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jeudi 4 décembre 2008

Corruption dans les Mairies : manifestation de plusieurs centaines de personnes contre le Maire de Anse-à-Foleur, dans le Nord-Ouest

La gestion des Conseils connus de plus en plus mis en cause
jeudi 4 décembre 2008,
Radio Kiskeya
Plusieurs centaines de personnes ont manifesté mercredi à Anse-à-Foleur (Nord-Ouest) contre la gestion du Maire de la commune, Joseph Laurius. Il l’accuse d’avoir notamment détourné des fonds mis à sa disposition pour des interventions en faveur des sinistrés des récents ouragans et tempêtes tropicales dans sa juridiction.
Cette manifestation s’inscrit dans le cadre de toute une série enregistrées depuis quelque temps à l’échelle du territoire contre de nombreux Conseils communaux. De graves accusations de corruption sont en effet régulièrement portées contre les Mairies qui, conformément à la Constitution, jouissent d’une large autonomie.
Les noms de responsables de divers Conseils communaux ont été ces derniers mois associés à des affaires peu honorables.
Prenant position dans ce dossier, le 1er sénateur de l’Artibonite (Nord), Youri Latortue, a sollicité lundi de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (principal tribunal administratif du pays) l’audit des comptes des Mairies des Gonaives, de St-Marc et de Grande Saline dont les édiles sont soupçonnés d’implication dans des malversations.
Concernant particulièrement Grande Saline, le Maire de cette commune, Hérold Roméus, accusé de corruption, avait été arrêté le 23 octobre 2008 lors d’un grave incident au cours duquel son arme personnelle a fait deux blessés par balle. Il avait par la suite bénéficié d’une libération provisoire ordonnée par le doyen du tribunal civil de St-Marc, Me Ramon Guillaume.
Cinq autres individus appréhendés en même temps que lui avaient été élargis.
L’incident s’était produit au fort d’un mouvement de protestation contre la gestion de la Mairie. Des mandants avaient alors remis en cause la légitimité du Maire.
Le Maire de Léogâne (35 km au sud de Port-au-Prince), Santos Alexis alias « Tèt frèt » (Personne calme), avait été arrêté pour corruption présumée le dimanche 19 octobre 2008 dans la localité de Malpasse (Ouest), à la frontière haïtiano-dominicaine, alors qu’il tentait vraismblablement de fuir le pays.
M. Alexis faisait l’objet d’un avis de recherche pour son implication présumée dans des détournements de fonds (environ 11 millions de gourdes) et de graves irrégularités dont serait entachée sa gestion. Il a été par la suite libéré, au grand dam de nombreux léoganais qui ont alors vainement protesté.
Parallèlement au dossier de Léogane, le Maire des Irois (Grand’Anse, sud-ouest), était également détenu sous l’accusation de corruption et d’implication dans des violences politiques partisanes.
Des mois auparavant, un autre Maire, celui de Bainet (Sud-Est), accusé de corruption, avait été intercepté alors qu’il tentait de se réfugier en République Dominicaine.
Face à la multiplication des cas de contestation de la gestion des Municipalités, le Ministère de l’intérieur et des collectivités territoriales avait récemment annoncé sa décision d’exiger de toutes les Mairies de la République un rapport financier mensuel afin de contrôler leur gestion des fonds publics.
Dans une interview à Radio Kiskeya le mardi 28 octobre 2008, le Délégué de l’Ouest, Michel Bernardin, a annoncé que de nouvelles dispositions étaient en ce sens adoptées dans son département. Toutes les Administrations communales de cette juridiction sont tenues de fournir le 10 de chaque mois un document comptable communiquant l’état de leurs recettes et dépenses. [jmd/spp/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5473


HRV commente :
Pour reprendre le mot du président de la République nous avons là des exemples de mauvaise interprétation de la démocratie. On pourrait sans doute cadrer ces actions dans la rubrique « démocratisation de la corruption » ou « corruption décentralisée ».
Depuis des années, servir la nation à travers une administration quelconque est synonyme de se servir. Et seuls les administrateurs de Port-au-Prince semblaient détenir le monopole de la corruption. Tout se passait aux alentours du palis national et du palais des ministères.
Comme un des « ZAKIS de 86 », la démocratie fait des émules. Tout le monde peut aujourd’hui allègrement dilapider les fonds des caisses de l’Etat.
Voilà un modèle de décentralisation

mercredi 3 décembre 2008

La DGI confirme l’appartenance au Sénat de la plaque officielle 00332 qui serait celle d’un véhicule impliqué dans l’enlèvement suivi de l’assassinat

Le journaliste Wendell Théodore confirme avoir vu le véhicule du sénateur Lambert à Jacmel sans avoir accordé une attention spéciale à sa plaque d’immatriculation
mardi 2 décembre 2008,
Radio Kiskeya
Le directeur des opérations à la Direction Générale des Impôts (DGI), qui délivre généralement les plaques d’immatriculation des véhicules, confirme que la plaque officielle 00332 qui aurait été celle du véhicule impliqué dans l’assassinat samedi dernier à Port-au-Prince de la compagne d’un commissaire de police, appartient effectivement au Sénat de la République.
Dans une interview accordée mardi à Radio Kiskeya, M. Murrray Lustin Junior précise que ladite plaque minéralogique n’a de ce fait pas été enregistrée au nom du Sénateur Joseph Lambert (Sud-Est). Il écarte toutefois la possibilité que cette plaque, de même que n’importe quelle autre, puisse exister en double.
« Le Ministère de l’Economie et des Finances et la DGI assurent le contrôle des plaques d’immatriculation à l’échelle du territoire. De ce fait, tout tentative de falsification ou de duplication d’une plaque quelconque peut être facilement détectée », a soutenu le responsable de la DGI.
Contrairement à un passé récent, les plaques d’immatriculation haïtiennes, fabriquées à l’étranger, sont distribuées en exemplaires uniques placés à l’arrière des véhicules. Une vignette portant le numéro de la plaque est apposée sur le pare-brise avant du véhicule.
Réagissant aux propos du sénateur Lambert qui le cite comme témoin oculaire de la présence de son véhicule à Jacmel (Sud-Est) le week-end écoulé, le directeur de l’information de la station privée Radio Métropole, Wendell Théodore, confirme avoir vu le parlementaire au volant de son véhicule de service. Il précise cependant n’avoir pas cherché à relever le numéro de la plaque dudit véhicule.
Il déclare par ailleurs ne voir aucun inconvénient au fait que le sénateur Lambert ait fait référence à lui. « Il ne s’agit pas d’une accusation. En tant que jacmélien, je suis quasiment certain de n’avoir pas été le seul à l’avoir remarqué dans la ville », a-t-il conclu dans une interview accordée mardi à Radio Kiskeya. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5466

Arrestation du commissaire de police Ernst B. Dorfeuille dont la compagne, Monique Pierre, a été exécutée après avoir été enlevée

Monique Pierre aurait fait la prison aux Etats-Unis pour trafic de drogue, selon des sources policières et judiciaires
Mercredi 3 décembre 2008,
Radio Kiskeya
Le commissaire de police des Gonaïves (Artibonite, Nord), Ernst Bouquet Dorfeuille, dont la compagne, Monique Pierre, a été tuée samedi dernier à Port-au-Prince après avoir été enlevée quelques heures plus tôt, a été placé aux arrêts, a appris Radio Kiskeya.
Le responsable de police dont la résidence a été perquisitionnée mardi soir, a été, dans un premier temps, placé en isolement. Dans un second temps, il a été formellement mis en état d’arrestation et devrait être déféré ce mercredi par-devant le Parquet du Tribunal civil de Port-au-Prince.
Selon des informations obtenues de sources policières et judiciaires, des charges auraient été retenues contre le commissaire de police, dont la détention illégale d’au moins une arme à feu. Aucune précision n’a pu cependant être obtenue sur son implication directe dans l’enlèvement et l’exécution de Monique Pierre. Il aurait été toutefois établi que Dorfeuille se trouvait au domicile de Monique Pierre vers 3 heures du matin le jour de l’enlèvement. Il aurait laissé la résidence de sa compagne pour "partir à la chasse".
Selon d’autres précisions, des documents importants, dont des titres de propriété, ont été emportés par les ravisseurs de Monique Pierre.
Originaire de l’ile de La Gonâve (Ouest, baie de Port-au-Prince), Monique Pierre, possédait une colossale fortune. Ayant légalement immigré aux Etats-Unis en 1994, elle y aurait été incarcérée de 1996 à 1998 pour son implication dans le trafic illicite de la drogue. Par la suite, elle aurait été frappée d’une mesure de déportation. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5468

Signature d'un protocole de coopération entre les municipalités de Milan et Port-au-Prince

Les édiles de Port-au-Prince, Jean Yves Jason et de Milan (Italie) Mariolina Moioli, ont signé, hier un protocole de coopération qui permettra l'échange d'informations et d'expériences.
Le maire de Port-au-Prince, Jean Yves Jason, a estimé que la signature de cet accord est le fruit du dynamisme et de la solidarité entre les villes qui accordent une importance capitale à la coopération décentralisée. Selon lui ce protocole de coopération est le signe que l'autonomie communale prônée par la constitution de 1987, est en passe d'être réalisée.
Le protocole de coopération qui s'échelonne sur deux années permettra de réaliser des activités communes sur le plan culturel et social notamment à travers les chambres de commerce, d'industrie, d'artisanat et d'agriculture. La coopération entre Milan et Port-au-Prince concerne aussi les échanges entre les jeunes, les étudiants et les professeurs ainsi que les sportifs. Le maire de Port-au-Prince précise que cet accord tient compte entre autres de la gouvernance, du renforcement institutionnel, de l'égalité hommes/femmes, de l'urbanisme, du transfert d'expertise et la réhabilitation des infrastructures.
Pour sa part, la mairesse de Milan, Mariolina Moioli, a soutenu que la signature de ce protocole favorisera le renforcement des liens d'amitié entre Port-au-Prince et Milan.Tout en faisant état de projets conjoints réalisés dans les domaines de l'Education, de l'Agriculture et du Tourisme, Mme Moioli espère qu'il y aura bientôt une exposition des artisans haïtiens à Milan.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14427

143 millions de dollars décaissés dans le cadre de l'état d'urgence

La Première Ministre, Michèle Pierre Louis, accompagnée des membres de son gouvernement, s'est entretenue hier avec les sénateurs autour de la gestion des fonds d'urgence. Michèle Pierre Louis a annoncé que 143 millions de dollars ont été déjà décaissés dans le cadre de l'état d'urgence décrété après le passage des 4 ouragans en septembre 2008. 197 millions de dollars provenant des fonds de Pétrocaribe avaient été alloués au programme d'urgence réalisé par les différents ministères.
La feuille de route de chaque ministère pour l'exercice 2008 – 2009 a été soumise aux parlementaires au cours de cette séance de travail à huit clos. Selon la Première Ministre les sénateurs se sont montrés satisfait de l'orientation du gouvernement. Elle annonce que le budget 2008 – 2009 sera soumis aux législateurs le 15 décembre prochain. Rappelant que la situation économique est difficile, Michèle Pierre Louis explique que le gouvernement doit faire des choix. " Nous sommes en situation de déficit budgétaire, il faut travailler avec les moyens du bord ", préconise Mme Pierre Louis qui ne veut pas miser sur l'aide internationale.
De son coté, le président du sénat, Kelly Bastien, confirme que la feuille de route de chaque ministère a été soumise au grand corps. " Le gouvernement a identifié les activités et plusieurs d'entre elles ont un échéancier ", se réjouit le sénateur Bastien.
Le président du sénat annonce que les ministres seront convoqués afin de fournir plus de détails sur leur programme. Il attire l'attention sur le lien entre le plan d'action et les ressources financières qui doivent être mises à la disposition des ministres dans le cadre du budget de la république. " Il faut allouer des fonds pour chaque action ", dit-il faisant remarquer que la présentation de la feuille de route est une nouveauté au parlement haïtien. Une nouvelle séance de travail entre le gouvernement et les sénateurs est prévue le 9 décembre afin de déterminer l'agenda législatif.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14425

3 missions d'experts brésiliens séjournent en Haïti

L'ambassadeur du Brésil à Port-au-Prince, Igor Kickman, attire l'attention sur le renforcement de la coopération haïtiano-brésilienne au cours de ces 4 dernières années. Le diplomate en poste depuis 9 mois, avait occupé les fonctions de conseiller (2004) et chargé d'affaires (1995) à l'ambassade du Brésil à Port-au-Prince.Les secteurs prioritaires de la coopération haïtiano-brésilienne sont l'énergie, l'agriculture, la santé et l'éducation insiste M. Kickman faisant remarquer qu'il s'agit de priorités définis par le président haïtien, René Préval. Le diplomate brésilien révèle que 3 missions d'experts en énergie, agriculture et sécurité alimentaire sont attendues en Haïti au cours de cette semaine. Selon M. Kickman, une équipe d'ingénieurs brésiliens doit se rendre dans l'artibonite afin de finaliser un plan relatif à la construction d'un barrage hydroélectrique de 80 mégawats. " Le projet s'échelonnera sur 22 mois ", explique t-il soulignant que le chef de l'état haïtien avait sollicité la construction de plusieurs barrages qui permettront de produire l'énergie électrique et d'irriguer les terres.Le diplomate brésilien qui intervenait à la rubrique " Invité du jour " de radio Métropole a qualifié d'extraordinaire le travail des casques bleus brésiliens de la Minustah dans le domaine de la sécurité publique. " Aujourd'hui les troupes réalisent des interventions auprès des communautés telles Cité Soleil, Martissant et Cité Militaire", dit-il faisant référence à l'assistance dans le domaine sanitaire. Il signale qu'il y a un nouveau redéploiement des contingents militaires de la Minustah en raison de la nouvelle conjoncture. Par ailleurs, le diplomate brésilien annonce l'arrivée le 18 décembre d'une nouvelle assistance alimentaire, 500 tonnes de riz et de lait pour les populations de Port-au-Prince et de l'artibonite.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14424

Des journalistes haïtiens visitent la République Dominicaine dans le but de répercuter des modèles productifs

Saint Domingue.- Une dizaine de journalistes haïtiens se retrouvent dans le pays (République Dominicaine) réalisant une série de reportages pour des stations de radios, des chaines de télévision, la presse écrite et en ligne sur les modèles de développement agricole, forestier et éducatif et touristique.
Les travaux que réalisent ces journalistes haïtiens en divers points du pays, ont la finalité de projeter ces modèles dans leurs pays, pour pousser el gouvernement de cette nation à recréer et utiliser des modèles similaires qui donnent de l’impulsion à l’économie de cette nation.
L’information a été divulguée par José Alberto Diaz, coordinateur du dialogue dominico-haïtien des églises évangéliques pour la République Dominicaine, qui s’exprima en disant que l’initiative cherche le développement des informations positives tant en Haïti comme en République Dominicaine. « Notre prétention au niveau du Dialogue dominico-haïtien des église évangélique c’est l’existence d’une presse positive pour l’ensemble de l’île, que les journalistes des deux nations génèrent des nouvelles qui servent de modèle et d’exemple pour le développement des deux peuples » à précisé José Diaz qui accompagne depuis lundi le groupe de journalistes haïtiens avec Clamen Joseph, directeur du même organisme pour Haïti, qui affirme avoir visité des barrages hydroélectriques canaux d’irrigation, des projets agroforestiers
Ce mercredi, il a annoncé que le groupe fera une visite à plus de 100 étudiants haïtiens qui réalisent des études, des spécialité et des maîtrises à l’université ISA de Santiago, avec lesquels ils parleront de l’opportunité que leur a cédé le gouvernement dominicain à travers des bourses d’études dans le secteur agroforestier.
Il a déclaré aussi que jeudi, il l se rendront au complexe Multimedios Caribe qui intègrent le journal El caribe, la chaine de télévision et radio CND ainsi que la version digital du journal. Ce même jour il feront une visite de la ville par la zone coloniale, ; une visite préparée par la secrétairerie d’Etat du Tourisme.
« Ils ont démontré un intérêt pour se forger une vision objective à partir de la réalité du terrain et selon un accord éthique avec les confrères dominicains commencer à produire des nouvelles constructives pour les deux nations » manifesta Diaz
Ce mardi, les journalistes haïtiens visiteront les communauté de Tiroli, Los Cacaos et termineront la journée par une promenade sur l’autoroute internationale. Tandis que lundi ils ont visité des bateyes de la localité de Barahona.
Les journalistes travaillent pour des médias comme Radio Métropole, Radio Lumière, la TNH, M2lodie FM, Haïti en marche, Radio qisqueya, Haïti Press Network y Alterpress

http://www2.elnuevodiario.com.do/app/article.aspx?id=131066

mardi 2 décembre 2008

Le RDNP critique le gouvernement de Michèle Pierre Louis

La secrétaire générale du Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP), Myrlande Manigat, estime que le gouvernement de Mme Pierre Louis n'est pas différent des autres parce qu'il agit en solo.
Rappelant que plusieurs millions de dollars ont été dépensés dans le cadre de l'état d'urgence, M. Manigat croit qu'il est temps que le gouvernement rende des comptes. " Près de 200 millions de dollars ont été décaissés alors que les collectivités territoriales n'ont pas reçu les fonds promis", dit-elle faisant remarquer que les résultats des actions de l'équipe gouvernementale ne sont pas visibles.
De plus, elle s'étonne que les autorités aient refusé de dépenser 10 milliards de gourdes collectés au cours de l'exercice fiscale 2007 – 2008. " Alors que le pays est confronté à de graves problème on comprend que le non décaissement de ces fonds prouve une incapacité du gouvernement", ajoute t-il. Dans le même temps, le président du sénat, Kelly Bastien, confirme que la gestion des fonds d'urgence sera au centre des discussions entre la première ministre et les élus ce mardi 2 décembre 2008.
Il soutient qu'en cette occasion la première ministre présentera la feuille de route de chaque ministère qui servira d'outil pour évaluer l'action des ministres dans les prochains 6 mois. " La feuille de route est un plan d'action s'inscrivant dans le cadre de la politique générale du premier ministre", dit-il qualifiant la feuille de route de point de départ dans l'évaluation de l'action gouvernementale.
Au cours de la rencontre les parlementaires analyseront les contrats signés par chaque ministère dans le cadre de l'état d'urgence décrété après le passage des 4 ouragans.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14423

Daniel Dorsainvil dément l’existence de tout "excédent budgétaire"

Le ministre des finances souligne les risques de "frustrations populaires" et de "difficiles négociations" avec la communauté internationale en raison de cette "désinformation"
lundi 1er décembre 2008,
Radio Kiskeya
Le ministre de l’économie et des finances, Daniel Dorsainvil, dont le sort est suspendu à son interpellation au Sénat, a formellement démenti lundi des informations faisant état d’un excédent budgétaire pour l’exercice fiscal 2007-2008, tentant ainsi de repousser l’offensive des parlementaires hostiles à sa politique économique.
« Nous sommes au courant d’informations faisant état d’un excédent budgétaire que le ministère des finances aurait refusé d’utiliser ces ressources énormes au moment où la population fait face à de sérieux besoins », a affirmé M. Dorsainvil qui s’exprimait lors d’un point de presse inhabituel. Il a mis en garde contre les frustrations que pourrait générer dans le pays une telle campagne de désinformation sans parler des torts qu’elle risque de causer aux négociations avec les différents partenaires de la communauté internationale.
Les dépenses de l’Etat au cours des douze derniers mois se chiffrent à 30 milliards de gourdes alors que les recettes n’ont pas dépassé 26 milliards, a relevé M. Dorsainvil. Ce déficit de plus de 3 milliards de gourdes a pu être comblé partiellement grâce à un appui budgétaire des bailleurs de fonds d’Haïti, a-t-il renchéri.
Le ministre des finances a ajouté que le gouvernement est à la recherche de fonds additionnels de l’ordre de 4 milliards de gourdes (environ 100 millions de dollars) pour financer le déficit qu’accuse le budget 2008-2009.
Se voulant beau joueur, Daniel Dorsainvil a laconiquement affirmé qu’il respectait les prérogatives constitutionnelles du Parlement en ce qui a trait à son interpellation fixée au 9 décembre. Il a enfin déclaré que le processus de préparation du budget rectificatif du présent exercice étant très avancé, un projet de budget devrait être soumis bientôt aux parlementaires.
Selon la constitution, toute interpellation doit déboucher sur un vote de confiance ou de censure. spp/Radio Kiskeya

Un véhicule soupçonné dans l’assassinat de la femme d’un commissaire de police affecté au Sénateur Joseph Lambert, selon son collègue Kelly Bastien

L’ex-président du Sénat dément et prétend que sa plaque aurait été "trafiquée"
lundi 1er décembre 2008,
Radio Kiskeya
Le président du Sénat, Kelly Bastien, a reconnu lundi qu’une Nissan Patrol de couleur grise immatriculée 00332 identifiée par la PNH dans le cadre de l’enquête ouverte sur le rapt suivi de l’assassinat de la femme d’un commissaire de police était bien le véhicule de service de son collègue Joseph Lambert, ex-président du bureau.
Dans des déclarations à la presse, le Dr Bastien a rappelé que la gestion des véhicules du Parlement est de la responsabilité exclusive des élus auxquels ils sont attribués. Affirmant que la jeep se trouvait dans le Sud-Est, il a précisé qu’il attendait le retour à Port-au-Prince du Sénateur Lambert pour avoir des explications sur cette troublante affaire.
Faisant savoir que le Sénat avait choisi de ne pas contacter la police afin de ne pas donner à l’opinion publique l’impression de vouloir étouffer un éventuel scandale, Kelly Bastien a donné l’assurance que le Grand Corps offrira son entière collaboration aux forces de l’ordre.
Pour sa part, le Sénateur Joseph Lambert s’est inscrit en faux contre toute implication de son véhicule de service dans le meurtre de Monique Pierre, épouse du commissaire de police des Gonaïves (171 km au nord de Port-au-Prince), Ernst Bouquet Dorfeuille. Il a toutefois confirmé que la plaque minéralogique 00332 correspond à la sienne qui pourrait avoir été trafiquée. Une opération que, selon lui, seule pourrait expliquer la Direction générale des impôts (DGI) qui délivre les plaques d’immatriculation.
Appelant la police à diligenter une enquête sur cette affaire, le premier Sénateur du Sud-Est qui soutient que le véhicule se trouvait en sa possession dans son département ces derniers jours, a aussi souligné que le confrère Wendell Théodore de Radio Métropole, une station privée, l’avait même vu circulant samedi à Jacmel.
Au moins deux arrestations ont été effectuées par la Police Nationale qui cherche à déterminer les causes de l’assassinat de Monique Pierre retrouvée morte d’au moins une balle à la tête samedi soir près du village dénommé Onaville (nord de la capitale). Quelques heures avant son exécution, des hommes armés avaient enlevé la jeune femme dans sa résidence à Pétion-Ville (banlieue est) où des objets ont été volés. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5461
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Confusion autour de l'implication du véhicule du sénateur Lambert dans l'assassinat de Monique Pierre
Le sénateur Joseph Lambert (Lespwa) nie que l'un des véhicules mis à sa disposition ait été impliqué dans l'enlèvement et l'assassinat de Monique Pierre, 33 ans, fiancée du commissaire municipal des Gonaïves, Ernst Bouquet Dorfeuille.

Une voiture Nissan Patrole ayant pour plaque minéralogique OF 0032 a été signalée à la police dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat de Mlle Pierre samedi dernier.

Le sénateur Lambert soutient qu'il a travaillé pendant tout le week end avec des officiels du gouvernement dont la Première Ministre et le ministre de l'agriculture dans le sud est. " Samedi matin j'ai utilisé le véhicule en question pour me rendre à Peredo et Zoranger afin de distribuer des semences et de la nourriture aux paysans", ajoute t-il.Le sénateur Lambert se dit inquiet mais ne crains aucun mal dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat de Monique Pierre. Selon le parlementaire, des religieux, de nombreux citoyens et des personnalités de Jacmel peuvent témoigner qu'il se trouvait à bord du véhicule dans le sud est et non à Port-au-Prince.

Le chef de la police, Mario Andrésol, dans une interview à radio Métropole, avait indiqué que deux véhicules impliqués dans l'assassinat de Monique Pierre avaient été saisis par les forces de l'ordre. Tout en soulignant que l'enquête progressait, le chef de la police avait révélé que 2 individus avaient été appréhendés.L'identité des individus appréhendés n'a pas été communiqué par le chef de la police qui ne veut pas nuire au bon déroulement de l'enquête.

Par ailleurs, M. Andrésol avait indiqué que toutes les dispositions avaient été prises pour éviter une recrudescence des actes de violence dans la région métropolitaine durant la période des fêtes de fin d'année. " Nous sommes vigilants afin de maintenir un climat sécuritaire ", dit-il.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14422
L'enquête sur l'assassinat de Monique Pierre serait complexe
Le porte parole de la PNH, Gary Desrosiers, indique que les enquêteurs de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) explorent toutes les pistes dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat de Monique Pierre. Il révèle que la fiancée du commissaire municipal des Gonaïves a été tuée de deux projectiles à la tête. " Un œil de la victime a été crevé par les bandits", dit-il qualifiant le crime de crapuleux.Pour sa part, le président du sénat, Kelly Bastien, soutient que le sénateur Lambert doit communiquer le nom du chauffeur de la voiture Nissan Patrole mise à sa disposition par le sénat. Faisant montre de prudence, le sénateur Bastien affirme que la police doit réaliser son enquête sans interférence du grand corps.La voiture Nissan Patrole de couleur grise a été achetée par le sénat haïtien en 2002 et est affecté au back up du sénateur Joseph Lambert." La voiture en question se trouve à Jacmel depuis le mardi 25 novembre", indique le sénateur Bastien rapportant les déclarations du sénateur Lambert.Le chef de la police, Mario Andrésol, s'était entretenu hier avec le président du sénat avant de prendre part à une rencontre avec les plus hautes autorités de la sécurité publique.M. Andrésol fait état de difficultés dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat de Monique Pierre. " Nous avons des pistes troublantes ", concède t-il." Le cas est complexe, le vrai mobile pourrait être caché, l'auteur du crime veut peut être entraîner la police sur une fausse piste", dit-il faisant référence à l'arrestation des deux suspects.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14421
HRV commente :
Force est de constater que définitivement le Sénateur Lambert n’a pas de chance. Après l’histoire pseudo scandaleuse du bateau de tiburon, le voilà encore cité dans une sombre affaire d’assassinat de fiancée de commissaire de Police.
Il faut admettre aussi si le fait que son nom soit cité ne signifie pas qu’il faille lui passer la corde au cou, il ne faut pas non plus lui donner la confession sans qu’il se soit confessé.
Le caractère inachevé des enquêtes entreprises en Haïti entretient magistralement les soupçons soulevés à tort ou à raison contre un individu.
Aujourd’hui personne se rappelle le dénouement de l’affaire du bateau chargé de drogue de Tiburon. Puisque de dénouement il n’y a pas eu. L’enquête qui avait commencé avec un bruit et fracas s’était éteinte peu à peu dans le choc d’accusation e t de contre-accusation sans accusé formellement déclaré.
La société haïtienne reste aujourd’hui convaincue que l’insécurité est une sorte d’usine sans cheminer n’appartenant pas aux pseudo voyous des quartiers défavorisés. Le fait que le nom d’un parlementaire (1.600000 de dollars pour son élection !) ne fait que renforcer cette idée.
Mais la vérité restera au fond de ce puits que personne n’osera explorer !

lundi 1 décembre 2008

Le passeport d’un Député confisqué à la frontière


Isidor Mercier proteste et annonce une "bataille juridique et politique"
Samedi 29 novembre 2008,
Radio Kiskeya
Le député de la première circonscription de Jérémie (Grand’Anse, sud-ouest), Isidor Mercier, s’est vu confisquer son passeport par un agent du service d’immigration samedi au moment où il s’apprêtait à se rendre en République Dominicaine.
Selon les déclarations du parlementaire recueillies par Radio Kiskeya, une interdiction de départ, qu’il ignorait, lui a été signifiée après qu’il ait été dépossédé de son passeport à Malpasse, l’un des principaux points de passage entre Haïti et la république voisine.
Qualifiant de « médiocre » cette décision dont l’institution parlementaire n’était pas au courant, Isidor Mercier a annoncé qu’il déclenchera à partir de lundi une « bataille légale et politique » en vue de faire respecter son statut et celui du parlement.
En septembre dernier, un employé de la Chambre basse avait été blessé lorsque le Député Mercier, élu sous la bannière du Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (RDNP), avait dégainé en pleine séance. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5458
HRV commente :
Nous prenons la suite de cette dépêche pour ajouter qu’à l’issu de cette altercation qui s’est générée autour d’une banale histoire de pneus d’automobile, le député Mercier qui avait fait usage de son arme, jouissant de l’impunité que lui confère son poste de député, s’était tout bonnement retiré de la chambre des députés pendant six mois, pour faire oublier l’histoire.
Aucun de ces collègues, pour la grande majorité, de députés progressistes, capable de révoquer et faire révoquer des ministres et des gouvernements, n’avait été gêné par l’absence prolongée du député Mercier.
Il continuait sans doute à toucher son salaire et l’argent de ses frais, sans travailler. Voilà les droits que proportionnent le statut de député, n’est-ce pas monsieur Mercier.
Quand on est parlementaire on reçoit à l’issue des élections une licence permettant de tout faire…

Effondrement d’un mur de la TELECO : une dizaine de blessés

Les résidents du quartier de Sans-Fil où s’est produit l’accident fulminent contre la compagnie téléphonique publique
Samedi 29 novembre 2008,
Radio Kiskeya

Une dizaine de personnes, dont des enfants, ont été blessées dans l’effondrement du mur de clôture d’un bâtiment de la compagnie téléphonique nationale TELECO samedi matin dans le quartier de Sans-Fil (centre de Port-au-Prince), ont indiqué des témoins à Radio Kiskeya.
Aucune information médicale n’était disponible sur la gravité des blessures des victimes soignées dans un hôpital de Médecins sans frontières (MSF) à Delmas 19 (nord de la capitale).
Cependant, certains proches des blessés affirment que les enfants ont été gravement atteints.
Fissuré depuis un certain temps, le mur s’est abattu sur des maisonnettes contiguës, provoquant une vive panique à la rue Tiremasse où se trouve l’édifice ayant longtemps abrité le centre technique de l’opérateur de téléphonie filaire.
Réagissant avec colère, les familles des victimes et des voisins ont rejeté sur la direction de la TELECO la responsabilité de cet accident. Ils soutiennent que le mur a été érigé depuis environ 25 ans et devait être logiquement démoli.
Les responsables de la compagnie téléphonique n’avaient pas encore réagi samedi soir à l’accident.
Il s’agit du énième effondrement enregistré à Port-au-Prince en moins d’un mois. La plus importante catastrophe s’était produite le 7 novembre dernier à Pétion-Ville (banlieue est) où l’écroulement du bâtiment de cinq étages du collège évangélique La Promesse avait fait une centaine de morts et 162 blessés parmi les élèves et enseignants. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5457

Le retour du sénateur Boulos est envisagé ses collègues

L'assemblée des sénateurs est maintenant moins hostile au retour éventuel de Rudolph Boulos au grand corps. Lors de la séance du jeudi 27 novembre 2008, les sénateurs ont convenu de la nécessité d'attendre une décision finale des autorités judiciaires sur le dossier du sénateur Boulos, écarté en début d'année par ses collègues.
Le président du sénat, Kelly Bastien, révèle que les sénateurs entendent solliciter du ministre de la justice une intervention auprès de juges pour que le dossier soit traité avec célérité. Preuve que les positions se sont assouplies, Youri Latortue et Evalière Beauplan, deux sénateurs membres de la commission qui avait proposé la destitution de Rudolph Boulos, sont aujourd'hui chargés d'adresser des lettres aux différentes instances concernées par le dossier.
Les sénateurs sont sur le point de signifier implicitement aux autorités électorales que le sénateur Boulos est toujours en poste. " Une lettre sera adressée au CEP afin que des élections se soient pas organisées pour le siège occupé par le sénateur Boulos ", informe le sénateur Bastien pour qui il s'agit d'une évolution favorable au sénateur Boulos.Même si les 16 sénateurs présents n'ont pas voté une résolution modifiant la première, on note que les pères conscrits sont désormais plus enclins à accepter l'intervention des autres acteurs dans le dossier. L'un des plus ardents défenseurs de la cause de Boulos, le deuxième sénateur du Nord Est, Judnel Jean, se réjouit du comportement de ses collègues. Selon lui cette évolution ouvre la voie au retour de Boulos au grand corps. " J'ai la ferme conviction qu'il reviendra", ajoute t-il. Judnel Jean révèle que le dossier est traité par la Cour d'appel après la décision rendue en faveur de Boulos par le tribunal de première instance de Port-de-Paix. " Je craignais des dilatoires au niveau de l'appareil judiciaire qui pourraient se poursuivre jusqu'à l'expiration du mandat de M. Boulos", dit-il qualifiant de positive la démarche de ses collègues.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14416
HRV commente : N’annoncez surtout pas que vous allez revenir avec cette mise en scène de mauvais goût autour de l’ex-sénateur Boulos. Cette affaire a été si mal traitée que nous ne croyons pas qu’il soit nécessaire d’offrir une deuxième version.
Ceci concerne la totalité de la chambre des sénateurs qui avaient voté la résolution de l’exclusion et du sénateur lui-même qui avait fait le choix de démissionner , pour partir par la petite porte et après revenir avec des arguments non convaincants.
Aujourd’hui très peu de gens savent exactement quelle est la nature de l’instance qui se trouve habilitée à trancher sur la question.
Avec les sous que possède le sénateur on comprend facilement comment il peut s’octroyer certains « ardents défenseurs » et voir des arrêtés de juges.
En dehors de Boulos lui-même on se demande combien de citoyens haïtiens restent-ils appendus à une décision de ce genre. Qu’ils soient 16 ou 17 on à rien à cirer.
Nos sénateurs, dont l’élection coûte 1.600.000 dollars aujourd’hui dans un pays ou les gens crèvent de faim, se préparent à faire revivre un nouvel épisode aussi minable que le premier ! Ay demokrasi papa !

Le sénat vote la loi sur la lutte contre le kidnapping

L'assemblée des sénateurs a approuvé le jeudi 27 novembre la proposition de loi sur la lutte contre le kidnapping soumise par l'Unité Nationale Anti Kidnapping (Lunak).
Le président de la commission justice et sécurité du sénat, Youri Latortue soutient que la loi élimine les circonstances atténuantes pour les auteurs de rapts et leurs complices sauf au cas où ces derniers auraient coopéré avec la police pour l'arrestation d'autres kidnappeurs et la libération d'otages.
Le sénateur Latortue rappelle que cette proposition de loi est le résultat d'environ 6 mois de réflexion des représentants de plusieurs organisations de la société civile. La proposition de loi déposée au grand corps le 24 novembre a été adoptée 72 heures plus tard. " Cette proposition de loi aborde la lutte contre le kidnapping dans ses différents aspects ; la protection des témoins et victimes, l'élimination de certaines circonstances atténuantes et l'allégement des peines en cas de collaboration avec les forces de l'ordre", dit-il espérant que l'adoption de ce nouveau cadre légal favorisera une plus grande efficacité dans la lutte contre les enlèvements. " Tous les auteurs, receleurs et juges qui contribueraient à entraver la justice sont passibles de la prison à perpétuité", explique t-il. Tandis que les législateurs adoptaient cette proposition de loi, une femme d'affaires a été enlevée devant son domicile à Puit blain.
Par ailleurs, le chef de la police, Mario Andrésol, a annoncé la poursuite de l'enquête sur l'enlèvement d'un inspecteur de la PNH. " Il y a eu plusieurs arrestations dans le cadre de cette enquête", assure t-il. La semaine dernière, les forces de l'ordre ont appréhendé un des bandits impliqués dans l'assassinat de Sneider Hervil, 6 ans dans la région de Cabaret.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14417
HRV commente:
Une date à ajouter aux éphémérides: 1 er décembre 2008: Les sénateurs haïtiens vote une loi!

LES KIDNAPPEURS PRENNENT LE DESSU ET DEFIENT LA POLICE NATIONALE D'HAITI

La fiancée d'un commissaire de police assassinée par des kidnappeurs
Monique Pierre, présentée comme la future épouse du commissaire de police des Gonaïves, a été assassinée samedi par des bandits armés. Le cadavre de la victime a été découvert dans la région du morne à cabri , Zone ONA ville rapportent les autorités policières qui ont ouvert une enquête sur ce crime.

Le chef de la police, Mario Andrésol, qualifie l'assassinat d'exécution sommaire estimant qu'il ne s'agit pas d'un enlèvement. " Il peut être question d'un règlement de compte", argue M. Andrésol faisant référence à l'action du commissaire Ernst Dorfeuille aux Gonaïves.
Interrogé par radio Métropole, le chef de la police a indiqué que deux individus ont été appréhendés dans le cadre de l'enquête sur ce crime. Il n'a pas voulu confirmer si l'un des véhicules impliqués dans l'enlèvement appartient au Parlement. " L'un des deux véhicules saisis porte une plaque officielle", assure t-il annonçant que plusieurs pistes sont explorées dans le cadre de l'enquête.
Selon M. Andrésol, les criminels impliqués dans l'assassinat de Monique Pierre sont membres d'un important réseau de kidnappeurs, responsables de nombreux rapts dans la région métropolitaine.
Tout en exprimant sa solidarité avec le commissaire Dorfeuille, le chef de la police à réitéré sa détermination à faire toute la lumière sur cet assassinat. " Il ne s'agit pas d'un simple enlèvement, nous prenons l'enquête très au sérieux et nous commençons à remonter les filières ", assure t-il.
Les enquêteurs de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) auraient déjà obtenu des informations importantes relatives aux bandits impliqués dans l'assassinat de Monique Pierre. http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14418
La femme d’un commissaire de police enlevée et exécutée
Monique Pierre a été tuée de deux balles à la tête
samedi 29 novembre 2008,
Radio Kiskeya
Monique Pierre, épouse du commissaire de police des Gonaïves, Ernst Bouquet Dorfeuille, a été retrouvée morte samedi soir moins de 24 heures après son enlèvement par des individus armés vendredi soir à son domicile à Pétion-Ville (banlieue est de Port-au-Prince), a appris Radio Kiskeya de sources policières.
Ses meurtriers lui ont logé deux balles à la tête.
Le corps a été retrouvé près du village Onaville, au morne à cabri (nord de la capitale).
Un véhicule officiel qui appartiendrait au Parlement serait impliqué dans l’enlèvement suivi de l’assassinat de la jeune femme.
Au moins deux arrestations auraient été effectuées dans le cadre de l’enquête ouverte sur ce crime considéré comme un coup dur porté à la Police Nationale. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5459
HRV commente : Qui sont les actionnaires de cette industrie qui s’appelle le kidnapping ?
Les haïtiens ne sont hélas pas trop intéressés à se poser ce genre de question. Pourtant on le sait, ce ne sont pas les vagabonds « bounda-chirés » de cité soleil ou de Martissant qui font fleurir cet arbre à mannes.
Avant-hier le badge d’un garde du corps d’un sénateur se trouve sur les lieux d’un braquage raté. Une voiture avec une immatriculation officielle serait impliquée dans l’enlèvement puis l’assassinat de la fiancée d’un commissaire de police.
Les politiciens qui sont convaincus que la démocratie est l’occasion de répéter n’importe quoi ont déjà incriminés sans ou avec preuve et raison des très proches du palais national dans l’entretien de ce phénomène. Mais personne semble déterminé à creuser ce puits caché ou se trouve terrée la vérité autour de cette situation qui fait tant de mal à ce qui reste du pays.
Le phénomène croît à un rythme assourdissant. Les kidnappeurs ne cessent d’envoyer de vrais défis à la population et aux forces de l’ordre. Après avoir séquestré un commissaire de police maintenant ils tuent la fiancée d’un autre officiel de ce corps lâché les mains nues face à des bandits armés et entraînés pour certains dans les meilleures écoles de délinquance du monde.
SI les policiers n’arrivent pas à se protéger eux-mêmes ; quand les policiers doivent aller pleurer le décès de leurs proches victimes de kidnapping à quels saint doit se vouer l’ensemble de la population.
La minustah, à travers le discours de l’expert en droits humains vient de laver les mains des responsables de la mission de stabilisation de l’ONU en pointant du doigt la pauvreté comme responsable de ce phénomène. Il n’existe même pas une version française du personnage du comédien Gomez Bolaños ou Chespirito : EL CHAPULIN COLORADO !
Les organisations des droits de l’homme encore une fois gardent un profil bas face à ces actes inhumains. Le jour ou les membres de la PNH auront descendus quelques bandits, des voix s’élèveront pour réclamer le respect des droits des bandits.

Michel Forst réclame des réformes au sein de la police et de la justice

L'expert indépendant des droits humains de l'ONU, Michel Forst, au cours d'une mission de 10 jours en Haïti, a eu des entretiens avec le chef de l'état, René Préval, la première ministre, Michèle Pierre Louis et plusieurs représentants de la société civile. Il affirme avoir voulu évaluer la mise en œuvre des réformes dans les domaines de la justice, de la police et de l'état de droit, recommandées par l'ONU.
Dans une interview à radio Métropole M. Forst a révélé que des recommandations fondamentales datant de 2002 n'ont pas encore été mises en œuvre par les autorités haïtiennes. " Ces réformes sont indispensables pour redonner confiance à la population", ajoute t-il." Mes deux rencontres avec le chef de l'état m'ont permis de partager les remarques sur la situation en Haïti", dit-il admettant qu'il existe des difficultés liées à la conjoncture. " Je n'ai pas voulu donner des leçons", argue M. Forst précisant que les autorités doivent trouver le momentum pour déclencher le processus de réformes.

Interrogé sur les priorités, l'expert indépendant des droits de l'homme de l'ONU cite la lutte contre la corruption et les réformes au sein de la police et de la justice. " La certification au sein de la PNH est réalisé par le secrétaire d'état à la sécurité publique et la Minustah", soutient M. Forst soulignant que le terme de cette réforme est la radiation des policiers qui ne répond pas à l'éthique.

En ce qui a trait à l'insécurité, M Forst estime qu'elle est liée à la pauvreté. " Il y a un lien directe entre l'extrême pauvreté et la violence", argue t-il.L'expert indépendant de l'ONU invite les autorités haïtiennes à donner dans le meilleur délai des signes dans le domaine des réformes. " Aucun pays n'a réalisé ces réformes rapidement, c'est un long processus" ajoute t-il.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14419
HRV commente :
L’auteur de cet article a probablement et involontairement commis un lapsus en introduisant dans son article le vocable « Réclame ». L’expert indépendant de l’ONU ne saurait oser « Réclamer « des réformes. Il a surement suggéré à l’administration haïtienne d’en introduire dans le domaine de la justice et la sécurité publique.
Quand à l’inspecteur indépendant des Nations Unies nous sommes admiratifs devant sa capacité d’éluder et d’éviter des sujets qui fâchent. Au lieu d’évaluer l’action de la MINUSTAH dans la lutte contre l’insécurité se manifestant aujourd’hui exclusivement par le kidnapping, il a fait appel à toute sa diplomatie pour lier le kidnapping à la pauvreté. Il voudrait nous faire croire que le contrôle du kidnapping passera essentiellement par la réduction de la pauvreté en Haïti. En d’autres termes il veut seulement dire aux haïtiens : vous êtes dans une sacrée merde !
Ce rapprochement de la pauvreté à la violence constitue une réponse tout faite à ceux-là qui oseraient lui demander ce que fait exactement la MINUSTAH en Haïti avec un budget annuel de plus de 550.000.000 de dollars. Oui, on le sait ; la MINUSTAH est le garant de la démocratie. C’est-à-dire elle accompagne René Préval jusqu’à la fin de son mandat.
Si le kidnapping est lié à la pauvreté et qu’avant 1886 il n’y avait pas de kidnapping donc avant 1986 il n’y avait pas de pauvreté en Haïti. N’est-ce pas Monsieur l’expert ?

samedi 29 novembre 2008

14 écoles seront bientôt réhabilitées par l'Agerca et le PADF

Un accord de 300 000 dollars américains a été signé hier entre les responsables de l'Alliance pour la Gestion des Risques et la Continuité des Activité (Agerca) et la Pan American Development Foundation (PADF) afin de réaliser des travaux de réhabilitation et d'accompagnement de 14 écoles. 3 500 enfants de 4 départements du pays sont les principaux bénéficiaires du projet.
Le représentant de la PADF, Michelet Fontaine, informe que des kits de nettoyage et de cuisine seront distribués aux élèves de ces régions vulnérables. Les fonds ont été collectés lors du marathon organisé par les entreprises et les institutions de la société civile en faveur des victimes des ouragans, Fay, Gustav et Ike.Le PADF apporte une contribution supplémentaire de 150 000 dollars pour réhabiliter des infrastructures scolaires dans le sud-est, l'Ouest et le sud notamment.
L'un des membres du comité organisateur du marathon, Reginald Boulos a révélé que 20 300 donateurs ont participé au marathon. Il soutient que les dons en nature ont été distribué avec la collaboration de la Direction de la Protection Civile.
Reginald Boulos soutient que le gouvernement et la société civile doivent adopter des dispositions pour prévenir d'autres catastrophes naturelles, se prononçant en faveur de la mise en application d'un plan pré désastre. Il croit que les problèmes structurels actuels sont dus à 50 années de destruction de l'environnement. " Il faut curer les canaux dans les villes les plus vulnérables et prépositionner des articles pour venir en aide aux sinistrés après les cyclones ", ajoute t-il.
Dans le même temps, le vice président de la Chambre de Commerce et d'Industrie d'Haïti, Gregory Mews, indique que les dégâts causés par les récents cyclones sont estimés à plus de 900 millions de dollars.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14414

Le dialogue entre le CEP et les partis politiques est renoué

Une rencontre entre les conseillers électoraux et les chefs de file des partis politiques, membres de la Convention et de la Conférence des Partis Politiques, a permis aux acteurs d'analyser les défis du processus électoral. Au cours de la rencontre les dirigeants des partis ont fait état de 21 erreurs techniques répertoriées dans la loi électorale qui a été publiée dans le journal officiel " Le Moniteur". " Il y a des articles de la loi électorale qui sont inconstitutionnelle et d'autres qui encourage l'immoralité", déclare le principal dirigeant du Grand Rassemblement pour l'Evolution d'Haïti (GREH), Himmler Rébu. Il croit qu'il faut corriger ces erreurs dans le meilleur délai afin de lancer le processus électoral. " La convention formulera des propositions aux autorités électorales", ajoute t-il." Il y a un mécanisme légal pour corriger les erreurs dans les législations", assure M. Rébu expliquant que les abrogations de loi sont réalisées par le biais du journal officiel.De son coté le sénateur Youri Latortue (LAA) a souligné que les chefs de file des partis ont réclamé la présentation au parlement du projet de loi cadre sur les collectivités territoriales, préalable à l'organisation des élections indirectes. " Les élections permettront de renforcer les institutions", argue le parlementaire réclamant plus de transparence dans le fonctionnement de l'organisme électoral. Pour sa part, le secrétaire général du CEP, Lionel Raphaël, a assuré que la date du 19 avril est maintenue pour la réalisation des élections sénatoriales. Tout en annonçant la poursuite du dialogue avec les partis politiques, M. Raphaël rappelle que les partis politiques sont des partenaires privilégiés du processus électoral.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14412

La traque des bandits va s’intensifier, selon le directeur général de la PNH

Aucune preuve de vie du policier kidnappé en octobre, reconnaît Mario Andrésol directement impliqué dans des patrouilles nocturnes
vendredi 28 novembre 2008,
Radio Kiskeya
Le directeur général de la Police Nationale, Mario Andrésol, a donné vendredi l’assurance que des dispositions ont été prises en vue de contrecarrer toute résurgence du banditisme à l’occasion des fêtes de fin d’année.
Dans cette optique, le contrôle des véhicules circulant sur les principaux axes routiers du pays constitue un élément fondamental de la stratégie de renforcement de la sécurité publique. Le commandant en chef de la PNH, qui s’exprimait à la Primature en marge d’une cérémonie de remise de véhicules au corps des pompiers, annonce pour les prochains jours une séance de travail avec les syndicats du transport public sur ce dossier.
Parlant de l’enlèvement, depuis plus d’un mois, d’un inspecteur de police, sans être en mesure de confirmer quoi que ce soit, M. Andrésol n’a pas écarté l’hypothèse de son décès. Il a tenu à souligner que plusieurs arrestations ont été effectuées dans le cadre de l’enquête ouverte sur ce kidnapping.
Depuis deux semaines, le haut commandement de la Police Nationale supervise les patrouilles nocturnes à travers la capitale divisée en cinq grandes zones d’opération. Vendredi soir, Mario Andrésol devait personnellement participer à ce déploiement qui vise à combattre le banditisme, remonter le moral des policiers et matérialiser le concept de police communautaire à partir d’un contact direct avec la population, a appris Radio Kiskeya auprès de l’État-Major de l’institution policière.
Divers actes criminels, dont des enlèvements crapuleux, ont été enregistrés ces dernières semaines à Port-au-Prince. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5455
HRV commente:
Aux grands maux, les grands remèdes. La détermination des forces de l’ordre à reprendre le contrôle de la situation doit se manifester en action et non en parole et en discours de circonstances.
Le problème et sa complexité a été décliné dans tous les temps et dans tous les modes. De la parole aux actes.
Il est bruit que bon nombre de bandits qui pullulent les rues actuellement ont été relâchés récemment quand le autorité judiciaires ont soulevé le prétexte de la surpopulation carcérale. Le spectre de la prison ne fait plus peur aux bandits. Ils connaissent les maillons faibles du système et avec leurs butins ils passent à travers avec la complicité des administrateurs de notre justice.
Il faut savoir si on va protéger les citoyens ou si on va appliquer une loi boiteuse et défaillante. LA société aspire à ce qu’il y ait plus « d’échanges de tirs »…

Interpellation : Le président du Sénat propose la date du 9 décembre

Pas encore de réaction officielle du gouvernement face au danger qui guette son ministre des finances, Daniel Dorsainvil
vendredi 28 novembre 2008,
Radio Kiskeya
Le président du Sénat Kelly Bastien a proposé vendredi le mardi 9 décembre pour la tenue de la séance d’interpellation du ministre de l’économie et des finances, Daniel Dorsainvil.
Des parlementaires, issus dans leur grande majorité de la plateforme au pouvoir Lespwa, ont introduit jeudi avec succès une demande d’interpellation du ministre qui, selon eux, devrait logiquement faire les frais de l’échec de sa politique économique.
Tout en évitant de commenter les motivations de ses collègues, le Sénateur Bastien a déclaré que le 9 décembre lui semblait idéal compte tenu du chronogramme d’activités de la Chambre haute et des déplacements des élus dans leurs départements respectifs.
Du côté du gouvernement, aucune réaction à l’interpellation du titulaire de l’économie et des finances n’a été encore enregistrée. Contacté par Radio Kiskeya, le ministre chargé des relations avec le Parlement, Joseph Jasmin, s’est dérobé, arguant que l’Exécutif n’était pas informé de la décision du Sénat.
A contrario, plusieurs Députés membres de la Concertation des parlementaires progressistes (CPP), le bloc majoritaire à la Chambre basse, ont vivement applaudi l’initiative des Sénateurs. Ils estiment que la gestion de M. Dorsainvil n’a fait que conduire l’économie haïtienne à la faillite ces trois dernières années, période au cours de laquelle le FMI et la banque Mondiale ont, pourtant, régulièrement salué les performances du gouvernement dans ce secteur.
En poste depuis le retour au pouvoir du Président René Préval en 2006, Daniel Dorsainvil est réputé proche du chef de l’Etat. Cependant, la vague de contestation qui s’abat sur lui aujourd’hui est principalement alimentée par le Sénateur Jean Hector Ananacis qui entretient lui aussi d’étroites relations avec M. Préval.
Selon la constitution haïtienne, toute interpellation doit se solder par un vote de confiance ou de censure. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5456