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vendredi 31 août 2012

Haïti - Santé : Des soins gratuits pour les grands brûlés de Port au Prince

En attendant la fin de l’urgence… jeudi 30 août 2012 L’hôpital Médecins sans frontières (Msf) à Drouillard, périphérie désœuvrée de Port-au-Prince au nord de la capitale, est le seul établissement gratuit, spécialisé dans le soin des grands brûlés en Haïti. L’hôpital illustre le problème de fond de la prise en charge médicale en Haïti. Les organisations non gouvernementales (Ong), qui l’assurent majoritairement, ne souhaitent pas et n’ont pas vocation à se substituer au système de santé national. Seulement, le privé reste trop cher, et le public trop rachitique. La précarité alimente, pour sa part, un nombre élevé de demandeurs de soins. Spécialistes de l’urgence, les Ong médicales voient donc leurs installations s’inscrire inévitablement dans la durée. Reportage Jérémie Postel P-au-P, 30 août 2012 [AlterPresse] --- Par une route caillouteuse, écrasée de chaleur, l’agence en ligne AlterPresse s’est rendue sur place pour visiter ce nouveau phare du paysage médical national. Nous nous rendons sur l’ancien site de la laiterie Laina, Route Lysius. Petit tour à Drouillard… A l’entrée, une fouille sommaire s’assure que les visiteurs ne sont pas armés. Les autocollants « Kalachnikovs interdites », estampillés sur les 4x4 et les fenêtres, donnent le ton : les armes à feu, même dans un objectif de défense, font des trous dans les gens. Bienvenue chez les Médecins sans frontières (Msf). Mis à part la verdure frappante et les hauts murs d’enceinte, le « Terrain » n’a rien d’un camp de vacances. S’offre, à nos yeux, une zone de la surface d’un gros terrain de football où l’on s’affaire. Sur l’aile gauche, les différents bâtiments, constructions de bois légèrement surélevées à l’allure solide, sont bien agencés. On lit, aux différentes portes : « Administration », « RT », « Bureau Médical ». Des bosseurs passent en vous serrant la main, un pantalon bleu d’infirmier par ici, une glacière de laboratoire par-là. Un responsable, en conversation échauffée au téléphone. Un jeune Haïtien, venu chercher un certificat de collaboration. « C’est bon pour mon curriculum vitae (CV) », nous sourit-il. Au centre, l’artère de pierres et de terre battue. Les camions blancs, frappés du sceau rouge MSF, sont rangés en bataille. Quelques arbres. C’est l’accès des ambulances, la cour des allées et venues, la colonne vertébrale de la base. Nous sommes rejoints par Richard Accidat et Mathieu Fortoul, les « Communication Officers », qui nous mènent où les camions blancs conduisent leurs patients : l’entrée des urgences, au bout de l’aile droite. Nous progressons le long du couloir qui dessert urgences, laboratoires et services spécialisés. Puis, le bâtiment principal bifurque. Nous pénétrons dans une zone en rénovation, scrupuleusement bâchée, plus silencieuse tout à coup. Entre le bâti en dur et un sas de stérilisation. Ici, tout annonce une aile médicale plus spécifique, un environnement sous contrôle. Plane une odeur d’éthanol et de plastiques neufs. « Lavez-vous les mains ici, ensuite vous enfilerez ceci ». On nous fournit des combinaisons stériles, « pour prévenir des infections, qui sont très fréquentes pour les cas de brûlures ». La peau est une protection naturelle contre les microbes : brûlé au troisième ou quatrième degré, l’organisme est en effet extrêmement vulnérable à tous types de contaminations. « Pardon, s’il vous plait ! ». Nous sommes dans le passage, plus ou moins à cloche pied, pour enfiler nos chaussons hygiéniques. Derrière nous, un lit d’hôpital, flanqué de deux infirmiers, est apparu pour entrer dans le service. Allongé, un enfant de cinq ou six ans, brûlé sur une bonne partie du tibia, nous regarde visiblement un peu sonné. Ils pénètrent la tente high-tech, unité gonflable géante de fabrication italienne, conçue pour créer un environnement climatisé et hygiénique dans l’urgence. Une tente à 18,000 euros )Us $ 1.00 = 43.00 gourdes ; 1 euro = 58.00 gourdes aujourd’hui). La prise en charge Quand un blessé est pris en charge, il passe d’abord au « tri », nous explique-t-on. On y remplit un dossier, qui informe rapidement le service compétent sur l’état du patient. Ensuite, les urgences. On n’y chôme pas. La quasi-totalité des lits est occupée. Le service gère, de front, toutes sortes de blessures. L’hôpital compte également différents blocs, services ou unités spécialisés : chirurgie viscérale, victimes d’agressions sexuelles, greffes de peau, orthopédie, choléra… La capacité d’accueil est de 160 lits, hors service des grands brûlés, qui en compte une trentaine supplémentaire, pour un total d’environ 190 places. En cas d’urgence, ce nombre peut être augmenté, nous explique-t-on. Miss Tristan, que l’équipe traite comme le cœur et l’âme du service, nous accueille en compagnie du Dr Philippe Brouard, chirurgien. « La semaine dernière, nous avions 36 patients. Nous pouvons faire de la place si nécessaire », déclare le dcoteur Brouard. L’hôpital chapiteau est composé de trois pièces. La première, pour les adultes, compte plus d’une dizaine de lits. La suivante, celle des enfants, est plus peuplée. « Environ 60% des accidents concernent les enfants, dans un cadre domestique », nous confie le chirurgien. Les jeunes mères, acceptées à leur chevet, partagent, dans une solidarité silencieuse, souffrances et dignité. Elles n’ont pas le droit de passer, de lit en lit, pour discuter, pour éviter des phénomènes de contagion, d’un patient à l’autre. Plusieurs d’entre elles semblent écrasées de sentiments de culpabilité ou d’impuissance. Dans la dernière pièce, deux patients sont en soins intensifs. Sous un voile blanc, suspendu au-dessus de son lit, un homme brûlé à 80% ne peut qu’attendre dans une souffrance indicible. Depuis sa création, 400 patients ainsi ont ainsi été admis gratuitement dans ce service. Le changement des pansements représente 35% des actes opératoires de l’hôpital. Outre les chirurgiens, médecins, infirmier(e)s et aide-soignant(e)s, kinés et psychologues jouent un rôle indispensable, aux côtés des grands brûlés. Les premiers accompagnent la cicatrisation pour s’assurer que ne surviennent pas des séquelles handicapantes. Les seconds accompagnent les patients dans leurs épreuves et dialoguent avec les proches. Chez les jeunes mères tout particulièrement, le sentiment de responsabilité peut être lourd à porter. Les greffes sont fréquentes, pour près d’un quart des patients. Une peau saine, prélevée sur le blessé sur une zone « esthétiquement acceptable », est traitée en laboratoire, nettoyée, étirée, puis appliquée sur la blessure. Les résultats sont observés dans les cinq jours et sont très majoritairement probants, surtout chez les plus jeunes. Certains, malgré les explications de l’équipe médicale, refusent cependant cette opération, débouchant sur des situations critiques. « Le consentement du patient est indispensable. Une greffe ne se pratique jamais dans une urgence telle que l’on ne puisse pas se passer de son consentement », précise le docteur Philippe Brouard. Où est passée la sensibilisation ? Les Médecins sans frontières n’ont pas de programme de prévention des brûlures dans les quartiers, par la sensibilisation aux comportements à risques, par exemple. Ils préfèrent concentrer leurs moyens sur la prise en charge médicale. Le meilleur moyen de faire de la prévention, « c’est de faire en sorte que chaque patient, quittant nos services, puisse sensibiliser ses proches », poursuit Brouard. Solide et étendu, le lien familial a un gros rôle à jouer. Le bouche à oreille et le récit du vécu sont bien plus efficaces que prospectus et affiches. Ce qui sonne aussi comme une grande confiance dans l’avenir. En sortant du service, nous tombons sur une aire de vie, aménagée pour les familles. Admises, de façon très limitée, au chevet de leurs proches, elles peuvent, néanmoins, rester dans l’enceinte de l’hôpital sous certaines conditions. Des allures de petit parc, peuplé de gens qui partagent un secret. Précarité et accidents L’hôpital des grands brûlés de Drouillard est installé dans un contexte, où les comportements à risques, à l’origine des blessures, sont d’autant plus nombreux que le cadre de vie est précaire. Dans la grande agglomération de Port-au-Prince (près de deux millions et demi d’habitants), 400,000 personnes vivraient encore sous la tente... En famille, et dans de petits espaces, à l’abri de bâches inflammables. Les enfants sont les plus touchés : les dangers de la cuisine (eau de cuisson, huile de friture, charbon, gaz) sont une menace permanente pour leur énergie désœuvrée. Chez les adultes, les blessures sont souvent professionnelles : électrocutions (notamment occasionnées lors de piratage des lignes à haute tension), brûlures chimiques, liées à la manipulation de produits toxiques, ou au gaz, résultats de bonbonnes ou de becs défectueux. Cette urgence qui n’en finit pas Les autorités haïtiennes ne manquent pas de dossiers « prévention » à traiter : menace du choléra, des maladies sexuellement transmissibles, sensibilisation à l’hygiène alimentaire et corporelle, aux comportements à adopter face aux catastrophes naturelles… Les exemples sont légion. Elles n’ont donc pas encore inscrit la prévention des brûlures dans leurs priorités. Quant aux cliniques privées, le prix des soins pour ce type de blessures (et les admissions en général) les rend inaccessibles au plus grand nombre. « Nous acceptons tous les blessés : ceux qui se présentent spontanément, mais également ceux qui sont transférés depuis d’autres structures médicales, haïtiennes notamment », martèle l’équipe Msf. Drouillard est devenue la référence. « Msf, en tant qu’Ong d’aide médicale d’urgence, n’a pas vocation à se substituer au système de santé haïtien. Nous apportons, ici, une connaissance et une expérience aux personnels haïtiens qui travaillent avec nous. Et notre service, même s’il est généralement plein à 100%, n’est pas, non plus, complètement overbooké. D’ailleurs, des lits étaient encore dispos durant votre visite », souligne Mathieu Fortoul, interrogé sur un éventuel projet d’accroissement des capacités d’accueil du service. « Nous essayons, au maximum, de répondre, de manière pertinente et équilibrée, aux besoins médicaux de la population haïtienne, sans, pour autant, déséquilibrer le système de santé national », ajoute Fortoul. Un système de santé, qui brûle sur le feu de l’urgence. [jp kft rc apr 30/08/2012 1:15] http://www.alterpresse.org/spip.php?article13293

mercredi 29 août 2012

Un enfant sur dix est travailleur domestique en Haïti

ESCLAVAGE DOMESTIQUE Le Bureau international du travail (BIT) a lancé une nouvelle campagne en Haïti pour tenter d'éliminer le travail des enfants, a indiqué mercredi l'organisation. Un enfant haïtien sur dix est un travailleur domestique ou «restavec». «Le système des restavec est indubitablement la pire forme de travail des enfants en Haïti et il a continué de se détériorer ces dernières années. Un enfant haïtien sur dix est un restavec, mais il reste invisible, caché dans les sombres recoins du foyer qui l'emploie et totalement vulnérable à de nombreuses formes d'exploitation», a déclaré à Genève Nancy Robinson, conseillère technique pour le Programme international pour l'abolition du travail des enfants (IPEC) en Haïti. En créole, le terme «restavec» signifie littéralement «rester avec». Aujourd'hui, il est l'une des pires dénominations dans la société haïtienne, selon le BIT. Esclavage moderne Conçu à l'origine comme un système permettant d'envoyer les enfants vivre en ville auprès de parents plus aisés afin qu'ils puissent recevoir une éducation et vivre dans de meilleures conditions, le système restavec s'est perverti. Il est devenu une forme de trafic de domestiques et d'esclavage moderne. Des intermédiaires, désignés en créole comme koutchye, sont rémunérés pour trouver des restavec pour les familles d'accueil. En plus d'effectuer de longues heures de travail, ces enfants sont souvent physiquement, sexuellement et verbalement abusés. Selon l'UNICEF, environ 225'000 enfants, en priorité des filles, âgés de 5 à 17 ans vivent comme restavec en Haïti. Leur journée de travail dure en moyenne 10 à 14 heures. Bien qu'étant chargés de préparer les repas de la maison, les restavec ne se nourrissent généralement que des restes. Du fait de cette malnutrition, un restavec de quinze ans mesure en moyenne quatre centimètres et pèse vingt kilos de moins qu'un enfant haïtien ordinaire. Nouvelle campagne En coordination avec des partenaires locaux et internationaux, l'IPEC et l'Organisation internationale des migrations (OIM) ont lancé une nouvelle campagne intitulée «Frennen Sistem Restavèk La» (En finir avec le système restavec). Elle a pour but de lever le voile sur le système restavec en vue d'abolir cette forme moderne d'esclavage. Haïti a ratifié la convention 182 du BIT pour l'élimination des pires formes de travail des enfants en juillet 2007 et la convention 138 sur l'âge minimum en juin 2009. (ats/Newsnet) http://www.lematin.ch/monde/asie-oceanie/Un-enfant-sur-dix-est-travailleur-domestique-en-Haiti/story/14220832

lundi 27 août 2012

BILAN DU 25/08/2012 DU PASSAGE DE ISAAC

Bilan Provisoire en date du Samedi 25 août 2012, 12h30 p.m. : (Informations collectées par les 10 Coordonateurs techniques départementaux de la Protection civile les représentants des secteurs au sein du SPGRD, OCHA) - Les évaluations des dommages matériels se poursuivent ce dimanche. ARTIBONITE : Des toitures ont été emportées par les vents dans plusieurs communes du département. Trois familles habitant sur les rives de la rivière Marcel ont été évacuées de manière préventive. Le réseau électrique a été affecté à Marchand Dessalines. Une équipe a été dépêchée sur place pour les réparations. La Route nationale #1 a été bloquée par endroits par des chutes d’arbres et des alluvions. CENTRE : Une personne a perdu la vie à Ti-Lori, Cerca La Source ; Les Rivières Guayamouc (Hinche), Rio Frio (Maïssade) et Fer-à-Cheval (contour de Savanette et Mirebalais) sont en crue. Dans la commune de Thomonde, 3 circuits électriques ont été endommagés ; La Route Nationale #3 est bloquée entre Hinche et Pignon ; 233 maisons ont été endommagées dont 9 détruites ; 493 personnes sont dans les abris ; Plusieurs rivières sont en crue : Guayamouc (Hinche), Rio Frio sur Maïssade ; Pas d’électricité sur l’ensemble du département, rétablissement en cours à Hinche. NORD : Les vents ont emporté les toitures d’une quinzaine de maison. La communication routière a été coupée entre Borgne et Port-Margot. NORD-OUEST : Quatre tronçons de route sont coupés à cause de la boue : Port-de-Paix et Jean-Rabel ; Port-de-Paix et Anse-à-Foleur ; Port-de-Paix et Bassin-Bleu ; Jean-Rabel et Baie-de-Henne. Les quatre principales rivières du Nord-ouest sont en crue modérée. À Jean- Rabel, une personne a été blessée après la chute d’un arbre. SUD-EST : La route a été coupée à Jacmel, au niveau de Saint-Etienne ; Au centre-ville de Jacmel, la circulation était difficile. Les TPTC ont fait le nécessaire ; Le réseau téléphonique est affecté ; Les rivières « Tipen », « Gosseline », « Fond- Melon », « Cochon Gras », « Jet d’Eau », « Citronnier », « Fèves » sont en crue au niveau de Côte-de-Fer, de Bainet, de Moreau ; Une femme (de 51 ans ) a perdue la vie à Marigot, après la chute d’un arbre sur sa maison. OUEST : Une fillette de 10 ans a perdue la vie la suite à l’effondrement d’un mur de sa maison à Thomazeau ; La rivière grise est en crue ainsi que la plupart des rivières de la région Inondation à Marin : la Coordination départementale de l’Ouest de la protection civile a dépêché deux autobus pour venir en aide aux riverains en difficulté et desservir également Duvivier. Toujours à Marin, la Croix-Rouge haïtienne a procédé à l’évacuation de 350 personnes qu’elle a mises en abri à la maison des pompiers volontaires de la Croix-des-bouquets ; À Delmas 75, la rupture d’un câble de moyenne tension, a provoqué l’incendie d’une maison. GRANDE ANSE : La Rivière de Dame-Marie, la Rivière Glace et la Rivière de Grand-Anse sont en crue. NORD-EST : Cinq personnes sont réfugiées à la Mairie de Mombin Crochu. Le tronçon Vallière-Perche a été endommagé à cause d’un glissement de terrain. NIPPES : Deux maisons sont détruites à Paillant ; 40 personnes sont dans les abris à Baradères, 13 à Grand Boucan et 6 à Petit-Trou. SUD : La rivière des Côteaux est en crue.

Plus de 13 500 personnes dans les abris provisoires après le passage de la tempête Isaac

Par RFI La tempête Isaac s'approche de la Floride. Dans la nuit de vendredi 24 à samedi 25 août, elle est passée sur Haïti faisant 7 morts et causant d'importantes inondations. Au plus fort des intempéries, plus de 14 000 personnes ont été évacuées sur tout le pays et dimanche matin 13 500 étaient encore dans les abris provisoires faute d'avoir un endroit sûr où aller. Dans ces écoles et églises, les conditions sont très précaires. Dans les salles de classe du lycée Pétionville, les femmes, leurs enfants dans les bras, n'en peuvent plus d'attendre. L'OIM les a transportés ici vendredi 24 août dans la soirée alors que la tempête déversait des trombes d'eau. Mais seul Jean Rhomere, un officier de la protection civile haïtienne est encore présent dans l'école pour s'occuper d'elles : « Ces gens n'ont pas de moyens pour retourner dans leurs maisons. Actuellement nous avons ici 25 bébés, deux handicapés. Depuis qu'ils sont arrivés, l'OIM avait prévu de leur apporter des matelas, mais il n'y a pas de matelas, il n'y a pas de draps. C'est sur le ciment qu'ils dorment. Les gens ne veulent pas rester et moi-même, tellement ils me pressent, je ne sais pas quoi faire car je n'ai pas de moyens à leur donner ». Marjorie Noël est reconnaissante d'avoir vécu la tempête à l'abri mais elle est désemparée et inquiète pour son bébé de trois mois. En deux jours, on leur a donné uniquement des biscuits énergétiques : « J'allaite et je ne peux pas nourrir mon enfant n'importe comment. Je n'ai pas cinq gourdes en main pour acheter d'autres biscuits pour manger et être capable de nourrir mon bébé qui pleure. Je commence à être malade et je ne veux plus encore dormir sur le ciment. On est laissé à notre compte, même un bonbon je ne peux pas l'acheter : je n'ai pas pris d'argent. » L'officier de la protection civile est désespéré car avant que ces femmes ne puissent quitter l'abri, il faut s'assurer que leurs tentes dans les camps de sinistrés soient en état. Elles et leurs enfants pourraient être obligés de passer une troisième nuit sur le sol en béton. http://www.rfi.fr/ameriques/20120826-haiti-tempete-etats-unis-isaac?ns_campaign=google_choix_redactions&ns_mchannel=editors_picks&ns_source=google_actualite&ns_linkname=ameriques.20120826-haiti-tempete-etats-unis-isaac&ns_fee=0

Isaac devient un ouragan et devrait toucher la Nouvelle-Orléans

par (aureliebac) le 27/08/2012 09:36 Après la Louisiane, l'Alabama et le Mississippi, la tempête Isaac devrait toucher la Nouvelle-Orléans. melty.fr vous en dit plus. Si l'alerte rouge a été levée pour la tempête Isaac en Guadeloupe, l'état d'urgence a été décrété en Lousiane, en Alabama et au Mexique. La tempête, qui pourrait encore se renforcer pour devenir un ouragan dans les prochaines 24 heures, selon le Centre américain de surveillance des ouragans (NHC), devrait toucher La Nouvelle-Orléans dès lundi soir. Sur son passage, Isaac a déjà fait plusieurs victimes dimanche. La tempête a tué sept personnes à Haïti et deux personnes en République dominicaine. À 20 heures (2 heures, heure de Paris), la tempête balayait les côtes de Floride, également en état d'urgence, avec des vents soufflant à 105 km/h. Le centre de la tempête doit traverser lundi l'Est du golfe du Mexique, où plusieurs groupes pétroliers ont commencé à évacuer du personnel de leurs plates-formes. http://www.melty.fr/isaac-devient-un-ouragan-et-devrait-toucher-la-nouvelle-orleans-a126286.html#

Des employés de l'ONU condamnés pour leur rôle présumé dans des violences

RANGOON, Birmanie (Sipa) — Trois employés de l'ONU ont été condamnés à des peines allant de deux à six ans de prison en Birmanie pour leur rôle présumé dans des violences en juin dernier, a annoncé lundi l'organisation. Le porte-parole de l'ONU, Aye Win, a expliqué à l'Associated Press qu'un tribunal de Maungdaw, dans l'Etat de Rakhine, avait condamné deux employés du Haut commissariat aux réfugiés à six et trois ans de prison. Un membre du Programme alimentaire mondial a écopé de deux ans de prison. Ils ont été condamnés pour leur rôle présumé dans des violences qui ont éclaté en juin dans l'ouest de la Birmanie, notamment dans des incendies criminels. Ils sont également accusés d'avoir attisé les haines entre bouddhistes et musulmans. Tous trois sont de nationalité birmane. Les violences avaient fait plus de 80 morts et des milliers de maisons entièrement détruites par des incendies. ir/AP-v103 (Sipa / 27.08.2012 09h46) http://www.romandie.com/news/n/Des_employes_de_l039ONU_condamnes_pour_leur_role_presume_dans_des_violences270820120946.asp

Le fort séisme au large du Salvador a provoqué un tsunami

WASHINGTON (Etats-Unis) - Le séisme de magnitude 7,4 au large du Salvador a provoqué lundi un tsunami en frappant une zone située dans l'océan Pacifique, au large du Salvador, a annoncé le centre américain d'alerte au tsunami du Pacifique. Les relevés du niveau de la mer confirment qu'un tsunami a eu lieu, a ajouté cet organisme dans un communiqué. Le centre a précisé que le séisme avait eu lieu à 54 kilomètres de profondeur et a émis une alerte au tsunami pour toute l'Amérique centrale et le Mexique. Il a averti que ce raz-de-marée pourrait être destructeur le long des côtes de la région. Les autorités dans la région devraient prendre les mesures adéquates pour répondre à cette possibilité, a ajouté le centre. (©AFP / 27 août 2012 08h46) http://www.romandie.com/news/n/_Le_fort_seisme_au_large_du_Salvador_a_provoque_un_tsunami57270820120847.asp

samedi 25 août 2012

Haïti subit le choc de la tempête Isaac

Si la tempête ne s'est pas, à l'heure qu'il est, transformée en ouragan, les fortes précipitations attendues pourraient provoquer inondations et glissements de terrain. Avec de grands risques pour les centaines de milliers de personnes qui vivent encore de manière précaire depuis le séisme de 2010. La tempête tropicale Isaac s'est renforcée au cours des dernières heures, alors qu'elle commençait à déverser de la pluie sur Haïti. Même si elle ne devrait pas se transformer en ouragan avant son arrivée dans le golfe du Mexique en début de semaine prochaine, les risques sont grands pour ce pays pauvre et déboisé, régulièrement frappé par des inondations et des coulées de boue, dans lequel les conséquences du séisme de 2010 sont encore visibles et où de nombreux habitants vivent toujours dans des conditions précaires : ils seraient aujourd'hui 350.000 à vivre encore dans des camps de toile. En raison de la tempête, le président Michel Martelly a annulé un voyage au Japon. "Je sais vos inquiétudes", a-t-il dit dans une adresse à la nation. "Dans ces moments difficiles ma place est à vos côtés". Il a également appelé la population à bien observer les mesures de précaution édictées par les responsables de la protection civile.
La tempête se déplace vers le nord-ouest à 17 km/h et elle pourrait déverser jusqu'à un demi-mètre de pluie en certains endroits d'Haïti. Elle menace aussi la République dominicaine voisine. Au-delà, les météorologues s'attendent à ce que la dépression touche Cuba et la pointe sud de la Floride avant d'atteindre le littoral des Etats-Unis au niveau du nord-ouest de la Floride ou de l'Alabama, voire de La Nouvelle-Orléans. Mais sa trajectoire erratique rend les prévisions difficiles. Il est tout aussi difficile de savoir si elle se renforcera encore avant de toucher les Etats-Unis. Par précaution, plusieurs groupes pétroliers ont commencé dès vendredi à évacuer du personnel de leurs plateformes dans le golfe du Mexique. Prudent lui aussi, le vice-président des Etats-Unis Joe Biden a renoncé à se rendre lundi à Tampa, pour ne pas interférer avec l'éventuelle mobilisation des forces de l'ordre face à l'approche de la tempête qui menace la Floride. Le voyage de Joe Biden en Floride était censé coïncider avec l'ouverture lundi à Tampa de la convention nationale du parti républicain, qui intronisera formellement Mitt Romney comme candidat pour tenter de ravir la Maison Blanche le 6 novembre au président Barack Obama. Le vice-président américain avait aussi prévu de faire campagne mardi en Floride, un Etat-clé en vue de la consultation de novembre. Cette partie de son programme reste tributaire de la situation météorologique, selon l'équipe démocrate. http://lci.tf1.fr/monde/amerique/haiti-subit-le-choc-de-la-tempete-isaac-7473879.html

La tempête Isaac atteint Haïti et menace la Floride

La tempête tropicale Isaac est arrivée samedi matin sur la côte sud d'Haïti. «Elle vient juste de toucher terre à l'ouest de Port-au-Prince» indique Jessica Schauer, porte-parole du Centre américain de surveillance des ouragans (NHC). La tempête se déplace accompagnée de fortes bourrasques de vent d'environ 110 kilomètres/heure, les rafales gagnant en puissance au moment de leur entrée dans les terres.
Les premières pluies ont commencé à toucher le sud d'Haïti où les villes des Cayes et de Jacmel ont été en proie dès vendredi en fin d'après-midi à de fortes averses. Une alerte rouge à l'ouragan a été émise sur Haïti, et une alerte à la tempête tropicale est maintenue en République dominicaine, à Cuba, aux Bahamas et en Jamaïque. Un renforcement majeur n'est pas exclu par le NHC qui estime que la phénomène pourrait prendre de l'envergure. Les fortes précipitations pourraient aussi provoquer des inondations et des glissements de terrain. En Haïti, la reconstruction du pays après le séisme qui a fait plus de 250 000 morts en 2010 est loin d'être achevée, et environ 400 000 personnes vivent encore dans des camps de déplacés. Le chef de l'Etat Michel Martelly s'est adressé vendredi aux Haïtiens, les appelant à bien observer les mesures de précaution. Il a également annulé un voyage officiel au Japon, déclarant : «dans ces moments difficiles, ma place est à vos côtés» Des mesures préventives de la République Dominicaine aux Etats-Unis «Tout le gouvernement est mobilisé, ainsi que les forces de l'ordre pour évaluer la situation. Nous allons travailler avec nos partenaires internationaux pour coordonner les actions de réponse», a annoncé le Premier ministre Laurent Lamothe, précisant que 1 250 abris étaient disponibles pour accueillir les déplacés. Les comités régionaux de la protection civile ont aussi été mobilisés pour venir en aide aux populations à risque, notamment aux gens qui vivent dans les camps, et donc «les plus exposées si la tempête venait à frapper le pays» a estimé Jean-Claude Mukadi, directeur national de l'association humanitaire World Vision Haïti. «Sans un système d'égouts et de logement stables, les fortes pluies et les vents forts peuvent créer des problèmes bien plus importants tels que des maladies ou et une contamination de l'eau» a-t-il souligné. Au nord-ouest, à Cuba, six provinces de l'est, dont celles de Santiago et de Guantanamo, ont fait l'objet de mesures préventives, comme l'envoi d'équipes médicales dans les zones potentiellement isolées par les inondations et la préparation de bâtiments publics à l'accueil de populations sinistrées. Dans le golfe du Mexique, plusieurs compagnies pétrolières ont aussi commencé par précaution à évacuer du personnel de leurs plate-formes. Sur les bases américaines de Floride, le Pentagone a déplacé ses avions vers le Texas et Porto Rico. Isaac pourrait en effet toucher les Etats-Unis la semaine prochaine, et venir perturber la convention républicaine organisée au bord de l'eau, à Tampa, en Floride. Le vice-président des Etats-Unis, le démocrate Joe Biden a pour sa part renoncé à se rendre à Tampa, lundi, où il prévoyait d'y mener campagne pour son parti. http://lci.tf1.fr/monde/amerique/haiti-subit-le-choc-de-la-tempete-isaac-7473879.html

vendredi 24 août 2012

Réforme des franchises douanières

Le Nouvelliste | Publié le : lundi 20 août 2012 Roberson Alphonse roberson_alphonse@yahoo.fr L'Etat lance la réforme des franchises. Il tient par le bon bout les ONG friandes de pénombre. L’Etat a besoin de plus d’argent. Le Ministère de l'Economie et des Finances (MEF), la DGI et l’AGD s’exécutent. La réforme des franchises non industrielles est pondue par un arrêté présidentiel rendu public dans le Moniteur 132 du 9 août 2012. « Ce n’est pas un arrêté pour supprimer les franchises des ONG… », précise d’emblée, lundi 20 août 2011 Marie Carmelle Jean-Marie, comme pour couper court à une conviction déjà acquise. Ce texte, explique le MEF, fixe des mesures administratives pour mieux contrôler les franchises. En ligne de mire, selon Mme Jean-Marie, une meilleure coordination des actions des ONG par le ministère de la Planification et de la Coopération externe. Celles-ci, environ 460, devront souscrire à un certain nombre d’obligations; entre autres, établir la liste globale des équipements qu’elles voudront importer sur l’année, avoir à jour leur quitus fiscal et produire la liste de leurs employés à la DGI, friande désormais d’impôt sur le revenu autant du personnel haïtien que des étrangers. « Aucune loi ne prévoit d’exonération sur les revenus d’un étranger qui travaille en Haïti », précise Ronald G. Décembre, secrétaire d’Etat à la Réforme fiscale. Comme le grand argentier de la République, Ronald Décembre souligne qu’il n’est pas question de supprimer les franchises mais plutôt de régulariser et de faciliter les opérations administratives. Quelque 500 franchises sont sollicitées chaque mois. Avec les mesures fiscales et douanières prévues dans cette nouvelle réforme, les opérations se verront facilitées, explique Ronald G. Décembre, direct aussi en soulignant que les franchises privent le Trésor public de fonds qui auraient pu être affectés à des travaux publics. Il illustre. Pour l’exercice 2009/2010, l’Etat avait octroyé des franchises pour un montant de 45 milliards de gourdes, un montant supérieur au 36 milliards de gourdes de recette de cette année-là, une année particulière à cause du séisme du 12 janvier 2010. 2010/2011, les franchises étaient de 8 milliards de gourdes et pour l’exercice en cours elles oscillent entre 7 et 8 milliards de gourdes. L’Etat cherche à contrôler, faciliter et coordonner l’action des ONG. L’équilibre est recherché pour éviter des duplications comme c’est le cas à Caracol où trois ONG veulent construire trois écoles professionnelles, explique la ministre de l’Economie et des Finances, Marie Carmelle Jean-Marie. « Les ONG ont tendance à voler au secours de la victoire », indique-t-elle pour illustrer que des fonds et des projets sont souvent mal répartis, sans cohésion avec le plan de développement du pays. Concédant que l’Etat ne peut pas se priver du jour au lendemain du support des ONG, Jean-Marie et Décembre rappellent la responsabilité de l’Etat de mettre de l’ordre dans ce secteur. Il y a quelques mois, Mme Jean-Marie soulignait l’opacité totale recouvrant les opérations de la majorité des ONG opérant en Haïti. Cette absence de transparence et de coordination avec l’Etat haïtien avait également été dénoncé par le Premier ministre Laurent S. Lamothe, qui plaide en faveur de plus de leadership de l’Etat dans la reconstruction du pays. L'aide octroyée au gouvernement haïtien est restée très faible, malgré les supports budgétaires. Deux ans après le séisme, les donateurs tardent à concrétiser les promesses faites en évoquant l'existence d'un système d'accointance, de passe-droit, de corruption du gouvernement haïtien. « Les capacités du gouvernement ne seront jamais renforcées si les donateurs continuent de contourner les institutions locales en faveur des ONG », avait prévenu un rapport du Centre pour le développement global basé à Washington, aux Etats-Unis. Avec la réforme des franchises non industrielles et les mesures visant en particulier les ONG, l’Etat haïtien a franchi un cap vers plus de contrôle à un moment où ses capacités dans les régions sont très faibles pour ne pas dire inexistantes. Roberson Alphonse roberson_alphonse@yahoo.fr http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=108240

10 millions de dollars pour le secteur hôtelier du Nord

A l’initiative du ministère du Tourisme, un important atelier de travail a été organisé ce mercredi au Cap-Haïtien sur le financement de projets touristiques dans la région Nord, en présence de la ministre du Tourisme, Stéphanie Villedrouin; du gouverneur de la Banque centrale, Charles Castel; du vice-président du Conseil de la Banque nationale de crédit, Robert Pardo, et de Mme Georgette Jean-Louis, membre du conseil d'administration de la BRH. A travers cette initiative, le ministère du Tourisme entend permettre au gouverneur de la BRH et au vice-président de la BNC de fournir des explications sur le programme en cours, lequel vise l’octroi de prêts aux opérateurs touristiques dans le Nord. D'entrée de jeu, le gouverneur Charles Castel a annoncé que la Banque centrale a décidé de créer un fonds de garantie de dix millions de dollars destiné au financement de ces projets touristiques dans le Nord. De son côté, le vice-président de la BNC a fait savoir que cette banque commerciale d'Etat a décidé d’offrir des prêts aux opérateurs touristiques du Nord au taux fixe de 8% sur 5 ans. Toutefois, Robert Pardo a clairement fait comprendre au secteur privé du Cap-Haïtien que les projets présentés doivent être bien élaborés pour être retenus. Ainsi, dans le but de faciliter la tâche au secteur touristique du Nord, la Banque centrale s’apprête à signer un contrat avec un consultant international qui sera sur place dans cette région afin d'encadrer les opérateurs touristiques sur les techniques d'élaboration de projets et la viabilité de leurs entreprises au regard de la compétition. Le consultant, qui doit arriver au Cap-Haïtien au mois de septembre, sera pris en charge financièrement par la Banque centrale dans le cadre des efforts consentis par l’Etat pour renforcer le secteur touristique dans cette région du pays. Selon la ministre du Tourisme, Stéphanie Balmir Villedrouin, l’objectif de ce projet est la construction de 300 chambres d’hôtel additionnelles, de standard international dans les 8 prochains mois. Les membres du secteur touristique du Nord qui participaient à cet atelier de travail qui s'est déroulé au bureau départemental de la BRH au Cap-Haïtien ont tous salué l'initiative prise par le ministère du Tourisme avec l’accompagnement de la BNC et de la Banque de la République d’Haïti pour renforcer l’industrie touristique dans la région. Gérard Maxineau gedemax@yahoo.fr Twitter: @gedemax http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=108358

Six boursiers haïtiens en route pour la Chine

Le Nouvelliste | Publié le : jeudi 23 août 2012 Amos Cincir mcincir@lenouvelliste.com Ils sont au nombre de six, les boursiers haïtiens qui devraient se rendre le 31 août en cours en République populaire de Chine pour cinq années d'études. Ils partiront avec la motivation de revenir avec des outils efficaces leur permettant de participer activement à la reconstruction d'Haïti. Ces bourses s'inscrivent dans le cadre des relations entre les deux Républiques depuis 15 ans. Fanorah Duval, Vicnie Léandre, Jean Stéphane, Pierre Roolmich, Ludwig Elie et Etienne Wilson, sont les noms des six jeunes qui bénéficient de bourses d'études du gouvernement de la République populaire de Chine pour la période allant de 2012 à 2017. La cérémonie officielle de départ pour la Chine s'est déroulée à la résidence du représentant chinois à Port-au-Prince, Wang Shuping, en présence de son assistant, Ling Junmin, des autorités haïtiennes et des parents. Ces étudiants qui quitteront le pays à la fin du mois d’août entameront leurs études universitaires, selon leur choix, dans différents domaines. Ils vont parcourir une distance de 10 000 km pour atteindre l'Empire du milieu sans possibilité de faire le chemin inverse pendant quelque temps. Ces 6 boursiers, 2 filles et 4 garçons, auront à acquérir des connaissances notamment en médecine, en économie et en génie électronique dans différentes universités de la Chine continentale, notamment l’Université de technologie de Hefei, l’Université d’Economie et des Finances de Shanghai, la Fujian Medical University et l’Université maritime de Dalian. Ils avaient la possibilité de s’inscrire directement à partir du bureau de développement communal de Chine au morne Calvaire à Pétion-Ville ou au ministère des Affaires étrangères à Musseau (Delmas 60). Selon une note du bureau commercial et de l’Association des amis haïtiano-chinois (ACHA), cela rentre dans le cadre du support de la République populaire de Chine à l’éducation haïtienne. « Aujourd’hui, nous sommes fiers de vous présenter les noms et les photos de ces 6 bénéficiaires qui devront quitter le pays en direction de la Chine dans quelques jours », lit-on dans la note. Etudier en République populaire de Chine, pour certains de ces boursiers, c'est s'intégrer dans une culture très différente de celle d'Haïti, avec pour objectif de revenir mettre leurs connaissances au service de leur patrie. « Notre ultime objectif est de retourner au bercail, une fois nos études terminées, en vue de mettre nos savoirs au service de notre pays. » Plus de 300 jeunes Haïtiens étaient inscrits au programme de bourses du gouvernement chinois. Six d'entre eux ont été sélectionnés. Les critères de sélection étaient basés notamment sur la compétence des postulants, leur connaissance de l'anglais, du français, des connaissances générales et des mathématiques. Ainsi, il convient de faire remarquer que le gouvernement chinois a commencé à allouer des bourses aux étudiants haïtiens depuis 1997. En 15 ans, plus d'une cinquantaine de cadres haïtiens ont été formés en République populaire de Chine, et ce, dans différentes disciplines. http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=108363

VERS UN APPEL A LA SOLIDARITE

Le délégué régional Antilles/Guyane/Caraïbes et des Amériques, du Cercle de la diversité, Jacques Lurel, a rencontré, le mercredi 22 août, une quinzaine de représentants d’organisations locales et internationales. L’objectif de cette rencontre, qui s’est tenue dans les locaux du Bureau de la coordination de l'aide humanitaire (OCHA) à Musseau, était de présenter certains projets à caractère humanitaire, notamment « Téléhuma 2012 », et de créer une structure devant aider à la réalisation de cet événement. La délégation régionale Antilles/Guyane/Caraïbes et des Amériques entreprend une vaste opération humanitaire par le biais de trois activités, a fait savoir Jacques Lurel. Il s’agit, premièrement, d’une formation aux métiers d’agents humanitaires volontaires (AHV), qui se tiendra du 8 au 31 octobre 2012 en Guadeloupe. Cette formation tiendra compte des spécificités de l’arc Antilles-Guyane/Caraïbes, des Grandes et Petites Antilles avec les solutions tirées des expériences du tremblement de terre de janvier 2010 et des nouvelles méthodes à adopter. Deuxièmement, un séminaire international de la diversité aura lieu du 27 octobre au 3 novembre 2012. Ce séminaire devra favoriser des rencontres et des débats sur les aspects économiques, culturels, touristiques, ainsi que sur la prévention des cataclysmes et la protection des populations. En fin de compte, un premier Téléhuma sera organisé les 1er et 2 novembre 2012. D’une manière générale, ces trois activités visent à informer, à former et à solidariser, à développer une dynamique d’entraide inter-île et une relance économique. C’est quoi le Téléhuma ? Le Téléhuma est une série de documentaires télévisés visant à la sensibilisation du plus grand nombre à un ensemble de sujets relatifs à l’environnement et un appel à la solidarité. Ce sera un grand marathon caritatif. Pendant 24 jours, 49 émissions préenregistrées de 20 à 52 minutes seront diffusées par des chaînes de télévision à travers le monde, selon Jaques Lurel. Pendant vingt-quatre heures à une collecte de fonds aura lieu les 1er et 2 novembre 2012. (Un numéro de téléphone est également prévu afin d'enregistrer les promesses de dons). Haïti, la principale bénéficiaire de Téléhuma 2012 L’Association Guadeloupe cataclysme, initiatrice de cet événement, laquelle se mobilise pour la sécurité des habitants des îles des Caraïbes en cas de catastrophe naturelle, espère recueillir 18 millions d’euros lors de ce marathon qui fera appel à la générosité de chaque citoyen. Jacky Lurel informe que cette somme servira à financer 5 projets dans 5 communes du pays: la construction du premier village caribéen à Gressier (Ouest); la création d’un pôle d’excellence rurale à vocation internationale à Beaumont (Grand'Anse); un projet agricole à Cabaret (Ouest); un projet de tourisme vert à Bainet (Sud-Est) et un centre international de formation aux métiers des sports à Plaisance (Nord). Ces fonds devraient également permettre de financer 850 projets de création d’entreprises. Gladimy Ibraïme gibraime@lenouvelliste.com Twitter: @GladimyIbraime Le Cercle de la diversité est un club de réflexion qui a été créé en France à l'initiative des Africains.

mercredi 22 août 2012

Sean Penn's charity to demolish Haiti's Palace

By Trenton Daniel on August 21, 2012 PORT-AU-PRINCE, Haiti (AP) — The nonprofit aid group founded by Hollywood star Sean Penn in the aftermath of Haiti's deadly 2010 earthquake will oversee demolition of the wrecked National Palace, the Haitian government said Tuesday. Government spokesman Lucien Jura told The Associated Press that Penn's J/P HRO group will begin the demolition in the next 10 days. The group is not charging for the work, which is expected to take about two months, Jura said in an email. "Amb. Penn mentioned that his organization (J/P HRO) could provide the engineers and equipment to do the demolition at no cost to the government," Jura wrote in an email, referring to the position that Penn holds as ambassador-at-large for Haiti. The earthquake toppled hundreds of buildings in the capital of Port-au-Prince and in other cities to the south. The National Palace was among them, its white dome and the rest of the structure slowly falling into itself. The collapse forced government officials to work from a tiny police station near the international airport after the earthquake, coordinating the arrival of aid. Authorities now conduct day-to-day operations from a cluster of pre-fabricated buildings on the grounds of the National Palace. The crumbled National Palace has come to symbolize the level of devastation caused by the quake as well as government inertia. But Penn's group hopes the demolition will mark a turning point for Haiti as it works with the government and a department in charge of preserving historical monuments. The effort will include both construction machines along with workers using their hands, said Ron Baldwin, the group's executive director. "It's an important project, an important step for the government, for Haiti, for the people of Haiti to move on," Baldwin said by telephone. Baldwin declined to give a value on the cost of the demolition, saying the budget was still being worked on. It's still not clear what will follow the demolition. Government spokesman Jura said officials had not decided on how to replace the government building, which has had to be rebuilt before. While still under construction, the Beaux Arts structure was burned by a mob that assassinated Haiti's president, Vilbrun Guillaume Sam. It was completed during the 1915-34 occupation by U.S. Marines that followed his death.

International Emmy nods: Haiti orphans, refugees

NEW YORK — Television productions that explored the children orphaned by Haiti's devastating earthquake and took viewers aboard a boat smuggling refugees from North Africa to the Italian island of Lampedusa are among the nominees for International Emmy awards in the current affairs and news categories. The eight nominees from seven countries announced Tuesday include "Haiti's Orphans: One Year After the Earthquake" on Canada's CBC Television and "Extra: The RTL Magazine — The Merciless Traffic in the Flight From Africa" from Germany's infoNetwork GmbH in the current affairs category. Brazil's TV Globo had two nominations for "Profession: Reporter — Children and Drugs: A Childhood Overtaken by Addiction" in current affairs and "Jornal Nacional — Rains in the Mountain Region of Rio" in news on the heavy rains and landslides in January 2011 that caused the worst natural disaster in Brazil's history. The other nominees in the news category were Japan's NHK for its coverage of the March 2011 Japanese earthquake and tsunami; Qatar's Al Jazeera for its reporting on the Libyan uprising and fall of Tripoli and Russia's RT Channel for its reports on the global Occupy Movement that began in New York's financial district. The other current affairs nominee was "China Dolls - Fragile Bodies, Strong Minds" from Hong Kong's Phoenix Satellite Television Co. Ltd. about the struggles of two Chinese families afflicted by the rare brittle bone disease. "The 2012 nominees present a powerful showcase of the human, political and socio-economic drama unfolding daily around the world," said Bruce L. Paisner, president and CEO of the International Academy of Television Arts & Sciences, in a news release. The winners will be announced at an Oct. 1 ceremony in New York. http://online.wsj.com/article/APf6fab11ac3114acdb31bed106624ae69.html

Haitian choir plans 'thank you' concert

Performance to show gratitude for support after earthquake ASBURY PARK — A 40-member choir from the Methodist Church of Haiti will hold a concert to thank Americans for their support, and to continue raising money for its homeland. The concert is scheduled for 7 p.m. Sunday at First United Methodist Church, 906 Grand Ave. The choir from Duplan, near Petionville in the mountains overlooking Port-au-Prince, is touring the Northeast, said the Rev. Sony Augustin, senior pastor at First United Methodist.
“It is a ‘thank you, America’ concert because of all of the support they received from people here, and they come just as an act of gratitude,” Augustin said. Like many other communities, Asbury Park, Neptune and surrounding towns launched a major relief effort to help get food, shelter, medical supplies and money to Haiti after an earthquake on Jan. 12, 2010, killed more than 300,000 people, injured another 300,000 and left 1 million homeless, by many accounts. Hundreds of thousands of homes and businesses were destroyed. Many of the touring choir members are staying with people in the local community who are themselves from Petionville, Augustin said. “They are well aware of the support that this community has for Haiti,” he said. The tour includes performances in Englewood and Hackettstown, with the last concert in Asbury Park on Sunday, Augustin said. The choir members, whose ages range from 20 to 40, will be selling compact discs of their work as part of their fundraising, both to fund their own trips and to continue rebuilding their country, he added. Tickets cost $20 and can be purchased at the door or by calling the church at 732-775-2693. Nancy Shields: nshields@njpressmedia.com http://www.app.com/article/20120821/NJNEWS/308210060/Haitian-choir-plans-thank-you-concert

Finding Haiti on Miami’s Walls

By Alexander Britell The walls of Miami’s Little Haiti have proven to be a frequent canvas for the neighbourhood — from the diverse creations of local artist Serge Toussaint to murals remembering the victims of the 2010 earthquake in Haiti. Now, a new generation of artists in Little Haiti is getting its chance to put brush to wall thanks to a local affordable housing developer. Each day, a group of painters focuses on a 80-foot-long wall at the Pinnacle Place apartments on 56th Street and NE 4th Avenue.
The mural, just steps away from the Little Haiti Cultural Centre, provides a training ground for Little Haiti’s budding young painters (who also get paid for their time on the mural) — and a colourful reminder of the vibrancy of the neighbourhood. The programme is being conducted by MLK, or “Moving the Lives of Kids,” at Pinnacle Place, an affordable housing development of Miami-based Pinnacle Housing Group. “I think public art is one of the most powerful tools to do several things to a community,” says Kyle Holbrook, founder and CEO of MLK. “It can inspire a community, when there’s a change about to happen, and, for a community like this, having residents work with residents outside, it can instill that community feel.” Pinnacle Place
MLK had a strong hand in relief efforts in Haiti after the earthquake, working on a cash-for-work programme in several regions in the country with an emphasis on art. The initiative helped 7,000 Haitians help create artwork about issues like ecology, recycling and tree planting. MLK also helped fashion the Haiti earthquake remembrance mural on Miami’s 79th Street, among others. In the predominantly Haitian neighborhooud, just a minute away from the Little Haiti Cultural Centre, the hope is that this kind of art can have a particularly tangible impact. “We’re trying to do it with as many young aspiring artists as we possibly can,” says Louis Wolfson III, a founding partner of Pinnacle Housing Group, which is making public art a hallmark of each of its affordable housing projects across Miami. “The impact in the Haitian community should be wonderful — it’s a real opportunity to pursue a passion for the first time in many of their lives.” Pinnacle has two other projects in development in Miami with similar art initiatives, Wolfson said. The highlight at Pinnacle Place is the leadership of local artist and Port-au-Prince native “Woff” Senatus, aka “Wolfgang Mosaic,” a promising young muralist who is spearheading the artistic efforts on the wall. The aforementioned Toussaint has also lent a hand in artistic training.
Senatus arrived from Haiti at the age of 2, and led a troubled adolescence — even becoming homeless at the age of 13. But he has turned exceptional struggle into exceptional creativity, and, from helping design the Pinnacle mural to designing outdoor frescoes across Miami, he is working to help local youth focus their energies on art — using Haiti as inspiration. Young artists at work “There will be many individual stories like Wolfgang’s,” Wolfson says. “Hopefully this is a start — and will spark a passion.”
Haiti is at the centre of Woff’s work. The 22-year-old says he wants to use his creativity to combat what he believes is a misperception many have about Haiti. “People have a kind of feud with the Haitians,” he says. “They were the first to revolt, and it’s like that is all they’re known for. But what else?” It’s that “what else,” the image of Haiti abroad (something Haiti First Lady Sophia Martelly discussed with Caribbean Journal last week), that he says he wants to help promote. “I want to show that what else — I want to be the voice of the Haitian community, he says. “I feel like for Haiti, I want to be that breath of fresh air — Haiti is one of my biggest influences.” http://www.caribjournal.com/2012/08/21/finding-haiti-on-miamis-walls/

Softness in China hits Haitian results

By Steve Toloken | HONG KONG (Aug. 21, 2 p.m. ET) -- In the latest sign of significant slowing in China’s plastics industry, the country’s largest injection press maker, Haitian International Holdings Ltd., said Aug. 21 that sales for the first half of the year dropped 14 percent to 3.17 billion Chinese yuan (US$498.6 million). Haitian said it was satisfied with the results given the tough conditions, and there are signs it may be faring better than some peers – rival Chen Hsong Holdings Ltd. reported sales fell 24 percent and Cosmos Machinery Enterprises Ltd. warned investors this month it may lose money in the first half of the year. Taken together, those and other reports indicate continued softness in one of the world’s largest plastics markets. “The situation in China is quite difficult,” said Helmar Franz, executive director of Ningbo, Zhejiang province-based Haitian, in an Aug. 21 news conference in Hong Kong connected to its earnings report. Haitian estimates that one-third of the plastics machinery manufacturing companies in Ningbo, a major center of plastics machinery in China, have stopped production and another 20 percent are operating at significantly reduced capacity. Haitian’s CEO, Zhang Jianming, is head of Ningbo’s plastics machinery trade group. Recent signs of worsening in China and the world economy make it “increasingly difficult” to predict sales trends for the remainder of the year, the company said in its financial filing to the Hong Kong stock market. But on the positive side, Haitian said sales in first half of 2012 stabilized from a low point in October 2011. Its first-half results were similar to second-half 2011, and it said it was hopeful that relaxation of credit in China and efforts to support the Euro would lead to gradual improvement. “The first half of 2012 was a challenging period for [the] machine manufacturing industry… in China, marked by the slow-down of China’s growth momentum and the deteriorating Eurozone’s sovereign debt crisis which together weighted heavily against investor and consumer sentiment,” the company said. Haitian officials said the first-half sales drop of 14 percent from $3.7 billion yuan (US$578.3 million) in the same period of 2011 is acceptable partly because the first six months of 2011 set a half-year sales record, fed by what it said was an overheating economy in China. It said profit for the first six months of this year were down 19 percent to 486 million yuan (US$78.3 million), although it maintained its profit margin at just over 15 percent. Its biggest challenges now seem to be within China, where Haitian sales were down 21 percent to 2.08 billion yuan (US$327.0 million) in the first half. But the company said there were some promising areas: despite trouble in world markets exports remained stable and sales of its higher-tech products all grew in the first half of the year. For example, sales of its all-electric Venus machines increased 7.3 percent, the Jupiter series two-platen machines increased 25.5 percent and sales of IA series for multicolor molding rose 26 percent. Export sales were driven in part by manufacturing relocating from China as wages rise more than 10 percent a year and China’s currency has strengthened, Franz said. For example, Haitian’s exports to North America, including Mexico, more than doubled in the first six months to 134.5 million yuan (US$21.3 million). “We not only see Americans moving back to Mexico or America, but we also see some Singaporeans moving to Vietnam, which are customers of ours and they encourage us to come with them to Vietnam or Thailand because the cost situation in Thailand or Vietnam is much better than the situation in China,” Franz said. “Those people who just took advantage of the cheap labor, they will now consider other locations.” Haitian has invested in overseas factories in recent years, in Vietnam, Brazil, Turkey and Germany, and in setting up offices and service centers in India, Japan and the United States. Franz, a longtime plastics machinery executive in Germany who has worked in Ningbo for seven years for Haitian, said there’s also uncertainty in China’s business community ahead of the change of power in the Chinese government expected later this year. But he argued that its economic problems are temporary and the government will craft solutions to challenges facing its manufacturers, as it has in the past: “I don’t think this is a long-term decline and a long-term situation.” http://www.plasticsnews.com/headlines2.html?id=26294

Visite en Haïti d’un haut responsable des droits de l’homme des Nations Unies

Port-au-Prince, le 21 août 2012 – Le Sous-Secrétaire général aux droits de l’homme, M. Ivan Šimonović, effectuera du 22 au 25 août 2012 une visite en Haïti pour s’informer des défis liés aux droits de l’homme auprès du gouvernement, des responsables des Nations Unies, de la communauté internationale et de la société civile. Cette visite intervient au moment où Haïti sort d’une crise humanitaire provoquée par les effets dévastateurs du tremblement de terre de janvier 2010, qui a fait plus de 300.000 morts et détruit une grande partie des infrastructures du pays. L’an dernier, le président Michel Martelly avait déclaré qu’Haïti était « ouverte aux affaires», signalant ainsi le recadrage de l’attention vers le développement socio-économique à long terme. Le gouvernement a depuis identifié l’emploi, l’éducation, l’énergie, l’environnement et l’Etat de droit comme prioritaires. « Au moment où Haïti concentre ses efforts sur l’éradication de la pauvreté et sur le développement socio-économique, il est essentiel de s’attaquer aux défis structurels des droits de l’homme en vue d’atteindre les résultats souhaités au bénéfice de tous les Haïtiens», a déclaré M. Šimonović. «Je suis donc heureux de constater que l’Etat de droit est l’une des priorités du gouvernement ». Entre autres représentants du gouvernement, M. Šimonović prévoit de rencontrer le Premier ministre Laurent Salvador Lamothe, le président du Sénat, Dieuseul Simon Desras et le président de la Chambre basse, Levaillant Louis Jeune. Il s’entretiendra également avec des responsables de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH), l’Equipe-pays du système des Nations Unies, ainsi que des représentants du corps diplomatique et de la société civile. Le Conseil de Sécurité doit examiner le mandat de la MINUSTAH qui arrive à échéance en octobre de cette année. http://minustah.org/?p=36941

Haïti-Politique : Deuxième journée d’audition des ministres par la commission finances du sénat

P-au-P, 21 août 2012 [AlterPresse] --- La commission économie et finances du sénat de la république, a procédé le lundi 20 août 2012, à sa deuxième journée d’audition des ministres du gouvernement de Laurent Lamothe, dans la perspective de faire la lumière sur les fonds qui leur ont été alloués pour l’exercice fiscal 2011-2012, apprend AlterPresse. Cette rencontre a aussi été l’occasion pour les ministres de défendre leur enveloppe fiscale pour l’exercice 2012-2013. De fait, le nouveau ministre des affaires étrangères et des cultes, Pierre Richard Casimir, a connu sa première convocation en tant que titulaire d’un ministère. Ceci a aussi été le cas pour le nouveau ministre de l’intérieur et des collectivités territoriales, Ronsard Saint-Cyr, qui a été récemment muté du ministère des affaires sociales. Pour clôturer la seconde journée d’audition, le ministre de la justice, Jean Renel Sanon, a été le dernier à être entendu. Trois autres ministres sont attendus pour ce mardi 21 août dans le cadre de la validation du budget de l’exercice fiscal 2012-2013. Il s’agit de la ministre de la santé publique et de la population (Mspp), Florence Duperval Guillaume, du nouveau ministre de l’éducation nationale et de la formation professionnelle (Menfp), Vanel Pierre, et celui de la jeunesse et des sports, Jean Roosevelt. Lors de la première séance d’audition, tenue le vendredi 17 août dernier, trois ministres ont été entendus par les membres de cette commission sénatoriale : le ministre des travaux publics, transports et communications, Jacques Rousseau, le ministre de l’agriculture des ressources naturelles et du développement rural, Thomas Jacques, et le ministre de l’environnement, Jean Vilmond Hilaire. [jep apr 21/08/2012 8:40] http://www.alterpresse.org/spip.php?article13264

Haïti Politique : L’évêque émérite de Jérémie exhorte Martelly à la raison

Correspondance Joseph Serizier Cayes, 22 août 2012 [AlterPresse] --- L’évêque émérite de Jérémie (Grande Anse / Sud-Ouest), Mgr. Willy Romélus, sort de son silence (depuis plusieurs années) pour exhorter l’administration politique haïtienne à écouter, une fois de plus, la voix de la raison pour éviter au pays de sombrer, apprend l’agence en ligne AlterPresse. « Le pays est au bord d’une grave crise si les autorités persistent dans cette voie irrégulière sur la question de conseil électoral permanent devant organiser les élections dans le pays pour renouveler le tiers du sénat et les collectivités territoriales », avertit Mgr. Romélus, dans une homélie à l’occasion du centenaire de la paroisse Sainte Jeanne de Chantal (commune située à environ 18 km au sud-ouest de la ville des Cayes) ce mardi 21 août 2012 Selon le prélat, l’exécutif fait la sourde oreille à la voix de la majorité de différents secteurs organisés du pays qui disent non à l’inacceptable. Mgr. Romélus invite les protagonistes à s’unir pour trouver une entente dans l’intérêt de la nation et à travailler pour construire une Haïti nouvelle dans la solidarité. De son côté, le sénateur du Sud, Carlos Lebon, plaide en faveur d’une entente entre l’exécutif et le législatif en vue de trouver une formule appropriée à la mise en place d’un organisme électoral de consensus. « La formation d’un organisme électoral permanent, avec des membres provisoires et permanents, dans le contexte actuel - où le parlement est amputé d’un tiers pour pouvoir répondre aux exigences constitutionnelles de composition d’un conseil électoral permanent – est irrationnelle et inconstitutionnelle », considère Lebon dans une interview accordée à AlterPresse, en marge de la célébration du centenaire de la paroisse de Chantal. Le parlementaire invite le chef de l’État à emprunter la voie du dialogue et du consensus pour une meilleure solution. Carlos Lebon demande aussi à ses collègues parlementaires de respecter la charte fondamentale de la nation, laquelle doit leur servir de boussole dans les prises de décision. « Cette fois-ci, la dictée est très mauvaise. Il faut donner une chance au pays », déclare Lebon qui en profite pour stigmatiser l’ingérence de certains pays de la communauté internationale dans les affaires internes du pays. Pour sa part, le député des Cayes, Fenel Thanis, élu sous la bannière de « Repons peyzan », préconise un compromis politique entre l’exécutif et le législatif afin de faciliter la formation d’un organisme de consensus de 9 membres, pour la réalisation de bonnes élections dans le pays en attendant la mise en place d’une entité électorale permanente. Le parlement est en difficulté de choisir ses représentants pour la création d’un conseil électoral permanent selon le vœu de la Constitution, signale le député Thanis. [js rc apr 22/08/2012 0:00] http://www.alterpresse.org/spip.php?article13273

Haïti-Tourisme : Les travaux de réhabilitation du centre historique de Jacmel à l’arrêt

correspondance Pierre Paul Ancion Jacmel 21 août 2012 [AlterPresse] --- Les travaux de réhabilitation du centre historique de Jacmel (chef-lieu du département du Sud-Est), qui ont débuté le 6 août 2012, sont à l’arrêt, observe AlterPresse. L’agence en ligne a tenté en vain de connaitre la raison de la suspension des travaux, mais la directrice départementale du tourisme, responsable du chantier, reste injoignable. Jusqu’ici, les ouvriers n’ont travaillé que sur l’entrepôt de la douane de Jacmel, lequel, selon les plans, doit devenir un centre de convention moderne de 800 places. Toutefois, pour reloger cet entrepôt, aucun autre espace n’a été annoncé. Les ouvriers devraient ensuite s’occuper de l’hôtel "La Jacmélienne". Financés, notamment par le fonds Petro Caribe, à hauteur de 40 millions de dollars américains (Us $ 1.00 = 43.00 gourdes ; 1 euro = 58.00 gourdes aujourd’hui), les travaux de réhabilitation du centre historique de Jacmel concernent également l’aérodrome de la ville, lequel devrait être transformé en un aéroport international. La mise en œuvre des travaux a lieu dans la perspective de la tenue, en mars 2013, d’un sommet international dans la ville de Jacmel, ont fait savoir des officiels. « Ce projet vise surtout à faire de Jacmel une destination touristique incontournable », avait souligné la ministre Stéphanie Balmir Villedrouin lors du lancement officiel du projet le 30 juillet 2012. « Jacmel va être connue comme une destination d’événements, avec la construction d’un amphithéâtre qui va permettre d’organiser de grands festivals de musique, comme ceux généralement déroulés à Congo Plage. Le centre historique deviendra le milieu d’un ensemble d’activités avec l’aménagement des Rues Commerce et Sainte Anne et la place publique de celle-ci. Nous allons construire une allée de promenade dans cette zone », avait annoncé la ministre Villedrouin. La place de la douane, là où Simon Bolivar a donné historiquement naissance au drapeau de la Grande Colombie, sera totalement restaurée, de façon à rappeler le passage du grand libérateur des peuples de l’Amérique Latine à Jacmel. Une épée géante occupera sa façade septentrionale. Les infrastructures hôtelières de la ville vont être renforcées avec l’acquisition, par l’ État haïtien, de l’hôtel "La Jacmélienne" et sa reconstruction en un hôtel moderne de quarante chambres. Le ministère haïtien du tourisme ambitionne de faire de cet hôtel un exemple de construction respectant les normes internationales. Le nouvel aéroport de Jacmel devrait permettre aux visiteuses et visiteurs d’éviter la capitale, s’ils le souhaitent, en venant en Haïti. « J’ai déjà parlé avec Air Caraïbes, qui projette de relier les Antilles françaises avec Jacmel », avait révélé la ministre Villedrouin le 30 juillet 2012. L’arrêt inopiné des travaux de réhabilitation du centre historique de Jacmel risque de ralentir cet élan manifesté. [ppa kft rc apr 21/08/2012 11:10] http://www.alterpresse.org/spip.php?article13267

SEAN PENN AU SECOURS DU PALAIS NATIONAL

Les ruines du palais national seront démolies par l’ONG de l’acteur américain Sean Penn, selon une dépêche de l’Associated Press (AP), publiée le mardi 21 août 2012. Citant Lucien Jura, porte-parole de la présidence, Trenton Daniel, de cette agence de presse, révèle que cette opération débutera dans dix jours. Elle devra durer deux mois, sans frais pour le gouvernement, révèle cette dépêche. « L’ambassadeur Sean Penn a indiqué que son organisation (J/P HRO) pourrait fournir sans frais pour le gouvernement des ingénieurs et des équipements pour la démolition », confie Jura à l’AP. L’utilisation d’équipements lourds est préférée aux explosifs car il y ades pièces architecturales à sauver, ajoute-t-il, sans préciser si l’ISPAN jouera un quelconque rôle dans cette démolition. « La présidence est en attente d’une décision finale de l’Institut de sauvegarde du patrimoine national (ISPAN) pour savoir ce qu’il en sera du palais national », avait confié au Nouvelliste un haut responsable de la présidence le 2 août en cours. « L’ISPAN avait commandité des études auprès d’experts qui ont conclu que les fondations du bâtiment ne peuvent pas supporter une nouvelle construction. Il faudra, sans doute, tout raser, mais il revient à l’Institut de sauvegarde du patrimoine national de faire des recommandations finales que la présidence suivra. Nous sommes au stade des dernières consultations», avait poursuivi notre source. Il y a des réunions prévues dans les prochains jours avec les responsables de l’ISPAN, selon les informations recueillies par le journal. « Pour le moment, vu la qualité du sol et les ravages subis par la structure du bâtiment on ne peut que récupérer des petites parties du palais national pour les conserver dans un musée ou un mémorial et penser à ériger un nouveau palais, mais c’est l’ISPAN qui doit donner les indications », avait précisé la source du journal. Depuis plus de deux ans, c’est le yo-yo sur ce qu’on allait faire des ruines du palais. Peu après le séisme, Nicolas Sarkozy, alors président de la France, avait offert de reconstruire le palais. Cette proposition, sur laquelle les Français sont revenus sur la pointe des pieds et à mots feutrés, avait provoqué la colère de beaucoup d’Haïtiens. Ces derniers avait appelé à un effort national pour reconstruire ce symbole du pouvoir politique en Haïti. Roberson Alphonse http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=108316

Lac Azuéi, de l'empoissonnement pour le revaloriser

Le Nouvelliste | Publié le : mardi 21 août 2012 Gerard Jeanty Junior Gjeantyjr@lenouvelliste.com La direction départementale agricole de l'Ouest, une entité du ministère de l'Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural (MARNDR), a réalisé, ce mardi 21 août, un empoissonnement au niveau du lac Azuéi. Ce repeuplement de l'Etang Saumâtre se fait avec près de 100 000 alevins.Les décideurs dudit ministère ont promis de continuer avec cette activité tout au long de cette année afin de revaloriser ledit lac. C’st en présence du titulaire du MARNDR, Thomas Jacques, que cet empoissonnement du lac Azuéi s’est effectué ce mardi. Cet ensemencement, dit-il, s’inscrit dans le plan du président de la République et du chef de la primature visant à faire de la production agricole un pilier. « La production nationale est le pilier sur lequel s'appuie le gouvernement afin d’atteindre l'auto-suffisance alimentaire. Ce thème n’est pas un slogan, mais un ensemble d’actions concrètes à poser afin d’atteindre cet idéal. C’est un combat engagé au même titre que celui qu’avaient livré nos ancêtres pour l’indépendance du pays. Car, c’est quand un Etat peut nourrir son peuple qu’il est considéré comme un Etat souverain. En ce sens, le gouvernement décide de mettre les bouchées doubles », a indiqué M. Thomas Jacques. Par ailleurs, le numéro un du MARNDR a promis de travailler avec son homologue au niveau du ministère de l’Education et de la Société d’exploitation du parc agricole (SODEPA) pour faire du parc naturel Quisqueya de Fond-Parisien un lieu de visite obligatoire pour les écoliers. Il s'est montré aussi attentif aux doléances des pêcheurs et des riverains. Il faut souligner que les habitants des communes de Ganthier et de Fond-Parisien ont sollicité l’accompagnement des autorités étatiques. Ainsi, ils souhaitent que des actions soient posées au niveau des bassins versants. Pour les pêcheurs, il est important qu’il y ait d’autres alternatives à la pêche pour qu’ils puissent gagner leur vie lors des périodes d’empoissonnement du lac. Pour sa part, l’agronome Anoux Severin, en charge de la Direction départementale agricole, a placé l’empoissonnement du lac dans la logique de revalorisation d’une richesse naturelle et exceptionnelle. « Dans tout le pays, nous avons environ 21 000 hectares des plans d’eau. Le lac Azuéi constitue à lui seul plus de la moitié de plans d’eau dans le pays avec une superficie de 11 500 hectares. C’est le troisième au niveau de la région caribéenne. Le lac Azuéi, encore appelé l’étang Saumâtre, contient un bassin-versant de 1 500 kilomètres carrés», a expliqué l’agronome Severin au cours de la présentation du lac. A proximité immédiate du lac, affirme le directeur départemental, il y a environ trois mille familles. Environ 66% de ces familles vivent exclusivement de la pêche. « Le lac abrite près de neuf espèces de poissons dont six sont endémiques. En Haïti, nous consommons 17 000 tonnes métriques de poissons. Pourtant, nous en produisons seulement 5 000 tonnes. Dans ce cas, Haïti importe chaque année 12 000 tonnes métriques de poissons. Cette importation est évaluée à environ dix millions de dollars américains », a révélé M. Anoux Severin. Il a montré la nécessité d’augmenter la production de poissons dans le pays. « Il faut augmenter la consommation et la production des poissons afin de combattre l’insécurité alimentaire. Car, dans la Caraïbe, la consommation des poissons est fixée en moyenne à 24 tonnes métriques. La Jamaïque, par exemple, consomme 35 tonnes métriques par année. Nous ne consommons pas même pas la moyenne». De plus, l’agronome a souligné que le lac a une potentielle de 2 000 tonnes métriques de poissons, mais, le volume réél ne dépasse pas 50 tonnes par an. Selon le directeur départemental, pour permettre au lac d’atteindre sa véritable potentialité, il faut qu’il y ait, chaque année, un empoissonnement de 800 000 alevins sur une période de trois ans. Il dit espérer que cet ensemencement va augmenter le revenu des familles vivant à proximité du lac. Pour sa part, le maire de la commune de Ganthier, Ralph Lapointe, a salué cette initiative et s'est dit satisfait. Il a, toutefois, attiré l’attention des autorités sur un problème grave auquel fait face sa commune. « Il n’y a pas d’agronome disponible dans la commune pour accompagner et encadrer les paysans. Ils sont nombreux à partir pour la République dominicaine après avoir connu des déboires ». Participant également à cette cérémonie, le député Sanozier François, de son côté, a affirmé qu’il va convaincre les autres députés de se pencher sur une proposition de loi sur l’environnement déposée par le parlement jeunesse d’Haïti. Gerard Jeanty Junior Gjeantyjr@lenouvelliste.com http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=108305

mardi 21 août 2012

Haiti-Littérature : Anthony Phelps reçoit le prix de poésie du Salon international du Livre insulaire de Ouessant

P-au-P., 20 aout 2012 [AlterPresse] --- Le prix de poésie du 14 ème Salon international du Livre insulaire de Ouessant (Finistère, France) a été attribué au grand poète haïtien Anthony Phelps pour son livre “Nomade je fus de très vieille mémoire”, selon un communiqué transmis à AlterPresse. Dans ce communiqué, la maison d’édition Bruno Doucey, qui a édité le livre d’Anthony Phelps, indique que le poète Gérard Le Gouic lui a remis le prix le 19 aout au nom du jury. Agé de 84 ans, Phelps, farouche opposant à la dictature des Duvalier (1957-1986), exilé au Canada depuis 1964, est l’auteur notamment d’un livre culte pour tous les Haïtiens, “Mon pays que voici”. L’écrivain “voit ainsi son immense œuvre poétique saluée en France”, se réjouit la maison d’édition, qui décrit Anthony Phelps comme “le poète d’un chant profond dont le souffle ne s’est jamais épuisé”.
 En juin dernier, Phelps avait refusé un hommage de la part du président Michel Martelly à cause de l’impunité dont bénéficie l’ex dictateur Jean-Claude Duvalier en Haïti. “De toute façon je ne saurais accepter aucun hommage, d’un président, en temps qu’auteur de Mon Pays que voici, tant et aussi longtemps que Jean Claude Duvalier ne sera pas traduit en justice”, avait écrit Phelps dans une lettre publique. [gp apr 20/08/2012 16 :00] http://www.alterpresse.org/spip.php?article13263

L’Exécutif paiera cette folie de la formation, en violation de tout, d’un prétendu Conseil Electoral Permanent

Le Conseil Electoral Permanent ! Une chose bancale, vacillante à sa naissance, qui donnera lieu à des contestations qui ne feront qu’augmenter avec le temps Quand les Haïtiens commenceront vraiment à protester, que lui restera-t-il comme option ? La corruption ? Il n’y a pas dans ce pays 10 millions de corrompus. La répression ? Par Lyonel TROUILLOT Le représentant de l’Union Européenne en Haïti s’en va. Haut fonctionnaire de l’aide, il va poursuivre sa carrière ailleurs. En partant, comme cadeau de départ, il conseille au Président de la République de faire fi de tous les obstacles institutionnels et objectifs à la création dans l’immédiat d’un Conseil Electoral Permanent. Le Président de la République obéit. Les conseils des riches sont des ordres. Et voilà créé par arrêté présidentiel un Conseil Electoral Permanent dans lequel aucun citoyen haïtien n’a confiance mis à part l’exécutif et les quelques chercheurs d’emploi qui ont accepté d’en faire partie. Une chose bancale, vacillante à sa naissance, qui donnera lieu à des contestations qui ne feront qu’augmenter avec le temps. Le représentant de l’Union Européenne s’en fout. Il ne sera pas là, et quand les Haïtiens manifesteront leur désaccord, son successeur se contentera de dire : ils ne savent pas se diriger. Car, avec ce Conseil Permanent issu de la viscosité d’un Président de la Cour de Cassation, de la cooptation de certains parlementaires, de l’avilissement et de l’ébranlement de deux pouvoirs de l’Etat, c’est la permanence de la crise institutionnelle qui s’installe. On est déjà passé par là. Cela s’est mal terminé pour un pouvoir qui avait voulu mépriser le point de vue des Haïtiens. Mais le représentant de l’Union Européenne n’est pas payé pour connaître l’histoire d’Haïti, ni celle qui fonde ce pays, ni celle de ces dernières années. Pour lui (de telles attitudes ont des noms), les Haïtiens sont sans doute des abrutis qui vont se soumettre à la création d’une institution qui, ainsi formée, n’a d’institutionnel que le nom. Monsieur le représentant de l’Union Européenne croit-il donc que les formations politiques haïtiennes, les parlementaires ayant le sens de la dignité, les Barreaux haïtiens, les associations syndicales, les intellectuels, les universitaires, le simple citoyen qui pressentent le piège, vont tous, comme des moutons, souhaiter la bienvenue à son Conseil Electoral Permanent ! Monsieur le représentant de l’Union Européenne a cautionné, encouragé l’arbitraire de l’éxécutif. Un éxécutif qui croit peut-être qu’avec la corruption, en distribuant ça et là des miettes des deniers publics, ou avec la création de brigades roses à vocation répressive, ou avec l’aide de l’International, il peut tout faire et se foutre de la volonté générale, piétiner les institutions. Un exécutif qui s’installe dans un néo-jeanclaudisme ultradroitier, affairiste et peu soucieux de la démocratie. Le problème avec les néo, c’est qu’ils font rarement mieux que les originaux et que leur odeur les précède. Cet exécutif paiera cette folie de la formation en violation de tout d’un prétendu Conseil Electoral Permanent. Quand les Haïtiens commenceront vraiment à protester, que lui restera-t-il comme option ? La corruption ? Il n’y a pas dans ce pays 10 millions de corrompus. La répression ? C’est vrai que les réflexes néo-jeanclaudistes de ce pouvoir lui font oublier qu’il y a eu le 7 février 1986, mais le 7 février 86 a bien eu lieu, et si l’exécutif s’entête dans sa dérive autoritaire, il devra s’enfoncer dedans plus encore chaque jour, il en viendra à vouloir museler, tuer peut-être, et là, le représentant de l’Union Européenne, le nouveau, l’actuel sera en train de gagner ses sous ailleurs, ne pourra rien pour lui, alors que « l’International » aura contribué à l’entraîner dans sa dérive. Le consortium politico-économique multinational qui dirige Haïti vient d’installer le pays dans une crise institutionnelle permanente. Le prix à payer ne sera que pour les Haïtiens. Lyonel TROUILLOT, écrivain http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article9062

Sourd aux protestations, Michel Martelly installe son conseil électoral permanent

"Chantre" de la rupture politique, le chef de l’Etat a pris lundi soir le risque de s’engager dans une dangereuse confrontation avec la classe politique et la conscience citoyenne en proclamant l’entrée en fonction du CEP contesté, présentée comme un refus de violer la nouvelle constitution amendée et une volonté inébranlable de promouvoir l’Etat de droit et de clore la série interminable des organismes électoraux provisoires Publié le lundi 20 août 2012 Le Président Michel Martelly a fermement défendu lundi soir comme un « défi majeur à relever » sa décision de mettre en place le conseil électoral permanent malgré les contestations en fermant la porte à toute négociation sur la constitution d’un CEP provisoire résultant d’un consensus national. « J’ai opté pour la solution constitutionnelle », a déclaré dans une adresse à la nation le chef de l’Etat qui a annoncé, dans l’attente des trois représentants du Parlement, l’entrée en fonction le jour même des six conseillers électoraux nommés et qui ont reçu pour instruction de se mettre au travail rapidement dans la perspective de « l’organisation d’élections libres, honnêtes et démocratiques ». Amputé d’un tiers de ses membres, le Sénat ne parvient pas à combler, de concert avec la Chambre des Députés, les trois sièges restés vacants au CEP au moment où des voix s’élèvent au Parlement et au-delà, dans la classe politique et la société civile, contre la constitution d’un organisme électoral jugé illégitime et inconstitutionnel pour arbitrer le prochain scrutin sénatorial, municipal et local. Estimant que le pays se trouvait aujourd’hui « au carrefour de l’histoire » après avoir expérimenté seize institutions électorales provisoires, M. Martelly a insisté une fois de plus sur la nécessité pour son régime d’éviter, au nom des promesses de campagne, d’un engagement patriotique éprouvé et du renforcement de l’Etat de droit, de perpétuer les violations de la constitution commises ces 25 dernières années. « Former un CEP permanent a toujours été un défi majeur pour tous les chefs d’Etat qui se sont succédés au pouvoir depuis 1986 », a poursuivi le Président qui dit avoir écarté la poursuite de la tradition du provisoire en rejetant les différentes formules de CEP spécial, de consensus, d’exception, de transition ou ultime qui lui ont été proposées. « Le CEP permanent est un défi relevé », a-t-il avancé avec assurance en estimant qu’il incarnait le changement, la défense de l’intérêt collectif, de la démocratie et de son corollairen indispensable, les élections, contre un cycle de désordre interminable, préjudiciable à la population et une approche politicienne du débat actuel. Enfin, le chef de l’Etat exhorte les différents acteurs nationaux à assumer leurs responsabilités dans le sens de l’avancement du pays plutôt que de « fragiliser davantage les institutions de notre jeune démocratie ». « Marchons unis, dans nos rangs point de traîtres », une des strophes de la dessalinienne devenue ces derniers jours le leitmotiv préféré de Michel Martelly, était encore au rendez-vous dans ce message délivré sur fond de polarisation de l’espace politique. Indignés devant la décision du président du conseil supérieur du pouvoir judiciaire, Me Anel Alexis Joseph, de torpiller le processus de désignation des trois représentants du CSPJ au CEP, divers représentants de la classe politique et de la société civile accusent le pouvoir d’avoir sélectionné des marionnettes -avec à la clé des mandats de trois, six et neuf ans- en vue d’organiser des élections officielles sur mesure. spp/Radio Kiskeya http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article9068

Haiti – Sécurité : Le nouveau Directeur Général de la PNH officiellement installé

Le nouveau directeur général de la Police nationale d’Haïti (PNH), M. Godson Aurélus a été officiellement installé à son poste ce lundi 20 août, lors d’une cérémonie tenue dans les locaux de la Direction générale de la PNH, avons-nous appris de source policière. Déroulée dans une atmosphère calme, l’installation a été faite en présence du haut-état-major de la Police nationale d’Haïti et de l’ancien directeur général, Mario Andrésol, lequel a souhaité du succès à son successeur, nous a informé par téléphone le porte-parole adjoint de l’institution, Gary Desrosiers. « La tâche est rude et difficile, mais elle n’est pas non plus au-dessus de mes capacités. Je compte faire régner l’ordre et la discipline au sein de l’institution », a déclaré M. Godson Aurélus, indiquant par ailleurs avoir à aborder un ensemble de dossiers, mais dit attendre la bénédiction du Parlement. Dans son discours de circonstance, le nouveau DG de la PNH, dit avoir reconnu que les défis sont multiples et les moyens disponibles pour les relever bien moindres. Toutefois, il a promis de se pencher sur les 12 heures de temps fournis par les policiers, mais aussi de chercher des avantages sociaux pour ces derniers. Nommé par le président de la République, Michel Joseph Martelly en remplacement de M. Mario Andrésol qui a passé quelque six ans aux commandes de la PNH, Godson Aurélus est installé à sa fonction pour continuer la mission suprême de l’institution policière, savoir : « Protéger et Servir ». Ancien commissaire divisionnaire et ex-responsable de la Direction de la police judiciaire (DCPJ), l’actuel chef de la PNH a été choisi par le président Martelly. Il est pour l’instant le nouveau commandant de la Police en attendant la ratification de son choix par le Sénat de la République. http://www.haitinews509.net/2012/08/haiti-securite-le-nouveau-directeur-general-de-la-pnh-officiellement-installe/

Haïti-Culture : Pour un regard neuf sur le vaudou

P-au-P, 20 août 2012 [AlterPresse] --- Des professeurs d’anthropologie à la faculté d’Ethnologie invitent à sortir des stéréotypes et à projeter un regard moderne sur le vaudou, dans le cadre d’une conférence-débat organisée le 17 août au local de l’institution au centre de la capitale. « Il faut sortir des spéculations historiques … il y a nécessité de présenter une vraie histoire du vaudou (haïtien) », prône Jhon Picard Byron, responsable du département d’Anthropologie de la Faculté d’Ethnologie (Fe). Cette attitude pourrait aider à défaire certains stéréotypes qui marquent les esprits depuis le temps de la colonie, soutient le professeur. Les intervenants ont fait référence aux préjugés transportés dans le domaine de l’Anthropologie par des "chercheurs exotiques" qui veulent que le vodouisant soit automatiquement un illettré, un paysan évoluant dans une situation qu’ils qualifieraient de paupérisation. Une démarche visant à mettre de côté les positions arrêtées sur le vaudou aiderait également à mieux aborder des questions qui ne sont pas toujours posées, telles l’utilisation d’outils technologiques dans les rituels dédiés aux Loas (Esprits médiateurs entre le Grand Maître/Dieu et le serviteur). Cette utilisation se fait en essayant de « rester loyaux aux traditions ancestrales », explique le docteur en Anthropologie et Patrimoine Samuel Regulus, qui a présenté pour l’occasion les résultats d’une recherche qu’il a conduite à travers le pays. Selon lui, les vodouisants qui s’adonnent à ces pratiques croient « préparer le vaudou de demain ». La religion vaudou ne manquera pas non plus de connaître bien des mutations à travers l’espace, ce avec la migration des haïtiens vers d’autres pays et qui continuent à exercer leur foi en ce qu’ils croient. Adrien Munier, doctorant à l’Université Lyon 2, déclare au cours de cette conférence : « le vodou haïtien s’établit dans les communautés haïtiennes diasporiques », comme celle de Montréal au Canada. D’après les observations de Munier, dans la communauté vodouisante haïtienne, au Canada, certains croyants comparent des divinités du panthéon haïtien à des divinités hindoues. Travaillant sur le thème « le vodou haïtien et la mondialisation » Adrien Munier se pose également des questions qui concernent le présent autant que l’avenir du vodou haïtien. Parmi celles-ci, figurent la place du vodou haïtien dans le contexte actuel de mondialisation, la capacité du vodou de rendre visible ces communautés haïtiennes ou encore le sens de cette pratique religieuse à l’heure de la globalisation. Il considère aussi les différentes contraintes sociopolitiques dans ces pays, notamment en rapport à la machine économique néolibérale. Récemment, le chef suprême du vaudou en Haïti, Max Gesner Beauvoir, a pour sa part dénoncé l’éventuelle marginalisation de cette religion par le président de la république, Michel Martelly. [ srh kft gp apr 20/8/2012 11:30] http://www.alterpresse.org/spip.php?article13253

Haïti-Justice : Le parquet de Port-au-Prince étudie la dénonciation de l’épouse et du fils de Martelly

P-au-P, 20 août 2012 [AlterPresse] --- Le parquet de Port-au-Prince étudie pour suites légales la dénonciation de Sophia St-Rémy Martelly, épouse du chef de l’Etat, et de son fils ainé, Olivier Martelly pour « usurpation de titre ou fonction et association de malfaiteurs », produite par l’avocat Newton Louis St Juste. L’information a été obtenue du substitut-commissaire du gouvernement, Paul Eronce Villard, par AlterPresse, ce 20 août 2012. La dénonciation a été déposée jeudi 16 août au parquet de Port-au-Prince. « Le parquet étudie la dénonciation dans sa forme pour voir si elle est correcte en regard de la procédure tracée par la loi », a déclaré le substitut Villard. Contacté par AlterPresse, Newton St Juste se dit « confiant que le dossier va suivre son cours et que le commissaire du gouvernement qui se présente toujours comme l’avocat de la société met le même empressement que dans les cas de corruption au Conseil électoral, à la caisse d’assistance sociale ou à l’Electricité d’Haïti. » A 14 :06, l’avocat était en train de rédiger une correspondance à transmettre à Me Senatus aux fins de lui rappeler les prescrits légaux dans ce cas. L’avocat St Juste, en sa qualité de dénonciateur, a requis du commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, à qui il a adressé une lettre datée du 16 aout 2012, de « mettre l’action publique en mouvement contre les auteurs, coauteurs et complices des ces infractions conformément aux dispositions légales ». « L’immixtion de la première dame et de son fils dans l’administration publique dans le but de manier les deniers publics en dehors des normes régissant la fonction publique est qualifiée par l’article 217 du Code pénal d’usurpation de titre ou de fonction », précise-t-il. Un emprisonnement d’un à trois ans sans préjudice est le sort réservé à toute personne tombée sous le coup de cet article du Code Pénal haïtien. St Juste souligne à l’attention du chef du parquet de Port-au-Prince l’opacité entourant« la provenance et le mode de décaissement des fonds alloués » à ces proches du président pour exécuter des activités en dehors des « règles du Droit Administratif et de Comptabilité Publique et enfreignant les dispositions du Code Pénal ». St Juste a également fait parvenir une copie de la lettre-dénonciation aux commissions justice du Sénat et de la chambre des députés via leur bureau aux fins d’enquêter sur la question conformément à l’article 118 de la constitution haïtienne [efd kft gp apr 20/08/2012 14 :25] http://www.alterpresse.org/spip.php?article13259

Haiti – Economie : L’Agriculture revendique près de 10 milliards du budget

Le Ministre de l’Agriculture des Ressources Naturelles et du développement rural, Thomas Jacques, requiert un crédit budgétaire de 9.7 milliards de gourdes du budget national pour l’exercice fiscal 2012-2013. Lors d’une rencontre avec les membres de la commission économie finances et budget du Sénat de la République, le vendredi 17 Aout 2012, Thomas Jacques a exposé son agenda pour le prochain exercice. Il entend œuvrer à l’ « augmentation de l’offre supplémentaire de 60,000 tonnes métriques d’équivalence céréalier dans les différentes zones de construction et de réhabilitation des systèmes d’irrigation du pays », aux « investissements à haute intensité de capital dans l’agriculture, par l’introduction de l’irrigation goutte à goutte, par l’intensification de la production sous serre, par le développement du secteur de la transformation des produits agricoles ». Le ministre Thomas Jacques s’est aussi engagé devant les sénateurs pour « la création d’environ 90,000 emplois directs et de 450,000 emplois indirects à partir de la mise en valeur de 36,000 hectares de surface agricole supplémentaire » et à « diminuer les pertes post-récoltes, qui sont aujourd’hui de l’ordre de 35%, donc nous allons essayer de les baisser autour de 30% ». « ….nous avons proposé un crédit budgétaire de 679 millions 347,729 gourdes pour le fonctionnement et des crédits d’investissements de 9 milliards 85 millions 969,711 gourdes qui est réparti en ressources nationales pour 1 milliard 310 millions de gourdes et des ressources externes, 7 milliards 775 millions 969,711 gourdes soit un total de 9 milliards 765 millions 317,400 gourdes », a-t-il dit aux parlementaires. En termes de réalisation pour l’exercice fiscal 2012-2013, le ministre Thomas Jacques a indiqué avoir fait en sorte que la gouvernance du secteur agricole soit renforcée et que les infrastructures agricoles soient améliorées. « …augmenter la superficie cultivable, accroitre la production et augmenter les revenus des ménages ruraux, augmenter la productivité des filières pour une meilleur disponibilité des produits, accroitre l’accès de agriculteurs aux services de base et aux technologie améliorés », voilà pour les autres actions posées par le Ministère de l’Agriculture des Ressources Naturelles et du Développement Rural (MARNDR) au cours de l’exercice qui prend fin le 30 Septembre 2012, si l’on en croit le ministre Thomas Jacques. HaitiNews509 http://www.haitinews509.net/2012/08/haiti-economie-lagriculture-revendique-pres-de-10-milliards-du-budget/

Haïti : l’ONU célèbre ses idéaux dans un contexte mitigé

P-au-P, 20 août 2012 [AlterPresse] --- L’Organisation des Nations Unies (Onu) a rendu hommage aux Haïtiennes et Haïtiens qui ont fait preuve de solidarité et aidé à sauver des vies lors du séisme de 2010, à l’occasion de la journée mondiale de l’aide humanitaire ce 19 août 2012, selon un communiqué transmis à AlterPresse. L’Onu souligne « l’héroïsme et la solidarité sans faille des Haïtiennes et des Haïtiens », qui avaient permis de sauver « d’innombrables vies » au lendemain du 12 janvier 2010, lit-on dans le communiqué. Cette célébration intervient dans un contexte où la communauté humanitaire peine à réunir les fonds souhaités pour conduire son action en Haïti, alors que les urgences humanitaires peuvent à tout moment ressurgir. Le pays demeure particulièrement vulnérable aux catastrophes naturelles- et les défis, liés à la réponse à l’épidémie de cholera qui sévit depuis octobre 2010, persistent. Plus de deux ans après le terrible tremblement de terre, et malgré des efforts pour débarrasser les villes des décombres, la reconstruction n’a démarré que dans les discours politiques en témoigne notamment l’absence d’une politique réelle de logement. Des articles parus récemment dans la presse ont fait état de grandes défaillances dans la gestion de l’aide allouée, surtout du côté des Etats-Unis mais aussi des responsables haïtiens. Par ailleurs les Nations Unies, plus particulièrement sa mission de casques bleus, ont une image controversée dans le pays, et sont pointées par plusieurs organisations sociales, universitaires et syndicales pour des actes de violence et la présence de la maladie du cholera. Ces organisations réclament d’ailleurs le départ de la mission. Quoi qu’il en soit, l’Onu semble vouloir réaffirmer à travers cette journée mondiale de l’aide humanitaire son attachement aux valeurs qui sont les siennes depuis sa création, au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, malgré les réactions parfois hostiles des populations devant des résultats mitigés. Les Nations Unies, non sans un certain idéalisme, ont appelé les habitants de la planète à se tourner vers l’autre et réaliser le 19 aout une belle action, comme « préparer un sandwich à un sans-abri », « tondre la pelouse de son voisin » ou se « dresser pour défendre une victime d’agression ». La journée mondiale de l’aide humanitaire a été créée le 19 aout 2003 suite au bombardement du quartier général de l’Onu à Bagdad, qui avait causé la mort de 22 personnes. [jp kft gp apr 20/08/2012 08:15] http://www.alterpresse.org/spip.php?article13254

Vers le renforcement de la coopération entre Haïti et Taiwan

Le Président de la République, Michel Martelly, a eu, jeudi, dernier à Santo-Domingo (République Dominicaine), une réunion privée avec le Président de Taïwan, M. Wu Den-Yih, avec qui il a discuté des sujets de coopération entre Haïti et Taiwan. Selon un communiqué de la présidence, le premier point abordé par les deux personnalités a été l'engagement de la République de Chine (Taiwan) à poursuivre la mise en œuvre des plans de coopération visant à promouvoir la reconstruction d'Haïti. Le Président Martelly en a profité pour adresser ses remerciements au Président Den-Yih pour les résultats obtenus dans ce domaine, ayant contribué au bien-être du peuple haïtien. En outre, les deux Chefs d'Etat ont exprimé la nécessité de travailler dans l'enseignement universitaire et la formation professionnelle en vue d'aider les jeunes à avoir un meilleur avenir et devenir un grand potentiel pour le pays. « Nous devons donner aux jeunes la possibilité de bénéficier de formations professionnelles adéquates pouvant les aider à contribuer à la reconstruction de notre société», reste convaincu le Président Martelly. Le Président de la République a aussi exprimé son intention de renforcer le secteur de l'énergie en Haïti, particulièrement l'énergie électrique. En ce sens, le Vice-président de Taïwan a promis sa collaboration pour soutenir Haïti. La coopération entre Haïti et Taiwan s'étend également dans le domaine de la santé. Les Présidents Martelly et Den-Yih se sont engagés à continuer le travail pour mener à bien ces nouveaux plans de coopération en vue de renforcer les relations entre les deux pays. EJ /Radio Métropole Haïti http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=21260

lundi 20 août 2012

Taiwan-built resettlement village in Haiti inaugurated

Savane Diane, Haiti, Aug. 18 (CNA) A resettlement project in Haiti funded and built by Taiwan to house 1,000 people who lost their homes during a magnitude-7 earthquake in 2010 was inaugurated Saturday. The village of Hope, which includes housing for 200 families and an elementary school, as well as a 300-hectare area suitable for agriculture, was fully funded by Taiwan's Ministry of Foreign Affairs and the Red Cross Society of the Republic of China. Thomas Jacques, Haiti's minister of agriculture, natural resources and rural development, expressed hope that the US$5.5 million project will provide a place for the quake victims to settle in Savane Diane, which is located 230 km from the capital, Port-au-Prince. The residents will also be taught agricultural techniques by a technical team from Taiwan's International Cooperation and Development Fund, which will show them how to grow crops such as corn and sorghum, said Jacques. In addition, children in the village will be able to attend the school from this October, said Jacques, adding that his ministry will also cooperate with the country's Health Department to set up clinics in the village. Republic of China Ambassador to Haiti Liu Bang-zyh, who attended the inauguration ceremony, explained that the decision to locate the village at Savane Diane, which was less seriously hit by the earthquake than some other parts of the country, was in line with Haiti's urban development policy. He said Haiti's government also hopes to develop a remote area in north in order to create a regional balance in the population. Donus Eliriste, who moved into the village with his family, expressed gratitude for the help from Taiwan's government. (By Leaf Chiang and Hanna Liu) http://focustaiwan.tw/ShowNews/WebNews_Detail.aspx?Type=aALL&ID=201208190018