Pamela Anderson, la sirène de Malibu en maillot rouge, joue la carte de l'artiste engagée. La blonde soutient la noble cause de l'acteur Sean Penn et son association Haitian Relief Organisation en mettant en vente sa voiture sur eBay.
Les enchères sont ouvertes pour la vente de sa Range Rover achetée en 2007.
Pamela, qui reste toujours aussi sexy en bikini, utilise Twitter pour faire augmenter les enchères et ainsi récolter un maximum de fonds pour les Haïtiens démunis. Elle poste une photo de son bolide suivi d'un message : "Ce que j'ai fait, j'ai regardé dans mon allée et j'ai compris que je n'avais pas besoin de deux véhicules.
Je veux partager une partie de mon confort avec ceux qui n'en ont pas ! A part quelques égratignures sur la chaise du conducteur, à cause de Tommy Lee à qui je l'ai prêtée, tout est intact !" Si elle peut par la même occasion lancer des piques à son ex, pourquoi se priver ?
Il reste quatre jours avant la fin de la vente. Pour l'instant, les enchères ont atteint les 30 000 dollars. Et pour rendre la vente plus alléchante, l'actrice use de son charme en déclarant que si le prix atteignait les 50 000 dollars, elle remettrait les clefs en personne à l'acheteur !
http://www.letelegramme.com/people/pamela-anderson-met-sa-range-rover-en-vente-pour-haiti-23-01-2012-1575576.php
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
mercredi 25 janvier 2012
L’origine du choléra en Haïti : on a trouvé l’irresponsable !
•Par Claire Magone, membre du Crash
Deux études scientifiques parues l’été dernier ont confirmé l’origine de l’épidémie de choléra qui a frappé Haïti en octobre 2010 : celle-ci a bien été provoquée par la présence d’une quantité massive de la bactérie Vibrio cholerae dans le delta de la rivière de l’Artibonite, en provenance des égouts du campement des soldats de la Minustah. Avant d’être déployé en Haïti, ce contingent avait lui-même été exposé au Népal à une épidémie de choléra de souche similaire en septembre 2010.
Soutenu par des avocats exigeant des compensations, un groupe de victimes s’est constitué et impute aujourd’hui la responsabilité de l’épidémie de choléra « à la négligence flagrante et l'indifférence délibérée des Nations unies pour la santé et la vie des citoyens haïtiens ». Dans le même temps, une ONG qui travaille en Haïti a mis la main sur l’irresponsable parfait. Dans un article paru dans une revue scientifique (1), Partners in health affirme en effet que le premier cas de choléra (ou en tous cas un « des premiers cas importants ») est celui d’un homme de 28 ans habitant Mirabelais, ville abritant le campement des Nations unies d’où s’est propagée l’épidémie. D’après l’ONG, cet homme était atteint d’une « maladie psychiatrique sévère non pris en charge ». Bien « qu’ayant accès à l’eau potable dans sa maison, [il] vagabondait nu à travers la ville durant le jour et se baignait et buvait l’eau de la rivière ». L’homme serait mort 24 heures après l’apparition des premiers symptômes, contaminant les personnes s’étant occupées de sa dépouille.
Pour les auteurs de l’article, cette découverte est riche d’enseignements pour l’amélioration de la santé publique globale, dans la mesure où la déficience mentale de cette personne l’aurait amenée à boire l’eau de la rivière. Ainsi pour éviter qu’une épidémie de ce type ne se reproduise, l’enjeu serait donc de repérer et de prendre en charge les comportements déviants, comme celui de ce malheureux malade mental irresponsable qui, sans le savoir, aurait causé la mort de plus de 7000 personnes.
L’utilisation de l’eau de la rivière comme eau de boisson et de lavage n’est pourtant pas un phénomène marginal en Haïti, mais une pratique courante de l’ensemble de la population. L’importation de l’épidémie de choléra par la Minustah est sans doute riche d’enseignements pour la santé publique globale. Mais elle questionne avant tout les procédures de contrôle des infrastructures et du personnel des organismes d’aide étrangers, comme les possibilités de réparation des dommages que ces organismes peuvent provoquer. En insistant sur l’irresponsabilité d’un individu au comportement déviant, Partners in health, dont le co-fondateur, Paul Farmer, n’est autre que l’envoyé spécial adjoint des Nations unies pour Haïti depuis 2009, chercherait-il à faire diversion autour d’un fait divers ?
(1) publié ce mois-ci dans le American journal of tropical medicine and hygiene, revue à comité de lecture, non disponible en ligne.
Photo © Reuters
http://humanitaire.blogs.liberation.fr/msf/2012/01/par-claire-magone-membre-du-crash-deux-%C3%A9tudes-scientifiques-parues-l%C3%A9t%C3%A9-dernier-ont-confirm%C3%A9-lorigine-de-l.html
Deux études scientifiques parues l’été dernier ont confirmé l’origine de l’épidémie de choléra qui a frappé Haïti en octobre 2010 : celle-ci a bien été provoquée par la présence d’une quantité massive de la bactérie Vibrio cholerae dans le delta de la rivière de l’Artibonite, en provenance des égouts du campement des soldats de la Minustah. Avant d’être déployé en Haïti, ce contingent avait lui-même été exposé au Népal à une épidémie de choléra de souche similaire en septembre 2010.
Soutenu par des avocats exigeant des compensations, un groupe de victimes s’est constitué et impute aujourd’hui la responsabilité de l’épidémie de choléra « à la négligence flagrante et l'indifférence délibérée des Nations unies pour la santé et la vie des citoyens haïtiens ». Dans le même temps, une ONG qui travaille en Haïti a mis la main sur l’irresponsable parfait. Dans un article paru dans une revue scientifique (1), Partners in health affirme en effet que le premier cas de choléra (ou en tous cas un « des premiers cas importants ») est celui d’un homme de 28 ans habitant Mirabelais, ville abritant le campement des Nations unies d’où s’est propagée l’épidémie. D’après l’ONG, cet homme était atteint d’une « maladie psychiatrique sévère non pris en charge ». Bien « qu’ayant accès à l’eau potable dans sa maison, [il] vagabondait nu à travers la ville durant le jour et se baignait et buvait l’eau de la rivière ». L’homme serait mort 24 heures après l’apparition des premiers symptômes, contaminant les personnes s’étant occupées de sa dépouille.
Pour les auteurs de l’article, cette découverte est riche d’enseignements pour l’amélioration de la santé publique globale, dans la mesure où la déficience mentale de cette personne l’aurait amenée à boire l’eau de la rivière. Ainsi pour éviter qu’une épidémie de ce type ne se reproduise, l’enjeu serait donc de repérer et de prendre en charge les comportements déviants, comme celui de ce malheureux malade mental irresponsable qui, sans le savoir, aurait causé la mort de plus de 7000 personnes.
L’utilisation de l’eau de la rivière comme eau de boisson et de lavage n’est pourtant pas un phénomène marginal en Haïti, mais une pratique courante de l’ensemble de la population. L’importation de l’épidémie de choléra par la Minustah est sans doute riche d’enseignements pour la santé publique globale. Mais elle questionne avant tout les procédures de contrôle des infrastructures et du personnel des organismes d’aide étrangers, comme les possibilités de réparation des dommages que ces organismes peuvent provoquer. En insistant sur l’irresponsabilité d’un individu au comportement déviant, Partners in health, dont le co-fondateur, Paul Farmer, n’est autre que l’envoyé spécial adjoint des Nations unies pour Haïti depuis 2009, chercherait-il à faire diversion autour d’un fait divers ?
(1) publié ce mois-ci dans le American journal of tropical medicine and hygiene, revue à comité de lecture, non disponible en ligne.
Photo © Reuters
http://humanitaire.blogs.liberation.fr/msf/2012/01/par-claire-magone-membre-du-crash-deux-%C3%A9tudes-scientifiques-parues-l%C3%A9t%C3%A9-dernier-ont-confirm%C3%A9-lorigine-de-l.html
mardi 24 janvier 2012
CONCACAF Women's Olympic Qualification: Favourites Face a Challenge
By Benjamin Massey While the favourites ran their record to 10-0-0 in CONCACAF women's Olympic qualifying, Canada and Haiti did at least face challenges from Costa Rica and Cuba to close out Group A.
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Jan 24, 2012 - While the higher-ranked Canadian and Haitian teams both emerged victorious on the last day of Group A, predictions of a more competitive final set came true as both sides endured at least a token fight from Cuba and Costa Rica.
The biggest news came off the field, as Cuban players Yezenia Gallardo and Yisel Rodriguez apparently defected. Scuttlebutt began when both players were listed as absent on the Cuban roster and it was learned that neither had been seen with the Cuban team since Saturday. CONCACAF released a statement confirming that the players had defected, reportedly at the American border: no further comments were forthcoming. However, it was the story of the game as well as a sore loss for the Cuban team, who got little from Rodriguez but relied upon Gallardo as one of their best players.
Both Haiti and Cuba showed some will to attack. Cuba played a 4-3-3 that was fairly passive but willing to snatch at chances, while the Haitians tried an unconventional 4-4-2 that leaned upon winger Kimberly Boulos and left back Fiorda Charles in free roles to generate offense. As a result, the ball moved on both sides of the pitch in a way we've not been accustomed to with these two teams, but woeful passing accuracy and a tendency to waste possession with outside shots prevented scoring.
On only seven minutes the Cubans managed to split Haiti's defense, with Rachel Pelaez eluding most of the Haitian midfield on a weaving run towards the right-hand side of Haiti's area. Pelaez got overlap through the middle from Maria Isabel Perez who drove in on goal with space and a great opportunity but released a dribbling low shot to Haitian goalkeeper Geralda Saintilus.
The quality of play was not excellent as both teams played chippily and missed too many passes. However, the game kept up a decent pace and a good see-saw back and forth which at least promised entertainment. Haiti had their first good chance on twelve minutes when Manoucheka Pierre-Louis stripped the ball smartly from Dayanay Baro, took a couple quick steps, and unleashed a shot from distance which only just flew over the bar. On twenty-four minutes Sophia Batard, probably Haiti's most consistent danger-woman, caught a good pass from Pierre-Louis and turned around defender Sucel Maceo on the edge of the box to make space. Batard had a right-footed shot at a tight angle which Lucylena Martinez saved well.
Cuba had a good chance in stoppage time, as Rachel Pelaez started a break down the left and suddenly found herself with plenty of time. Jogging in on the Haitian goal as the defenders closed, Pelaez fired a left-footed shot that didn't go far wide. Not long after the half Cuba almost struck again, when an exceptional winding run by Pelaez kept the ball away before beating Carmela Aristilde and, with seemingly nothing but a goal in front of her, muffed a shot which somehow hit goalkeeper Saintilus on the toe of her left boot.
Not long after the hour, Cuba squandered what would prove to be their best opportunity. After a night of errant passing Cuban midfielder Yaremis Fuentes finally found her mark, springing Maria Isabel Perez on a full-blown breakaway. Perez had Haitian defender Roselord Borgella dead to rights but, rather than charge on goal, held up at the top of the box and stopped to change feet, allowing Borgella to catch up and block the ensuing shot.
At last, after two and two-thirds games of frustration, Haiti broke the goose egg. In the seventy-first minute Kimberly Boulos clashed hard with Cuban defender Anay Bombu going for a header in the area: Bombu had nothing in mind but knocking Boulos down and it could have been a penalty. Instead, Haiti got a corner: Manoucheka Pierre-Louis struck a corner low that Wisline Dolce awkwardly headed. The ball bounced straight to the aggrieved Boulos who hammered it into the top of the goal to give Haiti their first of the tournament.
The neutral crowd, getting behind a sentimental favourite, roared its approval and the Haitians kept coming. Five minutes later, Batard went for a run through the centre of the park, beating Cuban defenders Jessica Pupo and Rachel Pelaez before placing a pin-point pass onto the foot of Manoucheka who finished delicately but accurately. Then, in the eighty-third minute, with the crowd still cheering, Nadia Valentin corralled a magnificent through pass down the middle from Dolce and put a light shot just inside the right post, making a heart gesture to the cheering fans.
The match was for nothing more than pride but the convincing and well-earned win will allow Haiti to leave with their heads held high. Haiti was playing in donated equipment and their program was in such difficulty that Canadian fans held fundraisers for the team around Vancouver. They were beaten badly by Canada and then had the most unfair of times against Costa Rica, but in the stereotype of the plucky underdog they were always ready to fight again in the next match. Cuba, whose passivity and failure to finish cost them dearly, is not the most glamorous opponent but, for the Haitians, a win is a win - their first ever in the final round of Olympic qualifying.
Canada, meanwhile, didn't exactly have a hard time against Costa Rica but at least made the game interesting. The Costa Ricans, like every other favoured team in this tournament, had hereto not conceded a goal but that didn't last long. Canada came out thundering, with wide midfielders Sophie Schmidt and Kaylyn Kyle causing 45 minutes of chaos, Kelly Parker traumatizing the Costa Rican defenders, and of course striker Christine Sinclair living up to her billing.
It took only six minutes for Canada to get on the board: a blue-collar effort in the box caused the ball to fall to Sinclair who simply piled it in. Schmidt added her first of the tournament with an accurate close-range header within the game's opening fifteen minutes and the pattern of the first half was set.
Costa Rica, to their credit, did not entirely sit back. Shirley Cruz had one of her better games of the tournament although she was kept tightly in check by defensive midfielder Desiree Scott and central defenders Shannon Woeller and Candace Chapman were under at least sporadic pressure. This just opened up more avenues for Canada's own attack. In the twentieth minute, Sinclair drooped a pass over the Costa Rican defense to Kaylyn Kyle sitting virtually on Julieth Arias's doorstep: Kyle has been jinxed a bit through the first two games but made no mistake and Canada was running away. Sinclair's fourth put another one away just before the half-time whistle to make the game a laugher.
Sadly, the Costa Ricans would not be laughing at the fifth goal: central defender Marianne Ugalde drifted a harmless backpass under no pressure that goalkeeper Arias should have had. Be she traumatized, distracted, or just unlucky, the ball passed between her feet and into the back of the goal for one of the more embarrassing own goals you'd ever see.
With the game won and three substitutes used before the hour Canada sat on their laurels, conserved energy, and waited for the win. This led to what, remarkably, would be a historic moment: with Canada's central defenders dilly-dallying on the ball their time-wasting passes grew careless and Costa Rica intercepted. The ball fell to substitute Fernanda Barrantes who, running with a mission, hammered a splendid half-volley through Karina LeBlanc that silenced the home crowd. It was a meaningless final goal in a 5-1 loss, but it was also the first time the favoured team had conceded through ten games of this tournament.
The results left, as expected, Canada on top of Group A with a 3-0-0 record while Costa Rica finishes second with two wins and one loss. Canada will play the loser and Costa Rica the winner of Tuesday's United States - Mexico match on Friday to determine who advances to the 2012 London Olympics.
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Jan 24, 2012 - While the higher-ranked Canadian and Haitian teams both emerged victorious on the last day of Group A, predictions of a more competitive final set came true as both sides endured at least a token fight from Cuba and Costa Rica.
The biggest news came off the field, as Cuban players Yezenia Gallardo and Yisel Rodriguez apparently defected. Scuttlebutt began when both players were listed as absent on the Cuban roster and it was learned that neither had been seen with the Cuban team since Saturday. CONCACAF released a statement confirming that the players had defected, reportedly at the American border: no further comments were forthcoming. However, it was the story of the game as well as a sore loss for the Cuban team, who got little from Rodriguez but relied upon Gallardo as one of their best players.
Both Haiti and Cuba showed some will to attack. Cuba played a 4-3-3 that was fairly passive but willing to snatch at chances, while the Haitians tried an unconventional 4-4-2 that leaned upon winger Kimberly Boulos and left back Fiorda Charles in free roles to generate offense. As a result, the ball moved on both sides of the pitch in a way we've not been accustomed to with these two teams, but woeful passing accuracy and a tendency to waste possession with outside shots prevented scoring.
On only seven minutes the Cubans managed to split Haiti's defense, with Rachel Pelaez eluding most of the Haitian midfield on a weaving run towards the right-hand side of Haiti's area. Pelaez got overlap through the middle from Maria Isabel Perez who drove in on goal with space and a great opportunity but released a dribbling low shot to Haitian goalkeeper Geralda Saintilus.
The quality of play was not excellent as both teams played chippily and missed too many passes. However, the game kept up a decent pace and a good see-saw back and forth which at least promised entertainment. Haiti had their first good chance on twelve minutes when Manoucheka Pierre-Louis stripped the ball smartly from Dayanay Baro, took a couple quick steps, and unleashed a shot from distance which only just flew over the bar. On twenty-four minutes Sophia Batard, probably Haiti's most consistent danger-woman, caught a good pass from Pierre-Louis and turned around defender Sucel Maceo on the edge of the box to make space. Batard had a right-footed shot at a tight angle which Lucylena Martinez saved well.
Cuba had a good chance in stoppage time, as Rachel Pelaez started a break down the left and suddenly found herself with plenty of time. Jogging in on the Haitian goal as the defenders closed, Pelaez fired a left-footed shot that didn't go far wide. Not long after the half Cuba almost struck again, when an exceptional winding run by Pelaez kept the ball away before beating Carmela Aristilde and, with seemingly nothing but a goal in front of her, muffed a shot which somehow hit goalkeeper Saintilus on the toe of her left boot.
Not long after the hour, Cuba squandered what would prove to be their best opportunity. After a night of errant passing Cuban midfielder Yaremis Fuentes finally found her mark, springing Maria Isabel Perez on a full-blown breakaway. Perez had Haitian defender Roselord Borgella dead to rights but, rather than charge on goal, held up at the top of the box and stopped to change feet, allowing Borgella to catch up and block the ensuing shot.
At last, after two and two-thirds games of frustration, Haiti broke the goose egg. In the seventy-first minute Kimberly Boulos clashed hard with Cuban defender Anay Bombu going for a header in the area: Bombu had nothing in mind but knocking Boulos down and it could have been a penalty. Instead, Haiti got a corner: Manoucheka Pierre-Louis struck a corner low that Wisline Dolce awkwardly headed. The ball bounced straight to the aggrieved Boulos who hammered it into the top of the goal to give Haiti their first of the tournament.
The neutral crowd, getting behind a sentimental favourite, roared its approval and the Haitians kept coming. Five minutes later, Batard went for a run through the centre of the park, beating Cuban defenders Jessica Pupo and Rachel Pelaez before placing a pin-point pass onto the foot of Manoucheka who finished delicately but accurately. Then, in the eighty-third minute, with the crowd still cheering, Nadia Valentin corralled a magnificent through pass down the middle from Dolce and put a light shot just inside the right post, making a heart gesture to the cheering fans.
The match was for nothing more than pride but the convincing and well-earned win will allow Haiti to leave with their heads held high. Haiti was playing in donated equipment and their program was in such difficulty that Canadian fans held fundraisers for the team around Vancouver. They were beaten badly by Canada and then had the most unfair of times against Costa Rica, but in the stereotype of the plucky underdog they were always ready to fight again in the next match. Cuba, whose passivity and failure to finish cost them dearly, is not the most glamorous opponent but, for the Haitians, a win is a win - their first ever in the final round of Olympic qualifying.
Canada, meanwhile, didn't exactly have a hard time against Costa Rica but at least made the game interesting. The Costa Ricans, like every other favoured team in this tournament, had hereto not conceded a goal but that didn't last long. Canada came out thundering, with wide midfielders Sophie Schmidt and Kaylyn Kyle causing 45 minutes of chaos, Kelly Parker traumatizing the Costa Rican defenders, and of course striker Christine Sinclair living up to her billing.
It took only six minutes for Canada to get on the board: a blue-collar effort in the box caused the ball to fall to Sinclair who simply piled it in. Schmidt added her first of the tournament with an accurate close-range header within the game's opening fifteen minutes and the pattern of the first half was set.
Costa Rica, to their credit, did not entirely sit back. Shirley Cruz had one of her better games of the tournament although she was kept tightly in check by defensive midfielder Desiree Scott and central defenders Shannon Woeller and Candace Chapman were under at least sporadic pressure. This just opened up more avenues for Canada's own attack. In the twentieth minute, Sinclair drooped a pass over the Costa Rican defense to Kaylyn Kyle sitting virtually on Julieth Arias's doorstep: Kyle has been jinxed a bit through the first two games but made no mistake and Canada was running away. Sinclair's fourth put another one away just before the half-time whistle to make the game a laugher.
Sadly, the Costa Ricans would not be laughing at the fifth goal: central defender Marianne Ugalde drifted a harmless backpass under no pressure that goalkeeper Arias should have had. Be she traumatized, distracted, or just unlucky, the ball passed between her feet and into the back of the goal for one of the more embarrassing own goals you'd ever see.
With the game won and three substitutes used before the hour Canada sat on their laurels, conserved energy, and waited for the win. This led to what, remarkably, would be a historic moment: with Canada's central defenders dilly-dallying on the ball their time-wasting passes grew careless and Costa Rica intercepted. The ball fell to substitute Fernanda Barrantes who, running with a mission, hammered a splendid half-volley through Karina LeBlanc that silenced the home crowd. It was a meaningless final goal in a 5-1 loss, but it was also the first time the favoured team had conceded through ten games of this tournament.
The results left, as expected, Canada on top of Group A with a 3-0-0 record while Costa Rica finishes second with two wins and one loss. Canada will play the loser and Costa Rica the winner of Tuesday's United States - Mexico match on Friday to determine who advances to the 2012 London Olympics.
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http://www.sbnation.com/soccer/2012/1/24/2728938/concacaf-womens-olympic-qualification-favourites-face-a-challenge
lundi 23 janvier 2012
Florence Meney: meurtre derrière la caméra
(Québec) Journaliste à Radio-Canada, Florence Meney publie un premier roman chez Michel Brûlé : Répliques mortelles. Un suspens de 360 pages qui a le séisme en Haïti pour toile de fond.
Journaliste à Radio-Canada, Florence Meney publie un premier... - image 1.0
Le plus étonnant, c'est que Florence Meney n'a jamais mis les pieds à Haïti. Elle ne connaît de cette malheureuse île que ce qu'elle a vu à la télévision et sur son ordinateur. C'est bien la preuve, comme disait Aragon, que la littérature est le règne du mentir-vrai.
Ceci dit, ce premier roman révèle une romancière prometteuse.
Le personnage central de Répliques mortelles est une journaliste de la télévision, Elsa, 37 ans. Talentueuse, impulsive et imprévisible, elle vit dans une maison ancestrale du vieux Boucherville avec son chien Bof.
Comme tout le monde, elle se pose des questions sur sa vie, sa famille, sa carrière, son avenir. Elle a couvert le séisme en Haïti, en 2010. Où sa mère, éducatrice bénévole dans un orphelinat, a trouvé la mort.
Deux années ont passé et elle vient de mettre la touche finale à une rétrospective faite de documents d'archives. Elle rêve de retourner à Haïti pour parachever cette rétrospective, mais c'est la jolie Ludovica qui est choisie.
Lors d'un visionnement privé chez son rédacteur en chef, Elsa met fin à sa relation avec Stéphane, son caméraman, un homme marié et père de deux enfants. Une relation qui avait commencé deux ans plus tôt, à Haïti.
Quelques heures plus tard, Stéphane est retrouvé mort dans une salle de montage.
L'inspecteur-chef Dupin, un flic français débarqué vingt ans plus tôt de sa Bourgogne natale, mène l'enquête. Avec compétence, mais rugosité.
À partir de là, l'histoire va de rebondissement en rebondissement. En passant notamment par Sherbrooke, où un brillant chirurgien s'était porté volontaire en Haïti, et par Boston, où un couple d'Américains a de la misère avec un petit Haïtien, Nathan, qu'ils ont adopté deux ans plus tôt.
Adopté? Pas vraiment, ils l'ont acheté...
Q Ainsi, Florence Meney, c'est votre premier roman?
R Oui, je commence dans le métier. J'ai travaillé fort pour écrire ça. J'ai encore des choses à apprendre. Ce roman est très perfectible, mais j'ai eu beaucoup de plaisir à l'écrire. Je voulais mener une intrigue qui se tienne. Je suis imprégné du roman noir, du thriller. J'ai toujours voulu en écrire un... un qui soit de moi... Le prochain sera peaufiné.
Q Vous avez choisi Haïti pour toile de fond. Y êtes-vous déjà allée?
R Non, jamais. Mais des Haïtiens m'ont dit qu'ils s'y étaient retrouvés... les odeurs... les couleurs. C'est incroyable, non?
Q Pourquoi Haïti?
R Je voulais que le destin individuel tragique de mon héroïne ait pour toile de fond un grand événement collectif tragique. Au quotidien, dans mon travail, j'ai été touchée par le séisme en Haïti. Je suis chef de pupitre web à Radio-Canada et on a mis en ligne un gros dossier sur Haïti. Toute une partie du livre est directement transposée de la réalité. Mais attention, ce n'est pas un documentaire sur Haïti. Il y a aussi un regard sur le journalisme.
Q En effet, vos personnages posent un regard critique sur le journalisme tel qu'il est pratiqué à la télévision. Ils disent que l'information est devenue racoleuse et toujours plus axée sur le commercial et le résultat instantané. Vous-même, êtes-vous d'accord avec eux?
R C'est une tendance lourde à laquelle moi-même je ne suis pas trop assujettie parce que j'ai des rédacteurs en chef qui sont éclairés. Plus on vous donne des moyens techniques et plus vous avez le choix de faire de l'instantané ou de respirer... Chez nous, à Radio-Canada, on peut encore respirer.
Q Dans votre roman, j'ai trouvé que ça prenait un peu de temps pour entrer dans le vif du sujet.
R Oui, c'est possible... je ne sais pas... J'ai peut-être trop voulu définir mes personnages... Ce doit être une erreur de débutante.
Q Votre personnage principal, Elsa, vous ressemble-t-il?
R Je la vois dans ma tête, cette Elsa. C'est un mélange de plusieurs personnes que je connais, y compris moi. Peut-être que je visualise trop les choses, que je pense beaucoup trop par image.
Q J'ai été dérangé par votre obsession sur les marques : la Yaris bleu électrique, les luxueuses bottes Geox, la télé HD Sony 54 pouces, le manteau Kanuk, l'eau de Cologne Roger & Gallet, etc. Était-ce bien nécessaire de mentionner toutes ces marques?
R C'est drôle ce que vous dites parce que je ne suis pas une fille qui s'intéresse aux marques. J'ai l'impression que ça situait mieux mes personnages.
Q Votre livre est écrit avec une touche française. Vous employez des mots et des expressions qui n'ont pas cours ici. Comme appeler une enfant ma poulette ou ma cocotte. Ou dire : il y va fort sur la bibine, son année de fac, la robe de chambre en pilou...
R Écoutez, je suis française d'origine. Ce mélange, c'est moi. Mon père m'a relu et mon éditrice, aussi. Mais j'ai réussi à garder l'essentiel.
Q Votre père, c'est Lionel Meney, le réputé linguiste qui a rédigé le Dictionnaire Québécois français?
R Oui.
Q Jusqu'à présent, Répliques mortelles a été bien accueilli par la critique. Qu'est-ce que vous en espérez?
R Qu'il me donne confiance pour continuer à écrire. L'avoir terminé, déjà, ça m'a donné confiance. Ce que je veux faire, c'est écrire. Je veux me dépasser sur le plan de la langue, sur le plan du style.
Journaliste à Radio-Canada, Florence Meney publie un premier... - image 1.0
Le plus étonnant, c'est que Florence Meney n'a jamais mis les pieds à Haïti. Elle ne connaît de cette malheureuse île que ce qu'elle a vu à la télévision et sur son ordinateur. C'est bien la preuve, comme disait Aragon, que la littérature est le règne du mentir-vrai.
Ceci dit, ce premier roman révèle une romancière prometteuse.
Le personnage central de Répliques mortelles est une journaliste de la télévision, Elsa, 37 ans. Talentueuse, impulsive et imprévisible, elle vit dans une maison ancestrale du vieux Boucherville avec son chien Bof.
Comme tout le monde, elle se pose des questions sur sa vie, sa famille, sa carrière, son avenir. Elle a couvert le séisme en Haïti, en 2010. Où sa mère, éducatrice bénévole dans un orphelinat, a trouvé la mort.
Deux années ont passé et elle vient de mettre la touche finale à une rétrospective faite de documents d'archives. Elle rêve de retourner à Haïti pour parachever cette rétrospective, mais c'est la jolie Ludovica qui est choisie.
Lors d'un visionnement privé chez son rédacteur en chef, Elsa met fin à sa relation avec Stéphane, son caméraman, un homme marié et père de deux enfants. Une relation qui avait commencé deux ans plus tôt, à Haïti.
Quelques heures plus tard, Stéphane est retrouvé mort dans une salle de montage.
L'inspecteur-chef Dupin, un flic français débarqué vingt ans plus tôt de sa Bourgogne natale, mène l'enquête. Avec compétence, mais rugosité.
À partir de là, l'histoire va de rebondissement en rebondissement. En passant notamment par Sherbrooke, où un brillant chirurgien s'était porté volontaire en Haïti, et par Boston, où un couple d'Américains a de la misère avec un petit Haïtien, Nathan, qu'ils ont adopté deux ans plus tôt.
Adopté? Pas vraiment, ils l'ont acheté...
Q Ainsi, Florence Meney, c'est votre premier roman?
R Oui, je commence dans le métier. J'ai travaillé fort pour écrire ça. J'ai encore des choses à apprendre. Ce roman est très perfectible, mais j'ai eu beaucoup de plaisir à l'écrire. Je voulais mener une intrigue qui se tienne. Je suis imprégné du roman noir, du thriller. J'ai toujours voulu en écrire un... un qui soit de moi... Le prochain sera peaufiné.
Q Vous avez choisi Haïti pour toile de fond. Y êtes-vous déjà allée?
R Non, jamais. Mais des Haïtiens m'ont dit qu'ils s'y étaient retrouvés... les odeurs... les couleurs. C'est incroyable, non?
Q Pourquoi Haïti?
R Je voulais que le destin individuel tragique de mon héroïne ait pour toile de fond un grand événement collectif tragique. Au quotidien, dans mon travail, j'ai été touchée par le séisme en Haïti. Je suis chef de pupitre web à Radio-Canada et on a mis en ligne un gros dossier sur Haïti. Toute une partie du livre est directement transposée de la réalité. Mais attention, ce n'est pas un documentaire sur Haïti. Il y a aussi un regard sur le journalisme.
Q En effet, vos personnages posent un regard critique sur le journalisme tel qu'il est pratiqué à la télévision. Ils disent que l'information est devenue racoleuse et toujours plus axée sur le commercial et le résultat instantané. Vous-même, êtes-vous d'accord avec eux?
R C'est une tendance lourde à laquelle moi-même je ne suis pas trop assujettie parce que j'ai des rédacteurs en chef qui sont éclairés. Plus on vous donne des moyens techniques et plus vous avez le choix de faire de l'instantané ou de respirer... Chez nous, à Radio-Canada, on peut encore respirer.
Q Dans votre roman, j'ai trouvé que ça prenait un peu de temps pour entrer dans le vif du sujet.
R Oui, c'est possible... je ne sais pas... J'ai peut-être trop voulu définir mes personnages... Ce doit être une erreur de débutante.
Q Votre personnage principal, Elsa, vous ressemble-t-il?
R Je la vois dans ma tête, cette Elsa. C'est un mélange de plusieurs personnes que je connais, y compris moi. Peut-être que je visualise trop les choses, que je pense beaucoup trop par image.
Q J'ai été dérangé par votre obsession sur les marques : la Yaris bleu électrique, les luxueuses bottes Geox, la télé HD Sony 54 pouces, le manteau Kanuk, l'eau de Cologne Roger & Gallet, etc. Était-ce bien nécessaire de mentionner toutes ces marques?
R C'est drôle ce que vous dites parce que je ne suis pas une fille qui s'intéresse aux marques. J'ai l'impression que ça situait mieux mes personnages.
Q Votre livre est écrit avec une touche française. Vous employez des mots et des expressions qui n'ont pas cours ici. Comme appeler une enfant ma poulette ou ma cocotte. Ou dire : il y va fort sur la bibine, son année de fac, la robe de chambre en pilou...
R Écoutez, je suis française d'origine. Ce mélange, c'est moi. Mon père m'a relu et mon éditrice, aussi. Mais j'ai réussi à garder l'essentiel.
Q Votre père, c'est Lionel Meney, le réputé linguiste qui a rédigé le Dictionnaire Québécois français?
R Oui.
Q Jusqu'à présent, Répliques mortelles a été bien accueilli par la critique. Qu'est-ce que vous en espérez?
R Qu'il me donne confiance pour continuer à écrire. L'avoir terminé, déjà, ça m'a donné confiance. Ce que je veux faire, c'est écrire. Je veux me dépasser sur le plan de la langue, sur le plan du style.
Q Combien de temps cela vous a-t-il pris pour l'écrire?
R Sept mois. Mais ça a cogité beaucoup plus longtemps dans ma tête. Quand je me suis mis à l'écrire, je ne partais pas de zéro.
Q Avez-vous un deuxième roman en projet?
R J'ai deux projets de livres. Un roman qui sera un suspens, mais pas un truc à dénouement. Ce sera une histoire de haine et de manipulation. Ça se passera au Québec... Et un essai sur les animaux. J'adore les animaux, les chiens en particulier. Un essai sur la relation homme-chien. Je vais l'écrire en collaboration avec Jacques Galipeau, un dresseur à Varennes qui a une approche humaniste.
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/arts-et-spectacles/livres/201201/22/01-4488302-florence-meney-meurtre-derriere-la-camera.php
AINSI VA LE MONDE CE LUNDI 23 JANVIER
Les Croates ont dit oui à l'Union européenne et au revoir aux Balkans
Les Croates ont dit oui à l'Union européenne et au revoir aux Balkans, tournant le dos à une région qui pâtit encore d'une réputation d'instabilité 20 ans après l'éclatement dans le sang de l'ex-Yougoslavie, ont noté lundi des analystes et la presse locale.
"Au revoir les Balkans !", titre le plus grand quotidien croate, Vecernji List, se félicitant du oui qui s'est imposé avec plus de 66% de voix lors du référendum organisé dimanche.
Les responsables politiques croates, unanimement pro-européens, ont fait valoir que le vote en faveur de l'intégration dans l'UE était la décision la plus importante pour ce pays depuis l'indépendance obtenue au prix d'une guerre (1991-95) avec les rebelles serbes (20.000 morts).
"Les craintes que nous allons être contraints de retarder l'adhésion pour intégrer l'UE ensemble avec la Serbie et le reste des Balkans se sont désormais évanouies", écrit l'analyste Augustin Palokaj dans les pages du quotidien Jutarnji List.
"Le reste de cette région est +stable mais fragile+, comme ils aiment le dire à Bruxelles", poursuit-il…
Lire la suite ici : http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/les-croates-ont-dit-oui-a-l-union-europeenne-et-au-revoir-aux-balkans-23-01-2012-1825555.php
Côte d’Ivoire : Incidents survenus samedi : Le FPI dénonce une complicité.-
Le Front populaire ivoirien (FPI, opposition) dénonce une complicité dans les incidents survenus samedi, à la place Ficagayo où le parti de l’ex-parti Laurent Gbagbo, tenait son meeting de rentrée politique.
Dans une conférence de presse pour faire le bilan de ces violences, le président du comité d’organisation de la manifestation, Michel Amani N’Guessan, a pointé un doigt accusateur sur la mission onusienne en Côte d’Ivoire qui aurait soutenu des individus non identifiés pour attaquer les militants de l’opposition à cette manifestation politique.
"Tout a été planifié avec l’ONUCI (Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire) pour supprimer l’opposition significative", a affirmé Amani N’Guessan.
Pour l’ancien ministre de la Défense de Laurent Gbagbo, "la démocratie et l’Etat de droit triompheront en Côte d’Ivoire…
Lire la suite ici : http://news.abidjan.net/h/423905.html
Tunisie - Reprise du procès Persépolis, un test inquiétant
La reprise du procès ce lundi 23 janvier de la chaîne de télévision tunisienne Nessma est-elle un test pour la liberté d'expression en Tunisie? Nessma TV est jugé pour avoir diffusé en octobre dernier le film franco-iranien Persépolis dans lequel Dieu est représenté, ce qui est proscrit par l'Islam.
Nabil Karoui, directeur de la chaîne Nessma, est poursuivi pour «atteinte aux bonnes moeurs, atteinte aux valeurs du sacré et troubles à l'ordre public» dans cette affaire qui avait provoqué des violences en Tunisie à la suite de la diffusion du film.
«Ce procès n'aurait jamais dû avoir lieu. Mais ce sera un test pour la liberté d'expression et la démocratie en Tunisie» a-t-il indiqué à l'AFP…
Lire la suite ici : http://www.slateafrique.com/81493/tunisie-proces-persepolis-liberte-islamistes
JAPON - Selon une étude japonaise, la capitale nippone pourrait subir un grave séisme dans les quatre prochaines années...
Tokyo risque d'être frappée par un séisme majeur dans les quatre prochaines années, ont averti lundi des chercheurs de l'Université de Tokyo, contredisant des prévisions beaucoup plus rassurantes des autorités. Selon ces scientifiques de l'institut de recherche sismologique de l'université, la probabilité qu'un séisme de magnitude 7 frappe la partie sud du Grand Tokyo est de 70% dans les quatre ans. Par contraste, le gouvernement établit une telle probabilité de 70% dans un délai de trente ans. «Le risque qu'un séisme de magnitude 7 se produise (dans la région) a augmenté depuis le séisme du 11 mars 2011», explique l'un des chercheurs, Shinichi Sakai. «Le gouvernement, les individus et les entreprises doivent s'y préparer.»
Lire la suite ici : http://www.20minutes.fr/article/865024/tokyo-menacee-seisme-majeur-prochaines-annees
A bord de l'avion dérouté de l'ex-président malgache Ravalomanana
Envoyé spécial dans les airs entre Johannesburg et Antananarivo - Ce samedi, à bord de l'avion emportant Marc Ravalomanana vers sa terre natale malgache, le déjeuner a déjà été servi, les passagers s'assoupissent, lisent ou conversent. Le vol SA 8252 a déjà parcouru les deux-tiers de son trajet. Derrière les hublots, le bleu de l'océan Indien.
Soudainement, la porte du cockpit s'ouvre, et un membre de l'équipage, un gilet jaune fluorescent sur le dos, apparaît. "Nous devons faire demi-tour, ils ont fermé l'aéroport", lance-t- il à la délégation accompagnant l'ex-président malgache. Un attroupement se forme à l'avant de l'aéronef. Marc Ravalomanana, cravate bleu, chemise rayée, se lève à son tour. Le visage est fermé…
Lire la suite ici : http://www.lemonde.fr/afrique/article/2012/01/21/a-bord-de-l-avion-detourne-de-l-ex-president-malgache-ravalomanana_1632905_3212.html
Pourquoi Alger déroule-t-elle le tapis rouge à Saâd-Eddine El Othmani ?
Le nouveau ministre des Affaires étrangères marocain, l’islamiste Saâd-Eddine El Othmani, effectue en Algérie, dès ce lundi 23 janvier sa première visite officielle en dehors du Maroc. Annoncée en milieu de semaine dernière, cette visite revêt un intérêt tout particulier, notamment pour les Algériens. Depuis quelques semaines, les observateurs ont remarqué une véritable inflexion de la diplomatie algérienne, à la peine face aux changements qui ont secoué le monde arabe depuis plus d’une année. La preuve a été le voyage à la mi-janvier à Tunis, du chef de l’Etat algérien qui a tenu à effacer des mois d’incompréhension entre les nouvelles autorités tunisiennes et El Mouradia. D’ailleurs, c’est lors du discours prononcé par Abdelaziz Bouteflika qu’ont été décelés les « messages » d’apaisement envers le Maroc. Devant Saâd-Eddine El Othmani, le président algérien a insisté sur la construction d’un Maghreb Arabe uni, en ajoutant « dans le respect de la législation internationale ». Une allusion de « circonstance » au dossier du Sahara occidental qui empoisonne les relations entre les deux plus grands pays du Maghreb. En effet, les Algériens ont fait, selon un responsable tunisien, « le minimum syndical » en ne prononçant à aucun moment le nom de la République démocratique sahraouie….
Lire la suite ici : http://www.maghreb-intelligence.com/les-editos/1955-pourquoi-alger-deroule-t-elle-le-tapis-rouge-a-saad-eddine-el-othmani.html
Saad Eddine El Othmani est arrivé à Alger pour une visite officielle
Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération, M. Saâd-Eddine El Othmani a entamé, lundi, une visite de deux jours en Algérie à l'invitation de son homologue algérien, M. Mourad Medelci.
M. El Othmani a été accueilli à son arrivée à l'aéroport international Houari Boumédiane par son homologue algérien Mourad Medelci en présence de l'ambassadeur du Maroc à Alger, M. Abdellah Belkeziz.
Cette première visite de M. El Othmani à Alger à la tête d'une importante délégation de son département "s'inscrit dans le cadre de la consolidation du processus des rencontres et des concertations entamé par les deux pays pour hisser leurs relations au niveau des aspirations des deux peuples frères", avait indiqué vendredi un communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la coopération.
La dernière visite officielle d'un ministre marocain des Affaires étrangères à Alger remonte à fin mai 2004, rappelle-t-on.
Lire la suite ici : http://www.atlasinfo.fr/Saad-Eddine-El-Othmani-est-arrive-a-Alger-pour-une-visite-officielle_a24976.html
Afghanistan : le retrait était déjà prévu
La mort des quatre soldats français vendredi en Afghanistan a bousculé les plans de Nicolas Sarkozy, selon les informations d’Europe 1. Car le chef de l’Etat comptait profiter de la venue du président afghan, Hamid Karzaï, en fin de semaine à Paris pour annoncer une accélération "possible" du retrait des troupes françaises déployées en Afghanistan. Nicolas Sarkozy a donc été contraint de précipiter cette annonce.
Triste ironie du sort, la visite d’Hamid Karzaï devait permettre de rappeler les exigences de la France devant les risques croissants d’infiltration de l’armée afghane par des talibans. Vendredi, le président afghan doit venir signer un traité d’amitié et de coopération entre Paris et Kaboul. Nicolas Sarkozy et Hamid Karzaï doivent également raviver la flamme du soldat inconnu.
http://www.europe1.fr/Politique/Afghanistan-le-retrait-etait-deja-prevu-E1-915749/
Les Latinos au crible de Human Rights Watch
Le printemps arabe et la répression en Syrie sont au cœur du rapport annuel 2012 de Human Rights Watch (HRW), présenté au Caire le 22 janvier et à Washington le 23 janvier.
Fidèle à une tradition désormais solide, l’organisation de défense des droits de l’homme procède à un examen pays par pays.
L’Amérique latine, en marge de l’actualité chaude, n’échappe pas à l’exercice qui consiste à traquer méthodiquement les atteintes aux libertés, en utilisant des critères comparables, basés sur les textes de référence en matière de droits de l’homme.
« Cuba reste le seul pays d’Amérique latine où sont réprimés presque toutes les formes de dissension politique. En 2011, le gouvernement de Raul Castro a continué à imposer le consensus politique au moyen de brèves arrestations, de passages à tabac, de rassemblements de répudiation publique et de restrictions aux voyages. »
HRW pointe du doigt le monopole gouvernemental des médias à Cuba et l’absence de liberté d’expression qui en résulte. L’ONG critique les campagnes télévisuelles de diffamation contre les bloggeurs indépendants, présentés par La Havane comme des « cyber mercenaires » au service de l’étranger….
Lire la suite ici : http://america-latina.blog.lemonde.fr/2012/01/23/les-latinos-au-crible-de-human-rights-watch/
Le luxe s'empare du Dragon pour séduire les Chinois
Les groupes de luxe européens se sont saisis du Dragon, le signe de l'année qui démarre lundi, selon le calendrier chinois, pour accroître la popularité de leur marque auprès des riches consommateurs asiatiques.
Le signe du dragon, considéré comme le plus favorable du calendrier lunaire, qui en compte douze, est synonyme de puissance et de richesse.
Le dragon "signifie chance, pouvoir et succès", rappelle Torsten Müller-Otvös, directeur de Rolls-Royce Motor Cars, le constructeur de voitures de luxe.
Le groupe, dont les ventes ont bondi de près de 50% en Chine en 2011, a lancé pour l'occasion des modèles Dragon Phantoms, une édition limitée.
Lire la suite ici : http://www.leparisien.fr/laparisienne/mode/le-luxe-s-empare-du-dragon-pour-seduire-les-chinois-23-01-2012-1825499.php
Libye : La révolte contre le CNT prend de l’ampleur
La contestation à l’encontre du Conseil national de transition (CNT) gagne du terrain. C’est à Benghazi, berceau de la révolution, que les critiques à l’encontre de l’organe de transition sont les plus vives. Les protestataires réclament sa démission. Mais le dirigeant du CNT, Mustapha Abdeljalil, a prévenu qu’une telle mesure provoquerait une guerre civile dans le pays.
Le Conseil national de transition (CNT) est très affaibli. L’organe de transition est en proie à une vive contestation du peuple, notamment à Benghazi, berceau de la révolution, où les critiques à son encontre sont très virulentes. Les protestataires, lui reprochent son manque de transparence et réclament sa démission. Le CNT s’est réuni dimanche dans un lieu tenu secret pour établir la loi électorale qui doit engager le processus pour l’élection de l’Assemblée constituante.
Selon un projet de loi qui a été rendu public début janvier, seulement 10% des 200 sièges de l’Assemblée constituante seront réservés aux femmes. Une mesure qui a provoqué la fureur des défenseurs des droits des femmes. Ces dernières ont combattu dans l’ombre durant le conflit et réclament désormais une meilleure représentation. L’interdiction aux personnes ayant une double nationalité de postuler aux élections a également été critiquée par plusieurs partis et organisations.
Lire la suite ici : http://www.afrik.com/article24598.html
Egypte: première session de l'Assemblée
LE CAIRE (AP) — La nouvelle Assemblée du peuple issue des premières élections en Egypte de l'ère post-Moubarak a tenu lundi sa session inaugurale. Les trois-quarts des 498 sièges pourvus lors du scrutin tenu entre fin novembre dernier et mi-janvier sont revenus aux islamistes.
Dix députés, par ailleurs, ont été nommés par l'armée. Un Conseil suprême des forces armées (CSFA) présidé par le maréchal Hussein Tantaoui est au pouvoir depuis la démission le 11 février dernier du président Hosni Moubarak, au terme d'un soulèvement populaire entamé il y a presque un an jour pour jour, le 25 janvier 2011.
La session inaugurale de l'Assemblée, lundi, était présidée par le doyen des parlementaires, Mahmoud el-Saqqah. Les députés doivent désigner ultérieurement le président de l'Assemblée, qui devrait être issu des rangs du Parti de la liberté et de la justice (PLJ) créé par les Frères Musulmans. Le PLJ a remporté 47% des 498 sièges, tandis que parti salafiste Al-Nour en a obtenu environ un quart.
http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20120123.FAP9938/egypte-premiere-session-de-l-assemblee.html
Primaires républicaines: entre la colère et la peur
(Charleston, Caroline du Sud) La colère aura pesé dans la décision des électeurs républicains de Caroline-du-Sud, qui ont offert à Newt Gingrich une victoire éclatante et surprenante samedi à l'occasion d'une primaire qui a chamboulé la course à l'investiture républicaine pour la présidence.
Colère contre Barack Obama, que l'ancien président de la Chambre des représentants aura canalisée en exprimant un profond mépris pour l'occupant de la Maison-Blanche, qu'il qualifie de «faible», «stupide», «radical» et «dangereux».
Colère contre l'establishment du Grand Old Party, qui aurait voulu imposer aux électeurs républicains de Caroline-du-Sud, un des États américains les plus conservateurs, Mitt Romney, un «modéré du Massachusetts» (une autre expression de Newt Gingrich).
«Mitt Romney est un bon homme, mais nous sommes rendus au point où nous avons besoin de quelqu'un de méchant (mean)», a déclaré Harold Wade, un retraité de 85 ans, en quittant un bureau de vote de Charleston, samedi….
Lire la suite ici : http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/vers-linvestiture-republicaine/201201/23/01-4488385-primaires-republicaines-entre-la-colere-et-la-peur.php
Poursuite des violences dans le NORD NIGERIA : Le président Goodluck JONATHAN visite KANO
Le président Goodluck Jonathan est arrivé hier à Kano, la seconde ville du Nigeria, touchée vendredi par une série d'attentats à la bombe et de fusillades coordonnées qui ont fait jusqu'à présent 166 morts dans l'une des pires attaques qui ait touché le Nord musulman.
Le président a d'abord rencontré l'émir Ado Bayero, principal chef traditionnel musulman de la ville.
Puis il a déclaré, dans une interview à la BBC, que des arrestations avaient été effectuées suite aux attaques dans la plus grande ville du Nord du pays et que les sympathisants d'un groupe islamiste armé étaient pourchassés.
«Des arrestations (de présumés membres du mouvement islamiste Boko Haram) ont été effectuées. D'autres sont morts durant les attaques. Certains étaient des kamikaze », a dit M. Jonathan Hier, des explosions ont secoué deux lieux de culte, une église catholique et un temple évangélique à Bauchi, une ville du Nord sans faire de victimes, a annoncé la Police.
Les explosions ont touché les toits des deux lieux de culte et ceux des maisons voisines, a dit le porte-parole de la Police de l'Etat, Mohammed Barau qui n'a pas spéculé sur ceux qui pourraient être derrière ces attaques. Samedi soir, 10 personnes, dont un policier et un soldat ont été tuées lors d'attaques dans la ville de Tafawa Balewa dans l'Etat de Bauchi. Cette ville est située sur la ligne de partage entre le Nord majoritairement musulman et le Sud chrétien.
http://www.lesoleil.sn/index.php?option=com_content&view=article&id=11256%3Apoursuite-des-violences-dans-le-nord-nigeria--le-president-goodluck-jonathan-visite-kano&catid=54%3Apolitics&Itemid=119
«Costa Concordia» : décision imminente sur le pompage du carburant
Dans le même temps, les recherches se poursuivent pour tenter de retrouver des survivants au naufrage du paquebot survenu il y a dix jours.
Une nouvelle brèche a été faite lundi avec des charges explosives dans l'épave du Concordia pour rejoindre le pont où se trouvaient les restaurants dans l'espoir de trouver des corps de disparus alors qu'une décision était attendue sur le pompage du carburant.
Les scaphandriers de la marine de guerre italienne ont ouvert une grande brèche entre le pont 4 et le pont 5, proche de la zone des restaurants et de l'accès aux chaloupes, ont constaté les journalistes sur place.
Les recherches dans l'épave, effectuées dans des conditions très difficiles et une odeur pestilentielle selon les plongeurs, progressent lentement à cause de la taille gigantesque du navire, long comme trois stades de football et haut comme un immeuble de 20 étages….
Lire la suite ici : http://www.liberation.fr/monde/01012385196-costa-concordia-decision-imminente-sur-le-pompage-du-carburant
Loi sur les génocides : Ankara menace Paris de "sanctions permanentes"
Malgré les menaces de représailles diplomatiques d'Ankara, les sénateurs français devraient voter ce lundi en faveur de la loi pénalisant la négation des génocides, dont celui des Arméniens en 1915 reconnu comme tel en France.
"Je crois en la sagesse collective des intellectuels et des sénateurs français, j’espère qu’elle va permettre d’éviter toute décision malencontreuse lundi et dans les semaines à venir". En dépit des apparences, le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, ne se fait pas beaucoup d’illusions sur l'examen, ce lundi au Sénat, d'une proposition de loi sanctionnant la négation des génocides reconnus par la France, dont celui des Arméniens en 1915 qu’Ankara n'a cessé de contester. Lire la suite ici : http://www.france24.com/fr/20120123-turquie-armenie-france-loi-genocides-ankara-menace-paris-sanctions-permanentes-senat
Yémen : le Printemps arabe a fait sa quatrième victime
Le président Ali Abdallah Saleh a accepté de quitter son pays pour les États-Unis après avoir gagné son immunité totale.
À l'occasion de son premier anniversaire, le Printemps arabe s'offre un quatrième dictateur. Un an après la chute de Zine el-Abidine Ben Ali, suivie de celle de Hosni Moubarak, puis de la mort de Muammar Kadhafi, c'est au tour d'Ali Abdallah Saleh de quitter le pouvoir. Après plus de trois décennies aux commandes du Yémen, le président a fait, dimanche, ses adieux à son peuple, devenant la victime moyen-orientale du Printemps arabe. Fait rare, juste avant son départ, le leader a demandé "pardon" à ses compatriotes pour "tout manquement pendant (ses) 33 ans de pouvoir", ajoutant qu'il rentrerait bientôt au pays en tant que président du Congrès populaire général, son parti au pouvoir.
"Il s'agit d'une sortie définitive déguisée, note le spécialiste Mathieu Guidère (*), d'autant plus que le pardon est un acte très important dans les mentalités yéménites." En dépit des regrets de circonstance, le dictateur demeure le premier à avoir négocié son départ. Accusé de corruption et de népotisme, Ali Abdallah Saleh, 69 ans, a accepté de quitter le pays en vertu d'un accord signé le 23 novembre dernier en Arabie saoudite. Celui-ci, conclu sans l'assentiment des manifestants, garantit l'immunité du président et de ses proches. Ce n'est donc pas une surprise si son départ intervient au lendemain du vote d'une loi empêchant toute poursuite à son encontre.
Embarras de Washington
À la différence du président Ben Ali, qui a trouvé refuge en Arabie saoudite, c'est cette fois aux États-Unis que le dictateur yéménite va s'exiler. Visiblement embarrassé, le département d'État américain a annoncé dimanche avoir "approuvé" la demande de Saleh yéménite dans "l'unique but" d'y être soigné. C'est donc pour une "durée limitée" que le président déchu sera accueilli sur le territoire américain, a assuré Washington. D'après plusieurs experts, Saleh se verra interdire d'entretiens avec la presse une fois à New York.
Lire la suite ici: http://www.lepoint.fr/monde/yemen-le-printemps-arabe-a-fait-sa-quatrieme-victime-23-01-2012-1422478_24.php
DAMAS (AFP) - Damas a catégoriquement rejeté lundi un nouveau plan arabe pour un règlement de la crise en Syrie qui prévoit à terme un départ du président Bachar al-Assad "de manière pacifique".
L'Union européenne a adopté de son côté de nouvelles sanctions contre des personnalités et organisations syriennes, en raison de la poursuite de la répression dans le pays secoué depuis 10 mois par un mouvement de contestation sans précédent, a-t-on appris de source diplomatique.
Le plan de la Ligue arabe appelle M. Assad à déléguer "des prérogatives au vice-président pour traiter avec un gouvernement d'union nationale" appelé à être "formé dans les deux mois", selon un communiqué final lu dimanche soir par le ministre des Affaires étrangères du Qatar, cheikh Hamad ben Jassem ben Jabr al-Thani, après une réunion ministérielle au Caire de près de cinq heures…
Lire la suite ici : http://www.liberation.fr/depeches/01012385128-syrie-damas-rejette-le-plan-de-la-ligue-arabe-et-un-transfert-de-pouvoirs
Les Croates ont dit oui à l'Union européenne et au revoir aux Balkans, tournant le dos à une région qui pâtit encore d'une réputation d'instabilité 20 ans après l'éclatement dans le sang de l'ex-Yougoslavie, ont noté lundi des analystes et la presse locale.
"Au revoir les Balkans !", titre le plus grand quotidien croate, Vecernji List, se félicitant du oui qui s'est imposé avec plus de 66% de voix lors du référendum organisé dimanche.
Les responsables politiques croates, unanimement pro-européens, ont fait valoir que le vote en faveur de l'intégration dans l'UE était la décision la plus importante pour ce pays depuis l'indépendance obtenue au prix d'une guerre (1991-95) avec les rebelles serbes (20.000 morts).
"Les craintes que nous allons être contraints de retarder l'adhésion pour intégrer l'UE ensemble avec la Serbie et le reste des Balkans se sont désormais évanouies", écrit l'analyste Augustin Palokaj dans les pages du quotidien Jutarnji List.
"Le reste de cette région est +stable mais fragile+, comme ils aiment le dire à Bruxelles", poursuit-il…
Lire la suite ici : http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/les-croates-ont-dit-oui-a-l-union-europeenne-et-au-revoir-aux-balkans-23-01-2012-1825555.php
Côte d’Ivoire : Incidents survenus samedi : Le FPI dénonce une complicité.-
Le Front populaire ivoirien (FPI, opposition) dénonce une complicité dans les incidents survenus samedi, à la place Ficagayo où le parti de l’ex-parti Laurent Gbagbo, tenait son meeting de rentrée politique.
Dans une conférence de presse pour faire le bilan de ces violences, le président du comité d’organisation de la manifestation, Michel Amani N’Guessan, a pointé un doigt accusateur sur la mission onusienne en Côte d’Ivoire qui aurait soutenu des individus non identifiés pour attaquer les militants de l’opposition à cette manifestation politique.
"Tout a été planifié avec l’ONUCI (Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire) pour supprimer l’opposition significative", a affirmé Amani N’Guessan.
Pour l’ancien ministre de la Défense de Laurent Gbagbo, "la démocratie et l’Etat de droit triompheront en Côte d’Ivoire…
Lire la suite ici : http://news.abidjan.net/h/423905.html
Tunisie - Reprise du procès Persépolis, un test inquiétant
La reprise du procès ce lundi 23 janvier de la chaîne de télévision tunisienne Nessma est-elle un test pour la liberté d'expression en Tunisie? Nessma TV est jugé pour avoir diffusé en octobre dernier le film franco-iranien Persépolis dans lequel Dieu est représenté, ce qui est proscrit par l'Islam.
Nabil Karoui, directeur de la chaîne Nessma, est poursuivi pour «atteinte aux bonnes moeurs, atteinte aux valeurs du sacré et troubles à l'ordre public» dans cette affaire qui avait provoqué des violences en Tunisie à la suite de la diffusion du film.
«Ce procès n'aurait jamais dû avoir lieu. Mais ce sera un test pour la liberté d'expression et la démocratie en Tunisie» a-t-il indiqué à l'AFP…
Lire la suite ici : http://www.slateafrique.com/81493/tunisie-proces-persepolis-liberte-islamistes
JAPON - Selon une étude japonaise, la capitale nippone pourrait subir un grave séisme dans les quatre prochaines années...
Tokyo risque d'être frappée par un séisme majeur dans les quatre prochaines années, ont averti lundi des chercheurs de l'Université de Tokyo, contredisant des prévisions beaucoup plus rassurantes des autorités. Selon ces scientifiques de l'institut de recherche sismologique de l'université, la probabilité qu'un séisme de magnitude 7 frappe la partie sud du Grand Tokyo est de 70% dans les quatre ans. Par contraste, le gouvernement établit une telle probabilité de 70% dans un délai de trente ans. «Le risque qu'un séisme de magnitude 7 se produise (dans la région) a augmenté depuis le séisme du 11 mars 2011», explique l'un des chercheurs, Shinichi Sakai. «Le gouvernement, les individus et les entreprises doivent s'y préparer.»
Lire la suite ici : http://www.20minutes.fr/article/865024/tokyo-menacee-seisme-majeur-prochaines-annees
A bord de l'avion dérouté de l'ex-président malgache Ravalomanana
Envoyé spécial dans les airs entre Johannesburg et Antananarivo - Ce samedi, à bord de l'avion emportant Marc Ravalomanana vers sa terre natale malgache, le déjeuner a déjà été servi, les passagers s'assoupissent, lisent ou conversent. Le vol SA 8252 a déjà parcouru les deux-tiers de son trajet. Derrière les hublots, le bleu de l'océan Indien.
Soudainement, la porte du cockpit s'ouvre, et un membre de l'équipage, un gilet jaune fluorescent sur le dos, apparaît. "Nous devons faire demi-tour, ils ont fermé l'aéroport", lance-t- il à la délégation accompagnant l'ex-président malgache. Un attroupement se forme à l'avant de l'aéronef. Marc Ravalomanana, cravate bleu, chemise rayée, se lève à son tour. Le visage est fermé…
Lire la suite ici : http://www.lemonde.fr/afrique/article/2012/01/21/a-bord-de-l-avion-detourne-de-l-ex-president-malgache-ravalomanana_1632905_3212.html
Pourquoi Alger déroule-t-elle le tapis rouge à Saâd-Eddine El Othmani ?
Le nouveau ministre des Affaires étrangères marocain, l’islamiste Saâd-Eddine El Othmani, effectue en Algérie, dès ce lundi 23 janvier sa première visite officielle en dehors du Maroc. Annoncée en milieu de semaine dernière, cette visite revêt un intérêt tout particulier, notamment pour les Algériens. Depuis quelques semaines, les observateurs ont remarqué une véritable inflexion de la diplomatie algérienne, à la peine face aux changements qui ont secoué le monde arabe depuis plus d’une année. La preuve a été le voyage à la mi-janvier à Tunis, du chef de l’Etat algérien qui a tenu à effacer des mois d’incompréhension entre les nouvelles autorités tunisiennes et El Mouradia. D’ailleurs, c’est lors du discours prononcé par Abdelaziz Bouteflika qu’ont été décelés les « messages » d’apaisement envers le Maroc. Devant Saâd-Eddine El Othmani, le président algérien a insisté sur la construction d’un Maghreb Arabe uni, en ajoutant « dans le respect de la législation internationale ». Une allusion de « circonstance » au dossier du Sahara occidental qui empoisonne les relations entre les deux plus grands pays du Maghreb. En effet, les Algériens ont fait, selon un responsable tunisien, « le minimum syndical » en ne prononçant à aucun moment le nom de la République démocratique sahraouie….
Lire la suite ici : http://www.maghreb-intelligence.com/les-editos/1955-pourquoi-alger-deroule-t-elle-le-tapis-rouge-a-saad-eddine-el-othmani.html
Saad Eddine El Othmani est arrivé à Alger pour une visite officielle
Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération, M. Saâd-Eddine El Othmani a entamé, lundi, une visite de deux jours en Algérie à l'invitation de son homologue algérien, M. Mourad Medelci.
M. El Othmani a été accueilli à son arrivée à l'aéroport international Houari Boumédiane par son homologue algérien Mourad Medelci en présence de l'ambassadeur du Maroc à Alger, M. Abdellah Belkeziz.
Cette première visite de M. El Othmani à Alger à la tête d'une importante délégation de son département "s'inscrit dans le cadre de la consolidation du processus des rencontres et des concertations entamé par les deux pays pour hisser leurs relations au niveau des aspirations des deux peuples frères", avait indiqué vendredi un communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la coopération.
La dernière visite officielle d'un ministre marocain des Affaires étrangères à Alger remonte à fin mai 2004, rappelle-t-on.
Lire la suite ici : http://www.atlasinfo.fr/Saad-Eddine-El-Othmani-est-arrive-a-Alger-pour-une-visite-officielle_a24976.html
Afghanistan : le retrait était déjà prévu
La mort des quatre soldats français vendredi en Afghanistan a bousculé les plans de Nicolas Sarkozy, selon les informations d’Europe 1. Car le chef de l’Etat comptait profiter de la venue du président afghan, Hamid Karzaï, en fin de semaine à Paris pour annoncer une accélération "possible" du retrait des troupes françaises déployées en Afghanistan. Nicolas Sarkozy a donc été contraint de précipiter cette annonce.
Triste ironie du sort, la visite d’Hamid Karzaï devait permettre de rappeler les exigences de la France devant les risques croissants d’infiltration de l’armée afghane par des talibans. Vendredi, le président afghan doit venir signer un traité d’amitié et de coopération entre Paris et Kaboul. Nicolas Sarkozy et Hamid Karzaï doivent également raviver la flamme du soldat inconnu.
http://www.europe1.fr/Politique/Afghanistan-le-retrait-etait-deja-prevu-E1-915749/
Les Latinos au crible de Human Rights Watch
Le printemps arabe et la répression en Syrie sont au cœur du rapport annuel 2012 de Human Rights Watch (HRW), présenté au Caire le 22 janvier et à Washington le 23 janvier.
Fidèle à une tradition désormais solide, l’organisation de défense des droits de l’homme procède à un examen pays par pays.
L’Amérique latine, en marge de l’actualité chaude, n’échappe pas à l’exercice qui consiste à traquer méthodiquement les atteintes aux libertés, en utilisant des critères comparables, basés sur les textes de référence en matière de droits de l’homme.
« Cuba reste le seul pays d’Amérique latine où sont réprimés presque toutes les formes de dissension politique. En 2011, le gouvernement de Raul Castro a continué à imposer le consensus politique au moyen de brèves arrestations, de passages à tabac, de rassemblements de répudiation publique et de restrictions aux voyages. »
HRW pointe du doigt le monopole gouvernemental des médias à Cuba et l’absence de liberté d’expression qui en résulte. L’ONG critique les campagnes télévisuelles de diffamation contre les bloggeurs indépendants, présentés par La Havane comme des « cyber mercenaires » au service de l’étranger….
Lire la suite ici : http://america-latina.blog.lemonde.fr/2012/01/23/les-latinos-au-crible-de-human-rights-watch/
Le luxe s'empare du Dragon pour séduire les Chinois
Les groupes de luxe européens se sont saisis du Dragon, le signe de l'année qui démarre lundi, selon le calendrier chinois, pour accroître la popularité de leur marque auprès des riches consommateurs asiatiques.
Le signe du dragon, considéré comme le plus favorable du calendrier lunaire, qui en compte douze, est synonyme de puissance et de richesse.
Le dragon "signifie chance, pouvoir et succès", rappelle Torsten Müller-Otvös, directeur de Rolls-Royce Motor Cars, le constructeur de voitures de luxe.
Le groupe, dont les ventes ont bondi de près de 50% en Chine en 2011, a lancé pour l'occasion des modèles Dragon Phantoms, une édition limitée.
Lire la suite ici : http://www.leparisien.fr/laparisienne/mode/le-luxe-s-empare-du-dragon-pour-seduire-les-chinois-23-01-2012-1825499.php
Libye : La révolte contre le CNT prend de l’ampleur
La contestation à l’encontre du Conseil national de transition (CNT) gagne du terrain. C’est à Benghazi, berceau de la révolution, que les critiques à l’encontre de l’organe de transition sont les plus vives. Les protestataires réclament sa démission. Mais le dirigeant du CNT, Mustapha Abdeljalil, a prévenu qu’une telle mesure provoquerait une guerre civile dans le pays.
Le Conseil national de transition (CNT) est très affaibli. L’organe de transition est en proie à une vive contestation du peuple, notamment à Benghazi, berceau de la révolution, où les critiques à son encontre sont très virulentes. Les protestataires, lui reprochent son manque de transparence et réclament sa démission. Le CNT s’est réuni dimanche dans un lieu tenu secret pour établir la loi électorale qui doit engager le processus pour l’élection de l’Assemblée constituante.
Selon un projet de loi qui a été rendu public début janvier, seulement 10% des 200 sièges de l’Assemblée constituante seront réservés aux femmes. Une mesure qui a provoqué la fureur des défenseurs des droits des femmes. Ces dernières ont combattu dans l’ombre durant le conflit et réclament désormais une meilleure représentation. L’interdiction aux personnes ayant une double nationalité de postuler aux élections a également été critiquée par plusieurs partis et organisations.
Lire la suite ici : http://www.afrik.com/article24598.html
Egypte: première session de l'Assemblée
LE CAIRE (AP) — La nouvelle Assemblée du peuple issue des premières élections en Egypte de l'ère post-Moubarak a tenu lundi sa session inaugurale. Les trois-quarts des 498 sièges pourvus lors du scrutin tenu entre fin novembre dernier et mi-janvier sont revenus aux islamistes.
Dix députés, par ailleurs, ont été nommés par l'armée. Un Conseil suprême des forces armées (CSFA) présidé par le maréchal Hussein Tantaoui est au pouvoir depuis la démission le 11 février dernier du président Hosni Moubarak, au terme d'un soulèvement populaire entamé il y a presque un an jour pour jour, le 25 janvier 2011.
La session inaugurale de l'Assemblée, lundi, était présidée par le doyen des parlementaires, Mahmoud el-Saqqah. Les députés doivent désigner ultérieurement le président de l'Assemblée, qui devrait être issu des rangs du Parti de la liberté et de la justice (PLJ) créé par les Frères Musulmans. Le PLJ a remporté 47% des 498 sièges, tandis que parti salafiste Al-Nour en a obtenu environ un quart.
http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20120123.FAP9938/egypte-premiere-session-de-l-assemblee.html
Primaires républicaines: entre la colère et la peur
(Charleston, Caroline du Sud) La colère aura pesé dans la décision des électeurs républicains de Caroline-du-Sud, qui ont offert à Newt Gingrich une victoire éclatante et surprenante samedi à l'occasion d'une primaire qui a chamboulé la course à l'investiture républicaine pour la présidence.
Colère contre Barack Obama, que l'ancien président de la Chambre des représentants aura canalisée en exprimant un profond mépris pour l'occupant de la Maison-Blanche, qu'il qualifie de «faible», «stupide», «radical» et «dangereux».
Colère contre l'establishment du Grand Old Party, qui aurait voulu imposer aux électeurs républicains de Caroline-du-Sud, un des États américains les plus conservateurs, Mitt Romney, un «modéré du Massachusetts» (une autre expression de Newt Gingrich).
«Mitt Romney est un bon homme, mais nous sommes rendus au point où nous avons besoin de quelqu'un de méchant (mean)», a déclaré Harold Wade, un retraité de 85 ans, en quittant un bureau de vote de Charleston, samedi….
Lire la suite ici : http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/vers-linvestiture-republicaine/201201/23/01-4488385-primaires-republicaines-entre-la-colere-et-la-peur.php
Poursuite des violences dans le NORD NIGERIA : Le président Goodluck JONATHAN visite KANO
Le président Goodluck Jonathan est arrivé hier à Kano, la seconde ville du Nigeria, touchée vendredi par une série d'attentats à la bombe et de fusillades coordonnées qui ont fait jusqu'à présent 166 morts dans l'une des pires attaques qui ait touché le Nord musulman.
Le président a d'abord rencontré l'émir Ado Bayero, principal chef traditionnel musulman de la ville.
Puis il a déclaré, dans une interview à la BBC, que des arrestations avaient été effectuées suite aux attaques dans la plus grande ville du Nord du pays et que les sympathisants d'un groupe islamiste armé étaient pourchassés.
«Des arrestations (de présumés membres du mouvement islamiste Boko Haram) ont été effectuées. D'autres sont morts durant les attaques. Certains étaient des kamikaze », a dit M. Jonathan Hier, des explosions ont secoué deux lieux de culte, une église catholique et un temple évangélique à Bauchi, une ville du Nord sans faire de victimes, a annoncé la Police.
Les explosions ont touché les toits des deux lieux de culte et ceux des maisons voisines, a dit le porte-parole de la Police de l'Etat, Mohammed Barau qui n'a pas spéculé sur ceux qui pourraient être derrière ces attaques. Samedi soir, 10 personnes, dont un policier et un soldat ont été tuées lors d'attaques dans la ville de Tafawa Balewa dans l'Etat de Bauchi. Cette ville est située sur la ligne de partage entre le Nord majoritairement musulman et le Sud chrétien.
http://www.lesoleil.sn/index.php?option=com_content&view=article&id=11256%3Apoursuite-des-violences-dans-le-nord-nigeria--le-president-goodluck-jonathan-visite-kano&catid=54%3Apolitics&Itemid=119
«Costa Concordia» : décision imminente sur le pompage du carburant
Dans le même temps, les recherches se poursuivent pour tenter de retrouver des survivants au naufrage du paquebot survenu il y a dix jours.
Une nouvelle brèche a été faite lundi avec des charges explosives dans l'épave du Concordia pour rejoindre le pont où se trouvaient les restaurants dans l'espoir de trouver des corps de disparus alors qu'une décision était attendue sur le pompage du carburant.
Les scaphandriers de la marine de guerre italienne ont ouvert une grande brèche entre le pont 4 et le pont 5, proche de la zone des restaurants et de l'accès aux chaloupes, ont constaté les journalistes sur place.
Les recherches dans l'épave, effectuées dans des conditions très difficiles et une odeur pestilentielle selon les plongeurs, progressent lentement à cause de la taille gigantesque du navire, long comme trois stades de football et haut comme un immeuble de 20 étages….
Lire la suite ici : http://www.liberation.fr/monde/01012385196-costa-concordia-decision-imminente-sur-le-pompage-du-carburant
Loi sur les génocides : Ankara menace Paris de "sanctions permanentes"
Malgré les menaces de représailles diplomatiques d'Ankara, les sénateurs français devraient voter ce lundi en faveur de la loi pénalisant la négation des génocides, dont celui des Arméniens en 1915 reconnu comme tel en France.
"Je crois en la sagesse collective des intellectuels et des sénateurs français, j’espère qu’elle va permettre d’éviter toute décision malencontreuse lundi et dans les semaines à venir". En dépit des apparences, le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, ne se fait pas beaucoup d’illusions sur l'examen, ce lundi au Sénat, d'une proposition de loi sanctionnant la négation des génocides reconnus par la France, dont celui des Arméniens en 1915 qu’Ankara n'a cessé de contester. Lire la suite ici : http://www.france24.com/fr/20120123-turquie-armenie-france-loi-genocides-ankara-menace-paris-sanctions-permanentes-senat
Yémen : le Printemps arabe a fait sa quatrième victime
Le président Ali Abdallah Saleh a accepté de quitter son pays pour les États-Unis après avoir gagné son immunité totale.
À l'occasion de son premier anniversaire, le Printemps arabe s'offre un quatrième dictateur. Un an après la chute de Zine el-Abidine Ben Ali, suivie de celle de Hosni Moubarak, puis de la mort de Muammar Kadhafi, c'est au tour d'Ali Abdallah Saleh de quitter le pouvoir. Après plus de trois décennies aux commandes du Yémen, le président a fait, dimanche, ses adieux à son peuple, devenant la victime moyen-orientale du Printemps arabe. Fait rare, juste avant son départ, le leader a demandé "pardon" à ses compatriotes pour "tout manquement pendant (ses) 33 ans de pouvoir", ajoutant qu'il rentrerait bientôt au pays en tant que président du Congrès populaire général, son parti au pouvoir.
"Il s'agit d'une sortie définitive déguisée, note le spécialiste Mathieu Guidère (*), d'autant plus que le pardon est un acte très important dans les mentalités yéménites." En dépit des regrets de circonstance, le dictateur demeure le premier à avoir négocié son départ. Accusé de corruption et de népotisme, Ali Abdallah Saleh, 69 ans, a accepté de quitter le pays en vertu d'un accord signé le 23 novembre dernier en Arabie saoudite. Celui-ci, conclu sans l'assentiment des manifestants, garantit l'immunité du président et de ses proches. Ce n'est donc pas une surprise si son départ intervient au lendemain du vote d'une loi empêchant toute poursuite à son encontre.
Embarras de Washington
À la différence du président Ben Ali, qui a trouvé refuge en Arabie saoudite, c'est cette fois aux États-Unis que le dictateur yéménite va s'exiler. Visiblement embarrassé, le département d'État américain a annoncé dimanche avoir "approuvé" la demande de Saleh yéménite dans "l'unique but" d'y être soigné. C'est donc pour une "durée limitée" que le président déchu sera accueilli sur le territoire américain, a assuré Washington. D'après plusieurs experts, Saleh se verra interdire d'entretiens avec la presse une fois à New York.
Lire la suite ici: http://www.lepoint.fr/monde/yemen-le-printemps-arabe-a-fait-sa-quatrieme-victime-23-01-2012-1422478_24.php
DAMAS (AFP) - Damas a catégoriquement rejeté lundi un nouveau plan arabe pour un règlement de la crise en Syrie qui prévoit à terme un départ du président Bachar al-Assad "de manière pacifique".
L'Union européenne a adopté de son côté de nouvelles sanctions contre des personnalités et organisations syriennes, en raison de la poursuite de la répression dans le pays secoué depuis 10 mois par un mouvement de contestation sans précédent, a-t-on appris de source diplomatique.
Le plan de la Ligue arabe appelle M. Assad à déléguer "des prérogatives au vice-président pour traiter avec un gouvernement d'union nationale" appelé à être "formé dans les deux mois", selon un communiqué final lu dimanche soir par le ministre des Affaires étrangères du Qatar, cheikh Hamad ben Jassem ben Jabr al-Thani, après une réunion ministérielle au Caire de près de cinq heures…
Lire la suite ici : http://www.liberation.fr/depeches/01012385128-syrie-damas-rejette-le-plan-de-la-ligue-arabe-et-un-transfert-de-pouvoirs
jeudi 19 janvier 2012
Haiti : L’État à l’heure des bilans
Le 12 janvier à l’Université du Québec à Montréal (Uqàm), les chercheurs André Corten, Daniel Holly, Jean-Marie Bourjolly, Vanessa Molina revisitent l’État haïtien : faible, inexistant, fantoche, à défaut… le tour de la question est fait. Le public a réagi vivement. Cette rencontre-débat est une initiative de Mémoire d’encrier à l’occasion du lancement montréalais de L’État faible. Haïti et la République dominicaine d’André Corten.
Par René Delvaux [1]
Soumis à AlterPresse le 16 janvier 2012
Dans le cadre des activités entourant la commémoration du deuxième anniversaire du séisme en Haïti, la thématique de l’État haïtien a alimenté, le 12 janvier dernier à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), une conférence-débat à laquelle ont participé quatre spécialistes canadiens. Organisé par les éditions Mémoire d’encrier en partenariat avec l’Institut d’études internationales de Montréal (IEIM) et le Groupe de recherche sur les imaginaires politiques en Amérique latine (GRIPAL), l’événement a attiré plusieurs membres de la diaspora haïtienne ainsi que des chercheurs et étudiants canadiens. Jean-Pierre Beaud, doyen de la Faculté de science politique et de droit de l’UQAM, a ouvert l’événement, dont il assumait la présidence, en notant l’importance des clivages dans la société haïtienne et en soulignant la contribution des différents intervenants à la réflexion sur Haïti.
Rassemblés pour l’occasion, les intervenants ont chacun livré leur lecture de la situation haïtienne. Étaient invités André Corten et Daniel Holly, professeurs titulaires au Département de science politique de l’UQAM et auteurs de plusieurs ouvrages sur Haïti et l’Amérique latine, Jean-Marie Bourjolly, professeur titulaire à l’École de management et de technologie de l’UQAM, membre du Groupe de Réflexion et d’Action pour une Haiti Nouvelle (GRAHN) et ancien membre de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH), ainsi que Vanessa Molina, chercheure et coordonnatrice du GRIPAL.
Optimisme ou pessimisme pour Haïti ? Espoir ou désolation ? C’est à partir de cette ambivalence relayée par les médias canadiens que s’est dressé, jeudi dernier à l’UQAM, un double constat : celui d’un État haïtien faible, inexistant ou par défaut ainsi que celui d’une société nationale fracturée et dysfonctionnelle.
L’État faible
André Corten, présent aussi pour marquer le lancement de son dernier livre L’État faible. Haïti et la République dominicaine (Montréal, Mémoire d’encrier, novembre 2011), ne se montre pas catégorique quant à ce questionnement. Il souligne que, depuis 60 ans, le PIB per capita a diminué en Haïti. Il identifie une fracture radicale dans la société haïtienne, caractérisée par un mépris des élites pour les masses, élites qui entretiennent aussi un imaginaire de la chute inexorable de leur pays, faisant du pessimisme une réalité sociale.
Malgré cette idée d’un pays condamné, ses recherches témoignent de l’existence d’un pouvoir populaire capable de refuser cette croyance, pouvoir apparent dans la croissance du pentecôtisme et chez les 40% d’Haïtiens ralliés au courant évangélique qui manifestent une volonté de renverser l’imaginaire de la chute inexorable.
Corten témoigne aussi de l’existence de projets dans la classe politique haïtienne. Pour le chercheur, la transformation de ces projets en volonté d’État demeure une question ouverte dont la réponse dépend de la présence même d’un État en Haïti. Il y constate plutôt l’absence, exacerbée par le séisme, d’un espace public apte à déterminer le mode d’existence du peuple haïtien.
L’érosion de cet espace serait en fait depuis longtemps marquée par une distinction entre l’État et le politique, par « l’absence de quelque chose qui fait loi ». Observateur d’Haïti depuis plus de quarante ans, André Corten rappelle qu’au fil de son histoire, le pays a manifesté cette absence au sein d’un clientélisme centrifuge, système de gestion privée du politique dont l’échec s’est soldé par le renversement de Duvalier en 1986. Le « politique sans État » et l’effritement de l’espace public ont pris un tournant radical sous Aristide. Il a suscité, de la part de la communauté internationale, la crainte d’une déliquescence d’Haïti. Cette crainte l’a engagée à intervenir dans l’imposition de règles formelles. Il s’agissait de faire respecter des procédures fondamentales aux plans de la police, de la justice et du système constitutionnel.
Selon Corten, l’échec de cette tentative de redressement aurait conduit, plus récemment, à la présence croissante de la MINUSTAH et des ONG ainsi qu’à leur remplacement graduel des appareils haïtiens.
L’État par défaut
Daniel Holly rejette précisément la faute du désespoir haïtien sur la communauté internationale. Le professeur, dont le dernier livre, De l’État en Haïti, est paru en 2011 à Paris chez l’Harmattan, considère que l’existence d’un État en Haïti est conditionnelle à son habilité à organiser la société.
Il constate que le pouvoir politique haïtien n’a, depuis les années 1950, jamais été capable de faire fonctionner l’appareil étatique. Une telle « catastrophe de la construction et de la reproduction sociale », dit-il, aurait mené à l’institution d’un État par défaut caractérisé par l’absence d’un souci de promotion du bien commun.
Sans État, la société haïtienne est prise en charge par la communauté internationale et fonctionne grâce à la construction d’un ordre étatique par des actions, projets et interventions de cette dernière, dans les domaines non exhaustifs de l’éducation, de la santé publique, de l’environnement ou du développement agricole. Les différents acteurs internationaux auraient ainsi, selon l’auteur, assumé la direction du destin d’Haïti, la structuration de son ordre politique et la réforme de son système de justice.
Pour Holly, le séisme de 2010 révèle l’effondrement du politique et expose l’absence d’un gouvernement. Il croit que le désastre donne l’occasion à la communauté internationale de poser les bases d’une nouvelle structuration de l’État par défaut marquée par l’ouverture d’Haïti au marché mondial et la mise en place de dispositions visant à attirer un maximum d’investissements étrangers en territoire haïtien.
Cette reconfiguration de l’État garantirait l’association du secteur privé à la définition des politiques publiques et l’alignement de ces politiques sur l’aide internationale. Daniel Holly précise bien que cet État par défaut n’est pas proprement haïtien : il le conçoit plutôt comme un État transnational, dont l’utilisation de l’aide publique gouvernementale, relayée par les ONG depuis 2010, place Haïti en situation de quasi-tutelle.
L’État dysfonctionnel
La recherche de l’État en Haïti, pour Jean-Marie Bourjolly, ne peut être entreprise en dehors d’une dialectique avec la société civile.
Selon lui, la nation haïtienne est constituée à partir de rapports et de non-rapports dynamiques entre les autorités étatiques, les membres de la communauté internationale et les institutions de la société civile. Puisque ces acteurs interagissent au sein d’un système cohérent et évolutif, il serait impossible d’intervenir sur l’un d’eux exclusivement. Le professeur souligne qu’historiquement la destruction des institutions d’éducation et de santé de la société civile en Haïti a mené à l’affaiblissement simultané de l’État. Bourjolly croit que les coups portés ont été tels que, sans société civile organisée, Haïti n’a aujourd’hui pas de partis politiques.
Son gouvernement national « est constitué de quelques fonctionnaires qui pensent à leur carrière et interprètent les directives de Washington » renchérit-il. La communauté internationale et l’État ont ainsi la capacité de nuire et de bloquer le développement endogène de la société haïtienne. Selon Bourjolly, le séisme aurait dévoilé une société nationale dysfonctionnelle dont la réhabilitation doit passer par la création et le renforcement d’institutions propres à la société civile.
Des solutions ?
Suivant les orientations du GRIPAL,Vanessa Molina appelle à l’écoute des voix politiques de cette masse des Haïtiens méprisés par les élites. Selon elle, le débat sur l’État en Haïti ne peut faire l’économie d’une réflexion sur les perceptions populaires de l’État et sur les rapports qu’entretiennent les masses avec l’ordre étatique. André Corten conçoit ces rapports comme tronqués, les demandes de la masse n’étant pas adressées à l’État.
Pour lui, le constat alimente l’idée du caractère fantomatique de l’État haïtien ; ce constat expliquerait le rôle de stagnation sociale joué par l’État par défaut évoqué par Daniel Holly ainsi que l’absence de société civile traitée par Jean-Marie Bourjolly.
En recontextualisant la situation, l’intervention de Molina a également permis à une partie du public de la conférence-débat de revendiquer des solutions.
Pour Corten, l’orientation du nationalisme va certainement contre la solution parce qu’elle mise dans des rapports de confusion et risque d’être déviée, par exemple, contre les Dominicains.
Parce que le mode d’existence du peuple haïtien se manifeste tant bien que mal sans État, il faut adresser avant tout la question de la fracture radicale qui subsiste au cœur de la société haïtienne, fracture que le masque du nationalisme ne pourrait faire autrement qu’obscurcir.
André Corten considère que les crises, misères et promesses non-tenues pourraient conduire à des révoltes populaires. Qu’il y ait ou non une révolte, la solution passerait alors par une écoute de l’expression de la volonté populaire.
Daniel Holly reconnaît lui aussi l’existence d’une fracture fondamentale dans la société haïtienne, visible dans le créole par l’idiosyncrasie moun sa yo permettant de désigner « ces gens-là » et de se considérer hors du peuple. Holly souhaite qu’Haïti assure la prise en main de son propre destin par la définition d’un projet national qui ne serait pas nécessairement conforme au projet international.
Bourjolly rappelle finalement que la communauté haïtienne doit formuler des objectifs dans ses propres intérêts ; elle doit développer, à partir des institutions de la société civile, un idéal éthique, un culte du bien commun et la diffusion d’une pensée qui contribuerait au renforcement de l’entité publique. Cette démarche requiert la promotion de l’éducation et le décloisonnement du pays. Il s’agit, pour Bourjolly, d’un marathon de plus d’une décennie qu’il est grand temps de mettre en marche.
http://news.google.fr/news/section?pz=1&cf=all&ned=fr&hl=fr&csid=edab9fd173141c4d&ict=ln
Par René Delvaux [1]
Soumis à AlterPresse le 16 janvier 2012
Dans le cadre des activités entourant la commémoration du deuxième anniversaire du séisme en Haïti, la thématique de l’État haïtien a alimenté, le 12 janvier dernier à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), une conférence-débat à laquelle ont participé quatre spécialistes canadiens. Organisé par les éditions Mémoire d’encrier en partenariat avec l’Institut d’études internationales de Montréal (IEIM) et le Groupe de recherche sur les imaginaires politiques en Amérique latine (GRIPAL), l’événement a attiré plusieurs membres de la diaspora haïtienne ainsi que des chercheurs et étudiants canadiens. Jean-Pierre Beaud, doyen de la Faculté de science politique et de droit de l’UQAM, a ouvert l’événement, dont il assumait la présidence, en notant l’importance des clivages dans la société haïtienne et en soulignant la contribution des différents intervenants à la réflexion sur Haïti.
Rassemblés pour l’occasion, les intervenants ont chacun livré leur lecture de la situation haïtienne. Étaient invités André Corten et Daniel Holly, professeurs titulaires au Département de science politique de l’UQAM et auteurs de plusieurs ouvrages sur Haïti et l’Amérique latine, Jean-Marie Bourjolly, professeur titulaire à l’École de management et de technologie de l’UQAM, membre du Groupe de Réflexion et d’Action pour une Haiti Nouvelle (GRAHN) et ancien membre de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH), ainsi que Vanessa Molina, chercheure et coordonnatrice du GRIPAL.
Optimisme ou pessimisme pour Haïti ? Espoir ou désolation ? C’est à partir de cette ambivalence relayée par les médias canadiens que s’est dressé, jeudi dernier à l’UQAM, un double constat : celui d’un État haïtien faible, inexistant ou par défaut ainsi que celui d’une société nationale fracturée et dysfonctionnelle.
L’État faible
André Corten, présent aussi pour marquer le lancement de son dernier livre L’État faible. Haïti et la République dominicaine (Montréal, Mémoire d’encrier, novembre 2011), ne se montre pas catégorique quant à ce questionnement. Il souligne que, depuis 60 ans, le PIB per capita a diminué en Haïti. Il identifie une fracture radicale dans la société haïtienne, caractérisée par un mépris des élites pour les masses, élites qui entretiennent aussi un imaginaire de la chute inexorable de leur pays, faisant du pessimisme une réalité sociale.
Malgré cette idée d’un pays condamné, ses recherches témoignent de l’existence d’un pouvoir populaire capable de refuser cette croyance, pouvoir apparent dans la croissance du pentecôtisme et chez les 40% d’Haïtiens ralliés au courant évangélique qui manifestent une volonté de renverser l’imaginaire de la chute inexorable.
Corten témoigne aussi de l’existence de projets dans la classe politique haïtienne. Pour le chercheur, la transformation de ces projets en volonté d’État demeure une question ouverte dont la réponse dépend de la présence même d’un État en Haïti. Il y constate plutôt l’absence, exacerbée par le séisme, d’un espace public apte à déterminer le mode d’existence du peuple haïtien.
L’érosion de cet espace serait en fait depuis longtemps marquée par une distinction entre l’État et le politique, par « l’absence de quelque chose qui fait loi ». Observateur d’Haïti depuis plus de quarante ans, André Corten rappelle qu’au fil de son histoire, le pays a manifesté cette absence au sein d’un clientélisme centrifuge, système de gestion privée du politique dont l’échec s’est soldé par le renversement de Duvalier en 1986. Le « politique sans État » et l’effritement de l’espace public ont pris un tournant radical sous Aristide. Il a suscité, de la part de la communauté internationale, la crainte d’une déliquescence d’Haïti. Cette crainte l’a engagée à intervenir dans l’imposition de règles formelles. Il s’agissait de faire respecter des procédures fondamentales aux plans de la police, de la justice et du système constitutionnel.
Selon Corten, l’échec de cette tentative de redressement aurait conduit, plus récemment, à la présence croissante de la MINUSTAH et des ONG ainsi qu’à leur remplacement graduel des appareils haïtiens.
L’État par défaut
Daniel Holly rejette précisément la faute du désespoir haïtien sur la communauté internationale. Le professeur, dont le dernier livre, De l’État en Haïti, est paru en 2011 à Paris chez l’Harmattan, considère que l’existence d’un État en Haïti est conditionnelle à son habilité à organiser la société.
Il constate que le pouvoir politique haïtien n’a, depuis les années 1950, jamais été capable de faire fonctionner l’appareil étatique. Une telle « catastrophe de la construction et de la reproduction sociale », dit-il, aurait mené à l’institution d’un État par défaut caractérisé par l’absence d’un souci de promotion du bien commun.
Sans État, la société haïtienne est prise en charge par la communauté internationale et fonctionne grâce à la construction d’un ordre étatique par des actions, projets et interventions de cette dernière, dans les domaines non exhaustifs de l’éducation, de la santé publique, de l’environnement ou du développement agricole. Les différents acteurs internationaux auraient ainsi, selon l’auteur, assumé la direction du destin d’Haïti, la structuration de son ordre politique et la réforme de son système de justice.
Pour Holly, le séisme de 2010 révèle l’effondrement du politique et expose l’absence d’un gouvernement. Il croit que le désastre donne l’occasion à la communauté internationale de poser les bases d’une nouvelle structuration de l’État par défaut marquée par l’ouverture d’Haïti au marché mondial et la mise en place de dispositions visant à attirer un maximum d’investissements étrangers en territoire haïtien.
Cette reconfiguration de l’État garantirait l’association du secteur privé à la définition des politiques publiques et l’alignement de ces politiques sur l’aide internationale. Daniel Holly précise bien que cet État par défaut n’est pas proprement haïtien : il le conçoit plutôt comme un État transnational, dont l’utilisation de l’aide publique gouvernementale, relayée par les ONG depuis 2010, place Haïti en situation de quasi-tutelle.
L’État dysfonctionnel
La recherche de l’État en Haïti, pour Jean-Marie Bourjolly, ne peut être entreprise en dehors d’une dialectique avec la société civile.
Selon lui, la nation haïtienne est constituée à partir de rapports et de non-rapports dynamiques entre les autorités étatiques, les membres de la communauté internationale et les institutions de la société civile. Puisque ces acteurs interagissent au sein d’un système cohérent et évolutif, il serait impossible d’intervenir sur l’un d’eux exclusivement. Le professeur souligne qu’historiquement la destruction des institutions d’éducation et de santé de la société civile en Haïti a mené à l’affaiblissement simultané de l’État. Bourjolly croit que les coups portés ont été tels que, sans société civile organisée, Haïti n’a aujourd’hui pas de partis politiques.
Son gouvernement national « est constitué de quelques fonctionnaires qui pensent à leur carrière et interprètent les directives de Washington » renchérit-il. La communauté internationale et l’État ont ainsi la capacité de nuire et de bloquer le développement endogène de la société haïtienne. Selon Bourjolly, le séisme aurait dévoilé une société nationale dysfonctionnelle dont la réhabilitation doit passer par la création et le renforcement d’institutions propres à la société civile.
Des solutions ?
Suivant les orientations du GRIPAL,Vanessa Molina appelle à l’écoute des voix politiques de cette masse des Haïtiens méprisés par les élites. Selon elle, le débat sur l’État en Haïti ne peut faire l’économie d’une réflexion sur les perceptions populaires de l’État et sur les rapports qu’entretiennent les masses avec l’ordre étatique. André Corten conçoit ces rapports comme tronqués, les demandes de la masse n’étant pas adressées à l’État.
Pour lui, le constat alimente l’idée du caractère fantomatique de l’État haïtien ; ce constat expliquerait le rôle de stagnation sociale joué par l’État par défaut évoqué par Daniel Holly ainsi que l’absence de société civile traitée par Jean-Marie Bourjolly.
En recontextualisant la situation, l’intervention de Molina a également permis à une partie du public de la conférence-débat de revendiquer des solutions.
Pour Corten, l’orientation du nationalisme va certainement contre la solution parce qu’elle mise dans des rapports de confusion et risque d’être déviée, par exemple, contre les Dominicains.
Parce que le mode d’existence du peuple haïtien se manifeste tant bien que mal sans État, il faut adresser avant tout la question de la fracture radicale qui subsiste au cœur de la société haïtienne, fracture que le masque du nationalisme ne pourrait faire autrement qu’obscurcir.
André Corten considère que les crises, misères et promesses non-tenues pourraient conduire à des révoltes populaires. Qu’il y ait ou non une révolte, la solution passerait alors par une écoute de l’expression de la volonté populaire.
Daniel Holly reconnaît lui aussi l’existence d’une fracture fondamentale dans la société haïtienne, visible dans le créole par l’idiosyncrasie moun sa yo permettant de désigner « ces gens-là » et de se considérer hors du peuple. Holly souhaite qu’Haïti assure la prise en main de son propre destin par la définition d’un projet national qui ne serait pas nécessairement conforme au projet international.
Bourjolly rappelle finalement que la communauté haïtienne doit formuler des objectifs dans ses propres intérêts ; elle doit développer, à partir des institutions de la société civile, un idéal éthique, un culte du bien commun et la diffusion d’une pensée qui contribuerait au renforcement de l’entité publique. Cette démarche requiert la promotion de l’éducation et le décloisonnement du pays. Il s’agit, pour Bourjolly, d’un marathon de plus d’une décennie qu’il est grand temps de mettre en marche.
http://news.google.fr/news/section?pz=1&cf=all&ned=fr&hl=fr&csid=edab9fd173141c4d&ict=ln
mercredi 18 janvier 2012
« Ça commence à changer. Assez, oui, pour être optimistes »
mercredi 18.01.2012, 05:21 - La Voix du Nord • LES VISAGES DE L'ACTUALITÉANNETTE ET JOSEP
Pour la troisième fois depuis le 12 janvier 2010, ils sont retournés sur place. De ce dernier voyage en Haïti après le tremblement de terre qui a ravagé le pays, Annette et Joseph Massé, membres ô combien actifs de la Communauté haïtienne du Nord - Pas-de-Calais, sont revenus avec espoir et l'assurance que l'aide apportée aux Haïtiens, même s'il ne s'agit que d'une « petite goutte d'eau », était efficace. Les deux Wavrinois restent mobilisés : « Il y a toujours besoin d'argent. »
PAR JEAN-CHARLES GATINEAU
lambersart@lavoixdunord.fr
De leurs deux premiers voyages, Annette et Joseph Massé étaient rentrés « déçus », pour dire pudiquement les choses. En mars, puis en novembre 2010, les stigmates du terrible tremblement de terre de janvier de la même année étaient encore présents. « L'école Saint-Alphonse que nous soutenions depuis 25 ans n'était plus qu'un tas de gravats », se souviennent les époux wavrinois.
Pour la troisième fois, donc, ils sont retournés sur place, au mois de décembre, rencontrer les Haïtiens et constater l'efficacité de l'aide fournie. Une aide financière rendue possible grâce à toutes les actions de soutien organisées par l'association et auxquelles ont adhéré en masse les Nordistes, en particulier les Wavrinois et les habitants des Weppes.
Quatre mois de cantine
« En deux ans, il y a eu beaucoup de choses faites, ont constaté Annette et Jospeh. Après le tremblement de terre, puis le cyclône et l'épidémie de choléra, on avait l'impression que les Haïtiens étaient démoralisés. Mais, en décembre, on a constaté que le peuple rebondissait, avec un courage phénoménal. » Plus précisément, les Massé se sont rendus dans la capitale Port-au-Prince, dans l'espoir de rendre visite aux élèves de l'école Saint-Alphonse, reconstruite dans le bidonville de Cité Soleil. « Nous n'avons pas pu y accéder pour des questions d'insécurité, regrettent-ils.
Mais nous savons, via son administrateur, que l'argent a été bien employé. » L'association a donné deux fois 5 000 E. « Cela a permis de payer quatre mois de cantine pour 900 enfants et d'acheter des bancs et des tables.
160 E pour un banc de cinq places, cela peut paraître cher, mais là-bas, le bois est rare, donc très cher. » Ils ont pris ensuite la Route du Nord, vers Grande Plaine.
Ils y ont rencontré des paysans et leurs familles, regroupés dans ce qui ressemble à une coopérative et appelée kombit. « Les paysans creusent des routes et en profitent pour aménager les abords en zone cultivables (légumes, bananes, cannes à sucre...), tout en reboisant la montagne. »
Là encore, l'aide de l'association s'est montée à deux fois 5 000 E. Cet argent a de nouveau servi pour la cantine des enfants mais aussi pour aider aux soins de tous : « Le premier hôpital est à 18 km, il est difficile de s'y rendre et, sur place, les soins ne sont pas gratuits. » Une partie de la somme est de plus destinée au reboisement et l'ensemencement des terres.
Plus loin dans le pays, les Nordistes ont également acheté quatre vaches laitières afin de fournir du lait pour les cantines.
Dans le petit lieu-dit de Bois au Bée, ils ont rencontré des familles vivant encore sous des tentes fournies après le séisme et qui devraient bientôt être relogées. « L'école va bientôt être reconstruite ! »
« Tout avance mais cela prend du temps. Le but de nos voyages est aussi de montrer à tous ceux qui ont donné que l'argent que ce que nous avons envoyé sert réellement à quelque chose. Beaucoup de gens ont eu trop de doutes sur l'aide humanitaire. Mais il faut continuer à nous aider . »
Ce qu'Annette et Joseph ont vu en décembre leur permet-il d'être optimistes ?
« Ça commence à changer. Assez, oui, pour être optimistes. Les gens ont espoir en leur nouveau président qui a notamment promis l'école gratuite pour tous. Il devra néanmoins très vite résoudre les problèmes d'insécurité.
Les gens sont en tout cas nourris de confiance. Ils ont tous espoir : Bon die bon, disent-ils en créole. Dieu est bon. »
http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Loos/actualite/Loos/2012/01/18/article_ca-commence-a-changer-assez-oui-pour-et.shtml
Pour la troisième fois depuis le 12 janvier 2010, ils sont retournés sur place. De ce dernier voyage en Haïti après le tremblement de terre qui a ravagé le pays, Annette et Joseph Massé, membres ô combien actifs de la Communauté haïtienne du Nord - Pas-de-Calais, sont revenus avec espoir et l'assurance que l'aide apportée aux Haïtiens, même s'il ne s'agit que d'une « petite goutte d'eau », était efficace. Les deux Wavrinois restent mobilisés : « Il y a toujours besoin d'argent. »
PAR JEAN-CHARLES GATINEAU
lambersart@lavoixdunord.fr
De leurs deux premiers voyages, Annette et Joseph Massé étaient rentrés « déçus », pour dire pudiquement les choses. En mars, puis en novembre 2010, les stigmates du terrible tremblement de terre de janvier de la même année étaient encore présents. « L'école Saint-Alphonse que nous soutenions depuis 25 ans n'était plus qu'un tas de gravats », se souviennent les époux wavrinois.
Pour la troisième fois, donc, ils sont retournés sur place, au mois de décembre, rencontrer les Haïtiens et constater l'efficacité de l'aide fournie. Une aide financière rendue possible grâce à toutes les actions de soutien organisées par l'association et auxquelles ont adhéré en masse les Nordistes, en particulier les Wavrinois et les habitants des Weppes.
Quatre mois de cantine
« En deux ans, il y a eu beaucoup de choses faites, ont constaté Annette et Jospeh. Après le tremblement de terre, puis le cyclône et l'épidémie de choléra, on avait l'impression que les Haïtiens étaient démoralisés. Mais, en décembre, on a constaté que le peuple rebondissait, avec un courage phénoménal. » Plus précisément, les Massé se sont rendus dans la capitale Port-au-Prince, dans l'espoir de rendre visite aux élèves de l'école Saint-Alphonse, reconstruite dans le bidonville de Cité Soleil. « Nous n'avons pas pu y accéder pour des questions d'insécurité, regrettent-ils.
Mais nous savons, via son administrateur, que l'argent a été bien employé. » L'association a donné deux fois 5 000 E. « Cela a permis de payer quatre mois de cantine pour 900 enfants et d'acheter des bancs et des tables.
160 E pour un banc de cinq places, cela peut paraître cher, mais là-bas, le bois est rare, donc très cher. » Ils ont pris ensuite la Route du Nord, vers Grande Plaine.
Ils y ont rencontré des paysans et leurs familles, regroupés dans ce qui ressemble à une coopérative et appelée kombit. « Les paysans creusent des routes et en profitent pour aménager les abords en zone cultivables (légumes, bananes, cannes à sucre...), tout en reboisant la montagne. »
Là encore, l'aide de l'association s'est montée à deux fois 5 000 E. Cet argent a de nouveau servi pour la cantine des enfants mais aussi pour aider aux soins de tous : « Le premier hôpital est à 18 km, il est difficile de s'y rendre et, sur place, les soins ne sont pas gratuits. » Une partie de la somme est de plus destinée au reboisement et l'ensemencement des terres.
Plus loin dans le pays, les Nordistes ont également acheté quatre vaches laitières afin de fournir du lait pour les cantines.
Dans le petit lieu-dit de Bois au Bée, ils ont rencontré des familles vivant encore sous des tentes fournies après le séisme et qui devraient bientôt être relogées. « L'école va bientôt être reconstruite ! »
« Tout avance mais cela prend du temps. Le but de nos voyages est aussi de montrer à tous ceux qui ont donné que l'argent que ce que nous avons envoyé sert réellement à quelque chose. Beaucoup de gens ont eu trop de doutes sur l'aide humanitaire. Mais il faut continuer à nous aider . »
Ce qu'Annette et Joseph ont vu en décembre leur permet-il d'être optimistes ?
« Ça commence à changer. Assez, oui, pour être optimistes. Les gens ont espoir en leur nouveau président qui a notamment promis l'école gratuite pour tous. Il devra néanmoins très vite résoudre les problèmes d'insécurité.
Les gens sont en tout cas nourris de confiance. Ils ont tous espoir : Bon die bon, disent-ils en créole. Dieu est bon. »
http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Loos/actualite/Loos/2012/01/18/article_ca-commence-a-changer-assez-oui-pour-et.shtml
Haïti-Élections : Au Plateau Central, on y pense déjà
Correspondance Ronel Odatte- Hinche (Haïti), 18 janv. 2012 [AlterPresse] --- Alors que le conseil électoral provisoire actuel est dysfonctionnel et que le gouvernement n’a pas encore définitivement statué sur son sort, plusieurs villes du Plateau Central envisagent déjà les élections pour le renouvellement du tiers du sénat et des collectivités territoriales (municipalités et conseils d’administration de sections communales / Casec), selon les informations rassemblées par l’agence en ligne AlterPresse.
Ces élections partielles auraient dû avoir lieu fin 2011. Mais, des dispositions institutionnelles n’ont pas été adoptées dans cette perspective.
A Hinche, chef-lieu du département, l’ambiance électorale se fait déjà sentir.
Les locaux de certains partis politiques subissent des réparations, alors que les aspirants aux postes à pourvoir multiplient des rencontres avec les associations ou des groupes organisés en vue de conquérir leurs votes.
Dans la circonscription de Cerca-la Source/Thomassique (haut Plateau Central), des manifestants en colère interdisent aux maires de se rendre dans leurs bureaux.
Ils ont cloué les portes des bureaux municipaux, réclamant l’installation de cartels provisoires en attendant le déroulement d’un nouveau scrutin.
Jusqu’à date, les maires principaux de ces deux communes, respectivement Pierre Pétrus et Wilmane Mathé, sont toujours dans l’impossibilité d’exercer leur fonction.
A Maissade, le député Musset Romain plaide en faveur de l’installation d’un nouveau cartel à la mairie de sa circonscription.
On devrait miser sur le provisoire et, après les élections, tout sera normal, soutient l’élu de Maissade.
Dans la ville de Mirebalais (bas Plateau Central), un changement de cartel ne fait pas l’unanimité, mais de plus en plus de gens se prononcent en faveur de l’organisation du nouveau scrutin. Des jeunes, interrogés par AlterPresse, se disent prêts à participer aux prochaines élections.
Pour sa part, le porte parole adjoint du Mouvement des paysans de Papaye (Mpp), Philfrant St Naré, estime important que ces joutes se déroulent dans le plus bref délai, tout en réclamant des élections crédibles et transparentes.
St Naré rappelle aux autorités haïtiennes l’obligation qui leur est faite de respecter et faire respecter l’article 289 de la présente Constitution qui concerne la formation du Conseil électoral provisoire.
Il souhaite également que le prochain organisme électoral, pour les prochaines compétitions de 2012, soit la dernière instance électorale provisoire en attendant l’installation d’une structure permanente de conseil électoral.
Le porte-parole adjoint du Mpp ne donne pas son appui total au remplacement des actuels conseils municipaux par des conseils provisoires.
Pour lui, les maires, qui ne se sont pas impliqués dans des activités de corruption, devraient rester à leurs postes jusqu’aux prochaines élections. [ro kft rc apr 18/01/2012 13:12]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12235
Ces élections partielles auraient dû avoir lieu fin 2011. Mais, des dispositions institutionnelles n’ont pas été adoptées dans cette perspective.
A Hinche, chef-lieu du département, l’ambiance électorale se fait déjà sentir.
Les locaux de certains partis politiques subissent des réparations, alors que les aspirants aux postes à pourvoir multiplient des rencontres avec les associations ou des groupes organisés en vue de conquérir leurs votes.
Dans la circonscription de Cerca-la Source/Thomassique (haut Plateau Central), des manifestants en colère interdisent aux maires de se rendre dans leurs bureaux.
Ils ont cloué les portes des bureaux municipaux, réclamant l’installation de cartels provisoires en attendant le déroulement d’un nouveau scrutin.
Jusqu’à date, les maires principaux de ces deux communes, respectivement Pierre Pétrus et Wilmane Mathé, sont toujours dans l’impossibilité d’exercer leur fonction.
A Maissade, le député Musset Romain plaide en faveur de l’installation d’un nouveau cartel à la mairie de sa circonscription.
On devrait miser sur le provisoire et, après les élections, tout sera normal, soutient l’élu de Maissade.
Dans la ville de Mirebalais (bas Plateau Central), un changement de cartel ne fait pas l’unanimité, mais de plus en plus de gens se prononcent en faveur de l’organisation du nouveau scrutin. Des jeunes, interrogés par AlterPresse, se disent prêts à participer aux prochaines élections.
Pour sa part, le porte parole adjoint du Mouvement des paysans de Papaye (Mpp), Philfrant St Naré, estime important que ces joutes se déroulent dans le plus bref délai, tout en réclamant des élections crédibles et transparentes.
St Naré rappelle aux autorités haïtiennes l’obligation qui leur est faite de respecter et faire respecter l’article 289 de la présente Constitution qui concerne la formation du Conseil électoral provisoire.
Il souhaite également que le prochain organisme électoral, pour les prochaines compétitions de 2012, soit la dernière instance électorale provisoire en attendant l’installation d’une structure permanente de conseil électoral.
Le porte-parole adjoint du Mpp ne donne pas son appui total au remplacement des actuels conseils municipaux par des conseils provisoires.
Pour lui, les maires, qui ne se sont pas impliqués dans des activités de corruption, devraient rester à leurs postes jusqu’aux prochaines élections. [ro kft rc apr 18/01/2012 13:12]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12235
Haïti-Duvalier : Le dictateur continue d’ignorer les mesures judiciaires à son encontre
P-au-P, 17 janv. 2012 [AlterPresse] --- Un an depuis son retour d’exil (16 janvier 2011) Jean-Claude Duvalier est toujours en liberté et continue d’ignorer l’assignation à résidence prononcée par la justice haïtienne contre lui ainsi que les les plaintes déposées par les victimes de son régime, constate l’agence en ligne Alterpresse. Lundi 16 janvier, le dictateur au volant de sa voiture, s’est rendu dans la ville de Jacmel (121 kilomètres au sud-est de Port-au-Prince) pour se ressourcer auprès des frères d’armes de son père.
Comme pour célébrer son retour au bercail et au mépris des milliers de victimes de son régime (1971 -1986) le dictateur s’est fait récolteur de revendications des jacméliens en promettant de travailler pour eux.
Depuis la prestation de serment du président Martelly en mai 2011, l’instruction judiciaire contre Duvalier pour crimes contre l’humanité, destruction de propriétés privées, tortures, violations des droits civils et politiques, n’avance pas d’un pouce.
Pour Amnesty International, le dictateur « échappe à la justice » car « Les autorités ne se sont toujours pas mobilisées pour examiner un pan de l’histoire du pays où une génération d’Haïtiens a subi des tortures, des disparitions forcées, des exécutions extrajudiciaires, des arrestations arbitraires et d’autres violations graves des droits humains ».
Les différents changements opérés au niveau du parquet de Port-au-Prince auraient eu « pour objectif de ralentir l’enquête » a déclaré Javier Zúñiga, de Amnesty International dans une note de presse.
Quatre commissaires du gouvernement ont été renvoyés ou contraints de remettre leur démission depuis l’arrivée au pouvoir de Michel Martelly. Le dernier, Lionel Constant Bourgouin, a tenu moins d’un mois à la tête du parquet.
Très acerbe envers les dirigeants haïtiens, Amnesty international croit que « les plus hautes autorités haïtiennes ont fait preuve jusqu’à maintenant de beaucoup d’indulgence à l’égard de Jean-Claude Duvalier et d’un grand mépris pour les victimes de violations des droits humains qui attendent toujours justice et réparation ».
Aussi Javier Zúñiga exige du gouvernement haïtien l’adoption d’une position claire dans le dossier du dictateur. Il appelle à l’octroi aux autorités judiciaires haïtiennes de « toutes les ressources et le soutien dont elles ont besoin pour conclure l’enquête et juger les responsables présumés dans le respect des normes internationales ».
Le 16 décembre 2011, le dictateur a été choisi pour « parrainer » une promotion d’étudiants finissants de la faculté de droit des Gonaïves. A cette occasion, Duvalier avait demandé l’observance d’une minute de recueillement en mémoire de trois jeunes écoliers assassinés par ses sbires en 1985 dans cette ville.
L’ancien chef de la terrible milice des « tontons macoutes » a participé à la cérémonie de commémoration en mémoire des victimes du séisme de 2010 à Saint-Christophe (Nord de la capitale), aux côtés du chef de l’Etat, Joseph Michel Martelly et de l’envoyé spécial de l’ONU, Bill Clinton, le 12 janvier 2012.
Le 22 septembre 2011, la présentation à Port-au-Prince du rapport intitulé « On ne peut pas tuer la vérité : Le dossier Jean-Claude Duvalier » a été perturbée par l’irruption dans la salle des avocats Osner Févry, ancien secrétaire d’Etat de Jean-Claude Duvalier, et Reynold Georges. [efd kft gp apr 17/01/2012 10 :50]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12234
Comme pour célébrer son retour au bercail et au mépris des milliers de victimes de son régime (1971 -1986) le dictateur s’est fait récolteur de revendications des jacméliens en promettant de travailler pour eux.
Depuis la prestation de serment du président Martelly en mai 2011, l’instruction judiciaire contre Duvalier pour crimes contre l’humanité, destruction de propriétés privées, tortures, violations des droits civils et politiques, n’avance pas d’un pouce.
Pour Amnesty International, le dictateur « échappe à la justice » car « Les autorités ne se sont toujours pas mobilisées pour examiner un pan de l’histoire du pays où une génération d’Haïtiens a subi des tortures, des disparitions forcées, des exécutions extrajudiciaires, des arrestations arbitraires et d’autres violations graves des droits humains ».
Les différents changements opérés au niveau du parquet de Port-au-Prince auraient eu « pour objectif de ralentir l’enquête » a déclaré Javier Zúñiga, de Amnesty International dans une note de presse.
Quatre commissaires du gouvernement ont été renvoyés ou contraints de remettre leur démission depuis l’arrivée au pouvoir de Michel Martelly. Le dernier, Lionel Constant Bourgouin, a tenu moins d’un mois à la tête du parquet.
Très acerbe envers les dirigeants haïtiens, Amnesty international croit que « les plus hautes autorités haïtiennes ont fait preuve jusqu’à maintenant de beaucoup d’indulgence à l’égard de Jean-Claude Duvalier et d’un grand mépris pour les victimes de violations des droits humains qui attendent toujours justice et réparation ».
Aussi Javier Zúñiga exige du gouvernement haïtien l’adoption d’une position claire dans le dossier du dictateur. Il appelle à l’octroi aux autorités judiciaires haïtiennes de « toutes les ressources et le soutien dont elles ont besoin pour conclure l’enquête et juger les responsables présumés dans le respect des normes internationales ».
Le 16 décembre 2011, le dictateur a été choisi pour « parrainer » une promotion d’étudiants finissants de la faculté de droit des Gonaïves. A cette occasion, Duvalier avait demandé l’observance d’une minute de recueillement en mémoire de trois jeunes écoliers assassinés par ses sbires en 1985 dans cette ville.
L’ancien chef de la terrible milice des « tontons macoutes » a participé à la cérémonie de commémoration en mémoire des victimes du séisme de 2010 à Saint-Christophe (Nord de la capitale), aux côtés du chef de l’Etat, Joseph Michel Martelly et de l’envoyé spécial de l’ONU, Bill Clinton, le 12 janvier 2012.
Le 22 septembre 2011, la présentation à Port-au-Prince du rapport intitulé « On ne peut pas tuer la vérité : Le dossier Jean-Claude Duvalier » a été perturbée par l’irruption dans la salle des avocats Osner Févry, ancien secrétaire d’Etat de Jean-Claude Duvalier, et Reynold Georges. [efd kft gp apr 17/01/2012 10 :50]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12234
Haïti-Migration : Des universités et organisations du Brésil et de l’Amérique latine exigent la défense des droits humains des migrants haïtiens
Demande d’élaboration d’un projet d’accueil impliquant acteurs gouvernementaux et non gouvernementaux latino-américains… exprimée dans le « manifeste de défense des droits humains des migrants haïtiens au Brésil » Soumis à AlterPresse le 18 janvier 2012
Par le Service jésuite aux réfugiés pour l’Amérique latine et les Caraïbes (SJR LAC)
Plusieurs réseaux d’organisations brésiliennes, latino-américaines et internationales d’appui en matière de migration et des groupes de recherche sur la migration, basés dans différentes universités brésiliennes, ont diffusé, au début de cette semaine, un manifeste public, dans lequel ils réclament la « défense des droits humains des migrants haïtiens au Brésil ».
Les institutions signataires du manifeste expriment leur préoccupation quant à la dure réalité que vivent des milliers de migrants haïtiens à la frontière Nord du Brésil et au traitement inadéquat donné par les médias brésiliens et internationaux à cette réalité.
Elles insistent sur la nécessité d’aborder la question de la migration des Haïtiens et celles d’autres nouveaux flux arrivant dans la région latino-américaine et au Brésil sous l’angle des droits humains.
L’objectif du « manifeste de défense des droits humains des migrants haïtiens au Brésil » consiste à fournir un ensemble de propositions au gouvernement et à la société brésiliens, en vue de travailler ensemble pour une orientation adéquate de la question et des politiques migratoires du pays.
Entre les onze (11) propositions du manifeste figure, en tout premier lieu, la nécessité d’informer, de manière adéquate, l’opinion publique sur l’ensemble des facteurs à l’origine de la migration haïtienne et d’inviter la société brésilienne, à travers des campagnes publiques, à se montrer solidaire avec les migrants haïtiens.
Ces actions de solidarité pourraient aller de la fourniture d’aide humanitaire à la couverture des besoins des migrants haïtiens en matière d’alimentation, emploi, logement, alimentation, aide psychologique, juridique, éducatif, etc.
Les professionnels des médias brésiliens sont également invités à éviter l’utilisation d’images ou de mots à caractère sensationnaliste, qui ne font que créer un climat alarmiste susceptible de criminaliser la migration haïtienne.
Il est demandé au gouvernement brésilien de surseoir à l’adoption de politiques migratoires de durcissement, qui interdisent ou limitent l’entrée des migrants haïtiens sur le sol brésilien et qui finissent par créer un climat favorable à la violence, à la prolifération d’activités illégales et mafieuses, et à l’exploitation des travailleurs.
Les institutions signataires recommandent au gouvernement brésilien de travailler de commun accord avec leurs homologues des pays sud-américains et avec différents acteurs gouvernementaux et non gouvernementaux, en vue de planifier, de manière efficace, l’accueil et l’insertion des nouveaux migrants haïtiens dans différents états et villes sud-américains et brésiliens.
De même, le gouvernement brésilien est invité à collaborer avec son homologue haïtien et d’autres organismes internationaux, spécialisés dans le domaine de la migration, pour contrer l’action des trafiquants qui promeuvent des voyages irréguliers en promettant des avantages économiques et des opportunités de travail au Brésil dans le contexte de la préparation de la prochaine coupe du monde de football (Brésil, été 2014).
Le gouvernement brésilien devrait, selon les institutions signataires, élaborer, conjointement avec les pays de transit des migrants haïtiens (la Bolivie, le Pérou, l’Équateur, le Chili…), un projet d’accueil impliquant les différents acteurs gouvernementaux et non gouvernementaux de manière à garantir une migration sûre.
Les autorités brésiliennes devraient adopter, face à Haïti, une politique extérieure, respectueuse du droit fondamental à l’autodétermination et la souveraineté du peuple haïtien, en reconnaissant sa capacité et en réclamant la restitution de la dette historique, sociale, écologique et financière envers ce pays.
Les institutions signataires rappellent qu’Haïti est le précurseur de la lutte contre l’esclavage et la colonisation dans toute la région latino-américaine.
Elles enjoignent de reconnaitre la créativité des artistes haïtiens et la capacité de ce peuple à s’auto-organiser, à résister à toutes sortes de catastrophes et, en même temps, à toujours montrer sa disposition à lutter, de manière permanente et solidaire, pour la construction d’alternatives face à l’injustice et à l’adversité.
Elles encouragent la réalisation de recherches et d’études, par des chercheurs universitaires spécialisés dans la migration, visant à connaitre les histoires de vie des migrants haïtiens, les réalités qu’ils vivent au cours du processus migratoire et à leur arrivée au Brésil, ainsi que leurs attentes, leur niveau de formation, leurs expériences et leurs possibilités réelles d’insertion dans des activités productives dans la société brésilienne.
Elles recommandent d’évaluer de manière permanente l’impact de l’immigration des Haïtiens dans ses rapports sociaux et communautaires avec le pays d’arrivée, de manière à créer des organismes ou instances qui puissent promouvoir des relations interculturelles harmonieuses, prévenir et lutter contre des actions à caractère xénophobique, sexiste, raciste, élitiste et contre toutes autres formes de discrimination négative et d’exploitation.
Finalement, elles souhaitent que, à partir du cas des flux migratoires haïtiens, le gouvernement brésilien révise le processus d’élaboration de politiques migratoires qui soient axées sur l’inclusion et contiennent des orientations destinées à aborder, de manière efficace, la croissance de la migration vers le Brésil sous l’angle des droits humains.
Elles soulignent la nécessité que des migrants, des organisations d’appui en matière de migration et des chercheurs universitaires, spécialisés dans le thème migratoire, fassent partie du processus d’intégration régionale, placé sous le leadership de Brésil en Amérique du Sud et dans le cadre d’autres initiatives au sein de l’Union des Nations Sud-Américaines (UNASUR) et de la Communauté des États Latino-Américains et Caraïbéens (CELAC).
Parmi les institutionssignataires, figurent ces groupes de recherche universitaires : Grupo de Estudios Migratórios da Amazônia, da Universidade Federal do Amazonas, Laboratório de Comunicação Social Aplicada do Programa de Pós-GraduaçãoemComunicação da Universidade Federal do Rio de Janeiro-RJ, Grupo de Pesquisa Mídia, Cultura e Cidadania do Programa de Pós-Graduação da Universidade do Vale do Rio dos Sinos – RS, Núcleo de Antropologia e Cidadania do Programa de Pós-GraduaçãoemAntropologia Social da Universidade Federal do Rio Grande do Sul.
Ont également signé le Manifeste plusieurs réseaux d’organisations de défense des droits humains, spécialement des migrants et des communautés afro-brésiliennes, tels que le Service Jésuite aux Réfugiés pour l’Amérique Latine et les Caraïbes (SJR LAC), Movimento Negro Unificado (MNU), Grito dos Excluídos Continental, ADITAL, Coordenadora do Grupo de Trabalho Migrações Internacionais da Associação Brasileira de Antropologia(ABA), ServicioEcuménico de Apoyo y Orientación a Migrantes y Refugiados (CAREF – Argentina).
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12242
Par le Service jésuite aux réfugiés pour l’Amérique latine et les Caraïbes (SJR LAC)
Plusieurs réseaux d’organisations brésiliennes, latino-américaines et internationales d’appui en matière de migration et des groupes de recherche sur la migration, basés dans différentes universités brésiliennes, ont diffusé, au début de cette semaine, un manifeste public, dans lequel ils réclament la « défense des droits humains des migrants haïtiens au Brésil ».
Les institutions signataires du manifeste expriment leur préoccupation quant à la dure réalité que vivent des milliers de migrants haïtiens à la frontière Nord du Brésil et au traitement inadéquat donné par les médias brésiliens et internationaux à cette réalité.
Elles insistent sur la nécessité d’aborder la question de la migration des Haïtiens et celles d’autres nouveaux flux arrivant dans la région latino-américaine et au Brésil sous l’angle des droits humains.
L’objectif du « manifeste de défense des droits humains des migrants haïtiens au Brésil » consiste à fournir un ensemble de propositions au gouvernement et à la société brésiliens, en vue de travailler ensemble pour une orientation adéquate de la question et des politiques migratoires du pays.
Entre les onze (11) propositions du manifeste figure, en tout premier lieu, la nécessité d’informer, de manière adéquate, l’opinion publique sur l’ensemble des facteurs à l’origine de la migration haïtienne et d’inviter la société brésilienne, à travers des campagnes publiques, à se montrer solidaire avec les migrants haïtiens.
Ces actions de solidarité pourraient aller de la fourniture d’aide humanitaire à la couverture des besoins des migrants haïtiens en matière d’alimentation, emploi, logement, alimentation, aide psychologique, juridique, éducatif, etc.
Les professionnels des médias brésiliens sont également invités à éviter l’utilisation d’images ou de mots à caractère sensationnaliste, qui ne font que créer un climat alarmiste susceptible de criminaliser la migration haïtienne.
Il est demandé au gouvernement brésilien de surseoir à l’adoption de politiques migratoires de durcissement, qui interdisent ou limitent l’entrée des migrants haïtiens sur le sol brésilien et qui finissent par créer un climat favorable à la violence, à la prolifération d’activités illégales et mafieuses, et à l’exploitation des travailleurs.
Les institutions signataires recommandent au gouvernement brésilien de travailler de commun accord avec leurs homologues des pays sud-américains et avec différents acteurs gouvernementaux et non gouvernementaux, en vue de planifier, de manière efficace, l’accueil et l’insertion des nouveaux migrants haïtiens dans différents états et villes sud-américains et brésiliens.
De même, le gouvernement brésilien est invité à collaborer avec son homologue haïtien et d’autres organismes internationaux, spécialisés dans le domaine de la migration, pour contrer l’action des trafiquants qui promeuvent des voyages irréguliers en promettant des avantages économiques et des opportunités de travail au Brésil dans le contexte de la préparation de la prochaine coupe du monde de football (Brésil, été 2014).
Le gouvernement brésilien devrait, selon les institutions signataires, élaborer, conjointement avec les pays de transit des migrants haïtiens (la Bolivie, le Pérou, l’Équateur, le Chili…), un projet d’accueil impliquant les différents acteurs gouvernementaux et non gouvernementaux de manière à garantir une migration sûre.
Les autorités brésiliennes devraient adopter, face à Haïti, une politique extérieure, respectueuse du droit fondamental à l’autodétermination et la souveraineté du peuple haïtien, en reconnaissant sa capacité et en réclamant la restitution de la dette historique, sociale, écologique et financière envers ce pays.
Les institutions signataires rappellent qu’Haïti est le précurseur de la lutte contre l’esclavage et la colonisation dans toute la région latino-américaine.
Elles enjoignent de reconnaitre la créativité des artistes haïtiens et la capacité de ce peuple à s’auto-organiser, à résister à toutes sortes de catastrophes et, en même temps, à toujours montrer sa disposition à lutter, de manière permanente et solidaire, pour la construction d’alternatives face à l’injustice et à l’adversité.
Elles encouragent la réalisation de recherches et d’études, par des chercheurs universitaires spécialisés dans la migration, visant à connaitre les histoires de vie des migrants haïtiens, les réalités qu’ils vivent au cours du processus migratoire et à leur arrivée au Brésil, ainsi que leurs attentes, leur niveau de formation, leurs expériences et leurs possibilités réelles d’insertion dans des activités productives dans la société brésilienne.
Elles recommandent d’évaluer de manière permanente l’impact de l’immigration des Haïtiens dans ses rapports sociaux et communautaires avec le pays d’arrivée, de manière à créer des organismes ou instances qui puissent promouvoir des relations interculturelles harmonieuses, prévenir et lutter contre des actions à caractère xénophobique, sexiste, raciste, élitiste et contre toutes autres formes de discrimination négative et d’exploitation.
Finalement, elles souhaitent que, à partir du cas des flux migratoires haïtiens, le gouvernement brésilien révise le processus d’élaboration de politiques migratoires qui soient axées sur l’inclusion et contiennent des orientations destinées à aborder, de manière efficace, la croissance de la migration vers le Brésil sous l’angle des droits humains.
Elles soulignent la nécessité que des migrants, des organisations d’appui en matière de migration et des chercheurs universitaires, spécialisés dans le thème migratoire, fassent partie du processus d’intégration régionale, placé sous le leadership de Brésil en Amérique du Sud et dans le cadre d’autres initiatives au sein de l’Union des Nations Sud-Américaines (UNASUR) et de la Communauté des États Latino-Américains et Caraïbéens (CELAC).
Parmi les institutionssignataires, figurent ces groupes de recherche universitaires : Grupo de Estudios Migratórios da Amazônia, da Universidade Federal do Amazonas, Laboratório de Comunicação Social Aplicada do Programa de Pós-GraduaçãoemComunicação da Universidade Federal do Rio de Janeiro-RJ, Grupo de Pesquisa Mídia, Cultura e Cidadania do Programa de Pós-Graduação da Universidade do Vale do Rio dos Sinos – RS, Núcleo de Antropologia e Cidadania do Programa de Pós-GraduaçãoemAntropologia Social da Universidade Federal do Rio Grande do Sul.
Ont également signé le Manifeste plusieurs réseaux d’organisations de défense des droits humains, spécialement des migrants et des communautés afro-brésiliennes, tels que le Service Jésuite aux Réfugiés pour l’Amérique Latine et les Caraïbes (SJR LAC), Movimento Negro Unificado (MNU), Grito dos Excluídos Continental, ADITAL, Coordenadora do Grupo de Trabalho Migrações Internacionais da Associação Brasileira de Antropologia(ABA), ServicioEcuménico de Apoyo y Orientación a Migrantes y Refugiados (CAREF – Argentina).
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Coudre pour Haïti
Anne Israel RIVIÈRE-aux-SAUMONS – Connaissez-vous des femmes qui soutiennent des orphelinats à Haïti? Pas besoin d’aller bien loin, elles s’appellent Annette Maillet, Phyllis Comeau et Lorraine Thibodeau. Elles sont résidentes au Foyer Sigogne à la Baie Sainte-Marie et ont la couture comme passion.
Avec des taies d’oreiller, elles font des petites robes à bretelles, car il fait trop chaud pour porter des manches là-bas, et des shorts pour les garçons, qui sont très souvent torse nu. À ce jour, elles ont déjà confectionné 130 robes et 100 shorts. Elles aimeraient faire 500 robes, sachant que chacune en coud 4 à 5 par jour. Elles envisagent également d’acheter des chaussures pour enfants chez Frenchy’s car ils en ont besoin.
Devant le nombre de dons récoltés, elles n’ont pas pu attendre après Noël pour commencer le projet; elles travaillent avec ardeur depuis le début du mois d’octobre. Elles ont reçu beaucoup de tissus, de dentelles, de fils et de boutons, un soutien de la communauté qu’elles apprécient grandement. Un premier envoi sera fait en janvier avec un groupe d’environ huit personnes, un deuxième est prévu pour le mois de mars.
De l’imagination, elles en ont à revendre. Un bouton devient une fleur, une poche cousue en forme de cœur pour y abriter certainement « un crapaud ou un caillou », rêve Annette Maillet. La dentelle assortie au tissu embellit les robes. Grâce à leurs doigts de fée, elles ne gaspillent aucun bout de tissu et en récupèrent le maximum tout en étant créatives!
Il leur arrive très souvent de penser à ces enfants, « non sans avoir les larmes aux yeux », reconnaissent-elles. Elles imaginent que certaines de ces robes deviendront des robes de mariée, car la loi haïtienne autorise le mariage des filles dès 15 ans.
Elles ont hâte de voir les photos des enfants habillés de leurs vêtements. Et quand on leur demande si elles comptent continuer à soutenir cette cause : « pour sûr! », répondent-elles en chœur.
Si vous souhaitez faire un don de tissu ou de matériel de couture, vous pouvez prendre contact avec Annette Maillet au 902-778-2729.
http://lecourrier.com/index.cfm?Id=64456&Sequence_No=64455&Repertoire_No=-1331007414&Voir=journal&niveau=3
Avec des taies d’oreiller, elles font des petites robes à bretelles, car il fait trop chaud pour porter des manches là-bas, et des shorts pour les garçons, qui sont très souvent torse nu. À ce jour, elles ont déjà confectionné 130 robes et 100 shorts. Elles aimeraient faire 500 robes, sachant que chacune en coud 4 à 5 par jour. Elles envisagent également d’acheter des chaussures pour enfants chez Frenchy’s car ils en ont besoin.
Devant le nombre de dons récoltés, elles n’ont pas pu attendre après Noël pour commencer le projet; elles travaillent avec ardeur depuis le début du mois d’octobre. Elles ont reçu beaucoup de tissus, de dentelles, de fils et de boutons, un soutien de la communauté qu’elles apprécient grandement. Un premier envoi sera fait en janvier avec un groupe d’environ huit personnes, un deuxième est prévu pour le mois de mars.
De l’imagination, elles en ont à revendre. Un bouton devient une fleur, une poche cousue en forme de cœur pour y abriter certainement « un crapaud ou un caillou », rêve Annette Maillet. La dentelle assortie au tissu embellit les robes. Grâce à leurs doigts de fée, elles ne gaspillent aucun bout de tissu et en récupèrent le maximum tout en étant créatives!
Il leur arrive très souvent de penser à ces enfants, « non sans avoir les larmes aux yeux », reconnaissent-elles. Elles imaginent que certaines de ces robes deviendront des robes de mariée, car la loi haïtienne autorise le mariage des filles dès 15 ans.
Elles ont hâte de voir les photos des enfants habillés de leurs vêtements. Et quand on leur demande si elles comptent continuer à soutenir cette cause : « pour sûr! », répondent-elles en chœur.
Si vous souhaitez faire un don de tissu ou de matériel de couture, vous pouvez prendre contact avec Annette Maillet au 902-778-2729.
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L’arrondissement réitère sa solidarité avec le peuple haïtien
À la suite du second anniversaire du séisme en Haïti, le maire de Montréal-Nord, Gilles Deguire, a voulu exprimer à nouveau la profonde empathie et la solidarité de l’arrondissement Montréal-Nord envers le peuple haïtien et envers toute la communauté d’origine haïtienne qui réside dans le quartier.
« Au nom du conseil d’arrondissement, de l’administration municipale et de la population nord-montréalaise, je tiens à réitérer notre solidarité envers les Haïtiens qui vivent à Port-au-Prince ainsi qu’aux immigrants d’origine haïtienne qui forment près de 10% de notre population », a affirmé M. Deguire. « En concertation avec plusieurs partenaires publics et communautaires de l’arrondissement, nous avons posé des gestes à court et moyen terme et nous continuons d’agir dans le but de soutenir les personnes éprouvées par cette terrible catastrophe », a-t-il rappelé.
Dans les jours qui ont suivi le séisme, le maire de Montréal-Nord, les députés locaux Line Beauchamp et Denis Coderre ainsi que plusieurs organismes communautaires avaient mis sur pied un centre d’aide multiservice.
Ouvert du 16 au 31 janvier 2010, ce centre d’assistance a offert des services d’aide psychosociale et mis à disposition des ordinateurs et des téléphones permettant aux citoyens de communiquer avec leurs proches en Haïti. Plus de 1000 personnes ont utilisé ces services d’urgence.
Au cours de la dernière année, deux employés de l’arrondissement participaient à l’une des 17 missions organisées notamment par la Ville de Montréal dans le cadre du programme de coopération municipale.
L’un des objectifs de ce programme est de rétablir les capacités administratives de base de Port-au-Prince afin que la ville soit mieux en mesure de coordonner sa reconstruction et d’assurer la prestation de services à sa population.
C’est dans ce contexte que Johanne Couture, directrice de l’aménagement urbain et des services aux entreprises, ainsi que Caroline Lépine, conseillère en aménagement, participaient au programme.
(Source : Arrondissement Montréal-Nord)
http://www.guidemtlnord.com/Actualit%C3%A9s/Vos%20nouvelles/2012-01-16/article-2865234/Larrondissement-reitere-sa-solidarite-avec-le-peuple-haitien/1
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| À la suite du second anniversaire du séisme en Haïti, le maire de Montréal-Nord, Gilles Deguire, a voulu exprimer à nouveau la profonde empathie et la solidarité de l’arrondissement Montréal-Nord. |
« Au nom du conseil d’arrondissement, de l’administration municipale et de la population nord-montréalaise, je tiens à réitérer notre solidarité envers les Haïtiens qui vivent à Port-au-Prince ainsi qu’aux immigrants d’origine haïtienne qui forment près de 10% de notre population », a affirmé M. Deguire. « En concertation avec plusieurs partenaires publics et communautaires de l’arrondissement, nous avons posé des gestes à court et moyen terme et nous continuons d’agir dans le but de soutenir les personnes éprouvées par cette terrible catastrophe », a-t-il rappelé.
Dans les jours qui ont suivi le séisme, le maire de Montréal-Nord, les députés locaux Line Beauchamp et Denis Coderre ainsi que plusieurs organismes communautaires avaient mis sur pied un centre d’aide multiservice.
Ouvert du 16 au 31 janvier 2010, ce centre d’assistance a offert des services d’aide psychosociale et mis à disposition des ordinateurs et des téléphones permettant aux citoyens de communiquer avec leurs proches en Haïti. Plus de 1000 personnes ont utilisé ces services d’urgence.
Au cours de la dernière année, deux employés de l’arrondissement participaient à l’une des 17 missions organisées notamment par la Ville de Montréal dans le cadre du programme de coopération municipale.
L’un des objectifs de ce programme est de rétablir les capacités administratives de base de Port-au-Prince afin que la ville soit mieux en mesure de coordonner sa reconstruction et d’assurer la prestation de services à sa population.
C’est dans ce contexte que Johanne Couture, directrice de l’aménagement urbain et des services aux entreprises, ainsi que Caroline Lépine, conseillère en aménagement, participaient au programme.
(Source : Arrondissement Montréal-Nord)
http://www.guidemtlnord.com/Actualit%C3%A9s/Vos%20nouvelles/2012-01-16/article-2865234/Larrondissement-reitere-sa-solidarite-avec-le-peuple-haitien/1
Haïti-Exposition : Festival de photos à Port–au-Prince
P-au-P, 18 janv. 2012 [AlterPresse] --- En partenariat avec le quotidien "Le Nouvelliste", la Fondation belge Viv Timoun (Vive les enfants) organise un festival photographique à Port-au-Prince, du 11 au 25 janvier 2012. Neuf (9) sites accueilleront cette exposition dite Fotofestival, laquelle constitue le fruit du travail des participantes et participants du projet « Eyes on Haïti ».
A travers un atelier de six mois, ce projet a assuré la formation de vingt jeunes haïtiens en photographie artistique, reportage et portrait.
Des expositions de plus de 120 images seront effectuées en plein air, sur la place Saint Pierre à Pétionville, d’autres à l’hôtel Karibe et dans certains restaurants, dont Quartier Latin, Presse Café et la Réserve.
Lors d’une rencontre qui se déroule le mercredi 18 janvier 2012 à la fondation connaissance et liberté (en créole : Fondasyon konesans ak libète, Fokal), trois étudiants de ce projet de formation en photographie exposeront leurs travaux au public.
Il s’agit de Tara Levros sur « l’animalité », Jordan Joseph sur les « déchets/fatras » et Claudine Charles sur « Les nus ».
Les photographes professionnels Paolo Woods et Hugue- Robert Marsan, qui y seront également présents, offriront respectivement leurs travaux sur les stations de radio en Haïti ainsi que sur la mode et la publicité.
L’un des travaux ’’In and out Carrefour feuilles’’ sera présenté à la Fokal. [emb kft rc apr 18/01/2012 11:10]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12241
A travers un atelier de six mois, ce projet a assuré la formation de vingt jeunes haïtiens en photographie artistique, reportage et portrait.
Des expositions de plus de 120 images seront effectuées en plein air, sur la place Saint Pierre à Pétionville, d’autres à l’hôtel Karibe et dans certains restaurants, dont Quartier Latin, Presse Café et la Réserve.
Lors d’une rencontre qui se déroule le mercredi 18 janvier 2012 à la fondation connaissance et liberté (en créole : Fondasyon konesans ak libète, Fokal), trois étudiants de ce projet de formation en photographie exposeront leurs travaux au public.
Il s’agit de Tara Levros sur « l’animalité », Jordan Joseph sur les « déchets/fatras » et Claudine Charles sur « Les nus ».
Les photographes professionnels Paolo Woods et Hugue- Robert Marsan, qui y seront également présents, offriront respectivement leurs travaux sur les stations de radio en Haïti ainsi que sur la mode et la publicité.
L’un des travaux ’’In and out Carrefour feuilles’’ sera présenté à la Fokal. [emb kft rc apr 18/01/2012 11:10]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12241
Haïti-Circulation : Michaëlle Jean déplore le terrible accident de Delmas 33
P-au-P, 18 janv.2012 [AlterPresse] --- L’envoyée spéciale de l’Unesco en Haïti, Michaëlle Jean, a exprimé son émotion suite à l’accident de la route de Delmas qui a fait 29 morts et plus d’une cinquantaine de blessés en fin de soirée du 16 janvier (10 :00 PM) au nord-est de la capitale haïtienne. « Je quitte Port-au-Prince pour Ottawa, le cœur très lourd à la pensée de ce terrible accident de circulation… », a déclaré Michaëlle Jean avant de prendre l’avion le 17 janvier pour rentrer au Canada.
Elle a séjourné en Haïti pendant une semaine pour participer aux différentes activités dans le cadre de la commémoration des 2 ans du passage du séisme du 12 janvier 2010.
Michaëlle Jean déplore également l’ « état visiblement lamentable » dans lequel circulent des véhicules dans les rues de la capitale, sans contrôle et sans vérification.
Un mode de fonctionnement qui constitue selon elle, « un véritable danger public ».
Les premières informations relatives à l’accident rapportent que le système de freinage du camion immatriculé ZA 12655, à l’origine de l’accident, aurait lâché pour ensuite monter sur les trottoirs où se trouvaient des marchandes de poulets, avant de terminer sa course sur la cour de la Télévision nationale d’Haïti (Tnh).
Le dernier bilan fait état de 29 morts et 56 blessés. Le chauffeur aurait pris la fuite et est actuellement recherché par la police. [rh kft gp apr 18 /01/ 2012 10 :50
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12240
Elle a séjourné en Haïti pendant une semaine pour participer aux différentes activités dans le cadre de la commémoration des 2 ans du passage du séisme du 12 janvier 2010.
Michaëlle Jean déplore également l’ « état visiblement lamentable » dans lequel circulent des véhicules dans les rues de la capitale, sans contrôle et sans vérification.
Un mode de fonctionnement qui constitue selon elle, « un véritable danger public ».
Les premières informations relatives à l’accident rapportent que le système de freinage du camion immatriculé ZA 12655, à l’origine de l’accident, aurait lâché pour ensuite monter sur les trottoirs où se trouvaient des marchandes de poulets, avant de terminer sa course sur la cour de la Télévision nationale d’Haïti (Tnh).
Le dernier bilan fait état de 29 morts et 56 blessés. Le chauffeur aurait pris la fuite et est actuellement recherché par la police. [rh kft gp apr 18 /01/ 2012 10 :50
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Haïti-Enfants à risque : Le gouvernement entend mieux gérer les dossiers d’adoption
P-au-P, 18 janv. 2012 [AlterPresse] --- L’institut haïtien du bien-être social et de recherches (Ibesr) fait part de modifications structurelles au sein de l’institution en vue d’une meilleure prise en charge des enfants susceptibles d’être en danger, au cours d’une rencontre avec la presse le 16 janvier 2012, à laquelle a assisté l’agence en ligne AlterPresse. Dans le cadre d’un plan en cours, deux nouvelles sections seront ajoutées dans la structure de l’institution afin de gérer les dossiers d’adoption, annonce la directrice de l’Ibesr, Arielle Jeanty Villedrouin.
La première unité baptisée ‘’ Rencontre des parents biologiques’’ (Rpb) servira à aider les parents des enfants à être « dûment informés du processus d’adoption » et donner leurs consentements pour les adoptions.
L’autre section, qui sera nommée ‘’ suivi post-adoption’’ « , s’assurera que l’adoptant s’engage à fournir 2 fois l’an des rapports sur l’enfant adopté : des carnets scolaires, des carnets de vaccination des photos, pour contrôler l’évolution de l’enfant », explique la directrice de l’institut.
Dans la perspective de protéger les enfants en danger, l’Ibesr a procédé, le vendredi 13 janvier 2012, à la fermeture de trois (3) centres d’accueil d’enfants.
Ces centres sont le secours aux aveugles et autres handicaps démunis du département du Centre (SHADEC Pernier, à l’est de la capitale), Foyer Bel Amour au Bel Air (centre de la capitale) et Œuvre de la miséricorde divine à Delmas (nord-est).
Depuis une dizaine d’années, ces institutions fonctionnent dans le pays sans une reconnaissance légale de l’État, en particulier, du ministère des affaires sociales et du travail (Mast), fait savoir Arielle Jeanty Villedrouin.
Il leur est également reproché l’absence de cadre hygiénique et de prise en charge nutritionnelle des enfants.
Sur 700 centres d’accueil d’enfants et/ou orphelinats, répertoriés dans le pays, seulement 180 disposent d’un permis légal de fonctionnement tandis que 75 ont renouvelé leurs certificats d’autorisation de fonctionnement, assure l’Ibesr.
L’institut haïtien du bien-être social et de recherches déplore, par ailleurs, le financement, par certaines institutions étrangères, de structures d’hébergement d’enfants non munies de permis légaux de fonctionnement.
Pour y remédier, l’organisme étatique affirme sa détermination à sévir contre les maisons d’accueil par des dispositions institutionnelles de fermeture.
D’autres centres d’hébergement d’enfants seraient visés dans les prochaines mesures envisagées, suivant des informations parvenues à AlterPresse.
Plusieurs maisons d’accueil d’enfants sont soupçonnées de couverture, dans le grand public, pour des opérations de traite vers d’autres pays.
Confrontées à des difficultés économiques, diverses familles haïtiennes - qui ont décidé de ’placer" leurs enfants dans des institutions ou orphelinats - n’ont pas cessé d’exprimer leur désarroi devant des dossiers d’adoption qu’ils ont signe contre leur gré et sans une claire notification du processus enclenché par des intermédiaires sans scrupule. [rh kft rc apr 18/01/2012 11:45]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12236
La première unité baptisée ‘’ Rencontre des parents biologiques’’ (Rpb) servira à aider les parents des enfants à être « dûment informés du processus d’adoption » et donner leurs consentements pour les adoptions.
L’autre section, qui sera nommée ‘’ suivi post-adoption’’ « , s’assurera que l’adoptant s’engage à fournir 2 fois l’an des rapports sur l’enfant adopté : des carnets scolaires, des carnets de vaccination des photos, pour contrôler l’évolution de l’enfant », explique la directrice de l’institut.
Dans la perspective de protéger les enfants en danger, l’Ibesr a procédé, le vendredi 13 janvier 2012, à la fermeture de trois (3) centres d’accueil d’enfants.
Ces centres sont le secours aux aveugles et autres handicaps démunis du département du Centre (SHADEC Pernier, à l’est de la capitale), Foyer Bel Amour au Bel Air (centre de la capitale) et Œuvre de la miséricorde divine à Delmas (nord-est).
Depuis une dizaine d’années, ces institutions fonctionnent dans le pays sans une reconnaissance légale de l’État, en particulier, du ministère des affaires sociales et du travail (Mast), fait savoir Arielle Jeanty Villedrouin.
Il leur est également reproché l’absence de cadre hygiénique et de prise en charge nutritionnelle des enfants.
Sur 700 centres d’accueil d’enfants et/ou orphelinats, répertoriés dans le pays, seulement 180 disposent d’un permis légal de fonctionnement tandis que 75 ont renouvelé leurs certificats d’autorisation de fonctionnement, assure l’Ibesr.
L’institut haïtien du bien-être social et de recherches déplore, par ailleurs, le financement, par certaines institutions étrangères, de structures d’hébergement d’enfants non munies de permis légaux de fonctionnement.
Pour y remédier, l’organisme étatique affirme sa détermination à sévir contre les maisons d’accueil par des dispositions institutionnelles de fermeture.
D’autres centres d’hébergement d’enfants seraient visés dans les prochaines mesures envisagées, suivant des informations parvenues à AlterPresse.
Plusieurs maisons d’accueil d’enfants sont soupçonnées de couverture, dans le grand public, pour des opérations de traite vers d’autres pays.
Confrontées à des difficultés économiques, diverses familles haïtiennes - qui ont décidé de ’placer" leurs enfants dans des institutions ou orphelinats - n’ont pas cessé d’exprimer leur désarroi devant des dossiers d’adoption qu’ils ont signe contre leur gré et sans une claire notification du processus enclenché par des intermédiaires sans scrupule. [rh kft rc apr 18/01/2012 11:45]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12236
Deux ans après le séisme en Haïti, les abris conçus ici tiennent bon là bas
mercredi 18.01.2012, 05:32 - La Voix du Nord
VALLÉE DE LA LYS
Si, en Haïti, Architecte de l'urgence construit à présent des logements en dur, les 400 abris montés à l'automne 2010 résistent bien. Un véritable test pour ces tentes fabriquées dans la Vallée de la Lys où de nouvelles commandes pourraient être passées.
PAR GEOFFROY DE SAINT GILLES
halluin@lavoixdunord.fr PHOTO REPRO « LA VOIX »
Une toile qui résiste aux UV, au feu, à l'eau et à l'usure du temps... voilà ce qu'avait demandé Patrick Colombel, le directeur d'Architectes de l'Urgence à Clubtex lors du salon Futex sur les textiles innovants. C'était en 2009 et quelques mois plus tard, un séisme fait en Haïti 230 000 morts, 300 000 blessés et 1,2 million de sans-abris. L'île est dévastée et l'association non gouvernementale Architectes de l'urgence monte une opération : « avec cette catastrophe, notre mobilisation est apparue comme une évidence », dira Jean-François Bracq, de Clubtex.
Ce regroupement d'industriels s'organise et plusieurs entreprises marchent main dans la main. TRP Charvet, à Armentières et Textiles de France à Halluin, qui a fermé depuis, mettent au point une toile imperméable, ignifugée et imputrescible. Cousin Trestec, Cousin Composite à Wervicq-Sud et Matiba, du groupe Fauchille à Comines fournissent les accessoires. Un petit groupe se retrouve à Halluin, dans le parc de Textiles de France, pour s'essayer au montage de ces abris.
L'école nationale supérieure d'architecture et de paysage de Lille entre dans la danse avec deux stagiaires qui iront en Haïti pour installer et former au montage de ces abris.
Des abris qui n'ont pu être installés qu'en automne, le temps de la mise au point, des tests et du voyage vers l'île dévastée. Il était question de 700 abris mais le matériel n'a permis d'en installer que 400. Soit un hébergement provisoire pour 2 000 personnes.
Un an et demi après, Patrick Coulombel, qui s'est rendu sur place la semaine dernière, se félicite de leur tenue : « les gens sont toujours dedans car l'étanchéité est bonne, le vieillissement bien meilleur que tout autre tente.
En Haïti, comme ailleurs où se trouvent des réfugiés, on trouve des bâches de qualité médiocres, avec des fuites, des toiles bouffées par les UV et la moisissure. Nous, nous avons de bons résultats mais on s'est donné cinq ans pour bien observer leur évolution. »
À tel point que l'ONG vient de prendre possession d'un local dans la Somme pour stocker ce matériel qui devrait servir sur d'autres opérations.
Les industriels de la Vallée de la Lys sont prêts à produire de nouvelles toiles, avec une organisation différente suite à l'arrêt de Textiles de France à Halluin. Il faut cependant qu'Architectes de l'urgence trouve les fonds pour acquérir de nouvelles bâches. L'argent, ce qui manque aussi à l'association pour les maisons qu'elle commence à construire sur Haïti où 2012 a été baptisée « année de la reconstruction ». • http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Tourcoing/actualite/Autour_de_Tourcoing/Halluin_Vallee_de_la_Lys/2012/01/18/article_deux-ans-apres-le-seisme-en-haiti-les-ab.shtml
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| Les abris à Greisser, près de Port au Prince, où les dégâts ont été particulièrement importants. Les abris à Greisser, près de Port au Prince, où les dégâts ont été particulièrement importants. |
Si, en Haïti, Architecte de l'urgence construit à présent des logements en dur, les 400 abris montés à l'automne 2010 résistent bien. Un véritable test pour ces tentes fabriquées dans la Vallée de la Lys où de nouvelles commandes pourraient être passées.
PAR GEOFFROY DE SAINT GILLES
halluin@lavoixdunord.fr PHOTO REPRO « LA VOIX »
Une toile qui résiste aux UV, au feu, à l'eau et à l'usure du temps... voilà ce qu'avait demandé Patrick Colombel, le directeur d'Architectes de l'Urgence à Clubtex lors du salon Futex sur les textiles innovants. C'était en 2009 et quelques mois plus tard, un séisme fait en Haïti 230 000 morts, 300 000 blessés et 1,2 million de sans-abris. L'île est dévastée et l'association non gouvernementale Architectes de l'urgence monte une opération : « avec cette catastrophe, notre mobilisation est apparue comme une évidence », dira Jean-François Bracq, de Clubtex.
Ce regroupement d'industriels s'organise et plusieurs entreprises marchent main dans la main. TRP Charvet, à Armentières et Textiles de France à Halluin, qui a fermé depuis, mettent au point une toile imperméable, ignifugée et imputrescible. Cousin Trestec, Cousin Composite à Wervicq-Sud et Matiba, du groupe Fauchille à Comines fournissent les accessoires. Un petit groupe se retrouve à Halluin, dans le parc de Textiles de France, pour s'essayer au montage de ces abris.
L'école nationale supérieure d'architecture et de paysage de Lille entre dans la danse avec deux stagiaires qui iront en Haïti pour installer et former au montage de ces abris.
Des abris qui n'ont pu être installés qu'en automne, le temps de la mise au point, des tests et du voyage vers l'île dévastée. Il était question de 700 abris mais le matériel n'a permis d'en installer que 400. Soit un hébergement provisoire pour 2 000 personnes.
Un an et demi après, Patrick Coulombel, qui s'est rendu sur place la semaine dernière, se félicite de leur tenue : « les gens sont toujours dedans car l'étanchéité est bonne, le vieillissement bien meilleur que tout autre tente.
En Haïti, comme ailleurs où se trouvent des réfugiés, on trouve des bâches de qualité médiocres, avec des fuites, des toiles bouffées par les UV et la moisissure. Nous, nous avons de bons résultats mais on s'est donné cinq ans pour bien observer leur évolution. »
À tel point que l'ONG vient de prendre possession d'un local dans la Somme pour stocker ce matériel qui devrait servir sur d'autres opérations.
Les industriels de la Vallée de la Lys sont prêts à produire de nouvelles toiles, avec une organisation différente suite à l'arrêt de Textiles de France à Halluin. Il faut cependant qu'Architectes de l'urgence trouve les fonds pour acquérir de nouvelles bâches. L'argent, ce qui manque aussi à l'association pour les maisons qu'elle commence à construire sur Haïti où 2012 a été baptisée « année de la reconstruction ». • http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Tourcoing/actualite/Autour_de_Tourcoing/Halluin_Vallee_de_la_Lys/2012/01/18/article_deux-ans-apres-le-seisme-en-haiti-les-ab.shtml
Haiti-R. Dominicaine : Fernandez super star
Par Roody Edmé * Spécial pour AlterPresse
Les éditorialistes de la presse locale ont beaucoup parlé de ce que l’un d’ entre eux a fort justement désigné comme une manifestation de la puissance d’Etat dominicaine en Haïti. Vous avez compris qu’il s’agissait de l’inauguration à l’heure et à la date prévue, soit le 12 janvier 2012, du campus universitaire de Limonade. Une magnifique démonstration de rigueur et de discipline qui montre que si l’on veut devenir un pays émergé, il faut savoir délivrer à temps les promesses faites à une population.
Un cadeau « honteux » qui malmène un peu notre fierté, mais qu’il faut considérer et protéger. L’histoire de nos deux peuples étant souvent faite d’heureux « mécomptes », de maladresses lourdes comme la fermeture de l’Université de Santo-Domingo, sous le régime de Jean Pierre Boyer ; sans oublier, côté dominicain, la folie génocidaire du trujillisme cocardier contre nos compatriotes résidant dans les années 30 en terre voisine.
Mais il faut reconnaitre qu’il y a eu aussi quelques éclaircies lumineuses comme les interventions haïtiennes pour protéger la souveraineté dominicaine, une fois face à l’Espagne et une autre fois face aux Etats-Unis. Le support dominicain après le séisme et le campus de Limonade sont à mettre au crédit de ces rares moments de solidarité que nos deux nations gagneraient à renforcer.
On a vu un président Fernandez, lors de l’inauguration du campus, s’exprimer dans un français impeccable, mentionner avec intelligence et élégance, ce qu’Haïti avait de meilleur. Il a su donc éviter toute forme de condescendance en s’adressant à la nation haïtienne, en même temps qu’il semblait nous rappeler, entre les lignes, notre paresse coupable de ne pas arroser le terreau qui a produit tant d’intellectuels brillants : Jean Price Mars, Jacques Stephen Alexis, Lyonel Trouillot, etc.
Un bon point pour la diplomatie dominicaine qui a su si bien enrober la pilule, quand on se souvient de nos douloureux problèmes migratoires et des brutalités qui accablent les nôtres en terre voisine.
Quoiqu’ il en soit, il reste à Haïti de se montrer à la hauteur, de ne pas laisser par négligence se dégrader le campus de Limonade, comme on a laissé jadis se dégrader un magnifique marché offert par les vénézuéliens.
Il s’agit pour le gouvernement qui annonce des investissements massifs en infrastructures de réaliser ses promesses suivant un calendrier rigoureux et responsable. D’autant que la semaine dernière, le doyen de la presse haïtienne donnait l’exemple en rouvrant ses bureaux au centre ville dans un environnement qui rappelle encore le décor du film « the day after ».
Il s’agit de commencer à travailler et de délivrer à temps. Pour montrer que nous ne sommes pas prêts d’oublier la « leçon dominicaine ».
Acquérir enfin, la culture de résultats qui fait aujourd’hui que le Brésil devance la Grande Bretagne. En évitant soigneusement, dans notre cas, les combats futiles contre les moulins à vent.
Un peu le message que Michaelle Jean a voulu transmettre cette semaine à nos politiques.
* Éducateur, éditorialiste
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12238
Commentaire:
Et qu'est-ce qu'il a de honteux cette université offerte par la République Dominicaine? Qui utilise cet attribut pour qualifier ce don? Bien entendu l'intelligentia haïtienne. Celle dont les membres envoeint leurs enfants faire des études à l'extérieur. Canada, USA, France pour les plus fortunés. La République Dominicaine pour ceux qui acceptent suer sang et eau pour former leurs progénitures.
Le Campus de Limonade deviendra certainement une honte quand nous aurons nous autres haïtiens posé notre sceau dessus!
Les éditorialistes de la presse locale ont beaucoup parlé de ce que l’un d’ entre eux a fort justement désigné comme une manifestation de la puissance d’Etat dominicaine en Haïti. Vous avez compris qu’il s’agissait de l’inauguration à l’heure et à la date prévue, soit le 12 janvier 2012, du campus universitaire de Limonade. Une magnifique démonstration de rigueur et de discipline qui montre que si l’on veut devenir un pays émergé, il faut savoir délivrer à temps les promesses faites à une population.
Un cadeau « honteux » qui malmène un peu notre fierté, mais qu’il faut considérer et protéger. L’histoire de nos deux peuples étant souvent faite d’heureux « mécomptes », de maladresses lourdes comme la fermeture de l’Université de Santo-Domingo, sous le régime de Jean Pierre Boyer ; sans oublier, côté dominicain, la folie génocidaire du trujillisme cocardier contre nos compatriotes résidant dans les années 30 en terre voisine.
Mais il faut reconnaitre qu’il y a eu aussi quelques éclaircies lumineuses comme les interventions haïtiennes pour protéger la souveraineté dominicaine, une fois face à l’Espagne et une autre fois face aux Etats-Unis. Le support dominicain après le séisme et le campus de Limonade sont à mettre au crédit de ces rares moments de solidarité que nos deux nations gagneraient à renforcer.
On a vu un président Fernandez, lors de l’inauguration du campus, s’exprimer dans un français impeccable, mentionner avec intelligence et élégance, ce qu’Haïti avait de meilleur. Il a su donc éviter toute forme de condescendance en s’adressant à la nation haïtienne, en même temps qu’il semblait nous rappeler, entre les lignes, notre paresse coupable de ne pas arroser le terreau qui a produit tant d’intellectuels brillants : Jean Price Mars, Jacques Stephen Alexis, Lyonel Trouillot, etc.
Un bon point pour la diplomatie dominicaine qui a su si bien enrober la pilule, quand on se souvient de nos douloureux problèmes migratoires et des brutalités qui accablent les nôtres en terre voisine.
Quoiqu’ il en soit, il reste à Haïti de se montrer à la hauteur, de ne pas laisser par négligence se dégrader le campus de Limonade, comme on a laissé jadis se dégrader un magnifique marché offert par les vénézuéliens.
Il s’agit pour le gouvernement qui annonce des investissements massifs en infrastructures de réaliser ses promesses suivant un calendrier rigoureux et responsable. D’autant que la semaine dernière, le doyen de la presse haïtienne donnait l’exemple en rouvrant ses bureaux au centre ville dans un environnement qui rappelle encore le décor du film « the day after ».
Il s’agit de commencer à travailler et de délivrer à temps. Pour montrer que nous ne sommes pas prêts d’oublier la « leçon dominicaine ».
Acquérir enfin, la culture de résultats qui fait aujourd’hui que le Brésil devance la Grande Bretagne. En évitant soigneusement, dans notre cas, les combats futiles contre les moulins à vent.
Un peu le message que Michaelle Jean a voulu transmettre cette semaine à nos politiques.
* Éducateur, éditorialiste
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12238
Commentaire:
Et qu'est-ce qu'il a de honteux cette université offerte par la République Dominicaine? Qui utilise cet attribut pour qualifier ce don? Bien entendu l'intelligentia haïtienne. Celle dont les membres envoeint leurs enfants faire des études à l'extérieur. Canada, USA, France pour les plus fortunés. La République Dominicaine pour ceux qui acceptent suer sang et eau pour former leurs progénitures.
Le Campus de Limonade deviendra certainement une honte quand nous aurons nous autres haïtiens posé notre sceau dessus!
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