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jeudi 29 janvier 2009

Elections : Au tour de David Chéry d’être candidat !..SANS COMMENTAIRE!!!!

L’ALAH de Reynold Georges offre sa bannière au patron de Coeurs Unis qui estime n’avoir pas grand’chose à se reprocher six ans après la faillite spectaculaire des coopératives
mercredi 28 janvier 2009,
Radio Kiskeya
Le PDG de Cœurs Unis, l’une des coopératives financières accusées d’implication dans une vaste escroquerie ayant ruiné des milliers de sociétaires en 2003, a annoncé officiellement mercredi sa candidature aux sénatoriales partielles du 19 avril.
M. Chéry brigue le siège vacant de l’Ouest sous les couleurs de l’Alliance pour l’avancement et la libération d’Haïti (ALAH) de Me Reynold Georges. Ce dernier a été présenté comme un conseiller qui doit aider le candidat à remporter les élections.
Le candidat, qui soutient s’être présenté dans la course pour répondre aux appels incessants d’organisations de Cité Soleil, de Léogâne et d’autres régions du pays, assure avoir pu obtenir toutes les pièces nécessaires à son inscription. David Chéry indique également qu’il a exercé un recours en cassation contre une décision judiciaire, ce qui l’autorise à prendre part aux prochaines compétitions électorales.
Il avait été récemment condamné à verser, en dommages et intérêts, plusieurs centaines de millions de gourdes à des sociétaires de Cœurs Unis dont l’épargne avait disparu dans des conditions jamais élucidées.
Comme bien d’autres coopératives telles Cadec et CEI qui s’étaient emparées de l’épargne populaire, avec l’appui tacite du gouvernement Lavalas d’alors, Cœurs Unis offrait allègrement en 2002-2003 des taux d’intérêt mensuels de 10 à 12% jusqu’à l’effondrement total du système basé sur une gigantesque fraude pyramidale. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5633

Haïti/Stabilisation : L’Onu renouvelle son engagement

P-au-P, 28 janv. 09 [AlterPresse] - Le secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de maintien de la paix, Alain Le Roy, renouvelle l’engagement de l’Organisation des Nations Unies (Onu) d’accompagner le gouvernement haïtien dans la construction d’un Etat fort, apprend l’agence en ligne AlterPresse.
« Nous sommes là pour aider le gouvernement haïtien. Nous allons maintenir et renforcer notre assistance afin que les autorités haïtiennes soient en mesure d’assurer leur propre système de douane et de sécurité », déclare Alain Le Roy.
Le haut fonctionnaire des Nations Unies a fait ces déclarations, le 25 janvier 2009, dans le cadre d’une visite de cinq jours en Haïti où il s’était rendu notamment à Ouanaminthe et Fort-Liberté (Nord-Est) et aux Gonaïves (Artibonite).
A Ouanaminthe, Alain Le Roy a visité les installations frontalières, le sous commissariat de la Police nationale haïtienne, l’ancien et le nouveau pont frontalier délimitant Haïti et la République Dominicaine.
Le responsable onusien s’est entretenu avec les autorités de Ouanaminthe et de Fort Liberté. Ces dernières lui ont demandé « une plus forte implication des casques bleus dans la lutte contre la contrebande ».
L’expertise de la Mission des Nations Unies de stabilisation en Haïti (Minustah), dans la question de la délimitation des eaux territoriales et du déploiement de policiers nationaux à la frontière, a également été sollicitée.
Durant ce séjour, Alain Le Roy a également eu des discussions avec le président René Préval et la première ministre Michèle Duvivier Pierre-Louis.
Aux Gonaïves, il s’est entretenu avec les soldats argentins de la Minustah autour de la situation sécuritaire dans la région et l’assistance de la Mission à la population, en particulier lors des dernières catastrophes naturelles. [do rc apr 28/01/2009 14 :10]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article8038

"La MINUSTAH n’est pas éternelle", affirme le patron des opérations de maintien de la paix de l’ONU

Alain Leroy, qui bouclait une visite de cinq jours en Haïti, annonce pour avril une nouvelle conférence internationale sur le développement du pays
mercredi 28 janvier 2009,
Radio Kiskeya
Le Secrétaire général adjoint de l’ONU chargé des opérations de maintien de la paix, Alain Le Roy, a déclaré mercredi à Port-au-Prince que "la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) ne restera pas en Haïti éternellement".
"Nous sommes ici pour aider le gouvernement haïtien", a répété le diplomate français lors d’une conférence de presse à l’issue d’une visite de cinq jours axée sur la promotion de la stabilité et du développement d’Haïti. Le responsable onusien a averti qu’avant de partir, les casques bleus devaient boucler leur mission de paix qu’ils sont venus accomplir dans le pays.
Sur sa lancée, Alain Leroy affirme avoir recueilli au cours de ses rencontres avec le Président René Préval et des membres de la classe politique une opinion largement favorable sur la contribution de la MINUSTAH à la stabilité actuelle.
Le responsable des opérations de maintien de la paix a aussi mis l’accent sur l’implication de la mission onusienne dans le processus de réforme judiciaire à côté de ses tâches sécuritaires.
M. Leroy a, par ailleurs, dénoncé l’état déplorable des centres carcéraux où il s’est rendu durant son séjour.
A l’instar du chef de la MINUSTAH, Hédi Annabi, le sous-secrétaire général des Nations Unies entrevoit une année 2009 difficile pour Haïti. Mais, il a rappelé que ces prévisions pessimistes sont valables partout à cause de la crise financière à laquelle le monde est aujourd’hui confronté. Estimant que malgré son sous-développement, Haïti avait devant elle des opportunités à saisir, Alain Leroy a annoncé la tenue en avril aux Etats-Unis d’une nouvelle conférence des donateurs. Les partenaires bilatéraux et multilatéraux du pays plancheront sur le financement de multiples projets de développement.
Depuis 2004, la MINUSTAH est déployée en Haïti. Outre ses 9.000 militaires et policiers, elle compte dans ses rangs des centaines de fonctionnaires civils venus de différents pays et évoluant dans plusieurs champs disciplinaires. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5632

Stanley Lucas appelle à la vigilance avant les joutes du 19 avril

Des personnes respectueuses de l'éthique, ayant une certaine moralité et dotées de compétences doivent être élues par la population argue Stanley Lucas qui préconise l'organisation de débat entre les candidats avant les élections sénatoriales. Le directeur de Washington Democracy Project (WDP) invite les journalistes haïtiens à organiser des débats dans les différents départements sur des thèmes liés à l'économie, le social et la politique afin d'évaluer les programmes des partis politiques. " Des trafiquants de drogue et des kidnappeurs ne doivent pas être autorisés à prendre part au scrutin ", martèle M. Lucas. Il dénonce des groupes mafieux dans les secteurs politiques et économiques qui accentuent la détérioration des conditions de vies de la population. " Des enfants meurent de faim à Zoranger parce qu'entre autres un petit groupe contrôle 85% de l'activité économique d'Haïti", dit-il critiquant le silence de certaines personnalités bénéficiant des largesses du gouvernement. Répondant aux critiques sur son refus de rentrer au pays alors qu'il prétend défendre la cause haïtienne, M. Lucas assure qu'il réalise des activités au profit de la communauté haïtienne aux Etats-Unis. " Nous participons au combat pour que les haïtiens bénéficient du TPS et nous oeuvrons afin que les fonds expédiés pour des haïtiens en Haïti soient déduits de taxe", ajoute t-il.Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole, M. Lucas a qualifié de dangereux le projet de réforme constitutionnelle de René Préval. " La constitution n'est pas une source d'instabilité politique puisqu'elle n'empêche au chef de l'état de créer des emplois, d'augmenter la production agricole ou d'organiser les élections indirectes", dit-il estimant que Préval veut rétablir la présidence à vie par le biais d'une réforme constitutionnelle.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14698
HRV commente :
Nous avons pu assouvir notre curiosité l’année dernière lors d’une manifestation organisée par un groupuscule de citoyens haïtiens devant l’imposante construction des Nations Unies de Manhattan. Le but c’était de dénoncer et lutter contre le phénomène du kidnapping. Notre curiosité n’ pas été certes de voir le local de l’ONU. Lors de cette manifestation, l’orateur principal était Monsieur Stanley Lucas.
En effet nous avions eu l’occasion d’émettre des idées contraires pour débattre certaines pseudo vérités d’évangile selon les prismes de celui qui s’est toujours vanté d’avoir occasionné la chute de Jean Bertrand Aristide.
Il m’avait fallu qu’une simple visite sur la page qu’anime ce Monsieur hébergeant le Washington Democracy Project pour comprendre que ce politicien sur qui se dit tout et rien a parfaitement intégré le « dis-moi-qui-tu-fréquentes-je-te-dirai-qui-tu-es ».
Je n’avais pas été emballé par son discours composé de diatribes types palissades passes-partout et d’accusations souvent gratuites non documentées.
Après ses vibrants mots portés au fer rouge contre certains membres de l’actuelle administration, il a eu à répondre en off à un ami qui le questionnait sur son avenir politique. Il avait répondu qu’il rentrerait en Haïti après la victoire de Jhon Mc Cain.
Au moins il a eu le courage de dire qu’il ne supportait pas Obama. Il s’en sort pas mal en expliquant sur les ondes de Radio Métropole ses raisons justifiant son éloignement d’Haïti.

mercredi 28 janvier 2009

Le parti Lavalas offre une mauvaise image selon Samuel Madistin

Le juriste Samuel Madistin estime que les dirigeants de Fanmi Lavalas exposent une mauvaise image de leur parti en désignant des personnes en attente de jugement comme candidat aux sénatoriales. Faisant référence notamment au cas de l'ex-député Amanus Maillette, accusé d'implication dans le massacre de la scierie en 2004, maître Madistin juge que ces individus auraient mieux fait d'attendre un verdict dans le cadre de leur dossier.Soulignant que légalement ces personnes peuvent se porter candidat aux sénatoriales, Samuel Madistin croit que la population se fera une image négative du parti Lavalas. " Des gens auteurs de torture et ayant bénéficié de l'impunité font leur retour sur la scène politique", constate Samuel Madistin lui même ancien sénateur proche de Lavalas. Il assure que ces joutes prouvent que l'aile violente de Lavalas est en train de supplanter la branche modérée. En ce qui a trait à l'inscription de deux candidats du même parti dans trois départements, le juriste rappelle qu'il y a jurisprudence en la matière. " Les responsables du Cep devront adresser une lettre au responsable du parti Lavalas afin de confirmer les noms des candidats", ajoute t-il.
Maître Madistin, également avocat du sénateur Rudolph Boulos, adresse une nouvelle mise en garde aux autorités électorales qui considèrent le siège occupé par M. Boulos comme vacant. " Les conseillers électoraux ne pourront pas impunément passer outre une décision de justice", averti M. Madistin faisant remarquer que deux décisions de justice ont été adoptées en faveur de Rudolph Boulos.
M. Madistin attire l'attention sur la résolution de la chambre basse sur le dossier de la double nationalité. " Les députés ont compris qu'ils ne pourront pas destituer un élu et ont demandé à l'exécutif d'attendre une décision de justice en la matière", explique t-il.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14693

Les députés estiment que le projet de budget est mal élaboré

Les députés évitent d'utiliser le mot " rejet " pour qualifier la sanction infligée au projet de budget 2008 -2009. Les membres de la commission finance de la chambre basse assurent que le budget a été renvoyé à l'exécutif qui doit y apporter des correctifs indispensables. Très précautionneux, les députés membres de la commission finance, ont pour la première fois évité de présenter un rapport à l'assemblée. Par 51 voix pour et une abstention, la chambre basse a approuvé le " rapport" qui comprend les recommandations à l'exécutif. Entre autres recommandations, la suppression des articles relatifs à une nouvelle taxe sur les télécommunications, la communication des voies et moyens, une ventilation détaillée des ressources budgétaires en provenance locale et un rapport du programme d'urgence.
Après 22 jours d'analyse et de rencontre avec des fonctionnaires du gouvernement, les membres de la commission finance affirment avoir l'intime conviction que le budget est mal élaboré. Le gouvernement devra revoir sa copie et acheminer dans un délai d'un mois ou deux un nouveau document à la chambre basse. " L'exécutif ne révèle pas toutes ses sources de revenu ce qui empêche à la commission d'effectuer des analyses profondes concernant les provenances de fonds", se plaint le président de la commission finance, Jean Marcel Lemeran, rappelant que cette commission n'a pas de provision légale pour modifier un article du projet de loi. Sur un ton conciliant le député Lemeran réclame des informations complémentaires sur la nomenclature des revenus prévus afin de faire des propositions sur la taxe sur les télécommunications.
Les 24 membres de la commission finance de la chambre basse envisagent de voter un programme d'urgence qui pourrait permettre à l'exécutif d'obtenir les moyens adéquats pour répondre aux besoins du second trimestre.
Des sénateurs, dont Edmonde Supplice Beauzile et Nenel Cassy ont salué la décision des députés arguant que le projet de budget a été mal élaboré.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14691

L'exécutif doit revoir sa copie

«L'inadéquation entre les axes prioritaires fixés par le gouvernement et les montants qui leur sont alloués» est l'un des arguments fournis par les membres de la commission Finance de la Chambre basse pour porter l'assemblée à voter en faveur du renvoi de la loi de finances 2008-2009 à l'exécutif. Selon les recommandations de la commission votées par 54 députés, l'exécutif doit apporter certaines modifications dans le document s'il veut être assuré de son vote à la Chambre basse.Outre la maigre ligne budgétaire allouée à certains axes prioritaires, notamment tourisme et environnement, les parlementaires estiment que l'exécutif n'a pas fourni assez de détails sur la provenance des fonds locaux qui doivent alimenter le budget. En plus, la commission relève que les recettes ne sont pas bien ventilées dans le projet de loi de finances 2008-2009 transmis en décembre dernier aux députés « Nous attendons du gouvernement une ventilation détaillée des ressources internes », a dit le président de la commission, le député Jean-Marcel Lumérant. Avant de recommander à l'assemblée de retourner le budget à l'exécutif pour modification, la commission s'est donnée la peine de recueillir les doléances de toutes les instances concernées sur le document. Les parlementaires ont été surpris d'entendre les complaintes de certains ministres sur le budget alors qu'ils devraient participer à son élaboration. « Je n'ai aucun contrôle sur une bonne partie des fonds alloués au secteur agricole, lançait sans ménagement le ministre de l'Agriculture, Joanas Gué. Je suis devant un fait accompli ».

La décision de l'Administration Préval/Pierre-Louis de ne pas percevoir de nouvelles taxes sur les télécommunications a, sans doute, faussé ses prévisions pour l'exercice fiscal 2008-2009. Les parlementaires attendent des explications du gouvernement sur la manière dont il va procéder pour trouver les fonds que devraient générer les nouvelles taxes sur les télécommunications.40%, soit 40 milliards de gourdes sur les 100 milliards, du budget devaient être tirés du Trésor public. Le Premier ministre Michèle D. Pierre-Louis avait récemment émis des doutes sur la capacité de la communauté internationale à respecter son engagement de verser à temps les 60 milliards de gourdes promises au pays pour financer les projets contenus dans le budget. « Pour faire face à toute éventualité, nous allons percevoir de nouvelles taxes sur les télécommunications et les livrets de passeports », faisait remarquer le chef du gouvernement. Devant le mécontentement exprimé par la population, le gouvernement a dû renoncer à l'augmentation des taxes sur les appels téléphoniques.
Jean Pharès Jérôme

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=66672&PubDate=2009-01-27

L'exécutif doit revoir sa copie

«L'inadéquation entre les axes prioritaires fixés par le gouvernement et les montants qui leur sont alloués» est l'un des arguments fournis par les membres de la commission Finance de la Chambre basse pour porter l'assemblée à voter en faveur du renvoi de la loi de finances 2008-2009 à l'exécutif. Selon les recommandations de la commission votées par 54 députés, l'exécutif doit apporter certaines modifications dans le document s'il veut être assuré de son vote à la Chambre basse.Outre la maigre ligne budgétaire allouée à certains axes prioritaires, notamment tourisme et environnement, les parlementaires estiment que l'exécutif n'a pas fourni assez de détails sur la provenance des fonds locaux qui doivent alimenter le budget. En plus, la commission relève que les recettes ne sont pas bien ventilées dans le projet de loi de finances 2008-2009 transmis en décembre dernier aux députés « Nous attendons du gouvernement une ventilation détaillée des ressources internes », a dit le président de la commission, le député Jean-Marcel Lumérant. Avant de recommander à l'assemblée de retourner le budget à l'exécutif pour modification, la commission s'est donnée la peine de recueillir les doléances de toutes les instances concernées sur le document. Les parlementaires ont été surpris d'entendre les complaintes de certains ministres sur le budget alors qu'ils devraient participer à son élaboration. « Je n'ai aucun contrôle sur une bonne partie des fonds alloués au secteur agricole, lançait sans ménagement le ministre de l'Agriculture, Joanas Gué. Je suis devant un fait accompli ».

La décision de l'Administration Préval/Pierre-Louis de ne pas percevoir de nouvelles taxes sur les télécommunications a, sans doute, faussé ses prévisions pour l'exercice fiscal 2008-2009. Les parlementaires attendent des explications du gouvernement sur la manière dont il va procéder pour trouver les fonds que devraient générer les nouvelles taxes sur les télécommunications.40%, soit 40 milliards de gourdes sur les 100 milliards, du budget devaient être tirés du Trésor public. Le Premier ministre Michèle D. Pierre-Louis avait récemment émis des doutes sur la capacité de la communauté internationale à respecter son engagement de verser à temps les 60 milliards de gourdes promises au pays pour financer les projets contenus dans le budget. « Pour faire face à toute éventualité, nous allons percevoir de nouvelles taxes sur les télécommunications et les livrets de passeports », faisait remarquer le chef du gouvernement. Devant le mécontentement exprimé par la population, le gouvernement a dû renoncer à l'augmentation des taxes sur les appels téléphoniques.
Jean Pharès Jérôme

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=66672&PubDate=2009-01-27

Rencontre Préval/CEP autour des prochaines élections

La liste des candidats agréés publiée la semaine prochaine, mais la police et d’autres instances seront mises à contribution pour stopper des individus en contravention avec la loi, selon le CEP
mardi 27 janvier 2009,Radio Kiskeya

Le Président René Préval s’est entretenu mardi au Palais National (siège de la Présidence) avec les membres du Conseil électoral provisoire autour de l’organisation des sénatoriales partielles du 19 avril prochain, lors d’une séance de travail à laquelle a également pris part la Première ministre Michèle Pierre-Louis.
Cette rencontre a permis aux différents acteurs d’évaluer l’évolution du processus électoral et de déterminer ce qui reste à faire pour faciliter la tenue du scrutin, a déclaré le porte-parole du CEP, Frantz Bernadin. Il révèle que les discussions ont aussi porté sur l’anomalie que constitue l’inscription de plusieurs candidats qui briguent un siège unique sous une même bannière. C’est le cas notamment de Fanmi Lavalas, le parti de Jean-Bertrand Aristide. A ce sujet, M. Bernadin précise que le ministère de la justice a déjà clairement annoncé que, sans interférence aucune dans les affaires internes des partis, ces problèmes seront résolus à la lumière de leurs statuts, de la loi électorale et du décret régissant le fonctionnement des formations politiques.
Les ministres de l’intérieur Paul Antoine Bien-Aimé et de la justice Jean Joseph Exumé étaient d’ailleurs présents à la réunion.
Par ailleurs, le porte-parole de l’institution électorale annonce la poursuite de l’analyse des dossiers des 105 candidats ayant fait le dépôt de leurs pièces. Frantz Bernardin estime fort probable la publication au début de la semaine prochaine de la liste des candidats habilités à entrer en compétition pour l’attribution des douze sièges décrétés vacants au Sénat. Dans l’intervalle, seront acheminés à la direction générale de la Police Nationale, aux ministères de la justice et de l’intérieur et au service d’immigration les noms des candidats afin de retracer ceux des prétendants ayant contrevenu à la loi. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5631

La famille de Me Eric Dubosse dément tout versement de rançon à ses meurtriers

Le disparu était contre toute forme de négociation ave des terroristes, déclare sa nièce Annie Dubosse à partir des Etats-Unis ; incinération des restes de l’avocat et pharmacien massacré à coups de couteau
mardi 27 janvier 2009,
Radio Kiskeya
Annie Dubosse, nièce de Me Eric Dubosse, a formellement démenti mardi les informations selon lesquelles la famille de l’ex-otage aurait versé une rançon aux ravisseurs peu avant son exécution, arguant qu’un tel geste aurait violé les convictions de la victime.
« Mon oncle était toujours foncièrement opposé à toute forme de négociation avec les terroristes et croyait que État devait assurer la sécurité des citoyens », a affirmé Mme Dubosse qui s’exprimait sur Radio Kiskeya dans une déclaration téléphonique faite à partir des Etats-Unis où elle vit.
Elle a aussi mis l’accent sur le sens très poussé de la dignité humaine que cultivait Me Dubosse de même que son patriotisme qui le portait à aimer charnellement Haïti et à résister à toute tentation d’expatriation.
Annie Dubosse a aussi fait savoir qu’avec le départ brutal de son oncle, un pan de l’édifice familial s’était effondré. Néanmoins, les valeurs qu’il défendait passionnément survivront au drame de sa disparition.
Selon des informations obtenues par Radio Kiskeya de sources médicales concordantes, le rapport d’autopsie montre que Me Eric Dubosse, 65 ans, a été mis à mort à l’arme blanche. Ses ravisseurs lui ont asséné de nombreux coups de couteau après l’avoir passé à tabac. Le martyr serait pratiquement décédé quelques heures seulement après son enlèvement mercredi dernier (21) devant son domicile à Delmas 31 (banlieue nord de Port-au-Prince).
Jeté en pâture aux chiens, le corps de l’avocat et pharmacien avait été abandonné dimanche sur un monticule de fatras. En raison de son très mauvais état, il devait être incinéré mardi.
Né le 15 juin 1943, Me Eric Dubosse enseignait la pharmacologie à la faculté de médecine et de pharmacie et la jurisprudence médicale à la faculté d’odontologie, deux entités de l’Université d’Etat d’Haïti. Parallèlement, il militait au barreau de la capitale.
Diverses voix se sont élevées pour manifester leur indignation devant cette nouvelle perte cruelle qu’engendre le kidnapping, un fléau qui a déjà endeuillé, traumatisé et appauvri d’innombrables familles en Haïti. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5630

Huit boat people haïtiens arrêtés en Floride

Un nouveau débarquement enregistré sur une plage américaine au moment où les voyages clandestins s’intensifient
mardi 27 janvier 2009,
Radio Kiskeya
Les autorités américaines ont annoncé mardi avoir procédé à l’arrestation de huit boat people haïtiens, dont deux femmes, peu après leur arrivée lundi soir à bord d’un navire sur une plage de Boynton Beach, en Floride, rapporte la télévision locale NBC6.Net.
Le capitaine du bateau a été également appréhendé, selon la police. Il était en possession d’un permis de conduire émis en Floride et d’un passeport cubain.
Un résident de Boynton Beach avait alerté les autorités après avoir vu les phares du navire s’allumer et s’éteindre. Des agents de la police avaient pu capturer rapidement les clandestins qui tentaient de s’enfuir une fois qu’ils avaient touché terre vers 22hres (10 heures du soir).
Une heure plus tard, le capitaine avait été à son tour capturé.
Aucune information n’était disponible sur l’identité des personnes arrêtées, ni leur âge.
Elles ont été toutes placées en détention mardi matin par des agents de la police américaine des frontières et devraient être renvoyées en Haïti.
Les services d’immigration et des douanes ont, pour leur part, interrogé le capitaine du bateau.
Une dizaine de clandestins haïtiens avaient disparu en haute mer la semaine dernière après le naufrage de l’embarcation qui les transportait.
Depuis le début de l’année, plus de 400 boat people interceptés par les garde-côtes américains ont été rapatriés de force. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5629

mardi 27 janvier 2009

La Commission Internationale pour le Développement d’Haïti soumet un "plan marshall" pour Haïti face au DSNCRP

Port-au-Prince, le 26 janvier 2009 – (AHP) – La Commission Internationale pour le Développement d’Haïti a présenté lundi son plan Marshall pour Haïti, un projet du partenariat mondial pour le développement du pays.Son président, l'économiste Pierre C. Armand, a indiqué que ce plan résulte de plusieurs visites effectuées dans les différentes régions du pays pendant une période de deux ans en vue de mieux cerner les problèmes confrontés par la population dans la perspective de dégager des solutions durables à ces problèmes.
Le gouvernement doit mettre au point, a-t-il dit, un environnement économique dont les générations présente et future, peuvent bénéficier pour gagner leur vie de façon décente, a indiqué l’économiste.
M. Armand soutient que son plan Marshall pour Haïti diffère du Document de Stratégie Nationale pour la croissance et la réduction de la pauvreté (DSNCRP) dans sa vision pour le pays.« Le DSNCRP vise la croissance et la réduction de la pauvreté alors que le plan Marshall vise le développement du pays », a indiqué le professeur Armand ajoutant que sa mise en application dépend du gouvernement haïtien. Il a rappelé que le premier draft de ce plan Marshall pour Haïti avait été soumis au gouvernement intérimaire de Gérard Latortue (2004/2006), mais aucune suite ne lui avait été donnée.Tout en soulignant que l’application du plan Marshall pour Haïti peut faire augmenter considérablement le revenu per capita du pays dans les trente prochaines années et qu'il mérite d'être pris en considération, M. Armand a quand même reconnu que tout développement économique est avant tout un choix politique

Des juristes haïtiens et américains s'apprêtent à relancer de dossier du TPS en faveur de dizaines de milliers de sans papier haïtiens aux Eta-Unis

Miami, le 26 janvier 2009 – (AHP) – Des juristes haïtiens et américains s’apprêtent à entamer le dialogue avec l’administration de Barak Obama sur le dossier de l'octroi du statut de réfugié temporaire (TPS) à des dizaines de milliers de sans papier haïtiens aux Etas-Unis .
Après des années de politique brutale du président George Bush vis-à-vis des illégaux haïtiens, l'heure est venue de parler avec une administration qui devrait être plus humaine et plus amicale, a fait savoir Jean Robert Lafortune, dirigeant d’une organisation non gouvernementale de défense des droits humains à Miami, la Haitian-american Grassroot Coalition.
Les avocats soutiennent qu'en accordant le droit à l’asile aux haïtiens, les Etats-Unis pourraient aider Haïti à retrouver une stabilité sociale et économique.
Les expulsions des sans papier haïtiens avaient été suspendues pendant 2 mois, à la suite des ouragans dévastateurs de l'été dernier en Haïti, mais les déportations ont repris depuis.
Si des pays, comme le Canada ont décidé de surseoir aux déportations d’Haïtiens en situation irrégulière chez eux, il est raisonnable que le nouveau président américain accorde le TPS à environ dix mille (10 000) haïtiens se trouvant déjà sur le sol américain, soutient M. Lafortune.
http://www.ahphaiti.org/ndujour.html

Scandale narco-financier de Port-de-Paix: le ministre de la justice convoqué jeudi à la chambre

Port-au-Prince, le 26 janvier 2009 –(AHP)- Le nouveau président du bureau de la chambre des députés, Levaillant Louis Jeune, a confirmé lundi la convocation, le jeudi 29 janvier, en séance plénière, du ministre de la justice, Me Jean Joseph Exumé, pour qu’il fournisse des explications sur l’état d’avancement de l’enquête ouverte sur le scandale narco-financier de Port-de-Paix.Selon des témoignages concordants, plusieurs millions de dollars américains ont été pillés, le 12 novembre dernier, lors d’une perquisition chez l’oncle du présumé trafiquant de drogue, Alain Désir, incarcéré actuellement aux Etats-Unis d’Amérique.Selon M. Louis Jeune, la lettre de convocation a déjà été acheminée au ministre Exumé, à la demande d’une dizaine de députés. Le rapport de la commission d’enquête parlementaire sur ledit dossier lui a également été acheminé en annexe, a-t-il précisé.Il est important d’avoir toutes les versions pour permettre à la justice de se prononcer de manière objective, a estimé le parlementaire.

Les législateurs ont approuvé la loi sur la lutte contre les enlèvements

Un juriste, Louis Eric Dubosc, a été assassiné par des bandits 4 jours après son enlèvement à Delmas 31. Le cadavre de M. Dubosc qui commençait à entrer en putréfaction a été retrouvé dans le quartier de Delmas 41 dimanche dernier indiquent les autorités policières.
Le crime a été perpétré 48 heures après le vote de la loi sur la lutte contre le kidnapping par la chambre basse. Cette proposition de loi approuvée par les deux chambres du parlement devra être promulguée dans le journal officiel Le moniteur afin d'être en vigueur. Le coordonnateur de l'Unité Nationale Anti Kidnapping (Lunak), Arnold Antonin, a l'origine de cette proposition de loi, espère qu'elle pourra être promulguée par la présidence dans le meilleur délai. Il salue le travail de tous les secteurs de la société civile et des parlementaires, notamment les membres des commissions finance dans l'élaboration de cette législation visant à combattre le fléau du kidnapping. " C’est une victoire importante de la société civile ", dit-il faisant remarquer que le kidnapping avait créé une psychose au sein de la population. " Le kidnapping a fait l'effet d'une bombe parce qu'il empêche la création d'emploi en raison du départ des investisseurs", explique t-il. Assimilant le kidnapping à l'esclavage Arnold Antonin soutient qu'un groupe de bandit avait recours à cette forme de crime crapuleux.
De son coté, le président de la commission justice de la chambre basse, Arsène Dieujuste, indique que la loi suspend les libertés provisoires ou mains levées pour les auteurs de rapt. " Les criminels ayant réalisé des séquestrations pendant deux jours risquent la prison à vie", dit-il soulignant que les complices encourent la même peine que les auteurs d'enlèvement.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14685
Himmler Rébu prédit la tenue de joutes ténébreuses le 19 avril
Le Grand Rassemblement pour l'Evolution d'Haïti (GREH) n'a pas fléchi et confirme son désaccord avec les autorités électorales en refusant d'inscrire ses candidats pour les sénatoriales du 19 avril. Himmler Rébu qualifie de hold up moral et politique les prochaines élections pour le renouvellement du tiers du sénat réitérant ses critiques de la loi électorale. " C'est une loi inconstitutionnelle et immorale qui peut garantir le bon déroulement des élections", prévient M. Rébu pour qui un vaste complot ourdi par le gouvernement vise à modifier la constitution et garantir le maintien de l'équipe au pouvoir. Selon le chef de file du GREH, la loi électorale favorisera l'intromission de l'argent sale dans le système politique Il s'étonne que les chefs de file des partis politiques qui pourtant avaient dénoncé la loi électorale se soient résignés à prendre part à ces joutes. De plus le GREH est également surpris par l'implication de la communauté internationale dans l'organisation de ces élections. " Comment peut on mobiliser 16 millions de dollars pour les sénatoriales alors qu'il faudra 5 mois plus tard organiser les municipales", s'interroge t-il.Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole Himmler Rébu a soutenu que les résultats de ces élections sont connus d'avance. " La situation politique oblige Préval a tirer ces sénateurs de l'UCAD (duplication de Lespwa), Lespwa, Union ( Allié inconditionnel de Lespwa) et de quelques indépendant", ajoute t-il estimant que le chef de l'état veut avoir 12 sénateurs favorables afin de pouvoir réaliser son projet de modification de la constitution.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14684
HRV commente :
Je vous présente le chef de file de ceux qui vont dénoncer des irrégularités dans le déroulement des élections : Monsieur Himmler Rébu, chef du Grand Rassemblement pour l’Evolution d ‘Haïti.
Je ne crois pas qu’il y a rassemblement. Dire s’il est grand ou petit c’est toute une autre question. Quel a été le score du GREH aux élections présidentielles ?
Aujourd’hui, Monsieur Rebu n’est pas capable d’assurer une victoire aux élections sénatoriales même s’il devait prendre la tête de la liste de son parti.
Le CEP devrait divulguer le nombre d’adhérents de ce type de parti qui se plaisent à tout critiquer et tout boycotter.
Sans doute le GREH ne possède même pas d’adhérents recyclables en candidats.
Nous nous sommes toujours opposés certes à la réalisation de ces joutes qui ne vont sans aucun doute rien apporter à Haïti. Mais il s’agit de respecter la volonté des amis d’Haïti qui veulent nous démocratiser de cette façon et à n’importe quel prix. J’ai mal au cœur et ça me casse les couilles quand ont sait qu’il faut la bagatelle de 1.000.000 de dollars par sénateur. Et quel sénateur s’il vous plaît.
Mais l’attitude de ces leaders politiques laisse à désirer. Manje yo paka manje yo pito gate-l !
Haïti hôte de la 14e conférence de l’Association des Etats de la Caraïbe
mardi 27 janvier 2009
P-au-P, 27 janv. 09 [AlterPresse] --- Haïti se prépare à accueillir les 28, 29 et 30 janvier 2009 la 14e réunion ordinaire du Conseil des ministres des affaires étrangères de l’Association des Etats de la Caraïbe (AEC).
Pas moins de 28 chanceliers de l’AEC doivent participer à ces assises qui se déroulent à Juvénat dans la commune de Pétion-Ville (secteur est de la capitale haïtienne).
Des questions relatives au tourisme, aux relations commerciales, au transport et aux catastrophes naturelles, seront abordées.
« L’organisation de cette réunion sera un succès et aura des retombées positives, notamment en terme d’amélioration de l’image du pays à l’extérieur », anticipe le chancelier haïtien, Alrich Nicolas, lors d’une conférence de presse, le 26 janvier 2009.
Le conseil des ministres de l’AEC, dont Haïti assure la présidence depuis 2008, est l’organe suprême de décision de cette organisation régionale. Il a pour mission, précise Alrich Nicolas, de formuler les politiques de l’association.
Avec le concours d’autres ministères du gouvernement, le chef de la diplomatie haïtienne affirme avoir priorisé une approche de gestion participative qui a permis de préparer la réunion dans les meilleures conditions possibles.
Alrich Nicolas informe que cette 14e session présente deux grands enjeux pour Haïti : elle renforce, d’une part, sa position sur l’échiquier diplomatique de la région et, d’autre part, « le pays se construit lentement mais sûrement un certain leadership dans la région dans le domaine de l’environnement et du changement climatique ».
« Ce leadership nous ouvre la voie à des fonds internationaux importants qui, certainement, pourront permettre au pays de mieux faire face à ses problèmes environnementaux », indique Alrich Nicolas.
Le chancelier haïtien pense que Port-au-Prince est sur le point de reprendre sa position de capitale diplomatique, une position qu’elle avait perdue ces dernières années.
L’AEC contient 25 Etats membres, 3 Etats associés et 8 pays non indépendants de la Caraïbe qui sont éligibles à adhérer en tant que membres associés.
« Il y a une forte mobilisation des Etats membres et des Etats associés pour participer à cette 14e réunion ordinaire du Conseil des ministres », précise Watson Denis, conseiller politique auprès de l’AEC.
En plus des thèmes liés au tourisme, au commerce, à l’environnement et au transport régional, Watson Denis informe que des questions relatives à la coopération fonctionnelle et à la mer des Caraïbes seront également à l’ordre du jour. [do gp apr 27/01/2009 15 :30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article8034
Enlèvement et exécution de Me Eric Dubosse : Réprobation générale
Le recteur et les étudiants de l’Université d’Etat d’Haïti ainsi que l’ordre des avocats de Port-au-Prince protestent contre ce nouvel acte barbare qui emporte un professionnel chevronné
lundi 26 janvier 2009,
Radio Kiskeya
L’exécution par ses ravisseurs du pharmacien et avocat Louis Eric Dubosse, 65 ans, a provoqué une onde de choc dans différents milieux, forçant des étudiants de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH) et les membres du barreau de Port-au-Prince à protester vigoureusement contre ce nouveau crime odieux.
La nouvelle a provoqué lundi matin la stupéfaction générale parmi les étudiants de la faculté d’odontologie qui ont aussitôt organisé un sit-in pour réclamer justice. Le professeur Eric Dubosse devait assurer comme à l’ordinaire son cours de jurisprudence.
Depuis la confirmation de ce brutal et lâche assassinat, ses étudiants n’en finissent pas de vanter ses qualités.
Abasourdis, les responsables du décanat de la faculté, avaient du mal à trouver les mots qu’il faut pour traduire leurs sentiments vis-à-vis de ce drame. Rappelant que le disparu était un honnête homme et un éducateur consciencieux, ils soulignent que le kidnapping mortifère a encore emporté un des représentants de l’intelligentsia haïtienne.
Pour sa part, le recteur de l’Université d’Etat, Vernet Henry, s’est déclaré choqué devant la disparition d’un homme qui faisait partie du personnel enseignant de l’UEH depuis 1981. Il qualifie la mort d’Eric Debrosse de coup terrible porté à l’ensemble de la communauté universitaire et en particulier à la faculté d’odontologie où les étudiants lui vouaient une grande admiration.
Le recteur Henry souhaite que les forces de sécurité redoublent de vigilance afin de stopper la machine infernale du kidnapping.
L’exécution de l’ex-otage a également provoqué des remous au barreau de Port-au-Prince où Me Dubosse était régulièrement inscrit. Le bâtonnier de l’ordre des avocats, Me Gervais Charles a annoncé qu’une dispense de plaider a été accordée pour toute la journée de lundi en solidarité au confrère disparu. Une pétition a été également lancée en vue d’exprimer les protestations de l’ensemble de la corporation qui seront acheminées au ministre de la justice, Jean Joseph Exumé. Un registre devant recueillir les signatures a été ouvert à cet effet au Palais de justice de la capitale.
Précisant que l’ordre des avocats s’était constitué partie civile face à ce crime qui doit être élucidé, Me Gervais Charles a aussi appelé le titulaire de la justice à relancer des enquêtes, aujourd’hui au point mort, ouvertes sur d’autres cas d’hommes de loi assassinés.
Réginald Delva, expert en sécurité, a déploré le meurtre qui, fait-il remarquer, a été commis –comble de l’ironie- au moment où la Chambre des députés venait tout juste d’approuver la nouvelle loi sur le kidnapping. M. Delva dénonce le refus catégorique des compagnies de téléphonie mobile de coopérer avec la police chaque fois qu’un rapt se produit et entraîne une succession d’appels téléphoniques de la part de ravisseurs en quête de rançon.
Parente de la victime, l’ancienne maire de Port-au-Prince, Dr Marie-Yves Pouponneau Duperval, paraissait très bouleversée dans ses premiers témoignages sur les circonstances dans lesquelles s’est produit le drame. Dans une interview à Radio Kiskeya, elle a raconté que les meurtriers avaient enlevé le sexagénaire mercredi dernier (21 janvier) au moment où il regagnait en voiture son domicile à Delmas 31 (banlieue nord de Port-au-Prince). Son corps méconnaissable a été découvert dimanche matin à Delmas 75 (banlieue est). spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5627
HRV commente :
Tout semble indiquer que nous devrons nous résigner à garder et intégrer le phénomène de kidnapping comme un héritage odieux de la démocratie construite et bâtie par la « gauche tipèpiste », des acquis de 1986.
La délinquance dans une de ses manifestations est très difficile à éradiquer. Beaucoup de pays vivent et acceptent un niveau de violence. Une sorte d’exutoire à l’exclusion, à la différence de classes. Histoire de déblayer et combler les fossés.
Quand on pénètre les antres du kidnapping en Haïti on doit conclure que c’est déjà trop enraciné dans les mœurs de ceux qui justement ont pour mission de surveiller et protéger les citoyens pour prétendre que le phénomène sera contrôlé un jour.

Les autorités en place ne semblent pas avoir les compétences ni le pouvoir nécessaires pour éradiquer le phénomène.

lundi 26 janvier 2009

Port-au-Prince, le 23 janvier 2009 – (AHP) – Quelque 35 candidats s'étaient inscrits vendredi après-midi à quelques heures de l’expiration de la date limite pour la réception des dépôts de candidatures dans la perspectives des élections pour renouveler 12 sénateurs (sur 30), selon l'arrêté présidentiel invitant la population à aller aux urnes.
Les opérations vont bon train au niveau des 11 Bureaux Electoraux Départementaux (BED) du pays, indiquait le conseiller Jacques Belzin, qui affirme espérer une large participation des partis politiques et de la population à ces joutes fixées au 19 avril.Il a salué la décision de la Fusion des Sociaux Démocrates d’inscrire ses candidats après avoir émis des doutes sur sa participation suite à l’affaire Boulos, le premier sénateur du Nord Ouest écarté par le Sénat pour "sa nationalité étrangère".Il a affirmé comprendre la décision de la Fusion de ne pas inscrire de candidat pour le département du Nord-est.
Les inscriptions devaient fermer à minuit a rappelé Jacques Belzin, soulignant que les cas de candidats auxquels il manquait quelques pièces seront pris en compte.
A Jacmel, des partisans et sympathisants de plusieurs partis politiques ont accompagné leurs candidats au moment où ces derniers ont été s’inscrire au BED du Sud Est, a constaté un correspondant de l’Agence Haïtienne de Presse..A 5 heures PM, des candidats de cinq partis politiques s'étaient déjà fait inscrire au bureau électoral du Sud Est. Il s’agit des candidats de l’Union, de l’Organisation du Peuples en Lutte, du RDNP, de la Fusion et de la plate-forme Lespwa.
Le candidat du parti Lavalas devait s’inscrire avant sept heures PM.Un accord a été signé vendredi entre le gouvernement, le Conseil électoral provisoire et le PNUD dans le cadre du financement des élections par la communauté internationale à hauteurs de 12 millions de dollars. Il en faut 16.5 millions pour la réalisation de ces joutes Le gouvernement américain a contribué à hauteur de 3.8 millions de dollars, a indiqué vendredi l’ambassadeur des Etats Unis en Haïti, Janet A, Sanderson à sa sortie d’une rencontre avec les membres du nouveau bureau de la chambre des députés.
Les élections sont très importantes pour le processus démocratique en Haïti, a dit l'ambassadeur, soulignant que les Etats Unis et les bailleurs de fonds internationaux continueront de soutenir le processus électoral dans le pays. http://www.ahphaiti.org/ndujour.html

Le festival international de jazz a débuté le 24 janvier

Le festival international de Jazz de Port-au-Prince a débuté samedi soir au Parc historique de la Canne à sucre.
Nono Garcia Jazz y Flamenco Quintet (Espagne), un guitariste andalous versatile et une valeur sûre du flamenco-jazz espagnol, Brandi Disterheft Trio (Canada), qui a reçu le JUNO (Grammy Award Canadien) du meilleur album de jazz de l'année 2008 ainsi que Buyu Ambroise and the Blues in Red Band (Haïti) étaient à l'affiche de cette première journée du festival.
Le Festival International de Jazz de Port-au-Prince est le fruit d'une collaboration entre le Ministère de la Culture et de la Communication d'Haïti, le bureau du Tourisme, des entreprises privées et fondations haïtiennes (Radio Métropole, la Fondation Canez Auguste ainsi que la Fondation Haïti Jazz), ainsi que des représentations diplomatiques à Port-au-Prince. L'un des membres du comité organisateur, Joël Widmaïer indique que les ambassades d'Allemagne, du Brésil, du Canada, du Chili, d'Espagne, des Etats-Unis, de la France, du Mexique et de la Suisse ont désigné 7 artistes étrangers pour prendre part au festival.
Les artistes participant au festival :Brandi Disterheft Trio (Canada); Como asesinar a Felipes (Chili); Nono Garcia Jazz y Flamenco Quintet (Espagne); Alvin Atkinson (Etats-Unis); Meddy Gerville (France); Tino Contreras (Mexique); Tre (Suisse), Buyu Ambroise and the Blues in Red Band, Beethova Obas, Réginald Policard ( Haïti ).Trois concerts payants sont prévus au Parc Historique de la Canne a sucre ", déclare M. Widmaïer faisant remarquer que l'entrée est libre pour les autres concerts.
Dans le chapitre des nouveautés pour cette année les organisateurs ont prévu deux concerts au champ de mars, un concert à Fokal et des after hours à l'hôtel Oloffson.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14679