Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
mercredi 5 septembre 2012
Le judoka Mathieu Gouth revient de Haïti
Saint-Marcel
le 05/09/2012 par Jean-Jacques Vadot (CLP)
Mathieu Gouth, licencié au club de judo de Saint-Marcel, est de retour après avoir mené à bien un projet de reconstitution d’une école de judo en Haïti. Le rêve est réalisé.
Suite aux événements tragiques survenus en 2010 en Haïti, de nombreux clubs de judo ont été détruits. Un groupe de judokas bourguignons, notamment les jeunes ceintures noires, se sont donné pour mission d’aider à la reconstitution d’une école de judo en Haïti. Ce projet de solidarité qui véhicule les valeurs fondamentales du judo (entraide et prospérité mutuelle) a été monté par la Ligue de Bourgogne de judo et les jeunes judokas.
Une expérience unique
L’originalité de ce projet a abouti au départ de trois jeunes Bourguignons pour Haïti dont Mathieu Gouth, licencié au club de Saint-Marcel, club cher à son président Gabriel Guéry. C’est avec certes beaucoup de fatigue mais avec le sourire aux lèvres que les JCNB sont rentrés en France, satisfaits de leur aventure.
« C’est une expérience unique, forte en émotions qui nous restera gravée en mémoire et nous aidera aujourd’hui à davantage relativiser. Parfois frustrés, il a fallu que l’on s’arme de patience pour accomplir nos missions et même plus que ce qui a été initialement prévu. Cela a été un dur combat mené contre les procédures administratives haïtiennes notamment pour récupérer le container et le matériel récolté », avise Mathieu Gouth. « Merci à tous les judokas, à nos proches, à nos partenaires, à tous ceux qui se sont impliqués dans ce projet de solidarité sans qui il n’aurait pu être mené à son terme. »
Près de 150 jeunes Haïtiens (9-15ans), non pratiquants, ont été initiés au judo. Environ 120 judokas pratiquants ont bénéficié d’un stage de judo. 40 professeurs et futurs professeurs ont bénéficié d’un stage de formation, etc. Les JNCB ont participé également à la reconstitution d’un club de judo et fourni du matériel, des manuels scolaires, des livres pour reconstituer une bibliothèque, etc.
http://www.lejsl.com/edition-de-chalon/2012/09/05/le-judoka-mathieu-gouth-revient-de-haiti
Haïti –Culture : Plus de 20 millions de gourdes de profits pour l’État, issus du carnaval des fleurs 2012
P-au-P, 4 sept. 2012 [AlterPresse] --- La tenue, les dimanche 29, lundi 30 et mardi 31 juillet 2012 à Port-au-Prince du carnaval des fleurs (une pratique empruntée à la dictature des Duvalier (François et Jean=Claude Duvalier, 22 septembre 1957 – 7 février 1986) aurait rapporté plus de 20 millions de gourdes (US $ 1.00 = 43.00 gourdes ; 1 euro = 58.00 gourdes aujourd’hui) à l’État haïtien, selon les informations parvenues à l’agence en ligne AlterPresse.
Le trésor public a pu induire cette somme bénéfique (d’environ 300 mille dollars américains) de la location de stands et d’espaces publicitaires, informent le ministère de la culture et le comité d’organisation des festivités, lors d’une rencontre avec la presse le 3 septembre au centre de la capitale.
A l’occasion de ce carnaval des fleurs 2012, le gouvernement du premier ministre Laurent Salvador Lamothe a décaissé un montant de 65 millions de gourdes, dont une partie a financé le paiement des dettes encourues pour le carnaval dit décentralisé, déroulé aux Cayes (Sud) les dimanche 19, lundi 20 et mardi 21 février 2012.
L’administration politique du président Joseph Michel Martelly et du premier ministre Lamothe prévoit d’organiser un carnaval d’animateurs dj - qui sélectionnent et diffusent de la musique à l’intention de public varié (ceux plus connus sous le nom de “disc jockeys”) - à la date du dimanche 23 septembre 2012 et un concours de musique populaire appelée “troubadour” avant la fin de l’année. [srh rc apr 04/09/2012 11:39]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13356
Haïti-Football : 14 expatriés appelés à la rescousse pour les éliminatoires de la Coupe Caraïbes après trois matches-tests négatifs
P-au-P, 04 sept. 2012 [AlterPresse] --- Quatorize (14) des joueurs expatriés d’Haïti, évoluant dans des compétitions de football en Amérique et en Europe, sont appelés en renfort pour compléter l’effectif de la sélection nationale senior, dans le cadre des éliminatoires de la coupe Caraïbes des nations de football (10e édition), apprend l’agence en ligne AlterPresse.
Haïti, Porto Rico, Saint-Martin et Bermudes s’affronteront au premier tour du tournoi des Caraïbes, qui se tient du vendredi 7 au mardi 11 septembre 2012 au stade Sylvio Cator de la capitale Port-au-Prince. [1]
Les trois dernières prestations de la sélection senior de football se sont terminés, en août 2012, sur des scores décevants (2 victoires étriquées et une défaite) face à 2 clubs de première division nationale en Haïti.
Face au Don Bosco de Pétionville, la sélection nationale de football l’a emporté sur le score d’1 but à zéro. Puis, elle a gagné 1-0, puis baissé pavillon 1-2 face au football interclub association (Fica) du Cap-Haïtien.
Seulement 3 joueurs expatriés évoluent en Amérique : Jean Marc Alexandre (San Jose Earthquakes/USA), et Peterson Joseph (Kansas City/USA) dans la Major Soccer League (MLS) des États-Unis d’Amérique, puis Judlin Aveska (Independiente /Argentine).
Les 10 autres joueurs, convoqués par le sélectionneur cubain Israël Blake Cantero, prêtent leurs services comme footballeurs en Europe.
Il s’agit de : Johnny Placide (Havre/France), Jean-Jacques Pierre (Caen/France), Kévin Pierre Lafrance (FK Viktoria Zizkov/République tchèque), Réginald Goreux (Standard de Liège /Belgique), Kim Jaggy (FC Wil/Suisse), James Jean-François (Le Mans FC /France), Frantz Bertin (Alki Larnaca/Chypre), Jean Sony Alcénat (SC FC Petrolul Ploiesti/Roumanie), Jeff Louis (AS Nancy/France), Kervens Fils Belfort (Le Mans/France) et Jean Eudes Maurice (PSG/France).
2 joueurs locaux (D1 Haïti), Hérold Charles Junior et Wild Donald Guerrier sont exclus de la sélection nationale pour cause d’abandon lors des récentes compétitions sportives nationales. [jep rc apr 04/09/2012 17:21]
[1] Le calendrier prévu est le suivant :
Vendredi 7 septembre 2012, Porto Rico vs Bermudes (5:00 pm = 21:00 gmt) et Haïti vs Saint-Martin (7:00 pm locales) ;
Dimanche 9 septembre 2012, Porto Rico vs Saint-Martin et Haïti vs Bermudes ;
Mardi 11 septembre 2012, Saint-Martin vs Bermudes (5:00 pm locales) et Haïti vs Porto Rico (7:00 pm locales).
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13357
Haïti/sud-est/Côtes –de- Fer: inondée, et menacée de choléra, de malaria, et de diarrhée.
Hier à 19h15 | Par BZ
La commune de Côtes-de-Fer s’éteint à petit feu, une extinction due à divers problèmes, calamités que vivent au quotidien sa population. Du 29 au 31 Août dernier une inondation a mis à genou la ville des Côtes de Fer. Quelques heures de pluie qui a mis en crue les ravines sèches des localités Laplaine et Abri.
L’eau venue d’Abri zone surplombant le cimetière communal a lessivé celui-ci et s’est mise avec l’eau venue de Laplaine pour inonder d’une eau boueuse épaisse et nauséabonde la ville entière. Quatre vingt dix neuf pour cent des maisons du centre ville de Côtes de Fer sont inondées par cette boue blanchâtre.
La population de Côtes-de –Fer est ‘’décapitalisée’’, livrée à lui-même, elle a tout perdu, seulement quelques organisations humanitaires comme la Croix Rouge, Handicape international l’accompagnent depuis ce jour. Samedi premier septembre dernier bonzouti.com présent à Côtes -de- Fer a constaté le sénateur de la République, élu du sud-est Edwin Zenny distribuant quelques enveloppes contenant un peu d’argent à quelques citoyens de Côtes-de-Fer, pendant que le délégué départemental du sud-est, Pierre Michel Lafontant effectuait une visite d’évaluation.
‘’Notre système d’addiction en eau est complètement détruit donc l’accès à l’eau nous devient très difficile. Nous étions obligés de nous rendre à Aquin dans le département du Sud pour acheter de l’eau potable. Cependant Handicap International vient de mettre en place un blader de 10,000 Litres pour que les gens puissent s’approvisionner en eau potable. La DINEPA a également envoyé un camion d’eau’’ a expliqué un citoyen de la cité.
Celui-ci a aussi avancé que ‘’des gens continuent à s’approvisionner dans une source appelée ‘’sous dèyè Pansyon’’ à cause d’une pension religieuse située en amont, malheureusement la latrine de cet établissement religieux se trouve directement sur la source polluant ainsi l’eau’’.
La population de Côtes de Fer a faim. Bonzouti.com a eu la chance de discuter avec des représentants communaux d’ONG œuvrant dans la zone, ceux-ci craignent une famine sévère dans les jours à venir.
La population de Côtes de –Fer est constituée en majorité de deux groupes de gens les vieillards et les très jeunes, les deux groupes les plus vulnérables, les jeunes laissent tous leur berceau pour la capitale, l’étranger, la ville des Cayes ou Jacmel donc il est urgent pour le gouvernement Lamothe d’intervenir à Côtes-de-Fer. Une distribution urgente de produits alimentaires et de kits d’hygiène s’impose.
Notons que 44 milles citoyens vivent à Côtes de Fer mais 600 familles seulement peuplent le centre ville. La pèche est la principale activité économique de cette zone, qui a un centre de sante, un tribunal de paix.
Source:Bonzouti.com
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http://bonzouti.com/actualite/actualite-No1484-Haiti-sud-est-Cotes-de-Fer-inondee-et-menacee-de-cholera-de-malaria-et-de-diarrhee-.html
Haïti - Social : Le Gouvernement vient en aide aux riverains de Côte-de-fer
04/09/2012 11:24:37
Le Président Michel Joseph Martelly, a dépêché, samedi 1er Septembre, une délégation dans la commune de Côte-de-Fer, pour évaluer les dégâts causés par les pluies diluviennes, survenues les 30 et 31 Août.
http://www.haitilibre.com/article-6557-haiti-social-le-gouvernement-vient-en-aide-aux-riverains-de-cote-de-fer.html
Des entrepreneurs déplorent des poursuites légales injustes
Plusieurs hommes d'affaires haïtiens critiquent la mesure d'interdiction de départ adoptée par les autorités fiscales et judiciaires.
L'entrepreneur André Apaid, a été empêché par les agents de l'Immigration de prendre l'avion à destination des Etats-Unis hier après midi. En colère l'homme d'affaires a révélé que son absence à une réunion d'affaire importante peut entrainer des conséquences néfastes pour son entreprise qui garanti plusieurs milliers d'emplois.
M. Apaid a nié avoir des créances envers le fisc et s'étonne que son nom figure sur la liste des personnalités coupables d'évasion fiscale. Ce qui s'est passé est grave, s'est plaint M. Apaid pour qui d'autres motifs inavouables sont à la base de cette décision.
C'est également l'avis du président de la Chambre de Commerce et d'Industrie d'Haïti (CCIH), Hervé Denis. Il s'insurge contre la mesure d'interdiction de départ qu'il qualifie de brutale. Cette politique du coup de poing est contreproductive de l'avis de M. Denis qui plaide pour une approche harmonieuse dans le cadre d'un partenariat public- privé. Tout en réaffirmant sa détermination à œuvrer en faveur de l'augmentation de l'assiette fiscale, M. Denis juge que les entrepreneurs ciblés font partie de la catégorie saine du secteur privé.
Le président de la CCIH également épinglé par les autorités fiscales nie toute évasion fiscale. Il assure que l'entreprise dont il est actionnaire à contesté certaines créances de la Direction Générale des Impôts (DGI).
C'est le cas également pour M. André Morneau qui selon son avocat, Edwin Cock, a contesté par devant les autorités judiciaires la dette de 82 millions de gourdes.
LLM / radio Métropole Haïti
Haïti-Commerce : Lancement des opérations de dénombrement des entreprises privées
P-au-P, 4 sept. 2012 [AlterPresse] --- « Où sont les entreprises, que font-elles et qui en sont les propriétaires ? » : c’est avec cette question que le premier ministre haïtien, Laurent Salvador Lamothe, a lancé, le lundi 3 septembre 2012, un processus de recensement des entreprises privées, apprend AlterPresse.
« Il faut avoir une base de données pour savoir ce qu’elles sont et si elles peuvent recevoir l’aide de l’État », se veut, exigeant, le chef de gouvernement.
Annoncé à la fin du mois d’août 2012 par le ministère du commerce et de l’industrie (Mci), ce processus de recensement des institutions commerciales et industrielles devrait permettre une meilleure gestion et un meilleur contrôle en les cartographiant.
Pour le lancement des opérations, Lamothe et le ministre du commerce, Wilson Laleau, ont décidé de visiter l’ancienne minoterie d’Haïti une usine de production de farine privatisée depuis 1998 sous le label des ‘Moulins d’Haïti’’.
L’entreprise ‘Moulins d’Haïti’’ est, de fait, la première à remplir le questionnaire d’enquête. Les raisons de ce choix ne sont pas communiquées par les autorités.
La démarche de dénombrement des entreprises, qui concerne celles reconnues ou non par l’État, mobilise cinq cents (500) jeunes et quarante deux (42) superviseurs pour tout le territoire national.
Toutefois, plus de 80% des activités économiques fonctionnent dans l’informel, selon le premier ministre.
La première phase des opérations de recensement aura lieu, au départ, dans les départements du Nord, du Sud et de l’Oeust.
Le contrôle de la qualité des produits, en circulation sur le marché haïtien, est un autre objectif poursuivi avec le projet de cartographie des entreprises privées, formelles et informelles.
La somme, disposée à la réalisation des opérations, ainsi que la durée de l’action ne sont pas précisées.
L’administration du président Joseph Michel Martelly et du premier ministre Laurent Salvador Lamothe vient de dénoncer une soixantaine d’entreprises, qui seraient en retard de paiement avec le fisc et appelées à comparaître par-devant la justice haïtienne.
Cette liste de 60 était d’abord de 300, explique Lamothe, qui souligne que les autres entreprises, ayant été informées, ont vite pris le chemin de la direction générale des impôts (Dgi).
Ce qu’il invite d’ailleurs les autres entreprises à faire. [srh rc apr 04/09/2012 11:17]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13355
Haïti/BSF: les bibliothèques créées ou reconstruites après le séisme revivent
Bibliothèques sans frontières (BSF) va inaugurer cette semaine en Haïti des structures de lectures publiques, scolaires et universitaires haïtiennes, frappées par le séisme de janvier 2010, que l'association a permis de créer ou de reconstruire.
Au total, ce sont plus de 460 structures haïtiennes qui ont bénéficié de l'appui de BSF depuis trois ans grâce à la dotation de 750.000 euros du Grand Prix culturel de la Fondation Louis D-Institut de France attribué à l'association en 2010, ont précisé mardi l'Institut et BSF dans un communiqué commun.
La visite en Haïti de Gabriel de Broglie, chancelier de l'Institut de France, et de Hélène Carrère d'Encausse, secrétaire perpétuel de l'Académie française, à partir de mercredi, permettra de faire le bilan de ces réalisations et des partenariats locaux mis en oeuvre depuis 2010, a poursuivi le communiqué.
Aux côtés de Patrick Weil, président de BSF, ils inaugureront notamment la bibliothèque numérique de l'université d'Etat d'Haïti, créée par BSF, et la bibliothèque du ministère haïtien des Affaires étrangères, entièrement reconstruite après le séisme. Ils découvriront également le "BiblioTaptap", la bibliothèque mobile qui dessert depuis juillet une quinzaine de lieux dans la région de Port-au-Prince.
Mme Carrère d'Encausse donnera aussi une conférence autour du thème "Le français en partage: langue et littérature en Haïti et en France" et M. de Broglie s'exprimera sur "Haïti dans la francophonie".
http://tempsreel.nouvelobs.com/education/20120904.AFP7679/haiti-bsf-les-bibliotheques-creees-ou-reconstruites-apres-le-seisme-revivent.html
lundi 3 septembre 2012
Haïti-Tourisme : Bras de fer entre la mairie et la direction départementale du ministère dans le Sud
Cayes, 02 sept. 2012 [AlterPresse] --- La direction départementale Sud du tourisme entreprend des travaux d’aménagement des principaux sites touristiques du département du Sud, d’Aquin à Tiburon, indique la directrice départementale du tourisme, Carine Condé.
Cependant, ces travaux ne sont pas vus d’un bon œil par la commission communale intérimaire des Cayes, qui se dit exclue des démarches, selon les informations obtenues par l’agence en ligne AlterPresse.
Renforcement des structures d’accueil des sites, aménagement physique et structurel, installation de blocs hydro-sanitaires : la direction departementale du tourisme a donné le coup d’envoi d’une vaste initiative.
Le ministère a un plan de formation des restaurateurs, hôteliers, des hommes et femmes de service et des guides-touristiques en vue d’améliorer les services offerts, fait savoir Carine Condé.
La direction départementale a déjà répertorié plus d’une vingtaine de sites à restaurer, à travers tout le département, dans le cadre de la politique du ministère, ajoute Condé.
A Gelée, localité située à environ 4 kilomètres au sud-est de la ville des Cayes, la direction départementale a entrepris la première phase des travaux d’infrastructures sanitaires et l’aménagement physique d’une partie de la plage.
Il y a environ 2 semaines, la nouvelle commission communale intérimaire des Cayes a demandé de suspendre les activités pour n’avoir pas été mise en courant de la faisabilité de ces travaux.
L’ancienne administration communale élue, mise a pied par l’actuelle administration politique, avait, non seulement autorisé la réalisation des travaux, mais aussi participé activement à la conception du projet d’aménagement de la plage, révèle à AlterPresse une source proche de l’administration communale.
Interrogés par AlterPresse, des habitants de Gelée (localité de la 1re section communale des Cayes) critiquent les autorités communales.
Pierre Michel Janvier, de l’Union des jeunes pour l’avancement de Gelée, déclare apporter son support à la direction départementale du tourisme pour le projet.
Pour sa part, le coordonnateur du groupement communautaire de Gelée, Jean Ronald Pierre-Louis, fait état de la mauvaise gestion de la plage par les autorités municipales.
Pierre-Louis leur demande de se ressaisir pour éviter tout éventuel soulèvement de la population contre elles.
La mairie souhaite seulement avoir des informations sur le déroulement des activités du projet et exercer un certain contrôle en tant que gestionnaire de la plage, avance, dans une entrevue à AlterPresse, l’ingénieur Aubierge Saint-Cyr, accusé d’être à l’origine du blocage des travaux.
« Nous ne faisons qu’exécuter un ordre de nos supérieurs hiérarchiques », argue Saint-Cyr, soulignant avoir, en personne, participé à la conception du projet.
AlterPresse a tenté en vain de joindre les maires intérimaires pour des explications supplémentaires. [js kft rc apr 02/09/2012 0:22]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13332
Un projet de création d'une école de pêche à Haïti - Crozon
jeudi 30 août 2012
André-Jean Le Floch vient de passer quatre mois en Haïti pour le compte de l'association crozonnaise Jeune Corail, en faveur d'une association locale, Haïtien L'Asoch devenue aujourd'hui Jeune Corail Haïti, toutes les deux présidées par le Dr Carmelle.
Si André-Jean a dû prolonger son séjour sur le terrain, c'est que les demandes d'aides sont très importantes et pas toujours faciles à réaliser, faute de moyens. Dans ce pays pauvre, il reste beaucoup à faire, et malgré les sommes importantes qui leur sont donnés, les Haïtiens ne voient rien venir et sont très déçus par les promesses faites et non-tenues.
De nombreuses actions
En quatre mois, André-Jean a mis en place un centre nutritionnel, acheté un second véhicule Tap-Tap pour assurer les huit parrainages locaux établis par les associations, distribué des repas aux enfants orphelins ou abandonnés.
Une première en Haïti
Il a participé à fabriquer et mouiller une base de pêche (DCP) devant le village de Phaëton pour assurer la reproduction du poisson et surtout élaborer un important projet de création d'une école de pêche pour les jeunes défavorisés du Cap-Haïtien (2 e ville du pays, a plus d'un million d'habitants) et des départements du Nord, en collaboration avec l'organisme SOS village d'enfants et en partenariat avec la coopérative de pêcheurs locaux la Coppra forte de 150 membres. Il reste maintenant à trouver les financements.
Si cette école pouvait être ouverte, ce serait une première en Haïti car il n'en existe aucune dans le pays. Toutes les autorités consultées sont favorables au projet et les ont encouragées pour le réaliser. Ce serait une avancée considérable pour toute l'île. Même la Minustah (Nations Unis) est très favorable au projet.
De plus, à la demande des pêcheurs, il est prévu de fabriquer et de mouiller de nombreuses bases de pêche (DCP).
André-Jean va tous les ans de un à quatre mois sur le terrain depuis 17 ans. Il a réalisé de nombreux projets et avait, il y a 5 ans, mis en place une base de ce type qui donne aujourd'hui d'excellents résultats.
http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Un-projet-de-creation-d-une-ecole-de-peche-a-Haiti-_29042-avd-20120830-63481767_actuLocale.Htm
Haïti-Isaac : Des paysans appellent l’Etat à subventionner la production agricole
correspondance Ethzard Cassagnol
Fonds Verrettes, 3 septembre 2012 [AlterPresse] --- Des paysannes et paysans de la commune de Fonds-Verrettes, victimes lors du passage de la tempête tropicale Isaac, demandent aux autorités de leur venir en aide en subventionnant leurs activités agricoles, selon les témoignages recueillis par AlterPresse.
Les personnes victimes du désastre, pour la plupart des paysannes et paysans, exigent de l’État un programme de subvention immédiate de la production agricole, pour qu’elles puissent relancer leurs activités.
S’ils ne reçoivent pas ce support institutionnel dans les jours à venir, la faim s’abattra sur leurs familles, craignent ces paysans.
Jusqu’à présent, aucune disposition n’a été mise en place par les autorités étatiques pour permettre à ces familles de faire face à leurs besoins.
Pendant le passage d’Isaac sur Haïti, six (6) personnes ont trouvé la mort non loin de Fonds Verrettes.
Quatre (4) femmes, qui venaient d’acheter des biscuits, sont décédées sur le chemin du retour à Gros Cheval (grande habitation). Elles sont originaires de « Pays pourri », une section communale de Ganthier.
Les deux autres personnes, un enfant et une femme, sont mortes respectivement à Forêts des Pins et à Oriani. La femme en question est décédée à la suite d’un effondrement de maison.
Aucun blessé n’a été enregistré.
Plus de 43 pour cent de têtes de bétail emportées et 66 pour cent de jardins détruits : tel est le bilan provisoire dressé par les paysans à Fonds-Verrettes.
825 maisons, dont 194 complètement détruites, ont été endommagées à Fonds-Verrettes , selon le bilan transmis par les autorités.
116 familles ont été déplacées, par la protection civile, vers des abris provisoires à l’approche du passage de la tempête Isaac (les vendredi 24 et samedi 25 août 2012), de peur que leurs maisons ne s’effondrent au passage de la tempête tropicale.
Ces 116 familles sont retournées vivre dans les mêmes zones à risque qu’auparavant, en général près de ravins. Elles continuent toujours de faire face à des problèmes de sécurité et de mauvaises conditions de vie.
Par ailleurs, cinq (5) nouveaux cas de choléra viennent d’être enregistrés à Fonds-Verrettes, selon les dernières informations transmises à AlterPresse.
Ces personnes infectées reçoivent actuellement des soins dans un centre de santé communautaire de la zone.
Le dernier bilan, émis par la protection civile après le passage de la tempête tropicale Isaac - qui a causé d’importants dégâts à l’habitat et à l’agriculture, fait état de 24 morts, 3 disparus et 42 blessés. [ec emb kft rc apr 03/09/2012 0:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13344
L'avenir du créole est-il lié à celui du peuple en Haiti ?
Le créole haïtien représente une de ces langues jeunes sur la valeur de laquelle plusieurs intellectuels, en Haïti même, ont du mal à se mettre d’accord. C’est à se demander d’où vient cette résistance, cette hystérie collective, en Haïti et ailleurs, qui consiste à nier au créole - malgré son statut de langue officielle au même titre que le français - la place qui lui correspond dans le patrimoine culturel du monde moderne. Les linguistes de toutes les tendances reconnaissent que chaque langue projette une vision du monde déterminée, une cosmovision qui particularise ses locuteurs par rapport à ceux des autres langues. Y aurait-il une caractéristique du créole haïtien qui refléterait l’alourdissement, l’inhibition, la paralysie de ce peuple à se structurer, à se prendre en main ? Pour répondre à cette question importante, interrogeons la sémiotique. Cette vaste discipline que Charles Sanders Pierce distingue de la sémiologie, englobe aussi la linguistique. Elle se définit, rappelons-le, comme la science de la production, de la codification et de la communication des signes.
Avec l’indépendance d’Haïti le 1er janvier 1804, nait en Amérique un cas unique au monde. La première république noire souveraine des temps modernes. Il est évident qu’elle ne disposait d’aucun repaire, d’aucun terme de comparaison. La France de l’époque symbolisait aux yeux de l’Amérique, notamment des Etats-Unis qu’elle avait aidé à se libérer, et du reste de l’Europe, une référence incontournable. Le rayonnement de ses lettres, le triomphe de sa révolution, l’universalité des principes qui s’en dégageaient, en faisaient un phare dans le monde. C’était tout naturellement que sa langue s’imposait dans toutes les cours européennes et est demeurée longtemps la langue de la diplomatie. De Varsovie à Athènes, de Berlin à Moscou, tout le monde voulait parler français. Dans un univers ainsi polarisé, « Les révolutionnaires (haïtiens) en mal de cohésion sociale » ont « copi(é) le seul modèle qui s’offrit à leur intelligence », celui des maitres qu’ils avaient vaincus, comme l’a si clairement exprimé l’anthropologue haïtien Jean-Price Mars.
Mais ces Haïtiens eux-mêmes, étaient le produit des esclaves venus du Dahomey, de la Guinée, du Bénin, du Sénégal, et parlaient des langues diverses. Pourquoi les faisait-on venir d’horizons si distincts ? Par calcul. En ignorant les langues et les cultures les uns des autres, en provenant de tribus différentes, ils ne risqueraient pas de se liguer entre eux pour affecter les intérêts de leurs oppresseurs et s’en libérer. Mais l’homme est un animal social. Son besoin de communication est inné. De cette nécessité vitale, de ce désir de contact avec l’autre naquit le créole. Cette langue s’est tissée grâce au français que les esclaves guettaient des lèvres de leurs maitres et aux nombreux dialectes africains des tribus dont les ressortissants étaient jetés sur les côtes d’Haïti. Elle est donc relativement jeune. Mais elle a souffert d’un handicap. Les maitres ne valorisaient que leur propre langue. Tout ce qui ne leur appartenait pas, langue, religion et couleur était différent, barbare. Les Grecs et les Romains antiques ne jugeaient pas autrement ce qui faisait son apparition hors des murs de leur cité. En tout cas, l’étymologie du terme barbare ne fait que le confirmer. Comment l’esclave qui se regardait avec les yeux du maitre, ne succomberait-ils pas à la tentation de reproduire son système de valeur ? Comment saurait-il éviter de sombrer dans cette crise d’identité frisant l’aliénation ? Celle qui vous porte à ne vous regarder qu’à travers le prisme de l’autre ? Cette déconstruction mentale, ce conflit individuel, était d’autant plus grave et profond, qu’aucune campagne d’éducation efficace n’a jamais été mise sur pied pour en éradiquer les séquelles. De sorte que le mal se perpétue. Haïti n’ayant pas été le seul pays à éprouver cette autocensure, c’est au nom de millions d’hommes que parlait Frantz Fanon dans cette analyse géniale intitulée Peau noire et masques blancs. Pour se distinguer de leur propre groupe d’appartenance, ceux qui parlaient le créole étaient les premiers à le dénigrer.
C’était évident que tant que le modèle à suivre arriverait de l’extérieur, la situation risquait de ne pas s’améliorer. Car comment demander à des puissances colonisatrices de reconnaitre et de valoriser une nation née d’une victoire sur le colonialisme et sur l’esclavage ? Comment leur demander de précipiter la fin de cet esclavage dans lequel puisait sa sève la révolution industrielle ? Est-ce pour rien que la France a attendu 20 ans avant de reconnaitre l’indépendance d’Haïti 44 ans avant d’abolir l’esclavage sur ses territoires ? Est-ce par hasard que les Etats-Unis aient libéré ses esclaves 59 ans après l’indépendance d’Haïti ? Le Vatican lui-même n’a couru le risque de signer un concordat avec Haïti qu’en 1860. Soit 56 ans après sa libération.
Ce contexte d’un XIXème siècle profondément marqué par l’ethnocentrisme était favorable à l’apparition de l’anthropologie physique. Cette étape sombre dans l’histoire de l’anthropologie. En effet, c’est l’époque où le mythe, la pseudoscience dénommée la phrénologie (ou craniologie) faisait son entrée dans le monde. Une discipline qui défrayait la chronique en prétendant établir comme un principe objectif que le caractère et les fonctions intellectuelles d’un individu sont déterminés par la forme de son crâne. Mais l’anthropologie culturelle est venue à la rescousse. Dès lors, rien d’étonnant que l’un des pionniers de cette face lumineuse de la discipline mentionnée ait été un Haïtien, Anténor Firmin. Ce qui peut-être explique paradoxalement que son œuvre majeur dans le domaine, De l’égalité des races humaines, publiée en 1885, ait connu un ostracisme complet pendant plus d’un siècle.
Au milieu de ces péripéties séculaires, les intellectuels haïtiens se sont vus confrontés à un grave dilemme. Comment orienter l’éducation dans le pays ? À partir du français ou du créole ? Le français, d’une part, représentait la langue du maitre, celle dont la valeur est attestée par le nombre de locuteurs et l’engouement qu’elle suscite parmi les nations les plus avancées. Le français représente donc une véritable fenêtre ouverte sur le monde après avoir été un butin de guerre, une arme de combat pour les esclaves libérés eux-mêmes. D’autre part, le créole, langue jeune, méprisée par le colonisateur comme inférieure, ne présageait rien de favorable pour des relations soutenues de ses locuteurs avec le reste du monde.
Mais dans ce conflit inégal, où doit-on chercher la vérité ?
Avant toute discussion, peut-être faudrait-il rappeler aux Haïtiens eux-mêmes qu’aucun critère strictement linguistique ne permet de distinguer une langue d’un dialecte ou d’un patois, ces deux derniers termes n’ayant qu’une charge péjorative. C’est pourquoi, seuls les critiques agressifs, dans leur accès de colère y ont recours pour intimider leurs interlocuteurs timorés. Ainsi que l’a fait ce journaliste dominicain, Julio Gautreau qui, pour contester la création d’une chaire de créole proposée par l’Université Autonome de Santo Domingo, parlait du créole comme d’« un patois, (d’) un jargon confus des Haïtiens ».
Comme les systèmes linguistiques ne se différencient pas des systèmes culturels, on peut appliquer aux premiers certaines conditions des seconds. Or « la vraie leçon à tirer de l’anthropologie culturelle est plutôt que, pour affirmer qu’une culture est supérieure à une autre, il faut fixer des paramètres. C’est une chose de définir ce qu’est une culture, et une autre de dire sur la base de quels paramètres nous la jugeons ». (À reculons comme une écrevisse, Umberto Eco, Grasset, Paris 2006, pp. 274-275)
En laissant de coté ces discussions oiseuses, sans compliquer inutilement le débat, on peut parler de la langue maternelle des Haïtiens en ayant recours à un concept mathématique. Qui a jamais pu résoudre une équation du second degré avant d’en savoir résoudre du premier degré ? On part de ce qui est connu pour déterminer ce qui est inconnu. On ne peut bien apprendre une discipline nouvelle qu’en s’appuyant sur ce qu’on en sait déjà. Le créole semble dans ce contexte, l’instrument le plus efficace pour assimiler rationnellement d’autres connaissances y compris celle du français. Ce même raisonnement vaut aussi pour les langues autochtones du Canada, des Etats-Unis ou d’ailleurs. De nombreuses études révèlent en effet que les enfants apprennent beaucoup mieux dans leur langue maternelle que dans n’importe quelle autre. Y aurait-il un concept d’enfant dont seraient exclus les enfants haïtiens ? En tout cas, voilà d’importants sujets de méditations et d’analyses pour les didacticiens et les pédagogues de tous les horizons.
Pour Leibniz, la langue est l’un des plus beaux monuments que peut bâtir un peuple. Cela commence de toute évidence par les chefs-d’œuvre graduellement produits dans cette langue qui la fixent et lui donnent sa physionomie propre. Poèmes, chansons, romans, contes, proverbes, sont autant de voies distinctes pour atteindre le même objectif. Dans le cas d’Haïti, le processus cristallisé par le premier roman en créole haïtien, Dezafi, de Frankétienne, s’est initié depuis bien longtemps. Et il ne fait que continuer. Mais cela ne suffira jamais. Il reste un travail périphérique, extralinguistique, à entreprendre pour donner à ce nouveau-né toute la latitude dont il a besoin pour accroitre sa robustesse et prendre la place qui lui correspond. La langue, ce n’est jamais exclusivement la langue. De par sa nature même, elle entre dans le cadre de ce que Marcel Mauss appelle un fait social global. Elle subit l’influence de l’histoire, de la politique, de l’économie, de la culture du peuple qui la parle. Un travail plus approfondi et à plus long terme attend donc d’être réalisé pour donner de la matière à cette langue qui n’aura jamais que le prestige de ses propres locuteurs. Car c’est de cela qu’il s’agit. La génération actuelle des éducateurs et surtout des politiciens haïtiens a-t-elle la volonté et la détermination d’atteindre un si noble objectif ?
Publié par Renos Dossous
http://haiti-nette.blogspot.fr/2012/08/lavenir-du-creole-est-il-lie-celui-du.html
vendredi 31 août 2012
Des automobilistes grognent, la police ne bronche pas : Bouclez-la !
Bouclez-la ! La police colle à tour de bras des contraventions pour « non-port de la ceinture de sécurité ». A Pétion-Ville, cela irrite. Et des automobilistes ne la bouclent pas, ils crient à la discrimination. Pire, au harcèlement. « Ce n’est pas possible, on a l’impression que tous les policiers du Service de la circulation, en faction à Pétion-Ville, n’ont qu’une mission : donner des contraventions », fulmine Jean Joseph, un entrepreneur dans la trentaine. « Ils ne conseillent pas, mais verbalisent, pénalisent », ajoute-t-il, irrité aussi par ce qu’il appelle un « harcèlement à but lucratif ».
Sur la fiche de contravention, il n’y a pas d'article sur le port de la ceinture, proteste Jean. En fin de compte, ce sont les affaires à Pétion-Ville que l’on pénalise. Car, outre le remorquage systématique des véhicules, la police place désormais des sabots pour immobiliser des véhicules mal stationnés, déplore-t-il, sarcastique pourtant en évoquant l’anarchie tolérée sur la voie publique dans le reste du pays, où des véhicules de transport en commun parquent des gens comme du bétail.
Cela n’attire pas l’attention du Service de la circulation. Mais cette dernière est d’une grande bienveillance à l’égard des automobilistes de Pétion-Ville que l’on prend pour des « gran nèg », ironise Francis, 36 ans, qui souligne en revanche n’être pas opposé aux normes et aux règles clairement signalées sur la voie publique.
« Non, il n’y a ni discrimination ni harcèlement contre les automobilistes à Pétion-Ville. C’est dans cette commune que l’opération pour le port de la ceinture de sécurité a commencé. C’est pour cela que des gens peuvent avoir cette impression. Mais nos policiers font ce même travail à Delmas, à Carrefour, à Croix-des-Bouquets, à Port-au-Prince et dans d’autres communes de la zone métropolitaine », répond le commissaire divisionnaire Will Dimanche, responsable de la DCPR. Cette mesure n’est pas encore appliquée à l’échelle nationale uniquement à cause d’un problème d’effectif, ajoute-t-il, confirmant que l’article 42 de la loi du 4 avril 1986 régit les contraventions au Code de la route. « Cet article oblige le port de la ceinture de sécurité et du casque pour les motocyclistes », soutient Will Dimanche, qui rejette fermement une quelconque motivation financière dans les opérations de la DCPR. « La police gagne quand la circulation est fluide, quand il y a moins d’accidents de la route », déclare Will Dimanche. « L’automobiliste qui s’est mal garé paie 2 500 gourdes pour que le sabot soit enlevé. La DGI, pour le compte de l’Etat haïtien, perçoit 1 000 gourdes de ce montant et 15 % de TCA sur les 1 500 reviennent à la compagnie privée effectuant ces opérations, indique-t-il. Pour les remorquages, 4 000 gourdes sont exigées. Sur ce montant, l’Etat ne perçoit rien. Cependant, une partie est versée au crédit de la DCPR car celle-ci effectue des opérations, notamment de libération de la voie publique des carcasses de véhicules », explique Will Dimanche.
Convaincu que ces mesures difficiles à accepter visent à garantir la sûreté et la sécurité des usagers de la voie publique, Will Dimanche affiche de la satisfaction face à la réduction du nombre d’accidents sur les routes nationales. « Les postes de radars sur les nationales numéro 1, 2 et 3 ont dissuadé les camionneurs de faire des excès de vitesse », indique le commissaire divisionnaire. En général, les gens sont réticents au changement. Cependant, on doit accepter qu’Haïti est un pays. Il y a des règles et des normes à respecter », argumente Will Dimanche, ajoutant que tout le monde porte la ceinture de sécurité à l’étranger sans rouspéter. « C’est, comme son nom l’indique, une ceinture de sécurité. Si elle n’était pas nécessaire, les constructeurs d'automobiles ne l’auraient pas mise dans chaque véhicule », souligne Will Dimanche. C’est pour votre sécurité. Bouclez-la !», confirme-t-il, décidé à continuer sur sa lancée, malgré la grogne des uns et des autres…
Roberson Alphonse roberson_alphonse@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article4.php?newsid=108580
Et si enfin le «décollage» (take-off) devenait réalité ?
La volonté présidentielle d’accès généralisé au crédit est louable; en effet, vouloir du crédit pour tous part d’un bon sentiment. Seulement, même dans un Etat de bien-être (le «welfare state», le banquier n’est tenté de jeter de l’argent par la fenêtre. D’abord, l’argent au chaud dans son coffre-fort n’est pas le sien, il appartient au déposant. Ensuite, le réflexe de rétention est automatique chez le banquier. Aucun employé de banque n’assiste de gaieté de cœur aux retraits massifs de la clientèle. La raison tient en ce que, à un rythme ininterrompu, à une cadence soutenue, les désirs de retrait massif finissent par déstabiliser le système.
La confiance réciproque
Pour enrayer une panique des déposants, rien de mieux que la diligence de la Banque centrale à inonder de numéraire la banque menacée. Dès lors que celle-ci prouve sa capacité à répondre aux demandes multiples des épargnants, le calme revient. Les files se défont devant les guichets. En somme, la confiance est revenue. Et même la banque commerciale place la confiance à son plus haut exposant en traitant avec un client potentiel. Et sur quelle base accorde-t-elle un prêt ? Réponse : En fonction de la solvabilité de l’éventuel emprunteur. Comment est-on solvable ? On l’est par sa capacité à honorer son obligation, en un mot à rembourser le prêteur aux termes convenus.
Le statut d’entrepreneur pour emprunter
Quels sont les opérateurs (économiques) aptes à gagner la confiance du banquier (du prêteur) ? Grosso modo, ce sont les entrepreneurs. Dans quelle que soit l’activité entreprise, on est digne d’intérêt aux yeux du banquier. Toute l’habileté consiste à obtenir le premier financement. Et quand on paie rubis sur ongle (bref quand on est réglo) et avec les habitudes de contracter affaire, la confiance est acquise. L’entrepreneur commercial, l’entrepreneur petit ou moyen, l’entrepreneur agricole, l’entrepreneur industriel, tous présentent de l’intérêt pour le banquier. Les demandes de financement doivent être justifiées. Et même, dépendamment de l’importance du projet – agricole, hôtelier ou industriel –, le banquier réclame une étude préalable. C’est dire que le crédit, c’est du sérieux. Le banquier ne l’accorde qu’avec l’intuition (l’intime conviction) de bien miser l’avoir des déposants. Comme quoi il fait une bonne affaire en ajoutant à son livre des clients un nouvel emprunteur.
Ecarté le critère du crédit à la consommation
Pour les besoins de la démonstration, il n’est point nécessaire d’évoquer le crédit à la consommation dont le bénéficiaire est jugé sur son revenu, c’est-à-dire son pouvoir d’achat. Le pouvoir d’achat de son salaire ou de ses rentes est le critère qui est retenu par le banquier en cas de sollicitation d’un financement pour l’équipement de la maison ou du ménage.
The bargaining power
En dehors de ces cas de figure, il est illusoire d’espérer voir le banquier se débarrasser des avoirs à lui confiés. Le défi majeur à relever par le gouvernement est de mettre du pouvoir d’achat entre les mains de la population, comme nous ne cessons de le répéter. Comment ? En incitant les investisseurs à placer leurs mises dans tous les secteurs productifs. Seulement voilà, les investissements agricoles ne sont pas valorisés, je veux dire appréciés à leur juste valeur. Pourtant, l’agriculture absorbe des bras. Ces jours-ci, on observe un regain d’intérêt dans l’infrastructure hôtelière. Encourageant. Seulement, l’Ecole hôtelière d’Haïti réclame de l’aide pour couvrir le territoire afin d’assurer la formation des jeunes, désireux d’œuvrer dans le secteur. Je retiens ces deux secteurs d’activité parce que l’industrialisation exige un effort colossal que nous sommes incapables pour le moment de déployer. Illustration : Supposons la soudaine éclosion de l’industrie pharmaceutique, où trouver les chimistes en nombre suffisant ? Déjà, pour les brasseries existantes, leur nombre est restreint. Et ce type de formation s’installe dans la durée.
L’exemple sud-coréen
On n’en finirait pas d’identifier les conditions pour sortir du chômage massif, de relever les freins dans le désir légitime du mieux-être de la population, mais on entrevoit déjà la difficulté de transformer le rêve du crédit généralisé en réalité. Je crois plutôt que les élites (économiques et socioprofessionnelles) ont du pain sur la planche. Que faut-il faire pour vaincre leurs réticences ? Et si le gouvernement se dotait d’un véritable plan de développement comme l'a fait le général Park Thung-Hee en Corée du Sud ? En trois grands bonds, en trois décennies (1950-1960, 1960-1970 et 1970-1980), l’économie sud-coréenne est passée de l’arriération à l’industrialisation. Il y eut à la base la volonté d’un homme, d’un militaire, autrement dit sa vision. L’exemple sud-coréen est dans tous les esprits.
Jean-Claude Boyer Jc2boyere@yahoo.com
http://www.lenouvelliste.com/article4.php?newsid=108068
La révolution mains propres-caisses pleines
Le gouvernement Martelly-Lamothe est sur pied de guerre. Contre les contrebandiers et les mauvais contribuables. C’est au pas de charge, avec la loi comme boussole, que le Comité interinstitutionnel de lutte contre la contrebande, la fraude fiscale, le blanchiment des avoirs et la corruption mène ses opérations.
Les résultats sont tangibles. Les millions enflent les caisses du Trésor public depuis le lancement des actions. Des tonnes de marchandises sont saisies. Des fonctionnaires indélicats sont aux arrêts. Des listes de contribuables en contravention sont rendues publiques. D’autres mesures sont attendues.
Dans le train des sanctions, le numéro 1 de la Direction générale des impôts laisse fuiter l’information qu’une liste de soixante retardataires récalcitrants a été dressée. Les désignés seront interdits de quitter le pays dans les jours qui viennent.
C’est comme un "lagè-avèti-pa-tiye-kokobe" ou un venez-mettre-vos-devoirs-au-propre. La DGI avertit avant de sévir. Cette annonce est un tournant dans la lutte contre les mauvais contribuables.
La détermination de l’administration est sans faille. Selon ce qui se dit, le président de la République a donné toute latitude à son Premier ministre pour conduire cette mission mains propres, caisses pleines. Laurent Lamothe s’y adonne sans réserve. Chaque jour, il réclame plus de résultats à ses hommes sur le terrain.
Le président Martelly le dit à la blague très sérieusement : il n’interviendra pas pour alléger le courroux de la loi contre ceux qui ne versent pas à César ce qui est dû à César.
Dans les mois qui viennent, les recettes vont s’envoler, les prix aussi, craignent certains qui se disent que la détente fiscale bénéficiait à tout le monde. Sauf au Trésor public.
Consommer moins cher ou construire l’Etat de nos rêves est un dilemme. Plus de moyens pour plus de projets, aucun contribuable ne peut s’y opposer ouvertement. Souhaiter vivre dans un autre pays commence par des taxes acquittées.
Martelly et Lamothe vont cependant devoir donner plus que ce qu’ils récolteront dans un pays qui adore recevoir sans contrepartie.
Faire payer ce qui revient à l’Etat, faire payer de plus en plus de contribuables, faire de chaque citoyen un assujetti à l’impôt, c’est une révolution qui est en cours. Nul ne peut prédire ce qu’il en adviendra.
Frantz Duval
http://www.lenouvelliste.com/article4.php?newsid=108543
Haïti-Politique : Un Cep, à quel prix ?
Un tour de force prévisible…
P-au-P, 31 août 2012 [AlterPresse] --- Un nouveau tour de force s’annonce ce 31 août 2012, avec la perspective pour l’assemblée nationale de choisir, sur des bases irrégulières, des représentants du corps législatif devant siéger à un organisme électoral dit permanent, relève l’agence en ligne AlterPresse.
Encore une fois, les politiciens de tout poil avanceront des manœuvres, arguments et arguties, pour justifier le viol de la Constitution du 29 mars 1987, qui avait banni la participation des trois pouvoirs formels (exécutif, législatif et judiciaire) dans la constitution de l’organisme devant conduire les processus électoraux.
Ils entendent désigner, de manière provisoire, 3 noms devant siéger à l’organisme électoral qu’ils qualifient de “permanent”, sans tenir compte des contestations déjà soulevées dans un processus initié à bout de bras par l’appareil politique en place.
Avec l’appui d’un regroupement politique dénommé “Inite” (unité), une version dite amendée de la Constitution de 1987 a été reproduite en juin 2012 (plus d’une année après un vote d’amendement suspect, réalisé à la va-vite et sans aucun débat sérieux avec les couches vives nationales) par l’administration politique de Joseph Michel Martelly, avec des modifications de taille, sautant d’un revers de main des verrous placés par les constituants de 1987.
Un grand risque demeure pour des élections avec un organisme électoral “présidentiel”, puisque les 6 membres déclarés investis comme “conseillers permanents” sont soupçonnés de “soumission” au régime actuel.
Ainsi, les résultats des futures compétitions électorales seront-elles connues à l’avance, craignent des dirigeants politiques.
Non seulement, le processus ayant conduit aux amendements de la Constitution de 1987 est vicié, mais encore et surtout tout ce qui s’en est suivi tend à hypothéquer l’avenir d’Haïti avec la possibilité pour un régime politique d’asseoir une mainmise totale sur l’ensemble des institutions fondamentales.
15 mois après l’investiture d’un ancien chanteur à la présidence en Haïti, Martelly semble jouir de pleins pouvoirs, avec la complicité d’un parlement asservi ayant tendance à marcher dans ses vues non démocratiques.
Depuis le début de l’année 2012, est mis en branle un processus de renvoi d’administrations communales élues au profit d’entités appelées “agents exécutifs intérimaires”, en guise de parade pour la non tenue, à la fin de 2011, d’élections pour le renouvellement d’un tiers du sénat et des 140 conseils municipaux.
Certains “agents exécutifs intérimaires” sont des repris de justice, dénoncent des parlementaires.
Désormais, les assemblées territoriales sont écartées dans le débat démocratique (pas de représentation au conseil des ministres, ni aucune participation dans la formation de l’organisme électoral) au profit d’un dirigisme et d’une politique autocratique, dessinés par une propagande de mauvais aloi mettant toutes les actions administratives sous le compte de la présidence.
De quel organisme électoral s’agit-il ?
Campant sur sa position, Michel Martelly souhaite que ces élections soient organisées avec “son” conseil électoral permanent (Cep), contesté (bien avant sa constitution) par des personnalités de la scène politique, notamment des parlementaires.
La version, dite “reproduite” par l’administration Martelly/Lamothe de la Constitution , voudrait que “ce” conseil électoral permanent soit formé avec 9 membres, avec 3 membres représentant respectivement les pouvoirs exécutif, judiciaire et législatif.
Les assemblées territoriales, prévues par la Constitution de 1987 et qui n’avaient jamais été formées durant les vingt-cinq dernières années (de 1987 à 2012), par les régimes qui se sont succédé, semblent apparemment écartées…
La manière, dont les 3 représentants du pouvoir judiciaire ont été désignés, reste très controversée. Le choix de ces derniers a été fait en l’absence de plus de la moitié des membres du conseil supérieur du pouvoir judiciaire (Cspj), composé essentiellement de 9 personnes.
Des représentants de partis politiques, des membres d’organisations de défenses des droits de la personne et d’organisations sociales, soutiennent que le Cspj travaille pour le compte de Michel Martelly.
Deux membres du Cspj, qui rejettent le tour de force du président du Cspj (Anel Alexis Joseph) dans le choix des “représentants’ du judiciaire, ont démissionné.
Le mouvement de rejet du processus électoral en cours n’aurait pas encore ralenti le zèle du président-chanteur, Michel Martelly, d’avancer “contre vents et marées” dans l’organisation d’élections déjà qualifiées de “truquées, malhonnêtes et non transparentes” par de nombreuses voix.
Martelly presse les parlementaires de monter dans le train en marche …
« L’Exécutif attend encore les trois représentants du parlement, afin d’atteindre le nombre de neuf conseillers électoraux, que doit contenir l’institution électorale… », indique la présidence dans une déclaration rendue publique le jeudi 30 août 2012.
« Le président de la république, toujours ouvert au dialogue (…) », lit on dans cette même note du bureau de communication de la présidence.
Une apparence d’ouverture politique, qui n’apportera aucune vraie modification, ni dans la composition de l’actuel organisme, ni dans le processus amorcé contre l’avis des partis politiques, car la détermination présidentielle est d’ « aller dans le droit chemin, en ce qui a trait au conseil électoral permanent ».
Ou encore un conseil électoral « présidentiel », selon le qualificatif attribué par des sénateurs et des députés à cette institution, mise sur pied par Martelly.
Pour un conseil électoral de consensus
Les président et vice-président de l’assemblée nationale, respectivement Dieuseul Simon Desras et Lévaillant Louis Jeune, ont convoqué les parlementaires à une assemblée nationale pour ce vendredi 31 août 2012.
À l’ordre du jour : le lancement du processus pour la désignation des trois (3) représentants du parlement au Cep.
Une assemblée, « importante » pour le député Vickens Dérilus, qui en voit une occasion de bien prendre connaissance de la position d’un groupe de 40 députés contestatatires du conseil électoral instauré par Martelly.
« Nous maintenons notre position : un conseil électoral de consensus », soutiennent les sénateurs Jean Charles Moïse et Wetsner Polycarpe.
Une vision, partagée par les 40 députés signalés. Tous optent pour une organisation électorale de circonstance, qui n’aura qu’à organiser les prochaines élections.
« Je serai présent dans l’enceinte, mais je ne participerai pas à cette assemblée », reste, ferme, le sénateur Polycarpe
« Je n’y serai pas. Martelly doit reculer », insiste Jean Charles Moïse.
Organiser les élections avec ce conseil, établi par Michel Martelly, ne permettra pas de tenir des scrutins honnêtes, crédibles et réalisés dans la communion de toutes les parties en présence dans la vie sociopolitique haïtienne, soulignent Moïse et Polycarpe, qui refusent de sacrifier les acquis démocratiques.
Pour envoyer des représentants dans ce conseil, il faut 2 tiers de chacune des deux chambres , soit 66 députés et 20 sénateurs.
Or, dans le contexte actuel, le sénat n’a que 20 membres, qui ne seront pas, tous, présents à l’assemblée nationale convoquée pour le 31 août 2012.
Ce qui risque d’aboutir au « constat de l’impossibilité matérielle », de désigner ces personnalités, selon le député Dérilus.
Ainsi, la situation reste t-elle tendue.
“Il ne sera pas possible d’attendre, sans fin, le parlement, qui n’arrive pas encore à statuer sur la situation”, estime, dans ses sorties médiatiques, le porte parole de la présidence, Lucien Jura.
Une impatience, qui s’oppose visiblement à l’attente nationale - qui a marqué la première année de gestion de Martelly - quant à la promulgation ou non de la version amendée de la Constitution de 1987.
Une démarche, entreprise par Martelly au mois de juin 2012, plus d’une année après son investiture le 14 mai 2011, en autorisant une version amendée de la Constitution de 1987 que l’actuelle administration qualifie de “reproduction”. [srh rc apr 31/8/2012 1:18]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13341
Après la tempête tropicale, Haïti redoute le choléra
LE MONDE | 27.08.2012 à 17h13
Par Jean-Michel Caroit (Saint-Domingue, correspondant)
Au moins 10 morts et plus de 20 000 personnes évacuées : le bilan s'est alourdi sur l'île d'Hispaniola, que se partagent Haïti et la République dominicaine, vingt-quatre heures après le passage de la tempête tropicale Isaac. Après avoir balayé les provinces orientales de Cuba sans faire de victimes, Isaac a atteint le sud de la Floride, dimanche 26 août, contraignant le parti républicain à reporter de vingt-quatre heures l'ouverture de sa convention.
Face aux risques d'inondations et de glissements de terrain, les autorités dominicaines et haïtiennes ont maintenu l'état d'alerte. Selon Joseph Edgard Célestin, responsable de la protection civile haïtienne, quatre des huit victimes enregistrées en Haïti sont des fillettes victimes de chutes d'arbres, d'éboulements ou emportées par des rivières en crue.
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Juan Manuel Mendez, directeur du centre des opérations d'urgence en République dominicaine, a confirmé la mort de deux hommes, dont l'ancien maire de Villa Altagracia, au nord de la capitale, noyé en tentant de traverser une rivière.
PLUIES TORRENTIELLES ET VIOLENTES BOURRASQUES
Des centaines d'habitations ont été détruites dans les deux pays, notamment dans la région touristique de Jacmel, au sud d'Haïti. Précaire en temps normal, le service électrique a été sévèrement affecté. Plus de 400 000 foyers étaient toujours privés de courant dimanche soir en République dominicaine. Des routes ont été coupées par des coulées de boue et des ponts détruits, isolant 90 localités dans ce pays.
La situation était plus dramatique en Haïti, où près de 400 000 rescapés du tremblement de terre de janvier 2010 - qui a fait plus de 250 000 morts - sont toujours entassés dans des camps. Selon la Mission des Nations unies en Haïti (Minustah), "de nombreuses tentes et bâches ont été emportées" par les vents d'Isaac qui ont dépassé 100 km/h. Cité Soleil, le plus vaste bidonville de la capitale haïtienne, a été inondée par la crue de la rivière Grise.
Peu avant l'arrivée de la tempête, les autorités ont tenté d'évacuer plusieurs camps. De nombreux réfugiés ont refusé de partir, craignant que leurs maigres possessions ne soient pillées ou que l'évacuation ne se transforme en éviction définitive.
Les pluies torrentielles et les violentes bourrasques d'Isaac ont provoqué d'importants dégâts dans l'agriculture. Les pertes de récolte et de bétail pourraient accélérer la hausse des prix des produits alimentaires enregistrée ces dernières semaines.
Les inondations risquent aussi de provoquer une résurgence de l'épidémie de choléra qui a fait plus de 7 500 morts depuis octobre 2010, selon plusieurs ONG présentes en Haïti. "Les prochaines semaines seront cruciales pour empêcher la propagation du choléra", souligne Jane Cocking, directrice de l'aide humanitaire de l'ONG britannique Oxfam.
"DYSFONCTIONNEMENT DE LA SURVEILLANCE ÉPIDÉMIOLOGIQUE"
Le Bureau des Nations unies pour les affaires humanitaires s'est récemment inquiété de l'insuffisance des capacités d'accueil pour faire face à une recrudescence de l'épidémie, soulignant que "le pays ne dispose que de 468 lits, alors que 2 500 lits étaient disponibles lors du pic de juin 2011".
Médecins sans frontières a aussi mis en garde contre le manque de moyens et "le dysfonctionnement du système de surveillance épidémiologique".
Il y a un mois, le coordonnateur humanitaire des Nations unies en Haïti, Nigel Fisher, ne cachait pas sa déception face au manque d'empressement des bailleurs de fonds. Seuls 47 millions de dollars (37,6 millions d'euros) avaient été collectés fin juillet, sur les 231 millions sollicités en début d'année par les Nations unies pour faire face aux besoins humanitaires les plus urgents.
"Les fragiles progrès pourraient être menacés sans l'apport continu des bailleurs", soulignait M. Fisher. Le président haïtien, Michel Martelly, qui a annulé un voyage au Japon à l'approche de la tempête, a critiqué la lenteur de l'aide internationale.
Il a demandé une accélération des décaissements, notamment pour reloger les nombreux sinistrés qui vivent encore sous des tentes. Dimanche soir, Isaac se dirigeait vers la Louisiane, l'Alabama et le Mississippi, où l'état d'urgence a été décrété.
http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/08/27/apres-la-tempete-tropicale-haiti-redoute-le-cholera_1751819_3244.html
Isaac rouvre les plaies d'Haïti
Rédaction, Romain De Oliveira
| 30/08/2012
L'ouragan Isaac a frappé les Haïtiens qui vivent toujours dans des tentes.
Aucune victime n'a été enregistrée aux États-Unis après le passage de l'ouragan Isaac le 30 août 2012. Ce n'est pas le cas en Haïti. L'île qui ne s'est pas encore relevée des ravages du séisme en janvier 2010 déplore des victimes.
Depuis que l'ouragan a frappé l'île, les 24 et 25 août 2012, “on comptabilise 24 personnes décédées, 42 blessés et un peu plus de 6000 familles qui ont besoin d'un abris”, indique Georges Ngwa Anuongong, responsable de la communication du Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (Ocha), basé en Haïti.
Un bilan sévère, mais moins grave qu’on aurait pu l'imaginer, compte tenu du nombres d'Haïtiens encore sans logement: “Plus de 300.000 personnes vivent encore sous des tentes”, explique Gaspard Dorélien, journaliste pour le quotidien haïtien Le Nouvelliste. À Port-au-Prince, la capitale, beaucoup d’Haïtiens ont été “déplacés dans des bâtiments publics ou des aires de jeu. Il y a eu une grande mobilisation avant la tempête et beaucoup de personnes ont pu être mises en lieu sûr.”
Pour Vanessa Huguenin, chargée d’informations au sein de l’Ocha à Genève, le pire a été évité grâce à l’anticipation de l'ouragan. Des stocks de nourriture ont été prévus quelques jours avant l’arrivée de la tempête. “J’ai moi-même vu des photos où l’on constate la distribution de nourriture”, confirme Gaspard Dorélien.
Le plus dur est à venir
Un rapport de l’Ocha révèle que selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), “il y aurait des pertes très importantes de récoltes de banane, sur des producteurs déjà affectés par les effets de la sécheresse des campagnes d’hiver et de printemps 2012.”
Pis encore, "un pic de choléra a été enregistré, explique Georges Ngwa Anuongong, alors que l'on constatait une baisse importante depuis début 2012. Il faut donc que nous restions très vigilents.”
> Pour comprendre les enjeux de la reconstruction en Haïti, vous pouvez lire ou relire notre dossier spécial.
Crédit photo: MINUSTAH/Victoria Hazou
http://www.youphil.com/fr/article/05629-isaac-rouvre-les-plaies-d-haiti?ypcli=ano
Haïti-Budget national : L’investissement, parent pauvre des dépenses ministérielles ?
P-au-P, 31 août 2012 [AlterPresse] --- Environ 20% seulement du budget d’investissement de l’exercice fiscal 2011-2012 a été dépensé, selon ce qui a été révélé lors de l’audition, le mercredi 22 août 2012, de trois ministres devant la commission économie et finances du sénat de la république, a observe l’agence en ligne AlterPresse.
Certains ministères ont dépensé jusqu’à 70% de leur budget de fonctionnement au 30 juin 2012.
Par contre, les dépenses d’investissement n’ont pas été effectivement engagées.
Cette 3e audition qui s’est déroulée en présence d’une dizaine de sénateurs, concernait le ministre de la culture, Mario Dupuy, la ministre des affaires sociales, Josépha Gauthier, et la ministre à la condition féminine, Yannick Mézile.
La ministre Mézile, qualifiée de doublure de la femme du président, Sophia Saint Rémy Martelly, par les sénateurs lors de la séance d’audition, a été très critiquée.
Sur les 86 millions de gourdes (Us $ 1.00 = 43.00 gourdes ; 1 euro = 58.00gourdes aujourd’hui), affectées à son ministère, seulement 15% ont été dépensées, relèvent les sénateurs.
La raison se situe dans le fait que le ministère a encore 7 projets non exécutés, a toutefois répondu Mézile, pour se défendre.
Pour sa part, le ministre de la culture, Mario Dupuy, s’est plaint de l’ « insuffisance » de l’enveloppe de son ministère, en dépit d’une très nette augmentation.
L’investissement du ministère de la culture, à partir du secteur public, a subi une baisse de 65 millions de gourdes lors de l’exercice antérieur.
Pour l’exercice fiscal de l’année 2012-2013, le ministère de la culture - bien qu’il ait été détaché de la communication - dispose d’une enveloppe de 159 millions de gourdes.
Moins de deux semaines, depuis son arrivée au ministère des affaires sociales, Josépha Gauthier est intervenue à l’audition pour déplorer des irrégularités dans les traitements salariaux, octroyés aux fonctionnaires de certaines institutions attachées au ministère.
Gauthier a particulièrement pointé l’office national d’assurance vieillesse (Ona), dont le directeur général, Bernard Dégraff, percevrait un salaire supérieur à celui de son ministère de tutelle.
Ceci doit être corrigé dans le plus bref délai, indiquent les sénateurs, sans aller dans les détails.
« L’objet fondamental de l’audition [du 22 août 2012] , c’est de mettre l’emphase sur l’aspect investissement de ce budget, car 89 milliards seront proposés pour les dépenses d’investissement, avec 40 milliards de l’assistance internationale et environ 40 milliards des ressources internes », à en croire le président de la commission économie et finances du sénat, Jocelerme Privert.
De fait, cette commission, qui est à la recherche d’une articulation entre les différents ministères, souhaite aussi s’informer de la capacité de ces ministères à s’acquitter de leurs redevances envers la population haïtienne, indique Privert.
Les auditions au sénat sur le projet de loi finances 2012-2013 se sont poursuivies le mardi 27 août 2012 avec d’autres titulaires de ministères.
La loi, qui a été revue à la hausse par les députés, etait en discussion, pour un vote final, au sénat, dans l’après-midi du jeudi 30 août 2012. [jep kft rc apr 31/08/2012 1:20]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13288
Haïti – Institutions : Monsieur Justice en Haïti, Anel Alexis Joseph, alimente la polémique
P-au-P, le 31 août 2012 [AlterPresse] --- Anel Alexis Joseph, qui circulerait désormais dans un véhicule blindé, est sous le feu des projecteurs et des critiques depuis quelques semaines, relève l’agence en ligne AlterPresse.
Tour d’horizon.
Le double président, de la cour de cassation et du conseil supérieur du pouvoir judiciaire (Cspj), véritable Monsieur Justice en Haïti, se voit principalement reprocher son accointance avec la présidence de Joseph Michel Martelly, dont il est d’ailleurs le parrain.
En qualité de président de la cour de cassation, Anel Alexis Joseph avait nommé, dans des conditions jugées irrégulières, les 3 membres appelés à siéger au conseil électoral permanent, en charge notamment de la surveillance des élections : Yves Benoit Jean-Marie, Patrick Métellus, Salnave Exantus.
Suite à cette décision unilatérale, deux membres dudit conseil avaient présenté leur démission, provoquant un gel des institutions.
Dans le bras de fer qui l’opposait avec le législatif, qui se refusait à nommer les trois membres manquants, Martelly a décidé de légaliser, au lieu de neuf, un Cep à six membres, dont l’un, Josué Pierre-Louis, a du démissionner comme ministre de la justice après l’arrestation arbitraire et illégale du député Arnel Belizaire en octobre 2011, avant d’avoir été recyclé au palais national.
De facto, une fracture nouvelle apparaissait dans l’équilibre et la séparation des trois pouvoirs : justice et exécutif d’un côté, législatif de l’autre.
A cela, s’ajoute la bataille engagée, ces derniers jours, par le sénateur du Nord, Jean Charles Moïse.
Celui-ci entend entacher d’illégalité la nomination d’Anel Alexis Joseph à la présidence de la cour de cassation, se fondant sur l’article 51 de la loi de 2007 portant statut de la magistrature, qui fixe à 65 ans la limite d’âge pour qu’un juge voie son nom porter sur une liste pour fin de nomination.
Anel Alexis Joseph est âgé aujourd’hui de 72 ans.
L’issue de cette croisade pourrait provoquer une série de réactions en chaîne, qui fragiliserait à nouveau le régime.
Si sa destitution était décidée, il est possible que les nominations, prises en qualité de président de la cour de cassation, soient également attaquées.
Ceci renverrait ainsi le Cep à la case départ avec trois (3) membres, perçus comme trop proches de Martelly, et six (6) membres manquants, dans un contexte de forte suspicion des pouvoirs législatif et judiciaire. Un Cep inexistant.
Le ton monte à l’encontre de Maître Anel Alexis Joseph et le pouvoir marche sur des œufs.
Décidément, il existe toujours une attaque personnelle, dont la gravité, à écouter ceux qui la déclenchent, légitime le blocage des institutions.
Le problème de fond, étant de pourvoir distinguer les guéguerres d’influences à la véritable passion pour la légalité démocratique. [jp kft rc apr 31/08/2012 0:35]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13294
Haïti/ tempête Isaac: le sud-est sujet à des épidémies.
Le secteur agricole est le plus touché par la tempête tropicale Isaac, 86% des plantations sont détruites dans le sud-est selon les institutions officiellement autorisées à informer la Protection civile. La destruction de ces plantations engendrera à coup sûr une famine dans quelques mois encore :
‘’ Il est urgent pour le gouvernement en place de se préparer à faire face à une famine dans le pays. Une politique devrait être mise en place pour supporter la population a ce moment la’’ souligne l’agronome-nutritionniste Odile Thamar rencontrée par Bonzouti.com.
La famine est à craindre cependant le plus grand danger est cette possibilité d’avoir des épidémies de choléra de diarrhée, de malaria et de typhoïde.
La plupart des organisations humanitaires œuvrant sur le terrain sont d’accord là-dessus le pays est sujet à de graves épidémies.
Dans le sud-est la majorité des points d’eau utilisés habituellement par la population pour s’approvisionner sont contaminés par de la matière fécale.
‘’J’ai constaté de mes yeux au bas de la ville de Jacmel toutes les latrines sont débordées et l’eau des inondations entraine toutes les matières fécales et d’autres détritus dans les puits, les sources, les bassins de la zone...’’ a témoigné un étranger membre d’une institution humanitaire.
C’est le même constat à Cayes-Jacmel, à Marigot, à Belle-Anse bref dans tout le sud-est.
Une vaste campagne de fumigation et d’assainissement s’impose actuellement dans tout le département du sud-est et selon le docteur Jean Louis Marie Françoise l’état haïtien, la Croix Rouge haïtienne, devront renforcer leur campagne de sensibilisation contre le choléra.
‘’C’est une réalité nous sommes à la veille d’une épidémie de cholera et de malaria, et je pense que le gouvernement Lamothe ferait mieux d’ouvrir tous les centres de sante du pays et encourager les mères de vacciner leurs enfants, par ce qu’ils seront les premières victimes. Toutes les ravines, sont remplies de flaques d’eau stagnantes, les sources sont polluées... ’’ a expliqué le docteur Jean Louis.
Notons qu’actuellement la croix rouge haïtienne et ses partenaires comme la Croix-Rouge canadienne, espagnole et néerlandaise distribuent des kits d’hygiène dans les zones les plus touchées par Isaac.
Source:Bonzouti.com
Tags:epidemies cholera isaac tempete haiti
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http://bonzouti.com/actualite/actualite-No1482-Haiti-tempete-Isaac-le-sud-est-sujet-a-des-epidemies-.html
Haïti - Santé : Des soins gratuits pour les grands brûlés de Port au Prince
En attendant la fin de l’urgence…
jeudi 30 août 2012
L’hôpital Médecins sans frontières (Msf) à Drouillard, périphérie désœuvrée de Port-au-Prince au nord de la capitale, est le seul établissement gratuit, spécialisé dans le soin des grands brûlés en Haïti.
L’hôpital illustre le problème de fond de la prise en charge médicale en Haïti. Les organisations non gouvernementales (Ong), qui l’assurent majoritairement, ne souhaitent pas et n’ont pas vocation à se substituer au système de santé national.
Seulement, le privé reste trop cher, et le public trop rachitique.
La précarité alimente, pour sa part, un nombre élevé de demandeurs de soins. Spécialistes de l’urgence, les Ong médicales voient donc leurs installations s’inscrire inévitablement dans la durée.
Reportage Jérémie Postel
P-au-P, 30 août 2012 [AlterPresse] --- Par une route caillouteuse, écrasée de chaleur, l’agence en ligne AlterPresse s’est rendue sur place pour visiter ce nouveau phare du paysage médical national.
Nous nous rendons sur l’ancien site de la laiterie Laina, Route Lysius.
Petit tour à Drouillard…
A l’entrée, une fouille sommaire s’assure que les visiteurs ne sont pas armés.
Les autocollants « Kalachnikovs interdites », estampillés sur les 4x4 et les fenêtres, donnent le ton : les armes à feu, même dans un objectif de défense, font des trous dans les gens.
Bienvenue chez les Médecins sans frontières (Msf).
Mis à part la verdure frappante et les hauts murs d’enceinte, le « Terrain » n’a rien d’un camp de vacances.
S’offre, à nos yeux, une zone de la surface d’un gros terrain de football où l’on s’affaire.
Sur l’aile gauche, les différents bâtiments, constructions de bois légèrement surélevées à l’allure solide, sont bien agencés.
On lit, aux différentes portes : « Administration », « RT », « Bureau Médical ».
Des bosseurs passent en vous serrant la main, un pantalon bleu d’infirmier par ici, une glacière de laboratoire par-là.
Un responsable, en conversation échauffée au téléphone.
Un jeune Haïtien, venu chercher un certificat de collaboration.
« C’est bon pour mon curriculum vitae (CV) », nous sourit-il.
Au centre, l’artère de pierres et de terre battue. Les camions blancs, frappés du sceau rouge MSF, sont rangés en bataille.
Quelques arbres. C’est l’accès des ambulances, la cour des allées et venues, la colonne vertébrale de la base.
Nous sommes rejoints par Richard Accidat et Mathieu Fortoul, les « Communication Officers », qui nous mènent où les camions blancs conduisent leurs patients : l’entrée des urgences, au bout de l’aile droite.
Nous progressons le long du couloir qui dessert urgences, laboratoires et services spécialisés. Puis, le bâtiment principal bifurque.
Nous pénétrons dans une zone en rénovation, scrupuleusement bâchée, plus silencieuse tout à coup. Entre le bâti en dur et un sas de stérilisation.
Ici, tout annonce une aile médicale plus spécifique, un environnement sous contrôle. Plane une odeur d’éthanol et de plastiques neufs.
« Lavez-vous les mains ici, ensuite vous enfilerez ceci ».
On nous fournit des combinaisons stériles, « pour prévenir des infections, qui sont très fréquentes pour les cas de brûlures ».
La peau est une protection naturelle contre les microbes : brûlé au troisième ou quatrième degré, l’organisme est en effet extrêmement vulnérable à tous types de contaminations.
« Pardon, s’il vous plait ! ».
Nous sommes dans le passage, plus ou moins à cloche pied, pour enfiler nos chaussons hygiéniques.
Derrière nous, un lit d’hôpital, flanqué de deux infirmiers, est apparu pour entrer dans le service. Allongé, un enfant de cinq ou six ans, brûlé sur une bonne partie du tibia, nous regarde visiblement un peu sonné.
Ils pénètrent la tente high-tech, unité gonflable géante de fabrication italienne, conçue pour créer un environnement climatisé et hygiénique dans l’urgence.
Une tente à 18,000 euros )Us $ 1.00 = 43.00 gourdes ; 1 euro = 58.00 gourdes aujourd’hui).
La prise en charge
Quand un blessé est pris en charge, il passe d’abord au « tri », nous explique-t-on.
On y remplit un dossier, qui informe rapidement le service compétent sur l’état du patient.
Ensuite, les urgences.
On n’y chôme pas. La quasi-totalité des lits est occupée. Le service gère, de front, toutes sortes de blessures.
L’hôpital compte également différents blocs, services ou unités spécialisés : chirurgie viscérale, victimes d’agressions sexuelles, greffes de peau, orthopédie, choléra…
La capacité d’accueil est de 160 lits, hors service des grands brûlés, qui en compte une trentaine supplémentaire, pour un total d’environ 190 places.
En cas d’urgence, ce nombre peut être augmenté, nous explique-t-on.
Miss Tristan, que l’équipe traite comme le cœur et l’âme du service, nous accueille en compagnie du Dr Philippe Brouard, chirurgien.
« La semaine dernière, nous avions 36 patients. Nous pouvons faire de la place si nécessaire », déclare le dcoteur Brouard.
L’hôpital chapiteau est composé de trois pièces. La première, pour les adultes, compte plus d’une dizaine de lits. La suivante, celle des enfants, est plus peuplée.
« Environ 60% des accidents concernent les enfants, dans un cadre domestique », nous confie le chirurgien.
Les jeunes mères, acceptées à leur chevet, partagent, dans une solidarité silencieuse, souffrances et dignité. Elles n’ont pas le droit de passer, de lit en lit, pour discuter, pour éviter des phénomènes de contagion, d’un patient à l’autre. Plusieurs d’entre elles semblent écrasées de sentiments de culpabilité ou d’impuissance.
Dans la dernière pièce, deux patients sont en soins intensifs. Sous un voile blanc, suspendu au-dessus de son lit, un homme brûlé à 80% ne peut qu’attendre dans une souffrance indicible.
Depuis sa création, 400 patients ainsi ont ainsi été admis gratuitement dans ce service.
Le changement des pansements représente 35% des actes opératoires de l’hôpital.
Outre les chirurgiens, médecins, infirmier(e)s et aide-soignant(e)s, kinés et psychologues jouent un rôle indispensable, aux côtés des grands brûlés.
Les premiers accompagnent la cicatrisation pour s’assurer que ne surviennent pas des séquelles handicapantes.
Les seconds accompagnent les patients dans leurs épreuves et dialoguent avec les proches. Chez les jeunes mères tout particulièrement, le sentiment de responsabilité peut être lourd à porter.
Les greffes sont fréquentes, pour près d’un quart des patients.
Une peau saine, prélevée sur le blessé sur une zone « esthétiquement acceptable », est traitée en laboratoire, nettoyée, étirée, puis appliquée sur la blessure.
Les résultats sont observés dans les cinq jours et sont très majoritairement probants, surtout chez les plus jeunes. Certains, malgré les explications de l’équipe médicale, refusent cependant cette opération, débouchant sur des situations critiques.
« Le consentement du patient est indispensable. Une greffe ne se pratique jamais dans une urgence telle que l’on ne puisse pas se passer de son consentement », précise le docteur Philippe Brouard.
Où est passée la sensibilisation ?
Les Médecins sans frontières n’ont pas de programme de prévention des brûlures dans les quartiers, par la sensibilisation aux comportements à risques, par exemple.
Ils préfèrent concentrer leurs moyens sur la prise en charge médicale.
Le meilleur moyen de faire de la prévention, « c’est de faire en sorte que chaque patient, quittant nos services, puisse sensibiliser ses proches », poursuit Brouard.
Solide et étendu, le lien familial a un gros rôle à jouer. Le bouche à oreille et le récit du vécu sont bien plus efficaces que prospectus et affiches. Ce qui sonne aussi comme une grande confiance dans l’avenir.
En sortant du service, nous tombons sur une aire de vie, aménagée pour les familles.
Admises, de façon très limitée, au chevet de leurs proches, elles peuvent, néanmoins, rester dans l’enceinte de l’hôpital sous certaines conditions. Des allures de petit parc, peuplé de gens qui partagent un secret.
Précarité et accidents
L’hôpital des grands brûlés de Drouillard est installé dans un contexte, où les comportements à risques, à l’origine des blessures, sont d’autant plus nombreux que le cadre de vie est précaire.
Dans la grande agglomération de Port-au-Prince (près de deux millions et demi d’habitants), 400,000 personnes vivraient encore sous la tente...
En famille, et dans de petits espaces, à l’abri de bâches inflammables.
Les enfants sont les plus touchés : les dangers de la cuisine (eau de cuisson, huile de friture, charbon, gaz) sont une menace permanente pour leur énergie désœuvrée.
Chez les adultes, les blessures sont souvent professionnelles : électrocutions (notamment occasionnées lors de piratage des lignes à haute tension), brûlures chimiques, liées à la manipulation de produits toxiques, ou au gaz, résultats de bonbonnes ou de becs défectueux.
Cette urgence qui n’en finit pas
Les autorités haïtiennes ne manquent pas de dossiers « prévention » à traiter : menace du choléra, des maladies sexuellement transmissibles, sensibilisation à l’hygiène alimentaire et corporelle, aux comportements à adopter face aux catastrophes naturelles…
Les exemples sont légion.
Elles n’ont donc pas encore inscrit la prévention des brûlures dans leurs priorités.
Quant aux cliniques privées, le prix des soins pour ce type de blessures (et les admissions en général) les rend inaccessibles au plus grand nombre.
« Nous acceptons tous les blessés : ceux qui se présentent spontanément, mais également ceux qui sont transférés depuis d’autres structures médicales, haïtiennes notamment », martèle l’équipe Msf.
Drouillard est devenue la référence.
« Msf, en tant qu’Ong d’aide médicale d’urgence, n’a pas vocation à se substituer au système de santé haïtien. Nous apportons, ici, une connaissance et une expérience aux personnels haïtiens qui travaillent avec nous. Et notre service, même s’il est généralement plein à 100%, n’est pas, non plus, complètement overbooké. D’ailleurs, des lits étaient encore dispos durant votre visite », souligne Mathieu Fortoul, interrogé sur un éventuel projet d’accroissement des capacités d’accueil du service.
« Nous essayons, au maximum, de répondre, de manière pertinente et équilibrée, aux besoins médicaux de la population haïtienne, sans, pour autant, déséquilibrer le système de santé national », ajoute Fortoul.
Un système de santé, qui brûle sur le feu de l’urgence. [jp kft rc apr 30/08/2012 1:15]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13293
mercredi 29 août 2012
Un enfant sur dix est travailleur domestique en Haïti
ESCLAVAGE DOMESTIQUE
Le Bureau international du travail (BIT) a lancé une nouvelle campagne en Haïti pour tenter d'éliminer le travail des enfants, a indiqué mercredi l'organisation.
Un enfant haïtien sur dix est un travailleur domestique ou «restavec».
«Le système des restavec est indubitablement la pire forme de travail des enfants en Haïti et il a continué de se détériorer ces dernières années. Un enfant haïtien sur dix est un restavec, mais il reste invisible, caché dans les sombres recoins du foyer qui l'emploie et totalement vulnérable à de nombreuses formes d'exploitation», a déclaré à Genève Nancy Robinson, conseillère technique pour le Programme international pour l'abolition du travail des enfants (IPEC) en Haïti.
En créole, le terme «restavec» signifie littéralement «rester avec». Aujourd'hui, il est l'une des pires dénominations dans la société haïtienne, selon le BIT.
Esclavage moderne
Conçu à l'origine comme un système permettant d'envoyer les enfants vivre en ville auprès de parents plus aisés afin qu'ils puissent recevoir une éducation et vivre dans de meilleures conditions, le système restavec s'est perverti. Il est devenu une forme de trafic de domestiques et d'esclavage moderne.
Des intermédiaires, désignés en créole comme koutchye, sont rémunérés pour trouver des restavec pour les familles d'accueil. En plus d'effectuer de longues heures de travail, ces enfants sont souvent physiquement, sexuellement et verbalement abusés.
Selon l'UNICEF, environ 225'000 enfants, en priorité des filles, âgés de 5 à 17 ans vivent comme restavec en Haïti. Leur journée de travail dure en moyenne 10 à 14 heures.
Bien qu'étant chargés de préparer les repas de la maison, les restavec ne se nourrissent généralement que des restes. Du fait de cette malnutrition, un restavec de quinze ans mesure en moyenne quatre centimètres et pèse vingt kilos de moins qu'un enfant haïtien ordinaire.
Nouvelle campagne
En coordination avec des partenaires locaux et internationaux, l'IPEC et l'Organisation internationale des migrations (OIM) ont lancé une nouvelle campagne intitulée «Frennen Sistem Restavèk La» (En finir avec le système restavec). Elle a pour but de lever le voile sur le système restavec en vue d'abolir cette forme moderne d'esclavage.
Haïti a ratifié la convention 182 du BIT pour l'élimination des pires formes de travail des enfants en juillet 2007 et la convention 138 sur l'âge minimum en juin 2009. (ats/Newsnet)
http://www.lematin.ch/monde/asie-oceanie/Un-enfant-sur-dix-est-travailleur-domestique-en-Haiti/story/14220832
lundi 27 août 2012
BILAN DU 25/08/2012 DU PASSAGE DE ISAAC
Bilan Provisoire en date du Samedi 25 août 2012, 12h30 p.m. :
(Informations collectées par les 10 Coordonateurs techniques départementaux de la Protection civile les représentants des secteurs au sein du SPGRD, OCHA) - Les évaluations des dommages matériels se poursuivent ce dimanche.
ARTIBONITE :
Des toitures ont été emportées par les vents dans plusieurs communes du département. Trois familles habitant sur les rives de la rivière Marcel ont été évacuées de manière préventive. Le réseau électrique a été affecté à Marchand Dessalines. Une équipe a été dépêchée sur place pour les réparations. La Route nationale #1 a été bloquée par endroits par des chutes d’arbres et des alluvions.
CENTRE :
Une personne a perdu la vie à Ti-Lori, Cerca La Source ;
Les Rivières Guayamouc (Hinche), Rio Frio (Maïssade) et Fer-à-Cheval (contour de Savanette et Mirebalais) sont en crue. Dans la commune de Thomonde, 3 circuits électriques ont été endommagés ;
La Route Nationale #3 est bloquée entre Hinche et Pignon ;
233 maisons ont été endommagées dont 9 détruites ;
493 personnes sont dans les abris ;
Plusieurs rivières sont en crue : Guayamouc (Hinche), Rio Frio sur Maïssade ;
Pas d’électricité sur l’ensemble du département, rétablissement en cours à Hinche.
NORD :
Les vents ont emporté les toitures d’une quinzaine de maison. La communication routière a été coupée entre Borgne et Port-Margot.
NORD-OUEST :
Quatre tronçons de route sont coupés à cause de la boue : Port-de-Paix et Jean-Rabel ; Port-de-Paix et Anse-à-Foleur ; Port-de-Paix et Bassin-Bleu ; Jean-Rabel et Baie-de-Henne.
Les quatre principales rivières du Nord-ouest sont en crue modérée.
À Jean- Rabel, une personne a été blessée après la chute d’un arbre.
SUD-EST :
La route a été coupée à Jacmel, au niveau de Saint-Etienne ;
Au centre-ville de Jacmel, la circulation était difficile. Les TPTC ont fait le nécessaire ;
Le réseau téléphonique est affecté ;
Les rivières « Tipen », « Gosseline », « Fond- Melon », « Cochon Gras », « Jet d’Eau », « Citronnier », « Fèves » sont en crue au niveau de Côte-de-Fer, de Bainet, de Moreau ;
Une femme (de 51 ans ) a perdue la vie à Marigot, après la chute d’un arbre sur sa maison.
OUEST :
Une fillette de 10 ans a perdue la vie la suite à l’effondrement d’un mur de sa maison à Thomazeau ;
La rivière grise est en crue ainsi que la plupart des rivières de la région
Inondation à Marin : la Coordination départementale de l’Ouest de la protection civile a dépêché deux autobus pour venir en aide aux riverains en difficulté et desservir également Duvivier. Toujours à Marin, la Croix-Rouge haïtienne a procédé à l’évacuation de 350 personnes qu’elle a mises en abri à la maison des pompiers volontaires de la Croix-des-bouquets ;
À Delmas 75, la rupture d’un câble de moyenne tension, a provoqué l’incendie d’une maison.
GRANDE ANSE :
La Rivière de Dame-Marie, la Rivière Glace et la Rivière de Grand-Anse sont en crue.
NORD-EST :
Cinq personnes sont réfugiées à la Mairie de Mombin Crochu.
Le tronçon Vallière-Perche a été endommagé à cause d’un glissement de terrain.
NIPPES :
Deux maisons sont détruites à Paillant ;
40 personnes sont dans les abris à Baradères, 13 à Grand Boucan et 6 à Petit-Trou.
SUD :
La rivière des Côteaux est en crue.
Plus de 13 500 personnes dans les abris provisoires après le passage de la tempête Isaac
Par RFI
La tempête Isaac s'approche de la Floride. Dans la nuit de vendredi 24 à samedi 25 août, elle est passée sur Haïti faisant 7 morts et causant d'importantes inondations. Au plus fort des intempéries, plus de 14 000 personnes ont été évacuées sur tout le pays et dimanche matin 13 500 étaient encore dans les abris provisoires faute d'avoir un endroit sûr où aller. Dans ces écoles et églises, les conditions sont très précaires.
Dans les salles de classe du lycée Pétionville, les femmes, leurs enfants dans les bras, n'en peuvent plus d'attendre. L'OIM les a transportés ici vendredi 24 août dans la soirée alors que la tempête déversait des trombes d'eau. Mais seul Jean Rhomere, un officier de la protection civile haïtienne est encore présent dans l'école pour s'occuper d'elles :
« Ces gens n'ont pas de moyens pour retourner dans leurs maisons. Actuellement nous avons ici 25 bébés, deux handicapés. Depuis qu'ils sont arrivés, l'OIM avait prévu de leur apporter des matelas, mais il n'y a pas de matelas, il n'y a pas de draps. C'est sur le ciment qu'ils dorment. Les gens ne veulent pas rester et moi-même, tellement ils me pressent, je ne sais pas quoi faire car je n'ai pas de moyens à leur donner ».
Marjorie Noël est reconnaissante d'avoir vécu la tempête à l'abri mais elle est désemparée et inquiète pour son bébé de trois mois. En deux jours, on leur a donné uniquement des biscuits énergétiques :
« J'allaite et je ne peux pas nourrir mon enfant n'importe comment. Je n'ai pas cinq gourdes en main pour acheter d'autres biscuits pour manger et être capable de nourrir mon bébé qui pleure. Je commence à être malade et je ne veux plus encore dormir sur le ciment. On est laissé à notre compte, même un bonbon je ne peux pas l'acheter : je n'ai pas pris d'argent. »
L'officier de la protection civile est désespéré car avant que ces femmes ne puissent quitter l'abri, il faut s'assurer que leurs tentes dans les camps de sinistrés soient en état. Elles et leurs enfants pourraient être obligés de passer une troisième nuit sur le sol en béton.
http://www.rfi.fr/ameriques/20120826-haiti-tempete-etats-unis-isaac?ns_campaign=google_choix_redactions&ns_mchannel=editors_picks&ns_source=google_actualite&ns_linkname=ameriques.20120826-haiti-tempete-etats-unis-isaac&ns_fee=0
Isaac devient un ouragan et devrait toucher la Nouvelle-Orléans
par (aureliebac) le 27/08/2012 09:36
Après la Louisiane, l'Alabama et le Mississippi, la tempête Isaac devrait toucher la Nouvelle-Orléans. melty.fr vous en dit plus.
Si l'alerte rouge a été levée pour la tempête Isaac en Guadeloupe, l'état d'urgence a été décrété en Lousiane, en Alabama et au Mexique. La tempête, qui pourrait encore se renforcer pour devenir un ouragan dans les prochaines 24 heures, selon le Centre américain de surveillance des ouragans (NHC), devrait toucher La Nouvelle-Orléans dès lundi soir. Sur son passage, Isaac a déjà fait plusieurs victimes dimanche. La tempête a tué sept personnes à Haïti et deux personnes en République dominicaine. À 20 heures (2 heures, heure de Paris), la tempête balayait les côtes de Floride, également en état d'urgence, avec des vents soufflant à 105 km/h. Le centre de la tempête doit traverser lundi l'Est du golfe du Mexique, où plusieurs groupes pétroliers ont commencé à évacuer du personnel de leurs plates-formes.
http://www.melty.fr/isaac-devient-un-ouragan-et-devrait-toucher-la-nouvelle-orleans-a126286.html#
Des employés de l'ONU condamnés pour leur rôle présumé dans des violences
RANGOON, Birmanie (Sipa) — Trois employés de l'ONU ont été condamnés à des peines allant de deux à six ans de prison en Birmanie pour leur rôle présumé dans des violences en juin dernier, a annoncé lundi l'organisation.
Le porte-parole de l'ONU, Aye Win, a expliqué à l'Associated Press qu'un tribunal de Maungdaw, dans l'Etat de Rakhine, avait condamné deux employés du Haut commissariat aux réfugiés à six et trois ans de prison. Un membre du Programme alimentaire mondial a écopé de deux ans de prison.
Ils ont été condamnés pour leur rôle présumé dans des violences qui ont éclaté en juin dans l'ouest de la Birmanie, notamment dans des incendies criminels. Ils sont également accusés d'avoir attisé les haines entre bouddhistes et musulmans. Tous trois sont de nationalité birmane.
Les violences avaient fait plus de 80 morts et des milliers de maisons entièrement détruites par des incendies.
ir/AP-v103
(Sipa / 27.08.2012 09h46)
http://www.romandie.com/news/n/Des_employes_de_l039ONU_condamnes_pour_leur_role_presume_dans_des_violences270820120946.asp
Le fort séisme au large du Salvador a provoqué un tsunami
WASHINGTON (Etats-Unis) - Le séisme de magnitude 7,4 au large du Salvador a provoqué lundi un tsunami en frappant une zone située dans l'océan Pacifique, au large du Salvador, a annoncé le centre américain d'alerte au tsunami du Pacifique.
Les relevés du niveau de la mer confirment qu'un tsunami a eu lieu, a ajouté cet organisme dans un communiqué.
Le centre a précisé que le séisme avait eu lieu à 54 kilomètres de profondeur et a émis une alerte au tsunami pour toute l'Amérique centrale et le Mexique.
Il a averti que ce raz-de-marée pourrait être destructeur le long des côtes de la région.
Les autorités dans la région devraient prendre les mesures adéquates pour répondre à cette possibilité, a ajouté le centre.
(©AFP / 27 août 2012 08h46)
http://www.romandie.com/news/n/_Le_fort_seisme_au_large_du_Salvador_a_provoque_un_tsunami57270820120847.asp
samedi 25 août 2012
Haïti subit le choc de la tempête Isaac
Si la tempête ne s'est pas, à l'heure qu'il est, transformée en ouragan, les fortes précipitations attendues pourraient provoquer inondations et glissements de terrain. Avec de grands risques pour les centaines de milliers de personnes qui vivent encore de manière précaire depuis le séisme de 2010.
La tempête tropicale Isaac s'est renforcée au cours des dernières heures, alors qu'elle commençait à déverser de la pluie sur Haïti. Même si elle ne devrait pas se transformer en ouragan avant son arrivée dans le golfe du Mexique en début de semaine prochaine, les risques sont grands pour ce pays pauvre et déboisé, régulièrement frappé par des inondations et des coulées de boue, dans lequel les conséquences du séisme de 2010 sont encore visibles et où de nombreux habitants vivent toujours dans des conditions précaires : ils seraient aujourd'hui 350.000 à vivre encore dans des camps de toile. En raison de la tempête, le président Michel Martelly a annulé un voyage au Japon. "Je sais vos inquiétudes", a-t-il dit dans une adresse à la nation. "Dans ces moments difficiles ma place est à vos côtés". Il a également appelé la population à bien observer les mesures de précaution édictées par les responsables de la protection civile.
La tempête se déplace vers le nord-ouest à 17 km/h et elle pourrait déverser jusqu'à un demi-mètre de pluie en certains endroits d'Haïti. Elle menace aussi la République dominicaine voisine. Au-delà, les météorologues s'attendent à ce que la dépression touche Cuba et la pointe sud de la Floride avant d'atteindre le littoral des Etats-Unis au niveau du nord-ouest de la Floride ou de l'Alabama, voire de La Nouvelle-Orléans. Mais sa trajectoire erratique rend les prévisions difficiles. Il est tout aussi difficile de savoir si elle se renforcera encore avant de toucher les Etats-Unis.
Par précaution, plusieurs groupes pétroliers ont commencé dès vendredi à évacuer du personnel de leurs plateformes dans le golfe du Mexique. Prudent lui aussi, le vice-président des Etats-Unis Joe Biden a renoncé à se rendre lundi à Tampa, pour ne pas interférer avec l'éventuelle mobilisation des forces de l'ordre face à l'approche de la tempête qui menace la Floride. Le voyage de Joe Biden en Floride était censé coïncider avec l'ouverture lundi à Tampa de la convention nationale du parti républicain, qui intronisera formellement Mitt Romney comme candidat pour tenter de ravir la Maison Blanche le 6 novembre au président Barack Obama. Le vice-président américain avait aussi prévu de faire campagne mardi en Floride, un Etat-clé en vue de la consultation de novembre. Cette partie de son programme reste tributaire de la situation météorologique, selon l'équipe démocrate.
http://lci.tf1.fr/monde/amerique/haiti-subit-le-choc-de-la-tempete-isaac-7473879.html
La tempête Isaac atteint Haïti et menace la Floride
La tempête tropicale Isaac est arrivée samedi matin sur la côte sud d'Haïti. «Elle vient juste de toucher terre à l'ouest de Port-au-Prince» indique Jessica Schauer, porte-parole du Centre américain de surveillance des ouragans (NHC).
La tempête se déplace accompagnée de fortes bourrasques de vent d'environ 110 kilomètres/heure, les rafales gagnant en puissance au moment de leur entrée dans les terres.
Les premières pluies ont commencé à toucher le sud d'Haïti où les villes des Cayes et de Jacmel ont été en proie dès vendredi en fin d'après-midi à de fortes averses. Une alerte rouge à l'ouragan a été émise sur Haïti, et une alerte à la tempête tropicale est maintenue en République dominicaine, à Cuba, aux Bahamas et en Jamaïque. Un renforcement majeur n'est pas exclu par le NHC qui estime que la phénomène pourrait prendre de l'envergure. Les fortes précipitations pourraient aussi provoquer des inondations et des glissements de terrain.
En Haïti, la reconstruction du pays après le séisme qui a fait plus de 250 000 morts en 2010 est loin d'être achevée, et environ 400 000 personnes vivent encore dans des camps de déplacés. Le chef de l'Etat Michel Martelly s'est adressé vendredi aux Haïtiens, les appelant à bien observer les mesures de précaution. Il a également annulé un voyage officiel au Japon, déclarant : «dans ces moments difficiles, ma place est à vos côtés»
Des mesures préventives de la République Dominicaine aux Etats-Unis
«Tout le gouvernement est mobilisé, ainsi que les forces de l'ordre pour évaluer la situation. Nous allons travailler avec nos partenaires internationaux pour coordonner les actions de réponse», a annoncé le Premier ministre Laurent Lamothe, précisant que 1 250 abris étaient disponibles pour accueillir les déplacés. Les comités régionaux de la protection civile ont aussi été mobilisés pour venir en aide aux populations à risque, notamment aux gens qui vivent dans les camps, et donc «les plus exposées si la tempête venait à frapper le pays» a estimé Jean-Claude Mukadi, directeur national de l'association humanitaire World Vision Haïti. «Sans un système d'égouts et de logement stables, les fortes pluies et les vents forts peuvent créer des problèmes bien plus importants tels que des maladies ou et une contamination de l'eau» a-t-il souligné.
Au nord-ouest, à Cuba, six provinces de l'est, dont celles de Santiago et de Guantanamo, ont fait l'objet de mesures préventives, comme l'envoi d'équipes médicales dans les zones potentiellement isolées par les inondations et la préparation de bâtiments publics à l'accueil de populations sinistrées. Dans le golfe du Mexique, plusieurs compagnies pétrolières ont aussi commencé par précaution à évacuer du personnel de leurs plate-formes.
Sur les bases américaines de Floride, le Pentagone a déplacé ses avions vers le Texas et Porto Rico. Isaac pourrait en effet toucher les Etats-Unis la semaine prochaine, et venir perturber la convention républicaine organisée au bord de l'eau, à Tampa, en Floride. Le vice-président des Etats-Unis, le démocrate Joe Biden a pour sa part renoncé à se rendre à Tampa, lundi, où il prévoyait d'y mener campagne pour son parti.
http://lci.tf1.fr/monde/amerique/haiti-subit-le-choc-de-la-tempete-isaac-7473879.html
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