Wynn Farm/Nou Pou Nou
Le Nouvelliste | Publié le :09 août 2013 Valéry DAUDIER vdaudier@lenouvelliste.com
Située dans un coin verdoyant de Kenscoff, la ferme écologique « Wynn Farm » se bat depuis plus de 50 ans contre la dégradation de l'environnement. Elle produit et distribue des plantules, revalorise les déchets chimiques et organiques. Malgré ses 66 ans, Jane Wynn, qui poursuit avec constance le travail de son père, n'a manifestement aucune intention de mettre fin à cette belle aventure.
Des plantes ornementales et des matières recyclées par-ci, différentes variétés de bambous et d'autres espèces par-là, on est chez Jane Wynn, à Kenskoff, à quelque 1 300 mètres d'altitude.
Dans un décor magnifique, elle accueille élèves, étudiants et autres professionnels qui sont initiés aux fascinants mystères de l'environnement.
« Depuis plusieurs années, nous nous consacrons à l'éducation environnementale, confie la fille de Victor A. Wynn, un ingénieur civil américain, diplômé de Harvard, qui s'est porté acquéreur d'une bonne dizaine de carreaux de terre dans les années 50 afin de protéger la biodiversité haïtienne.
C'est la continuité du travail de mon père. »
Aujourd'hui encore, Jane Wynn partage les mêmes passions que son père.
Fascinée par l'environnement, l'éducation et les enfants, la sexagénaire estime que c'est en combinant ces trois éléments qu'on pourra résoudre le problème de l'environnement.
Jane plaide pour le bénévolat qui, se désole-t-elle, n'est guère pratiqué en Haïti. Elle estime que le volontariat devrait être intégré dans le curriculum des écoles, particulièrement en ce qui a trait à l'environnement.
Face à la dégradation inquiétante du patrimoine naturel, Jane Wynn, sociologue de formation et qui travaille aussi comme guide touristique, ne cesse de tirer la sonnette d'alarme.
Il y a urgence. Madame Wynn estime que la population doit développer une nouvelle relation avec l'environnement.
« Moi et la terre, nous ne faisons qu'un, déclare la passionnée d'horticulture, qui est aussi membre de la Fédération des amis de la nature (FAN). Jai développé une relation très étroite avec mon environnement. »
C'est facile à vérifier. Il suffit de se rendre chez cette dame dans ses jardins à Kenscoff.
Entre elle, les arbres et les plantes, c'est le parfait amour.
Comme ce fut le cas d'ailleurs pour son père qui a apporté sa pierre à la lutte contre l'érosion et la déforestation de ce coin de terre. Ce dernier, rapporte sa fille, a acheté plusieurs parcelles de terre pour créer la ferme Wynn sur laquelle il a multiplié les espèces indigènes.
Quand elle voit couper des arbres, cela l'interpelle. Et, à Kenscoff, les gens, souligne Jane, ne cessent de couper des arbres pour faire du charbon et pour vendre aux sept boulangeries de la zone. Son collaborateur Franck Vendris, spécialiste du bambou et musicien, est, lui aussi, très inquiet devant la dégradation de l'environnement.
« Nous sommes menacés d'un suicide collectif », alerte-t-il.
« Nous avons un problème d'éducation. Nous ne sommes pas assez connectés avec la nature. Il faut développer un meilleur rapport avec elle », poursuit M. Vendris, très attaché à l'entretien de ses bambous.
A la Wynn Farm, une douzaine de variétés de bambous poussent comme des plumes géantes dans le paysage. Chacune a son utilité et ses caractéristiques particulières. Par exemple, la variété appelée « Guadua » est employée en construction, d'autres sont utilisées pour fabriquer des meubles, des instruments de musique, etc.
« Pour la conservation des sols, surtout en montagne, le bambou est l'une des meilleures plantes, confie Franck Vendris. C'est pourquoi certains l'appellent ''protecteur du sol''. »
Mais il n'y a pas que du bambou dans cette ferme modèle.
Après le tremblement de terre de janvier 2010, Wynn Farm, en collaboration avec un partenaire international, a investi dans des activités de reboisement, donnant du travail à 110 femmes de la zone de « Nan Panyòl » à Kenscoff. Aujourd'hui, le travail de ces femmes regroupées au sein de « Fanm k ap plante » porte ses fruits : après avoir suivi ateliers et séminaires sur l'agriculture biologique et le compostage, elles ont mis en pratique leurs nouvelles connaissances en mettant en terre quelque 1 000 plantules.
L'espoir n'est donc pas perdu...
Valéry DAUDIER vdaudier@lenouvelliste.com
http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=119911
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
lundi 12 août 2013
Faut-il une déontologie de l'opposition?
Le Nouvelliste | Publié le :09 août 2013
Dr Philippe DESMANGLES; pdesmangles@yahoo.fr
À la lumière des derniers évènements qui ont secoué le monde politique haïtien, l'évidence s'impose que le ridicule non seulement ne tue pas, mais stimule à faire pire. La palme d'or est à donner aux groupements de l'opposition. Il semble permis de tout dire surtout si ce n'est pas logique, surtout si c'est un mensonge, du moment que l'on arrive à médire et, pourquoi pas? calomnier les membres du gouvernement ainsi mis sur la sellette de façon quotidienne.
Ce qui me navre vraiment c'est que les arguments utilisés sortent directement de la Béotie et sont donc une insulte à tout venant !
Je vous invite à décortiquer trois arguments récemment utilisés.
Le premier que je tire du bêtisier de l'argumentaire de l'opposition est que « les quelques kilomètres de route et les quelques ponts bâtis ne sont rien ». Je ne me souviens pas du nom du parlementaire qui a sorti cette boutade mais ce dernier a prouvé que la seule compétence qui permette d'accéder à un poste électif, est de manier la communication pour arriver à convaincre.
Ce sont là donc les travaux d'infrastructures du gouvernement qui sont mis à l'index. Qu'ils embellissent le pays ne sert pas à grand-chose et serait en fin de compte pire que le mal.
Ainsi les lampadaires solaires sont une mauvaise idée car on aurait privé les ménages du précieux courant dont ils ont besoin, pour le rendre seulement disponible dans la rue... Je rappelle que lesdits lampadaires étant solaires, ils n'utilisent pas l'énergie de l'Ed'H fournisseur du courant en alternance car ne pouvant mettre en oeuvre une politique efficace contre les prises sauvages.
Et pour finir cette première argutie, les maisons peintes de Jalousie offrent un plus vilain spectacle que le gris sale déprimant qu'elles laissaient voir avant...
Béotie suivante : Haïti n'est pas une démocratie, pire, Haïti est sur la pente du totalitarisme. Donc nous avons une dictature féroce dans laquelle le président à été élu par vote populaire pour une période donnée fixée par la Constitution. Ces élections ont été frauduleuses, mais seulement pour le président.
Pour tous les autres élus qui ont bénéficié du même vote et des mêmes structures présentes, elles ont été libres et honnêtes !
Haïti est doté d'un Parlement qui a le pouvoir de choisir le Premier ministre parmi les candidats proposés par le président, qui peut convoquer quand il veut un ministre ou tout le gouvernement (et il le fait !). Ce Parlement peut flanquer à la porte de son enceinte n'importe quel ministre (et il l'a fait) sous l'injonction d'un groupe MINORITAIRE ! Ce parlement jouit d'une immunité qui est en fait une impunité pour toutes les insanités (le terme n'est pas trop fort) et mensonges qu'il peut sortir sur le gouvernement.
Un parlement jouissant d'une impunité sur tous les actes que ses membres commettent car sans aucun respect pour les trois pouvoirs, il s'oppose à toute investigation judiciaire et va même jusqu'à prendre la place des juges en faisant lui-même ses enquêtes... C'est vrai que nous vivons dans une dictature : celle du Parlement !
Mais la presse d'opposition a révélé que les limites du ridicule peuvent être reculées à l'infini surtout si elle est aidée par... des parlementaires, dans le dossier du malheureux décès du juge. Je vais essayer de faire un résumé de l'imbroglio des stupidités émises.
La mort du juge aurait d'une part été provoquée par le stress d'une réunion qu'il aurait eue avec le président et le premier ministre et, d'autre part, avec la complicité d'un médecin au bracelet rose qui s'est empressé de faire une conférence de presse douteuse.
Mais, d'après un parlementaire qui trouve toujours un écho complaisant dans la presse d'opposition bien qu'il ait en plusieurs fois prouvé qu'il était un fieffé menteur, le juge serait mort d'un empoisonnement : le Président aurait forcé le Premier ministre à verser le poison dans le verre du magistrat. C'est donc pour cela que ces deux personnes ne s'entendent plus !
Pourtant rien n'a été dit sur le fait que ledit juge étant un étranger ne pouvait pas avoir un tel poste, rien n'a été dit sur l'incongruité qu'un juge illégal étranger mette en accusation la famille présidentielle... Bon! j'arrête là les faits pour ne point provoquer de réflexe émétisant.
Mais je me pose une question : cette opposition a-t-elle pensé à l'image qu'elle laisse d'Haïti ? Que penserait l'étranger d'un président tant décrié, tant vilipendé ? Mais a-t-on pensé à la fonction même du président qui est mis à mal ? Le président d'Haïti n'a-t-il pas droit à un minimum de respect ? Il est quand même et surtout NOTRE président !
Dr Philippe DESMANGLES; pdesmangles@yahoo.fr
http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=119792
Mise en accusation : les sénateurs font durer le suspens
Justice/Enquête/Rapport du Sénat/Juge Joseph
Le Nouvelliste | Publié le :09 août 2013 Robenson Geffrard, rgeffrard@lenouvelliste.com
Le rapport du Sénat sur la mort du juge Jean Serge Joseph n'aura aucun effet sans l'aval de l'assemblée des députés, seule habilitée à mettre en accusation le chef de l'Etat.
Pour le moment, ce rapport n'existe pas encore, selon le président du PSP.
Quant aux députés du PEP, ils sont prêts à éjecter Michel Martelly et consorts si les évidences sont clairement établies alors que le PRI ne peut pas encore se prononcer.
Le rapport de la commission du Sénat sur la mort du juge Jean Serge Joseph n'est pas encore sanctionné par l'assemblée des sénateurs.
Cependant, tout le monde sait déjà que les conclusions de ce rapport demandent la mise en accusation des dirigeants du pays pour crime de haute trahison et pour parjure. Si ce rapport obtient un vote favorable au Grand corps, il reviendra à la Chambre des députés de faire ou pas la mise en accusation.
Tout va se jouer au niveau des membres des blocs qui composent cette branche du Parlement. Jacques Timoléon est le président des Parlementaires pour la stabilité et le progrès. Le bloc pro-gouvernemental majoritaire à la Chambre des députés est fort d'une cinquantaine de membres.
Le parlementaire a reconnu qu'il y a eu une commission d'enquête au niveau du Sénat. « La commission a produit son rapport, mais, jusqu'à présent, il n'y a que des spéculations sur les conclusions de ce rapport », a-t-il dit au Nouvelliste.
Joint au téléphone vendredi soir, le parlementaire a rappelé qu'au niveau du Parlement, les commissions travaillent pour les assemblées.
Dans le cas du Sénat, les sénateurs ne sont pas encore liés par le rapport de la commission, puisque, a-t-il dit, il n'y a pas encore eu de vote. « Pas avant un vote favorable de la conclusion du rapport, on ne peut pas parler de rapport », a-t-il ajouté, une façon pour lui de dire que ce rapport n'existe pas encore. Selon Jacques Timoléon, il ne faut pas mettre la charrue avant les boeufs.
« On ne peut pas parler sur une chose qui n'existe pas encore. Après le vote du rapport au niveau du Sénat, le PSP prendra une position... », a-t-il conclu au terme de cette interview accordée au Nouvelliste.
Etant président de la commission qui enquête sur la mort inattendue du juge Jean Serge Joseph, le député Sadrac Dieudonné, même s'il est le président du bloc des Parlementaires pour le renouvellement institutionnel (PRI), il ne peut pas ou ne veut pas se prononcer sur le rapport de la commission du Sénat.
Le parlementaire a demandé au Nouvelliste d'attendre la sortie dudit rapport. Le député Vikens Dérilus, membre du PRI, a souligné au journal que son bloc ne s'est pas encore concerté sur le dossier.
Cependant, comme député du peuple, il a le droit d'opiner.
Selon lui, si les évidences sont établies sur cette rencontre avec la participation du président Martelly, du Premier ministre et du ministre de la Justice, il votera pour la mise en accusation de ces derniers.
« Je n'ai aucun problème personnel avec ces dirigeants, mais moralement, nous sommes face à l'histoire et nous devons marcher dans la logique de la loi du pays en pareilles circonstances... », a déclaré le parlementaire.
Le président du bloc des Parlementaires pour l'équilibre politique (PEP), Pierre Martin Tatoute, reconnaît qu'il a entendu à la radio les conclusions du rapport du Sénat. Cependant, le parlementaire a souligné que le document n'est pas encore parvenu à la Chambre des députés.
Donc, officiellement, son bloc n'en dispose pas et ne peut pas se prononcer. En revanche, l'élu de la circonscription de Bassin-Bleu/Chansolme a estimé que pour mettre le chef de l'Etat en accusation, il faut être en face de l'évidence des faits.
« Nous attendons les évidences pour prendre la route de la mise en accusation du président de la République, du Premier ministre... »
Alors que la nouvelle fait la une de toutes les éditions de nouvelles du pays, le ministre de la Justice dit n'être pas au courant de la conclusion du rapport de la commission d'enquête du Sénat.
« Je suis un avocat, je ne peux pas opiner sur une chose que je n'ai pas encore vue », a déclaré Me Jean Renel Sanon avant de lancer que personne ne peut le mettre en accusation. Une fois de plus, le ministre a soutenu qu'il n'y a pas eu de rencontre avec le juge Jean Serge Joseph.
« Il s'agit d'une rencontre imaginaire », a-t-il lancé.
Hormis l'enquête diligentée par le parquet de Port-au-Prince, le pays attend encore les conclusions de deux autres enquêtes sur la mort ou sur la rencontre du juge Joseph avec des autorités du pays.
Celles de la Chambre des députés et du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ).
Robenson Geffrard, rgeffrard@lenouvelliste.com
http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=119932
Le Nouvelliste | Publié le :09 août 2013 Robenson Geffrard, rgeffrard@lenouvelliste.com
Le rapport du Sénat sur la mort du juge Jean Serge Joseph n'aura aucun effet sans l'aval de l'assemblée des députés, seule habilitée à mettre en accusation le chef de l'Etat.
Pour le moment, ce rapport n'existe pas encore, selon le président du PSP.
Quant aux députés du PEP, ils sont prêts à éjecter Michel Martelly et consorts si les évidences sont clairement établies alors que le PRI ne peut pas encore se prononcer.
Le rapport de la commission du Sénat sur la mort du juge Jean Serge Joseph n'est pas encore sanctionné par l'assemblée des sénateurs.
Cependant, tout le monde sait déjà que les conclusions de ce rapport demandent la mise en accusation des dirigeants du pays pour crime de haute trahison et pour parjure. Si ce rapport obtient un vote favorable au Grand corps, il reviendra à la Chambre des députés de faire ou pas la mise en accusation.
Tout va se jouer au niveau des membres des blocs qui composent cette branche du Parlement. Jacques Timoléon est le président des Parlementaires pour la stabilité et le progrès. Le bloc pro-gouvernemental majoritaire à la Chambre des députés est fort d'une cinquantaine de membres.
Le parlementaire a reconnu qu'il y a eu une commission d'enquête au niveau du Sénat. « La commission a produit son rapport, mais, jusqu'à présent, il n'y a que des spéculations sur les conclusions de ce rapport », a-t-il dit au Nouvelliste.
Joint au téléphone vendredi soir, le parlementaire a rappelé qu'au niveau du Parlement, les commissions travaillent pour les assemblées.
Dans le cas du Sénat, les sénateurs ne sont pas encore liés par le rapport de la commission, puisque, a-t-il dit, il n'y a pas encore eu de vote. « Pas avant un vote favorable de la conclusion du rapport, on ne peut pas parler de rapport », a-t-il ajouté, une façon pour lui de dire que ce rapport n'existe pas encore. Selon Jacques Timoléon, il ne faut pas mettre la charrue avant les boeufs.
« On ne peut pas parler sur une chose qui n'existe pas encore. Après le vote du rapport au niveau du Sénat, le PSP prendra une position... », a-t-il conclu au terme de cette interview accordée au Nouvelliste.
Etant président de la commission qui enquête sur la mort inattendue du juge Jean Serge Joseph, le député Sadrac Dieudonné, même s'il est le président du bloc des Parlementaires pour le renouvellement institutionnel (PRI), il ne peut pas ou ne veut pas se prononcer sur le rapport de la commission du Sénat.
Le parlementaire a demandé au Nouvelliste d'attendre la sortie dudit rapport. Le député Vikens Dérilus, membre du PRI, a souligné au journal que son bloc ne s'est pas encore concerté sur le dossier.
Cependant, comme député du peuple, il a le droit d'opiner.
Selon lui, si les évidences sont établies sur cette rencontre avec la participation du président Martelly, du Premier ministre et du ministre de la Justice, il votera pour la mise en accusation de ces derniers.
« Je n'ai aucun problème personnel avec ces dirigeants, mais moralement, nous sommes face à l'histoire et nous devons marcher dans la logique de la loi du pays en pareilles circonstances... », a déclaré le parlementaire.
Le président du bloc des Parlementaires pour l'équilibre politique (PEP), Pierre Martin Tatoute, reconnaît qu'il a entendu à la radio les conclusions du rapport du Sénat. Cependant, le parlementaire a souligné que le document n'est pas encore parvenu à la Chambre des députés.
Donc, officiellement, son bloc n'en dispose pas et ne peut pas se prononcer. En revanche, l'élu de la circonscription de Bassin-Bleu/Chansolme a estimé que pour mettre le chef de l'Etat en accusation, il faut être en face de l'évidence des faits.
« Nous attendons les évidences pour prendre la route de la mise en accusation du président de la République, du Premier ministre... »
Alors que la nouvelle fait la une de toutes les éditions de nouvelles du pays, le ministre de la Justice dit n'être pas au courant de la conclusion du rapport de la commission d'enquête du Sénat.
« Je suis un avocat, je ne peux pas opiner sur une chose que je n'ai pas encore vue », a déclaré Me Jean Renel Sanon avant de lancer que personne ne peut le mettre en accusation. Une fois de plus, le ministre a soutenu qu'il n'y a pas eu de rencontre avec le juge Jean Serge Joseph.
« Il s'agit d'une rencontre imaginaire », a-t-il lancé.
Hormis l'enquête diligentée par le parquet de Port-au-Prince, le pays attend encore les conclusions de deux autres enquêtes sur la mort ou sur la rencontre du juge Joseph avec des autorités du pays.
Celles de la Chambre des députés et du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ).
Robenson Geffrard, rgeffrard@lenouvelliste.com
http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=119932
Cae “coyote” en Tumbes llevando a cinco haitianos
Tumbes.
La lucha contra la delincuencia avanza y esta vez se logró la captura de un “coyote”, que estaba con cinco haitianos a quienes les había prometido llevarlos hasta Lima. La captura se dio cuando Juan Carlos Lavalle Morán de 29 años había hecho contacto en Huaquillas-Ecuador con cinco haitianos a los que les había ofrecido llevarlos a Lima y tendrían que pagar la suma de 300 dólares cada uno.
La lucha contra la delincuencia avanza y esta vez se logró la captura de un “coyote”, que estaba con cinco haitianos a quienes les había prometido llevarlos hasta Lima. La captura se dio cuando Juan Carlos Lavalle Morán de 29 años había hecho contacto en Huaquillas-Ecuador con cinco haitianos a los que les había ofrecido llevarlos a Lima y tendrían que pagar la suma de 300 dólares cada uno.
Haitianos utilizan RD como puente para llegar a EE.UU de manera ilegal
Pagan miles de dólares para cruzar los mares y por distintas rutas llegar hasta territorio estadounidense de acuerdo a los informes de la Marina de Guerra.
“Los haitianos pagan desde 2 mil hasta 3mil dólares por cabeza en esos viajes ilegales”, dijo el jefe de la marina de guerra Edwin Dominici Rosario .
Las estadísticas muestran un incremento significativo de la cantidad de ciudadanos de esa nación detenidos en distintos puntos del litoral costero marítimo.
Solo en las últimas 3 semanas la Marina de Guerra ha detenido cerca de un centenar de ciudadanos haitianos en costas de la zona Este de RD intentando salir ilegalmente del país.
Desde agosto de 2012 al mismo mes en el presente año, más de 1,500 personas, de estas 613 son haitianos, 76 cubanos y el resto dominicanos.
En ese mismo periodo fueron incautadas 136 embarcaciones. Ante la situación las autoridades navales afirman que han reforzado la vigilancia en algunos puntos considerados críticos para la salida de esas embarcaciones.
Además de fortalecer las labores de inteligencia, la institución cuenta con 13 lanchas interceptoras donadas por los Estados Unidos para contrarrestar ese tipo de viajes, el narcotráfico y otros delitos conexos.
Estas unidades reciben mantenimiento constante para que estén disponibles al momento de interceptar una embarcación con ilegales o drogas en la frontera marítima dominicana
http://www.noticiassin.com/2013/08/haitianos-utilizan-rd-como-puente-para-llegar-a-ee-uu-de-manera-ilegal/
“Los haitianos pagan desde 2 mil hasta 3mil dólares por cabeza en esos viajes ilegales”, dijo el jefe de la marina de guerra Edwin Dominici Rosario .
Las estadísticas muestran un incremento significativo de la cantidad de ciudadanos de esa nación detenidos en distintos puntos del litoral costero marítimo.
Solo en las últimas 3 semanas la Marina de Guerra ha detenido cerca de un centenar de ciudadanos haitianos en costas de la zona Este de RD intentando salir ilegalmente del país.
Desde agosto de 2012 al mismo mes en el presente año, más de 1,500 personas, de estas 613 son haitianos, 76 cubanos y el resto dominicanos.
En ese mismo periodo fueron incautadas 136 embarcaciones. Ante la situación las autoridades navales afirman que han reforzado la vigilancia en algunos puntos considerados críticos para la salida de esas embarcaciones.
Además de fortalecer las labores de inteligencia, la institución cuenta con 13 lanchas interceptoras donadas por los Estados Unidos para contrarrestar ese tipo de viajes, el narcotráfico y otros delitos conexos.
Estas unidades reciben mantenimiento constante para que estén disponibles al momento de interceptar una embarcación con ilegales o drogas en la frontera marítima dominicana
http://www.noticiassin.com/2013/08/haitianos-utilizan-rd-como-puente-para-llegar-a-ee-uu-de-manera-ilegal/
Haïti: des fiançailles d’homosexuels perturbées par des riverains
Par AFP
Libération
Des dizaines de personnes en colère ont violemment perturbé samedi soir en Haïti les fiançailles d’un couple d’homosexuels qui étaient célébrées dans une résidence privée sur les hauteurs de la capitale, faisant plusieurs blessés et deux véhicules incendiés, a-t-on appris de source policière.
«Les fiançailles de Max, un coopérant anglais de la Croix-rouge, et un jeune Haïtien étaient fêtées en présence d’une trentaine d’invités.
Des gens du quartier sont arrivés en lançant des cocktails molotov et des pierres sur la maison. La police est arrivée juste à temps pour éviter des morts», a déclaré à l’AFP Patrick Rosarion, un inspecteur de la police haïtienne.
Des vitres de la résidence où la cérémonie se déroulait ont été brisées à coups de pierre et des pare-brises de véhicules cassés lors des incidents survenus aux environs de minuit samedi.
«Les gens voulaient mettre le feu dans la maison samedi soir et ce dimanche, ils ont tenté de saccagé la résidence», a ajouté la même source.
«C’est un acte criminel et homophobe. Rien ne peut justifier que des gens qui se retrouvaient dans une résidence privée soient attaqués. J’espère que la justice réagira contre les auteurs de cet acte», a réagi Charlot Jeudy, responsable d’une organisation de défense des droits des homosexuels «Kouraj» (en français, Courage).
«Je suis sain et sauf et je n’ai pas de commentaire. C’est un événement malheureux, mais il n’y a pas eu trop de dommages corporels», a déclaré à l’AFP Max l’un des deux fiancés qui n’a pas souhaité révélé le nom de son ami haïtien.
«Citer son nom le mettrait en danger. Je peux quitter le pays, lui non», a ajouté le fonctionnaire de la Croix-rouge.
En juillet dernier, des milliers de fidèles d’églises protestantes d’Haïti avaient manifesté au rythme de chants religieux dans les rues de Port-au-Prince pour dire «non au mariage gay en Haïti», alors que des organisations d’homosexuels s’alarment du traitement qui leur est réservé.
http://www.liberation.fr/societe/2013/08/12/haiti-des-fiancailles-d-homosexuels-perturbees-par-des-riverains_924271
Des dizaines de personnes en colère ont violemment perturbé samedi soir en Haïti les fiançailles d’un couple d’homosexuels qui étaient célébrées dans une résidence privée sur les hauteurs de la capitale, faisant plusieurs blessés et deux véhicules incendiés, a-t-on appris de source policière.
«Les fiançailles de Max, un coopérant anglais de la Croix-rouge, et un jeune Haïtien étaient fêtées en présence d’une trentaine d’invités.
Des gens du quartier sont arrivés en lançant des cocktails molotov et des pierres sur la maison. La police est arrivée juste à temps pour éviter des morts», a déclaré à l’AFP Patrick Rosarion, un inspecteur de la police haïtienne.
Des vitres de la résidence où la cérémonie se déroulait ont été brisées à coups de pierre et des pare-brises de véhicules cassés lors des incidents survenus aux environs de minuit samedi.
«Les gens voulaient mettre le feu dans la maison samedi soir et ce dimanche, ils ont tenté de saccagé la résidence», a ajouté la même source.
«C’est un acte criminel et homophobe. Rien ne peut justifier que des gens qui se retrouvaient dans une résidence privée soient attaqués. J’espère que la justice réagira contre les auteurs de cet acte», a réagi Charlot Jeudy, responsable d’une organisation de défense des droits des homosexuels «Kouraj» (en français, Courage).«Je suis sain et sauf et je n’ai pas de commentaire. C’est un événement malheureux, mais il n’y a pas eu trop de dommages corporels», a déclaré à l’AFP Max l’un des deux fiancés qui n’a pas souhaité révélé le nom de son ami haïtien.
«Citer son nom le mettrait en danger. Je peux quitter le pays, lui non», a ajouté le fonctionnaire de la Croix-rouge.
En juillet dernier, des milliers de fidèles d’églises protestantes d’Haïti avaient manifesté au rythme de chants religieux dans les rues de Port-au-Prince pour dire «non au mariage gay en Haïti», alors que des organisations d’homosexuels s’alarment du traitement qui leur est réservé.
http://www.liberation.fr/societe/2013/08/12/haiti-des-fiancailles-d-homosexuels-perturbees-par-des-riverains_924271
Des fiançailles d'homosexuels perturbées par des violences en Haïti
En Haïti, des dizaines de riverains en colère ont violemment perturbé samedi 10 août au soir les fiançailles d'un couple d'homosexuels célébrées dans une résidence privée sur les hauteurs de la capitale, Port-au-Prince, a-t-on appris de source policière. Plusieurs personnes ont été blessées et deux véhicules incendiés.
Les manifestants "sont arrivés en lançant des cocktails Molotov et des pierres sur la maison.
La police est [intervenue] juste à temps pour éviter des morts", a déclaré un inspecteur de police. Des vitres de la résidence où la cérémonie se déroulait et des pare-brise de véhicules ont été brisés à coups de pierres. "Les gens voulaient mettre le feu (...), samedi soir et ce dimanche, ils ont tenté de saccager" l'endroit, a ajouté cet inspecteur.
"UN ACTE CRIMINEL ET HOMOPHOBE"
"C'est un acte criminel et homophobe. Rien ne peut justifier que des gens qui se retrouvaient dans une résidence privée soient attaqués. J'espère que la justice réagira contre les auteurs de cet acte", a réagi Charlot Jeudy, responsable de l'organisation de défense des droits des homosexuels Kouraj (en français, Courage).
Max, l'un des deux fiancés, coopérant anglais de la Croix-Rouge, a déploré de son côté "un événement malheureux". "Mais il n'y a pas eu trop de dommages corporels", a-t-il tempéré, refusant de révéler le nom de son ami haïtien.
"Citer son nom le mettrait en danger. Je peux quitter le pays, lui non."
Le 19 juillet, des milliers de fidèles d'Eglises protestantes avaient manifesté au rythme de chants religieux dans les rues de Port-au-Prince pour dire leur hostilité à l'homosexualité et à toute idée d'union homosexuelle.
Deux personnes homosexuelles avaient alors été tuées, mais la police n'était pas en mesure alors d'établir un lien direct avec la manifestation.
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2013/08/12/des-fiancailles-d-homosexuels-perturbees-par-des-violences-en-haiti_3460142_3222.html
Les manifestants "sont arrivés en lançant des cocktails Molotov et des pierres sur la maison.
La police est [intervenue] juste à temps pour éviter des morts", a déclaré un inspecteur de police. Des vitres de la résidence où la cérémonie se déroulait et des pare-brise de véhicules ont été brisés à coups de pierres. "Les gens voulaient mettre le feu (...), samedi soir et ce dimanche, ils ont tenté de saccager" l'endroit, a ajouté cet inspecteur.
"UN ACTE CRIMINEL ET HOMOPHOBE"
"C'est un acte criminel et homophobe. Rien ne peut justifier que des gens qui se retrouvaient dans une résidence privée soient attaqués. J'espère que la justice réagira contre les auteurs de cet acte", a réagi Charlot Jeudy, responsable de l'organisation de défense des droits des homosexuels Kouraj (en français, Courage).
Max, l'un des deux fiancés, coopérant anglais de la Croix-Rouge, a déploré de son côté "un événement malheureux". "Mais il n'y a pas eu trop de dommages corporels", a-t-il tempéré, refusant de révéler le nom de son ami haïtien.
"Citer son nom le mettrait en danger. Je peux quitter le pays, lui non."
Le 19 juillet, des milliers de fidèles d'Eglises protestantes avaient manifesté au rythme de chants religieux dans les rues de Port-au-Prince pour dire leur hostilité à l'homosexualité et à toute idée d'union homosexuelle.
Deux personnes homosexuelles avaient alors été tuées, mais la police n'était pas en mesure alors d'établir un lien direct avec la manifestation.
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2013/08/12/des-fiancailles-d-homosexuels-perturbees-par-des-violences-en-haiti_3460142_3222.html
vendredi 9 août 2013
Choléra en Haïti : une étude pointe la responsabilité de l'ONU
Le Monde.fr avec AFP
Une étude de la prestigieuse université américaine Yale confirme la responsabilité de casques bleus népalais dans l'épidémie de choléra en Haïti, et estime à ce titre que l'ONU a le devoir d'examiner les demandes d'indemnisation des victimes.
L'épidémie a fait plus de 8 000 morts depuis octobre 2010 et a infecté près de 650 000 personnes. Une enquête des centres américains de prévention et de contrôle des maladies avait conclu en juin 2011 que la souche du choléra avait été introduite en Haïti par un contingent népalais de la mission de l'ONU, dont les déjections avaient pollué une importante rivière au nord de Port-au-Prince.
Mais l'ONU a toujours refusé de reconnaître officiellement sa responsabilité, estimant impossible de déterminer formellement l'origine de la maladie et avançant l'immunité dont elle bénéficie.
"L'ONU A FAILLI À SES OBLIGATIONS"
A la suite d'une étude de plusieurs mois, des étudiants et enseignants de Yale spécialisés en droit et en santé publique recommandent notamment à l'ONU de recevoir les plaintes des victimes et de prendre des mesures pour prévenir d'autres catastrophes de ce genre dans le monde.
"En introduisant le choléra en Haïti et en refusant toute forme de recours aux victimes de l'épidémie, l'ONU a failli à ses obligations au regard des lois humanitaires internationales", affirment les auteurs de l'étude.
"Le refus de l'ONU d'établir une commission d'indemnisation pour les victimes de l'épidémie constitue une violation de ses obligations contractuelles envers Haïti au regard des lois internationales".
Les chercheurs de Yale reconnaissent qu'aux termes de la charte des Nations unies et de la Convention sur les privilèges et l'immunité des Nations unies de 1946, l'ONU "est exemptée de toute poursuite devant la plupart des juridictions nationales et internationales".
Mais ils font valoir qu'en raison même de cette immunité, l'organisation devrait conclure avec les pays où sont stationnés ses casques bleus des accords qui engagent sa responsabilité au cas où son personnel causerait des dommages à la population locale.
L'ONU REFUSE LES PLAINTES
Interrogé sur cette étude, le porte-parole de l'ONU, Martin Nesirky, a répondu que les Nations unies n'avait pas changé de position sur ce dossier et a fait valoir une nouvelle fois les efforts de l'organisation pour lutter contre l'épidémie.
"Tout en considérant que les plaintes ne sont pas recevables, l'ONU fera tout ce qui est en son pouvoir pour aider la population d'Haïti à surmonter l'épidémie de choléra", a-t-il déclaré.
Il a rappelé que l'ONU et le gouvernement haitien avaient lancé un appel de fonds de 100 millions de dollars, dont 40 millions spécifiquement consacrée à la lutte anti-choléra, mais a reconnu que seuls 8,7 millions avaient été rassemblés jusqu'ici.
Les victimes de l'épidémie de choléra se sont mobilisées pour réclamer plusieurs milliards de dollars d'indemnisations et ont averti qu'elles engageraient une action en justice à New York et en Europe si l'ONU s'obstine à refuser d'examiner leurs plaintes.
L'Institut pour la justice et la démocratie en Haïti, une organisation basée aux Etats-Unis qui les représente, entend réclamer 100 000 dollars pour chaque mort, et 50 000 dollars pour chaque personne infectée par l'épidémie.
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2013/08/09/cholera-en-haiti-une-etude-de-yale-point-la-responsabilite-de-l-onu_3459329_3222.html
Une étude de la prestigieuse université américaine Yale confirme la responsabilité de casques bleus népalais dans l'épidémie de choléra en Haïti, et estime à ce titre que l'ONU a le devoir d'examiner les demandes d'indemnisation des victimes.
L'épidémie a fait plus de 8 000 morts depuis octobre 2010 et a infecté près de 650 000 personnes. Une enquête des centres américains de prévention et de contrôle des maladies avait conclu en juin 2011 que la souche du choléra avait été introduite en Haïti par un contingent népalais de la mission de l'ONU, dont les déjections avaient pollué une importante rivière au nord de Port-au-Prince.
Mais l'ONU a toujours refusé de reconnaître officiellement sa responsabilité, estimant impossible de déterminer formellement l'origine de la maladie et avançant l'immunité dont elle bénéficie.
"L'ONU A FAILLI À SES OBLIGATIONS"
A la suite d'une étude de plusieurs mois, des étudiants et enseignants de Yale spécialisés en droit et en santé publique recommandent notamment à l'ONU de recevoir les plaintes des victimes et de prendre des mesures pour prévenir d'autres catastrophes de ce genre dans le monde.
"En introduisant le choléra en Haïti et en refusant toute forme de recours aux victimes de l'épidémie, l'ONU a failli à ses obligations au regard des lois humanitaires internationales", affirment les auteurs de l'étude.
"Le refus de l'ONU d'établir une commission d'indemnisation pour les victimes de l'épidémie constitue une violation de ses obligations contractuelles envers Haïti au regard des lois internationales".
Les chercheurs de Yale reconnaissent qu'aux termes de la charte des Nations unies et de la Convention sur les privilèges et l'immunité des Nations unies de 1946, l'ONU "est exemptée de toute poursuite devant la plupart des juridictions nationales et internationales".
Mais ils font valoir qu'en raison même de cette immunité, l'organisation devrait conclure avec les pays où sont stationnés ses casques bleus des accords qui engagent sa responsabilité au cas où son personnel causerait des dommages à la population locale.
L'ONU REFUSE LES PLAINTES
Interrogé sur cette étude, le porte-parole de l'ONU, Martin Nesirky, a répondu que les Nations unies n'avait pas changé de position sur ce dossier et a fait valoir une nouvelle fois les efforts de l'organisation pour lutter contre l'épidémie.
"Tout en considérant que les plaintes ne sont pas recevables, l'ONU fera tout ce qui est en son pouvoir pour aider la population d'Haïti à surmonter l'épidémie de choléra", a-t-il déclaré.
Il a rappelé que l'ONU et le gouvernement haitien avaient lancé un appel de fonds de 100 millions de dollars, dont 40 millions spécifiquement consacrée à la lutte anti-choléra, mais a reconnu que seuls 8,7 millions avaient été rassemblés jusqu'ici.
Les victimes de l'épidémie de choléra se sont mobilisées pour réclamer plusieurs milliards de dollars d'indemnisations et ont averti qu'elles engageraient une action en justice à New York et en Europe si l'ONU s'obstine à refuser d'examiner leurs plaintes.
L'Institut pour la justice et la démocratie en Haïti, une organisation basée aux Etats-Unis qui les représente, entend réclamer 100 000 dollars pour chaque mort, et 50 000 dollars pour chaque personne infectée par l'épidémie.
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2013/08/09/cholera-en-haiti-une-etude-de-yale-point-la-responsabilite-de-l-onu_3459329_3222.html
Choléra/Haïti: l'ONU responsable (Yale)
Une étude de la prestigieuse université américaine de Yale confirme la responsabilité de Casques bleus népalais dans l'épidémie de choléra en Haïti et estime que l'ONU a le devoir d'examiner les demandes d'indemnisation des victimes.
L'épidémie a fait plus de 8000 morts depuis octobre 2010 et a infecté près de 650.000 personnes.
Une enquête des Centres américains de prévention et de contrôle des maladies avait conclu en juin 2011 que la souche du choléra avait été introduite en Haïti par un contingent népalais de la mission de l'ONU dont les déjections avaient pollué une importante rivière au nord de Port-au-Prince.
Mais l'ONU a toujours refusé de reconnaître officiellement sa responsabilité, estimant impossible de déterminer formellement l'origine de la maladie et avançant l'immunité dont elle bénéficie.
A la suite d'une étude de plusieurs mois, des étudiants et enseignants de Yale spécialisés en droit et en santé publique recommandent notamment à l'ONU de recevoir les plaintes des victimes et de prendre des mesures pour prévenir d'autres catastrophes de ce genre dans le monde.
"En introduisant le choléra en Haïti et en refusant toute forme de recours aux victimes de l'épidémie, l'ONU a failli à ses obligations au regard des lois humanitaires internationales", affirment les auteurs de l'étude.
"Le refus de l'ONU d'établir une commission d'indemnisation pour les victimes de l'épidémie constitue une violation de ses obligations contractuelles envers Haïti au regard des lois internationales".
Les chercheurs de Yale reconnaissent qu'aux termes de la charte des Nations unies et de la Convention sur les privilèges et l'immunité des Nations unies de 1946, l'ONU "est exemptée de toute poursuite devant la plupart des juridictions nationales et internationales".
Mais ils font valoir qu'en raison même de cette immunité, l'organisation devrait conclure avec les pays où sont stationnés ses Casques bleus des accords qui engagent sa responsabilité au cas où son personnel causerait des dommages à la population locale.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/08/08/97001-20130808FILWWW00475-cholera-en-haiti-l-onu-responsable-yale.php
L'épidémie a fait plus de 8000 morts depuis octobre 2010 et a infecté près de 650.000 personnes.
Une enquête des Centres américains de prévention et de contrôle des maladies avait conclu en juin 2011 que la souche du choléra avait été introduite en Haïti par un contingent népalais de la mission de l'ONU dont les déjections avaient pollué une importante rivière au nord de Port-au-Prince.
Mais l'ONU a toujours refusé de reconnaître officiellement sa responsabilité, estimant impossible de déterminer formellement l'origine de la maladie et avançant l'immunité dont elle bénéficie.
A la suite d'une étude de plusieurs mois, des étudiants et enseignants de Yale spécialisés en droit et en santé publique recommandent notamment à l'ONU de recevoir les plaintes des victimes et de prendre des mesures pour prévenir d'autres catastrophes de ce genre dans le monde.
"En introduisant le choléra en Haïti et en refusant toute forme de recours aux victimes de l'épidémie, l'ONU a failli à ses obligations au regard des lois humanitaires internationales", affirment les auteurs de l'étude.
"Le refus de l'ONU d'établir une commission d'indemnisation pour les victimes de l'épidémie constitue une violation de ses obligations contractuelles envers Haïti au regard des lois internationales".
Les chercheurs de Yale reconnaissent qu'aux termes de la charte des Nations unies et de la Convention sur les privilèges et l'immunité des Nations unies de 1946, l'ONU "est exemptée de toute poursuite devant la plupart des juridictions nationales et internationales".
Mais ils font valoir qu'en raison même de cette immunité, l'organisation devrait conclure avec les pays où sont stationnés ses Casques bleus des accords qui engagent sa responsabilité au cas où son personnel causerait des dommages à la population locale.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/08/08/97001-20130808FILWWW00475-cholera-en-haiti-l-onu-responsable-yale.php
Haïti: la saison des ouragans arrive, mais l'aide se fait attendre
Par RFI
Le gouvernement haïtien et l'ONU ont lancé, ce mardi 6 août, un appel urgent pour collecter des fonds, quelques jours après que le FMI a annoncé le déblocage de 2 millions et demi de dollars pour Haïti - considéré comme le plus pauvre des Amériques.
Le pays a besoin de plusieurs dizaines de millions de dollars d'aide humanitaire.
Ces fonds doivent permettre de venir en aide à 2 millions d'Haïtiens menacés par la famine, les maladies et les catastrophes naturelles.
L'appel à l'aide coïncide avec la saison des ouragans, qui chaque année coûte la vie à de nombreux habitants. Elle vient de débuter. Il y a urgence. C'est le message qu'ont voulu faire passer les autorités haïtiennes et les Nations unies.
Mardi, ils ont lancé un appel pour récupérer des fonds.
Des fonds qui, semble-t-il, sont de plus en plus difficiles à trouver.
La faute à la crise économique, qui touche les pays traditionnellement donateurs. Il s'agit donc de trouver 100 millions de dollars. Cette aide doit permettre de couvrir des besoins immédiats pour le reste de l'année 2013. 935 500 personnes, considérées comme les plus vulnérables, n'ont à l'heure actuelle toujours pas reçu d'assistance, alors qu'elles seraient potentiellement les plus exposées au choléra et aux cyclones.
Johan Peleman, responsable de la coordination de l'aide humanitaire de l'ONU en Haïti, a été clair : « Cet appel à l'aide concerne les besoins les plus critiques pour des gens dont la vie est en danger.
Il y a toujours des gens dans des camps trois ans après le séisme de janvier 2010 », a-t-il déclaré à l'Agence France-Presse.
Pour rappel, un très violent séisme avait dévasté Haïti en janvier 2010, faisant plus de 250 000 morts et des dégâts matériels considérables
HTTP://WWW.RFI.FR/AMERIQUES/20130807-HAITI-SAISON-OURAGANS-AIDE-FINANCIERE-FMI-ONU
Choléra en Haïti: l'ONU est responsable et doit payer
Agence France-Presse NEW YORK
Une étude de la prestigieuse université américaine de Yale confirme la responsabilité de Casques bleus népalais dans l'épidémie de choléra en Haïti et estime que l'ONU a le devoir d'examiner les demandes d'indemnisation des victimes.
L'épidémie a fait plus de 8000 morts depuis octobre 2010 et a infecté près de 650 000 personnes. Une enquête des Centres américains de prévention et de contrôle des maladies avait conclu en juin 2011 que la souche du choléra avait été introduite en Haïti par un contingent népalais de la mission de l'ONU dont les déjections avaient pollué une importante rivière au nord de Port-au-Prince.
Mais l'ONU a toujours refusé de reconnaître officiellement sa responsabilité, estimant impossible de déterminer formellement l'origine de la maladie et avançant l'immunité dont elle bénéficie.
À la suite d'une étude de plusieurs mois, des étudiants et enseignants de Yale spécialisés en droit et en santé publique recommandent notamment à l'ONU de recevoir les plaintes des victimes et de prendre des mesures pour prévenir d'autres catastrophes de ce genre dans le monde.
«En introduisant le choléra en Haïti et en refusant toute forme de recours aux victimes de l'épidémie, l'ONU a failli à ses obligations au regard des lois humanitaires internationales», affirment les auteurs de l'étude.
«Le refus de l'ONU d'établir une commission d'indemnisation pour les victimes de l'épidémie constitue une violation de ses obligations contractuelles envers Haïti au regard des lois internationales».
Les chercheurs de Yale reconnaissent qu'aux termes de la charte des Nations unies et de la Convention sur les privilèges et l'immunité des Nations unies de 1946, l'ONU «est exemptée de toute poursuite devant la plupart des juridictions nationales et internationales».
Mais ils font valoir qu'en raison même de cette immunité, l'organisation devrait conclure avec les pays où sont stationnés ses Casques bleus des accords qui engagent sa responsabilité au cas où son personnel causerait des dommages à la population locale.
Interrogé sur cette étude, le porte-parole de l'ONU Martin Nesirky a répondu que l'ONU n'avait pas changé de position sur ce dossier et a fait valoir une nouvelle fois les efforts de l'organisation pour lutter contre l'épidémie.
«Tout en considérant que les plaintes ne sont pas recevables, l'ONU fera tout ce qui est en son pouvoir pour aider la population d'Haïti à surmonter l'épidémie de choléra», a-t-il déclaré.
Il a rappelé que l'ONU et le gouvernement haïtien avaient lancé un appel de fonds de 100 millions de dollars, dont 40 millions spécifiquement consacrée à la lutte anti-choléra, mais a reconnu que seuls 8,7 millions avaient été rassemblés jusqu'ici.
Les victimes de l'épidémie de choléra se sont mobilisées pour réclamer plusieurs milliards de dollars d'indemnisations et ont averti qu'elles engageraient une action en justice à New York et en Europe si l'ONU s'obstine à refuser d'examiner leurs plaintes.
L'Institut pour la justice et la démocratie en Haïti, une organisation basée aux États-Unis qui les représente, entend réclamer 100 000 dollars pour chaque mort, et 50 000 dollars pour chaque personne infectée par l'épidémie.
HTTP://WWW.LAPRESSE.CA/INTERNATIONAL/AMERIQUE-LATINE/201308/08/01-4678263-CHOLERA-EN-HAITI-LONU-EST-RESPONSABLE-ET-DOIT-PAYER.PHP
Haïti-Justice/Décès du juge Jean Serge Joseph : L’épouse du défunt confirme la présence de Martelly et de Lamothe à une réunion précédant sa mort
P-au-P, 08 août 2013[AlterPresse] ---Rachelle Acelat Joseph, l’épouse du défunt juge Jean Serge Joseph, confirme, sur les ondes de Radio Télé Kiskeya, la participation du président Joseph Michel Martelly et du premier ministre Laurent Salvador Lamothe à une rencontre organisée dans l’après-midi du jeudi 11 juillet 2013, deux jours avant la mort du juge survenue le samedi 13 juillet 2013.
Martelly et Lamothe ont publiquement démenti leur présence à cette réunion dans les médias.Des menaces de mort auraient été proférées contre le juge d’instruction Jean Serge Joseph, présent à cette rencontre organisée au cabinet de Me. Louis Garry Lissade et à laquelle prenait aussi part le ministre de la justice, Jean Renel Sanon, explique Acelat Joseph rapportant les informations qui lui ont été transmises par son mari.
Le juge a été emmené à cette rencontre par le doyen du tribunal de première instance de Port-au-Prince, Raymond Jean Michel (un proche du pouvoir), précise-t-elle.
Cette rencontre a précédé la mort du juge, survenue, dans des circonstances non encore élucidées, le samedi 13 juillet 2013, à l’Hôpital Bernard Mevs, où il a été conduit d’urgence vers 1:00 am (5:00 gmt) le même jour.
Le juge Joseph aurait avalé une boisson à l’occasion de la rencontre du 11 juillet 2013, rapporte encore Rachelle Acelat Joseph à Radio Télé Kiskeya.
Après avoir prodigué les premiers soins au juge Jean Serge Joseph, après son admission, l’Hôpital Bernard Mevs aurait fait preuve d’une attitude apparemment hostile aux demandes de l’épouse du juge, suivant les mêmes déclarations.
« Je croyais que vous (le doyen) m’aviez dit que vous aviez le contrôle du juge en charge du dossier » : tels auraient été les propos de Martelly, adressés à Me. Raymond Jean Michel en la circonstance, soulignés par l’épouse du juge défunt.
« Où voyez-vous une épouse du président en prison », avait lâché Martelly ironiquement à l’endroit du juge Joseph, toujours selon elle.
D’après la victime, ce dernier a répliqué en ces termes : « là où il y a un État de droit ».
Martelly aurait fait part au juge Joseph qu’il est offusqué par la mesure de justice prise dans cette affaire et qu’il n’arrive à dormir qu’après avoir ingurgité de la drogue », ajoute encore l’épouse du défunt Jean Serge Joseph.
Le juge Joseph était en charge de l’affaire opposant le ministère public aux nommés Sophia Saint Rémy Martelly, l’épouse du président, et Olivier Martelly, leur fils, accusés de corruption, de blanchiment, d’usurpation de fonction et dilapidation des fonds du trésor public.
Le mardi 2 juillet 2013, le juge d’instruction du tribunal de première instance de Port-au-Prince, Jean Serge Joseph, avait rendu un jugement, ordonnant la mise à disposition, pour la justice, du premier ministre, des ministres ainsi que de grands fonctionnaires conformément à l’article 398 du code d’instruction criminelle.
La participation du président de
La commission sénatoriale ad hoc d’enquête, sur le décès du juge Joseph, aurait recommandé la mise en accusation « pour crime de haute trahison » du président Martelly, du premier ministre Lamothe ainsi que du ministre de la justice Jean Renel Sanon dans le cadre de ce dossier. [emb rc apr 08/08/2013 16:40]
Un bras de fer politique dégénère en combat de rue à la Chambre basse : Fritz Gérald Bourjolly, Jean-René Lochard et les autres ont croisé les gants
Ces scènes de pugilat, apparemment vulgaires, qui déshonorent le Parlement, cachent cependant un enjeu capital : le présumé projet de renvoi, en janvier 2014, d’un deuxième tiers du Sénat que les pro-Martelly ont pratiquement confirmé en obtenant la mise à l’écart des amendements apportés par le Sénat à la loi électorale de 2008
Publié le mercredi 7 août 2013
Le Député d’Aquin (sud), Fritz Gérald Bourjolly, a été frappé au visage mercredi en fin d’après-midi par son collègue de la deuxième circonscription de Port-au-Prince (ouest), Jean-René Lochard, dans une violente bagarre entre les deux hommes dans laquelle étaient également impliqués d’autres élus, lors d’une séance qui a projeté une image désastreuse du Parlement sur fond de graves contentieux politiques.
Ce spectacle lamentable, dont les images ont été diffusées à la télévision, a forcé le bureau de la Chambre basse à suspendre immédiatement la séance qui réunissait une assemblée composée en majorité des membres du bloc progouvernemental PSP et appelée à se prononcer sur plusieurs lois et projets de loi, notamment le récent amendement par le Sénat de la loi électorale de 2008.
Le Grand Corps avait apporté des modifications fixant à six ans le mandat des dix Sénateurs élus en 2009, contrairement à la version initiale de la loi qui stipulait que les élus devaient partir en janvier 2014. La situation allait dégénérer lorsque un vote a entériné une proposition des représentants de la majorité présidentielle modifiant l’ordre du jour et écartant automatiquement des débats la révision de la loi électorale de 2008.
Certains Députés de l’opposition, appartenant pour la plupart au PRI, ont vivement dénoncé à la tribune ce vote comme un stratagème du pouvoir pour atteindre son objectif de renvoyer, en janvier prochain, un deuxième tiers du Sénat et de constater dans la foulée la caducité du Parlement.
Connu pour sa fougue et sa propension à la violence, Fritz Gérald Bourjolly s’est rageusement emparé du rapport d’analyse de la loi de finance 2013-2014 que présentait avec application son collègue Cholzer Chancy.
Des gifles et des coups de poing sont alors partis dans tous les sens, transformant l’hémicycle en une salle de combat où, sans la moindre retenue, les plus costauds faisaient parler la poudre.
Chemises défaites, vestes déchirées, documents piétinés, pupitre renversé, bilan d’une séance à l’issue dramatique dans l’enceinte sacrée d’une institution censée incarner la démocratie et ses plus grandes vertus aux yeux de la nation. spp/Radio Kiskeya http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article9707
Publié le mercredi 7 août 2013
Le Député d’Aquin (sud), Fritz Gérald Bourjolly, a été frappé au visage mercredi en fin d’après-midi par son collègue de la deuxième circonscription de Port-au-Prince (ouest), Jean-René Lochard, dans une violente bagarre entre les deux hommes dans laquelle étaient également impliqués d’autres élus, lors d’une séance qui a projeté une image désastreuse du Parlement sur fond de graves contentieux politiques.
Ce spectacle lamentable, dont les images ont été diffusées à la télévision, a forcé le bureau de la Chambre basse à suspendre immédiatement la séance qui réunissait une assemblée composée en majorité des membres du bloc progouvernemental PSP et appelée à se prononcer sur plusieurs lois et projets de loi, notamment le récent amendement par le Sénat de la loi électorale de 2008.
Le Grand Corps avait apporté des modifications fixant à six ans le mandat des dix Sénateurs élus en 2009, contrairement à la version initiale de la loi qui stipulait que les élus devaient partir en janvier 2014. La situation allait dégénérer lorsque un vote a entériné une proposition des représentants de la majorité présidentielle modifiant l’ordre du jour et écartant automatiquement des débats la révision de la loi électorale de 2008.
Certains Députés de l’opposition, appartenant pour la plupart au PRI, ont vivement dénoncé à la tribune ce vote comme un stratagème du pouvoir pour atteindre son objectif de renvoyer, en janvier prochain, un deuxième tiers du Sénat et de constater dans la foulée la caducité du Parlement.
Connu pour sa fougue et sa propension à la violence, Fritz Gérald Bourjolly s’est rageusement emparé du rapport d’analyse de la loi de finance 2013-2014 que présentait avec application son collègue Cholzer Chancy.
Des gifles et des coups de poing sont alors partis dans tous les sens, transformant l’hémicycle en une salle de combat où, sans la moindre retenue, les plus costauds faisaient parler la poudre.
Chemises défaites, vestes déchirées, documents piétinés, pupitre renversé, bilan d’une séance à l’issue dramatique dans l’enceinte sacrée d’une institution censée incarner la démocratie et ses plus grandes vertus aux yeux de la nation. spp/Radio Kiskeya http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article9707
mercredi 7 août 2013
Départ de la MINUSTAH, Port-Salut prêche par l'exemple
Le Nouvelliste | Publié le :05 août 2013
JEANTY Gérard Junior Jounty003@yahoo.fr
Symbole de liberté, la place publique désignée sous le nom de « Résistance », construite récemment à Port-Salut, a été inaugurée le week-end écoulé.
Sur cette place est érigé un mémorial dédié aux victimes de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH).
Située sur le boulevard Lafosse, la place publique « Résistance » est considérée comme un symbole évoquant la gloire de cette ville qui avait agi avec bravoure afin de pousser les soldats onusiens hors de ses frontières.
Le mémorial dressé à cet endroit est la représentation d'un Noir qui, après avoir cassé la chaîne par laquelle il était attaché, célèbre sa victoire en levant sa main gauche en l'air tout en piétinant le casque bleu d'un soldat sous lequel se trouvent une multitude de têtes de mort.
De surcroît, tout autour de cette place flotte le bicolore national.
« Cette place publique est construite afin de marquer la grande victoire de cette ville qui a poussé le dos des soldats onusiens, a affirmé Eric Jean-Baptiste, l'homme qui se présente sous un double chapeau : politicien et homme d'affaires.
Nous ne voulons pas que cet exploit tombe dans l'oubli.
La population s'était mobilisée pour dire non à l'occupation étrangère de notre chère Haïti. Elle a lutté de toutes ses forces, à l'instar de nos ancêtres, pour obliger les soldats de la MINUSTAH à vider les lieux. Cette place publique, c'est une façon de fouetter l'orgueil de nos compatriotes haïtiens et de les appeler à la solidarité en vue de chasser la MINUSTAH du reste du pays. »
C'est la même idée partagée par le député de Port-Salut, Sinal Bertrand.
« Le bilan est lourd. La MINUSTAH qui nous a transmis le choléra est responsable des 8 000 morts causés par cette épidémie qui a également affecté 600 000 autres personnes. Cette force d'occupation qui a souillé notre sol a perpétré d'autres crimes atroces dans le pays dont la pendaison d'un jeune Haïtien au Cap-Haitien et le viol du jeune Johnny Jean à Port-Salut.
A travers cette place publique que nous inaugurons, nous voulons envoyer un message au reste du pays. Les 4 000 habitants de cette ville et moi, nous sommes mobilisés pour que les soldats de la force onusienne ne violent pas d'autres jeunes par ici. C'est un exemple à suivre partout dans le reste du pays », a soutenu le parlementaire.
« Du sol soyons seuls maîtres », c'est le slogan affiché sur la place publique « Résistance » qui a été inaugurée dans une atmosphère de carnaval.
Outre sa portée historique, cette place publique est aussi un endroit de divertissement pour les petits enfants. Avant même le déroulement de la cérémonie inaugurale, ces derniers viennent s'amuser comme des fous sur cette place publique dont la construction a été financée par la fondation Eric Jean-Baptiste.
D'autres institutions ont contribué à la réussite de ce projet dont le jardin botanique des Cayes qui a fourni des plantules pour boiser l'espace. Les riverains de cette zone ont aussi collaboré dans la construction de cette place et du mémorial.
JEANTY Gérard Junior
Jounty003@yahoo.fr
http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=119722
JEANTY Gérard Junior Jounty003@yahoo.fr
Symbole de liberté, la place publique désignée sous le nom de « Résistance », construite récemment à Port-Salut, a été inaugurée le week-end écoulé.
Sur cette place est érigé un mémorial dédié aux victimes de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH).
Située sur le boulevard Lafosse, la place publique « Résistance » est considérée comme un symbole évoquant la gloire de cette ville qui avait agi avec bravoure afin de pousser les soldats onusiens hors de ses frontières.
Le mémorial dressé à cet endroit est la représentation d'un Noir qui, après avoir cassé la chaîne par laquelle il était attaché, célèbre sa victoire en levant sa main gauche en l'air tout en piétinant le casque bleu d'un soldat sous lequel se trouvent une multitude de têtes de mort.
De surcroît, tout autour de cette place flotte le bicolore national.
« Cette place publique est construite afin de marquer la grande victoire de cette ville qui a poussé le dos des soldats onusiens, a affirmé Eric Jean-Baptiste, l'homme qui se présente sous un double chapeau : politicien et homme d'affaires.
Nous ne voulons pas que cet exploit tombe dans l'oubli.
La population s'était mobilisée pour dire non à l'occupation étrangère de notre chère Haïti. Elle a lutté de toutes ses forces, à l'instar de nos ancêtres, pour obliger les soldats de la MINUSTAH à vider les lieux. Cette place publique, c'est une façon de fouetter l'orgueil de nos compatriotes haïtiens et de les appeler à la solidarité en vue de chasser la MINUSTAH du reste du pays. »
C'est la même idée partagée par le député de Port-Salut, Sinal Bertrand.
« Le bilan est lourd. La MINUSTAH qui nous a transmis le choléra est responsable des 8 000 morts causés par cette épidémie qui a également affecté 600 000 autres personnes. Cette force d'occupation qui a souillé notre sol a perpétré d'autres crimes atroces dans le pays dont la pendaison d'un jeune Haïtien au Cap-Haitien et le viol du jeune Johnny Jean à Port-Salut.
A travers cette place publique que nous inaugurons, nous voulons envoyer un message au reste du pays. Les 4 000 habitants de cette ville et moi, nous sommes mobilisés pour que les soldats de la force onusienne ne violent pas d'autres jeunes par ici. C'est un exemple à suivre partout dans le reste du pays », a soutenu le parlementaire.
« Du sol soyons seuls maîtres », c'est le slogan affiché sur la place publique « Résistance » qui a été inaugurée dans une atmosphère de carnaval.
Outre sa portée historique, cette place publique est aussi un endroit de divertissement pour les petits enfants. Avant même le déroulement de la cérémonie inaugurale, ces derniers viennent s'amuser comme des fous sur cette place publique dont la construction a été financée par la fondation Eric Jean-Baptiste.
D'autres institutions ont contribué à la réussite de ce projet dont le jardin botanique des Cayes qui a fourni des plantules pour boiser l'espace. Les riverains de cette zone ont aussi collaboré dans la construction de cette place et du mémorial.
JEANTY Gérard Junior
Jounty003@yahoo.fr
http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=119722
Martelly dispose d'un avant-projet de loi électorale revu et corrigé
Roberson Alphonse
« La commission présidentielle pour la réforme de la justice, composée, entre autres des Me Jean Joseph Exumé, Sybil Théard Mevs, Bernard Gousse, Justin Fièvre, qui a planché, à la demande du cabinet du chef de l'Etat, sur l'avant-projet de loi électorale envoyé au président Michel Joseph Martelly par le CTCEP, a remis son rapport », a révélé Lucien Jura au journal ce lundi.
Mercredi, ce texte devra être adopté en Conseil des ministres, avant d'être acheminé au Parlement dans le courant de la semaine, a poursuivi le porte-parole de la présidence, occupé à « mettre des virgules » dans la lettre de transmission de ce document dont le « contenu sera public ».
« Le texte comporte pas mal d'aménagements et de recommandations », a confié Lucien Jura, rappelant que le président Michel Joseph Martelly s'est toujours positionné en faveur de la tenue des élections.
Dans la même veine, le ministre chargé des relations avec le Parlement, Ralph Théano, a souligné que ces avancées montrent « qu'il y a une velléité d'acheminer l'avant-projet de loi au Parlement ».
Sur ce terrain, Ralph Théano, fraîchement revenu de vacances, ne voit pas d'obstacles.
« Si nous travaillons avec une majorité à la Chambre des députés, c'est normal qu'elle soutienne le gouvernement », a-t-il expliqué, ajoutant que la majorité, constituée de 55 députés, analyse actuellement la demande d'adhésion de « dix députés, dissidents d'autres blocs ».
« Au Sénat, on est un petit peu confortable. Il y a plus de peur que de mal », a indiqué Ralph Théano.
Le président du Sénat, Desras Simon Dieuseul, ne s'emballe pas. « C'est du maquillage », a-t-il dit, assurant que le président Martelly envoie ce texte parce qu'il a reçu des « pressions de la communauté internationale ». « Si le président voulait organiser des élections, ce n'est pas maintenant qu'il aurait envoyé l'avant-projet de loi en sachant pertinemment que les députés partiront en vacances dans quelques semaines et que la priorité des priorités est accordée au vote du budget de la République », a indiqué Desras Simon Dieuseul.
« Le pays, a-t-il insisté, se dirige vers le chaos ».
D'un revers de main, il a qualifié de « paroles démagogiques » les propos de l'ambassadeur des Etats-Unis, Pamela Ann White, qui a soutenu dans la presse qu'il y a « une possibilité d'organiser les élections en 2013 ». Et son pays, sans faire d'ingérence dans les affaires internes d'Haïti, met 10 millions de dollars sur la table pour la tenue d'élections crédibles, transparentes et pacifiques.
Sur l'avant-projet de loi électorale, Mirlande Hyppolite Manigat souligne avoir entendu à la radio qu'il y aurait une vingtaine d'aménagements dans le texte.
« Attendons de voir le texte et ce qui en reste avant de faire des commentaires », a indiqué la constitutionnaliste et femme politique, contre qui le président Martelly avait lancé une attaque frontale, l'accusant d'être le cerveau d'un coup d'Etat.
Mirlande Manigat, qui avait rembarré cet assaut du chef de l'Etat dans une lettre dans laquelle elle a réaffirmé son attachement aux valeurs démocratiques et républicaines, a entre-temps eu un dîner avec des diplomates étrangers il y a quelques jours.
« J'ai eu une rencontre sociale. J'étais à un dîner. J'ai rencontré des ambassadeurs. C'est tout. Ce n'était pas une rencontre politique », a assuré Mirlande H. Manigat, qui a affiché son ambition de courir pour le fauteuil présidentiel à nouveau lors de la prochaine présidentielle.
Si Mirlande H. Manigat attend avant de faire des commentaires sur l'avant-projet de loi électorale, en off, un conseiller électoral fourbit ses armes.
« Je suis disposé à contester au Parlement d'éventuels amendements contraires à la volonté du Collège transitoire du Conseil électoral permanent (CTCEP) de se libérer des corsets de l'exécutif », a-t-il dit, ajoutant « que la présidence n'a pas qualité pour effectuer des changements dans le texte ».
La pomme de discorde, selon ce conseiller, sera peut-être le poste de directeur général. « Nous voulons que ce soit le Conseil qui nomme le directeur général mais pas le président Martelly qui, à la radio, a toujours dit que le directeur général représente ses yeux au CTECEP », a expliqué ce conseiller.
Le résultat de ces travaux réalisés par d'éminents juristes dans l'intervalle de quatre à cinq semaines provoquera à coup sûr, des débats contradictoires au Parlement et au sein de la société. On ne sait pas combien de temps cela prendra avant que cet avant-projet de loi devient loi.
Techniquement, il faut entre cinq et six mois pour organiser les élections si la loi électorale et les ressources financières sont disponibles, selon des experts en organisation d'élections.
Août est le huitième mois de l'année. Entre-temps, des sources concordantes ont souligné un net regain d'activité de représentants de la communauté internationale en Haïti. Ils sont préoccupés que cette « petite crise » que représente l'incapacité d'Haïti à organiser les élections ne devienne une « grande crise ».
D'autant que les nerfs deviennent un peu plus à fleur de peau à l'approche du 14 janvier, sans un accord sur la fin ou non du mandat d'un autre tiers du Sénat de la République.
Carte pelouse.
Roberson Alphonse
http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=119733
« La commission présidentielle pour la réforme de la justice, composée, entre autres des Me Jean Joseph Exumé, Sybil Théard Mevs, Bernard Gousse, Justin Fièvre, qui a planché, à la demande du cabinet du chef de l'Etat, sur l'avant-projet de loi électorale envoyé au président Michel Joseph Martelly par le CTCEP, a remis son rapport », a révélé Lucien Jura au journal ce lundi.
Mercredi, ce texte devra être adopté en Conseil des ministres, avant d'être acheminé au Parlement dans le courant de la semaine, a poursuivi le porte-parole de la présidence, occupé à « mettre des virgules » dans la lettre de transmission de ce document dont le « contenu sera public ».
« Le texte comporte pas mal d'aménagements et de recommandations », a confié Lucien Jura, rappelant que le président Michel Joseph Martelly s'est toujours positionné en faveur de la tenue des élections.
Dans la même veine, le ministre chargé des relations avec le Parlement, Ralph Théano, a souligné que ces avancées montrent « qu'il y a une velléité d'acheminer l'avant-projet de loi au Parlement ».
Sur ce terrain, Ralph Théano, fraîchement revenu de vacances, ne voit pas d'obstacles.
« Si nous travaillons avec une majorité à la Chambre des députés, c'est normal qu'elle soutienne le gouvernement », a-t-il expliqué, ajoutant que la majorité, constituée de 55 députés, analyse actuellement la demande d'adhésion de « dix députés, dissidents d'autres blocs ».
« Au Sénat, on est un petit peu confortable. Il y a plus de peur que de mal », a indiqué Ralph Théano.
Le président du Sénat, Desras Simon Dieuseul, ne s'emballe pas. « C'est du maquillage », a-t-il dit, assurant que le président Martelly envoie ce texte parce qu'il a reçu des « pressions de la communauté internationale ». « Si le président voulait organiser des élections, ce n'est pas maintenant qu'il aurait envoyé l'avant-projet de loi en sachant pertinemment que les députés partiront en vacances dans quelques semaines et que la priorité des priorités est accordée au vote du budget de la République », a indiqué Desras Simon Dieuseul.
« Le pays, a-t-il insisté, se dirige vers le chaos ».
D'un revers de main, il a qualifié de « paroles démagogiques » les propos de l'ambassadeur des Etats-Unis, Pamela Ann White, qui a soutenu dans la presse qu'il y a « une possibilité d'organiser les élections en 2013 ». Et son pays, sans faire d'ingérence dans les affaires internes d'Haïti, met 10 millions de dollars sur la table pour la tenue d'élections crédibles, transparentes et pacifiques.
Sur l'avant-projet de loi électorale, Mirlande Hyppolite Manigat souligne avoir entendu à la radio qu'il y aurait une vingtaine d'aménagements dans le texte.
« Attendons de voir le texte et ce qui en reste avant de faire des commentaires », a indiqué la constitutionnaliste et femme politique, contre qui le président Martelly avait lancé une attaque frontale, l'accusant d'être le cerveau d'un coup d'Etat.
Mirlande Manigat, qui avait rembarré cet assaut du chef de l'Etat dans une lettre dans laquelle elle a réaffirmé son attachement aux valeurs démocratiques et républicaines, a entre-temps eu un dîner avec des diplomates étrangers il y a quelques jours.
« J'ai eu une rencontre sociale. J'étais à un dîner. J'ai rencontré des ambassadeurs. C'est tout. Ce n'était pas une rencontre politique », a assuré Mirlande H. Manigat, qui a affiché son ambition de courir pour le fauteuil présidentiel à nouveau lors de la prochaine présidentielle.
Si Mirlande H. Manigat attend avant de faire des commentaires sur l'avant-projet de loi électorale, en off, un conseiller électoral fourbit ses armes.
« Je suis disposé à contester au Parlement d'éventuels amendements contraires à la volonté du Collège transitoire du Conseil électoral permanent (CTCEP) de se libérer des corsets de l'exécutif », a-t-il dit, ajoutant « que la présidence n'a pas qualité pour effectuer des changements dans le texte ».
La pomme de discorde, selon ce conseiller, sera peut-être le poste de directeur général. « Nous voulons que ce soit le Conseil qui nomme le directeur général mais pas le président Martelly qui, à la radio, a toujours dit que le directeur général représente ses yeux au CTECEP », a expliqué ce conseiller.
Le résultat de ces travaux réalisés par d'éminents juristes dans l'intervalle de quatre à cinq semaines provoquera à coup sûr, des débats contradictoires au Parlement et au sein de la société. On ne sait pas combien de temps cela prendra avant que cet avant-projet de loi devient loi.
Techniquement, il faut entre cinq et six mois pour organiser les élections si la loi électorale et les ressources financières sont disponibles, selon des experts en organisation d'élections.
Août est le huitième mois de l'année. Entre-temps, des sources concordantes ont souligné un net regain d'activité de représentants de la communauté internationale en Haïti. Ils sont préoccupés que cette « petite crise » que représente l'incapacité d'Haïti à organiser les élections ne devienne une « grande crise ».
D'autant que les nerfs deviennent un peu plus à fleur de peau à l'approche du 14 janvier, sans un accord sur la fin ou non du mandat d'un autre tiers du Sénat de la République.
Carte pelouse.
Roberson Alphonse
http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=119733
Qu'allons-nous faire de la Minustah ?
Dans un rapport publié ce mardi, l'ONU est mise à l'index pour son implication dans la propagation de l'épidémie de choléra qui, depuis 2010, a tué plus de 8 000 Haïtiens et infecté près d'un million d'autres.
Ce rapport, un de plus, se heurte au mur de la honte et du silence que l'Organisation des Nations unies (ONU) a érigé pour se protéger des demandes de réparation introduites par des plaignants haïtiens.
Même les excuses et les regrets n'entrent pas dans le vocabulaire des diplomates de la multinationale de l'aide que sont l'ONU et ses Casques bleus.
En vertu de la section 29 de la Convention sur les « privilèges et immunités », l'ONU rejette toute demande d'indemnisation des victimes du choléra et de leur famille, rappelle un article de Radio-Canada.
Les autorités haïtiennes ne soutiennent pas les revendications de réparation adressées à l'ONU. Elles font copain-copain avec la principale force armée présente sur le territoire national.
Mardi 6 août, alors que le rapport sur le choléra sortait, Haïti s'associait à l'ONU pour demander au monde cent millions de dollars d'aide. Les cent millions doivent être utilisés en faveur de deux millions de nos compatriotes « menacés par la famine, les maladies et des catastrophes naturelles».
Chaque année, à pareille époque ou après le passage d'une catastrophe naturelle, un appel similaire est lancé. Depuis quelque temps, les résultats sont maigres. L'ONU, Haïti, l'ONU en Haïti ne font plus recette.
Devant une suite de mauvaises nouvelles, que fait encore en Haïti la mission de l'ONU, notre fameuse Minustah ?
Elle reste pour veiller au grain.
Pour nous empêcher de sortir des minces rails du processus démocratique. Elle reste pour appuyer le dernier président élu démocratiquement en date et pour le forcer, s'il hésite ou rechigne, le jour venu, à laisser sa place au suivant démocratiquement élu.
L'ONU, pour sa deuxième mission de maintien de la paix en Haïti, est venue à la demande de couches de la population qui feignent d'oublier leur peur des années 2003-2004.
Elles ne se souviennent que de leurs frustrations de 2006 ou de 2011.
La Minustah est un disgracieux balancier dans le jeu politique. À la veille des prochaines élections, ne faisons pas comme si nous ne le savons pas. Le prix de sa présence est élevé. Cela vaut-il la peine ?
Toute la question est là.
Pour souligner que le compte de la mission est tenu, une place publique a été inaugurée à Port-Salut le week-end écoulé. On y voit un Haïtien piétiner un Casque bleu de l'ONU. Port-Salut est la ville avilie par le comportement des militaires uruguayens. Auteurs d'une parodie ou d'un vrai viol, ces amis venus nous aider nous ont démolis, avant de plier bagage.
La place publique de Port-Salut gifle l'organisation mondiale et ses défauts. Une belle petite revanche. Un acompte.
Ce rapport, un de plus, se heurte au mur de la honte et du silence que l'Organisation des Nations unies (ONU) a érigé pour se protéger des demandes de réparation introduites par des plaignants haïtiens.
Même les excuses et les regrets n'entrent pas dans le vocabulaire des diplomates de la multinationale de l'aide que sont l'ONU et ses Casques bleus.
En vertu de la section 29 de la Convention sur les « privilèges et immunités », l'ONU rejette toute demande d'indemnisation des victimes du choléra et de leur famille, rappelle un article de Radio-Canada.
Les autorités haïtiennes ne soutiennent pas les revendications de réparation adressées à l'ONU. Elles font copain-copain avec la principale force armée présente sur le territoire national.
Mardi 6 août, alors que le rapport sur le choléra sortait, Haïti s'associait à l'ONU pour demander au monde cent millions de dollars d'aide. Les cent millions doivent être utilisés en faveur de deux millions de nos compatriotes « menacés par la famine, les maladies et des catastrophes naturelles».
Chaque année, à pareille époque ou après le passage d'une catastrophe naturelle, un appel similaire est lancé. Depuis quelque temps, les résultats sont maigres. L'ONU, Haïti, l'ONU en Haïti ne font plus recette.
Devant une suite de mauvaises nouvelles, que fait encore en Haïti la mission de l'ONU, notre fameuse Minustah ?
Elle reste pour veiller au grain.
Pour nous empêcher de sortir des minces rails du processus démocratique. Elle reste pour appuyer le dernier président élu démocratiquement en date et pour le forcer, s'il hésite ou rechigne, le jour venu, à laisser sa place au suivant démocratiquement élu.
L'ONU, pour sa deuxième mission de maintien de la paix en Haïti, est venue à la demande de couches de la population qui feignent d'oublier leur peur des années 2003-2004.
Elles ne se souviennent que de leurs frustrations de 2006 ou de 2011.
La Minustah est un disgracieux balancier dans le jeu politique. À la veille des prochaines élections, ne faisons pas comme si nous ne le savons pas. Le prix de sa présence est élevé. Cela vaut-il la peine ?
Toute la question est là.
Pour souligner que le compte de la mission est tenu, une place publique a été inaugurée à Port-Salut le week-end écoulé. On y voit un Haïtien piétiner un Casque bleu de l'ONU. Port-Salut est la ville avilie par le comportement des militaires uruguayens. Auteurs d'une parodie ou d'un vrai viol, ces amis venus nous aider nous ont démolis, avant de plier bagage.
La place publique de Port-Salut gifle l'organisation mondiale et ses défauts. Une belle petite revanche. Un acompte.
De si appétissants petits mensonges
Des hurluberlus, sans heure ni invitation, envahissent la presse pour dire des vérités inventées de toutes pièces.
Grâce à la magie de leur verbe, leur bagout et leur entregent, on ne compte plus les incidents sans lendemain, les assassinats sans victime, les dénonciations sans suite, les statistiques infondées, les arguments sans sens qui ornent les bulletins de nouvelles et les articles.
Ces as des as nous enfument, nous entubent, nous emberlificotent.
L’œil brillant d'audace, deux semaines ou deux mois plus tard, les mêmes hurluberlus reviennent sur les lieux de leur dernière imposture proposer une nouvelle mouture de la vérité de leur invention.
Ces prix Nobel des légendes urbaines ne s'essoufflent jamais.
Leur imagination s'inquiète de la vivacité et de la capacité infinie de leur talent à broder des contours mirifiques ou tragiques au moindre fait divers. D'autres, du même tonneau, manipulent les concepts, travestissent les témoignages, passent outre les preuves, réécrivent l'histoire, distribuent beaux et mauvais rôles comme bon leur semble.
Convaincus que seule l'attention obtenue sous le soleil de ce jour compte, ils lancent le lendemain de nouveaux bobards sans gêne ni honte. Hypnotisés par la lampe de leur génie, les papillons que nous sommes dansent sans fatigue l'entraînante, l'envoûtante, l'ensorcelante mélodie de la vérité fabriquée à l'eau des opinions assisses sur les bases intéressées de leur version de l'histoire telle qu'ils voudraient qu'elle s'écrive. Pour ne pas être en reste, des autorités investies de tous les pouvoirs - premier magistrat, plénipotentiaire, ministre, maire désigné, grande figures de toutes les oppositions, chefs de tous plumages - se lancent aussi dans les travestissements des faits, des opinons, des nouvelles, des dates, des souhaits.
On nous fait tourner en bourrique, on nous fourgue toutes les herbes : les médecines, les purges, les calmantes, les dopantes, les amères, les indigestes, tout.
Devons-nous continuer allégrement à laisser le mot vérité se vider de son sens pour la simple raison que les petits mensonges sont plaisants, appétissants et font passer le temps ?
http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=119730
Grâce à la magie de leur verbe, leur bagout et leur entregent, on ne compte plus les incidents sans lendemain, les assassinats sans victime, les dénonciations sans suite, les statistiques infondées, les arguments sans sens qui ornent les bulletins de nouvelles et les articles.
Ces as des as nous enfument, nous entubent, nous emberlificotent.
L’œil brillant d'audace, deux semaines ou deux mois plus tard, les mêmes hurluberlus reviennent sur les lieux de leur dernière imposture proposer une nouvelle mouture de la vérité de leur invention.
Ces prix Nobel des légendes urbaines ne s'essoufflent jamais.
Leur imagination s'inquiète de la vivacité et de la capacité infinie de leur talent à broder des contours mirifiques ou tragiques au moindre fait divers. D'autres, du même tonneau, manipulent les concepts, travestissent les témoignages, passent outre les preuves, réécrivent l'histoire, distribuent beaux et mauvais rôles comme bon leur semble.
Convaincus que seule l'attention obtenue sous le soleil de ce jour compte, ils lancent le lendemain de nouveaux bobards sans gêne ni honte. Hypnotisés par la lampe de leur génie, les papillons que nous sommes dansent sans fatigue l'entraînante, l'envoûtante, l'ensorcelante mélodie de la vérité fabriquée à l'eau des opinions assisses sur les bases intéressées de leur version de l'histoire telle qu'ils voudraient qu'elle s'écrive. Pour ne pas être en reste, des autorités investies de tous les pouvoirs - premier magistrat, plénipotentiaire, ministre, maire désigné, grande figures de toutes les oppositions, chefs de tous plumages - se lancent aussi dans les travestissements des faits, des opinons, des nouvelles, des dates, des souhaits.
On nous fait tourner en bourrique, on nous fourgue toutes les herbes : les médecines, les purges, les calmantes, les dopantes, les amères, les indigestes, tout.
Devons-nous continuer allégrement à laisser le mot vérité se vider de son sens pour la simple raison que les petits mensonges sont plaisants, appétissants et font passer le temps ?
http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=119730
lundi 5 août 2013
Mort suspecte à Haïti: visa refusé pour la femme du juge Joseph
Les proches du juge canado-haïtien Jean Serge Joseph, dont la
mort récente en Haïti soulève la controverse, fulminent.
L'épouse de M. Joseph, qui vit en Haïti, s'est vu refuser une demande de visa par le gouvernement canadien pour assister aux funérailles de son mari à Montréal.
La famille a dû reporter les funérailles prévues pour demain et s'interroge sur les causes de ce refus.
http://www.lapresse.ca/international/amerique-latine/201308/03/01-4676705-mort-suspecte-a-haiti-visa-refuse-pour-la-femme-du-juge-joseph.php
L'épouse de M. Joseph, qui vit en Haïti, s'est vu refuser une demande de visa par le gouvernement canadien pour assister aux funérailles de son mari à Montréal.
La famille a dû reporter les funérailles prévues pour demain et s'interroge sur les causes de ce refus.
«Cette situation est inacceptable. Ce n'est pas
seulement une question de décence, mais carrément de droit», a dit hier Jean
Fils-Aimé, un proche de la victime.
Jean Serge Joseph, un citoyen canadien, est décédé en Haïti le
13 juillet dernier. La cause officielle de la mort est un accident vasculaire
cérébral.
Trois enquêtes en Haïti et une autre du Bureau du coroner du Québec ont toutefois été lancées pour éclaircir les circonstances du décès.
M. Joseph enquêtait sur des allégations de fraude ciblant la famille du président haïtien Michel Martelly au moment de sa mort.
Trois enquêtes en Haïti et une autre du Bureau du coroner du Québec ont toutefois été lancées pour éclaircir les circonstances du décès.
M. Joseph enquêtait sur des allégations de fraude ciblant la famille du président haïtien Michel Martelly au moment de sa mort.
Le corps de M. Joseph a été rapatrié à Montréal le 22 juillet dernier,
où une autopsie a été pratiquée.
Mais l'épouse du magistrat, Rachelle Acélat, est toujours en Haïti.
Selon le frère du défunt, Fritz Joseph, le gouvernement a invoqué le fait que Mme Acélat pourrait refuser de retourner en Haïti et rester au Canada pour refuser de lui délivrer un visa.
Mais l'épouse du magistrat, Rachelle Acélat, est toujours en Haïti.
Selon le frère du défunt, Fritz Joseph, le gouvernement a invoqué le fait que Mme Acélat pourrait refuser de retourner en Haïti et rester au Canada pour refuser de lui délivrer un visa.
Immigration Canada garde le silence
Citoyenneté et Immigration Canada n'a pas voulu expliquer à La Presse pourquoi la demande
avait été refusée, invoquant la confidentialité du dossier.
«Nous comprenons la déception des personnes dont les demandes
de visa sont rejetées et sommes attristés par la nouvelle concernant M.
Joseph», a dit un porte-parole du Ministère.
«Les demandes du monde entier sont examinées de façon uniforme
et en fonction des mêmes critères, et ce, peu importe le pays d'origine du
demandeur», précise aussi le Ministère.
http://www.lapresse.ca/international/amerique-latine/201308/03/01-4676705-mort-suspecte-a-haiti-visa-refuse-pour-la-femme-du-juge-joseph.php
Reportaje: Haitianos indocumentados denuncian abusos al tratar de cruzar la frontera con Brasil
Bandas internacionales de tráfico de personas ofrecen sus servicios a inmigrantes de Haití , a quienes cobran entre cuatro y cinco mil dólares.
Miles de haitianos indocumentados dejaron atrás lo poco que les quedó tras el terremoto que sufrió su país años atrás y cayeron en manos de bandas internacionales de tráfico de personas, quienes cobran entre cuatro y cinco mil dólares por llevarlos a Brasil. Lo preocupante son las diversas denuncias en contra de las autoridades peruanas.
"Por la altitud de nuestras fronteras, por las características mismas de lo que significa fronteras vivas y fronteras abiertas, es que fácilmente pueden ingresar, sin necesidad de controlarse, por nuestros puestos de control migratorio, estos ciudadanos.
Y ese tráfico ha sido percibido claramente por la ruta que es de Ecuador", señaló el Superintendente Nacional de Migraciones, Edgard Reymundo.
Uno de los puntos más preocupantes, según el programa Cuarto Poder, es que los inmigrantes haitíanos aseguran que los policías peruanos cobran para poder dejarlos continuar con su camino.
"Entre Cusco a Puerto Maldonado había un chequeo de policías en el que nos quitaron los pasaportes y nos pidieron cien dólares o sino no nos devuelven nuestro pasaportes", denunció uno de los inmigrantes.
Asimismo, otra denuncia es contra los conocidos como 'coyotes' a quienes acusan dedejarlos hasta sin ropa, además de quitarles dinero al no cumplir con promesas de llevarlos a Lima, entre otras cosas.
Finalmente, el Gobierno de Brasil hace esfuerzos para evitar el tráfico de personas, ofreciendo medios para que los haitianos puedan llegar a dicho país de una manera ordenada y legal, y de esta manera, en conjunto con el Gobierno de Perú, evitar las malas actitudes de los 'coyotes' y autoridades locales.
http://www.larepublica.pe/04-08-2013/haitianos-indocumentados-denuncian-abusos-al-tratar-de-cruzar-la-frontera-con-brasil
Miles de haitianos indocumentados dejaron atrás lo poco que les quedó tras el terremoto que sufrió su país años atrás y cayeron en manos de bandas internacionales de tráfico de personas, quienes cobran entre cuatro y cinco mil dólares por llevarlos a Brasil. Lo preocupante son las diversas denuncias en contra de las autoridades peruanas.
"Por la altitud de nuestras fronteras, por las características mismas de lo que significa fronteras vivas y fronteras abiertas, es que fácilmente pueden ingresar, sin necesidad de controlarse, por nuestros puestos de control migratorio, estos ciudadanos.
Y ese tráfico ha sido percibido claramente por la ruta que es de Ecuador", señaló el Superintendente Nacional de Migraciones, Edgard Reymundo.
Uno de los puntos más preocupantes, según el programa Cuarto Poder, es que los inmigrantes haitíanos aseguran que los policías peruanos cobran para poder dejarlos continuar con su camino.
"Entre Cusco a Puerto Maldonado había un chequeo de policías en el que nos quitaron los pasaportes y nos pidieron cien dólares o sino no nos devuelven nuestro pasaportes", denunció uno de los inmigrantes.
Asimismo, otra denuncia es contra los conocidos como 'coyotes' a quienes acusan dedejarlos hasta sin ropa, además de quitarles dinero al no cumplir con promesas de llevarlos a Lima, entre otras cosas.
Finalmente, el Gobierno de Brasil hace esfuerzos para evitar el tráfico de personas, ofreciendo medios para que los haitianos puedan llegar a dicho país de una manera ordenada y legal, y de esta manera, en conjunto con el Gobierno de Perú, evitar las malas actitudes de los 'coyotes' y autoridades locales.
http://www.larepublica.pe/04-08-2013/haitianos-indocumentados-denuncian-abusos-al-tratar-de-cruzar-la-frontera-con-brasil
samedi 3 août 2013
Fabienne Colas : « Montrer un autre visage d’Haïti à Montréal »
JEUDI 1ER AOÛT 2013 / PAR KARDIATOU TRAORÉ
Fabienne Colas, d’origine haïtienne, souhaite mettre en avant la culture de son pays d’origine. C’est ainsi qu’elle crée il y a 7 ans, le festival Haïti en Folie dont la 7ème édition se déroule du 2 au 4 août, à Montréal. Entretien Fabienne Colas, 34 ans, native de Port-au-Prince, est une femme dynamique, qui est sur tous les fronts. Tout en étant actrice et réalisatrice, elle organise des activités entre le Canada, son pays d’accueil et Haiti, son pays d’origine, notamment le festival international « Film Black » de Montréal.
Elle est par ailleurs présidente de la Fondation Fabienne Colas, consacrée à la promotion du cinéma, de l’art et de la culture, elle organise de nombreux festivals, dont le festival Haiti en Folie à Montréal, qui se déroule cette année du 2 au 4 août.
Afrik.com : le festival Haiti en Folie existe depuis 7 ans, comment en avez-vous eu l’idée ?
Fabienne Colas : L’idée de créer ce festival m’est venue tout naturellement lors de ma migration d’Haiti vers Montréal où j’ai pris conscience qu’une forte communauté habitait cette ville. De plus, les médias ne parlaient que des problèmes existant en Haïti. J’ai donc eu le désir de montrer autre chose, de créer un festival mettant en avant Haiti. La création de ce festival a aussi été pour moi, un moyen de donner une visibilité aux artistes haïtiens, afin qu’ils puissent exposer leurs œuvres, faire valoir leur art au grand jour.
Afrik.com : En quoi consiste ce festival ?
Fabienne Colas : C’est un festival qui mélange tous les genres, que ce soit le cinéma, la gastronomie, l’art visuel... Un festival qui se veut être un moment de partage, de rencontres artistiques, culturelles. C’est un festival vivant qui se déroule d’ailleurs en plein air, mais aussi en salle. Le festival « Haiti en Folie » est un festival où on ne se prend pas au sérieux, qui se fait dans la joie et la bonne humeur, ou Haiti est montré avec toute sa folie. L’objectif est de faire découvrir la culture haïtienne au plus grand nombre, de faire des rencontres.
Afrik.com : Il s’agit de la 7ème édition, en quoi se différencie-t-elle des précédentes éditons ?
Fabienne Colas : Lors de cette édition, un très grand volet cinématographique a été créé autour du film de Philippe Niang, Toussaint l’Ouverture qui relate l’histoire de l’esclavage, mais surtout celle d’Haiti. C’est aussi, une édition qui sera au cœur de la littérature haïtienne avec l’exposition de livres de plus de 25 auteurs, pendant deux jours, sous le chapiteau du festival.
Afrik.com : Le festival « Haiti en Folie » met en avant la culture haïtienne, que représente cette culture pour vous ?
Fabienne Colas : Etant d’origine haïtienne, cette culture me représente avant tout. C’est une culture très vivante, une culture qui va à la rencontre de l’autre. C’est aussi pour cela que le festival « Haiti en Folie » regroupe aussi des non haïtiens, tombés amoureux de cette culture, c’est un festival qui est à l’image de Montréal. Les Montréalais ont embrassé ce festival.
Afrik.com : Quel en est d’ailleurs le programme ?
Fabienne Colas : Etant un festival pluridisciplinaire, le programme se veut riche, diversifié et coloré. Plusieurs disciplines sont au programme : la gastronomie, le cinéma, l’art visuel. Cette année, il est prévu une foire artisanale, des spectacles, des projections de films ainsi que des animations musicales. En clôture du festival, un spectacle « Guitare en Folie » est prévu avec quatre virtuoses haïtiens de la guitare : Toto Laraque, Claude Marcelin, Chardavoine et Jude Deslouches.
Afrik.com : Prévoyez-vous une nouvelle édition ?
Fabienne Colas : Je ne me pose pas la question. Pour moi, c’est tout à fait naturel qu’une nouvelle édition ait lieu l’année prochaine.
http://www.afrik.com/fabienne-colas-en-arrivant-a-montreal-j-ai-eu-le-desir-de-montrer-autre-chose-de-l-haiti
Fabienne Colas, d’origine haïtienne, souhaite mettre en avant la culture de son pays d’origine. C’est ainsi qu’elle crée il y a 7 ans, le festival Haïti en Folie dont la 7ème édition se déroule du 2 au 4 août, à Montréal. Entretien Fabienne Colas, 34 ans, native de Port-au-Prince, est une femme dynamique, qui est sur tous les fronts. Tout en étant actrice et réalisatrice, elle organise des activités entre le Canada, son pays d’accueil et Haiti, son pays d’origine, notamment le festival international « Film Black » de Montréal.
Elle est par ailleurs présidente de la Fondation Fabienne Colas, consacrée à la promotion du cinéma, de l’art et de la culture, elle organise de nombreux festivals, dont le festival Haiti en Folie à Montréal, qui se déroule cette année du 2 au 4 août.
Afrik.com : le festival Haiti en Folie existe depuis 7 ans, comment en avez-vous eu l’idée ?
Fabienne Colas : L’idée de créer ce festival m’est venue tout naturellement lors de ma migration d’Haiti vers Montréal où j’ai pris conscience qu’une forte communauté habitait cette ville. De plus, les médias ne parlaient que des problèmes existant en Haïti. J’ai donc eu le désir de montrer autre chose, de créer un festival mettant en avant Haiti. La création de ce festival a aussi été pour moi, un moyen de donner une visibilité aux artistes haïtiens, afin qu’ils puissent exposer leurs œuvres, faire valoir leur art au grand jour.
Afrik.com : En quoi consiste ce festival ?
Fabienne Colas : C’est un festival qui mélange tous les genres, que ce soit le cinéma, la gastronomie, l’art visuel... Un festival qui se veut être un moment de partage, de rencontres artistiques, culturelles. C’est un festival vivant qui se déroule d’ailleurs en plein air, mais aussi en salle. Le festival « Haiti en Folie » est un festival où on ne se prend pas au sérieux, qui se fait dans la joie et la bonne humeur, ou Haiti est montré avec toute sa folie. L’objectif est de faire découvrir la culture haïtienne au plus grand nombre, de faire des rencontres.
Afrik.com : Il s’agit de la 7ème édition, en quoi se différencie-t-elle des précédentes éditons ?
Fabienne Colas : Lors de cette édition, un très grand volet cinématographique a été créé autour du film de Philippe Niang, Toussaint l’Ouverture qui relate l’histoire de l’esclavage, mais surtout celle d’Haiti. C’est aussi, une édition qui sera au cœur de la littérature haïtienne avec l’exposition de livres de plus de 25 auteurs, pendant deux jours, sous le chapiteau du festival.
Afrik.com : Le festival « Haiti en Folie » met en avant la culture haïtienne, que représente cette culture pour vous ?
Fabienne Colas : Etant d’origine haïtienne, cette culture me représente avant tout. C’est une culture très vivante, une culture qui va à la rencontre de l’autre. C’est aussi pour cela que le festival « Haiti en Folie » regroupe aussi des non haïtiens, tombés amoureux de cette culture, c’est un festival qui est à l’image de Montréal. Les Montréalais ont embrassé ce festival.
Afrik.com : Quel en est d’ailleurs le programme ?
Fabienne Colas : Etant un festival pluridisciplinaire, le programme se veut riche, diversifié et coloré. Plusieurs disciplines sont au programme : la gastronomie, le cinéma, l’art visuel. Cette année, il est prévu une foire artisanale, des spectacles, des projections de films ainsi que des animations musicales. En clôture du festival, un spectacle « Guitare en Folie » est prévu avec quatre virtuoses haïtiens de la guitare : Toto Laraque, Claude Marcelin, Chardavoine et Jude Deslouches.
Afrik.com : Prévoyez-vous une nouvelle édition ?
Fabienne Colas : Je ne me pose pas la question. Pour moi, c’est tout à fait naturel qu’une nouvelle édition ait lieu l’année prochaine.
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