Google

jeudi 29 mars 2012

La Maison des jeunes remet un chèque de 1 511 E pour Haïti

BEAUVOIS-EN-CAMBRÉSIS Souvenez-vous, c'était le 12 janvier 2010. Haïti est victime d'un tremblement de terre. ...
Le bilan est estimé à 230 000 morts, 300 000 blessés et 1,2 million de sans-abris. Les structures et l'organisation de l'État haïtien souffrent de la catastrophe au bout de trois jours, l'état d'urgence est déclaré sur l'ensemble du pays pour un mois. L'objectif principal, après l'arrêt des opérations de recherche de rescapés, est à présent de reconstruire le pays, ce qui risque de durer au minimum une dizaine d'années en raison des énormes dégâts provoqués par le tremblement de terre. Il faudra plusieurs milliards de dollars pour ce faire.
L'ONU et des pays apportent leur aide. Comme des associations. Dans la région, l'association Enfance et partage Haute Picardie basée à Saint-Quentin ne tarde pas à se mobiliser. Elle multiplie les actions pour récolter des fonds. Très vite, plusieurs milliers d'euros sont trouvés. Mais il en faut encore.
Localement, la Maison des jeunes, habituée à faire de l'humanitaire, décide, elle aussi, d'apporter sa contribution pour aider Haïti. En partenariat avec l'association saint-quentinoise, elle organise les 27 et 28 janvier dernier, son traditionnel week-end humanitaire qui était donc consacré, cette année, à Haïti.
 Du monde assiste au repas, elles sont 180 personnes. D'où des bénéfices. 1 511,26 E. Que le président Yannick Herbet a décidé de remettre, lundi soir, à la présidente de l'association saint-quentinoise, Maria Richet, accompagnée pour l'occasion de la responsable de l'association d'Haïti, Annie Angot. « Un beau geste » pour les deux représentantes de l'association. Qui remercient vivement le président beauvoisien et son équipe.
Chacun dans les deux associations respectives se félicitera de ce partenariat qui a permis de faire un beau geste, d'aider des gens.
Cette somme entrera dans le pot commun des 25 000 E récoltés par l'association qui serviront à la construction d'une école dans un orphelinat d'Haïti.
Après la construction du bâtiment, il faudra du mobilier et des fournitures. Mais pas seulement, il faut aussi de la nourriture, des vêtements, des produits d'hygiène. Bref, de tout. Appel aux dons est encore lancé.
Du côté de la Maison des jeunes, on donne rendez-vous pour un autre acte généreux, le don du sang. Une collecte est prévue le vendredi 21 septembre.
Enfance et partage Haute-Picardie, rue de Quesnescourt 02 100 Saint-Quentin. Tél : 03 23 62 71 91.
http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Cambrai/actualite/De_Caudry_au_Cateau/2012/03/29/article_la-maison-des-jeunes-remet-un-cheque-de.shtml

Merah : Alger refuse d'accueillir la dépouille, qui sera enterrée en France

Le tueur devrait être inhumé à Toulouse ce jeudi à 17 heures contrairement à ce que souhaitait sa famille. C'est décidément une dépouille bien encombrante pour Paris et Alger. Les obsèques de Mohamed Merah auront lieu en France "dans les 24 heures" après un refus d'Alger d'accueillir son corps, selon Abdallah Zekri, représentant du recteur de la Grande mosquée de Paris devant le consulat d'Algérie à Toulouse, cité par l'AFP jeudi 29 mars.
"J'ai été chargé par la famille d'organiser les funérailles dans les 24 heures en France en accord avec les autorités parce que l'Algérie a refusé d'accueillir le corps de Mohamed Merah en invoquant des raisons de sécurité", a déclaré le responsable religieux.
Mohamed Merah devrait être enterré à Toulouse dans le carré musulman du cimetière de Cornebarrieu. "Le Figaro" indique que l'enterrement aurait lieu ce jeudi à 17 heures. Un important dispositif de police est prévu.

Source de désordre à l'ordre public ?
Cette annonce met fin à plusieurs jours de confusion sur le lieu de l'enterrement de l'auteur présumé de sept meurtres à Montauban et Toulouse. La famille Merah souhaitait enterrer le jeune homme dans le village d'origine de son père, en Algérie, invoquant la crainte de voir sa tombe saccagée en France. Le jeune Français possédait aussi la nationalité algérienne, ce qui aurait facilité les démarches.
Selon le site du quotidien algérien "Liberté", les autorités locales de Souaghi (Médéa) ont refusé l'autorisation d'inhumer par "souci de préserver l’ordre public".
Mercredi, la famille avait annoncé le départ de la dépouille sur un vol régulier Toulouse-Alger d'Air Algérie à 13h15. Le cercueil hermétique était attendu en début d'après-midi à Alger. Il n'en a rien été.
Le quotidien "Liberté" écrit : "La surmédiatisation des assassinats attribués à Mohamed Merah, dans un contexte français marqué par la campagne électorale pour la présidentielle, a quelque peu irrité Alger dans la mesure où les politiques français n’ont pas manqué d’impliquer, d’une façon ou d’une autre, l’Algérie, dans une affaire franco-française."
Sarah Diffalah avec AFP
http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20120329.OBS4938/alger-refuse-l-inhumation-de-mohamed-merah-sur-son-sol.html

mercredi 28 mars 2012

Haïti, deux ans après le séisme

27/03/2012
Plus de 60% des 10 millions de mètres cubes de gravats résultant du tremblement de terre ont été déblayés au cours de l'une des plus vastes opérations de ce type menée par les Nations Unies et ses partenaires, et coordonnée par le PNUD. Plus de 80.000 bâtiments de la capitale, Port-au-Prince, et de ses environs se sont effondrés suite au séisme d'une magnitude de 7,0 qui a frappé Haïti le 12 janvier 2010, produisant un volume de béton, acier et autres débris équivalent à 4.000 piscines olympiques.
Au cours de sa deuxième visite en Haïti après le tremblement de terre dévastateur de janvier 2010, l'Administratrice du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), Helen Clark, s'est dite impressionnée par les progrès visibles observés dans la capitale, Port-au-Prince, deux ans après la catastrophe qui a bouleversé le pays et coûté la vie à 200.000 personnes.
"J'ai observé une énorme différence avec la désolation dont j'avais été témoin quatre jours après le séisme: les rues de Port-au-Prince revivent. J'ai confiance en la capacité des Haïtiens à reconstruire leur propre pays", a constaté Helen Clark.
Le PNUD a aidé l'État à mettre au point une Stratégie nationale de gestion des décombres, et a créé une Bourse aux débris pour coordonner le réemploi des gravats dans la reconstruction des bâtiments, des maisons, et des infrastructures. Rien que cette année, un total de 25.000 mètres cubes ont été fournis à divers projets et organisations à travers la Bourse aux débris.
"La collecte des décombres a été très impressionnante", a remarqué Nigel Fisher, le coordinateur de l'action humanitaire des Nations Unies et coordinateur résident du PNUD. "Le ramassage de plus de la moitié des débris s'est déroulé à un rythme nettement plus élevé qu'à Aceh, en Indonésie, après le tsunami, ou à Manhattan après le 11 septembre."
L'Administratrice du PNUD a rencontré un groupe de dirigeantes haïtiennes du secteur privé, de l'administration et de la société civile. Il rassemblait des femmes chefs d'entreprises exportatrices de fruits, le Ministre du tourisme ainsi que des personnalités influentes d'organisations non gouvernementales nationales plaidant en faveur de la condition des femmes. (Bien qu'à la tête de plus de 40% des ménages haïtiens, les femmes n'occupent que 4% des sièges au parlement, et presque 60% d'entre elles ne savent ni lire ni écrire.) Haïti affiche également le taux de fertilité le plus élevé de la région: 4,8 naissances par femme (de 15 à 49 ans), et le taux de mortalité maternelle le plus élevé de l'Amérique latine et des Caraïbes, soit 670 décès pour 100.000 naissances vivantes.
Plus de 2.000 transferts d'argent par téléphonie mobile sont prévus dans les trois prochains mois au profit de 1.000 familles à faible revenu, qui recevront chacune une subvention maximale de 500 dollars pour l'achat de matériaux de construction tels que du ciment, du fer et du bois, dans une série de magasins agréés par le projet pour garantir des produits de qualité à des prix abordables.
En audio ci-dessous, mise en perspective par Jérôme Longuet
http://www.podcastjournal.net/Haiti-deux-ans-apres-le-seisme_a11204.html

Marvejols Le lycée Saint-Joseph s'intéresse aux enfants d'Haïti

Deux ans ! Le tremblement de terre survenu en Haïti a fêté son triste anniversaire... Le 12 janvier 2010, un séisme meurtrier dévastait l'île, semant la terreur parmi tous les habitants. Les jeunes lycéens de Saint-Joseph, à Marvejols, voulaient être solidaires et avaient récolté des fonds pour les enfants d'Haïti… Le choix d'une association de proximité avait été fait : les Enfants d'Haïti de Génolhac. Une intervention information et débat avait été organisée.

Aujourd'hui, les lycéens souhaitent continuer cette action, et c'est Patrick, bénévole de cette association, qui est venu les rencontrer. Ils avaient préalablement pu constater que les médias avaient beaucoup parlé ces derniers jours des enfants d'Haïti, et notamment des difficultés liées à l'adoption.
C'est autour d'un sujet pastoral, l'engagement, que le débat a débuté. Patrick a pu témoigner de son engagement personnel pour ces enfants là-bas, et des projets que l'association pouvait mettre en place autour de la crèche.
C'est dans un grand silence que tous ont écouté le récit de Patrick, la douleur de la perte de sa filleule lors du tremblement de terre, ses motivations à poursuivre le choix familial de parrainer un autre enfant, et un état des lieux de la situation catastrophique, faute de moyens matériel et humains, la difficulté à reconstruire le pays.
Ce que les jeunes ont retenu de ce témoignage : le nombre d'enfants en attente d'adoption est important car le gouvernement a durci les règles, et les familles attendent.
83 % de la population est analphabète, 87 % au chômage… Beaucoup de jeunes ont tout perdu et se suicident. Les enfants qui sont à la crèche ne sortent jamais dans la ville, à cause de l'insécurité de la rue (animaux sauvages et violence humaine), mais une de leur joie, c'est de pouvoir dessiner.
Parrainer un enfant, c'est lui permettre d'aller à l'école et de pouvoir prendre un repas par jour.
L'association compte 110 enfants parrainés. "C'est ça, l'engagement : permettre que les choses avancent. Même si je ne peux me déplacer là-bas, c'est une question de volonté. Dans la vie, on a des choix à faire : fermer les yeux ou tendre la main. L''amitié, c'est aussi un engagement, et chacun le vit à sa manière, en étant citoyen de la planète", leur a dit Patrick.
Le message qu'ils ont retenu et doivent aujourd'hui passer : "devenir des ambassadeurs d'Haïti, c'est-à-dire en parler autour de nous. C'est notre engagement de jeunes lycéens solidaires et citoyens."
Les jeunes de la pastorale remercient Patrick et l'association les Enfants d'Haïti.
http://www.midilibre.fr/2012/03/28/le-lycee-saint-joseph-s-interesse-aux-enfants-d-haiti,477410.php

lundi 26 mars 2012

Les enfants adoptés ont aussi des racines ici

C’est la première Journée de l’adoption. Son thème de réflexion : les origines de l’enfant. Qui prend le dessus ? Les liens biologiques ou les liens du cœur? Il y a des journées de tout. Toutes les causes, toutes les souffrances, tous les espoirs… Curieusement pourtant, il n’existait pas de « journée de l’adoption ».

Aucun rendez-vous annuel officiel pour débattre et célébrer ce lien de filiation profond qui fonde ou agrandit, chaque année, environ 5000 familles en France. C’est cet oubli qu’a souhaité réparer un groupe de parents adoptifs de l’association « LiLiT » (Liens Liberté, Transmission) en organisant aujourd’hui un colloque à Paris auquel participent des personnalités comme l’anthropologue Françoise Héritier ou le gynécologue Israël Nisand.
« Il y a tellement de gens qui jugent, qui donnent leur avis sur une aventure qu’ils ne connaissent pas… » explique Yaël Halberthal, l’une des organisatrices.

Changer de regard sur l'adoption
Le thème de cette première journée partira donc d’une réflexion de base : les origines de l’enfant « non biologique », adopté ailleurs. Quelle origine prend le dessus? La lignée auvergnate des parents adoptifs ou Haïti, le pays où leur fille est née et où elle aura peut-être envie de retourner un jour?
Qu’est-ce qui se transmet, qu’est-ce qui manque, qu’est-ce qui se tisse? « L’idée de cette première journée, avoue Coco Tassel, qui vient de publier J’adopte! et qui coorganise l’événement, c’est aussi d’essayer de modifier le regard stigmatisant que la société a sur les adoptants et les adoptés. On aimerait sortir un peu de ce qu’on entend tout le temps sur l’adoption : C’est compliqué, c’est long, c’est risqué, c’est un déracinement… »


« Une pulsion immédiate de filiation! »
CATHERINE grand-mère de Justine, adoptée au Viêt Nam
L’une est blonde, l’autre brune. Quelque soixante ans les séparent et, pourtant, elles ont le même rire, le même amour joyeux l’une pour l’autre. Justine appelle Catherine mamie, et Catherine se sent intensément grand-mère de cette petite fille de 3 ans que son fils et sa femme sont allés chercher au Viêt Nam. « Ce n’est pas la chair de ma chair, mais quelque chose d’aussi fort et je trouve que ça questionne effectivement beaucoup sur les origines… » tente d’expliquer cette psy parisienne, un peu sidérée elle-même par le fil qui s’est noué. « Quand je suis allée l’accueillir avec ses parents à l’aéroport, je crois que j’ai vécu exactement ce que peut vivre une grand-mère qui va à la maternité. Je n’avais pas anticipé une telle émotion. Un coup de foudre. Une pulsion immédiate de filiation… »
Comme une boutade, de temps en temps, elle joue au jeu des ressemblances, balance des « C’est moi tout craché! » aux grands-parents maternels avec qui elle partage cette douce sensation de familiarité. Catherine a beau redouter le moment où Justine sera assez grande pour se rendre compte de sa différence, ce fil est comme une évidence protectrice qu’elle prend bonheur à tisser : partager, raconter, transmettre. « Je fais comme toutes les grand-mères, je lui ai montré des photos de ma maman et mon papa, je parle de son père quand il était petit… »
Elle inscrit Justine dans une lignée où elle aura toujours sa place, quoi qu’il arrive. « Je pense qu’elle aura un jour envie de chercher ses origines biologiques, conclut Catherine, sereine. Mais je serai toujours sa grand-mère. »
http://www.leparisien.fr/laparisienne/maman/les-enfants-adoptes-ont-aussi-des-racines-ici-19-03-2012-1913351.php

Abdoulaye Wade a concédé la victoire de Macky Sall qui salue la "victoire du peuple sénégalais

DAKAR, Sénégal - Le président sortant du Sénégal, Abdoulaye Wade, a concédé la victoire quelques heures à peine après la fermeture des bureaux de scrutin lorsque des résultats préliminaires ont montré que le candidat de l'opposition l'avait battu à plates coutures.

Macky Sall salue une "victoire du peuple sénégalais"
Le vainqueur de l’élection présidentielle sénégalaise Macky Sall s’est réjoui pour sa part d’une "victoire du peuple sénégalais" au soir du scrutin de dimanche.
Dans une déclaration en français et en wolof, lue dans un hôtel de Dakar, M. Sall a estimé que "les résultats sont sortis des urnes". "Le grand vainqueur reste le peuple sénégalais", a-t-il déclaré.
Le candidat de la coalition de l’opposition Bennoo Bokk Yaakaar a rendu un vibrant hommage "aux martyrs de la démocratie" qui ont perdu leur vie en défendant la démocratie et la Constitution du Sénégal.
Il a toutefois assuré qu’il sera "le président de tous les Sénégalais", avant de relever l’appel par téléphone du candidat Abdoulaye Wade qui l’a félicité pour sa victoire.
Macky Sall, 51 ans, ancien Premier ministre et ancien président de l’Assemblée nationale, s’est réjoui de l’ampleur de sa victoire qu’il a qualifiée de "plébiscite" sur son ancien mentor qui boucle 12 ans de pouvoir.
Le vainqueur a salué le travail de la presse nationale et étrangère, les personnalités et organisations des forces vives de la nation.

Macky Sall salue la mémoire des "martyrs de la démocratie"
Dakar, 26 mars (APS) - Le candidat Macky Sall, vainqueur des urnes dimanche après les premières tendances qui, a salué la mémoire de citoyens disparus et leur combat pour la démocratie et l’Etat de droit au Sénégal.
Dans sa première allocution, tard dimanche, le favori des suffrages des Sénégalais a tenu à rendre hommage aux martyrs qui sont morts pour le respect de la constitution et de la démocratie. "Paix à leur âme", a-t-il dit.
Plus d’une dizaine de morts a été enregistrée à l’occasion des manifestations organisées par l’opposition et la société civile pour contester la candidature du président Abdoulaye Wade.
M. Sall a rendu également hommage à la presse nationale et internationale qui a joué un rôle déterminant dans cette présidentielle. Il s’est engagé à être ‘’le président de tous les Sénégalais’’.
Macky Sall, 51 ans, a été notamment numéro 2 du Parti démocratique sénégalais (PDS), Premier ministre et président de l’Assemblée nationale sur désignation du président Wade.
Par la suite, cet ingénieur géologue qui fut militant de gauche avant de devenir libéral avec Me Wade, est tombé en disgrâce et a fondé son parti, l’Alliance pour la République (APR) en 2009.
Originaire de la région de Matam (nord-est), il est né à Fatick, dans le centre-ouest du Sénégal. Il été élu et réélu maire de la commune de sa ville natale.
ADL/SAB
http://www.seneweb.com/news/Politique/abdoulaye-wade-a-concede-la-victoire-de-macky-sall-qui-salue-la-quot-victoire-du-peuple-senegalais-quot_n_62566.html
 
Commentaires:
Le peuple Sénégalais vient de démontrer que leur société est basée sur une solide conviction démocratique. Les velléités de l'ancien président Wade ont été annulées par les forteresses inexpugnables repésentées par les porteurs et défenseurs de la vraie concience sénégalaise.
L'ex président Wade a voulu monter un scénario "à l'africaine pour garder el pouvoir et s'arranger pour le passer à son fils.
Les partis de l'opposition ont compris et ont joué pleinement leurs rôles pour dénoncer et désamorcer ce tour de passe-passe de celui qui ne semble pas avoir confiance en la démocratie.
Nous ne pouvons que saluer d'un grand coup de chapeau cette nouvelle victoire du peuple sénégalais qui vient d'envoyer un message fort aux ennemleis internes de la nation et un message d'espoir et de courage à tous ceux qui quelque part dans le monde croupissent encore sous les jougs de l'autoritarisme ou de démocraties prêt-à-porter par des dynasties.

Reconstruction en Haïti: l'ONU demande de reformer le comité de reconstruction

Associated Press, Port-au-Prince, Haïti
Une représentante de l'ONU exhorte les autorités haïtiennes à reconstituer un groupe d'experts dont le mandat était de coordonner les efforts de reconstruction à la suite du séisme de janvier 2010.
Selon Helen Clark, qui oeuvre au sein du programme des Nations unies pour le développement (PNUD), l'absence de ce comité empêche le nettoyage des débris, la mise en chantier de maisons et d'autres tentatives de reconstruction.
Le groupe de spécialistes a été dissout en octobre, les législateurs ayant échoué à renouveler son mandat. L'un de ses anciens coprésidents était l'ex-président américain Bill Clinton, qui est l'envoyé spécial des Nations unies pour Haïti.
Les travaux de reconstruction majeurs ont été freinés par l'absence d'un premier ministre. Le premier ministre Garry Conille a présenté sa démission la mois dernier en raison des conflits qui l'opposaient au président Michel Martelly.
Helen Clark a fait cette déclaration samedi, à la fin d'une visite de quatre jours en Haïti.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201203/24/01-4509098-reconstruction-en-haiti-lonu-demande-de-reformer-le-comite-de-reconstruction.php
Commentaires:
Des déclarations pour des dupes!
Les membres de la Communauté internationale qui gère la tutelle extraofficielle posée sur les épaules d'Haïti ont ma manie des déclarations vidées de sens, faites pour épater la galerie.
Avec une langue fourchue, ils accomodent leurs discours au contexte de façon à pouvoir retomber comme les chats sur leurs pattes.
En fait le retard dans la reconstruction du pays trouve des raisons avec une base contextuelle très large. A un moment donné ce fut les élections présidentielles; puis l'absence de gouvernement lors de démêlées entre lespouvoirs exécutif et législatif; une cause qui est revenue ces derniers temps c'est l'absence de gouvernement après la démissionde Gary Conille.
Cependant entre ces mini crises, séparées de quelques moments de pseudo stabilité, la reconstruction ne démarrait pas. La cause: les sommes promises n'ont pas été débloquées ou versées.
Comment peut-on oser parler de travaux de reconstrcution majeurs, si même le déblaiement n'a pas été intensifié?
C'est à mourir de rire

samedi 24 mars 2012

Haïti - Radio Boukman reprend sa programmation, quinze jours après l'assassinat de son directeur

Vendredi 23 Mars 2012 14:51 Radio Boukman a repris ses émissions, le 20 mars 2012, quinze jours après l'assassinat par balles de son directeur général. Reporters sans frontières salue le courage et la persévérance des journalistes de la radio communautaire, toujours résolus à promouvoir les initiatives solidaires de la population de Cité Soleil, et en cela fidèles à l'engagement de Jean Liphète Nelson. “La programmation de la radio est reprise et nous continuons d'émettre depuis nos studios de Cité Soleil, en dépit de multiples (...)
Radio Boukman a repris ses émissions, le 20 mars 2012, quinze jours après l'assassinat par balles de son directeur général. Reporters sans frontières salue le courage et la persévérance des journalistes de la radio communautaire, toujours résolus à promouvoir les initiatives solidaires de la population de Cité Soleil, et en cela fidèles à l'engagement de Jean Liphète Nelson.
“La programmation de la radio est reprise et nous continuons d'émettre depuis nos studios de Cité Soleil, en dépit de multiples suggestions de délocalisation de la station. Par cette décision, nous obéissons à la volonté de la population de Cité Soleil, qui considère Radio Boukman comme son patrimoine”, nous a confié Jean Junior Joseph, son rédacteur en chef. Unique média de Cité Soleil, aux visées éducatives reconnues, vaste bidonville de la périphérie nord de Port-au-Prince, Radio Boukman a vu le jour le 8 juin 2006. Elle tire son nom de Dutty Boukman, “hougan” (prêtre vaudou), qui prit la tête d'une révolte d'esclaves en 1791. La station a apporté une contribution majeure à l'aide aux victimes du séisme du 12 janvier 2010.
L'émotion reste vive au sein de la population de Cité Soleil depuis l'assassinat par balles de Jean Liphète Nelson, le 5 mars dernier. L'un des tueurs présumés a été lynché par la foule. “Nous avons été informés de l'arrestation de deux autres présumés complices, mais nous ignorons quelle suite a été donnée au dossier”, nous a fait savoir Joachim Jorel, administrateur de Radio Boukman.
Ces arrestations sont intervenues dans le cadre d'une vaste opération conjointe – baptisée “Boucler Port-au-Prince” – de la police nationale d'Haïti (PNH) et des casques bleus de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah). D'après nos informations, l'un des individus appréhendés dans le cadre de l'enquête sur la mort de Jean Liphète Nelson s'appelle Mackenson Baptiste, un repris de justice récemment évadé de prison. Aucun élément ne permet encore de relier le crime aux activités de la victime.
Voir également le reportage sur Radio Boukman réalisé par les web-documentaristes de Solidar'IT in Haiti.
Radio Boukman - la voix de Cité Soleil (Haiti) par AsianProjekt
Posted: 2012-03-23 13:51:51
Source : RSF (rsf.org)
Author:...

Céline et le « nègre haïtien »

Louis-Ferdinand Céline (1894-1961) est rangé dans la catégorie des grands auteurs français. Il est connu à la fois pour son talent d’écrivain et son antisémitisme notoire. Le docteur ne s’est pas contenté d’avoir des idées nauséabondes et de les coucher sur le papier. Il était aussi un informateur, ce qu’on appelle communément aujourd’hui une balance, une poucave. Livrer des hommes et des femmes aux occupants nazis n’avait pas une portée banale. Celui qui se souciait grandement de la « protection de la race blanche », n’avait pas que les juifs en ligne de mire.
En effet dans ses ennemis figuraient également les Noirs. Posture cohérente, les théories racistes de l’époque ne prétendaient-elles pas que les juifs, peuple dégénéré, descendaient des nègres, eux-mêmes situés sur la dernière marche de l’évolution et pouvant à peine prétendre à appartenir à l’espèce humaine car plus proches de l’animal ?
Le Fwiyapin a pris connaissance d’un autre immonde exemple de l’attitude de Céline en feuilletant « Le Canard Enchaîné » du mercredi 14 mars 2012. Sorj Chalandon y consacre un article au documentaire de David Korn-Brzoza « Dénoncer sous l’occupation ». Le journaliste raconte comment Céline parvient à évincer un concurrent gênant, en l’occurrence, un médecin noir :
Le Dr Louis Ferdinand Destouches – Céline pour la littérature – a ainsi dénoncé le médecin du dispensaire de Bézons, rappelant en toute franchise: « J’ai jeté sur ce poste mon humble dévolu. » Pour Céline, le praticien était juif. Il se trompait. Alors il a rectifié son erreur par un second courrier: « Ce poste est occupé par un nègre haïtien. Ce nègre étranger doit normalement être renvoyé en Haïti, d’après les lois nouvelles. » Le médecin sera révoqué. Le Dr Destouches obtiendra la place.
http://www.fwiyapin.fr/2012/03/celine-et-le-negre-haitien/

Le Salon du livre de Québec à l'écoute des bruits du monde

Québec) Pour une troisième fois, ce sera l'écrivain haïtien Dany Laferrière qui sera le président d'honneur du Salon international du livre de Québec du 11 au 15 avril. Il l'avait déjà été en 2004 et 2010.

Sans doute n'y avait-il personne de disponible parmi les 975 auteurs qui participeront à cet événement qui prendra ses aises au Centre des congrès et qui mettra en évidence la production de 813 maisons d'édition.
Retenu aux salons du livre de Paris et de Grenoble, Dany Laferrière avait enregistré un message pour dire que Québec était une ville construite avec un sens de l'imaginaire et que son salon du livre en était un à taille humaine où l'on se sent bien et où l'on peut converser.
Heureux et fier que la littérature haïtienne prenne beaucoup de place au Salon international du livre de Québec, il a ajouté : «Sans cette littérature qui nous vient du tiers-monde, la littérature se rétrécirait comme une peau de chagrin».
À Québec, Dany Laferrière lancera son nouveau livre, Chronique de la dérive douce. Publié par Grasset, cet ouvrage est déjà sorti en France.
Des écrivains en vue
Au nombre de six, les autres invités d'honneur seront l'auteur-compositeur et interprète Daniel Lavoie, l'auteure jeunesse Johanne Mercier, la journaliste Denise Bombardier, le médecin et poète Jean Désy et les bédéistes Delaf et Dubuc.
En outre, deux pays auront droit aux honneurs de cet événement placé sous le signe de la diversité et des bruits du monde : Haïti, avec une délégation de cinq auteurs, et la Catalogne avec une délégation de neuf auteurs.
Parmi les écrivains en vue qui seront à Québec du 11 au 15 avril : Yves Beauchemin, Chrystine Brouillet, Dominique Demers, Jean-Claude Germain, Sergio Kokis, Daniel Lessard, Bryan Perro.
Sans oublier plusieurs auteurs d'ici : Jacques Côté, Hans Jürgen Greif, Jean Lemieux, Jean-Jacques Pelletier, Anique Poitras et Patrick Sénécal. Et une délégation d'auteurs amérindiens : Joséphine Bacon, Virginia Pésémapéo Bordeleau, Naomi Fontaine, Rita Mestokosho, Louis-Karl Picard-Sioui, Linda Sioui et Manon Sioui.
Au même endroit et en même temps, aura lieu la 25e édition du Festival de la bande dessinée francophone de Québec. Y participeront 70 bédéistes québécois et une quinzaine d'autres venant des vieux pays. Les villes de Bordeaux et de Lyon seront représentées par deux délégations d'auteurs.
Parmi les bédéistes québécois, mentionnons Michel Rabagliati, Denis Rodier, Stéphanie Leduc et Zviane. Traverseront l'Atlantique Patrick Sobral, Yoann, Juanjo Guarnido, Arthur de Pins et Philippe Jarbinet.
Le Britannique Charlie Adlard, dessinateur de la série Walking Dead, sera lui aussi à Québec.
Expositions et prix
Les organisateurs du Salon international du livre de Québec tablent sur la présence de 65000 visiteurs (prix d'entrée 4 $, gratuit pour les 60 ans et plus le vendredi 13 avril).
Ils pourront assister à une quarantaine de rencontres d'auteurs et de tables rondes. Parmi les thèmes qui devraient susciter de l'intérêt : Qu'est-ce qui vous indigne le plus? avec Dany Laferrière, Vivons-nous un désenchantement du monde? avec Daniel Jacques, Avez-vous foi en l'avenir du Québec avec Jean-François Lisée et Le journalisme vous a-t-il servi pour écrire une fiction avec Daniel Lessard, Rafaële Germain et Michel Jean.
Quatre expositions seront montées dans le foyer du Centre des congrès :
- Matshinanau qui montrera la vie quotidienne des Innus de la Côte-Nord et du Lac-Saint-Jean grâce à des photos sélectionnées par le poète Michel Côté.
- Hommage à Jean-Claude Dupont, cet ethnologue récipiendaire du prix Gérard-Morisset en 1998 et auteur de plusieurs ouvrages sur les technologies préindustrielles et les pratiques traditionnelles.
- Portrait de famille qui rassemblera une sélection de dessins réalisés par des enfants de 3 à 12 ans.
- Dimitri Kasan : l'aventure Marabout à Québec qui racontera comment, dans les années 50 et 60, Dimitri Kazanovitch, dit Kasan, a réussi diffuser et à implanter les livres des Éditions Marabout au Québec.
Enfin, comme chaque année, un certain nombre de prix et de distinctions seront remis : prix littéraires de la ville de Québec, prix littéraire des collégiens, prix France-Québec Marie-Claire-Blais, prix scientifique Hubert Reeves, prix Adrienne-Choquette de la nouvelle, prix de la revue Alibis, prix littéraire Champlain, prix des Nouvelles littéraires de la Fadoq, prix jeunesse des Univers parallèles, prix J'ai la tête à lire, prix du concours Dis-moi dix mots qui te racontent, prix Portrait de famille.
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/arts-et-spectacles/livres/201203/20/01-4507540-le-salon-du-livre-de-quebec-a-lecoute-des-bruits-du-monde.php

Le FMI débloque 15,1 millions de dollars pour Haïti


LeFonds monétaire international (FMI) a annoncé mercredi
avoir mis à la disposition d'Haïti 15,1 millions de dollars
supplémentaires au titre de son aide accordée à ce pays
après le séisme dévastateur de janvier 2010. Thony Belizaire 
Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé mercredi avoir mis à la disposition d'Haïti 15,1 millions de dollars supplémentaires au titre de son aide accordée à ce pays après le séisme dévastateur de janvier 2010. Le déblocage de ces fonds porte à environ 40,3 millions de dollars le montant que les autorités de Port-au-Prince peuvent tirer auprès du Fonds.
Les sommes débloquées mercredi correspondent à la troisième et à la quatrième tranches de la ligne de crédit de 274 millions de dollars sur trois ans (au taux de change actuel) que le Fonds avait accordée à Haïti en juillet 2010 et dont la mise en oeuvre a pris du retard.
En même temps qu'il avait accordé ce prêt, le FMI avait approuvé l'annulation totale de l'encours des engagements d'Haïti envers le Fonds, dans le cadre de l'effort international pour soutenir la reconstruction du pays.
"La reprise de l'économie haïtienne continue", écrit le Fonds dans un communiqué.
"Les efforts soutenus des autorités et de la communauté internationale ont contribué à raviver la croissance, maintenir l'inflation en dessous de 10% et renforcer le budget de l'Etat et ses comptes extérieurs", ajoute le texte.
"Néanmoins, note le Fonds, la reconstruction et le rythme de la mise en place des réformes structurelles ont été, d'une manière générale, plus lents que ce qui était prévu, ce qui témoigne essentiellement de la longueur du processus électoral et de la capacité limitée du pays à prendre des mesures administratives".
Haïti n'a plus de Premier ministre depuis la démission de Garry Conille le 24 février. Le président haïtien Michel Martelly a demandé le 1er mars à son ministre des Affaires étrangères Laurent Lamothe de former un nouveau gouvernement.
S'il est confirmé par le Parlement, ce qui devrait prendre du temps dans la mesure où les deux chambres sont dominées par l'opposition, M. Lamothe deviendrait le quatrième chef de gouvernement haïtien depuis l'entrée en fonctions de M. Martelly en mai 2011.
http://www.leparisien.fr/flash-actualite-economie/le-fmi-debloque-15-1-millions-de-dollars-pour-haiti-21-03-2012-1916919.php

mercredi 21 mars 2012

Haïti-Education/Santé scolaire : Une alliance pour l’eau, l’assainissement et l’hygiène dans les écoles

P-au-P, 21 mars 2012 [AlterPresse] --- Le Ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle (Menfp), le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef) et la Direction nationale de l’eau potable et de l’assainissement (Dinepa) se sont associées pour lancer, au cours d’un forum, le mardi 20 mars 2012, à l’hôtel Karibe convention Center de Port-au-Prince l’Alliance pour l’eau, l’assainissement et l’hygiène en milieu scolaire (Eahms), apprend AlterPresse.
L’Eahms « est une coalition de différents acteurs œuvrant dans le domaine de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène en milieu scolaire », selon ce qu’a indiqué le Ministère dans un communiqué.
Le Menfp, le ministère de la santé publique et de la population (Mspp), la Dinepa, l’Unicef, l’Unesco, l’Organisation mondiale de la santé (Oms), l’Organisme d’aide du gouvernement américain Usaid ainsi que des ONG nationales et internationales sont membres de cette structure.
Vue la nécessité pour le pays de réaliser « sa révolution hygiénique qui devrait démarrer à l’école, à l’instar d’autres pays » et des leçons tirées de l’épidémie du choléra, l’alliance « compte appuyer le Menfp pour l’aider à jouer pleinement son rôle régalien en matière de santé scolaire ».
Alors que le Menfp avait lancé la journée nationale du lavage des mains le 15 octobre 2010, quatre jours plus tard soit le 19 octobre l’épidémie du choléra s’est déclenchée, près d’une base de la Minustah à Mirebalais (Nord-Est), touchant plus de 150,000 personnes à travers le pays, dont plus de 7,000 ont été tuées.
« Le choléra a ouvert les yeux sur les situations dramatiques dans lesquelles les enfants reçoivent l’éducation. Nous devons passer d’une prise de conscience à l’action et faire en sorte que toutes les écoles d’Haïti aient accès à l’eau, l’hygiène et l’assainissement », préconise Françoise Gruloos-Ackermans, Représentante de l’Unicef en Haïti.
Selon elle, sur les 22 mille écoles existant en Haïti, 40% seulement ont une installation sanitaire et dans beaucoup de cas inadéquate.
L’Eahms a été créée en juillet 2010. Un comité de pilotage mis en place depuis août 2011 assure sa coordination. [efd kft gp apr 21/03/2012 08:10]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12567

mardi 20 mars 2012

VIDEO DE CANDELA

http://www.youtube.com/my_videos_edit?ns=1&video_id=5Fwsbhrax38

Sean Penn’s Haiti work earns humanitarian prize

FILE - In this April 10, 2010 file photo, U.S. actor
 Sean Penn carries the belongings of a person
displaced by the earthquake as people are relocated
 from the Petion ville Golf Club to a new camp,
Corail-Cesselesse, in Port-au-Prince, Haiti. Penn
is being honored by a group of Nobel laureates
for his relief work in Haiti following the
country's devastating January 2010 earthquake.
 Penn is to receive the 2012 Peace Summit Award
at the 12th World Summit of Nobel Peace
Laureates at an event in Chicago in April 2012
and is expected to draw such luminaries
as Poland's Lech Walesa and the Dalai Lama.
 (AP Photo/Ramon Espinosa, File)
PORT-AU-PRINCE, Haiti (AP) — Actor Sean Penn is being honored by a group of Nobel laureates for his relief work in Haiti following the country’s devastating January 2010 earthquake.

Penn is to receive the 2012 Peace Summit Award at the 12th World Summit of Nobel Peace Laureates. The event will be held in Chicago next month and is expected to draw such luminaries as Poland’s Lech Walesa and the Dalai Lama.
Penn arrived shortly after Haiti’s quake and established an aid organization now known as J/P Haitian Relief Organization. The group has provided schools, medical care and housing to thousands of people displaced by the quake.
The actor issued a statement Monday calling the award an “extraordinary honor.”
http://www.suntimes.com/entertainment/people/11406009-421/sean-penns-haiti-work-earns-humanitarian-prize.html

La section haïtienne de Transparency International appelle au vote de la loi contre la corruption

La Fondation héritage pour Haïti (Lfhh) encourage l’accélération du processus législatif devant conduire au vote de la loi sur la prévention et la répression de la corruption par les deux branches du Parlement.

Lors de la retraite parlementaire organisée du 9 au 11 mars 2012 à Montrouis à l’initiative de l’Unité de lutte contre la corruption (Ulcc), 31 sénateurs et députés de la 49e législature, dans une déclaration, se sont engagés à « enclencher ce processus législatif et le conduire à son terme en adoptant une législation appropriée pour renforcer la lutte contre la corruption en Haïti ».
Lfhh croit que la déclaration de Montrouis constitue un pas significatif dans la bonne direction. L’organisation appelle l’Unité de lutte contre la corruption (Ulcc) à sensibiliser les parlementaires sur l’importance du vote dudit projet de loi dans le meilleur délai.
Ce projet de loi sur la prévention et la répression de la corruption a été adopté par le gouvernement haïtien en date du 30 décembre 2009 et soumis à la sanction du parlement, rappelle Lfhh. Selon la fondation, « cette initiative entre dans le cadre de la stratégie nationale de lutte contre la corruption adoptée par le gouvernement de la République en date du 16 mars 2009 ».
Elle permettra à Haïti d’harmoniser sa législation avec les prescrits de la Convention des Nations Unies contre la corruption (Cnucc) et de combattre l’impunité en matière de corruption, indique la Fondation héritage.
Créée en 1998, Lfhh est la section haïtienne de Transparency International. Elle entend combattre la corruption, œuvrer à la promotion des valeurs d’éthique, d’intégrité et de probité dans les sphères publique et privée de la société haïtienne.
http://www.alterpresse.org/
http://www.grioo.com/ar,haiti_appel_au_vote_de_la_loi_contre_la_corruption,22277.html

Haïti : L’accès à l’énergie comme remède contre la pauvreté?

Principal obstacle au développement, le manque chronique d’électricité affecte chaque aspect de la vie des Haïtiens. À la campagne, l’énergie photovoltaïque apporte des solutions concrètes pour s’éclairer, faire fonctionner les hôpitaux et même élever des poissons.
Haïti veut favoriser l'accès à l'électricité des
 particuliers.  ©The Global Orphan Project
Connectée au réseau électrique depuis seulement trois mois, la ville de Boucan-Carré doit désormais supporter les incessantes coupures de courant qui rythment le quotidien des Haïtiens. Une situation qui n’en reste pas moins privilégiée, puisqu’en Haïti seul un quart de la population bénéficie d’un accès régulier à l’énergie électrique.
Sans courant, pas d’industrie. Les entreprises locales peinent à maintenir leur activité, tandis que cette pénurie chronique fait fuir les investisseurs étrangers. Haïti est un pays où les étudiants lisent à la lueur des bougies, et où seuls les riches illuminent leur résidence grâce à des groupes électrogènes.
Le problème est antérieur au séisme qui a ravagé l’île il y a deux ans et freine depuis toujours son développement économique.
Quand l’énergie solaire permet de mieux manger
La situation pourrait toutefois changer radicalement d’ici peu, grâce à l’énergie solaire. À Boucan-Carré, l’ONG américaine Solar Electric Light Fund (SELF) va installer 63 panneaux photovoltaïques, destinés à alimenter les pompes d’un élevage de poissons. L’élevage doit générer une centaine d’emplois rémunérés 2 000 dollars par an et fournir une source d’alimentation riche en protéines aux habitants de la région.
Le gouvernement encourage également l’investissement des particuliers dans le solaire. Il a passé un partenariat avec des banques pour que 200 000 familles puissent bénéficier de prêts facilités. L’argent est destiné à l’achat de générateurs portables fonctionnant à l’énergie solaire. Le gouvernement de Michel Martelly espère ainsi pouvoir multiplier par deux le nombre de foyers ruraux ayant accès à l’électricité.
Parfois, les initiatives surgissent aussi du secteur privé. Par exemple, l’opérateur mobile Digicel développe des lampadaires solaires équipés d’une prise pour recharger les téléphones portables. Il prévoit d’en installer plus de 1000 unités au cours de l’année.
Partners in Health, une ONG basée à Boston, installe quant à elle des panneaux solaires sur le toit des hôpitaux, où les coupures de courant peuvent avoir des conséquences dramatiques.

Délabré, le réseau doit être réformé
Si ces projets apportent des solutions efficaces à des problèmes ponctuels, le gouvernement sait en revanche qu’ils ne suffiront pas à résoudre la crise énergétique à eux-seuls.
L’entreprise publique de distribution d’électricité bénéficie de 100 millions de dollars, soit 12 % du budget national, de subventions annuelles. Pourtant, elle reste incapable de garantir un accès constant à l’énergie, même au cœur de la capitale.
Pour mener à bien sa réforme, les autorités haïtiennes ont confié les rênes de l’entreprise à l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), pour une période de deux ans.
L’autre grand chantier consiste à rénover le barrage hydroélectrique de Peligre, qui ne fonctionne plus qu’à la moitié de sa capacité initiale, en raison d’un manque d’entretien. Avec une puissance installée de 54 MW, il s’agit de la plus grosse centrale électrique du pays. René Jean-Jumeau, directeur du département Énergie en Haïti, pense que la question énergétique est une priorité:
Si nous pouvons aborder de manière appropriée le problème d’énergie, nous insufflerons une dynamique à tout le processus de développement en Haïti.
noticias.univision.mobi
http://www.greenetvert.fr/2012/03/20/lacces-a-lenergie-comme-remede-contre-la-pauvrete/49420

Festin de livres à Balma

Les Rencontres du livre et du vin de Balma connaissent un succès grandissant (7 500 visiteurs l'an dernier, combien cette année, du 22 au 25 mars) ?. Au fil des ans, la manifestation a évolué, oubliant un peu la dive bouteille (certains le regrettent) au profit d'un menu toujours plus riche.
Ce que le festival défend toujours, c'est le métissage francophone, caractérisé par la présence du Haïtien Lyonel Trouillot comme président d'honneur et la venue d'auteurs aussi divers que la Belge Claude K. Dubois, le Turc Nedim Gürsel, l'Algérien Ahmed Kalouaz ou la Sénégalaise Khadi Hane.

Au total, une cinquantaine d'écrivains ont été invités. Ils interviendront lors de rencontres et de tables rondes et signeront bien sûr leurs ouvrages. Parmi les plus connus, on citera Jean-Louis Fournier (dont « Où on va papa ? » fut un gros succès en 2008), Éric Holder (« Mademoiselle Chambon » et autres histoires tendres et mélancoliques) ou Gérard Mordillat (romancier et réalisateur, passionné par la vie du Christ autant que par la galère des ouvriers confrontés à la mondialisation).
Sans oublier Pascal Dessaint, le roi du polar « toulousain » et autres auteurs bien ancrés dans notre région : Rachel Corenblit, Alain Leygonie (président de l'association organisatrice), Alain Monnier, Benoît Séverac, Jean-Jacques Rouch, etc.
Démarrage des Rencontres jeudi 22 mars, à 18 heures… à Toulouse, à la librairie Ombres Blanches, avec Lyonel Trouillot. Suite des opérations à la salle polyvalente de Balma (entrée libre), de vendredi 9 heures à dimanche 19 heures.
Rencontres du livre et du vin de Balma du 22 au 25 mars. Tout le programme sur
http://www.mairie-balma.fr/
http://www.ladepeche.fr/article/2012/03/20/1310459-festin-de-livres-a-balma.html

À Crédin, le Frère Simon témoigne de l’action des Flamboyants d’Haïti

Frère Simon (au milieu) a pu parler de son action,
lors de son passage au foyer communal.
Frère Simon (au milieu) a pu parler de son action, lors de son passage au foyer communal. Les amis et membres de l’association des Flamboyants d’Haïti ont rencontré le frère Simon, de la congrégation de La Mennais de Port-au-Prince, lors de son passage au foyer communal de Crédin.
L’association a collecté des fournitures scolaires pour les jeunes Haïtiens. Le frère Simon s’est chargé de les distribuer. Il a également confié le matériel médical acheminé en container à une association. Il a aussi distribué les tentes à des sans-abri, les fauteuils roulants et les vélos.
La congrégation de La Mennais poursuit en Haïti son rôle éducatif. « Nous venons enfin de poser les fondations d’une nouvelle école destinée à accueillir 1 300 enfants. Nous espérons achever cette construction pour 2014, car nous fêterons alors les 150 ans de l’arrivée de la congrégation à Port-au-Prince », s’est réjoui le frère.
http://www.maville.com/actu/actudet_-a-Credin-le-Frere-Simon-temoigne-de-l-action-des-Flamboyants-d-Haiti_fil-2123886_actu.Htm

Une grenade explose dans une rue d'Epinay-sur-Seine

Une grenade a explosé dans la nuit de lundi à mardi vers 3h00 dans une rue d'Epinay-sur-Seine, en Seine-Saint-Denis; au niveau d'un immeuble, touchant l'appartement d'une famille au rez-de-chaussée, sans faire de blessé, a-t-on appris auprès de la préfecture. Selon cette source, cette grenade a été lancée dans la rue de Lyon au niveau d'un quartier plutôt calme.
Le hall de l'immeuble a été touché, ainsi qu'un appartement du rez-de-chaussée, dans lequel se trouvait quatre adultes et deux enfants haïtiens mais personne n'a été blessé, a-t-on précisé.
"Il n'y a pas de lien" avec les incidents de Toulouse et de Montauban", a-t-on assuré de même source. Une enquête est en cours et le préfet de Seine-Saint-Denis s'est rendu sur place dans la nuit.
http://lci.tf1.fr/filnews/france/une-grenade-explose-dans-une-rue-d-epinay-sur-seine-7077954.html

MOONLIGHT BENJAMIN, la voix de l'âme haïtienne en concert à Saint Jean de la Ruelle

Dans le cadre du Printemps de l’égalité, le Pôle développement culturel de la Ville de Saint Jean de la Ruelle proposera un voyage au sein de l'immense diversité de l'âme créatrice haïtienne avec la majestueuse Moonlight Benjamin. "Touriste aux mains blanches, touriste en vacances. Là dans tes champs de canne à sucre poussent tes enseignes de la mort et nos bras suent à bêcher l’or pour engraisser tes coffres forts". (Manno Charlemagne)
Envoutante et sensuelle comme un rite vaudou, MOONLIGHT BENJAMIN chante l’exil, l’identité, la révolte. Force des mélodies et du message, le feu de tout un peuple couve en elle et se répand. Sa voix, soul, magnifique et fervente, envoutante comme un rite vaudou, fait résonner avec une émotion rare les voix des poètes haïtiens.
Force des mélodies et du message, elle poursuit dans son second album l'hommage à la culture de son pays et, comme une visite de l'immense diversité de l'âme créatrice haïtienne qui puise son inspiration dans une histoire chaotique, elle met à l'honneur différents textes d'auteurs. La révolte face à l'injustice est magnifiée par un humanisme indécrottable, une sensualité admirable et des choix de textes particulièrement éloquents qu'en créole ou en français, elle porte avec une force hors du commun.
Des prédations culturelles dénoncées par les poètes Emile Roumer et Rodolphe Moïse, aux souffrances de la domination et de l'exil chantées par Manno Charlemagne, en passant par les visions sur-réalistes et prophétiques de Frankétienne, chefs de file du spiralisme et la plume identitaire de Magyd Cherfi, tous les titres de cet album portent en eux une part de la complexité et de la richesse de ce pays, de sa culture merveilleuse.
http://www.obiwi.fr/culture/musiques/93784-moonlight-benjamin-la-voix-de-l-ame-haitienne-en-concert-a-saint-jean-de-la-ruelle

lundi 19 mars 2012

Lynn University Dedicates Remembrance Plaza To Haiti Earthquake Victims (PHOTOS)

In January 2010, Lynn University student Courtney Hayes wrote on her Facebook wall, "It's 32 degrees in Boca; I'm off to sunny Haiti to save the world."

But before her charity work was complete, Hayes and three other Lynn students and two professors were killed in the January 12, 2012 earthquake that devasted Haiti.
The six were part of Journey of Hope, the college's service trip to the impoverished county.
"They love what they have and they work so hard to get nowhere, yet they are all so appreciative," Britney Gengel, another Lynn student, texted to her parents three hours before she was fatally trapped inside a hotel. "I want to move here and start an orphanage myself."
By 2013, Gengel's father and brother will have fulfilled their daughter and sister's wish. They've been building an orphanage on Haiti's west coast set open on the third anniversary of the quake.
And now South Florida has its own memorial for the philanthropic university members who perished in the natural disaster that killed over 300,000 people.
Friday, Lynn dedicated Remembrance Plaza to the four students and two professors killed in the earthquake.
They also presented family members with honorary degrees for the victims: students Stephanie Crispinelli, 19, Katonah, N.Y.; Britney Gengel, 19, Rutland, Mass.; Christine Gianacaci, 22, Hopewell, N.J.; and Courtney Hayes, 23, Douglas, Ga., and professors Richard Bruno and Patrick Hartwick.
Remembrance Plaza, which sits near the school's student center, is a $1.7 memorial that took close to a year to build.
The six victims are immortalized by shimmering pillars bearing their names. The two professors sit on each end flanking the four students in the middle.
The pillars rest under a silver overhang and above steps flowing with water leading down to a reflection pool.
"We hope that in our moments of pain, which will never fully go away, we may find peace and comfort in this sacred place we dedicate today," Lynn President Kevin M. Ross said at Friday's dedication.
http://www.huffingtonpost.com/2012/03/19/lynn-university-dedicates_n_1364716.html

Erzuli dahomey, déesse de l'amour de Jean-René Lemoine

Vaudeville vaudou  La salle « expérimentale » de la Comédie-Française, le Vieux Colombier, nous propose une sacré expérience : « Erzuli Dahomey, déesse de l'amour ».
Cette pièce, primée par la SACD en 2009 et plébiscitée par le bureau des lecteurs du Français en 2010, est l'oeuvre audacieuse d'un écrivain-comédien-dramaturge d'origine haïtienne, Jean-René Lemoine. On y croise une vraie-fausse actrice veuve et dépressive, des jumeaux incestueux, un prêtre-précepteur pervers, une truculente mère africaine, un zombie, un escort-boy et une bonne possédée par l'esprit d'une déesse de l'amour africaine...
Au gré d'une intrigue rocambolesque, l'auteur s'amuse à convoquer tous les genres : le vaudeville, le sitcom, le kitsch, le fantastique, le mélodrame, la tragédie.
On passe d'une petite ville française à un village africain, d'un monologue bouleversant sur l'esclavage à des conversations frivoles sur Lady Di, du « nonsense » à la pure poésie... Politiquement incorrect, en dents de scie, avec quelques tunnels, le texte peut rebuter au début.
Mais on est vite embarqué par la magie blanche et noire de ce vaudeville vaudou.
Par flashs, l'auteur éclaire son propos : douleur de la solitude contemporaine, étouffement de la famille occidentale, séquelles de l'esclavage, désir de libérer nos âmes intranquilles...
Grâce feutrée
Metteur en scène de ce singulier patchwork dramatique, Eric Génovèse (sociétaire du Français) s'est laissé envoûter par la prose de Lemoine, enchaînant les séquences avec la grâce feutrée d'un somnambule. L'onirisme domine : les murs, le plancher, les meubles glissent... les personnages s'enfoncent dans le sol. Le beau décor de Jacques Gabel passe du mortifère au solaire (pour le dernier acte « africain »). Les comédiens-français jouent magnifiquement le jeu de l'illusion et du décalage : Claude Mathieu, pathétique et féroce mère indigne ; Françoise Gillard et Pierre Niney, ados sublimes et sulfureux ; Serge Bagdassarian, atroce et cocasse prélat ; Bakary Sangaré, travesti en irrésistible « mamma » africaine ; Nâzim Boudjenah, troublant zombie en tenue d'Adam ; et Nicole Dogué (comédienne « invitée »), renversante servante rebelle... Il faut laisser ses préjugés aux vestiaires et se laisser porter par ce spectacle sorcier, qui nous raconte un monde surréel, poétique et vénéneux.
PHILIPPE CHEVILLEY, Les Echos
http://www.lesechos.fr/culture-loisirs/sorties/musique/0201951266089-vaudeville-vaudou-303128.php

Une langue ne survit que si elle agrandit son territoire

Au-delà de l’Hexagone, les peuples parlant français ont inventé leur propre manière de le pratiquer. Selon la formule de l’auteur haïtienne Yanik Lahens : « on habite aussi sa langue » « Le français n’appartient pas à la France. Il appartient à tous ceux qui le rendent meilleur », déclarait il y a peu Régis Debray devant une assemblée de Haïtiens, lesquels ont su, à leur manière, s’approprier notre langue en lui donnant une couleur particulière.
L’écrivain haïtien Dany Laferrière prolonge à sa manière cette remarque selon laquelle il ne saurait y avoir une langue française figée à jamais à l’intérieur de l’Hexagone : « la question est de savoir qui parle cette langue et pourquoi. L’origine d’une langue ne compte pas. Ce qui compte, c’est avec qui on la parle. Une langue ne survit que si elle agrandit son territoire en s’infiltrant dans des cultures éloignées de sa source. » Et il poursuit, comme pour mettre en garde l’ancien colonisateur : « quand je parle français, je cherche simplement à dire quelque chose. Ce n’est à mes yeux pas un fait culturel, politique ou historique. Il s’agit de ma vie, et cela ne concerne que moi et la personne qui se trouve en face de moi. Bien sûr, une langue ne tombe pas du ciel. Mais c’est nue qu’elle est belle. »
Plus éloignée de ses racines, la langue n’en est pas moins belle, elle s’enrichit au contraire, et c’est ce dont l’écrivain camerounaise Léonora Miano est bien persuadée : « les Camerounais se sont appropriés le français comme ils ont pu, dans la mesure où ils n’avaient pas le choix. Puisqu’il fallait parler le français, on a trouvé le moyen de l’investir d’une sensibilité subsaharienne.
Plus qu’une simple appropriation, il s’est donc agi d’un acte de survie identitaire, d’un mouvement spontané pour préserver notre propre imaginaire. »
Aussi, on peut entendre dans les rues de Yaoundé ou Douala des expressions comme : « rythme-moi au bout de la rue », ce qui signifie « accompagne-moi » ou encore, tiré d’un « camfranglais » imagé, cette phrase qui n’est autre que le titre d’un tube : « si tu vois ma go, dis-lui que je go chez les wats pour fala les dos », qu’on peut traduire ainsi : « si tu vois ma copine, dis-lui que je m’en vais chez les blancs pour chercher de l’argent » .
Au Cameroun encore, « pain chargé » pour « sandwich » met aussi en appétit, c’est indéniable !
Les Algériens n’ont rien fait d’autre, eux aussi, que d’inventer la langue qu’ils parlent. « Souvent, le français est mêlé aux idiomes autochtones, amazigh ou arabe algérien, ainsi le mot “taxieur” pour dire “chauffeur de taxi” par exemple », relève l’écrivain algérien Yahia Belaskri qui donne cette autre illustration : « traversa el goudrone, crasatou tomobile » qui veut dire « il a traversé la chaussée, il a été écrasé par une automobile. »

Le Québecois, un Français plutôt rural
Bien d’autres pays colonisés – et pas seulement par la France – ont su ainsi inventer leur langue courante, enrichie de multiples influences. Il n’en fut pas de même pour le Québec. Michel Vézina, éditeur dans ce pays, rappelle en effet que « les Québécois ne se sont pas approprié la langue française, ils la parlaient en arrivant. »
 Il ne nie pas cependant que le français parlé au Québec se soit construit sur plusieurs tendances liées à des périodes de son évolution. Selon lui, l’origine « est plutôt rurale », émanant des premiers colons venus notamment du Poitou, de la Beauce, du Nord et de la Normandie, à la fin du XVIIe siècle.
Il précise en outre que « le voisinage constant avec les Américains et avec les colonisateurs anglais a permis d’insérer et de “grammatiser” une partie de la langue parlée. » Par exemple, « je sniffe, tu sniffes, il sniffe » vient du verbe « to snif », soit « renifler ».
Jocelyne Saucier, passionnée de langues et qui habite en Abitibi, une région du Québec, met, elle, plutôt l’accent sur les sens différents attribués aux mots. « Colon », par exemple, ne désigne chez elle ni le défricheur de terres nouvelles ni le dominateur de peuples, mais « un pauvre type ignorant, déphasé, qui s’est tenu à l’écart du monde. »
Une différence de sens qui tient au fait qu’en Abitibi, sont arrivés des milliers d’immigrants victimes de la grande crise de 1929, ou encore débarqués d’Europe de l’est pour travailler dans les mines et les immenses espaces forestiers de cette région.
LOUIS de COURCY
http://www.la-croix.com/Culture-Loisirs/Culture/Actualite/Une-langue-ne-survit-que-si-elle-agrandit-son-territoire-_EG_-2012-03-16-779254

Des cahiers pour Haïti

Les chaises permettront d'accueillir de nombreux élèves.
(photo S. N.)
Un conteneur de fournitures scolaires, habits et matériel médical est parti hier. « Compte tenu du désordre qui secoue la ville de Port-au-Prince à Haïti depuis deux semaines, nous envoyons le matériel destiné à la mairie à l'ambassade de France. Et je me rendrai sur place au moment de l'arrivée du conteneur dans un mois, pour m'assurer qu'il soit bien réceptionné. »
Daniel Groscolas, vice de la communauté d'agglomération de La Rochelle (CdA), délégué aux relations internationales, ne lésine pas sur les moyens pour s'assurer que les dons destinés aux habitants de Port-au-Prince parviennent à bon port.
76 m3 de marchandises
La CdA envoie depuis dix ans, une à deux fois par an, un conteneur de matériel à Haïti. « Mais avec le tremblement de terre, beaucoup de choses ont été détruites, regrette-t-il. Il faut donc recommencer. »
Hier, partait ainsi un conteneur de 76 m³ à destination de Port-au-Prince avec un chargement de fournitures scolaires offertes par les communes de la CdA, des vêtements et du matériel pour les handicapés, comme des fauteuils roulants. Provenant de dons de particuliers et du Comité de soutien Haïti d'Évreux, l'association des Haïtiens de Bordeaux et des associations Échillais solidarité international, ces marchandises sont parties hier de La Rochelle, feront une escale au Havre avant de se rendre à Haïti.
« La mairie de Port-au-Prince veut ouvrir une classe expérimentale pour les jeunes qu'on appelle là-bas les "Reste avec", indique Daniel Groscolas. Ces enfants dits des campagnes viennent à la ville pour aller à l'école et deviennent en fait domestiques. Ils se sauvent souvent vers 14-15 ans. »
La classe s'adresse ainsi à ces jeunes âgés de 14 à 20 ans et a pour objectif de leur donner des qualifications. Ainsi, des machines à coudre permettront d'apprendre les bases d'un métier à des jeunes filles. Elles sont notamment accompagnées de 2 500 cahiers.

Concoules: L'association 'Enfant d'Haïti' voit ses efforts payer

Betty dans son nouveau commerce, synonyme de liberté.
 (© D.R)
Deux ans après le séisme, l'association Enfants d'Haïti continue à se mobiliser pour aider les Haïtiens. La tâche est colossale et on a l'impression que rien ne bouge mais une journaliste membre de l'association, rentrée récemment a fait part de son sentiment qu'enfin quelque chose semble bouger. Ce n'est pas encore le grand chambardement mais le nouveau gouvernement entré en fonction en octobre, après 20 mois de paralysie politique, semble redoubler d'efforts.
L'action de l'association reste principalement centrée sur un quartier, celui de Fontamara 27.
Si la volonté était au départ d'améliorer les conditions d'hébergement des enfants de l'orphelinat l'action se concentre maintenant sur l'aide scolaire.
À l'heure actuelle, 125 parrainages individuels ont permis l'accès à l'éducation d'autant d'enfants. Le but est de doubler ce chiffre dans les mois à venir. Les moyens financiers font défauts à tous les niveaux, en particulier pour débuter les travaux de réhabilitation de l'école Pétion Savain et rémunérer les professeurs.
L'association a mis en œuvre un projet pour libérer les enfants esclaves dont les conditions de vie sont inacceptables.
Ce sont surtout des filles appelées Restavecks (c'est-à-dire reste avec leur employeur). Ces enfants, victimes de violences et maltraitances, sont privés de leurs droits les plus élémentaires.
Betty est la première qui s'en est sortie grâce aux lycéens de l'ensemble scolaire St Pierre St Paul de Langogne et de leur professeur.
Elle a pu s'échapper et l'association l'a aidée à créer son propre commerce pour un coût de 650 Euros . C'est la somme nécessaire pour permettre à chacun de sortir de l'enfer.
Le coût d'envoi des containers étant trop élevé et les procédures administratives trop longues, il va falloir trouver une autre solution pour l'acheminement des dons en nature.
Il est clair qu'il n'est pas utile de démontrer que l'argent est le nerf de toutes actions.
Pour cela, L'association organise diverses manifestations dans le but de récolter des fonds (loto, vente d'artisanat haïtien, bols de riz, marchés…) La plus proche est le loto qui se déroulera demain 18 mars à Chamborigaud.
Ceux qui ne peuvent pas se déplacer peuvent jouer par ordinateur en téléphonant au local au 04 66 83 33 47 ou chez Patrick 04 66 61 14 55.
http://www.midilibre.fr/2012/03/17/l-association-enfant-d-haiti-voit-ses-efforts-payer,472053.php

Haïti: remontée de l'insécurité, 147 morts violentes depuis début 2012

Près de 150 personnes ont été tuées, le plus souvent par balles, en Haïti depuis le début de l'année, a comptabilisé une organisation de défense des droits de l'homme qui se dit "préoccupée par les actes d'insécurité et de criminalité" dans le pays.

Selon le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), 147 personnes --dont cinq policiers-- ont été tuées dans des actes de violence depuis le début de l'année dans le pays, en majorité à Port-au-Prince.
Au cours de la seule nuit de jeudi, sept personnes ont été tuées par balles dans le centre de Port-au-Prince, a rapporté l'organisation vendredi. Selon un rapport publié par le RNDDH, "des cas spectaculaires d'assassinats, d'enlèvements et de séquestrations contre rançon, de vols, de filatures à bord de motocyclettes sont perpétrés quotidiennement alors que les autorités (haïtiennes) ne semblent pas évaluer l'ampleur de la situation en vue d'y apporter les réponses appropriées".
D'autre part, le RNDDH s'inquiète de "l'existence de plusieurs groupes lourdement armés, constitués d'individus se présentant comme des anciens militaires qui s'entrainent dans d'anciennes casernes de l'armée dissoute en 1994 et continuent d'opérer ouvertement dans des patrouilles imposant leur présence à la population".

http://lci.tf1.fr/filnews/monde/haiti-remontee-de-l-insecurite-147-morts-violentes-depuis-debut-7072492.html
Notre commentaire
Michel Martelly voudrait –il la tête de Mario Andrésol ?

Je me pose cette question depuis l’arrivée au pouvoir de l’ancien chanteur de « konpa Direk ». Lors de son grand discours inaugural, Michel Martelly semblait bien se garder de toucher l’épineux problème de l’insécurité. Ce fut d’autant plus flagrant ou maladroit dans la mesure ou depuis des années le vrai problème d’Haïti reste l’insécurité.
Personnellement je m’attendais à voir une plaidoirie en bonne et due forme, surmontée d’une détermination à faire face une fois pour toute à ce fléau qui cause plus de dégâts au pays que le choléra Népalais.
Sans doute produit de l’improvisation du nouveau venu ou fruit de l’incohérence de l’incompétence, il est difficile de comprendre la logique d’une démarche officielle qui veut présenter un pays ouvert aux investissements et au tourisme sans travailler à faire du territoire haïtien un endroit complètement sécurisé.
Depuis son arrivée au pouvoir, des rumeurs fondées ou pas parlent d’une certaine dissension entre le locataire du Palais National et le Directeur Général de la Police Nationale Haïtienne Monsieur Mario Andrésol.
Récemment il y a eu des bruits autour d’une démission. Ce qui a été démentie par l’intéressé lui-même. Il faut dire que le Directeur Général de la PNH s’acquitte très bien de sa mission et a su garder l’institution sur les rails que lui confèrent la loi organique et les résolutions qui lui ont donné naissance. Pour être clair, on admettra que la PNH à aucun moment de la durée, n’a été placée sous les ordres de l’exécutif comme il a été le cas durant les administrations de Jean Bertrand Aristide.
La PNH avec ces faibles moyens malgré la volonté expresse de certaines instances obscures qui lui mettent les bâtons dans les roues, restent une institution indépendante sans inclination vers un secteur ou vers une des branches du pouvoir.
C’est sans doute là le vrai défaut et le handicap majeur de cette institution aux yeux du pouvoir exécutif.
Tout le monde a vu la tendance de Michel Martelly de vouloir s’entourer d’amis et de proches. Je ne voudrais pas aller jusqu’à l’épithète dictatorial que beaucoup lui prêtent dans l’interprétation de certaines des ses prises de position.
L’idée d’une Police un peu plus colorée, avec des tons tendant vers la couleur rose n’est surement pas à écarter.
C’est dans ce contexte là que, Mario Andresol pourrait ne pas rentrer dans les plans de l’exécutif. Et comment noyer son chien sans être réprimander si ce n’est en disant qu’il est atteint de la rage.
Une montée incontrôlée de l’insécurité en Haïti voudrait juste dire une mauvaise gestion ou traduirait une incapacité de la direction de la PNH d’où le renvoi ou le non renouvellement du mandat du directeur général.
Ce ne sont que des réflexions certes. Mais je ne comprends pas pourquoi le président n’a pas encore réalisé sa semaine de la sécurité. Pourquoi il n’a pas encore lancé de mise en garde énergique et déterminée contre ceux qui tirent profit de cette situation ?
Decky Lakyel
Pour Haïti Recto Verso

« Cœur de Haïti » : fin de l’aventure

Le président J.-P. Tombo, au centre, entouré des quatre présidents des associations bénéficiaires du solde de Cœur de Haïti. Photo Guy Cattin
Créée il y a onze ans, l’association de Simandre « Cœur de Haïti » a décidé de se dissoudre.
La onzième assemblée générale de l’association humanitaire « Cœur de Haïti » aura été aussi la dernière. À une écrasante majorité, samedi, une large majorité des adhérents a suivi la décision de son conseil d’administration et voté sa dissolution.
Créée il y a tout juste 11 ans par une poignée de bénévoles, l’association comptait 121 adhérents. Pour le président fondateur, Jean-Pierre Tombo « cette fin d’aventure n’est pas un échec. Au départ en 2001, nous avions pour objectif de fonctionner 5 ans. Nous en avons effectué 11 avec à la clé des résultats positifs et palpables sur le terrain en Haïti. »
Depuis deux ans et sa décision de quitter la présidence, les candidats à sa succession ne se bousculaient pas au portillon.
Du coup, le conseil d’administration, à l’unanimité, a voté la dissolution de l’association. La candidature tardive d’Isabelle Dufrete de Macon, n’a pas changé la donne. 78 des 89 adhérents présents ou représentés ont suivi la décision du C.A.
Le solde restant de l’association (67 000 €) sera versé à quatre associations caritatives Avenir et partage Madagascar (5 000), Électriciens sans frontière (10 000), Ti gout d’Io pour Haïti (5 000) et Ass’Hum (47 000).
http://www.lejsl.com/saone-et-loire/2012/03/19/coeur-de-haiti-fin-de-l-aventure

dimanche 18 mars 2012

La multiple nationalité, une nécessité historique, selon Daniel Supplice

Appliquer la multiple nationalité en Haïti est une nécessité historique, estime le ministère des Haïtiens vivant à l’étranger (Mhave). « C’est une nécessité historique d’appliquer la multiple citoyenneté et ceci, il faut que cela se fasse dans le plus bref délai, non pas parce que la diaspora le demande, mais parce que c’est une exigence réelle absolue », déclare le sociologue Daniel Supplice, titulaire démissionnaire au Mhave.
Supplice a exprimé cette position en annonçant, le mercredi 14 mars 2012, la planification d’une semaine de la diaspora entre le 16 et le 22 avril prochains.
« Haïti a besoin de sa diaspora » sera le thème de la semaine de la diaspora 2012.
« Il est temps qu’on laisse de côté le nationalisme exacerbé qui n’existe plus depuis la fin du 19e siècle. Il n’est pas question que Haïti reste parmi les derniers pays qui ne reconnaissent pas la multiple citoyenneté », suggère Supplice, l’un des chefs de file de l’équipe du président Michel Martelly lors de la dernière campagne présidentielle.
La Constitution haïtienne en vigueur, ratifiée le 29 mars 1987, ne reconnait pas la multiple nationalité.
Il y a « toute une génération d’Haïtiennes et d’Haïtiens qui sont détenteurs de multiple nationalité et qui pourraient apporter leur participation dans la bonne marche du pays. Certains d’entre eux disposent de passeports européens, américains, latinoamericains et d’autres pays », ajoute Supplice.
Parmi les deux millions d’Haïtiennes et d’Haïtiens qui forment la diaspora, le Mhave a retenu des associations de médecins, d’ingénieurs et des groupements professionnels pour animer les discussions durant la semaine de la diaspora d’avril 2012.
Entre autres activités, un téléfilm sur Toussaint Louverture de la chaine de télévision française France 2 sera projeté en Haïti. Le rôle principal de ce téléfilm est assuré par l’acteur haïtien, Jimmy Jean-Louis.
Depuis 2011, il existe une journée nationale de la diaspora en Haïti, consacrée le 20 avril.
En 2012, le ministère des Haïtiens vivant à l’étranger affirme sa volonté d’aller au delà de cette journée en offrant des activités axées sur la réflexion et le dialogue. [jep kft rc apr 15/03/2012 8:46]
Alter Presse
http://www.radiotelevisioncaraibes.com/nouvelles/nouvellesdiaspora/la_multiple_nationalit_une_n_cessit_historique_selon_daniel_supp.html

''Herby, le jazz et la musique haïtienne''

Témoin ou acteur de plus de soixante ans de bouleversements de notre musique populaire - la danse urbaine et commerciale ou la chanson - initiateur au même titre qu'Issa-el-Saieh des courants "jazz" et "jazzy" en Haïti, il est un homme: Herby Widmaier.

Cet hommage de l'excellent cinéaste Arnold Antonin, largement mérité, ne vient pas trop tôt.
Ce nouveau documentaire conçu et réalisé avec l'adresse et le talent remarquables du réalisateur nous parle donc de celui qui a longtemps été considéré comme étant la plus belle voix de la chanson haïtienne, toutes catégories confondues, voix masculine s'entend.
Jazzfan et jazzman, arrangeur-compositeur, harmoniste pointu et moderniste convaincu, auteur, interprète de goût, disponible et généreux, passionné et fou d'électronique, bricoleur en diable, technicien du son et de l'enregistrement ..., la liste de ses aptitudes est non exhaustive.
On devrait y ajouter ce don naturel faisant généralement la vanité, l'envie ou la jalousie des mâles: séducteur irrésistible et choyé par la gent féminine; sympathique bon vivant ... C'est trop pour un seul homme! Et pourtant, on le dit timide.
Mais revenons à la musique. Pour tout résumer, Herby Widmaier a été au coeur, à l'avant-scène ou dans l'ombre de beaucoup de changements ou d'événements. Progressiste, pédagogue informel et hors pair, il a canalisé les goûts de beaucoup de musiciens populaires, jeunes et vieux, et de simples mélomanes ou auditeurs, vers la modernité mélodique et harmonique. Il est l'un des pionniers des jeunes et naissantes industries phonographiques et discographiques haïtiennes. Il a enregistré beaucoup d'artistes.
Herby Widmaier a côtoyé des musiciens célèbres comme Issa-el-Saieh, Guy Durosier, Joë Trouillot, Wébert Sicot, Nemours Jean Baptiste, Budd Johnsonn, Billy Taylor, Alphonse "Chico Simon", Serge Lebon, Roland et Raoul Guillaume, Ernst "Nono" Lamy, Raymond "Ti-Roro" Baillargeau, Ferdinand Dor, Gérard Dupervil, les membres du "Jazz des-jeunes", Richard Duroseau, Boulo Valcourt, Frantz Courtois, Alix "Titte" Pascal, Fritz Joassaint, José Tavernier, Serge Simpson, Bebo Valdez, Gérald Merceron, Jacquy Duroseau, Carlos Ramirez, Lionel Volel ... et j'en passe. Ses émissions radiophoniques "Rideau s'il vous plait!" ou "Music from ten ou eleven" sont restées dans les mémoires. La passion du jazz côtoie chez lui l'amour de la musique brésilienne élaborée: samba et bossa-nova.
Voilà donc cet homme, raconté par beaucoup de ces musiciens et témoins cités un peu plus haut, dont spécialement: Raoul Guillaume, Boulo Valcourt, Frantz Courtois, Pierre Blain, Emerante Despradine, Daniel Marcelin, narrateur visible et "voix-off", Joë Damas, Richard Widmaier, Mushi Widmaier, Joël Widmaier, Albert Chancy, Délano Morel et moi-même, Roland Léonard, votre serviteur, qui suis un admirateur inconditionnel de ce monstre sacré.
Avec toute sa science et sa technique de cinéaste et de documentaliste, Arnold Antonin replace ce grand artiste, ses amis, témoins, collatéraux et contemporains, dans le contexte sociopolitique des défuntes années 40, 50 et 60, archives cinématographiques et images à l'appui. Archives sonores également.
Beaucoup de chansons d'époque ou propres à Herby Widmaier illustrent le film: "Choucoune", "Haïti", "Pirouli" de l'ensemble Issa-el-Saieh; "Fan m peyi'm", "Demain Marie" de l'auteur-compositeur; "Ti Flè" de Frantz Courtois interprétée par son ami, "Arrawak dance" extrait de "My World" de Mushi Widmaier, etc.
On retiendra deux images, deux scènes pour mieux dire, concluant ce documentaire: Herby Widmaier chantant "Fanm peyi m" accompagné par Réginald Policard au clavier et de Joël Widmaier à la batterie; Richard Duroseau, showman extravagant, comique et désopilant à l'accordéon, au Parc Historique de la Canne à Sucre.
Du travail bien fait. A voir absolument.
Roland Léonard
Source: Le Nouvelliste
http://www.radiotelevisioncaraibes.com/nouvelles/culture/herby_le_jazz_et_la_musique_ha_tienne.html
Double nationalité ! Encore et encore. Décidément, ce dossier ne veut pas mourir. À chaque accalmie, une goutte d’huile de plus vient attiser la flamme. Suite à la mise en scène du jeudi 8 mars, d’aucuns annonçaient la fin du scénario. Le Président croyait peut-être s’en tirer à bon compte. Ce fut trop tôt. Trop beau. La commission a été certes édentée, elle conserve toutefois sa capacité d’action et, plus encore, sa capacité de nuisance.

La réaction du Sénat dans son ensemble était attendue. Puisqu’il fut la risée de tous après cette exhibition émotive de passeports. En tout premier lieu, le remaniement de la commission d’enquête paraissait inéluctable. Selon le président du Grand Corps, Simon Dieuseul Desras, cette décision appartient à l’assemblée des sénateurs. Une assemblée qui bout. Les contradictions sont profondes. Certains jouent au ponce Pilate alors que d’autres jouent les victimes innocentes. Moïse Jean Charles et Steven Benoit ont menacé d’abandonner la commission alors qu’elle navigue en eau trouble. Les critiques offusquent les élus du peuple. La restructuration de cet organe d’enquête devra donc attendre. .
L’ambiance est devenue plutôt électrique au Sénat. Tout dérange. Les regards moqueurs et les sourires figés sur les visages de certains énervent d’autres qui disent travailler pour le bien de la population. Lambert et Latortue ont, paraît-il, eu leur revanche. Ils dégustent. Fièrement, M. Latortue a rejeté devant la presse les rumeurs qui annonçaient son éventuel retour au sein de la commission.
De la nationalité, la commission se déroute vers l’identité du chef de l’État. Une identité double. Triple même. Connexité entre les affaires. Errements pour d’autres. N’empêche que les deux actes sont graves et constituent des violations de la loi. .
Les renforts escomptés ne viennent pas. « Ceux qui peuvent mener les enquêtes laissent la place à ceux qui ne peuvent le faire », Anick François Joseph, maître de ces mots, se rétracte. Il aidera de l’assemblée étant. Bizarre ! Pourtant, il a paru avoir des informations de première main et des pistes intéressantes. Les menaces de morts proférées contre sa personne l’ont probablement dissuadé.
Les expertises manquent terriblement à la commission. Il faut les chercher. Partout. William Jeanty demande d’engager des experts comme cela se fait généralement pour les grands dossiers qui concernent la Chambre haute. .

Qui délivre les passeports en Haïti ?
 La décision de M. Martelly de soumettre ses passeports, via Religions pour la paix, a été considérée comme un triomphe de la vérité par ses partisans. Les accusateurs paraissaient en mauvaise posture. Le silence pour certains fut une échappatoire viable. Mais, comme souvent, le dossier rebondit. Les passeports soumis ne seraient pas régulièrement émis. En tout cas, c’est ce qu’ont tenté de faire croire les membres de la Commission. .
Plusieurs irrégularités auraient été relevées sur ces documents qui devaient aider à dissiper les doutes sur la multiple nationalité de M. Martelly. Alors que les enquêteurs avaient rapporté avoir trouvé la trace de seulement quatre passeports émis au nom du président de la République, celui-ci a présenté huit livrets qui correspondent à huit passeports différents. Le premier présenté par la Commission a été délivré pour une durée de deux ans. Soit du 13 novembre 1986 au 7 décembre 1988. Une durée de deux ans. Son numéro est le 81124649. .
Le deuxième passeport, inscrit au numéro 81124649, a été délivré le 27 juin 1981 et a expiré le 30 Août 1993. La durée est donc de douze ans. Une histoire abracadabrante. De nombreuses hypothèses furent émises sur ce cas précis. La plus courante : « M. Martelly avait peut-être bénéficié d’une dérogation vu que depuis cette date la validité d’un passeport haïtien est toujours de cinq ans. »Aucun spécialiste n’est venu étayer cette thèse. Les organismes qui ont émis ces documents n’étaient peut-être pas au courant des lois haïtiennes traitant de l’émission des passeports. .
Les regards sont donc tournés vers le service de l’Immigration et de l’Émigration qui délivrent ces documents. Le troisième passeport numéroté 81124649, délivré le 5 avril 1994, a expiré le 9 septembre 1999. Le quatrième, FL 97 E 373, émis le 23 avril 1997 a, quant à lui, expiré le 22 avril 2002. Le cinquième, FL 97 E 373, émis le 14 mai 1998 a expiré le 22 avril 2002. Le sixième, FL 00 A 650, émis le 27 janvier 2000 et a expiré le 26 janvier 2005. Ces quatre ne souffriraient pas de contestation. Le huitième, FL 15 73103, émis le 17 janvier 2007, a expiré le 18 janvier 2012. .
L’attention a été attirée sur le septième passeport qui, bizarrement comporte 33 pages au lieu de 32. Son numéro est le FL 30 093. Ce passeport comporte deux numéros. L’autre qui est troué est le R 04 61 802. De nombreuses ratures ont également été trouvées sur ce passeport qui entretient à lui tout seul les suspicions sur la multiple nationalité du chef de l’État. Par ailleurs, avance-t-on, le Président a effectué des voyages aux États-Unis sans qu’aucun passeport ne les mentionne. .
Un seul État dans un seul pays. Des mots pleins de sens pour les nationalistes d’antan. Cependant, au regard des passeports présentés par le président de la République, il y aurait lieu de s’inquiéter. L’administration publique est elle une ? Y a-t-il d’autres organes compétents pour prendre des décisions qui concernent la souveraineté nationale ? Au Sénat de donner la réponse.
Lionel Edouard
doulion29@yahoo.fr
Source: Le Matin

http://www.radiotelevisioncaraibes.com/nouvelles/haiti/haiti_et_ses_passeports_qui_causent_des_degats.html

Embassy Row: Haiti President, an American?

By James Morrison The Washington Times

The U.S. ambassador to Haiti has been drawn into a controversy over whether President Michel Martelly, a former pop singer in Miami, is a U.S. citizen and ineligible to hold the office he won last year.
Ambassador Kenneth H. Merten insists that Mr. Martelly is not an American citizen and does not have a U.S. passport.
But the Haitian legislature is not satisfied with that explanation.
Mr. Merten, a career diplomat, appeared last week with Mr. Martelly at a news conference where the president released his current Haitian passport and seven expired ones.
“President Martelly is not American. He is Haitian,” Mr. Merten said.
The ambassador also has explained that Mr. Martelly turned in his U.S. residency card to the U.S. Embassy in the Haitian capital, Port-au-Prince, before his inauguration in May.
His assurances failed to impress members of a special commission of the Haitian Senate investigating politicians who hold dual citizenship with another country. Three members of Mr. Martelly's government have resigned because they are foreign citizens.
The Haitian constitution prohibits the president from holding dual citizenship and from renouncing his Haitian citizenship, according to news reports from Port-au-Prince.
Sen. Jean-Charles Moise, the commission chairman, called Mr. Martelly’s news conference a “masquerade.”
Sen. Nenel Cassy called on the ambassador to issue a formal statement to the commission on Mr. Martelly’s U.S. immigration status.
A third senator, Anick Francois Joseph, told reporters that he noticed that Mr. Martelly held a U.S. passport when they flew together on an American Airlines flight to Miami from Haiti in November 2007.
The airlines later identified a “Michael Martelly” on the passenger list but no “Michel Martelly.” Haitian news reports said Mr. Martelly often uses “Michael” instead of “Michel” when he travels to the United States.
Before he won the presidency last March, Mr. Martelly was a popular musician in Haiti and Miami. He also owns a house in Palm Beach, Fla.
Source: Washington Times
Embassy Row: Haiti President, an American?
http://www.radiotelevisioncaraibes.com/nouvelles/internationale/haiti_president_an_american.html

Quand l’international se fait complice !

L’immixtion intempestive de la communauté internationale dans toutes les affaires de la République traduit bien l’inconséquence des dirigeants haïtiens. La comédie jouée au Palais national le jeudi 8 mars 2012 et à laquelle s’est prêtée une partie de la communauté internationale témoigne combien les institutions républicaines sont bafouées, méprisées et foulées aux pieds. Elle montre aussi que cette communauté internationale a choisi son camp.

Lors de la cérémonie d’exposition de passeports au Palais national le jeudi 8 mars 2012, la présence de la communauté internationale a été très remarquée. Tous les ténors étaient là. Il s’agissait pourtant d’une affaire interne qui devrait être traitée, selon beaucoup de citoyens, par les institutions républicaines compétentes en la matière. Tel malheureusement n’a pas été le cas. Le président Martelly, pour dissiper les doutes qui planent sur sa nationalité, a choisi de remettre ses documents de voyage à une plateforme de religieux, avec la caution de quelques diplomates étrangers.
D’après le politologue Sauveur Pierre Etienne, « la mise en scène du Palais national », sous les regards complices de l’international, a confirmé le bras de fer qui existe entre les pouvoirs exécutif et législatif. Il s’agit, à son avis, d’une crise institutionnelle qui est en train de se transformer en une crise politique aigüe. Pour Sauveur Pierre Etienne, cette situation traduit non seulement l’incapacité des élites haïtiennes à prendre en charge l’avenir politique de la nation, mais aussi et surtout leur impuissance face à l’effondrement de l’État. Ce qui, de son point de vue, a permis à l’international de s’immiscer librement dans les affaires de la République.
En ce sens, le coordonnateur général de l’Organisation du peuple en lutte (OPL) croit qu’Haïti n’est pas un État souverain. Pour lui, le pays est sous occupation internationale déguisée. Sauf que l’international n’est pas près d’assumer son rôle d’occupant, compte tenu des obligations économiques et politiques que cela entraîne. Voilà pourquoi, estime Sauveur Pierre Etienne, les grands barons de l’international « préfèrent se mettre à couvert », tout en conservant la latitude de tirer les ficelles.

Washington : le maître de la question
« Le Département d’État est impliqué jusqu’au cou dans la mise en scène du Palais national », affirme Sauveur Pierre Etienne. La main de Washington est visible dans cette affaire, s’exclame-t-il, rappelant que la République étoilée a toujours besoin d’un point d’ancrage pour asseoir sa politique. Ainsi, se fondant sur le rôle joué par le Département d’État lors des élections ayant conduit Joseph Michel Martelly au pouvoir, M. Pierre Etienne croit que la communauté internationale est très préoccupée par la situation qui prévaut actuellement en Haïti. Il assimile la démarche de l’international, notamment de Washington, à une échappatoire pour déboucher sur un accord entre les parties en présence dans le but de prévenir le pire.
D’aucuns pensent en effet que la cérémonie de présentation de passeports aurait été concoctée par les autorités américaines. Vingt-quatre heures avant la présentation du chef de l’État, un tête-à-tête aurait eu lieu entre le président Martelly et l’ancien président américain, Bill Clinton. Celui-ci se serait également entretenu avec les présidents des deux chambres du Parlement. En ce sens, nombreux sont ceux qui croient que la déclaration de l’ambassadeur américain en Haïti, M. Kenneth H. Merten, était planifiée. Jean-Robert Simonise, ancien ministre haïtien des Affaires étrangères, intervenant sur les ondes d’une radio de la capitale, croit que Monsieur Merten ne pourrait pas s’arroger le droit de faire une telle déclaration sans le consentement des plus hautes autorités du Département d’État. En fait, si pour certains l’attitude de l’ambassadeur Merten s’apparente à une sorte d’ingérence, pour d’autres, il s’agit d’un scénario élaboré par le président de la République de concert avec Washington. Un scénario qui, de l’avis de sauveur P. Etienne, est émaillé de maladresses et de confusions.
C’est en effet une situation fragile. Délicate. À en croire Sauveur Pierre Etienne, Washington n’acceptera pas de perdre la face. Or, ce dossier est soulevé dans un contexte particulier et les enjeux qui l’entourent sont de taille. C’est d’ailleurs une année électorale aux États-Unis. En ce sens, le leader de l’OPL pense que l’administration Obama doit jouer intelligemment. De ce fait, le Département d’État chercherait à classer ce dossier le plus rapidement possible. Car, selon M. Pierre Etienne, l’affaire pourrait rebondir au cours de la campagne électorale américaine comme un enjeu majeur entre les républicains et les démocrates. Dans ce même ordre d’idée, le politologue a fait référence à un tas d’autres dossiers qui passionnent la presse américaine, notamment la question de la Téléco.
Entre-temps, les palabres continuent un peu partout sur cette affaire. Le dossier évolue de façon sinusoïdale. Il s’agit d’un feuilleton à plusieurs épisodes, sur le dénouement duquel beaucoup s’interrogent. En tout cas, pour prévenir le pire, sauveur Pierre Etienne appelle toutes les forces vives de la nation à « placer les intérêts de la République au-dessus de toute mesquinerie ». Il préconise en outre la mise en place d’un gouvernement d’union national, affranchi de toute complicité de l’international.
Noclès Débréus
nonohaiti2007@yahoo.fr
Source: Le Matin

Commentaire:
Pas besoin d'être politologue ni coordonnateur de parti politique haitien pour comprendre ce qui se joue en Haïti. Ce qui n'est pas dit c'est que le monde traverse une crise économique et financière d'une telle envergure que personne ne dispose de l'argent à jeter par la fenêtre dans des élections avec des candidats qui se valent surtout par leur nullité.
Ce qui reste assez paradoxale chez nous c'est que certains journalistes ou politiciens ou penseurs ne voient l'immixtion de la Communauté Internationale quand ça les arrange. Pourtant une question simple que j'aimerais poser à ceux qui n'hésitent pas à condamner cette immixtion même quand elle est intempestive, serait de leur demander quel pourcentage du budget national est apporté par l'aide de cette communauté internationale? Qui fiance nos élections?

En Haïti même la construction de latrine en 2012 est financée par l'aide extérieure. Alors à quoi sert cette hypocrisie?
DL