Originaire d’Haïti, un père de famille d’Epinal tente de faire venir auprès de lui ses deux filles restées dans son pays d’origine. Mais il se heurte à un incompréhensible blocage de la part de l’ambassade de France à Port-au-Prince. «J e suis français. Dire le contraire, c’est un manque de respect à mon égard », s’offusque Guyto Joseph. D’une courtoisie sans faille et d’un tempérament affable, cet homme de 39 ans a le sourire qui se crispe lorsque l’on remet en cause sa nationalité.
Car même s’il est né à Haïti, il est français. Et plutôt deux fois qu’une. Juridiquement d’une part. Parce que sa mère est française. Moralement ensuite. Parce que la France est le pays dans lequel il a choisi d’aller vivre, lorsqu’il a quitté son île natale il y a 20 ans.
Il a d’abord rallié la Guadeloupe où sa mère était vendeuse sur les marchés. Puis, après un passage par les Etats-Unis, le temps d’une formation, il a débarqué en métropole. A Epinal. C’était en 1998. Quatorze ans plus tard, il est toujours dans la Cité des Images. Il est parfaitement inséré. Il a fondé un foyer. Il est marié et a deux enfants. Il a aussi un boulot stable. Il s’occupe de l’entretien et de la maintenance au collège Jules-Ferry.
Bref, c’est un citoyen français ordinaire. Et, comme tout citoyen français, ses enfants ont la même nationalité que lui. Cela concerne ceux qu’il a eus avec son épouse. Une adolescente de 14 ans et un petit garçon de 4 ans. Mais aussi les deux filles issues d’une précédente union, lorsqu’il était jeune, avec une Haïtienne.
L’une, Fernia, a 19 ans. L’autre, Johana, en a 18. Guyto Joseph a toujours gardé des contacts avec elles. Il est allé les voir, aussi souvent que possible, à Haïti et il leur a envoyé de l’argent dès qu’il a commencé à travailler. « J’ai toujours fait de mon mieux pour subvenir à leurs besoins », insiste-t-il.
Depuis plusieurs années, le Spinalien d’adoption essaie également de les faire venir dans l’Hexagone. En vain. Il se heurte à une situation kafkaïenne. Au départ, en 2007, il s’agissait juste de leur organiser un séjour de vacances pour qu’elles découvrent le pays de leur père. « J’ai fait plein de démarches auprès de l’ambassade de France à Haïti mais cela n’a pas marché. Je demandais un visa de tourisme mais on me l’a refusé de façon logique. Car mes filles ont en fait la double nationalité, haïtienne et française. Elles n’ont donc pas besoin d’un visa pour entrer en France. Il leur faut juste un passeport français pour pouvoir passer la douane haïtienne », explique Guyto Joseph.
En 2009, il revient à la charge. Pour que ses deux filles puissent venir suivre des études en France. Il demande donc le fameux passeport français auquel elles ont en principe droit. Il réunit tout un tas de documents permettant de l’obtenir. Il a notamment deux certificats de nationalité émanant du ministère de la Justice qui établissent qu’elles sont bel et bien françaises.
Au milieu du chaos haïtien
On lui demande d’amener tous ces documents en main propre à l’ambassade de France à Port-au-Prince. Ce qu’il fait. Il s’envole pour Haïti en juin 2010. Soit six mois après le tremblement de terre qui a dévasté l’île. A sa sortie de l’avion, il ne reconnaît plus son pays d’origine. « Il n’y avait plus rien debout. Surtout à Port-au-Prince. Surtout dans le quartier où mes deux filles habitent avec leur mère. Elles vivaient toutes les trois dans une tente, devant ce qui reste de leur maison ».
Guyto Joseph pense que l’obtention d’un passeport n’est qu’une formalité et qu’il va repartir avec ses enfants. Erreur. L’ambassade bloque. Il y a soi-disant des vérifications à faire. Au bout de 15 jours, il doit embarquer seul pour Paris. Il est obligé de laisser ses deux filles derrière lui, dans l’indescriptible chaos où a basculé Haïti après le séisme. « Je n’ai pas pu les regarder en face en partant. Il n’y a pas de mot pour décrire la souffrance que j’ai ressenti », témoigne le père de famille.
Depuis, il bombarde de lettres et de mails l’ambassade de France à Port-au-Prince. Mais rien ne bouge. « Il y a eu beaucoup de fraude par le passé, à Haïti, avec les actes d’état civiles, en particulier avec les reconnaissances d’enfants. Des vérifications sont donc indispensables. D’autant que les différents documents fournis par monsieur Joseph présentent des incohérences sur lesquelles il convient de lever le doute », justifie un fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères qui a contacté l’ambassade. Sans précision, toutefois sur les « incohérences » ni sur le type de «vérifications» à effectuer. Qui plus est, cela n’explique pas du tout pourquoi la procédure traîne depuis… 2 ans.
« Tout est racket là-bas »
De quoi faire exploser la patience et les nerfs du Spinalien. D’autant qu’il affirme que ces deux filles « courent un grand danger » actuellement en Haïti. Par sa faute. Indirectement : « Là-bas, certains pensent que, comme j’habite en France, j’ai beaucoup d’argent. Mes filles sont donc victimes de jalousie et de haine. On les menace et on essaye de leur faire du mal », raconte Guyto Joseph qui évoque des agressions basées sur le vaudou, un culte qui mêle magie noire et religion. Vu d’Occident, cela peut prêter à sourire. Mais à Haïti, c’est quelque chose de très sérieux, voire de carrément dangereux.
Guyto Joseph n’est toutefois pas prêt à tout pour sortir ces filles de là : « Tout est racket là-bas. Y compris à l’ambassade de France. Si j’avais 5 000 ou 6 000 €, je suis certain que les passeports seraient vite faits. Mais je ne veux pas de ça. J’ai des droits et mes enfants aussi. Je veux les faire valoir ». Le père de famille a donc fini, il y a quelques semaines, par frapper à la porte du bureau d’un avocat, en l’occurrence Me David Collot.
Pour le juriste spinalien, il n’y a pas l’ombre d’une ambiguïté : rien ne peut empêcher les filles de son client de rallier l’Hexagone. Et il est prêt à lancer des procédures devant la justice pour faire respecter un principe simple : « Les jeunes filles sont françaises et on ne peut pas interdire à des Françaises de venir en France ». Cela paraît évident. Et pourtant…
Christophe GOBIN
http://www.vosgesmatin.fr/actualite/2012/04/06/mes-filles-courent-un-grand-danger
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
vendredi 6 avril 2012
jeudi 5 avril 2012
Haïti : Michel Martelly s’absente huit jours pour raison médicale dans un contexte compliqué
P-au-P, 5 avril 2012 [AlterPresse] --- Le président Michel Martelly a quitté Haïti mercredi 4 avril pour la Floride où il doit subir une nouvelle opération à l’épaule, annonce son bureau de presse, alors que le contexte politique s’échauffe. Le président sera de retour le 12 avril prochain juste à temps pour accueillir le président du Mexique, Felipe Calderon, attendu pour sa première visite officielle en Haïti.
Il s’agit de la seconde intervention chirurgicale que le président haïtien va subir en l’espace de six mois. Entre le 27 octobre et le 3 novembre 2011, Michel Martelly avait été aux Etats-Unis pour se faire opérer à l’épaule gauche.
Dans l’intervalle, un député en fonction avait été arrêté, Arnel Belizaire, créant l’une des plus graves crises jusqu’à ce jour de son mandat.
Michel Martelly quitte le pays, cette fois, alors que le processus de ratification de son premier ministre désigné, Laurent Lamothe, semble approcher d’une étape décisive.
Selon le président du Senat, Dieusseul Simon Desras, la séance de ratification doit avoir lieu le 10 avril, soit deux jours avant le retour prévu de Martelly.
Le rapport de la commission d’étude du dossier de Laurent Lamothe est déposé au Senat depuis 48 heures, mais sans la signature de trois membres de la commission. Il s’agit des sénateurs Jean William Jeanty, Francky Exius et Jean-Baptiste Bien-Aimé.
Par ailleurs, depuis le début de la semaine, le président de la République est au cœur d’un scandale de corruption. Après un communiqué de dénégation jugé « fantaisiste » par la journaliste qui a découvert ce qui semble être le pot aux roses, Martelly a fait savoir qu’il ne se faisait « aucun souci ». [kft gp apr 5/04/2012 9 :10]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12651
Il s’agit de la seconde intervention chirurgicale que le président haïtien va subir en l’espace de six mois. Entre le 27 octobre et le 3 novembre 2011, Michel Martelly avait été aux Etats-Unis pour se faire opérer à l’épaule gauche.
Dans l’intervalle, un député en fonction avait été arrêté, Arnel Belizaire, créant l’une des plus graves crises jusqu’à ce jour de son mandat.
Michel Martelly quitte le pays, cette fois, alors que le processus de ratification de son premier ministre désigné, Laurent Lamothe, semble approcher d’une étape décisive.
Selon le président du Senat, Dieusseul Simon Desras, la séance de ratification doit avoir lieu le 10 avril, soit deux jours avant le retour prévu de Martelly.
Le rapport de la commission d’étude du dossier de Laurent Lamothe est déposé au Senat depuis 48 heures, mais sans la signature de trois membres de la commission. Il s’agit des sénateurs Jean William Jeanty, Francky Exius et Jean-Baptiste Bien-Aimé.
Par ailleurs, depuis le début de la semaine, le président de la République est au cœur d’un scandale de corruption. Après un communiqué de dénégation jugé « fantaisiste » par la journaliste qui a découvert ce qui semble être le pot aux roses, Martelly a fait savoir qu’il ne se faisait « aucun souci ». [kft gp apr 5/04/2012 9 :10]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12651
Haïti-Rép. Dominicaine/Corruption : La journaliste Nuria Piera dénonce des persécutions contre ses sources supposées
jeudi 5 avril 2012 P-au-P, 5 avril 2012 [AlterPresse] --- Le gouvernement dominicain serait en train de persécuter les présumées sources de la journaliste Nuria Piera, qui a dévoilé une affaire de corruption mettant en cause notamment le sénateur et homme d’affaires dominicain Félix Bautista et le président haïtien Michel Martelly.
Dans une déclaration écrite diffusée dans la soirée du 4 avril, Nuria Piera explique que, suite à la diffusion de son reportage "La route des millions", qui implique Bautista, plusieurs personnes lui ont confié leurs préoccupations parce que les services d’intelligence du gouvernement de Leonel Fernandez sont en train de les persécuter, annonce un site d’information dominicain.
Les personnes persécutées seraient soupçonnées par le pouvoir dominicain d’avoir remis les documents à la journaliste.
Etrange, juge Nuria Piera, quand ces mêmes autorités ont tenté de discréditer son reportage. Piera se dit encore inquiète que les autorités s’en prennent injustement à des citoyens qui n’ont rien à voir avec le dossier.
Avec une douzaine de pages d’informations bancaires et de transactions authentifiées, Piera a découvert que Michel Martelly, avant et après son arrivée à la présidence d’Haïti, aurait accepté des sommes atteignant un total de 2,5 millions de dollars américains de la part de Felix Bautista.
Bautista, qui aurait aussi versé 250 mille dollars à la candidate Mirlande Manigat lors des élections de 2010, aurait été en plus gâté avec des contrats de reconstruction irréguliers pour un montant de plus de 300 millions de dollars américains.
Les documents ont également été confiés au prestigieux quotidien français Le Monde.
Jusqu’ici, Martelly, Manigat et Bautista ont démenti les informations. Mais Nuria Piera rappelle que le Watergate a tout aussi été démenti par les autorités américaines de l’époque. [kft apr 5/04/2012 10:15]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12652
Dans une déclaration écrite diffusée dans la soirée du 4 avril, Nuria Piera explique que, suite à la diffusion de son reportage "La route des millions", qui implique Bautista, plusieurs personnes lui ont confié leurs préoccupations parce que les services d’intelligence du gouvernement de Leonel Fernandez sont en train de les persécuter, annonce un site d’information dominicain.
Les personnes persécutées seraient soupçonnées par le pouvoir dominicain d’avoir remis les documents à la journaliste.
Etrange, juge Nuria Piera, quand ces mêmes autorités ont tenté de discréditer son reportage. Piera se dit encore inquiète que les autorités s’en prennent injustement à des citoyens qui n’ont rien à voir avec le dossier.
Avec une douzaine de pages d’informations bancaires et de transactions authentifiées, Piera a découvert que Michel Martelly, avant et après son arrivée à la présidence d’Haïti, aurait accepté des sommes atteignant un total de 2,5 millions de dollars américains de la part de Felix Bautista.
Bautista, qui aurait aussi versé 250 mille dollars à la candidate Mirlande Manigat lors des élections de 2010, aurait été en plus gâté avec des contrats de reconstruction irréguliers pour un montant de plus de 300 millions de dollars américains.
Les documents ont également été confiés au prestigieux quotidien français Le Monde.
Jusqu’ici, Martelly, Manigat et Bautista ont démenti les informations. Mais Nuria Piera rappelle que le Watergate a tout aussi été démenti par les autorités américaines de l’époque. [kft apr 5/04/2012 10:15]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12652
Haïti-Football : Deux matches amicaux de l’équipe haïtienne à Boston pour la préparation de la Digicel Cup
P-au-P, 5 avril 2012 [AlterPresse] --- La sélection haïtienne de football compte se rendre à Boston (Etats-Unis) les 20 et 22 avril prochain, dans l’objectif de disputer deux matchs amicaux face à des équipes d’universités américaines pour préparer la compétition de la Digicel Cup et collecter des fonds pour finaliser la construction de l’Hôpital de Mirebalais (Est), selon les informations recueillis par AlterPresse. Ces deux matchs seront disputés face à l’équipe de l’Université de Harvard et l’équipe de l’Université de Dallemond.
« Nous sommes en phase de préparation, nous avions déjà un budget pour la préparation de cette compétition, mais nous n’avons encore aucun fond disponible pour la réalisation », indique le secrétaire général de la Fédération haïtienne de football, Carlo Marcelin.
Il précise que le budget a déjà été soumis au gouvernement ainsi qu’aux différents sponsors de la sélection.
D’autre part, plusieurs joueurs qui évoluent dans des clubs étrangers ont été contactés pour voir s’ils seront disponibles durant la période de la compétition.
La direction technique Nationale de la Fédération, a reçu la confirmation d’au moins vingt trois joueurs. Seul le joueur Wilgens Louis sera absent, en raison d’une fracture à la cheville.
Les prochains matches de Boston entrent également dans le cadre de la préparation de l’équipe nationale qui doit disputer du 25 au 29 août le premier tour des éliminatoires de la Coupe Caraïbes dans le groupe B, composé des Iles Caïmans (pays hôte), Bahamas et Bermudes.
Par ailleurs, un groupe d’entraîneurs cubains doit arriver dans le pays pour prendre les rênes de l’équipe nationale en vue des échéances internationales.
La sélection haïtienne de football, éliminée lors des éliminatoires de la coupe du monde de la FIFA, Brésil 2014, a repris les entraînements le mardi 3 avril au stade Sylvio Cator. [jep gp apr 05/04/12 12 :40]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12655
« Nous sommes en phase de préparation, nous avions déjà un budget pour la préparation de cette compétition, mais nous n’avons encore aucun fond disponible pour la réalisation », indique le secrétaire général de la Fédération haïtienne de football, Carlo Marcelin.
Il précise que le budget a déjà été soumis au gouvernement ainsi qu’aux différents sponsors de la sélection.
D’autre part, plusieurs joueurs qui évoluent dans des clubs étrangers ont été contactés pour voir s’ils seront disponibles durant la période de la compétition.
La direction technique Nationale de la Fédération, a reçu la confirmation d’au moins vingt trois joueurs. Seul le joueur Wilgens Louis sera absent, en raison d’une fracture à la cheville.
Les prochains matches de Boston entrent également dans le cadre de la préparation de l’équipe nationale qui doit disputer du 25 au 29 août le premier tour des éliminatoires de la Coupe Caraïbes dans le groupe B, composé des Iles Caïmans (pays hôte), Bahamas et Bermudes.
Par ailleurs, un groupe d’entraîneurs cubains doit arriver dans le pays pour prendre les rênes de l’équipe nationale en vue des échéances internationales.
La sélection haïtienne de football, éliminée lors des éliminatoires de la coupe du monde de la FIFA, Brésil 2014, a repris les entraînements le mardi 3 avril au stade Sylvio Cator. [jep gp apr 05/04/12 12 :40]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12655
Haïti: protocole pour la création d'une réserve centrale des bibliothèques
PORT-AU-PRINCE, 5 avr 2012 (AFP) - 05.04.2012 20:07 Bibliothèque Sans Frontières (BSF) a signé avec le Rectorat de l'Université d'Haïti un protocole pour la construction d'une réserve centrale des bibliothèques universitaires haïtiennes d'une capacité de 300.000 ouvrages, a-t-on appris jeudi.
"Nous sommes en train d'identifier des partenaires pour le projet d'un coût total de cinq millions d'euros, mais nous avons déjà commencé la collecte des ouvrages", a déclaré à l'AFP Patrick Veil, directeur de l'ONG française BSF. La signature de cet accord a eu lieu mercredi.
Pour le moment, la bibliothèque de l'Université publique d'Haïti compte quelque 10.000 livres dispersés dans les différentes facultés de la capitale.
"Elle va passer à 300.000 (livres) dans deux à trois ans. C'est le nouveau modèle qui se développe aussi bien en France, avec le Centre technique du livre, qu'aux Etats-Unis, dans des universités comme Yale", a souligné M. Veil.
La réserve centrale qui sera le principal lieu de stockage et de conservation des collections universitaires en Haïti va être érigée sur le prochain campus de l'Université d'Etat, au nord de la capitale, a annoncé BSF.
Après le séisme qui a frappé Haïti en 2010, BSF a mené plusieurs opérations en Haïti. L'organisation a aidé à la reconstruction de la Bibliothèque nationale et a offert une bibliothèque numérique à l'Université publique. Elle a aussi lancé un programme de lecture et de bibliothèques dans les camps de déplacés.
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Haiti-protocole-pour-la-creation-d-une-reserve-centrale-des-bibliotheques.htm?&rub=5&xml=120405200701.xffzugzv.xml
"Nous sommes en train d'identifier des partenaires pour le projet d'un coût total de cinq millions d'euros, mais nous avons déjà commencé la collecte des ouvrages", a déclaré à l'AFP Patrick Veil, directeur de l'ONG française BSF. La signature de cet accord a eu lieu mercredi.
Pour le moment, la bibliothèque de l'Université publique d'Haïti compte quelque 10.000 livres dispersés dans les différentes facultés de la capitale.
"Elle va passer à 300.000 (livres) dans deux à trois ans. C'est le nouveau modèle qui se développe aussi bien en France, avec le Centre technique du livre, qu'aux Etats-Unis, dans des universités comme Yale", a souligné M. Veil.
La réserve centrale qui sera le principal lieu de stockage et de conservation des collections universitaires en Haïti va être érigée sur le prochain campus de l'Université d'Etat, au nord de la capitale, a annoncé BSF.
Après le séisme qui a frappé Haïti en 2010, BSF a mené plusieurs opérations en Haïti. L'organisation a aidé à la reconstruction de la Bibliothèque nationale et a offert une bibliothèque numérique à l'Université publique. Elle a aussi lancé un programme de lecture et de bibliothèques dans les camps de déplacés.
http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Haiti-protocole-pour-la-creation-d-une-reserve-centrale-des-bibliotheques.htm?&rub=5&xml=120405200701.xffzugzv.xml
XIL AU CREPUSCULE
Par Pierre René-Worms Exil au crépuscule de Philomé Robert est le témoignage poignant d’un journaliste parti un matin exercer son métier d’informer et devant fuir Haïti pour sauver sa tête.
De Radio Vision 2000 à RFI puis France24, c’est le parcours d’un combattant de la démocratie contraint à un exil sans lendemain.
Par quel miracle une journée de lundi se termine-t-elle par un aller simple Port-au-Prince Paris ? Comment se fait-il qu’un journaliste se retrouve en exil quand il ne faisait que son métier par un matin de décembre ?
Dans un Port-au-Prince où les balles sifflent, une ville livrée aux partisans du président Jean-Bertrand Aristide ouvertement hostiles à la presse indépendante, la vie d’un journaliste ne vaut pas grand-chose. Exil au crépuscule raconte la fuite d’un journaliste pour sauver sa peau. Il mêle regards sur l'exil, sentiments d'arrachement, coups de colère. Le tout empreint d'un regard sans concession sur le système politique qui a prévalu en Haïti pendant les années 2000 sous le règne du couple Aristide-Préval.
Mais, au-delà du récit d’un départ précipité vers une France à découvrir, Exil au crépuscule livre un implacable réquisitoire contre un régime qui prenait trop de libertés avec les libertés en Haïti. C’est aussi un cri vibrant en faveur du Droit et du devoir d’informer.
Ancien journaliste de Radio Vision 2000 à Port-au-Prince et de RFI à Paris, Philomé Robert est présentateur des éditions d’informations du week-end sur la chaine française d’informations internationales France 24.
Diplômé de la faculté de Linguistique appliquée et de la faculté de Droit de Port-au-Prince, de l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne et de Sciences Po à Paris, Philomé Robert vit à Paris depuis 10 ans. Exil au crépuscule est son premier livre. Il est par ailleurs co-auteur d’un ouvrage intitulé Haïti réinventer l’avenir publié début 2011 conjointement aux éditions de la Maison des sciences de l’homme et de l’Université d’Etat d’Haïti sur la vie en Haïti avant, pendant et après le séisme du 12 janvier 2010.
Exil au crépuscule, une coédition Editions Apopsix/RFI en vente en librairies.
http://www.rfi.fr/boutique/20120404-exil-crepuscule
De Radio Vision 2000 à RFI puis France24, c’est le parcours d’un combattant de la démocratie contraint à un exil sans lendemain.
Par quel miracle une journée de lundi se termine-t-elle par un aller simple Port-au-Prince Paris ? Comment se fait-il qu’un journaliste se retrouve en exil quand il ne faisait que son métier par un matin de décembre ?
Dans un Port-au-Prince où les balles sifflent, une ville livrée aux partisans du président Jean-Bertrand Aristide ouvertement hostiles à la presse indépendante, la vie d’un journaliste ne vaut pas grand-chose. Exil au crépuscule raconte la fuite d’un journaliste pour sauver sa peau. Il mêle regards sur l'exil, sentiments d'arrachement, coups de colère. Le tout empreint d'un regard sans concession sur le système politique qui a prévalu en Haïti pendant les années 2000 sous le règne du couple Aristide-Préval.
Mais, au-delà du récit d’un départ précipité vers une France à découvrir, Exil au crépuscule livre un implacable réquisitoire contre un régime qui prenait trop de libertés avec les libertés en Haïti. C’est aussi un cri vibrant en faveur du Droit et du devoir d’informer.
Ancien journaliste de Radio Vision 2000 à Port-au-Prince et de RFI à Paris, Philomé Robert est présentateur des éditions d’informations du week-end sur la chaine française d’informations internationales France 24.
Diplômé de la faculté de Linguistique appliquée et de la faculté de Droit de Port-au-Prince, de l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne et de Sciences Po à Paris, Philomé Robert vit à Paris depuis 10 ans. Exil au crépuscule est son premier livre. Il est par ailleurs co-auteur d’un ouvrage intitulé Haïti réinventer l’avenir publié début 2011 conjointement aux éditions de la Maison des sciences de l’homme et de l’Université d’Etat d’Haïti sur la vie en Haïti avant, pendant et après le séisme du 12 janvier 2010.
Exil au crépuscule, une coédition Editions Apopsix/RFI en vente en librairies.
http://www.rfi.fr/boutique/20120404-exil-crepuscule
mercredi 4 avril 2012
Jimmy Colas remonte sur le ring le mois prochain
Un championnat de France à Istres pour le Boxeur Jimmy Colas, il n'a plus boxé depuis 5 mois (défaite contre BONSU), l'Istréen d'origine Haïtienne rencontrera le 12 mai Franck Haroche.Jimmy Colas évoque son prochain rendez-vous le mois prochain.
"Je me prépare pour le championnat de Fance qui aura lieu le 12 mai prochain dans ma ville Istres.
Après l'annulation du combat le 12 octobre 2011 contre Cédric VITU, j'ai rencontré BONSU en Belgique le 11 novembre où j'ai réalisé un très beau combat mais les juges en ont décidé autrement en accordant la victoire à mon adversaire.
Je me suis ensuite préparé pour combattre de nouveau contre VITU le 15 décembre. Ce combat a malheureusement été reporté au 28 Janvier puis encore reporté au 3 mars pour finalement ne pas avoir lieu.
Coté préparation, je n'ai pas changé mes habitudes. Mon frère James, mon entraineur soutenu par Manu Dolzanelli, mon entraîneur de Paris , ma préparation s'effectue sur Istres. Je suis également une préparation spécifique grâce à mes sparing partner's et notamment Matthieu Vanbaelinghem qui est une fausse garde et me donne les répliques.
Mon objectif est de devenir Champion de France dans ma ville devant mon public, pour mes enfants et ma famille.
Depuis 2007, avec l'arrivée de notre nouveau président Stéphane Tomas et son équipe, ainsi que James Colas en tant qu'entraîneur, et moi même en tant qu'entraîneur d'aèroboxe (110 adhérents), le club n'a cessé d'augmenter ses performances, notamment en terme de nombre d'adhérents mais aussi en terme de titres (champions de France, champions Régionaux)"
http://www.maritima.info/actualites/sports/martigues/2561/jimmy-colas-remonte-sur-le-ring-le-mois-prochain.html
United Nations Still Denies Its Troops Brought Cholera To Haiti
Picture this: soldiers from a foreign army are stationed near the headwaters of the Mississippi River. Sewage running from their base has long polluted the waterway, but the authorities never paid attention. One day, a new rotation of soldiers arrives, carrying a deadly bacteria never before seen in the United States. It enters the water. People get sick, then die. The infection spreads from St. Louis to Memphis to New Orleans, explodes along the Gulf Coast, and from there to every state in the union. Overwhelmed health responders watch in horror as family after family succumbs. Within a year, five percent of Americans have fallen seriously ill and thousands have died. The president tells a terrified and exhausted nation that it will cost more than the annual national budget to control the disease. Yet no court can hold the soldiers accountable for negligence, or even get them to acknowledge their role in causing the outbreak. “It doesn't matter,” an army spokesman says. Such a nightmare is happening right now in Haiti. Cholera erupted on the shores of the country's most important river in the fall of 2010, downstream from a base that housed U.N. soldiers from Nepal. The disease has sickened half a million people and killed at least 7,000. As health officials and bureaucrats bicker over the best response, the disease is surging again with the spring rains. Haitians are left struggling to deal with the unending epidemic, caused by the very soldiers dispatched to protect them.
A year and a half ago, that last sentence would have been incendiary. Most foreigners assumed that cholera was part of the impoverished country's landscape, a result of the squalid living conditions that many Haitians found themselves in after the country’s massive 2010 earthquake. Suggesting otherwise was seen as an exercise in reckless scapegoating. But as the Associated Press correspondent in Port-au-Prince, it quickly became clear to me that there was more to the story. For one thing, the outbreak had first been noticed outside of the quake zone in the country's rice-growing heartland. More startlingly, no one had ever before recorded an outbreak of cholera in Haiti. Our resulting investigation in late 2010, along with those of Harvard microbiologists, a French-led team of epidemiologists and others would uncover a mountain of evidence pointing to the U.N. base as the source of the outbreak. Today Bill Clinton, the U.N. Special Envoy to Haiti, can casually link the peacekeepers to the epidemic. A summary of the facts to date can sit comfortably as the lead story in Sunday's New York Times.
But one key group still insists upon doubting the cholera’s source. The U.N. Stabilization Mission in Haiti, or MINUSTAH, has steadfastly refused to accept the evidence of its negligence. Aware of its nosediving popularity in Haiti eight years after it was installed, the U.N. has become increasingly defensive in the face of criticism there. The spokesman for United Nations Secretary-General Ban Ki-moon, Martin Nesirky, reiterated on Monday that “it was not possible to be conclusive about how cholera was introduced into Haiti … and, therefore, at this point, I don’t have any further comment.”
Nesirky ignores the overwhelming evidence implicating the U.N. soldiers: that the disease first appeared in the water next to their base, and that the bacterium was, in the words of a 2011 panel appointed under pressure by the U.N., a “perfect match” for cholera circulating 9,000 miles away in Nepal. But he is right that there will probably never be a smoking gun--a thermal video, one might imagine, of the index Vibrio cholerae microbe sloughing out of the base into the Artibonite River system. That is in large part because, as soon as the U.N. base was implicated, principal agencies including the U.N. World Health Organization and U.S. Centers for Disease Control and Prevention refused to investigate in the critical months when such evidence might have still been present. (Many major U.S. news outlets followed their lead, ignoring the story for weeks and then blasting the very idea of trying to pinpoint the epidemic's origin.)
The ever-clarifying picture of how cholera came to Haiti has clear implications for public health. A conversation about how to move troops and other large groups of people from one side of the world to the other without putting vulnerable populations at risk has already begun. The U.N. has quietly removed the Nepalese soldiers from their base, replaced by a Uruguayan contingent that dug a new path for the river farther away from its perimeter and stopped dumping its waste in overflowing pits across the street. It is also installing water treatment centers on 28 of its bases throughout Haiti, and taking measures to ensure water can no longer go out of U.N. camps, according to mission spokeswoman Sylvie Van Den Wildenberg.
But that alone is of little solace to the people still suffering cholera's wrath nearby. Many of the epidemic's first victims still live around the base in Meille, a collection of concrete, thatch and mud houses spread thin amongst the banana trees. Children splash around in the babbling river where the infection began, women washing and bathing on rocks in the sun. Jonas Fleury used to sell homemade liquor and food to the Nepalese soldiers. He was one of the first to be hospitalized, and his cousin was one of the first to die. “The U.N. polluted the river. I don't drink from it anymore,” he said, his eyes flashing with fury.
Meanwhile at least one group is pursuing redress by legal means. Following the lead of victims of negligence from Love Canal to BP's Deepwater Horizon, a team of lawyers has filed a petition for relief on behalf of 5,000 cholera victims. The action brought by the Institute for Justice and Democracy in Haiti, a longtime opponent of the peacekeepers, demands the U.N. pay reparations for “gross negligence, recklessness and deliberate indifference.” Their petition also calls for the U.N. to fund a national program for clean water, adequate sanitation and appropriate medical treatment. Some of those items are nice ideas to which the U.N. agencies have paid lip service, but they are currently under no obligation to implement any of them. Moreover, the U.N.'s forces are protected by a standard agreement shielding its troops from prosecution in the country where they are deployed. If the case proceeds, it could change the ways that soldiers and responders are moved, and conduct themselves, around the world. Such a goal would seem theoretical or even irrelevant to some. But not when it's your river.
Like The Daily Beast on Facebook and follow us on Twitter for updates all day long.
Jonathan M. Katz was the Associated Press correspondent in Haiti from 2007 to 2011. His forthcoming book about the earthquake and response, The Big Truck That Went By (Palgrave Macmillan), recently won the J. Anthony Lukas Work-in-Progress Award given by Columbia Journalism School and the Nieman Foundation for Journalism at Harvard.
For inquiries, please contact The Daily Beast ateditorial@thedailybeast.com.
http://www.thedailybeast.com/articles/2012/04/04/united-nations-still-denies-its-troops-brought-cholera-to-haiti.html
A year and a half ago, that last sentence would have been incendiary. Most foreigners assumed that cholera was part of the impoverished country's landscape, a result of the squalid living conditions that many Haitians found themselves in after the country’s massive 2010 earthquake. Suggesting otherwise was seen as an exercise in reckless scapegoating. But as the Associated Press correspondent in Port-au-Prince, it quickly became clear to me that there was more to the story. For one thing, the outbreak had first been noticed outside of the quake zone in the country's rice-growing heartland. More startlingly, no one had ever before recorded an outbreak of cholera in Haiti. Our resulting investigation in late 2010, along with those of Harvard microbiologists, a French-led team of epidemiologists and others would uncover a mountain of evidence pointing to the U.N. base as the source of the outbreak. Today Bill Clinton, the U.N. Special Envoy to Haiti, can casually link the peacekeepers to the epidemic. A summary of the facts to date can sit comfortably as the lead story in Sunday's New York Times.
But one key group still insists upon doubting the cholera’s source. The U.N. Stabilization Mission in Haiti, or MINUSTAH, has steadfastly refused to accept the evidence of its negligence. Aware of its nosediving popularity in Haiti eight years after it was installed, the U.N. has become increasingly defensive in the face of criticism there. The spokesman for United Nations Secretary-General Ban Ki-moon, Martin Nesirky, reiterated on Monday that “it was not possible to be conclusive about how cholera was introduced into Haiti … and, therefore, at this point, I don’t have any further comment.”
Nesirky ignores the overwhelming evidence implicating the U.N. soldiers: that the disease first appeared in the water next to their base, and that the bacterium was, in the words of a 2011 panel appointed under pressure by the U.N., a “perfect match” for cholera circulating 9,000 miles away in Nepal. But he is right that there will probably never be a smoking gun--a thermal video, one might imagine, of the index Vibrio cholerae microbe sloughing out of the base into the Artibonite River system. That is in large part because, as soon as the U.N. base was implicated, principal agencies including the U.N. World Health Organization and U.S. Centers for Disease Control and Prevention refused to investigate in the critical months when such evidence might have still been present. (Many major U.S. news outlets followed their lead, ignoring the story for weeks and then blasting the very idea of trying to pinpoint the epidemic's origin.)
The ever-clarifying picture of how cholera came to Haiti has clear implications for public health. A conversation about how to move troops and other large groups of people from one side of the world to the other without putting vulnerable populations at risk has already begun. The U.N. has quietly removed the Nepalese soldiers from their base, replaced by a Uruguayan contingent that dug a new path for the river farther away from its perimeter and stopped dumping its waste in overflowing pits across the street. It is also installing water treatment centers on 28 of its bases throughout Haiti, and taking measures to ensure water can no longer go out of U.N. camps, according to mission spokeswoman Sylvie Van Den Wildenberg.
But that alone is of little solace to the people still suffering cholera's wrath nearby. Many of the epidemic's first victims still live around the base in Meille, a collection of concrete, thatch and mud houses spread thin amongst the banana trees. Children splash around in the babbling river where the infection began, women washing and bathing on rocks in the sun. Jonas Fleury used to sell homemade liquor and food to the Nepalese soldiers. He was one of the first to be hospitalized, and his cousin was one of the first to die. “The U.N. polluted the river. I don't drink from it anymore,” he said, his eyes flashing with fury.
The U.N. Stabilization Mission in Haiti has steadfastly refused to accept the evidence of its negligence.
In another time and place, Fleury might have a responsive government, or a forum in which to demand accountability from the organization that ruined his neighborhood, killed his relatives and changed his way of life. But he does not. That leaves the question to others: What should happen when the people who respond to one set of crises are responsible for creating another? How do peacekeepers intend to promote the rule of law in a country where they are now widely seen as having acted with impunity? By trying to slam the door on inquiry about the origin of the epidemic, they took the debate out of the hands of health authorities and handed it many of Haiti's less savory political actors, who have gladly stoked a nation's anger for their own ends.Meanwhile at least one group is pursuing redress by legal means. Following the lead of victims of negligence from Love Canal to BP's Deepwater Horizon, a team of lawyers has filed a petition for relief on behalf of 5,000 cholera victims. The action brought by the Institute for Justice and Democracy in Haiti, a longtime opponent of the peacekeepers, demands the U.N. pay reparations for “gross negligence, recklessness and deliberate indifference.” Their petition also calls for the U.N. to fund a national program for clean water, adequate sanitation and appropriate medical treatment. Some of those items are nice ideas to which the U.N. agencies have paid lip service, but they are currently under no obligation to implement any of them. Moreover, the U.N.'s forces are protected by a standard agreement shielding its troops from prosecution in the country where they are deployed. If the case proceeds, it could change the ways that soldiers and responders are moved, and conduct themselves, around the world. Such a goal would seem theoretical or even irrelevant to some. But not when it's your river.
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Jonathan M. Katz was the Associated Press correspondent in Haiti from 2007 to 2011. His forthcoming book about the earthquake and response, The Big Truck That Went By (Palgrave Macmillan), recently won the J. Anthony Lukas Work-in-Progress Award given by Columbia Journalism School and the Nieman Foundation for Journalism at Harvard.
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Haïti : hausse des cas de choléra avec l'arrivée des pluies
Le nombre de nouveaux cas de choléra en Haïti a augmenté avec l'arrivée de la saison des pluies, a annoncé mardi le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU. Dans son bulletin mensuel, le bureau affirme que les nouveaux cas de choléra se sont principalement déclarés dans l'ouest et le nord du pays. Les autorités haïtiennes ont enregistré 77 nouveaux cas par jour dans le pays au début du mois de mars, qui marque le début de la saison des pluies.
Des équipes médicales ont été déployées pour tenter de freiner la propagation de la maladie, mais leurs efforts sont compliqués par un manque de coordination et l'absence de salaires pour payer les employés des centres de traitement du choléra gérés par les autorités haïtiennes, selon le bulletin de l'ONU.
Les opérations quotidiennes du gouvernement haïtien ont été majoritairement suspendues depuis la démission inattendue du premier ministre Garry Conille en février, à cause d'un conflit avec le président Michel Martelly. M. Martelly a nommé son ministre des Affaires étrangères, Laurent Lamothe, pour le remplacer, mais on ne sait pas quand le Parlement votera pour le confirmer dans son poste.
Les nouveaux cas de choléra surviennent après une diminution constante des cas depuis juin 2011, où l'on recensait des pointes de plus de 1000 nouveaux cas par jour. Selon l'organisation américaine Partners in Health, le nombre de cas est passé de 19 000 en avril 2011 à plus de 50 000 deux mois plus tard.
L'organisation veut introduire un vaccin contre le choléra en Haïti, mais la distribution du vaccin est suspendue le temps qu'un comité d'éthique se penche sur le programme.
L'épidémie de choléra en Haïti, considérée comme la plus importante du monde, a tué plus de 7000 personnes et en a infecté 530 000 autres, selon les autorités haïtiennes de la santé.
La maladie a probablement été introduite dans le pays par un contingent de Casques bleus originaires du Népal, où la maladie est très répandue, après le séisme dévastateur de janvier 2010.
Le choléra est causé par une bactérie présente dans l'eau et la nourriture contaminées. La maladie peut tuer une personne infectée en quelques heures, mais elle peut être traitée facilement si la personne se présente rapidement aux services de santé.
Associated Press
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2012/04/03/009-haiti-hausse-cholera-onu.shtml
Des équipes médicales ont été déployées pour tenter de freiner la propagation de la maladie, mais leurs efforts sont compliqués par un manque de coordination et l'absence de salaires pour payer les employés des centres de traitement du choléra gérés par les autorités haïtiennes, selon le bulletin de l'ONU.
Les opérations quotidiennes du gouvernement haïtien ont été majoritairement suspendues depuis la démission inattendue du premier ministre Garry Conille en février, à cause d'un conflit avec le président Michel Martelly. M. Martelly a nommé son ministre des Affaires étrangères, Laurent Lamothe, pour le remplacer, mais on ne sait pas quand le Parlement votera pour le confirmer dans son poste.
Les nouveaux cas de choléra surviennent après une diminution constante des cas depuis juin 2011, où l'on recensait des pointes de plus de 1000 nouveaux cas par jour. Selon l'organisation américaine Partners in Health, le nombre de cas est passé de 19 000 en avril 2011 à plus de 50 000 deux mois plus tard.
L'organisation veut introduire un vaccin contre le choléra en Haïti, mais la distribution du vaccin est suspendue le temps qu'un comité d'éthique se penche sur le programme.
L'épidémie de choléra en Haïti, considérée comme la plus importante du monde, a tué plus de 7000 personnes et en a infecté 530 000 autres, selon les autorités haïtiennes de la santé.
La maladie a probablement été introduite dans le pays par un contingent de Casques bleus originaires du Népal, où la maladie est très répandue, après le séisme dévastateur de janvier 2010.
Le choléra est causé par une bactérie présente dans l'eau et la nourriture contaminées. La maladie peut tuer une personne infectée en quelques heures, mais elle peut être traitée facilement si la personne se présente rapidement aux services de santé.
Associated Press
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2012/04/03/009-haiti-hausse-cholera-onu.shtml
Haïti - Choléra : le médecin marseillais avait raison sur la faute de l'Onu
Publié le mardi 03 avril 2012 à 11H00 Le professeur marseillais Renaud Piarroux, l'une des sommités mondiales en matière de choléra, avait raison avant tout le monde sur le drame haïtien.
Le professeur marseillais Renaud Piarroux, l'une des sommités mondiales en matière de choléra, avait raison avant tout le monde sur le drame haïtien. Ce sont bien les soldats népalais de l'Onu ou plutôt de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) qui sont à l'origine de la plus grave épidémie de choléra de l'histoire récente dans ce pays.
Plus de 7 000 Haïtiens en sont morts. Il l'avait établi dans un rapport commandité par l'ambassade de France et le gouvernement haïtien après une enquête de terrain en novembre 2010 dont La Provence s'était largement fait l'écho (notre édition du 15 décembre 2010). Une longue enquête de Deborah Sontag en Haïti, paru ce week-end dans le New York Times, qui reprend la chronologie des cas, vient encore lui donner raison, malgré les longues dénégations de l'Onu.
50 000 dollars par mort
"Le dossier reprend nos données cartographiques qui montrent que les cas de choléra ont explosé en quelques heures en aval du camp de l'Onu dont les latrines se déversaient directement dans la Meye, notamment à Mirebalais où les habitaients s'approvisionnaient, détaille Renaud Piarroux.
Puis il y a eu des déversements massifs d'excréments infectés par une citerne de l'Onu dans l'Artibonite, une autre rivière. Les investigations montrent aussi que des chercheurs américains et danois ont établi que le vibrion, le bacille qui s'est propagé dans la rivière est bien d'origine népalaise."
L'article montre que la politique de l'autruche de l'Onu, niant ses responsabilités, a amplifié les dégâts commis. Il y a eu du temps perdu, une perte de confiance des habitants à propos des campagnes sur les gestes sanitaires à faire pour se protéger du choléra, des conflits sur les méthodes à appliquer. Alors que dans le contexte d'une reconstruction qui "rame", les conditions sanitaires et l'accès à une eau saine sont toujours très difficiles en Haïti.
Les autorités de l'Onu ont attendu que les soldats népalais, contre lesquels la colère de la population montaient, quittent le pays pour rendre public un rapport interne en mai 2011 qui disait "l'épidémie n'avait pas été causée par une action délibérée d'un groupe ou un individu" et rejetait la cause du déversement de matières fécales. Tout cela est battu en brèche, y compris par des experts travaillant pour l'Onu qui s'expriment dans le New York Times.
"Il se pourrait bien que je retourne en Haïti pour observer l'évolution de l'épidémie", reprend Renaud Piarroux. Une revanche amère pour lui qui était persona non grata après ses révélations sur l'Onu. En attendant, les Nations unies vont devoir affronter une "action de groupe". Environ 5 000 personnes qui ont perdu un membre de leur famille à cause du choléra ont lancé une procédure contre elles, en demandant 50 000 dollars par proche perdu.
Philippe LARUE
http://www.laprovence.com/article/sante/haiti-cholera-le-medecin-marseillais-avait-raison-sur-la-faute-de-lonu
Le professeur marseillais Renaud Piarroux, l'une des sommités mondiales en matière de choléra, avait raison avant tout le monde sur le drame haïtien. Ce sont bien les soldats népalais de l'Onu ou plutôt de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) qui sont à l'origine de la plus grave épidémie de choléra de l'histoire récente dans ce pays.
Plus de 7 000 Haïtiens en sont morts. Il l'avait établi dans un rapport commandité par l'ambassade de France et le gouvernement haïtien après une enquête de terrain en novembre 2010 dont La Provence s'était largement fait l'écho (notre édition du 15 décembre 2010). Une longue enquête de Deborah Sontag en Haïti, paru ce week-end dans le New York Times, qui reprend la chronologie des cas, vient encore lui donner raison, malgré les longues dénégations de l'Onu.
50 000 dollars par mort
"Le dossier reprend nos données cartographiques qui montrent que les cas de choléra ont explosé en quelques heures en aval du camp de l'Onu dont les latrines se déversaient directement dans la Meye, notamment à Mirebalais où les habitaients s'approvisionnaient, détaille Renaud Piarroux.
Puis il y a eu des déversements massifs d'excréments infectés par une citerne de l'Onu dans l'Artibonite, une autre rivière. Les investigations montrent aussi que des chercheurs américains et danois ont établi que le vibrion, le bacille qui s'est propagé dans la rivière est bien d'origine népalaise."
L'article montre que la politique de l'autruche de l'Onu, niant ses responsabilités, a amplifié les dégâts commis. Il y a eu du temps perdu, une perte de confiance des habitants à propos des campagnes sur les gestes sanitaires à faire pour se protéger du choléra, des conflits sur les méthodes à appliquer. Alors que dans le contexte d'une reconstruction qui "rame", les conditions sanitaires et l'accès à une eau saine sont toujours très difficiles en Haïti.
Les autorités de l'Onu ont attendu que les soldats népalais, contre lesquels la colère de la population montaient, quittent le pays pour rendre public un rapport interne en mai 2011 qui disait "l'épidémie n'avait pas été causée par une action délibérée d'un groupe ou un individu" et rejetait la cause du déversement de matières fécales. Tout cela est battu en brèche, y compris par des experts travaillant pour l'Onu qui s'expriment dans le New York Times.
"Il se pourrait bien que je retourne en Haïti pour observer l'évolution de l'épidémie", reprend Renaud Piarroux. Une revanche amère pour lui qui était persona non grata après ses révélations sur l'Onu. En attendant, les Nations unies vont devoir affronter une "action de groupe". Environ 5 000 personnes qui ont perdu un membre de leur famille à cause du choléra ont lancé une procédure contre elles, en demandant 50 000 dollars par proche perdu.
Philippe LARUE
http://www.laprovence.com/article/sante/haiti-cholera-le-medecin-marseillais-avait-raison-sur-la-faute-de-lonu
DECLARATIONS FANTAISISTES DU GOUVERNEMENT HAITIEN
P-au-P, 3 avril 2012 [AlterPresse] --- La journaliste dominicaine Nuria Piera, qui a dévoilé ce week-end un scandale de corruption éclaboussant le président haïtien Michel Martelly et l’ancienne candidate à la présidence Mirlande Manigat, juge fantaisistes les réactions officielles haïtiennes au sujet de son travail d’investigation, apprend AlterPresse.
Nuria Piera, considérée comme une référence d’honneur, d’ethique et de repsonsabilité dans le journalisme en République Dominicaine, est intervenue lundi soir 2 avril en direct sur Telenoticias, une chaine de télévision en République Dominicaine.
« Je pense que c’est une fantaisie…précisément le communiqué de presse du gouvernement haïtien est une fantaisie », déclare Nuria Piera.
Dans son programme télévisé la journaliste a révélé que Martelly aurait reçu directement ou indirectement du sénateur dominicain Félix Bautista, propriétaire de plusieurs entreprises, et proche du président dominicain Leonel Fernandez, un total de plus de 2, 5 millions de dollars US.
Les transactions auraient commencé lors de la campagne électorale présidentielle de 2010 et se seraient poursuivies après l’investiture de Martelly le 14 mai.
L’ancienne candidate Mirlande Manigat, malheureuse à ces élections, aurait reçu 250.000 dollars. Mais Mirlande Manigat s’est dit indignée d’apprendre les révélations de Piera et a affirmé son « intégrité ». Elle a toutefois indiqué ne pas pouvoir répondre des autres membres de son équipe de campagne.
La présidence a pour sa part balayé d’un revers de main ces révélations qu’elle met sur le compte d’ « une vaste campagne d’intoxication de l’opinion publique visant à salir l’image » du chef de l’Etat.
« C’est naturel que le gouvernement haïtien dise non, je ne pouvais espérer le contraire », fait savoir Nuria Piera. La journaliste rappelle que dans l’affaire du Watergate, les autorités ont aussi passé beaucoup de temps à démentir les résultats de l’enquête menée par Bob Woodward et Carl Bernstein, ensuite par le senat américain.
Nuria Piera, lors de son intervention, signale qu’il n’y a jusqu’ici que des paroles du côté des concernés alors que ce qu’elle a fait est « un travail d’investigation, sur ce qui s’est passé dans le pays (République Dominicaine) et qui a eu des répercussions en Haïti parce que le président haïtien est impliqué de manière lamentable ».
Piera dit juger particulièrement incompréhensible le fait que Michel Martelly ait continué de recevoir de l’argent après son accession à la présidence d’Haïti. Autrement, explique t-elle, ce ne serait qu’une simple affaire où un politicien dominicain, Felix Bautista, apporte son soutien à un homologue haïtien.
La journaliste dominicaine met également en avant comme élément étrange le fait que Bautista ait bénéficié de plusieurs millions de dollars sous couvert de contrats dans le cadre de la reconstruction d’Haiti.
Sur 500 millions de dollars de contrats, Bautista à travers ses entreprises a reçu 338 millions, dévoile l’enquête.
Cette affaire de corruption éclabousse également l’ancien premier ministre Jean Max Bellerive qui a paraphé ces contrats. Bellerive a lui aussi démenti avoir reçu des pots de vin de la part d’hommes d’affaires ou politiciens dominicains. [kft gp apr 3/04/2012 14 :30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12643
Nuria Piera, considérée comme une référence d’honneur, d’ethique et de repsonsabilité dans le journalisme en République Dominicaine, est intervenue lundi soir 2 avril en direct sur Telenoticias, une chaine de télévision en République Dominicaine.
« Je pense que c’est une fantaisie…précisément le communiqué de presse du gouvernement haïtien est une fantaisie », déclare Nuria Piera.
Dans son programme télévisé la journaliste a révélé que Martelly aurait reçu directement ou indirectement du sénateur dominicain Félix Bautista, propriétaire de plusieurs entreprises, et proche du président dominicain Leonel Fernandez, un total de plus de 2, 5 millions de dollars US.
Les transactions auraient commencé lors de la campagne électorale présidentielle de 2010 et se seraient poursuivies après l’investiture de Martelly le 14 mai.
L’ancienne candidate Mirlande Manigat, malheureuse à ces élections, aurait reçu 250.000 dollars. Mais Mirlande Manigat s’est dit indignée d’apprendre les révélations de Piera et a affirmé son « intégrité ». Elle a toutefois indiqué ne pas pouvoir répondre des autres membres de son équipe de campagne.
La présidence a pour sa part balayé d’un revers de main ces révélations qu’elle met sur le compte d’ « une vaste campagne d’intoxication de l’opinion publique visant à salir l’image » du chef de l’Etat.
« C’est naturel que le gouvernement haïtien dise non, je ne pouvais espérer le contraire », fait savoir Nuria Piera. La journaliste rappelle que dans l’affaire du Watergate, les autorités ont aussi passé beaucoup de temps à démentir les résultats de l’enquête menée par Bob Woodward et Carl Bernstein, ensuite par le senat américain.
Nuria Piera, lors de son intervention, signale qu’il n’y a jusqu’ici que des paroles du côté des concernés alors que ce qu’elle a fait est « un travail d’investigation, sur ce qui s’est passé dans le pays (République Dominicaine) et qui a eu des répercussions en Haïti parce que le président haïtien est impliqué de manière lamentable ».
Piera dit juger particulièrement incompréhensible le fait que Michel Martelly ait continué de recevoir de l’argent après son accession à la présidence d’Haïti. Autrement, explique t-elle, ce ne serait qu’une simple affaire où un politicien dominicain, Felix Bautista, apporte son soutien à un homologue haïtien.
La journaliste dominicaine met également en avant comme élément étrange le fait que Bautista ait bénéficié de plusieurs millions de dollars sous couvert de contrats dans le cadre de la reconstruction d’Haiti.
Sur 500 millions de dollars de contrats, Bautista à travers ses entreprises a reçu 338 millions, dévoile l’enquête.
Cette affaire de corruption éclabousse également l’ancien premier ministre Jean Max Bellerive qui a paraphé ces contrats. Bellerive a lui aussi démenti avoir reçu des pots de vin de la part d’hommes d’affaires ou politiciens dominicains. [kft gp apr 3/04/2012 14 :30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12643
Haïti-Premier Ministre : Report de la séance de ratification de Laurent Lamothe
P-au-P, 3 avril 2012 [AlterPresse] --- La présentation du rapport sur le dossier du premier ministre désigné, Laurent Salvador Lamothe, est prévue pour le mardi 10 avril 2012 (après la période pascale), indique le président du sénat, Dieuseul Simon Desras, joint par AlterPresse au téléphone.
Attendu ce mardi 3 avril, « ce rapport sera présenté de préférence le mardi 10 avril prochain. Les membres de la commission spéciale sénatoriale n’ont pas pu respecter le délai imparti, à savoir les 15 jours ouvrables », souligne Desras.
AlterPresse a essayé en vain d’obtenir des explications sur ce retard auprès des différents sénateurs membres de la commission spéciale.
Le premier ministre désigné, ministre démissionnaire des affaires étrangères et des cultes, Laurent Lamothe, a soumis, le vendredi 16 mars 2012, un certificat de nationalité (haïtienne) parmi 58 autres documents.
Lamothe a déposé également un document, selon lequel il a résidé en Haïti durant les cinq dernières années.
Bien qu’il soit sous enquête au sénat, autour de son éventuelle nationalité étrangère - bannie de la Constitution pour un fonctionnaire de son rang -, plusieurs sénateurs ont manifesté leur détermination à lui accorder un vote de confiance.
Homme d’affaires de 39 ans, Laurent Lamothe pourrait ainsi devenir le plus jeune premier ministre de l’histoire d’Haïti.
Avant le premier ministre Garry Conille qui a démissionné le 24 février 2012, le président Michel Martelly a essuyé deux échecs dans la désignation d’un chef de gouvernement.
Daniel Gérard Rouzier et Bernard Honorat Gousse ont été successivement rejetés par la chambre des députés le 21 juin 2011 et le sénat le 2 août 2011. [jep kft rc apr 03/04/2012 14:19]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12644
Attendu ce mardi 3 avril, « ce rapport sera présenté de préférence le mardi 10 avril prochain. Les membres de la commission spéciale sénatoriale n’ont pas pu respecter le délai imparti, à savoir les 15 jours ouvrables », souligne Desras.
AlterPresse a essayé en vain d’obtenir des explications sur ce retard auprès des différents sénateurs membres de la commission spéciale.
Le premier ministre désigné, ministre démissionnaire des affaires étrangères et des cultes, Laurent Lamothe, a soumis, le vendredi 16 mars 2012, un certificat de nationalité (haïtienne) parmi 58 autres documents.
Lamothe a déposé également un document, selon lequel il a résidé en Haïti durant les cinq dernières années.
Bien qu’il soit sous enquête au sénat, autour de son éventuelle nationalité étrangère - bannie de la Constitution pour un fonctionnaire de son rang -, plusieurs sénateurs ont manifesté leur détermination à lui accorder un vote de confiance.
Homme d’affaires de 39 ans, Laurent Lamothe pourrait ainsi devenir le plus jeune premier ministre de l’histoire d’Haïti.
Avant le premier ministre Garry Conille qui a démissionné le 24 février 2012, le président Michel Martelly a essuyé deux échecs dans la désignation d’un chef de gouvernement.
Daniel Gérard Rouzier et Bernard Honorat Gousse ont été successivement rejetés par la chambre des députés le 21 juin 2011 et le sénat le 2 août 2011. [jep kft rc apr 03/04/2012 14:19]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12644
Haïti-Saison pluvieuse : L’affreuse idylle entre Tabarre et inondations… les complices
mardi 3 avril 2012 Par Edner Fils Décime
P-au-P, 3 avril 2012 [AlterPresse] --- Les inondations enregistrées, lors des dernières averses de mars 2012, dans la commune de Tabarre (au nord-est de la capitale), sont dues à la multiplication des constructions anarchiques et à l’absence d’un plan d’aménagement de la zone métropolitaine de Port-au-Prince
C’est l’explication fournie à AlterPresse par le maire principal de Tabarre, Frantz Théodat.
Les boulevards 15 octobre et Toussaint Louverture, Carrefour Clercine, la zone près de la base logistique de la mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah), le camp de personnes déplacées à Terre–Roche, la zone de Tabarre 27 (vers Croix-des-Bouquets) entre autres, ont été très touchés par les récentes inondations.
Ambassade des États-Unis d’Amérique, base de la Minustah : coupables ?
Les averses, enregistrées à Tabarre le 30 mars 2012, ont, une fois de plus, mis à nu la vulnérabilité de cette commune aux intempéries.
Une image effarante mais courante, celle de la ruelle de l’église (Tabarre 27) où les habitations ont été inondées par des eaux atteignant jusqu’à 1 mètre.
Pour évacuer l’eau, les résidentes et résidents sont obligés de cotiser pour acheter une pompe à eau électrique et du carburant servant à son fonctionnement.
« Je dois marcher [20 mètres] dans cette eau boueuse et sale jusqu’aux genoux, avec un pantalon de rechange en main, pour pouvoir sortir de chez moi et accéder à la rue. Ça dure depuis une semaine », explique un homme se rendant à son travail, chaussé de bottes en caoutchouc.
« J’habite ici [ruelle de l’église] depuis 2003. On n’avait jamais eu une situation pareille avant la construction de l’ambassade américaine. L’ambassade américaine et la base de la Minustah ont détourné le cours des eaux pour les déverser sur nous », lâche un autre homme avec une pointe de fureur.
La malaria et d’autres maladies infectieuses sont devenus le lot des enfants et des femmes avec les inondations, selon les témoignages des riveraines et riverains.
Il ne s’agit pas de pointer l’ambassade étasunienne uniquement, il faut aussi tenir compte de « la multiplication des constructions sur les terres qui, dans le temps, absorbaient l’eau de pluie et les eaux débordant des canaux d’irrigation qui, eux-mêmes, n’ont pas été curés », considère le maire Théodat.
« J’ai constaté que même le consulat de l’ambassade américaine est touché par ces eaux également », poursuit Théodat.
L’ambassade des États-Unis d’Amérique a emménagé à Tabarre en 2008.
Dans la foulée, plusieurs entreprises commerciales se sont établies dans ce périmètre. C’est aussi le cas de maisons résidentielles.
Tabarre a été aussi« la commune d’accueil » de bons nombres de personnes sinistrées du séisme ravageur du 12 janvier 2010.
Les solutions sont là…
Les eaux, qui se déchainent sur Tabarre, « proviennent de Pétionville et de Pernier (à l’est de la capitale), là où les eaux n’ont pas été réglées en amont. Comme Tabarre est une zone plate, elle reçoit un gros volume d’eau », signale Théodat.
Contrairement aux communes de Port-au-Prince et de Delmas, celle de « Tabarre n’a pas encore eu de système de drainage », soutient Théodat, pour qui sa commune est en « expansion certes, mais handicapée à causse de cette question de drainage ».
Sur « l’insistance de la mairie, d’hommes d’affaires, de membres de la Minustah et de l’ambassade américaine », une étude a été menée par le ministère des travaux publics, transports et communications (Mtptc) sur le drainage.
Pour remédier à cette situation, il faut canaliser les eaux vers la rivière Grise, située à environ 1 kilomètre de la zone de Tabarre 27, selon les résultats des recherches.
Jusqu’à date (avril 2012), les solutions offertes par les recherches n’ont pas été concrétisées, déplore la municipalité de Tabarre qui fait ressortir un problème de financement.
« Les travaux coûteront excessivement cher, soit près de 10 millions de dollars américains [US $ 1.00 = 42.00 gourdes ; 1 euro = 61.00 gourdes aujourd’hui], d’après les suggestions tirées de ces études », explique Théodat, soutenant tout de même que ce serait l’une des meilleures solutions pour « protéger les communautés et [le secteur] des affaires [à Tabarre] ».
La municipalité de Tabarre plaide pour une « approche globale du problème de Tabarre » qui ne saurait « être résolu seulement au niveau communal ».
Aussi, faut-il « définir les problèmes d’aménagement de la zone métropolitaine en général » dans le cadre d’un plan de drainage global des différentes communes.
A ce niveau, pourront s’impliquer le ministère de la planification et de la coopération externe (Mpce), le Mtptc, le ministère de l’intérieur, des collectivités territoriales et de la défense nationale (Mictdn) ainsi que les mairies dans la zone métropolitaine de la capitale Port-au-Prince.
Le dernier bilan des intempéries de mars 2012, établi par la protection civile pour le département de l’Ouest, fait état de 6 morts dans un éboulement de terrain (enregistré dans la nuit du mercredi 28 au jeudi 29 mars 2012) à Morne Calvaire. [efd kft rc apr 03/04/2012 8:44]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12639
P-au-P, 3 avril 2012 [AlterPresse] --- Les inondations enregistrées, lors des dernières averses de mars 2012, dans la commune de Tabarre (au nord-est de la capitale), sont dues à la multiplication des constructions anarchiques et à l’absence d’un plan d’aménagement de la zone métropolitaine de Port-au-Prince
C’est l’explication fournie à AlterPresse par le maire principal de Tabarre, Frantz Théodat.
Les boulevards 15 octobre et Toussaint Louverture, Carrefour Clercine, la zone près de la base logistique de la mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah), le camp de personnes déplacées à Terre–Roche, la zone de Tabarre 27 (vers Croix-des-Bouquets) entre autres, ont été très touchés par les récentes inondations.
Ambassade des États-Unis d’Amérique, base de la Minustah : coupables ?
Les averses, enregistrées à Tabarre le 30 mars 2012, ont, une fois de plus, mis à nu la vulnérabilité de cette commune aux intempéries.
Une image effarante mais courante, celle de la ruelle de l’église (Tabarre 27) où les habitations ont été inondées par des eaux atteignant jusqu’à 1 mètre.
Pour évacuer l’eau, les résidentes et résidents sont obligés de cotiser pour acheter une pompe à eau électrique et du carburant servant à son fonctionnement.
« Je dois marcher [20 mètres] dans cette eau boueuse et sale jusqu’aux genoux, avec un pantalon de rechange en main, pour pouvoir sortir de chez moi et accéder à la rue. Ça dure depuis une semaine », explique un homme se rendant à son travail, chaussé de bottes en caoutchouc.
« J’habite ici [ruelle de l’église] depuis 2003. On n’avait jamais eu une situation pareille avant la construction de l’ambassade américaine. L’ambassade américaine et la base de la Minustah ont détourné le cours des eaux pour les déverser sur nous », lâche un autre homme avec une pointe de fureur.
La malaria et d’autres maladies infectieuses sont devenus le lot des enfants et des femmes avec les inondations, selon les témoignages des riveraines et riverains.
Il ne s’agit pas de pointer l’ambassade étasunienne uniquement, il faut aussi tenir compte de « la multiplication des constructions sur les terres qui, dans le temps, absorbaient l’eau de pluie et les eaux débordant des canaux d’irrigation qui, eux-mêmes, n’ont pas été curés », considère le maire Théodat.
« J’ai constaté que même le consulat de l’ambassade américaine est touché par ces eaux également », poursuit Théodat.
L’ambassade des États-Unis d’Amérique a emménagé à Tabarre en 2008.
Dans la foulée, plusieurs entreprises commerciales se sont établies dans ce périmètre. C’est aussi le cas de maisons résidentielles.
Tabarre a été aussi« la commune d’accueil » de bons nombres de personnes sinistrées du séisme ravageur du 12 janvier 2010.
Les solutions sont là…
Les eaux, qui se déchainent sur Tabarre, « proviennent de Pétionville et de Pernier (à l’est de la capitale), là où les eaux n’ont pas été réglées en amont. Comme Tabarre est une zone plate, elle reçoit un gros volume d’eau », signale Théodat.
Contrairement aux communes de Port-au-Prince et de Delmas, celle de « Tabarre n’a pas encore eu de système de drainage », soutient Théodat, pour qui sa commune est en « expansion certes, mais handicapée à causse de cette question de drainage ».
Sur « l’insistance de la mairie, d’hommes d’affaires, de membres de la Minustah et de l’ambassade américaine », une étude a été menée par le ministère des travaux publics, transports et communications (Mtptc) sur le drainage.
Pour remédier à cette situation, il faut canaliser les eaux vers la rivière Grise, située à environ 1 kilomètre de la zone de Tabarre 27, selon les résultats des recherches.
Jusqu’à date (avril 2012), les solutions offertes par les recherches n’ont pas été concrétisées, déplore la municipalité de Tabarre qui fait ressortir un problème de financement.
« Les travaux coûteront excessivement cher, soit près de 10 millions de dollars américains [US $ 1.00 = 42.00 gourdes ; 1 euro = 61.00 gourdes aujourd’hui], d’après les suggestions tirées de ces études », explique Théodat, soutenant tout de même que ce serait l’une des meilleures solutions pour « protéger les communautés et [le secteur] des affaires [à Tabarre] ».
La municipalité de Tabarre plaide pour une « approche globale du problème de Tabarre » qui ne saurait « être résolu seulement au niveau communal ».
Aussi, faut-il « définir les problèmes d’aménagement de la zone métropolitaine en général » dans le cadre d’un plan de drainage global des différentes communes.
A ce niveau, pourront s’impliquer le ministère de la planification et de la coopération externe (Mpce), le Mtptc, le ministère de l’intérieur, des collectivités territoriales et de la défense nationale (Mictdn) ainsi que les mairies dans la zone métropolitaine de la capitale Port-au-Prince.
Le dernier bilan des intempéries de mars 2012, établi par la protection civile pour le département de l’Ouest, fait état de 6 morts dans un éboulement de terrain (enregistré dans la nuit du mercredi 28 au jeudi 29 mars 2012) à Morne Calvaire. [efd kft rc apr 03/04/2012 8:44]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12639
Un vieux goémonier récupéré pour Haïti
Mylène est une ancienne gabare de l'Iroise, un bateau de charge de 16 mètres qui a transporté des matériaux avant d'être transformé en goémonier. Construit en bois, il est équipé d'un moteur en bon état. Ses deux propriétaires, Jean-François Pennec et Ernest Cariou, ont décidé d'en faire don pour aider Haïti. La semaine dernière, Jean-Pierre Coïc, président de Solidarité-Pêche est allé signer l'acte de vente avec l'écrivain Jean-Claude Fignolé, maire de la commune des Abricots, et président de l'association des maires de la Grand'Anse à Haïti.
« Jean-Claude Fignolé s'occupe des formalités pour passer le bateau sous pavillon haïtien, et demander une place au port de Concarneau, explique Jean-Pierre Coïc.Quand ce sera réglé, nous irons le chercher. Il n'y a pas grand-chose à faire dessus. On installera un gréement, il faudra mettre un panneau de cale parce que c'est un bateau ouvert. » Jean-Claude Fignolé va également engager des démarches pour faire venir à Concarneau deux ou trois marins haïtiens pour quelques mois. « Ils travailleront sur le bateau et feront la traversée du retour, ce qui permettra de les former à la navigation. »
Départ en janvier 2013
Ces marins pourront également travailler sur Rêve de Mousse, le fileyeur qui se trouve actuellement au quai d'Aiguillon. Quatre bénévoles, dont deux mécaniciens, ont commencé à démonter le moteur, qui est à refaire. Les culasses sont en cours de réparation au lycée maritime d'Étel. « Nous allons avoir besoin de sponsors pour remettre en état le moteur, » explique Jean-Pierre Coïc.
Si tout marche comme prévu, les marins haïtiens pourraient arriver en septembre à Concarneau et se mettre au travail. Les bateaux, Mylène et Rêve de Mousseprendraient la mer pour Haïti en janvier 2013. Le projet est de faire de Rêve de Mousse un bateau dispensaire, équipé d'un cabinet dentaire. « Nous sommes en contact avec un couple de dentistes de Paris qui part en retraite. Il nous donne son matériel et accepte d'effectuer des missions à bord. Il y a un gros besoin de dentistes à Haïti. »
Projet d'école maritime
Le goémonier Mylène sera géré par l'association des maires de Grand'Anse, qui l'utiliseront comme bateau de transport. Il existe aussi un projet pour créer une école de formation maritime à Grand'Anse, en partenariat avec le lycée maritime d'Étel.Mylène servira à former les élèves à la navigation.
Les autres bateaux envoyés par Solidarité-Pêche ces dernières années, notamment le Mercenaire et le Breizh da Viken, continuent leur travail d'assistance à la flottille de pêche haïtienne. Le Val d'Orge est moins utilisé pour l'instant, les marins haïtiens n'étant pas à l'aise avec un bateau de cette taille. « Il faut que quelqu'un aille les former pour utiliser les engins qui sont à bord, comme le vire-casiers et le sondeur. » Le départ des deux autres bateaux en janvier permettra d'envoyer quelqu'un pour les aider à prendre en main le Val d'Orge.
Jean-Luc COCHENNEC
http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Un-vieux-goemonier-recupere-pour-Haiti-_-2062216------29039-aud_actu.Htm
« Jean-Claude Fignolé s'occupe des formalités pour passer le bateau sous pavillon haïtien, et demander une place au port de Concarneau, explique Jean-Pierre Coïc.Quand ce sera réglé, nous irons le chercher. Il n'y a pas grand-chose à faire dessus. On installera un gréement, il faudra mettre un panneau de cale parce que c'est un bateau ouvert. » Jean-Claude Fignolé va également engager des démarches pour faire venir à Concarneau deux ou trois marins haïtiens pour quelques mois. « Ils travailleront sur le bateau et feront la traversée du retour, ce qui permettra de les former à la navigation. »
Départ en janvier 2013
Ces marins pourront également travailler sur Rêve de Mousse, le fileyeur qui se trouve actuellement au quai d'Aiguillon. Quatre bénévoles, dont deux mécaniciens, ont commencé à démonter le moteur, qui est à refaire. Les culasses sont en cours de réparation au lycée maritime d'Étel. « Nous allons avoir besoin de sponsors pour remettre en état le moteur, » explique Jean-Pierre Coïc.
Si tout marche comme prévu, les marins haïtiens pourraient arriver en septembre à Concarneau et se mettre au travail. Les bateaux, Mylène et Rêve de Mousseprendraient la mer pour Haïti en janvier 2013. Le projet est de faire de Rêve de Mousse un bateau dispensaire, équipé d'un cabinet dentaire. « Nous sommes en contact avec un couple de dentistes de Paris qui part en retraite. Il nous donne son matériel et accepte d'effectuer des missions à bord. Il y a un gros besoin de dentistes à Haïti. »
Projet d'école maritime
Le goémonier Mylène sera géré par l'association des maires de Grand'Anse, qui l'utiliseront comme bateau de transport. Il existe aussi un projet pour créer une école de formation maritime à Grand'Anse, en partenariat avec le lycée maritime d'Étel.Mylène servira à former les élèves à la navigation.
Les autres bateaux envoyés par Solidarité-Pêche ces dernières années, notamment le Mercenaire et le Breizh da Viken, continuent leur travail d'assistance à la flottille de pêche haïtienne. Le Val d'Orge est moins utilisé pour l'instant, les marins haïtiens n'étant pas à l'aise avec un bateau de cette taille. « Il faut que quelqu'un aille les former pour utiliser les engins qui sont à bord, comme le vire-casiers et le sondeur. » Le départ des deux autres bateaux en janvier permettra d'envoyer quelqu'un pour les aider à prendre en main le Val d'Orge.
Jean-Luc COCHENNEC
http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Un-vieux-goemonier-recupere-pour-Haiti-_-2062216------29039-aud_actu.Htm
Haïti-Agriculture : Inauguration d’infrastructures agricoles à Ennery
mardi 3 avril 2012 Correspondance Mergenat Exalus
Gonaïves, 3 avril 2012 [AlterPresse] --- Des autorités haïtiennes, dont le secrétaire d’Etat à la production végétale, l’ingénieur agronome Frisner Dorsaint, ont inauguré plusieurs projets à Ennery (nord) dans le cadre d’un programme visant à intensifier l’agriculture dans certaines communes et sections rurales du département de l’Artibonite, a constaté AlterPresse.
L’inauguration a eu lieu le week-end écoulé en présence du représentant de la Banque interaméricaine de développement (Bid) en Haïti Gilles Damer, d’une importante délégation composée des responsables de l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et de la direction départementale du ministère de l’agriculture dans l’Artibonite.
Il s’agit des travaux de réhabilitation du périmètre irrigué (Ppi) de Martino Marmelade situé dans le bassin supérieur de la rivière d’Ennery, la construction de 400 citernes et de 24 micros retenus situés dans le bassin versant Ennery Quinte.
Selon le coordonnateur du Conseil d’administration de la section communale (Casec) de la rivière d’Ennery, Saintave Jean, le périmètre irrigué permettra l’arrosage d’une superficie de 150 hectares. Ce Ppi occupe intégralement la 4 ème section communale de Savane Carrée sur une longueur de 6,5 kilomètres avec 165 vannes d’alimentation.
Jean espère que ces travaux mettront fin au calvaire des agriculteurs de la zone qui avaient du mal à trouver de l‘eau pour arroser leurs champs.
Le périmètre irrigué de Martino Marmelade existe depuis des dizaines d’années, selon les autorités, indiquant qu’il a été détruit par les tempêtes de 2008 qui ont ravagé plusieurs zones de l’Artibonite.
Les bénéficiaires (les planteurs) auront à contribuer, à chaque récolte, à un fonds qui servira à l’entretien du périmètre irrigué. Les responsables n’ont pas précisé le montant de la contribution.
Dans son allocution, le secrétaire d’Etat à la production végétale, Frisner Dorsaint a signalé que la réhabilitation de ce périmètre irrigué a obtenu un financement de la Bid à hauteur de 12 millions de gourdes.
Dorsaint a ajouté que l’Etat prendra des mesures pour accompagner les planteurs en mettant à leur disposition des moyens techniques et des intrants agricoles.
Le secrétaire d’Etat a aussi souligné l’importance de ces travaux notamment les micros retenus collinaires réalisés en amont dans les bassins versants pour diminuer l’intensité de l’eau qui menace la ville des Gonaïves en aval.
De son côté, le représentant de la Banque interaméricaine de développement, Gilles Damer, s’est réjoui de la réalisation de ces projets, dont la visée est d’augmenter la production agricole des paysans planteurs de la Savane Carrée.
Damer en a profité pour annoncer d’autres activités d’infrastructures agricoles qui seront financées dans la région d’Ennery et dans la vallée de l’Artibonite dans le cadre d’un protocole d’accord signé avec l’Etat haïtien. [me apr 2/04/2012 11 :32]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12633
Gonaïves, 3 avril 2012 [AlterPresse] --- Des autorités haïtiennes, dont le secrétaire d’Etat à la production végétale, l’ingénieur agronome Frisner Dorsaint, ont inauguré plusieurs projets à Ennery (nord) dans le cadre d’un programme visant à intensifier l’agriculture dans certaines communes et sections rurales du département de l’Artibonite, a constaté AlterPresse.
L’inauguration a eu lieu le week-end écoulé en présence du représentant de la Banque interaméricaine de développement (Bid) en Haïti Gilles Damer, d’une importante délégation composée des responsables de l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et de la direction départementale du ministère de l’agriculture dans l’Artibonite.
Il s’agit des travaux de réhabilitation du périmètre irrigué (Ppi) de Martino Marmelade situé dans le bassin supérieur de la rivière d’Ennery, la construction de 400 citernes et de 24 micros retenus situés dans le bassin versant Ennery Quinte.
Selon le coordonnateur du Conseil d’administration de la section communale (Casec) de la rivière d’Ennery, Saintave Jean, le périmètre irrigué permettra l’arrosage d’une superficie de 150 hectares. Ce Ppi occupe intégralement la 4 ème section communale de Savane Carrée sur une longueur de 6,5 kilomètres avec 165 vannes d’alimentation.
Jean espère que ces travaux mettront fin au calvaire des agriculteurs de la zone qui avaient du mal à trouver de l‘eau pour arroser leurs champs.
Le périmètre irrigué de Martino Marmelade existe depuis des dizaines d’années, selon les autorités, indiquant qu’il a été détruit par les tempêtes de 2008 qui ont ravagé plusieurs zones de l’Artibonite.
Les bénéficiaires (les planteurs) auront à contribuer, à chaque récolte, à un fonds qui servira à l’entretien du périmètre irrigué. Les responsables n’ont pas précisé le montant de la contribution.
Dans son allocution, le secrétaire d’Etat à la production végétale, Frisner Dorsaint a signalé que la réhabilitation de ce périmètre irrigué a obtenu un financement de la Bid à hauteur de 12 millions de gourdes.
Dorsaint a ajouté que l’Etat prendra des mesures pour accompagner les planteurs en mettant à leur disposition des moyens techniques et des intrants agricoles.
Le secrétaire d’Etat a aussi souligné l’importance de ces travaux notamment les micros retenus collinaires réalisés en amont dans les bassins versants pour diminuer l’intensité de l’eau qui menace la ville des Gonaïves en aval.
De son côté, le représentant de la Banque interaméricaine de développement, Gilles Damer, s’est réjoui de la réalisation de ces projets, dont la visée est d’augmenter la production agricole des paysans planteurs de la Savane Carrée.
Damer en a profité pour annoncer d’autres activités d’infrastructures agricoles qui seront financées dans la région d’Ennery et dans la vallée de l’Artibonite dans le cadre d’un protocole d’accord signé avec l’Etat haïtien. [me apr 2/04/2012 11 :32]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12633
Collecte pour Haïti : 25 000$ pour les enfants
ALEXANDRA VÉZINA Suite au tremblement de terre qui a dévasté Haïti en janvier 2010, une importante collecte de fonds avait été mise en branle sur le territoire de la MRC d’Antoine-Labelle. Les 25 000$ amassés ont enfin trouvé leur destinée, des enfants de Croix-des-Bousquets en bénéficieront.
La Ville de Mont-Laurier, qui a chapeauté la levée de fonds, s’est associée à la Fondation Jacqueline Lessard en vue d‘offrir une meilleure qualité de vie à près de 400 enfants d’une ville de plus de 200 000 habitants, située au nord est de Port-au-Prince. Ainsi, la somme résultant de la générosité des gens de la région sera utilisée pour finaliser la construction d’un orphelinat, d’une école et d’une salle commune qui permettront à 80 orphelins d’avoir un toit et de l’eau potable, en plus de faciliter l’accès à l’éducation à quelque 400 enfants de l’agglomération.
« L’orphelinat et l’école sont construits sur une terre de manguiers. C’est un lieu paisible, un milieu de vie agréable pour ces enfants. On fait le pari d’investir dans la jeunesse, puisque c’est par l’éducation qu’Haïti va ressortir de sa problématique », de mentionner Mylène Béliveau, de la Fondation Jacqueline Lessard. Originaire du Saguenay, cette dernière œuvre au bien-être des jeunes Haïtiens depuis de nombreuses années, cependant la fondation a été créée suite au séisme qui a tué plus de 200 000 personnes.
Petits gestes, grandes actions
Rappelons qu’en janvier 2010, la Ville de Mont-Laurier, en partenariat avec la MRC d’Antoine-Labelle et Sylvain Pagé, député de Labelle, avaient orchestré une levée de fonds pour Haïti. Il aura fallu deux ans avant que le comité organisateur de la collecte définisse la cible exacte des fonds amassés. « Les choses se passent assez lentement dans la reconstruction d’Haïti. Au départ, nous voyions très grand, nous avions fixé l’objectif à 100 000$ », précise Michel Adrien, maire de Mont-Laurier. Avec un montant total de 25 000$, le comité a préféré s’associer à un organisme déjà sur le terrain.
http://lechodelalievre.canoe.ca/webapp/sitepages/content.asp?contentid=233011&id=804&classif=Nouvelles
La Ville de Mont-Laurier, qui a chapeauté la levée de fonds, s’est associée à la Fondation Jacqueline Lessard en vue d‘offrir une meilleure qualité de vie à près de 400 enfants d’une ville de plus de 200 000 habitants, située au nord est de Port-au-Prince. Ainsi, la somme résultant de la générosité des gens de la région sera utilisée pour finaliser la construction d’un orphelinat, d’une école et d’une salle commune qui permettront à 80 orphelins d’avoir un toit et de l’eau potable, en plus de faciliter l’accès à l’éducation à quelque 400 enfants de l’agglomération.
« L’orphelinat et l’école sont construits sur une terre de manguiers. C’est un lieu paisible, un milieu de vie agréable pour ces enfants. On fait le pari d’investir dans la jeunesse, puisque c’est par l’éducation qu’Haïti va ressortir de sa problématique », de mentionner Mylène Béliveau, de la Fondation Jacqueline Lessard. Originaire du Saguenay, cette dernière œuvre au bien-être des jeunes Haïtiens depuis de nombreuses années, cependant la fondation a été créée suite au séisme qui a tué plus de 200 000 personnes.
Petits gestes, grandes actions
Rappelons qu’en janvier 2010, la Ville de Mont-Laurier, en partenariat avec la MRC d’Antoine-Labelle et Sylvain Pagé, député de Labelle, avaient orchestré une levée de fonds pour Haïti. Il aura fallu deux ans avant que le comité organisateur de la collecte définisse la cible exacte des fonds amassés. « Les choses se passent assez lentement dans la reconstruction d’Haïti. Au départ, nous voyions très grand, nous avions fixé l’objectif à 100 000$ », précise Michel Adrien, maire de Mont-Laurier. Avec un montant total de 25 000$, le comité a préféré s’associer à un organisme déjà sur le terrain.
http://lechodelalievre.canoe.ca/webapp/sitepages/content.asp?contentid=233011&id=804&classif=Nouvelles
lundi 2 avril 2012
Des stars de séries américaines affronteront, le 9 juin prochain, les joueurs du club de football de l'AS Eupen, lors d'un match d'exhibition, au profit d'Haïti, indique, dans un communiqué la société Chrysopee, organisatrice de l'événement.
Les acteurs Jimmy Jean-Louis (Heroes, Toussaint Louverture), Anthony Lapaglia (FBI Portés Disparus), Gilles Marini (Sex and the City) et Santiago Cabrera (Heroes, Merlin) chausseront leurs crampons le 9 juin prochain et en compagnie d'une délégation de jeunes footballeurs haïtiens, ils affronteront les joueurs de l'A.S Eupen. Les bénéfices de match d'exhibition seront remis à l'association Hollywood Unites For Haiti, présidée par l'acteur Jimmy Jean-Louis.
À l'issue de cette rencontre, une vente aux enchères d'oeuvres de 14 photojournalistes de renommée internationale aura lieu à l'hôtel Crowne Plaza de Liège lors d'une soirée de gala.
Fondée en 2008, l'association Hollywood Unites For Haiti, agit au quotidien auprès des jeunes Haïtiens défavorisés dans le but de retisser le lien social par le biais d'activités éducatives, sportives et culturelles. Les bénéfices générés par ces activités serviront à la construction d'une école primaire et un dispensaire dans la banlieue de Port-au-Prince.
L'événement sera organisé par la société liégeoise Chrysopee dont la finalité est l'amélioration des conditions de vie des personnes défavorisées dans le monde sur le principe du "Fair Business"
Les acteurs Jimmy Jean-Louis (Heroes, Toussaint Louverture), Anthony Lapaglia (FBI Portés Disparus), Gilles Marini (Sex and the City) et Santiago Cabrera (Heroes, Merlin) chausseront leurs crampons le 9 juin prochain et en compagnie d'une délégation de jeunes footballeurs haïtiens, ils affronteront les joueurs de l'A.S Eupen. Les bénéfices de match d'exhibition seront remis à l'association Hollywood Unites For Haiti, présidée par l'acteur Jimmy Jean-Louis.
À l'issue de cette rencontre, une vente aux enchères d'oeuvres de 14 photojournalistes de renommée internationale aura lieu à l'hôtel Crowne Plaza de Liège lors d'une soirée de gala.
Fondée en 2008, l'association Hollywood Unites For Haiti, agit au quotidien auprès des jeunes Haïtiens défavorisés dans le but de retisser le lien social par le biais d'activités éducatives, sportives et culturelles. Les bénéfices générés par ces activités serviront à la construction d'une école primaire et un dispensaire dans la banlieue de Port-au-Prince.
L'événement sera organisé par la société liégeoise Chrysopee dont la finalité est l'amélioration des conditions de vie des personnes défavorisées dans le monde sur le principe du "Fair Business"
Haïti : Martelly impliqué dans un grave scandale de corruption, selon la presse dominicaine
Le président haïtien aurait reçu plus de 2,5 millions de dollars
Le Chef de l’État haïtien, Michel Martelly, serait impliqué dans un des cas les plus graves de corruption sur l’ile d’Haiti, rapporte l’agence dominicaine Espacinsular (partenaire d’AlterPresse) citant la télévision de la République voisine.
Martelly aurait reçu directement ou indirectement du sénateur dominicain Félix Bautista, propriétaire de plusieurs entreprises, un total de plus de 2, 5 millions de dollars US, révèle, durant le week-end, le programme « Nuria sur la 9 » conduit par la journaliste vedette Nuria Piera. Selon les documents présentés par la journaliste, les opérations effectuées portent les noms du président haïtien ainsi que d’intermédiaires dominicains.
Les transactions auraient commencé depuis la campagne électorale présidentielle de 2010 et se seraient poursuivies après l’élection de Martelly à la présidence. La candidate Mirlande Manigat, rivale malheureuse de Martelly, aurait, pour sa part, reçu 250.000 dollars. Tous deux ont été invités à prononcer des conférences à Santo Domingo par la FUNGLODE, une fondation créée par le président Leonel Fernández, qui considère le sénateur Bautista comme un fils.
Sur un ensemble de 500 millions de dollars US de contrats de reconstruction après le séisme du 12 janvier 2010, 338 millions ont été accordés à des compagnies appartenant à Felix Bautista et ses affiliés, dans des conditions jugées irrégulières par une commission d’enquête mise en place par le premier ministre (démissionnaire depuis le 24 février 2012) Garry Conille.
La presse dominicaine note que ces révélations se produisent moins d’un an après l’arrivée au pouvoir de Martelly (mai 2011), comparé à Abdalá Bucaram de l’Equateur, destitué par le parlement de son pays en février 1997, un peu plus d’un an de mandat, pour « incapacité mentale à exercer le pouvoir ».
Les confrères dominicains signalent également les relations difficiles de Martelly avec le parlement, qui enquête, entre autres, sur sa double nationalité et sa double identité présumées. Ce qui porte certains parlementaires à évoquer une possibilité de mise en accusation du chef de l’État, car la Constitution haïtienne interdit la double nationalité en ce qui concerne le président de la République. http://www.grioo.com/ar,haiti_martelly_implique_dans_un_grave_scandale_de_corruption
_selon_la_presse_dominicaine,22347.html
Le Chef de l’État haïtien, Michel Martelly, serait impliqué dans un des cas les plus graves de corruption sur l’ile d’Haiti, rapporte l’agence dominicaine Espacinsular (partenaire d’AlterPresse) citant la télévision de la République voisine.
Martelly aurait reçu directement ou indirectement du sénateur dominicain Félix Bautista, propriétaire de plusieurs entreprises, un total de plus de 2, 5 millions de dollars US, révèle, durant le week-end, le programme « Nuria sur la 9 » conduit par la journaliste vedette Nuria Piera. Selon les documents présentés par la journaliste, les opérations effectuées portent les noms du président haïtien ainsi que d’intermédiaires dominicains.
Les transactions auraient commencé depuis la campagne électorale présidentielle de 2010 et se seraient poursuivies après l’élection de Martelly à la présidence. La candidate Mirlande Manigat, rivale malheureuse de Martelly, aurait, pour sa part, reçu 250.000 dollars. Tous deux ont été invités à prononcer des conférences à Santo Domingo par la FUNGLODE, une fondation créée par le président Leonel Fernández, qui considère le sénateur Bautista comme un fils.
Sur un ensemble de 500 millions de dollars US de contrats de reconstruction après le séisme du 12 janvier 2010, 338 millions ont été accordés à des compagnies appartenant à Felix Bautista et ses affiliés, dans des conditions jugées irrégulières par une commission d’enquête mise en place par le premier ministre (démissionnaire depuis le 24 février 2012) Garry Conille.
La presse dominicaine note que ces révélations se produisent moins d’un an après l’arrivée au pouvoir de Martelly (mai 2011), comparé à Abdalá Bucaram de l’Equateur, destitué par le parlement de son pays en février 1997, un peu plus d’un an de mandat, pour « incapacité mentale à exercer le pouvoir ».
Les confrères dominicains signalent également les relations difficiles de Martelly avec le parlement, qui enquête, entre autres, sur sa double nationalité et sa double identité présumées. Ce qui porte certains parlementaires à évoquer une possibilité de mise en accusation du chef de l’État, car la Constitution haïtienne interdit la double nationalité en ce qui concerne le président de la République. http://www.grioo.com/ar,haiti_martelly_implique_dans_un_grave_scandale_de_corruption
_selon_la_presse_dominicaine,22347.html
L'ONU a apporté le choléra en Haïti
Des scientifiques affirment que l'épidémie qui a dévasté le pays est partie d'un camp de la Minustah, mais l'ONU dément toujours.Déjà plus de 350 000 malades et 7 000 morts, mais aucune certitude. Les causes de l'épidémie de choléra qui sévit en Haïti depuis octobre 2010 sont toujours aussi polémiques. Si des recherches démontrent que la souche de la maladie a été apportée sur l'île par des hommes de l'ONU, l'organisation internationale refuse toujours d’endosser une quelconque responsabilité.
Pourtant, les faits sont là, rappelés par le New York Times. Après le tremblement de terre de 2010, le risque de propagation du choléra sur l'île était évalué comme très faible. Bien que les conditions d'hygiène soient très précaires, le pays avait jusque-là échappé à toutes les épidémies qui s'étaient déclarées dans la région. Que s'est-il donc passé fin 2010 ?
Le 8 octobre 2010, des centaines de soldats népalais opérant pour le compte de l'ONU sont arrivés en Haïti, alors qu'une vague de choléra sévissait dans leur pays. Ils ont installé leur camp en bordure d'une rivière, qu'ils auraient rapidement contaminée. La première victime du choléra serait morte, selon la rumeur, le 16 octobre, quelques heures après s'être baignée dans cette même rivière.
Des scientifiques qui ont étudié les souches des deux virus l'affirment : elles sont identiques. Les preuves seraient "irréfutables" pour le New York Times. Apparemment, pas suffisamment pour les Nations Unies, dont un responsable affirme encore que "l'épidémie ne peut être attribuée à une seule unique cause".
C'est justement là que le bât blesse : les Haïtiens souhaitent que l'organisation internationale accepte sa responsabilité et mette en place un système de compensation. Une véritable défiance vis-à-vis de l'ONU est née au sein de la population, qui s'étend à toutes les ONG et surtout empêche la lutte contre la maladie de se faire correctement.
Pourtant la situation est loin d'être sous contrôle : l'épidémie sévit encore, elle est toujours mortelle. D'après les Nations Unies, il faudrait 53,9 millions supplémentaires à l'aide internationale pour protéger les déplacés pendant la prochaine saison des pluies.
http://www.atlantico.fr/pepites/nations-unies-epidemie-cholera-haiti-323311.html
Pourtant, les faits sont là, rappelés par le New York Times. Après le tremblement de terre de 2010, le risque de propagation du choléra sur l'île était évalué comme très faible. Bien que les conditions d'hygiène soient très précaires, le pays avait jusque-là échappé à toutes les épidémies qui s'étaient déclarées dans la région. Que s'est-il donc passé fin 2010 ?
Le 8 octobre 2010, des centaines de soldats népalais opérant pour le compte de l'ONU sont arrivés en Haïti, alors qu'une vague de choléra sévissait dans leur pays. Ils ont installé leur camp en bordure d'une rivière, qu'ils auraient rapidement contaminée. La première victime du choléra serait morte, selon la rumeur, le 16 octobre, quelques heures après s'être baignée dans cette même rivière.
Des scientifiques qui ont étudié les souches des deux virus l'affirment : elles sont identiques. Les preuves seraient "irréfutables" pour le New York Times. Apparemment, pas suffisamment pour les Nations Unies, dont un responsable affirme encore que "l'épidémie ne peut être attribuée à une seule unique cause".
C'est justement là que le bât blesse : les Haïtiens souhaitent que l'organisation internationale accepte sa responsabilité et mette en place un système de compensation. Une véritable défiance vis-à-vis de l'ONU est née au sein de la population, qui s'étend à toutes les ONG et surtout empêche la lutte contre la maladie de se faire correctement.
Pourtant la situation est loin d'être sous contrôle : l'épidémie sévit encore, elle est toujours mortelle. D'après les Nations Unies, il faudrait 53,9 millions supplémentaires à l'aide internationale pour protéger les déplacés pendant la prochaine saison des pluies.
http://www.atlantico.fr/pepites/nations-unies-epidemie-cholera-haiti-323311.html
NOS BAS EN HAUT...LA RUBRIQUE DE CARLIE DE PORT-AU-PRINE...DE LA SECURITE ROUTIERE
Chez nous : les bas en haut....De la sécurité routière
Dimanche 1er Avril 2012
Ce fut un choc terrible de visualiser ces images de ce camion dont le conducteur aurait perdu le contrôle emportant sur des dizaines de mètres tout ce qui se trouvait sur son passage. Une course effrénée pour une descente aux enfers.
Ce soir là, on a compté 26 morts et des dizaines de blessés. Ce drame allait survenir 5 jours après la commémoration du deuxième anniversaire du séisme du 12 janvier. Il avait su mobiliser de grandes personnalités du pays dont le chef de l’état lui-même.
Dès le lendemain, les concernés étaient montés aux créneaux pour annoncer des mesures dans tous les sens afin d’éviter que de tels catastrophes continuent de semer le deuil dans nos familles. Un meilleur fonctionnement de la police routière, une rigueur au niveau du service d’inspection des véhicules, etc … era !
Ce sujet me vint à l’esprit quand ce samedi, sur la route de frères, bloquée comme pas possible, un de ces fameux camions qui assure le transport de matériaux pour la construction de cette nouvelle Haïti tant espérée, s’imposa à mon champ visuel. Celui là était dans un état de délabrement extrême, aucune des quatre roues qui roulaient en face de moi n’inspirait confiance, l’une d’entre elles exhibait des rubans de caoutchouc et visiblement le camion dandinait.
Lorsqu’il s’arrêtait, impossible de savoir si la file roulait encore ou s’il était tout simplement en panne. En le voyant, toute personne ayant vécu ailleurs que chez nous aurait compris qu’il était en remorque vers un lieu destiné à entasser ces véhicules qui ne sont plus en état de fonctionner.
Dans notre réalité à nous, il n’en est rien.
Cet engin lourd était bel et bien dans la file roulant sans un seul phare, au fond de moi-même, j’espérais que son propriétaire ait au moins la décence de le considérer comme un animal diurne.
Quand je pense que pas plus tard que la veille, un patient venu me voir en consultation s’est fait remorquer la voiture pour avoir stationné avec les 4 roues sur le trottoir, en bas de la clinique, je comprends bien que le service de la circulation existe et est belle et bien présente. Sauf que, ni mon patient ni moi-même n’avons constaté aucun panneau interdisant ou précisant le mode d’usage des trottoirs.
Par ailleurs, notre camion a calmement continué sa course. Sous le regard impassible de ces deux agents de la circulation qui essayaient comme ils pouvaient de débloquer la situation.
Protéger et servir, leur devise.
Pour ce camion, ils n’interviendront pas, et ce dernier continuera sa course jusqu’au prochain drame, et là on sortira le grand scenario.
De bas en haut !
CARLIE
Source :
http://www.afhes.org/nos-bas-en-haut/
Dimanche 1er Avril 2012
Ce fut un choc terrible de visualiser ces images de ce camion dont le conducteur aurait perdu le contrôle emportant sur des dizaines de mètres tout ce qui se trouvait sur son passage. Une course effrénée pour une descente aux enfers.
Ce soir là, on a compté 26 morts et des dizaines de blessés. Ce drame allait survenir 5 jours après la commémoration du deuxième anniversaire du séisme du 12 janvier. Il avait su mobiliser de grandes personnalités du pays dont le chef de l’état lui-même.
Dès le lendemain, les concernés étaient montés aux créneaux pour annoncer des mesures dans tous les sens afin d’éviter que de tels catastrophes continuent de semer le deuil dans nos familles. Un meilleur fonctionnement de la police routière, une rigueur au niveau du service d’inspection des véhicules, etc … era !
Ce sujet me vint à l’esprit quand ce samedi, sur la route de frères, bloquée comme pas possible, un de ces fameux camions qui assure le transport de matériaux pour la construction de cette nouvelle Haïti tant espérée, s’imposa à mon champ visuel. Celui là était dans un état de délabrement extrême, aucune des quatre roues qui roulaient en face de moi n’inspirait confiance, l’une d’entre elles exhibait des rubans de caoutchouc et visiblement le camion dandinait.
Lorsqu’il s’arrêtait, impossible de savoir si la file roulait encore ou s’il était tout simplement en panne. En le voyant, toute personne ayant vécu ailleurs que chez nous aurait compris qu’il était en remorque vers un lieu destiné à entasser ces véhicules qui ne sont plus en état de fonctionner.
Dans notre réalité à nous, il n’en est rien.
Cet engin lourd était bel et bien dans la file roulant sans un seul phare, au fond de moi-même, j’espérais que son propriétaire ait au moins la décence de le considérer comme un animal diurne.
Quand je pense que pas plus tard que la veille, un patient venu me voir en consultation s’est fait remorquer la voiture pour avoir stationné avec les 4 roues sur le trottoir, en bas de la clinique, je comprends bien que le service de la circulation existe et est belle et bien présente. Sauf que, ni mon patient ni moi-même n’avons constaté aucun panneau interdisant ou précisant le mode d’usage des trottoirs.
Par ailleurs, notre camion a calmement continué sa course. Sous le regard impassible de ces deux agents de la circulation qui essayaient comme ils pouvaient de débloquer la situation.
Protéger et servir, leur devise.
Pour ce camion, ils n’interviendront pas, et ce dernier continuera sa course jusqu’au prochain drame, et là on sortira le grand scenario.
De bas en haut !
CARLIE
Source :
http://www.afhes.org/nos-bas-en-haut/
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