Des responsables d'organisation de défense des droits humains élèvent la voix pour critiquer le fonctionnement de la commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti depuis le lancement de ses activités dans le pays. Les secrétaires généraux de la Plateforme Haïtienne de Plaidoyer pour un Développement Alternative (PAPDA) et de la Plateforme des Organisations haïtiennes de Droits Humains (POHDH), ont souligné d'importantes zones d'ombres au niveau de la charte de cette commission.
La PADPA et la POHDH, dénoncent l'absence d'un représentant du secteur paysan au sein de la Commission.
Le responsable de la PAPDA, Camille Charlmers en a profité pour critiquer l'inefficacité des membres de la CIRH qui ont organisé, une seule réunion depuis leur installation.
Pour sa part le, directeur exécutif de la POHDH, Anthonal Mortimé a fait remarquer de nombreuses violations des droits humains ont été commises depuis la catastrophe du 12 janvier.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18046
Commentaires:
La situation du pays exige beaucoup plus d'acteurs que d'observateurs passifs faisant état de leur intellectualité. Il faut mettre la main à la pâte et laisser de côté ces discours clichés désuets.
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
jeudi 29 juillet 2010
Election présidentielle : L'INITE n'as pas encore désigné son poulain
Le parti proche du pouvoir, INITE, n'a pas encore choisi son candidat à l'élection présidentielle du 28 novembre. C'est ce qu'a révélé le sénateur Kelly Bastien, un des membres influents de ce regroupement politique. « Pour le moment aucun nom n'a été cité comme candidat, tous les membres qui font partie de la coordination de l'INITE sont présidentiables», a déclaré le président du grand corps, alors qu'il participait à la cérémonie de remise officielle par le centre parlementaire canadien, du site complètement déblayé, où se trouvait le parlement haïtien avant le séisme.
Monsieur Bastien en a profité pour faire taire les rumeurs concernant la candidature déclarée de certaines personnalités « Dès que les candidats seront connus, leurs identités seront dévoilées. Donc il n'est que d'attendre. », a précisé Kelly Bastien.
Toutefois l'élu du Nord se dit prêt à se soumettre à la décision du parti au cas où, il déciderait de faire appel à lui, comme candidat à la magistrature suprême.
Par ailleurs le parlementaire se montre très satisfait de l'avancement du processus électoral.
Il dit souhaiter que toutes les dispositions nécessaires soient prises afin de respecter la date du 28 novembre en vue de l'organisation des prochaines élections.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18045
Monsieur Bastien en a profité pour faire taire les rumeurs concernant la candidature déclarée de certaines personnalités « Dès que les candidats seront connus, leurs identités seront dévoilées. Donc il n'est que d'attendre. », a précisé Kelly Bastien.
Toutefois l'élu du Nord se dit prêt à se soumettre à la décision du parti au cas où, il déciderait de faire appel à lui, comme candidat à la magistrature suprême.
Par ailleurs le parlementaire se montre très satisfait de l'avancement du processus électoral.
Il dit souhaiter que toutes les dispositions nécessaires soient prises afin de respecter la date du 28 novembre en vue de l'organisation des prochaines élections.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18045
mercredi 28 juillet 2010
( WYCLEF JEAN) ....Le dauphin d'Aristide
Wilson Saintelmy
( D'origine haïtienne, l'auteur a immigré au Canada en 1983. Après avoir enseigné la finance à l'UQAM, il termine présentement un doctorat en droit international.)
Selon toute vraisemblance, la pop star américaine d'origine haïtienne Wyclef Jean s'apprête à déposer sa candidature aux prochaines élections présidentielles en Haïti, fixées pour le 28 novembre. Si les rumeurs étaient fondées, un tel geste aurait une portée beaucoup plus considérable qu'il n'y paraît à première vue.
La recevabilité de sa candidature risque d'être le principal obstacle sur son parcours vers la magistrature suprême de l'État haïtien. Son éventuelle participation aux joutes présidentielles semble avoir été accueillie avec le même scepticisme que celle de Barack Obama à l'investiture démocrate. Erreur. Il ne faut pas sous-estimer une telle initiative.
René Préval est de plus en plus assimilé à l'avatar haïtien de George W. Bush. Le tremblement de terre du 12 janvier dernier est à M. Préval ce que le 11 septembre 2001 et l'ouragan Katrina furent à M. Bush. De plus, Wyclef Jean a le potentiel d'être à la génération hip-hop en Haïti ce que M. Obama est à la génération «nexus» aux États-Unis. D'autant plus que Port-au-Prince a de plus en plus l'allure du Bronx des Antilles.
Jusque-là, rien pour donner des migraines à l'élite créole d'Haïti. Lorsque les médias et elle réaliseront que Wyclef Jean risque d'être davantage l'avatar de Jean-Bertrand Aristide ou de Hugo Chavez, ils anticiperont à sa juste mesure l'impact de son éventuelle élection à la présidence d'Haïti.
Un tel scénario serait la deuxième humiliation infligée par un outsider à l'élite politique haïtienne. Ce serait également un deuxième Waterloo politique, après celui de 1990, pour la communauté internationale face à la mouvance populiste haïtienne, telle qu'incarnée jadis par Jean-Bertrand Aristide.
Wyclef Jean est porteur de la même symbolique messianique que ce dernier. Il émerge comme son dauphin potentiel, du moins dans l'imaginaire des déshérités d'Haïti. Tout comme M. Aristide, il est d'origine modeste, issu de la majorité bossale. Tout comme M. Aristide en 1990, Wyclef Jean est en 2010 l'Haïtien le plus populaire. À l'étranger, en raison de sa célébrité artistique; et en Haïti, davantage pour son militantisme social.
Avocats de la cause des pauvres, les deux hommes font désormais partie de la gauche progressiste de la diaspora haïtienne. Les deux auront fait le saut en politique dans la trentaine avancée. Les deux sont des virtuoses de l'irrationnel; l'un par la théologie de la libération, l'autre par celle du hip-hop. À l'instar de M. Aristide, qui demeure un rescapé salésien devenu millionnaire, Wyclef Jean est un miraculé du Bronx new-yorkais, béatifié au panthéon mondial du hip-hop. Il apparaît aujourd'hui comme la réincarnation du rêve aristidien d'un lendemain meilleur pour la majorité bossale du pays.
Les deux hommes sont porteurs d'un double messianisme: judéo-chrétien et socioéconomique, que l'on trouve au coeur de la théologie de la libération et celle du hip-hop. Tous deux demeurent le produit de la faillite spectaculaire de l'élite créole haïtienne. Faillite matérialisée par l'incapacité avérée d'une telle élite à combler le vide de leadership observé notamment dans l'Haïti post-séisme.
Wyclef Jean sera, dans l'imaginaire populaire, la rançon politique de la trahison et du comportement fratricide de René Préval envers Jean-Bertrand Aristide, son ex-frère jumeau. Voilà qui fait de Wyclef Jean le dauphin non désiré du patriarche déchu.
Si Wyclef Jean réussit son pari, nous risquons d'assister à une double révolution en Haïti. Culturelle, la première révolution verrait la langue créole émerger, pour la première fois dans l'histoire du pays, comme langue officielle prédominante avant l'anglais, question d'accommoder l'hypothétique nouveau chef d'État. Ultime forfait à l'oncle Napoléon. Exit le français comme instrument bicentenaire de domination de la majorité bossale par la minorité créole.
Politique, la deuxième révolution s'ouvrirait sur deux avenues opposées. La première risque de conduire Haïti vers un statut factuel de 51e État américain. La seconde l'engagerait sur l'autoroute bolivaro-chévariste, en tant qu'expression du populisme et de la mouvance néo-progressiste latino-américaine.
Plausible, ce dernier scénario serait une catastrophe politique pour l'Oncle Sam.
http://www.cyberpresse.ca/place-publique/opinions/201007/28/01-4301944-le-dauphin-daristide.php
( D'origine haïtienne, l'auteur a immigré au Canada en 1983. Après avoir enseigné la finance à l'UQAM, il termine présentement un doctorat en droit international.)
Selon toute vraisemblance, la pop star américaine d'origine haïtienne Wyclef Jean s'apprête à déposer sa candidature aux prochaines élections présidentielles en Haïti, fixées pour le 28 novembre. Si les rumeurs étaient fondées, un tel geste aurait une portée beaucoup plus considérable qu'il n'y paraît à première vue.
La recevabilité de sa candidature risque d'être le principal obstacle sur son parcours vers la magistrature suprême de l'État haïtien. Son éventuelle participation aux joutes présidentielles semble avoir été accueillie avec le même scepticisme que celle de Barack Obama à l'investiture démocrate. Erreur. Il ne faut pas sous-estimer une telle initiative.
René Préval est de plus en plus assimilé à l'avatar haïtien de George W. Bush. Le tremblement de terre du 12 janvier dernier est à M. Préval ce que le 11 septembre 2001 et l'ouragan Katrina furent à M. Bush. De plus, Wyclef Jean a le potentiel d'être à la génération hip-hop en Haïti ce que M. Obama est à la génération «nexus» aux États-Unis. D'autant plus que Port-au-Prince a de plus en plus l'allure du Bronx des Antilles.
Jusque-là, rien pour donner des migraines à l'élite créole d'Haïti. Lorsque les médias et elle réaliseront que Wyclef Jean risque d'être davantage l'avatar de Jean-Bertrand Aristide ou de Hugo Chavez, ils anticiperont à sa juste mesure l'impact de son éventuelle élection à la présidence d'Haïti.
Un tel scénario serait la deuxième humiliation infligée par un outsider à l'élite politique haïtienne. Ce serait également un deuxième Waterloo politique, après celui de 1990, pour la communauté internationale face à la mouvance populiste haïtienne, telle qu'incarnée jadis par Jean-Bertrand Aristide.
Wyclef Jean est porteur de la même symbolique messianique que ce dernier. Il émerge comme son dauphin potentiel, du moins dans l'imaginaire des déshérités d'Haïti. Tout comme M. Aristide, il est d'origine modeste, issu de la majorité bossale. Tout comme M. Aristide en 1990, Wyclef Jean est en 2010 l'Haïtien le plus populaire. À l'étranger, en raison de sa célébrité artistique; et en Haïti, davantage pour son militantisme social.
Avocats de la cause des pauvres, les deux hommes font désormais partie de la gauche progressiste de la diaspora haïtienne. Les deux auront fait le saut en politique dans la trentaine avancée. Les deux sont des virtuoses de l'irrationnel; l'un par la théologie de la libération, l'autre par celle du hip-hop. À l'instar de M. Aristide, qui demeure un rescapé salésien devenu millionnaire, Wyclef Jean est un miraculé du Bronx new-yorkais, béatifié au panthéon mondial du hip-hop. Il apparaît aujourd'hui comme la réincarnation du rêve aristidien d'un lendemain meilleur pour la majorité bossale du pays.
Les deux hommes sont porteurs d'un double messianisme: judéo-chrétien et socioéconomique, que l'on trouve au coeur de la théologie de la libération et celle du hip-hop. Tous deux demeurent le produit de la faillite spectaculaire de l'élite créole haïtienne. Faillite matérialisée par l'incapacité avérée d'une telle élite à combler le vide de leadership observé notamment dans l'Haïti post-séisme.
Wyclef Jean sera, dans l'imaginaire populaire, la rançon politique de la trahison et du comportement fratricide de René Préval envers Jean-Bertrand Aristide, son ex-frère jumeau. Voilà qui fait de Wyclef Jean le dauphin non désiré du patriarche déchu.
Si Wyclef Jean réussit son pari, nous risquons d'assister à une double révolution en Haïti. Culturelle, la première révolution verrait la langue créole émerger, pour la première fois dans l'histoire du pays, comme langue officielle prédominante avant l'anglais, question d'accommoder l'hypothétique nouveau chef d'État. Ultime forfait à l'oncle Napoléon. Exit le français comme instrument bicentenaire de domination de la majorité bossale par la minorité créole.
Politique, la deuxième révolution s'ouvrirait sur deux avenues opposées. La première risque de conduire Haïti vers un statut factuel de 51e État américain. La seconde l'engagerait sur l'autoroute bolivaro-chévariste, en tant qu'expression du populisme et de la mouvance néo-progressiste latino-américaine.
Plausible, ce dernier scénario serait une catastrophe politique pour l'Oncle Sam.
http://www.cyberpresse.ca/place-publique/opinions/201007/28/01-4301944-le-dauphin-daristide.php
Le secteur privé est préoccupé par le réaménagement de Port-au-Prince
Le président de la chambre Haïtiano-américaine de commerce (Hamcham), René Max Auguste, plaide pour un partenariat public/ privé afin de réaliser les projets de reconstruction de la capitale. Il affirme que les hommes d'affaires en dépit des pertes énormes détiennent d'importants investissements au centre commercial de la capitale. Le secteur privé a enregistré des pertes de l'ordre de 4 milliards de dollars lors du violent séisme du 12 janvier rappelle M. Auguste révélant que seulement 15 % des entreprises étaient couvertes par une assurance.
La Hamcham veut être proactif en s'impliquant dans le processus de reconstruction et de réaménagement de la capitale. Il ne faut pas attendre la communauté internationale, martèle le président de la Hamcham invitant ses compatriotes à prendre en charge la reconstruction d'Haïti.
Le secteur privé amorce un dialogue avec le gouvernement en vue de mieux comprendre les plans conçus pour réaménager la capitale. Les grands projets de construction de bâtiments administratifs permettront d'attirer de nouveaux investissements au centre ville annonce M. Auguste. Il refuse d'accabler les membres du gouvernement faisant remarquer que les hommes d'affaires sont également concernés par la reconstruction de la capitale.
Résolument optimiste, M. Auguste invite les haïtiens à accorder la primauté à l'économie. Il préconise l'ouverture d'un dialogue entre le gouvernement et les acteurs économiques autour du plan de reconstruction.
Intervenant à la rubrique " Le Point sur le 100.1" de radio Métropole, René Max Auguste a souhaité que le gouvernement créé les conditions propices aux investissements. Il prône entre autre une réduction des impôts locatifs et sur le revenu.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18044
La Hamcham veut être proactif en s'impliquant dans le processus de reconstruction et de réaménagement de la capitale. Il ne faut pas attendre la communauté internationale, martèle le président de la Hamcham invitant ses compatriotes à prendre en charge la reconstruction d'Haïti.
Le secteur privé amorce un dialogue avec le gouvernement en vue de mieux comprendre les plans conçus pour réaménager la capitale. Les grands projets de construction de bâtiments administratifs permettront d'attirer de nouveaux investissements au centre ville annonce M. Auguste. Il refuse d'accabler les membres du gouvernement faisant remarquer que les hommes d'affaires sont également concernés par la reconstruction de la capitale.
Résolument optimiste, M. Auguste invite les haïtiens à accorder la primauté à l'économie. Il préconise l'ouverture d'un dialogue entre le gouvernement et les acteurs économiques autour du plan de reconstruction.
Intervenant à la rubrique " Le Point sur le 100.1" de radio Métropole, René Max Auguste a souhaité que le gouvernement créé les conditions propices aux investissements. Il prône entre autre une réduction des impôts locatifs et sur le revenu.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18044
WYCLEF PRESIDENT...OUI...MAIS PAS MAINTENANT!
Par jjoli60 le 28/07/2010
Depuis quelques jours, la presse internationale, surtout la canadienne, n'a cessé de publier des articles présentant le rappeur Wyclef Jean comme potentiel candidat à la présidence d'Haïti aux élections de novembre prochain. Aujourd'hui tout le monde en parle et j'ai l'impression que le concerné est en train de se laisser griser par son amour et son engagement pour Haïti qui ne font aucun doute et l'espoir d'occuper la plus haute fonction publique de l'état.
J'entends déjà des voix qui vont se lever pour dire tout et son contraire. J'espère au moins que le concerné possède dans son entourage, quelqu'un capable de le ramener à la raison et lui faire comprendre que dans la conjoncture actuelle, "tenter" de présenter sa candidature serait se brûler les ailes et sans doute priver Haïti de certains atouts qu'il pourrait représenter prochainement.
Je ne mets plus en doute les capacités du rappeur à "diriger" un pays. En Haïti, malheureusement, les critères pour être président de la République ont été revus à la baisse. Il suffit de revoir les CV des anciens présidents constitutionnels que nous avions eus (Jean-Claude Duvalier, Jean Bertrand Aristide, René Préval). Il faut surtout se rappeler que les haïtiens ont voté l'actuel président au détriment du Professeur Lesly François Manigat!
Donc, Wyclef Jean peut être un bon président. Ou si on veut, il ne saurait être pire que ses prédécesseurs!
Cependant, il trouvera aujourd'hui devant ses aspirations un obstacle de poids: La Constitution en vigueur!
Que l'on ne vienne pas me raconter que cette constitution n'a jamais été respectée. Le devoir d'un président qui se respecte c'est de respecter la constitution!
Voilà ce que dit la Constitution sur les conditions requises pour être président de la République:
Article 135 :
Pour être élu Président de la République d'Haïti, il faut:
Etre Haïtien d'Origine et n'avoir jamais renoncé à sa Nationalité;
Etre âgé de trente-cinq (35) ans accomplis au jour des élections;
Jouir de ses Droits Civils et Politiques et n'avoir jamais été condamné à une peine afflictive et infamante pour crime de droit commun;
Etre propriétaire en Haïti d'un immeuble au moins et avoir dans le Pays une résidence habituelle;
Résider dans le Pays depuis cinq (5) années consécutives avant la date des élections;
Avoir reçu décharge de sa gestion si on a été comptable de deniers publics.
Monsieur WYCLEF a toujours été présenté comme la grande star américaine d'origine haïtienne. Ce qui veut dire qu'il a adopté à un moment donné la nationalité américaine et donc "RENONCÉ" à la nationalité haïtienne. Ce qui le rend aujourd'hui inéligible.
Il trouvera toujours des pseudo juristes qui vont vouloir tordre le cou à certains mots pour prouver que 'on peut avoir la nationalité américaine sans avoir renoncé à la nationalité haïtienne. Ce sera le sujet d'interminables et inutiles débats.
Certains politiciens ont déjà été victimes de la non acceptation par la constitution haïtienne de la notion de la "double nationalité". Le Sénateur Boulos a été éjecté du parlement, l'homme d'affaires milliardaire Simeus, a vu sa candidature refusée lors des élections de 2006 à cause de sa nationalité américaine. L'obstacle pour WYCLEF reste donc cet article et la solution passe par l'amendement de la Constitution.
Le projet "WYCLEF- PRÉSIDENT" reste un excellent projet mais qui doit se préparer et attendre son temps. Dans le cadre de sa préparation, plusieurs démarches doivent être entreprises:
1.- Formation et création d'un parti politique capable de gagner des sièges au sénat et surtout à la chambre basse.
2.- Travailler pour obtenir l'amendement de la Constitution en respectant scrupuleusement les prescrits par cette même constitution pour son amendement.
3. Obtenir et faire accepter la notion de "DOUBLE NATIONALITÉ"
4.- Préparer un projet de gouvernement
5.- Se présenter aux élections
Toute tentative de WYCLEF de passer en force au-dessus de cet article sera voué à l'échec et privera Haïti de sa bonne volonté et de son amour pour le pays.
Le mieux serait que quelqu'un de son entourage lui dise "NON WYCLEF...A LA PRÉSIDENCE OUI..MAIS PAS MAINTENANT...PAS DE CETTE FAÇON LA"
Depuis quelques jours, la presse internationale, surtout la canadienne, n'a cessé de publier des articles présentant le rappeur Wyclef Jean comme potentiel candidat à la présidence d'Haïti aux élections de novembre prochain. Aujourd'hui tout le monde en parle et j'ai l'impression que le concerné est en train de se laisser griser par son amour et son engagement pour Haïti qui ne font aucun doute et l'espoir d'occuper la plus haute fonction publique de l'état.
J'entends déjà des voix qui vont se lever pour dire tout et son contraire. J'espère au moins que le concerné possède dans son entourage, quelqu'un capable de le ramener à la raison et lui faire comprendre que dans la conjoncture actuelle, "tenter" de présenter sa candidature serait se brûler les ailes et sans doute priver Haïti de certains atouts qu'il pourrait représenter prochainement.
Je ne mets plus en doute les capacités du rappeur à "diriger" un pays. En Haïti, malheureusement, les critères pour être président de la République ont été revus à la baisse. Il suffit de revoir les CV des anciens présidents constitutionnels que nous avions eus (Jean-Claude Duvalier, Jean Bertrand Aristide, René Préval). Il faut surtout se rappeler que les haïtiens ont voté l'actuel président au détriment du Professeur Lesly François Manigat!
Donc, Wyclef Jean peut être un bon président. Ou si on veut, il ne saurait être pire que ses prédécesseurs!
Cependant, il trouvera aujourd'hui devant ses aspirations un obstacle de poids: La Constitution en vigueur!
Que l'on ne vienne pas me raconter que cette constitution n'a jamais été respectée. Le devoir d'un président qui se respecte c'est de respecter la constitution!
Voilà ce que dit la Constitution sur les conditions requises pour être président de la République:
Article 135 :
Pour être élu Président de la République d'Haïti, il faut:
Etre Haïtien d'Origine et n'avoir jamais renoncé à sa Nationalité;
Etre âgé de trente-cinq (35) ans accomplis au jour des élections;
Jouir de ses Droits Civils et Politiques et n'avoir jamais été condamné à une peine afflictive et infamante pour crime de droit commun;
Etre propriétaire en Haïti d'un immeuble au moins et avoir dans le Pays une résidence habituelle;
Résider dans le Pays depuis cinq (5) années consécutives avant la date des élections;
Avoir reçu décharge de sa gestion si on a été comptable de deniers publics.
Monsieur WYCLEF a toujours été présenté comme la grande star américaine d'origine haïtienne. Ce qui veut dire qu'il a adopté à un moment donné la nationalité américaine et donc "RENONCÉ" à la nationalité haïtienne. Ce qui le rend aujourd'hui inéligible.
Il trouvera toujours des pseudo juristes qui vont vouloir tordre le cou à certains mots pour prouver que 'on peut avoir la nationalité américaine sans avoir renoncé à la nationalité haïtienne. Ce sera le sujet d'interminables et inutiles débats.
Certains politiciens ont déjà été victimes de la non acceptation par la constitution haïtienne de la notion de la "double nationalité". Le Sénateur Boulos a été éjecté du parlement, l'homme d'affaires milliardaire Simeus, a vu sa candidature refusée lors des élections de 2006 à cause de sa nationalité américaine. L'obstacle pour WYCLEF reste donc cet article et la solution passe par l'amendement de la Constitution.
Le projet "WYCLEF- PRÉSIDENT" reste un excellent projet mais qui doit se préparer et attendre son temps. Dans le cadre de sa préparation, plusieurs démarches doivent être entreprises:
1.- Formation et création d'un parti politique capable de gagner des sièges au sénat et surtout à la chambre basse.
2.- Travailler pour obtenir l'amendement de la Constitution en respectant scrupuleusement les prescrits par cette même constitution pour son amendement.
3. Obtenir et faire accepter la notion de "DOUBLE NATIONALITÉ"
4.- Préparer un projet de gouvernement
5.- Se présenter aux élections
Toute tentative de WYCLEF de passer en force au-dessus de cet article sera voué à l'échec et privera Haïti de sa bonne volonté et de son amour pour le pays.
Le mieux serait que quelqu'un de son entourage lui dise "NON WYCLEF...A LA PRÉSIDENCE OUI..MAIS PAS MAINTENANT...PAS DE CETTE FAÇON LA"
Haiti-Élections : Jacques Édouard Alexis, candidat de l’Unité ?
De notre correspondant en Floride, Patrick Éliancy Miami (FL), 27 juil. 2010 [AlterPresse] --- Jacques Edouard Alexis, ancien premier ministre de la plate-forme Lespwa, se considère déjà, comme le prochain candidat a la présidence du parti Unité, fondé par le président René Préval, selon les propos tenus par l’intéressé en Floride.
Ce n’est qu’une question de temps, déclare Alexis qui s’exprimait dans une réunion politique, à laquelle a eu accès un correspondant d’AlterPresse.
Lors de cette réunion, organisée par la branche Floride du Centre national de recherche et de formation (CENAREF), Alexis a estimé que le pays doit respecter l’échéance constitutionnelle, et offrir la voie à l’élection de nouveaux dirigeants à la tête de l’État.
Critiquant les partis de l’opposition qui réclament le départ de l’actuel Conseil Électoral Provisoire (CEP), l’ancien chef de gouvernement d’Haiti déclare qu’il « n’a aucun problème avec le CEP ».
Jacques Edouard Alexis en a profité pour définir les grandes lignes de sa vision pour le pays, axée sur la refondation de l’État, la modernisation du pays, le développement et la valorisation des ressources humaines ainsi que la consolidation de la production nationale, a-t-il affirmé.
La période consacrée à l’inscription des candidats à la présidence est prévue entre le premier et le 7 aout prochain.
19 partis et regroupements politiques se sont inscrits pour la présidentielle du 28 novembre 2010, dont le Bloc 16 décembre de Gérard Blot, l’Alliance Chrétienne pour la Reconstruction d’Haiti de Chavannes Jeune et le Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP) de Mirlande Manigat.
Les futurs partis agréés devront compléter une liste de 55 partis habilités à prendre part à la présidentielle.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9764
Ce n’est qu’une question de temps, déclare Alexis qui s’exprimait dans une réunion politique, à laquelle a eu accès un correspondant d’AlterPresse.
Lors de cette réunion, organisée par la branche Floride du Centre national de recherche et de formation (CENAREF), Alexis a estimé que le pays doit respecter l’échéance constitutionnelle, et offrir la voie à l’élection de nouveaux dirigeants à la tête de l’État.
Critiquant les partis de l’opposition qui réclament le départ de l’actuel Conseil Électoral Provisoire (CEP), l’ancien chef de gouvernement d’Haiti déclare qu’il « n’a aucun problème avec le CEP ».
Jacques Edouard Alexis en a profité pour définir les grandes lignes de sa vision pour le pays, axée sur la refondation de l’État, la modernisation du pays, le développement et la valorisation des ressources humaines ainsi que la consolidation de la production nationale, a-t-il affirmé.
La période consacrée à l’inscription des candidats à la présidence est prévue entre le premier et le 7 aout prochain.
19 partis et regroupements politiques se sont inscrits pour la présidentielle du 28 novembre 2010, dont le Bloc 16 décembre de Gérard Blot, l’Alliance Chrétienne pour la Reconstruction d’Haiti de Chavannes Jeune et le Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP) de Mirlande Manigat.
Les futurs partis agréés devront compléter une liste de 55 partis habilités à prendre part à la présidentielle.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9764
Wyclef Jean attendu en Haïti cette semaine
Le célèbre artiste et potentiel candidat aux présidentielles devrait lever le voile sur ses intentions au moment où son oncle Raymond Joseph, ambassadeur d’Haïti aux USA, s’apprête à se lancer également dans la course mardi 27 juillet 2010, Radio Kiskeya
Wyclef Jean, dont les rumeurs sur une éventuelle candidature aux prochaines présidentielles tendent de plus en plus à se confirmer, sera à Port-au-Prince à la fin de cette semaine alors que son oncle, Raymond Joseph, vient de mettre son nom sur la liste des prétendants, rapporte mardi le Christian Science Monitor.
Le rapeur international haïtien aura l’occasion de répondre à des questions sur ses ambitions politiques, une annonce importante pourrait même intervenir, souligne le journal américain.
L’intéressé serait d’ores et déjà en possession de tous les documents administratifs exigés par la loi électorale pour se porter candidat à la plus haute fonction élective du pays.
Se prévalant de sa nationalité haïtienne, Wyclef Jean avait affirmé qu’il s’était rendu aux urnes en 2006 pour voter René Préval redevenu Président pour son second et dernier mandat.
Un an plus tard, le chef de l’Etat devait désigner l’artiste au poste honorifique d’ambassadeur de bonne volonté d’Haïti. Cependant, les deux hommes seraient aujourd’hui en froid au point que la star du hip-hop s’est vu retirer les gardes du corps que la présidence mettait toujours à sa disposition à chacun de ses fréquents séjours à Port-au-Prince.
Faisant état de la popularité de M. Jean parmi les jeunes haïtiens, le Christian Science Monitor s’interroge parallèlement sur ses capacités à devenir un dirigeant politique visionnaire capable de relever les nombreux défis auxquels est confronté un pays ravagé par le tremblement de terre de janvier.
Des citoyens moyens interviewés émettent ouvertement des doutes sur la compréhension de l’homme de la complexité de la société haïtienne. Certains vont même jusqu’à le voir "comme un américain".
Parallèlement à Wyclef Jean qui se profile comme un potentiel aspirant à la présidence, son oncle et ambassadeur d’Haïti à Washington, Raymond Joseph, ne cache plus ses prétentions politiques. L’ex-directeur de l’hebdomadaire Haïti Observateur a fait savoir au Christian Science Monitor qu’il va annoncer officiellement sa candidature la semaine prochaine.
"Ray" Joseph bénéficierait du soutien de son célèbre neveu dont il a joué un rôle fondamental dans la fulgurante carrière musicale.
Dans un communiqué rendu public mardi soir à Port-au-Prince, le Conseil électoral provisoire, très contesté par une partie de l’opposition, a appelé les prétendants au fauteuil présidentiel à faire le dépôt de leur candidature à partir de ce jeudi. La période d’inscription prendra fin le 7 août prochain.
Les élections présidentielles et législatives sont fixées au 28 novembre. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6904
Wyclef Jean, dont les rumeurs sur une éventuelle candidature aux prochaines présidentielles tendent de plus en plus à se confirmer, sera à Port-au-Prince à la fin de cette semaine alors que son oncle, Raymond Joseph, vient de mettre son nom sur la liste des prétendants, rapporte mardi le Christian Science Monitor.
Le rapeur international haïtien aura l’occasion de répondre à des questions sur ses ambitions politiques, une annonce importante pourrait même intervenir, souligne le journal américain.
L’intéressé serait d’ores et déjà en possession de tous les documents administratifs exigés par la loi électorale pour se porter candidat à la plus haute fonction élective du pays.
Se prévalant de sa nationalité haïtienne, Wyclef Jean avait affirmé qu’il s’était rendu aux urnes en 2006 pour voter René Préval redevenu Président pour son second et dernier mandat.
Un an plus tard, le chef de l’Etat devait désigner l’artiste au poste honorifique d’ambassadeur de bonne volonté d’Haïti. Cependant, les deux hommes seraient aujourd’hui en froid au point que la star du hip-hop s’est vu retirer les gardes du corps que la présidence mettait toujours à sa disposition à chacun de ses fréquents séjours à Port-au-Prince.
Faisant état de la popularité de M. Jean parmi les jeunes haïtiens, le Christian Science Monitor s’interroge parallèlement sur ses capacités à devenir un dirigeant politique visionnaire capable de relever les nombreux défis auxquels est confronté un pays ravagé par le tremblement de terre de janvier.
Des citoyens moyens interviewés émettent ouvertement des doutes sur la compréhension de l’homme de la complexité de la société haïtienne. Certains vont même jusqu’à le voir "comme un américain".
Parallèlement à Wyclef Jean qui se profile comme un potentiel aspirant à la présidence, son oncle et ambassadeur d’Haïti à Washington, Raymond Joseph, ne cache plus ses prétentions politiques. L’ex-directeur de l’hebdomadaire Haïti Observateur a fait savoir au Christian Science Monitor qu’il va annoncer officiellement sa candidature la semaine prochaine.
"Ray" Joseph bénéficierait du soutien de son célèbre neveu dont il a joué un rôle fondamental dans la fulgurante carrière musicale.
Dans un communiqué rendu public mardi soir à Port-au-Prince, le Conseil électoral provisoire, très contesté par une partie de l’opposition, a appelé les prétendants au fauteuil présidentiel à faire le dépôt de leur candidature à partir de ce jeudi. La période d’inscription prendra fin le 7 août prochain.
Les élections présidentielles et législatives sont fixées au 28 novembre. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6904
Le commissaire européen Michel Barnier effectue une visite en Haïti
Le commissaire européen en charge du Marché intérieur et des services financiers, Michel Barnier, est attendu à Port-au-Prince ce mercredi 28 juillet. Au cours d'une visite de 48 heures l'ancien ministre français de l'agriculture pourra évaluer des projets de reconstruction financés par L'Union Européenne. Les projets de l'UE totalisant 200 millions d'euros concernent les secteurs des infrastructures routières, l'aide à la société civile et la décentralisation.
M. Barnier pourra réaffirmer l'engagement de l'Union Européenne à la reconstruction d'Haïti lors de ces entretiens avec le chef de l'Etat haïtien, René Préval, et le Premier Ministre Jean Max Bellerive. La commission européenne a déjà décaissé 300 millions d'euros ce qui représente une première tranche des fonds promis pour la reconstruction d'Haïti.
Lors de la conférence de New York, l'UE s'était engagé à hauteur de 1,3 milliards d'euros dont 460 millions consentis par la Commission européenne. Les fonds de la communauté internationale seront utilisés pour financer le Plan d'Action pour le Développement et la Reconstruction Nationale (PADRN)
Au cours de son séjour M. Barnier aura également des entretiens avec des représentants d'organisations Non gouvernementales et des membres du secteur privé.
Il s'agira de la troisième visite de M. Barnier en Haïti. En février 2009 alors qu'il était ministre de l'agriculture et de la pêche, Michel Barnier avait encouragé des projets de coopération avec Haïti en proie à un grave problème d'insécurité alimentaire. Il avait mis l'accent sur la nécessité de donner une nouvelle impulsion à la coopération franco-haïtienne et entre Haïti et l'Europe dans le domaine de la sécurité alimentaire, de la production agricole.
En mai 2004 alors qu'il était chef de la diplomatie M. Barnier avait également effectué une visite en Haïti.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18043
M. Barnier pourra réaffirmer l'engagement de l'Union Européenne à la reconstruction d'Haïti lors de ces entretiens avec le chef de l'Etat haïtien, René Préval, et le Premier Ministre Jean Max Bellerive. La commission européenne a déjà décaissé 300 millions d'euros ce qui représente une première tranche des fonds promis pour la reconstruction d'Haïti.
Lors de la conférence de New York, l'UE s'était engagé à hauteur de 1,3 milliards d'euros dont 460 millions consentis par la Commission européenne. Les fonds de la communauté internationale seront utilisés pour financer le Plan d'Action pour le Développement et la Reconstruction Nationale (PADRN)
Au cours de son séjour M. Barnier aura également des entretiens avec des représentants d'organisations Non gouvernementales et des membres du secteur privé.
Il s'agira de la troisième visite de M. Barnier en Haïti. En février 2009 alors qu'il était ministre de l'agriculture et de la pêche, Michel Barnier avait encouragé des projets de coopération avec Haïti en proie à un grave problème d'insécurité alimentaire. Il avait mis l'accent sur la nécessité de donner une nouvelle impulsion à la coopération franco-haïtienne et entre Haïti et l'Europe dans le domaine de la sécurité alimentaire, de la production agricole.
En mai 2004 alors qu'il était chef de la diplomatie M. Barnier avait également effectué une visite en Haïti.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18043
Plus de 10 morts dans un accident de la circulation sur la route nationale numéro 2
Un accident de la circulation est survenu ce matin sur la Route Nationale numéro 2 à hauteur d'une petite localité dénommée l'Acul à Léogâne, il a impliqué un bus de transport en commun et un camion transportant des marchandises, faisant une dizaine de morts et plusieurs blessés graves. Selon les premiers éléments d'information, un autobus assurant le trajet Cayes -Port-au prince, qui roulait en sens inverse a percuté de plein fouet, un camion qui revenait de Malpasse.
Les blessés ont été acheminés dans un centre hospitalier de la région où ils reçoivent actuellement des soins nécessaires.
Notons que parmi les personnes qui ont trouvé la mort, lors de cet accident, figurent, des femmes et des enfants.
Rappelons que sur ce tronçon routier, connu pour être très dangereux, il ne se passe pas un mois sans que l'on signale de graves accidents.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18042
Les blessés ont été acheminés dans un centre hospitalier de la région où ils reçoivent actuellement des soins nécessaires.
Notons que parmi les personnes qui ont trouvé la mort, lors de cet accident, figurent, des femmes et des enfants.
Rappelons que sur ce tronçon routier, connu pour être très dangereux, il ne se passe pas un mois sans que l'on signale de graves accidents.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18042
Dans les sables mouvants de la bureaucratie
Michel Corbeil, Le Soleil
(Québec) C'était alors un cri du coeur des industriels québécois de la forêt. Mais leur projet pour aider à la reconstruction d'Haïti peine à sortir des sables mouvants de la bureaucratie et de la diplomatie.
En janvier, deux semaines après le violent séisme qui a fait plus de 250 000 morts et des centaines de milliers de sans-abri, les industriels de la forêt du Québec ont déclaré vouloir faire leur part. Ils expédieraient 2000 maisons préfabriquées.
Le bois d'oeuvre serait offert gratuitement; les pièces, usinées sans prendre un sou de profit; Ottawa et Québec s'occuperaient du transport du matériel. Les gouvernements paieraient une quarantaine de millions $; les industriels allongeraient 5 millions $.
Six mois et demi après le tremblement de terre, les promoteurs québécois ne savent pas à quoi s'en tenir avec leur proposition d'aide humanitaire. Aucune date n'est avancée pour expédier les maisons. L'Agence canadienne de développement international (ACDI) n'accorde pas d'entrevue parce que «l'ACDI ne commente pas l'état des demandes».
«On sent qu'on n'est pas sur du solide», fait savoir Guy Chevrette, le pdg du Conseil de l'industrie forestière du Québec. «Je ne pensais jamais que ça traînerait aussi longtemps.»
Déçu des lenteurs
M. Chevrette est déçu des lenteurs, mais il «comprend». La Commission internationale de reconstruction d'Haïti est une énorme affaire, qui doit coordonner avec un tact diplomatique des projets de partout à travers le monde, représentant entre 10 et 15 milliards $ en aide.
«On comprend qu'il y a des urgences, à court terme, concède le pdg Guy Chevrette. (...) Et il n'y a pas juste ça. Il y a aussi le fait que le gouvernement haïtien est décimé», au niveau des politiques comme des fonctionnaires.
Pierre Giguère, de Développement international Desjardins, devenu un des partenaires du projet de maisons en bois, est lui aussi désappointé «par les atermoiements pour l'aide internationale. Je comprends le désir des Haïtiens d'avoir la mainmise sur l'aide. Mais (je suis déçu) parce que le temps passe.»
L'idée a surgi de façon spontanée chez les industriels d'ici, devant les images de la dévastation qui a frappé la Perle des Antilles. La crainte, c'est que l'élan se perde. Déjà, il n'est plus question d'assembler 2000 maisons d'un coup, confirme M. Chevrette. Le projet démarrera par phase de 500 demeures, un don de 25 millions $, la majorité par Ottawa, le cinquième par le Conseil de l'industrie forestière, Desjardins et l'organisme d'aide internationale Socodevi.
Guy Chevrette se garde de préciser qu'il y a une date de péremption sur l'offre formulée par les membres du Conseil. «On ne veut pas la retirer, on va aller au bout de la procédure», dit-il avant d'ajouter que «si ça ne donne rien, on abandonnera».
«On continue de garder espoir», souligne Pierre Giguère, en insistant sur la nature de ce qui est offert : de véritables demeures. Les responsables haïtiens ont bien accueilli l'idée québécoise parce qu'elle veut «rejoindre la classe moyenne basse», en misant sur une «approche coopérative» pour «reconstruire des communautés».
«À date», rappelle M. Giguère, ce sont des abris «temporaires» qui sont proposés par la majorité des pays. Nécessaires, dans l'immédiat, ces constructions menacent d'être des «taudis dans trois, quatre ans» où «les gens resteront, faute de mieux».
Le projet de maisons en bois est destiné à deux villes. Jacmel est situé dans le sud-ouest de l'île; Léogâne, dans le centre-ouest. C'est dans cette dernière que se trouvait l'épicentre du tremblement de terre.
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/affaires/actualite-economique/201007/27/01-4301804-dans-les-sables-mouvants-de-la-bureaucratie.php
Haïti: 15 morts dans un accident de la route
Agence France-Presse, Port-au-Prince 15 personnes ont été tuées et 25 grièvement blessées dans un accident de la route survenu mardi dans le sud d'Haïti, a annoncé le responsable de la circulation des véhicules, le commissaire Prévil Castro.
«Onze personnes sont mortes sur les lieux de l'accident et 4 sont décédées à l'hôpital», a-t-on indiqué de même source.
Il s'agit de l'accident le plus meurtrier enregistré en Haïti depuis le séisme qui a ravagé ce pays le 12 janvier faisant plus de 250 000 morts et jetant à la rue 1,5 millions d'Haïtiens.
L'accident entre deux véhicules de transport de marchandises et de passagers s'est produit dans une région qui a été touchée par le tremblement de terre.
«Le mauvais état des routes serait l'une des principales causes de l'accident», a déclaré la police haïtienne.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201007/27/01-4301755-haiti-15-morts-dans-un-accident-de-la-route.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_amerique-latine_288_section_POS3
«Onze personnes sont mortes sur les lieux de l'accident et 4 sont décédées à l'hôpital», a-t-on indiqué de même source.
Il s'agit de l'accident le plus meurtrier enregistré en Haïti depuis le séisme qui a ravagé ce pays le 12 janvier faisant plus de 250 000 morts et jetant à la rue 1,5 millions d'Haïtiens.
L'accident entre deux véhicules de transport de marchandises et de passagers s'est produit dans une région qui a été touchée par le tremblement de terre.
«Le mauvais état des routes serait l'une des principales causes de l'accident», a déclaré la police haïtienne.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201007/27/01-4301755-haiti-15-morts-dans-un-accident-de-la-route.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_amerique-latine_288_section_POS3
mardi 27 juillet 2010
Wyclef Jean songe à devenir "Président d’Haïti"
La star du hip-hop et sa famille ne confirment pas pour l’instant les rumeurs, mais n’écartent pas l’éventualité d’une candidature dont le décor est visiblement en chantier ; la loi électorale attend le chanteur au tournant, prévient AP Lundi 26 juillet 2010, Radio Kiskeya
La star haïtienne du hip-hop international, Wyclef Jean, envisage de se lancer dans la course à la présidence de son pays natal, mais ne s’est pas encore décidée, a annoncé lundi la famille du musicien dans un communiqué remis à différents médias dont Associated Press.
"L’engagement de Wyclef envers son pays et sa jeunesse est total et il continuera à leur apporter son plus grand soutien quel que soit le rôle qu’il aura à jouer en fonction de l’orientation que le gouvernement donnera à son action ...Si une décision est prise à n’importe quel moment, les médias seront prévenus immédiatement", a fait savoir la famille Jean dans une déclaration envoyée par courrier électronique.
Une porte-parole de la superstar, ambassadeur de bonne volonté d’Haïti depuis 2007, a confirmé l’authenticité du message signé "La famille Jean".
Né à la Croix-des-Bouquets (banlieue nord de la capitale) et émigré dès l’âge de huit ans aux Etats-Unis avec sa famille, Wyclef Jean, 37 ans, avait récemment fait part dans une interview à AP de son intention de s’impliquer dans les élections présidentielles de novembre, "sans être nécessairement candidat".
Cependant, l’agence de presse américaine précise que la vedette du hip-hop mondialement connue aura fort à faire pour faire accepter sa candidature dans un pays où "les élections sont souvent contestées et violentes". Il devra notamment prouver qu’il dispose de cinq années consécutives de résidence et d’une propriété immobilière en Haïti et qu’il n’a jamais renoncé à la nationalité haïtienne.
Revendiquant volontiers son statut de ressortissant haïtien, M. Jean se plaît à rappeler qu’il avait réservé son vote à René Préval aux élections de 2006.
Très actif sur le front social et humanitaire, encore plus depuis le séisme dévastateur du 12 janvier, l’artiste, qui fait la promotion d’un mouvement autoproclamé "Face-à-Face", est le fondateur de Yélé Haïti, une organisation engagée dans des activités communautaires.
Depuis la tragédie ayant fait environ 300.000 morts, 300.000 blessés et 1,3 million de sinistrés, Yélé Haïti et son fondateur ont fait l’objet de critiques virulentes aux Etats-Unis suite à de présumées irrégularités financières. La star aurait été payée pour participer à une campagne de levée de fonds de la fondation qui aurait, d’autre part, apporté de la publicité à TELEMAX, une chaîne de télévision appartenant à Jean.
Le chanteur s’est vigoureusement défendu contre pareilles accusations.
Enfin, la vedette s’est lancée la semaine dernière dans une véritable opération de charme en invitant une délégation haïtienne à aller ouvrir à ses côtés le Nasdaq, au QG de la bourse à Wall Street, et à visiter sa maison. Les différents déplacements ont été ponctués de discours élogieux à l’endroit du Président Préval.
Sans doute, un clin d’œil savamment dosé aux élections officiellement fixées au 28 novembre.
spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6902
La star haïtienne du hip-hop international, Wyclef Jean, envisage de se lancer dans la course à la présidence de son pays natal, mais ne s’est pas encore décidée, a annoncé lundi la famille du musicien dans un communiqué remis à différents médias dont Associated Press.
"L’engagement de Wyclef envers son pays et sa jeunesse est total et il continuera à leur apporter son plus grand soutien quel que soit le rôle qu’il aura à jouer en fonction de l’orientation que le gouvernement donnera à son action ...Si une décision est prise à n’importe quel moment, les médias seront prévenus immédiatement", a fait savoir la famille Jean dans une déclaration envoyée par courrier électronique.
Une porte-parole de la superstar, ambassadeur de bonne volonté d’Haïti depuis 2007, a confirmé l’authenticité du message signé "La famille Jean".
Né à la Croix-des-Bouquets (banlieue nord de la capitale) et émigré dès l’âge de huit ans aux Etats-Unis avec sa famille, Wyclef Jean, 37 ans, avait récemment fait part dans une interview à AP de son intention de s’impliquer dans les élections présidentielles de novembre, "sans être nécessairement candidat".
Cependant, l’agence de presse américaine précise que la vedette du hip-hop mondialement connue aura fort à faire pour faire accepter sa candidature dans un pays où "les élections sont souvent contestées et violentes". Il devra notamment prouver qu’il dispose de cinq années consécutives de résidence et d’une propriété immobilière en Haïti et qu’il n’a jamais renoncé à la nationalité haïtienne.
Revendiquant volontiers son statut de ressortissant haïtien, M. Jean se plaît à rappeler qu’il avait réservé son vote à René Préval aux élections de 2006.
Très actif sur le front social et humanitaire, encore plus depuis le séisme dévastateur du 12 janvier, l’artiste, qui fait la promotion d’un mouvement autoproclamé "Face-à-Face", est le fondateur de Yélé Haïti, une organisation engagée dans des activités communautaires.
Depuis la tragédie ayant fait environ 300.000 morts, 300.000 blessés et 1,3 million de sinistrés, Yélé Haïti et son fondateur ont fait l’objet de critiques virulentes aux Etats-Unis suite à de présumées irrégularités financières. La star aurait été payée pour participer à une campagne de levée de fonds de la fondation qui aurait, d’autre part, apporté de la publicité à TELEMAX, une chaîne de télévision appartenant à Jean.
Le chanteur s’est vigoureusement défendu contre pareilles accusations.
Enfin, la vedette s’est lancée la semaine dernière dans une véritable opération de charme en invitant une délégation haïtienne à aller ouvrir à ses côtés le Nasdaq, au QG de la bourse à Wall Street, et à visiter sa maison. Les différents déplacements ont été ponctués de discours élogieux à l’endroit du Président Préval.
Sans doute, un clin d’œil savamment dosé aux élections officiellement fixées au 28 novembre.
spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6902
Le RDNP abandonne la PLAPH et se dirige vers les présidentielles
Evoquant des divergences stratégiques pour justifier sa décision, Mirlande Manigat se dit ouverte à de "futures alliances" Lundi 26 juillet 2010, Radio Kiskeya
La secrétaire générale du Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (RDNP), Mirlande Manigat, a annoncé lundi le retrait de son parti de la Plateforme des patriotes haïtiens (PLAPH) peu après avoir rempli les formalités d’enregistrement en vue des prochaines présidentielles.
L’intéressée, qui n’a pas voulu exposer dans les détails les raisons à l’origine d’une telle décision, s’est bornée à dire que "des divergences d’approche et de stratégie au sein de la plateforme n’ont pu malheureusement être surmontées".
Aucune réaction pour l’instant de la PLAPH fondée il y a environ un an et qui représentait une alliance entre cinq formations politiques, le RDNP, la GREH de l’ex-colonel Himmler Rébu, le MNP-28 de l’ancien Sénateur Déjean Bélizaire, l’ADEBHA de Me René Julien et le Bloc 20 de M. Gaetjens.
Mirlande Manigat s’est prononcée une fois de plus contre la démission du Président René Préval pourtant réclamée par divers partis engagés dans des manifestations de rue anti-gouvernementales.
La dirigeante du RDNP n’hésite pas non plus à se montrer moins virulente que ses collègues de l’opposition vis-à-vis du Conseil électoral provisoire. Plus que le départ des membres du CEP, ce qu’il faut surtout ce sont des changements dans la machine électorale orientée politiquement, a-t-elle répété.
Faisant part de ses ambitions présidentielles, la constitutionnaliste et professeure d’université a déclaré qu’elle était désormais ouverte à d’autres alliances politiques. Dans cette perspective, le parti s’était fait représenter vendredi dernier à des discussions qui réunissaient plusieurs plateformes comme l’Alternative et le Collectif pour le renouveau haïtien (COREH) qui regroupe des parlementaires en fonction et d’anciens collègues de la 48e législature proches de l’opposition.
"L’idéal serait d’avoir une candidature unique de l’opposition. Mais, au cas où cela s’avèrerait impossible à cause de la présence de différentes sensibilités dans la classe politique, l’on pourrait promouvoir deux ou trois candidatures", a affirmé Mirlande Manigat.
La décision du RDNP de se séparer de la PLAPH lui ouvre la voie à une participation directe du parti aux élections présidentielles de novembre et intervient dans une atmosphère politique volatile marquée par une prolifération de nouveaux partis, l’apparition de nouvelles têtes ou des come-back sur une scène politique toujours riche en scénarios de toutes sortes à la veille d’échéances électorales importantes.
Les acteurs avancent en ordre dispersé et bougent dans tous les sens alors que des voix de l’opposition tentent d’imposer un "leadership collectif" fondé sur un programme commun pour affronter, affirment-elles, avec le maximum chance de succès, un pouvoir en plein désarroi.
spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6900
La secrétaire générale du Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (RDNP), Mirlande Manigat, a annoncé lundi le retrait de son parti de la Plateforme des patriotes haïtiens (PLAPH) peu après avoir rempli les formalités d’enregistrement en vue des prochaines présidentielles.
L’intéressée, qui n’a pas voulu exposer dans les détails les raisons à l’origine d’une telle décision, s’est bornée à dire que "des divergences d’approche et de stratégie au sein de la plateforme n’ont pu malheureusement être surmontées".
Aucune réaction pour l’instant de la PLAPH fondée il y a environ un an et qui représentait une alliance entre cinq formations politiques, le RDNP, la GREH de l’ex-colonel Himmler Rébu, le MNP-28 de l’ancien Sénateur Déjean Bélizaire, l’ADEBHA de Me René Julien et le Bloc 20 de M. Gaetjens.
Mirlande Manigat s’est prononcée une fois de plus contre la démission du Président René Préval pourtant réclamée par divers partis engagés dans des manifestations de rue anti-gouvernementales.
La dirigeante du RDNP n’hésite pas non plus à se montrer moins virulente que ses collègues de l’opposition vis-à-vis du Conseil électoral provisoire. Plus que le départ des membres du CEP, ce qu’il faut surtout ce sont des changements dans la machine électorale orientée politiquement, a-t-elle répété.
Faisant part de ses ambitions présidentielles, la constitutionnaliste et professeure d’université a déclaré qu’elle était désormais ouverte à d’autres alliances politiques. Dans cette perspective, le parti s’était fait représenter vendredi dernier à des discussions qui réunissaient plusieurs plateformes comme l’Alternative et le Collectif pour le renouveau haïtien (COREH) qui regroupe des parlementaires en fonction et d’anciens collègues de la 48e législature proches de l’opposition.
"L’idéal serait d’avoir une candidature unique de l’opposition. Mais, au cas où cela s’avèrerait impossible à cause de la présence de différentes sensibilités dans la classe politique, l’on pourrait promouvoir deux ou trois candidatures", a affirmé Mirlande Manigat.
La décision du RDNP de se séparer de la PLAPH lui ouvre la voie à une participation directe du parti aux élections présidentielles de novembre et intervient dans une atmosphère politique volatile marquée par une prolifération de nouveaux partis, l’apparition de nouvelles têtes ou des come-back sur une scène politique toujours riche en scénarios de toutes sortes à la veille d’échéances électorales importantes.
Les acteurs avancent en ordre dispersé et bougent dans tous les sens alors que des voix de l’opposition tentent d’imposer un "leadership collectif" fondé sur un programme commun pour affronter, affirment-elles, avec le maximum chance de succès, un pouvoir en plein désarroi.
spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6900
Présidentielles : deux maires officiellement candidats
Claire Lydie Parent (Pétion-Ville) et Wilson Jeudi (Delmas) se découvrent des ambitions présidentielles ; l’ex-Premier ministre Lavalas Yvon Neptune se positionne sur l’échiquier Lundi 26 juillet 2010, Radio Kiskeya
La mairesse de Pétion-Ville (banlieue est de Port-au-Prince), Claire Lydie Parent, est venue lundi ajouter son nom à la déjà très longue liste des aspirants à la présidence d’Haïti en faisant officialiser sa candidature par sa plateforme politique Konbit pou refè Ayiti au lendemain de la clôture de la période d’enregistrement des nouveaux partis.
Dans une déclaration à la presse, un membre du comité exécutif de la plateforme, Jean Nazaire Thidé, a fait savoir que cette candidature n’est pas définitive et est sujette à des considérations politiques dans le cadre d’un plan visant à faire échouer le représentant du parti au pouvoir aux prochaines présidentielles.
Madame Parent est, en effet, prête à se retirer de la course si les autres partis et plateformes de l’opposition parviennent à s’entendre sur une candidature unique, a confié M. Thidé qui fait son retour sur la scène politique après une très longue absence.
Le responsable de Konbit pou refè Ayiti souligne que le parti de la mairesse Lydie Parent et de son frère, l’ex-Sénateur Clark Parent, reste convaincu qu’avec un seul candidat en piste l’opposition démocratique aura toutes les chances de l’emporter sur Inite, une famille politique totalement discréditée. Cependant, ajoute Thidé, depuis trois mois des tentatives de négociation sont entreprises sans succès auprès des autres dirigeants politiques dans la perspective d’une série de candidatures communes à la présidence, mais aussi aux législatives.
Outre Lydie Parent, un autre maire de la région métropolitaine de Port-au-Prince, l’élu de Delmas (est), Wilson Jeudi, a également annoncé son intention de briguer la magistrature suprême.
De nombreuses autres perssonnalités de différents horizons pourraient faire acte de candidature de même qu’une kyrielle d’anonymes très entreprenants, d’ici le 7 août, date-butoir pour le dépôt des candidatures à la présidentielle, elle-même fixée au 28 novembre.
19 nouveaux partis, groupements et regroupements se sont fait enregistrer, a annoncé lundi le directeur des opérations électorales au CEP, Jean-Marie Louiner.
Parmi les nouveaux-nés de l’arène politique figurent Ayisien pou Ayiti de l’ancien Premier ministre de Jean-Bertrand Aristide, Yvon Neptune, en rupture de ban avec Lavalas, et Alyans kretyèn pou rekonstwi Ayiti du pasteur Chavannes Jeune, candidat malheureux aux présidentielles de 2006. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6901
La mairesse de Pétion-Ville (banlieue est de Port-au-Prince), Claire Lydie Parent, est venue lundi ajouter son nom à la déjà très longue liste des aspirants à la présidence d’Haïti en faisant officialiser sa candidature par sa plateforme politique Konbit pou refè Ayiti au lendemain de la clôture de la période d’enregistrement des nouveaux partis.
Dans une déclaration à la presse, un membre du comité exécutif de la plateforme, Jean Nazaire Thidé, a fait savoir que cette candidature n’est pas définitive et est sujette à des considérations politiques dans le cadre d’un plan visant à faire échouer le représentant du parti au pouvoir aux prochaines présidentielles.
Madame Parent est, en effet, prête à se retirer de la course si les autres partis et plateformes de l’opposition parviennent à s’entendre sur une candidature unique, a confié M. Thidé qui fait son retour sur la scène politique après une très longue absence.
Le responsable de Konbit pou refè Ayiti souligne que le parti de la mairesse Lydie Parent et de son frère, l’ex-Sénateur Clark Parent, reste convaincu qu’avec un seul candidat en piste l’opposition démocratique aura toutes les chances de l’emporter sur Inite, une famille politique totalement discréditée. Cependant, ajoute Thidé, depuis trois mois des tentatives de négociation sont entreprises sans succès auprès des autres dirigeants politiques dans la perspective d’une série de candidatures communes à la présidence, mais aussi aux législatives.
Outre Lydie Parent, un autre maire de la région métropolitaine de Port-au-Prince, l’élu de Delmas (est), Wilson Jeudi, a également annoncé son intention de briguer la magistrature suprême.
De nombreuses autres perssonnalités de différents horizons pourraient faire acte de candidature de même qu’une kyrielle d’anonymes très entreprenants, d’ici le 7 août, date-butoir pour le dépôt des candidatures à la présidentielle, elle-même fixée au 28 novembre.
19 nouveaux partis, groupements et regroupements se sont fait enregistrer, a annoncé lundi le directeur des opérations électorales au CEP, Jean-Marie Louiner.
Parmi les nouveaux-nés de l’arène politique figurent Ayisien pou Ayiti de l’ancien Premier ministre de Jean-Bertrand Aristide, Yvon Neptune, en rupture de ban avec Lavalas, et Alyans kretyèn pou rekonstwi Ayiti du pasteur Chavannes Jeune, candidat malheureux aux présidentielles de 2006. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6901
Reginald Boulos préconise un renforcement de la crédibilité du CEP
Le président de la Chambre de commerce et d'Industrie d'Haïti (CCIH), Reginald Boulos, affirme que les difficultés du processus électoral sont le résultat d'une perception de manque de crédibilité du Conseil Electoral Provisoire (CEP). Faisant remarquer que rien ne prouve que les conseillers électoraux ne sont pas crédibles, M. Boulos appelle à une intervention du chef de l'Etat pour rétablir la confiance entre les acteurs et l'organisme électoral. Il estime que des dispositions y compris le remplacement des certains conseillers doivent être envisagées afin de renforcer la crédibilité de l'organisme électoral.
Intervenant à la rubrique " Le point sur le 100.1" de radio Métropole, le président de la CCIH a invité les acteurs politiques contestataires à intégrer le processus électoral s'ils veulent créer les conditions pour la tenue d'élections honnêtes et démocratiques. Rappelant que la CCIH entend garder sa neutralité politique, M. Boulos soutient que son institution veut promouvoir le processus électoral et encourager les citoyens à prendre part au scrutin.
Réagissant aux craintes de fraude lors des prochaines joutes, le président de la CCIH a fait valoir que les fraudes sont possibles lorsque la participation des électeurs est faible. En ce sens Reginald Boulos encourage les dirigeants de tous les secteurs de la vie nationale à œuvrer en vue d'une forte affluence aux élections du 28 novembre.
Interrogé sur la responsabilité des conseillers électoraux dans la participation des électeurs, M. Boulos précise que la mobilisation des électeurs est de l'apanage des partis politiques.
M. Boulos qui est également membre de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d'Haïti (CIRH) craint que des élections contestées n'entraînent une nouvelle période d'instabilité après le 7 février 2010.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18040
Intervenant à la rubrique " Le point sur le 100.1" de radio Métropole, le président de la CCIH a invité les acteurs politiques contestataires à intégrer le processus électoral s'ils veulent créer les conditions pour la tenue d'élections honnêtes et démocratiques. Rappelant que la CCIH entend garder sa neutralité politique, M. Boulos soutient que son institution veut promouvoir le processus électoral et encourager les citoyens à prendre part au scrutin.
Réagissant aux craintes de fraude lors des prochaines joutes, le président de la CCIH a fait valoir que les fraudes sont possibles lorsque la participation des électeurs est faible. En ce sens Reginald Boulos encourage les dirigeants de tous les secteurs de la vie nationale à œuvrer en vue d'une forte affluence aux élections du 28 novembre.
Interrogé sur la responsabilité des conseillers électoraux dans la participation des électeurs, M. Boulos précise que la mobilisation des électeurs est de l'apanage des partis politiques.
M. Boulos qui est également membre de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d'Haïti (CIRH) craint que des élections contestées n'entraînent une nouvelle période d'instabilité après le 7 février 2010.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18040
Le CEP entame une nouvelle étape dans le processus électoral
58 partis et regroupements pourraient être autorisés à participer aux élections présidentielles du 28 novembre 2010. Après une prorogation de 3 jours, la période consacrée à l'enregistrement des partis politiques doit prendre fin ce lundi 26 juillet 2010. Les responsables de 6 nouvelles formations politiques, Reconstruire Haïti, Parti National pour le Développement (PND), Forces Militantes Révolutionnaires (FMR), Mouvement Jeunesse pour Refonder Haïti (MJFH), Renaissance Haïti (RH) et Plateforme 16 décembre, avaient soumis leurs dossiers aux autorités électorales.
Cette dernière formation dirigée par le docteur Gérard Blot comporte le parti Tèt Ansanm et une organisation populaire. Au total 58 partis et regroupements pourraient être autorisés à participer aux élections présidentielles du 28 novembre.
Après l'enregistrement des partis auprès de la direction des opérations les dossiers seront soumis à la direction juridique qui devra vérifier l'authenticité des pièces. Les autorités électorales envisagent de communiquer la liste des nouveaux partis agréés le 30 juillet 2010.
Des leaders l'opposition critiquent l'attitude de certains chefs de partis qui s'activent à remplir les formalités tandis qu'aucune garantie n'est donnée en ce qui a trait à la crédibilité des joutes. Le père Anick François (OPL), candidat au sénat dans l'Artibonite, soutient que nombre de dirigeants de partis veulent se lancer dans le processus afin d'encaisser les 3 millions de gourdes promis dans le cadre d'une subvention aux formations politiques.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18041
Cette dernière formation dirigée par le docteur Gérard Blot comporte le parti Tèt Ansanm et une organisation populaire. Au total 58 partis et regroupements pourraient être autorisés à participer aux élections présidentielles du 28 novembre.
Après l'enregistrement des partis auprès de la direction des opérations les dossiers seront soumis à la direction juridique qui devra vérifier l'authenticité des pièces. Les autorités électorales envisagent de communiquer la liste des nouveaux partis agréés le 30 juillet 2010.
Des leaders l'opposition critiquent l'attitude de certains chefs de partis qui s'activent à remplir les formalités tandis qu'aucune garantie n'est donnée en ce qui a trait à la crédibilité des joutes. Le père Anick François (OPL), candidat au sénat dans l'Artibonite, soutient que nombre de dirigeants de partis veulent se lancer dans le processus afin d'encaisser les 3 millions de gourdes promis dans le cadre d'une subvention aux formations politiques.
LLM / Radio Métropole Haïti
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Plusieurs personnalités souhaitent un nombre réduit de candidats
Plusieurs personnalités de l'opposition attirent l'attention sur la nécessité d'éviter une pléthore de candidats lors des prochaines joutes. Le chef de file de l'Union, Chavannes Jeune, soutient qu'il faut éviter la pagaille. Il recommande aux dirigeants de l'opposition de se regrouper suivant leurs tendances idéologiques, en 4 grandes formations qui pourraient designer des candidats aux présidentielles. Lui même candidat à la présidence, le pasteur Jeune assure qu'il se présentera sous la bannière d'une plateforme. Il révèle que des primaires seront réalisées au sein de son regroupement afin de designer un seul candidat. Cet avis est partagé par l'un des chefs de file de l'Alternative, Evans Paul. Il estime qu'il sera difficile de designer un candidat unique de l'opposition en raison des désaccords entre les dirigeants des partis de l'opposition.
D'autres candidats à la présidence dont Myrlande Manigat (RDNP) se dit prêt à analyser des possibilités d'alliances avec d'autres partis de l'opposition. Même si elle vient de claquer la porte de la Plateforme des Patriotes Haïtiens (Plaph), Mme Manigat est disposée à analyser les propositions des autres partis.
Ces propositions des membres de la classe politique surviennent quelques jours après les appels à l'unité lancé par des personnalités des l'opposition dont Edwige Lalanne ainsi que des sénateurs du groupe minoritaire. Ces personnalités souhaitent un grand rassemblement des partis de l'opposition en vue de designer un seul candidat lors des joutes du 28 novembre.
Très critique envers le chef de l'Etat M. Lalanne estime que le candidat de l'opposition remporterait à coup sûr le prochain scrutin.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18039
D'autres candidats à la présidence dont Myrlande Manigat (RDNP) se dit prêt à analyser des possibilités d'alliances avec d'autres partis de l'opposition. Même si elle vient de claquer la porte de la Plateforme des Patriotes Haïtiens (Plaph), Mme Manigat est disposée à analyser les propositions des autres partis.
Ces propositions des membres de la classe politique surviennent quelques jours après les appels à l'unité lancé par des personnalités des l'opposition dont Edwige Lalanne ainsi que des sénateurs du groupe minoritaire. Ces personnalités souhaitent un grand rassemblement des partis de l'opposition en vue de designer un seul candidat lors des joutes du 28 novembre.
Très critique envers le chef de l'Etat M. Lalanne estime que le candidat de l'opposition remporterait à coup sûr le prochain scrutin.
LLM / Radio Métropole Haïti
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74 formations politiques sont en piste pour les présidentielles
Les autorités électorales se frottent les mains. 19 nouveaux regroupements de partis se sont inscrits dans la perspective des présidentielles. Au nombre de ces formations, le Rassemblement des démocrates Nationaux Progressistes (RDNP) qui a pris ses distances avec la Plateforme des Patriotes Haïtiens (Plaph), l'Alliance chrétienne citoyenne pour reconstruire Haïti de Pasteur Chavannes Jeune et Haïtiens pour Haïti de Yvon Neptune. L'ancien Premier Ministre d'Aristide aurait pris ses distances d'avec le Parti Fanmi Lavalas. La formation de Maryse Narcisse n'a pas soumis des documents en vue de sa participation aux présidentielles du 28 novembre.
Au total 74 formations politiques sont en course pour les prochaines présidentielles. 55 d'entre elles ont été récemment autorisées a prendre part aux législatives.
Le porte parole de l'organisme électoral, Richardson Dumel, informe que les documents soumis par les dirigeants des partis et organisations seront analysés par la commission juridique au cours de cette semaine. La liste des partis agréés sera publiée le 30 juillet 2010.
La première semaine d'août sera consacré à l'inscription des candidats a la présidence. Au rythme actuel la barre des 60 candidats pourra être aisément atteint.
M. Dumel, nommé chargé des relations avec les partis politiques, assure que l'organisme électoral veut instituer un dialogue constructif, franc et efficace avec les dirigeants des partis. Le porte parole du CEP indique que cette démarche s'inscrit dans la politique d'ouverture des autorités électorales.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18038
Au total 74 formations politiques sont en course pour les prochaines présidentielles. 55 d'entre elles ont été récemment autorisées a prendre part aux législatives.
Le porte parole de l'organisme électoral, Richardson Dumel, informe que les documents soumis par les dirigeants des partis et organisations seront analysés par la commission juridique au cours de cette semaine. La liste des partis agréés sera publiée le 30 juillet 2010.
La première semaine d'août sera consacré à l'inscription des candidats a la présidence. Au rythme actuel la barre des 60 candidats pourra être aisément atteint.
M. Dumel, nommé chargé des relations avec les partis politiques, assure que l'organisme électoral veut instituer un dialogue constructif, franc et efficace avec les dirigeants des partis. Le porte parole du CEP indique que cette démarche s'inscrit dans la politique d'ouverture des autorités électorales.
LLM / Radio Métropole Haïti
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Après le séisme, la souffrance des enfants d'Haïti
L'événement, c'est bien sûr le tremblement de terre qui a tué près de 250 000 personnes, dont beaucoup d'enfants, le 12 janvier, et qui continue d'alimenter leurs cauchemars six mois plus tard. Sur un terrain prêté par le commissariat de police, les animateurs d'Idejen, une organisation non gouvernementale (ONG) haïtienne qui travaille depuis longtemps avec les jeunes exclus du système scolaire, s'efforcent de redonner goût à la vie à plus de 70 enfants traumatisés par le séisme.
Ce vendredi, la thérapie est simple : des chansons et des jeux, puis un tournoi de football improvisé sous la tente. "Au début, les enfants désobéissaient et se battaient tout le temps. Maintenant, ça va mieux", dit Louis Junior, l'un des animateurs de ce programme financé par le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef). L'organisation internationale subventionne 225 aires de récréation, apportant un soutien psychosocial à plus de 62 000 enfants.
D'autres ONG, comme Médecins du Monde, organisent aussi des ateliers pour affronter les traumatismes créés par le séisme. Les participants aux "groupes de parole" racontent en détail leur expérience de la catastrophe, comment ils ont survécu. Ils parlent de ceux qui ont disparu, souvent sans que leur corps ne soit retrouvé. Depuis avril, plus de 6 000 enfants ont participé aux ateliers dans les dix cliniques de Médecins du monde. Ils y dessinent leurs maisons détruites et des restes de victimes au milieu des décombres.
A l'aide de ses béquilles, Sébastien Lamothe se faufile entre les tentes du camp de la Cité Jean-Baptiste, à une douzaine de kilomètres au sud de Port-au-Prince. Il est resté enseveli trois jours sous les gravats de sa maison, auprès des cadavres des membres de sa famille, avant d'être dégagé et amputé de la jambe droite. Comme John Juillet, il a été recueilli par une tante,Roselène Royer, qui assiste, avec d'autres parents d'enfants traumatisés, à une de ces réunions de soutien. A ses côtés, Natacha Biron serre dans ses bras sa petite fille Love, âgée de 3 ans. "Depuis le tremblement de terre, elle souffre d'accélération cardiaque", dit-elle.
Présente en Haïti depuis un demi-siècle, l'ONG Care a choisi d'intervenir d'abord auprès des parents pour les aider à faire face aux symptômes traumatiques observés chez les enfants. Le programme, qui bénéficie d'un financement de 660 000 euros versés par l'Allemagne et l'Autriche, touche 2 000 parents et 20 000 enfants vivant dans plusieurs camps. De Carrefour, une banlieue au sud de Port-au-Prince, jusqu'à Léogâne, la ville la plus meurtrie par le séisme.
"La peur, la tristesse, la colère sont en nous ; il faut les sortir, et, surtout, il faut donner plus d'affection et d'attention à nos enfants", commence Leslie Guerrier, le jeune psychologue engagé par Care. La trentaine de parents réunis sous un hangar est divisée en trois groupes pour discuter des meilleurs moyens de gérer les conflits.
"Cauchemars, agressivité, énurésie, maux de ventre, palpitations, peurs injustifiées, tremblements : les symptômes sont multiples. Il y a des enfants qui mangent bien mais maigrissent", énumère Leslie Guerrier. A la fin de la formation, des "kits scolaires" sont distribués aux familles dans un sac à dos : cahiers, crayons, ballon et corde à sauter.
Près de 80 % des quelque 5 000 écoles détruites ou endommagées par le séisme ont repris les cours, souvent sous des tentes et des abris provisoires. Mais de nombreuses familles, ruinées par la catastrophe et sans perspective d'emploi, ne peuvent faire face aux droits d'écolage, dans ce pays où près de 90 % des établissements scolaires sont privés.
Les enseignants se plaignent de ne pas avoir été payés depuis plusieurs mois, et ont manifesté dans plusieurs villes, comme Léogâne et Petit-Goâve. Le ministre de l'éducation nationale, Joël Desrosiers Jean-Pierre, a demandé l'aide des bailleurs de fonds pour régulariser leur situation et subventionner l'enseignement pour la prochaine rentrée scolaire.
Le retour à l'école est aussi l'un des meilleurs moyens de lutter contre la malnutrition. Grâce à l'appui du Programme alimentaire mondial, les cantines scolaires ont fourni 562 000 repas. C'est souvent le seul repas que font les écoliers.
Les débuts chaotiques de la Commission pour la reconstruction
Le canular n'a pas fait rire le Quai d'Orsay. Le 14 juillet, un site Internet, plagiant celui du ministère français des affaires étrangères, annonçait que la France allait verser 17 milliards d'euros pour la reconstruction d'Haïti. Selon le site, la France allait ainsi rembourser - avec intérêts - la "dette de l'indépendance" de 90 millions de francs or, imposée à la première République noire pour se libérer de sa tutelle coloniale.
Alors que l'"information" était largement reprise en Haïti et sur la Toile, Paris s'empressait de démentir, menaçant les pirates de poursuites judiciaires. Depuis Montréal, le Comité pour le remboursement immédiat des milliards envolés d'Haïti (Crime) a revendiqué, quelques jours plus tard, le plagiat et annoncé la poursuite de la campagne pour le remboursement de la "dette originelle" tout en dénonçant "l'hypocrisie des puissances occidentales".
La supercherie a ressuscité la demande de restitution lancée par l'ancien président Jean-Bertrand Aristide avant le bicentenaire de l'indépendance d'Haïti, en 2004, et ravivé le débat sur la lenteur des bailleurs de fonds à honorer leurs promesses après le séisme du 12 janvier.
Lors de sa visite éclair à Port-au-Prince le 17 février, le président de la République française,Nicolas Sarkozy, a promis 326 millions d'euros sur deux ans.
Une goutte d'eau
Selon l'ambassadeur de France à Port-au-Prince, Didier Le Bret, la France a jusqu'à présent versé 24 millions d'euros au titre de l'aide d'urgence, annulé 56 millions de la dette du gouvernement haïtien et accordé 1 million d'aide budgétaire sur les 40 millions promis sur deux ans. 110 véhicules d'occasion, remis en état, ont été livrés en prélevant sur une enveloppe de 60 millions d'euros destinée à financer, sur deux ans également, d'autres projets comme un hôpital et du matériel de transport.
Le 15 juillet, un accord de financement pour un montant de 1 million d'euros a été signé en faveur de la Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti. Cette commission, coprésidée par le premier ministre haïtien, Jean-Max Bellerive, et l'ancien président américain Bill Clinton, n'a tenu qu'une réunion depuis sa création. La deuxième réunion, prévue pour le 22 juillet, a été reportée au 17 août "pour indisponibilité de plusieurs de ses membres".
Lors d'une cérémonie le 12 juillet, au pied des ruines du palais national, le président René Préval a déploré que son gouvernement n'ait reçu jusqu'à présent que 35 millions de dollars (27,2 millions d'euros) d'aide budgétaire. Une goutte d'eau par rapport à l'ampleur des besoins et aux 10 milliards de dollars promis par les bailleurs de fonds, le 31 mars, à New York.
Quant aux 2 milliards de dollars collectés par les ONG auprès du public, personne ne sait quel montant a été dépensé six mois après le désastre. Selon l'organisation Disaster AccountabilityProject, seules 6 des 197 ONG qui ont sollicité de l'argent pour Haïti publient des rapports financiers actualisés.
Lors de sa visite éclair à Port-au-Prince le 17 février, le président de la République française,Nicolas Sarkozy, a promis 326 millions d'euros sur deux ans.
Une goutte d'eau
Selon l'ambassadeur de France à Port-au-Prince, Didier Le Bret, la France a jusqu'à présent versé 24 millions d'euros au titre de l'aide d'urgence, annulé 56 millions de la dette du gouvernement haïtien et accordé 1 million d'aide budgétaire sur les 40 millions promis sur deux ans. 110 véhicules d'occasion, remis en état, ont été livrés en prélevant sur une enveloppe de 60 millions d'euros destinée à financer, sur deux ans également, d'autres projets comme un hôpital et du matériel de transport.
Le 15 juillet, un accord de financement pour un montant de 1 million d'euros a été signé en faveur de la Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti. Cette commission, coprésidée par le premier ministre haïtien, Jean-Max Bellerive, et l'ancien président américain Bill Clinton, n'a tenu qu'une réunion depuis sa création. La deuxième réunion, prévue pour le 22 juillet, a été reportée au 17 août "pour indisponibilité de plusieurs de ses membres".
Lors d'une cérémonie le 12 juillet, au pied des ruines du palais national, le président René Préval a déploré que son gouvernement n'ait reçu jusqu'à présent que 35 millions de dollars (27,2 millions d'euros) d'aide budgétaire. Une goutte d'eau par rapport à l'ampleur des besoins et aux 10 milliards de dollars promis par les bailleurs de fonds, le 31 mars, à New York.
Quant aux 2 milliards de dollars collectés par les ONG auprès du public, personne ne sait quel montant a été dépensé six mois après le désastre. Selon l'organisation Disaster AccountabilityProject, seules 6 des 197 ONG qui ont sollicité de l'argent pour Haïti publient des rapports financiers actualisés.
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