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mardi 11 mai 2010

Importante manifestation anti gouvernementale à Port-au-Prince

La capitale haïtienne a enregistré hier lundi la première manifestation importante de l'opposition dans le cadre du mouvement de protestation contre le président Préval. Plusieurs milliers de personnes selon les organisateurs, avaient pris part à cette manifestation débutée dans des endroits différents. Partis de Saint Jean Bosco, Bel Air et Carrefour feuilles, les manifestants ont défilé dans certains quartiers populeux dont Delmas 2 afin de converger vers le Palais national.
Préval doit partir pour qu'Aristide puisse revenir scandaient les manifestants qui ont réussi a franchir le périmètre de sécurité mis en place aux abords du palais. Les participants à la manifestation ont réclamé le départ du président Préval, le retrait de la loi d'urgence, le retour de Jean Bertrand Aristide et le renvoi du CEP.
Au moment ou les manifestants ont franchi le périmètre de sécurité aux abords du Palais National un accrochage a eu lieu entre forces de l'ordre et manifestants. Des coups de feu ont été tirés et les policiers ont fait usage de gaz lacrymogène pour disperser les manifestants qui faisaient montre de détermination jusqu'à midi 30.
Plusieurs manifestants ont profité de l'occasion pour braquer des riverains et passants. Ces manifestants ont emporté téléphones cellulaires, bijoux et argent a la rue capois et au champ de mars. Plusieurs propriétaires ont dû fermer précipitamment leur entreprises pour éviter les cambrioleurs.
En fin de journée le porte parole de la police, Frantz Lerebours, avait indiqué que 7 personnes pris en flagrant délit de cambriolage ont été appréhendées.
LLM /Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17700
Commentaires:
Verra-t-on revenir les 20.000 marines qui avaient débarqué et foulé le sol d'Haïti le 12 janvier?

Les Haïtiens craignent une dérive autoritaire


Malorie Beauchemin, La Presse (Port-au-Prince) Le Parlement haïtien a mis fin à ses travaux, hier, dans l'incertitude et la contestation. Dans la cacophonie, et sans l'opposition, le Sénat a adopté le critiqué projet de loi qui permet au président René Préval de prolonger son mandat, alors que dans la rue, des milliers d'Haïtiens manifestaient leur mécontentement.
«Préval sait très bien qu'il n'a pas le droit de violer la Constitution. Il voulait finir son mandat, mais il ne peut pas faire n'importe quoi», a lancé Joël Émile, furieux.
Conseiller spécial pour une organisation progressiste, il est venu dénoncer un président qu'il juge «à la solde des Blancs».

«Avec Préval, le chômage a augmenté, et plus de chômage veut dire plus de criminalité, plus de délinquance et plus de criminalité», a-t-il conclu.

Au son de la musique, les enfants ont brandi des affiches à l'effigie de l'ancien président haïtien, exilé depuis le coup d'État de 2004, sur lesquelles on peut lire: «Aristide, nous t'attendons».

«Nous voulons que Jean-Bertrand Aristide soit réadmis au pays, comme simple citoyen, pour qu'il participe à la reconstruction de son pays», explique Jean-Claude Pierre, croisé à quelques jets de pierre du Palais national en ruine, en face de la place du Champ-de-Mars, transformée depuis bientôt quatre mois en un immense camp de déplacés.

Il s'agissait de la plus grande importante manifestation depuis le séisme du 12 janvier, qui a ravagé le pays, tué près de 250 000 morts et laissé plus d'un million de personnes déplacées.

La police nationale haïtienne était aux aguets, et même l'armée américaine surveillait le déroulement des choses du haut des airs, en hélicoptère.

On rapporte quelques coups de feu tirés, tandis que les forces de l'ordre ont quant à elles lancé des gaz lacrymogènes afin de contrôler la foule.

Les opposants au président Préval lui reprochent de ne pas en faire assez depuis la catastrophe, et d'utiliser maintenant la crise pour se maintenir au pouvoir.

Pendant ce temps, au Sénat...

De l'autre côté de la ville, c'est en veston-cravate que les critiques se faisaient entendre. La dernière séance du Sénat haïtien a presque tourné à la foire d'empoigne, l'opposition ayant essayé de bloquer, ou du moins retarder, l'adoption du projet de loi prolongeant le mandat du président, en vain. Ces députés ont claqué la porte en signe de protestation.
Après avoir prolongé pour 18 mois l'état d'urgence décrété après le séisme, qui augmente les pouvoirs du président, les parlementaires ont accepté une prolongation du mandat du chef d'État, s'il était impossible de tenir des élections, comme prévu, en novembre prochain. La Constitution haïtienne prévoit que René Préval doit quitter ses fonctions en février prochain; avec cette modification, il a l'option de rester jusqu'en mai.
Les députés ne seront pas convoqués de nouveau avant la tenue du scrutin : l'opposition y voit une dérive autoritaire, dans un pays trop habitué aux dictatures.
«Pour la quatrième fois, le président Préval n'a pas su ou n'a pas voulu faire des élections à temps. Alors, nous laissons un vide derrière nous, soutient le député indépendant de Pétion Ville, Steven Benoît, farouche opposant au chef d'État. Il n'y a pas de Parlement, alors il n'y a pas de contrôle. À partir de maintenant, il fait ce qu'il veut. C'est dangereux, ça peut déboucher sur un début de dictature.»
«Maintenant il utilise la catastrophe pour rester au pouvoir le plus longtemps possible, ajoute M. Benoît. C'est l'histoire de tous les présidents haïtiens. Mais l'histoire retiendra aussi que chaque fois qu'un président essaie de rester au-delà de son mandat, il y a toujours eu un coup d'État. Il a toujours été obligé de partir, ce qui va arriver à Préval aussi.»
Selon lui, si les parlementaires ne peuvent plus contrôler les décisions du président, la population, elle, «veillera au grain».
«C'est pourquoi aujourd'hui, on a eu un début de manifestations. Ça va durer et le groupe va grossir au fur et à mesure. Il y aura de la violence et on ne sait quoi», conclut-il.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201005/11/01-4279197-les-haitiens-craignent-une-derive-autoritaire.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_seisme-en-haiti_557239_section_POS2

lundi 10 mai 2010

Manifestation contre le maintien au pouvoir de René Préval


Agence France-Presse, Port-au-Prince.
Des affrontements entre policiers et jeunes manifestants ont émaillé lundi des rassemblements organisés dans le centre de Port-au-Prince par plusieurs groupes politiques pour protester contre le maintien du président René Préval au pouvoir, a constaté l'AFP.
Des policiers motorisés ont fait usage de gaz lacrymogène pour disperser des centaines de manifestants qui ont fait tomber des barricades installés par la police haïtienne (PNH) alors qu'il se dirigeaient en direction du palais présidentiel d'Haïti, détruit lors du séisme du 12 janvier.
Des tirs ont été entendus non loin du palais lors du passage de manifestants, sans qu'on sache s'ils ont fait des victimes.
«Les policiers ont beau ouvrir le feu, nous allons manifester chaque jour contre le président Préval qui ne fait rien pour la population», a lancé Réginald Lange, responsable d'une association de victimes du séisme.
Au total, 28 partis et groupes politiques de l'opposition ont appelé leurs partisans à manifester pour exiger le départ du chef de l'État. Selon eux, René Préval cherche à se maintenir au pouvoir au-delà de son mandat.

«En faisant voter une loi sur la prolongation de son mandat jusqu'au 14 mai 2011, Préval se prépare à rester au pouvoir. Personne ne sait quand les élections auront lieu. Nous n'accepterons pas une nouvelle dictature dans le pays», ont déclaré des dirigeants de partis présents à la manifestation.

Le Sénat haïtien a voté lundi l'amendement, déjà approuvé par la chambre, prévoyant que le président Préval reste au pouvoir jusqu'au 14 mai 2011, date prévue pour l'entrée en fonction d'un nouveau président, si les élections n'ont pas lieu d'ici la fin de de l'année.

De nouvelles manifestations sont prévues à Port-au-Prince et des milliers d'Haïtiens défilent chaque jour en province pour réclamer le départ du président Préval
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201005/10/01-4279097-manifestation-contre-le-maintien-au-pouvoir-de-rene-preval.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_seisme-en-haiti_557239_section_POS1

Haïti-Séisme : Une nouvelle configuration dans la zone métropolitaine de la capitale

par Ronald Colbert P-au-P, 08 mai 2010 [AlterPresse] --- Une poussée démographique s’étend progressivement, depuis le séisme du 12 janvier 2010, au nord, au nord-est et à l’est de la capitale Port-au-Prince, avec l’occupation d’espaces physiques pour des habitats et l’implantation de bureaux et de services multiples et divers, constate l’agence en ligne AlterPresse..
Ce déplacement de personnes et d’activités augmente la circulation piétonnière et automobile, créant des bouchons terribles dans les artères empruntées et suscitant de nouveaux besoins (transports publics, marchés publics, alimentation, eau potable, assainissement, santé, écoles, électricité, télécommunications, autres services publics) dans les superficies mentionnées.
Il en résulte une augmentation dans les prix de divers biens, une pression accrue sur l’immobilier, dont les prix d’acquisition et de loyer sont très élevés, voire exagérés, face à une demande de plus en plus forte.
La présence de compagnies et d’organisations internationales, disposant de moyens financiers importants, contribuerait à l’accroissement vertigineux des prix du loyer, depuis 3 mois, en différents points de l’aire métropolitaine de la capitale.
De telles extensions, devenues plus prononcées après le tremblement de terre, ne semblent pas encore provoquer la préoccupation des municipalités concernées, apparemment confinées à la gestion de l’urgence post-séisme.
Elles ne rentrent, malheureusement, dans aucun plan pertinent et concerté d’aménagement urbain, de construction, de reconstruction et de planification d’avenir. Aucun plan, de reconstruction parasismique, n’est encore communiqué à la population.
Les municipalités de Carrefour (au sud de la capitale) et de Croix des Bouquets (au nord-est) ont évoqué l’élaboration et la perspective de plans sectoriels. La municipalité de Pétionville (à l’est) vient de commencer une désaffectation de l’ancien cimetière coincé au coeur de la ville.
Dans l’intervalle, le gouvernement central a décidé d’établir des camps de personnes déplacées dans plusieurs municipalités, comme celles de Cité Soleil (au nord), de Croix des Bouquets (au nord-est) et de Tabarre (nord-est). 1,290 familles, qui vivaient dans un camp à risque à Pétionville (périphérie est) ont été relogées à Corail Cesselesse (Croix-des-Bouquets / nord-est de la capitale), et 512 autres familles à Tabarre (périphérie nord-est), selon la Minustah.
Devant la nouvelle réalité d’utilisation de l’espace, en fonction des menaces sismiques, les réponses apportées se situent (à date) davantage au niveau individuel et de certaines associations et organisations non gouvernementales ainsi que d’organismes internationaux (y compris de la Mission des Nations Unies de stabilisation en Haïti / Minustah et des agences onusiennes). Ce sont justement les personnes, contraintes de se déplacer après le tremblement de terre, qui ont pris, seules, l’initiative de se rendre en différentes villes de province, en guise d’alternative aux nouveaux problèmes issus du 12 janvier 2010.
A noter. toutefois, que le gouvernement a declaré d’utilité publique une grande portion de terrains, situés au nord de Port-au-Prince, sans préciser quelle utilisation en sera faite dans le futur.
Les principales interrogations reposent aujourd’hui sur la normalisation de l’habitat en adéquation avec les conditions sismiques et environnementales, la prévention de l’urbanisation sauvage et de bidonvilles. De tels manquements pourraient, à nouveau, conduire à des catastrophes similaires à celle du 12 janvier 2010.
Rien n’est dit aujourd’hui sur la politique d’emplois qui sera appliquée dans le cadre de la reconstruction annoncée, ni sur les secteurs vers lesquels les emplois seront générés au profit d’une majorité. Partout, dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince, des tonnes de débris jonchent les rues sans aucun calendrier précis pour les enlever et assainir les voies de communication où ils sont entreposés.
Aux questionnements soulevés, les autorités gouvernementales demandent de la patience et avancent qu’il faudra du temps pour revenir à une situation régulière dans la république caribéenne.
Globalement, se côtoient une apparence de laissez-faire (du côté gouvernemental, pendant que des actions administratives, non transparentes et relevant du statu quo, continuent d’avoir cours, presque irrémédiablement) et une détermination individuelle et associative en vue d’une articulation d’un nouveau projet de société, susceptible de permettre de nouvelles formes de vivre ensemble. [rc apr 08/05/2010
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9500

Le senat prêt à analyser la loi sur la prorogation du mandat du président Préval

Les sénateurs plancheront ce lundi sur le projet de la loi électorale laquelle autorise une prorogation de trois mois du mandat du chef de l'Etat haïtien René Préval. Le président du grand corps Kelly Bastien donne l'assurance que les sénateurs ont été régulièrement convoqués pour participer à cette séance ce lundi 10 mai. Certains membres du groupe minoritaire, présents vendredi avaient refusé de participer à la séance arguant qu'ils n'avaient pas été formellement convoqués.
Une dizaine d'élus, n'ayant pas digéré le vote de la loi d'urgence, ont la semaine dernière, introduit une action auprès de la Cour de Cassation afin d'obtenir l'interdiction de cette loi. La Cour de Cassation dispose d'un délai de 30 jours pour se prononcer sur l'inconstitutionnalité de la loi d'urgence.
Le président du sénat n'avait pas voulu faire de commentaires sur la possibilité que le groupe des sénateurs minoritaires ait recours à la politique de la chaise vide. Toutefois vendredi une quinzaine d'élus avaient pris part à une séance spéciale qui a permis d'analyser la conjoncture politique.
Le groupe majoritaire, qui a pu attiré la sympathie d'autres sénateurs, serait en mesure de ratifier le document déjà approuvé par la chambre basse. Contrairement aux députés, 9 des sénateurs élus pour 6 ans en 2006 (exception Roudolph Boulos) bénéficieront eux aussi d'une prorogation de 3 mois de leur mandats.
Le président du sénat, Kelly Bastien, le leader de la majorité, Joseph Lambert, ainsi que deux des chefs de file du groupe minoritaire, Youri Latortue et Evalière Beauplan se retrouvent dans cette catégorie.
LLM /Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17690

La loi HOPE devient HELP

Le congrès américain a approuvé la semaine dernière une nouvelle loi baptisée (HELP), Haiti Economic Lift Program, une extension de la loi HOPE qui vise à favoriser la relance de l'économie haïtienne sérieusement touchée par le séisme du 12 janvier. Le document qui a été présenté au congrès américain, en avril dernier et ratifié au cours de ce mois, prévoit une extension de la loi Hope ( Hemispheric Opportunity Through Partnership Encouragement).
La loi HELP a pour objectif de prolonger jusqu'à 2020, la Loi HOPE I et II votée en 2008. Elle facilite la libre rentrée sur le marché américain des vêtements confectionnés en Haïti.
Selon les responsables de la commission tripartite de mise en œuvre de la loi HOPE, (CTMO-HOPE), l'approbation de cette loi par le congrès représente un signal très fort de l'engagement américain dans l'appui à la reconstruction du pays et aussi pour les investisseurs internationaux.
« Avec cette nouvelle loi, la (CTMO-HOPE) dispose d'un élargissement des avantages et d'un argument extrêmement attractif pour les investisseurs intéressés par l'assemblage », informe la commission dans une note de presse rendue publique.
Elle croit également que cette décision pourrait créer très rapidement des milliers d'emplois, dans l'économie haïtienne et créer une impulsion pour la reconstruction du pays.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17695

Mouvement de protestation contre les dernières décisions prises par le Président Préval.

Des organisations de la société civile et des partis politiques passent à l'offensive contre le pourvoir en place. Plus d'une vingtaine de partis et de regroupements politiques et d'organisations de la société civile appellent à une mobilisation citoyenne contre les dernières décisions prises par le président René Préval.
Ces Plateformes et regroupements dont, l'alternative PLAPH Rasanble Libération et Uccad ont dans une note, protesté contre ce qu'ils appellent, « une succession d'actes inconstitutionnels et attentatoires à l'état de droit et à la démocratie, orchestrée par le pouvoir en place depuis plusieurs mois ».
Ils ont cité en exemple, la loi portant sur la prolongation de l'état d'urgence pour une période de 18 mois.
Les signataires de ce document, invitent les forces vives de la nation à s''unir en vue de constituer une alternative politique capable de refonder véritablement l'état.
En réaction, le gouvernement a lancé une mise en garde aux organisateurs de ces séries de manifestations. Il annonce que La police va garantir l'ordre public et dans le même temps encadrer les manifestants.
Intervenant sur les ondes de Radio Métropole, le secrétaire d'état à la sécurité publique, Aramic Louis a fait remarquer que les organisateurs de ces manifestations sont tenus de respecter l'ordre public et d'éviter des dérapages.
Monsieur Louis conseille aux manifestants de créer un service d'ordre interne dans le but d'empêcher toute infiltration.
Parallèlement à Jacmel, dans le sud' Est, plusieurs secteurs se réclamant de l'opposition, annoncent la poursuite d'une série de mouvements de protestation pour exiger le départ du Président de la République, René Préval.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17694

Les camps de Corail et Tabarre Issa affichent complet

La Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) a annoncé que plus de 7 300 sans abris se sont installés ces dernières semaines dans les nouveaux sites de Corail Cesse Lesse et Tabarre Issa.  Un responsable de l'Organisation internationale des migrations (OIM), Jean-Philippe Chauzy, a indiqué que les déplacés se trouvaient auparavant dans des zones dangereuses au club de golf de Pétion ville et dans la Vallée de Bourdon. Plus de 4.900 personnes ont choisi de quitter le club de golf pour un nouveau site à Corail Cesse lesse, a-t-il ajouté. En outre, près de 2.400 personnes ont déménagé de la Vallée de Bourdon vers un nouveau site à Tabarre Issa.
La semaine dernière de nombreux résidents de Corail Cesse Lesse avaient soutenu que le nouveau site est plus sécure en période pluvieuse.
Le chef de l'Etat haïtien René Préval avait superviséé le processus de relocalisation des sans abris du club de Pétion ville. René Préval avait effectué trois visites à Corail Cesse Lesse et Club de Pétion ville s'entretenant avec les sinistrés autour de leurs besoins.
Le site de Corail Cesse Lesse dispose des infrastructures de base. Les enfants de ce centre d'Hébergement pourront reprendre les activités scolaires grâce à une nouvelle école construite récemment dans la région.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17693

Haïti-Reconstruction: Le gouvernement donne le coup d'envoi du projet de Thomonde-ville

Dans le cadre du processus de décentralisation, lequel représente une priorité de la période d'urgence, le gouvernement haïtien a donné la semaine dernière le coup d'envoi de la construction d'un village moderne à Thomonde. Le Fond de Développement Frontalier (FDF) et la Mairie de Thomonde superviseront la réalisation des travaux de construction des 250 unités de logement qui composeront ce village moderne. Le projet, qui avoisine les 8 millions de dollars, sera réalisé sur 150 hectares de terres.
Outre le gouvernement un groupe de militaire retraités de Tampa (Florida Etats-Unis ) et les gouvernements Israélien et britannique apporteront une contribution financière dans la réalisation du projet. Les militaires retraités de Tampa financent la construction des logements à hauteur de 5 millions de dollars.
Cet ambitieux projet représente un défi important pour le directeur exécutif de la FDF, Max Antoine II et le maire de Thomonde Souverne Delva. Ils annoncent une extension du projet à 500 logement au début de 2011.
Faisant remarquer que Thomonde se situe au centre du département du Plateau Central, M. Souverne Delva assure qu'a la fin du projet de Thomonde-Ville, l'actuel bourg servira de centre commercial et pour l'agriculture.
Des maisons de 2 ou 3 chambres seront construites à Thomonde-ville qui permettra de revaloriser l'agriculture. Le village sera doté de plusieurs terrains de jeux ainsi que des infrastructures de santé et éducatifs.
Le directeur du Fonds de développement frontalier, Max Antoine II, fait remarquer que le projet embrasse l'avenir de la ligne frontalière. Il prévoit la construction d'un terrain de base-ball dans ce village moderne. Cette démarche offrira de nouvelles opportunités aux jeunes haïtiens dans cette discipline sportive pratiquée notamment par les américains et les dominicains.
M. Antoine se réjouit du dynamisme du maire de Thomonde. Il estime que le développement de la ligne frontalière pourrait être plus rapide si tous les maires faisaient preuve d'une même détermination. Le directeur de la FDF promet d'œuvrer au maintien d'un dialogue inter municipal constructif dans la région.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17692

Les députés de la 48 eme législature prêt à partir

La séance en assemblée nationale de ce lundi 10 mai sonnera le glas de la 48 eme législature. Le départ des 98 députés, dont une cinquantaine participaient régulièrement aux séances, causera un disfonctionnement du Parlement qui ne pourra plus légifèrer. Le président du sénat Kelly Bastien assure que le grand corps privé d'une dizaine de membres, ne sera pas en hibernation. Il explique que les pères conscrits pourront exercer leur fonction de contrôle de l'action du gouvernement et participer à la nomination de certains hauts fonctionnaires de l'Etat.
Sur ce dossier Kelly Bastien et Youri Latortue, chef de file du groupe minoritaire, sont du même avis. Le grand corps continuera à fonctionner puisque le sénat siège en permanence.
Dans ce dossier tous sont unanimes à mettre l'accent sur la nécessité de garantir le bon fonctionnement du grand corps.
Récemment le chef de l'Etat René Préval avait attiré l'attention sur le fonctionnement du sénat après le 10 mai. Il avait précisé que le sénat ne pourra pas voter des propositions ou projets de loi pendant l'absence des députés.
Outre de rares exceptions dont Frantz Robert Mondé ( Anse a Veau), les membres de la chambre basse viennent de boucler leur premier mandat de législateur. Ils veulent tous revenir au Parlement comme membre de la 49 eme.
Certains députés dont Steven Benoît, Jonas Coffi, David Geneste et Arcene Dieujuste espèrent décrocher un siège au sénat lors des prochaines joutes.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17691

dimanche 9 mai 2010

Plus que 1.300 soldats US en Haïti

AP.- 09/05/2010 Alors que 22.000 soldats américains étaient présents en Haïti deux semaines après le séisme du 12 janvier, ils ne sont désormais plus que 1.300 aujourd'hui.
Les milliers de soldats de l'opération "réponse unifiée" ont contribué à maintenir la paix, à distribuer des aliments et à donner une sensation de sécurité aux rescapés du séisme qui a causé la mort de 220.000 personnes.
Les ingénieurs de l'armée nord-américaine resteront cependant en Haïti pour prêter main forte aux 1.300.000 réfugiés qui risquent de souffrir des inondations.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/05/09/97001-20100509FILWWW00007-plus-que-1300-soldats-us-en-haiti.php

Haïti: Ottawa lance un appel au secteur privé

Malorie Beauchemin La Presse (Port-au-Prince)
Pour assurer la création d'un «nouvel» Haïti, le ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, lance un appel au secteur privé.
«La participation du secteur privé aux efforts de reconstruction sera essentielle au développement du pays. Le secteur privé va contribuer à l'émergence de la classe moyenne, qui, elle, va fournir des possibilités de développement des petites et moyennes entreprises», a dit le ministre Cannon à l'issue d'une visite de trois jours en Haïti, sa première depuis le séisme du 12 janvier, qui a fait plus de 250 000 morts selon l'ONU.
Et qui dit secteur privé dit investissements et occasions d'affaires, notamment pour le Canada, croit M. Cannon. «Il faut réfléchir à la façon dont on peut créer des partenariats qui vont donner lieu à ces liens de confiance et créer des débouchés», a souligné le ministre après un entretien avec des membres de la communauté d'affaires en Haïti. Constatant le manque de capitaux, ces derniers souhaitent que des entreprises canadiennes investissent en Haïti, dont l'économie chancelait bien avant le tremblement de terre.
Le député libéral Denis Coderre, qui accompagnait la délégation canadienne, croit qu'il importe aussi de viser d'autres secteurs d'intervention. «On doit investir dans la sécurité, oui, parce que ça prend une stabilité, dans l'économie, c'est essentiel. Mais la base même de l'économie, c'est de préparer les cerveaux. Et pour faire ça, il faut qu'on investisse davantage dans l'éducation.» Une piste de solution serait selon lui d'inciter l'importante diaspora haïtienne du Québec à venir contribuer à la formation de la jeunesse haïtienne, alors que les gens d'affaires ont beaucoup insisté sur le besoin pressant d'améliorer le système d'éducation.
Le député du Bloc québécois Jean Dorion, aussi du voyage officiel, y voit justement une occasion en or pour le Québec. «Comme l'éducation relève des provinces, je pense qu'il y a vraiment un créneau pour le Québec. Si on veut aider le peuple haïtien, c'est vraiment une très bonne façon collectivement d'intervenir», a indiqué M. Dorion.
Le Canada pourra apporter son aide au secteur de l'éducation en Haïti, mais surtout en fournissant de l'expertise, a précisé l'ambassadeur canadien à Port-au-Prince, Gilles Rivard. «Pour le Canada, il ne s'agit pas de construire des écoles, mais d'apporter l'assistance technique pour la création d'un système d'éducation publique, en tenant compte des salles de classe qui seront construites, notamment par la Banque interaméricaine de développement», a expliqué M. Rivard. Pour l'heure, l'éducation en Haïti est en majeure partie privée, ce à quoi veut remédier le gouvernement haïtien.
Nouvelle prison
Ayant ciblé la sécurité et la justice comme priorités, le ministre Cannon s'est rendu hier en matinée à Croix-des-Bouquets, où le gouvernement canadien a financé la construction d'une nouvelle prison - un projet qui date d'avant le tremblement de terre. Le centre de détention, qui devrait ouvrir d'ici à la fin de l'été, pourra accueillir 750 prisonniers. Cela répond à un besoin immense, surtout après la destruction du pénitencier national, lors du séisme. Les 4200 détenus, dont des criminels considérés comme très dangereux, se sont évadés, sauf quelques-uns morts sous les décombres. Depuis, 475 d'entre eux ont été repris, mais le bâtiment n'est reconstruit qu'en partie.
«L'ouverture prochaine de ce centre pénitencier va constituer un ballon d'oxygène pour l'administration, un petit aller-mieux pour les détenus qui croupissent dans les prisons de la zone métropolitaine», a souligné hier le ministre haïtien de la Justice, Paul Denis.
Le ministre Cannon a par ailleurs promis que le Canada financerait la reconstruction du commissariat de police de Croix-des-Bouquets, fissuré de partout. Ottawa octroie aussi une enveloppe de 2,5 millions de dollars à Avocats sans frontières Canada pour la mise sur pied de services d'assistance juridique d'urgence et transitoire pour les plus vulnérables.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201005/08/01-4278532-haiti-ottawa-lance-un-appel-au-secteur-prive.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_seisme-en-haiti_557239_section_POS1

samedi 8 mai 2010

UNITRANSFER BIENTOT A MARSEILLE…


A partir du 21 Mai prochain, la communauté haïtienne de Marseille pourra bénéficier du service tant prisé de transfert d’argent vers Haïti à travers l’UNITRANSFER, un service de la banque UNIBANK. Pour cette occasion, l’institution bancaire haïtienne s’alliera en partenariat avec une banque française, la Banque D’Escompte, BdE.
L’information nous a été transmise par Madame Anne Louise MESADIEU, représentante UNIBANK/UNITRANSFER en France.
Elle nous a en outre informé que ce service fonctionnait déjà dans des villes comme Paris et Strasbourg.
La procédure est simple et rapide.
Les Haïtiens pourront donc se rendre bientôt au 78 de l’avenue Canebière à Marseille, au local de la Banque d’Escompte pour formaliser et réaliser leur transfert d’argent vers Haïti.
L’UNIBANK est l’une des institutions bancaires haïtiennes très impliquée dans la promotion et la diffusion de la culture haïtienne en Haïti et dans les communautés de la diaspora.
Nous espérons que son implantation dans la cité phocéenne facilitera une meilleure présence culturelle haïtienne dans cette région.  
Jonas JOLIVERT

vendredi 7 mai 2010

Lawrence Cannon inaugure une nouvelle prison en Haïti

Malorie Beauchemin La Presse (Croix-des-Bouquets) Poursuivant sa tournée en Haïti sur le thème de la justice et la sécurité, le ministre canadien des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, a annoncé vendredi l'octroi d'une enveloppe de 2,5 millions de dollars à l'organisme Avocats sans frontières Canada, en plus d'inaugurer une prison dont le Canada a financé la construction au coût de 4,4 millions.
Les fonds donnés à Avocats sans frontières serviront à financer un projet visant à offrir aux Haïtiens un meilleur accès à la justice.
Dans la petite localité de Croix-des-Bouquets, à 45 minutes de Port-au-Prince, le gouvernement canadien avait financé, bien avant le séisme dévastateur du 12 janvier, la construction du centre de détention qui doit accueillir les prisonniers de la région de la capitale haïtienne.
Le séisme ayant abîmé l'édifice en construction, quelques réparations ont été nécessaires, si bien que la nouvelle prison devrait ouvrir dans les prochains mois.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201005/07/01-4278174-lawrence-cannon-inaugure-une-nouvelle-prison-en-haiti.php
Commentaires :
Trouver l’erreur…Le ministre canadiens des affaires étrangères veut aider Haïti en matière de justice et de sécurité. Bravo ! Il annonce l’octroi d’une enveloppe de 2.5 millions de dollars à l’organisme « Avocats sans Frontières Canada »…Chercher l’erreur…

Un premier ministre haïtien dans les limbes juridiques

Vincent Marissal, La Presse
Accusé erronément par le Canada, il y a six ans, de crimes contre l'humanité, un ancien premier ministre d'Haïti continue de réclamer en vain sa réhabilitation.
Jacques Édouard Alexis, qui a été premier ministre deux fois (de 1999 à 2001 et de 2006 à 2008) et a occupé des postes de ministre, a été interdit de séjour au Canada par le gouvernement de Paul Martin en 2004.
Le Canada, dans un rapport de 160 pages, accusait l'ancien premier ministre d'avoir été complice de meurtres de jeunes commis par la police en 1999 dans le quartier chaud de Carrefour-Feuilles.
Or, aucune accusation formelle n'a jamais été portée contre Jacques Édouard Alexis, qui voyage librement depuis des années aux États-Unis, en Europe, en Afrique et en Amérique du Sud. Seul le Canada l'a placé sur la liste des personnes non admises.
Les auteurs du massacre de Carrefour-Feuilles ont depuis été arrêtés, jugés et condamnés au terme de procès qui ont d'ailleurs valu des éloges au gouvernement haïtien.
M. Alexis, une personnalité en vue à Port-au-Prince qui envisage son retour à la politique active, a été le premier ministre du président René Préval, qui, lui, n'a jamais été mis en cause par le Canada dans cette histoire de massacre.
Le président Préval est reçu au Canada avec tous les égards dus à un chef d'État étranger, et les membres du gouvernement canadien se pressent à sa porte lorsqu'ils vont à Port-au-Prince, comme l'a fait hier soir le ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon.
Selon le rapport canadien, Jacques Édouard Alexis, en sa qualité de premier ministre, «devait» être au courant des exactions commises par la police haïtienne. Il a toutefois été innocenté lors des procès des meurtriers.
C'est en tentant de se rendre au Canada pour visiter sa famille en 2004 que M. Alexis a découvert qu'il ne pouvait avoir de visa.
Il a par la suite exigé et obtenu son dossier, après quoi il a demandé, en vain, réhabilitation et excuses formelles.
Redevenu premier ministre en 2006, Jacques Édouard Alexis a reçu le précédent ministre des Affaires étrangères du gouvernement Harper, Peter MacKay, en visite officielle. Celui-ci avait exprimé publiquement ses regrets pour la façon dont M. Alexis avait été traité par le Canada.
Ottawa consentait à l'époque à accorder un visa au premier ministre Alexis pour des visites officielles, mais non au citoyen à titre privé. M. MacKay avait promis une enquête sur ce dossier. Mais depuis, rien.
Interviewé récemment par La Presse à Port-au-Prince, Jacques Édouard Alexis a affirmé que l'ambassadeur du Canada en Haïti lui a offert un visa «en dessous de la table», ce qu'il a refusé.
«On m'a accusé de crime contre l'humanité, il s'agit d'une situation inacceptable, mais le Canada refuse de s'excuser pour ne pas créer de précédent, dit-il. Je ne peux accepter un visa sous la table, je veux des excuses officielles.»
Malgré les graves accusations que le Canada a portées contre lui, M. Alexis a fréquenté des politiciens canadiens et québécois dans l'exercice de ses fonctions en Haïti, mais aussi à l'étranger, notamment lors des sommets de la Francophonie.
Il figurait aussi sur la liste des invités à un repas non officiel lors de la récente visite de Pauline Marois à Port-au-Prince.
Avant 2004, M. Alexis est venu au Canada à maintes reprises. Il a étudié à l'Université Laval dans les années 70, et cinq de ses enfants vivent ici (un de ses fils est économiste au gouvernement fédéral).
À Ottawa, c'est la confusion la plus totale autour de ce dossier. Impossible de savoir où en est le cas Alexis.
Au cours des derniers jours, les ministères des Affaires étrangères et de l'Immigration se sont renvoyé la balle, avant de diriger La Presse vers l'Agence des services frontaliers du Canada, qui n'avait pas plus de réponse.
Pour toute explication, voici ce que la porte-parole de l'Agence nous a envoyé par courriel: «En ce qui concerne vos questions au sujet de Jacques-Édouard ALEXIS, SVP noter que conformément à la Loi sur la protection des renseignements personnels, l'ASFC ne discute pas sur des cas spécifiques.»
Hier, le ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, a entamé sa visite en Haïti en annonçant 10 millions supplémentaires en soutien aux institutions chargées de la justice et de la sécurité en Haïti.
http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/justice-et-faits-divers/201005/06/01-4277695-un-ancien-pm-haitien-dans-les-limbes-juridiques-canadiens.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4278066_article_POS1

Cannon disposé à revoir le dossier d'un ex-premier ministre haïtien interdit de séjour

Publié le 07 mai 2010
Malorie Beauchemin, La Presse
(Haïti) Ottawa pourrait revoir sa position dans le dossier de Jacques Édouard Alexis, ex-premier ministre haïtien interdit de séjour au Canada parce que le gouvernement fédéral le tient pour complice, depuis 2004, de crimes contre l'humanité.

Le ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, a ouvert la porte à un réexamen du dossier de l'ex-premier ministre si de nouvelles données sur le cas lui sont fournies. «S'il y a des précisions, des éclairages, des témoignages tout à fait nouveaux qui sont apportés et qui peuvent permettre de revisiter tout ça, on peut regarder ça. Je pense que c'est dans le domaine du possible de revoir ces choses-là», a dit le ministre au deuxième jour de sa mission en Haïti.

Hier, La Presse a révélé que Jacques Édouard Alexis, qui n'a jamais été formellement accusé de quoi que ce soit en lien avec le massacre de Carrefour-Feuilles, réclame depuis plusieurs années de pouvoir venir visiter sa famille au Canada.

En 2006, le ministre Peter MacKay avait promis une enquête à ce sujet mais, depuis, le dossier semble être tombé dans l'oubli.

L'ambassadeur du Canada à Port-au-Prince, Guy Rivard, a tenu à préciser, hier, qu'il n'avait jamais offert à M. Alexis «un visa en dessous de la table», comme ce dernier l'a affirmé, mais plutôt un «permis ministériel», qui permet, pour des raisons humanitaires, de laisser temporairement entrer au Canada une personne sous le coup d'une interdiction de séjour.

L'ancien premier ministre Alexis a refusé cette option, jugeant qu'il mérite des excuses officielles et une pleine réhabilitation.

http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-canadienne/201005/07/01-4278066-cannon-dispose-a-revoir-le-dossier-dun-ex-premier-ministre-haitien-interdit-de-sejour.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4278428_article_POS1

Le ministre Cannon souhaite renforcer les liens commerciaux avec Haïti

Publié le 07 mai 2010 à 20h47 Stéphanie Marin ; La Presse Canadienne ; Ottawa
Reconnaissant que l'aide étrangère n'est pas la solution à tout en Haïti, le ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, a profité d'une visite dans ce pays pour mettre la table pour la reprise de son économie.
Lors de la dernière journée de sa visite de trois jours en sol haïtien, vendredi, le ministre a rencontré des membres de la Chambre de Commerce Haïti-Canada, des gens d'affaires et d'autres du secteur financier.

Lors d'une entrevue téléphonique alors qu'il se trouvait toujours en Haïti vendredi, le ministre Cannon a rappelé que des liens commerciaux existent depuis de nombreuses années entre les deux pays mais que les gens d'affaires rencontrés ont l'intention de redoubler leurs efforts pour intéresser les entreprises canadiennes à investir en Haïti.

Un apport qui est essentiel selon lui: «Les Haïtiens constatent eux-mêmes que ce n'est pas nécessairement l'aide internationale qui est la réponse à tout, que la reprise économique et la stabilité [d'Haïti] doit passer par un secteur privé qui est vigoureux et qui est capable de relancer l'économie», a-t-il affirmé.

Il a indiqué qu'il y a des opportunités d'affaires notamment dans les secteurs agroalimentaire, minier et touristique.

Questionné sur les projets du Canada pour aider le secteur privé à se remplumer, M. Cannon a rappelé qu'au lendemain du séisme de janvier 2010 qui a dévasté le pays, Ottawa a tout de suite instauré des tarifs préférentiels pour les produits haïtiens exportés ici.

Lors de son séjour en sol haïtien, M. Cannon a rencontré le président René Préval et le premier ministre Jean-Max Bellerive, qui, selon lui, se sont déclarés satisfaits de la façon dont se déroule l'aide étrangère.

«Tout ça fonctionne comme l'a souhaité le gouvernement haïtien et les décisions appropriées vont se prendre au cours des mois et des années à venir. Il y a une très grande harmonie de part et d'autre», a jugé le ministre, qui estime que les craintes d'ingérence internationale formulées au lendemain du séisme se sont avérées non fondées.

Le Canada concentre actuellement son action en Haïti sur des initiatives de sécurité et de justice. Le ministre a ainsi annoncé lors de sa visite une contribution financière de 4,4 millions de dollars pour la construction d'une prison.

Quelque 2,5 millions ont aussi été accordés à l'organisation Avocats sans frontières Canada afin de réinstaurer des services juridiques de base d'urgence pour les citoyens de Port-au-Prince, Jacmel, Léogâne et Croix-des-Bouquets.

http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/quebec-canada/201005/07/01-4278428-le-ministre-cannon-souhaite-renforcer-les-liens-commerciaux-avec-haiti.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_BO2_quebec_canada_178_accueil_POS3

Saint-domingue, Haiti : L'ile aux deux visages (M6)

Par Igor Hansen-Love, publié le 07/05/2010 à 09:00
Où en est Haïti, quatre mois après le séisme ?
Où en est Haïti, quatre mois après le séisme ? On enterre encore les morts, on déblaie toujours les vestiges. Le travail de reconstruction est immense, décourageant. Des nouveaux acteurs ont fait leur apparition : évangélistes américains, moines bouddhistes et prêtres vaudous. Tout ce petit monde se bat pour étendre son influence en échange d'une aide, précieuse et nécessaire.
Ce nouveau numéro d'Enquête exclusive suit le comédien Samuel Le Bihan, engagé au côté de l'association humanitaire Action contre la faim, qui découvre le pays, déplore les méthodes employées par certains et apporte son aide.
Si on ne sombre dans le pathos à aucun moment, si l'engagement du comédien paraît sincère et si le propos journalistique tient la route, trop de thèmes sont abordés : emploi, sécurité, flux migratoires, religion... A vouloir couvrir tous les sujets, leur traitement en devient un peu superficiel.
Saint-domingue, Haiti : L'ile aux deux visages. Le 9 mai, à 22 h 45, M 6.
http://www.lexpress.fr/culture/tele/saint-domingue-haiti-l-ile-aux-deux-visages-m6_889591.html

Haïti: les élections peut-être repoussées

AP 06/05/2010
Le président haïtien René Préval a déclaré mercredi qu'il envisageait de rester au pouvoir jusqu'à trois mois après l'échéance de son mandat, si des élections ne peuvent pas être organisées comme prévu.
Cette prolongation est nécessaire, selon son conseiller, pour éviter le chaos au cas où le scrutin serait reporté dans un pays ravagé par un séisme meurtrier en janvier dernier. Cette annonce a déclenché de vives critiques chez les députés de l'opposition, qui la jugent inconstitutionnelle et comparé Préval aux dictateurs du passé.
Le mandat de cinq ans devrait prendre fin le 7 février dernier, mais des responsables électoraux ont des difficultés à organiser le scrutin alors que leurs bureaux et dossiers ont été détruits et près de 1,6 million d'électeurs déplacés ou décédés.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/05/06/97001-20100506FILWWW00347-haiti-les-elections-peut-etre-repoussees.php

522 enfants haïtiens adoptés en France

06/05/2010 Soixante-neuf enfants haïtiens adoptés en France attendent leur passeport et devraient quitter rapidement Haïti, s'ajoutant à 522 autres déjà accueillis dans l'hexagone depuis le séisme du 12 janvier, a déclaré le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner.
Interrogé au Sénat sur les lenteurs ressenties par des familles pour les enfants ayant obtenu un jugement validant leur adoption, M. Kouchner a fait valoir que "69 enfants attendent le passeport haïtien". Il a expliqué les délais par les "conditions de survie" de l'administration haïtienne. Il n'y a "pas un frein mis par le Quai d'Orsay" et pas non plus "un combat entre une ambassade qui serait gentille et un Quai d'Orsay qui serait méchant", a-t-il lancé. "Pour le moment, nous attendons. Et puis nous allons très vite, les familles étant prévenues, accueillir ces enfants", a promis M. Kouchner.
Selon lui, "il y une autre liste d'environ 250 (enfants) qui n'est pas officielle parce que les Haïtiens n'ont pas donné leur autorisation, et nous ne pouvons forcer leur autorisation". Il s'agit d'enfants pour lesquels des procédures d'adoption avaient été engagées mais qui n'ont pas atteint le stade du jugement.
M. Kouchner a rappelé qu"il y a autour des enfants haïtiens tout un commerce difficile à supporter qui va jusque dans les rues de Paris, où des gens se promènent avec des catalogues".
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/05/06/97001-20100506FILWWW00639-522-enfants-haitiens-adoptes-en-france.php

Haïti-Séisme : La persistance des répliques tendrait à affecter les activités scolaires

Jeudi 6 mai 2010 P-au-P., 06 mai 2010 [AlterPresse] --- Les dernières répliques enregistrées près de 4 mois après le séisme du 12 janvier font renaitre l’inquiétude chez les élèves et les parents et tendent à affecter les activités scolaires qui reprenaient timidement depuis environ 2 mois.
Tandis que certaines écoles de la région métropolitaine fonctionnent au ralenti et font leur renvoi plus tôt que d’habitude, plusieurs parents hésitent à envoyer leurs enfants à l’école devant le danger que représentent les mouvements de panique successifs aux répliques.
Deux répliques de magnitude 4 ont été ressenties dans le 3 mai à la capitale.
« Il est important que les élèves bénéficient d’un renforcement de l’encadrement psychosocial, cela leur permettra de vivre avec les répliques parce qu’elles sont inévitables », déclare à AlterPresse Smith Petit-Homme, directeur du lycée Anténor Firmin.
Il pense que « les enfants ont besoin de mesures qui les aident à comprendre ce que c’est qu’une réplique et quel comportement adopter lorsqu’elle se produit ».
Dans la panique qui a éclaté au lycée lors d’une des répliques du 3 mai, 6 élèves ont été blessés, indique la direction.
Cependant, « la dernière réplique a un côté positif parce qu’elle nous aide à comprendre comment aborder les enfants pour que la prochaine fois ils ne se mettent pas à courir dans tous les sens », estime le directeur du lycée Firmin.
« Franchement je ne sais pas ce que vais faire », confie Rénel, un jeune père qui a interdit à son fils, élève de 7e année, de retourner cette semaine au lycée.
Smith Petit-Homme a toutefois affirmé qu’ « une grande quantité d’élèves ont regagné les classes dès le 4 mai dans une atmosphère très détendue ».
A la radio le directeur du bureau des mines et de l’énergie, Dieusseul Anglade, a repris les consignes à respecter en cas de secousses sismiques en insistant sur le fait de garder son calme.
« La consigne c’est surtout de ne pas paniquer » a-t-il dit.
La panique enregistrée le 3 mai au lycée Firmin n’est pas le premier incident de ce genre survenu dans les écoles. Le mois dernier des cas similaires ont été rapportés notamment à Miragoâne (Sud-ouest) et à Carrefour-Feuilles (secteur sud-est). [kft gp apr 06/05 2010 07 :30]

Haiti-Préval : Partira, partira pas ?

Jeudi 6 mai 2010 P-au-P., 6 mai 2010 [AlterPresse] --- Le doute plane désormais sur le départ ou non du président René Préval du pouvoir le 7 février prochain, date prévue par la constitution pour la fin de son mandat.
L’exécutif a soumis le 5 mai au parlement une demande de prolongation du mandat de Préval jusqu’à mai 2011, si les élections présidentielles ne sont pas organisées à la fin du mois de novembre.
Joseph Jasmin, ministre chargé des relations entre l’exécutif et le législatif, confirme avoir déposé à la chambre des députés un projet de loi qui stipule que le mandat du chef de l’État « se termine le 14 mai 2011 », si les élections prévues n’ont pas lieu.
Il indique que le président pourra ainsi accomplir « l’intégralité de son mandat », puisqu’il avait pris ses fonctions le 14 mai 2006 pour une période de 5 ans.
La constitution établit le 7 février comme date de début et de fin de mandat des présidents.
En raison de la crise de 2004, suite à la chute de l’ex-président Jean Bertrand Aristide le 29 février, un gouvernement provisoire est resté au pouvoir jusqu’à mai 2006, lorsque Préval est entré en fonction pour un second mandat.
La même disposition de prolongation de mandat a été prise en faveur des députés qui conservent leurs sièges jusqu’au deuxième lundi de mai, tandis que, selon la constitution, leur mandat de 4 ans devait prendre fin le deuxième lundi de janvier.
A plusieurs reprises, Préval a fait savoir qu’il allait coute que coute laissé le pouvoir le 7 février prochain, ce pourquoi les élections de la fin de l’année lui paraissaient indispensables.
« Il continue d’avoir le même point de vue, mais ce dernier est conditionné à la réalisation des élections », soutient Jasmin.
« Gouverner c’est prévoir (…) il faut prévoir une alternative », ajoute-t-il.
Le bureau de la chambre des députés annonce que la chambre basse est prête à étudier le projet soumis par l’exécutif et à se prononcer avant lundi 10 mai.
Des secteurs d’opposition condamnent les démarches de l’exécutif et soupçonnent le président de vouloir renforcer son « pouvoir personnel ».
« Preval démontre qu’il a un agenda personnel qui n’a rien voir avec l’intérêt du pays », déplore Evans Paul de la plate-forme Alternative pour la Démocratie et le Progrès.
Il appelle les citoyens à « combattre le système de dictature » que Preval tenterait d’instaurer dans le pays. [gp apr 06/05/2010]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9492

Le déménagement des déplacés s'organise à Jacmel et Léogâne

Publié le 07 mai 2010
(Jacmel) Près de quatre mois après le séisme dévastateur du 12 janvier, le déménagement des déplacés, réfugiés dans des camps de fortune, commence peu à peu à s'organiser à Léogâne et Jacmel.
En février dernier, le premier ministre Stephen Harper s'était rendu dans ces deux villes d'Haïti lourdement touchées par la catastrophe, et où le Canada avait décidé de concentrer ses efforts d'assistance d'urgence.
Entouré de militaires, posant pour la photo, le premier ministre s'était réjoui du travail des quelque 2000 soldats canadiens envoyés sur place dans les semaines qui ont suivi le séisme, notamment pour offrir à la population une assistance médicale plus que nécessaire.
Depuis, la situation a bien changé. Les forces canadiennes rentrées au pays, l'hôpital de campagne de Léogâne a disparu. À Jacmel, il ne reste aucune trace de la clinique exploitée par les militaires, ni de l'emplacement de construction de latrines de fortune pour les camps de déplacés.
D'autres ont pris le relais, dont toute une panoplie d'organisations humanitaires, qui s'affairent maintenant à organiser le retour des déplacés chez eux, et le déménagement de ceux qui n'ont tout simplement plus de «chez-soi».
«L'objectif ici, c'est de s'assurer que ce camp-là n'existe plus dans les années à venir. L'objectif est que les gens qui y vivent puissent trouver du confort et se réfugier dans un autre endroit, à eux», a souligné le ministre canadien des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, au milieu d'un camp improvisé de déplacés, à Léogâne, où s'entassent, collés les uns sur les autres, 5000 personnes, sur un terrain qui autrefois servait de stade municipal de soccer.
«La situation est extrêmement pénible et difficile, particulièrement les lendemains de pluie», a déploré M. Cannon, en point de presse improvisé, entre les tentes et les tranchées creusées à la main pour éviter que l'eau ne détruise les frêles installations.
«Il ne faut pas que ce camp de déplacés devienne le camp des oubliés», a renchéri le député libéral Denis Coderre, qui participe à la visite de trois jours du ministre Cannon en Haïti. Le député bloquiste Jean Dorion est aussi du voyage.
Au parc Gérard Christophe, 44% des personnes seraient maintenant prêtes à rentrer chez elle, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA).
«Il faut aller évaluer les endroits où ils vont retourner. Si c'est encore sous les débris, il faut faire le déblayage. Il y aura tout un accompagnement pour inciter les gens à rentrer chez eux, ceux qui étaient propriétaires terriens, entre autres», a expliqué Djumapili Safari, de l'OCHA, qui ne se risque toutefois pas à avancer un échéancier pour terminer l'opération.
«Ça dépendra de la bonne volonté des déplacés. Certains préfèrent rester dans les camps pour avoir le maximum d'aide des organisations internationales», a-t-il concédé. L'ONU privilégie le retour des déplacés chez eux, mais convient qu'il faudra déménager des dizaines de milliers de personnes, autrefois locataires, dans des villages bâtis de toutes pièces.
À Jacmel, la Croix-Rouge canadienne est justement à pied d'oeuvre pour mettre en branle son projet de construire 7500 petites maisonnées, faites de bois, de tôle et de toile, et destinées aux mêmes deux villes où les militaires canadiens étaient installés.
Si les matériaux proviendront, par bateaux, du Canada, les ouvriers qui assembleront les maisons seront haïtiens, assure Richard Clair, représentant du pays pour la Croix-Rouge canadienne, qui estime ainsi créer quelques centaines d'emplois dans un pays qui en a grand besoin.
«On veut reconstruire les communautés où elles sont actuellement, par exemple pour les propriétaires terriens qui ont perdu leur maison, a souligné M. Clair, espérant mener à bien le projet d'ici à juillet 2011. On est en train d'identifier les bénéficiaires et les terrains disponibles.»
Les maisons de 18 mètres carrés, construites à un coût entre 3000 et 3500$ chacune, pourront loger jusqu'à sept ou huit personnes, évalue la Croix-Rouge. L'organisme canadien participe ainsi à l'objectif de l'ONU, qui vise la construction de 150 000 petites maisons du même genre.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201005/07/01-4278036-le-demenagement-des-deplaces-sorganise-a-jacmel-et-leogane.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_seisme-en-haiti_557239_section_POS2

Les députés approuvent la prorogation du mandat de René Préval

La chambre basse a approuvé hier le projet de modification de la loi électorale autorisant une prorogation de trois mois du mandat du chef de l'Etat haïtien René Préval. Par 56 voix pour, 3 contre et 3 abstention, l'assemblée des députés a accédé à la demande de l'exécutif de lier le départ du président Préval à l'entrée en fonction d'un nouveau président elu.
Plusieurs députés du groupe minoritaire dont Steven Benoit, Elourne Doereus et Acluche Louis Jeune, avaient abandonné la séance quelques minutes avant le vote afin de protester contre une modification de l'ordre du jour. Le député Saurel Yacinthe avait proposé que la priorité soit accordé au projet de modification de la loi électorale alors que les députés minoritaires voulaient poursuivre le vote article par article des autres projets de loi.
Les députés de la majorité ont pu, avec une majorité écrasante, approuver la modification de la loi électorale. Il s'agit de la troisième modification de cette première loi électorale votée en été 2009.
Outre une prorogation du mandat du chef de l'Etat cette loi autorise également une prorogation de trois mois du mandat des sénateurs elus pour six ans lors des législatives de 2006.
Le projet de loi sera transmis dans les prochains jours à la chambre haute.

LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17686

Claudy Gasant renforce la chaine pénale

Le secrétaire d'Etat chargé des affaires pénales, Claudy Gassant, a mis a exécution plusieurs dispositions visant le renforcement des Parquets. Hier mercredi, le juge Gassant avait effectué une tournée dans le sud, et a eu des séances de travail avec 6 commissaires du gouvernement dans les départements du Sud et de la Grand Anse. Les 18 commissaires du gouvernement à travers le pays disposent de nouveaux outils, dont un téléphone Black Berry, afin d'être disponible 24 heures par jour. M. Gassant assure que la permanence dans les Parquets permettra d'améliorer l'efficacité de la chaine pénale.
Avec le nouveau dispositif le juge Gassant supervise et coordonne les activités des 18 commissaires du gouvernement et du directeur central de la police judiciaire. Les téléphones des commissaires du gouvernement et du directeur central de la police judiciaire étant en réseau, ces membres de la chaine pénale pourront ainsi s'entraider dans le cadre de dossiers difficiles.
Ancien commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Claudy Gassant a réalisé ces dernières semaines plusieurs rencontres et séminaires de formation pour les membres de la chaine pénale.
Outre les commissaires du gouvernement et les directeurs centraux de la police, M. Gassant a intégré d'autres directeurs généraux dans la chaine pénale, dont ceux de la Douane et de l'Immigration. Les responsables de l'ULCC, Ucref et du service d'intelligence national sont également concernés par le renforcement de la chaine pénale.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17688

Préval ne "dépassera pas" le 14 mai, mais n’a aucune date pour son départ

Record de rapidité pour la Chambre des Députés qui, en 24 heures, a approuvé massivement le projet de loi ouvrant la voie à une prolongation du mandat du chef de l’Etat Jeudi 6 mai 2010, Radio Kiskeya
Le Président René Préval a nié jeudi toute intention d’aller au-delà de son mandat de cinq ans, sans écarter l’éventualité de continuer à exercer ses fonctions après le 7 février 2011, quelques heures avant le vote express par les Députés d’un projet de loi controversé prévoyant un transfert du pouvoir jusqu’au 14 mai au cas où les élections ne se tiendraient pas en novembre prochain.
"Je ne peux m’en aller en laissant un processus en cours et ne pas le terminer", a indiqué lors d’une conférence de presse le chef de l’Etat qui a, une fois de plus, souhaité que son successeur soit un dirigeant légitime issu des prochaines élections.
Il affirme qu’il serait irresponsable de sa part de lancer le pays dans une nouvelle aventure de régime de transition pouvant déboucher sur n’importe quelle situation, une position qui tranche avec celle de la classe politique et de la société civile favorables à l’intronisation d’un juge de la cour de cassation en cas de vacance présidentielle à la date constitutionnelle du 7 février.
Le Président soutient qu’il est prêt à partir en février, mars, avril ou mai, selon la période à laquelle les élections se seront réalisées.
Interrogé par un journaliste, il a assuré qu’il n’entend nullement se maintenir au pouvoir au-delà du 14 mai, date à laquelle il complétera son quinquennat ayant prêté serment en 2006 avec trois mois de retard
24 heures à peine après le dépôt du document, la Chambre des Députés a approuvé massivement jeudi soir par 56 voix pour, trois contre et trois abstentions le projet de loi de l’Exécutif.
Seuls les élus Steven Benoît (Pétion-Ville), Esdras Fabien (Carrefour) et Eddy Jean-Pierre (Cap-Haïtien) se sont opposés à la majorité du parti présidentiel Inite qui, comme à l’ordinaire, a court-circuité les débats sur le texte de loi.
Trois autres parlementaires ont fait abstention : Saliba Jean (Cité Soleil), Arsène Dieujuste (Gonaïves) et Ronald Oscar (Gressier).
Vendredi, le Sénat devrait analyser à son tour le projet de loi et probablement l’entériner sans surprise à la veille du départ lundi de la totalité des Députés et d’un tiers des Sénateurs.
Le Président Préval, qui rappelle qu’avant lui Députés et Sénateurs avaient été autorisés à accomplir leur mandat intégralement, soutient que les effets dévastateurs du tremeblement de terre ont perturbé ses "prévisions optimistes" de réalisation à temps des élections.
Cependant, il dit maintenir son engagement initial de concilier le temps constitutionnel et le temps électoral. Par conséquent, aucun effort ne sera négligé pour que les joutes électorales se tiennent de manière à permettre l’arrivée d’un nouveau Président légitime à la tête du pays le 7 février 2011.
La classe politique et la société civile ont dénoncé un "projet dictatorial naissant" et appelé à la mobilisation générale contre l’initiative présidentielle de prolongation de mandat alors que des manifestations de rue hostiles à René Préval ont été enregistrées depuis le vote de la loi sur l’état d’urgence accordant des pouvoirs quasi-illimités au chef de l’Etat et à la Commission intérimaire mixte pour la reconstruction (CIRH). spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6750

Liberté de la presse : "il faut en faire bon usage", recommande Préval

Le chef de l’Etat, qui fait désormais de la question des médias l’un des points de focalisation de sa politique, blâme deux organes de presse qui auraient tenté d’écorner l’image du pouvoir par la "désinformation" Jeudi 6 mai 2010, Radio Kiskeya
Le Président René Préval s’est posé jeudi implicitement en "juge" de l’exercice de la liberté de la presse en Haïti en fustigeant les "dérives" qui caractérisent, selon lui, le traitement de l’information dans certains médias où la boussole des journalistes ne serait pas le souci de restituer la vérité.
S’appuyant sur deux cas particuliers relatifs à la diffusion d’informations erronées ou manipulées préjudiciables pour son régime, le chef de l’Etat a épinglé Radio Signal FM, une station privée de Port-au-Prince, et une agence en ligne Haïti Média.
Le premier média aurait prêté au confrère Hérold Jean-François, PDG de Radio Ibo, des déclarations qu’il n’a jamais faites sur de présumées tentatives du pouvoir de corrompre la presse à travers des "offres alléchantes" tandis que le second aurait assimilé à une information confirmée des rumeurs portant sur le dispositif qu’auraient mis en place des hommes d’affaires proches de la Présidence en vue de brouiller les émissions des stations de radio échappant à leur contrôle.
Ciblant à plusieurs reprises Signal FM dans ses considérations, M. Préval a déclaré le visage fermé avoir fait lui-même la rectification qui s’imposait, mais que la station avait refusé de faire.
"Je dis que ce n’est pas sérieux", a poursuivi le dirigeant haïtien en guise de réaction à la "campagne de déstabilisation" qui viserait les médias.
René Préval, qui avoue être jaloux de la pérennisation de la liberté de la presse, appelle les journalistes à avoir des pratiques professionnelles responsables afin de protéger un "acquis démocratique fondamental".
Il souligne que sous son administration, la liberté de la presse est garantie et aucun responsable gouvernemental n’a jamais tenté d’influencer la radio-télévision nationale d’Haïti (RTNH), encore moins les médias privés.
A preuve, il cite le dernier rapport mondial sur la situation de la presse dans lequel Reporters Sans Frontières signale des progrès importants réalisés en Haïti.
A l’occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse, le lundi 3 mai, Préval avait exhorté les journalistes et responsables de médias à jouer leur partition, comme le gouvernement assure, dit-il, la sienne, dans le but de préserver la liberté de la presse.
Enfin, récemment, le Président avait fait état de l’aide post-séisme fournie par l’Exécutif aux médias en difficulté sans qu’aucune "redevance" n’ait été réclamée en retour. spp/Radio Kiskeya.
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Chàvez promet d’être au sommet mondial sur la reconstruction d’Haïti

Un nouveau rendez-vous post-séisme fixé au 2 juin à Santo Domingo Jeudi 6 mai 2010, Radio Kiskeya
Le Président vénézuélien Hugo Chàvez a dit jeudi qu’il espérait pouvoir assister au sommet mondial sur la reconstruction d’Haïti prévu le 2 juin prochain en République Dominicaine, rapporte EFE.
"Je veux participer au sommet sur la reconstruction d’Haïti. C’est mon désir de venir ici à nouveau afin d’être aux côtés de ce peuple frère", a répété à Santo Domingo le leader de la "révolution bolivarienne" en présence de son homologue dominicain Leonel Fernàndez.
Ces déclarations ont été faites en marge de la cérémonie officialisant l’acquistion par Caracas de 49% des actions de la raffinerie pétrolière d’Etat dominicaine (Refidomsa).
En trois occasions, Hugo Chàvez a réitéré sa volonté de prendre part à la rencontre de Santo Domingo au cours de laquelle devrait être mise au point une stratégie définitive de reconstruction d’Haïti ravagée par le séisme du 12 janvier.
Cette semaine encore, il a évoqué au sein de l’Union des nations sud-américaines (UNASUR) la nécessité pour les Etats membres de l’organisation de faire de notre pays l’une de leurs priorités.
Entre 250.000 et 300.000 personnes ont été tuées et 300.000 autres blessées dans le violent tremblement de terre qui a aussi fait 1,2 million de sans-abri. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6749