03/11/2011
OAKLAND - Le quatrième port des États-Unis, Oakland, sur la côte californienne était fermé jeudi matin depuis la veille au soir en raison d'une marche de protestataires anti-Wall Street, ont indiqué les autorités portuaires.
«Les opérations maritimes sont fermées au port d'Oackland. Elles reprendront quand la sécurité sera garantie», avait indiqué la direction du port mercredi en début de soirée.
«Nous espérons que le travail pourra reprendre demain (jeudi) et que les employés du port pourront gagner leurs postes de travail sans incident», avait-elle ajouté dans un communiqué.
La semaine précédente, des affrontements entre des manifestants du mouvement «Occupez Wall Street», qui avaient installé depuis 15 jours des tentes au coeur de la ville, et la police d'Oackland faisant usage de gaz lacrymogène pour les disperser et démanteler le campement, avaient fait un blessé chez les protestataires.
Des milliers de personnes ont participé mercredi à de nouvelles manifestations pour dénoncer l'intervention policière et appeler à une grève de solidarité, déployant des banderoles disant «financez nos écoles et nos services, pas les banques!», ou appelant à «célébrer la mort du capitalisme».
Le port a jugé plus prudent de renvoyer ses employés à la maison et a annoncé sa fermeture, lorsque des groupes de manifestants ont marché sur les installations portuaires et commencé à bloquer plusieurs terminaux.
Les cortèges ont défilé pacifiquement tout au long de la journée, en dehors de quelques actes de vandalisme isolés contre des agences bancaires et d'un bref moment de tension entre un cordon de police en tenue anti-émeute et des manifestants.
Mercredi soir, les manifestants ont reflué vers le centre ville, où un nouveau campement, fort d'une cinquantaine de tentes, a été dressé près de la mairie.
Les autorités portuaires espéraient donc rouvrir le grand port, par lequel transitent pour quelque 39 milliards de dollars de marchandises chaque année, dans le courant de la journée de jeudi.
Toutefois, dans la nuit, des groupes de quelques dizaines de manifestants masqués ont commencé dans le centre ville à jeter des pierres et des bouteilles, occupé un bâtiment vide et mis le feu à une barricade, se heurtant alors à la police en tenue anti-émeute, qui a utilisé des gaz lacrymogènes.
http://fr.canoe.ca/infos/international/archives/2011/11/20111103-052156.html
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
jeudi 3 novembre 2011
«Ti-Pon» a été envoyé en Haïti
Daniel Renaud, Le Journal de Montréal 03/11/2011 06h09
Ses manoeuvres de la dernière chance pour éviter l'expulsion se sont soldées par des coups d'épée dans l'eau pour le chef du gang de la rue Pelletier, Bernard «Ti-Pon» Mathieu, qui a été renvoyé en Haïti sans tambour ni trompette il y a deux semaines, a appris le Journal.
En mai dernier, dans une ultime tentative pour éviter son renvoi vers son pays d'origine, Bernard Mathieu avait eu recours à un programme de Citoyenneté et Immigration Canada et évoqué des motifs humanitaires. Depuis, l'homme de 40 ans était en attente de la décision des autorités canadiennes.
Or, l'agent d'immigration responsable de son dossier a rendu une décision qui lui a été défavorable. Le vendredi 15 octobre, son avocat, Me Stéphane Handfield, a plaidé au téléphone et tenté de convaincre un juge de la Cour fédérale de lui accorder un sursis, en vain. Bernard Mathieu a été renvoyé en Haïti le lundi suivant, le 17 octobre.
Mathieu n'avait pas sa citoyenneté canadienne, mais un statut de résident permanent. Il a été renvoyé pour grande criminalité, parce qu'il a été condamné à une peine de prison de plus de 10 ans au Québec.
Un espoir
Avant son expulsion, Me Handfield a cependant déposé une ultime requête en Cour fédérale pour que son client soit rapatrié ici.
«C'est une demande d'autorisation et de contrôle judiciaire de la décision négative de l'agent d'immigration concernant notre demande humanitaire. Selon nous, l'agent a trop insisté sur la vie criminelle de M. Mathieu et pas assez sur le reste, notamment qu'il a une famille de trois enfants et que cela pourrait être dangereux pour lui en Haïti, où il n'a pas mis les pieds depuis 30 ans», affirme l'avocat.
Une première
Bernard Mathieu était considéré comme le chef du gang de la rue Pelletier, un réseau d'importateurs et de revendeurs de cocaïne qui avait établi son quartier général sur cette artère de Montréal- Nord et qui a été démantelé en 2004.
«Ti-Pon» a été condamné trois ans plus tard en compagnie de ses complices. C'était la première fois que des membres d'un gang de rue étaient condamnés en vertu des nouvelles dispositions sur le gangstérisme.
Mathieu a été libéré en avril dernier, mais quelques semaines plus tard, il a été arrêté par les agents des services frontaliers en vue de son expulsion. Il avait dû verser une caution de 120 000$ pour être libéré en attendant la décision de l'agent d'immigration.
Devant les commissaires aux libérations conditionnelles, Bernard Mathieu avait déjà déclaré qu'une fois libéré il voulait créer trois entreprises: Ti-Pon Automobile, Ti-Pon Cellulaire Plus et Ti-Pon Sécur.
Un autre sur la liste
Par ailleurs, un autre membre de gang de rue de Montréal qui n'a pas sa citoyenneté canadienne fait face à une procédure de renvoi pour grande criminalité: Jameson Seide, des Crisp (Bleus).
Seide a été arrêté par les policiers de Montréal dimanche et il est actuellement détenu par les agents des services frontaliers en attendant son renvoi.
En raison du violent tremblement de terre de janvier 2010 qui a dévasté Haïti, le Canada avait suspendu l'expulsion des criminels d'origine haïtienne vers ce pays. Mais en juin dernier, le Journal a révélé que les expulsions avaient repris avec les renvois de Ralph Félix et de Vladimir Pétigny.
http://fr.canoe.ca/infos/societe/archives/2011/11/20111103-060900.html
Commentaires:
L'Etat haïtien a prévu de faire quoi de ces criminels qui ont fait leur exopertise en matière de criminalité dans un pays ou les structures sont correctes et efficaces? A-t-on prévu de surveilleur leurs moindres faits et gestes sur le territoire haïtien?
Ralph Félix, Vladimir Pétigny, Bernard Mathieu, Jameson Seide: persona non gfratas en Haïti. haïti Recto Verso vous surveillera!
Ses manoeuvres de la dernière chance pour éviter l'expulsion se sont soldées par des coups d'épée dans l'eau pour le chef du gang de la rue Pelletier, Bernard «Ti-Pon» Mathieu, qui a été renvoyé en Haïti sans tambour ni trompette il y a deux semaines, a appris le Journal.
En mai dernier, dans une ultime tentative pour éviter son renvoi vers son pays d'origine, Bernard Mathieu avait eu recours à un programme de Citoyenneté et Immigration Canada et évoqué des motifs humanitaires. Depuis, l'homme de 40 ans était en attente de la décision des autorités canadiennes.
Or, l'agent d'immigration responsable de son dossier a rendu une décision qui lui a été défavorable. Le vendredi 15 octobre, son avocat, Me Stéphane Handfield, a plaidé au téléphone et tenté de convaincre un juge de la Cour fédérale de lui accorder un sursis, en vain. Bernard Mathieu a été renvoyé en Haïti le lundi suivant, le 17 octobre.
Mathieu n'avait pas sa citoyenneté canadienne, mais un statut de résident permanent. Il a été renvoyé pour grande criminalité, parce qu'il a été condamné à une peine de prison de plus de 10 ans au Québec.
Un espoir
Avant son expulsion, Me Handfield a cependant déposé une ultime requête en Cour fédérale pour que son client soit rapatrié ici.
«C'est une demande d'autorisation et de contrôle judiciaire de la décision négative de l'agent d'immigration concernant notre demande humanitaire. Selon nous, l'agent a trop insisté sur la vie criminelle de M. Mathieu et pas assez sur le reste, notamment qu'il a une famille de trois enfants et que cela pourrait être dangereux pour lui en Haïti, où il n'a pas mis les pieds depuis 30 ans», affirme l'avocat.
Une première
Bernard Mathieu était considéré comme le chef du gang de la rue Pelletier, un réseau d'importateurs et de revendeurs de cocaïne qui avait établi son quartier général sur cette artère de Montréal- Nord et qui a été démantelé en 2004.
«Ti-Pon» a été condamné trois ans plus tard en compagnie de ses complices. C'était la première fois que des membres d'un gang de rue étaient condamnés en vertu des nouvelles dispositions sur le gangstérisme.
Mathieu a été libéré en avril dernier, mais quelques semaines plus tard, il a été arrêté par les agents des services frontaliers en vue de son expulsion. Il avait dû verser une caution de 120 000$ pour être libéré en attendant la décision de l'agent d'immigration.
Devant les commissaires aux libérations conditionnelles, Bernard Mathieu avait déjà déclaré qu'une fois libéré il voulait créer trois entreprises: Ti-Pon Automobile, Ti-Pon Cellulaire Plus et Ti-Pon Sécur.
Un autre sur la liste
Par ailleurs, un autre membre de gang de rue de Montréal qui n'a pas sa citoyenneté canadienne fait face à une procédure de renvoi pour grande criminalité: Jameson Seide, des Crisp (Bleus).
Seide a été arrêté par les policiers de Montréal dimanche et il est actuellement détenu par les agents des services frontaliers en attendant son renvoi.
En raison du violent tremblement de terre de janvier 2010 qui a dévasté Haïti, le Canada avait suspendu l'expulsion des criminels d'origine haïtienne vers ce pays. Mais en juin dernier, le Journal a révélé que les expulsions avaient repris avec les renvois de Ralph Félix et de Vladimir Pétigny.
http://fr.canoe.ca/infos/societe/archives/2011/11/20111103-060900.html
Commentaires:
L'Etat haïtien a prévu de faire quoi de ces criminels qui ont fait leur exopertise en matière de criminalité dans un pays ou les structures sont correctes et efficaces? A-t-on prévu de surveilleur leurs moindres faits et gestes sur le territoire haïtien?
Ralph Félix, Vladimir Pétigny, Bernard Mathieu, Jameson Seide: persona non gfratas en Haïti. haïti Recto Verso vous surveillera!
Libellés :
BERNARD TIPON Mathieu,
RALPH FELIX,
VLADIMIR PETIGNY
LE MONDE EN QUELQUES TITRES...CE JOUR 3 NOVEMBRE
Et si la Grèce abandonnait l'euro ? Le G20 sort ses calculettes
La question d'une faillite de la Grèce, et de sa sortie de la zone euro, n'est plus un tabou : le G20 s'efforce d'en chiffrer les conséquences. Alors même que l'Europe croyait, il y a un peu plus d'une semaine, avoir trouvé une issue à la crise grecque...
Initialement, le sommet du G20, qui s'ouvre ce jeudi à Cannes, devait être l'occasion pour la zone euro de présenter l'accord conclu la semaine dernière à Bruxelles pour sauver la Grèce et endiguer la propagation de la crise de la dette, qui menace des pays comme l'Italie et, au-delà, l'ensemble de l'économie mondiale. La présidence française du G20, qui transmettra vendredi le flambeau au Mexique, espérait obtenir des pays émergents, Chine en tête, une contribution à l'effort commun contre les risques d'une nouvelle récession. Mais la Grèce a semé l'émoi, et bouleversé cette stratégie, en annonçant lundi sa décision de soumettre à un référendum le plan européen. Suscitant les réserves de la Chine si courtisée, dont le Premier ministre fait désormais remarquer que c'est avant tout à l'Europe elle-même de trouver une solution.
Source: http://lci.tf1.fr/economie/conjoncture/le-referendum-grec-epee-de-damocles-sur-le-g20-6804452.html
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Les Palestiniens vont poursuivre leur offensive à l'Onu
RAMALLAH, Cisjordanie (Reuters) - Les sanctions israéliennes après l'admission de la Palestine à l'Unesco - gel des transferts de fonds et accélération des constructions dans les colonies juives des territoires occupés - visent à affaiblir l'Autorité palestinienne (AP) mais ne l'empêcheront pas de poursuivre son offensive diplomatique pour obtenir une reconnaissance en tant qu'Etat à l'Onu.
"C'est très grave. Israël cherche à anéantir le rôle de l'Autorité nationale palestinienne", a déclaré mercredi Yasser Abed Rabbo, secrétaire général de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), à la radio La Voix de la Palestine...
Source: http://www.lepoint.fr/fil-info-reuters/les-palestiniens-vont-poursuivre-leur-offensive-a-l-onu-02-11-2011-1391857_240.php
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MOSCOU - La Russie donne un coup d'accélérateur à son adhésion à l'OMC
MOSCOU - Le processus d'adhésion de la Russie à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) a subi un coup d'accélérateur jeudi avec un accord russo-géorgien qui rend une conclusion possible cette année, une victoire pour Moscou après 18 ans de pourparlers mais qui aura un coût.
Moscou a annoncé jeudi dans la nuit accepter une proposition de compromis avec la Géorgie faite par la Suisse, médiateur entre les deux pays, ce qui ouvre la voie à son entrée dans le temple mondial du commerce.
"Nous sommes heureux que la Géorgie ait soutenu le projet et que l'accord ait finalement été conclu", a déclaré dans la nuit de mercredi à jeudi le négociateur en chef russe, Maxim Medvedkov.
Source: http://www.20minutes.fr/economie/816974-russie-donne-coup-accelerateur-adhesion-omc
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Les experts s'attendent à une coopération avec la Chine dans la navigation aérospatiale
Les experts des pays membres de l'Agence spatiale européenne (ASE) ont exprimé leur admiration et leur envie de coopérer avec la Chine dans la navigation aérospatiale, après que le vaisseau Shenzhou-8 et le module de laboratoire spatial Tiangong-1 ont accompli tôt jeudi le premier amarrage spatial de la Chine.
Le directeur du secteur des vols habités et des opérations de l'Agence spatiale européenne Thomas Wright a indiqué que la Chine avançait vers la construction de sa station spatiale. Par rapport à d'autres pays, même par rapport à la Russie, les progrès que la Chine a obtenus sont surprenants.
L'expert américain de la politique de l'espace et professeur à l'Académie de la marine Joan Johnson Freese a annoncé que la Chine a déjà commencé à s'équiper des moyens extrêmement importants nécessaires à la construction d'une future station spatiale habitée en permanence. Le projet aérospatial chinois est en progression constante.
Source: http://french.cri.cn/781/2011/11/03/302s259791.htm
--------------------------------------------
Le maintien de la Grèce dans l'euro en question
BERLIN/PARIS/ATHENES (Reuters) - La question du maintien d'Athènes dans la zone euro est posée, alors que s'ouvre à Cannes le sommet du G20 et que les défections se multiplient dans l'entourage du Premier ministre grec, George Papandréou, de plus en plus affaibli.
Sur une chaîne de télévision allemande, le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker a déclaré jeudi que, s'il souhaitait que la Grèce conserve l'euro, cela ne pourrait se faire à n'importe quel prix.
"Nous travaillons sur la façon de nous assurer qu'il n'y aura pas de désastre pour la population en Allemagne, au Luxembourg, dans la zone euro. Nous somme absolument préparés à la situation", a-t-il déclaré à la ZDF....
Source: http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRPAE7A209A20111103
La question d'une faillite de la Grèce, et de sa sortie de la zone euro, n'est plus un tabou : le G20 s'efforce d'en chiffrer les conséquences. Alors même que l'Europe croyait, il y a un peu plus d'une semaine, avoir trouvé une issue à la crise grecque...
Initialement, le sommet du G20, qui s'ouvre ce jeudi à Cannes, devait être l'occasion pour la zone euro de présenter l'accord conclu la semaine dernière à Bruxelles pour sauver la Grèce et endiguer la propagation de la crise de la dette, qui menace des pays comme l'Italie et, au-delà, l'ensemble de l'économie mondiale. La présidence française du G20, qui transmettra vendredi le flambeau au Mexique, espérait obtenir des pays émergents, Chine en tête, une contribution à l'effort commun contre les risques d'une nouvelle récession. Mais la Grèce a semé l'émoi, et bouleversé cette stratégie, en annonçant lundi sa décision de soumettre à un référendum le plan européen. Suscitant les réserves de la Chine si courtisée, dont le Premier ministre fait désormais remarquer que c'est avant tout à l'Europe elle-même de trouver une solution.
Source: http://lci.tf1.fr/economie/conjoncture/le-referendum-grec-epee-de-damocles-sur-le-g20-6804452.html
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Les Palestiniens vont poursuivre leur offensive à l'Onu
RAMALLAH, Cisjordanie (Reuters) - Les sanctions israéliennes après l'admission de la Palestine à l'Unesco - gel des transferts de fonds et accélération des constructions dans les colonies juives des territoires occupés - visent à affaiblir l'Autorité palestinienne (AP) mais ne l'empêcheront pas de poursuivre son offensive diplomatique pour obtenir une reconnaissance en tant qu'Etat à l'Onu.
"C'est très grave. Israël cherche à anéantir le rôle de l'Autorité nationale palestinienne", a déclaré mercredi Yasser Abed Rabbo, secrétaire général de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), à la radio La Voix de la Palestine...
Source: http://www.lepoint.fr/fil-info-reuters/les-palestiniens-vont-poursuivre-leur-offensive-a-l-onu-02-11-2011-1391857_240.php
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MOSCOU - La Russie donne un coup d'accélérateur à son adhésion à l'OMC
MOSCOU - Le processus d'adhésion de la Russie à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) a subi un coup d'accélérateur jeudi avec un accord russo-géorgien qui rend une conclusion possible cette année, une victoire pour Moscou après 18 ans de pourparlers mais qui aura un coût.
Moscou a annoncé jeudi dans la nuit accepter une proposition de compromis avec la Géorgie faite par la Suisse, médiateur entre les deux pays, ce qui ouvre la voie à son entrée dans le temple mondial du commerce.
"Nous sommes heureux que la Géorgie ait soutenu le projet et que l'accord ait finalement été conclu", a déclaré dans la nuit de mercredi à jeudi le négociateur en chef russe, Maxim Medvedkov.
Source: http://www.20minutes.fr/economie/816974-russie-donne-coup-accelerateur-adhesion-omc
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Les experts s'attendent à une coopération avec la Chine dans la navigation aérospatiale
Les experts des pays membres de l'Agence spatiale européenne (ASE) ont exprimé leur admiration et leur envie de coopérer avec la Chine dans la navigation aérospatiale, après que le vaisseau Shenzhou-8 et le module de laboratoire spatial Tiangong-1 ont accompli tôt jeudi le premier amarrage spatial de la Chine.
Le directeur du secteur des vols habités et des opérations de l'Agence spatiale européenne Thomas Wright a indiqué que la Chine avançait vers la construction de sa station spatiale. Par rapport à d'autres pays, même par rapport à la Russie, les progrès que la Chine a obtenus sont surprenants.
L'expert américain de la politique de l'espace et professeur à l'Académie de la marine Joan Johnson Freese a annoncé que la Chine a déjà commencé à s'équiper des moyens extrêmement importants nécessaires à la construction d'une future station spatiale habitée en permanence. Le projet aérospatial chinois est en progression constante.
Source: http://french.cri.cn/781/2011/11/03/302s259791.htm
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Le maintien de la Grèce dans l'euro en question
BERLIN/PARIS/ATHENES (Reuters) - La question du maintien d'Athènes dans la zone euro est posée, alors que s'ouvre à Cannes le sommet du G20 et que les défections se multiplient dans l'entourage du Premier ministre grec, George Papandréou, de plus en plus affaibli.
Sur une chaîne de télévision allemande, le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker a déclaré jeudi que, s'il souhaitait que la Grèce conserve l'euro, cela ne pourrait se faire à n'importe quel prix.
"Nous travaillons sur la façon de nous assurer qu'il n'y aura pas de désastre pour la population en Allemagne, au Luxembourg, dans la zone euro. Nous somme absolument préparés à la situation", a-t-il déclaré à la ZDF....
Source: http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRPAE7A209A20111103
mercredi 2 novembre 2011
Grèce: "Il n'y a jamais excès de démocratie"
Le référendum grec sur le plan d'aide européen suscite des réactions contrastées dans la presse européenne. Les uns évoquent l'incertitude qu'il fait peser sur l'Europe. D'autres jugent qu'il est temps de demander leur avis aux Grecs. Extraits.
L'annonce faite par Athènes, lundi, d'un référendum sur le plan européen d'allègement de la dette grecque suscite des réactions très contrastées dans la presse européenne. Les uns évoquent l'incertitude qu'il génère, et le risque de voir le pays basculer dans la faillite. D'autres jugent qu'il est temps de demander aux Grecs leur avis sur les douloureuses mesures qu'ils doivent assumer.
Hystérie collective
"Qui consulte le peuple menace l'Europe", ironise le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung. "C'est ce qu'expriment les marchés et depuis 24h les dirigeants politiques. Nous assistons à l'effondrement des idées républicaines." Le quotidien libéral dénonce "l'hystérie collective" des marchés et des dirigeants européens. Il se moque de l'"horreur" avec laquelle a été accueillie l'annonce de cette consultation en "Allemagne, en Finlande, en France puis en Grande-Bretagne". Le quotidien estime que "Papandréou montre le chemin à suivre pour l'Europe (...) dans laquelle le peuple a des droits".
Les peuples, directement ou via leurs élus, doivent rester maîtres du jeu
"Il n'y a jamais excès de démocratie", renchérit Maroun Labaki dans le quotidien belge Le Soir. "Les peuples, directement ou via leurs élus, doivent rester maîtres du jeu. Nul n'avait crié au scandale lorsque les Français ou les Néerlandais avaient été appelés, en 2005, à se prononcer sur la "Constitution" européenne. Ils avaient dit "non". Et l'Europe avait pris du retard. Nul n'avait crié au scandale lorsque les Irlandais avaient été appelés, en 2008, à se prononcer sur le Traité de Lisbonne. Ils avaient dit "non". Et l'Europe avait pris du retard. Voici dix jours, nul ne s'est davantage offusqué de voir Angela Merkel exiger un deuxième sommet européen pour pouvoir, entre les deux, aller chercher un feu vert du Bundestag", conclut l'éditorialiste.
"Des Verts allemands aux banquiers français, tout le monde a été interrogé sur l'accord"
Ce référendum est l'occasion d'une "véritable participation du peuple, dans la patrie de la démocratie", admet également le Südddeutsche Zeitung (centre gauche) qui ajoute que "la décision du Premier ministre mérite le respect". Pour le quotidien de Munich, les pays de la zone Euro devraient laisser au gouvernement grec non pas une seule sortie de crise (plan A), mais un " plan A, B ou C."
"Des Verts allemands aux banquiers français, tout le monde a été interrogé sur l'accord de sauvetage conclu à Bruxelles la semaine passée, tout le monde, sauf le peuple qui doit en supporter les conséquences", souligne le Guardian. Le quotidien voit pourtant là "le calcul d'un parieur qui sait que 60% de la population est contre les termes de l'accord, mais que 70% des Grecs sont contre la sortie de la zone euro." Le Guardian envisage trois scénarios possibles dans les semaines qui viennent: des élections anticipées sous la pression de l'opposition, des élections consécutives à l'implosion du Pasok, le parti de Papandreou ou bien le vote "oui" au référendum.
"Un suicide par peur de la mort"
Le quotidien allemand Die Zeit évoque, lui, les difficultés auxquelles est confronté Papandréou. Il rappelle que la majorité des Grecs le considèrent comme un "traître" et affirme qu'il est "haï du peuple". Personne n'a de respect pour lui, ni l'Europe ni les Grecs ni son propre parti.
Si Papandréou en est arrivé à cette décision, c'est parce qu'il était acculé, plaide le site de l'hebdomadaire allemand Spiegel; Ce référendum "ressemble à un acte de désespoir évoquant le principe dramatique du suicide par peur de la mort". Pourtant, le journal de Hambourg voit trois bonnes raisons de tenir ce scrutin: redonner une légitimité à ce Premier ministre, élu avant la crise, pour gouverner; mettre l'opposition, qui pratique l'obstruction, devant ses responsabilités; enfin, la Grèce est confrontée à une spirale de contestation dans la rue, rappelle le Spiegel. "Si la majorité de la population décide elle-même du plan de sortie de crise, les grèves et les manifestations seront probablement délégitimées", analyse-t-il.
Fou ou nihiliste?
La presse britannique hésite. Le Daily Telegraph, qui titre sur la "folie" de George Papandreou, considère que ce référendum est "ridicule". "M. Papandréou, qui n'est ni fou ni nihiliste aura sans doute agi de la sorte sous une pression irrésistible, juge de son côté The Independent. "Il est acculé par une opposition irresponsable qui promet une cure de guérison indolore. En déléguant cette décision, Papandréou imagine sans doute que c'est la seule voie possible pour faire accepter la réalité à ses opposants et pour effrayer le peuple grec afin que celui-ci admette que l'alternative serait pire que le plan de sauvetage européen."
"Erreur colossale"
Bien qu'il reconnaisse le courage politique et la détermination personnelle dont a fait preuve Georges Papandreou depuis qu'il affronte la crise grecque, le quotidien espagnol El Pais juge que le Premier ministre grec fait "une erreur colossale" en convoquant ce référendum. "Ce type de scrutin binaire peut être sujet à toutes sortes de démagogies populistes, avec le risque qu'en dernier ressort, les citoyens ne se prononcent pas sur une mesure concrète mais sur deux années de sacrifices qui ont exaspéré la société grecque". Et le quotidien rappelle l'expérience des référendums en France en Irlande ou aux Pays-Bas, où selon lui, la mauvaise humeur sociale a souvent prévalu sur la question soumise aux urnes.
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/grece-il-n-y-a-jamais-exces-de-democratie_1047020.html
L'annonce faite par Athènes, lundi, d'un référendum sur le plan européen d'allègement de la dette grecque suscite des réactions très contrastées dans la presse européenne. Les uns évoquent l'incertitude qu'il génère, et le risque de voir le pays basculer dans la faillite. D'autres jugent qu'il est temps de demander aux Grecs leur avis sur les douloureuses mesures qu'ils doivent assumer.
Hystérie collective
"Qui consulte le peuple menace l'Europe", ironise le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung. "C'est ce qu'expriment les marchés et depuis 24h les dirigeants politiques. Nous assistons à l'effondrement des idées républicaines." Le quotidien libéral dénonce "l'hystérie collective" des marchés et des dirigeants européens. Il se moque de l'"horreur" avec laquelle a été accueillie l'annonce de cette consultation en "Allemagne, en Finlande, en France puis en Grande-Bretagne". Le quotidien estime que "Papandréou montre le chemin à suivre pour l'Europe (...) dans laquelle le peuple a des droits".
Les peuples, directement ou via leurs élus, doivent rester maîtres du jeu
"Il n'y a jamais excès de démocratie", renchérit Maroun Labaki dans le quotidien belge Le Soir. "Les peuples, directement ou via leurs élus, doivent rester maîtres du jeu. Nul n'avait crié au scandale lorsque les Français ou les Néerlandais avaient été appelés, en 2005, à se prononcer sur la "Constitution" européenne. Ils avaient dit "non". Et l'Europe avait pris du retard. Nul n'avait crié au scandale lorsque les Irlandais avaient été appelés, en 2008, à se prononcer sur le Traité de Lisbonne. Ils avaient dit "non". Et l'Europe avait pris du retard. Voici dix jours, nul ne s'est davantage offusqué de voir Angela Merkel exiger un deuxième sommet européen pour pouvoir, entre les deux, aller chercher un feu vert du Bundestag", conclut l'éditorialiste.
"Des Verts allemands aux banquiers français, tout le monde a été interrogé sur l'accord"
Ce référendum est l'occasion d'une "véritable participation du peuple, dans la patrie de la démocratie", admet également le Südddeutsche Zeitung (centre gauche) qui ajoute que "la décision du Premier ministre mérite le respect". Pour le quotidien de Munich, les pays de la zone Euro devraient laisser au gouvernement grec non pas une seule sortie de crise (plan A), mais un " plan A, B ou C."
"Des Verts allemands aux banquiers français, tout le monde a été interrogé sur l'accord de sauvetage conclu à Bruxelles la semaine passée, tout le monde, sauf le peuple qui doit en supporter les conséquences", souligne le Guardian. Le quotidien voit pourtant là "le calcul d'un parieur qui sait que 60% de la population est contre les termes de l'accord, mais que 70% des Grecs sont contre la sortie de la zone euro." Le Guardian envisage trois scénarios possibles dans les semaines qui viennent: des élections anticipées sous la pression de l'opposition, des élections consécutives à l'implosion du Pasok, le parti de Papandreou ou bien le vote "oui" au référendum.
"Un suicide par peur de la mort"
Le quotidien allemand Die Zeit évoque, lui, les difficultés auxquelles est confronté Papandréou. Il rappelle que la majorité des Grecs le considèrent comme un "traître" et affirme qu'il est "haï du peuple". Personne n'a de respect pour lui, ni l'Europe ni les Grecs ni son propre parti.
Si Papandréou en est arrivé à cette décision, c'est parce qu'il était acculé, plaide le site de l'hebdomadaire allemand Spiegel; Ce référendum "ressemble à un acte de désespoir évoquant le principe dramatique du suicide par peur de la mort". Pourtant, le journal de Hambourg voit trois bonnes raisons de tenir ce scrutin: redonner une légitimité à ce Premier ministre, élu avant la crise, pour gouverner; mettre l'opposition, qui pratique l'obstruction, devant ses responsabilités; enfin, la Grèce est confrontée à une spirale de contestation dans la rue, rappelle le Spiegel. "Si la majorité de la population décide elle-même du plan de sortie de crise, les grèves et les manifestations seront probablement délégitimées", analyse-t-il.
Fou ou nihiliste?
La presse britannique hésite. Le Daily Telegraph, qui titre sur la "folie" de George Papandreou, considère que ce référendum est "ridicule". "M. Papandréou, qui n'est ni fou ni nihiliste aura sans doute agi de la sorte sous une pression irrésistible, juge de son côté The Independent. "Il est acculé par une opposition irresponsable qui promet une cure de guérison indolore. En déléguant cette décision, Papandréou imagine sans doute que c'est la seule voie possible pour faire accepter la réalité à ses opposants et pour effrayer le peuple grec afin que celui-ci admette que l'alternative serait pire que le plan de sauvetage européen."
"Erreur colossale"
Bien qu'il reconnaisse le courage politique et la détermination personnelle dont a fait preuve Georges Papandreou depuis qu'il affronte la crise grecque, le quotidien espagnol El Pais juge que le Premier ministre grec fait "une erreur colossale" en convoquant ce référendum. "Ce type de scrutin binaire peut être sujet à toutes sortes de démagogies populistes, avec le risque qu'en dernier ressort, les citoyens ne se prononcent pas sur une mesure concrète mais sur deux années de sacrifices qui ont exaspéré la société grecque". Et le quotidien rappelle l'expérience des référendums en France en Irlande ou aux Pays-Bas, où selon lui, la mauvaise humeur sociale a souvent prévalu sur la question soumise aux urnes.
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/grece-il-n-y-a-jamais-exces-de-democratie_1047020.html
CULTURE - Le prix le plus prestigieux de la littérature a été remis ce mercredi à Alexis Jenni...
Ils étaient quatre à se ronger les sangs ce mercredi matin, quatre à attendre la reconnaissance suprême du petit monde littéraire français. Carole Martinez, Alexis Jenni, Sorj Chalandon et Lyonel Trouillot espéraient recevoir le Goncourt ce mercredi à 13h. Et c'est le petit favori, Alexis Jenni (Gallimard), qui remporte finalement le prestigieux prix de littérature pour son premier roman, «L’art français de la guerre». «Hier j'ai énormément rêvé mais avant je n'osais pas y croire», confie-t-il à 20 Minutes. «Je me restreignais, je voulais garder les pieds sur terre. Mais ma foi c'est fait, je suis fier et heureux. C'était cinq années de travail. Normalement on se construit livre après livre, et là tout m'est donné en un clin d'oeil, j'ai un peu peur de me réveiller», poursuit-il, avant de remercier son éditeur. «Ce prix est un bonheur exquis. Je voudrais dire que je pourrai faire mieux la prochaine fois mais je ne vois pas comment».
Encensé par la critique et avec déjà 56.000 exemplaires vendus, «L’art français de la guerre» est une fresque entre Indochine et Algérie, qui interroge l’héritage de vingt ans de guerres coloniales. Recevoir le Goncourt dès son coup d’essai, c’est une chance rare, mais pas inédite: Jonathan Littell avait par exemple eu cet honneur en 2006, avec Les bienveillantes.
Alexis Jenni, «un jeune homme décalé qui a beaucoup d'audace»
L'auteur fait ainsi «une entrée fracassante dans la littérature», selon Bernard Pivot. «Depuis le début, je pense beaucoup de bien de ce titre rebelle qui n'obéit à personne. C'est un étrange roman, une chevauchée des guerres françaises», confie la femme de lettres Edmonde Charles-Roux à 20 Minutes. «Les discussions ont été tendues, mais il a quand même gagné au premier tour», explique-t-elle avant d'ajouter: «Moi-même j'ai eu le Goncourt pour mon premier roman. On en sort différent, on se sent plus fort.» Régis Debray, lui, indique que le livre d'Alexis Jenni «parle de la France de notre héritage avec des personnages dont l'ambiguité est riche, romanesque, et pose la question de ce que nous sommes aujourd'hui (...) Comment se fait-il que ce professeur de biologie, jeune, audacieux, écrive en 2011 notre héritage colonial? C'est un jeune homme décalé qui a beaucoup d'audace, il dérange, et c'est important de déranger parfois».
Le prix Renaudot remis à Emmanuel Carrère
Ce mercredi, chez Drouant à Paris, une autre récompense a été remise à un auteur: le prix Renaudot. Le lauréat est Emmanuel Carrère avec le livre Limonov (P.O.L). Frédéric Begbeider, qui avait voté pour lui, se dit «très heureux». Il s'agit du douzième livre de l'auteur, et également du moins sombre.
En 2010, le Goncourt avait couronné Michel Houellebecq pour La carte et le territoire (Flammarion), le Renaudot Virginie Despentes pour Apocalypse bébé (Grasset).
—Charlotte Pudlowski
http://www.20minutes.fr/article/816314/alexis-jenni-remporte-prix-goncourt
Encensé par la critique et avec déjà 56.000 exemplaires vendus, «L’art français de la guerre» est une fresque entre Indochine et Algérie, qui interroge l’héritage de vingt ans de guerres coloniales. Recevoir le Goncourt dès son coup d’essai, c’est une chance rare, mais pas inédite: Jonathan Littell avait par exemple eu cet honneur en 2006, avec Les bienveillantes.
Alexis Jenni, «un jeune homme décalé qui a beaucoup d'audace»
L'auteur fait ainsi «une entrée fracassante dans la littérature», selon Bernard Pivot. «Depuis le début, je pense beaucoup de bien de ce titre rebelle qui n'obéit à personne. C'est un étrange roman, une chevauchée des guerres françaises», confie la femme de lettres Edmonde Charles-Roux à 20 Minutes. «Les discussions ont été tendues, mais il a quand même gagné au premier tour», explique-t-elle avant d'ajouter: «Moi-même j'ai eu le Goncourt pour mon premier roman. On en sort différent, on se sent plus fort.» Régis Debray, lui, indique que le livre d'Alexis Jenni «parle de la France de notre héritage avec des personnages dont l'ambiguité est riche, romanesque, et pose la question de ce que nous sommes aujourd'hui (...) Comment se fait-il que ce professeur de biologie, jeune, audacieux, écrive en 2011 notre héritage colonial? C'est un jeune homme décalé qui a beaucoup d'audace, il dérange, et c'est important de déranger parfois».
Le prix Renaudot remis à Emmanuel Carrère
Ce mercredi, chez Drouant à Paris, une autre récompense a été remise à un auteur: le prix Renaudot. Le lauréat est Emmanuel Carrère avec le livre Limonov (P.O.L). Frédéric Begbeider, qui avait voté pour lui, se dit «très heureux». Il s'agit du douzième livre de l'auteur, et également du moins sombre.
En 2010, le Goncourt avait couronné Michel Houellebecq pour La carte et le territoire (Flammarion), le Renaudot Virginie Despentes pour Apocalypse bébé (Grasset).
—Charlotte Pudlowski
http://www.20minutes.fr/article/816314/alexis-jenni-remporte-prix-goncourt
Bilan sur la mission en Haïti
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| Le père Dehoux, responsable de l’orphelinat de Saint-François-d'Assise en Haïti. (Photo: gracieuseté) |
Jeanne d'Arc Léger, mère de Nicole Léger, est de retour d'Haïti avec de bonnes nouvelles : la première brique de l'orphelinat a été posée, des arbres fruitiers sont plantés et deux orphelines ont été diplômées. Mais le travail n'est pas terminé et les besoins restent grands à l’orphelinat de Saint-François-d'Assise.
Rappelons que la femme de 82 ans, accompagnée de six anciens scouts et guides québécois, était partie en Haïti pour venir en aide au père Dehoux, responsable de l’orphelinat de Saint-François-d'Assise, qui s'était effondré à la suite du séisme de janvier 2010.
Reconstruction de l'orphelinat
Au lendemain de la catastrophe, le groupe de Mme Léger avait envoyé des tentes pour abriter les orphelins. Après huit mois sous les tentes, les enfants avaient été abrités dans un vieux hangar de tôle, où ils s'y trouvent toujours. Grâce à la générosité des gens d'affaires du Québec qui ont permis de recueillir 200 000$, la construction du nouveau bâtiment a enfin pu commencer.
« Il manque encore 100 000$ pour la finition du bâtiment. Par exemple, à l'heure actuelle, ce ne sont pas toutes les fenêtres qui auront des vitres. Même s'il ne fait pas très froid, il y a quand même des insectes », précise Mme Léger, qui invite la population à acheter des briques au coût de 25 $ sur le site www.corporationperedehoux.org. Les fonds amassés serviront également à réparer le bâtiment abritant les religieuses.
L'ingénieur Maxime Dehoux, frère du père Dehoux, était du voyage de Mme Léger. Après le départ du groupe, ce dernier resta sur place pour superviser la construction. La construction devrait être terminée d'ici un an et Mme Léger compte bien repartir en mission à ce moment.
Des actions qui portent fruits
L'objectif du groupe de Mme Léger est de rendre l'orphelinat autonome. Pour cela, 300 arbres fruitiers ont été plantés. Chaque orphelin a la responsabilité de son arbre. Il n'y a pas que les arbres qui sont parrainés, les citoyens québécois peuvent aussi parrainer les orphelins. Ce système a permis à deux orphelines d'obtenir des diplômes en psychologie et en comptabilité. La petite maison de Port-au-Prince, financée par l'organisme, abrite 11 autres orphelins, afin de leur permettre d'accéder à l'éducation.
Des besoins
« Il y a tellement de besoins, j'aimerais lancer un cri à la population de Pointe-aux-Trembles pour qu'elle aide l'œuvre du père Dehoux. En Haïti, il n'y a pas d'organisme qui aide la population. L'œuvre du père Dehoux est quelque chose de concret », déclare Mme Léger.
L'un des objectifs de la mission était de dresser la liste des besoins de l'orphelinat. Parmi ces items, Mme Léger est à la recherche d'une machine à coudre qui fonctionne à pédale et de matériel de couture, qui permettront aux religieuses de confectionner leurs propres uniformes et ceux des enfants.
Aider l’orphelinat de Saint-François-d'AssisePour acheter des briques au coût de 25 $ ou faire un don, visiter le site http://www.corporationperedehoux.org/
http://www.avenirdelest.com/Actualites/Vos-nouvelles/2011-10-28/article-2790515/Bilan-sur-la-mission-en-Haiti/1
La Grèce change tout son état-major militaire
Le Grèce a annoncé mardi un changement de tout son état-major militaire, au milieu d’une crise politique qui pourrait entraîner la chute du gouvernement après la décision surprise d’organiser un référendum en Grèce sur le plan de sauvetage européen du pays.
Un conseil de sécurité de l’Etat, réuni sous la présidence du Premier ministre Georges Papandréou, a remplacé les quatre têtes de l’armée, le chef d’état-major des armées, les chefs d’état-major de l’armée de Terre, de la Marine et de l’Armée de l’air, et a déchargé de leurs fonctions une douzaine d’officiers de l’Armée et de la Marine, a indiqué le ministère de la Défense dans un communiqué publié dans la soirée.
Source : http://www.liberation.fr/monde/01012369113-la-grece-change-tout-son-etat-major-militaire
Inondations: le bilan monte à 427 morts en Thaïlande
Au moins 427 personnes ont été tuées dans les inondations historiques qui ravagent la Thaïlande depuis trois mois, soit une augmentation de plus de 40 morts par rapport au bilan de mardi, ont indiqué mercredi les autorités.
Mardi, elles avaient fait état de 385 morts. Le bilan officiel ne compte jusqu’à présent aucun décès à Bangkok, dont plusieurs quartiers dans le nord et l’ouest de la ville sont noyés depuis plus d’une semaine, sous parfois plus d’un mètre d’eau.
Source: http://www.liberation.fr/monde/01012369133-inondations-le-bilan-monte-a-427-morts-en-thailande
Fin des subventions des USA à l'UNESCO : l'intimidation après l'entrée de la Palestine
Lundi, la Palestine est devenue un Etat Membre de l'UNESCO. A la suite de cette décision, les Etats-Unis ont décidé de retirer leurs subventions menaçant l'avenir de l'agence de l'ONU.
La nouvelle est tombée lundi soir, quelques heures après le vote en faveur de l’adhésion de la Palestine comme Etat Membre de pleins droits au sein de l’UNESCO. Les Etats Unis ont fait savoir qu’ils couperaient les subventions allouées à l’organisation, soit 22% du budget total de l’agence onusienne (plus de 80 millions de dollars).
Washington a estimé que l’entrée de la Palestine dans les rangs des Etats Membres était prématurée, à quelques mois de la décision de l’Assemblée Générale de l’ONU (dont nous connaissons déj0 tous l’issue), et que les fonds injectés dans des programmes éducatifs, des programmes culturels, de la gestion du patrimoine mondial immatériel et matériel n’étaient plus la priorité des Etats-unis.
Un coup dur pour l’UNESCO. Après le vote, la Directrice Générale, Irina Bokova exprimait déjà son inquiétude sur l’avenir de la stabilité budgétaire de l’agence. Son visage fermé à l’annonce de l’entrée de la Palestine sonnait comme un coup de massue plutôt qu’une bonne nouvelle. Elle envisageait déjà l’après, le futur proche, celui d’une agence qui allait devoir gérer des programmes avec un budget réduit de 1/5ème !
L'avenir de l'UNESCO menacé
Et ce n’est que le premier coup de tonnerre. Suite à cette décision de Washington, d’autres pays ont fait savoir qu’ils seraient probablement sur le point de retirer leurs fonds, tels qu’Israël ou le Canada.
http://leplus.nouvelobs.com/contribution/209719;fin-des-subventions-des-usa-a-l-unesco-l-intimidation-apres-l-entree-de-la-palestine.html
Après l'admission des Palestiniens à l'Unesco, la réponse d'Israël
Israël va construire 2000 logements à Jérusalem-Est et en Cisjordanie et geler provisoirement le transfert de fonds dus à l'Autorité palestinienne, en guise de rétorsion à l'admission de la Palestine à l'Unesco.
C'est une réponse en forme de rétorsion qu'a donné mardi Israël à l'admission de la Palestine à l'Unesco en annonçant plusieurs mesures qui ne vont pas dans le sens d'un rétablissement du dialogue. Israël a annoncé la construction de 2000 logements à Jérusalem-Est et en Cisjordanie et le gel provisoirement du transfert de fonds dus à l'Autorité palestinienne.
"Ces mesures ont été prises par le forum des huits principaux ministres sous la présidence du Premier ministre Benjamin Netanyahu en guise de sanction après le vote à l'Unesco", a précisé une source gouvernmentale israélienne. Sous couvert de l'anonymat, un haut responsable israélien donne des détails : "Nous allons construire 2.000 logements, dont 1.650 logements à Jérusalem, et le reste dans les implantations de Maalé Adoumim et d'Efrat (au sud de Bethléem en Cisjordanie)". "Il a également été décidé de geler à titre provisoire, jusqu'à ce qu'une décision définitive soit prise, les transferts de fonds destinés à l'Autorité palestinienne", a-t-il ajouté. Ces fonds, d'un montant d'environ 50 millions de dollars par mois, correspondent au remboursement des droits de douane et de TVA prélevés sur les produits destinés aux Palestiniens qui transitent par les ports et aéroports israéliens. Cet argent assure 30% du budget de l'Autorité palestinienne et permet de payer 140.000 fonctionnaires palestiniens.
http://lci.tf1.fr/monde/moyen-orient/apres-l-admission-des-palestiniens-a-l-unesco-la-reponse-d-israel-6801715.html
UNESCO : les palestiniens remercient Juppé et Sarkozy. Israël aussi !
Les Palestiniens obtiennent le statut de membre à part entière de l’Unesco. Une adhésion “prématurée” pour de nombreux diplomates. Les Américains et les Israéliens menacent de couper leur financement aux activités de l’Unesco. La France salue la victoire diplomatique des palestiniens. Le gouvernement de Ramallah remercie Sarkozy et Juppé.
La résolution a été adoptée par 107 voix pour, 52 abtentions et 14 voix contre, parmi les pays présents. La France a voté pour, en dépit de ses mises en garde ces derniers jours contre une démarche qu’elle jugeait prématurée. La quasi-totalité des pays arabes, africains et latino-américains se sont prononcés pour l’adhésion. “Les Palestiniens empruntent un chemin qui n’est pas à 100% satisfaisant, qui n’est pas le plus productif… Ce n’est pas productif que d’aller d’abord aux conclusions”, c’est-à-dire à l’Unesco avant l’examen de la candidature à l’ONU, estimait pourtant la ministre française de l’Ecologie et des Transports, Nathalie Kosciusko-Morizet, en déplacement à Jerusalem.
http://jssnews.com/2011/10/31/victoire-palestinienne-a-lunesco-un-organisme-qui-devrait-fermer-dans-les-prochains-mois/
Syrie: la Ligue arabe doit présenter un plan de sortie de crise
LE CAIRE (AP) — La Ligue arabe doit dévoiler au Caire un plan contre les violences en Syrie, qui appelle au retrait des chars et des véhicules blindés déployés dans les rues et à la tenue d'élections libres, selon des sources diplomatiques.
Mardi soir, des médias syriens ont rapporté que Damas avait accepté un plan présenté par l'organisation régionale, mais un haut responsable de la Ligue arabe a affirmé qu'elle n'avait pas encore reçu de réponse de la Syrie.
Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20111102.FAP7394/syrie-la-ligue-arabe-doit-presenter-un-plan-de-sortie-de-crise.html
Le Grèce a annoncé mardi un changement de tout son état-major militaire, au milieu d’une crise politique qui pourrait entraîner la chute du gouvernement après la décision surprise d’organiser un référendum en Grèce sur le plan de sauvetage européen du pays.
Un conseil de sécurité de l’Etat, réuni sous la présidence du Premier ministre Georges Papandréou, a remplacé les quatre têtes de l’armée, le chef d’état-major des armées, les chefs d’état-major de l’armée de Terre, de la Marine et de l’Armée de l’air, et a déchargé de leurs fonctions une douzaine d’officiers de l’Armée et de la Marine, a indiqué le ministère de la Défense dans un communiqué publié dans la soirée.
Source : http://www.liberation.fr/monde/01012369113-la-grece-change-tout-son-etat-major-militaire
Inondations: le bilan monte à 427 morts en Thaïlande
Au moins 427 personnes ont été tuées dans les inondations historiques qui ravagent la Thaïlande depuis trois mois, soit une augmentation de plus de 40 morts par rapport au bilan de mardi, ont indiqué mercredi les autorités.
Mardi, elles avaient fait état de 385 morts. Le bilan officiel ne compte jusqu’à présent aucun décès à Bangkok, dont plusieurs quartiers dans le nord et l’ouest de la ville sont noyés depuis plus d’une semaine, sous parfois plus d’un mètre d’eau.
Source: http://www.liberation.fr/monde/01012369133-inondations-le-bilan-monte-a-427-morts-en-thailande
Fin des subventions des USA à l'UNESCO : l'intimidation après l'entrée de la Palestine
Lundi, la Palestine est devenue un Etat Membre de l'UNESCO. A la suite de cette décision, les Etats-Unis ont décidé de retirer leurs subventions menaçant l'avenir de l'agence de l'ONU.
La nouvelle est tombée lundi soir, quelques heures après le vote en faveur de l’adhésion de la Palestine comme Etat Membre de pleins droits au sein de l’UNESCO. Les Etats Unis ont fait savoir qu’ils couperaient les subventions allouées à l’organisation, soit 22% du budget total de l’agence onusienne (plus de 80 millions de dollars).
Washington a estimé que l’entrée de la Palestine dans les rangs des Etats Membres était prématurée, à quelques mois de la décision de l’Assemblée Générale de l’ONU (dont nous connaissons déj0 tous l’issue), et que les fonds injectés dans des programmes éducatifs, des programmes culturels, de la gestion du patrimoine mondial immatériel et matériel n’étaient plus la priorité des Etats-unis.
Un coup dur pour l’UNESCO. Après le vote, la Directrice Générale, Irina Bokova exprimait déjà son inquiétude sur l’avenir de la stabilité budgétaire de l’agence. Son visage fermé à l’annonce de l’entrée de la Palestine sonnait comme un coup de massue plutôt qu’une bonne nouvelle. Elle envisageait déjà l’après, le futur proche, celui d’une agence qui allait devoir gérer des programmes avec un budget réduit de 1/5ème !
L'avenir de l'UNESCO menacé
Et ce n’est que le premier coup de tonnerre. Suite à cette décision de Washington, d’autres pays ont fait savoir qu’ils seraient probablement sur le point de retirer leurs fonds, tels qu’Israël ou le Canada.
http://leplus.nouvelobs.com/contribution/209719;fin-des-subventions-des-usa-a-l-unesco-l-intimidation-apres-l-entree-de-la-palestine.html
Après l'admission des Palestiniens à l'Unesco, la réponse d'Israël
Israël va construire 2000 logements à Jérusalem-Est et en Cisjordanie et geler provisoirement le transfert de fonds dus à l'Autorité palestinienne, en guise de rétorsion à l'admission de la Palestine à l'Unesco.
C'est une réponse en forme de rétorsion qu'a donné mardi Israël à l'admission de la Palestine à l'Unesco en annonçant plusieurs mesures qui ne vont pas dans le sens d'un rétablissement du dialogue. Israël a annoncé la construction de 2000 logements à Jérusalem-Est et en Cisjordanie et le gel provisoirement du transfert de fonds dus à l'Autorité palestinienne.
"Ces mesures ont été prises par le forum des huits principaux ministres sous la présidence du Premier ministre Benjamin Netanyahu en guise de sanction après le vote à l'Unesco", a précisé une source gouvernmentale israélienne. Sous couvert de l'anonymat, un haut responsable israélien donne des détails : "Nous allons construire 2.000 logements, dont 1.650 logements à Jérusalem, et le reste dans les implantations de Maalé Adoumim et d'Efrat (au sud de Bethléem en Cisjordanie)". "Il a également été décidé de geler à titre provisoire, jusqu'à ce qu'une décision définitive soit prise, les transferts de fonds destinés à l'Autorité palestinienne", a-t-il ajouté. Ces fonds, d'un montant d'environ 50 millions de dollars par mois, correspondent au remboursement des droits de douane et de TVA prélevés sur les produits destinés aux Palestiniens qui transitent par les ports et aéroports israéliens. Cet argent assure 30% du budget de l'Autorité palestinienne et permet de payer 140.000 fonctionnaires palestiniens.
http://lci.tf1.fr/monde/moyen-orient/apres-l-admission-des-palestiniens-a-l-unesco-la-reponse-d-israel-6801715.html
UNESCO : les palestiniens remercient Juppé et Sarkozy. Israël aussi !
Les Palestiniens obtiennent le statut de membre à part entière de l’Unesco. Une adhésion “prématurée” pour de nombreux diplomates. Les Américains et les Israéliens menacent de couper leur financement aux activités de l’Unesco. La France salue la victoire diplomatique des palestiniens. Le gouvernement de Ramallah remercie Sarkozy et Juppé.
La résolution a été adoptée par 107 voix pour, 52 abtentions et 14 voix contre, parmi les pays présents. La France a voté pour, en dépit de ses mises en garde ces derniers jours contre une démarche qu’elle jugeait prématurée. La quasi-totalité des pays arabes, africains et latino-américains se sont prononcés pour l’adhésion. “Les Palestiniens empruntent un chemin qui n’est pas à 100% satisfaisant, qui n’est pas le plus productif… Ce n’est pas productif que d’aller d’abord aux conclusions”, c’est-à-dire à l’Unesco avant l’examen de la candidature à l’ONU, estimait pourtant la ministre française de l’Ecologie et des Transports, Nathalie Kosciusko-Morizet, en déplacement à Jerusalem.
http://jssnews.com/2011/10/31/victoire-palestinienne-a-lunesco-un-organisme-qui-devrait-fermer-dans-les-prochains-mois/
Syrie: la Ligue arabe doit présenter un plan de sortie de crise
LE CAIRE (AP) — La Ligue arabe doit dévoiler au Caire un plan contre les violences en Syrie, qui appelle au retrait des chars et des véhicules blindés déployés dans les rues et à la tenue d'élections libres, selon des sources diplomatiques.
Mardi soir, des médias syriens ont rapporté que Damas avait accepté un plan présenté par l'organisation régionale, mais un haut responsable de la Ligue arabe a affirmé qu'elle n'avait pas encore reçu de réponse de la Syrie.
Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20111102.FAP7394/syrie-la-ligue-arabe-doit-presenter-un-plan-de-sortie-de-crise.html
mardi 1 novembre 2011
7 arrestations, le bilan d'une importante opération conjointe PNH/MINUSTAH
Haïti: Sept suspects recherchés pour des activités criminels dont des évadés de prison ont été appréhendés dans le cadre de l'Opération Hope menée par la PNH et des unités de la MINUSTAH, a rapporté un communiqué de la mission onusienne daté du 31 octobre 2011. En appui au personnel de la PNH, plus de 2100 Casques bleus de la force militaire, 120 policiers et 480 éléments (16 pelotons) de la police constituée (FPU) ont participé à cette opération menée dans des quartiers comme Bel-Air, Martissant, selon ce communiqué.
« Le but de l'opération était de mettre fin aux activités criminelles dans ces zones et de donner un signal fort aux criminels et aux habitants de Port-au-Prince que le Gouvernement d'Haïti et la MINUSTAH demeurent fermement engagées à lutter contre le crime », lit-on dans ce communiqué.
Pendant l'opération, afin de pas perturber les activités de protection quotidiennes menées à Port au Prince, des forces de police constituée (FPU) de la Mission basées dans des zones voisines ont été redéployées temporairement dans la capitale, en particulier dans et aux alentours des camps de déplacés, a indiqué ce communiqué de la mission onusienne.
« La MINUSTAH continuera d'appuyer la police nationale dans ses actions anti crime et le Gouvernement à renforcer l'Etat de droit dans le pays », a rappelé le communiqué.
8900 casques bleus, 1351 officiers de la police et 2940 éléments de police constituée (FPU) de la composante de la police des Nations unies (UNPOL) sont actuellement déployés en Haïti en appui des institutions haïtiennes, a ajouté ce communiqué.
Le 15 octobre 2011, le mandat de la MINUSTAH a été renouvelé pour un an et l'ONU s'est engagé à une diminution de l'effectif.
Cette opération intervient quelques jours après une rencontre sur la « sécurité nationale » entre le président Martelly et des ambassadeurs accrédités en Haïti. Et le chef de l'Etat a fait Etat de son intention de doter le pays d'une nouvelle armée mais sans se précipiter, selon ce que sources concordantes avaient révélés au journal.
Roberson Alphonse
http://lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=98874&PubDate=2011-11-01
« Le but de l'opération était de mettre fin aux activités criminelles dans ces zones et de donner un signal fort aux criminels et aux habitants de Port-au-Prince que le Gouvernement d'Haïti et la MINUSTAH demeurent fermement engagées à lutter contre le crime », lit-on dans ce communiqué.
Pendant l'opération, afin de pas perturber les activités de protection quotidiennes menées à Port au Prince, des forces de police constituée (FPU) de la Mission basées dans des zones voisines ont été redéployées temporairement dans la capitale, en particulier dans et aux alentours des camps de déplacés, a indiqué ce communiqué de la mission onusienne.
« La MINUSTAH continuera d'appuyer la police nationale dans ses actions anti crime et le Gouvernement à renforcer l'Etat de droit dans le pays », a rappelé le communiqué.
8900 casques bleus, 1351 officiers de la police et 2940 éléments de police constituée (FPU) de la composante de la police des Nations unies (UNPOL) sont actuellement déployés en Haïti en appui des institutions haïtiennes, a ajouté ce communiqué.
Le 15 octobre 2011, le mandat de la MINUSTAH a été renouvelé pour un an et l'ONU s'est engagé à une diminution de l'effectif.
Cette opération intervient quelques jours après une rencontre sur la « sécurité nationale » entre le président Martelly et des ambassadeurs accrédités en Haïti. Et le chef de l'Etat a fait Etat de son intention de doter le pays d'une nouvelle armée mais sans se précipiter, selon ce que sources concordantes avaient révélés au journal.
Roberson Alphonse
http://lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=98874&PubDate=2011-11-01
Retour au pays natal d'Anthony Phelps
Anthony Phelps, né en Haïti en 1928, est l'un des poètes haïtiens les plus importants. Son oeuvre, poésie, roman, nouvelles est connue tant en Haïti qu'à l'étranger. Phelps a reçu deux fois le prestigieux prix Casa de las Americas pour sa poésie. Honoré dans de nombreux pays, ses livres sont traduits en une dizaine de langues et étudiés dans plusieurs universités. Phelps revient au pays natal pour présenter certains de ses livres récents : Le mannequin enchanté (nouvelles) Une plage intemporelle, Femme Amérique, Une phrase lente de violoncelle (poésie)... Il les signera à la librairie La pléiade de Pétion-Ville le samedi 29 octobre à partir de 10 heures a.m. Bonel Auguste l'a rencontré, accompagné de sa femme, Hélène, une Québécoise qui connait bien son oeuvre, son parcours littéraire (du début à aujourd'hui). Elle a participé à l'interview en complétant des réponses du poète, romancier, diseur. Haïti: Le Nouvelliste (LN) : Anthony Phelps vous êtes l'un de ceux à avoir initié l'un des mouvements littéraires les plus importants en Haïti, Haïti-littéraire. Quelle est l'essence du mouvement ?
Anthony Phelps (AP) : Cela a commencé par une rencontre entre mon père et un ami qui lui a apporté un recueil de René Philoctète, Saison des hommes. Mon père lui a dit, j'ai un fils qui est poète; on pourrait les mettre en contact. Et René est venu me voir à Pétion-Ville avec son recueil. Il y avait des poèmes dans le livre de René qui recoupaient ce que j'étais en train de faire. On a échangé quelques poèmes. Et il m'a dit, le 18 novembre c'est mon anniversaire que nous allons fêter à La galerie Brochette à Carrefour. Est-ce que ca t'intéresse de participer à cette soirée ? Je devais rencontrer d'autres membres, parce que Philoctète appartenait au groupe Samba : Legagneur, Morisseau, Davertige. Il y avait deux ou trois autres. Ils se mettaient à me poser des questions pour savoir quelle était ma position en poésie. Il semble que j'avais bien répondu; ils m'ont tout de suite accepté dans le groupe Samba. J'ai été agréablement surpris; tous les samedis à midi, il y avait lecture de poèmes. Je participais moi aussi, j'avais toujours des petits poèmes en poche. Parallèlement à cette rencontre, je montais avec deux beaux-frères Radio Cacique. On voulait faire une radio éducative. Cette station allait servir de lieu de rencontre de nous six, Anthony Phelps, René Philoctète, Serge Legagneur, Roland Morisseau, Davertige, et Auguste Ténor. Celui-ci s'intéressait plutôt à la politique. Il était militant syndical. Il a séjourné deux fois au Fort Dimanche, la deuxième lui a été mortelle.
En formant Haïti-littéraire, on voulait se démarquer en poésie de ce qu'avaient fait nos ainés, et de la négritude. Pour nous, la négritude ne pouvait pas être haïtienne, parce que nous avions déjà franchi cette étape. Nous avons rejeté cette idéologie, Duvalier a transformé la négritude en idéologie raciste, anti-mulâtre et anti tout ce qui était contre lui. On a dû négocier, on ne pourrait pas écrire un poème et dire des choses qui pourraient choquer le gouvernement. Cela nous a appris à maîtriser notre écriture, à apprendre le plus de mots. Plus tu connais de mots, plus tu peux écrire des choses intéressantes. Ça a continué. Puis j'ai été arrêté. J'ai passé trois semaines au bureau de la police. J'ai continué à Radio Cacique à diffuser tous les dimanches des poèmes engagés. J'avais les deux oreilles fixées sur la rue. Je me demandais s'ils n'allaient pas revenir. Ma mère m'a dit, Anthony, tu quittes le pays.
LN : Le mouvement Haïti-littéraire n'a pas été théorisé, il n'a pas eu de crédo non plus. Comment vous travailliez? Comment était l'ambiance ?
AP : Serge Legagneur, surnommé le poète mécanicien (il était mécanicien) avait une voiture qu'on appelait Pégase qui nous transportait. On allait à La galerie Brochette, on s'amusait, on buvait, fumait. On se réunissait pour se lire, on se critiquait durement. Quand enfin l'un de nous trouvait qu'un poème était bon, il fallait expliquer pourquoi. Tu ne pouvais rien dire, tu patinais, tu pataugeais. On s'engueulait parfois. Mais il n'y a jamais eu de frustration ou de rancoeur. L'autre jour encore, je disais à Serge Legagneur, le meilleur poète d'Haïti-littéraire, c'est toi. Il m'a répondu, le meilleur poète d'Haïti-littéraire, c'est Haïti-littéraire. Quand Davertige a reçu un coup de chapeau de Alain Bosquet, c'est comme si c'était tout le groupe qui l'avait reçu.
LN: Vous êtes le premier du groupe à avoir connu l'exil. Comment l'avez vécu, je suppose dans la douleur ?
AP: Je suis parti d'abord; les autres ont suivi comme tout le monde. Des intellectuels, des peintres, des écrivains, ils ont fui la dictature.
LN: Je revois encore la célèbre photo avant votre départ où tout le groupe est réuni, vous portiez une cravate, Phelps.
AP: C'est une photo faite par mon beau-frère, Jean-Claude Carrier qui faisait de la photographie avec moi. Il n'y avait pas que nous cinq. Il y avait aussi d'autres membres que nous appelions des satellites comme Emile Olivier, Marie Chauvet, Janine Tavernier, Jacqueline Baugé.
LN: Vous avez choisi le Québec comme terre d'accueil?
AP: Je connaissais déjà le Québec, mais c'est aux États-Unis que j'étais allé. J'avais eu un visa grâce à mon frère médecin qui travaillait à Philadelphie. Lors de mon premier voyage au Québec, j'avais fait la connaissance d'écrivains dont Yves Tério et sa femme. Quand ils ont su que j'étais à Philadelphie, ils sont venus me chercher. Ils m'ont dit: tu vas pas écrire en français aux Etats-Unis. Ils m'ont ramené à Montréal. Quelque temps après, nous avons refait Haïti-littéraire à Montréal. Legagneur était là, Morisseau était là, j'étais là, Gérard Etienne y prenait part aussi. Nous avons eu la chance de trouver un Haïtien qui avait un restaurant que fréquentait la bohème québécoise. Il nous a offert l'espace le lundi comme il n'y avait pas de musique. Nous nous réunissions pour dire des poèmes et nous avons aussi invité des poètes québécois.
LN: Je suppose que vous avez vécu l'exil dans la douleur comme la plupart des gens.
AP: Comme tout le monde en pestant, en croyant que Duvalier serait renversé dans 6 mois, dans 1 an par l'armée ou par une invasion. Ma mère est morte en 73, je n'ai pas pu rentrer; j'ai été interdit de séjour en Haïti. Mais en 80, il y a eu un commencement de dégèl dans le gouvernement de Duvalier grâce à l'arrestation de Jean Dominique et d'autres gens. Et J'ai pu rentrer. Mon frère Pierre qui était ici, je lui ai dit, pose des questions au ministère de l'Intérieur. Il est allé voir le ministre qui lui a demandé si Anthony avait 50 ans. Mon frère lui a répondu oui. Et il a dit que je pouvais rentrer, car après 50 ans, il n'y a plus de révolutionnaire. Mais j'avais peur, je ne sortais pas. Je restais sur la galerie de la maison à Pétion-Ville.
LN: Vous vous êtes bien intégré à Montréal, vous avez travaillé à la radio...
AP: Non, j'ai travaillé à la télévision à Radio-Canada, Radio-Canada c'est aussi la télé. J'y ai travaillé pendant 20 ans comme journaliste. Après, j'ai passé 8 ans au Mexique, ensuite je suis revenu en Haïti pour travailler avec Jean-Claude Bajeux au ministère de la Culture et aussi avec le cinéaste Raoul Peck. J'ai monté des spectacles avec Syto Cavé, entre autres, 60 ans d'histoire qui a fait un boom.
LN: En Haïti, vous avez publié trois livres, Eté, Présence, Eclats de silence, dans lesquels, on remarque une quête de fraternité, un grand besoin d'amour, un désir de profonde intimité avec l'être aimé...
AP: Oui, oui, c'est parce qu'il n'y avait pas encore la souffrance de l'exil.
LN: Effectivement, on voit la différence entre les livres publiés en Haïti et ceux publiés en exil comme Points cardinaux, La bélière caraïbe, Orchidée nègre, Mon pays que voici qui évoquent la blessure de l'histoire, la mémoire douloureuse, la souffrance aiguë.
AP: Mon pays que voici, il y a une grande partie qui a été écrite en Haïti. Je suis parti au Québec avec un enregistrement de Mon pays que voici. En arrivant à Montréal, je l'ai fait écouter à deux ou trois camarades qui m'ont dit, Anthony, il faut mettre sur disque. Le livre est sorti après le disque.
LN: Ce disque vous a fait connaître à un large public en Haïti et ailleurs.
AP: Oui, un peu partout. Le romancier poète martinais, Ernest Pépin m'a dit, il y a deux ou trois ans, qu'il y a trois objets qu'on retrouvait dans la chambre des étudiants martiniquais, guadeloupéens et autres qui étudiaient en France, c'étaient une photo, celle de Che Guevara, un livre, Cahier d'un retour au pays natal, un disque, Mon pays que voici. Les Haïtiens qui étaient de passage à Montréal prenaient soin d'acheter le disque, mais ils achetaient aussi un disque de musique cubaine. Ils laissaient la pochette de Mon pays que voici pour mettre le disque dans la pochette du disque de la musique de danse cubaine pour pouvoir passer tranquillement à l'aéroport.
LN: Votre écriture poétique est très travaillée, elle est exigeante et on y trouve parfois des mots rares. Philoctète aurait dit un jour que vous écrivez comme un chirurgien.
AP: Le goût du travail sur la langue, je l'ai hérité de la famille. Mon père était commerçant, mais il écrivait des petits billets pour Le Nouvelliste et Haïti-journal. Je lisais, il y avait la bibliothèque familiale. L'un de mes oncles qui s'appelait Carl Wolff que je n'ai pas tellement connu, a écrit un livre intitulé Carolus que j'aimerais faire rééditer. Ce sont des fables comme celles de La Fontaine. Lui, il a utilisé des animaux d'ici. Les fables se terminent par un dicton en créole. Il y avait Jules Faine qui a avait épousé la soeur de ma mère. C'est lui qui avait écrit le premier livre sur la langue créole.
LN: Vous, vous n'avez jamais essayé d'écrire en créole ?
AP: Non jamais. Le français est une langue difficile. Me mettre sur les épaules d'une autre langue, le créole, non... je ne sais pas comment il fait Castera. Lui, il écrit un créole impeccable.
LN: Vous ne pouvez pas dire non plus en créole
AP: C'est difficile, mais j'ai dit un texte en créole, L'homme qui plantait des arbres de Giono traduit par Castera.
LN: A partir des années 70, vous vous êtes mis au roman tout en continuant avec la poésie. Dans les deux premiers, Moins l'infini et Mémoire en colin-maillard, Vous évoquez avec réalisme la dictature des Duvalier. Vous la dénoncez même, mais dans une sorte de mélange de réalisme et d'onirisme, surtout dans Mémoire en colin-maillard.
AP: J'ai écrit des romans pour évacuer la dictature, ses crimes, ses horreurs. Pour moi c'est une sorte de catharsis.
LN: La poésie le ferait mieux, non ?
AP: Non, la poésie a un côté mystérieux, qui ne dit pas tout à fait. Le roman te permet de dire et même de dénoncer. Le dernier roman que j'ai écrit et qui n'est pas encore arrivé ici, c'est un roman sur le retour impossible qui s'appelle La contrainte de l'inachevé, il est bien reçu par la critique et l'objet d'une thèse. Je viens de terminer une sorte de collage de nouvelles qui va former un roman. Il me faut trouver des recettes de plats haïtiens.
Vous savez, de tous les arts, la poésie est la seule qui ait été créée par l'homme. On trouve la musique dans la nature, la peinture, la sculpture, le chant, tout... Mais la poésie n'existe pas dans la nature. C'est une création humaine. La poésie ne rapporte rien, le roman rapporte de l'argent et les disques aussi, car les gens préfèrent écouter la poésie que la lire.
LN: Quand et comment écrivez-vous ?
AP: J'écris la nuit. Pour la poésie, j'ai un fichier que j'appelle Réserve poésie. Et je remplis ce fichier de temps à autre. Parfois, c'est deux lignes, trois lignes. D'autres fois c'est tout un paragraphe d'images qui n'ont rien à voir entre elles. Au bout de trois ou quatre semaines, je n'ai plus rien en cours, je vais au fichier pour voir ce que j'ai et comment je peux éventuellement les organiser. La poésie, je l'écris avec plaisir; le roman, je l'écris dans la douleur. Parfois j'ai envie d'assener le texte d'un coup de marteau pour le terminer. C'est plus physique. Il y a les personnages auxquels, il faut donner de la profondeur. Parfois, ils n'en font qu'à leur tête et suivent leur propre voie.
LN: Vous êtes aussi un diseur important, où avez-vous appris à dire ?
AP: J'ai appris seul en écoutant les autres, des diseurs comme Jean Villard.
Bonel Auguste
http://lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=98840&PubDate=2011-10-28
Anthony Phelps (AP) : Cela a commencé par une rencontre entre mon père et un ami qui lui a apporté un recueil de René Philoctète, Saison des hommes. Mon père lui a dit, j'ai un fils qui est poète; on pourrait les mettre en contact. Et René est venu me voir à Pétion-Ville avec son recueil. Il y avait des poèmes dans le livre de René qui recoupaient ce que j'étais en train de faire. On a échangé quelques poèmes. Et il m'a dit, le 18 novembre c'est mon anniversaire que nous allons fêter à La galerie Brochette à Carrefour. Est-ce que ca t'intéresse de participer à cette soirée ? Je devais rencontrer d'autres membres, parce que Philoctète appartenait au groupe Samba : Legagneur, Morisseau, Davertige. Il y avait deux ou trois autres. Ils se mettaient à me poser des questions pour savoir quelle était ma position en poésie. Il semble que j'avais bien répondu; ils m'ont tout de suite accepté dans le groupe Samba. J'ai été agréablement surpris; tous les samedis à midi, il y avait lecture de poèmes. Je participais moi aussi, j'avais toujours des petits poèmes en poche. Parallèlement à cette rencontre, je montais avec deux beaux-frères Radio Cacique. On voulait faire une radio éducative. Cette station allait servir de lieu de rencontre de nous six, Anthony Phelps, René Philoctète, Serge Legagneur, Roland Morisseau, Davertige, et Auguste Ténor. Celui-ci s'intéressait plutôt à la politique. Il était militant syndical. Il a séjourné deux fois au Fort Dimanche, la deuxième lui a été mortelle.
En formant Haïti-littéraire, on voulait se démarquer en poésie de ce qu'avaient fait nos ainés, et de la négritude. Pour nous, la négritude ne pouvait pas être haïtienne, parce que nous avions déjà franchi cette étape. Nous avons rejeté cette idéologie, Duvalier a transformé la négritude en idéologie raciste, anti-mulâtre et anti tout ce qui était contre lui. On a dû négocier, on ne pourrait pas écrire un poème et dire des choses qui pourraient choquer le gouvernement. Cela nous a appris à maîtriser notre écriture, à apprendre le plus de mots. Plus tu connais de mots, plus tu peux écrire des choses intéressantes. Ça a continué. Puis j'ai été arrêté. J'ai passé trois semaines au bureau de la police. J'ai continué à Radio Cacique à diffuser tous les dimanches des poèmes engagés. J'avais les deux oreilles fixées sur la rue. Je me demandais s'ils n'allaient pas revenir. Ma mère m'a dit, Anthony, tu quittes le pays.
LN : Le mouvement Haïti-littéraire n'a pas été théorisé, il n'a pas eu de crédo non plus. Comment vous travailliez? Comment était l'ambiance ?
AP : Serge Legagneur, surnommé le poète mécanicien (il était mécanicien) avait une voiture qu'on appelait Pégase qui nous transportait. On allait à La galerie Brochette, on s'amusait, on buvait, fumait. On se réunissait pour se lire, on se critiquait durement. Quand enfin l'un de nous trouvait qu'un poème était bon, il fallait expliquer pourquoi. Tu ne pouvais rien dire, tu patinais, tu pataugeais. On s'engueulait parfois. Mais il n'y a jamais eu de frustration ou de rancoeur. L'autre jour encore, je disais à Serge Legagneur, le meilleur poète d'Haïti-littéraire, c'est toi. Il m'a répondu, le meilleur poète d'Haïti-littéraire, c'est Haïti-littéraire. Quand Davertige a reçu un coup de chapeau de Alain Bosquet, c'est comme si c'était tout le groupe qui l'avait reçu.
LN: Vous êtes le premier du groupe à avoir connu l'exil. Comment l'avez vécu, je suppose dans la douleur ?
AP: Je suis parti d'abord; les autres ont suivi comme tout le monde. Des intellectuels, des peintres, des écrivains, ils ont fui la dictature.
LN: Je revois encore la célèbre photo avant votre départ où tout le groupe est réuni, vous portiez une cravate, Phelps.
AP: C'est une photo faite par mon beau-frère, Jean-Claude Carrier qui faisait de la photographie avec moi. Il n'y avait pas que nous cinq. Il y avait aussi d'autres membres que nous appelions des satellites comme Emile Olivier, Marie Chauvet, Janine Tavernier, Jacqueline Baugé.
LN: Vous avez choisi le Québec comme terre d'accueil?
AP: Je connaissais déjà le Québec, mais c'est aux États-Unis que j'étais allé. J'avais eu un visa grâce à mon frère médecin qui travaillait à Philadelphie. Lors de mon premier voyage au Québec, j'avais fait la connaissance d'écrivains dont Yves Tério et sa femme. Quand ils ont su que j'étais à Philadelphie, ils sont venus me chercher. Ils m'ont dit: tu vas pas écrire en français aux Etats-Unis. Ils m'ont ramené à Montréal. Quelque temps après, nous avons refait Haïti-littéraire à Montréal. Legagneur était là, Morisseau était là, j'étais là, Gérard Etienne y prenait part aussi. Nous avons eu la chance de trouver un Haïtien qui avait un restaurant que fréquentait la bohème québécoise. Il nous a offert l'espace le lundi comme il n'y avait pas de musique. Nous nous réunissions pour dire des poèmes et nous avons aussi invité des poètes québécois.
LN: Je suppose que vous avez vécu l'exil dans la douleur comme la plupart des gens.
AP: Comme tout le monde en pestant, en croyant que Duvalier serait renversé dans 6 mois, dans 1 an par l'armée ou par une invasion. Ma mère est morte en 73, je n'ai pas pu rentrer; j'ai été interdit de séjour en Haïti. Mais en 80, il y a eu un commencement de dégèl dans le gouvernement de Duvalier grâce à l'arrestation de Jean Dominique et d'autres gens. Et J'ai pu rentrer. Mon frère Pierre qui était ici, je lui ai dit, pose des questions au ministère de l'Intérieur. Il est allé voir le ministre qui lui a demandé si Anthony avait 50 ans. Mon frère lui a répondu oui. Et il a dit que je pouvais rentrer, car après 50 ans, il n'y a plus de révolutionnaire. Mais j'avais peur, je ne sortais pas. Je restais sur la galerie de la maison à Pétion-Ville.
LN: Vous vous êtes bien intégré à Montréal, vous avez travaillé à la radio...
AP: Non, j'ai travaillé à la télévision à Radio-Canada, Radio-Canada c'est aussi la télé. J'y ai travaillé pendant 20 ans comme journaliste. Après, j'ai passé 8 ans au Mexique, ensuite je suis revenu en Haïti pour travailler avec Jean-Claude Bajeux au ministère de la Culture et aussi avec le cinéaste Raoul Peck. J'ai monté des spectacles avec Syto Cavé, entre autres, 60 ans d'histoire qui a fait un boom.
LN: En Haïti, vous avez publié trois livres, Eté, Présence, Eclats de silence, dans lesquels, on remarque une quête de fraternité, un grand besoin d'amour, un désir de profonde intimité avec l'être aimé...
AP: Oui, oui, c'est parce qu'il n'y avait pas encore la souffrance de l'exil.
LN: Effectivement, on voit la différence entre les livres publiés en Haïti et ceux publiés en exil comme Points cardinaux, La bélière caraïbe, Orchidée nègre, Mon pays que voici qui évoquent la blessure de l'histoire, la mémoire douloureuse, la souffrance aiguë.
AP: Mon pays que voici, il y a une grande partie qui a été écrite en Haïti. Je suis parti au Québec avec un enregistrement de Mon pays que voici. En arrivant à Montréal, je l'ai fait écouter à deux ou trois camarades qui m'ont dit, Anthony, il faut mettre sur disque. Le livre est sorti après le disque.
LN: Ce disque vous a fait connaître à un large public en Haïti et ailleurs.
AP: Oui, un peu partout. Le romancier poète martinais, Ernest Pépin m'a dit, il y a deux ou trois ans, qu'il y a trois objets qu'on retrouvait dans la chambre des étudiants martiniquais, guadeloupéens et autres qui étudiaient en France, c'étaient une photo, celle de Che Guevara, un livre, Cahier d'un retour au pays natal, un disque, Mon pays que voici. Les Haïtiens qui étaient de passage à Montréal prenaient soin d'acheter le disque, mais ils achetaient aussi un disque de musique cubaine. Ils laissaient la pochette de Mon pays que voici pour mettre le disque dans la pochette du disque de la musique de danse cubaine pour pouvoir passer tranquillement à l'aéroport.
LN: Votre écriture poétique est très travaillée, elle est exigeante et on y trouve parfois des mots rares. Philoctète aurait dit un jour que vous écrivez comme un chirurgien.
AP: Le goût du travail sur la langue, je l'ai hérité de la famille. Mon père était commerçant, mais il écrivait des petits billets pour Le Nouvelliste et Haïti-journal. Je lisais, il y avait la bibliothèque familiale. L'un de mes oncles qui s'appelait Carl Wolff que je n'ai pas tellement connu, a écrit un livre intitulé Carolus que j'aimerais faire rééditer. Ce sont des fables comme celles de La Fontaine. Lui, il a utilisé des animaux d'ici. Les fables se terminent par un dicton en créole. Il y avait Jules Faine qui a avait épousé la soeur de ma mère. C'est lui qui avait écrit le premier livre sur la langue créole.
LN: Vous, vous n'avez jamais essayé d'écrire en créole ?
AP: Non jamais. Le français est une langue difficile. Me mettre sur les épaules d'une autre langue, le créole, non... je ne sais pas comment il fait Castera. Lui, il écrit un créole impeccable.
LN: Vous ne pouvez pas dire non plus en créole
AP: C'est difficile, mais j'ai dit un texte en créole, L'homme qui plantait des arbres de Giono traduit par Castera.
LN: A partir des années 70, vous vous êtes mis au roman tout en continuant avec la poésie. Dans les deux premiers, Moins l'infini et Mémoire en colin-maillard, Vous évoquez avec réalisme la dictature des Duvalier. Vous la dénoncez même, mais dans une sorte de mélange de réalisme et d'onirisme, surtout dans Mémoire en colin-maillard.
AP: J'ai écrit des romans pour évacuer la dictature, ses crimes, ses horreurs. Pour moi c'est une sorte de catharsis.
LN: La poésie le ferait mieux, non ?
AP: Non, la poésie a un côté mystérieux, qui ne dit pas tout à fait. Le roman te permet de dire et même de dénoncer. Le dernier roman que j'ai écrit et qui n'est pas encore arrivé ici, c'est un roman sur le retour impossible qui s'appelle La contrainte de l'inachevé, il est bien reçu par la critique et l'objet d'une thèse. Je viens de terminer une sorte de collage de nouvelles qui va former un roman. Il me faut trouver des recettes de plats haïtiens.
Vous savez, de tous les arts, la poésie est la seule qui ait été créée par l'homme. On trouve la musique dans la nature, la peinture, la sculpture, le chant, tout... Mais la poésie n'existe pas dans la nature. C'est une création humaine. La poésie ne rapporte rien, le roman rapporte de l'argent et les disques aussi, car les gens préfèrent écouter la poésie que la lire.
LN: Quand et comment écrivez-vous ?
AP: J'écris la nuit. Pour la poésie, j'ai un fichier que j'appelle Réserve poésie. Et je remplis ce fichier de temps à autre. Parfois, c'est deux lignes, trois lignes. D'autres fois c'est tout un paragraphe d'images qui n'ont rien à voir entre elles. Au bout de trois ou quatre semaines, je n'ai plus rien en cours, je vais au fichier pour voir ce que j'ai et comment je peux éventuellement les organiser. La poésie, je l'écris avec plaisir; le roman, je l'écris dans la douleur. Parfois j'ai envie d'assener le texte d'un coup de marteau pour le terminer. C'est plus physique. Il y a les personnages auxquels, il faut donner de la profondeur. Parfois, ils n'en font qu'à leur tête et suivent leur propre voie.
LN: Vous êtes aussi un diseur important, où avez-vous appris à dire ?
AP: J'ai appris seul en écoutant les autres, des diseurs comme Jean Villard.
Bonel Auguste
http://lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=98840&PubDate=2011-10-28
Alexandre voit Haïti au paradis
Mardi 1 novembre 2011 Deuxième du Groupe F du deuxième tour des qualifications de la zone CONCACAF, Haïti joue son billet pour la suite du parcours le 11 novembre contre Antigua-et-Barbuda.
Le rêve mondialiste d’Haïti ne relève pas de l’utopie. "Au fond de nous, on y croit vraiment", confie à FIFA.com Jean-Marc Alexandre, le milieu de terrain du Real Salt Lake en MLS. "Donc être éliminé dès maintenant serait une énorme déception", ajoute l’international, double buteur face aux Iles Vierges Américaines en septembre (6:0). Impérial sur les trois premiers matches (17 buts marqués pour 2 encaissés), Haïti a perdu deux points précieux contre Curaçao à domicile le mois dernier. Une contre-performance qui place la troupe d’Edson Tavares dos au mur. Du coup, la défaite est interdite le 11 novembre sur la pelouse du leader à St John’s.
"On fera ce qu’il faut, je suis confiant", affirme Alexandre, international depuis 2008. "Il n’y a aucun droit à l’erreur sur ce match : si on perd, c’est terminé. La pression est énorme mais nous avons les qualités techniques et mentales pour répondre présent. Avec le soutien du public, tout sera différent", explique le natif de Verrettes, toujours en course dans les play-offs MLS avec la franchise de l’Utah.
Plus ambitieux
Absente de la grand-messe mondialiste depuis 1974, la nation des Caraïbes s’est relevée du terrible séisme de janvier 2010, dans lequel la famille du football haïtien a perdu de nombreux membres. Quart de finaliste de la Gold Cup de la CONCACAF en 2009, les Grenadiers tirent profit de nouveaux renforts, séduits par le sélectionneur brésilien, à l’image du buteur lensois Jean-Eudes Maurice, fraîchement appelé et déjà décisif, ou Reginal Goreux, défenseur du Standard de Liège.
"Même si le quart de finale en Gold Cup donne une idée de ce dont nous sommes capables, la différence avec le passé, même récent, est que désormais, beaucoup de joueurs connaissent le haut niveau dans leur championnat", confirme Jean-Marc Alexandre. "Ils sont plus ambitieux, pour leur propre carrière, mais également avec l’équipe nationale. Ils sont là pour être les meilleurs des Caraïbes et pas uniquement pour toucher une prime et faire leur devoir."
Dauphin du surprenant leader Antigua-et-Barbuda, avec 10 points glanés en quatre sorties, Haïti a 90 minutes pour pérenniser le travail réalisé par Tavares, successeur de Wagneau Eloi en 2010. "Depuis un an nous avons progressé, il n’y a aucun doute. L’entraineur a apporté une philosophie offensive qui colle à nos mentalités", explique Alexandre. "Son message passe très bien et son système correspond à nos qualités. Si chacun joue à son meilleur niveau en équipe nationale, c’est grâce à lui"
Rendre le public heureux
Mais le vieux briscard brésilien profite aussi d’un changement de mentalité dans un vestiaire aussi sain qu’ambitieux. "Pour la première fois depuis longtemps, nous sommes tous sur la même longueur d’onde. Nous avons le même objectif, ensemble. Le collectif prime sur les individualités et c’est une énorme différence par rapport au passé", se félicite le milieu de terrain du champion de MLS en 2009. Non qualifié pour la dernière Gold Cup, Haïti est armé pour revoir la vie en rose. "La majorité des joueurs dans l’équipe ont 25-26 ans, donc on sait qu’on sera ensemble pour quelques années. C’est ce qui donne cette soif de vaincre, avec la fierté de rendre notre peuple heureux."
Ce peuple haïtien, justement, vibre déjà pour l’affrontement du 15 novembre face aux Bulldogs. Pour que le choc soit une fête Alexandre et sa bande savent ce qu’ils leur restent à faire quatre jours plus tôt à St John’s.
Le rêve mondialiste d’Haïti ne relève pas de l’utopie. "Au fond de nous, on y croit vraiment", confie à FIFA.com Jean-Marc Alexandre, le milieu de terrain du Real Salt Lake en MLS. "Donc être éliminé dès maintenant serait une énorme déception", ajoute l’international, double buteur face aux Iles Vierges Américaines en septembre (6:0). Impérial sur les trois premiers matches (17 buts marqués pour 2 encaissés), Haïti a perdu deux points précieux contre Curaçao à domicile le mois dernier. Une contre-performance qui place la troupe d’Edson Tavares dos au mur. Du coup, la défaite est interdite le 11 novembre sur la pelouse du leader à St John’s.
"On fera ce qu’il faut, je suis confiant", affirme Alexandre, international depuis 2008. "Il n’y a aucun droit à l’erreur sur ce match : si on perd, c’est terminé. La pression est énorme mais nous avons les qualités techniques et mentales pour répondre présent. Avec le soutien du public, tout sera différent", explique le natif de Verrettes, toujours en course dans les play-offs MLS avec la franchise de l’Utah.
Plus ambitieux
Absente de la grand-messe mondialiste depuis 1974, la nation des Caraïbes s’est relevée du terrible séisme de janvier 2010, dans lequel la famille du football haïtien a perdu de nombreux membres. Quart de finaliste de la Gold Cup de la CONCACAF en 2009, les Grenadiers tirent profit de nouveaux renforts, séduits par le sélectionneur brésilien, à l’image du buteur lensois Jean-Eudes Maurice, fraîchement appelé et déjà décisif, ou Reginal Goreux, défenseur du Standard de Liège.
"Même si le quart de finale en Gold Cup donne une idée de ce dont nous sommes capables, la différence avec le passé, même récent, est que désormais, beaucoup de joueurs connaissent le haut niveau dans leur championnat", confirme Jean-Marc Alexandre. "Ils sont plus ambitieux, pour leur propre carrière, mais également avec l’équipe nationale. Ils sont là pour être les meilleurs des Caraïbes et pas uniquement pour toucher une prime et faire leur devoir."
Dauphin du surprenant leader Antigua-et-Barbuda, avec 10 points glanés en quatre sorties, Haïti a 90 minutes pour pérenniser le travail réalisé par Tavares, successeur de Wagneau Eloi en 2010. "Depuis un an nous avons progressé, il n’y a aucun doute. L’entraineur a apporté une philosophie offensive qui colle à nos mentalités", explique Alexandre. "Son message passe très bien et son système correspond à nos qualités. Si chacun joue à son meilleur niveau en équipe nationale, c’est grâce à lui"
Rendre le public heureux
Mais le vieux briscard brésilien profite aussi d’un changement de mentalité dans un vestiaire aussi sain qu’ambitieux. "Pour la première fois depuis longtemps, nous sommes tous sur la même longueur d’onde. Nous avons le même objectif, ensemble. Le collectif prime sur les individualités et c’est une énorme différence par rapport au passé", se félicite le milieu de terrain du champion de MLS en 2009. Non qualifié pour la dernière Gold Cup, Haïti est armé pour revoir la vie en rose. "La majorité des joueurs dans l’équipe ont 25-26 ans, donc on sait qu’on sera ensemble pour quelques années. C’est ce qui donne cette soif de vaincre, avec la fierté de rendre notre peuple heureux."
Ce peuple haïtien, justement, vibre déjà pour l’affrontement du 15 novembre face aux Bulldogs. Pour que le choc soit une fête Alexandre et sa bande savent ce qu’ils leur restent à faire quatre jours plus tôt à St John’s.
Adhésion de la Palestine : le Canada menace de quitter l'Unesco
MONDE mardi 1 novembre 2011 à 0h39
La contribution canadienne à l'Unesco avoisine les 10 millions de dollars.
Le Canada "n'est pas heureux" de l'adhésion de la Palestine à l'Unesco et remet en cause sa participation à cette agence de l'ONU, a déclaré lundi son ministre des affaires étrangères, John Baird.
"Nous ne sommes pas heureux de la décision de l'Unesco. Nous allons évaluer quelle sera notre réponse", a déclaré le chef de la diplomatie canadienne John Baird, interrogé par des journalistes.
"Nous sommes en train d'évaluer l'avenir de notre participation" a ajouté John Baird, soulignant néanmoins que cette agence de l'ONU faisait un "travail très important" notamment pour la sauvegarde du patrimoine mondial.
L'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) a décidé lundi à Paris de l'admission de la Palestine comme membre à part entière par 107 voix pour, 52 abstentions et 14 voix contre parmi lesquelles les États-Unis et le Canada.
Washington a aussitôt annoncé la suspension d'un versement de 60 millions de dollars, une mesure automatique puisque les États-Unis, grand allié d'Israël, avaient interdit dans les années '90 tout financement d'une agence de l'ONU qui admettrait la Palestine en tant que membre à part entière.
La suspension du financement américain constitue un coup dur pour l'Unesco, les États-Unis assurant 22% de son budget, avec une contribution d'environ 80 millions de dollars par an. La directrice générale de l'Unesco Irina Bokova a reconnu qu'elle était "inquiète pour la stabilité de son budget".
La contribution canadienne à cette agence de l'ONU avoisine 10 millions de dollars par an.
http://www.rtbf.be/info/monde/detail_adhesion-de-la-palestine-le-canada-menace-de-quitter-l-unesco?id=7012733
La contribution canadienne à l'Unesco avoisine les 10 millions de dollars.
Le Canada "n'est pas heureux" de l'adhésion de la Palestine à l'Unesco et remet en cause sa participation à cette agence de l'ONU, a déclaré lundi son ministre des affaires étrangères, John Baird.
"Nous ne sommes pas heureux de la décision de l'Unesco. Nous allons évaluer quelle sera notre réponse", a déclaré le chef de la diplomatie canadienne John Baird, interrogé par des journalistes.
"Nous sommes en train d'évaluer l'avenir de notre participation" a ajouté John Baird, soulignant néanmoins que cette agence de l'ONU faisait un "travail très important" notamment pour la sauvegarde du patrimoine mondial.
L'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) a décidé lundi à Paris de l'admission de la Palestine comme membre à part entière par 107 voix pour, 52 abstentions et 14 voix contre parmi lesquelles les États-Unis et le Canada.
Washington a aussitôt annoncé la suspension d'un versement de 60 millions de dollars, une mesure automatique puisque les États-Unis, grand allié d'Israël, avaient interdit dans les années '90 tout financement d'une agence de l'ONU qui admettrait la Palestine en tant que membre à part entière.
La suspension du financement américain constitue un coup dur pour l'Unesco, les États-Unis assurant 22% de son budget, avec une contribution d'environ 80 millions de dollars par an. La directrice générale de l'Unesco Irina Bokova a reconnu qu'elle était "inquiète pour la stabilité de son budget".
La contribution canadienne à cette agence de l'ONU avoisine 10 millions de dollars par an.
http://www.rtbf.be/info/monde/detail_adhesion-de-la-palestine-le-canada-menace-de-quitter-l-unesco?id=7012733
..La Chine lance une sonde spatiale non habitée
PEKIN (Reuters) - La Chine, qui lancera l'an prochain un ou deux vols habités afin de parfaire ses compétences en matière de longues missions humaines dans l'espace, a procédé mardi matin au lancement d'un vaisseau "Shenzhou 8".
Cette sonde non habitée a été propulsée dans l'espace à 05h58 locales (21h58 GMT lundi) par une fusée "Longue Marche" depuis le pas de tir de Jiuquan, dans la province du Gansu, dans le nord-ouest du pays.
Le lancement a été diffusé en direct à la télévision nationale.
"Shenzhou 8" devrait par la suite s'arrimer à "Tiangong 1", un module expérimental lancé le 29 septembre dans le cadre des préparatifs chinois pour le lancement d'un laboratoire expérimental.
En de succès, la prochaine étape comportera deux exercices similaires en 2012 avec au moins une mission habitée, a annoncé lundi une porte-parole du programme spatial chinois.
Les exercices d'arrimage entre les deux modules permettront aux ingénieurs de développer les compétences technologiques et logistiques nécessaires à l'exploitation d'une station capable d'accueillir des astronautes sur de longues périodes.
La prochaine étape, a précisé la porte-parole du programme spatial, consistera à envoyer des "taïkonautes" à bord des capsules Shenzhou 9 et 10 qui seront envoyées en orbite en 2012. "Selon les plans de mission, au moins un des deux vols de l'an prochain sera habité", a déclaré Wu Ping.
"Il est très difficile et risqué de joindre deux véhicules qui voyagent en orbite à grande vitesse, avec une marge d'erreur qui n'excède pas 20 centimètres", a-t-elle expliqué.
La Chine, qui a lancé l'an dernier une sonde tournant désormais en orbite autour de la Lune, prévoit un alunissage d'un engin automatique et le déploiement d'un véhicule lunaire en 2012, puis la collecte d'échantillons du sol lunaire vers 2017.
Les scientifiques ont évoqué la possibilité d'envoyer des Chinois sur la Lune après 2020.
Sally Huang et Chris Buckley, Jean-Stéphane Brosse et Jean-Loup Fiévet pour le service français
http://fr.news.yahoo.com/la-chine-lance-une-sonde-spatiale-non-habitée-223824109.html
Cette sonde non habitée a été propulsée dans l'espace à 05h58 locales (21h58 GMT lundi) par une fusée "Longue Marche" depuis le pas de tir de Jiuquan, dans la province du Gansu, dans le nord-ouest du pays.
Le lancement a été diffusé en direct à la télévision nationale.
"Shenzhou 8" devrait par la suite s'arrimer à "Tiangong 1", un module expérimental lancé le 29 septembre dans le cadre des préparatifs chinois pour le lancement d'un laboratoire expérimental.
En de succès, la prochaine étape comportera deux exercices similaires en 2012 avec au moins une mission habitée, a annoncé lundi une porte-parole du programme spatial chinois.
Les exercices d'arrimage entre les deux modules permettront aux ingénieurs de développer les compétences technologiques et logistiques nécessaires à l'exploitation d'une station capable d'accueillir des astronautes sur de longues périodes.
La prochaine étape, a précisé la porte-parole du programme spatial, consistera à envoyer des "taïkonautes" à bord des capsules Shenzhou 9 et 10 qui seront envoyées en orbite en 2012. "Selon les plans de mission, au moins un des deux vols de l'an prochain sera habité", a déclaré Wu Ping.
"Il est très difficile et risqué de joindre deux véhicules qui voyagent en orbite à grande vitesse, avec une marge d'erreur qui n'excède pas 20 centimètres", a-t-elle expliqué.
La Chine, qui a lancé l'an dernier une sonde tournant désormais en orbite autour de la Lune, prévoit un alunissage d'un engin automatique et le déploiement d'un véhicule lunaire en 2012, puis la collecte d'échantillons du sol lunaire vers 2017.
Les scientifiques ont évoqué la possibilité d'envoyer des Chinois sur la Lune après 2020.
Sally Huang et Chris Buckley, Jean-Stéphane Brosse et Jean-Loup Fiévet pour le service français
http://fr.news.yahoo.com/la-chine-lance-une-sonde-spatiale-non-habitée-223824109.html
DSK : maintenant, c'est je suis un homme lâché
Commentaires:
Nous avions observés assez circonspect, les regards portés sur ce personnage à travers les affaires de sexe. Nous avions eu l'impression que l'opinion collective n'avait pas encore dit son dernier mot. Certains le voyait encore comme ministre ou argentier probable des deux candidats à la présidence. Il a été difficile de ne pas s'imaginer ce que serait de la vie de ce Monsieur s'il était de nationalité américaine ou il aurait déjà bénéficié d'une étiquette de délinquant sexuel. Avec cet article nous comprenons un peu mieux les choses ...
30/10/2011 à 15h31
Noir Désir chantait "je suis, un homme pressééééé". Dominique Strauss-Kahn pourrait lui maintenant chanter "je suis, un homme lâchééééé"...
(Montage Le Post)
Dans son édition à paraître lundi, Le Monde livre un papier édifiant sur une "Strauss-kahnie entre rage et amertume".
Si (presque) tout le camp socialiste a fait bloc derrière lui lors du dévastateur épisode Sofitel/Diallo, DSK apparaît comme un homme bien seul aujourd'hui. Même sa garde rapprochée lui tourne maintenant le dos.
Les propos qu'elle tient sur on ex-protégé révèlent un malaise qui n'a fait que croître après l'éprouvante succession Diallo/Banon/Carlton :
Marisol Tourraine, députée de l'Indre et Loire : "Heureusement qu'il n'a pas été élu. (...) Il ne pouvait pas être président. Maintenant, je ne veux plus en entendre parler. C'est derrière moi."
Jean-François Cambadélis, l'un de ses plus fidèles lieutenants, désormais rallié à Hollande : "Tout cela a fini par occasionner une névrose et un personnage clivé. A un moment donné, le disque dur a fondu. (...) Aujourd'hui, je ne veux ni l'accabler, ni l'excuser."
Sandrine Mazetier, députée de Paris : "C'est plus que de la déception, c'est de la colère. (...) On trouve inimaginable de n'avoir rien su, rien vu. C'est comme dans les dénis de grossesse, où l'entourage immédiat ne voit rien non plus. C'est vertigineux."
Plus forts sont les témoignages recueillis sous couvert d'anonymat par Le Monde, toujours parmi les désormais ex-proches de Strauss-Kahn :
"Je suis très en colère. On a été trompés. Il nous a trompés. Je ne veux plus jamais entendre parler de ce mec." Ou encore : "Après le Sofitel, on l'appelait. Là, c'est fini. On ne lui téléphone plus. Plus envie."
L'épisode récent du Carlton, celui de trop à coup sûr, reste aussi en travers de la gorge de certains :
"Ce qui est sidérant, c'est que c'était très compliqué d'aller voir Dominique au FMI. Et là, on apprend qu'il y avait des flics et des filles qui venaient lui rendre visite."
Autre point, l'image du séducteur et d'homme à femmes qui collait déjà à la peau du socialiste, "renforcé" par ces trois affaires successives, a accentué parfois un sentiment de rejet chez la gent féminine de son propre bord :
"D'un Casanova, il est passé à un érotomane, puis d'un coup à un pornographe" ;
"C'est simple, c'est le dégoût", s'émeuvent ainsi deux anciennes collaboratrices.
Enfin, même au sein de son propre foyer, des signes d'abandon commencent à sérieusement se faire ressentir. Ses filles auraient, au moment de l'éclatement de l'affaire du Sofitel, pris d'emblée le parti d'Anne Sinclair, qui a du ensuite "rentrer en France (et) affronter le regard des gens", constate amèrement Vanessa Strauss-Kahn dans le livre Anne Sinclair, femme de tête, femme de cœur, sorti ce moi-ci.
Une Anne Sinclair qui apparaît de plus en plus seule, notamment en couverture de Gala il y a une semaine, et pour qui l'affaire du Carlton pourrait bien être celle de trop.
http://www.lepost.fr/article/2011/10/30/2626010_dsk-maintenant-c-est-je-suis-un-homme-lache.html
Nous avions observés assez circonspect, les regards portés sur ce personnage à travers les affaires de sexe. Nous avions eu l'impression que l'opinion collective n'avait pas encore dit son dernier mot. Certains le voyait encore comme ministre ou argentier probable des deux candidats à la présidence. Il a été difficile de ne pas s'imaginer ce que serait de la vie de ce Monsieur s'il était de nationalité américaine ou il aurait déjà bénéficié d'une étiquette de délinquant sexuel. Avec cet article nous comprenons un peu mieux les choses ...
30/10/2011 à 15h31
Noir Désir chantait "je suis, un homme pressééééé". Dominique Strauss-Kahn pourrait lui maintenant chanter "je suis, un homme lâchééééé"...
(Montage Le Post)
Dans son édition à paraître lundi, Le Monde livre un papier édifiant sur une "Strauss-kahnie entre rage et amertume".
Si (presque) tout le camp socialiste a fait bloc derrière lui lors du dévastateur épisode Sofitel/Diallo, DSK apparaît comme un homme bien seul aujourd'hui. Même sa garde rapprochée lui tourne maintenant le dos.
Les propos qu'elle tient sur on ex-protégé révèlent un malaise qui n'a fait que croître après l'éprouvante succession Diallo/Banon/Carlton :
Marisol Tourraine, députée de l'Indre et Loire : "Heureusement qu'il n'a pas été élu. (...) Il ne pouvait pas être président. Maintenant, je ne veux plus en entendre parler. C'est derrière moi."
Jean-François Cambadélis, l'un de ses plus fidèles lieutenants, désormais rallié à Hollande : "Tout cela a fini par occasionner une névrose et un personnage clivé. A un moment donné, le disque dur a fondu. (...) Aujourd'hui, je ne veux ni l'accabler, ni l'excuser."
Sandrine Mazetier, députée de Paris : "C'est plus que de la déception, c'est de la colère. (...) On trouve inimaginable de n'avoir rien su, rien vu. C'est comme dans les dénis de grossesse, où l'entourage immédiat ne voit rien non plus. C'est vertigineux."
Plus forts sont les témoignages recueillis sous couvert d'anonymat par Le Monde, toujours parmi les désormais ex-proches de Strauss-Kahn :
"Je suis très en colère. On a été trompés. Il nous a trompés. Je ne veux plus jamais entendre parler de ce mec." Ou encore : "Après le Sofitel, on l'appelait. Là, c'est fini. On ne lui téléphone plus. Plus envie."
L'épisode récent du Carlton, celui de trop à coup sûr, reste aussi en travers de la gorge de certains :
"Ce qui est sidérant, c'est que c'était très compliqué d'aller voir Dominique au FMI. Et là, on apprend qu'il y avait des flics et des filles qui venaient lui rendre visite."
Autre point, l'image du séducteur et d'homme à femmes qui collait déjà à la peau du socialiste, "renforcé" par ces trois affaires successives, a accentué parfois un sentiment de rejet chez la gent féminine de son propre bord :
"D'un Casanova, il est passé à un érotomane, puis d'un coup à un pornographe" ;
"C'est simple, c'est le dégoût", s'émeuvent ainsi deux anciennes collaboratrices.
Enfin, même au sein de son propre foyer, des signes d'abandon commencent à sérieusement se faire ressentir. Ses filles auraient, au moment de l'éclatement de l'affaire du Sofitel, pris d'emblée le parti d'Anne Sinclair, qui a du ensuite "rentrer en France (et) affronter le regard des gens", constate amèrement Vanessa Strauss-Kahn dans le livre Anne Sinclair, femme de tête, femme de cœur, sorti ce moi-ci.
Une Anne Sinclair qui apparaît de plus en plus seule, notamment en couverture de Gala il y a une semaine, et pour qui l'affaire du Carlton pourrait bien être celle de trop.
http://www.lepost.fr/article/2011/10/30/2626010_dsk-maintenant-c-est-je-suis-un-homme-lache.html
lundi 31 octobre 2011
L'opposition haïtienne crie à la dictature après l'arrestation d'un député
Clarens Renois
Agence France-Presse
Port-au-Prince
L'arrestation spectaculaire puis la libération en moins de 24h d'un député recherché par la justice pour «évasion de prison» a déclenché en Haïti une crise entre le parlement et le président Michel Martelly, en fonction depuis moins de six mois.
«Nous ne reconnaissons pas l'autorité de ces ministres qui ont orchestré l'enlèvement et la détention illégale d'un parlementaire», a déclaré le député Levaillant Louis-Jeune.
Le député Arnel Bélizaire, arrêté jeudi soir à l'aéroport de la capitale à sa descente d'avion après un voyage officiel en France, a passé une nuit à la principale prison du pays avant d'être libéré vendredi devant le tollé soulevé par son interpellation.
Même si le nouveau premier ministre Garry Conille s'est quelque peu distancé de l'affaire, se disant «fortement préoccupé par l'emprisonnement d'un député en fonctions», cela n'a pas calmé le courroux des parlementaires.
Vendredi, quelques heures après la libération du député, les parlementaires ont exigé dans des résolutions la démission de plusieurs ministres, dénonçant au passage «le début de l'instauration d'une dictature par le nouveau chef de l'État».
Le président de la Chambre, Saurel Jacinthe, a appelé la population à «barrer la route à l'autoritarisme et protéger les acquis démocratiques».
Sénateurs et députés sont montés au créneau pour dénoncer les méthodes du nouveau président, un ex-chanteur très populaire auprès des jeunes, qui n'hésite pas à recourir à l'injure envers ses détracteurs.
M. Martelly, arrivé au pouvoir au terme d'un scrutin rocambolesque qui l'avait vu dans un premier temps écarté du deuxième tour, ne dispose au parlement que d'une poignée de membres de son parti. Il a peiné à faire approuver la nomination d'un premier ministre par les parlementaires.
Le président a suscité l'étonnement début octobre en rencontrant ses prédécesseurs Jean-Bertrand Aristide et Jean-Claude Duvalier, l'ex-dictateur qui fait l'objet de plaintes pour crimes contre l'humanité.
L'interpellation du député Bélizaire, impliqué auparavant dans une joute verbale avec le président, n'est pas le seul incident du genre survenu depuis l'arrivée au pouvoir de M. Martelly, qui s'en est récemment pris à la presse et a dénoncé la présence d'évadés de prison et de repris de justice au parlement.
En réaction, les sénateurs ont monté une commission pour enquêter sur la nationalité des membres du gouvernement et du président de la République lui-même, laissant augurer d'une nouvelle crise politique.
Dans l'opposition, la convention des partis politiques a réagi en dénonçant «une dérive inquiétante susceptible d'engendrer une crise sérieuse dans le pays».
L'ancienne adversaire de M. Martelly à la présidentielle, Myrlande Manigat, a appelé la population à la vigilance, disant voir un «grave danger» dans les agissements du pouvoir.
Le chef de la Mission de l'ONU pour la stabilisation d'Haïti (Minustah), Mariano Fernández, s'est dit inquiet du climat politique «nuisible aux intérêts supérieurs de la Nation».
Le président Martelly se trouve depuis jeudi aux États-Unis pour dix jours. Il doit y subir une intervention à l'épaule, a annoncé son bureau de presse.
Contacté par l'AFP, le ministre de l'Intérieur et de la Défense Thierry Mayard-Paul a refusé de se prononcer sur l'arrestation du député qui selon lui concerne la justice. «Compte tenu de la séparation des pouvoirs, je n'ai pas à m'en mêler», a-t-il déclaré.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201110/30/01-4462709-lopposition-haitienne-crie-a-la-dictature-apres-larrestation-dun-depute.php
Agence France-Presse
Port-au-Prince
L'arrestation spectaculaire puis la libération en moins de 24h d'un député recherché par la justice pour «évasion de prison» a déclenché en Haïti une crise entre le parlement et le président Michel Martelly, en fonction depuis moins de six mois.
«Nous ne reconnaissons pas l'autorité de ces ministres qui ont orchestré l'enlèvement et la détention illégale d'un parlementaire», a déclaré le député Levaillant Louis-Jeune.
Le député Arnel Bélizaire, arrêté jeudi soir à l'aéroport de la capitale à sa descente d'avion après un voyage officiel en France, a passé une nuit à la principale prison du pays avant d'être libéré vendredi devant le tollé soulevé par son interpellation.
Même si le nouveau premier ministre Garry Conille s'est quelque peu distancé de l'affaire, se disant «fortement préoccupé par l'emprisonnement d'un député en fonctions», cela n'a pas calmé le courroux des parlementaires.
Vendredi, quelques heures après la libération du député, les parlementaires ont exigé dans des résolutions la démission de plusieurs ministres, dénonçant au passage «le début de l'instauration d'une dictature par le nouveau chef de l'État».
Le président de la Chambre, Saurel Jacinthe, a appelé la population à «barrer la route à l'autoritarisme et protéger les acquis démocratiques».
Sénateurs et députés sont montés au créneau pour dénoncer les méthodes du nouveau président, un ex-chanteur très populaire auprès des jeunes, qui n'hésite pas à recourir à l'injure envers ses détracteurs.
M. Martelly, arrivé au pouvoir au terme d'un scrutin rocambolesque qui l'avait vu dans un premier temps écarté du deuxième tour, ne dispose au parlement que d'une poignée de membres de son parti. Il a peiné à faire approuver la nomination d'un premier ministre par les parlementaires.
Le président a suscité l'étonnement début octobre en rencontrant ses prédécesseurs Jean-Bertrand Aristide et Jean-Claude Duvalier, l'ex-dictateur qui fait l'objet de plaintes pour crimes contre l'humanité.
L'interpellation du député Bélizaire, impliqué auparavant dans une joute verbale avec le président, n'est pas le seul incident du genre survenu depuis l'arrivée au pouvoir de M. Martelly, qui s'en est récemment pris à la presse et a dénoncé la présence d'évadés de prison et de repris de justice au parlement.
En réaction, les sénateurs ont monté une commission pour enquêter sur la nationalité des membres du gouvernement et du président de la République lui-même, laissant augurer d'une nouvelle crise politique.
Dans l'opposition, la convention des partis politiques a réagi en dénonçant «une dérive inquiétante susceptible d'engendrer une crise sérieuse dans le pays».
L'ancienne adversaire de M. Martelly à la présidentielle, Myrlande Manigat, a appelé la population à la vigilance, disant voir un «grave danger» dans les agissements du pouvoir.
Le chef de la Mission de l'ONU pour la stabilisation d'Haïti (Minustah), Mariano Fernández, s'est dit inquiet du climat politique «nuisible aux intérêts supérieurs de la Nation».
Le président Martelly se trouve depuis jeudi aux États-Unis pour dix jours. Il doit y subir une intervention à l'épaule, a annoncé son bureau de presse.
Contacté par l'AFP, le ministre de l'Intérieur et de la Défense Thierry Mayard-Paul a refusé de se prononcer sur l'arrestation du député qui selon lui concerne la justice. «Compte tenu de la séparation des pouvoirs, je n'ai pas à m'en mêler», a-t-il déclaré.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201110/30/01-4462709-lopposition-haitienne-crie-a-la-dictature-apres-larrestation-dun-depute.php
Une intervention de l'OTAN en Syrie «totalement exclue»
Agence France-Presse
Tripoli, Libye
Le chef de l'OTAN Anders Fogh Rasmussen a affirmé lundi qu'une intervention militaire de l'Alliance atlantique en Syrie était «totalement exclue», tout en condamnant la répression menée par «les forces de sécurité syriennes sur des civils».
«Il est totalement exclu. Nous n'avons aucunement l'intention d'intervenir en Syrie», a déclaré M. Rasmussen dans l'avion qui l'amenait en Libye, au dernier jour des opérations militaires dans ce pays, qui ont conduit à la chute de Mouammar Kadhafi.
«Évidemment je condamne fermement la répression des forces de sécurité sur les civils en Syrie. C'est absolument scandaleux», a-t-il dit, au lendemain d'une nouvelle journée de manifestations qui a fait sept morts en Syrie.
«La seule façon d'avancer en Syrie, comme dans d'autres pays, est de tenir compte des aspirations légitimes du peuple syrien, introduire des réformes démocratiques...», a-t-il ajouté.
«Tout d'abord, nous avons pris la responsabilité de l'opération en Libye parce qu'il y avait un mandat clair des Nations unies, car nous avons eu un soutien fort et actif des pays de la région», a-t-il poursuivi estimant qu'«aucune de ces conditions n'est remplie en Syrie».
«Nous devons prendre des décisions au cas par cas. Dans une perspective globale, vous ne pouvez pas comparer la Libye et la Syrie», a-t-il ajouté.
«Nous n'avons aucunement l'intention d'intervenir en Syrie», a-t-il répété.
Le régime syrien qui ne reconnaît pas l'ampleur de la contestation et attribue les violences dans le pays à des «gangs terroristes» ne cesse de réprimer les protestataires qui réclament le départ de M. Assad depuis le 15 mars. Plus de 3000 personnes y ont péri selon l'ONU.
L'insurrection populaire tend désormais à se transformer en conflit armé avec la multiplication des affrontements entre soldats, membres des forces de sécurité et déserteurs, qui ont fait des dizaines de morts ces derniers jours, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), une ONG basée au Royaume-Uni.
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/crise-dans-le-monde-arabe/201110/31/01-4462955-une-intervention-de-lotan-en-syrie-totalement-exclue.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_crise-dans-le-monde-arabe_1415782_section_POS1
Commentaire:
Ne vous étonnez point si demain des frappes de l'OTAN contre la Syrie devenaient parfaitement justifiées. C'est une question d'enjeux et de conjonctures!
Tripoli, Libye
Le chef de l'OTAN Anders Fogh Rasmussen a affirmé lundi qu'une intervention militaire de l'Alliance atlantique en Syrie était «totalement exclue», tout en condamnant la répression menée par «les forces de sécurité syriennes sur des civils».
«Il est totalement exclu. Nous n'avons aucunement l'intention d'intervenir en Syrie», a déclaré M. Rasmussen dans l'avion qui l'amenait en Libye, au dernier jour des opérations militaires dans ce pays, qui ont conduit à la chute de Mouammar Kadhafi.
«Évidemment je condamne fermement la répression des forces de sécurité sur les civils en Syrie. C'est absolument scandaleux», a-t-il dit, au lendemain d'une nouvelle journée de manifestations qui a fait sept morts en Syrie.
«La seule façon d'avancer en Syrie, comme dans d'autres pays, est de tenir compte des aspirations légitimes du peuple syrien, introduire des réformes démocratiques...», a-t-il ajouté.
«Tout d'abord, nous avons pris la responsabilité de l'opération en Libye parce qu'il y avait un mandat clair des Nations unies, car nous avons eu un soutien fort et actif des pays de la région», a-t-il poursuivi estimant qu'«aucune de ces conditions n'est remplie en Syrie».
«Nous devons prendre des décisions au cas par cas. Dans une perspective globale, vous ne pouvez pas comparer la Libye et la Syrie», a-t-il ajouté.
«Nous n'avons aucunement l'intention d'intervenir en Syrie», a-t-il répété.
Le régime syrien qui ne reconnaît pas l'ampleur de la contestation et attribue les violences dans le pays à des «gangs terroristes» ne cesse de réprimer les protestataires qui réclament le départ de M. Assad depuis le 15 mars. Plus de 3000 personnes y ont péri selon l'ONU.
L'insurrection populaire tend désormais à se transformer en conflit armé avec la multiplication des affrontements entre soldats, membres des forces de sécurité et déserteurs, qui ont fait des dizaines de morts ces derniers jours, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), une ONG basée au Royaume-Uni.
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/crise-dans-le-monde-arabe/201110/31/01-4462955-une-intervention-de-lotan-en-syrie-totalement-exclue.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_crise-dans-le-monde-arabe_1415782_section_POS1
Commentaire:
Ne vous étonnez point si demain des frappes de l'OTAN contre la Syrie devenaient parfaitement justifiées. C'est une question d'enjeux et de conjonctures!
Les sénateurs veulent enquêter sur la nationalité des membres du gouvernement
Une commission de neufs sénateurs est mise en place en vue d'enquêter sur la nationalité de tous les membres du gouvernement Martelly /Conille. Cette commission créée, lors d'une séance spéciale réalisée au Senat après la libération du député de Delmas /Tabarre, Arnel Belizaire. Elle envisage également d'enquêter sur le président de la République lui-même.
Le sénateur de la Grand ‘anse Andris Riché souhaite que les membres de cette commission fassent eux aussi l'objet d'une enquête sérieuse, puisque selon lui, certaines informations font croire que des sénateurs de la République auraient la nationalité étrangère.
Cette commission a été mise en place suite à une demande du sénateur du Nord Moise Jean Charles qui affirme que des rumeurs font croire que des membres du gouvernement Martelly/Conille auraient la double Nationalité.
L'élu du nord considéré comme un opposant farouche de Michel Martelly a bénéficié le soutien de plusieurs de ses collègues dans le cadre de cette démarche.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19829
Commentaires:
Nous sommes fin prêts en première ligne pour suivre l'évolutuion de cette nouvelle crise politique. Le parlement va enquêter sur la nationalité des membres du gouvernements Conille/ Martelly. Il y a de forte rumeurs sur le cas particulier du président de la République. C'est en effet une coutume en Haïti d'aller accoucher aux USA. Histoire de donner une chance aux enfants en leur offrant une antionalité différente à l'haïtienne.
On se rappelle encore les démêlées du sénatuer Boulos qui a été chassé du parlement pour double nationalité. A l'époque, l'un de ses compères avaient carrément pris la fuite.
Comme on dit chez nous " nou tout gen you grenn zanno kay ofèv". Si la présidence lui aussi se lance dans une enquête pour dénicher des parlementaires détenteurs de deux nationalités on risque de se retrouver sans giouvernement et sans parlement.
Que personne ne s'inquiète! Si les rumeurs sont fondées , il ya aura juste un arrangement du style "Kase fèy kouvri sa". Et on entendra plus parler de cette affaire.
Et dire que les pupilles de l'oncle SAM n'ont pas encore rélaisé leurs visites de courtoisie au bureaux de nos chers parlementaires!
Le sénateur de la Grand ‘anse Andris Riché souhaite que les membres de cette commission fassent eux aussi l'objet d'une enquête sérieuse, puisque selon lui, certaines informations font croire que des sénateurs de la République auraient la nationalité étrangère.
Cette commission a été mise en place suite à une demande du sénateur du Nord Moise Jean Charles qui affirme que des rumeurs font croire que des membres du gouvernement Martelly/Conille auraient la double Nationalité.
L'élu du nord considéré comme un opposant farouche de Michel Martelly a bénéficié le soutien de plusieurs de ses collègues dans le cadre de cette démarche.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19829
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Nous sommes fin prêts en première ligne pour suivre l'évolutuion de cette nouvelle crise politique. Le parlement va enquêter sur la nationalité des membres du gouvernements Conille/ Martelly. Il y a de forte rumeurs sur le cas particulier du président de la République. C'est en effet une coutume en Haïti d'aller accoucher aux USA. Histoire de donner une chance aux enfants en leur offrant une antionalité différente à l'haïtienne.
On se rappelle encore les démêlées du sénatuer Boulos qui a été chassé du parlement pour double nationalité. A l'époque, l'un de ses compères avaient carrément pris la fuite.
Comme on dit chez nous " nou tout gen you grenn zanno kay ofèv". Si la présidence lui aussi se lance dans une enquête pour dénicher des parlementaires détenteurs de deux nationalités on risque de se retrouver sans giouvernement et sans parlement.
Que personne ne s'inquiète! Si les rumeurs sont fondées , il ya aura juste un arrangement du style "Kase fèy kouvri sa". Et on entendra plus parler de cette affaire.
Et dire que les pupilles de l'oncle SAM n'ont pas encore rélaisé leurs visites de courtoisie au bureaux de nos chers parlementaires!
Vailhan Une délégation haïtienne a découvert tout l'intérêt du centre de ressources
Face aux pertes humaines considérables subies en Haïti dans le secteur de l'éducation après le séisme du 12 janvier 2010, l'Académie des sciences, le Centre national d'études spatiales (Cnes), l'Université numérique francophone mondiale (UNFM) et le ministère français de l'Éducation nationale ont décidé d'unir leurs efforts pour apporter leur soutien aux instituteurs de l'enseignement fondamental haïtien.
C'est notamment sous la forme d'un programme intensif de télé formation que s'exprime ce projet de coopération. Couvrant quatre années de l'enseignement fondamental (du CP au CE2 français), il propose des modules en mathématiques, sciences, usage des technologies de l'information et de la communication, éducation à la santé et inclusion scolaire (ou comment adapter son enseignement aux élèves en grande difficulté), tenant compte des aspects linguistiques créole-français.
Quarante enseignants de l'Ecole fondamentale d'application - Centre d'appui pédagogique de Kenscoff (non loin de Port-au-Prince) - ont déjà suivi ce programme dont l'objectif est à la fois de former les instituteurs et de revitaliser les structures haïtiennes existantes.
Étroitement associée au projet, l'Académie de Montpellier vient récemment de recevoir une délégation haïtienne composée de conseillers pédagogiques, de techniciens du ministère de l'Éducation nationale et de la directrice de l'école d'application de Kenscoff.
Désireuse de créer un pôle ressources sciences, axé sur la démarche d'investigation et les problématiques environnementales, la délégation a découvert avec un intérêt très vif le fonctionnement du centre de ressources de Vailhan, dont nombre des actions lui ont paru transposables en Haïti : accueil de classes sur le terrain autour de problématiques liées au développement durable ; formation des enseignants sur le site ; conception et prêt d'outils pédagogiques généralistes (eau, air, énergies renouvelables...) ou liés à un territoire d'action précis...
Disposant d'un jardin au sein de l'école d'application de Kenscoff, la directrice de cette structure a porté un regard attentif au jardin pédagogique de l'Abelanier où se mettent en œuvre des compétences et des connaissances dépassant très largement les seules pratiques culturales.
http://www.midilibre.fr/2011/10/30/une-delegation-haitienne-a-decouvert-tout-l-interet-du-centre-de-ressources,409942.php
C'est notamment sous la forme d'un programme intensif de télé formation que s'exprime ce projet de coopération. Couvrant quatre années de l'enseignement fondamental (du CP au CE2 français), il propose des modules en mathématiques, sciences, usage des technologies de l'information et de la communication, éducation à la santé et inclusion scolaire (ou comment adapter son enseignement aux élèves en grande difficulté), tenant compte des aspects linguistiques créole-français.
Quarante enseignants de l'Ecole fondamentale d'application - Centre d'appui pédagogique de Kenscoff (non loin de Port-au-Prince) - ont déjà suivi ce programme dont l'objectif est à la fois de former les instituteurs et de revitaliser les structures haïtiennes existantes.
Étroitement associée au projet, l'Académie de Montpellier vient récemment de recevoir une délégation haïtienne composée de conseillers pédagogiques, de techniciens du ministère de l'Éducation nationale et de la directrice de l'école d'application de Kenscoff.
Désireuse de créer un pôle ressources sciences, axé sur la démarche d'investigation et les problématiques environnementales, la délégation a découvert avec un intérêt très vif le fonctionnement du centre de ressources de Vailhan, dont nombre des actions lui ont paru transposables en Haïti : accueil de classes sur le terrain autour de problématiques liées au développement durable ; formation des enseignants sur le site ; conception et prêt d'outils pédagogiques généralistes (eau, air, énergies renouvelables...) ou liés à un territoire d'action précis...
Disposant d'un jardin au sein de l'école d'application de Kenscoff, la directrice de cette structure a porté un regard attentif au jardin pédagogique de l'Abelanier où se mettent en œuvre des compétences et des connaissances dépassant très largement les seules pratiques culturales.
http://www.midilibre.fr/2011/10/30/une-delegation-haitienne-a-decouvert-tout-l-interet-du-centre-de-ressources,409942.php
Brésil : L'ancien président Lula commence sa chimiothérapie
L'ex-président brésilien Lula da Silva est arrivé lundi à l'hôpital syro-libanais de Sao Paulo, deux jours après l'annonce de son service de presse ayant indiqué que l'ancien chef d'Etat souffrait d'un cancer du larynx.
Luiz Inacio Lula da Silva a gouverné le Brésil de 2003 à 2010 SIPA/IPON-BONESSIl avait été admis à l'hôpital samedi. Il vient de fêter ses 66 ans jeudi dernier. L'ancien président brésilien Lula da Silva vient de commencer sa première séance de chimiothérapie ce lundi à Sao Paulo à l'hôpital syro-libanais. Atteint d'un cancer du larynx, l'ancien chef d'Etat était accompagné ce lundi de sa femme Marisa Leticia. Avec elle, il a évité la foule de journalistes amassés devant l'établissement.
Il est "confiant"
La veille, l'un de ses médecins indiquait à la presse qu'il était « confiant » dans le traitement qu'il devait suivre contre le cancer, estimant que c'était « l'essentiel pour le succès de n'importe quel traitement ». « Les oncologues sont optimistes (...) et, avec ce traitement, Lula a 80 % de chances de guérir », a ainsi dit le spécialiste.
Lula, un ancien mécanicien, a quitté la présidence l’an dernier après avoir été considéré comme l’un des présidents les plus populaires du Brésil. Durant son mandat, il a appliqué des programmes sociaux qui ont permis à 29 millions de Brésiliens de sortir de la pauvreté et a placé son pays au centre de la scène diplomatique internationale. L’Hôpital Syro-Libanais est spécialisé dans le traitement contre le cancer, et avait soigné José Alencar, vice-président de Lula, qui avait succombé en mars dernier à un cancer généralisé dans la région abdominale, qu’il avait développé depuis 1997.
http://www.francesoir.fr/actualite/sante/bresil-l-ancien-president-lula-commence-sa-chimiotherapie-152328.html
Luiz Inacio Lula da Silva a gouverné le Brésil de 2003 à 2010 SIPA/IPON-BONESSIl avait été admis à l'hôpital samedi. Il vient de fêter ses 66 ans jeudi dernier. L'ancien président brésilien Lula da Silva vient de commencer sa première séance de chimiothérapie ce lundi à Sao Paulo à l'hôpital syro-libanais. Atteint d'un cancer du larynx, l'ancien chef d'Etat était accompagné ce lundi de sa femme Marisa Leticia. Avec elle, il a évité la foule de journalistes amassés devant l'établissement.
Il est "confiant"
La veille, l'un de ses médecins indiquait à la presse qu'il était « confiant » dans le traitement qu'il devait suivre contre le cancer, estimant que c'était « l'essentiel pour le succès de n'importe quel traitement ». « Les oncologues sont optimistes (...) et, avec ce traitement, Lula a 80 % de chances de guérir », a ainsi dit le spécialiste.
Lula, un ancien mécanicien, a quitté la présidence l’an dernier après avoir été considéré comme l’un des présidents les plus populaires du Brésil. Durant son mandat, il a appliqué des programmes sociaux qui ont permis à 29 millions de Brésiliens de sortir de la pauvreté et a placé son pays au centre de la scène diplomatique internationale. L’Hôpital Syro-Libanais est spécialisé dans le traitement contre le cancer, et avait soigné José Alencar, vice-président de Lula, qui avait succombé en mars dernier à un cancer généralisé dans la région abdominale, qu’il avait développé depuis 1997.
http://www.francesoir.fr/actualite/sante/bresil-l-ancien-president-lula-commence-sa-chimiotherapie-152328.html
Les Palestiniens désormais membres à part entière de l'UNESCO
31. octobre 2011, 16h47 Cette fois c'est fait: les Palestiniens sont officiellement devenus membres à part entière de l'UNESCO. Israël a déclaré que cette admission éloigne tout accord de paix et la Maison-Blanche l'a taxée de contreproductive.
Les Palestiniens ont enregistré à Paris une victoire diplomatique aussi symbolique que significative sur la voie de la reconnaissance de leur Etat, en obtenant le statut de membre à part entière de l’UNESCO, l’une des principales agences de l’ONU.
"La Conférence générale (qui réunit l’ensemble des Etats membres, ndlr) décide de l’admission de la Palestine comme membre de l’UNESCO", dit la résolution adoptée par 107 voix pour, 52 abstentions et 14 voix contre, parmi les pays présents au siège de l’Unesco à Paris.
"L’entrée de la Palestine porte le nombre d’Etats membres de l’Unesco à 195", a déclaré l’organisation dans un communiqué.
La quasi-totalité des pays arabes, africains et latino-américains se sont prononcés pour l’adhésion des Palestiniens, de même que la France qui avait pourtant émis de sérieuses réserves ces derniers jours sur la démarche palestinienne.
"L’Unesco, ce n’est ni le lieu ni le moment. Tout doit se passer à New York", jugeait encore vendredi le ministère français des Affaires étrangères.
Demande de reconnaissance à l'ONU à New York
Car beaucoup d’Occidentaux estimaient que la candidature à l’UNESCO ne pouvait précéder l’aboutissement de la démarche entreprise par les Palestiniens auprès de l’ONU à New York.
Le président palestinien Mahmoud Abbas avait solennellement demandé le 23 septembre à l’ONU de reconnaître l’Etat palestinien. Cette demande doit être examinée le 11 novembre par le Conseil de sécurité, où elle pourrait être frappée d’un veto américain.
Les Etats-Unis, l’Allemagne et le Canada ont voté contre, tandis que parmi les Européens, l’Italie et le Royaume Uni se sont abstenus.
L’admission de la Palestine à l’UNESCO éloigne les perspectives d’un accord de paix, a estimé pour sa part le gouvernement israélien, en condamnant une "manoeuvre unilatérale" des Palestiniens.
"Israël rejette la décision de l’Assemblée générale de l’UNESCO (...) acceptant la Palestine comme Etat-membre de l’organisation", indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères.
"Il s’agit d’une manoeuvre palestinienne unilatérale qui ne changera rien sur le terrain mais éloigne davantage la possibilité d’un accord de paix", souligne le communiqué.
"Cette décision ne transformera pas l’Autorité palestinienne en un véritable Etat mais place des obstacles inutiles sur le chemin de la reprise des négociations", ajoute-t-il.
Prématuré et contreproductif
La Maison Blanche a déclaré elle que le vote est "prématuré" et "contreproductif" dans la perspective d’une reprise espérée des négociations de paix au Proche-Orient.
"Le vote d’admission de l’Autorité palestinienne aujourd’hui à l’Unesco est prématuré et contreproductif vis-à-vis de l’objectif de la communauté internationale de parvenir à une paix complète, juste et durable au Proche-Orient", a affirmé le porte-parole du président américain Barack Obama, Jay Carney.
http://www.lematin.ch/actu/monde/les-palestiniens-desormais-membres-part-entiere-de-lunesco-2011-10-31
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| Au siège de l'UNESCO à Paris © KEYSTONE |
"La Conférence générale (qui réunit l’ensemble des Etats membres, ndlr) décide de l’admission de la Palestine comme membre de l’UNESCO", dit la résolution adoptée par 107 voix pour, 52 abstentions et 14 voix contre, parmi les pays présents au siège de l’Unesco à Paris.
"L’entrée de la Palestine porte le nombre d’Etats membres de l’Unesco à 195", a déclaré l’organisation dans un communiqué.
La quasi-totalité des pays arabes, africains et latino-américains se sont prononcés pour l’adhésion des Palestiniens, de même que la France qui avait pourtant émis de sérieuses réserves ces derniers jours sur la démarche palestinienne.
"L’Unesco, ce n’est ni le lieu ni le moment. Tout doit se passer à New York", jugeait encore vendredi le ministère français des Affaires étrangères.
Demande de reconnaissance à l'ONU à New York
Car beaucoup d’Occidentaux estimaient que la candidature à l’UNESCO ne pouvait précéder l’aboutissement de la démarche entreprise par les Palestiniens auprès de l’ONU à New York.
Le président palestinien Mahmoud Abbas avait solennellement demandé le 23 septembre à l’ONU de reconnaître l’Etat palestinien. Cette demande doit être examinée le 11 novembre par le Conseil de sécurité, où elle pourrait être frappée d’un veto américain.
Les Etats-Unis, l’Allemagne et le Canada ont voté contre, tandis que parmi les Européens, l’Italie et le Royaume Uni se sont abstenus.
L’admission de la Palestine à l’UNESCO éloigne les perspectives d’un accord de paix, a estimé pour sa part le gouvernement israélien, en condamnant une "manoeuvre unilatérale" des Palestiniens.
"Israël rejette la décision de l’Assemblée générale de l’UNESCO (...) acceptant la Palestine comme Etat-membre de l’organisation", indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères.
"Il s’agit d’une manoeuvre palestinienne unilatérale qui ne changera rien sur le terrain mais éloigne davantage la possibilité d’un accord de paix", souligne le communiqué.
"Cette décision ne transformera pas l’Autorité palestinienne en un véritable Etat mais place des obstacles inutiles sur le chemin de la reprise des négociations", ajoute-t-il.
Prématuré et contreproductif
La Maison Blanche a déclaré elle que le vote est "prématuré" et "contreproductif" dans la perspective d’une reprise espérée des négociations de paix au Proche-Orient.
"Le vote d’admission de l’Autorité palestinienne aujourd’hui à l’Unesco est prématuré et contreproductif vis-à-vis de l’objectif de la communauté internationale de parvenir à une paix complète, juste et durable au Proche-Orient", a affirmé le porte-parole du président américain Barack Obama, Jay Carney.
http://www.lematin.ch/actu/monde/les-palestiniens-desormais-membres-part-entiere-de-lunesco-2011-10-31
Ce que la Chine veut obtenir en sortant l'Europe de l'ornière
Pierre Haski Rue89
L'Europe a-t-elle sacrifié son indépendance en se tournant vers la Chine pour sauver la zone euro, comme l'ont affirmé aussi bien François Hollande que François Bayrou ou Daniel Cohn-Bendit ? La question mérite d'être posée en termes moins simplistes.
Hu Jintao, le numéro un chinois, n'a sans doute pas pu s'empêcher d'avoir un grand moment de jouissance lorsque Nicolas Sarkozy l'a appelé, jeudi, pour l'informer des résultats du sommet européen de Bruxelles.
Son objectif ? Accorder un répit à la Grèce et au delà, à la finance mondiale, en incitant son interlocuteur à investir dans le Fonds européen de stabilité financière (FESF). Le même Sarkozy qui lui donnait des leçons il y a trois ans sur le Tibet, et s'affichait avec le dalaï lama, la bête noire de Pékin.
Dès jeudi soir, le président du FESF, Klaus Regling, arrivait à Pékin pour des entretiens avec les officiels chinois. Et, selon le Financial Times de vendredi, la Chine pourrait investir 35 à 70 milliards d'euros, voire plus, dans le FESF. A quel prix ?
1: Obtenir des contreparties tous azimuts
Les échanges publics sont polis et vagues. Mais qui peut croire que la Chine ne posera pas ses conditions, explicites et implicites, pour l'octroi de cette aide dont l'Europe, affaiblie, a cruellement besoin. On peut évoquer :
•L'octroi du statut d'économie de marché à la Chine. Pékin doit obtenir ce statut en 2016 selon les termes de son adhésion à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), mais demande que la date soit avancée.
L'Union européenne a jusqu'ici refusé, car ce statut offrirait de meilleures garanties d'accès aux produits chinois sur le marché européen, en les mettant à l'abri de clauses antidumping.
•Arrêt des pressions sur la valeur du yuan, la monnaie chinoise, dont la sous-évaluation est régulièrement dénoncée à Washington comme à Bruxelles.
•Plus de rigueur dans la gestion des économies européennes, sous contrôle du FMI.
•Arrêt des pressions sur les sujets politiques sensibles pour Pékin comme les droits de l'homme en Chine, le Tibet, Taïwan, etc.
•Levée de l'embargo européen sur les ventes d'armes à la Chine : promis par Jacques Chirac et Gerhard Schröder, la levée de cet embargo, héritage du massacre de Tiananmen en 1989, s'est heurté à l'absence de consensus européen. Pékin le vit comme une humiliation.
Les conclusions du sommet signalent le renversement du rapport de force mondial : la vieille Europe, berceau de l'industrialisation et des empires coloniaux, appelle désormais à la rescousse les « émergents », c'est-à-dire l'ancien monde colonisé (Inde, Brésil, Chine...) pour sauver ses économies.
Le prix à payer pour l'Europe : un rapport de force moins favorable face à la nouvelle puissance chinoise, dans les dossiers qui fâchent : importations chinoises ou conceptions divergentes de la gouvernance du monde (comme l'a montré le récent veto chinois et russe sur la Syrie au Conseil de sécurité de l'ONU).
C'est ce qu'a dit François Hollande, le candidat du PS, lors de son passage sur TF1 :
« Peut-on penser que le fait de se mettre, ne serait-ce qu'en partie, entre les mains de ces nations avec lesquelles nous avons par ailleurs à négocier sur le front monétaire et commercial nous mettra en capacité d'obtenir des résultats positifs pour l'Europe ? »
C'est ce que dénonce également l'eurodéputé Vert Daniel Cohn Bendit, qui regrette qu'au lieu de « communautariser » une partie de la dette des pays de la zone euro, on a préféré une « solution chinoise » (et russe). « Politiquement vous vous mettez dans la main de la Russie et de la Chine », a-t-il dit sur BFM-TV.
Hubert Védrine, l'ancien ministre des Affaires étrangères de Lionel Jospin, explique le nouveau rapport de force au Figaro en termes plus policés :
« Dans la mondialisation, il y a les mondialisateurs et les mondialisés. Les Occidentaux ont perdu le monopole de la puissance, de la richesse, de l'influence, de la décision. Il faut partager avec d'autres. »
2.- Ne pas refaire les mêmes erreurs qu'avec les Etats-Unis
Du point de vue chinois, les choses ne sont pas simples non plus.
La Chine a investi environ la moitié de ses 3 200 milliards de dollars de réserves en devise américaine, dont une bonne partie en bonds du Trésor américain. Elle l'a fait :
• pour placer les liquidités dues à son colossal excédent commercial,
• pour donner des gages aux Etats-Unis inquiets de l'émergence de la puissance chinoise, et ainsi éviter une nouvelle « guerre froide ».
Ce faisant, la Chine a financé le déficit américain, comme le Japon l'avait fait avant elle, et s'est retrouvé sans recours lorsque la crise des « subprimes » a frappé en 2008, et menacé tout l'édifice de l'économie américaine.
La Chine n'investira pas dans les mêmes conditions pour renflouer l'Europe : elle exigera un maximum de garanties sur la réduction de la dette des pays de la zone euro, et sur la réduction des déficits.
Ironiquement, Pékin a créé sa propre agence de notation, qui a déjà privé en 2010 la France de son mythique AAA...
Cet été, déjà, Pékin avait sermonné les Américains sur leur incapacité à gérer convenablement la question de leur dette, alors que la Maison Blanche et le Congrès s'opposaient sur le relèvement du plafond de la dette américaine.
Les Chinois ne supportent pas l'incertitude, et les Européens, de leur point de vue, évoluent dans une zone grise.
En 2007, la Chine avait ainsi défini sa politique de réserves :
« Nous recherchons la stabilité, la liquidité et le retour sur investissement et nous avons une politique stratégique à long terme. »
La zone euro, telle qu'elle est, répond-elle à ces critères ?
3.- Ne pas alimenter la surenchère nationaliste en interne
C'est un fait méconnu en Europe, mais le pouvoir chinois doit faire face à une surenchère nationaliste, interne mais aussi extérieure au parti communiste, qui a lancé de vives critiques contre l'équipe dirigeante pour avoir investi en bons du trésor américains.
Très active sur le Web, cette aile nationaliste considère que la Chine doit utiliser ses ressources à régler ses problèmes de développement, plutôt qu'à financer le déficit des Américains, a fortiori celui des Européens sans enjeu stratégique.
Dans le Financial Times, Li Daokui, membre du Comité monétaire de la Banque centrale chinoise, le dit clairement :
« Le principal souci du gouvernement chinois est de savoir comment expliquer cette décision au peuple chinois. »
Le débat avait très chaud en 2007-2009, lors de la crise des subprimes. Le gouvernement a dû faire face à la surenchère d'une aile nationaliste.
En 2007, deux économistes chinois liés au parti communiste avaient semé l'effroi en menaçant d'employer « l'arme nucléaire » monétaire : mettre sur le marché les réserves chinoises en dollar.
Ils avaient très vite été désavoués par Pékin, mais leur message était passé. Des gens haut placés dans l'appareil du pouvoir chinois réfléchissent à de tels scénarios catastrophes.
Et ils ne risquent pas de se calmer lorsque le Congrès américain menace régulièrement la Chine de déclencher la guerre des monnaies, ou quand leur parvient les échos antichinois des campagnes électorales aux Etats-Unis, ou en France.
En répondant à l'appel à l'aide de l'Europe, Pékin devra en permanence vérifier si l'opinion publique – qui se fait entendre sur Internet malgré la censure –, n'y voit pas la répétition de l'« erreur du dollar ».
Un blogueur, Songhzhe, cité par le New Yorker, sonnait ainsi l'alarme sur Weibo, le site de microblogging chinois :
« Pourquoi devons-nous une nouvelle fois donner ce que nous avons gagné par le fruit de notre sang, de notre sueur et de nos larmes, à ces riches et paresseux Européens ? »
4.- Accéder librement à la technologie
Si la Chine est prête à participer avec modération au plan européen de sauvetage de la zone euro, c'est évidemment afin de sauver le premier marché au monde pour ses produits. Mais c'est aussi pour ouvrir plus grand la porte à ses investissements.
Depuis une décennie, les entreprises chinoises tentent de rattraper leur retard à la fois en investissant plus que leurs concurrents dans la recherche et le développement, mais aussi en rachetant des entreprises disposant de technologies de pointe.
Dans la course aux brevets, Pékin s'est heurté, aux Etats-Unis, à des blocages politiques. Que ce soit dans la technologie ou dans l'énergie, les tentatives de rachat d'entreprises américaines par les Chinois ont souvent été bloquées, à l'exception notable de la branche PC d'IBM, vendue à Lenovo.
Dans ses rapports avec l'Europe, la Chine espère qu'il en ira différemment : elle sait que les Européens sont affaiblis et en ordre dispersé. Les investissements chinois, encore modestes, sont déjà en augmentation de 50% cette année, pour atteindre quelque 5,6 milliards d'euros.
Attendez-vous donc à plus de rachats d'entreprises de pointe européennes par les Chinois, sauveurs providentiels de secteurs en difficulté.
Le hasard a fait que le jour même où l'Europe se tournait vers Pékin, un consortium chinois concluait le rachat pour à peine 100 millions d'euros du constructeur automobile suédois Saab, en faillite financière mais disposant d'une marque et d'un savoir-faire reconnus. Saab rejoint l'autre suédois Volvo et le britannique Rover dans le giron d'une industrie automobile chinoise ambitieuse.
Avec l'accord de Bruxelles, la « diplomatie du carnet de chèques » chinois pourra se déployer sans entraves dans une Europe affaiblie et ouverte.
Les optimistes y verront une nouvelle étape de la mondialisation dans laquelle la Chine prendra toute sa place de grande puissance sans pour autant viser l'hégémonie. Les pessimistes, nombreux, y verront la fin de la capacité de l'Europe de peser sur un monde dans lequel elle représente pourtant l'un des pôles majeurs.
http://www.lepost.fr/extrait-du-web/2011/10/31/2626465_que-demande-la-chine-pour-sauver-l-europe.html
L'Europe a-t-elle sacrifié son indépendance en se tournant vers la Chine pour sauver la zone euro, comme l'ont affirmé aussi bien François Hollande que François Bayrou ou Daniel Cohn-Bendit ? La question mérite d'être posée en termes moins simplistes.
Hu Jintao, le numéro un chinois, n'a sans doute pas pu s'empêcher d'avoir un grand moment de jouissance lorsque Nicolas Sarkozy l'a appelé, jeudi, pour l'informer des résultats du sommet européen de Bruxelles.
Son objectif ? Accorder un répit à la Grèce et au delà, à la finance mondiale, en incitant son interlocuteur à investir dans le Fonds européen de stabilité financière (FESF). Le même Sarkozy qui lui donnait des leçons il y a trois ans sur le Tibet, et s'affichait avec le dalaï lama, la bête noire de Pékin.
Dès jeudi soir, le président du FESF, Klaus Regling, arrivait à Pékin pour des entretiens avec les officiels chinois. Et, selon le Financial Times de vendredi, la Chine pourrait investir 35 à 70 milliards d'euros, voire plus, dans le FESF. A quel prix ?
1: Obtenir des contreparties tous azimuts
Les échanges publics sont polis et vagues. Mais qui peut croire que la Chine ne posera pas ses conditions, explicites et implicites, pour l'octroi de cette aide dont l'Europe, affaiblie, a cruellement besoin. On peut évoquer :
•L'octroi du statut d'économie de marché à la Chine. Pékin doit obtenir ce statut en 2016 selon les termes de son adhésion à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), mais demande que la date soit avancée.
L'Union européenne a jusqu'ici refusé, car ce statut offrirait de meilleures garanties d'accès aux produits chinois sur le marché européen, en les mettant à l'abri de clauses antidumping.
•Arrêt des pressions sur la valeur du yuan, la monnaie chinoise, dont la sous-évaluation est régulièrement dénoncée à Washington comme à Bruxelles.
•Plus de rigueur dans la gestion des économies européennes, sous contrôle du FMI.
•Arrêt des pressions sur les sujets politiques sensibles pour Pékin comme les droits de l'homme en Chine, le Tibet, Taïwan, etc.
•Levée de l'embargo européen sur les ventes d'armes à la Chine : promis par Jacques Chirac et Gerhard Schröder, la levée de cet embargo, héritage du massacre de Tiananmen en 1989, s'est heurté à l'absence de consensus européen. Pékin le vit comme une humiliation.
Les conclusions du sommet signalent le renversement du rapport de force mondial : la vieille Europe, berceau de l'industrialisation et des empires coloniaux, appelle désormais à la rescousse les « émergents », c'est-à-dire l'ancien monde colonisé (Inde, Brésil, Chine...) pour sauver ses économies.
Le prix à payer pour l'Europe : un rapport de force moins favorable face à la nouvelle puissance chinoise, dans les dossiers qui fâchent : importations chinoises ou conceptions divergentes de la gouvernance du monde (comme l'a montré le récent veto chinois et russe sur la Syrie au Conseil de sécurité de l'ONU).
C'est ce qu'a dit François Hollande, le candidat du PS, lors de son passage sur TF1 :
« Peut-on penser que le fait de se mettre, ne serait-ce qu'en partie, entre les mains de ces nations avec lesquelles nous avons par ailleurs à négocier sur le front monétaire et commercial nous mettra en capacité d'obtenir des résultats positifs pour l'Europe ? »
C'est ce que dénonce également l'eurodéputé Vert Daniel Cohn Bendit, qui regrette qu'au lieu de « communautariser » une partie de la dette des pays de la zone euro, on a préféré une « solution chinoise » (et russe). « Politiquement vous vous mettez dans la main de la Russie et de la Chine », a-t-il dit sur BFM-TV.
Hubert Védrine, l'ancien ministre des Affaires étrangères de Lionel Jospin, explique le nouveau rapport de force au Figaro en termes plus policés :
« Dans la mondialisation, il y a les mondialisateurs et les mondialisés. Les Occidentaux ont perdu le monopole de la puissance, de la richesse, de l'influence, de la décision. Il faut partager avec d'autres. »
2.- Ne pas refaire les mêmes erreurs qu'avec les Etats-Unis
Du point de vue chinois, les choses ne sont pas simples non plus.
La Chine a investi environ la moitié de ses 3 200 milliards de dollars de réserves en devise américaine, dont une bonne partie en bonds du Trésor américain. Elle l'a fait :
• pour placer les liquidités dues à son colossal excédent commercial,
• pour donner des gages aux Etats-Unis inquiets de l'émergence de la puissance chinoise, et ainsi éviter une nouvelle « guerre froide ».
Ce faisant, la Chine a financé le déficit américain, comme le Japon l'avait fait avant elle, et s'est retrouvé sans recours lorsque la crise des « subprimes » a frappé en 2008, et menacé tout l'édifice de l'économie américaine.
La Chine n'investira pas dans les mêmes conditions pour renflouer l'Europe : elle exigera un maximum de garanties sur la réduction de la dette des pays de la zone euro, et sur la réduction des déficits.
Ironiquement, Pékin a créé sa propre agence de notation, qui a déjà privé en 2010 la France de son mythique AAA...
Cet été, déjà, Pékin avait sermonné les Américains sur leur incapacité à gérer convenablement la question de leur dette, alors que la Maison Blanche et le Congrès s'opposaient sur le relèvement du plafond de la dette américaine.
Les Chinois ne supportent pas l'incertitude, et les Européens, de leur point de vue, évoluent dans une zone grise.
En 2007, la Chine avait ainsi défini sa politique de réserves :
« Nous recherchons la stabilité, la liquidité et le retour sur investissement et nous avons une politique stratégique à long terme. »
La zone euro, telle qu'elle est, répond-elle à ces critères ?
3.- Ne pas alimenter la surenchère nationaliste en interne
C'est un fait méconnu en Europe, mais le pouvoir chinois doit faire face à une surenchère nationaliste, interne mais aussi extérieure au parti communiste, qui a lancé de vives critiques contre l'équipe dirigeante pour avoir investi en bons du trésor américains.
Très active sur le Web, cette aile nationaliste considère que la Chine doit utiliser ses ressources à régler ses problèmes de développement, plutôt qu'à financer le déficit des Américains, a fortiori celui des Européens sans enjeu stratégique.
Dans le Financial Times, Li Daokui, membre du Comité monétaire de la Banque centrale chinoise, le dit clairement :
« Le principal souci du gouvernement chinois est de savoir comment expliquer cette décision au peuple chinois. »
Le débat avait très chaud en 2007-2009, lors de la crise des subprimes. Le gouvernement a dû faire face à la surenchère d'une aile nationaliste.
En 2007, deux économistes chinois liés au parti communiste avaient semé l'effroi en menaçant d'employer « l'arme nucléaire » monétaire : mettre sur le marché les réserves chinoises en dollar.
Ils avaient très vite été désavoués par Pékin, mais leur message était passé. Des gens haut placés dans l'appareil du pouvoir chinois réfléchissent à de tels scénarios catastrophes.
Et ils ne risquent pas de se calmer lorsque le Congrès américain menace régulièrement la Chine de déclencher la guerre des monnaies, ou quand leur parvient les échos antichinois des campagnes électorales aux Etats-Unis, ou en France.
En répondant à l'appel à l'aide de l'Europe, Pékin devra en permanence vérifier si l'opinion publique – qui se fait entendre sur Internet malgré la censure –, n'y voit pas la répétition de l'« erreur du dollar ».
Un blogueur, Songhzhe, cité par le New Yorker, sonnait ainsi l'alarme sur Weibo, le site de microblogging chinois :
« Pourquoi devons-nous une nouvelle fois donner ce que nous avons gagné par le fruit de notre sang, de notre sueur et de nos larmes, à ces riches et paresseux Européens ? »
4.- Accéder librement à la technologie
Si la Chine est prête à participer avec modération au plan européen de sauvetage de la zone euro, c'est évidemment afin de sauver le premier marché au monde pour ses produits. Mais c'est aussi pour ouvrir plus grand la porte à ses investissements.
Depuis une décennie, les entreprises chinoises tentent de rattraper leur retard à la fois en investissant plus que leurs concurrents dans la recherche et le développement, mais aussi en rachetant des entreprises disposant de technologies de pointe.
Dans la course aux brevets, Pékin s'est heurté, aux Etats-Unis, à des blocages politiques. Que ce soit dans la technologie ou dans l'énergie, les tentatives de rachat d'entreprises américaines par les Chinois ont souvent été bloquées, à l'exception notable de la branche PC d'IBM, vendue à Lenovo.
Dans ses rapports avec l'Europe, la Chine espère qu'il en ira différemment : elle sait que les Européens sont affaiblis et en ordre dispersé. Les investissements chinois, encore modestes, sont déjà en augmentation de 50% cette année, pour atteindre quelque 5,6 milliards d'euros.
Attendez-vous donc à plus de rachats d'entreprises de pointe européennes par les Chinois, sauveurs providentiels de secteurs en difficulté.
Le hasard a fait que le jour même où l'Europe se tournait vers Pékin, un consortium chinois concluait le rachat pour à peine 100 millions d'euros du constructeur automobile suédois Saab, en faillite financière mais disposant d'une marque et d'un savoir-faire reconnus. Saab rejoint l'autre suédois Volvo et le britannique Rover dans le giron d'une industrie automobile chinoise ambitieuse.
Avec l'accord de Bruxelles, la « diplomatie du carnet de chèques » chinois pourra se déployer sans entraves dans une Europe affaiblie et ouverte.
Les optimistes y verront une nouvelle étape de la mondialisation dans laquelle la Chine prendra toute sa place de grande puissance sans pour autant viser l'hégémonie. Les pessimistes, nombreux, y verront la fin de la capacité de l'Europe de peser sur un monde dans lequel elle représente pourtant l'un des pôles majeurs.
http://www.lepost.fr/extrait-du-web/2011/10/31/2626465_que-demande-la-chine-pour-sauver-l-europe.html
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