans frontières à Carrefour, a précisé un porte-parole de l'organisation, Mathieu Fortoul, ajoutant du même souffle qu'on ignorait pour l'instant si ces personnes avaient été blessées dans les échanges de tirs survenus lors de la manifestation.
Un responsable haïtien a indiqué que la police nationale avait fermé deux vieilles bases militaires que les anciens soldats utilisaient comme bases d'opérations.
Selon Réginald Delva, du Secrétariat d'État de la Sécurité publique, la police a fermé les deux camps militaires samedi et prévoyait d'en fermer deux autres. Ces anciennes bases étaient utilisées à des fins d'entraînement par des centaines d'anciens soldats et leurs jeunes partisans pour en appeler à restauration de l'ancienne armée haïtienne.
La fermeture des camps survient une journée après que des centaines d'aspirants-soldats eurent défilé à Port-au-Prince pour demander le retour des forces armées.
Associated Press
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2012/05/19/008-haiti-police-armee.shtmlSEAN PENN COMPTE SUR UN ENGAGEMENT DE FRANCOIS HOLLANDE EN FAVEUR D'HAITI
Alors qu'on apprenait que Sean Penn avait récolté la somme de 1,3 millions de dollars pour venir en aide à Haïti lors du Festival de Cannes 2012 (voir notre article), voilà que l'acteur s'est laissé aller à quelques confidences sur cette cause dans le journal Le Figaro. Sans langue de bois, le comédien a confié qu'il espérait un engagement politique de la part de François Hollande envers Haïti.
N'est pas Sean Penn qui veut ! L'acteur, présent sur la Croisette pour une cause qui lui tient à cœur, Haïti, a récolté la modique somme de 1,3 millions de dollars pour son association qu'il a fondé afin de venir en aide à Haïti et à ses habitants, lors d'une soirée caritative organisée au Festival de Cannes 2012. Dans un entretien accordé au journal Le Figaro, le comédien s'est laissé aller à quelques confidences sur cette association pour laquelle il se bat. Il faut dire que depuis sa création, en 2010, l'acteur y consacre tout son temps ! "C'est sûrement à cette bataille que je me consacre le plus. Mais si j'y suis toujours, deux ans après, et que j'entends le faire savoir en multipliant les événements, c'est parce que nous avançons", a-t-il confié.
Il n'a pas hésité à rappeler la position de la France face à cette cause. "La France a pris beaucoup d'engagement là-bas, comme d'autres pays, notamment les États-Unis. Elle a fait beaucoup d'efforts pour Haïti, mais nous attendons que ces engagements soient entièrement tenus et respectés", a-t-il ajouté.
Et l'acteur ne s'est pas arrêté là, puisqu'il a souligné qu'il comptait sur un engagement politique de François Hollande envers Haïti. "Sur le plan politique, j'espère vivement que les présidents Obama et Hollande apporteront leur soutien commun au jeune gouvernement d'Haïti. Chacun sa conscience, ses responsabilités. Moi j'aurais honte si je n'avais rien fait", a-t-il expliqué.
C'est dit !
http://www.news-de-stars.com/festival-de-cannes-2012/sean-penn-il-compte-sur-un-engagement-de-francois-hollande-pour-haiti_art69099.html
POUR HAÏTI...Nuits cannoises
CANNES – «À toutes les femmes ici ce soir, dites à votre mari que vous ne coucherez pas avec lui s'il ne donne pas un max d'argent». Sean Penn, n'avait qu'un seul but en tête vendredi soir, convaincre chaque invité d'ouvrir son portefeuille pour Haïti. Pari réussi, il a amassé près de deux millions $ en quelques heures.
Avec Sean Penn comme maître de cérémonie, le protocole prend rapidement congé. Malgré la présence de politiciens et d'aristocrates, Sean Penn, cigarette à la main, a multiplié les «putain» dans son discours enflammé sur les besoins criants d'Haïti, où il oeuvre depuis le tremblement de terre de janvier 2010.
La soirée «Carnival in Cannes» avait lieu sous une tente dressée à côté du Palais des Festivals. On avait décoré la salle aux couleurs d'Haïti et fait venir des musiciens et artistes locaux. «Haïti nous regarde ce soir, vous n'avez pas idée», a dit Penn suppliant la salle de «privilégiés» de donner généreusement.
«Je sais que vous avez d'autres fêtes ce soir et d'autres personnes à baiser, mais je vous garantis que nous mettrons votre argent à contribution». Les invités ont payé 5000 $ par billet et jusqu'à 100 000 $ pour une table de 12 personnes.
Tout le gratin du Festival de Cannes y était, dont les membres du jury, Jean-Paul Gaultier, Diane Kruger, Emmanuelle Devos et Ewan McGregor qui sont sortis de leur conclave pour l'occasion. Ils sont partis avant la fin (ils voient trois films par jour).
Festival de Cannes
Le producteur Harvey Weinstein, Giorgio Armani, Ben Stiller, Gerard Butler, Michelle Rodriguez, le mannequin Eva Herzigova, David Schwimmer, Jada Pinkett Smith et Robert DeNiro étaient aussi présents.
P. Diddy est arrivé tard, saluant chaque table. Jessica Chastain a longtemps enlacé Sean Penn avec qui elle partage l'affiche du film The Three of Life.
Le réalisateur canadien Paul Haggis et le mannequin Petra Nemcova étaient co-hôtes de l'événement avec Penn. Le trio est très complice.
Ils ont récolté des fonds grâce à une vente aux enchères de lots exclusifs. Trois personnes ont payé 100 000 euros chacun pour accompagner Penn en Haïti.
Pour faire monter les enchères d'un week-end aux Golden Globes, Paul Haggis a fait monter l'acteur Gerard Butler sur scène. «Mesdames, Gerry va être votre "date"».
«Je vais vous rembourser votre argent ne vous inquiétez pas», a dit l'acteur visiblement gêné. Un invité a bondi sur scène annonçant: «100 000 euros sans Gerard Butler». Vendu.
Deux billets VIP pour un concert de U2 et une guitare de Bono sont partis pour 200 000 euros. Un portrait peint par Shepard Fairey s'est vendu 100 000 euros. Il y avait aussi une rencontre en tournée avec Lady Gaga, des invitations au Grand Prix de Monaco, une rencontre avec le Prince Albert et des billets pour le défilé Victoria Secret à New York.
Le nouveau président haïtien, Michel Martelly est apparu sur écran depuis Port au Prince. Assis au piano, il a chanté Haïti chérie, tout en remerciant Sean Penn.
«Je serai éternellement reconnaissant pour ce que tu fais pour mon pays», a-t-il dit.
La soirée s'est terminée vers 2 h du matin dans une ambiance de carnaval quand les stars ont rejoint le groupe haïtien RAM sur scène.
http://fr.canoe.ca/divertissement/cinema/nouvelles/2012/05/19/19778641-qmi.html
samedi 19 mai 2012
Danny Glover: the good cop 2/2
He found fame as a policeman in the Lethal Weapon films, but it's his political activism that really drives him. He talks about his beloved Haiti, Obama's disappointing presidency and his friendship with Mel Gibson
What about Aristide's alleged human rights abuses and corruption? "He's a human being – none of us is perfect. But whatever he has done, he has never done with the intention of harming his people. He built more schools than at any time since the revolution; he improved healthcare. Each time he's come back, he's put his life in danger. He could have stayed in exile."
But, to the disappointment of many – including Barack Obama – Aristide didn't. Last year, Glover flew with Aristide from South African exile to Port-au-Prince. "It's shameful the South Africans may have worked with US and France to stop him returning," says Glover. When they arrived at Port-au-Prince, Glover was in Aristide's car as they drove from the airport. "That car could only move as fast as people around allowed it. That was one of the most moving things in my life. That's one story I'm going to tell my grandson."
Does his country's stance on Haiti outrage him? "A great deal of US policy is centred around exclusion and destabilisation. You take the largest party out of the process [Aristide's Fanmi Lavalas] – what kind of an election is that? We have a very interesting dilemma in Haiti at the moment. The current president Martelly was the choice of the state department and France and Canada, but if you'd had a free election, he would never have been elected."
How does he feel now about the US's first black president whose 2008 candidacy he endorsed? Glover laughs. "I'm not into personality worship. It's essential that you clearly denounce those things you disagree with. Everything he has done in terms of war, I'm opposed to. How much of that is him following the line and how much his own thought processes, we don't know. The bottom line is I think he's a good man."
Glover recalls that in 2002 or 2003, as a member of the board of the Algebra Project, a US scheme to improve maths skills among disasdvantaged children, he took part in a discussion on the future of education in Chicago. "A young state senator walked in and got involved in the discussion. I have to believe he'd come there because of a sincere desire to learn more and do something about that. He hasn't delivered. We're still waiting."
Glover and I are sharing a sofa in an upstairs room. Below there's a conference going on called Invest in Caring Not Capitalism: The Wages for Housework Campaign 40 Years On. It's been organised by a group called Global Women's Strike, one of whose leading members is Selma James, women's rights campaigner and CLR James's widow, who is promoting her new book Sex, Race and Class – the Perspective of Winning: A Selection of Writings 1952-2011.
Glover, despite his gender, feels at home. "Like Selma was saying, I'm into building caring as opposed to capitalism." The world knows Glover as Detective Roger Murtaugh in the Lethal Weapon film franchise, as the brutish husband Albert Johnson in The Color Purple, as maverick alien-battling narcotics cop Michael Harrigan in Predator 2, as the laughably impotent US president in the eco-disaster movie 2012 and as Nelson Mandela in the TV movie. He's just about to start work on Stephen Frears' HBO film about Muhammad Ali's refusal to fight in Vietnam in which he will play Thurgood Marshall, the first African-American US supreme court judge.
But it also knows him as an actor who has said "hey" to radical political intervention activism more times than Angelina Jolie, George Clooney, Mark Ruffalo and Sean Penn combined. He's regularly on picket lines, campaigning for prisoners, speaking against US militarism and giving talks at Occupy protests. In 2004, he was arrested outside the Sudanese embassy in Washington during a protest about Darfur. In 2010, he called on all actors at the 2010 Academy awards to boycott Hugo Boss in support of a pay dispute. He's been an ambassador for Unicef, fought against apartheid through a campaign group called the TransAfrica Forum and sits on the boards of several groups, including The Black Aids Institute and the Jazz Foundation of America.
At 65, he could readily spend weekends dozing poolside in California rather than busting his hump at a fundraiser in this rain-soaked dime of a country. Where did that enduring political commitment come from? Glover locates it in January 1959 when he witnessed how his parents, Carrie and James, both postal workers, celebrated the Cuban revolution with their union. "I was a 12-year-old kid watching these workers celebrate. I never forgot that. I was around that union a lot and surreptitiously, vicariously listened to what they talked about, how they would strategise about an action. All that was part of my acculturation as a child."
A few years later, Glover disappointed his parents. "About 1964 I supported the Nation of Islam because of Malcolm, you know? My mother was a Christian and said the Nation of Islam are nothing but a bunch of hoodlums. She was a mother looking out for her child. Plus, she was trying to grapple with the generational dynamics of what was happening. Her maturation was grounded in the civil rights movement."
But how did this rad activist become a movie star and befriend one of Hollywood's most disreputable conservatives, Mel Gibson? "I never thought I was going to be a Hollywood star." During his 20s and early 30s he worked in community development projects in San Francisco. Stage acting was a sideline. Then he discovered Athol Fugard, the South African writer best known for Brecht-inflected anti-apartheid plays. "Once I started doing Fugard, I became more entrenched in my political work. I could see how you could use your work as an actor as a platform. He became my writer."
In 1982, he was seen, aged 36, in an off-Broadway production of Fugard's Master Harold … and the Boys by Robert Benton. The film director cast Glover in his 1984 Depression-era picture Places in the Heart as a black hobo turned farmhand opposite Sally Field, who won an Oscar for her performance as a Texan widow struggling to run the family farm. His movie career then took off. The following year he starred opposite Whoopi Goldberg in Steven Spielberg's adaptation of Alice Walker's novel The Color Purple, as Celie's abusive husband.
It is his performances opposite Gibson as an LAPD cop in four Lethal Weapon movies, though, that made Glover most famous. What's his take on the charges of homophobia, antisemitism, domestic violence and racism against his former co-star? "Mel's my friend. I can't pass judgment on a man's life. I know my working relationship with him was wonderful – absolutely unequivocally.
"We don't agree on everything. My take on women's rights may be different from his. I know Mel is a wonderful human being, a wonderful father. When I've asked him to do things on a couple of occasions, he's done them for me. When I asked him to help raise money for the UN's development programme, he came through."
Glover yawns. "Are we good?" he asks, ever avuncular. "Because I think I'm done." He needs a nap before he makes his fundraising speech for Haiti in the evening.
Downstairs, the afternoon's panel discussion about the struggles against poverty, ecological devastation, military occupation, war, asylum and immigration is in full flow. Glover won't be part of it, even though his radical credentials are unimpeachable. A few minutes later, I return to find all 6ft 4in of him curled up on that sofa asleep. It would have been a shame to wake him.
http://www.guardian.co.uk/film/2012/may/18/danny-glover-good-cop?newsfeed=true
Haïti pour l'authenticité
Lise Giguère
Agence QMI
Bien difficile d'oublier l'ampleur du désastre causé par le tremblement de terre du 12 janvier 2010 en Haïti et la désolation qui a suivie.
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Deux ans plus tard, le ministère du Tourisme entame un programme dont l'objectif principal est de transmettre une autre image du pays et de montrer que le tourisme est désormais possible, mais également souhaitable. Pour cela, un nouveau logo coloré et affichant la joie de vivre et une invitation aux tours opérateurs et aux journalistes à découvrir les multiples trésors de ce pays qui ne se résume pas à Port-au-Prince.
«Quoi, tu vas à Haïti? Je trouve ça honteux. C'est du voyeurisme!» m'ont lancé certains amis et collègues. Pour eux, visiter Haïti c'est se repaître du malheur qui a frappé le peuple.
S'il est vrai que le pays conserve encore de profondes cicatrices, aussi bien dans ses structures que dans le cœur de ses habitants, que l'on ressent un malaise à s'attabler dans un bon restaurant alors que la désolation est encore bien présente, il n'en demeure pas moins que contrairement à ce que l'on pourrait croire, les touristes y sont espérés. Pas seulement pour leur apport financier, mais également parce que leur présence dans les hôtels et les restaurants permet la création d'emplois. Alors, tourisme voyeur ou tourisme solidaire?
«Tourisme solidaire», a répondu sans aucune hésitation Didier Boulard, dont l'hôtel Port Morgan, situé sur l'Île à Vache, accueille chaque année de nombreux Québécois. Dans ce havre de paix qui surplombe la mer, le chaos de Port-au-Prince semble faire partie d'un autre monde.
Rassurée par ce cri du cœur, j'observe désormais d'un autre œil tous ces rescapés qui vivent encore dans des abris de fortune en terre battue et en tôle, même si ma gorge se serre parfois devant les enfants à demi nus, les femmes surchargées ou les hommes qui déplacent les pierres à main nus. J'ose regarder leurs yeux et j'y vois des sourires et une main tendue pour souhaiter la bienvenue. Du coup, une pensée étrange me gagne: comment se fait-il que personne ne mendie, chose pourtant courante dans de nombreux pays pauvres qui n'ont pas été frappés par la tragédie haïtienne? En effet, en une semaine complète de circuits à travers le pays, jamais on ne me demandera de sous et l'on acceptera même volontiers de se faire photographier.
Des trésors méconnus
Peuple attachant, marqué par un lourd passé, les Haïtiens sont fiers de leur histoire. À Port-au-Prince, deux endroits méritent d'être visités: le Musée du Panthéon National Haïtien (MUPANAH) et le Musée de la canne à sucre. Dans les deux cas, on se familiarise avec le lourd héritage laissé par l'esclavage.
En délaissant le centre-ville de Port-au-Prince, ses bons restaurants et ses hôtels d'affaires, on prend la direction de la côte des Arcadins, un secteur florissant dans les années 80 où même le Club Med avait réquisitionné la plus belle plage.
Bien que délaissé par les touristes, le secteur a bien été conservé et les charmants hôtels que l'on y trouve n'ont rien à envier à leurs voisins des Caraïbes. Mention spéciale à l'hôtel Moulin sur mer et à son musée privé Ogier-Fombrun qui complète magnifiquement la visite du MUPANAH. Mention également au Club Indigo, l'ancien Club Med désormais accessible à tous et au Wahoo Bay Beach, sympathique lieu de rendez-vous de la jeunesse.
Sur la route, arrêt obligatoire à Nouailles où des artisans travaillent la tôle battue pour en faire des œuvres d'art qui ont même réussi à attirer l'attention de la styliste américaine Donna Karan.
Alors que les amateurs d'histoire choisissent la visite de Fort Drouet, découvert depuis seulement 2009, d'autres partent à l'assaut de la cressonnière, une expédition porteuse d'images inoubliables montrant Haïti comme un véritable paradis terrestre où verdure, fleurs, eau et fruits se disputent l'espace. Du Nord au Sud
Que l'on parte vers le Sud, vers la ville de Jacmel, ou au Nord, vers Cap-Haïtien, les projets de réfection sont légion et devraient nécessiter quelques années. On veut rénover les édifices coloniaux, refaire les routes (une nécessité), organiser des circuits en nature, améliorer les infrastructures pour recevoir les bateaux de croisière et faciliter les vols internationaux.
Bref, on attend le touriste et on désire absolument lui montrer qu'Haïti n'a pas qu'un visage de misère, mais qu'il possède de nombreux trésors comme ses jolies plages, ses petites criques isolées, ses chutes d'eau, ses cascades, ses petites villes coloniales, sa mer qui hésite entre le bleu, l'émeraude ou le turquoise, son imposante citadelle, ses forts chargés d'histoire, ses sanctuaires vaudou, ses montagnes, ses îles, mais surtout son peuple fier et accueillant.
Haïti ne se résume pas à Port-au-Prince et aux cicatrices du tremblement de terre. Haïti est aussi un pays magnifique qu'il faut se donner la peine de parcourir. Bien sûr, c'est un pays pauvre, mais c'est peut-être justement pour cela qu'il offre encore cette authenticité que l'on déplore trop souvent ne plus retrouver quand on voyage. Notre collaboratrice était l'invitée du ministère du Tourisme haïtien.
http://fr.canoe.ca/voyages/destinations/mexiqueetcaraibes/archives/2012/05/20120518-145350.html
Haiti – Social : Le Président Martelly appelle à la solidarité et à l’union de tous ce 18 mai 2012, à Arcahaie
Le Président de la République, S.E.M. Michel Joseph Martelly, accompagné de la Première Dame, Mme Sophia Martelly, et du Premier Ministre, M. Laurent Salvador Lamothe, a commémoré, ce vendredi 18 Mai, à l’Arcahaie, la création du Drapeau haïtien.
La cérémonie qui s’est déroulée sous le signe de la convivialité et du patriotisme, a rassemblé les personnalités de tous les secteurs vitaux du pays– le Gouvernement, le Parlement, le pouvoir judiciaire, les corps diplomatique et consulaire, le clergé, le corps universitaire, les organisations locales et internationales, … –autour d’un signe commun à tous les Haïtiens d’Haïti et de la diaspora, le bicolore national, symbole des luttes des ancêtres pour l’Indépendance d’Haïti.
L’homélie de circonstance prononcée par l’Archevêque de Port-au-Prince, Mgr Guire Poulard, secondé par le Curé de la paroisse, le Rév. Père Julien Estiverne, a abondé sur la nécessité pour que les autorités octroient une plus grande importance à l’unité, et fassent preuve d’une plus grande crainte de Dieu dans l’exercice de leurs fonctions.
Après la messe à l’Eglise St-Pierre de l’Arcahaie, le Président de la République a ensuite déposé une gerbe de fleurs sur la Place d’Armes de cette ville aux pieds du monument de l’Empereur Jean-Jacques Dessalines, fondateur de la Patrie et de Catherine Flon, couturière du drapeau, avant d’observer une minute de recueillement à la mémoire de ces aïeux, et de s’adresser à la Nation depuis la Tribune officielle.
Le premier citoyen de la ville, le maire Jean Yvon Nestor et le député de l’Arcahaie, Jean Dany Duvert, croient que ces 209 ans de commémoration constituent une précieuse occasion pour tous de reprendre espoir, de s’unir aux efforts de changement et de progrès du Chef de l’Etat, et de s’adapter aux idéaux de fraternité, d’égalité et de liberté qui nous ont été dictés par les héros de notre indépendance.
Le Ministre de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle, M. Réginald Paul, a fait état d’un patriotisme universitaire basé sur l’évaluation des systèmes de pouvoir et l’arbitrage entre gouvernants et gouvernés, élus et mandants, l’université elle-même et l’Etat. Le Recteur de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH), M. Jean Vernet Henry, a lancé pour sa part un appel à la reconquête de la souveraineté nationale dont les leviers seront la réforme de l’université, la promotion de la recherche, la sauvegarde des valeurs culturelles, …
« Pourquoi attendons-nous les malheurs et les catastrophes pour nous mettre ensemble ? Pourquoi ne sommes-nous pas à l’écoute de nos cœurs ? », a insisté de son coté le Chef de l’Etat dès les premières minutes de son discours. Cet appel à l’union des Haïtiens et à leur engagement à l’expansion de la Nation, traduit l’extrême complaisance du Chef de l’Etat dans la recherche d’alternatives à la reconstruction d’Haïti.
Le Président de la République a insisté sur la nécessité du vivre-ensemble, d’une sincère collaboration qui va au-delà de nos divergences, attitudes incompatibles à la commémoration du 18 Mai dont l’ampleur nous vaut la notoriété et la fierté de Premier Peuple noir de l’histoire.
Le Chef de l’Etat qui salue la ratification et l’installation de son nouveau Premier Ministre Laurent S. Lamothe, appelle les Haïtiens à devenir une communauté d’hommes libres, conscients de la mission qui leur unit tous, contre tous les fléaux politiques, économiques, environnementaux mondiaux qui frappent les sociétés.
Le Président Martelly, tout en appelant la communauté haïtienne à l’aider à freiner le déboisement et à combattre tous les handicaps majeurs qui obstruent le lendemain du peuple haïtien, reconnaît la nécessité de la réforme de l’Université, condition essentielle à la valorisation de la culture, au développement de la personne et la reconstruction de la nation haïtienne.
Le Président de la République croit en l’étendue du drapeau, symbole qu’au-delà de toutes nos différences idéologiques, nous sommes et resterons toujours un Peuple uni, toujours prêt à livrer bataille pour garantir notre dignité et notre liberté.
Le 18 Mai, fête du drapeau et de l’Université, est un mariage spécial conçu, dans une perspective de souveraineté intellectuelle par l’ancien Ministre de l’Education Nationale Dantès Bellegarde en 1920, pour initier aux jeunes le symbolisme du drapeau et la nécessité de sa préservation.
http://www.haitinews509.net/2012/05/haiti-social-le-president-martelly-appelle-a-la-solidarite-et-a-lunion-de-tous-ce-18-mai-2012-a-arcahaie/
A Cannes, Sean Penn appelle Obama à soutenir le président haïtien
L'acteur-réalisateur américain Sean Penn a appelé vendredi le président américain Barack Obama à soutenir son homologue haïtien Michel Martelly, en annonçant sa soirée cannoise de collecte de fonds en faveur du pays dévasté par un puissant séisme en janvier 2010. Baptisée "Carnaval in Cannes", cette soirée organisée à l'invitation du Festival de Cannes, qui devrait comporter un droit d'entrée conséquent et des ventes aux enchères, sera présentée par le couturier italien Giorgio Armani.
Les fonds seront collectés au profit de trois associations humanitaires: celle de Sean Penn, J/P Haitian Relief Organization (J/P HRO), Artists for Peace and Justice, créée par le réalisateur canadien Paul Haggis et Happy Heart's Fund, de la mannequin tchèque Petra Nemcova, tous trois présents à Cannes.
"Il est temps que notre très élégant et formidable président des Etats-Unis se tienne aux côtés de l'espoir incarné par le nouveau président Michel Martelly", a expliqué Sean Penn, interrogé sur le message politique qu'il souhaitait transmettre.
"Il y a une obligation humaine à aller aider Haïti", a-t-il ajouté tandis que Paul Haggis rappelait l'engagement de l'acteur-réalisateur dès les premiers jours après le séisme du 12 janvier 2010.
Sur les actions concrètes à mener sur place, l'acteur américain a jugé que l'éducation était "primordiale" et qu'il fallait "aussi des routes pour relier les villes, une infrastructure de base".
"Mais la clé, c'est la création d'emplois pour qu'ils n'aient plus besoin de nous, sauf comme touristes", a-t-il martelé, regrettant que la mobilisation n'intervienne, à Haïti comme ailleurs, que dans les situations d'urgence, avant de retomber rapidement.
"Ce ne sont pas seulement les célébrités qui ne sont allées à Haïti que pour une journée, c'est le monde entier, c'est l'ensemble des médias, vous tous", a-t-il lancé.
Estimant qu'il y avait "de la magie à Haïti", Sean Penn a également confié qu'il essayait "d'inciter d'autres réalisateurs à aller travailler là-bas". Petra Nemcova a de son côté annoncé qu'elle avait un projet d'organisation d'un défilé de mode sur place.
L'acteur-réalisateur américain Sean Penn a appelé vendredi le président américain Barack Obama à soutenir son homologue haïtien Michel Martelly, en annonçant sa soirée cannoise de collecte de fonds en faveur du pays dévasté par un puissant séisme en janvier 2010.
Les fonds seront collectés au profit de trois associations humanitaires: celle de Sean Penn, J/P Haitian Relief Organization (J/P HRO), Artists for Peace and Justice, créée par le réalisateur canadien Paul Haggis et Happy Heart's Fund, de la mannequin tchèque Petra Nemcova, tous trois présents à Cannes.
"Il est temps que notre très élégant et formidable président des Etats-Unis se tienne aux côtés de l'espoir incarné par le nouveau président Michel Martelly", a expliqué Sean Penn, interrogé sur le message politique qu'il souhaitait transmettre.
"Il y a une obligation humaine à aller aider Haïti", a-t-il ajouté tandis que Paul Haggis rappelait l'engagement de l'acteur-réalisateur dès les premiers jours après le séisme du 12 janvier 2010.
Sur les actions concrètes à mener sur place, l'acteur américain a jugé que l'éducation était "primordiale" et qu'il fallait "aussi des routes pour relier les villes, une infrastructure de base".
"Mais la clé, c'est la création d'emplois pour qu'ils n'aient plus besoin de nous, sauf comme touristes", a-t-il martelé, regrettant que la mobilisation n'intervienne, à Haïti comme ailleurs, que dans les situations d'urgence, avant de retomber rapidement.
"Ce ne sont pas seulement les célébrités qui ne sont allées à Haïti que pour une journée, c'est le monde entier, c'est l'ensemble des médias, vous tous", a-t-il lancé.
Estimant qu'il y avait "de la magie à Haïti", Sean Penn a également confié qu'il essayait "d'inciter d'autres réalisateurs à aller travailler là-bas". Petra Nemcova a de son côté annoncé qu'elle avait un projet d'organisation d'un défilé de mode sur place.
L'acteur-réalisateur américain Sean Penn a appelé vendredi le président américain Barack Obama à soutenir son homologue haïtien Michel Martelly, en annonçant sa soirée cannoise de collecte de fonds en faveur du pays dévasté par un puissant séisme en janvier 2010.
jeudi 17 mai 2012
QUAND HAITI RESONNE A MARSEILLE A TRAVERS SON KONPA DIREK
T-VICE
A MARSEILLE
La dernière prestation d'un groupe jouant du KONPA live à Marseille remonte à
Janvier. Ce fut un orchestre peu connu dans le milieu konpaphile de France et
de la région. BAZE CREOLE, LA RÉFÉRENCE, avait encore une fois fait le pari.
Laurent, Faustin et Rémy avaient assumé et accepté le risque. Il s’agissait du
groupe GABEL. GABEL n'avait pas déçu et avait délivré une prestation d'une très
belle facture.
Cependant les amateurs de konpa retenaient leur soif, camouflaient leurs envies dans l'expectative du prochain show. Il était certes inconcevable que l'un des groupes phares dans l'expression musicale haïtienne ne foulât le podium Baze créole ce printemps.
Cependant les amateurs de konpa retenaient leur soif, camouflaient leurs envies dans l'expectative du prochain show. Il était certes inconcevable que l'un des groupes phares dans l'expression musicale haïtienne ne foulât le podium Baze créole ce printemps.
On
le sait trop bien, CARIMI, TVICE, DJAKOUT pour ne citer que ceux-là, sont
souvent en tournée en France pour cette période.
En mai 2012, il fallait braver la morosité d'une crise financière cachée par une campagne électorale teintée de pseudo grivoiseries. Il fallait aussi tenir compte de l'incertitude qu'inspirent un nouveau président et son nouveau gouvernement.
En contournant bon nombre de petits obstacles, BAZE CREOLE accepta T-VICE.
Sans l'ombre du moindre doute, dans l'univers des groupes qui sillonnent le firmament français, ils sont deux à bénéficier une sympathie incontestée du public: T-VICE et CARIMI.
En mai 2012, il fallait braver la morosité d'une crise financière cachée par une campagne électorale teintée de pseudo grivoiseries. Il fallait aussi tenir compte de l'incertitude qu'inspirent un nouveau président et son nouveau gouvernement.
En contournant bon nombre de petits obstacles, BAZE CREOLE accepta T-VICE.
Sans l'ombre du moindre doute, dans l'univers des groupes qui sillonnent le firmament français, ils sont deux à bénéficier une sympathie incontestée du public: T-VICE et CARIMI.
Heureux
celui qui soit capable de trouver des critères pour établir une hiérarchie
entre les deux.
Je dirais-en chuchotant (une opinion très personnelle)- que T-VICE semble prendre une discrète tête d'avance car dans la région les Martino ont participé en Juillet dernier au Festival International "Salsa tong".
Quel promoteur sérieux refuserait de présenter un groupe avec le prestige de T-VICE.
Le contrat a été signé assez tard. Laissant une marge de manœuvre assez réduite pour tout ce travail en coulisse qui conditionne la réussite d'une soirée.
Laurent, Faustin et Rémy ont travaillé durement, laissant très peu de place au hasard. Ils ont offert à leur public un met succulent servi sur un plat doré.
Je dirais-en chuchotant (une opinion très personnelle)- que T-VICE semble prendre une discrète tête d'avance car dans la région les Martino ont participé en Juillet dernier au Festival International "Salsa tong".
Quel promoteur sérieux refuserait de présenter un groupe avec le prestige de T-VICE.
Le contrat a été signé assez tard. Laissant une marge de manœuvre assez réduite pour tout ce travail en coulisse qui conditionne la réussite d'une soirée.
Laurent, Faustin et Rémy ont travaillé durement, laissant très peu de place au hasard. Ils ont offert à leur public un met succulent servi sur un plat doré.
Dès
les premiers accords, les Martino confortèrent leur titre de « Maître du
béton ». Les murs de la salle principale du FLORIDA PALACE vibrèrent sous
les assauts musicaux et le rythme
endiablé de l’orchestre mené par le plus
jeune des deux frères.
Ceux
qui ont l’habitude de voir T-VICE on stage ont remarqué qu’il y avait un
guitariste en plus. Un homme discret, avec une aura d’aîné-patriarche de
groupe, faisait des gammes avec une facilité déconcertante.
Oui,
il était là. Oui il avait été annoncé comme Guest star. L’immense ROBERT
MARTINO. Celui des difficiles de Pétion-Ville. Celui de TOP VICE. Le
présentateur de la cérémonie avait annoncé sa présence avec beaucoup d’émotion.
Le
premier st qui dura plus de deux heures se termina avec un medley des hits des
Difficiles de Pétion Ville avec ROBERT ARTINO en vraie virtuose.
Pendant
la durée du Concert, T-VICE aura maintenu en alerte une foule conquise par sa
musique, son konpa.
Alors
qu’ils célèbrent leur vingtième année d’existence, ce groupe qui dès sa
création a occupé les devants de la scène musicale populaire d’Haïti a montré
qu’il pouvait fièrement s’adjuger une expérience vieille de vingt ans.
Ceci
a été ressenti lors du contact hors stage avec les musiciens. La starisation semblait
les intéresser très peu. Et hors stage ils furent des humains soucieux de la situation de leur pays et du monde.
A
la fin du concert, les fans ont eu un long moment de partage avec chacun des intégrants du groupe.
Ce
fut un concert réussi pour les amateurs du konpa.
Un
pari gagnant pour Baze créole qui choisit toujours l’excellence comme guide.
C’est
très rassurant quand Haïti résonne à l’étranger à travers son konpa
direk !
Jonas
JOLIVERT
PR
BAZE CREOLE
mardi 15 mai 2012
L’Haïtienne de Matisse
Qu’est-ce qui séduit dans ce dessin datant de 1943 et que Matisse nomme L’Haïtienne ? Dans ce portrait, l’œil est émerveillé par l’ondulation des boucles timides qui rappellent un croissant de lune. La tête est ornée d’un bandeau dont la posture est celle d’une fleur. La parure féminine est, de part en part, apparence, elle adhère au corps, elle est aussi promesse. On découvre des yeux étonnés et des lèvres énigmatiques dans une élégante béatitude. Il n’y a rien de plus subtil, que ce moment où une échancrure rime avec une chair. Les lèvres murmurent un bruit d’étoffes précieuses qui laisse entendre le chuchotement des dentelles. Ce portrait donne à voir la lumière du désir, que le galbe d’une oreille nous révèle dans un surcroît d’intensité et de sensualité heureuse. Un rapport est instauré, une circularité établie. La fluide douceur de ce portrait nous rappelle que la peinture est avant tout la musique par laquelle on libère une émotion. La vie est ce qui dévie de la règle. Loin de la nier, la verticale met en valeur cette déviation. La révolution dont Matisse est l’auteur ne vise-t-elle-pas à rendre à l’art la condition qui fut la sienne ? Vivre l’art comme la plaque tournante entre le quotidien et le sacré, le sas entre deux mondes dissemblables, un intermédiaire entre les hommes et les dieux ? A Byzance, Matisse avait dans atelier des photographies de Sainte-Sophie et des spécimens d’art africain. On sait que Matisse a été l’un des tous premiers peintres à s’intéresser aux statuettes africaines rapportées par les voyageurs au début du 20ème siècle à une époque où elles étaient perçues comme des curiosités exotiques,comme en témoigne sa fameuse sculpture intitulée Les deux négresses.
On se souvient de la célèbre définition de Fusées, dans laquelle Baudelaire parlant de Delacroix donne sa propre conception du Beau. L’auteur des Fleurs du Mal l’illustre avec l’exemple du visage d’une femme :
« Une tête séduisante et belle, une tête de femme, veux-je dire, c’estUne tête qui fait rêver à la fois, -mais d’une manière confuse, -deVolupté et de tristesse; qui comporte une idée de mélancolie, delassitude et même de satiété, -soit une idée contraire, c’est-à-direune ardeur, un désir de vivre..[1].
Henri Matisse dans Propos sur l’art précise : « Le visage humain m’a toujours beaucoup intéressé. J’ai même une assez remarquable mémoire pour les visages, même pour ceux que je n’ai vus qu’une seule fois. En les regardant je ne fais aucune psychologie mais je suis frappé par leur expression souvent particulière et profonde. » Le seul mot qu’on connaisse de Rembrandt est celui-ci : « Je n’ai fait que des portraits[2] »
Les femmes, les fleurs, les objets élus par Matisse changent de substance sans rien perdre de leur présence. Loin de devenir plus distants du spectateur, ils s’en rapprochent.Aragon explique que si l’on voulait trouver un équilibre de la « facilité » de Matisse, il faudrait le chercher chez Bach. Mais prévient Matisse, « le modèle ne doit pas être coulé dans le moule d’une théorie ou d’un effet préconçu, il doit vous impressionner, éveiller en vous une émotion qu’ensuite, vous chercherez à exprimer » L’émotion perd ici toute note péjorative pour devenir l’essence même de la peinture. Vers la fin de sa vie, Henri Matisse fit cette confidence au Père Couturier : « On dit que mon art vient de l’esprit. Ce n’est pas vrai : tout ce que j’ai fait, je l’ai fait par passion. » Et l’auteur de L’Haïtienne d’ajouter : « Vous pouvez considérer ce modèle noir comme une cathédrale…Mais de temps en temps il est nécessaire de se rappeler que c’est un Noir et de ne pas le perdre, ni de vous perdre vous-mêmes dans votre construction. »
Elvire MAUROUARD
http://lewebpedagogique.com/litterature_negre/lhaitienne-de-matisse/
On se souvient de la célèbre définition de Fusées, dans laquelle Baudelaire parlant de Delacroix donne sa propre conception du Beau. L’auteur des Fleurs du Mal l’illustre avec l’exemple du visage d’une femme :
« Une tête séduisante et belle, une tête de femme, veux-je dire, c’estUne tête qui fait rêver à la fois, -mais d’une manière confuse, -deVolupté et de tristesse; qui comporte une idée de mélancolie, delassitude et même de satiété, -soit une idée contraire, c’est-à-direune ardeur, un désir de vivre..[1].
Henri Matisse dans Propos sur l’art précise : « Le visage humain m’a toujours beaucoup intéressé. J’ai même une assez remarquable mémoire pour les visages, même pour ceux que je n’ai vus qu’une seule fois. En les regardant je ne fais aucune psychologie mais je suis frappé par leur expression souvent particulière et profonde. » Le seul mot qu’on connaisse de Rembrandt est celui-ci : « Je n’ai fait que des portraits[2] »
Les femmes, les fleurs, les objets élus par Matisse changent de substance sans rien perdre de leur présence. Loin de devenir plus distants du spectateur, ils s’en rapprochent.Aragon explique que si l’on voulait trouver un équilibre de la « facilité » de Matisse, il faudrait le chercher chez Bach. Mais prévient Matisse, « le modèle ne doit pas être coulé dans le moule d’une théorie ou d’un effet préconçu, il doit vous impressionner, éveiller en vous une émotion qu’ensuite, vous chercherez à exprimer » L’émotion perd ici toute note péjorative pour devenir l’essence même de la peinture. Vers la fin de sa vie, Henri Matisse fit cette confidence au Père Couturier : « On dit que mon art vient de l’esprit. Ce n’est pas vrai : tout ce que j’ai fait, je l’ai fait par passion. » Et l’auteur de L’Haïtienne d’ajouter : « Vous pouvez considérer ce modèle noir comme une cathédrale…Mais de temps en temps il est nécessaire de se rappeler que c’est un Noir et de ne pas le perdre, ni de vous perdre vous-mêmes dans votre construction. »
Elvire MAUROUARD
http://lewebpedagogique.com/litterature_negre/lhaitienne-de-matisse/
Les fils de Toussaint Louverture
La frégate qui portait les enfants de Toussaint Louverture s’était en vain présentée devant le Cap le 15 pluviôse (3 février). La terre lui avait refusé des pilotes, et les balises ayant été enlevées, elle n’avait osé s’engager dans les passes ; par suite de cette circonstance, la guerre était en pleine activité avant que les jeunes Louverture eussent pu lui remettre la lettre du premier consul et remplir leur mission de paix. Toussaint Louverture n’arriva à Ennery que dans la nuit du 20 au 21 pluviôse (du 8 au 9 février 1802) à deux heures du matin, il les embrassa avec émotion. M.Coisnon, leur instituteur voyant des larmes couler crut le moment favorable pour dire : « Est-ce bien Toussaint, le serviteur de la France, qui me tend le bras ? »Toussaint Louverture lui répondit, en se jetant à son cou : « Pouvez-vous en douter ! »M.Coisnon lui dit alors : « Général, vous allez entendre vos enfants ; ils sont en ce moment auprès de vous les fidèles interprètes des intentions du premier consul et du capitaine général de la colonie ; croyez à leur innocence et à la pureté de leurs sentiments ; c’est l’exacte vérité qu’ils vont vous annoncer. » Le jeune Isaac prit la parole et rendit fidèlement à son père ce que lui avait dit le premier consul et le capitaine général leclerc.
Toussaint embrassa ses fils avant de s’en séparer. Ce ne fut que dans la nuit du 22 au 23 pluviôse (du 11 au 12 février 1802) que M.Granville qui élevait dans son institut des Gonaïves le troisième fils de Toussaint Louverture arriva à Ennery, porteur d’une dépêche. En effet Toussaint Louverture lui avait intimé l’ordre de ramener au capitaine général Leclerc ses enfants venus de France.
Le capitaine général s’empressa de lui renvoyer ses enfants, avec une réponse dans laquelle il l’engageait à venir concerter avec lui les moyens d’arrêter les désordres à Saint-Domingue lui donnant sa parole « que le passé serait mis en oubli ; qu’il serait traité avec la plus grande distinction, s’il se rendait à l’appel qu’on lui faisait, il serait à l’instant même proclamé le premier lieutenant du capitaine général de la colonie. »
Le général Leclerc finissait sa lettre en disant à Toussaint Louverture que bien qu’il eût pour instruction précise de ne point discontinuer les opérations de guerre, s’il était dans le cas de les commencer, il voulait bien dans l’espoir d’un rapprochement, condescendre à une armistice de quatre jours ; mais que passé ce délai, il le déclarerait par une proclamation, ennemi du peuple français, et le mettrait hors la loi.
Toussaint Louverture dit à ses enfants qu’il « les laissait libre de choisir entre leur patrie et leur père ; qu’il ne blâmait pas leur attachement pour la France à laquelle ils devaient leur éducation ; mais qu’entre la France et lui il y avait sa couleur… « Mes enfants, prenez votre parti ; quel qu’il soit je vous chérirai toujours. »
Isaac se détache tout à coup des bras de son père : « Eh bien : lui dit-il, voyez en moi un serviteur fidèle de la France, qui ne pourra jamais se résoudre à porter les armes contre elle. »
Toussaint pétrifié bénissait Isaac alors même qu’il s’éloignait. Pendant ce temps son autre fils nommé Placide se jetait en sanglotant à son cou : « Je suis à vous, mon père ; je crains l’avenir, je crains l’esclavage ; je suis prêt à combattre pour m’y opposer ; je ne connais plus la France. »
Toussaint Louverture lui remit alors le commandement d’un des bataillons de sa garde. Le commandant Placide Louverture sera lui aussi l’un des pères de la révolution de Saint-Domingue.
http://lewebpedagogique.com/litterature_negre/les-fils-de-toussaint-louverture/
Toussaint embrassa ses fils avant de s’en séparer. Ce ne fut que dans la nuit du 22 au 23 pluviôse (du 11 au 12 février 1802) que M.Granville qui élevait dans son institut des Gonaïves le troisième fils de Toussaint Louverture arriva à Ennery, porteur d’une dépêche. En effet Toussaint Louverture lui avait intimé l’ordre de ramener au capitaine général Leclerc ses enfants venus de France.
Le capitaine général s’empressa de lui renvoyer ses enfants, avec une réponse dans laquelle il l’engageait à venir concerter avec lui les moyens d’arrêter les désordres à Saint-Domingue lui donnant sa parole « que le passé serait mis en oubli ; qu’il serait traité avec la plus grande distinction, s’il se rendait à l’appel qu’on lui faisait, il serait à l’instant même proclamé le premier lieutenant du capitaine général de la colonie. »
Le général Leclerc finissait sa lettre en disant à Toussaint Louverture que bien qu’il eût pour instruction précise de ne point discontinuer les opérations de guerre, s’il était dans le cas de les commencer, il voulait bien dans l’espoir d’un rapprochement, condescendre à une armistice de quatre jours ; mais que passé ce délai, il le déclarerait par une proclamation, ennemi du peuple français, et le mettrait hors la loi.
Toussaint Louverture dit à ses enfants qu’il « les laissait libre de choisir entre leur patrie et leur père ; qu’il ne blâmait pas leur attachement pour la France à laquelle ils devaient leur éducation ; mais qu’entre la France et lui il y avait sa couleur… « Mes enfants, prenez votre parti ; quel qu’il soit je vous chérirai toujours. »
Isaac se détache tout à coup des bras de son père : « Eh bien : lui dit-il, voyez en moi un serviteur fidèle de la France, qui ne pourra jamais se résoudre à porter les armes contre elle. »
Toussaint pétrifié bénissait Isaac alors même qu’il s’éloignait. Pendant ce temps son autre fils nommé Placide se jetait en sanglotant à son cou : « Je suis à vous, mon père ; je crains l’avenir, je crains l’esclavage ; je suis prêt à combattre pour m’y opposer ; je ne connais plus la France. »
Toussaint Louverture lui remit alors le commandement d’un des bataillons de sa garde. Le commandant Placide Louverture sera lui aussi l’un des pères de la révolution de Saint-Domingue.
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