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mardi 14 décembre 2010

Exclusif - Accord franco-haïtien pour évacuer les enfants en cours d'adoption

Frédéric Helbert 14/12/10 à 16h48 Info France-Soir - La France et Haïti ont signé un accord d'Etat à Etat pour permettre l'évacuation en urgence de près de 300 enfants en cours d'adoption encore bloqués à Port-au-Prince.
Cet accord prévoit que soit autorisé le départ de tous les enfants, quelque soit le degré de la procédure d'adoption les concernant.
Dès sa prise de fonctions, le ministre des Affaires Etrangères, Michelle Alliot-Marie, avait fait de ce dossier, une priorité. Un échange de lettres officielles, paraphées dimanche dernier par l'ambassadeur de France, Didier le Bret, et le premier ministre haïtien, Jean-Max Bellerive, officialise l'accord dont France-Soir a pu prendre connaissance. Cet accord prévoit que «les enfants pourront quitter Port-au-Prince, sans que les parents adoptants n'aient l'obligation de venir les chercher. Les enfants seront munis d'un laissez-passer consulaire délivré par l'ambassade de France». Autrement dit l'obligation d'avoir un passeport et un visa en bonne et due formes, est levée.
Selon les termes des courriers diplomatiques, le Premier ministre haïtien a également confirmé que des instructions avaient été données à l'ensemble des différents services investis dans ce dossier, pour faciliter l'exécution de l'accord. Afin de s'assurer de la collaboration des autorités haïtiennes, Jean-Paul Monchau, directeur du Service de l'Adoption Internationale au Quai d'Orsay, a effectué ces derniers jours une visite de travail en Haïti, pour rencontrer les responsables des ministères concernés. Compte-tenu du contexte sécuritaire et sanitaire, le Quai d'Orsay déconseille pour l'heure, fortement aux familles adoptantes de se rendre à Port-au-Prince. Il rappelle que les compagnies aériennes ont été amenées à suspendre un temps les vols commerciaux (suite aux troubles et violences survenus après la diffusion des résultats du premier tour de l'élection présidentielle en Haïti).
Un enfant victime du choléra soigné et sauvé à temps
Ces vols viennent maintenant de reprendre, mais de fortes incertitudes demeurent. En l'état, les réunions de travail se succèdent. Le ministère des Affaires étrangères, en liaison avec l'ambassade de France, étudie toutes les solutions logistiques possibles, pour permettre le départ des enfants dans les meilleures conditions sanitaires et de sécurisation. L'ambassade a part ailleurs densifié son réseau médical, et installé un dispositif spécial dans l'enceinte de l'ancienne résidence de l'ambassadeur, pour protéger les enfants de l'épidémie de choléra, surveiller les crèches et intervenir au plus vite et au mieux en cas de danger. Selon nos informations, un enfant adopté a déjà reçu un traitement complet après avoir été touché par le virus et pu ainsi être sauvé à temps. Le ministère des Affaires Etrangères communiquera aux familles, en fonction de l'évolution de la situation, les dispositions qui seront prises pour permettre l'évacuation des enfants qui étaient encore bloqués depuis le séisme.
Six enfants adoptés sont morts dans des crèches insalubres
Jointe par France-Soir, Emanuelle Guerry, présidente du Collectif «SOS Haïti enfants adoptés», mère adoptante d'un petit garçon qu'elle a réussi à ramener en France au mois de juillet dernier, se félicite de cette avancée décisive qui préfigure sans doute la fin d'un long et douloureux combat.
«Nous remercions chaleureusement Mme Alliot-Marie, et nous nous réjouissons du fait qu'elle ait traité ce dossier avec autant de détermination». Mais Emmanuelle Guerry tient à rappeler que le collectif avait juste après le séisme, survenu le 12 janvier 2010, réclamé cet accord permettant l'évacuation en urgence, et qu'il s'était heurté à l'inflexibilité de l'ex-ministre des Affaires Etrangères, Bernard Kouchner, au nom du respect de la légalité et de la souveraineté haïtienne.
«Mr Kouchner avait laissé des centaines de familles dans le plus grand désarroi. Nous n'oublions pas que six enfants adoptés sont morts dans des crèches insalubres, et l'insupportable douleur de leurs parents. Aujourd'hui le Quai d'Orsay a pris la seule décision qui s'imposait dans l'intérêt de nos enfants, et nous la saluons. Les familles entrevoient désormais la fin du tunnel, dit Emanuelle Guerry, mais nous restons vigilantes, et attendons maintenant de connaître les modalités exactes de sortie de nos enfants. Notre combat ne cessera que lorsque tous les enfants adoptés auront enfin pu quitter Haïti et retrouver les bras de leurs parents».
http://www.francesoir.fr/etranger/exclusif-accord-franco-haitien-pour-evacuer-les-enfants-en-cours-dadoption.71140

Haïti - Reconstruction : CIRH et Commission Bilatérale sans Préval...

14/12/2010 11:55:54 La quatrième réunion de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d'Haïti (CIRH), prévue initialement ce mardi à Port-au-Prince, a du être déplacée à cause des violences post-électorales. Cette réunion, se tiendra ce mardi, à Santo-Domingo à l’Hôtel Hilton à compter de 14:00 heures.
Le Président d'Haïti, René Préval sera le grand absent, il vient d'annuler sa visite en République dominicaine, au cours de laquelle il devait avoir, avec le Président Leonel Fernández, des entretiens au cours de la Commission Mixte Bilatérale.
Edwin Paraison, le ministre de la diaspora haïtienne, a précisé que l’annulation du voyage du Président Préval est due à la crise post-électorale. Le chef de l’État est impliqué dans de nombreuses réunions et contacts avec les acteurs locaux ainsi que des fonctionnaires internationaux à la recherche d’une solution à la crise politique qui sévit en Haïti depuis la publication des résultats préliminaires contesté, des élections du 28 novembre 2010.
La CIRH sera co-présidé par l’ancien président américain Bill Clinton et le Premier ministre Jean Max Bellerive, pour discuter, en présence des délégations des 26 pays membres, des représentants de l’Organisation des États Américains (OEA) et des représentants des Organisations Non Gouvernementales (ONG), de nouveaux projets soumis pour approbation par les autorités d’Haïti.
Cette réunion sera suivi « des engagements » des bailleurs de fonds internationaux. La CIRH continue de faire l’objet de beaucoup de critiques pour son immobilisme, son déficit de résultat et son orientation stratégique décidée en dehors des secteurs organisés de la société haïtienne.
Alors que moins de 10% des fonds promis par l’internationale ont été décaissés, Temístocles Montás, le ministre dominicain de l’Économie, Planification et Développement, montre un optimisme réservé, craignant que ce soit encore la même chose. De nombreux projets seront soumis et approuvés, alors que le financement des projets déjà approuvés antérieurement, n’est toujours pas complété ou est inexistant...
À cet égard, il a rappelé fermement à la communauté internationale, à tenir ses promesses, et à débloquer aussi rapidement que possible, les ressources financières pour la reconstruction d’Haïti.
http://www.haitilibre.com/article-1912-haiti-reconstruction-cirh-et-commission-bilaterale-sans-preval.html

Haïti - Élections : Jude Célestin revendique la victoire au premier tour !

14/12/2010 09:07:43.- Afin de permettre à tous les candidats de soumettre leurs recours à l’instance légale du contentieux, avant le décompte final des voix, le Conseil Électoral Provisoire (CEP) a fixé au 13 décembre le début du délai de contestation qui prendre fin Mercredi (72 heures). Philomé Pierre-Noël, Président du Bureau Electoral Départemental (BED) de l’Ouest 1, a confirmé lundi, que les avocats représentant des candidats d’INITE, avaient soumis aux autorités électorales des éléments juridiques remettant en question les résultats des présidentielles et législatives. Ainsi, le candidat Jude Célestin «INITE» et Marie Denise Claude, candidate du parti au Sénat pour le département de l’Ouest, revendiquent tous les deux une victoire au premier tour.
Jude Célestin, qualifié pour le second tour, avec 241,462 voix (22.48%) derrière Mirlande H. Manigat 336,878 voix (31,37%) «Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP)» « revendique une victoire dès le premier tour avec 52 ou 54% des voix exprimées !»
Dans un message radio, Jude Célestin a appelé au respect du vote populaire, déplorant les manifestations violentes de ces derniers jours. Il a assuré que le vote populaire ne sera pas piétiné, et qu’il défendrait ce vote dans le cadre de la loi. Des dispositions ont déjà été prises en ce sens. Appelant ses partisans à rester mobilisés dans le calme dans l’attente du résultat final et d’éviter les provocations.
Jude Célestin va-t-il déposer les preuves de ses fraudes pour expliquer qu’elle sont sous-évaluée? Une des techniques utilisées par INITE et mise à jour... consistait à modifier à la saisie (centre de tabulation) le nombre de votes du Procès Verbal (PV) «INITE» comme l’indique l’exemple reproduit ci-dessous : où 10 votes deviennent 110. Cet exemple est loin d’être un cas isolé, d’autres PV passent ainsi de 11 à 111, de 18 à 118 etc... Ce qui est très préoccupant, c’est que ces résultats ont été validés et entrés dans le système informatique, en total désaccord avec les PV des Bureaux de Vote, ce qui suppose des complicités au centre de tabulation...
Nous ignorons si cette façon de frauder à été utilisée pour les votes au Sénat et à la Présidence, mais le doute existe.
http://www.haitilibre.com/article-1909-haiti-elections-jude-celestin-revendique-la-victoire-au-premier-tour.html

Tractations et manifestations se poursuivent dans le cadre de la crise postélectorale

Aucune manifestation n'a été enregistrée au cours des dernières 72 heures. Les averses intermittentes dues à un front froid ont fait baisser l'ardeur des protestataires. Le directeur du Centre National de Météorologie (CNM), Ronald Semelfort, annonce que les pluies se poursuivront au cours de la journée de mardi. Une reprise timide des activités a été notée hie lundi dans plusieurs grandes villes. Dans la région métropolitaine de Port-au-Prince, le transport en commun, le commerce et certains établissements scolaires ont fonctionné normalement.
Si les averses ont réduit l'ardeur des protestataires en Haïti, les haïtiens de la diaspora semblent vouloir prendre le relais. Environ 600 membres de la communauté haïtienne de Floride ont manifesté leur rejet du processus électoral samedi dernier. A l'initiative de l'organisation Véyé Yo, les manifestants ont réclamé l'annulation du scrutin et le départ du président Préval.
L'ex councilman de North Miami, Jacques Despinosse, est l'un des leaders du mouvement. Dans les prochains jours les haïtiens envisagent de réaliser des sit-in devant les sièges de l'ONU et de l'OEA. Ils critiquent le comportement du chef de la Minustah, Edmond Mulet et du chef de la mission d'observation de l'OEA/ Caricom, Colin Granderson.
Entre temps, le nonce apostolique, Bernardito Oussa, révèle que l'organisation d'une élection avec un seul tour de scrutin est envisagée.
Par ailleurs, l'ancien directeur général du CEP, Jacques Bernard, serait rentré au pays 7 jours après le début de la crise postélectorale. M. Bernard consultant de l'Usaid devrait notamment apporter un appui au Centre de Tabulation des Votes. L'ex directeur général du CEP avait institué ce département lors des joutes de 2006.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=18563

La crise postélectorale se transforme en impasse

Aucune nouvelle proposition n'a été formulée au cours des dernières 72 heures dans le cadre des efforts visant à résoudre la crise postélectorale. Prédite par les dirigeants de plusieurs leaders de l'opposition, dont les dirigeants de l'Alternative, de l'Ucadde et de Libération, la crise postélectorale se transforme en un vaste imbroglio. L'offre de recomptage des votes formulée par l'organisme électoral a été rejetée par les deux candidats Mirlande Manigat et Michel Martelly. La " procédure d'urgence et exceptionnelle de vérification" annoncée jeudi par le CEP n'a pas fait recette dans les rangs de l'opposition. Pour Michel Martelly, il s'agit ni plus ni moins que d'une manipulation. "Nous avons un gros problème avec le recomptage des voix dans la mesure où pas moins de 3.000 procès-verbaux frauduleux ont été ajoutés", a-t-il soutenu précisant que les fraudes ont eu lieu sur instruction du président Préval. Dénonçant un nouveau piège M. Martelly est convaincu que le gouvernement est prêt à tout pour rester au pouvoir.
Arrivée en tête du premier tour, Mirlande Manigat, ne veut pas non plus d'un nouveau comptage des voix. Elle déplore que le CEP n'ait pas indiqué "la procédure envisagée pour une telle opération".
Les principaux observateurs locaux sont également opposés à un recomptage des votes des 3 candidats arrivés en tête du premier tour. Les dirigeants de ces ONG estiment que cette initiative lancée par le Conseil électoral haïtien (CEP), ne répondait pas à l'urgence de la situation. "Toute disposition de ce genre doit faire l'objet d'un dialogue, d'une concertation susceptible de déboucher sur un consensus suffisant, condition indispensable pour aboutir à des résultats acceptés par tous", précisent t-ils.
En outre les observateurs nationaux soutiennent que les vérifications ne peuvent concerner seulement les trois candidats à la présidentielle qui auraient recueilli le plus grand nombre de voix le 28 novembre. "Toutes les contestations doivent être entendues aussi bien pour les législatives que pour les présidentielles", insistent ils.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=18561

Les Etats Unis soutiennent la démarche du CEP

La communauté internationale a apporté son appui à la commission de verification en vue de recomptage des bulletins. C'est ce qu'a annoncé ce lundi l'ambassadeur américain en Haïti, Kenneth Merten. Lors d'une rencontre avec la presse, il a estimé que la formation de cette structure permettra au CEP de faire la lumière sur les derniers résultats du scrutin.
Le diplomate dit condamner les violences et les actes de vandalisme qui ont suivi la publication des résultats dans le pays.
Kenneth Merten indique par ailleurs que les Etats-Unis ne sont pas prêts à appuyer un gouvernement provisoire.
Interrogé sur Les déclarations faites par le sénateur américain Patrick Joseph Leahy concernant une éventuelle annulation du visa des membres du gouvernement haïtien et du CEP, monsieur Merten a fait remarquer que le sénateur est très influent donc que ce sont des déclarations à prendre au sérieux.
Rappelons qu'au lendemain de la publication des résultats préliminaires par le CEP, l'ambassadeur américain avait déclaré que ces résultats étaient incorrects et ne reflétaient pas la volonté exprimée par le peuple haïtien à travers les urnes.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18565

"Les USA ne soutiennent pas l'idée d'un gouvernement provisoire" (diplomate)

Port-Au-Prince - "Les Etats-Unis ne soutiennent pas l'idée d'un gouvernement provisoire en Haïti", a déclaré lundi l'ambassadeur américain à Port-au-Prince Kenneth Merten alors que les autorités haïtiennes peinent à trouver une solution à la crise post-électorale. "La communauté internationale parle d'une seule voix, nous aimerions voir une issue à la crise qui respecte le vote de la population", a indiqué M. Merten en notant que les résultats publiés par le Conseil électoral haïtien ne concordent pas avec ceux fournis par des observateurs des élections.
Des manifestations violentes ont éclaté en Haïti au lendemain de la publication des résultats du premier tour contestés par les partisans du candidat Michel Martelly non qualifié pour le second tour. Le diplomate a condamné ces violences et encouragé les candidats qui veulent contester les résultats à suivre le processus légal.
"Nous encourageons les candidats qui ont des questions et des soucis avec les résultats à suivre le processus décrit dans la loi électorale. Les suggestions d'un gouvernement temporaire, sont en dehors de la Constitution, ce n'est pas quelque chose que nous soutenons", a répété M. Merten à la presse.
"Les contribuables américains qui vont dépenser plus d'un milliard de dollars en Haïti et qui ont apporté cinq millions de dollars pour les élections aimeraient s'assurer d'avoir participé à un processus transparent qui reflète la volonté du peuple haïtien", a soutenu l'amabassadeur.
"L'essentiel pour nous c'est de faire la lumière sur le vote car il y a des gens aux Etats-Unis qui souffrent pour promouvoir la démocratie en Haïti, nous avons toujours été aux côtés des gens qui veulent que les droits du peuple haïtien soient respectés", a-t-il conclu.
http://www.portalangop.co.ao/motix/fr_fr/noticias/internacional/2010/11/50/Les-USA-soutiennent-pas-idee-gouvernement-provisoire-diplomate,83030341-7605-49b1-aea4-7d9cb4967189.html

Aider Haïti: et comment?

Publié le 14 décembre 2010 à 05h00

Pierre Jury, Le Droit
Les tensions importantes qui déchirent Haïti ont inévitablement marqué le sommet tripartite des ministres des Affaires étrangères tenu au Moulin de Wakefield, hier.
Le Canadien Lawrence Cannon, la Mexicaine Patricia Espinosa et la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton s'étaient donné rendez-vous pour discuter de thèmes communs à leurs trois pays : énergie, frontières, commerce. Mais pendant la conférence de presse qui a suivi la rencontre, le thème de la Perle des Antilles s'est dressé comme le sujet de l'heure, du moins pour le Canada et les États-Unis.
Les Canadiens s'intéressent à Haïti pour des raisons démographiques, culturelles et linguistiques. À cause du français en partage et de notre tradition d'ouverture, des dizaines de milliers de Haïtiens sont venus s'installer parmi nous au cours des cinq dernières décennies, souvent pour échapper à la succession de régimes politiques qui ont marqué le pays avant et depuis « Papa Doc », François Duvalier. Leur pays natal nous interpelle. Ces Néo-Canadiens se sont intégrés et s'illustrent dans notre cinéma, notre littérature, etc., jusqu'à Rideau Hall même, avec l'ex-gouverneure générale Michaëlle Jean. Plus récemment, des soldats et des policiers canadiens sont souvent intervenus lors de missions humanitaires. Haïti est proche de notre coeur et la litanie des problèmes que le sort leur a jetés et que leur désordre leur a amenés nous émeut tous.
Les États-Unis s'intéressent à Haïti pour des raisons géographiques, politiques, commerciales et, de plus en plus, démographiques. Des centaines de milliers d'Haïtiens ont trouvé refuge au pays de l'Oncle Sam, beaucoup dans les États de New York et de la Floride, à quelques kilomètres à peine des côtes haïtiennes. Les Américains souhaiteraient un régime haïtien plus stable parce qu'ils ont longtemps craint qu'un régime communiste puisse s'y installer comme à Cuba. Ils sont aussi, et de très loin, le plus important partenaire économique de Haïti (85 % des échanges).
Les pays riches investissent quelque 250 millions $ par année à Haïti. Cela n'inclut pas les efforts supplémentaires et exceptionnels qui ont été consentis à la suite de tremblement de terre du 12 janvier 2010, ou de la récente épidémie de choléra.
Bref, tout le monde souhaite plein de bonnes choses pour Haïti.
Mais la toute récente élection présidentielle, tenue le mois dernier malgré l'état de désorganisation qui marque encore ce pays en reconstruction, a illustré les énormes défis qui attendent Haïti et les tout aussi énormes limites qui handicapent l'aide internationale. Dans cette élection à deux tours, il était impératif de finir premier ou deuxième. Avec trois favoris, Mirlande Manigat, Michel Martelly et Jude Célestin et un processus électoral encore difficile, le camp de l'exclus était dû pour se sentir floué. C'est ce qui est arrivé chez les supporters de M. Martelly, que plusieurs disaient en avance dans les derniers jours avant le vote du 28 novembre dernier. Des accusations de magouillage électoral vont jusqu'à remettre en question le résultat de la présidentielle, laissant entendre que les autorités derrière M. Célestin, le candidat favori du président sortant René Préval, auraient réussi à trafiquer le dépouillement des urnes.
Haïti n'avait pas besoin d'une autre crise, de leadership celle-là. Le pays n'a pas de temps à perdre dans l'attentisme d'un résultat fiable mais la pauvreté de Haïti ne rend pas sa présidence moins attirante.
Les pays qui aident Haïti, et les pays qui observent Haïti, reconnaissent les limites de la fragile démocratie du plus pauvre pays des Amériques. Nous avons constaté, entre autres en Irak, les limites de l'impérialisme américain qui souhaitait répandre les principes démocratiques. Nous ne pouvons imposer nos valeurs à ceux qui n'en veulent pas, même si elles nous ont été profitables.
Dans le cas de Haïti, la « tradition » démocratique n'est pas à inculquer puisqu'elle est présente depuis au moins trois bonnes décennies. Mais elle ne s'exprime pas facilement. Il est difficile pour nous, citoyens de démocraties occidentales, d'imaginer comment un pays aussi ravagé peut s'exprimer collectivement. Justement, cette voix est contestée. Une chose demeure : ce n'est ni aux Américains, ni aux Mexicains ni aux Canadiens de dire aux Haïtiens qui doit diriger leur pays, et comment. Poser des conditions à notre aide - un sénateur américain a même suggéré la suspension de l'aide des États-Unis - ne fait rien pour appuyer les populations au sol non plus.
http://www.cyberpresse.ca/le-droit/opinions/editoriaux/pierre-jury/201012/13/01-4352046-aider-haiti-et-comment.php

Canada...L'opposition veut envoyer des militaires en Haïti

Ottawa - L'opposition canadienne a demandé lundi qu'un débat d'urgence sur la situation en Haïti se tienne au parlement pour évoquer l'envoi éventuel de militaires sur place afin de stabiliser le pays et l'aider à gérer l'épidémie de choléra.
Le député libéral Denis Coderre a indiqué à l'AFP qu'il souhaitait que les militaires canadiens envoyés en Haïti après le séisme dévastateur du 12 janvier soient de nouveau déployés sur place pour aider les autorités locales.
L'opposition canadienne souhaite aussi qu'un envoyé extraordinaire du Canada soit dépêché sur place et que l'aide en direction du pays des Caraïbes soit augmentée.
Washington et Ottawa ont appelé lundi les autorités haïtiennes à assumer "leurs responsabilités" et à faire plus en matière de reconstruction du pays au cours d'une rencontre entre les chefs de la diplomatie américain, canadien et mexicain.
http://www.portalangop.co.ao/motix/fr_fr/noticias/internacional/2010/11/50/opposition-veut-envoyer-des-militaires-Haiti,530d13b7-22bd-4784-a820-b38f18538f22.html

Haïti : la communauté internationale appelle à la responsabilité des candidats après les violences

2010-12-14 08:38:11 xinhua La communauté internationale a appelé dimanche tous les candidats aux élections en Haïti à faire preuve de responsabilité après que les autorités ont fixé un délai de trois jours pour soumettre un recours sur le déroulement des élections générales du 28 novembre dernier.
La communauté internationale exhorte " tous les candidats à être à la hauteur de leurs responsabilités et à demander à leurs partisans de s'abstenir de tout recours à la violence, dont l'unique victime est l'ensemble du peuple haïtien", ont déclaré dimanche dans un communiqué de presse conjoint les ambassadeurs en Haïti de l'Allemagne, du Brésil, du Canada, de l'Espagne, des Etats-Unis, de la France, des Nations Unies, de l'Organisations des Etats américains (OEA) et de l'Union Européenne, selon un communiqué publié lundi à New York.
"La communauté internationale prend note de la décision du Conseil électoral provisoire de fixer le délai de contestation de 72 heures du lundi 13 décembre au mercredi 15 décembre 2010, pour permettre à tous les candidats de soumettre leurs recours à l'instance légale du contentieux, avant le décompte final des voix", ont-ils ajouté dans leur déclaration. 
La communauté internationale encourage "l'exploitation de toutes les voies légales pour faire avancer un processus électoral crédible afin de garantir que les résultats définitifs reflètent pleinement la volonté des électeurs haïtiens, dans la transparence et le respect de la constitution. Elle réitère son invitation à tous les candidats à utiliser les procédures de recours légaux mises à leur disposition par la loi électorale".
Les ambassadeurs ont également pris note de la proposition de la mise en place d'une Commission spéciale de vérification par le Conseil électoral provisoire. Ils ont déploré les actes de violence qui ont notamment " paralysé l'activité économique, empêché les écoliers et étudiants de poursuivre leurs cours et, plus tragiquement, entravé l'accès aux soins pour les malades du choléra " et ont appelé " instamment tous les acteurs politiques et étatiques à tout mettre en oeuvre pour avancer la reconstruction et pour permettre aux personnels de santé et aux acteurs humanitaires haïtiens et internationaux de continuer en toute sécurité à fournir la réponse vitale à l'épidémie de choléra".
"Des milliers de personnes en ont urgemment besoin", concluent les ambassadeurs.
Selon la presse, l'ex-première dame Mirlande Manigat a obtenu 31,30 % des voix, et le candidat du pouvoir Jude Célestin a réuni 22,48 % des suffrages.
Le chanteur populaire Michel Martelly est arrivé en troisième position, juste derrière Jude Célestin, qui le devance de 6.845 voix seulement. Le second tour de l'élection présidentielle en Haïti doit avoir lieu le 16 janvier.
http://french.cri.cn/781/2010/12/14/302s234493.htm
Commentaires:
Qui rappellera a  la Communauté internationale qu'elle est surtout la principale responsable de cette situation ?

Cannon persiste et signe

Agence QMI Dominique La Haye
13/12/2010 22h04
OTTAWA — Le ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, persiste et signe : le Canada n’a pas l’intention d’intervenir dans le processus électoral des présidentielles en Haïti, malgré la situation politique houleuse que traverse le pays.
Le ministre Cannon a réitéré la position de son gouvernement à l’occasion d’un débat d’urgence sur la situation en Haïti qui s’est tenu lundi soir, aux Communes, à la demande du député libéral de Bourassa, Denis Coderre.
«Ni le Canada, ni même toute la communauté internationale ne peuvent régler tous les problèmes d’Haïti et je dis franchement à nos amis haïtiens, il vous appartient d’élire un gouvernement démocratique, efficace et intègre», a-t-il soutenu en Chambre.
Cette déclaration est conforme à celle qu’il a faite en début de journée, à l’issue d’une rencontre tripartite à Wakefield au Québec avec son homologue mexicaine Patricia Espinosa et la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton.
Tout en voulant respecter la «souveraineté» d’Haïti, le ministre a tout de même envoyé un message clair aux politiciens du pays. «Nous verrons au cours des prochains jours si ces acteurs politiques seront à la hauteur de leurs responsabilités», a-t-il déclaré.
Le ministre a aussi coupé court à une proposition de M. Coderre qui suggère que le second tour de scrutin prévu le 16 janvier prochain soit considéré comme un premier tour à majorité simple. Plusieurs contestent en effet les récents résultats provisoires de l’élection présidentielle du 28 novembre dernier, donnant lieu à de vives manifestations.
«Magouille en français et puis en créole, ça veut dire exactement la même chose, fait remarquer le député libéral. Les gens n’ont pas confiance au système et se demandent comment ils vont recompter des boîtes quand ils savent qu’elles ont déjà été remplies», a-t-il dit.
Le député a aussi demandé lors du débat d’urgence que le Canada déploie un envoyé spécial en Haïti pour faire le pont entre les différents intervenants et ministères impliqués.
Il exige aussi qu’Ottawa envoie l’Équipe d'intervention en cas de catastrophe (DART) pour s’occuper de l’épidémie du choléra.
http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2010/12/20101213-220417.html

Haïti ou la géopolitique du choléra

Jérôme Larché 14/12/2010
Pour le médecin Jérôme Larché, les enjeux géopolitiques liés à la propagation du choléra en Haïti sont tout aussi importants que les risques sanitaires encourus par la population.

A l’heure où l’on décompte aujourd’hui en Haïti plus de 2.100 morts et près de 140.000 personnes atteintes par le choléra, les conclusions du Pr. Piarroux, corroborées par une étude américaine récente parue dans le New England Journal of Medicine, mettent en évidence l’origine asiatique de la souche de choléra responsable de cette épidémie.
Officiellement débutée dans le département de l’Aribonite, elle atteint aujourd’hui l’ensemble du pays et l’Organisation Mondiale de la Santé estime qu’elle devrait provoquer au moins 400.000 cas dans les trois prochains mois. Au-delà des difficultés logistiques et organisationnelles de cette prise en charge par les autorités sanitaires haïtiennes et les ONG médicales présentes en Haïti, ce nouvel éclairage vient pointer la responsabilité potentielle, bien qu’accidentelle, des soldats de la MINUSTAH, et notamment ceux d’origine népalaise.

Epidémie de choléra à Katmandou
En effet, le séquençage génétique des souches de vibrion cholérique de patients haïtiens montrent des relations étroites avec les souches de type El Tor O1, isolées au Bangladesh lors des épidémies de 2002 et 2008. De plus, comme l’indique Renaud Piarroux dans son rapport, une épidémie de choléra sévissait à Katmandou (Népal) à l'époque où sont arrivés les contingents népalais du bataillon de la MINUSTAH.
Si le gouvernement français ne veut, pour l’instant, pas se prononcer sur les conclusions de celui qu’elle avait mandaté pour faire la lumière sur l’origine de cette grave épidémie, c’est parce qu’il a saisi les évidentes implications géopolitiques qui allaient en découler. Celles-ci risquent en effet de se montrer aussi dévastatrices que l’épidémie elle-même, pas pour les haïtiens mais pour les Nations Unies et la communauté internationale.
Des promesses, toujours pas concrétisées
Dans un contexte politique électoral tendu, associé à une situation humanitaire critique pour de nombreuses personnes, les promesses de dons des principales puissances économiques restent, pour l’instant… des promesses. En effet, malgré l’appel de 174 millions de dollars lancé par le secrétaire Général des Nations Unies le mois dernier pour mettre en place une réponse effective de lutte contre l’épidémie de choléra, seuls 20% ont été à ce jour financés. Le travail de prise en charge médicale et de sensibilisation, notamment auprès des populations déplacées, mené par les ONG - comme Médecins du Monde ou Médecins sans frontières - et les mouvements de la Croix-Rouge ne saurait suffire à contenir le phénomène dont le risque à moyen terme est l’évolution vers l’installation durable d’une endémie de choléra dans un pays qui est déjà l’un des plus pauvres au monde.
La responsabilité de l’origine épidémique pointant vers les pays d’Asie du Sud, combinée à la passivité d’une communauté internationale, notamment occidentale, peut se révéler un détonateur social et politique extrêmement préoccupant. Comme pour le tremblement de terre qui a fait près de 200.000 morts, cette épidémie de choléra se déroule sur un terrain de grande précarité socio-sanitaire, dans un pays où 80% de la population vit avec moins de 2 dollars par jour et où le taux de mortalité infantile, de 60/1000 naissances, est un des plus élevé au monde. Comme l’a très justement souligné le chercheur allemand, Harald Welzer, "les catastrophes sociales mettent à nu les coulisses de la société et en révèlent les fonctionnements et dysfonctionnements cachés ; elles ouvrent des fenêtres sur la vie souterraine des sociétés […]. Elles font ressortir, en matière d’espérance de vie et de survie, les inégalités normalement amorties par les institutions […]".
Aubaine pour les sociétés militaires privées?
Plus que jamais, Haïti semble désormais incarner le double discours des grandes puissances face aux situations catastrophiques, qu’elles ont parfois provoqué ou tout au moins laissé perdurer. Le discours politique d’affichage, vocal et ambitieux, et celui de l’action, en retrait et sous-financé. Cela, les populations le comprennent et le tolèrent de moins en moins. Il est donc à prévoir que la perception par les Haïtiens de ces puissances économiques, comme des organisations gouvernementales ou non gouvernementales qui y sont associées, devienne de plus en plus négative et que cela engendre des enjeux de sécurité ayant pour conséquence ultime un accès de plus en plus difficile à ces populations aux besoins humanitaires, économiques et sociaux majeurs.
Dans un monde d’interdépendance, globalisé et où l’information se transmet de façon instantanée, il est fort à parier que cet "accident" onusien en Haïti soit le prétexte d’un refus de certains pays au déploiement de casques bleus, voire d’ONG humanitaires, arguant que même le principe de primum non nocere n’est plus respecté.
Il va constituer également un "effet d’aubaine" pour les lobbys de sociétés militaires privés qui, depuis des années, assènent qu’elles seraient en mesure de remplacer plus efficacement les forces de maintien de la paix des Nations Unies sur les terrains de conflits et de post-conflits. La communauté internationale doit donc arrêter la politique de l’autruche en Haïti, assumer ses responsabilités et ses erreurs, impliquer et financer bien plus fortement qu’elle ne le fait aujourd’hui les ONG locales haïtiennes, afin de ne pas laisser le champ libre à une perception négative irréversible qui, à terme, serait au détriment de la population haïtienne et qui ternirait de façon conséquente l’image des Nations Unies, en Haïti mais aussi sur bien d’autres terrains.
Au-delà de ses conséquences sanitaires majeures, cette épidémie de choléra risque donc d’être le déclencheur d’un nouveau séisme d’ordre géopolitique, dont on connait aujourd’hui l’épicentre mais dont, ni l’intensité ni les répliques, ne sont prévisibles.

http://www.youphil.com/fr/article/03249-haiti-ou-la-geopolitique-du-cholera?ypcli=ano

lundi 13 décembre 2010

Haïti: "vérification" controversée pour une élection contestée

De Clarens RENOIS (AFP) – Il y a 5 heures PORT-AU-PRINCE — La "vérification" des résultats contestés de l'élection présidentielle en Haïti devait commencer lundi, après plusieurs journées de violences post-électorales, mais l'initiative était dénoncée à l'avance par plusieurs candidats.
Dans la capitale Port-au-Prince, l'activité semblait avoir repris lundi, après les violences des derniers jours qui ont fait au moins cinq morts. Les vendeurs ambulants étaient de retour dans les rues, tandis que commerces et marchés rouvraient. Des véhicules de la mission de l'ONU en Haïti (Minustah) étaient toutefois visibles à certains carrefours.
L'annonce la semaine dernière des résultats du premier tour de l'élection du 28 novembre, selon lesquels l'ancienne Première dame Mirlande Manigat arrivait en tête suivie du candidat du pouvoir, Jude Célestin, ont provoqué la colère des partisans du chanteur populaire Michel Martelly, évincé de justesse du second tour. De violentes manifestations ont suivi.
Face aux accusations de fraude, le Conseil électoral provisoire (CEP) a annoncé jeudi la mise en place d'une procédure d'urgence de vérification des résultats. Une réunion portant sur la formation d'une commission spéciale créée à cet effet devait se tenir en milieu de journée.
Le processus de vérification doit être assuré par cette commission composée du CEP, des candidats à la présidence concernés, d'observateurs nationaux et internationaux ainsi que de partenaires de la communauté internationale.
Mais la procédure, qui concerne uniquement les trois candidats arrivés en tête, a été refusée vendredi par Michel Martelly et Mirlande Manigat, ainsi que par plusieurs organisations non gouvernementales.
Michel Martelly a dénoncé une manipulation en faveur du candidat soutenu par le président sortant René Préval. "Nous avons un gros problème avec le recomptage des voix dans la mesure où pas moins de 3.000 procès verbaux frauduleux ont été ajoutés", a-t-il expliqué à l'AFP. "Cela a été fait sur instruction du président René Préval pour que M. Célestin l'emporte. Il essaye d'installer son homme à la tête du pouvoir".
Mme Manigat avait enfoncé le clou un peu plus tard en annonçant qu'elle ne voulait plus non plus d'un nouveau comptage des voix, le CEP n'ayant pas précisé, selon elle, "la procédure envisagée pour une telle opération". Elle a toutefois indiqué qu'elle demeurait "ouverte à toute initiative pouvant favoriser un dénouement de la crise".
En revanche, les ambassadeurs accrédités dans le pays se sont prononcés pour une vérification des résultats. "La communauté internationale encourage le recours à tous les moyens légaux pour engager une procédure électorale crédible afin de garantir que les résultats définitifs reflètent pleinement la volonté des électeurs haïtiens", affirme un communiqué signé des ambassadeurs du Brésil, d'Espagne, des Etats-Unis, de France, de l'Organisation des Etats américains (OEA) et de l'Union européenne.
Les résultats définitifs du premier tour doivent être annoncés le 20 décembre et le deuxième tour doit être organisé le 16 janvier.
Cette crise politique intervient au moment où le pays, le plus pauvre des Amériques, est exsangue après le séisme du 12 janvier qui a fait 250.000 morts et alors qu'une épidémie de choléra a tué 2.193 personnes depuis la mi-octobre.
Pour venir en aide aux victimes du choléra, la Commission européenne s'est dite lundi prête à débloquer 10 millions d'euros supplémentaires.
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jdX0a7Cgj8tAzGjz0qx3vnzCZawA?docId=CNG.a295cce46e6465a1e2e278864409ca97.561

Haïti dans l'impasse politique

Les candidats qui dénoncent les résultats de la présidentielle sont contre un recompte.

Un groupe de supporteurs de Michel Martelly, arrivé en
troisième position de l'élection, le 8 décembre.
Un calme précaire régnait en Haïti cette fin de semaine après le rejet, par deux des trois candidats en tête de liste de la présidentielle, d'une commission de vérification des procès-verbaux. Celle-ci devait recompter à partir de lundi les résultats publiés par chaque bureau de vote à la suite du premier tour de l'élection tenu le 28 novembre dernier, afin de tirer au clair les allégations de trucage, et apaiser les manifestants qui avaient paralysé Port-au-Prince et plusieurs grandes villes haïtiennes la semaine dernière.
Le candidat Michel Martelly, que les résultats placent en troisième position, a 0,64% de voix du premier tour, considère la mise en place de cette commission illégale et insuffisante. Il a indiqué dans un communiqué que seule l'annulation totale des procès-verbaux et un recompte des bulletins de vote lui seraient satisfaisants. Son rejet est appuyé par Mirlande Manigat, candidate arrivée en tête avec 31,37% des voix, pour qui la procédure de vérification proposée par le conseil électoral est trop floue.
Les diplomates en quête d'un plan B
La commission prévoyait un droit de regard des trois partis politiques en tête de liste, sur le travail de ses 7 membres, issus notamment de groupes d'observateurs haïtiens et internationaux. Mais la commission n'est pas prévue par la loi électorale, et très peu d'information sur son fonctionnement n'a été donnée jusqu'ici. Si l'impasse persiste, elle pourrait replonger le pays dans l'insécurité qui a fait plusieurs morts la semaine passée. De violentes émeutes ont paralysé la capitale et plusieurs villes de province pendant les deux jours et trois nuits qui ont suivi l'annonce des résultats préliminaires. Les supporteurs du chanteur Michel Martelly sont descendus dans la rue pour contester les résultats, et se sont affrontés avec la police et les Casques bleus de la mission onusienne en Haïti.
Selon l'ambassadeur de France en Haïti, Didier Le Bret, des solutions d'urgence auraient déjà été évoquées dans le milieu diplomatique pour éviter que le pays ne sombre dans une crise politique. Notamment trois alternatives auraient été proposées par la conférence épiscopale d'Haïti, qui reviendraient à soit mettre en place un gouvernement technocratique jusqu'à l'organisation d'un nouveau scrutin, soit transformer le second tour prévu le 16 janvier en élection à tour unique où seraient invités tous les candidats. La troisième solution viendrait à inviter le troisième de liste, Michel Martelly, à participer au second tour.
La loi électorale prévoit d'ailleurs un second tour à 3 candidats, si le pourcentage de voix qui le séparent de la deuxième place est négligeable. Bien que cette solution soit déjà populaire dans les rues de Port-au-Prince, elle exclurait les 16 autres candidats.
Des observateurs haïtiens sous la bannière de la société civile s'accordaient ce week-end pour appeler les acteurs politiques à la table de négociation, pour éviter que les émeutes viennent à nouveau paralyser le pays.
http://www.lefigaro.fr/international/2010/12/12/01003-20101212ARTFIG00226-haiti-dans-l-impasse-politique.php

Le Canada aidera à rétablir l’ordre si nécessaire

Agence QMI ...13/12/2010 04h05 MONTRÉAL - Le ministre canadien des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, est prêt à agir, si nécessaire, pour que l’ordre soit rétabli en Haïti, toutefois, cela ne signifie pas l’envoi de nouvelles troupes pour l’instant.

En entrevue à CTV, dimanche matin, M. Cannon, a expliqué que le Canada, à travers l’envoi d’une centaine de soldats et de policiers membres d’une équipe de sécurité dirigée par l’ONU, travaille déjà à maintenir l’ordre en Haïti.
«Nous sommes actifs dans ce pays, a indiqué le ministre. On continue de travailler à le rebâtir, et à le sécuriser. Y aura-t-il des demandes afin que nous envoyions plus de troupes? Je ne crois pas. J’ai obtenu l’assurance de la part des autorités en place que l’ordre allait être maintenu et au moment où on se parle, c’est ce qui se passe.»
Des irrégularités dans le scrutin haïtien, en plus de la mise à l’écart du candidat Michel Martelly, très populaire, ont plongé les rues de Port-au-Prince dans le chaos.
«J’ai discuté récemment avec René Préval (président sortant d’Haïti), a expliqué Lawrence Cannon. Je lui ai parlé de nos inquiétudes face au dernier scrutin, il m’a assuré que des outils seraient mis en place pour corriger la situation.»
Le ministre a aussi précisé que le Canada a offert sa collaboration afin d’aider au bon déroulement du processus électoral en Haïti.
http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2010/12/20101213-040525.html

Haïti: 10 millions d'euros disponibles pour lutter contre le choléra

BRUXELLES - La Commission européenne a annoncé lundi qu'elle était prête à débloquer 10 millions d'euros supplémentaires pour venir en aide aux victimes de l'épidémie de choléra qui sévit en Haïti depuis la mi-octobre. "Cet argent, qui va s'ajouter aux 12 millions d'euros déjà dégagés par la Commission européenne, sera disponible dès que les ONG partenaires sur le terrain seront prêtes à absorber cette somme", a dit la commissaire chargée de l'aide humanitaire d'urgence, Kristalina Georgieva.
Les violences qui ont suivi les résultats contestés du premier tour de la présidentielle ont entravé le bon fonctionnement de l'aide sur le terrain, a déploré Mme Georgieva.
"Pour vaincre le choléra, les travailleurs humanitaires et les victimes ont besoin de paix", a-t-elle dit. "Si la violence persiste, l'épidémie de choléra pourrait échapper à tout contrôle", a-t-elle mis en garde.
Selon le dernier bilan disponible, le choléra a touché 93.222 personnes en Haïti et fait 2.120 morts dans le pays déjà dévasté par le tremblement de terre du 12 janvier (plus de 250.000 morts, 1,3 million de sinistrés).
Les dix départements du pays et la capitale Port-au-Prince ont fait état de cas confirmés de choléra et la maladie très contagieuse continue de se répandre rapidement.
Selon l'Organisation panaméricaine de la santé (OPS), branche de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), il pourrait y avoir jusqu'à 400.000 cas de choléra au cours des douze prochains mois, dont la moitié au cours des seuls trois prochains mois.
http://www.romandie.com/ats/news/101213114852.2p62ccu5.asp
Commentaires:
S.O.S pour l'Ile à Vache dans le Sud d'Haïti. Nous avons reçu des informations qui décrivent une situation désespérante dans cette localité du Sud du pays. Les autorités et les ONG devraient y aller faire un tour pour donner un coup de main à Soeur Flora Blanchet

Les malades du choléra victimes de la crise politique

Mise à jour le lundi 13 décembre 2010.-  Les violences qui ont suivi le dévoilement des résultats du premier tour de l'élection présidentielle en Haïti ont considérablement ralenti les opérations pour contrer l'épidémie de choléra.
Selon Sophie Chavanel, coordonnatrice de la Croix-Rouge canadienne, plusieurs organisations humanitaires ont été obligées de maintenir leurs membres confinés à leur résidence pour des raisons de sécurité.
Les nombreux barrages érigés par des partisans et des militants mécontents ont empêché les équipes de soin de circuler librement.
Plusieurs malades atteints du choléra n'ont pu se rendre dans les centres de traitements. Plusieurs sont morts chez eux ou dans la rue et leurs corps ont été laissés sur place par crainte de contagion.
Les quelques médecins, infirmiers et ambulanciers, qui ont réussi à sortir, ont poursuivi leurs activités dans des conditions difficiles.
La Croix-Rouge canadienne, qui dispose d'un centre de traitement du choléra et d'un poste d'observation à Port-au-Prince, tente de déployer un nouvel hôpital de campagne, mais les conditions sécuritaires compliquent les opérations.
Ottawa offre sa participation pour le recomptage des votes
Le ministre canadien des Affaires étrangères a offert l'aide du Canada pour le recomptage des votes du premier tour de la présidentielle du 28 novembre.
En entrevue à CTV, le ministre Lawrence Cannon a expliqué qu'il souhaitait la mise en place d'un comité international mixte qui superviserait les opérations.
Le ministre canadien des Affaires étrangères a également fait savoir qu'il s'était entretenu avec le président sortant René Préval et son premier ministre Jean-Max Bellerive des préoccupations canadiennes sur des « irrégularités » constatées durant le scrutin.
Les ambassadeurs veulent une vérification des résultats
Les ambassadeurs accrédités en Haïti ont aussi plaidé en faveur d'une vérification des résultats du premier tour de l'élection.
« La communauté internationale encourage le recours à tous les moyens légaux pour engager une procédure électorale crédible afin de garantir que les résultats définitifs reflètent pleinement la volonté des électeurs haïtiens », affirment les ambassadeurs dans un communiqué conjoint.
Les ambassadeurs appuient la création d'une commission spéciale de vérification des résultats. Une réunion doit avoir lieu lundi sur cette question.
Également, le communiqué « exhorte tous les candidats [à] demander à leurs partisans de s'abstenir de recourir à la violence ».
Le document a été signé par les ambassadeurs du Brésil, d'Espagne, des États-Unis, de France, de l'Organisation des États américains (OEA) et de l'Union européenne.
Les résultats préliminaires du premier tour ont donné lieu à de violentes manifestations où plusieurs personnes ont trouvé la mort.
Selon ces résultats, l'ex-première dame Mirlande Manigat et le candidat proche du pouvoir Jude Célestin devront se disputer la magistrature du pays.
Mirlande Manigat et Michel Martelly, arrivé en troisième position, se sont déjà prononcés contre le recomptage des voix décidé par le Conseil électoral provisoire haïtien (CEP).
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2010/12/12/006-haiti-canada-recomptage.shtml

Haïti: les ambassadeurs veulent vérifier le scrutin

Publié le 12 décembre 2010 ...Agence France-Presse, Port-au-Prince
Les ambassadeurs accrédités en Haïti ont demandé dimanche aux candidats à la présidentielle du 28 novembre de recourir à «tous les moyens légaux» pour résoudre la crise née de la contestation des résultats et se sont prononcés en faveur de leur vérification.
«La communauté internationale encourage le recours à tous les moyens légaux pour engager une procédure électorale crédible afin de garantir que les résultats définitifs reflètent pleinement la volonté des électeurs haïtiens», affirment les ambassadeurs dans un communiqué conjoint.
Le communiqué est publié à la veille d'une réunion portant sur la formation d'une commission spéciale de vérification des résultats, proposée par le Conseil électoral provisoire (CEP), et les ambassadeurs «invitent tous les acteurs concernés à prendre part au processus menant à l'établissement de la commission».
La communauté internationale «exhorte tous les candidats» à «demander à leurs partisans de s'abstenir de recourir à la violence», indique également le communiqué signé par les ambassadeurs du Brésil, d'Espagne, des Etats-Unis, de France, de l'Organisation des Etats américains (OEA) et de l'Union européenne.
La publication mardi des résultats du premier tour, selon lesquels Mirlande Manigat arrivait en tête suivie du candidat du pouvoir, Jude Célestin, avait provoqué la colère des partisans du chanteur populaire Michel Martelly, également en lice, ainsi évincé du deuxième tour, qui avait dénoncé une «fraude».
De violentes manifestations avaient fait plusieurs morts.
Le CEP avait annoncé jeudi qu'il allait «enclencher une procédure d'urgence et exceptionnelle de vérification» des résultats des trois candidats en tête, procédure refusée vendredi aussi bien par Martelly que par Manigat et par plusieurs ONG.
Dans leur communiqué, les ambassadeurs demandent également aux dirigeants du pays de créer un environnement sûr qui permette l'acheminement de l'aide humanitaire aux milliers de personnes dans le besoin dans un pays exsangue après le séisme du 12 janvier qui a fait 250 000 morts et qui se débat avec une épidémie de choléra qui a tué 2193 personnes depuis la mi-octobre.
Les résultats définitifs du premier tour de la présidentielle doivent être annoncés le 20 décembre et le deuxième tour doit être organisé le 16 janvier.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201012/12/01-4351743-haiti-les-ambassadeurs-veulent-verifier-le-scrutin.php
Commentaires:
Pourquoi les ambassadeurs accrédités en Haïti veulent faire croire que le recomptage des votes permettra un retour au calme en Haïti? Cela aurait voulu dire que les irrégularités ou des fraudes ont pu avoir lieu juste au moment du comptage.
Ce n'est cependant pas ce que les observateurs ont déclaré avant même la publication des résultat de ce scrutin qui a été qualifiè de farce.

Denis Coderre veut un débat sur la situation en Haïti

Publié le 12 décembre 2010...La Presse Canadienne, Montréal
Le député fédéral libéral, Denis Coderre, réclame la tenue d'un débat d'urgence lundi sur la situation en Haïti et qu'un envoyé extraordinaire du Canada y soit nommé.
Le député de Bourassa a déposé vendredi une lettre au président de la Chambre des communes pour lui faire part de ses demandes.
Selon lui, le Canada doit jouer un rôle de premier plan dans ce pays des Antilles, où le sort semble s'acharner. Après un tremblement de terre en janvier, Haïti a été la proie d'une épidémie de choléra.
Les récentes élections, entachées d'irrégularités, ont provoqué la colère de nombreux citoyens, qui se sont rebellés la semaine dernière au moment du dévoilement des résultats du premier tour.
Dans ce climat d'instabilité, les députés fédéraux doivent débattre afin de trouver les façons appropriées pour venir en aide au gouvernement haïtien afin qu'il trouve des solutions aux divers problèmes qui affligent le pays.
Puisque le Canada a participé au financement et à la légitimation du processus électoral, Ottawa doit s'assurer que le scrutin connaisse un dénouement positif, a soutenu Denis Coderre.
Un envoyé extraordinaire pourrait jouer un rôle à la fois politique et diplomatique, a renchéri le député, sans toutefois fournir davantage d'explications sur le mandat qui serait confié à cette personne.
M. Coderre souhaite un débat aux Communes alors que ministre canadien des Affaires étrangères, Laurence Cannon, recevra ses homologues des États-Unis et du Mexique, Hillary Clinton et Patricia Espinosa, lundi, à Wakefield, au Québec. La situation tendue en Haïti devrait être au coeur des discussions.

http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-canadienne/201012/12/01-4351676-denis-coderre-veut-un-debat-sur-la-situation-en-haiti.php

Place Saint-Pierre, Pétionville, métaphore grinçante d’Haïti

Reportage: Ce square des beaux quartiers de Port-au-Prince résume les contradictions d’un pays en crise. Bernard Bridel Pétionville

Photo: Bernard Bridel
13.12.2010
Il s’appelle Benito, Benito Sano. Il est le gardien de la place Saint-Pierre, à Pétionville. Depuis l’angle sud-ouest de cet espace dont le parc coquet est aujourd’hui submergé par des centaines de tentes de rescapés du séisme du 12 janvier, Benito surveille tout. Il voit tout ce qui se passe en contrebas de ce square étagé le long de la route en pente qui arrive de Port-au-Prince vers les beaux quartiers. Normal, depuis plus de dix ans, Benito, qui en a 26, tient un petit kiosque abrité par deux parasols rouges Digicel.
Mais voilà, depuis mardi soir, Benito n’a plus vendu grand-chose. En un clin d’œil, comme souvent en Haïti, la place Saint-Pierre de Pétionville, ou plutôt les rues qui l’encadrent, s’est transformée en zone de guérilla urbaine.
Explosion de colère
Peu après 21 heures, le Conseil électoral provisoire (CEP), dont le siège se trouve au nord-est de la place, un peu en contrebas, avait annoncé les résultats du premier tour de l’élection présidentielle du 28 novembre. Contre toute attente, le favori des habitants du camp de la place Saint-Pierre, le nouveau «messie des déshérités», le chanteur de compas créole Michel Martelly, n’est pas qualifié pour le second tour. Arrivé troisième, derrière Jude Célestin (le candidat du pouvoir) avec moins de 6000 voix d’écart, il n’affrontera pas Mirlande Manigat lors du tour final, le 16 janvier.
Les cris fusent dans le camp poussiéreux dominé au nord-ouest par le commissariat de police de Pétionville. D’abord de joie, à cause d’un malentendu. Puis c’est l’explosion de colère. Elle va durer jusqu’au jeudi soir, quand un bulldozer jaune – denrée rare dans ce pays où il en faudrait des centaines pour dégager les millions de tonnes de gravats du séisme – viendra dégager, dans un enfer de fumée de pneus et d’ordures brûlés, les barricades dressées par les manifestants.
Mais si la circulation reprend timidement vendredi devant chez Benito, rien n’est réglé sur le fond. La colère des petites gens pourrait exploser une nouvelle fois quand le CEP donnera les résultats du «recomptage» des voix. Place Saint-Pierre, comme ailleurs en Haïti. Rien n’étant jamais acquis dans ce pays de la télédjol (la rumeur créole), la situation s’est encore compliquée durant le week-end. Michel Martelly «tete kalé» (boule à zéro, vu son crâne luisant) et Mirlande Manigat ont fait savoir qu’ils ne voulaient plus d’un recomptage. Pour mettre la pression, les «martellystes» ont refait samedi soir un tour place Saint-Pierre, affolant chalands et petits marchands des rues. Sauf Benito.
On se prépare au pire
Chacun se prépare au pire autour de la place. A l’ambassade de Suisse, à l’est, où on hésite à changer les vitres cassées lors de la première vague de colère. Au poste de police, où le commissaire Lacroix est assailli de journalistes demandant si les agents montés sur leur pick-up Toyota laisseront aux casques bleus nigérians le soin de balancer les gaz lacrymogènes. Ou s’ils appelleront en renfort les Brésiliens qui ont fait fort mercredi.
C’est aussi l’inquiétude à l’Hôtel Kinam, situé plein sud et peuplé de gens de presse et de représentants d’ONG. Ainsi que dans le poussiéreux village de tentes, où la rumeur dit que deux bébés sont morts après avoir inhalé le gaz piquant des Cariocas. Pire que le choléra.
Mais on se prépare aussi, un peu plus haut, route de Laboule, où le président René Préval se demande si son poulain Jude Célestin, prétendu ingénieur de l’EPFL, réussira à perpétuer son régime le 16 janvier. Il devrait être fixé le 20 décembre, date limite pour la publication des résultats définitifs du premier tour. Mais d’ici là, la rue et ceux qui l’utilisent pourraient en décider autrement.
Place Saint-Pierre, Pétionville: quelle formidable métaphore d’Haïti, où tout se mélange dans une sarabande grinçante!
http://www.24heures.ch/actu/monde/place-saint-pierre-petionville-metaphore-grincante-haiti-2010-12-12