Google

mardi 4 septembre 2007

Bassin Bleu, la lutte pour la survie

Bassin-Bleu, cette ville du Nord-Ouest au nom exotique, n'est plus ce qu'elle était dans un passé pas trop lointain. Cette agglomération dont la fondation remonte seulement à 1930 est en passe de disparaître après seulement 77 ans d'existence. Les Bassinbléens se battent pour sauver ce qui peut encore l'être. Mais quelles sont leurs chances quand, déjà, l'Etat a jeté l'éponge et abandonné la commune de Bassin-Bleu à son sort ?

A Bassin-Bleu, rien ne va plus. Les jeux sont déjà faits. Seuls quelques téméraires croient encore qu'ils sont capables de renverser le cours des choses et faire de leur commune le petit paradis que son nom suggère. Les responsables de la mairie, que nous avons rencontrés, n'ont pas caché que la situation est critique, pas trop loin de la catastrophe, et ce que nous avons pu constater ne fait que confirmer leurs dires.

Cette petite localité à l'aspect paisible est assez bien distribuée physiquement. Des rues assez larges et bien organisées laissent penser qu'elle a été conçue avec une certaine vision urbanistique et le choix de son emplacement indique clairement que son extension future avait été, à l'époque de sa fondation, prise en compte, car les options de développement physique de la ville sont nombreuses. L'actuelle municipalité envisage déjà de tracer de nouvelles rues et de définir les normes de construction afin d'éviter une bidonvilisation de la commune qui subit déjà les conséquences d'un inexorable exode rural.

Etat des lieux
En effet, fuyant la misère et les mauvaises conditions de vie, une bonne partie de la population des sections communales envahit les rues de Bassin Bleu qui, en aucune façon, n'est prête à les recevoir, confrontée qu'elle est déjà à des problèmes qui n'ont, jusqu'à maintenant, pas de solution.
A Bassin-Bleu, les rues ne sont pas asphaltées et le drainage n'existe pratiquement pas. Seule la rue qui passe devant la mairie a été adoquinée et dotée d'un canal d'évacuation des eaux usées et de pluie grâce à la bonne volonté d'Anthony Manigat, un citoyen de la ville qui veut continuer à croire en son avenir et qui s'implique, corps et âme pour sauver Bassin-Bleu.
Si les services de l'Etat sont généralement bien mal logées, Le commissariat de police parait, relativement, en bon état même s'il n'y a qu'un inspecteur et cinq policiers pour une population de 46458 habitants. De plus, les forces de police de la commune ne disposent que d'une motocyclette et ne peuvent compter, dans certains cas, que sur la bonne volonté des citoyens possédant un véhicule pour leurs déplacements dans le cadre de leurs services.
La mairie dispose d'un local confortable... mis à sa disposition par un citoyen de la ville. Mais pour combien de temps ? Est-il concevable qu'en l'an de grâce 2007, 203 ans après la déclaration de notre indépendance, nos dirigeants soient encore incapables de loger nos mairies en prenant leurs responsabilités et en mettant fin à la gabegie administrative et à la mainmise de certains de nos élus sur les deniers publics qu'ils confondent avec les leurs propres ? La mairie affirme disposer d'un terrain, ce que nous avons pu vérifier, pour la construction d'un complexe administratif qui pourrait loger, outre ses services, ceux de l'officier de l'état civil, de la Direction Générale des Impôts, du tribunal de paix, etc. Les fonds, eux, manquent à l'appel et les élus de la municipalité ne savent où donner de la tête.
La Téléco, ne fournissant plus de service, n'a laissé, en souvenir du bon vieux temps, qu'une enseigne et des antennes sur le toit du local qui l'abritait - propriété aussi de monsieur Manigat - de même qu'un cybercentre, aujourd'hui fermé, malheureusement pour la jeunesse bassinbléenne, inoccupée et livrée à elle-même.
A part le football, les jeunes de la région n'ont pour toute distraction qu'une salle de cinéma où ont lieu, de loin en loin, des représentations théâtrales ou artistiques. Le maire principal, Antony Louis, conscient de la situation, est, nous a-t-il confié, en pourparler avec un groupe de Bassinbléens de la diaspora pour la création d'une bibliothèque municipale.
Education
La capacité de l'Ecole Nationale de Bassin-Bleu qui dispense l'enseignement fondamental est loin d'être suffisante d'autant plus qu'elle ne peut compter sur l'apport des écoles communales qui sont dans un état exécrable.
L'école de la première section, par exemple, n'existe plus, de fait. Elle fonctionnait sous le toit d'un péristyle qu'avait généreusement offert, pour un certain temps, son responsable, un certain Josny. Temps qui, semble-t-il, est écoulé. De toute façon, les bancs ne sont plus des bancs et ce qui en reste est inutilisable. L'école de la 3e section fonctionne pratiquement sans toiture. Cette institution n'est d'ailleurs qu'un hangar en ruine divisé en ce qu'on ose péniblement appeler trois salles de classe. Une situation qui ne concerne, en principe, personne sauf les jeunes écoliers qui n'auront pas d'autre choix, cette année, que de s'adonner à la délinquance. Une façon comme une autre de se créer des activités.
Cette situation nous pousse à nous questionner sur la structure que devrait avoir une école communale. Quid de cette école communale ? n'exige-t-elle pas la mise en place, outre des salles de classe en nombre suffisant, d'espace de récréation, d'apprentissage artistique et sportif ? N'est-t-il pas obligatoire d'ouvrir à ces enfants, défavorisés à tous les niveaux, l'accès aux services d'un psychologue, d'un moniteur sportif, d'un instructeur artistique ? Pourquoi n'ont-ils pas accès à ce à quoi ils ont droit ? Si pour cela il suffit de couper les frais de service de certains « antyoutyout » qui ne font qu'embarrasser le pays par leur bêtise et leur inadéquation, pourquoi ne pas le faire? Si les communautés sont en train de prouver qu'ils peuvent prendre en charge leurs problèmes, à quoi donc servent tous ces élus qui ne font que remplir leurs poches ? Dieu nous épargne leurs services, vu leurs coûts prohibitifs !

Le lycée Jacques Stephen Alexis a le privilège d'être logé dans un local assez spacieux en béton armé, de construction récente, dans un immense espace sain et boisé. Malheureusement, à Bassin-Bleu, rien n'est parfait. La cour du lycée est laissée à l'abandon et les mauvaises herbes l'ont envahie. Par contre, la propriété est assez grande pour recevoir une bibliothèque, des terrains de jeu, une autre école fondamentale... On peut toujours rêver !Il n'existe, par ailleurs, aucune vraie école professionnelle, simplement des « degaje pa peche » qui essaient, tant bien que mal, de combler un vide inadmissible dans une commune qui compte plus de quarante mille âmes.

Santé
Le volet « santé », à Bassin-Bleu, revêt un aspect assez particulier. C'est même l'aspect le plus important que nous pouvons aborder car il permet de comprendre un peu plus clairement ce qui se passe dans cette commune ainsi que la mentalité de la population de la zone.
A cause de l'inexistence d'un réseau d'adduction d'eau potable, 70% des femmes qui fréquentent l'hôpital Bon Samaritain de Bassin-Bleu souffrent d'infections vaginales et le taux de prévalence de la malaria et de la thyphoïde est anormalement élevé. Pourtant, la commune a quatre sources qui pourraient être captées.
Pendant qu'un particulier, le même Anthony Manigat, se bat pour construire un hôpital digne de ce nom, l'hôpital Bon Samaritain, l'hôpital d'Etat, est géré, correctement, par une association de jeunes, Tchaka, qui s'occuppe de l'administration de l'institution de santé, depuis quelques temps, à la place des gestionnaires du ministère de la Santé Publique.
Pendant que le ministère ne gère, selon les dires des gestionnaires actuels, que la nomination et le salaire des médecins residents (2) nommés à Bassin-Bleu, « Tachka » s'occuppe de la gestion de l'hôpital, de son entretien, de l'approvisionnement de la pharmacie, de l'entretien du matériel, du payroll du personnel médical et administratif.
Drôle de situation, paradoxe absolu ! L'Etat a-t-il démissionné ?Bizarrement, la représentation étatique la mieux logée, la mieux lotie est celle du ministère de l'Agriculture alors que l'agriculture se meurt et que les paysans abandonnent leur terre. Où est la représentation du ministère de l'Environnement alors que les bassins versants sont en train d'être détruits, vandalisés ? Alors que le pays se meurt, les responsables des institutions concernées, les ministères de la Justice, de l'Environnement, de l'Agrculture, de l'Intérieur, se livrent une guerre d'influence qui tue la création d'une garde forestière.

Heureusement qu'à Bassin-Bleu, on a le temps et la volonté d'aller dans une autre direction. Cela prouve qu'il y a encore de l'espoir pour ce pays...

Patrice-Manuel Lerebours

Educateurs, parents, élèves aux abois

La réouverture officielle des classes a eu lieu ce Lundi 3 août 2007 à travers le pays. Educateurs, parents, élèves sont aux abois. A Port-au-prince et ses environs, les rues ont été vides: très peu d'élèves en uniformes ont repris la route de l'école. De rares établissements scolaires ont ouvert leurs portes. D'autres ont convenu de reporter la rentrée (la leur) à la huitaine. Espérant que les parents y verront un peu plus clair. Sur le plan économique, la nouvelle année scolaire est très mal partie. C'est le cas de le dire

A l'avenue Christophe, zone ordinairement très fréquentée par les écoliers, aucun indice de rentrée officielle des classes n'a été pratiquement observé. Ni élèves en uniformes munis de sacs d'écoliers, ni enseignants en costume ou munis de cravates d'occasion. C'était l'absence totale ou presque. Car l'Institution du Sacré-Coeur a bel et bien fonctionné. Avec tout son effectif. Fermées généralement à la presse, les révérendes soeurs se sont refusées à toute rencontre. Raison évoquée: c'est la rentrée scolaire. Les activités administratives sont nombreuses...

Un peu plus loin, soit à la rue Lamarre, le légendaire Petit Séminaire Collège Saint-Martial (PSCSM) a également fonctionné. «Vêtus de leur uniforme, les élèves se sont présentés en grand nombre», a indiqué un responsable sous couvert de l'anonymat.

Mais à Delmas, Pétion-Ville, Frères, Martissant, les écoles n'ont pas fonctionné. Elles auraient consacré cette première semaine pour accueillir les parents soucieux de leurs obligations envers leurs enfants. Et organiser en même temps des séminaires de planification de l'année scolaire à l'intention de leur corps enseignant. «Nous avons jugé bon de bien planifier la rentrée au niveau de l'administration. Nous faisons la mise en place nécessaire en vue d'une année scolaire pleinement réussie», explique Me Roc Aspil Pierre-Louis, directeur du Collège Mixte Frère Roc, qui reconnaît à son compte que l'année scolaire 2007 s'avère la plus difficile pour éducateurs, parents et élèves. Un vrai défi.

«Malgré la subvention directe annoncée par le gouvernement, l'année scolaire de mes deux enfants est presque hypothéquée. Faute d'argent. Je n'ai pas encore versé un seul sou pour leur scolarité qui a doublé presque de moitié», se plaint un parent venant de faire la queue à la Primature qui se propose d'accompagner les familles dans le cadre de la rentrée scolaire. jusqu'à huit mille (8000) personnes, pour le département de l'Ouest, recevront chacune une enveloppe de sept mille (7.000.00) gourdes dans le cadre de ce programme qui devra s'étendre sous peu dans les villes de province.
Le MENFP n'a pas les moyens de sa politique«Nous n'avons pas malheureusement les moyens de notre politique : le budget 2006-2007 avait proposé huit (8) milliards de gourdes. Nous n'avons pu obtenir que moins de cinq (5) milliards», explique le ministre de l'Éducation Gabriel Bien-Aimé qui avoue qu'il a des difficultés à exécuter ce qu'il avait planifié à son échelle.
Toutefois, pour la rentrée scolaire 2007-2008, M. Bien-Aimé se félicite, grâce à OIF, UNICEF, CHF, d'avoir réhabilité plus de deux cents (200) écoles à travers le pays. «C'est un vaste chantier dans lequel nous nous sommes engagés, en plus des 360 établissements réhabilités dans le cadre du PARQE et des 304 salles de classes aménagées dans le cadre du Projet d'Education de Base (PEB)», indique le titulaire du MENFP qui fait état de vingt (20) écoles sur vingt-sept (27) réhabilitées dans le département de l'Ouest.
A propos de l'état lamentable dans lequel se trouvent des établissements scolaires, au seuil de la rentrée scolaire, Gabriel Bien-Aimé fait remarquer que c'est un «héritage». Et que cela est dû à l'irresponsabilité de certains directeurs d'écoles dans la gestion des infrastructures scolaires. «La question est globale : l'Etat ne représente que 10% dans le parc scolaire. Un couteau dans la plaie : l'ouragan Dean a détruit complètement sept (7) écoles et soixante-treize (73) autres ont été endommagées», se plaint-il en précisant avoir besoin de 75 milliards de gourdes pour faire face à cette nouvelle situation qui s'ajoute à la planification à moyen, à court et à long terme qu'il avait faite bien avant le passage de Dean, et qui était estimée à un milliard soixante-dix millions de gourdes.
«Nous sommes en train de renforcer la direction du génie scolaire en termes de ressources humaines, d'appui technique et logistique pour que suivi soit effectué dans le dossier de réhabilitation des infrastructures scolaires», assure M. Bien-Aimé qui dit prévoir une enveloppe de cent millions de goures pour des interventions urgentes au niveau des infrastructures scolaires ciblées. Mais, ajoute-t-il, des mesures ont été adoptées pour responsabiliser les chefs d'établissements scolaires à travers le pays. Eux qui ont pour tâche d'accompagner l'Etat dans leurs efforts d'entretien. Pour des questions cohérentes à des questions pertinentes
«Les parents, dans leur grande majorité, n'ont pas d'argent pour envoyer leurs enfants dans les écoles privées où les frais augmentent de plus en plus», dénonce le secrétaire général de l'Union des Normaliens Haïtiens (UNNOH), Josué Mérilien. Il s'exprimait ce lundi au cours d'une conférence de presse à l'Ecole Normale Supérieure.
Réagissant au discours du ministre Bien-Aimé qui n'apporte pas, selon lui, de réponses cohérentes à des questions pertinentes portant sur l'école haïtienne, M. Mérilien dit s'étonner que les prix augmentent dans les écoles et que le titulaire du MENFP n'en dit mot.
La question des arriérés de salaire des enseignants, le faible pourcentage alloué à l'éducation au budget rectificatif national, les 70% des candidats ayant échoué aux examens du Bac, l'état physique de certaines écoles... autant de dossiers qui intéressent l'UNNOH qui propose un débat public et national sur l'éducation dans le cadre de la rentrée scolaire 2007-2008.
Robenson Bernard

HAÏTI-PROVINCE: Anse à Galets, bientôt électrifié

Apres environ douze ans dans le noir, la commune d’Anse à Galets, sur l’île de la Gonâve, sera électrifiée dans les jours à venir.
En effet, selon le vice délégué de la ville, Espère Fénault, les techniciens de l’électricité d’Haïti (EDH) travaillent jour et nuit pour pouvoir mener ce projet à terme. Ainsi, de nombreux poteaux, des câbles conducteurs, des transformateurs, entre autres, sont installés un peu partout à travers la commune.
Par ailleurs, les habitants de la commune témoignent que le rétablissement du courant électrique dans la commune reste une grande satisfaction et marque une étape dans le processus de développement de l’île de la Gonâve.
« Quelques jours plutôt, une bougie a incendié tous les vêtements des enfants dans un orphelinat. Si la zone était électrifiée, on n’aurait pas connu de tels problèmes » relate Soliette Mius, responsable de l’orphelinat.
Entre temps, pour subvenir à leur besoin en énergies, les riverains nantis utilisent des panneaux solaires, des batteries rechargeables ou une génératrice alors que les moins aisés en sont réduits à utiliser des lampes à kérosène ou des bougies. En plus du problème d’électricité, la commune connaît un déficit d’infrastructures considérable. Les tronçons de routes reliant les communes aux sections communales sont rocailleux, l’accès à la santé est très difficile, seulement deux centres de santé fonctionnent dans la commune, selon les habitants.
Source : HPN
lundi 3 septembre 2007
http://www.lematinhaiti.com/PageArticle.asp?ArticleID=8195

HAÏTI-CYCLONE / Félix, un nouvel ouragan dans la région ne frappera pas Haïti

Le cyclone Félix qui se trouvait tout près de la république dominicaine n’a pas Haïti sur sa trajectoire, selon le service météorologique nationale.
Félix a eu le temps de se transformer en ouragan de catégorie 2 sur l’échelle SAFFIR-SIMPSON. A 8 heures dimanche, le centre de l’ouragan Félix a été localisé à 13.0 degrés de latitude nord et 69.3 degrés de longitude ouest soit à environ 615 km au sud de SantoDomingo, République Dominicaine.
Félix se déplace rapidement vers ouest nord-ouest à 30 km/h avec des vents soutenus de 160 km/hr. Les vents d’ouragan soufflent dans un rayon de 30 km à partir du centre et les vents de tempête dans un rayon de 185 km toujours à partir du centre. La pression centrale est de 981 Hpa.
Les différents modèles de trajectoire analysés montrent que l’île d’Haïti n’est pas concernée par l’effet direct de ce système tropical. Cependant, des averses légères de pluie, des vents soutenus jusqu’à 35 km/heure et de la mer très agitée pourraient se faire sentir sur les villes côtières sud d’Haïti dimanche soir et lundi. D’un autre côté, une onde tropicale associée à un centre de basse pression en surface, située à mi-chemin entre les côtes d’Afrique et l’arc antillais, a la possibilité de se transformer comme étant la future dépression tropicale de la saison, selon le Centre national de météorologie.
Source : HPN
lundi 3 septembre 2007

http://www.lematinhaiti.com/PageArticle.asp?ArticleID=8197

Succès des « Clowns sans Frontières » font à Cité Soleil

Les « Clowns sans frontières » ont offert un spectacle jeudi dans le bidonville de Cité soleil qui a connu un grand succès au près des enfants du quartier le plus pauvre de Port-au-Prince.
Le show a rassemblé des centaines d’enfants du bidonville venus jouer s’amuser et surtout rire. Selon le bureau de coopération espagnole qui a financé la tournée de « Clowns sans frontières » en Haïti, « les clowns ont permis aux enfants d’un quartier autrefois contrôlé par les gangs armés de découvrir l’univers qui leur est propre: celui du jeu, des acrobaties et du jonglage ».
Les artistes ont également animé un spectacle conjoint avec les enfants-clowns du projet « LakouLakay » (projet de réinsertion sociale des enfants de la rue appuyé par UNICEF) formés en 2005 par la branche canadienne de Clowns Sans Frontières. «Que tous les enfants d’Haïti puissent améliorer leurs conditions de vie, il s’agit là d’une question envers laquelle la Coopération Espagnole se sent clairement engagée. C’est bon d’avoir un spectacle qui fasse rêver et qui en même temps fait passer un message : les enfants doivent s’amuser, surtout ceux qui sont victimes de violence ou de pauvreté », a déclaré la Coordonnatrice Générale du Bureau Technique de Coopération espagnole en Haïti, Madame Rosa Beltrán.
Les trois clowns espagnols, Benet Jofre, Raul Garbayo et Alba Sarraute, restent grandement impressionnés par la motivation des enfants. « Il faudrait trouver des moyens financiers pour acheter de nouveaux outils et matériels de cirque, et, peu à peu, créer ici une école de clowns qui aurait une portée sociale, à l’exemple de tant d’autres qui ont transformé la vie de beaucoup d’enfants au Brésil, en Argentine ou en France », a fait remarquer Alba Sarraute.
« Le but de « Clowns sans Frontières – Espagne », association créée en 1993, est d’apporter le rire, l’espoir et un peu d’humanité aux enfants les plus démunis, victimes de la guerre ou de la misère, afin de soulager leurs souffrances », lit-on dans un communiqué de la coopération espagnole.
Source : HPN
lundi 3 septembre 2007

http://www.lematinhaiti.com/PageArticle.asp?ArticleID=8196

Les ministres latinoaméricains de la défense arrivent à Port-au-Prince pour la conférence sur la MINUSTAH

L’Argentine Nilda Garré attendue incessamment alors que ses homologues chilien José Goñi, bolivien Walker San Miguel et équatorienne Lorena Escudero l’ont précédée
lundi 3 septembre 2007,
Radio Kiskeya

La ministre argentine de la défense, Nilda Garré, était attendue tard lundi à Port-au-Prince où elle doit participer mardi et mercredi à la conférence ministérielle sur l’avenir de la Mission de stabilisation des Nations Unies qui réunira les neuf pays latinoaméricains engagés militairement au sein de la MINUSTAH.
Mme Garré a laissé Buenos Aires à la mi-journée, selon une dépêche de l’agence espagnole EFE.
Pour leur part, les ministres de la défense du Chili, José Goñi, de la Bolivie Walker San Miguel et de l’Equateur, Lorena Escudero sont arrivés ensemble lundi en fin d’après-midi à l’aéroport international Toussaint Louverture à bord d’un vol spécial en provenance de La Paz.
Leurs homologues brésilien, guatémaltèque, paraguayen, péruvien et uruguayen étaient en route pour Port-au-Prince.
Des sources officielles dans la capitale argentine ont fait savoir qu’outre sa participation à la réunion, la ministre de tutelle des forces armées aura un tête-à-tête avec le Président haïtien René Préval.
Nilda Garré, qui en est à sa troisième visite à Port-au-Prince, après celles de février et mai 2006, doit envisager avec ses collègues d’Amérique latine les nouvelles responsabilités qui pourraient être confiées à la MINUSTAH dans le cadre du renouvellement de son mandat le 15 octobre prochain. L’implication de la force onusienne dans des travaux d’infrastructure et le renforcement des institutions haïtiennes devrait être notamment recommandée.
La MINUSTAH compte quelque 9.000 militaires et policiers internationaux fournis dans leur majorité par les pays latinoaméricains. spp/RK

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4061

60 sans-papiers haïtiens expulsés de la République Dominicaine

Les rapatriés se plaignent d’avoir été dépossédés de leurs effets
lundi 3 septembre 2007,
Radio Kiskeya

60 sans-papiers haïtiens ont été rapatriés de force après avoir été interceptés le week-end écoulé à bord de deux autobus qui se dirigeaient vers Santiago (nord de la République Dominicaine) au cours d’une opération menée sur l’autoroute Dajabòn-Montecristi, rapporte le quotidien dominicain Diario Libre.
Les clandestins ont été arrêtés près de la municipalité de Manzanillo par des inspecteurs d’immigration et des membres de la seconde brigade d’infanterie de l’Armée Nationale.
Certains des haïtiens ont dénoncé la confiscation de leurs effets personnels par les militaires et les autorités migratoires.
De son côté, le responsable de la direction de la migration à Santiago, Juan Isidro Pérez, a indiqué que les illégaux ont été expulsés du territoire dominicain tandis que les chauffeurs des autobus qui les transportaient étaient placés en détention afin d’être déférés devant les autorités judiciaires compétentes.
Pérez a, par ailleurs, estimé que la persistance du chômage de masse et de l’instabilité politique en Haïti rendra difficile pour longtemps encore l’éradication du trafic des clandestins.
Les autorités de Santo Domingo procèdent quotidiennement à des rapatriement forcés et les reconduites à la frontière haïtiano-dominicaine se font souvent au mépris des droits humains les plus élémentaires. spp/RK

Deux membres de la commission de Miami-Dade pressent le gouvernement américain d’adopter un "Plan Marshall" en faveur d’Haïti

Convaincus que seul un soutien massif multisectoriel pourra mettre fin au sous-développement "incroyable" du pays, Dennis Moss et Rebecca Sosa entendent faire triompher leur projet pour rééditer la renaissance de l’Europe au lendemain de la seconde guerre mondiale
lundi 3 septembre 2007,
Radio Kiskeya

Deux des commissaires du comté de Miami-Dade, en Floride, Dennis Moss et Rebecca Sosa, ont proposé lundi à l’administration Bush de mettre en œuvre rapidement un "Plan Marshall" en faveur d’Haïti afin de sortir le pays de son état de sous-développement insupportable, rapporte le Miami Herald.
Baptisé "Plan Marshall Caribéen", ce projet de résolution devait être présenté un peu plus tard dans la journée lors d’une réunion élargie de la commission locale.
Moss et Sosa pressent le gouvernement fédéral américain d’adopter "un plan de reconstruction d’Haïti similaire au Plan Marshall" qui impliquerait une aide financière massive et la mise à disposition de ressources humaines qualifiées.
Lancé en 1947 et piloté par le secrétaire d’Etat américain d’alors George Marshall, ce plan providentiel avait permis de dégager sur quatre ans un budget record de 13 milliards de dollars. Les Etats-Unis consacrèrent cette enveloppe à la reconstruction de l’Europe occidentale qui sortit ravagée de l’épreuve de la deuxième guerre mondiale (1939-45) dans laquelle l’avait précipitée l’Allemagne nazie d’Adolf Hitler.
Dans leur document, les deux officiels ont fait ressortir le statut peu enviable d’Haïti, classé pays le plus pauvre de l’hémisphère occidental et rappelé qu’un quart des avoirs circulant dans l’économie nationale provient directement des transferts de fonds de la diaspora haïtienne.
Le nouveau "Plan Marshall" devrait déboucher sur une assistance massive dans le domaine alimentaire, des infrastructures, de l’aide financière et technique et inclure des accords commerciaux préférentiels entre Haïti et les Etats-Unis.
"Un Plan Marshall pour Haïti pourrait servir à relancer totalement l’économie haïtienne comme l’avait le Plan Marshall dans beaucoup de régions en Europe, engendrant plusieurs décennies de croissance et de prospérité après la deuxième guerre mondiale", soutient le document en passe de devenir une proposition de l’Etat de Floride. Des lobbyistes féd♪0raux engagés par le comté de Miami-Dade se sont déjà mobilisés en vue de son adoption et ont demandé à l’office des affaires intergouvernementales de l’inclure dans l’agenda législatif de 2007 et 2008.
Le projet recueille le soutien de la Représentante (Député) républicaine de Miami, Ileana Ros-Lehtinen, qui faisait partie de la délégation de la Secrétaire d’Etat Condoleezza Rice lors de son voyage en Haïti, en 2005.
"Le concept d’un Plan Marshall pour Haïti proposé par certains de nos officiels locaux pourrait représenter un instrument de croissance et de développement durable", a affirmé la parlementaire qui estime que quelque chose demeure toujours possible en Haïti malgré les effets dévastateurs de la criminalité et de la corruption sur les investissements américains dans l’île.
Dennis Moss, le principal signataire du document, était injoignable lundi, indique le Miami Herald qui a tenté en vain d’avoir ses commentaires sur les réactions positives suscitées par son initiative.
Pour sa part, Rebecca Sosa explique qu’elle est prête à accepter toute aide disponible pour faire avancer le "Plan Marshall". "Je supporte le commissaire Moss face aux besoins incroyables auxquels sont confrontés les haïtiens", a conclu Mme Sosa.
La Floride, porte-étendard de cette nouvelle cause haïtienne en Amérique, compte l’une des plus importantes communautés d’haïtiens. Estimés à un peu plus de 162.000 dans le recensement américain de l’an 2000, ils sont en réalité nettement plus nombreux.
Beaucoup de compatriotes vivent en situation irrégulière aux Etats-Unis. La réalité économique désastreuse de leurs proches restés en Haïti les interpelle continuellement pendant qu’ils sont eux-mêmes confrontés à de graves problèmes d’intégration et de valorisation. spp/RKhttp://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4062

lundi 3 septembre 2007

Ecole nationale Thomas Madiou: un patrimoine négligé

A la veille de la rentrée des classes l'Ecole nationale Thomas Madiou, malgré des efforts consentis de la directrice et de parents des élèves, représente un danger. Agée de près d'une centaine d'année, elle mérite d'être réhabilitée pour éviter le pire.

L'école Nationale Thomas Madiou, ci-devant l'Ecole des filles, s'apprête à recevoir quelques cinq cent élèves pour l'année académique 2007-2008 dans un état assez critique. Situé à la rue Paul VI, cette institution de formation primaire présente le panorama d'une maison coloniale délabrée, construite exclusivement en brique.

A première vue, on n'a besoin ni de verres ni de microscope pour décrire l'état dans lequel se trouve cette école, qui a environ huit décennies au service de la communauté. La porte conduisant à la direction de l'école est quasiment enfoncée.
La salle très gênante abritant le bureau de la directrice, madame Josie D. Moise, mesure environ deux mètres carrés. Sur le bureau qui ne se tient pas trop bien se trouve un appareil téléphonique filaire en panne depuis près d'une année, son calepin et un Journal Le Nouvelliste. C'est en quelque sorte l'image que présente la direction de cette école nationale fraîchement bénéficiée des couches de peinture de la UNICEF.

A quelques jours de la réouverture des classes la directrice est très inquiète tenant compte de l'état des salles de classe. Pour protéger les élèves contre tout éventuel effondrement des planchers fissurés du premier étage, le rez-de-chaussée et les deux petites maisonnettes se trouvant à proximité de l'établissement sont utilisées pour dispenser les cours. La salle informatique, inaugurée en juin dernier, n'est pas à l'abri des eaux de pluies par rapport aux fuites que contient la toiture.

L'escalier construit en bois reliant le rez-de-chaussée au deuxième étage, représente une menace pour tous ceux qui le fréquente. A chaque échelon, il faut sauter un autre pour ne se faire renverser. « Le bâtiment doit être réhabilité. Si non, les conséquences seront néfastes pour mes élèves et moi », regrette madame Josie.

Des mobiliers qui pouvaient être réparés encombrent la cours de l'école. « A chaque fois que nous produisons des demandes auprès du ministère de l'éducation Nationale et de la Formation Professionnelle (MENJP), il prétexte que le cas des autres écoles sont pires », a avancé madame Josie. C'est la raison pour laquelle, a t- elle poursuivi, notre école n'est pas bétonnée.

Malgré les quelques petites réparations des latrines effectuées par la Unicef, la situation reste déplorable. Ne disposant pas moyens pour doter l'institution de mobiliers devant répondre aux besoins des élèves, la directrice a fait appel à quelques parents. « Les parents sont conscients de la situation dans laquelle que nous fonctionnons, ils apportent leur support pour la bonne marche de l'établissement », révèle la responsable se montrant soucieuse de ses élèves. Thomas Madiou est né à Port-au-Prince le 30 avril 1814.

Après ses études en France, il rentre en Haïti en 1835 pour professer le notariat. Constata qu'il n'y a pas un manuel d'histoire d'Haïti, il se proposa de le rédiger. Ainsi, il est le premier homme a pouvoir rédigé l'histoire d'Haïti. Il a écrit trois tomes. Prière de lui donner une école digne de son nom. N'est-ce pas ?

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=47978&PubDate=2007-08-31

Des rues de la capitale jonchées d'ordures


On observe ces derniers jours une certaine négligence des autorités de la mairie de Port-au-Prince et du service métropolitain de collecte et des résidus solides (SMCRS), dans les travaux de nettoyage entrepris dans la capitale le mois dernier. Pour la plus belle, les piles d'immondices et les marchands reprennent leur place un peu partout dans la zone métropolitaine

Petit à petit, des marchands et leurs étalages, reprennent leur place et encombrent la chaussée de certaines rues de la capitale. Des piles d'immondices obstruent aussi la voie publique. C'est un véritable handicap à la circulation. Piétons et automobilistes s'en plaignent.« On croyait que les trottoirs allaient être réservés définitivement aux piétons et la chaussée à la circulation des véhicules, suite aux dernières mesures prises par les autorités municipales en y délogeant les marchands, ce qui n'est pas le cas », a déclaré John Karl Louis un étudiant en science de l'environnement. Les autorités haïtiennes, à leur prise de fonction dans différents postes, font toujours de promesses fabuleuses à la population en leur assurant qu'ils vont travailler à leur profit. Mais arrivé au timon des affaires, ils ont déjà passé à l'oubli de leur engagement a-t-il soutenu.

« les petits détaillants déplacés ont envahi à nouveau diverses rues de la capitale notamment: le boulevard La Saline, la rue Pavée, la rue du Quai, la rue des Miracles et d'autres rues de la capitale », expliquent Célida une passante, déplorant l'état actuel de la zone métropolitaine.Malgré l'installation de poubelles par les autorités, les fatras jonchent encore les rues; les égouts sont engorgés pour la plus belle.

Marie-Luciada, résident au Centre-Ville, a fait savoir qu'on ne peut pas parler d'assainissement des rues et de propreté de l'aire métropolitaine parce que la ville est retransformée en un vaste marché. « Il n'existe aucune amélioration, le maire de Port-au-Prince devrait poursuivre avec ce mouvement d'assainissement de la ville en vue de rendre la capitale moins encombrée. Ce qui pourrait inspirer plus de confiance aux automobilistes et aux passants », a-t-elle argué.
Certains observateurs veulent attirer l'attention des autorités concernées sur la nécessité de redonner une nouvelle image à la capitale qui, depuis bien des temps, est marqué par un tas de détritus et un environnement insalubre. Malgré les efforts qui ont été entrepris au début de l'installation du conseil municipal de Port-au-Prince, la question d'assainissement se révèle un grand défi pour les autorités municipales.

«Les mesures adoptées par les autorités haïtiennes n'ont jamais fait long feu. L'inapplication des différentes mesures prises par le conseil municipal ont permis aux marchands de regagner les rues déjà transformées en marchés et rend la circulation automobile vraiment difficile», indique un négociant dont son magasin est au Centre-Ville. Il souhaite que les autorités communales oeuvrent à la construction de nouveaux endroits destinés aux petits commerçants en vue de pallier ce problème.

Toutefois, la mise en place des agents de la Brigade d'intervention rapide de la mairie de Port-au-Prince, placés dans différents coins de la capitale pour empêcher les marchands de s'aventurer sur les trottoirs et d'empêcher le renversement des poubelles, n'a pas porté de solution définitive à ce phénomène.
Pour certains, la plupart de ces brigadiers n'assument pas leur responsabilité.La capitale haïtienne offre aux visiteurs de divers horizons, une image décevante.
On observe, en effet, dans certains quartiers de Port-au-Prince l'absence totale des services urbains de base comme l'assainissement et la collecte des résidus solides de toutes sortes.

Amos Cincir
cincir2005@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=47734&PubDate=2007-09-02

La justice commence enfin à être rendue

Reporters sans frontières se félicite de la condamnation à la prison à vie de deux des assassins de Jacques Roche, chef du service culturel du quotidien Le Matin, retrouvé mort le 14 juillet 2005 à Port-au-Prince, quatre jours après avoir été kidnappé. Alby Joseph et Chéry Beaubrun, jugés le 30 août 2007, ont été condamnés à perpétuité.
Ce verdict tombe vingt jours après la création d'une Commission indépendante d'appui aux enquêtes relatives aux assassinats des journalistes (CIAPEAJ), à l'initiative du président René Préval et de l'organisation SOS Journalistes. La commission a été investie en présence de Michèle Montas, porte-parole du Secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon et épouse de Jean Léopole Dominique, journaliste assassiné en avril 2000 et dont aucun des tueurs présumés n'a été appréhendé.

«Nous sommes soulagés que justice soit enfin rendue dans cette affaire. Cette condamnation et la création, le 10 août dernier, d'une commission de soutien aux investigations sur les journalistes assassinés sont des signes positifs qui montrent la volonté des autorités politiques et judiciaires de faire reculer l'impunité. Les ravisseurs présumés de Jacques Roche, toujours en liberté, doivent également être jugés», a déclaré l'organisation.

Chroniqueur littéraire, poète et chef de la rubrique culture du quotidien Le Matin, Jacques Roche avait été enlevé le 10 juillet 2005 alors qu'il circulait en voiture dans le quartier de Nazon à Port-au-Prince. Son corps avait été retrouvé menotté et couvert de marques de torture et de traces de balles. Il avait été tué en dépit des intenses négociations de ses proches avec les ravisseurs qui exigeaient une rançon de 250 000 dollars.
Membre d'un gang qui opérait à Solino, quartier populaire de la capitale haïtienne, Alby Joseph, âgé de 22 ans, a été reconnu coupable de l'assassinat du journaliste. Chéry Beaubrun, quant à lui, a été accusé d'avoir reçu de l'argent pour surveiller Jacques Roche pendant sa séquestration. Ils ont été condamnés à effectuer des travaux forcés à perpétuité en vertu d'un décret datant du 13 mai 2005. Trois autres personnes, François Daniel, alias "Bibi", ancien chef de gang de Solino, Dérosiers Becker alias « Tiyabout », et un nommé "Gaetan", ont été cités par Alby Joseph comme les co-auteurs du crime. Ils sont tous en prison pour détention illégale d'armes.
Soupçonné dans cette affaire, le père Gérard Jean Juste, "conseiller spirituel" de Jean-Bertrand Aristide, avait été appréhendé le 22 juillet 2005, avant d'être libéré pour raisons de santé et autorisé à se rendre aux Etats-Unis pour y recevoir des soins. Il est rentré en Haïti au début du mois d'août. Plusieurs autres suspects avaient été écroués en août 2005. Ils n'ont pas encore été jugés.

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=47966&PubDate=2007-09-02
Commentaires :
Malgré la satisfaction exprimée par cette entité, beaucoup de citoyens haïtiens pensent et croient que toute la lumière n’a pas été faite sur cette affaire. L’idée de la participation d’un commanditaire reste et fait planer le doute sur l’intégrité de notre système judiciaire. Le remuant Prêtre Jean Juste impliqué dans cette histoire a bénéficié d’un diagnostic plutôt tombant à point nommé pour s’éclipser en douce dans un premier temps et revenir tambour battant prêcher la venue de ce anti-messie synonyme de violence.Le deuxième point important c’est de se demander combien de temps ces deux condamnés resteront effectivement en prison !

SODEPA déterminée, des soldats de l'UN pointés du doigt

Des réactions favorables à la protection du lac Azueï sont venues d'horizon divers suite à la publication des articles concernant cette source de richesse. C'est le cas bien entendu de la Société des Parcs S.A (SODEPA). Les responsables de cette institution et des lecteurs du Nouvelliste ont pointé du doigt les soldats des Nations unies (UN) qui, disent-ils, n'utilisent pas le lac à bon escient.
Les dirigeants de la Société des Parcs S.A et des particuliers semblent être déterminés à protéger l'environnement du principal lac d'Haïti. Pointant du doigt les soldats des Nations unies qui utilisent mal ce site, la SODEPA et plusieurs lecteurs ont manifesté ce désir après les récents articles publiés par Le Nouvelliste concernant l'inexploitation et la mauvaise utilisation du lac Azueï.« Après avoir fait les constats que Le Nouvelliste a mentionnés récemment, la SODEPA s'est donné pour mission de protéger une partie du littoral du lac avec ces affleurements récifaux qui supportent une faune et une flore toutes particulières », a écrit l'un des responsables de la SODEPA S.A, une instance chargée de contrôler le Parc naturel de Fonds-Parisien.

Dans une correspondance adressée à notre reporter ce jeudi, le futur protecteur reconnaît que les conclusions qui ont été tirées après plusieurs études autour du lac sont les mêmes : le lac n'est toujours pas protégé voire exploité. M. Louishomme croit que l'environnement peut être protégé à partir de l'utilisation des méthodes appropriées. « Essayons de protéger notre environnement avec des méthodes pédagogiques et de plus soignons un peu la moralité dans nos initiatives en protégeant notre jeunesse contre la perversité », a-t-il fait savoir comme pour en appeler à la moralité.Dans son vibrant message concernant la moralité, l'homme qui a réagi au nom de la SODEPA a fait allusion ouvertement aux agents de la MINUSTAH qui exploitent mal l'environnement du lac Azueï. « On ne peut pas admettre que des soldats des Nations unies utilisent ce site comme zone de tire ou de rendez-vous avec les filles de joie laissant derrière eux tout leur arsenal de fonctionnement », a-t-il déploré sans passer par quatre chemins. « Ils entrent, brisent nos cadenas à la recherche du plaisir », a expliqué Jean Marc Louishomme, voulant résumer les exations des soldats des Nations unies.« Il faut protéger à tout prix le lac Azueï, a déclaré, de son côté, un lecteur, dans un message électronique. Les envahisseurs des Nations unies n'ont aucun droit sur notre territoire national. Il faut arrêter ces rapacieux monstres de l'étranger qui réclament le lac comme leur propriété privé. »
Conscient de l'importance du lac Azueï, Jean Marc Louishomme a précisé que la SODEPA S.A utilise ce site pour l'éducation environnementale des jeunes via les écoles de la capitale et circonvoisines en réalisant des activités à caractère récréo-écotouristique.La SODEPA, selon M. Louishomme, met en évidence les aspects positifs qui visent l'histoire, la science de la terre et la transformation des éléments naturels pour les besoins de l'homme tels que le vent, la chaleur, l'électricité...

Félicitant l'équipe du Nouvelliste sur la question de la protection de l'environnement, un autre compatriote dont nous nous gardons de citer le nom a précisé que les derniers articles sur le lac Azueï sont tombés à point. Cela voudrait-il dire que les études concernant l'exploitation et la protection de ce petit trésor vont enfin aboutir à des résultats concrets?
Attendons pour voir...
Victor Jean Junior
djune14@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=47981&PubDate=2007-09-02
Commentaires:

Il faut reconnaître que dans ce domaine, le personnel du Nouvelliste fait très bien son travail. Aucune instance de décision pourra dire qu'elle n'était pas au courant.
Les futurs nombreux candidats à la présidence touveront facilement dans les pages de e journal de quoi monter un programme conséquent et cohérent et surtout qui tienne compte de l'ensemble des problème de nos communautés en matière de développement (ou absence de développement) infrastructure (aucunestructure!)protection de l'environnement...

Un comité intergouvernemental pour la rentrée scolaire

L'Administration Préval/Alexis a mis en place un comité intergouvernemental en vue de la réussite de la rentrée scolaire prévue officiellement pour le lundi 3 septembre 2007. Ce comité est composé des ministres de l'Education Gabriel Bien-Aimé, de la Jeunesse, des Sports et au Service Civique Fritz Bélizaire, de la Santé Dr Robert Auguste, du Secrétaire d'Etat à la Justice et à la Sécurité publique et du Responsable du Bureau à l'Intégration des personnes handicapées, Dr Michel Péan. L'approche intégrée de la rentrée scolaire a été abordée ce vendredi au cours d'une conférence de presse à la Primature.

«La rentrée scolaire se fait généralement au début de la première semaine de septembre. Mais, cette année, elle aura lieu dans une situation socioéconomique particulièrement difficile étant donné le faible pouvoir d'achat des parents.» De la Primature où il s'exprimait, ce vendredi, le titulaire de l'Education a reconnu que l'école haïtienne va rouvrir ses portes sur fond d'une crise socioéconomique d'importance.Prenant en cause le passage du cyclone Dean au niveau de plusieurs départements géographiques du pays, le principal acteur public de la rentrée scolaire a fait état de tout un train de mesures prises par l'Etat pour rendre la tâche facile aux parents qui font face à d'énormes difficultés financières.

« Le gouvernement accorde un quatorzième (14e) mois à tout fonctionnaire ayant moins de trente mille (30.000.00 Gdes) gourdes de salaire », a indiqué M. Bien-Aimé en assurant les parents de la portée effective du programme de subvention des manuels scolaires mis sur pied pour alléger le poids de la rentrée des classes.« Quatre cent mille (400.000) kits scolaires seront distribués pour permettre aux élèves d'avoir des outils de travail », fait savoir le numéro un du MENFP annonçant la distribution de 250.000 uniformes, 30.000 programmes détaillés, 140.000 polycopies pour l'expérimentation du nouveau secondaire, sans compter le matériel didactique qui sera à la disposition des enseignants et élèves.


Gabriel Bien-Aimé promet également d'accompagner le préscolaire pour la prise en charge de la petite enfance. « Nous allons accompagner les départements du pays touchés par le passage du cyclone Dean », a soutenu le ministre qui se propose de dégager à cet effet un fonds d'urgence pour le Sud, le Sud-est, les Nippes, la Grand'Anse et l'Ouest.
Des brigadiers seront déployés...
Pour sa part, le ministre de la Jeunesse et des Sports et au Service Civique, Fritz Bélizaire, annonce le déploiement de 362 brigadiers dans la zone métropolitaine. A Saint-Marc, aux Gonaïves, aux Cayes et au Cap-Haïtien, des brigadiers seront également déployés dans le cadre de la rentrée scolaire.
Dès le mois d'octobre, une formation sera dispensée à leur intention en vue de les rendre opérationnels », précise M. Bélizaire qui exprime la volonté de son ministère d'accompagner un certain nombre de jeunes en les aidant à payer les frais scolaires. Question d'améliorer la situation des parents.
Aborder la rentrée scolaire selon une approche intégrée
« Le gouvernement entend aborder la rentrée des classes selon une approche intégrée », estime le responsable du bureau pour l'intégration des handicapés, Dr Michel Péan, qui apprécie que différents ministères ont dressé une liste des activités à entreprendre pour assurer le succès de la rentrée.
Michel Péan a dénoncé le faible taux de handicapés absorbé jusqu'ici par le système scolaire, soit 3%. Il dit plaider pour une scolarisation massive de cette catégorie qui ne demande pas mieux qu'une certaine attention.
L'assainissement de l'environnement scolaire, la mise à profit du milieu dans la dynamique de l'enseignement et des apprentissages, la formation des maîtres pour intégrer la dimension environnement dans les écoles, autant d'activités prévues au ministère de l'Environnement.
La Police nationale d'Haïti s'est déjà mise au travail. Elle a mis en place des activités comme la création d'un nouveau corps: le Corps de Brigades d'Intervention motorisées (CEBIM). Ce corps sera déployé dans la zone métropolitaine en appui aux autres agents de sécurité. « De nouveaux feux de signalisation seront aussi installés dans les rues de la zone métropolitaine », a assuré le représentant du secrétaire d'Etat à la Justice et à la sécurité publique, Pierre Neptune, qui se porte garant des conditions de sécurité dans lesquelles va se dérouler la rentrée scolaire.

Robenson Bernard
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=47980&PubDate=2007-09-02

Le vice-président de la JCI a visité Haïti

La tournée du vice-président de la Jeune chambre international (JCI), le Surinamien M. Ray Jong-A-Lock, dans la capitale haïtienne, a animé la volonté des membres de la filiation haïtienne de maintenir leur réaffiliation à la JCI international.

« Je vois qu'Haïti a fait beaucoup de progrès depuis sa réaffiliation à l'international. J'arrive à déceler des potentialités chez les jeunes membres de JCI Haïti. Ils sont vraiment dynamiques ! », a lancé avec beaucoup d'enthousiasme M. Ray Jong-A-lock, lors d'un entretien accordé au quotidien Le Nouvelliste.

La visite de cet officier international lui a permis de superviser le travail de la JCI Haïti. Il profitera de cet occasion pour se renseigner sur les activités déjà réalisés par la filiation haïtienne, de s'informer sur les besoins les plus pressant et le devenir de leurs membres et d'exposer les nouvelles perspectives de la JCI international.

Durant son séjour, M. Jong-A-Lock a animé trois journées d'atelier de formation sur la gestion des organisations sans but lucratif (OSBL). Cette formation, a-t-il dit, repose sur « trois piliers de gestion qui permet à tous les participants d'avoir une vision, une mission et des valeurs plus claires. »M. Jong-A-Lock est à sa première visite en Haïti. Il a pris connaissance du pays en 2006 par le biais d'Internet. Depuis lors, il a poussé sa curiosité jusqu'à entrer à Port-au-Prince.

La secrétaire de JCI Haïti, Myrline Monpoint, a affirmé, pour sa part, que cette mission encouragera davantage les membres à maintenir leur réaffiliation à l'international et à consolider leur action sur tout le territoire national.

Le Surinamien, quant à lui, reste confiant qu'Haïti a les ressources nécessaires pour développer un nombre important de jeunes leaders. Arrivé à Port-au-Prince le dimanche 26 août 2007, le périple de Jong-A-Lock le conduira notamment, en Equateur, au Paraguay, à Porto-Rico, en Guyanes et aux îles hollandaises.

Sherline Chanlatte Duplan

sherlinecduplan@yahoo.fr

Sécurité et violence en Haïti, approche historico-culturelle… « L’armée a fait et fera toujours partie de l’insécurité, tant qu’une réforme éducative

Dimanche 2 septembre 2007
Débat
Par Camille Loty Malebranche
Soumis à AlterPresse le 2 septembre 2007
(Au sujet de cette commission formée par Préval qui, à mon humble avis, risque de verser encore une fois, comme sous Latortue, à toutes sortes de propositions volontairement diffuses et confuses sur les concepts même de sécurité et de force publique trop souvent uniquement assimilée au militarisme, réduite à une affaire d’armée d’Haïti.
[référence au texte paru sur AlterPresse : Haïti, la question de la sécurité publique revient sur le tapis].) [
1]

On n’échappe pas à ses origines et à l’histoire, on ne peut que les assumer en souverain ou en serf ! Dans le contexte haïtien, où l’origine a été un acte d’agression, de déracinement des noirs de l’Afrique arrachés à leur famille et privés de la moindre trace de leur ascendants biologiques avant leur transplantation brutale sur l’île des Taïnos, île-charnier où ils ont été réifiés et esclavagisés pour la prospérité du maître blanc, la glorieuse force militaire - la seule armée qui ait fait quelque chose de viable, ayant été la force fondatrice qui a libéré les indigènes et créé le pays sorti par elle du joug infâme du colonialisme - ne pouvait ne pas s’ériger par la suite comme un dieu démiurge s’octroyant malheureusement par manière de légitimité tous les droits sur ses créés.
La racine des errements anti-droit et criminels de l’armée, ou disons plutôt, des armées qui ont eu préséance sur l’échiquier haïtien, saisie dans les travers humains, culturels et historiques, nous pousse, nous citoyens, à nous interroger sur le danger de constituer une nouvelle armée en Haïti. Une analyse factuelle et holistique des terribles instabilités et insécurités publiques, nous ramène toujours à l’irresponsabilité - ou pour plus de précision - à la dénaturation des responsabilités de l’armée haïtienne trop ubiquitaire dans les déviances de notre histoire de peuple. Sans avoir besoin d’un regard diachronique c’est-à-dire de nous étaler sur l’ensemble des prises d’armes et des révolutions organisées par nos généralissimes, l’histoire en compte par dizaines, nous allons très brièvement visualiser la chose d’un point vue actuel et donc synchronique à la lumière de l’histoire récente.
Après la chute de Jean-Claude (Duvalier), comme une horde primitive et assassine, l’armée haïtienne, arriérée, brutale et féroce a montré ce que pouvait être la barbarie d’une soldatesque engluée dans les miasmes d’une culture où prime la violence, où la force des armes méprise mentalement et naturellement le droit. Le non droit connu récemment dans certains quartiers dominés par des bandits, n’était rien face aux crimes des soldats lors des coups d’état et des purges contre de prétendus ennemis de l’ordre ! Nul n’est dupe ni amnésique ! Je ne crois pas - et avec moi, tout haïtien sensé qui n’a pas d’intérêt mesquin à la reconstitution immédiate d’une armée - qu’on puisse créer des forces armées dans une société encore fragilisée par ses ex bourreaux militaires et civils, société traditionnellement menée par les armes et non par la loi, et s’attendre au respect constitutionnel garant de la démocratie. D’ailleurs, c’est antihaïtien que d’y penser rien que sur le plan du budget public ! Mais cela, c’est une autre histoire.
Pour revenir au dilemme de l’arbitraire culturel du militarisme haïtien, l’armée a fait et fera toujours partie de l’insécurité, tant qu’une réforme éducative et de mentalité profonde ne sera entreprise à l’échelle de la société. Armée de dealers, de criminels d’État, de criminels de droit commun, assassins voyous des pauvres et des patriotes, fomenteurs de coups d’État crapuleux… Ce n’est pas cette génération de 2007 qui réalisera la thaumaturgie d’une force armée digne et respectueuse de l’ordre civil, démocratique et constitutionnel. Non, je ne crois pas au miracle de la génération spontanée.
Nous devons attendre au moins une véritable génération avant d’y penser : soit environ vingt (20) ans. Dans l’intervalle, pour Haïti et pour son peuple, il faut transformer toute la société en chantier de rééducation humano-citoyenne, faire passer la masse d’individus que constituent les différentes couches du peuple au stade de personnes humaines et de citoyens afin de créer une Nation et un État l’orientant. Il faut aussi penser à la prospérité et l’implantation de l’État de droit. Après et après seulement, s’il le faut, le kaki aura le sens d’honneur qu’il est censé avoir au service du collectif !
Encore une fois, ici, il faut que les invités de Préval au sujet de la constitution d’une éventuelle nouvelle force armée, puissent s’élever dans une pureté critique face à la situation, loin de leurs accointances sociales et de leurs allégeances idéologiques - eux, qui pour la plupart, relèvent de la vieille école promilitariste, étant soit filleul d’ancien général, soit ancien membre de l’ex sordide armée d’Haïti, soit conseillers privilégiés d’anciens généraux - pour faire primer les vrais intérêts du pays.
Que dans cette affaire, Haïti prime les passions et intérêts individuels des invités officiels au débat !

http://www.alterpresse.org/spip.php?article6366

Retour à Port-au-Prince du Président René Préval

Très discret, le chef de l’Etat n’a fait aucune déclaration sur son état de santé après son séjour médical aux Etats-Unis
dimanche 2 septembre 2007,
Radio Kiskeya

Le Président René Préval est rentré à Port-au-Prince dimanche à la mi-journée à l’issue d’un séjour médical de trois jours aux Etats-Unis, a constaté Radio Kiskeya.
Arrivé à l’aéroport international Toussaint Louverture par un vol régulier de la American Airlines en provenance de Miami, le chef de l’Etat haïtien s’est montré très discret. Contrairement à ses habitudes, il a fait un passage éclair au salon diplomatique, évitant les journalistes qui n’ont pu avoir aucune information sur l’évolution de son état de santé.
M. Préval a été accueilli sur le tarmac de l’aéroport par le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis, les membres de son gouvernement et le directeur général de la Police Nationale, Mario Andrésol.
Dans un communiqué laconique, le secrétariat général de la Présidence avait annoncé jeudi dernier que le chef de l’Etat était parti le même jour à destination des Etats-Unis dans le cadre d’un "voyage privé pour raisons médicales".
Soigné depuis plusieurs années pour un cancer de la prostate, René Préval n’avait jamais effectué auparavant de visite médicale aux Etats-Unis. Il avait toujours préféré se rendre fréquemment à Cuba où il a déjà subi deux interventions chirurgicales en 2001 et 2006.
Lors de l’un de ses derniers voyages à La Havane, le Président haïtien avait révélé avec satisfaction que ses médecins traitants avaient constaté une régression spectaculaire de l’indice prostatique PSA après avoir enregistré des niveaux anormalement élevés.

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4056
Commentaire :
Même si nous préférons un chef d’état discret menant sans bruit sans compte la barque de ses attributions constitutionnelles à un président mêlé à toutes les sauces dans une attitude qui exprime une exclusion du paraître pour cacher une administration centrée dur le nihilisme, les haïtiens seraient heureux de savoir exactement le bilan de l’état de santé du Président PREVAL. Le silence ou le flux des informations distillées au compte gouttes animent les spéculations les plus discordantes et souvent alarmistes.Aujourd’hui, devant une progression visible a l’œil nue dans la mise en place des bases fondamentales pour la structure de l’état, certains secteurs se posent déjà la question de l’après Préval. Il y en a qui caressent déjà l’idée d’un amendement de la constitution pour assurer un nouveau mandat et une continuité dans cette gestion qui est considérée de loin comme la gestion la plus cohérente des affaires de l’état depuis le gouvernement de trois mois d’un certain Lesly Manigat.

Prise de fonction du nouveau patron de la MINUSTAH, Hédi Annabi

Ses premières déclarations officielles sont attendues mardi à l’ouverture de la conférence ministérielle latinoaméricaine sur la redéfinition du mandat de la mission onusienne
dimanche 2 septembre 2007,
Radio Kiskeya

Le nouveau représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour Haïti, le diplomate tunisien Hédi Annabi, a pris officiellement ses fonctions samedi à Port-au-Prince, a indiqué dans un communiqué la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) dont il est le nouveau chef.
Aucune cérémonie officielle n’a été annoncée en la circonstance.
Ancien sous-secrétaire général de l’ONU aux opérations de maintien de la paix, M. Annabi, 63 ans, remplace le guatémaltèque Edmond Mulet, devenu lui-même son successeur à New York.
Ce vieux routier qui compte 26 ans de carrière au sein des Nations Unies, avait été nommé à la tête de la MINUSTAH le 1er août dernier par le Secrétaire général Ban Ki-moon, à l’occasion de sa première visite à Port-au-Prince.
Pour ses premières activités publiques, Hédi Annabi participera à la réunion des ministres de la défense des neuf pays latinoaméricains contributeurs de troupes à la force internationale de paix. Axé sur une redéfinition du mandat de la MINUSTAH, cet événement se déroulera à Port-au-Prince mardi et mercredi au milieu d’importantes mesures de sécurité.
Le diplomate tunisien dirige une mission onusienne forte de 9.000 militaires et policiers internationaux venus majoritairement de l’Amérique latine. Son actuel mandat doit être renouvelé le 15 octobre prochain.
Après le chilien Juan Gabriel Valdés (2004-2006) et Edmond Mulet (2006-2007), Annabi devient le troisième chef de la MINUSTAH créée en 2004 par la résolution 1542 du Conseil de sécurité, quelques mois après le départ en exil de Jean-Bertrand Aristide. spp/RK

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4057

dimanche 2 septembre 2007

Arrivée en Haïti du navire-hôpital américain "USNS Confort"


Des soins médicaux offerts gratuitement pendant une semaine à des milliers d’haïtiens par 600 médecins, infirmières et techniciens américains et canadiens présents dans le cadre d’une mission humanitaire régionale
samedi 1er septembre 2007,
Radio Kiskeya

Le navire hôpital américain "USNS Confort" est arrivé samedi en Haïti pour une mission humanitaire d’une semaine au cours de laquelle son équipage prodiguera des soins médicaux gratuits à des haïtiens des couches défavorisées.
Dans un communiqué, l’ambassade des Etats-Unis en Haïti souligne que le navire restera jusqu’au 8 septembre dans la rade de Port-au-Prince, 8ème étape d’un périple régional de trois mois. Suivant les instructions de la Maison Blanche, au cours de son passage en Amérique Centrale, en Amérique du Sud et dans les Caraïbes, plus de 85.000 personnes souffrant de diverses maladies devaient être soignées.
"Nous sommes ici pour faire la différence non seulement à court terme, mais aussi à long terme", a affirmé à son arrivée le capitaine Robert Kapcio, commandant du "USNS Confort". Il a insisté sur le fait que la mission humanitaire ayant conduit ce corps médical à Port-au-Prince a été "décidée par le président George W. Bush pour aider et renforcer les relations avec nos amis et nos voisins".
Depuis 1968, jamais un déploiement aussi important d’un navire-hôpital n’avait été enregistré dans la région.
L’Ambassadeur américain en Haïti, Janet Ann Sanderson, précise dans le communiqué rendu public à Port-au-Prince qu’en collaboration avec le ministère de la santé publique et de la population, l’équipage du bateau de la marine des Etats-Unis offrira des traitements médicaux à trois centres hospitaliers de la capitale. "600 médecins, infirmières et des techniciens médicaux travailleront avec leurs homologues haïtiens en vue de fournir des traitements préventifs et des consultations médicales générales. Les services de traitement médical offerts par le navire-hôpital incluent des spécialistes en chirurgie générale, en orthopédie, en chirurgie dentaire et maxillo-faciale, en chirurgie pédiatrique, en chirurgie oto-rhino-laryngologique et en gynécologie-obstétrique", a expliqué la diplomate.
Chaque jour, entre 700 et 800 personnes, enfants et adultes, n’ayant pas accès aux soins de santé devraient bénéficier de consultations et d’interventions chirurgicales, selon les cas.
"Les interventions seront pratiquées pour une vingtaine d’haïtiens à bord du navire ancré au large de la capitale haïtienne. Les patients y seront conduits par hélicoptère", a de son côté confié à l’AFP l’Hôpital de l’université d’Etat d’Haïti (HUEH). Des médecins résidents haïtiens seront admis dans les salles d’opération où ils pourront parfaire leur formation pratique.
Parallèlement, des techniciens militaires américains participeront aux travaux de rénovation d’un centre de santé à la Croix-des-Bouquets (nord-est de la capitale).
L’ambassadeur Sanderson estime qu’outre son caractère humanitaire, cette expédition représente une expérience professionnelle majeure pour des membres du personnel médical haïtien. "Il est impératif d’avoir des partenariats solides dans le secteur médical – les défis sont si énormes que, ni le gouvernement, ni la communauté internationale ne peuvent entièrement réussir de leurs propres moyens", a indiqué la diplomate américaine qui avait déjà annoncé en juin le passage en Haïti du "USNS Confort" qui doit séjourner dans douze ports d’Amérique latine et des Caraïbes.
Une sorte de réplique humanitaire de Bush au duo anti-américain Cuba-Vénézuéla qui a lancé avec succès l’opération "milagro" (miracle) grâce à laquelle des dizaines de milliers de personnes de la région ont pu recouvrer la vue ou améliorer leur santé visuelle gratuitement. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4055

Un an supplémentaire pour la MINUSTAH, le minimum réclamé de l’ONU par les pays latinoaméricains

En présence du chef de la diplomatie haïtienne, Jean Rénald Clérismé, les vice-ministres de la défense et des affaires étrangères du groupe "2x9" réunis au Guatémala ont décidé de solliciter l’aide du Conseil de sécurité en faveur de la surveillance des côtes haïtiennes
samedi 1er septembre 2007,
Radio Kiskeya

Les vice-ministres de la défense et des affaires étrangères des pays latinoaméricains contributeurs de troupes à la Mission de stabilisation de l’ONU pour Haïti ont réclamé le maintien pour au moins douze mois supplémentaires de la MINUSTAH, au cours d’une réunion d’évaluation organisée vendredi au Guatémala.
"Notre aspiration à tous est d’obtenir le maintien pour au moins du contingent des casques bleus en Haïti", a déclaré le vice-chancelier péruvien, Gonzalo Gutiérrez, selon une dépêche de Prensa Latina. Il s’exprimait lors d’une conférence de presse à l’issue de la rencontre du mécanisme de consultation sur Haïti intitulé "2x9".
A Ciudad de Guatemala, les représentants des neuf pays d’Amérique latine ont également sollicité la contribution des membres des Nations Unies au renforcement des garde-côtes haïtiens en vue d’assurer la surveillance des frontières maritimes du pays. "Dans ce sens, nous allons soumettre une proposition au Conseil de sécurité et nous espérons qu’elle sera mise en discussion durant la première quinzaine d’octobre", a poursuivi M. Gutiérrez.
Haïti est considérée comme l’un des principaux territoires de transit utilisés dans le cadre du narcotrafic international.
Le chancelier haïtien, Jean Rénald Clérismé, des représentants de la Communauté Caraïbe (CARICOM) et de l’Association des Etats de la Caraïbe (AEC) ont également assisté au mini-sommet qui réunissait l’Argentine, la Bolivie, le Brésil, le Chili, l’Equateur, le Guatémala, le Paraguay, le Pérou et l’Uruguay.
L’ambassadeur du Chili en Haïti, Marcel Young, avait aussi fait le déplacement.
Pays hôte de la rencontre, le Guatémala a déployé 105 soldats en Haïti. Cependant, des groupes de la société civile ont fermement désapprouvé sa présence au sein de la MINUSTAH, particulièrement depuis la mort en 2006 de huit casques bleus guatémaltèques qui étaient tombés dans une embuscade en République Démocratique du Congo (RDC).
Le mini-sommet des numéros deux de la défense et de la diplomatie latinoaméricaine a précédé de seulement quelques heures l’ouverture de la réunion ministérielle de Port-au-Prince. Mardi et mercredi prochains, les ministres de la défense des neuf pays susmentionnés doivent discuter avec les autorités haïtiennes du renouvellement et de la réorientation du mandat de la MINUSTAH.
La mission onusienne, dont l’actuel mandat expire le 15 octobre prochain, est composée de 9.000 militaires et policiers en majorité latinoaméricains. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4053

Visite au Chili du Secrétaire d’Etat à la sécurité publique

Eucher-Luc Joseph estime que l’expertise chilienne peut être très utile à Haïti dans le domaine de la sécurité et de la professionnalisation de la police
samedi 1er septembre 2007,
Radio Kiskeya

Le secrétaire d’Etat haïtien à la sécurité publique, Eucher-Luc Joseph, en visite officielle au Chili a estimé vendredi qu’Haïti pouvait beaucoup apprendre de l’Etat sud-américain dans une perspective de stabilisation de la situation sécuritaire du pays, rapporte l’agence espagnole EFE.
"Haïti espère pouvoir profiter de l’expérience chilienne sur le plan de la sécurité et de la formation policière", a affirmé à Santiago M. Joseph qui répondait à une invitation de la sous-secrétairerie d’Etat des carabiniers.
"Nous savons que c’est seulement si nous parvenons à consolider la sécurité publique que nous pourrons contribuer au développement économique de notre pays", a déclaré le secrétaire d’Etat à la sécurité publique devant des journalistes.
Les liens entre Port-au-Prince et Santiago se sont considérablement raffermis ces dernières années, mais essentiellement à travers la participation du Chili à la Mission de stabilisation des Nations Unies (MINUSTAH).
600 casques bleus chiliens font partie de la force internationale de paix dont les effectifs militaires et policiers se chiffrent à 9.000 hommes. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4054

Haiti : La Fondation Fabienne Colas rend hommage au réalisateur Raphaël Stines, récemment décédé

samedi 1er septembre 2007
La 3e édition du Festival International du Film Haïtien de Montréal (FIFHM) est entièrement dédiée à la mémoire de Raphaël Stines.
Communiqué de la Fondation Fabienne Colas
Soumis à AlterPresse le 1er septembre 2007
La Direction de la Fondation Fabienne Colas, société créatrice et organisatrice du Festival International du Film Haïtien de Montréal (FIFHM), a appris avec consternation le décès du réalisateur Raphaël Stines dans la matinée du samedi 25 août dernier. En hommage à sa grande vision, générosité et honnêteté, la 3e édition du FIFHM sera entièrement dédiée à sa mémoire.
Monsieur Stines était un cinéaste visionnaire qui a laissé sa marque à travers les premières fictions du cinéma haïtien telles que, « Map pale nèt », court métrage adapté de l’œuvre de Jean Cocteau « Le bel indifférent », mettant en vedette François Latour et Jocelyne Alphonse.
M. Stines s’était ensuite illustré au début des années 90 en mettant en scène l’une des comédies les plus populaires de son temps « Kraze Lanfè » du non moins populaire Jesifra. L’adaptation cinématographique de la pièce de Franck Fouché « Bouki nan Paradi » avec dans le rôle de Bouki le célèbre Roland Dorfeuille, dit Pyram, a démontré l’esprit d’innovation de Raphaël Stines. Il a collaboré pendant des années avec la Télévision Nationale d’Haïti (TNH) où il avait notamment réalisé plusieurs saisons de la très populaire série « Pè Toma ».
L’actrice et présidente du Festival International du Film Haïtien de Montréal (le FIFHM) Fabienne Colas le remercie publiquement de lui avoir donné son premier rôle dans cette série inoubliable qui a propulsé Mlle Colas vers d’autres cieux. Elle lui est à tout jamais reconnaissante de lui avoir également accordé son tout premier rôle au cinéma dans Bouki nan Paradi aux côtés de Roland Dorfeuille, alias Piram. Elle regrette profondément que M. Stines n’ait pas eu l’occasion de connaître le FIFHM et lui souhaite un doux repos auprès de notre Créateur.
La Direction de la Fondation Fabienne Colas et du FIFHM présente leurs profondes sympathies à la famille, aux amis, collaborateurs et admirateurs de Raphaël Stines.
La Direction de la Fondation Fabienne Colas et du Festival International du Film Haïtien de Montréal (FIFHM)
www.fondationfabiennecolas.org / www.festivalfilmhaitien.com
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6363

Haïti-Coopération : Accord de 28 millions de gourdes avec l’Union européenne pour l’entretien routier national

samedi 1er septembre 2007
P-au-P, 1er sept. 07 [AlterPresse] --- Un nouvel accord d’un montant de 28 millions de gourdes, destiné à l’entretien routier national et conclu entre l’Union européenne et l’Etat haïtien, est entré en vigueur ce samedi 1er septembre 2007, annonce la délégation de la commission européenne dans un communiqué acheminé à l’agence en ligne AlterPresse.
Connaître plus en détails le niveau de trafic et la charge à l’essieu actuellement constatés sur les routes nationales ; dresser un inventaire routier précis, accompagné d’un système d’informations géographiques permettant son actualisation fréquente ; publier un nouveau cahier de spécifications techniques pour la construction de routes et ponts en Haïti, dont la version actuellement en vigueur date de 1983 ; définir et mettre en place une stratégie nationale d’entretien routier, en ligne avec la politique sectorielle de transports du gouvernement : tels sont, en priorité, les objectifs poursuivis avec l’exécution du programme annoncé, suivant le communiqué.
Financé par le fonds européen de développement pour une durée espérée de 10 mois, le programme de 28 millions de gourdes pour l’entretien routier national est mis en oeuvre avec l’appui des directions départementales du ministère des travaux publics, transports et communications (Mtptc). Les services du Mtptc devront, dans le cadre dudit programme, être dotés “d’outils plus performants en matière d’entretien des routes”, précise la note parvenue à AlterPresse.
Une première subvention de l’Union européenne (UE) de 12.5 millions de gourdes (soit 250,000 euros) a permis d’appuyer la mise en place du fonds d’entretien routier (Fer), pour lequel des taxes sont prélevées sur les contribuables haïtiens depuis quelques années.
Cette première subvention de l’UE, qui a précédé l’accord en vigueur à partir du 1er septembre 2007, a aussi financé deux séries de travaux d’entretien contractés localement avec des organisations communautaires de base, dont l’implantation géographique n’est pas indiquée dans le communiqué.
Cependant, en coordination avec le Mtptc et d’autres bailleurs de fonds internationaux, l’UE se trouve fortement impliquée, depuis plusieurs années, dans les infrastructures routières en Haïti, avec notamment l’octroi d’un support financier aux travaux actuels de réhabilitation des routes nationales # 6 Cap-Haïtien / Ouanaminthe (40 millions d’euros engagés pour les 75 kilomètres en direction de la frontière Nord avec la ville dominicaine Dajabon) et # 3 Port-au-Prince / Mirebalais (45 kilomètres).
La délégation européenne en Haïti devra bientôt lancer un nouvel appel d’offres pour la réhabilitation du tronçon de route de 50 kilomètres de la route nationale #3, de Mirebalais à Hinche (à 128 kilomètres au nord-est de Port-au-Prince).
La réhabilitation du tronçon Hinche / Cap-Haïtien, dont le mauvais état constitue un casse-tête pour les usagers depuis des dizaines d’années et dont un soutien conjoint avec la Banque interaméricaine de développement était envisagé, n’est pas mentionnée dans le communiqué de la délégation européenne.
En avril 2006, l’Union européenne s’était engagée à assurer le financement du tronçon routier Mirebalais / Hinche (Plateau Central, au nord-est de la capitale), après les apports financiers pour les axes Port-au-Prince / Mirebalais et Cap-Haïtien / Ouanaminthe (commune frontalière avec Dajabon, République dominicaine), dont les travaux ont respectivement démarré en avril et en mars 2006.
Les travaux entamés pour la réhabilitation de la route nationale No. 3, en direction du Centre d’Haïti, « s’inscrivent dans une stratégie de développement intégré de cette région qui bénéficie déjà , depuis 3 ans, de l’appui technique et financier européen ».
Pour l’UE, qui participait, le 4 avril 2006, au lancement officiel des activités de réaménagement, la construction de l’axe routier Port-au-Prince / Mirebalais représente une étape importante pour le désenclavement du Plateau Central crédité d’un potentiel agricole très élevé. Elle devrait également « permettre l’accès du marché métropolitain (plus de 3 millions de consommateurs) et du marché frontalier aux produits agricoles du Haut Plateau Central ».[rc apr 1er /09/ 2007 15:30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6365

Prochaine rencontre entre les sénateurs et les responsables de la BNC et de la BRH

L’économiste, Kesner Pharel, affirme que le chef de l’état a pris une bonne décision en nommant les nouveaux membres des conseils d’administration de la Banque de la République d’Haïti (BRH) et de la Banque Nationale de Crédit (BNC).
Toutefois il souligne que la décision peut être qualifiée de tardive parce que le mandat des conseils d’administration étaient arrivés à terme depuis mars 2007. Le chroniqueur économique de radio Métropole, indique que selon les procédures, les personnes nommées devront répondre à une invitation de la commission finance du sénat afin de présenter d’une part la politique monétaire (BRH) et d’autre part la politique en matière de crédit (BNC).
Tout en rappelant que ces deux banques sont des institutions importantes du système bancaire haïtien, M. Pharel précise que la banque centrale est responsable de la politique monétaire. Il soutient que la Banque Nationale de Crédit est l’une des plus anciennes banques commerciales du pays, qui avait dans le temps enregistré un passage a vide.
" Cependant depuis l’absorption de la Socabank, la BNC fait partie du trio de tête des banques commerciales haïtiennes en compagnie de la Sogebank et la Unibank", explique M. Pharel. " Sous le leadership de Guyto Toussaint un travail assez intéressant a été réalisé à la BNC", dit-il précisant qu’il y a quelques années la BNC était au bord de la faillite. Selon M. Pharel les responsables de la BNC devront expliquer comment ils vont appliquer leur politique de crédit car beaucoup de fonds obtenus par la BNC sont utilisés au niveau des bons BRH.
Kesner Pharel soutient qu’il n’y a pas de grand changement à la BRH parce que c’est l’actuel directeur général qui est promu gouverneur. " Il y a eu ces trois dernières années une nette amélioration du taux d’inflation", constate M. Pharel rappelant que ceci est le résultat de la politique monétaire de l’actuel équipe.
Enfin M. Pharel estime qu’il y aura des questions en ce qui a trait a la supervision bancaire puisqu’il y a eu deux absorptions ( Promobank et Socabank ont été absorbés par respectivement Sogebank et BNC) ces dernières années.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12995

Le ministère de l’agriculture annonce une campagne contre les fourmis dévastatrices

Le Ministère de l’agriculture des Ressources Naturelles et du Développement Rural (Marndr) se prépare à entreprendre des actions en vue de combattre les fourmis dévastatrices ayant envahi les communes de Limbé, Plaisance et Pilate.
Le secrétaire d’état à l’agriculture, Joanas Gué, a indiqué que 100 millions de gourdes sont nécessaires pour réaliser cette campagne. Il affirme que le ministère avait délégué il y a un an des spécialistes dans la région en vue d’évaluer le niveau d’infestation et les caractéristiques de ces légions de fourmis. " Un document a été élaboré par les techniciens du ministère de l’agriculture", soutient M. Gué qui espère que les ressources seront disponibles dans le prochain budget pour réaliser la campagne.
" Nous avons dégagé une allocation de 50 millions de gourdes dans le budget de la république pour l’exercice 2007 2008 ", assure M. Gué précisant que la campagne devrait durer trois ans. Selon M. Gué les 50 millions de gourdes permettront de réaliser la première phase de la campagne contre les fourmis. Il estime qu’en raison du retard le problème des fourmis dévastatrices s’est aggravé soulignant qu’au début 100 millions de gourdes auraient été suffisants.
" Ces fourmis causent de graves ennuis à la population et a détruit une grande partie du bétail dans la région", martèle le secrétaire d’état a l’agriculture. Il souligne que l’état haïtien est en train de mettre en place les moyens nécessaires pour combattre les fourmis dévastatrices, espérant une aide technique de la communauté internationale.
Tout en évitant de répondre aux critiques relatives au retard dans le lancement de la campagne, M. Gué se réjouit que tous les secteurs y compris la presse aient pu jouer leur partition dans le cadre de ce dossier. " Les mairies de la région, la presse et le MARND ont joué leur rôle", dit-il précisant que c’est le devoir du ministère de servir la population.
Le maire de Plaisance, Jeanty Exalus, avait il y a deux semaines réclamé une intervention urgente du gouvernement qui avait dépêché des techniciens dans la région il y a quelques mois.
Selon le maire, les fourmis qui sont presque omni présents ont causé la mort d’une nonagénaire en décembre 2006. " Ces mystérieuses fourmis, qui tombent du ciel, ont entrepris de détruire les plantations et le bétail", indique le maire pour qui la présence des fourmis nuit à la vie sociale et aux activités économiques dans la région.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12994

samedi 1 septembre 2007

Hedi Annabi, nouveau chef de la Minustah entre en fonction

Le nouveau Représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en Haïti, Hédi Annabi, doit prendre ses fonction aujourd’hui, 1 er septembre. M. Annabi, 63 ans est le troisième chef de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti ( Minustah) après le chilien Juan Gabriel Valdes et le guatémaltèque, Edmond Mulet.
Avant sa nomination, M. Annabi occupait, depuis 1997, le poste de Sous-secrétaire général aux opérations de maintien de la paix.
La première activité du diplomate tunisien dans le cadre de ses nouvelles fonctions sera d’organiser la conférence des ministres de la défense des pays latino-américains. Les ministres de la défense d’Argentine, du Chili, du Brésil, de la Bolivie, de l’Equateur , du Guatemala, du Paraguay, du Pérou et de l’Uruguay discuteront au cours de cette rencontre de la nouvelle orientation de la Minustah.
Le diplomate tunisien avait rejoint les Nations Unies en 1981 comme Administrateur principal au Bureau du Représentant spécial du Secrétaire général pour les affaires humanitaires en Asie du Sud-est, M. Annabi fut ensuite nommé Directeur de ce Bureau.
Entre 1982 et 1991, il a été étroitement associé aux efforts du Secrétaire général, Kofi Annan, et de son Représentant spécial, pour parvenir à un règlement politique global de la crise au Cambodge. M. Annabi a ensuite intégré le Département des Nations Unies en charge des opérations de maintien de la paix, où il a été Directeur de la Division Afrique de 1993 à 1996 puis responsable du Bureau des opérations du Département des opérations de maintien de la paix à partir de juin 1996.
M Annabi a une énorme expérience au sein des Nations Unies avait déclaré son prédécesseur, Edmond Mulet, précisant que le diplomate tunisien à la capacité de répondre aux nécessités tels le renforcement des institutions et l’établissement d’un état de droit en Haïti. http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12993

L’UE accorde une aide de 3 millions d’euros aux victimes de l’ouragan Dean

La Commission Européenne s'apprête à allouer une aide d'urgence de 3 millions d'euros pour faire face aux dégâts provoqués par l'ouragan Dean dans les Caraïbes. " Cette décision permettra de venir en aide à près de 50 000 personnes, victimes de l'ouragan au Belize, en Jamaïque, à Sainte Lucie, à la Dominique et en Haïti", indique un communiqué de l’UE précisant que les fonds seront gérés par ECHO, le service d'aide humanitaire de la Commission européenne.
Selon l’Union Européenne, les besoins couverts par cette décision comprennent les abris temporaires, la santé, l'approvisionnement en eau potable, l'assainissement, la distribution de nourriture et d'articles de première nécessité, la réhabilitation d'urgence de certaines habitations et la récupération des moyens de subsistance.
Le Commissaire Louis Michel, en charge de l'aide humanitaire, affirme que cette catastrophe souligne l'importance des programmes de réduction des risques de désastre et des mesures de préparation aux catastrophes. " Les pertes en vies humaines auraient été bien plus nombreuses sans les mesures de préparation et d'alerte précoce déjà mises en place dans la région, notamment grâce aux financements de la Commission", a-t-il ajouté.
Selon M. Michel, le véritable défi est de s'assurer que la réduction des risques de désastre devienne une part intégrante de l'aide au développement.
Entre le 17 et le 21 août, l'ouragan Dean a balayé les Caraïbes, provoquant la mort d'une quinzaine de personnes et laissant dans son sillage des dégâts considérables à la Dominique, à Sainte Lucie, en Haïti, a la Jamaïque et au Belize. En Haïti, principalement dans les régions du Sud et du Sud-ouest, les inondations et les vents ont saccagé les plantations, les maisons et des infrastructures. L’économiste Kesner Pharel estime que le secteur agricole qui représente 25 % du Produit Intérieur Brut (PIB) est le plus touché par le passage de l’ouragan parce que de nombreuses plantations ont été dévastées. " A Jacmel des bananeraies et dans la plaine des Cayes des plantations de vétiver ont été détruites", dit-il expliquant qu’une baisse de la production agricole aura des conséquences directes sur l’activité économique.
Les autorités haïtiennes avaient indiqué que l’ouragan Dean a causé la mort de 9 personnes durant son passage sur les départements du sud d’Haïti les 18 et 19 août dernier.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12992

Retour au calme dans les relations entre l’exécutif et le parlement

Les chefs de file de l’exécutif, Le président René Préval et le premier ministre, Jacques Edouard Alexis, ainsi que les présidents des deux chambres, le sénateur Joseph Lambert et le député Pierre Eric Jean Jacques, se sont évertués au cours de cette semaine à calmer les esprits afin de ne pas nuire au climat de stabilité.
René Préval, qui effectue un séjour pour raison de santé en Floride (Etats-Unis), avait en début de semaine fait des gestes de bonne volonté en répondant à une lettre du grand corps relative à la nomination des membres des conseils d’administration de la BRH et de la BNC. De plus, le chef de l’état s’apprêtait à publier un arrêté nommant les membres de la commission spéciale chargée d’évaluer la mise en place d’une nouvelle force publique.
Dans le même temps, le premier ministre, Jacques Edouard Alexis, s’était dit prêt à répondre à une interpellation, reconnaissant les prérogatives constitutionnelles du grand corps.

De son coté, le président du sénat, Joseph Lambert, a refusé d’évoquer le dossier de l’interpellation du premier ministre Jacques Edouard Alexis. Le sénateur Lambert a souligné qu’un sursis a été accordé au chef du gouvernement précisant que 22 sénateurs ont apporté leur appui à cette proposition.

Le président de la chambre basse, Pierre Eric Jean Jacques, avait quant a lui fait état de bon rapports existants entre le législatif et l’exécutif. " Les relations sont correctes ", dit-il mettant en garde contre toute tentative qui pourrait nuire à la stabilité du pays." Le gouvernement a déjà obtenu de bons résultats il faut de la patience", a-t-il martelé.
Toutefois certains sénateurs tiennent mordicus à l’interpellation du premier ministre, décidée après le refus du chef du parquet de répondre à une invitation du sénat. Le président de la commission justice du sénat, Youri Latortue, a indiqué que l’interpellation du premier ministre devrait intervenir après la rentrée scolaire.
Pour sa part, le sénateur Evaliere Beauplan exige le respect des prescrits constitutionnels se prononçant contre toute tentative visant à éviter la séance d’interpellation. " Il faut respecter la constitution, nous sommes des légalistes ", a-t-il lancé rejetant les tractations entre les responsables de l’exécutif et du sénat.

Le Magnum band très affûté pour un week end spécial

Les fers de lance du Magnum band, Tico et Dadou Pasquet, affirment que le groupe est en grande forme pour les trois prestations à l’occasion du trentième anniversaire de Métro-rétro. " Nous sommes en grande forme et nous comptons présenter les tubes d’hier et d’aujourd’hui aux fans ", indique Dadou Pasquet pour qui l’absence du bassiste Laurent Cicéron ne devrait pas empêcher une bonne performance du groupe. " Laurent Cicéron est convalescent depuis une semaine suite à une infarctus", explique t-il.
Intervenant à la rubrique " Invité du jour", Dadou Pasquet a salué le travail du staff de radio Métropole, dont le directeur général Richard Widmaier, qui a permis au public de revivre les hits du passé.
Dadou Pasquet et le Magnum band ont réalisé 37 albums au cours des 31 ans d’existence du groupe.
Tout en remerciant RW Productions d’avoir invité le groupe, Dadou regrette que les producteurs en Haïti et en Floride évitent le Magnum band. " Il y a un embargo sur le groupe depuis environ 11 ans, cependant durant cette période nous avons réalisé des tournées en Europe et aux Antilles", assure t-il.
Interrogé sur la relève du Magnum, Dadou annonce que des recrutements de jeunes talentueux musiciens sont envisagés. " Je cherche un guitariste et Tico cherche un batteur avec qui nous pourrons travailler", explique t-il.
De son coté, Tico a mis l’accent sur le succès de Métro-rétro et précise que le week end verra la combinaison de deux succès le Magnum et Métro-rétro.
Vendredi 31 août Magnun Band et le groupe de Boulot Valcourt seront en concert au au Parc historique de la canne à sucre.
Samedi 1 septembre Magnum et le groupe Jus Kan-n seront au Ritz Kinam et Magnum donnera un concert au Florvil le dimanche 2 septembre.

Coopération haïtiano-colombienne dans la lutte contre le trafic de la drogue

Une délégation d’experts colombiens effectue un séjour en Haïti en vue de renforcer la coopération dans le cadre de la lutte contre le trafic des stupéfiants. Des séances de travail, avec les membres des différents secteurs impliqués dans la lutte contre la drogue, se tiendront durant deux jours au local de la Banque de la République d’Haïti.

Le ministre de la justice, René Magloire, affirme que les experts colombiens partageront leurs connaissances avec leurs collègues haïtiens. " La Colombie a développé des expertises dans le domaine des renseignements et dispose de grandes installations pour contrôler les importations de marchandises", indique le ministre.

Des techniciens de l’Unité Centrale de Renseignements Financiers (Ucref), de l’administration des Douanes, des services d’Immigration, de la Police ( Brigade de Lutte contre le Tracif des Stupéfiants et Direction Centrale de la Police Judiciaire), de ministère de l’intérieur, du centre de renseignement, du ministère des affaires étrangères et du ministère de la justice participent à ces séances de travail.

René Magloire indique que la délégation colombienne est composée de représentants de la douane, de la marine, de la police, des services de renseignements et de l’autorité portuaire. Il espère que les séances de travail permettront de préparer un protocole d’accord entre les deux délégations.

De son coté, le chef de la délégation colombienne, Elquin Echeverry, croit que le renforcement de la coopération entre les deux pays est indispensable pour lutter efficacement contre le trafic de la drogue. Il croit que les points clés de la coopération sont le contrôle des frontières aériennes et terrestres.

" Nous explorons les possibilités en vue de renforcer la lutte contre le trafic de la drogue en Haïti", dit-il précisant que les réflexions porteront sur tous les domaines liés à la drogue tel le blanchiment d’argent.

Il affirme que les membres de la délégation sont disposés à partager leurs expériences dans le domaine de la lutte contre la drogue avec les techniciens haïtiens.

Métro-rétro plébiscité par les auditeurs de radio Métropole

A l’occasion du 30 eme anniversaire de Métro-rétro, diffusée tous les jeudis, les auditeurs ont rendu un vibrant hommage à la direction de radio Métropole qui selon eux a su faire revivre les grands hits d’autrefois.

Exceptionnellement la rubrique " Invité du jour" a été l’occasion pour les auditeurs de témoigner leur gratitude aux concepteurs, producteurs et réalisateurs de l’émission tel Herby, " Mimi" et Richard Widmaier entre autres.

" Je vis une fois par semaine ", déclare une dame qui s’était empressée d’appeler à l’émission. " Métro-rétro est unique, je suis une adepte de Métropole", indique une auditrice alors qu’une autre précise qu’elle suit l’émission religieusement. " Métro rétro me rappelle les bons souvenirs de ma jeunesse", soutient une des personnes participant à l’émission.

Les témoignages envers Métro rétro se confondent avec remarques positives envers radio Métropole. " J’ ai grandi avec Métropole, maintenant que je suis à l’étranger, j’écoute les nouvelles de Métropole sur Internet, mais je voudrais également avoir les autres émissions", se plaint un auditeur. " Tenez bon, Métropole je suis fière de vous ", indique une auditrice. " Métropole nous fait revivre le passé, le jeudi même au travail je ne manque jamais Métro-rétro", ajoute t-elle.

Frantz, dans la quarantaine, affirme adorer Métro-rétro et souligne que Métropole est sa station de prédilection.

" Je veux vous féliciter, vous accomplissez une grande œuvre, Métro-rétro est exceptionnelle ", déclare Joel qui souhaite succès au staff de Métropole.

A l’occasion du 30 eme anniversaire de Métro-rétro, radio Métropole organise trois concerts avec le groupe Magnum Band, qui fête également son trentième anniversaire.

Vendredi 31 août Magnun Band et le groupe de Boulot Valcourt seront en concert au au Parc historique de la canne a sucre. Samedi 1 septembre Magnum et le groupe Jus Kan-n seront au Ritz Kinam et Magnum donnera un concert au Florvil le dimanche 2 septembre.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12987

Crash d’un petit avion de ligne en Haïti : Aucun mort

Un nouveau-né et cinq autres personnes sortent pratiquement indemnes de cet accident enregistré à la Croix-des-Bouquets ; l’aviation civile haïtienne une fois de plus en cause

Un petit avion de la compagnie haïtienne de trafic intérieur Caribintair S.A avec une pilote et cinq passagers à son bord s’est écrasé vendredi en fin d’après-midi à la Croix-des-Bouquets (nord-est de Port-au-Prince) sans faire de victime, a appris Radio Kiskeya sur place auprès des autorités.

Seule la pilote de nationalité dominicaine a été légèrement blessée au visage tandis qu’une passagère a eu des malaises sous le coup de l’émotion, selon un premier bilan provisoire.

Un nourrisson âgé de trois mois s’en est sorti indemne. Mais, par précaution, tous les occupants de l’appareil ont été acheminés à l’hôpital militaire onusien de la capitale pour des examens appropriés.

Des témoins interrogés par Radio Kiskeya ont fait savoir qu’un début d’incendie s’était déclaré à bord de l’avion peu après son décollage de l’aéroport Toussaint Louverture. Devant l’impossibilité de faire demi-tour pour un atterrissage d’urgence sur l’aérodrome, le commandant de bord a préféré projeter dans un désert de la localité dénommée Savane Blonde le monomoteur qui assure des vols quotidiens Port-au-Prince/Cap-Haïtien (Nord).

Tout de suite après le crash, des personnes ont aidé à éteindre le feu en lançant des mottes de terre sur l’appareil.

Les responsables de l’Office national de l’aviation civile (OFNAC) et de la Caribintair se sont rendus sur les lieux de l’accident, mais n’ont voulu faire aucune déclaration. Une enquête a été ouverte.

Le commissaire de la Croix-des-Bouquets, Ernst Dumont, a supervisé le déploiement des policiers qui devaient sécuriser, durant toute la nuit, le site de la catastrophe en compagnie des agents de la Police civile des Nations Unies (UNPOL). Ces mesures visaient à faciliter le travail des investigateurs.

Le trafic aérien intérieur en pleine expansion en Haïti a connu certains revers ces dernières années. La plus grande catastrophe a été jusqu’ici l’écrasement d’un avion de la Tropical Airways qui avait fait 21 morts le 24 août 2003, au Cap-Haïtien.

Les résultats des enquêtes ouvertes sur les tragédies aériennes ne sont jamais publiés ni les responsabilités fixées. spp/RK

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4051

----------

Pour rire:

Dans la mode des interpellations par le parlement, nos sénateurs et députés doivent bien trouver quelqu'un à se mettre sous les dents: un directeur, un pilote, voire un passager!

L’ancien chef guatémaltèque de la MINUSTAH, Edmond Mulet, décoré dans son pays

La Croix des forces de terre lui a été décernée par les Forces Armées pour son rôle à la tête de la mission onusienne

L’ex-représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour Haïti, le diplomate guatémaltèque Edmond Mulet, a été décoré vendredi par les Forces Armées Guatémaltèques pour son travail à la tête de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), rapporte le quotidien local Prensa Libre.

La Croix des forces de terre du Guatémala a été décernée à l’ambassadeur Mulet, promu Secrétaire général adjoint des Nations Unies pour les opérations de maintien de la paix en remplacement du diplomate tunisien Heddi Annabi.

Absent, le récipiendaire a été représenté par son épouse, Karen Lind de Mulet, lors d’une cérémonie organisée à Ciudad de Guatemala.

Edmond Mulet avait laissé Haïti dimanche dernier à l’issue d’une mission de 14 mois à la tête de la MINUSTAH. Dans un jeu de chaises musicales, Heddi Annabi deviendra à son tour ce samedi le successeur du guatémaltèque.

Il dirigera une mission onusienne forte de 9.000 militaires et policiers internationaux. spp/RK

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4049