Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
Les Etats Unis se réjouissent du bon déroulement des sénatoriales
Les Etats-Unis félicitent le peuple haïtien pour l'organisation des élections sénatoriales partielles et la publication des résultats indique l'ambassade américaine rappelant que l'élection de leaders parlementaires est l'un des exercices les plus fondamentaux dans une démocratie.
Dans une note de presse publiée le 30 avril, les responsables de l'ambassade américaine à Port-au-Prince soulignent que les Etats-Unis supportent fermement le fonctionnement et le renforcement des institutions démocratiques haïtiennes. " Les Etats-Unis, en tant que partenaire international d'Haïti, ont apporté un soutien financier et technique considérable aux élections qui se sont déroulées le 19 avril dernier", précise le communiqué.
Les Etats Unis sont dans l'attente du second tour des élections prévu pour le 7 juin prochain, ainsi que la reprise des élections dans le département du Centre. " Nous exhortons tous les candidats et leurs partisans à faire montre d'un comportement pacifique et à respecter pleinement la loi durant la période de campagne en vue de la tenue du second tour des élections" indiquent les responsables de l'ambassade des Etats Unis qui espèrent que les compétentes réaliseront des enquêtes autour des allégations de violation de la loi lors de la campagne électorale et durant le jour du scrutin.
Les Etats Unis réaffirment leur détermination à collaborer " avec un Sénat à effectif complet pendant qu'Haïti travaille de manière à affronter les nombreux défis auxquels elle fait face".
Les candidats au sénat, Marie Denise Claude (Fusion) et Michelet Louis (indépendant), Joseph Joël John (lespwa), Assad Volcy (Ucadde)contestent les résultats publiés par le Conseil Electoral Provisoire (CEP). La candidate de la Fusion a officiellement soumis vendredi son dossier de contestation dans lequel elle réclame la vérification des bulletins de vote. Elle indique que le taux de participation des électeurs annoncé par l'organisme électoral n'est pas conforme aux observations le jour du scrutin. Exigeant la publication des " vrais résultats " Mme Claude souligne qu'il y a eu bourrages d'urnes. Le candidat de Lespwa, Joseph Joël John, qui avait remporté le premier tour dans le département de l'Ouest a également contesté les résultats du CEP. Le candidat de l'Ucadde dans les Nippes, Assad Volcy a également contesté les résultats du scrutin et réclamer un nouveau décompte des votes. Les dirigeants de l'Organisation du Peuple en Lutte (OPL) ont également contesté les résultats dans le département du sud. Le candidat indépendant dans l'artibonite, Michelet Louis a également formulé une requête de contestation auprès des autorités électorales. Classé en 4 ème position, M. Louis est autorisé à prendre part au second tour. Estimant qu'il avait remporté le premier tour des sénatoriales dans l'artibonite, M. Louis réclame l'annulation de plusieurs centres de vote à Verettes et Marchand Dessalines. Il fait remarquer que sa démarche vise à obtenir des correctifs pour éviter la publication de résultats frauduleux au second tour. Dans Très peu de candidats ont formulé des contestations officielles auprès des autorités électorales durant la période de contestation ayant pris fin vendredi dernier. Le parti au pouvoir, Lespwa, avec 9 candidats dont 5 en ballottage favorable, est en bonne position pour remporter les sénatoriales partielles. Le second tour est fixé au 7 juin dans 9 départements géographiques. LLM http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15144
Le porc haïtien formellement interdit en République Dominicaine
Les forces de sécurité devront abattre à la frontière les animaux provenant d’Haïti où un virus, différent de celui de la grippe A, se serait propagé dans des porcheries
Les autorités dominicaines ont annoncé samedi l’interdiction d’importation de bétail porcin, de la viande de porc et de ses dérivés en provenance d’Haïti en raison de la découverte supposée d’un virus dans des porcheries du pays alors que la grippe A tend à devenir une pandémie planétaire.
Selon des sources militaires citées par EFE, le responsable de la santé environnementale à la direction générale de l’élevage de la République Dominicaine, Ramòn Quiñonez, s’est réuni avec des éleveurs et les autorités de la province frontalière de Dajabòn (nord-ouest). Les discussions ont porté sur les mesures visant à éviter que la production porcine dominicaine ne soit contaminée par le présumé virus ayant atteint des bêtes en Haïti.
M. Quiñonez a fait état d’informations relatives à l’apparition en mars dernier du virus de l’encéphalomyélite qui se serait attaqué aux porcs haïtiens. Il a cependant reconnu qu’aucun élément ne montrait que cette situation pouvait affecter la santé des humains.
Des techniciens en santé animale et les membres du Corps spécialisé de sécurité frontalière (CESFRONT) ont reçu l’ordre de capturer, sacrifier et incinérer tous les animaux arrivant d’Haïti, particulièrement les porcs.
Les autorités de Port-au-Prince n’avaient pas encore réagi à cet embargo décrété sur la viande porcine haïtienne par Santo Domingo. De son côté, le gouvernement dominicain n’a cessé, depuis un an, de réclamer la levée de l’interdiction d’exportation de volailles vers Haïti à cause de la présence avérée du virus de la grippe aviaire en territoire voisin où des foyers d’infection avaient été répertoriés. spp/Radio Kiskeya
Manifestation dispersée puis reconstituée malgré des interventions des forces de l’ordre P-au-P, 1er mai 09 [AlterPresse] --- La police a dispersé à coup de gaz lacrymogènes, ce 1er mai à Port-au-Prince, une manifestation de plusieurs centaines de personnes, dont des ouvriers et paysans, qui ont répondu à l’appel du « Kolektif pou yon lòt premye me : Collectif pour un autre premier mai », a constaté AlterPresse. Les manifestants, qui scandaient des slogans en faveur du passage du salaire minimum de 70,00 G à 500,00 G (42,00 G = 1,00 USD), ont été stoppés par un barrage du Corps d’intervention et de maintien de l’ordre (CIMO) à quelques blocs du palais présidentiel.
L’intervention de la police a créé momentanément une situation de panique et plusieurs personnes ont été légèrement blessées, selon des témoins.Mais les manifestants, parmi eux des étudiants, des professeurs, des professionnels et des militants de divers mouvements sociaux, se sont plus tard donné rendez-vous au Champ de mars, principale place publique de la capitale.
Les protestataires se sont ainsi introduits au cœur de la foire agricole et artisanale, principale activité organisée par le gouvernement à l’occasion du 1er mai, autour du thème « solidarité entre patrons, ouvriers, paysans et artisans pour renforcer la production nationale ». Les policiers ont tenté en vain de les disperser à nouveau, tandis que des slogans « A bas (le président René) Préval ! », « A bas l’État bourgeois ! » ont été entendus. « Ce n’est pas normal que nous ne puissions pas manifester pacifiquement et librement à l’occasion du 1er mai », a déclaré une militante, membre du comité d’organisation, à AlterPresse. Elle a sévèrement critiqué le gouvernement, en particulier le président René Préval, rendu responsable de l’attitude des policiers. « Dans quel régime sommes-nous », s’est-elle exclamée perplexe, soulignant qu’une telle réaction de la police face à une mobilisation du 1er mai n’a pas été enregistrée dans les dernières années. Cette marche, clôturant une semaine d’activités socio-culturelles à l’occasion du 1er mai, a pris fin en milieu d’après-midi.La loi sur le salaire minimum, porté à 200.00 gourdes (il faut aujourd’hui 42.00 gourdes pour un dollar américain) au début de l’année 2009 par la chambre des députés, n’est pas encore débattue au Sénat, malgré les revendications du secteur syndical en faveur de ce montant de 200.00 gourdes.
Le « Kolektif pou yon lòt premye me » est formé des organisations : syndicale « Batay Ouvriye : Lutte ouvrière », paysanne « Tèt Kole Ti Peyizan Ayisyen : Union paysanne haïtienne », de la Confédération des travailleurs du secteur public (Ctsp), du Mouvement démocratique populaire (Modep), de la Solidarité des femmes haïtiennes (Sofa), des organisations juvéniles « SAJ Veye Yo » et « Chandèl ». [gp apr 01/05/2009 20:00] http://www.alterpresse.org/spip.php?article8313
Haïti est à un mois de la période cyclonique, déjà sa fragilité environnementale se fait sentir. Le pays est constamment menacé par la moindre averse, mettant ainsi en péril la vie de centaines de citoyens. A Léogâne la tragédie continue...
Le niveau des eaux rend difficile l'accès à la ville. Dans certains quartiers, plusieurs maisons sont à peine remarquables, selon le responsable de risques et désastres de la mairie, Joseph Philippe.
Des quartiers comme Grand-Rue, rue Lavandière, rue Noire et les rues y attenantes sont totalement vidées de leurs résidents. « La situation est vraiment grave, se désole-t-il. A plusieurs reprises, nous avons attiré l'attention du ministère de l'Environnement et d'autres institutions sur les menaces que représentent les deux principales rivières - Rouyonne et Momance-pour la population en raison de leur ensablement. »
Devant une telle situation, la municipalité de Léogâne se mobilise en vue d'accompagner la population. « Le temps reste toujours menaçant. La population ne pourra pas faire face à une autre averse. Nous avons décrété l'état d'urgence jusqu'à lundi pour protéger les habitants. Nous abritons plusieurs familles dans les locaux de la mairie et du lycée, situés déjà dans un endroit vulnérable. Mais nous comptons sur l'aide des autorités pour pouvoir les nourrir », avance Santos Alexis, le premier citoyen de cette ville.
Le non curage de la rivière Rouyonne est l'une des causes de cette inondation. Cette rivière, de même que la Momance, est dans un état critique, surtout après la période cyclonique de l'année dernière. Selon les responsables de la mairie, aucune intervention n'a été effectuée par le pouvoir central. « Nous ne demandons rien d'autre que des moyens financiers et le matériel pour secourir cette population en détresse et faire face aux problèmes environnementaux que connaît la commune », déclare le responsable de risques et désastres.
Ce problème environnemental, il convient de l'aborder en amont. Le déboisement et les constructions anarchiques deviennent de sérieuses préoccupations pour cette commune. Car, dans les versants Est, Nord et Sud, les mornes sont complètement dénudés.
La présence de la PNH et de la MINUSTAH a été nécessaire pour la reprise de la circulation automobile paralysée par des riverains très remontés contre le gouvernement ; inondations et inquiétude à Port-au-Prince
De fortes pluies ont provoqué de graves inondations dans la nuit de mercredi à jeudi à Léogâne (35 km au sud de Port-au-Prince) où les forces de l’ordre ont dû intervenir pour rétablir la circulation automobile suite à un mouvement de protestation de riverains qui avaient érigé des barricades de pneus enflammés sur la nationale #2 pour manifester leur colère contre les autorités.
Des unités anti-émeutes de la Police Nationale et de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) ont enlevé les barrages qui paralysaient, jeudi en début de matinée, le trafic routier.
Relayant l’exaspération de ses mandants face à l’indifférence du gouvernement, le Député de Léogâne, Anthony Dumont, a apporté son soutien aux habitants de cette ville sous les eaux depuis le week-end écoulé. Il a toutefois réaffirmé sa ferme opposition à tout mouvement revendicatif basé sur la violence.
Venu se plaindre dans les studios de Radio Kiskeya de la gravité de la situation, le parlementaire souligne qu’avec l’arrivée de la saison pluvieuse, la population de Léogâne craignait le pire. Anthony Dumont juge inacceptable que le pouvoir central fasse la sourde oreille aux appels incessants lancés en faveur de la Cité Anacaona.
Pour leur part, des riverains ont affirmé avoir enregistré des pertes matérielles importantes en raison du débordement des rivières Rouyonne et Momance, sorties de leur lit.
Par ailleurs, de nouvelles averses qui se sont abattues jeudi soir sur Port-au-Prince ont causé des inondations dans certains quartiers comme les avenues Bolosse (sud)
Haïti, où quatre cyclones avaient causé l’an passé des dégâts estimés à plus d’un milliard de dollars, connaît déjà une pluviométrie importante avant d’affronter la prochaine saison cyclonique à partir du 1er juin.
Les autorités dominicaines autorisent seulement trois vols de la compagnie haïtienne avant une réunion cruciale prévue le 6 mai jeudi 30 avril 2009, Radio Kiskeya Les vols réguliers entre Haïti et la République Dominicaine, suspendus unilatéralement par les autorités dominicaines depuis le 21 avril dernier, reprendront lundi prochain, a annoncé jeudi la Junte de l’aviation civile dominicaine (JAC), selon une dépêche d’EFE. Toutefois, l’institution affirme avoir autorisé la Tortug’Air, l’unique compagnie aérienne assurant le trafic entre les deux pays, à réaliser seulement 3 des 62 vols charters prévus à destination de la république voisine. Elle prévient que les vols restants devront faire l’objet de discussions lors d’une réunion fixée au 6 mai. Présenté à Santo Domingo comme « un geste de bonne volonté destiné à faciliter la reprise du service », ce programme de vols doit se réaliser les 4, 5 et 6 mai avant que la JAC ne statue sur la situation de la Tortug’Air à l’occasion de la réunion annoncée. La Junte de l’aviation civile reproche à son homologue d’Haïti, l’Office national de l’aviation civile (OFNAC), d’avoir systématiquement refusé d’accorder des autorisations de vol à des lignes dominicaines souhaitant venir à Port-au-Prince. Indiquant avoir permis l’année dernière 179 vols de la Tortug’Air, elle dit s’attendre à la réciprocité de la part des autorités haïtiennes de l’aviation civile. La compagnie haïtienne avait protesté et qualifié d’injustifiées les mesures d’interdiction de vol qui avaient cloué au sol ses appareils assurant la desserte Port-au-Prince/Santo Domingo. spp/Radio Kiskeya http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5878
Le président de la République de Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo, sera bientôt dans nos murs. Cette visite historique d'un chef d'Etat ivoirien à la première République noire du monde se veut symbolique. Elle s'inscrit dans le cadre du renforcement de la solidarité entre les deux peuples et de la coopération Sud/Sud en train de se développer, à en croire le conseiller spécial du président ivoirien, l'ambassadeur Zakaria R. Fellah, qui en a fait l'annonce lors d'une visite ce mardi au quotidien Le Nouvelliste. «La démarche consiste à exprimer notre solidarité vis-à-vis d'un pays frère avec lequel nous avons une histoire commune. Il s'agira de partager avec le président Préval nos préoccupations sur plusieurs points portant notamment sur l'actualité internationale, économique et sociale.» Par ces mots, le conseiller spécial du chef de l'Etat ivoirien a tenté de placer dans son contexte véritable la visite au courant du mois de mai du président de la République de Côte d'Ivoire.
Répondant aux questions du rédacteur en chef du journal Le Nouvelliste, Pierre Manigat Jr, qui l'avait reçu cordialement à son bureau, M. Fellah a vite fait de préciser que ce choix du président ivoirien ne s'explique pas à partir des liens historiques ou du rapprochement des deux pays pour des raisons linguistiques, étant donné que la Côte d'Ivoire fait partie de l'Afrique francophone. «C'est une visite de solidarité», a-t-il indiqué en mettant l'emphase sur les liens profonds qui unissent les deux pays.
Présentant le président Gbagbo comme le premier chef d'Etat ivoirien à effectuer un périple en Amérique centrale et dans la Caraïbe, M. Fellah, qui était accompagné du consul général de la République de Côte d'Ivoire en Haïti, Martha Préval Israel, qui, par son ancienneté, est devenue la doyenne du corps consulaire, a fait ressortir l'intérêt de son président pour la coopération Sud/Sud. Les aspects concrets de cette coopération devraient caractériser son entretien avec son homologue haïtien, d'autant que la Côte d'Ivoire a organisé l'année dernière la première conférence du groupe des 78. «Cette visite est pleine de symbolisme : le dirigeant ivoirien accorde une grande importance au fait qu'Haïti a donné l'exemple de la liberté à l'Afrique qui l'a mis à profit. Et avec éclat.»
Selon l'ambassadeur Fellah, la Côte d'Ivoire et Haïti partagent des problèmes communs : cherté de la vie, besoins alimentaires de la société non satisfaits, éducation, santé, infrastructures de base, stabilité politique... «L'Afrique et la Caraïbe sont des alliées naturelles. Elles gagneraient à prendre le goût de l'espoir, ajoute-t-il, en vue de mieux assumer leur destin commun à un moment où le monde a changé, où il est devenu multipolaire.
Zakaria R. Fellah, à ce propos, n'est en reste : en tant que pays du Sud, nous chercherons une troisième voie dont la construction passe nécessairement par la solidarité et la coopération.
A la question de savoir à quel niveau établir et renforcer cette coopération, le conseiller spécial du chef de l'Etat ivoirien à répondu qu'il s'agit d'une coopération multidimensionnelle : culturelle, sociale, politique et économique. «L'aspect politique est important, mais il faut partir de la coordination de nos positions, d'autant que les économies des pays de l'Afrique de la Caraïbe et de l'Amérique latine sont complémentaires. Il s'agirait de définir des mécanismes pour nous mettre ensemble et non pas l'un contre l'autre. L'idée de la création d'une banque du Sud est à prendre en compte», estime M. Fellah qui croit que la réalisation de ce projet aiderait les Etats concernés à se libérer du carcan de la dépendance des institutions financières qui leur imposent des conditionnalités qui les étranglent.
Pour la création d'une banque du Sud
«Le président Gbagbo salue l'initiative du chef de l'Etat vénézuelien Hugo Chavez qui ne cesse de mettre en avant la nécessité de création d'une banque du Sud, qui réunirait les pays de la Caraïbe et de l'Amérique latine. C'est, en Afrique, le chemin à suivre. Et nous nous proposons, affirme-t-il, d'en discuter avec nos partenaires latino-américains.»
Zakaria R Fellah en a profité pour faire le point sur les possibilités de rapprochement entre Haïti et la Côte d'Ivoire qui ont des expériences politiques à partager, des échanges culturels à intensifier dans le domaine des arts et du sport. «Nous allons explorer les voies et moyens pour renforcer la coopération en tenant compte des moyens financiers et économiques disponibles indique-t-il. Et ce, dans une perspective de rapprochement vers la communauté caribéenne pour un statut particulier.»
La Côte d'Ivoire est connue pour son expérience dans la résolution des conflits, souligne M. Fellah qui forme le voeu que d'autres pays puissent suivre cet exemple. «Mais cette question ne sera pas débattue lors de la visite du président Gbagbo en Haïti», s'empresse-t-il de nuancer, encore qu'aucun agenda n'a été défini.
Apparemment très sûr de lui, Zakaria R. Fellah ne tarit pas d'éloges sur la Côte d'Ivoire, qui a résolu la crise qui lui a été imposée (sic) en 2002. Et ce, par les Ivoiriens eux mêmes. La Côte d'Ivoire a dû accueillir une force onusienne (ONUSI) comparable à la MINUSTAH, avec un budget de 600 millions de dollars. Le dialogue interivoirien lancé par le président Gbagbo a porté ses fruits : le pays a repris le chemin de la paix. L'opposition, y compris la branche armée, a compris, par ce biais, la nécessité de contribuer à éclairer la donne politique. Et la Côte d'Ivoire s'engage résolument à assurer, dans la paix et la cohésion, son avenir.