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vendredi 2 juillet 2010

L'ONU salue la publication des arrêtés présidentiels convoquant le peuple en ces comices

Le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a salué la publication des arrêtés présidentiels convoquant le peuple en ces comices et fixant pour le 28 novembre les prochaines élections. En effet, dans un communiqué rendu public, ce mercredi à New York , par son porte-parole le numéro un de l'organisation mondiale , Ban Ki-moon appelle le gouvernement haïtien, le Conseil électoral provisoire et tous les partis politiques à s'assurer que les scrutins à venir seront transparents et crédibles, et qu'ils serviront à renforcer les institutions démocratiques du pays, au moment où celui-ci se bat pour se remettre de la pire catastrophe naturelle de son histoire.
Le Secrétaire général réitère également l'engagement de l'ONU à soutenir les autorités haïtiennes dans la préparation et la conduite de ces élections.
Il souligné que « la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) ont déjà commencé à mettre en place les moyens nécessaires à une assistance technique, logistique et sécuritaire. ».
Monsieur, Ban encourage enfin les Etats Membres de l'ONU, en particulier ceux qui vont financer les élections, à s'assurer que les ressources financières nécessaires pour les opérations électorales et le bon déroulement des scrutins seront disponibles aussi vite que possible.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17928

Enel Désir est dans l'attente d'une décision de justice

Le conseiller électoral Enel Désir est sur la sellette. L'unité de lutte contre la Corruption (ULCC) dans son rapport a démontré la culpabilité du conseiller électoral, auteur d'une faute administrative grave. Le rapport de l'ULCC, qui n'a pas été rendu publique, a été transmis au commissaire du gouvernement de Port-au-Prince chargé de lancer la procédure judiciaire.
Intervenant sur le dossier le chef de l'Etat haïtien, René Préval, a soutenu qu'il s'agit d'une affaire pénale laquelle requiert la décision d'un juge. Faisant remarquer qu'il ne peut se substituer à la justice pour renvoyer M. Désir, le président Préval explique qu'il ne s'agit pas d'une faute dans l'exercice de la fonction de conseiller électoral.
Le Conseil Electoral Provisoire (CEP) de Gaillot Dorsainvil devra fonctionner avec les 8 membres qui avaient réclamé le limogeage de M. Désir. Sous le coup d'une procédure judiciaire, le représentant de l'église Catholique est donc écarté de l'organisme électoral.
Le président du CEP, Gaillot Dorsainvil, souhaite que le chef de l'Etat consacre dans le meilleur délai la révocation de Enel Désir.
En cas de renvoi de ce conseiller la conférence épiscopale pourrait être appelée é designer un nouveau représentant au CEP Au début du mois, l'évêque des Cayes, Guyre Poulard, avait invité M. Désir a présenter sa démission afin de favoriser le renvoi du CEP.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17927

Les relations haitïano-dominicaines sont excellentes selon l'ambassadeur Ruben Silié Valdez

L'ambassadeur de la République Dominicaine à Port-au-Prince, Ruben Silié Valdez, assure qu'il y a eu ces derniers mois un réchauffement des relations haïtiano-dominicaines. Le diplomate dominicain analyse un a un les différents faits qui prouvent l'intensification de la coopération bilatérale qui se concrétisera par la réactivation de la commission mixte. M. Silié Valdez indique que les membres de cette commission mixte bilatérale devront proposer des solutions sur divers dossiers tels l'éducation, l'environnement, l'immigration, la coopération agricole et le commerce.
Admettant que la question migratoire est très importante le diplomate dominicain a révélé que les experts des deux pays ont lancé des séances de travail sur ce dossier.
Intervenant à la rubrique " Le Point sur le 100.1 " de radio Métropole, Ruben Silié Valdez a dit espérer que les différents ministères haïtiens mettront en place des bureaux spéciaux afin d'interagir avec leurs homologues dominicains. Il assure que plusieurs problèmes importants dont la gestion de l'eau ne peuvent être résolus efficacement par le gouvernement dominicain. Les deux Etats se partageant l'île doivent œuvrer conjointement, ajoute t-il.
Ruben Silié Valdez a également révélé que le président dominicain Leonel Fernandez a pris de nombreuses initiatives pour améliorer les conditions de vies des étudiants haïtiens en République Dominicaine. Deux bus ont été récemment mis à la disposition de nos compatriotes notamment.
Par ailleurs l'ambassadeur dominicain affirme que son pays sollicite un siège au sein de la Commission Intérimaire. Même si la république Dominicaine ne satisfait pas aux critères des 100 millions de dollars, le diplomate estime qu'on doit prendre en compte l'aide dominicaine dans les jours qui ont suivi la catastrophe.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17926

Haïti : Mitterrand veut aider à reconstruire la culture

En visite dans l'île dévastée, le ministre français a promis une aide pour des projets de réhabilitation du patrimoine.

Il s'attendait sans doute à tout, lui qui a tant voyagé. Mais la vision d'un Haïti détruit et pourtant encore vivant, a saisi Frédéric Mitterrand, en visite diplomatique à Port-au-Prince, dimanche et lundi. Six mois après le séisme, la situation est dantesque : entre les décombres, des millions de gens habitent toujours sous des tentes de fortune, exposées aux pluies tropicales et aux insectes. La rue grouille de petits vendeurs, d'enfants au visage grave et de jeunes errant sans aucun but. «Des esprits chagrins diront que ce n'est pas le moment de venir avec des promesses», s'est justifié le ministre de la Culture au milieu des ruines et dans la fournaise. Avant d'ajouter: «C'est en partie vrai. C'est en partie faux. La culture n'est peut-être pas un bien d'urgence, mais elle n'est pas un luxe, c'est l'âme d'un peuple.» Aucun dignitaire venu à sa rencontre ne l'a contredit, ni le ministre de la Culture haïtien, ni l'ambassadeur de France, ni même René Préval, président de la République haïtienne. «Nous, nous savons que si l'on n'offre que du pain et pas des livres, le peuple haïtien sera condamné à réclamer du pain pour l'éternité», a concédé Magali Comeau-Denis, ancienne ministre de la Culture.
Décor de film catastrophe
Lorsque l'on n'a plus rien, on manque aussi de livres, de musique et de beauté. Et on cherche à reconstruire son passé pour mieux se forger l'avenir. Le pays aurait aimé que la France l'aide à reconstruire l'ancien quartier colonial de ­Jacmel. La rue du Commerce, artère dans laquelle vivaient les riches planteurs de café français et les marchands d'épices, ressemble aujourd'hui à un décor de film catastrophe. Autrefois, c'est-à-dire avant le 12 janvier, on y trouvait encore des maisons du XIXe siècle pleines de cachet. Reconstruire à l'identique serait un geste fort. Mais la France, qui est soumise à une restriction budgétaire y compris sur ses interventions extérieures, a décliné l'offre. Elle a préféré tenir que courir, avancer des «promesses qui ne sont pas creuses ».
La première, celle de restaurer le tableau Le Serment des ancêtres, peint par Guillaume Guillon-Lethière, possède la charge symbolique la plus forte. La deuxième tient visiblement à cœur de l'homme de cinéma qu'est Mitterrand. Il s'agirait de remettre sur pied un complexe de cinéma-théâtre, le Triomphe. Longtemps très fréquenté, il fut abandonné faute de fonds il y a vingt ans. Curieusement, il n'a pas trop souffert du séisme. Il est tout simplement vétuste, avec ses fauteuils jaunis et ses écrans muets. Frédéric Mitterrand rêve d'en faire un lieu de projection et d'expression, accueillant les nombreuses troupes de théâtre et les orchestres qui, on ne sait comment, continuent de se produire dans le pays. Mais l'opération coûterait au minimum 7 millions d'euros.
Combat linguistique
Avant de partir, Frédéric Mitterrand avait fait l'assaut de ses homologues européens pour les convaincre d'abonder dans son sens, mais ces derniers traînent un peu des pieds. Car une des justifications profondes de l'aide de la France est le maintien de la francophonie. Or, ce lien est étranger aux autres pays européens. «Nous sommes dans un champ de douleur, mais les plus grandes failles sont celles de l'oubli», a glissé à Frédéric Mitterrand l'écrivain Frankétienne, 74 ans, une figure de l'île. «Dites à vos amis qu'Haïti reste encore un grand morceau de la France.»
Tandis que les Américains ont mis un pied sur l'île, un combat diplomatico-linguistique s'opère, face à une élite qui parle un français châtié et un peuple qui s'exprime largement en créole. «Le jour où Haïti basculera dans l'anglophonie, nous nous éloignerons l'un de l'autre», prédit Didier Le Bret, ambassadeur de France en Haïti.
L'écrit, facteur d'émancipation
Dans un pays où l'ordinateur est encore résiduel, mais où les écrivains sont féconds, l'écrit reste un facteur d'émancipation. Au collège Saint-Martial - qui, lui aussi, est à moitié détruit -, les responsables de la bibliothèque du Saint-Esprit ont exhumé pour la délégation française des archives haïtiennes, dont d'émouvantes lettres de Toussaint Louverture, sauvées à la grâce de Dieu. Elles sont condamnées à être stockées dans des cartons humides, livrées aux termites. La France devrait aider à numériser une partie des 25.000 ouvrages, lettres et cartes, et s'est engagée à bâtir une ère de stockage.
La Bibliothèque nationale de France a, de son côté, fait don de 30.000 ouvrages à des fins scolaires : bien que le taux de scolarité soit faible et que l'éducation soit payante, une partie des parents continuent envers et contre tout à envoyer leurs enfants à l'école - même s'il s'agit d'apprendre assis par terre. À la fin d'une visite dans un camp de déplacés, à quelques kilomètres de la capitale, Frédéric Mitterrand a usé d'une métaphore : «La culture, c'est sans doute le ciment d'une nation.» On ne saurait mieux dire.
http://www.lefigaro.fr/international/2010/06/30/01003-20100630ARTFIG00732-haiti-mitterrand-veut-aider-a-reconstruire-la-culture.php

Haïti: la prison pour femmes déborde de détenues oubliées

Clarens Renois, Agence France-Presse,Port-au-Prince.
Au passage de Marie-Yolaine Mathieu, la directrice de la seule prison pour femmes en Haïti, des détenues s'accrochent aux barres de fer de leur cellule et tentent d'attirer son attention.
«Inspectrice, inspectrice, j'ai besoin de toi, j'ai quelque chose à te dire», crie une jeune femme les cheveux en pagaille et le visage couvert de boutons. «J'ai passé six ans dans cette prison, j'ai un enfant de 10 ans abandonné depuis la mort de ma mère, qui le gardait au moment du tremblement de terre», raconte Magretta. «Je n'en peux plus», crie-t-elle.
Dans cette prison où les conditions de détention sont «cruelles et inhumaines», selon un expert de l'ONU, croupissent plus de 300 femmes, alors que l'endroit ne devrait en héberger qu'une trentaine.
«Selon les règlements internationaux, 36», précise la directrice. «Mais on continue d'arrêter les femmes et on les envoie ici et la justice ne libère pas. Que doit-on faire?», questionne-t-elle.
Une femme dans la soixantaine, diabétique et souffrant d'hypertension est enfermée depuis trois ans, sans jugement. Une autre de 39 ans a perdu son bébé à cause des mauvaises conditions d'incarcération alors qu'elle était enceinte de huit mois. Trois autres ont accouché dans une petite infirmerie, dans des conditions exécrables.
«C'est une injustice criante qu'on est en train de faire aux Haïtiennes», reconnaît le chef du parquet de Port-au-Prince, Auguste Aristidas.
Au-delà de la prison pour femmes de Pétion-ville, dans la banlieue de la capitale, les prisons haïtiennes débordent toutes de détenus en détention provisoire, incarcérés plusieurs années sans être jugés.
Les organisations de défense des droits de l'homme ont beau dénoncer «des conditions inhumaines, un enfer dans les prisons», rien n'y fait, la situation perdure.
Récemment, le ministre de la Justice a ordonné de monter des tribunaux à l'intérieur des prisons pour essayer de désengorger les cellules, mais les dossiers n'avancent pas.
«Nous sommes conscients de la situation, mais il y a un grand désordre dans le système, les dossiers des détenus sont introuvables, ce qui nous empêche de poursuivre les audiences», remarque Auguste Aristidas qui promet de faire avancer les procédures.
Entre temps, les femmes, dont vingt-six adolescentes, continuent de croupir dans les cellules. «Nous dormons les unes contre les autres, nous ne bénéficions pas de soins de santé, ici c'est l'enfer. Si la justice fonctionnait, il n'y aurait pas toutes ces femmes en prison», dit Sheila Casimir.
Dans une salle de 10 m2, cohabitent 17 adolescentes, de 11 à 17 ans, qui se partagent quatre vieilles couchettes.
«Les mineures arrivent souvent pour des petites infractions punissables de 3 à 6 mois, mais elles purgent souvent, sans jugement, entre 5 à 6 années de prison», constate Mme Mathieu.
Sherline, arrivée à la prison à 16 ans, en a aujourd'hui 21.
«En 2005, j'avais des problèmes avec mon frère qui trouvait que je rentrais trop tard à la maison. Il m'a conduit à un poste de police pour me punir un moment, selon lui. Depuis je suis enfermée ici», dit-elle résignée.
Les autres cas sont semblables, Myrline, 19 ans est arrivée pour vol il y a 5 ans. Elle n'a jamais vu de juge. La toute dernière détenue, 11 ans, est accusée de voies de fait ayant provoqué la mort. Elle s'était bagarrée avec une petite de son âge.
«Ca me fend le coeur de voir ces enfants passer les plus belles années de leur vie en prison, exposées à tout...», confie la directrice de la prison. «Tout. Parce qu'à la prison les plus anciennes contraignent les nouvelles à des activités sexuelles».

Le mari de Michaëlle Jean mal à l'aise avec le nationalisme québécois

La Presse Canadienne, Ottawa.-
Taxé d'être un souverainiste lorsque sa femme Michaëlle Jean a été nommée gouverneure générale du Canada, Jean-Daniel Lafond a récemment accordé une entrevue sans équivoque où il affirme son appartenance au Canada et son malaise avec le nationalisme québécois.
Dans un entretien récemment publié dans le magazine hebdomadaire français L'Express sur son parcours d'immigrant, M. Lafond affirme que les mots «Québec» et «Canada français» l'agacent un peu car la force du mot Canada est plus grande que celle du mot Québec.
Il ajoute qu'il ne s'est jamais senti à l'aise avec le nationalisme québécois.
Appelé à préciser ses propos, il explique que selon lui, l'affirmation de soi ne passe pas par la rupture, ajoutant avoir l'avantage d'appartenir à un territoire pancanadien qui tient debout parce qu'il a une couleur particulière avec ses deux langues enchâssées dans sa Constitution.
Qualifiant le séparatisme d'«aberration géopolitique», il explique plutôt que dès son arrivée au pays, il a cru profondément que le vrai combat était celui mené pour que la réalité culturelle du Québec soit respectée.
Disant d'une part avoir constaté la vitalité de la Francophonie au Canada lors de ses déplacements avec son épouse, il note aussi avoir observé la déperdition de l'enseignement de la langue française au Québec, jugeant par ailleurs bon de souligner que ce n'est pas le gouvernement fédéral qui a organisé cette dégradation.
L'entretien portant le titre «Un désir d'Amérique» est publié dans le cahier «emploi» de L'Express, où l'on retrouve une section bien en vue intitulée «S'installer au Canada» sur fonds de drapeau canadien.
Le bandeau rouge et blanc inclut plusieurs sections dont «Le Québec, bien sûr!» et «L'autre Canada, pourquoi pas!». On y trouve aussi plusieurs articles sur les immigrants, comme celui sur M. Lafond, qui est né et a grandi en France.
La nomination de Mme Jean au poste de gouverneure générale avait été dénoncée notamment parce que son époux avait réalisé un documentaire où l'on voyait le couple porter un toast à l'indépendance du Québec.
Devant se défendre d'être une séparatiste alors qu'elle acceptait un poste qui vise entre autres à promouvoir l'«unité canadienne», Mme Jean avait alors émis un communiqué où elle indiquait qu'elle et son mari n'avaient jamais adhéré à un parti politique ni à l'idéologie souverainiste.
http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/national/201007/02/01-4295124-le-mari-de-michaelle-jean-mal-a-laise-avec-le-nationalisme-quebecois.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B4_manchettes_231_accueil_POS1

mercredi 30 juin 2010

Les Haïtiens aux urnes le 28 novembre prochain

Clarens Renois

Agence France-Presse, Port-au-Prince
Le président haïtien René Préval a publié mercredi deux arrêtés annonçant la tenue des élections présidentielle et législatives le 28 novembre, les premiers scrutins dans le pays depuis le séisme dévastateur du 12 janvier, réclamés avec vigueur par l'opposition.
Trois semaines après le séisme qui a tué plus de 250 000 personnes et fait près de 1,5 million de sinistrés, le Conseil électoral provisoire haïtien (CEP), dont le local a été détruit par le tremblement de terre, avait reporté sine die les élections législatives prévues fin février. Ce scrutin devait permettre le renouvellement de l'ensemble des 99 sièges de la Chambre et du tiers du Sénat (11 sièges). Des manifestations ont été organisées à Port-au-Prince ces dernières semaines pour réclamer la démission du président Préval avant la fin de son mandat le 7 février 2011 et son remplacement par un gouvernement provisoire.
L'opposition accuse M. Préval de contrôler l'appareil électoral et de chercher à garder le pouvoir au-delà de son mandat.
La Constitution haïtienne prévoit l'organisation des élections le dernier dimanche du mois de novembre avant la fin du mandat présidentiel de cinq ans, mais, début mai, les députés haïtiens ont approuvé un amendement prévoyant une prolongation de trois mois du mandat de M. Préval au cas où l'élection présidentielle ne pouvait pas avoir lieu à cette date.
L'amendement prévoyait que le président puisse rester «en fonctions jusqu'à l'installation de son successeur élu, ou, au plus tard» jusqu'au «14 mai 2011».
Le président Préval, qui ne peut se représenter, avait alors assuré qu'il ne souhaitait pas prolonger son mandat à la tête du pays. «Je ne veux en aucun cas rester au pouvoir au-delà de mon mandat constitutionnel de cinq ans», avait-il déclaré, rejetant les critiques de l'opposition.
La décision d'organiser des élections fin novembre est donc en accord avec la Constitution haïtienne.
Mais la CEP est contestée par l'opposition, qui juge l'organisme inféodé au pouvoir en place et réclame que le président désigne un nouveau Conseil électoral.
Plus d'1,3 million de personnes, dont beaucoup sont aussi des électeurs, ont été déplacées en Haïti suite au séisme, ce qui risque en outre de compliquer la tenue du scrutin.
Les ravages du tremblement de terre sont par ailleurs intervenus dans une société profondément déstabilisée par des décennies de dictature et d'instabilité politique, qui se sont poursuivies jusqu'en 2006.
Malgré de fragiles progrès depuis lors, 4 Haïtiens sur 5 survivent avec moins de deux dollars par jour. La pauvreté de l'État lui-même et sa faiblesse, compliquent la donne.
L'ONU a toutefois estimé fin mai qu'il était possible d'organiser des élections d'ici la fin de l'année dans le pays « afin de permettre aux Haïtiens de désigner des dirigeants légitimes».
«Nous devons garder à l'esprit les risques potentiels si un nouveau gouvernement légitime n'émerge pas d'élections crédibles», avait souligné le représentant de l'ONU en Haïti, Edmond Mulet, mettant en garde contre «les alternatives, qui sont une gouvernance chaotique dans laquelle tout le monde perd».
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201006/29/01-4294323-les-haitiens-aux-urnes-le-28-novembre-prochain.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_amerique-latine_288_section_POS1

mardi 29 juin 2010

Préval et Fernandez prêts à relancer la commission mixte bilatérale

Le président haïtien René Préval s'est entretenu hier à Santo Domingo avec son homologue dominicain autour des dispositions pour réactiver la commission mixte bilatérale. Les deux chefs d'Etat ont convenu que les activités de la commission mixte bilatérale seront relancées lors d'une rencontre le 30 juillet 2010 à Port-au-Prince. Au cours d'une rencontre a huit au Palais présidentiel, les deux chefs d'Etat ont préparé le lancement de la commission chargée de dynamiser et approfondir les liens de coopération économique, commerciale, éducative, culturelle et migratoire entre les deux nations. Inactive depuis 2000 la commission mixte avait également pour objectif de rechercher des pistes de solutions sur l'immigration des travailleurs haïtiens.
Outre le Président Préval, la délégation haïtienne comprenait la Première dame Elysabeth Delatour Préval, le Premier Ministre Jean Max Bellerive, l'ambassadeur d'Haïti en République Dominicaine Fritz Cineas et le ministre des haïtiens vivant à l'étranger Edwin Paraison.
LLM / Radio Métropole Haïti

Création d'un fonds spécial, pour les musiciens victimes du séisme

La Fondation Haïti Jazz en collaboration avec Caracoli vient de mettre sur pied un fond de soutien destiné aux professionnels du monde musical, qui ont été victimes lors de la catastrophe du 12 janvier.
Dans un communiqué rendu public le 28 juin dernier, ces deux institutions ont indiqué que l'ensemble de la profession a subi les effets du séisme. Certains on été touchés directement tandis que d'autres ont été affectés. Mais tous se sont vu privés d'emploi et de ressources pendant plus de trois moi et demi, puisque les activités musicales ont été interrompues au lendemain du séisme.
Pour alimenter le fonds de soutien, Caracoli et la Fondation Haïti Jazz ont fait appel aux professionnels de la musique basés à l'étranger ainsi qu ; aux partenaires financiers qui avaient soutenu les préparatifs de la quatrième édition du festival international de Jazz de Port-au-Prince.
Selon le communiqué, la Banque de la République d'Haïti (BRH), la Fondation Connaissance et Liberté (FOKAL), l'ambassade des Etats Unis et l'Ambassade d'Allemagne, ont accepté de réallouer à cette entité le reliquat des fonds décaissés pour l'organisation du festival de Jazz, reporté pour 201.
« Caracoli et la Fondation Haïti Jazz continuent de chercher des fonds et de réfléchir à d'autres modalités d'aide au secteur de la musique en Haïti », conclut le communiqué.
EJ/Radio Métropole
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17916

Ginette Cherubin défend le CEP contre les critiques

La conseillère électorale Ginette Cherubin rejette les accusations de corruption portées contre l'actuel Conseil Electoral provisoire. Intervenant au journal du matin de radio Métropole madame Chérubin estime qu'on ne saurait prendre au sérieux les accusations faites par le docteur Enel Desir, accusé par les autres membres de vol.
Madame Chérubin, s'interroge sur les raisons qui poussent monsieur Désir à dénoncer les autres conseillers alors « qu'il vient d'être pris la main dans le sac ».
Selon elle, son collègue aurait du passer par les voies légales s'il avait des reproches à Adresser aux autres membres du CEP.
Par ailleurs la conseillère électorale préconise le dialogue dans l'honnêteté entre tous les acteurs en vue de faciliter la tenue des élections dans le pays.
« Seul le dialogue et la probité peuvent aider à la réalisation de bonnes élections dans le pays », a insisté, la représentante des organisations féministes au sein de l'institution électorale.
« La démarche normale serait de chercher la vérité et d'envisager des sanctions, s' il y a des coupables » recommande madame Cherubin.
Elle encourage la mise en place d'un Conseil Electoral Permanent afin d'en finir avec certaines pratiques.
EJ/Radio Métropole
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17915

Un major américain d'origine haïtienne décoré pour son héroïsme en Haïti

Le Major Jermain Sabbatt a été décoré par l'armée américaine pour ses actions, entreprises immédiatement après le tremblement de terre du 12 janvier dernier en Haïti, informent les forces armées américaine, dans un communiqué. Cette distinction a été remise au major Sabbatt par le Lieutenant-Général Ken Keen, Commandant en second du Commandement Sud des Forces Armées des Etats-Unis (SOUTHCOM), lors d'une cérémonie organisée le 17 juin dernier au Quartier Général du commandement à Doral.
L'officier de l'armée américaine qui, est d'origine haïtienne avait réagi rapidement en vue de coordonner le transport en lieu sur d'un soldat américain grièvement blessé lors de la catastrophe du 12 janvier.
Le communiqué publié par l'armée américaine précise que, Monsieur Sabbatt, a également mené, des opérations de recherche d'un membre du SOUTHCOM coincé sous les décombres de l'Hôtel Montana.
La Médaille du Soldat a été initiée par le Congrès le 2 Juillet 1926 afin d'honorer les actes d'héroïsme n'impliquant pas de conflit réel avec un ennemi. Aujourd'hui, la Médaille du Soldat peut être attribuée à toute personne faisant partie des forces armées américaines ou à une nation étrangère amie.
Rappelons qu'un autre membre de l'armée américaine avait été déjà décoré par sa bravoure, lors du tremblement de terre du 12 janvier dernier.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17914

Préval souhaite le renforcement de la coopération culturelle franco-haïtienne

Le chef de l'Etat haïtien René Préval s'est entretenu le lundi 28 juin 2010 avec le ministre français de la culture Frédéric Mitterrand. Le président Préval a mis l'accent sur la nécessité de développer une synergie des efforts visant à aider Haïti sur le plan culturel. Il se réjouit de l'apport du gouvernement français qui s'est déjà investi dans l'effort humanitaire depuis le violent séisme du 12 janvier. Les efforts doivent permettre la préservation du patrimoine culturel haïtien insiste le président Préval. Afin de favoriser un intérêt commun sur ce dossier le président Préval a mis l'emphase sur la nécessité pour que les experts travaillent ensemble. Au cours de la rencontre avec le ministre français de la culture le président Préval a également convié les acteurs à œuvrer en vue de renforcer les liens culturels entre les deux peuples.
Le chef de l'Etat a salué l'engagement de nombreux artistes français qui ont participé à des concerts afin de collecter des fonds pour les victimes du séisme.
Au cours des échanges le président Préval et le ministre Mitterrand ont insisté sur l'importance de la culture dans la vie d'un peuple.
La ministre haïtienne a.i. de la culture, Jocelyne Colimon Fetiere, la directrice du cabinet de la ministre de la culture, Magalie Comeau Denis et le directeur de l'ISPAN, Daniel Elie et le représentant d'Haïti a l'Unesco Georges Moise avaient également pris part a cette rencontre au Palais National.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17912

Les haïtiens fêtent la qualification du Brésil pour les ¼ de finale

Plusieurs milliers d'haïtiens étaient descendus dans les rues hier après midi après la victoire du Brésil 3-0 en 1/8 eme de finale de la coupe du monde face au Chili. A Delmas et au centre ville de Port-au-Prince, des milliers de fans de la Seleçao avaient manifesté bruyamment leur joie après la qualification de leur équipe favorite. Des chars avaient gagné les rues pour ajouter à l'ambiance. La présence des fans a causé des embouteillages dans plusieurs artères de la région métropolitaine notamment à la rue Chavannes.
La majorité des haïtiens sont supporteurs de la sélection auriverde. A la mi journée de nombreux élèves avaient séché des cours afin de pourvoir suivre la rencontre.
Les victoires des quintuples champion du monde sont assimilés à des therapies par Pilou Rouzier, commentateur sportif à Télé Métropole.
Lors des 3 premiers matches de la sélection brésilienne, des fans avaient gagné les rues de la capitale pour fêter la victoire. A l'issue du match nul face au Portugal les fans avaient fêter la qualification pour les 1/8 de finale.
Des milliers de drapeau du Brésil sont remarqués sur les toits de plusieurs édifices et dans les véhicules des fans de la Seleçao dans la région métropolitaine. Les victoires du Brésil, de l'Argentine ou du Ghana apportent de la joie sous les tentes à des milliers de sans abris. Pris en tenaille par la chaleur du soleil et l'eau des pluies des milliers de personnes, ayant trouvé refuge depuis le 12 janvier sous les tentes, considèrent la coupe du monde et les victoires du Brésil comme une bouffée d'oxygène.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17911

Objectif: un million de livres

Roger Blackburn, Le Quotidien (JONQUIÈRE) Le Centre de tri régional de la Fondation des parlementaires québécois des cultures à partager a récolté 900 000 livres l'an dernier afin de les distribuer dans des pays où la population en a grand besoin. Cette année, l'objectif est d'un million de livres.
Malgré ces chiffres impressionnants, le centre de tri de la rue des Oblats à Chicoutimi est méconnu de la population. Au cours des dix derniers mois seulement, les bénévoles et les employés du centre de tri ont classé et mis en boîte un à un près de 85 000 bouquins qui ont pris la route de l'éducation en direction d'Haïti, du Cameroun et du Mali. « Nous voulons faire connaître davantage notre service pour que gens sachent que leurs livres peuvent avoir une deuxième vie en atterrissant ici », a expliqué le député de Jonquière et président régional de la fondation, Sylvain Gaudreault, qui avait invité le président de l'Assemblée nationale et député libéral du comté de Richmond Yvon Vallières à la rencontre de presse d'hier.
« La Fondation Cultures à partager, qui a été fondée par l'ancienne députée péquiste de Chicoutimi Jeanne Blackburn (de 1985 à 1998), appartient aux parlementaires, peu importe les allégeances politiques. Je me suis laissé convaincre par Sylvain Gaudreault de venir ici afin d'encourager les bénévoles dans leur action. Au Québec, nous avons des ordinateurs, des BlackBerry et tous les appareils électroniques possibles pour faire des lectures quotidiennes, mais ce n'est pas le cas pour les pays pauvres qui ont un grand besoin des livres pour des fins d'éducation et d'ouverture sur le monde », a déclaré Yvon Vallières.
« On ne sait jamais ce qu'un livre va donner à un individu. Un livre, c'est comme une fenêtre qui nous permet de voir avec les yeux de quelqu'un d'autre. Ça ouvre les esprits et ça lève les barrières. Je crois beaucoup au livre comme une valeur à partager », a confié Jeanne Blackburn, toujours active au sein de la fondation.
L'idée d'amasser des livres lui est venue en 1996 lors d'un voyage à Madagascar alors qu'elle a découvert une bibliothèque fondée par l'ancien ministre de la Culture et missionnaire Jacques Couture (décédé en 1995), dont les étagères étaient vides. De retour à Chicoutimi, elle a organisé une cueillette de livres pour garnir cette bibliothèque vide au sud de l'Afrique. « L'objectif était d'amasser 5000 livres, nous en avons recueilli 50 000. C'est là qu'un problème de tri et de distribution a donné naissance à la fondation », raconte Jeanne Blackburn, qui possède encore et toujours la verve et la classe qui ont marqué ses années en politique.
En plus de se faire connaître davantage de la population et de distribuer le plus de livres possible à travers le monde le chapitre régional de la Fondation internationale Cultures à partager souhaite également être plus présent dans la communauté en distribuant des livres aux gens de la région qui en ont besoin, comme les centres de la petite enfance, pour initier les jeunes à la lecture, dans les foyers pour personnes âgées et dans les milieux défavorisés.
Rblackburn@lequotidien.com
http://www.cyberpresse.ca/le-quotidien/arts-spectacles/201006/29/01-4294113-objectif-un-million-de-livres.php

lundi 28 juin 2010

Haïti: les députés européens passent, les sinistrés fulminent

Clarens Renois, Agence France-Presse, Port-au-Prince
La nuit tombe et les esprits s'échauffent au camp de Tabarre, près de Port-au-Prince, où vivent 500 familles sinistrées lors du séisme de janvier. Leur dénuement est total. Et quand des élus européens s'annoncent, les résidents donnent libre cours à leur colère.
«Dites-nous comment faire pour vous aider», lance la députée française Michèle Striffler (Parti Populaire Européen, PPE) en ouvrant la réunion avec les représentants des 3 000 personnes vivant dans ce camp, fait de tentes plantées au bord d'une route boueuse, à une dizaine de kilomètres de la capitale haïtienne.
«Cela ne se passe pas trop bien ici. Nous sommes frustrés. Aucune des promesses faites à notre arrivée il y a trois mois n'ont été tenues. Pas d'école, pas de service de santé, manque de nourriture», égrène Jean Auguste Petit-Frère, vice-président du comité des résidents du village, qui lit dans son cahier la liste des revendications.
«Arrêtez! Vous devez commencer par dire que vous êtes mieux ici!», coupe un membre de la délégation.
«De tous les camps que nous avons visités, celui-ci est le meilleur», ajoute le député italien Niccolo Rinaldi.
Le porte-parole du groupe ne se laisse pas intimider et continue son énumération. «Il nous faut du travail, une clôture pour sécuriser le camp, de vraies maisons...», explique-t-il.
Cette fois, c'est Michèle Striffler qui part à la charge. «Il y a des choses qui marchent, mais vous ne pouvez pas tout attendre des ONG, vous devez me dire ce que nous allons faire ensemble pour améliorer la situation», conseille la députée.
«Les jeunes ne sont pas patients. On nous a promis des choses, c'est vrai, mais il faut savoir attendre. Il ne faut pas être exigeant», tempère Ernest Paul, 69 ans et père de trois enfants, mécontent de la façon dont s'est achevée la rencontre.
Mais Abdon Lubin, un jeune père de famille, insiste: «nous ne pouvons pas continuer à vivre sous des tentes. La chaleur qu'il fait est insupportable. Ca nous rend malades».
«Nous étions venus pour voir ce qui a été fait avec toutes les donations européennes, mais aussi pour vous dire qu'on ne vous oublie pas, que les Nations unies et l'Europe ne vous oublient pas», explique Michèle Striffler.
Arrivés vendredi à Port-au-Prince, la délégation composée de députés membres de la commission du développement du Parlement européen dont Eleni Theocharous (Grèce), Patrice Tirolien (France) et Niccolo Rinaldi (Italie), doit évaluer l'aide européenne à Haïti après le séisme du 12 janvier qui a dévasté le pays le plus pauvre du continent américain.
«Quand je suis arrivée j'étais choquée de voir tant de destructions, je me suis dit qu'on y arrivera jamais. Mais beaucoup a été fait, c'est difficile à voir car il y en a encore pour des années», conclut Mme Striffler.
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/seisme-en-haiti/201006/28/01-4293806-haiti-les-deputes-europeens-passent-les-sinistres-fulminent.php

La reconstruction d'Haïti est trop lente, dit Ban Ki-moon

Agence France-Presse.-

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a déploré lundi que le versement de l'aide promise par la communauté internationale pour reconstruire Haïti après le séisme n'arrive pas «aussi vite que prévu».
«Je suis préoccupé par le fait que l'aide n'arrive pas aussi vite que prévu», a déclaré M. Ban à des journalistes.
Le chef de l'ONU a indiqué travailler avec l'ancien président américain Bill Clinton, co-président de la Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti (CIRH), et les agences onusiennes concernées afin d'«accélérer» le versement de l'aide.
Depuis la conférence des bailleurs de fonds de New York, le 31 mars, qui a prévu de consacrer 10 milliards de dollars à Haïti sur cinq ans pour sa reconstruction, seule une petite partie de l'aide a effectivement été attribuée. Selon les experts, le coût de la reconstruction d'Haïti est évalué à 11,5 milliards de dollars sur dix ans.
M. Ban s'est également inquiété du fait qu'alors que la saison des pluies a commencé en Haïti, il y ait encore de nombreuses personnes devant être «relogées dans des endroits plus sûrs».
Le violent séisme du 12 janvier en Haïti a tué plus de 250 000 personnes et fait près de 1,5 million de sinistrés.
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/seisme-en-haiti/201006/28/01-4293843-la-reconstruction-dhaiti-est-trop-lente-dit-ban-ki-moon.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_amerique-latine_288_section_POS4

L'ambassadeur canadien veut des élections honnêtes et crédibles

Nous sommes dans l'attente de l'arrêté présidentiel convoquant le peuple en ses comices ". L'ambassadeur du Canada à Port-au-Prince, Gilles Rivard, est clair sur la position du gouvernement canadien. Le diplomate aura dans les prochains jours une nouvelle rencontre avec le chef de l'Etat afin d'évaluer la contribution canadienne pour la réalisation des prochaines élections. Mais le gouvernement de Stephen Harper pose des conditions avant de mettre la main à la poche. Le processus électoral doit être transparent, crédible et démocratique, insiste M. Rivard faisant remarquer qu'il ne s'agit nullement de nouvelles conditions. Il exhorte les autorités à éviter des incidents ou dérapages qui ne contribueraient qu'à miner le processus démocratique.
La légitimité des élus qui sortiront des élections de fin d'année est une priorité pour la communauté internationale. Cette légitimité est liée entre autres au taux de participation des électeurs au scrutin. L'ambassadeur canadien croit qu'il faut tout mettre en œuvre pour que la majorité des citoyens haïtiens exercent leur droit de vote.
Même s'il est impliqué dans les négociations avant le lancement du processus électoral, le diplomate canadien n'a pas voulu commenter la proposition de la société civile relative à la formation d'un nouveau CEP. Cependant M. Rivard assure qu'il y aura des ajustements dans la machine électorale afin d'éviter la répétition des erreurs enregistrées lors des dernières sénatoriales.
Ces ajustements sont en deçà des revendications de la classe politique qui réclame le départ de tous les conseillers électoraux.
Intervenant à la rubrique " Le Point sur le 100.1 " de radio Métropole, le diplomate canadien a soutenu que le plus important pour l'instant est la détermination de la date des élections. Dans cette perspective les pays contributeurs et les organisations internationale, le gouvernement et les autorités électorales haïtiennes multiplient les séances de travail.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17901

Ban Ki moon presse les donateurs de respecter leurs engagements pris à New York

Le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon a déploré la lenteur enregistrée dans le décaissement de l'aide promise par les membres de la communauté internationale dans le cadre de la reconstruction d'Haïti. Le numéro un de l'organisation mondiale, se dit préoccupé par le fait que les bailleurs n'ont pas encore respecté les engagements pris lors de la conférence de New York, le 31 mars dernier. Monsieur Ban a fait remarquer qu'il travaille actuellement de concert avec le co-président de la CIRH, Bill Clinton, et les agences onusiennes, dans le but d'accélérer le versement de l'aide.
Par ailleurs le diplomate n'a pas caché ses inquiétudes par rapport au nombre élevé de personnes qui se trouve actuellement dans des abris de fortune, alors que la saison pluvieuse a déjà démarré.
Rappelons que la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d'Haïti (CIRH), chargée de gérer les fonds qui seront décaissés en faveur d'Haïti pour sa reconstruction, a tenu sa première réunion la semaine dernière à Port-au-Prince.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17909

Deux Haïtiens honorés par le ministre français de la culture.

Le ministre français de la Culture et de la Communication, Frédéric Mitterrand, a effectué une visite officielle de 3 jours à Port-au-Prince.
Lors de son séjour en Haïti, Fréderic Mitterrand a signé avec son homologue haïtien un accord de coopération en vue de la réhabilitation du ciné, triomphe.
Suivant les clauses de cet accord, les locaux de l'ancien ciné triomphe seront transformés en un centre culture. Les travaux couteront entre sept à neuf millions d'euros.
Par ailleurs, le ministre Mitterrand en a profité pour honorer deux écrivains haïtiens lors d'une cérémonie qui se déroulait au ministère de la culture hier dimanche.
Il a décerné à Francketienne l'insigne de commandeur dans l'ordre des arts et des lettres. Alors que Lyonel Trouillot, quant à lui, recevait, celui de chevaliers des arts et des lettres.
Monsieur Mitterand a également participé à de nombreuses activités culturelles dont une exposition intitulée « Malraux-Saint-Soleil, 25 ans après.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17907

Florent Malouda et Yélé Haïti viennent en aide aux sans abris

Une délégation de Yélé Haïti, présidée par Claudinette, l'épouse de Wyclef Jean, a offert une assistance humanitaire aux résidents de plusieurs quartiers populeux et aux sans abris de certains camps d'hébergement. Plusieurs milliers de vêtements, de chaussures et de kits alimentaires ont été distribués, le week end écoulé à Kenskoff, Grand Ravine et Cite Soleil. L'international français, Florent Malouda, également membre de la délégation, a distribué plusieurs milliers de T shirts aux jeunes de plusieurs camps de la région métropolitaine. Le footballeur français a indiqué que sa présence vise à encourager la communauté internationale à poursuivre l'effort humanitaire initié après le violent.
Tout est à faire a martelé le footballeur originaire de Guyane, espérant que la communauté internationale aidera le peuple haïtien à se relever. Saluant le courage du peuple haïtien Florent Malouda dit avoir été témoin de leurs efforts pour recommencer à vivre. Nommé ambassadeur de Yélé Haïti par Wyclef Jean, Malouda assure que sa visite lui a permis d'évaluer la situation sur le terrain.
Pour sa part Claudinette Jean a annoncé le lancement de plusieurs projets dont des cliniques sanitaires, des cuisines communautaires, des habitats transitionnels et de création d'emplois. D'autres projets permettront de distribuer plus de 1 million de galon d'eau par mois et de mise en terre de plus de 100 000 plantules.
Dans le même temps, les dirigeants de Yélé Haïti se proposent de ranimer la flamme de la solidarité internationale envers Haïti.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17902