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mardi 14 décembre 2010

Haïti - Élections : Jude Célestin revendique la victoire au premier tour !

14/12/2010 09:07:43.- Afin de permettre à tous les candidats de soumettre leurs recours à l’instance légale du contentieux, avant le décompte final des voix, le Conseil Électoral Provisoire (CEP) a fixé au 13 décembre le début du délai de contestation qui prendre fin Mercredi (72 heures). Philomé Pierre-Noël, Président du Bureau Electoral Départemental (BED) de l’Ouest 1, a confirmé lundi, que les avocats représentant des candidats d’INITE, avaient soumis aux autorités électorales des éléments juridiques remettant en question les résultats des présidentielles et législatives. Ainsi, le candidat Jude Célestin «INITE» et Marie Denise Claude, candidate du parti au Sénat pour le département de l’Ouest, revendiquent tous les deux une victoire au premier tour.
Jude Célestin, qualifié pour le second tour, avec 241,462 voix (22.48%) derrière Mirlande H. Manigat 336,878 voix (31,37%) «Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP)» « revendique une victoire dès le premier tour avec 52 ou 54% des voix exprimées !»
Dans un message radio, Jude Célestin a appelé au respect du vote populaire, déplorant les manifestations violentes de ces derniers jours. Il a assuré que le vote populaire ne sera pas piétiné, et qu’il défendrait ce vote dans le cadre de la loi. Des dispositions ont déjà été prises en ce sens. Appelant ses partisans à rester mobilisés dans le calme dans l’attente du résultat final et d’éviter les provocations.
Jude Célestin va-t-il déposer les preuves de ses fraudes pour expliquer qu’elle sont sous-évaluée? Une des techniques utilisées par INITE et mise à jour... consistait à modifier à la saisie (centre de tabulation) le nombre de votes du Procès Verbal (PV) «INITE» comme l’indique l’exemple reproduit ci-dessous : où 10 votes deviennent 110. Cet exemple est loin d’être un cas isolé, d’autres PV passent ainsi de 11 à 111, de 18 à 118 etc... Ce qui est très préoccupant, c’est que ces résultats ont été validés et entrés dans le système informatique, en total désaccord avec les PV des Bureaux de Vote, ce qui suppose des complicités au centre de tabulation...
Nous ignorons si cette façon de frauder à été utilisée pour les votes au Sénat et à la Présidence, mais le doute existe.
http://www.haitilibre.com/article-1909-haiti-elections-jude-celestin-revendique-la-victoire-au-premier-tour.html

Tractations et manifestations se poursuivent dans le cadre de la crise postélectorale

Aucune manifestation n'a été enregistrée au cours des dernières 72 heures. Les averses intermittentes dues à un front froid ont fait baisser l'ardeur des protestataires. Le directeur du Centre National de Météorologie (CNM), Ronald Semelfort, annonce que les pluies se poursuivront au cours de la journée de mardi. Une reprise timide des activités a été notée hie lundi dans plusieurs grandes villes. Dans la région métropolitaine de Port-au-Prince, le transport en commun, le commerce et certains établissements scolaires ont fonctionné normalement.
Si les averses ont réduit l'ardeur des protestataires en Haïti, les haïtiens de la diaspora semblent vouloir prendre le relais. Environ 600 membres de la communauté haïtienne de Floride ont manifesté leur rejet du processus électoral samedi dernier. A l'initiative de l'organisation Véyé Yo, les manifestants ont réclamé l'annulation du scrutin et le départ du président Préval.
L'ex councilman de North Miami, Jacques Despinosse, est l'un des leaders du mouvement. Dans les prochains jours les haïtiens envisagent de réaliser des sit-in devant les sièges de l'ONU et de l'OEA. Ils critiquent le comportement du chef de la Minustah, Edmond Mulet et du chef de la mission d'observation de l'OEA/ Caricom, Colin Granderson.
Entre temps, le nonce apostolique, Bernardito Oussa, révèle que l'organisation d'une élection avec un seul tour de scrutin est envisagée.
Par ailleurs, l'ancien directeur général du CEP, Jacques Bernard, serait rentré au pays 7 jours après le début de la crise postélectorale. M. Bernard consultant de l'Usaid devrait notamment apporter un appui au Centre de Tabulation des Votes. L'ex directeur général du CEP avait institué ce département lors des joutes de 2006.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=18563

La crise postélectorale se transforme en impasse

Aucune nouvelle proposition n'a été formulée au cours des dernières 72 heures dans le cadre des efforts visant à résoudre la crise postélectorale. Prédite par les dirigeants de plusieurs leaders de l'opposition, dont les dirigeants de l'Alternative, de l'Ucadde et de Libération, la crise postélectorale se transforme en un vaste imbroglio. L'offre de recomptage des votes formulée par l'organisme électoral a été rejetée par les deux candidats Mirlande Manigat et Michel Martelly. La " procédure d'urgence et exceptionnelle de vérification" annoncée jeudi par le CEP n'a pas fait recette dans les rangs de l'opposition. Pour Michel Martelly, il s'agit ni plus ni moins que d'une manipulation. "Nous avons un gros problème avec le recomptage des voix dans la mesure où pas moins de 3.000 procès-verbaux frauduleux ont été ajoutés", a-t-il soutenu précisant que les fraudes ont eu lieu sur instruction du président Préval. Dénonçant un nouveau piège M. Martelly est convaincu que le gouvernement est prêt à tout pour rester au pouvoir.
Arrivée en tête du premier tour, Mirlande Manigat, ne veut pas non plus d'un nouveau comptage des voix. Elle déplore que le CEP n'ait pas indiqué "la procédure envisagée pour une telle opération".
Les principaux observateurs locaux sont également opposés à un recomptage des votes des 3 candidats arrivés en tête du premier tour. Les dirigeants de ces ONG estiment que cette initiative lancée par le Conseil électoral haïtien (CEP), ne répondait pas à l'urgence de la situation. "Toute disposition de ce genre doit faire l'objet d'un dialogue, d'une concertation susceptible de déboucher sur un consensus suffisant, condition indispensable pour aboutir à des résultats acceptés par tous", précisent t-ils.
En outre les observateurs nationaux soutiennent que les vérifications ne peuvent concerner seulement les trois candidats à la présidentielle qui auraient recueilli le plus grand nombre de voix le 28 novembre. "Toutes les contestations doivent être entendues aussi bien pour les législatives que pour les présidentielles", insistent ils.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=18561

Les Etats Unis soutiennent la démarche du CEP

La communauté internationale a apporté son appui à la commission de verification en vue de recomptage des bulletins. C'est ce qu'a annoncé ce lundi l'ambassadeur américain en Haïti, Kenneth Merten. Lors d'une rencontre avec la presse, il a estimé que la formation de cette structure permettra au CEP de faire la lumière sur les derniers résultats du scrutin.
Le diplomate dit condamner les violences et les actes de vandalisme qui ont suivi la publication des résultats dans le pays.
Kenneth Merten indique par ailleurs que les Etats-Unis ne sont pas prêts à appuyer un gouvernement provisoire.
Interrogé sur Les déclarations faites par le sénateur américain Patrick Joseph Leahy concernant une éventuelle annulation du visa des membres du gouvernement haïtien et du CEP, monsieur Merten a fait remarquer que le sénateur est très influent donc que ce sont des déclarations à prendre au sérieux.
Rappelons qu'au lendemain de la publication des résultats préliminaires par le CEP, l'ambassadeur américain avait déclaré que ces résultats étaient incorrects et ne reflétaient pas la volonté exprimée par le peuple haïtien à travers les urnes.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18565

"Les USA ne soutiennent pas l'idée d'un gouvernement provisoire" (diplomate)

Port-Au-Prince - "Les Etats-Unis ne soutiennent pas l'idée d'un gouvernement provisoire en Haïti", a déclaré lundi l'ambassadeur américain à Port-au-Prince Kenneth Merten alors que les autorités haïtiennes peinent à trouver une solution à la crise post-électorale. "La communauté internationale parle d'une seule voix, nous aimerions voir une issue à la crise qui respecte le vote de la population", a indiqué M. Merten en notant que les résultats publiés par le Conseil électoral haïtien ne concordent pas avec ceux fournis par des observateurs des élections.
Des manifestations violentes ont éclaté en Haïti au lendemain de la publication des résultats du premier tour contestés par les partisans du candidat Michel Martelly non qualifié pour le second tour. Le diplomate a condamné ces violences et encouragé les candidats qui veulent contester les résultats à suivre le processus légal.
"Nous encourageons les candidats qui ont des questions et des soucis avec les résultats à suivre le processus décrit dans la loi électorale. Les suggestions d'un gouvernement temporaire, sont en dehors de la Constitution, ce n'est pas quelque chose que nous soutenons", a répété M. Merten à la presse.
"Les contribuables américains qui vont dépenser plus d'un milliard de dollars en Haïti et qui ont apporté cinq millions de dollars pour les élections aimeraient s'assurer d'avoir participé à un processus transparent qui reflète la volonté du peuple haïtien", a soutenu l'amabassadeur.
"L'essentiel pour nous c'est de faire la lumière sur le vote car il y a des gens aux Etats-Unis qui souffrent pour promouvoir la démocratie en Haïti, nous avons toujours été aux côtés des gens qui veulent que les droits du peuple haïtien soient respectés", a-t-il conclu.
http://www.portalangop.co.ao/motix/fr_fr/noticias/internacional/2010/11/50/Les-USA-soutiennent-pas-idee-gouvernement-provisoire-diplomate,83030341-7605-49b1-aea4-7d9cb4967189.html

Aider Haïti: et comment?

Publié le 14 décembre 2010 à 05h00

Pierre Jury, Le Droit
Les tensions importantes qui déchirent Haïti ont inévitablement marqué le sommet tripartite des ministres des Affaires étrangères tenu au Moulin de Wakefield, hier.
Le Canadien Lawrence Cannon, la Mexicaine Patricia Espinosa et la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton s'étaient donné rendez-vous pour discuter de thèmes communs à leurs trois pays : énergie, frontières, commerce. Mais pendant la conférence de presse qui a suivi la rencontre, le thème de la Perle des Antilles s'est dressé comme le sujet de l'heure, du moins pour le Canada et les États-Unis.
Les Canadiens s'intéressent à Haïti pour des raisons démographiques, culturelles et linguistiques. À cause du français en partage et de notre tradition d'ouverture, des dizaines de milliers de Haïtiens sont venus s'installer parmi nous au cours des cinq dernières décennies, souvent pour échapper à la succession de régimes politiques qui ont marqué le pays avant et depuis « Papa Doc », François Duvalier. Leur pays natal nous interpelle. Ces Néo-Canadiens se sont intégrés et s'illustrent dans notre cinéma, notre littérature, etc., jusqu'à Rideau Hall même, avec l'ex-gouverneure générale Michaëlle Jean. Plus récemment, des soldats et des policiers canadiens sont souvent intervenus lors de missions humanitaires. Haïti est proche de notre coeur et la litanie des problèmes que le sort leur a jetés et que leur désordre leur a amenés nous émeut tous.
Les États-Unis s'intéressent à Haïti pour des raisons géographiques, politiques, commerciales et, de plus en plus, démographiques. Des centaines de milliers d'Haïtiens ont trouvé refuge au pays de l'Oncle Sam, beaucoup dans les États de New York et de la Floride, à quelques kilomètres à peine des côtes haïtiennes. Les Américains souhaiteraient un régime haïtien plus stable parce qu'ils ont longtemps craint qu'un régime communiste puisse s'y installer comme à Cuba. Ils sont aussi, et de très loin, le plus important partenaire économique de Haïti (85 % des échanges).
Les pays riches investissent quelque 250 millions $ par année à Haïti. Cela n'inclut pas les efforts supplémentaires et exceptionnels qui ont été consentis à la suite de tremblement de terre du 12 janvier 2010, ou de la récente épidémie de choléra.
Bref, tout le monde souhaite plein de bonnes choses pour Haïti.
Mais la toute récente élection présidentielle, tenue le mois dernier malgré l'état de désorganisation qui marque encore ce pays en reconstruction, a illustré les énormes défis qui attendent Haïti et les tout aussi énormes limites qui handicapent l'aide internationale. Dans cette élection à deux tours, il était impératif de finir premier ou deuxième. Avec trois favoris, Mirlande Manigat, Michel Martelly et Jude Célestin et un processus électoral encore difficile, le camp de l'exclus était dû pour se sentir floué. C'est ce qui est arrivé chez les supporters de M. Martelly, que plusieurs disaient en avance dans les derniers jours avant le vote du 28 novembre dernier. Des accusations de magouillage électoral vont jusqu'à remettre en question le résultat de la présidentielle, laissant entendre que les autorités derrière M. Célestin, le candidat favori du président sortant René Préval, auraient réussi à trafiquer le dépouillement des urnes.
Haïti n'avait pas besoin d'une autre crise, de leadership celle-là. Le pays n'a pas de temps à perdre dans l'attentisme d'un résultat fiable mais la pauvreté de Haïti ne rend pas sa présidence moins attirante.
Les pays qui aident Haïti, et les pays qui observent Haïti, reconnaissent les limites de la fragile démocratie du plus pauvre pays des Amériques. Nous avons constaté, entre autres en Irak, les limites de l'impérialisme américain qui souhaitait répandre les principes démocratiques. Nous ne pouvons imposer nos valeurs à ceux qui n'en veulent pas, même si elles nous ont été profitables.
Dans le cas de Haïti, la « tradition » démocratique n'est pas à inculquer puisqu'elle est présente depuis au moins trois bonnes décennies. Mais elle ne s'exprime pas facilement. Il est difficile pour nous, citoyens de démocraties occidentales, d'imaginer comment un pays aussi ravagé peut s'exprimer collectivement. Justement, cette voix est contestée. Une chose demeure : ce n'est ni aux Américains, ni aux Mexicains ni aux Canadiens de dire aux Haïtiens qui doit diriger leur pays, et comment. Poser des conditions à notre aide - un sénateur américain a même suggéré la suspension de l'aide des États-Unis - ne fait rien pour appuyer les populations au sol non plus.
http://www.cyberpresse.ca/le-droit/opinions/editoriaux/pierre-jury/201012/13/01-4352046-aider-haiti-et-comment.php

Canada...L'opposition veut envoyer des militaires en Haïti

Ottawa - L'opposition canadienne a demandé lundi qu'un débat d'urgence sur la situation en Haïti se tienne au parlement pour évoquer l'envoi éventuel de militaires sur place afin de stabiliser le pays et l'aider à gérer l'épidémie de choléra.
Le député libéral Denis Coderre a indiqué à l'AFP qu'il souhaitait que les militaires canadiens envoyés en Haïti après le séisme dévastateur du 12 janvier soient de nouveau déployés sur place pour aider les autorités locales.
L'opposition canadienne souhaite aussi qu'un envoyé extraordinaire du Canada soit dépêché sur place et que l'aide en direction du pays des Caraïbes soit augmentée.
Washington et Ottawa ont appelé lundi les autorités haïtiennes à assumer "leurs responsabilités" et à faire plus en matière de reconstruction du pays au cours d'une rencontre entre les chefs de la diplomatie américain, canadien et mexicain.
http://www.portalangop.co.ao/motix/fr_fr/noticias/internacional/2010/11/50/opposition-veut-envoyer-des-militaires-Haiti,530d13b7-22bd-4784-a820-b38f18538f22.html

Haïti : la communauté internationale appelle à la responsabilité des candidats après les violences

2010-12-14 08:38:11 xinhua La communauté internationale a appelé dimanche tous les candidats aux élections en Haïti à faire preuve de responsabilité après que les autorités ont fixé un délai de trois jours pour soumettre un recours sur le déroulement des élections générales du 28 novembre dernier.
La communauté internationale exhorte " tous les candidats à être à la hauteur de leurs responsabilités et à demander à leurs partisans de s'abstenir de tout recours à la violence, dont l'unique victime est l'ensemble du peuple haïtien", ont déclaré dimanche dans un communiqué de presse conjoint les ambassadeurs en Haïti de l'Allemagne, du Brésil, du Canada, de l'Espagne, des Etats-Unis, de la France, des Nations Unies, de l'Organisations des Etats américains (OEA) et de l'Union Européenne, selon un communiqué publié lundi à New York.
"La communauté internationale prend note de la décision du Conseil électoral provisoire de fixer le délai de contestation de 72 heures du lundi 13 décembre au mercredi 15 décembre 2010, pour permettre à tous les candidats de soumettre leurs recours à l'instance légale du contentieux, avant le décompte final des voix", ont-ils ajouté dans leur déclaration. 
La communauté internationale encourage "l'exploitation de toutes les voies légales pour faire avancer un processus électoral crédible afin de garantir que les résultats définitifs reflètent pleinement la volonté des électeurs haïtiens, dans la transparence et le respect de la constitution. Elle réitère son invitation à tous les candidats à utiliser les procédures de recours légaux mises à leur disposition par la loi électorale".
Les ambassadeurs ont également pris note de la proposition de la mise en place d'une Commission spéciale de vérification par le Conseil électoral provisoire. Ils ont déploré les actes de violence qui ont notamment " paralysé l'activité économique, empêché les écoliers et étudiants de poursuivre leurs cours et, plus tragiquement, entravé l'accès aux soins pour les malades du choléra " et ont appelé " instamment tous les acteurs politiques et étatiques à tout mettre en oeuvre pour avancer la reconstruction et pour permettre aux personnels de santé et aux acteurs humanitaires haïtiens et internationaux de continuer en toute sécurité à fournir la réponse vitale à l'épidémie de choléra".
"Des milliers de personnes en ont urgemment besoin", concluent les ambassadeurs.
Selon la presse, l'ex-première dame Mirlande Manigat a obtenu 31,30 % des voix, et le candidat du pouvoir Jude Célestin a réuni 22,48 % des suffrages.
Le chanteur populaire Michel Martelly est arrivé en troisième position, juste derrière Jude Célestin, qui le devance de 6.845 voix seulement. Le second tour de l'élection présidentielle en Haïti doit avoir lieu le 16 janvier.
http://french.cri.cn/781/2010/12/14/302s234493.htm
Commentaires:
Qui rappellera a  la Communauté internationale qu'elle est surtout la principale responsable de cette situation ?

Cannon persiste et signe

Agence QMI Dominique La Haye
13/12/2010 22h04
OTTAWA — Le ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, persiste et signe : le Canada n’a pas l’intention d’intervenir dans le processus électoral des présidentielles en Haïti, malgré la situation politique houleuse que traverse le pays.
Le ministre Cannon a réitéré la position de son gouvernement à l’occasion d’un débat d’urgence sur la situation en Haïti qui s’est tenu lundi soir, aux Communes, à la demande du député libéral de Bourassa, Denis Coderre.
«Ni le Canada, ni même toute la communauté internationale ne peuvent régler tous les problèmes d’Haïti et je dis franchement à nos amis haïtiens, il vous appartient d’élire un gouvernement démocratique, efficace et intègre», a-t-il soutenu en Chambre.
Cette déclaration est conforme à celle qu’il a faite en début de journée, à l’issue d’une rencontre tripartite à Wakefield au Québec avec son homologue mexicaine Patricia Espinosa et la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton.
Tout en voulant respecter la «souveraineté» d’Haïti, le ministre a tout de même envoyé un message clair aux politiciens du pays. «Nous verrons au cours des prochains jours si ces acteurs politiques seront à la hauteur de leurs responsabilités», a-t-il déclaré.
Le ministre a aussi coupé court à une proposition de M. Coderre qui suggère que le second tour de scrutin prévu le 16 janvier prochain soit considéré comme un premier tour à majorité simple. Plusieurs contestent en effet les récents résultats provisoires de l’élection présidentielle du 28 novembre dernier, donnant lieu à de vives manifestations.
«Magouille en français et puis en créole, ça veut dire exactement la même chose, fait remarquer le député libéral. Les gens n’ont pas confiance au système et se demandent comment ils vont recompter des boîtes quand ils savent qu’elles ont déjà été remplies», a-t-il dit.
Le député a aussi demandé lors du débat d’urgence que le Canada déploie un envoyé spécial en Haïti pour faire le pont entre les différents intervenants et ministères impliqués.
Il exige aussi qu’Ottawa envoie l’Équipe d'intervention en cas de catastrophe (DART) pour s’occuper de l’épidémie du choléra.
http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2010/12/20101213-220417.html

Haïti ou la géopolitique du choléra

Jérôme Larché 14/12/2010
Pour le médecin Jérôme Larché, les enjeux géopolitiques liés à la propagation du choléra en Haïti sont tout aussi importants que les risques sanitaires encourus par la population.

A l’heure où l’on décompte aujourd’hui en Haïti plus de 2.100 morts et près de 140.000 personnes atteintes par le choléra, les conclusions du Pr. Piarroux, corroborées par une étude américaine récente parue dans le New England Journal of Medicine, mettent en évidence l’origine asiatique de la souche de choléra responsable de cette épidémie.
Officiellement débutée dans le département de l’Aribonite, elle atteint aujourd’hui l’ensemble du pays et l’Organisation Mondiale de la Santé estime qu’elle devrait provoquer au moins 400.000 cas dans les trois prochains mois. Au-delà des difficultés logistiques et organisationnelles de cette prise en charge par les autorités sanitaires haïtiennes et les ONG médicales présentes en Haïti, ce nouvel éclairage vient pointer la responsabilité potentielle, bien qu’accidentelle, des soldats de la MINUSTAH, et notamment ceux d’origine népalaise.

Epidémie de choléra à Katmandou
En effet, le séquençage génétique des souches de vibrion cholérique de patients haïtiens montrent des relations étroites avec les souches de type El Tor O1, isolées au Bangladesh lors des épidémies de 2002 et 2008. De plus, comme l’indique Renaud Piarroux dans son rapport, une épidémie de choléra sévissait à Katmandou (Népal) à l'époque où sont arrivés les contingents népalais du bataillon de la MINUSTAH.
Si le gouvernement français ne veut, pour l’instant, pas se prononcer sur les conclusions de celui qu’elle avait mandaté pour faire la lumière sur l’origine de cette grave épidémie, c’est parce qu’il a saisi les évidentes implications géopolitiques qui allaient en découler. Celles-ci risquent en effet de se montrer aussi dévastatrices que l’épidémie elle-même, pas pour les haïtiens mais pour les Nations Unies et la communauté internationale.
Des promesses, toujours pas concrétisées
Dans un contexte politique électoral tendu, associé à une situation humanitaire critique pour de nombreuses personnes, les promesses de dons des principales puissances économiques restent, pour l’instant… des promesses. En effet, malgré l’appel de 174 millions de dollars lancé par le secrétaire Général des Nations Unies le mois dernier pour mettre en place une réponse effective de lutte contre l’épidémie de choléra, seuls 20% ont été à ce jour financés. Le travail de prise en charge médicale et de sensibilisation, notamment auprès des populations déplacées, mené par les ONG - comme Médecins du Monde ou Médecins sans frontières - et les mouvements de la Croix-Rouge ne saurait suffire à contenir le phénomène dont le risque à moyen terme est l’évolution vers l’installation durable d’une endémie de choléra dans un pays qui est déjà l’un des plus pauvres au monde.
La responsabilité de l’origine épidémique pointant vers les pays d’Asie du Sud, combinée à la passivité d’une communauté internationale, notamment occidentale, peut se révéler un détonateur social et politique extrêmement préoccupant. Comme pour le tremblement de terre qui a fait près de 200.000 morts, cette épidémie de choléra se déroule sur un terrain de grande précarité socio-sanitaire, dans un pays où 80% de la population vit avec moins de 2 dollars par jour et où le taux de mortalité infantile, de 60/1000 naissances, est un des plus élevé au monde. Comme l’a très justement souligné le chercheur allemand, Harald Welzer, "les catastrophes sociales mettent à nu les coulisses de la société et en révèlent les fonctionnements et dysfonctionnements cachés ; elles ouvrent des fenêtres sur la vie souterraine des sociétés […]. Elles font ressortir, en matière d’espérance de vie et de survie, les inégalités normalement amorties par les institutions […]".
Aubaine pour les sociétés militaires privées?
Plus que jamais, Haïti semble désormais incarner le double discours des grandes puissances face aux situations catastrophiques, qu’elles ont parfois provoqué ou tout au moins laissé perdurer. Le discours politique d’affichage, vocal et ambitieux, et celui de l’action, en retrait et sous-financé. Cela, les populations le comprennent et le tolèrent de moins en moins. Il est donc à prévoir que la perception par les Haïtiens de ces puissances économiques, comme des organisations gouvernementales ou non gouvernementales qui y sont associées, devienne de plus en plus négative et que cela engendre des enjeux de sécurité ayant pour conséquence ultime un accès de plus en plus difficile à ces populations aux besoins humanitaires, économiques et sociaux majeurs.
Dans un monde d’interdépendance, globalisé et où l’information se transmet de façon instantanée, il est fort à parier que cet "accident" onusien en Haïti soit le prétexte d’un refus de certains pays au déploiement de casques bleus, voire d’ONG humanitaires, arguant que même le principe de primum non nocere n’est plus respecté.
Il va constituer également un "effet d’aubaine" pour les lobbys de sociétés militaires privés qui, depuis des années, assènent qu’elles seraient en mesure de remplacer plus efficacement les forces de maintien de la paix des Nations Unies sur les terrains de conflits et de post-conflits. La communauté internationale doit donc arrêter la politique de l’autruche en Haïti, assumer ses responsabilités et ses erreurs, impliquer et financer bien plus fortement qu’elle ne le fait aujourd’hui les ONG locales haïtiennes, afin de ne pas laisser le champ libre à une perception négative irréversible qui, à terme, serait au détriment de la population haïtienne et qui ternirait de façon conséquente l’image des Nations Unies, en Haïti mais aussi sur bien d’autres terrains.
Au-delà de ses conséquences sanitaires majeures, cette épidémie de choléra risque donc d’être le déclencheur d’un nouveau séisme d’ordre géopolitique, dont on connait aujourd’hui l’épicentre mais dont, ni l’intensité ni les répliques, ne sont prévisibles.

http://www.youphil.com/fr/article/03249-haiti-ou-la-geopolitique-du-cholera?ypcli=ano

lundi 13 décembre 2010

Haïti: "vérification" controversée pour une élection contestée

De Clarens RENOIS (AFP) – Il y a 5 heures PORT-AU-PRINCE — La "vérification" des résultats contestés de l'élection présidentielle en Haïti devait commencer lundi, après plusieurs journées de violences post-électorales, mais l'initiative était dénoncée à l'avance par plusieurs candidats.
Dans la capitale Port-au-Prince, l'activité semblait avoir repris lundi, après les violences des derniers jours qui ont fait au moins cinq morts. Les vendeurs ambulants étaient de retour dans les rues, tandis que commerces et marchés rouvraient. Des véhicules de la mission de l'ONU en Haïti (Minustah) étaient toutefois visibles à certains carrefours.
L'annonce la semaine dernière des résultats du premier tour de l'élection du 28 novembre, selon lesquels l'ancienne Première dame Mirlande Manigat arrivait en tête suivie du candidat du pouvoir, Jude Célestin, ont provoqué la colère des partisans du chanteur populaire Michel Martelly, évincé de justesse du second tour. De violentes manifestations ont suivi.
Face aux accusations de fraude, le Conseil électoral provisoire (CEP) a annoncé jeudi la mise en place d'une procédure d'urgence de vérification des résultats. Une réunion portant sur la formation d'une commission spéciale créée à cet effet devait se tenir en milieu de journée.
Le processus de vérification doit être assuré par cette commission composée du CEP, des candidats à la présidence concernés, d'observateurs nationaux et internationaux ainsi que de partenaires de la communauté internationale.
Mais la procédure, qui concerne uniquement les trois candidats arrivés en tête, a été refusée vendredi par Michel Martelly et Mirlande Manigat, ainsi que par plusieurs organisations non gouvernementales.
Michel Martelly a dénoncé une manipulation en faveur du candidat soutenu par le président sortant René Préval. "Nous avons un gros problème avec le recomptage des voix dans la mesure où pas moins de 3.000 procès verbaux frauduleux ont été ajoutés", a-t-il expliqué à l'AFP. "Cela a été fait sur instruction du président René Préval pour que M. Célestin l'emporte. Il essaye d'installer son homme à la tête du pouvoir".
Mme Manigat avait enfoncé le clou un peu plus tard en annonçant qu'elle ne voulait plus non plus d'un nouveau comptage des voix, le CEP n'ayant pas précisé, selon elle, "la procédure envisagée pour une telle opération". Elle a toutefois indiqué qu'elle demeurait "ouverte à toute initiative pouvant favoriser un dénouement de la crise".
En revanche, les ambassadeurs accrédités dans le pays se sont prononcés pour une vérification des résultats. "La communauté internationale encourage le recours à tous les moyens légaux pour engager une procédure électorale crédible afin de garantir que les résultats définitifs reflètent pleinement la volonté des électeurs haïtiens", affirme un communiqué signé des ambassadeurs du Brésil, d'Espagne, des Etats-Unis, de France, de l'Organisation des Etats américains (OEA) et de l'Union européenne.
Les résultats définitifs du premier tour doivent être annoncés le 20 décembre et le deuxième tour doit être organisé le 16 janvier.
Cette crise politique intervient au moment où le pays, le plus pauvre des Amériques, est exsangue après le séisme du 12 janvier qui a fait 250.000 morts et alors qu'une épidémie de choléra a tué 2.193 personnes depuis la mi-octobre.
Pour venir en aide aux victimes du choléra, la Commission européenne s'est dite lundi prête à débloquer 10 millions d'euros supplémentaires.
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jdX0a7Cgj8tAzGjz0qx3vnzCZawA?docId=CNG.a295cce46e6465a1e2e278864409ca97.561

Haïti dans l'impasse politique

Les candidats qui dénoncent les résultats de la présidentielle sont contre un recompte.

Un groupe de supporteurs de Michel Martelly, arrivé en
troisième position de l'élection, le 8 décembre.
Un calme précaire régnait en Haïti cette fin de semaine après le rejet, par deux des trois candidats en tête de liste de la présidentielle, d'une commission de vérification des procès-verbaux. Celle-ci devait recompter à partir de lundi les résultats publiés par chaque bureau de vote à la suite du premier tour de l'élection tenu le 28 novembre dernier, afin de tirer au clair les allégations de trucage, et apaiser les manifestants qui avaient paralysé Port-au-Prince et plusieurs grandes villes haïtiennes la semaine dernière.
Le candidat Michel Martelly, que les résultats placent en troisième position, a 0,64% de voix du premier tour, considère la mise en place de cette commission illégale et insuffisante. Il a indiqué dans un communiqué que seule l'annulation totale des procès-verbaux et un recompte des bulletins de vote lui seraient satisfaisants. Son rejet est appuyé par Mirlande Manigat, candidate arrivée en tête avec 31,37% des voix, pour qui la procédure de vérification proposée par le conseil électoral est trop floue.
Les diplomates en quête d'un plan B
La commission prévoyait un droit de regard des trois partis politiques en tête de liste, sur le travail de ses 7 membres, issus notamment de groupes d'observateurs haïtiens et internationaux. Mais la commission n'est pas prévue par la loi électorale, et très peu d'information sur son fonctionnement n'a été donnée jusqu'ici. Si l'impasse persiste, elle pourrait replonger le pays dans l'insécurité qui a fait plusieurs morts la semaine passée. De violentes émeutes ont paralysé la capitale et plusieurs villes de province pendant les deux jours et trois nuits qui ont suivi l'annonce des résultats préliminaires. Les supporteurs du chanteur Michel Martelly sont descendus dans la rue pour contester les résultats, et se sont affrontés avec la police et les Casques bleus de la mission onusienne en Haïti.
Selon l'ambassadeur de France en Haïti, Didier Le Bret, des solutions d'urgence auraient déjà été évoquées dans le milieu diplomatique pour éviter que le pays ne sombre dans une crise politique. Notamment trois alternatives auraient été proposées par la conférence épiscopale d'Haïti, qui reviendraient à soit mettre en place un gouvernement technocratique jusqu'à l'organisation d'un nouveau scrutin, soit transformer le second tour prévu le 16 janvier en élection à tour unique où seraient invités tous les candidats. La troisième solution viendrait à inviter le troisième de liste, Michel Martelly, à participer au second tour.
La loi électorale prévoit d'ailleurs un second tour à 3 candidats, si le pourcentage de voix qui le séparent de la deuxième place est négligeable. Bien que cette solution soit déjà populaire dans les rues de Port-au-Prince, elle exclurait les 16 autres candidats.
Des observateurs haïtiens sous la bannière de la société civile s'accordaient ce week-end pour appeler les acteurs politiques à la table de négociation, pour éviter que les émeutes viennent à nouveau paralyser le pays.
http://www.lefigaro.fr/international/2010/12/12/01003-20101212ARTFIG00226-haiti-dans-l-impasse-politique.php

Le Canada aidera à rétablir l’ordre si nécessaire

Agence QMI ...13/12/2010 04h05 MONTRÉAL - Le ministre canadien des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, est prêt à agir, si nécessaire, pour que l’ordre soit rétabli en Haïti, toutefois, cela ne signifie pas l’envoi de nouvelles troupes pour l’instant.

En entrevue à CTV, dimanche matin, M. Cannon, a expliqué que le Canada, à travers l’envoi d’une centaine de soldats et de policiers membres d’une équipe de sécurité dirigée par l’ONU, travaille déjà à maintenir l’ordre en Haïti.
«Nous sommes actifs dans ce pays, a indiqué le ministre. On continue de travailler à le rebâtir, et à le sécuriser. Y aura-t-il des demandes afin que nous envoyions plus de troupes? Je ne crois pas. J’ai obtenu l’assurance de la part des autorités en place que l’ordre allait être maintenu et au moment où on se parle, c’est ce qui se passe.»
Des irrégularités dans le scrutin haïtien, en plus de la mise à l’écart du candidat Michel Martelly, très populaire, ont plongé les rues de Port-au-Prince dans le chaos.
«J’ai discuté récemment avec René Préval (président sortant d’Haïti), a expliqué Lawrence Cannon. Je lui ai parlé de nos inquiétudes face au dernier scrutin, il m’a assuré que des outils seraient mis en place pour corriger la situation.»
Le ministre a aussi précisé que le Canada a offert sa collaboration afin d’aider au bon déroulement du processus électoral en Haïti.
http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2010/12/20101213-040525.html

Haïti: 10 millions d'euros disponibles pour lutter contre le choléra

BRUXELLES - La Commission européenne a annoncé lundi qu'elle était prête à débloquer 10 millions d'euros supplémentaires pour venir en aide aux victimes de l'épidémie de choléra qui sévit en Haïti depuis la mi-octobre. "Cet argent, qui va s'ajouter aux 12 millions d'euros déjà dégagés par la Commission européenne, sera disponible dès que les ONG partenaires sur le terrain seront prêtes à absorber cette somme", a dit la commissaire chargée de l'aide humanitaire d'urgence, Kristalina Georgieva.
Les violences qui ont suivi les résultats contestés du premier tour de la présidentielle ont entravé le bon fonctionnement de l'aide sur le terrain, a déploré Mme Georgieva.
"Pour vaincre le choléra, les travailleurs humanitaires et les victimes ont besoin de paix", a-t-elle dit. "Si la violence persiste, l'épidémie de choléra pourrait échapper à tout contrôle", a-t-elle mis en garde.
Selon le dernier bilan disponible, le choléra a touché 93.222 personnes en Haïti et fait 2.120 morts dans le pays déjà dévasté par le tremblement de terre du 12 janvier (plus de 250.000 morts, 1,3 million de sinistrés).
Les dix départements du pays et la capitale Port-au-Prince ont fait état de cas confirmés de choléra et la maladie très contagieuse continue de se répandre rapidement.
Selon l'Organisation panaméricaine de la santé (OPS), branche de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), il pourrait y avoir jusqu'à 400.000 cas de choléra au cours des douze prochains mois, dont la moitié au cours des seuls trois prochains mois.
http://www.romandie.com/ats/news/101213114852.2p62ccu5.asp
Commentaires:
S.O.S pour l'Ile à Vache dans le Sud d'Haïti. Nous avons reçu des informations qui décrivent une situation désespérante dans cette localité du Sud du pays. Les autorités et les ONG devraient y aller faire un tour pour donner un coup de main à Soeur Flora Blanchet

Les malades du choléra victimes de la crise politique

Mise à jour le lundi 13 décembre 2010.-  Les violences qui ont suivi le dévoilement des résultats du premier tour de l'élection présidentielle en Haïti ont considérablement ralenti les opérations pour contrer l'épidémie de choléra.
Selon Sophie Chavanel, coordonnatrice de la Croix-Rouge canadienne, plusieurs organisations humanitaires ont été obligées de maintenir leurs membres confinés à leur résidence pour des raisons de sécurité.
Les nombreux barrages érigés par des partisans et des militants mécontents ont empêché les équipes de soin de circuler librement.
Plusieurs malades atteints du choléra n'ont pu se rendre dans les centres de traitements. Plusieurs sont morts chez eux ou dans la rue et leurs corps ont été laissés sur place par crainte de contagion.
Les quelques médecins, infirmiers et ambulanciers, qui ont réussi à sortir, ont poursuivi leurs activités dans des conditions difficiles.
La Croix-Rouge canadienne, qui dispose d'un centre de traitement du choléra et d'un poste d'observation à Port-au-Prince, tente de déployer un nouvel hôpital de campagne, mais les conditions sécuritaires compliquent les opérations.
Ottawa offre sa participation pour le recomptage des votes
Le ministre canadien des Affaires étrangères a offert l'aide du Canada pour le recomptage des votes du premier tour de la présidentielle du 28 novembre.
En entrevue à CTV, le ministre Lawrence Cannon a expliqué qu'il souhaitait la mise en place d'un comité international mixte qui superviserait les opérations.
Le ministre canadien des Affaires étrangères a également fait savoir qu'il s'était entretenu avec le président sortant René Préval et son premier ministre Jean-Max Bellerive des préoccupations canadiennes sur des « irrégularités » constatées durant le scrutin.
Les ambassadeurs veulent une vérification des résultats
Les ambassadeurs accrédités en Haïti ont aussi plaidé en faveur d'une vérification des résultats du premier tour de l'élection.
« La communauté internationale encourage le recours à tous les moyens légaux pour engager une procédure électorale crédible afin de garantir que les résultats définitifs reflètent pleinement la volonté des électeurs haïtiens », affirment les ambassadeurs dans un communiqué conjoint.
Les ambassadeurs appuient la création d'une commission spéciale de vérification des résultats. Une réunion doit avoir lieu lundi sur cette question.
Également, le communiqué « exhorte tous les candidats [à] demander à leurs partisans de s'abstenir de recourir à la violence ».
Le document a été signé par les ambassadeurs du Brésil, d'Espagne, des États-Unis, de France, de l'Organisation des États américains (OEA) et de l'Union européenne.
Les résultats préliminaires du premier tour ont donné lieu à de violentes manifestations où plusieurs personnes ont trouvé la mort.
Selon ces résultats, l'ex-première dame Mirlande Manigat et le candidat proche du pouvoir Jude Célestin devront se disputer la magistrature du pays.
Mirlande Manigat et Michel Martelly, arrivé en troisième position, se sont déjà prononcés contre le recomptage des voix décidé par le Conseil électoral provisoire haïtien (CEP).
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2010/12/12/006-haiti-canada-recomptage.shtml

Haïti: les ambassadeurs veulent vérifier le scrutin

Publié le 12 décembre 2010 ...Agence France-Presse, Port-au-Prince
Les ambassadeurs accrédités en Haïti ont demandé dimanche aux candidats à la présidentielle du 28 novembre de recourir à «tous les moyens légaux» pour résoudre la crise née de la contestation des résultats et se sont prononcés en faveur de leur vérification.
«La communauté internationale encourage le recours à tous les moyens légaux pour engager une procédure électorale crédible afin de garantir que les résultats définitifs reflètent pleinement la volonté des électeurs haïtiens», affirment les ambassadeurs dans un communiqué conjoint.
Le communiqué est publié à la veille d'une réunion portant sur la formation d'une commission spéciale de vérification des résultats, proposée par le Conseil électoral provisoire (CEP), et les ambassadeurs «invitent tous les acteurs concernés à prendre part au processus menant à l'établissement de la commission».
La communauté internationale «exhorte tous les candidats» à «demander à leurs partisans de s'abstenir de recourir à la violence», indique également le communiqué signé par les ambassadeurs du Brésil, d'Espagne, des Etats-Unis, de France, de l'Organisation des Etats américains (OEA) et de l'Union européenne.
La publication mardi des résultats du premier tour, selon lesquels Mirlande Manigat arrivait en tête suivie du candidat du pouvoir, Jude Célestin, avait provoqué la colère des partisans du chanteur populaire Michel Martelly, également en lice, ainsi évincé du deuxième tour, qui avait dénoncé une «fraude».
De violentes manifestations avaient fait plusieurs morts.
Le CEP avait annoncé jeudi qu'il allait «enclencher une procédure d'urgence et exceptionnelle de vérification» des résultats des trois candidats en tête, procédure refusée vendredi aussi bien par Martelly que par Manigat et par plusieurs ONG.
Dans leur communiqué, les ambassadeurs demandent également aux dirigeants du pays de créer un environnement sûr qui permette l'acheminement de l'aide humanitaire aux milliers de personnes dans le besoin dans un pays exsangue après le séisme du 12 janvier qui a fait 250 000 morts et qui se débat avec une épidémie de choléra qui a tué 2193 personnes depuis la mi-octobre.
Les résultats définitifs du premier tour de la présidentielle doivent être annoncés le 20 décembre et le deuxième tour doit être organisé le 16 janvier.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201012/12/01-4351743-haiti-les-ambassadeurs-veulent-verifier-le-scrutin.php
Commentaires:
Pourquoi les ambassadeurs accrédités en Haïti veulent faire croire que le recomptage des votes permettra un retour au calme en Haïti? Cela aurait voulu dire que les irrégularités ou des fraudes ont pu avoir lieu juste au moment du comptage.
Ce n'est cependant pas ce que les observateurs ont déclaré avant même la publication des résultat de ce scrutin qui a été qualifiè de farce.

Denis Coderre veut un débat sur la situation en Haïti

Publié le 12 décembre 2010...La Presse Canadienne, Montréal
Le député fédéral libéral, Denis Coderre, réclame la tenue d'un débat d'urgence lundi sur la situation en Haïti et qu'un envoyé extraordinaire du Canada y soit nommé.
Le député de Bourassa a déposé vendredi une lettre au président de la Chambre des communes pour lui faire part de ses demandes.
Selon lui, le Canada doit jouer un rôle de premier plan dans ce pays des Antilles, où le sort semble s'acharner. Après un tremblement de terre en janvier, Haïti a été la proie d'une épidémie de choléra.
Les récentes élections, entachées d'irrégularités, ont provoqué la colère de nombreux citoyens, qui se sont rebellés la semaine dernière au moment du dévoilement des résultats du premier tour.
Dans ce climat d'instabilité, les députés fédéraux doivent débattre afin de trouver les façons appropriées pour venir en aide au gouvernement haïtien afin qu'il trouve des solutions aux divers problèmes qui affligent le pays.
Puisque le Canada a participé au financement et à la légitimation du processus électoral, Ottawa doit s'assurer que le scrutin connaisse un dénouement positif, a soutenu Denis Coderre.
Un envoyé extraordinaire pourrait jouer un rôle à la fois politique et diplomatique, a renchéri le député, sans toutefois fournir davantage d'explications sur le mandat qui serait confié à cette personne.
M. Coderre souhaite un débat aux Communes alors que ministre canadien des Affaires étrangères, Laurence Cannon, recevra ses homologues des États-Unis et du Mexique, Hillary Clinton et Patricia Espinosa, lundi, à Wakefield, au Québec. La situation tendue en Haïti devrait être au coeur des discussions.

http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-canadienne/201012/12/01-4351676-denis-coderre-veut-un-debat-sur-la-situation-en-haiti.php

Place Saint-Pierre, Pétionville, métaphore grinçante d’Haïti

Reportage: Ce square des beaux quartiers de Port-au-Prince résume les contradictions d’un pays en crise. Bernard Bridel Pétionville

Photo: Bernard Bridel
13.12.2010
Il s’appelle Benito, Benito Sano. Il est le gardien de la place Saint-Pierre, à Pétionville. Depuis l’angle sud-ouest de cet espace dont le parc coquet est aujourd’hui submergé par des centaines de tentes de rescapés du séisme du 12 janvier, Benito surveille tout. Il voit tout ce qui se passe en contrebas de ce square étagé le long de la route en pente qui arrive de Port-au-Prince vers les beaux quartiers. Normal, depuis plus de dix ans, Benito, qui en a 26, tient un petit kiosque abrité par deux parasols rouges Digicel.
Mais voilà, depuis mardi soir, Benito n’a plus vendu grand-chose. En un clin d’œil, comme souvent en Haïti, la place Saint-Pierre de Pétionville, ou plutôt les rues qui l’encadrent, s’est transformée en zone de guérilla urbaine.
Explosion de colère
Peu après 21 heures, le Conseil électoral provisoire (CEP), dont le siège se trouve au nord-est de la place, un peu en contrebas, avait annoncé les résultats du premier tour de l’élection présidentielle du 28 novembre. Contre toute attente, le favori des habitants du camp de la place Saint-Pierre, le nouveau «messie des déshérités», le chanteur de compas créole Michel Martelly, n’est pas qualifié pour le second tour. Arrivé troisième, derrière Jude Célestin (le candidat du pouvoir) avec moins de 6000 voix d’écart, il n’affrontera pas Mirlande Manigat lors du tour final, le 16 janvier.
Les cris fusent dans le camp poussiéreux dominé au nord-ouest par le commissariat de police de Pétionville. D’abord de joie, à cause d’un malentendu. Puis c’est l’explosion de colère. Elle va durer jusqu’au jeudi soir, quand un bulldozer jaune – denrée rare dans ce pays où il en faudrait des centaines pour dégager les millions de tonnes de gravats du séisme – viendra dégager, dans un enfer de fumée de pneus et d’ordures brûlés, les barricades dressées par les manifestants.
Mais si la circulation reprend timidement vendredi devant chez Benito, rien n’est réglé sur le fond. La colère des petites gens pourrait exploser une nouvelle fois quand le CEP donnera les résultats du «recomptage» des voix. Place Saint-Pierre, comme ailleurs en Haïti. Rien n’étant jamais acquis dans ce pays de la télédjol (la rumeur créole), la situation s’est encore compliquée durant le week-end. Michel Martelly «tete kalé» (boule à zéro, vu son crâne luisant) et Mirlande Manigat ont fait savoir qu’ils ne voulaient plus d’un recomptage. Pour mettre la pression, les «martellystes» ont refait samedi soir un tour place Saint-Pierre, affolant chalands et petits marchands des rues. Sauf Benito.
On se prépare au pire
Chacun se prépare au pire autour de la place. A l’ambassade de Suisse, à l’est, où on hésite à changer les vitres cassées lors de la première vague de colère. Au poste de police, où le commissaire Lacroix est assailli de journalistes demandant si les agents montés sur leur pick-up Toyota laisseront aux casques bleus nigérians le soin de balancer les gaz lacrymogènes. Ou s’ils appelleront en renfort les Brésiliens qui ont fait fort mercredi.
C’est aussi l’inquiétude à l’Hôtel Kinam, situé plein sud et peuplé de gens de presse et de représentants d’ONG. Ainsi que dans le poussiéreux village de tentes, où la rumeur dit que deux bébés sont morts après avoir inhalé le gaz piquant des Cariocas. Pire que le choléra.
Mais on se prépare aussi, un peu plus haut, route de Laboule, où le président René Préval se demande si son poulain Jude Célestin, prétendu ingénieur de l’EPFL, réussira à perpétuer son régime le 16 janvier. Il devrait être fixé le 20 décembre, date limite pour la publication des résultats définitifs du premier tour. Mais d’ici là, la rue et ceux qui l’utilisent pourraient en décider autrement.
Place Saint-Pierre, Pétionville: quelle formidable métaphore d’Haïti, où tout se mélange dans une sarabande grinçante!
http://www.24heures.ch/actu/monde/place-saint-pierre-petionville-metaphore-grincante-haiti-2010-12-12

Haïti, le grand amour de Bill Clinton

Le monde sous la loupe d'Antoine Char

MÉTRO
 12 décembre 2010 20:52
Bill Clinton a deux amours. Hillary, bien sûr, vient en premier. Haïti est sans doute le second. L’ex-président américain et l’actuelle secrétaire d’État se disent d’ailleurs «obsédés» par ce pays, et ce n’est pas uniquement parce qu’ils y ont passé leur lune de miel il y a trente-cinq ans. À la Maison-Blanche, non seulement Clinton vivait au milieu de peintures haïtiennes, mais il avait fait d’Haïti une de ses grandes priorités de politique étrangère.

C’est grâce à lui que Jean-Bertrand Aristide, chassé en 1991, put regagner trois ans plus tard son fauteuil présidentiel à Port-au-Prince. En 1995, Clinton devenait le second président américain à visiter le pays le plus pauvre des Amériques, après Frank­lin D. Roosevelt en 1934. On le voit, si les États-Unis ont envoyé à plusieurs repri­ses leur armée dans l’ex-Perle des Antilles (qu’ils ont par ailleurs occupée militairement de 1915 à 1934), leurs présidents évitaient comme la peste de fouler son sol. Bon an, mal an, Clinton venait, lui, prendre le pouls de ses «frères» haïtiens, frappés par quatre ouragans consécutifs en 2008. L’année suivante, il fut nommé émissaire spécial de l’ONU pour Haïti, avec un salaire annuel d’un dollar.
Depuis, il crie sur tous les toits que cette nation des Ca­raïbes n’est pas «maudite». Il se démène comme il peut pour aider un pays dépourvu de tout, terrassé par le séisme de janvier (250 000 morts) et le choléra (plus de 2 000 décès). Il sermonne les bailleurs de fonds internationaux. Tenez vos promesses! Rien n’y fait. Les milliards ne déferlent pas. Le scénario est le même. À chaque catastrophe naturelle, c’est moins du quart de l’aide promise qui est versée. L’émotion médiatisée ne dure jamais longtemps.
À présent, la première république noire du monde est secouée par un séisme politique grave. Le scrutin présidentiel du mois dernier, qui a coûté une trentaine de millions de dollars alors que plus d’un million d’Haïtiens vivent toujours sous des tentes, a débouché sur une crise électorale aux retombées imprévisibles.
Qui va succéder à René Préval? Son poulain, Jude Célestin, l’ex-première dame, Mirlande Manigat, ou le chanteur Michel Martelly, dit Sweet Micky? Ce dernier demande au président sortant de quitter le pays. S’il le fait, il ne partira sûrement pas avec en poche 80 % de l’aide internationale, com­me Jean-Claude «Baby Doc» Duvalier, en 1986. Au cours des prochains jours, le pays qu’aime tant Bill Clinton va de nouveau compter ses morts.
http://www.journalmetro.com/monde/article/717711--haiti-le-grand-amour-de-bill-clinton

Haïti - Épidémie : Risques d’aggravation du choléra en zone Métropolitaine

12/12/2010.- Le Docteur, Jocelyne Pierre Louis, directrice de la promotion du Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) a déclaré vendredi, craindre dans les prochains jours, une explosion de l’épidémie de choléra, notamment à Port-au-Prince et la région Métropolitaine en raison de l’état d’insalubrité de la ville. Les émeutes post-électorales qui ont éclaté dans plusieurs régions du pays et particulièrement à Port-au-Prince ont plongé la capitale dans un état d’insalubrité majeur. Les détritus des poubelles ont été dispersés dans toute la ville, des matières fécales ont été répandues dans les rues, suite aux renversements de toilettes mobiles, et des milliers de manifestants ont négligés les règles élémentaires d’hygiène, buvant et mangeant sans aucune précaution.
Le docteur Jocelyne Pierre Louis, a fait remarquer que ce sont des conditions idéales pour une explosion de l’épidémie. Soulignant la nécessité de prendre des mesures d’urgence afin d’éviter la catastrophe. Elle a rappelé que les Centres de Traitement de Choléra (CTC) se trouvant dans les hôpitaux de Médecin Sans Frontière (MSF) et à l’Hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti (HUEH) fonctionnent comme d’habitude et demande aux citoyens de s’y rendre très tôt en cas de diarrhée suspecte.
Depuis que l’épidémie de choléra a fait son apparition dans le pays (19 octobre 2010), 97,595 personnes ont été infectées et traitées, 46,749 personnes ont dû être hospitalisées et 2,193 personnes sont décédées. Selon le dernier bilan du MSPP, daté du 6 décembre 2010. Des chiffres important, mais largement sous-estimé par le gouvernement d’après les experts de la santé de l’ONU, qui estiment que ces chiffres pourraient être le double de ceux publié.
PI/ HaïtiLibre
http://www.haitilibre.com/article-1898-haiti-epidemie-risques-d-aggravation-du-cholera-en-zone-metropolitaine.html

dimanche 12 décembre 2010

Haïti: les libéraux réclament un débat d'urgence

Les libéraux de Michael Ignatieff ont réclamé dimanche la tenue d’un débat d’urgence au sujet d'Haïti, parlant d’une «situation extrêmement tendue» dans la perle des Antilles.

«Une vague de violence sévit présentement dans tout le pays et nous nous devons, comme parlementaires responsables, de nous pencher sur le rôle que le Canada doit jouer dans le dénouement de cette crise majeure», a écrit le député Denis Coderre dans une lettre adressée au président de la Chambre des communes.
«Les résultats annoncés à la suite du premier tour de scrutin des élections présidentielles du 7 décembre dernier ont littéralement provoqué une onde de choc dans la population haïtienne, a ajouté le député de Bourassa. Vu le scepticisme exprimé par plusieurs observateurs et experts quant au bon déroulement et à l’étanchéité du processus électoral, il semble évident que la majorité de la population ne croit pas que les résultats annoncés reflètent le vote exprimé.»
M. Coderre a souligné que les problèmes frappant Haïti ne cessent de s’accumuler, citant notamment l’épidémie de choléra, les quelque 1,5 million de sans-abri depuis le séisme dévastateur du 12 janvier 2010 et les problèmes sanitaires et humanitaires qui s’ensuivent.
«Haïti a pratiquement cessé de fonctionner, a indiqué M. Coderre. La violence a malheureusement paralysé l’aide humanitaire et les travailleurs humanitaires ne peuvent même plus quitter leur résidence. Et le nombre toujours grandissant de morts amplifie la situation d’urgence. Nous nous devons de respecter la souveraineté de ce pays, mais nous avons participé au financement et [contribué à légitimer le] processus électoral, ce qui nous amène à accepter la responsabilité de s’assurer du dénouement positif de celui-ci.»
http://fr.canoe.ca/infos/international/haiti/archives/2010/12/20101212-134520.html

Haïti - République Dominicaine : Commission Mixte bilatérale mardi prochain ?

12/12/2010 12:35:25 Le Président Leonel Antonio Fernández, en compagnie du Ministre de la santé publique dominicain, Bautista Rojas, a reçu cette semaine le Premier ministre d'Haïti, Jean Max Bellerive et le Ministre haïtien de la santé publique, le docteur Alex Larsen. Les deux gouvernements ont discuté essentiellement de la lutte contre l’épidémie de choléra qui ravage Haïti.
Depuis que l’épidémie de choléra a fait son apparition en Haïti, (19 octobre 2010), 97,595 personnes ont été infectées et traitées, 46,749 personnes ont dû être hospitalisées et 2,193 personnes sont décédées. Selon le dernier bilan du MSPP, daté du 6 décembre 2010. Des chiffres important, mais largement sous-estimé par le gouvernement d’après les experts de la santé de l’ONU, qui estiment que ces chiffres pourraient être le double de ceux publié.

En République Dominicaine, le premier cas de choléra a été confirmé le mardi 16 novembre. Depuis, 21 autres cas ont été confirmés mais aucun décès. La République Dominicaine a déployée des moyens de prévention considérables auprès de sa population, ainsi qu’un important dispositif de surveillance aux frontières afin de limiter la propagation de cette maladie, qui se limite actuellement qu’à des cas isolés.
« La seule chose qui compte pour nous, c'est de protéger nos voisins, mais pas seulement la République Dominicaine, la maladie a été importée en Haïti, et maintenant nous ne devons pas la réexporter vers d'autres pays » a déclaré le premier Ministre haïtien. « Les autorités haïtiennes et dominicaines, travaillent conjointement à l’installation de Centre de Traitement du Choléra le long de la frontière » a déclaré Jean Max Bellerive.
Le Président Fernández et le Président d’Haïti René Préval, devraient se réunir la semaine prochaine dans le cadre d'une réunion de la Commission mixte bilatérale haïtienne. Il sera question en priorité, mais pas seulement, de la lutte que mènent les deux pays contre l'épidémie de choléra. Bien que prévue pour mardi, la date n’est pas encore confirmée par le gouvernement haïtien.
http://www.haitilibre.com/article-1899-haiti-republique-dominicaine-commission-mixte-bilaterale-mardi-prochain.html

Sarah Palin entame une visite en Haïti

THE ASSOCIATED PRESS

Publié: 11 décembre 2010 16:3
PORT-AU-PRINCE, Haïti - L'ancienne gouverneure de l'Alaska, Sarah Palin, est arrivée en Haïti, une nation appauvrie tentant de venir à bout de violences post-électorales et d'une épidémie de choléra.

Mme Palin est arrivée sur place samedi, en compagnie du révérend Franklin Graham. Les deux font partie d'une mission humanitaire mise sur pied par l'organisme Samaritan's Purse de ce dernier.
La porte-parole du groupe, Roseann Dennery, a indiqué que les détails de l'itinéraire de Mme Palin ne seraient pas publiés, par mesure de sécurité.
La candidate potentielle aux élections présidentielles américaines devrait visiter la capitale haïtienne, Port-au-Prince, et s'arrêter dans des centres de traitement du choléra, et d'autres établissements du groupe caritatif de M. Graham.
Pour sa première étape, Mme Palin a visité un centre d'accueil avec le révérend Graham, dont l'organisation Samaritan's Purse a bâti des maisons temporaires pour les gens jetés à la rue après le tremblement de terre de janvier.
«J'ai vraiment apprécié rencontrer cette communauté, a dit Mme Palin dans une déclaration publiée sur le site web de l'organisation. Ils sont si joyeux. Nous sommes si choyés en Amérique, et nous avons la responsabilité d'aider les moins fortunés.»
Le site Internet a également mise en ligne des photos de Mme Palin tendant la main à des familles haïtiennes et des enfants rassemblés autour d'elle, mais les clichés ont été plus tard retirés de la page web sans explication.
Les médias n'ont pu suivre Mme Palin lors de sa visite, excepté Greta van Susteren du réseau américain Fox News, qui l'accompagnait. Elle a partagé des photos de Mme Palin sur le service de microclavardage Twitter, la montrant en train de se préparer à vraisemblablement donner des cadeaux à des dizaines d'enfants haïtiens assis en rangées, avec des adultes derrières eux.
La visite de Mme Palin survient alors qu'une épidémie de choléra a déjà tué plus de 2000 personnes, et en a affecté plus de 90 000 autres.
Comme si cela n'était pas suffisant, la controversée élection présidentielle a donné lieu à des émeutes et à des violences en lien avec des allégations de fraude. Samedi, les deux principaux candidats électoraux ont rejeté une proposition de recomptage des voix.
http://www.journalmetro.com/monde/article/716960--sarah-palin-entame-une-visite-en-haiti

Haïti: des centaines de jeunes exigent la victoire de Martelly

Publié le 11 décembre 2010 à 19h31

Mis à jour le 11 décembre 2010 à 19h31

Agence France-Presse, Port-au-Prince
Des centaines de jeunes supporteurs du chanteur populaire Michel Martelly, candidat à l'élection présidentielle d'Haïti arrivé en troisième position au premier tour, ont manifesté samedi soir dans les rues de Pétion-ville, banlieue est de la capitale Port-au-Prince, a constaté l'AFP.
«Martelly ou la mort, Martelly est président», ont scandé les manifestants qui dansaient au son d'une musique populaire dans des rues plongées dans l'obscurité pour réclamer la victoire du candidat non qualifié pour un second tour.
Les traditionnels marchands ambulants qui occupent les trottoirs ainsi que les marchés publics se retiraient pour laisser des rues vides alors que des automobilistes affolés se déplaçaient dans toutes les directions dans une panique généralisée.
«Qu'est ce qui se passe, quelle est la nouvelle», demandait un policier arme au poing en suivant les manifestants qui allaient forcer les supermarchés de Pétion-ville à fermer leurs portes.
«Martelly est président, nous le voulons, c'est lui que nous avons choisi», chantait la foule.
«En tant que jeune Haïtien, j'aimerais que Mme Manigat (Mirlande Manigat, la candidate à la présidence arrivée en tête du premier tour) se retire de la course parce que cette affaire va se terminer dans un affrontement entre Martelly et Célestin (Jude Célestin, le candidat du pouvoir)», a averti Junior Métélus, déterminé à défendre son vote pour Martelly «par tous les moyens».
Profitant d'une rencontre avec des professionnels de la santé sur l'épidémie de choléra, le chef de l'état sortant René Préval a lancé samedi un nouvel appel au calme à ses compatriotes.
«Chaque fois qu'il y a des troubles et des manifestations, chaque fois que les routes sont bloquées, c'est le choléra qui se propage davantage», a dit M. Préval.
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/elections-en-haiti/201012/11/01-4351551-haiti-des-centaines-de-jeunes-exigent-la-victoire-de-martelly.php

samedi 11 décembre 2010

MIRLANDE MANIGAT REFUSE LE RECOMPTAGE

Agence France-Presse, Port-au-Prince
Mirlande Manigat, la candidate à la présidence d'Haïti arrivée en tête du premier tour du scrutin, a indiqué vendredi qu'elle ne voulait plus un nouveau comptage des voix proposé par le Conseil électoral haïtien.
La candidate, qui dit avoir pris acte de la proposition du CEP portant sur la vérification des procès-verbaux liés à la présidentielle du 28 novembre 2010, a indiqué ne plus vouloir s'associer à cette opération.
«À l'analyse, il résulte que ce communiqué n'indique ni la date ni l'heure d'une éventuelle invitation des intéressés, ni surtout la procédure envisagée pour une telle opération. Dans ces circonstances, la candidate regrette de ne pouvoir s'associer à une pareille démarche», dit le communiqué signé des avocats de Mme Manigat.
La publication mardi des résultats du premier tour a soulevé la colère des partisans du très populaire chanteur Michel Martelly arrivé en troisième position donc non classé pour un second tour.
Mme Manigat a toutefois indiqué qu'elle «demeure ouverte à toute initiative pouvant favoriser un dénouement de la crise, pourvu que la solution soit empreinte de transparence et de légalité».
De son côté, M. Martelly a également exclu vendredi de participer aux opérations de nouveau comptage des voix, jugeant qu'elles constituaient un «piège».
«Nous avons un gros problème avec le recomptage des voix dans la mesure où pas moins de 3000 procès-verbaux frauduleux ont été ajoutés. Ils n'auraient pas dû être comptés», a déclaré M. Martelly dans un entretien avec l'AFP.
«Je ne veux pas faire partie de ça», a déclaré Martelly. «Ils ont organisé la fraude et je suis convaincu qu'ils sont prêts à tout pour rester au pouvoir. C'est un piège», a-t-il dit.

Haïti: l'espoir d'une résolution de la crise s'amenuise

Publié le 11 décembre 2010 à 12h56
Clarens Renois
Agence France-Presse
La présidentielle haïtienne se dirigeait samedi vers une impasse alors qu'une proposition de recompter les voix du premier tour, censée sortir le pays de la crise, était contestée par plusieurs candidats et par des organisations non gouvernementales.
Six ONG haïtiennes jouant un rôle d'observateurs du scrutin ont estimé samedi que cette initiative, lancée par le Conseil électoral haïtien (CEP), ne répondait pas à l'urgence de la situation.
«Toute disposition de ce genre doit faire l'objet d'un dialogue, d'une concertation susceptible de déboucher sur un consensus suffisant, condition indispensable pour aboutir à des résultats acceptés par tous», affirment ces organisations, parmi lesquelles figure le Conseil national d'observation électorale, financé par l'Union européenne.
Elles estiment en outre que les vérifications ne peuvent concerner seulement les trois candidats à la présidentielle qui auraient recueilli le plus grand nombre de voix le 28 novembre.
«Toutes les contestations doivent être entendues aussi bien pour les législatives que pour les présidentielles», soulignent-elles dans un communiqué.
Le CEP a annoncé jeudi qu'il allait «enclencher une procédure d'urgence et exceptionnelle de vérification» des résultats des trois candidats en tête, après deux jours de manifestations post-électorales dénonçant des fraudes au profit du candidat du pouvoir, Jude Célestin.
Mais cette solution ne satisfait aucun des adversaires de M. Célestin, un proche du président sortant René Préval.
Michel Martelly, chanteur populaire arrivé en troisième position, et par conséquent évincé du deuxième tour, a dénoncé vendredi une manipulation.
«Nous avons un gros problème avec le recomptage des voix dans la mesure où pas moins de 3000 procès-verbaux frauduleux ont été ajoutés», a-t-il déclaré dans un entretien avec l'AFP. «Cela a été fait sur instruction du président Préval pour que M. Célestin l'emporte. Il essaye d'installer son homme à la tête du pouvoir», a affirmé M. Martelly.
«Je ne veux pas faire partie de ça», a déclaré M. Martelly. «Ils ont organisé la fraude et je suis convaincu qu'ils sont prêts à tout pour rester au pouvoir. C'est un piège», a-t-il lâché.
Vendredi soir, la candidate arrivée en tête du premier tour, Mirlande Manigat, a enfoncé le clou en annonçant qu'elle ne voulait plus d'un nouveau comptage des voix, le CEP n'ayant indiqué «ni la date ni l'heure d'une éventuelle invitation des intéressés, ni surtout la procédure envisagée pour une telle opération».
Elle a toutefois indiqué dans un communiqué qu'elle «demeure ouverte à toute initiative pouvant favoriser un dénouement de la crise».
Les résultats définitifs du premier tour doivent être annoncés le 20 décembre et le deuxième tour doit être organisé le 16 janvier.
La publication mardi des résultats du premier tour avait provoqué la colère des partisans de M. Martelly et de violentes manifestations ont fait plusieurs morts.
La situation était plus calme samedi matin dans les rues de Port-au-Prince, où banques, supermarchés et stations-service, fermés depuis mardi, ont rouvert, provoquant de longue files d'attente et des embouteillages.
Cette crise politique intervient au moment où le pays, exsangue après le séisme du 12 janvier qui a fait 250 000 morts, se débat avec une épidémie de choléra qui a tué 2193 personnes depuis la mi-octobre.
Les Haïtiens devaient recevoir ce week-end la visite de la figure de proue des ultra-conservateurs américains, Sarah Palin, qui souhaite constater sur place les besoins du pays.
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/elections-en-haiti/201012/11/01-4351486-haiti-lespoir-dune-resolution-de-la-crise-samenuise.php

Des Américains s'inquiètent de l'introduction du variant sud-asiatique du choléra en Amérique

pour Le Monde.fr 11.12.10
Depuis plus d'un siècle, Haïti n'avait pas connu le choléra. Ce pays, l'un des plus pauvres du monde, a été frappé brutalement en octobre et là où ne l'attendait pas.
Révélées par Le Monde le 5 décembre, les conclusions de l'enquête épidémiologique conduite sur place en novembre par le professeur Renaud Piarroux, spécialiste du choléra (CHU de Marseille) envoyé par le gouvernement français, ont pointé une origine à l'épidémie : le camp du bataillon népalais de la Minustah, les Casques bleus en Haïti. Une épidémie, importée du Népal, a touché les soldats de ce contingent. Leurs excréments, auraient été déversés "en quantités phénoménales" par un sous-traitant haïtien dans le fleuve Artibonite, contaminant l'eau utilisée par la population des localités environnantes et répandant la maladie à une vitesse foudroyante.
Ce scénario a été rejeté par les responsables du bataillon népalais et le rapport du professeur Piarroux a été mis sous le boisseau afin de ne pas perturber le processus électoral en Haïti.
Il est pourtant conforté à présent par une publication scientifique analysant l'origine de la souche en cause dans l'épidémie haïtienne. Une équipe regroupant des scientifiques haïtiens et américains, notamment de la faculté de médecine de Harvard (Boston, Mass.), confirme en effet, dans un article publié jeudi 9 décembre par le New England Journal of Medicine, l'origine asiatique et importée de la souche de vibrion cholérique, la bactérie qui provoque la choléra, à l'origine de l'épidémie touchant Haïti depuis la mi-octobre.
"L'épidémie d'Haïti résulte probablement de l'introduction par l'homme d'une souche de vibrion cholérique provenant d'une source géographique éloignée", écrivent Chen-Shan Chin et ses collègues américains.
Une pandémie de choléra sévit actuellement au niveau mondial – la septième connue dans l'histoire – est responsable annuellement, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), de 3 millions à 5 millions de cas, qui provoquent de 100 000 à 300 000 décès.
Cette pandémie est due à un type de vibrion cholérique baptisé "El Tor o1", apparu pour la première fois en 1961 en Indonésie. Les souches "El Tor o1" qui sévissent de manière permanente en Amérique du Sud et centrale n'avaient jusqu'ici jamais entraîné de choléra sur l'île d'Hispaniola, que se partagent Haïti et la République dominicaine, rappellent les auteurs de l'étude américaine.
De ce fait, les experts ont cherché à déterminer l'origine géographique responsable de l'épidémie qui a déjà fait plus de 2 000 morts en Haïti. Pour cela, ils ont procédé au séquençage du génome des vibrions cholériques retrouvés dans les selles de deux malades haïtiens, de celui d'une souche de "El Tor 01" isolée en 1991 au Pérou lors de son apparition en Amérique latine et de ceux de deux autres souches identifiées en 2002 et en 2008 au Bangladesh (Asie du Sud).
Ils ont également comparé les séquences génétiques obtenues à celles de 23 autres souches. Leur conclusion est claire : "Il existe une étroite relation entre les souches isolées en Haïti et les souches 'El Tor o1' isolées au Bangladesh en 2002 et 2008. Par contraste, l'analyse des variations du génome des prélèvements haïtiens révèle une relation plus distante avec les souches circulant en Amérique latine." De même, ils diffèrent de souches retrouvées en Afrique de l'Est.
Autre point important, les analyses montrent que l'épidémie a bien été provoquée par une souche unique. Les auteurs indiquent que leurs données ne vont pas dans le sens de l'hypothèse selon laquelle la souche haïtienne serait issue de l'environnement aquatique. "De ce fait, il est peu vraisemblable que des événements climatiques soient à l'origine de l'épidémie en Haïti", écrivent-ils, estimant que la détermination exacte de la manière dont la souche sud-asiatique du vibrion cholérique a été introduite en Haïti requiert une enquête épidémiologique.
Ce travail de l'équipe américano-haïtienne complète donc et conforte l'enquête épidémiologique conduite par le professeur Piarroux, en écartant la piste d'une origine locale ou régionale de l'épidémie et en pointant l'Asie du Sud. Dans son rapport, le professeur Piarroux rappelle qu'à l'époque où des soldats du bataillon de la Minustah ont quitté Katmandou (Népal), une épidémie de choléra y sévissait.
Dans leur article du New England Journal of Medicine, Chen-Shan Chin et ses collègues s'inquiètent des conséquences que pourrait avoir, au-delà même des frontières d'Haïti, l'"introduction accidentelle du variant sud-asiatique du vibrion El Tor" dans la région. Plus adaptée à se répandre et plus résistante aux antibiotiques que d'autres, cette souche semble donner des formes plus sévères de choléra. Des caractéristiques qui pourraient, selon les chercheurs, lui faire supplanter le vibrion cholérique "El Tor o1" actuellement installé en Amérique latine.
Paul Benkimoun
http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/12/11/cholera-en-haiti-les-revelations-francaises-confirmees-par-les-americains_1452032_3244.html

Haïti: Paris soutient le recomptage

AFP .- 10/12/2010 La France a apporté son soutien au recomptage des voix du premier tour de l'élection présidentielle par le Conseil électoral haïtien, en demandant que les trois candidats, Mirlande Manigat, Jude Célestin et Michel Martelly, y soient "associés". "La France soutient toute initiative pouvant contribuer au calme et à la sincérité du scrutin", a déclaré lors d'un point-presse régulier le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valero.
Il a rappelé que cette vérification "célère et exceptionnelle", selon les termes de la Commission haïtienne, devait être effectuée en présence d'une commission mixte, incluant les trois premiers candidats en lice, des observateurs et des partenaires de la communauté internationale (OEA et Caricom notamment). "L'association des trois premiers candidats à cette procédure est essentielle", a insisté M. Valero.
Selon les résultats préliminaires, un deuxième tour devrait opposer Mirlande Manigat, arrivée en tête, et le candidat du pouvoir Jude Célestin. Les partisans du chanteur populaire Michel Martelly, éliminé de justesse du second tour, sont à la tête de manifestations accusant le pouvoir de fraudes électorales au profit de Jude Célestin.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/12/10/97001-20101210FILWWW00518-haiti-paris-soutient-le-recomptage.php
Commentaires:
Le reomptage des votes tiendra-t-il compte des irrégularités a type de bourrages d'urnes évoqués par plusieurs observateurs?
J'ai l'impression que c'est une façon confortable d'accepter et de faire accepter les manoeuvres du conseil electoral provisoire

Haïti : le Conseil de sécurité de l'ONU appelle à mettre fin aux violences post électorales

2010-12-11 10:08:41 cri
Le Conseil de sécurité de l'ONU a appelé vendredi tous les Haïtiens à mettre fin aux violences qui ont éclaté après l'annonce des résultats préliminaires des élections présidentielle et législatives du 28 novembre et s'est dit préoccupé par les accusations de fraude entourant ces élections.
"Les membres du Conseil de sécurité ont exprimé leur profonde inquiétude concernant les incidents violents qui ont suivi l'annonce des résultats préliminaires des élections. Ils ont appelé tous les candidats, leurs partisans, les partis politiques et autres acteurs politiques à rester calmes, à éviter de recourir à la violence ou à d'autres formes de provocation et à résoudre tous les différends électoraux grâce aux mécanismes légaux existants", selon une déclaration à la presse lue par la Présidente du Conseil de sécurité pour le mois décembre, la représentante des Etats-Unis à l'ONU, Susan Rice.
Mme Rice a lu cette déclaration à l'issue de consultations du Conseil au cours desquelles le secrétaire général adjoint des Nations Unies pour les opérations de maintien de la paix, AlainLe Roy, a fait un exposé sur la situation en Haïti.
"Les membres du Conseil de sécurité ont souligné leur préoccupation concernant les accusations de fraude et ont exprimé leur forte détermination à soutenir des élections libres et justes et ont appelé toutes les forces politiques à faire en sorte que le résultat des élections reflète la volonté du peuple", ajoute la déclaration.
Le Conseil de sécurité a également appelé les autorités haïtiennes "à garantir un environnement calme et pacifique" et "la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) à continuer de fournir un soutien crucial dans ce domaine".
Selon la presse, l'ex-Première Dame Mirlande Manigat, qui a obtenu 31,30 % des voix, et le candidat du pouvoir Jude Célestin, qui a réuni 22,48 % des suffrages, s'affronteront au second tour de l'élection présidentielle en Haïti, qui doit avoir lieu le 16 janvier.
Le représentant spécial du secrétaire généralde l'ONU pour Haïti, Edmond Mulet, et son équipe sont en contact étroit avec toutes les parties prenantes en Haïti, a indiqué vendredi le porte-parole du secrétaire général de l'ONU. Lors de ces échanges, le représentant spécial a réitéré la détermination des Nations Unies à soutenir des élections libres et justes qui reflètent la volonté du peuple haïtien. Il a souligné que les résultats annoncés le 7 décembre n'étaient pas définitifs et a appelé tous les candidats à épuiser tous les recours légaux.
http://french.cri.cn/781/2010/12/11/441s234325.htm
Commentaires:
Comme on a l'habitude de dire c'est l'église qui se fout de la charité. Le Conseil de Sécurité de l'ONU a oublié de se rappeler que depuis 2004, régulièrement et chaque année il renouvelle le mandat d'un "truc" qui se fait appeler Mission de l'Onu pour la Stabilisation d'Haïti ou MINUSTAH. La Minustah est et a été un acteur important dans la réalisation de la mascarade qui a engendré la situation de pre-guerre que connait Haïti.
Oui la Minustah avait fait comprendre à L'ONU et avait sûrement influencé l'OEA et l'UE en les fasant croire que "toutes les conditiosn étaient réunies" pour la réalisation de bonnes élections.
Nous avons été nombreux et pas besoin d'avoir des étiquettes d'experts pour comprendre et se convaincre que ni les conditions étaient réunies, ni les élections pouvaient se compter parmi les priorités de la nation.
Aujourd'hui le Conseil de Sécurité de l'ONU exiqge que finissent les violences post electorales. A qui ce message est-il adressé aux haitiens ou aux soldats de la Minustah?
Il faudra que l'on m'explique pourquoi les étrangers qui arrivent en Haïti s'haitiannisent avec une rapidité aussi exceptionnelle!

Haïti sera au coeur des discussions entre Clinton, Cannon et Espinoza

Publié le 10 décembre 2010 à 18h51
La Presse Canadienne, Ottawa
La situation post-électorale instable à Haïti devrait dominer l'ordre du jour d'une rencontre des ministres des Affaires étrangères de l'Amérique du Nord qui se tiendra lundi à Wakefield, au Québec.
Le ministre Lawrence Cannon présidera une très courte rencontre avec ses homologues Hillary Clinton et Patricia Espinosa, respectivement à la tête des diplomaties américaine et mexicaine.
Le troisième voyage de Mme Clinton au Canada cette année survient après une semaine de violences à Haïti, déclenchées par le scrutin présidentiel de dimanche dernier, qui n'a pas produit de clair gagnant.
«Il faut un gouvernement stable car rien ne peut fonctionner sans cela», a indiqué une source gouvernementale bien au fait des enjeux derrière la rencontre de lundi.
«Nous avons une inquiétude: beaucoup d'argent ont été envoyés à Haïti, et nous avons beaucoup de preuves que les sommes ne se rendent pas à bon port parce que plusieurs personnes vivent encore sous des tentes.»
Le ministre canadien des Affaires étrangères a communiqué avec le président haïtien René Préval et le premier ministre Jean-Max Bellerive vendredi, afin de réitérer les inquiétudes du Canada quant à l'instabilité et a plaidé en faveur d'un dépouillage judiciaire rapide des bulletins, selon cette même source.
Plus tôt cette année, au cours d'un sommet tenu à Montréal après le tremblement de terre du 12 janvier 2010, Hillary Clinton avait souligné la nécessité d'une plus grande imputabilité des élus haïtiens, alors que la communauté internationale s'apprêtait à envoyer des milliards de dollars pour la reconstruction de l'île.
Cette rencontre avait ouvert la voie à une conférence internationale tenue au siège des Nations Unies et dans le cadre de laquelle près de 10 milliards $ avaient été promis en aide à long terme. Le gouvernement canadien avait alors annoncé une enveloppe supplémentaire de 400 millions $, qui venait s'ajouter aux 550 millions $ en aide bilatérale déjà prévus au budget fédéral.
Les Haïtiens se préparaient à vivre d'autres épisodes de violence, vendredi, alors que les différents candidats demandaient à leurs partisans de descendre dans les rues après un scrutin entaché par des accusations de fraude.
Des barricades ont été démantelées pendant la nuit de jeudi à vendredi, mais des montagnes de pneus incendiés crachaient leur fumée noire dans certaines parties de la ville et bloquaient le passage des véhicules. Les Haïtiens se sont précipités vers les magasins, ouverts pour la première fois en trois jours, afin de se constituer des provisions.
Des témoins ont affirmé qu'ils avaient vu un homme armé accompagné d'individus portant des vêtements identifiés au nom de Jude Célestin patrouiller à travers un bidonville près du palais national, jeudi, et tirer sur au moins une personne. Une personne a été tuée dans ce secteur, selon les médias locaux.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201012/10/01-4351316-haiti-sera-au-coeur-des-discussions-entre-clinton-cannon-et-espinoza.php

Haïti: le nombre de réfugiés a baissé

AFP .- 10/12/2010 Le nombre de réfugiés vivant dans des camps depuis le séisme du 12 janvier, qui a dévasté une partie d'Haïti, a baissé d'un tiers ces derniers mois, a annoncé aujourd'hui l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).
"Quelque 500.000 personnes déplacées ont désormais quitté les camps", a expliqué une porte-parole de l'OIM, Jemini Pandya, au cours d'un point de presse.
De 1,5 million de personnes pendant l'été, le nombre de déplacés est tombé à un million fin novembre, a-t-elle ajouté, expliquant que la tendance était particulièrement marquée dans les localités suburbaines, comme Leogane, Petite Goave, Gressier, Grand Goave ou encore Jacmel, où la population des camps a été divisée par deux.
Beaucoup de déplacés ont cherché des alternatives aux tentes dans lesquelles ils vivaient jusque-là, en raison des récentes pluies diluviennes qui ont rendu ces abris invivables. Les craintes nées de la récente épidémie de choléra ont également poussé de nombreuses personnes hors des camps, selon l'OIM.
Environ 100.000 personnes ont pu être relogées dans des abris plus confortables, tandis que d'autres sont retournés dans des maisons considérées comme réparables, a ajouté l'organisation dans un communiqué.
"Nous voyons enfin une lumière au bout du tunnel pour les populations touchées par le séisme", a estimé le responsable de la mission de l'OIM en Haïti, Luca Dall'Oglio, cité dans ce communiqué.
Le séisme de magnitude 7, qui a frappé le 12 janvier Port-au-Prince et sa région, a fait plus de 250.000 morts tandis qu'environ 1,9 million d'Haïtiens, soit 15% de la population totale du pays, ont été déplacés.

USA: un sénateur veut suspendre les aides à Haïti à défaut d'élection libre

WASHINGTON - Le patron de la puissante commission judiciaire du Sénat américain a demandé vendredi le gel des aides américaines pour Haïti et un moratoire sur l'attribution de visas aux responsables haïtiens, à défaut d'obtenir la garantie d'élections démocratiques en Haïti. "Comme si Haïti ne faisait pas face à suffisamment de problèmes, maintenant, une fois encore, ceux qui sont au pouvoir essayent de corrompre la volonté du peuple", a déclaré dans un communiqué le démocrate Patrick Leahy, le chef de la commission judiciaire du Sénat.
"Les Etats-Unis se doivent de venir en soutien au droit des Haïtiens à choisir leurs élus librement et justement", a-t-il poursuivi.
"En suspendant les aides directes versées au gouvernement et les visas attribués aux responsables les plus importants et aux membres de leur famille directe, les Etats-Unis enverraient ce message", a-t-il dit.
Cet appel intervient après des manifestations violentes qui ont éclaté en Haïti toute la semaine après l'annonce mardi soir des résultats des élections, sur fonds d'allégations de fraudes électorales.
Interrogé sur la proposition de M. Leahy, le porte-parole du département d'Etat a jugé l'idée "prématurée".
Le Conseil électoral haïtien (CEP) a décidé de recompter les résultats des trois candidats en tête, a souligné Philip Crowley. Or, "il serait prématuré pour les Etats-Unis d'engager ce type d'action avant d'être convaincus que le processus en cours ne fonctionne pas".
http://www.romandie.com/infos/news2/101210214259.ctcvk1jw.asp

Haïti : Paris refuse de s'exprimer sur les origines du choléra

pour Le Monde.fr 11.12.10
La France a envoyé en Haïti "l'un de ses meilleurs spécialistes du choléra en la personne du docteur Piarroux" mais n'a pas de commentaire à faire sur son rapport, tendant à prouver que la maladie a été importée dans l'île par des soldats népalais de l'ONU. (Lire notre décryptage L'hypothèse népalaise se confirme)
Ce rapport, révélé par Le Monde le 4 décembre, et que nous publions aujourd'hui intégralement, a été remis aux autorités haïtiennes et aux responsables de l'ONU, comme l'a indiqué au Monde le ministère des affaires étrangères français, vendredi 10 décembre.
L'épidémie a déjà fait 2 120 morts. "Le docteur Piarroux a fait un rapport sous sa responsabilité personnelle et il n'appartient pas à la ministre de le commenter, précise le cabinet de Michèle Alliot-Marie. L'ONU a ouvert une enquête dont il faut maintenant attendre les résultats."
L'ambassadeur de France en Haïti, Didier Le Bret, avait usé de la même prudence, voire de précautions redoublées, en rendant compte au Quai d'Orsay de l'enquête épidémiologique réalisée en Haïti par le professeur Renaud Piarroux, chef du service de mycologie et de parasitologie de l'hôpital de La Timone, à Marseille.
Dans un télégramme diplomatique envoyé le 13 novembre, veille du remaniement ministériel qui a vu Mme Alliot-Marie succéder à Bernard Kouchner, télégramme que Le Monde a pu consulter, l'ambassadeur préconisait de s'en tenir à une "version officielle". Ce document la définit ainsi : "La souche est asiatique, mais rien ne permet de penser qu'elle ait été introduite par des éléments du bataillon népalais".
Les conclusions auxquelles parvient un groupe de médecins américains et haïtiens, dont les travaux sont publiés jeudi 9 décembre par le New England Journal of Medecine sont comparables : il existe une relation étroite entre le vibrion du choléra qui sévit en Haïti et celui qui a été isolé au Bangladesh en 2002 et 2008 (El Tor O1). Les auteurs concluent que l'épidémie haïtienne a probablement été importée par l'homme, à partir d'une source distante, mais se gardent de parler des soldats de la Minustah.
L'Organisation mondiale de la santé (OMS), également destinataire du rapport, "prend très au sérieux les recommandations" formulées par le Dr Piarroux, "un expert renommé", a indiqué au Monde Christine Feig, directrice de la communication de l'OMS.
Les conclusions médicales du rapport se sont révélées très utiles sur le terrain pour sauver des vies et prévenir de nouvelles infections, précise-t-elle. L'OMS pense cependant que des conclusions définitives ne peuvent être tirées de cette étude et qu'une enquête épidémiologique plus poussée est nécessaire.
Les raisons de cette prudence généralisée, tout en reconnaissant les compétences de Renaud Piarroux, sont multiples. L'ONU a souhaité protéger ses soldats au plus fort de la polémique sur l'origine du choléra, alors que des affrontements avaient fait deux morts à Cap Haïtien le 15 novembre. Ceux-ci ne sont en rien responsables de cette affaire mais doivent en affronter les conséquences auprès de la population.
De son côté, le gouvernement haïtien a préféré étouffer l'affaire pour ne pas gêner la Minustah dans une période électorale délicate pour le pouvoir. Cette situation s'est encore compliquée depuis le scrutin présidentiel et parlementaire du 28 novembre, occasion de nombreuses fraudes électorales.
Enfin, le docteur Piarroux lui-même s'appuie sur un faisceau de faits concordants pour déterminer l'origine de l'épidémie. Mais il ne possède pas de preuve matérielle permettant une mise en accusation formelle de la Minustah – ce n'était pas l'objet d'une enquête médicale. L'épidémiologue français souligne qu'une enquête judiciaire devrait établir la vérité. Elle lui semble nécessaire pour que les futures missions humanitaires ou du maintien de la paix puissent se dérouler dans de bonnes conditions sanitaires et politiques.
Sur place, les Haïtiens demandent cette vérité. En attendant, ils auront ce week-end la visite très compassionnelle de l'égérie des ultra-conservateurs américains, Sarah Palin, qui accompagne une organisation chrétienne, Samaritan's Purse.
Béatrice Gurrey
http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/12/11/haiti-paris-refuse-de-s-exprimer-sur-les-origines-du-cholera_1452033_3244.html#ens_id=1290927

Haïti - Élections : La violence n’est pas que partisane ou politique...

10/12/2010 13:54:24 Alimentée par un grand nombre de rumeurs, la peur dans la population est palpable. Les haïtiens craignent et se préparent à des affrontements armés dans les prochaines heures ou les prochains jours... Tandis que les candidats lancent des appels au calme à leurs partisans dans la rue.
Des rumeurs de distributions d’armes, d’argents versés à des chef de gang alimentent cette crainte dans la population. D’autant, qu’au delà des manifestations politiques des partisans des candidats, il est évident que ces désordres sociaux, favorisent les activités criminelles nombreuses (saccages de résidences, vol, agression de passants pour demander des rançons, pillages de magasins, meutre etc..) qui n’ont rien de politique et qui ne relèvent d’aucun des candidats qui s’opposent.
Le Conseil Électoral Provisoire (CEP) a annoncé, jeudi après-midi, qu'il allait procéder à une vérification des résultats du premier tour de la présidentielle, ce qui est loin d’avoir fait l’unanimité... Les trois candidats en tête du scrutin sont invités à assister aux opérations, a précisé Gaillot Dorsinvil, le président du CEP. Une annonce qui n'a pas empêché la situation de continuer à se détériorer dans le pays.
Les États-Unis ont de nouveau recommandé à leurs citoyens d'éviter tout voyage non essentiel en Haïti, évoquant la criminalité élevée, l'épidémie de choléra et les troubles sociaux. Pour sa part, le Canada a fermé son ambassade jusqu'à nouvel ordre en raison de la violence post-électorale. Tous les vols au départ et à destination de la capitale sont fortement perturbés ou annulés.
L'ex-commandant de l'organisation paramilitaire le Front de résistance nationale (FRN), Guy Philippe, a publiquement accusé tous les candidats d'avoir triché lors de la présidentielle, avivant encore plus les tensions sur le terrain, bien que ce ne soit pas un fait nouveau, puisque largement constaté et rapporté dans le rapport d’observation préliminaire du Réseau National de Défense de Droits Humains (RNDDH) sur la journée du scrutin du 28 novembre 2010.
Le candidat Michel Martelly, pour sa part, reproche au directeur de la campagne du Candidat Célestin, le sénateur Joseph Lambert, d'être à l’origine des violences.
Dans les circonstances et la confusion qui règne, chacun a intérêt à accuser son adversaire et à le rendre responsable de la crise et des violences. Revêtir ses partisans des T-shirts du parti adverse, est devenu la règle, au point qu’il est difficile sur le terrain de distinguer qui est responsable... d’autant que les malfaiteurs ne se privent pas d’utiliser le même stratagème.
http://www.haitilibre.com/article-1885-haiti-elections-la-violence-n-est-pas-que-partisane-ou-politique.html

Haïti - Élections : Position de la Société Civile sur la proposition du CEP

11/12/2010 08:05:20 Les Organisations engagées dans l’observation électorale constatent avec satisfaction le crédit que le peuple haïtien et les instances qui suivent de près le déroulement des élections accordent à l’observation nationale indépendante. Elles constatent également la vigueur dont fait preuve le peuple haïtien dans la défense de son vote et de l’intégrité du processus électoral.
La détermination de la population haïtienne à défendre ses droits est aujourd’hui manifeste et ne laisse aucun doute à personne. Les organisations signataires estiment que le moment est venu pour passer a la table de négociation, une négociation franche, honnête, qui considère les intérêts de toutes les parties en présence mais aussi et surtout qui prend en compte le bien commun, le bien de notre nation, qui fait face aujourd’hui a des menaces d’une extrême gravité.
Dans ce sens, elles prennent acte du communiqué du Conseil Electoral Provisoire faisant état de la création d’une commission mixte pour la vérification des procès verbaux. Elles estiment toutefois que cette proposition ne suffit pas pour nous conduire à une éventuelle sortie de crise.
D’abord, le CEP ne peut seul décider d’une mesure qui sort du cadre légal. Toute disposition de ce genre doit faire l’objet d’un dialogue, d’une concertation susceptible de déboucher sur un consensus suffisant, condition indispensable pour aboutir à des résultats acceptés par tous et pour une mise en œuvre réussie. La présence des observateurs nationaux est nécessaire dans le cadre de cette concertation. Les candidats et les partis politiques doivent aussi participer à ce dialogue et faire valoir leur point de vue.
Par ailleurs, ces vérifications ne peuvent concerner uniquement les trois candidats à la présidence qui auraient recueilli le plus grand nombre de voix. Toutes les contestations doivent être entendues aussi bien pour les législatives que pour les présidentielles.
Cette vérification doit enfin aller en profondeur et tenir compte de tous les facteurs qui au cours de la journée du scrutin, auraient pu altérer la volonté exprimée par les électeurs.
Tout en présentant leurs sympathies à tous ceux qui d’une façon ou d’ une autre ont été victimes au cours des récentes manifestations, les organisations signataires espèrent vivement que tous ceux qui ont une responsabilité dans ce processus électoral, feront cette fois preuve de sagesse et de patriotisme et sauront placer le bien de la nation au dessus de leurs intérêts personnels.
Signataires :
Conseil National d’Observation Electorale : (CNO)
Initiative de la Société Civile : (ISC)
Conseil Haïtien des Acteurs Non Etatiques (CONHANE)
Réseau National De Défense des Droits Humains (RNDDH)
Centre d’Education, de Recherches et d’actions en Sciences Sociales et pénales (CERESS)
Mouvman Fanm Aktif Kafou (MOFKA)
http://www.haitilibre.com/article-1890-haiti-electionsposition-de-la-societe-civile-sur-la-proposition-du-cep.html
Commentaires:
Que valent ces institutions au sein de la société haïtienne?
Ne seraient-ce pas encore ces théoriciens aux discours décalés par rapport à la réalité haïtienne?