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mercredi 13 août 2008

Le nouveau chef du parquet entend poursuivre l’action de son prédécesseur

Joseph Manès Louis a été installé hier dans ses fonctions de nouveau chef du parquet de Port-au-Prince par le ministre de la justice, René Magloire.
Dans son discours de circonstance M. Magloire a mis l’accent sur la collaboration qui doit exister entre le parquet et la police judiciaire, deux maillons de la chaîne pénale. " Toute incompréhension du rôle de l’un par l’autre amène des difficultés et entraîne un dysfonctionnement de l’appareil judiciaire", ajoute t-il.
Rappelant que toute dysfonctionnement de l’appareil judiciaire est profitable aux criminels, M. Magloire annonce la création d’un programme de formation conjointe pour les parquetiers et les agents de la police judiciaire. C’est la lutte contre l’impunité qui doit être au cœur des activités du parquet ", dit-il mettant l’accent sur la lutte contre le kidnapping, le trafic de la drogue, le blanchiment d’argent, la corruption et la détention préventive prolongée.
S’adressant au nouveau chef du parquet le ministre de la justice a fait remarquer qu’aujourd’hui la justice n’arrive pas à fonctionner de manière sereine, saine et équitable. Selon le ministre de la justice, le chef du parquet doit œuvrer afin que les mineurs, les femmes victimes de violence et les démunis aient également accès à la justice. " Le parquet doit rester un lieu accueillant pour les citoyens en quête de justice ", dit-il espérant une harmonie dans les relations entre le parquet et la police judiciaire.
Le nouveau commissaire du gouvernement, Joseph Manès Louis, entend poursuivre l’action de Claudy Gassant à qui il a rendu hommage. " Il sera notre modèle ", lance t-il soulignant que M. Gassant a " révolutionné le système judiciaire haïtien en relevant l’image du parquet".
Joseph Manès Louis assure que la machine de la poursuite pénale ne va pas changer de direction se déclarant prêt à combattre la corruption, le kidnapping, le trafic de la drogue et la détention préventive prolongée. Le juge Manès soutient que la police doit jouer son rôle et sera au service de la justice. Dans ce contexte il confirme que le mandat d’amener émis contre le commissaire municipal, Frantz Georges, sera exécuté sans aucune forme de procès.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13988
HRC Commente :

Nous avons mis en surbrillance les expressions qui dans le contexte haïtien risque d’entretenir la polémique entre les autorités policières et judiciaires.
Avant de dire quoique ce soit nous voulons laisser au nouveau chef du parquet le soin de faire ses preuves mais il faut éviter à tout prix que le conflit reprenne avec des petites déclarations ambiguës

Michèle Pierre Louis rencontre les associations patronales

Une source proche des négociations révèle que la séance de ratification de la déclaration de politique générale ne devrait pas avoir lieu avant le 15 août. Nombre d’élus se retrouvent dans leurs circonscriptions à cette période de fêtes champêtres, tandis que le premier ministre ratifié poursuit les consultations avec les représentants des différents secteurs de la société.
Hier lundi, Michèle Pierre Louis s’est entretenue avec des représentants d’associations patronales dans le cadre d’une politique d’ouverture.
Une rencontre cordiale selon le président de la Chambre Franco haïtienne de Commerce, Gregory Brandt, qui affirme que les perspectives de relance de l’économie ont été débattues. En ce qui a trait aux investissements, l’homme d’affaire révèle que des projets de loi, tel la loi sur le système bancaire, sont en souffrance au parlement. " Nous souhaitons la définition d’un calendrier avec les élus", dit-il faisant valoir que les nouvelles législations favoriseront le développement économique du pays.
Vendredi dernier, Michèle Pierre Louis s’était entretenue avec plus d’une centaine de représentants d’organisations populaires. Une rencontre qui a permis aux participants de réaliser des échanges même si aucune promesse n’a été faite par le premier ministre ratifié.
Par ailleurs, vendredi, le chef de l’état avait rencontré les membres du groupe Union des Parlementaires pour le Développement National (UPDN) dans le cadre du processus de négociation visant la formation d’un nouveau gouvernement.Le député David Geneste révèle que des points tels la rentrée scolaire, le renouvellement du tiers du sénat, la loi sur le budget et la saison cyclonique ont été abordés lors de cette rencontre. Le député des Cayes, se prononce pour la formation d’un gouvernement de coalition avec un partage de responsabilité.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13985
L’organisation des élections est une priorité selon Rosny Desroches Le directeur de l’Initiative de la Société Civile (ISC), Rosny Desroches, croit que la crise actuelle est le résultat du refus du chef de l’état d’organiser les élections sénatoriales partielles en 2007. " Aujourd’hui le sénat compte 18 au lieu de 30 membres ", dit-il rappelant qu’il faut 16 votes pour ratifier la déclaration de politique générale du premier ministre.
Selon M. Desroches les citoyens paient un lourd tribut en raison de la persistance de la crise. " Gouverner c’est prévoir", lance M. Desroches rappelant que le gouvernement doit toujours s’assurer de l’appui d’une majorité parlementaire. Faisant remarquer que les députés de la Plateforme Lespwa semblent être attaché au premier ministre démissionnaire plutôt qu’au chef de l’état, M. Desroches signale que l’impasse politique conduit à une détérioration de la situation socioéconomique du pays.
Le directeur de l’ISC souligne que la tenue des élections est aujourd’hui un impératif. " En novembre au plus tard les élections doivent avoir lieu", dit-il craignant que des sénateurs fassent du chantage à chaque grande décision.
M. Desroches soutient que techniquement les élections peuvent être organisées en novembre 2008 faisant valoir que les conseillers électoraux avaient prévu des plusieurs scénarios pour les joutes. " Il n’y a qu’un problème de budget pour le lancement du processus électoral", déclare M. Desroches qui dénonce l’insouciance des décideurs.
Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole, M. Desroches a indiqué que le pays pourrait se diriger vers une catastrophe si les élections ne sont pas organisées à temps. " Tous les secteurs doivent mettre la pression sur les autorités pour qu’elles ne s’éloignent pas du cadre constitutionnel", ajoute t-il.
Par ailleurs, M. Desroches se prononce pour l’intégration des partis politiques dans le gouvernement en tenant compte de la configuration au parlement. " Le pacte de gouvernabilité est un excellent document qui favoriserait la cohésion au niveau du gouvernement", dit-il appelant à la poursuite des négociations.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13984
HRV commente :
Carrément décevant cette intervention de monsieur Desroches qui priorise et parle de l’urgence des élections sénatoriales partielles aujourd’hui quand l’actualité et l’urgence politique tournent autour des errements de la classe politique dans sa totalité et des législateurs en particulier face à la formation d’un gouvernement dans un pays géré depuis quatre mois par un gouvernement renvoyé.
Si on doit suivre la marche des idées de Monsieur Desroches, il faudra attendre les élections qui seraient réalisées en novembre, élire les sénateurs pour régler le problème du quorum sénatorial et donc obtenir la ratification du premier ministre.
Non, il ne l’a pas dit de cette façon, mais je ne vois pas comment on peut aujourd’hui évoquer autre chose que l’impasse dans lequel se trouve la formation d’un gouvernement du principalement à une mauvaise compréhension des attributions constitutionnelles des parlementaires.
Il faudra surement rappeler à Monsieur Desroches que la réalisation des élections s’appuie sur un budget de plusieurs millions de dollars que devra débourser une communauté internationale plus intéressée – avec raison- par l’issue favorable du projet Michel Pierre-Louis Premier Ministre que de renforcer cette espèce de bande d’incontrôlables !

Les corps de 11 boat people haïtiens inhumés aux Bahamas

Les circonstances de cette nouvelle tragédie n’ont pu être établies, selon l’ambassadeur d’Haïti à Nassau, Louis Harold Joseph
Mardi 12 août 2008,
Radio Kiskeya
Les corps non réclamés par leurs familles de 11 boat people haïtiens ont été inhumés lundi au cimetière Cowpen Road dans le sud des Bahamas avec l’autorisation des responsables de la mission diplomatique haïtienne à Nassau, rapporte le quotidien local The Nassau Guardian.
L’ambassadeur d’Haïti dans l’archipel, Louis Harold Joseph, a indiqué que la police bahaméenne l’avait informé jeudi dernier que les cadavres de ces clandestins ayant péri noyés devaient être mis en terre immédiatement. Dans un entretien téléphonique au journal, le diplomate a affirmé avoir compris l’urgence de la situation, car les corps étaient état de décomposition.
Harold Joseph précise avoir pris part à la cérémonie funèbre aux côtés d’un officiel de l’ambassade, René Desronvil, d’un homme d’affaires haïtien vivant aux Bahamas, Obert Dieudonné. Un autre compatriote, le père Roland Vilfort, officiait en la circonstance.
Les onze hommes, dont l’identité n’a pu être établie, sont décédés la semaine dernière dans des conditions non élucidées. Leurs cadavres flottant sur les eaux avaient été retrouvés près de l’île de New Providence.
Remerciant le gouvernement des Bahamas, en particulier le ministère des affaires étrangères, pour sa contribution aux funérailles des haïtiens, l’ambassadeur Louis Harold Joseph a souligné que "chaque vie est importante et il est douloureux de voir des gens perdre leur vie dans un incident pareil". Il a estimé que le gouvernement de Port-au-Prince travaillait en vue de porter les haïtiens à ne plus s’expatrier massivement en créant des conditions politiques et économiques susceptibles d’améliorer leur situation.
Le 28 juillet, environ 300 boat people haïtiens, 231 hommes et 64 femmes, avaient été interceptés par les Forces de défense royale des Bahamas au moment où ils tentaient d’atteindre la terre ferme.
En avril dernier, des clandestins haïtiens avaient été victimes d’une grande tragédie. 14 corps avaient été repêchés dans les eaux du chapelet d’îles. Cependant, plusieurs témoignages laissaient croire que plus de 20 personnes avaient péri dans ce naufrage.
Faute de pouvoir entrer directement en Floride, les boat people haïtiens se rendent régulièrement aux Bahamas où vit une importante communauté haïtienne, mais sans aucune visibilité sociale. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5215

HRV commente :
Voilà le tableau du quotidien des haïtiens non-politiciens, non-parlementaires tandis que nos LEGISLATEURS profitent des largesses de notre démocratie prête à porter et s’arrogent le droit de bloquer catégoriquement le pays.Nous applaudissons le silence des médias et la mansuétude des citoyens qui se laissent mener par leurs élus. Peut-être, quelqu’un devrait rappeler à ces élus que leur mandat n’était pas un chèque en blanc.
Le sénateur Judnel Jean conditionne son vote à Mme Pierre Louis au retour au Sénat de Rudolph Boulos (Complètement fou ce sénateur!!! HRV)
Le sénateur Anacacis demande de ramener le quorum du Grand Corps à 10
mardi 12 août 2008,
Radio Kiskeya

Le sénateur Judnel Jean du Nord-Est, issu de la Fusion des Sociaux-Démocrates Haïtiens, conditionne désormais son vote de la déclaration de la politique générale du premier ministre ratifié, Michèle Duvivier Pierre Louis, au retour au Parlement de son collègue de parti, Rudolph Boulos, injustement renvoyé, selon lui.
L’exclusion de Boulos sur la base de sa « prétendue » nationalité étrangère, a été une « décision émotionnelle et irrationnelle », a soutenu lundi Judnel Jean. Ajoutant que sa position ne reflète pas nécessairement celle de son parti, le sénateur s’est plutôt référé au nombre important de citoyens qui, lors des élections de 2006, ont fait choix de lui et de Boulos.
Du fait qu’il faudra 16 voix au Sénat (qui compte 18 sénateurs) pour l’approbation de la politique générale du premier ministre ratifié Michèle Duvivier Pierre Louis, chaque vote particulier devient l’objet de grand marchandage.
Le sénateur Jean Hector Anacacis (Ouest, LESPWA), a pour sa part exigé lundi que le quorum du Sénat soit ramené à 10 vu la réduction de fait de l’effectif du Grand Corps. Il sollicite une séance spéciale du Sénat à ce sujet. A défaut par le président du Sénat d’y souscrire, il faudrait, dit-il, que le chef de l’Etat entreprenne auprès de lui une démarche formelle à ce sujet, conformément aux prérogatives que lui accorde l’article 136 de la Constitution relatif au fonctionnement normal des institutions.
Anacacis a enfin critiqué la démarche de son collègue issu de Lavalas (parti de l’ancien président Aristide) Roudy Hérivaux consistant à soumettre à Mme Pierre Louis 3 noms de personnalités destinées à devenir membres du prochain gouvernement. « La base de Lavalas avec laquelle je suis en contact n’a pas encore pris une telle option », a déclaré Anacacis.
Il est rejoint dans cette position par le député Lavalas Jonas Coffy qui a fustigé lundi Roudy Hériveaux. Il n’a aucun mandat pour négocier au nom du parti de Jean Bertrand Aristide, cette mission ayant été plutôt confiée à l’ancien député Yves Cristallin, a-t-il précisé.
Par ailleurs, Fanmi Lavalas ne serait pas intéressé à faire partie du prochain gouvernement « Zago loraj » de Mme Pierre Louis, selon le député.
Intervenant également dans le débat, la sénatrice Céméphise Gilles, a exprimé ses préoccupations face à la lenteur des négociations politiques devant aboutir à la formation du prochain gouvernement. L’élue de LESPWA attire l’attention des acteurs politiques sur la précarité de la situation socio-économique du peuple haïtien. [jmd/RK]
HRV commente :
Nous sommes conscients qu’il peut être assez ennuyeux de lire ces nouvelles qui démontrent combien nous sommes carrément réduits et peu doués intellectuellement en Haïti. Surtout dans le domaine de la politique. C’est un supplice pour ceux-là qui n’ont rien à foutre de la politique. Mais on ne peut pas vouloir s’intéresser à Haïti sans s’intéresser au monde de la politique qui est en effet la source de toutes les déboires du pays.
C’est illusoire de penser pouvoir passer outre l’administration centrale pour apporter des solution fractionnées à des problèmes globaux dont la solution ne dépend que du gouvernement central.
La PAM pourra dépenser pendant des années des sommes astronomiques pour distribuer de la nourriture « sinistrée » aux gens de Cité Soleil. Le problème de la faim ne sera pas résolu si le gouvernement central ne met pas en place un projet sérieux pour augmenter la production agricole.
On pourra crier sur tous es toits du monde la situation proche de l’esclavage que vivent les haïtiens en République Dominicaine. Si le gouvernement central ne mène pas une politique qui améliore la situation économique des haïtiens, ils continueront à voir dans l’émigration leur seule porte de sortie. Il est beaucoup plus facile de traverser la frontière que de braver la mer dans des embarcations de fortune.
Donc tout le problème du pays réside dans la gestion des affaires de l’état. Delà, il faut surveiller l’actualité politique du pays.
Depuis quatre mois Haïti attend un premier ministre. Le choix de Madame Pierre Louis a été enfin ratifié. Elle se trouve dans le starting bloc. Le parlement menace de ne pas ratifier sa politique générale si certaines conditions ne sont pas remplies : Inclusion (conditionnelle) des 19 partis au sein d’un gouvernement composé de 18 ministres etc.
Si la ratification de la politique générale de Madame Pierre Louis dépend désormais et exclusivement du bon vouloir du pouvoir législatif, ce corps est loin de montrer une certaine cohésion dans le cadre de l’utilisation de ses attributions constitutionnelles. En fait, le pouvoir législatif que ce soit au niveau su Sénat ou au niveau de la chambre des députés est complètement désagrégé à un moment ou le pays l’attend. Maintenant les exigences ne sont que des caprices d’individus complètement en dehors de l’importance des enjeux.
Voici donc des déclarations comme preuves de l’attitude inconséquente des parlementaires haïtiens :


Un sénateur menace de démissionner en vue d’une issue à la crise gouvernementale
Par WSF le August 12th, 2008
Le Sénateur Yvon Buissereth (Sud/Lavalas) se dit prêt à abandonner son siège afin de permettre au Premier ministre ratifié, Michèle Duvivier Pierre-Louis, de gouverner. Le parlementaire affirme que plusieurs de ses “alliés” au Sénat sont disposés à lui emboiter le pas.
Une telle décision fragiliserait davantage le quorum au niveau de la Chambre haute comptant aujourd’hui 18 membres. Il faut la présence d’au moins 16 sénateurs pour que le Grand Corps puisse se réunir et décider valablement.
En cas de démission d’au moins trois sénateurs, le Sénat sera tout bonnement caduc. Selon ce scénario, le Chef de Gouvernement ratifié accéderait à la Primature (Siège du Premier ministre) sans l’approbation de son programme de gouvernement par le Parlement.
Les sénateurs qui s’opposent à la ratification de la déclaration de politique générale de Mme Pierre-Louis travaillent au détriment du pays, a déclaré Yvon Buissereth soulignant que son départ ainsi que celui de ses alliés de la Chambre haute permettra d’éviter une explosion sociale.
Le parlementaire menace de se démettre de ses fonctions alors que la situation se corse de plus en plus au Sénat de la République. Le Sénateur Judnel Jean (Fusion/Nord-est) conditionne son vote à Michèle Pierre-Louis au retour de son collègue Roudolph Boulos écarté de la Chambre haute en raison de sa nationalité américaine.
Le sénateur Anacacis Jean Hector (Lespwa/Ouest) a proposé, lundi, que le quorum soit réduit à 10, soit la majorité absolue des membres siégeant actuellement au Grand Corps. [wsf/rv2000]
http://www.radiovision2000haiti.net/?p=150

mardi 12 août 2008

Des signes d'impatience!

Les négociations entamées au Palais national autour de la formation du prochain gouvernement semblent butter sur des obstacles majeurs au point que certains protagonistes commencent à perdre patience.
Aucune date n'est envisagée pour la présentation de l'énoncé de politique générale du Premier ministre ratifié devant les deux Chambres séparément. « Ni le président de la République, ni le Premier ministre désigné ne sont en mesure d'avancer une date pour boucler le processus, a dit le député Jean-David Génesté, porte-parole de l'Union des parlementaires pour le développement national (UPDN), qui a rencontré le Chef de l'Etat et le Premier ministre désigné le week-end écoulé au palais national. A ce sujet, c'est le flou total. »
Le président de la République, René Préval, ne veut pas, semble-t-il, envoyer Michèle D. Pierre-Louis à la boucherie. Il veut s'assurer de disposer d'une majorité au Sénat de la République. Seulement 12 sénateurs sur les 18 en fonction avaient ratifié le choix de Michèle D. Pierre-Louis comme Premier ministre. Ayant besoin de 16 voix pour la ratification de sa politique générale, Michèle D. Pierre-Louis doit convaincre au moins quatre des cinq sénateurs abstentionnistes à passer dans son camp.
Les négociations entamées autour de la formation du prochain gouvernement avec les partis politiques au Palais national au lendemain de la ratification du choix de Mme Pierre-Louis par le Sénat tardent à aboutir. « Les négociations sont difficiles, avait reconnu Mme Pierre-Louis au début de la semaine écoulée. Elles vont prendre du temps avant d'aboutir. » Les sénateurs conditionnent leur vote à l'intégration de leur parti politique au prochain gouvernement. « 19 partis politiques sont représentés au Parlement et le gouvernement aura 18 postes ministériels », avait affirmé le Premier ministre ratifié pour souligner les difficultés des négociations.
Les partis politiques ont récemment proposé au Chef de l'Etat et au Premier ministre ratifié un pacte de gouvernabilité qui devrait régir le fonctionnement du prochain gouvernement. « Le président Préval n'a pas manifesté de l'intérêt pour le document », a rapporté le député de l'OPL Lutherking Marcadieu en rejetant les informations faisant croire que les négociations sont dans l'impasse. Si les négociations ne sont pas dans l'impasse, elles sont, pourtant, difficiles et lassantes. « Le président René Préval est apparemment épuisé, a constaté le député Génesté. Le président a malgré tout manifesté sa volonté d'aller jusqu'au bout. »
Entre-temps, certains partis politiques qui prennent part aux négociations commencent à montrer des signes d'impatience. Le leader de l'Alliance, Evans Paul, qui intervenait sur les ondes d'une station de radio de la capitale, invite le chef de l'Etat à trouver, d'ici cette semaine, une issue à la crise gouvernementale vieille de quatre mois. Faute d'un accord entre les acteurs autour de la formation du gouvernement, il estime que le Chef de l'Etat devrait prendre une décision en vue de permettre à Michèle D. Pierre-Louis d'accéder à la Primature ou de constater que la directrice de la FOCAL ne peut pas devenir Premier ministre.
Pour sa part, le premier sénateur de l'Ouest, Jean Hector Anacacis, qui s'était abstenu lors de la séance de ratification du choix de Mme Pierre-Louis, a conseillé au président de la République, René Préval, et à celui du Grand corps, Kély C. Bastien, de réduire le quorum au Sénat en vue de permettre la ratification sans trop de difficulté de l'énoncé de politique générale du Premier ministre ratifié. Une façon pour lui de se passer des exigences de ses collègues et de permettre au pays d'avoir un gouvernement pouvant faire face à la rentrée scolaire, la cherté de la vie, la saison cyclonique, l'insécurité...
Jean Pharès Jérôme :
pjerome@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=61047&PubDate=2008-08-11
HRV commente :
Les acteurs politiques, en particuliers les Partis et les législateurs quand les haïtiens sortiront une nouvelle fois dans les rues pour démontrer en criant dans des gestes qui accompagnent souvent le ras le bol, de vrais signes d’impatience.
Cette petite comédie interprétée par de mauvais acteurs autour d’une mise en scène médiocre a assez duré.
Les chefs des partis politiques qui veulent montrer des signes d’impatience font partie du problème. Ils détenaient déjà des représentants au sein du gouvernement démissionnaire censuré. Que vont-ils faire de plus ou de mieux. Ils n’ont pas atteint le niveau intellectuel et la vision indispensable qui leur permettraient de vois que le souci aujourd’hui ce n’est pas une question d’homme sinon une question de programme et de projet de gouvernement. Que les visions des différents partis politiques – si vision y en a – soient réunis dans le creusent de l’intérêt national pour sortir un concentré capable de donner de vrais et de bons résultats.
Les idées de gouvernement pluriel ou gouvernement de coalition en clair ne signifie que chacun s’assure d’obtenir sa par du butin.
Haïti pourrait être – encore une fois - dans un tournant primordial de sa vie politique car il n’existe pas de raison pouvant expliquer et justifier une non-ratification de la politique générale du premier ministre ratifié.
Si Madame PIERRE LOUIS n’occupe pas les bureaux de la primature il faudra rebattre complètement les cartes !

Au moins six enlèvements à Port-au-Prince le week-end dernier

Un ancien représentant d’Haïti à la Coupe du monde U-17 de football parmi les otages
lundi 11 août 2008,
Radio Kiskeya
Au moins six personnes, dont un jeune footballeur international haïtien, ont été enlevées au cours du week-end écoulé dans différents secteurs de la région métropolitaine de Port-au-Prince, a appris Radio Kiskeya de sources policières.
Membre de la sélection nationale ayant représenté Haïti l’été dernier au Mondial U-17 en Corée du Sud, l’adolescent et un ami ont été interceptés vendredi soir par des individus armés pendant qu’ils sortaient d’un night-club à Pétion-Ville (banlieue est).
Le double rapt a été précédé d’une simulation de cambriolage du véhicule des jeunes.
On ignorait lundi si les familles des otages avaient pu obtenir leur libération après avoir eu des conversations téléphoniques avec eux.
Au cours de la même soirée de vendredi, un homme d’affaires a été kidnappé dans le quartier de Delmas 19 (nord). Après avoir été conduit à Cité Soleil (banlieue nord), il est parvenu à tromper la vigilance de ses ravisseurs pour s’en sortir sain et sauf.
Le véhicule de l’ex-otage, un 4x4 de couleur rouge, aurait été utilisé par les malfaiteurs pour commettre deux autres enlèvements avant d’être abandonné à la ruelle Cameau (centre de la capitale).
La police indique avoir reçu des informations sur d’autres cas d’enlèvement enregistrés à Vivy Mitchell, sur la route de Frères et à Delmas 75 (est).
Cette brutale remontée du kidnapping coïncide avec un nouveau conflit opposant le chef du parquet de Port-au-Prince, Claudy Gassant au commissaire de police de Pétion-Ville, Frantz Georges, le premier ayant été traduit en justice après avoir émis un mandat d’amener contre le second à la suite d’accrochages et de dérapages verbaux en cascade.
Il y a une semaine, une religieuse de la Congrégation des petites sœurs de Sainte-Thérèse avait été libérée au terme de dix jours de séquestration. Elle avait été enlevée à Port-au-Prince en prenant un autobus public.
Malgré l’action des forces de sécurité et une certaine mobilisation de la société civile, les enlèvements crapuleux continuent à provoquer une importante hémorragie économique et sociale ainsi qu’une profonde psychose en Haïti. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5210

Le commissaire Claudy Gassant jette l’éponge

Conséquence de graves incidents à répétition ayant culminé avec un bras de fer entre le chef du parquet de Port-au-Prince et un commissaire de police
Lundi 11 août 2008,
Radio Kiskeya

Le commissaire du gouvernement près le parquet du tribunal civil de Port-au-Prince, Claudy Gassant, impliqué dans des incidents en cascade ayant empoisonné les relations entre la justice et la Police Nationale, a présenté lundi sa démission aux autorités compétentes, a appris Radio Kiskeya de sources autorisées.
Selon les premiers éléments d’information disponibles, deux réunions orageuses que le Président René Préval a eues respectivement dimanche soir et lundi matin au Palais National (siège de la Présidence) avec le commissaire Gassant et le directeur général de la PNH, Mario Andrésol auraient précipité le départ du magistrat.
La Présidence et le gouvernement démissionnaire du Premier ministre Jacques-Edouard Alexis n’avaient toutefois pas encore annoncé officiellement cette démission.
Lors d’une ultime conférence de presse vendredi dernier, M. Gassant avait pourtant catégoriquement écarté tout projet de démission précisant qu’il partirait "seulement s’il était limogé", car, il n’avait jamais quémandé de poste.
Impliqué dans un cycle interminable d’accrochages les uns plus spectaculaires que les autres avec les autorités policières, dont le commandant en chef, Mario Andrésol, le commissaire démissionnaire avait été cité à comparaître au correctionnel pour "coups portés au visage" du commissaire de police de Pétion-Ville (banlieue est de Port-au-Prince), Frantz Georges, au cours d’un bal, après avoir émis un mandat d’amener et un ordre d’interdiction de départ contre ce dernier. Les deux hommes étaient en conflit ouvert depuis un autre incident, le 28 juillet, lorsque Gassant s’était opposé à une opération qui, sous le commandement de l’officier de police, visait à remorquer à Delmas 83 (est) le véhicule d’un fonctionnaire de la Présidence, Assad Volcy, pour son implication présumée dans l’enlèvement supposé d’une enfant.
Cet incident avait suivi de 24 heures l’arrestation lors d’un festival Compas au centre sportif Henfrasa à Delmas 33 (nord) d’un proche de Mario Andrésol, Fahed Esper, contractuel de la PNH et directeur de Métro Sécurité S.A, sous l’accusation de port et détention illégale d’armes à feu.
Le président du Sénat, Kelly Bastien, plusieurs autres parlementaires et des personnalités de la société civile avaient, ces derniers jours, appelé le chef de l’Etat à mettre fin à ces querelles publiques qui menaçaient d’affaiblir davantage les institutions judiciaire et policière et laissaient une brèche ouverte aux bandits de tout acabit.
Rentré en Haïti en été 2006 à l’issue d’un séjour forcé de quatre années aux Etats-Unis, l’ancien juge d’instruction était arrivé en grande pompe à la tête du parquet de la capitale depuis le 21 août 2006 lorsqu’il avait succédé à Me Fredd’Herck Lény. Il avait acquis sa notoriété en assurant l’instruction du dossier de l’assassinat du directeur de Radio Haïti Inter, Jean Léopold Dominique et du gardien de la station, Jean-Claude Louissaint, abattus par un commando le 3 avril 2000.
Mais, cette réputation allait être peu à peu ternie par des interventions intempestives et des excès de pouvoir du nouveau commissaire ivre de sa toute-puissance. L’extravagant cortège de Claudy Gassant symbolisait depuis quelques temps la terreur partout où il faisait son apparition, notamment les night-clubs, lieux privilégiés d’altercations et de règlements de compte dignes des westerns américains et de leurs légendaires cowboys ou encore du pouvoir absolu que détenaient les faucons de la dictature des Duvalier. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5213
HRV commente :
OUF !..Respirons maintenant !
Les mauvaise gueules rapportent que le Président Préval aurait demandé la démission des deux protagonistes qui entretiennent un mauvais feuilleton depuis quelques temps.
S’il a démissionné de lui-même nous lui disons bravo. S’il a été poussé vers la sortie nous saluons aussi la décision des autorités compétentes qui ont compris comme nous que l’air autour de ces deux messieurs était devenu carrément irrespirable.
Par son attitude plutôt extravagante et une mégalomanie enflée par la griserie du pouvoir, l’mage due l’ex commissaire était assez terne et il n’a pas eu le temps d’attirer l’attention ni marquer les esprit par une quelconque compétence ni une efficacité à administrer correctement la justice.
En dehors de ses démêlées avec la Police Nationale d’Haïti et en particulier le directeur généra de cette institution, l’opinion publique se rappellera de l’importance de son cortège déployé dans les boîtes de nuit, des abus de pouvoir manifesté dans l’arrestation pure et simple de tout citoyen qui aurait pas cédé le passage à son cortège et aussi l’arrestation arbitraire du Directeur de l’Autorité Portuaire Nationale l’ingénieur Charles Jean Evens, sans oublier la rumeur qui veut faire croire qu’il aurait fait relâcher un proche à sa femme impliqué dans une histoire de kidnapping…
Le tout c’est de savoir si la démission du directeur de la Police Nationale Haïtienne va suivre ou si on assistera à une collaboration franche et efficace entre les acteurs qui sont supposés travailler ensembles pour résoudre les problèmes posés par le phénomène du kidnapping.

Haïti-Premier ministre : « Le pays est pris en otage par 10 zombis, 1 mort et 1 paralysé », selon le CEDH

Lundi 11 août 2008
Communiqué du Centre Œcuménique des Droits Humains (CEDH)
Soumis à AlterPresse le 11 aout 2008
C’est avec un sentiment de profonde préoccupation que le Centre Œcuménique observe les tractations interminables qui empêchent la formation d’in gouvernement capable d’affronter la crise majeure dans laquelle les institutions et le pays lui-même se trouvent englués. En effet, il est clair que le principe qui veut considérer le sénat actuel comme un corps délibératif de 30 sénateurs est absurde.
Cela veut dire, en effet, que l’on veut tenir compte, dans la pratique, du vote de 12 sénateurs imaginaires. En effet, 10 ont terminé leur mandat. Un autre est décédé. Un autre, qui, lui existe, est empêché de participer aux délibérations du corps sénatorial. Et pourtant, on s’appuie sur eux pour prendre des décisions importantes pour ne pas dire vitales.
Le pays est donc pris en otage par 10 zombis, 1 mort et 1 paralysé. Faire donc voter le sénat sur la base d’une participation imaginaire de 30 membres, c’est donner un poids exorbitant au vote des 18 membres encore valides. C’est créer une équivalence métaphysique entre le plein et le vide, l’être et le néant, la présence et l’absence.
C’est, en fait, créer un vote sur le principe de l’unanimité. C’est donner un pouvoir exorbitant au vote individuel, étant donné que dans la pratique, l’appartenance à un parti ou à un groupe n’a aucun effet sur le vote individuel. Cette situation va durer au moins six mois encore, dans l’hypothèse (optimiste) que les élections se fassent au mois de décembre. Ce qui implique un danger permanent de dysfonctionnement d’une institution aussi vitale que le Sénat de la République.
Le pays est donc pris en otage à la suite d’une décision procédurale qui est, à notre avis, erronée et dangereuse, puisqu’elle transforme la règle de la majorité absolue (la moitie +1) en une règle de quasi-unanimité.
Jean-Claude Bajeux 11 août 2008
http://www.alterpresse.org/spip.php?article7574

René Préval à la prestation de serment de Leonel Fernàndez

Selon la presse dominicaine, le Président haïtien sera aux côtés de son homologue dominicain le 16 août pour l’entame de son troisième mandat
lundi 11 août 2008,
Radio Kiskeya
Le Président haïtien René Préval figure parmi une dizaine de chefs d’Etat et de gouvernement ayant confirmé leur présence le 16 août (samedi) à Santo Domingo à la cérémonie devant marquer le début du troisième mandat du chef de l’Etat dominicain, Leonel Fernàndez, âgé de 55 ans.
Selon une dépêche de l’agence en ligne dominicaine de langue anglaise Dominican Today, outre Préval, les Présidents vénézuélien Hugo Chàvez, colombien Alvaro Uribe, costaricain Oscar Ariaz, guatémaltèque Álvaro Colom, salvadorien Antonio Saca, taïwanais Ma Ying-jeou, le Premier ministre du Bélize Dean Barrow, le chef du gouvernement espagnol José Luis Rodrìguez Zapatero et le prince héritier d’Espagne, Felipe de Bourbon assisteront également à l’événement.
D’autres dirigeants étrangers n’ont pas encore annoncé leur intention d’être parmi les hôtes de Fernàndez qui prêtera serment pour la troisième fois après ses deux précédents mandats 1996-2000 et 2004-2008.
L’intronisation du dirigeant dominicain sera une nouvelle occasion de rapprochement pour Chàvez et Uribe qui s’étaient déjà réconciliés dans la capitale dominicaine en mars dernier lors du sommet du Groupe de Rio alors que le ton était à l’irritation entre Caracas et Bogota.
En quête d’un leadership régional, Leonel Fernàndez, de plus en plus présent dans les grands débats internationaux, avait remporté sans surprise les présidentielles dominicaines de mai après avoir réalisé une réforme constitutionnelle sur mesure lui permettant de briguer deux mandats consécutivement. spp/Radio Kiskeyahttp://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5211
HRV Commente:
Notre cher président est un adepte de la tenue décontractée. Ceci même quand il est conscient de déroger et de provoquer un flagrant accroc au protocole. Il a cette habitude de se faire remarquer dans certains meetings regroupant des chefs d’Etats et de gouvernement en se passant de la costume et la cravate de rigueur.
Nous aimerions seulement souhaiter que cette fois-ci, le service du protocole du palais national aura des arguments de poids pour convaincre à notre président de l’importance de supporter ce sacrifice au profit de l’image de la nation haïtienne.
Nous ne pensons pas qu’il soit aujourd’hui indispensable de faire porter l’attention sur Haïti de cette façon.
Et surtout gaffe aux tenues trouées….

lundi 11 août 2008

HAITI 1 - TRINIDAD AND TOBAGO : 0.. CUBA U-17 VAINQUEUR DE LA COUPE CFU

HAITI BAT TRINIDAD AND TOBAGO 1-0 EN MATCH AMICAL.
Après huit ans de disette, les fans du football et des GRENADIERS ont savouré la première victoire de la sélection Haïtienne de football au stade Sylvio Cator face à un adversaire de poids de la zone, la sélection de Trinidad and Tobago.
La sélection haïtienne alignant une sélection composée exclusivement de joueurs évoluant dans le championnat local ont réalisé une très belle performance alliant résultat et manière. Cette prestation augure un très bon présage pour notre sélection qui affrontera dans dix jours son homologue surinamienne dans le cadre des match de poule comptant pour la deuxième phase des éliminatoires de la coupe du monde 2010.
Malgré certaines erreurs d’arbitrage imputées aux arbitres locaux, et qui n’ont rien changé au résultat du match, les techniciens Trinitéens ont apprécié le niveau de jeu des Grenadiers qui selon toute vraie semblance devrait obtenir sa qualification pour la prochaine phase en sortant premier ou deuxième de son groupe.
Ce bon résultat prouve tout le bénéfice du stage et du travail réalisé depuis la confrontation face aux Antilles Néerlandaises.
Haïti rencontre au stade Sylvio Cator la sélection de Suriname le 20 Aout prochain.
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CUBA U-17 VAINQUEUR DU TOURNOI CFU…CUBA ET TRINIDAD AND TOBAGO AU Mexique
La sélection U-17 de Cuba a gagné le tournoi CFU U-17 2008 ayant eu lieu a Trinidad Tobago après sa victoire en finale face a la sélection hôte de l’évènement sous le score de deux buts à un. Après avoir éliminé la Sélection Haïtienne en demi-finale aux tirs au but, les cubains, accompagnés des jeunes Trinitéens représenteront la zone de la Caraïbe au tournoi éliminatoire de la Coupe du monde U-17 au Nigeria. Se Tournoi sera célébré au Mexique.

Des experts analyseront le phénomène de la migration et les relations frontalières entre Haïti et la République Dominicaine

Dajabón. Des experts nationaux et internationaux, analyseront ce mardi dans la ville frontalière de la province de Dajabón, les effets de la migration et les relations frontalières. Pour cette activité, plus de 100 fonctionnaires, personnalités, représentants d'organismes nationaux, internationaux et de la société civile d’Haïti et de la République dominicaine, ont confirmé leur présence.
La rencontre est programmée pour le 12 août 2008, à partir de 8:00 du matin, au local de Solidarité Frontalière, que préside le prêtre Regino Martínez Bretón. Il est patronné par la Fondation Panaméricaine pour le Développement (PADF), le Service Jésuite pour les Réfugiés et les Migrants, à travers ses bureaux dans la Région Nord de la frontière dominicano-haïtienne.
Ceci représente le premier atelier binational qui sera effectué dans la ville de Dajabón, qui poursuit comme but, la création d'un espace de dialogue permanent pour la prévention et la prise en charge des conflits en rapport avec la migration et la frontière.
Parmi les participants on décompte , José Serulle Ramia, ambassadeur de la République dominicaine a Puerto-Principe, Haïti ; Guy Alexandre, ex-ambassadeur d’Haïti en République dominicaine et fonctionnaire de l'Organisation Internationale des migrations (OIM) ; Mario Torres, sénateur élu sous la bannière du Parti Révolutionnnaire Dominician PRD pour la province de Dajabón.
Participeront également , Sonia Mateo, Maire de la ville de Dajabón ; Rubén Silié, historien et ex-président de l'Association des États des Caraïbes, Nicole Grégoire, fonctionnaire du Ministère des Affaires Étrangères de Haïti ; Jean Baptiste Bien Aimé, Consul d’Haïti à Dajabón et le Père Regino Martínez, coordinateur de Solidarité Frontalière.
Cet événement binational qui comptera un service électronique de traduction simultanée pour les participants et faciliter le travail de la presse, a comme objectifs, évaluer de manière conjointe avec les autorités et les chefs communautaires des deux pays, la situation de la migration et la réalité frontalière.
Il aura aussi comme objectif élaborer un document binational de recommandations destinés aux autorités centrales des deux pays pour une meilleure gestion des aspects liés au quotidien des habitants de la zone frontalière.
Un autre point dans l’agenda est la création d’ un mécanisme binational prévision et gestion de conflits liés à la migration et aux relations frontalières. On cherchera le renforcement des relations dominico-haïtiennes, pour cela les organisateurs ont pris toutes les dispositions pour assurer la présence des medias.

Traduction DL pour HRV
http://www.prensaescrita.com/diarios.php?codigo=AME&pagina=http://www.elnuevodiario.com.do

Détention de 35 citoyens haïtiens sans papiers en République Dominicaine

Ils seront tous rapatriés vers Haïti
Par Milagros Sanchez
Les autorités de l’Armée Nationale ont informé qu’il ont détenu 35 citoyens haïtiens en situation irrégulières, au cours d’opérations réalisées à Dajabon, Moa et Valverde. Ils ont expliqué que les détenus furent arrêtés pendant qu’ils déambulaient dans les rues des provinces mentionnées plus haut.
Ils ont ajouté que les citoyens haïtiens furent remis aux autorités des services de Migration et qu’ils seront déportés vers leurs pays d’origine dans les prochaines heures.


http://www.prensaescrita.com/diarios.php?codigo=AME&pagina=http://www.elnuevodiario.com.do

La CPP et l’UPDN apportent leur appui à Michèle Pierre Louis

Le chef de l’état, René Préval, et le premier ministre ratifié, Michèle Pierre Louis, poursuivent les consultations avec les acteurs politiques en vue de la formation d’un nouveau gouvernement. Le président Préval a rencontré séparément les membres de la Concertation des Parlementaires Progressistes (CPP) et de l’Union des Parlementaires pour le Développement National (UPDN). Les membres de ces groupes sont disposés à ratifier la déclaration de politique générale de Michèle Pierre Louis.
Le député Paully Faustin soutient que la chambre basse a joué sa partition en ratifiant le choix du premier ministre désigné. " Ce qui se fait actuellement n’a rien à voir avec les intérêts du pays", lance t-il en dénonçant le blocage du processus par certains sénateurs et chefs de partis politiques. Selon le député Faustin, les sénateurs doivent prendre une décision pour éviter une catastrophe au pays. " Aujourd’hui certains sénateurs réclament un ministère précis afin de voter la déclaration de politique générale", révèle t-il.
De plus, les membres de la CPP se déclarent disposés à ratifier la déclaration de politique générale du premier ministre ratifié. Le député Fabien Esdras est prêt à accepter, sous certaines conditions, l’intégration des partis politiques dans le gouvernement. Il met l’accent sur la nécessité d’évaluer les anciens ministres avant leur intégration dans le prochain gouvernement. " Il y a des partis qui réclament deux ministères et d’autres qui exigent la reconduction d’un ancien ministre, c’est un manque de respect", s’indigne le parlementaire.
Même s’ils ne réclament pas de postes ministériels, les membres de la CPP veulent avoir un droit de regard dans le choix des ministres. Le député de Savanette, Joseph Joël Louis, confirme cette nouvelle approche de la CPP. " Nous savons qui nous ne voulons pas dans le gouvernement", lance le parlementaire pour qui la compétence doit être le premier critère de sélection des ministres.
Vendredi dernier, le premier ministre ratifié s’était entretenu avec les dirigeants des partis Fanmi Lavalas et Latibonite an Action (LAA).
Le député Beauvoir Jean Dorson (LAA) estime que Michèle Pierre Louis doit négocier directement avec les sénateurs ayant fait abstention lors de la séance de ratification du choix. " LAA appuie l’idée d’un gouvernement de large participation", ajoute t-il.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13979

Robert Mondé abandonne la Fusion et apporte son appui au premier ministre ratifié

Le député d’Anse-à-Veau, Frantz Robert Mondé, a annoncé le mercredi 6 août son retrait de la Fusion en raison de désaccord avec le directoire de ce parti.
Le parlementaire ne comprend pas les exigences des chefs de file de la Fusion dans le cadre des négociations visant la ratification de la déclaration de politique générale du premier ministre ratifié. " Nous avions appuyé les candidatures d’Ericq Pierre et de Robert Manuel ", rappelle le député Mondé pour qui la Fusion va à contre courant de l’histoire en adoptant ce nouveau comportement." On ne prend pas en compte l’intérêt du pays et certains dirigeants de partis ne se soucient guère de la rentrée scolaire ", ajoute t-il. Le député Mondé qui vient d’effectuer une tournée dans plusieurs localités de sa circonscription croit que la rentrée scolaire est hypothétique. " Les citoyens ont faim et la rentrée scolaire importe peu", déclare t-il souhaitant la formation d’un gouvernement qui pourra tenter de trouver des solutions au problème de la cherté de la vie.
Frantz Robert Mondé excédé abandonne son parti et concède qu’il n’avait pas encore informé le directoire de la Fusion au moment de son point de presse. " Mon cœur est à la Fusion mais mon esprit est ailleurs", lâche le député Mondé qui pourtant témoigne d’un profond respect pour les chefs de file de la Fusion. " Serge Gilles est mon père spirituel", explique l’élu de l’Anse-à-Veau qui se présente comme un homme de droite égaré a gauche.
Le député Mondé ne considère pas son errance comme une mauvaise chose et soutient qu’il faut utiliser ce qui est bon de la droite et de la gauche. Cette formule spéciale le député Mondé pourra l’appliquer à sa guise puisqu’il se considère désormais comme un député indépendant.S’il compte conserver son indépendance Robert Mondé ne compte pas conserver son siège à la chambre basse jusqu'à la fin de ses jours. A l’image de ses anciens collègues, Kelly Bastien et Joseph Lambert, le député Mondé rêve d’occuper un siège au grand corps. Le candidat au sénat pour les Nippes, dans la foulé réitère son appui au premier ministre ratifié. Michèle Pierre Louis avait effectué une visite dans le bastion de Frantz Robert Mondé une semaine auparavant.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13978

dimanche 10 août 2008

L’Espagne offre 100 millions de plus à Haïti pour 2009-2012

Des promesses faites par la vice-présidente espagnole Marìa Teresa Fernàndez de la Vega lors d’une visite à Port-au-Prince destinée au renforcement des relations bilatérales
samedi 9 août 2008,
Radio Kiskeya
La vice-présidente du gouvernement espagnol, Marìa Teresa Fernàndez de la Vega, a annoncé samedi une aide suppléementaire de 100 millions de dollars de Madrid à Haïti à la fin d’une visite officielle de 24 heures à Port-au-Prince au cours de laquelle elle a notamment eu un tête-à-tête avec le Président René Préval.
Selon la dirigeante espagnole, son pays a décidé de renforcer sa coopération avec Haïti et dans cette perspective une enveloppe de 100 millions dollars sera accordée pour la période 2009-2012 après les 40 millions d’euros (près de 60 millions de dollars) débloqués entre 2004 et 2008.
"Le Président Préval s’est montré ouvert en ce qui concerne la coopération avec notre pays. Il a remercié l’Espagne pour sa contribution à la Force onusienne de maintien de la paix déployée en Haïti", a déclaré Mme de la Vega à l’issue de son entretien avec le chef de l’État dominé par des thèmes comme le renforcement de l’Etat, la protection de l’environnement, les infrastructures et la réforme constitutionnelle.
Elle a aussi fait état d’efforts entrepris en vue de favoriser les investissements étrangers en Haïti.
Sur un autre plan, Marìa Teresa Fernàndez de la Vega a discuté avec René Préval du processus judiciaire engagé autour de l’assassinat à Port-au-Prince, le 7 mars 2004, du journaliste espagnol Ricardo Ortega, lors de la première manifestation des GNBistes après la chute de Jean-Bertrand Aristide. Le chef de l’Etat a indiqué à son interlocutrice que le dossier se trouve actuellement devant la Cour d’Appel de la capitale. S’exprimant aux côtés du chancelier haïtien, Jean Rénald Clérismé, la vice-présidente a, pour sa part, assuré que l’Espagne accordait une importance toute particulière à ce cas qui fait l’objet d’une enquête judiciaire à Madrid.
Avant de quitter Haïti, l’adjointe du Premier ministre socialiste espagnol, José Luis Rodrìguez Zapatero, s’est rendue à Cité Soleil (banlieue nord de Port-au-Prince) et a visité le contingent de 42 policiers et gardes civils espagnols faisant partie de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH). Elle en a profité pour renouveler le soutien de Madrid à la force de maintien de la paix.
En tournée en Amérique latine, Marìa Teresa Fernàndez s’est rendue successivement au Mexique et en République Dominicaine avant son arrivée en Haïti. Elle a laissé Port-au-Prince samedi à destination du Salvador où elle effectuera une visite de trois jours.
Récemment, le chef de la diplomatie espagnole, Miguel Angel Moratinos, avait séjourné dans la capitale haïtienne dans le cadre du renforcement des relations bilatérales. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5209

86 sans-papiers haïtiens expulsés du territoire dominicain

La majorité des haïtiens arrivant en territoire voisin munis d’un visa refuseraient de regagner leur pays
samedi 9 août 2008,
Radio Kiskeya

Les autorités dominicaines ont procédé samedi au rapatriement forcé de 86 sans-papiers haïtiens au moment où ils tentaient de traverser illégalement la frontière avec Haïti, rapporte une dépêche de l’agence espagnole EFE.
L’opération a été conduite par le Corps spécialisé de sécurité frontalière (CESFRONT).
Certains des migrants déportés ont indiqué que leur intention était de s’établir en République Dominicaine en vue d’améliorer leur situation et celle de leurs familles restées en Haïti. L’un d’eux, Moliné Pierre, a fait savoir qu’il n’y a pas d’emploi en Haïti alors que pour les pauvres les prix des aliments et du pétrole sont inabordables.
Il a ajouté que beaucoup d’haïtiens souhaitaient pouvoir s’installer en territoire voisin d’une façon ou d’une autre.
A Santo Domingo, les autorités migratoires se sont montrées préoccupées en constatant qu’au cours des derniers mois seuls entre cinq et sept ressortissants haïtiens sur 100 arrivant de l’autre côté de la frontière munis d’un visa sont retournés dans leur pays.
Des milliers de personnes déclarées en situation irrégulière ont été rapatriées depuis le début de l’année par le gouvernement dominicain souvent au mépris de leurs droits fondamentaux. Des organisations de défense des droits humains dénoncent régulièrement le caractère arbitraire de ces déportations. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5208

Haiti-Cuba-Coopération : Des dizaines de jeunes Haitiens terminent leur formation en médecine à Santiago de Cuba

P-au-P., 08 aout 08 [AlterPresse] --- Plusieurs dizaines d’Haitiens font partie des 243 jeunes de diverses nationalités qui viennent de terminer leurs études de médecine à Santiago de Cuba (Sud).
Ces jeunes ont reçu leurs diplômes la semaine dernière à l’Institut supérieur des Sciences médicales de la deuxième ville cubaine, a appris AlterPresse.
Avec les diplômés cubains, ce sont en tout plus de 2 600 nouveaux médecins qui ont terminé leur formation cette année dans ce centre universitaire.
L’Institut supérieur des Sciences médicales de Santiago de Cuba dispose actuellement d’une Faculté réservée aux étudiants de l’Afrique et de la Caraïbe francophones qui se forment comme médecins dans ce centre grâce au système de bourses offertes par l’Etat cubain aux jeunes des couches défavorisées de nombreux pays.
L’Institut supérieur des Sciences médicales de Santiago de Cuba a déjà accueilli des étudiants de 51 pays – essentiellement d’Afrique, d’Amérique latine et des nations de la Caraïbe – depuis la mise en place de ce programme.
Ce centre spécialisé d’études supérieures apporte aussi sa coopération aux Facultés de médecine de plusieurs pays. [gp apr 08/08/08 10:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article7569
HRV commente :
Dans un article lu il y a quelques temps déjà, paru dans les pages du nouvelliste il aurait été question que ces bénéficiaires de la coopération généreuse de Cuba ne rendait plus trop de service à Haïti dans la mesure ou ses anciens boursiers suivent – malgré leur formation dans un pays communiste- le même projet de carrière que les haïtiens formés ailleurs c'est-à-dire préparer le fameux « matching américain ».
Ceci – si c’est officiellement confirmé représente un accroc majeur au plan établit et soutenu par la coopération entre Haïti et Venezuela à travers Cuba qui consiste dans un premier temps a placé du personnel cubain dans les cliniques le temps de la formation de médecins haïtiens qui prendraient la relève.
Tout serait donc à revoir, surtout dans la façon d’accueillir ces professionnels dont Haïti ne sauraient se passer.

Face au silence du gouvernement les militaires démobilisés envisagent d’autres actions

Le sergent Fénélus Luckner, porte parole des militaires démobilisés de Ouanaminte, révèle que ces derniers envisagent de mettre un terme à la phase pacifique de leur mouvement.

Depuis 11 jours ces ex- soldats des FAD’H regroupés dans leur ancienne caserne attendent en vain l’arrivée d’une délégation gouvernementale chargée de conduire les négociations. Une nouvelle étape est envisagée par les militaires démobilisés qui dans cette perspective se préparent physiquement tous les jours.

8 jours après la libération des militaires démobilisés du Cap-Haïtien, le gouvernement est resté silencieux sur le dossier et aucune négociation directe n’a été engagée avec les militaires de Ouanaminte.

Les ex- membres des FAD’H avaient été incarcérés pendant 72 heures au local de la délégation du Nord dans des conditions difficiles. Selon certaines informations, une quinzaine d’entre eux ont été transférés à la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) dans le cadre d’une enquête du gouvernement.

Le ministre de l’intérieur, Paul Antoine Bien Aimé, qui avait conduit les négociations s’était refusé à tout commentaire sur le dossier.

La semaine dernière, le sénat avait constitué une commission spéciale chargée d’enquêter sur le mouvement des militaires démobilisés du Cap et de Ouanaminte. Les 5 membres de la commission sénatoriale devront s’enquérir des points inclus dans la négociation entre le gouvernement et les militaires, et du déroulement du processus d’indemnisation.

Dans le même temps, le sénateur du Nord-ouest, Judnel Jean, avait mis en garde contre toute offensive des forces de l’ordre contre les ex-soldats de l’armée d’Haïti se trouvant à Ouanaminte. http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13977

Enquête de l’armée brésilienne sur un incident à Cité Soleil

Brasilia parle d’un "petit incident" ayant entraîné l’hospitalisation mercredi dernier de deux policiers haïtiens malmenés par des casques bleus brésiliens
vendredi 8 août 2008,
Radio Kiskeya
L’armée brésilienne a annoncé vendredi à Sao Paulo avoir ouvert une enquête sur ce qu’elle qualifie de "petit incident" ayant opposé mercredi des casques bleus brésiliens à deux policiers haïtiens passés à tabac dans le bidonville de Cité Soleil (banlieue nord de Port-au-Prince).
Un communiqué de l’institution militaire parvenu à l’agence britannique Reuters indique "quand des éléments du bataillon brésilien placés au Point Fort 16 cherchaient à identifier des individus qui se rassemblaient en face de la base militaire et à préserver la sécurité du site lorsqu’un petit incident s’est produit entre des agents de la Police Nationale d’Haïti et des militaires brésiliens".
Le processus administratif d’investigation a été enclenché, a ajouté l’armée brésilienne qui confirme par ailleurs que la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) menait sa propre enquête sur l’incident.
Oswald Denis et Johnson Bien-Aimé, deux agents de la PNH cantonnés au sous-commissariat de Cité Soleil, avaient dû être transportés à l’hôpital du Canapé-Vert après avoir eu des fractures aux côtes. Selon divers témoins dont les déclarations ont été confirmées par le maire de la commune, Wilson Louis et le responsable du sous-commissariat de Cité Soleil, l’ínspecteur Rosemond Aristide, les deux hommes auraient été brutalisés par une dizaine de soldats brésiliens jusqu’à ce qu’ils aient perdu connaisance alors qu’ils quittaient tranquillement en civil leur lieu de travail.
Un photoreporter du journal Haïti Observateur, Evens Saint-Félix, a également indiqué avoir reçu des soins à l’hôpital après avoir été blessé au bras par un barbelé que les casques bleus avaient lancé sur lui.
Cet incident avait suscité de violentes réactions de la population civile contre les troupes onusiennes. Face à des jets de pierres à répétition, les militaires avaient fait usage de gaz lacrymogène et tiré des coups de feu en l’air pour disperser une foule très furieuse.
Avec un bataillon de 1.200 soldats, le Brésil détient le commandement de la MINUSTAH qui compte 9.000 militaires et policiers internationaux. spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5206