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lundi 18 juillet 2011

Haïti - Reprise des adoptions

La France avait suspendu les adoptions internationales en Haïti à la suite du tremblement de terre survenu le 12 janvier 2010, les circonstances locales ne lui paraissant plus garantir le respect de l'intérêt supérieur des enfants adoptés.
La situation a aujourd'hui évolué en Haïti. Les autorités haïtiennes se sont engagées de façon précise sur le calendrier de remise à niveau de leur législation en matière d'adoption et de ratification de la Convention de La Haye. C'est la raison pour laquelle, après s'être concerté avec les autres États qui accueillent traditionnellement des enfants haïtiens, la France a décidé la reprise progressive des adoptions en Haïti.
Cette décision, dictée par le souci d'offrir aux enfants privés de famille, notamment aux enfants devenus orphelins après le séisme ou abandonnés dans des centres d'enfants, un projet de vie meilleure, prendra effet à compter de l'adoption d'un arrêté du Président haïtien mettant un terme aux adoptions individuelles. Le président Martelly a en effet officiellement annoncé qu'Haïti ne donnerait plus suite à aucune adoption individuelle. La France a pris acte de cette décision du Président et ne saurait que s'y conformer.
La reprise des adoptions revêtira dans un premier temps un caractère probatoire afin de s'assurer que les procédures se déroulent dans le strict respect des règles qui régissent les adoptions internationales. Cette période de probation bénéficiera aux familles dont les demandes ont été gelées à la suite du séisme. La France souhaite qu'elle débouche à brève échéance sur la réouverture complète de l'adoption internationale en provenance d'Haïti.

dimanche 17 juillet 2011

Saut-d'Eau, un trésor à l'état brut

Située dans le Bas-Plateau central, à 65 kilomètres de Port-au-Prince, Saut-d'Eau regorge d'énormes potentialités à la fois touristiques et agricoles. Dotée d'un minimum d'infrastructures routières et bénéficiant d'un climat de sécurité stable, la ville, apparemment vierge, ne jure que par la saine exploitation de ses multiples potentialités.
Haïti: Qui n'aimerait pas la visiter un jour ? Par sa verdure, son calme et ses lieux pittoresques, la ville -créée en 1905 et élevée au rang de commune 27 ans plus tard- possède de sites ô combien fascinants! et qui pourraient faire d'elle une destination touristique de prédilection. L'un de ses sites les plus connus, la cascade Saut-d'eau, est une merveille qui s'offre à toute admiration.
Située à plusieurs centaines de mètres d'altitude dans la localité de Mahotière, cette impressionnante chute à deux branches et qui renferme plusieurs paliers transpire toute la beauté et le génie de la nature. Pour rendre le site plus accessible et attrayant, des travaux de construction d'une rampe d'escalier ont été entrepris et finalisés en 2008 par le ministère de l'Environnement. Depuis lors, explique l'un des gardiens, le site perdu au milieu des bois ne cesse d'attirer de plus en plus de visiteurs.
Parmi les autres sites touristiques de Saut-d'eau -distante d'environ 65 kilomètres de la capitale haïtienne-, on peut citer la grotte d'Occo, les vestiges des Forts à Laboule et les restes de la résidence du compte D'Estaing, parent du président français Valéry Giscard D'Estaing.
En quête d'une profonde paix, des milliers de gens provenant de tous les coins de la capitale se retirent chaque année dans cet endroit où il n'y a de turbulence que le grondement des eaux et le chant des oiseaux sauvages. « A l'occasion de la fête patronale célébrée tous les 16 juillet, le nombre de visiteurs dépasse visiblement la barre des vingt mille, chiffre cher aux autres événements tels que les Pâques, le Petit-Juillet et la Notre-Dame-de-la-Merci célébrés respectivement en avril, le premier dimanche du mois d'août et en septembre, confie, l'air satisfaite, la native de la zone, Marjory Louis-Mard . Parmi les visiteurs, explique-t-elle, nombreux sont ceux qui viennent dans l'objectif d'y adresser une prière.

La plus grande ville mariale du pays
Selon une légende très répandue, Fortuné, un sexagénaire de Trianon, une petite localité de Mirebalais, aurait vu à Palmes à Saut-d'Eau en 1848 l'image d'une dame qui portait dans ses bras un petit garçon. Sur la tête de cette dame brillait de mille feux une couronne sur laquelle on pouvait lire Virgo Monte Carmelo, Ora Pro Nobis , ce qui laisse croire que l'image aperçue n'était autre que celle de la Vierge. Une thèse sur laquelle le révérend responsable de la paroisse Notre-Dame-de-Mont-Carmel, le prêtre Wilcoxson Sainvil, dit entreprendre des recherches pour en prouver la véracité. Mais tout compte fait, la Ville-Bonheur est devenue depuis un lieu de pèlerinage très fréquenté.
En quête de délivrance, des milliers d'adeptes y viennent rouler leur bosse régulièrement. Nombre d'entre eux ont déjà eu gain de cause. « Il y a de cela une cinquantaine d'années j'ai assisté à une scène inoubliable, raconte Armand Homère, l'un des plus anciens notables de la zone. Une dame venue aveugle de Port-au-Prince, explique-t-il, a recouvré la vue aussitôt débarquée à Ville-Bonheur. Une autre dame qui ne pouvait plus avoir d'enfants s'est vu comblée avec pas moins de trois après une semaine de pèlerinage, a poursuivi notre homme.
Douée de pouvoir de guérisseurs la source Saint-Jean, où se serait réfugiée la Vierge après qu'on lui a tiré dessus à Palmes, est l'un des sites les plus visités par les dévots. A un jet de pierre de cette source se trouve la plus imposante bâtisse de la ville, l'église Notre-Dame-de-Mont-Carmel dont l'architecture témoigne du sens de l'esthétique des Saudelais. Construite en 1971, l'église compte plus de 3 000 fidèles. Un chiffre qui ne surprend pas, compte tenu de la religiosité patente des habitants de cette ville hospitalière.
Par-dessus ses atouts touristiques
Mis à part sa villégiature et ses potentialités touristiques, Saut-d'Eau renferme une grande capacité de production agricole. « Notre terre peut presque tout produire, a fait remarquer un cultivateur de la région qui cite les céréales tels que le mais, le riz, le petit mil et bien d'autres vivres alimentaires encore. Dans cette région, la production de légumes n'est pas en reste. Le cresson, une plante potagère très reminéralisante et tonifiante, est cultivé en très grande quantité dans la rivière baptisée du même nom par les riverains.
Avec ses quatre sections communales - Coupe Mardi-Gras, Rivière-Canot, Montagne - Terrible et La Selle, Ville-bonheur jouit d'une superbe et rassurante couverture végétale. Dans divers coins s'élèvent des arbres géants, vieux dans certains cas de plusieurs décennies.
Mouillée par près d'une dizaine de rivières et plus d'une cinquantaine de ruisseaux, la Ville-Bonheur a l'air d'un véritable coin de paradis. Dans les rues comme dans les champs et même dans certaines cours, jaillissent plusieurs sources d'eau. Limpides et rafraîchissantes, ces sources ne tarissent jamais, à en croire Marjory Louis-Mard. Selon certains, la ville, comptant plus de 48 000 habitants, aurait même pris son nom de cette surabondance d'eau.

Saut-d'Eau prête pour le tourisme et les affaires
Avec toutes les richesses que la nature lui a données, Saut-d'Eau présente toutes les caractéristiques d'une ville vierge qui n'attend que ses potentialités soient enfin mises en valeur.
Depuis peu, le gouvernement haïtien y entreprend des travaux d'infrastructures routières dans l'objectif de l'ouvrir aux autres régions du pays. A l'aide d'un groupe électrogène de 170 KW, la ville bénéficie de 35 heures d'électricité par semaine. Un rationnement qualifié d'insatisfaisant par le premier citoyen de la ville, qui toutefois indique que des démarches sont en train d'être entreprises en vue d'éclairer la ville par l'extension dé la centrale hydroélectrique de Péligre.
Le soir, raconte un jeune, les Saudelais dorment à poing fermé. Mis à part la fraîcheur que leur procure la nuit, le climat sécuritaire y est à jamais stable, a fait remarquer ce jeune. Dotée d'un sous-commissariat de police, situé au centre de la ville et d'un semi-complexe administratif logeant le tribunal de paix et d'Etat civil, Saut-d'Eau connaît rarement des dérapages.
Danio Darius
daniodarius001@yahoo.com
http://lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=94947&PubDate=2011-07-15

Décès à Port-au-Prince du célèbre chanteur et tambourineur haïtien Azor, de son vrai nom Lenord Fortuné

De renommée nationale et internationale, Azor a porté la musique sacrée vodou au plus haut sommet
Le célèbre percussionniste et chanteur haïtien Azor, de son vrai nom Lenord Fortuné, 46 ans, est décédé samedi soir à l’Hôpital Bernard Mevs à Port-au-Prince. Il avait été transporté d’urgence à cet établissement de santé en raison d’un malaise au moment où, avec son groupe « Rasin Mapou », il s’apprêtait à performer à Saut d’Eau, à l’occasion de la fête de Mont Carmel, Vierge Miracle, traditionnelle fête paroissiale et religieuse, qui attire généralement des milliers de pèlerins venus de toutes les régions du pays et de la diaspora.
L’état de santé de Azor inspirait depuis quelque temps des inquiétudes dans son entourage. L’artiste continuait malgré tout à occuper la scène partout, en Haïti comme à l’étranger.
Avant d’atteindre son apogée, Lenord Fortuné, né à Port-au-Prince le 19 juin 1965, père de deux enfants, a mis son talent extraordinaire de chanteur et de tambourineur au service de nombreuses formations musicales de styles différents, avant de se consacrer entièrement à la musique sacrée vodou. Ayant toujours affiché fièrement son appartenance à la religion populaire, il porta au zénith la musique vodou tant en Haïti qu’à l’étranger.
Au début de sa carrière musicale, Azor a évolué dans le style Compas direct au sein des groupes Shupalu Combo, SS One et Scorpio. Il devait par la suite migrer vers le folklore au sein de la Troupe Bakoulou avant de retrouver sa véritable vocation de chantre du Vodou au sein du groupe « Racine Kanga » de Jacques Maurice Fortéré dit « Wawa ». Il abandonnera enfin ce dernier au profit de sa propre formation, Rasin Mapou, qu’il fondera avec certains de ses proches et le précieux concours des Productions Louis Thermitus.
Avec plus de sept disques enregistrés, plusieurs tournées à l’étranger (dont neuf au Japon) et sa participation dans le documentaire « Haïti, cœur battant » de Carl Lafontant, Azor a conquis le monde.
La diaspora haïtienne de Miami (Floride) n’oubliera particulièrement pas de sitôt les prouesses de l’artiste et de son groupe qui n’ont jamais raté une seule édition du « Festival Rasin » réalisé pendant plus de 10 ans par le « Center for Haitian Studies » (CHS) de Miami. Le carnaval haïtien sera désormais privé de la présence de ce barde national qui a su mettre en transe des foules entières au cours des défilés.
Azor a évolué sur scène et réalisé des disques avec les musiciens haïtiens les plus célèbres. Le chanteur et compositeur Boulo Valcourt et le pianiste émérite Eddy Prophète sont de ceux qu’il a pu accompagner en Haïti comme à l’étranger, au cours de la dernière décennie de sa carrière artistique.

Au cours de ses dernières prestations, Azor a évolué avec son jeune frère "Ti Nonm"(Petit homme en français) qui, probablement, devrait lui succéder à la direction de "Rasin Mapou". [jmd/Radio Kiskeya]

Mapou". [jmd/Radio Kiskeya]

Haïti-Politique : Pourra-t-on remanier la commission sénatoriale d’analyse des pièces de Gousse ?

P-au-P., 16 juillet 2011 [AlterPresse] --- La question de la reconstitution de la commission spéciale du Sénat chargée d’analyser les pièces du premier ministre désigné, Bernard Gousse, est ouverte et les positions là-dessus sont partagées au niveau du sénat.
Les sénateurs Willy Jean-Baptiste, Joseph Edwine Zény, Francisco Delacruz, Michel Clérié et Youri Latortue, ont formellement demandé, en fin de semaine, au président du Sénat, Jean Rodolphe Joazile, de procéder à un remaniement de la commission.
Selon le sénateur Latortue, porte-parole du groupe, suivant les normes légales, on ne peut pas être juge et partie en même temps.
« Il est inconcevable que quatre des neuf membres de la commission en question aient pris ouvertement position, en signant une pétition contre le premier ministre désigné. Où est la notion d’éthique dans tout cela ? », s’interroge le parlementaire de l’Artibonite.
Les cinq sénateurs souhaitent la mise en place d’une nouvelle commission à la plus prochaine séance et la suspension du processus de ratification, ajoute Youri Latortue.
Cette position est rejetée par d’autres sénateurs qui ont été jusqu’à présent réservés sur la ratification ou non de Bernard Gousse.
Un de ces sénateurs, François Anick Joseph, également de l’Artibonite, la position de ses cinq collègues qui demandent une refonte de la commission ne fait qu’aggraver la situation.
« Il y aura toujours des sénateurs pour ou contre (…) dans la commission. Le problème ne consiste pas en la manifestation visible de la position des parlementaires », indique François Anick Joseph.
Il précise qu’à part le président du bureau qui n’a pas de droit de vote, « il n’y a que le sénateur (Jean Hector) Anaccacis et moi-même qui n’avons jamais affiché une clairement position ».
« Mais que va-t-il se passer en effet si on enlève de la commission les quatre sénateurs qui ont pris position contre Bernard Gousse ? Certainement, on va les remplacer par d’autres sénateurs cette-fois qui sont en sa faveur », soutient François Anick Joseph.
Attendu le jeudi 14 juillet pour déposer son dossier devant les responsables législatifs, l’ancien ministre de la justice, Bernard Gousse, a effectué une visite éclair au Parlement où il a, contrairement à toute attente, demandé un délai supplémentaire de huit jours pour réunir son dossier. [sfd gp apr 16/07/2011 09:00 ]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11288

Haïti-Rép. Dominicaine : La dépouille de Roodline Lindor rapatriée

P-au-P, 15 juil. 2011 [AlterPresse] --- La dépouille de Roodline Lindor, étudiante haïtienne tuée le 12 juillet en République Dominicaine, sera rapatriée ce vendredi 15 juillet par les autorités haïtiennes, selon une note conjointe du Ministère des Affaires Etrangères (MAE) et du Ministère des Haïtiens Vivant à l’Etranger(MHAVE).
Roodline lindor a été victime de l’assaut de plusieurs bandits alors qu’elle devait régler une dette de location et « les éléments d’informations disponibles jusqu’ à présent portent à croire qu’il s’agit d’une action liée au banditisme urbain », signalent les deux ministères.
Deux individus de nationalité dominicaine, Eddy Starlin Mendoza et Rafael Alberto Arias Garcia, principaux suspects dans l’affaire, sont actuellement en détention, ajoutent les autorités.
Le MAE et le MHAVE « constatent une croissance de la criminalité dans la capitale dominicaine et demandent aux ressortissants haïtiens de prendre les mesures de sécurité personnelle qui s’imposent. Particulièrement, les étudiants vivant dans des zones à risque ».
Par ailleurs, le gouvernement haïtien indique qu’il accompagnera la famille de Roodline Lindor, pour que justice soit obtenue. [kft gp apr 15/07/2011 11 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11281

vendredi 15 juillet 2011

ROODLINE LYNDOR..REPOSE EN PAIX...TU AVAIS TOUT FAIT ET BIEN FAIT...LA FAUTE A HAITI!

ETUDIANTE…21 ANS…HAITIENNE…TUEE POUR 475 DOLLARS…
Des criminels il y en a partout. Des crimes, les uns plus horribles que les autres font la une des journaux du monde entier. Il ne semble pas exister une société qui soit complètement immunisée contre la méchanceté, la délinquance, et d’autres maux caractéristiques de nos sociétés actuelles.
Fort heureusement, on n’y pense pas tous les jours. Quand nos enfants sortent le soir et ne rentrent pas ou ne donnent pas signe de vie parce que justement ils se croient majeurs et vaccinés, nous nous inquiétons à moitié sans réaliser que le malheur puisse s’arrêter à notre porte.
Le problème prend carrément une toute autre ampleur en fonction de notre proximité avec la victime. Nos réactions suivent la même logique : de la haine pure et simple en passant par la consternation et d’autres sentiments intermédiaires.
Justement ces derniers temps, j’avais renoué des contacts avec une très bonne amie que j’avais perdue de vue pendant plus de 20 ans. Il s’agit de l’ingénieure Carmen Jacqueline Paniagua que j’avais croisée sur les cours du Campus universitaire de l’Université Autonome de Saint Domingue. Après un parcours de combattant, carrément inimaginable, elle s’apprête à abandonner les Etats-Unis pour retourner chez elle en République Dominicaine.
Elle me disait justement ce qui l’effrayait surtout c’était la délinquance qui sévit dans ce pays très achalandé par les touristes avec peu de moyens financiers. Tous les nationaux sont unanimes à reconnaître l’insécurité qui menace tous les citoyens tandis que les touristes continuent à arriver en flux massif et continue. Les médias jouent leurs rôles comme on dit.
Depuis 48 heures les haïtiens ou les proches d’Haïti vivent avec consternation la disparition d’une jeune étudiante de 21 ans, assassiné de l’autre côté de la frontière pour entre autre lui soutiré 18.000 pesos dominicains. Plutôt 475 dollars !
Un fait divers sans doute. Un fait divers de trop. Une nouvelle page de l’histoire de ce pays qui s’écrit de tragédie en tragédie. Un fait divers qui devrait rassembler toute la famille haïtienne pour réfléchir sérieux et efficacement sur les vrais problèmes du pays pour essayer d’en trouver de vraies solutions.
Mais hélas la vertu que n’a pas eu les inondations de 2008 avec ses plus de 3.000 morts, la vertu que n’aura pas eu le tremblement de terre de 2010 avec son cortège de centaines de milliers de morts, la disparition de ROODLINE LYNDOR ne l’aura surement pas.
Elle n’avait que 21 ans. Elle avait traversé la frontière pour se mettre en lieu sur pour se former. Sans doute caressait-elle l’anxieux espoir de revenir servir son pays ! Elle finit violée par deux malandrins de la pire espèce dont l’un faisait partie d’une institution militaire.
Les criminels n’ont pas de patrie. Comme le crime ne connaît pas de race. Cependant, dans un pays comme la République Dominicaine ou le mot « haïtien » est assimilé à la pire des injures, il m’est souvent arrivé de me demander si un criminel sévissant contre un compatriote ne s’octroie pas une sorte de fausse clémence en se disant qu’avant tout il ne s’agit que d’un haïtien.
J’ai encore en mémoire cette scène de décapitation filmée dans une rue avec des gens qui applaudissaient et qui filmaient cette scène horrible.
La vie de chaque haïtien ressemble à un chemin de croix infini. Nous naissons déjà sans épaules et nous devons traverser les sentiers de cette existence colportant un énorme fardeau : HAITI.
ROOLDINE LYNDOR a cru faire tout ce qu’il fallait. Sa famille et ses proches en étaient convaincus. Aujourd’hui, la mode, la nécessité et la force des choses veulent bien qu’après les études classiques les jeunes haïtiens peu fortunés traversent la frontière poursuivre leurs études universitaires en République Dominicaine.
En 1980, quand j’ai annoncé aux directeurs du Centre d’Etudes Secondaires mon intention d’aller faire des études de médecine là-bas, j’avais reçu en pleine gueule leur réponse comme un coup de tonnerre. Que diable vas-tu faire dans ce pays de coupeurs de canne ? Ils ignoraient que les coupeurs de canne étaient des haïtiens. Ils avaient continué en me disant qu’ils me voyaient bien dans une grande université américaine ou européenne mais pas en République Dominicaine.
Trente ans plus tard, il y a plus d’étudiants universitaires haïtiens en République Dominicaine que d’étudiants universitaires haïtiens en Haïti. Nous vivions mal notre démocratie. Elle ne permet pas de progrès !
Le sort de ROODLINE LYNDOR peut être subi par plus de 20.000 jeunes compatriotes. Allons-nous enfin nous arrêter une minute pour revoir les étapes de ce chemin de croix et de nous poser les bonnes questions ?
Qui doit  tirer la sonnette d’alarme ? La Minustah ? l’OEA qui a tranché pendant les élections ? Le Club de Madrid ? La société civile haïtienne ? Le président édenté Michel Martelly ? Le parlement tout-puissant ? Les amis d’Haïti ? Les ONGs ?
ROOLDINE LYNDOR je te plains et je te pleure. Comme toute la nation haïtienne. Tu n’as pas à t’affubler de torts. Tu as fait ce qu’il fallait. Personne ne t’a aidée. Ainsi va la vie. Ainsi meurent petit à petit Haïti et son espoir !

Raso FAD violó y asesinó joven haitiana

Raso FAD violó y asesinó joven haitiana
Escrito por: ÁMBAR CASTILLO (ac.castillo@hoy.com.do)
Un raso de la Fuerza Aérea  fue arrestado ayer por  haber  violado y asesinado a la haitiana Roldine Lindor, de 21 años, en  el sector Hipódromo V Centenario, Santo Domingo Este.
Un raso de la Fuerza Aérea Dominicana (FAD) fue arrestado ayer por  haber  violado y asesinado a la haitiana Roldine Lindor, de 21 años, en un hecho ocurrido  en el sector Hipódromo V Centenario, Santo Domingo Este.
El raso habría actuado en complicidad con  Eddy Starlin Mendoza Ramos, de 21 años.
 Al ser interrogado, Starlin narró que el pasado martes a las 2:00 de la tarde abordaron a Roldine en un  carro Cia Toledo,  negro, con la falsa intención de mostrarle una casa que alegadamente le alquilarían.
Dijo a los investigadores que después  llevaron a la víctima a una casa en construcción, ubicada en la calle Farallón  del referido sector,  donde la acuchillaron y violaron sexualmente, despojándola de 18 mil pesos, de los cuales entregó 8 mil al raso Arias García.
La Policía informó que ambos se encuentran detenidos y serán puestos a dispocisión de la justicia.

jeudi 14 juillet 2011

How we helped pave Haiti’s road to hell

This article is from The Tyee, the award-winning online source for news and ideas based in Vancouver. Articles from The Tyee will appear regularly on the Opinion page of thestar.com.
Since last October, cholera has so far infected more than 370,000 Haitians and killed more than 5,500 of them. A proportionate epidemic in Canada would have sickened 1.2 million of us, and killed more than 18,000.
It was a totally avoidable disaster. Worse yet, it came to Haiti with the United Nations peacekeepers who were supposed to be protecting the Haitians. Since Canada is involved with MINUSTAH, the UN agency that effectively runs Haiti, we share some of the responsibility for inflicting needless suffering and for failing to admit it.
The outbreak started along the Meille River in a rural area, downstream from a MINUSTAH peacekeepers’ camp that had just received a contingent of Nepali soldiers. Suspicion fell on them at once.
After all, the soldiers had left Nepal in late September during a cholera outbreak. While they all had medical exams (including some stool tests), they then had 10 days’ home leave before reassembling in Kathmandu.
The Nepalese army denied its troops were to blame. MINUSTAH also denied the accusations, claiming the Nepalis had tested negative for cholera.
When the UN finally investigated the origin of the outbreak, it indirectly admitted the Nepalis had brought the disease. But it didn’t mention them explicitly. The UN spent more time blaming the Haitians for their lack of clean water and a sewage system.
Meanwhile, a team led by Renaud Piarroux of the Université de la Méditerranée did its own survey. Piarroux has just published a detailed report in Emerging Infectious Diseases, a peer-reviewed journal of the U.S. Centers for Disease Control.
Piarroux’s devastating report finds evidence that “strongly suggests” the epidemic emerged from the Nepalis’ camp.
Worse yet, Piarroux argues that to infect people using water from the Meille and Artibonite rivers, the quantity of Vibrio cholerae bacteria would have to come from at least one seriously sick cholera victim in the camp.
This directly refutes Secretary General Ban Ki-moon’s representative in Haiti, who had claimed “negative” test results on the Nepalis.
Cholera causes spectacular diarrhea and vomiting, so everyone in the base would have known about it. Suppressing information about such an outbreak would have required the collusion of senior Nepali officers, MINUSTAH officials, and at least some health-care professionals in WHO and the Haitian public health ministry.
But MINUSTAH said only that Piarroux’s study had been followed “by many others . . . each with different possible scenarios.” To my knowledge, no such alternate studies exist, and MINUSTAH didn’t cite any. We have only the UN report and that of Piarroux.
So the Piarroux report is an unrefuted indictment of the United Nations and its agents in Haiti, including the World Health Organization. The UN denials and press releases only aggravate the problem.
WHO faces a serious charge of suppressing or denying vital information about the epidemic while it spread explosively through the whole island of Hispaniola, including the Dominican Republic.
When the next serious outbreak arrives, therefore, we will wonder whether the scare is really a scam or a coverup. Such skepticism could cost lives.
Canada’s credibility is also in question. Many Canadian doctors have worked in Haiti. A Canadian, Nigel Fisher, is the UN’s Haiti Humanitarian Coordinator, supervising UN projects and coordinating with non-governmental organizations. He has said nothing publicly about the Piarroux report.
Nor has our last Governor General, the much-beloved Haitian-born Michaëlle Jean, who is now the UNESCO special representative to Haiti. When Canadian health experts, humanitarian coordinators and spokespersons are silent in the face of a UN coverup, they look complicit.
Importing cholera looks like incompetence made worse by misplaced political priorities. In September 2010, 5,044 Nepali troops were serving on peacekeeping missions. The UN was reimbursing Nepal to the tune of $1,028 (U.S.) per soldier per month.
Demand for infectious peacekeepers being zero, Nepal would therefore stand to lose over $5 million a month, and the UN might have trouble finding replacements.
The Piarroux report has embarrassed all concerned, including the Canadians in Haiti who have not protested MINUSTAH’s denials. It’s also a reminder of how little the UN has done to eliminate the squalor that cholera thrives on.
Dr. Rupert Virchow, the 19th-century doctor and politician, famously said that “medicine is a social science and politics is nothing else but medicine on a large scale.” In the case of Haiti’s cholera, Canada and the UN have committed malpractice on a very large scale.
Crawford Kilian is a contributing editor of The Tyee, where a longer version of this article appeared. He blogs about cholera and other diseases at H5N1.
http://www.thestar.com/opinion/editorialopinion/article/1025144--how-we-helped-pave-haiti-s-road-to-hell

Clinton Foundation pledges to fix Haiti trailers

Posted by Isabel Macdonald
  • July 14, 2011
    • ISABEAU DOUCET
Trailer at Sainte Thérèse de Darbonne in Haiti
Yesterday, the Clinton Foundation pledged to respond to the findings of an Investigative Fund/Nation magazine investigation that exposed a range of problems with trailers the foundation provided after the Haiti earthquake to serve as both classrooms and hurricane shelters. My reporting partner, Isabel Doucet, and I found that the trailers, one of the first projects approved by the Interim Haiti Recovery Commission, were plagued by mold, extreme heat and formaldehyde emissions. In addition, a leading structural engineer found them not to be hurricane-proof.
The investigation, posted by The Nation on July 11, was quickly picked up by the Associated Press, BBC World Service and Democracy Now! A Clinton Foundation COO Laura Graham was quoted in a July 12 AP article saying that the foundation run by the former US president, who serves as UN Special Envoy for Haiti and co-chairs the Recovery Commission, plans to send experts to Haiti to explore the article's allegations and fix any “structural deficiencies” in the trailers.
On July 14, Dr. Paul Farmer, who serves as Clinton’s Deputy special envoy for Haiti, told Democracy Now! that he would personally look into the issues raised in the investigation, which received additional support from the Canadian Centre for Investigative Reporting.
Laboratory tests conducted as part of the investigation found that one of the trailers has an unsafe level of formaldehyde. The temperature inside the trailers, which were used as classrooms by more than a thousand Haitian school children this year, regularly exceeds 100 degrees, a byproduct of the Clinton Foundation’s failure to provide electricity generators, as it had originally told the Recovery Commission it would. And despite an epidemic of cholera, a disease that is easily preventable with proper sanitation, the foundation has likewise failed to follow through on building the restrooms it told the commission would be part of the construction project.
June marked the beginning of Haiti's hurricane season, and meteorologists project that Haiti could face up to eighteen tropical storms this year. The town that received the faulty trailers, Léogâne, which was flooded by Hurricane Tomas last year, is relying on them as Plan A in the municipality's emergency response.
Graham had previously told us that experts were involved in the decision to award the Clinton Foundation trailer contract to Clayton Homes, a manufacturer currently being sued by Hurricane Katrina survivors who were exposed to unsafe levels of formaldehyde in the mobile homes Clayton sold to FEMA. However, she declined to disclose the names of these experts or reveal any details about the bidding process.
We hope they'll be more transparent about the experts they're sending to examine the trailers now.

UN mission in Haiti deploys troops in slums

PORT-AU-PRINCE, Haiti —
A United Nations spokeswoman says the world body's peacekeeping mission in Haiti has deployed troops to several slums in Port-au-Prince to crack down on gangs and criminals.
Barbara Mertz of the U.N. peacekeeping mission in Haiti says "Operation Phoenix" will use more than 2,100 soldiers to catch criminals in Cite Soleil, Bel-Air and Martissant. All three slums are longtime havens for gang activity.
The operation announced Thursday is being supported by U.N. police and Haiti's National Police. It is intended to last for several days.
Once the U.N. force secures the three neighborhoods, the troops plan to clear the streets of debris and garbage, set up health care clinics, and repair roads.
http://seattletimes.nwsource.com/html/nationworld/2015613987_apcbhaitislumcrackdown.html

Wrangle over prime minister holds up Haiti recovery

14 Jul 2011 19:40
Source: reuters // Reuters
* Pop-star-turned-president in tussle with parliament
 * Impasse delays urgent post-quake reconstruction moves
 * Diplomats, donors impatient to have government in place

By Joseph Guyler Delva
 PORT-AU-PRINCE, July 14 (Reuters) - Two months after taking office with a promise to "wake up" Haiti, President Michel Martelly is battling to install a new government and the urgent task of rebuilding from last year's earthquake is on hold.
 Lawmakers have opposed his choices for prime minister in an early run-in with Haiti's messy political reality for the shaven-headed former pop star and novice president elected in March. He has promised to rebrand his nation from a development basket case into a Caribbean success story. [ID:nN07105065]
 Diplomats and donors say the Western Hemisphere's poorest state desperately needs a new administration in place to advance recovery from the 2010 quake that killed tens of thousands and wrecked much of the capital Port-au-Prince.
 "As long as there is not agreement on the prime minister we are completely stuck," said Roland Van Hauwermeirin, country director in Haiti for international humanitarian agency Oxfam.
 Oxfam says Haiti's leaders urgently need to relocate more than 600,000 quake survivors still living under tents and tarpaulins. This requires swift decisions to resolve land tenure obstacles and approve resettlement housing projects.
 Other pressing tasks to be dealt with are a cholera epidemic that has killed more than 5,500 people since October and the threat of life-threatening winds, floods and landslides as the annual hurricane season moves toward its active phase.
 A parliament dominated by supporters of the country's previous president last month rejected Martelly's first pick for premier. [ID:nN1E75K230] Lawmakers are also opposing his second selection -- Bernard Gousse, a former justice minister.
 Gousse, accused by critics of once leading a crackdown against backers of ex-President Jean-Bertrand Aristide, was to present his credentials to the Senate for review on Thursday.
 But 16 members of the 30-seat Senate have already signed a public statement saying they oppose Gousse as prime minister. Martelly said if Gousse was not accepted as premier, putting a new government in place could take six months.
 "We have the hurricane season and the cholera epidemic to deal with. I need to deliver the promises I made to the population," Martelly said this week after cutting short a visit to Europe to tackle the institutional impasse.
 Huge expectations surrounded Martelly's March 20 election after his tough-talking populist campaign promises to improve life for Haitians won over voters weary with Haiti's crushing widespread poverty and bickering, self-enriching politicians.
 His whirlwind campaign was heavily driven by his popularity as a successful star of Haiti's catchy Konpa carnival music.

DONORS DISMAYED
 "Now that Martelly is on the inside, he's starting to see how difficult it really is to govern Haiti," Robert Maguire, professor of international affairs at the Elliott School of George Washington University in Washington, told Reuters. "When you're the 'president of Konpa' that's one thing, when you're president of the country, that's a different thing."
 "If this starts to tumble down into demonstrations in the street ... then we're in a big heap of trouble," Maguire said.
 The concern about the political deadlock appears to be shared by major donors such as the United States, which invested considerable funds and active diplomacy into steering through the often chaotic Haitian elections which were roiled by serious fraud charges.
 "To decide on future projects, we need a counterpart, a Haitian government that we don't have now ... we are impatient to work in cooperation with a new government," U.S. Ambassador Kenneth Merten said this week.
 There were some signs that Martelly might be able to shift the blame for the government paralysis onto parliament, presenting lawmakers as selfish spoilers seeking to preserve their political power when the country needed action.
 When Martelly strolled back on foot to his palace after visiting parliament on Wednesday, supporters chanted criticism of lawmakers and shouted: "We need a government now." (Additional reporting in Miami and writing by Pascal Fletcher; editing by Mohammad Zargham) http://www.trust.org/alertnet/news/wrangle-over-prime-minister-holds-up-haiti-recovery

Haïti-Rép. Dominicaine : Une étudiante haïtienne assassinée

P-au-P, 14 juil. 2011 [AlterPresse] --- Une étudiante haïtienne, Roodline Lindor, 20 ans, a été retrouvée morte à Santo Domingo en République Dominicaine mercredi 13 juillet, confirme le Groupe d’Appui aux Rapatriés et Refugiés(GARR). Selon des informations publiées par la presse dominicaine sur internet, le corps a été retrouvé dans une maison abandonnée à l’est de la capitale dominicaine.
La tension avait commencé à monter alors que la famille de la victime et ses amis ont gagné les rues réclamant que son corps soit transféré par l’institut chargé de faire l’autopsie.
Roodline Lindor a disparu depuis le 12 juillet dernier dans la matinée tandis qu’elle devait obtenir un contrat pour un logement, selon la presse dominicaine.
Aucune information n’a encore été fournie par les autorités dominicaines et haitiennes. [kft gp apr 14/07/2011 11:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11277

Plusieurs bandits appréhendés grâce au nouveau dispositif sécuritaire

Au cours des derniers jours les forces de l'ordre ont repris l'initiative au centre commerciale de Port-au-Prince favorisant un retour au calme.
Mardi un groupe de 6 bandits, dont deux femmes, impliqués dans plusieurs cambriolages, ont été interpellés à la rue traversière. Ces malfrats venaient de cambrioler un nouvelle entreprise, rapporte l'inspecteur divisionnaire Dupont Joseph. Il assure que 2 armes à feu ont été également récupérées.
Dans le cadre de cette nouvelle offensive les policiers de Pétion ville ont appréhendé Fritzner Jean-Louis, évadé du pénitencier National. Il avait été incarcéré en 2006 pour l'enlèvement de l'épouse de l'entrepreneur Daniel-Gérard Rouzier.
Madame Carine Abraham Rouzier, la femme de l'ex-Premier ministre désigné Daniel-Gérard Rouzier a été enlevée en 2005 non loin de sa résidence à Pétion-ville et séquestrée avant d'être libérée contre le versement d'une rançon. En cavale depuis le 12 janvier 2010, Jean Louis est actuellement incarcéré au commissariat de Port-au-Prince.
Par ailleurs, un policier affecté à l'unité de sécurité générale du Palais National a été appréhendé pour son implication dans un kidnapping. Emile Augustin a été écroué mercredi au pénitencier national, aurait avoué son implication dans l'enlèvement de la veuve du journaliste Sony Bastien.
Les autorités policières ont réitéré ces derniers jours leur détermination à rétablir un climat sécuritaire indispensable pour l'arrivée des investisseurs étrangers. Le directeur départemental de l'Ouest de la PNH, Michel Ange Gédéon avait fait état d'une baisse du nombre de cas d'enlèvement au cours de ces derniers mois. Il assure que 6 cas de kidnapping avaient été enregistrés en juin 2011.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19307

Première visite du président Martelly au Parlement

La visite surprise du chef d'Etat haïtien, Michel Martelly, aux parlementaires est considérée comme une visite de courtoisie par un grand nombre d'élus. Le premier secrétaire de la chambre basse, Guy Gérard Georges, assure que le président Martelly avait a maintes reprises manifesté le désir de rendre visite aux législateurs.
Une visite brève mais empreinte de cordialité. Le président Martelly a salué chaque parlementaire individuellement dans une ambiance joviale.
Le sénateur Youri Latortue (AAA) accueille cette visite comme un message du chef de l'Etat sur la nécessité d'une bonne collaboration entre les élus. Il note que la visite a été brève moins de 10 minutes pour les deux chambres. Le chef de file de AAA rappelle que le président René Préval avait également au début de son mandat en mai 2006 effectué une visite de courtoisie aux parlementaires.
Interrogé sur le sens de cette visite, le sénateur Kelly Bastien (Inité) refuse de la considérer comme faisant partie d'une campagne de charme dans le cadre du processus de ratification du Premier Ministre. Il signale qu'en mois de 5 minutes le président Martelly ne saurait convaincre les sénateurs pétitionnaires.
A l'issue de la rencontre avec les parlementaires le président Martelly a regagné le Palais National à pied. Ce qui est devenu une particularité du président Martelly. Une grande foule s'était massée devant le Parlement et a accompagné le président non sans lancer des slogans hostiles aux parlementaires.
LLM / radio Métropole Haïti

Les relations entre les deux branches de l'exécutif sont harmonieuses

Jean Max Bellerive préfère s'identifier comme Premier Ministre sortant au lieu de démissionnaire. Loin d'être passif dans l'attente de l'entrée en fonction d'un nouveau chef de gouvernement, M. Bellerive participe régulièrement à des séances de travail avec le chef d'Etat.
Le président Martelly affirme que ses rencontres sont quotidiennes et visent à améliorer les conditions de vies des haïtiens en dépit de l'absence d'un gouvernement. Martelly se réjouit de la disponibilité du Premier Ministre Bellerive et assure que l'exécutif doit aller de l'avant avec ou sans ratification du Premier Ministre designé.
Au cours des dernières séances de travail le dossier des engrais et semences pour les agriculteurs et la réhabilitation du gymnasium Vincent ont été au centre des discussions.
Jean Max Bellerive a promis d'accompagner le président Martelly afin d'éviter tout blocage durant la période de transition politique. Il assure que l'administration publique et les membres du gouvernement doivent aider à la matérialisation des promesses du chef d'Etat.
Le Premier Ministre est d'autant plus préoccupé que ce trimestre est celui de la saison cyclonique et des préparatifs pour la rentrée des classes.
Le chef d'Etat haïtien espère que le Premier Ministre et le ministre de la justice pourront identifier des ressources disponibles afin de lancer les projets prioritaires notamment dans le domaine de l'éducation.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=19308

mardi 12 juillet 2011

Rugby : arnaque, fric et ovalie

Un agent d’affaires lyonnais, un diacre haïtien, un pasteur libérien, deux Camerounais… Le Stade français, emblématique club parisien, est au cœur d’un imbroglio judiciaire international.

L’affaire a de quoi déconcerter : que vient faire une fondation canadienne dédiée à l’enfance dans la reprise d’un club parisien de rugby en difficulté ? Le profil des acteurs est tout aussi disparate : un ancien secrétaire d’État français aux Sports, un agent d’affaires lyonnais, un diacre haïtien, un pasteur libérien, deux ressortissants camerounais… Drôle d’attelage, qui s’est désarticulé à la suite d’une cascade de plaintes déposées devant des tribunaux français, britanniques et canadiens.
Tout est parti d’un projet de Bernard Laporte, ancien sélectionneur du XV de France et ex-secrétaire d’État aux Sports, qui se propose de sauver le Stade français, dont il fut l’entraîneur, de la relégation (synonyme de faillite). La Direction nationale d’aide et de contrôle de gestion (DNACG) de la Ligue nationale de rugby (LNR) exige en effet 12,6 millions d’euros pour maintenir le club parisien au sein du Top 14.
Apprentis sauveurs
L’ancien membre du gouvernement Fillon a un plan et cherche des investisseurs. Le 10 mai, sur les conseils de l’agent d’affaires lyonnais Stéphane Benhamou, Laporte prend contact avec la Fondation pour l’amélioration des conditions de l’enfance dans le monde (Facem), basée à Montréal.
Créée en 2002 par Job Ariste, homme d’affaires d’origine haïtienne et diacre de l’Église baptiste, la Facem mêle finance et humanitaire. Elle met des investisseurs en relation avec des porteurs de projets et se rémunère à hauteur de 5 % des bénéfices engrangés. Les sommes récoltées sont ensuite reversées à des œuvres en faveur de l’enfance. En France, cette structure qui entretient la discrétion multiplie les projets. Elle est impliquée dans la construction d’un golf dans le Sud, aurait été approchée pour une éventuelle prise de participation au capital du Racing Club de Lens et travaille au montage d’une télévision panafricaine.
Pour « sauver » le Stade français, les deux partenaires – l’ex-secrétaire d’État et la fondation – créent, le 24 mai, la société Rugby développements, détenue à 49 % par Laporte, à 51 % par la Facem, représentée pour l’occasion par le Camerounais Armand Hugolin Kongo. Elle est censée apporter 12 millions d’euros d’investissement. Le problème, explique le promoteur haïtien, c’est que « Laporte était dans une urgence extrême » et pressait ses partenaires de débloquer l’argent avant la fin de l’ultimatum fixé par la DNACG au 20 juin. Pour la fondation, ce délai est impossible à tenir car elle n’avait pas d’argent disponible avant le 24 juin.
Vite fait mal fait
Job Ariste appelle alors à la rescousse Radd International LLC, une société basée aux États-Unis, à Covington (près d’Atlanta), au domicile de Dennis Doboyouh, un ancien pasteur libérien. C’est elle qui fournit une lettre de capacité bancaire, censée apporter la preuve que l’argent est disponible. Mais le document est un faux. Et est immédiatement dénoncé par la banque londonienne HSBC, qui porte plainte. Laporte, qui avait déjà payé 175 000 euros à la Facem au titre de frais de virement, tombe de haut et porte plainte à son tour… contre inconnu. Une plainte visant l’ancien pasteur libérien est également déposée au Canada, le 25 juin, par l’avocat de la fondation québécoise.
Happy end pour l'équipe
Le conseil supérieur de la DNACG a accepté le 27 juin le plan de reprise du Stade français présenté par un groupe d’investisseurs et porté par la famille Savare (46e fortune de France, à la tête du groupe Oberthur Technologies), qui assure que l’intégralité des fonds réclamés (12,6 millions d’euros) sera versée. Max Guazzini, historique président du club parisien, a cédé son poste à Thomas Savare, fils du fondateur d’Oberthur. C. M.
Pour sa défense, Doboyouh explique n’avoir jamais été intéressé par l’achat d’un club de rugby et explique que la lettre incriminée avait été délivrée à la Facem lors d’une précédente transaction portant sur un achat de marchandises en Europe. « Mensonge ! s’insurge Sylvain Maier, l’avocat français de la fondation, joint par Jeune Afrique. La Facem lui a avancé une part de l’argent versé par Laporte, soit 80 000 dollars canadiens [57 000 euros, NDLR]. Nous allons d’ailleurs restituer le reste [à Laporte, NDLR]. »
En attendant, le Lyonnais Stéphane Benhamou et les Camerounais Armand Hugolin Kongo et Christophe Nyanga (vice-président et secrétaire général de la Facem) sont mis en examen, depuis le 24 juin, pour « escroquerie en bande organisée » et « faux et usage de faux » par un juge français.
Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Rugby : arnaque, fric et ovalie
Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique
http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2634p056.xml0/france-cameroun-oberthur-rugbyrugby-arnaque-fric-et-ovalie.html

Haïti-Duvalier : L’ancien tyran doit être jugé dans son pays, selon le Rnddh et la Fidh

P-au-P, 12 juil. 2011[AlterPresse] --- Le Réseau National de Défense des Droits Humains (Rnddh) et la Fédération Internationale des ligues de Droits de l’Homme (Fidh) plaident pour un jugement de l’ex-dictateur Jean Claude Duvalier sur le sol haïtien.
Un rapport acheminé par ces organisations à AlterPresse, précise que « le juge haïtien peut appliquer directement le droit international pour poursuivre les crimes contre l’humanité, en s’appuyant sur le statut du Tribunal de Nuremberg, sur les résolutions de l’Assemblée générale des Nations Unies confirmant les principes de Nuremberg et sur le soutien constant apporté par Haïti à l’incrimination du crime contre l’humanité ».
Selon le Rnddh et la Fidh, « le crime conte l’humanité était (déjà) incriminé par le droit international en vigueur entre 1971 et 1986. » Une période qui correspond exactement à l’administration de l’ancien président à vie.
Ils préconisent aussi, l’adoption d’une loi renvoyant au droit international pour la définition de l’infraction, au cas où la justice haïtienne se serait déclarée incapable de trancher sur cette affaire.
Quant à la notion de prescription que brandissent les avocats de Jean Claude Duvalier, les défenseurs réaffirment que les crimes contre l’humanité sont « imprescriptibles ».
La prescription est une conception juridique disant que, passé un temps, une démarche en justice pénale ou civile est jugée refusable.
Récemment, le Haut-commissariat de l’ONU a également formulé le souhait que le processus de justice en faveur des victimes de Duvalier soit mené par des institutions haïtiennes.
« C’est à travers les institutions nationales que des solutions à ces problèmes peuvent survenir », a déclaré la Haut-commissaire adjoint, Kyung-Wha Kang, au cours d’une visite effectuée la semaine écoulée dans le pays. [rh gp apr 12/07/2011 11:20]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11266

L’appui du Brésil à Haïti au centre de la visite d’un jour du chef de la diplomatie brésilienne à Port-au-Prince

12 juillet 2011 Publié dans la catégorie : À La Une, Quoi de neuf ?
Lors de sa nouvelle visite en Haïti le 11 juillet, le ministre brésilien des Affaires étrangères, Antonio Patriota a rencontré le président Michel Joseph Martelly, pour des entretiens relatifs à la coopération bilatérale. Avec le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Haïti, Mariano Fernández Amunátegui, et le Commandant de la Force de la MINUSTAH, il a été question de l’appui du Brésil à la Mission.
M. Patriota, porteur d’un message « d’engagement » du chef de l’Etat brésilien Dilma Rousseff à son homologue haïtien, a exprimé sa satisfaction d’être de retour en Haïti, « un pays qui a des liens fraternels avec le Brésil ». Il a profité de cette visite à Port-au-Prince pour passer en revue, avec le chef de l’Etat haïtien, l’aide brésilienne dans le cadre du processus de reconstruction du pays, la coopération technique et l’assistance humanitaire.
La coopération entre le Brésil et Haïti s’est particulièrement renforcée à partir de 2004 dans plusieurs domaines. Dans le secteur de la santé, cela s’est traduit par la construction d’hôpitaux. Pour ce qui est des infrastructures, le Brésil finance l’étape initiale du projet du barrage de l’Artibonite, « un sujet qui a été abordé avec M. Martelly », a souligné le ministre des Affaires étrangères lors d’une conférence de presse tenue avant son départ. Le Brésil est également présent en Haïti dans le domaine de l’agriculture, à travers l’EMBRAPA, une société brésilienne de recherche qui pilote des projets agricoles à Kenscof et à Fond-des-Nègres.
Autre champ d’intervention, le sport. Depuis avril, onze joueurs de 11 à 14 ans s’entraînent, dans le cadre d’un programme de 6 mois, à l’Olé Football Club, l’un des grands clubs de football au Brésil.
Avec le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies et le Commandant de la Force, le général Luiz Ramos, le chef de la diplomatie brésilienne a évoqué les conditions de sécurité prévalant dans le pays et les performances de la composante brésilienne de la MINUSTAH. Le Brésil est en effet le plus grand contributeur de troupes de la MINUSTAH avec un effectif de 2.192 hommes formant deux bataillons d’infanterie, BRABAT 1 et BRABAT 2 et une compagnie de génie (BRAENGCOY). Par ailleurs, le Commandant de la Force militaire de la Mission est brésilien.
Les deux bataillons d’infanterie appuient notamment la Police Nationale d’Haïti (PNH) et la Police des Nations Unies (UNPol) dans le domaine sécuritaire, dans le cadre d’opérations conjointes, plus particulièrement dans les zones à forte densité de population comme Cité Soleil, Bel Air ou Martissant. Ils participent également à des activités de coordination civilo-militaires (CIMIC) de proximité avec les résidents vivant dans le voisinage de leurs bases.
Les bataillons d’infanterie ont également été particulièrement actifs dans le domaine de la sécurisation des centres de vote lors des dernières élections législatives et présidentielles.
Quant à la compagnie de génie (BRAENGCOY), elle intervient surtout dans le domaine de l’amélioration des infrastructures, dont le projet le plus récent a consisté à réhabiliter une zone de l’Aéroport international Toussaint Louverture matérialisée par le déblayage du terrain et le bitumage du parking et de la route d’accès au salon diplomatique.
Le mandat la Mission onusienne doit être renouvelé en octobre 2011. Le ministre brésilien a souligné à ce propos qu’une « réduction des effectifs pourrait être envisagée avec le maintien des bataillons d’ingénieurs ». Il a cependant tenu à assurer qu’aucune décision ne sera prise avant la conclusion du rapport du Groupe Consultatif Spécial sur Haïti du Conseil Economique et Social des Nations Unies (ECOSOC) sur la question.
M. Patriota était déjà venu en Haïti en février pour apporter le soutien de son pays au processus électoral avec l’octroi de 300.000 dollars destinés à l’organisation du deuxième tour de l’élection présidentielle du 20 mars.
Rédaction: Habibatou Gologo
Edition: Faustin Caille
http://minustah.org/?p=31098

lundi 27 juin 2011

Martelly est à la recherche d'un consensus avec les parlementaires

Le chef d'Etat haïtien, Michel Martelly, préconise le dialogue avec les parlementaires en vue de former le gouvernement dans le meilleur délai. Dans une interview accordée à la chaine publique, M. Martelly dit espérer que le nouveau Premier Ministre désigné pourra soumettre son dossier au Parlement avant la fin de la semaine. Début juillet le président haïtien effectuera plusieurs déplacements dans la Caraïbes et en Europe aux fins de renforcer la coopération avec les partenaires d'Haïti. Il espère que le chef du gouvernement pourra entrer en fonction avant la fin de son périple de 15 jours.
Interrogé sur le profil du prochain Premier Ministre, M. Martelly indique que le nom ne constitue pas un problème. Il affirme avoir évoqué une dizaine de noms de personnalités avec les dirigeants du Parlement.
Le chef d'Etat se propose de poursuivre le dialogue avec les législateurs afin de s'assurer d'un vote favorable pour son Premier Ministre. Je veux avoir la garantie que la personne désignée sera ratifiée, insiste le président haïtien. Il donne l'assurance qu'un accord avec les élus sera le préalable à la désignation officielle d'un nouveau Premier Ministre.
Confiant dans le bon déroulement des négociations, M. Martelly invite la population à attendre une décision des parlementaires dans la perspective de la formation d'un nouveau gouvernement. Il exhorte les parlementaires à contribuer au déblocage de la situation qui risque de déboucher sur une nouvelle crise. " Il faut mettre une fin à la série de crise conclut-il.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19258

vendredi 24 juin 2011

Haïti : vers la fin des adoptions individuelles ?

Haïti : vers la fin des adoptions individuelles ?

Michel Martelly, le président haïtien, a annoncé jeudi qu’il voulait interdire l’adoption individuelle, rapporte Le Monde. Le chef de l’État veut ratifier la convention de la Haye sur les adoptions qui oblige les parents adoptants à passer par un organisme agréé. "Dans l’attente du vote de cette loi, dans des délais que je souhaite aussi rapprochés que possible, j’entends prendre un arrêté présidentiel rendant obligatoire le passage des demandes d’adoption devant des organismes agréés, comme le prévoit la convention de La Haye", a affirmé M. Martelly. Des représentants de dix pays adoptants se sont réunis dans la même journée à Port-au-Prince pour faire le point sur l’adoption un an et demi après le séisme. Le but de la réunion était d’envisager la reprise des adoptions gelées.

mardi 21 juin 2011

Haïti-Éducation : Un manque de consultation publique sur le FNE

P-au-P, 20 juin 2011[AlterPresse] --- Le secrétaire exécutif de la Plateforme des Organisations Haïtiennes de Défense des Droits Humains (Pohdh), Antonal Mortimé, déplore le fait que le secteur des droits humains et d’autres partenaires n’ont pas été impliqués dans le cadre de l’établissement, du Fonds National pour l’Éducation (FNE). Le président haïtien, Michel Martelly, avait lancé solennellement le 26 mai dernier le FNE dans l’idée de favoriser l’accès à l’éducation au niveau fondamental à 1,9 millions d’enfants haïtiens non scolarisés, selon lui, dans tout le pays.
La décision de créer ce fonds si elle est saluée par certains partenaires comme l’UNESCO, soulève cependant des reproches et aussi des doutes.
« Nous n’avons pas été contactés. », déplore Mortimé qui coordonne les activités de la POHDH, une plateforme de 8 organisations de défense de droits humains.
« Des secteurs (organisations), tels, la Papda (Plateforme haïtienne de Plaidoyer pour un développement alternatif), le Garr (Groupe d’Appui aux Rapatriés et aux Réfugiés) et les Syndicats d’enseignants, qui réfléchissent sur le dossier de l’Éducation depuis plus d’une vingtaine d’années, n’ont pas été abordés », ajoute t-il.
Ces organismes travaillent de concert avec la POHDH sur certains dossiers dont celui de l’Éducation, précise Antonal Mortimé.
Les propriétaires d’établissements scolaires privés n’ont pas non plus été officiellement contactés. Les écoles privées représentent 88 % de l’offre scolaire en Haïti.
Certains membres de la diaspora, principale concernée, se plaignent également de n’avoir pas été consultés, selon les medias.
Ces attitudes restent contraires « à l’instauration de l’État de droit » que prône le président de la République, regrette Mortimé, qui « souhaite qu’il (Martelly) tienne compte de cela dans les prochaines décisions qu’il aura à prendre ».
« L’idée est bonne », dit-il, même quand elle fait l’objet de confusion vue qu’elle n’est appuyée sur aucune base juridique. La réflexion se porte surtout sur la nature de ce fonds, est-il étatique ou « Martellien - appartenant à Martelly », s’interroge Mortimé.
Les mécanismes d’alimentation du Fonds National pour l’Education sont opérationnels depuis le 15 juin dernier. Tous les opérateurs de transferts d’argent ou d’aliments prélèvent un frais de 1,5 USD sur chaque client et pour chaque transaction, ce, pour tout transfert en provenance des États-Unis, du Canada et de certains pays des Antilles.
Certains haïtiens résidant aux Etats-Unis ont témoigné que leur carte d’appel de 22 minutes ne dure plus de 6 minutes, et ce pour la même somme.
Cet argent doit être remis à la BRH, et les frais sont baptisés « Frais d’utilisation de la plateforme de la BRH ».
Lors du lancement officiel du FNE le 26 mai le président avait dit en substance que c’est la Banque de la République d’Haïti (BRH) qui se chargera de la gestion de ce fonds. Une firme étrangère (Price Waterhouse Cooper) réalisera les audits.
Seulement, aucune décision juridique n’accompagne cette démarche du chef de l’État. Ce n’est pas une loi, ni un arrêté, ni un décret qui a conduit à la création du fonds. Il s’agit pourtant des trois principales manières de prendre les décisions juridiques en Haïti.
« Cette décision n’a pas de force juridique », s’inquiète Mortimé. Qu’adviendra t il après la présidence de Martelly si ce n’est pas une décision d’État, se questionne t-il.
Mais, pour Jean Frantz Théodat, fiscaliste et maire de la commune de Tabarre, « ce n’est en rien une taxe ». Le maire préfère qu’on parle de « prélèvement ou redevance » c’est-à-dire « le paiement d’un droit effectué par un citoyen ».
Le premier ministre désigné, Gérard Daniel Rouzier concède de son coté, que dans le domaine de levée de fonds « la transparence » est obligatoire.
Reconnaissant les faiblesses de clarté, Rouzier a promis, au cours de ce même entretien, que « son ministre de l’éducation éclaircira les questions les plus pointues une fois que son cabinet sera formé ».
En attendant, c’est le chef de l’Etat Michel Martelly, qui donne déjà un aperçu sur l’utilisation exacte prévue pour le Fonds National de l’Education. Récemment, lors de son bilan des 30 premiers jours, Martelly a affirmé qu’il vise la scolarisation gratuite dans les écoles publiques (un peu plus de 10% de l’offre scolaire), alors qu’il l’avait auparavant promis à tous les enfants haïtiens. [rh kft gp apr 20/06/2011 08:40]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11191

lundi 20 juin 2011

Honeymoon Over for Haiti's New President?

By: Joel Dreyfuss Posted: June 19, 2011
President Martelly at last month's inauguration (Getty Images)Even the skeptics had hopes when the former entertainer known as "Sweet Micky" was sworn in as Haiti's president. Michel Martelly presented himself as an outsider and won by a landslide over law professor and former first lady Mirlande Manigat. But reports from the island nation indicate that politics as usual may be back at a country still trying to recover from the devastating earthquake of January 2010.
Jacqueline Charles summarized the situation in the Miami Herald last week:
"Martelly has discovered that the job was tougher than he thought,' " said Daly Valet, publisher and editor-in-chief of Le Matin, a Port-au-Prince-based newspaper. "He's a president who wants to do some things, but he doesn't have the opportunity and institutional framework to do it, so he's trying to grab everything that can make him look good."
Martelly's administration faces severe short-term challenges, including a looming fuel and food crisis, hurricane season, the start of the school year and a surging cholera epidemic in the countryside. Public investments continue to languish, unemployment hovers above 70 percent, hundred of thousands remain homeless, and the International Monetary Fund has lowered its growth projections for this year to 8.6 percent from 10 percent. Thursday, a week after 28 people died in flooding, Haitians were warned to prepare, yet again, for heavy rains.
"People are going to get more and more frustrated as the rains fall and as hope that was generated by the promises of the election and the inauguration seem to be dissipating in 'politics as usual,'  " said Mark Schneider, a longtime Haiti observer with the International Crisis Group. "Haiti needs a government in place to work together on resettlement and on reconstruction and it needs it now.''
Instead, there are disquieting signs of political paralysis:
• Martelly has no government, and the prospects that parliament will approve his choice for prime minister, Daniel Rouzier, are uncertain.
• The president has mishandled his relations with the influential Haitian diaspora, the vast population of Haitians living abroad, which had seen his election as a chance for greater influence on their homeland.
• Martelly's policy toward the Interim Haiti Recovery Commission, the principal U.S.-backed vehicle for reconstruction, is in doubt, following contradictory statements about its future from his team.
The biggest problem facing Martelly concerns his nomination of Rouzier, a 51-year-old U.S.-educated entrepreneur, as prime minister. Despite vigorous lobbying on Rouzier's behalf by former President René Préval, whose political coalition holds a comfortable majority in both chambers of parliament, Rouzier's supporters realize his prospects remain uncertain.
We always knew that whoever came into the presidency in Haiti would face a monumental task. Martelly, best known fot an outrageous stage presence in his former career, will have to come up with his best performance yet if this poor country is to advance.
http://www.theroot.com/buzz/honeymoon-over-haitis-new-president

Haiti-Choléra : Un deuxième pic de l’épidémie

P-au-P, 19 juin 2011[AlterPresse] --- Haiti fait face à un deuxième pic de l’épidémie de choléra qui a causé des dizaines de mort durant les dernières semaines, au moment où le pays entre dans la saison des pluies et la période cyclonique, selon le Bureau de la coordination des affaires Humanitaires (OCHA).
La flambée de choléra signalé dans l’ensemble du pays et notamment à Port-au-Prince, dans les départements de l’Ouest, du Sud-est du Sud de la Grand’Anse (sud-ouest), du Centre et de l’Artibonite (nord) « laisse à penser que c’est une 2e vague de l’épidémie, c’est-à-dire un 2e pic », explique Emmanuelle Schneider, porte parole de l’OCHA.
Elle intervenait au cours d’une conférence de presse de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haiti (MINUSTAH) le 17 juin dernier.
À date 5 407 personnes sont déjà mortes du choléra et 333 550 ont été atteintes par la maladie.
Schneider la détermination des partenaires d’Haiti, dont l’Organisation Panaméricaine de la Santé (OPS), à continuer à apporter leur soutien en vu de contrecarrer l’épidémie.
« L’ensemble des partenaires de santé, en appui au ministère de la santé (haïtien), renforcent leurs activités notamment dans l’Artibonite ainsi que dans le département du Centre qui sont 2 départements qui ont été gravement touchés », a déclaré Emmanuelle Schneider.
L’OPS a établi un système d’alerte et dispose dans son entrepôt de « suffisamment de médicaments pour traiter 5 000 patients atteints des formes les plus sévères du choléra », informe Schneider qui annonce une importante campagne de sensibilisation pour les localités de Carrefour et de Martissant (secteur sud de Port-au-Prince).
D’autre part, plus de 400 mobilisateurs communautaires sont déployés pour disséminer des messages de prévention sur l’hygiène et la prévention des risques de contamination, spécialement à Maissade (département du centre Est d’Haiti).
La coordination a déjà reçu 92 millions de dollars soit 53 % des 175 millions qui sont l’objet d’un appel qu’elle a effectué pour pouvoir faire face à l’épidémie.[rh gp apr 19/06/ 2011 11:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11188

dimanche 19 juin 2011

Archives en péril, en France et en Haïti : les multiples vies de Véronique Parmentier

Dimanche 19.06.2011, 05:17 - PAR ÉLISE PINSSON Véronique Parmentier fait partie de l'organisation Archivistes sans frontières.
LE VISAGE DU DIMANCHE
Profession : « Archiviste en urgence ». Ça laisse hilare, ou médusé, au choix. C'est pourtant le métier passionnant de la Madeleinoise Véronique Parmentier. Au quotidien, elle vole au secours des archives des mairies du Nord (1). Et sur son temps libre, elle se consacre aux autres. Aux autres archives, et aux Autres. Missionnée en Haïti par Archivistes sans frontières pour aider à classer les archives en péril après le séisme de janvier 2010, elle a pu rencontrer Phanes, l'un de ses « filleuls » depuis sept ans.
Tresse avisée et chemisier blanc, Véronique Parmentier s'active, le sourire aux lèvres. Mercredi, elle préparait la table-ronde qui devait avoir lieu le soir même au centre des archives départementales à Lille. Son thème : « La vulnérabilité des archives face aux diverses menaces » (séisme, tsunami, éruption volcanique). Prise de tête ? Certainement pas. Le soir-même, une cinquantaine de personnes sont venues, et pour cause...
« Un pays sans archives, c'est un pays sans mémoire et sans identité, et donc sans avenir », disent d'une même voix Véronique et Danièle Neirinck, la présidente pour la France d'Archivistes sans frontières (ASF), une ONG dont fait partie la Madeleinoise. « Les archives servent tous les jours aux citoyens ! Comment prouver que vous êtes propriétaire si vous n'avez pas les papiers ? » Suite au séisme du 12 janvier 2010 en Haïti, le ministère de la Culture français prend contact avec Danièle Neirinck qui, à son tour, recherche des archivistes bénévoles pour partir en Haïti « aider à sauver les archives », même si sur place des équipes dirigées par Jean-Euphèle Milcé, responsable des archives du ministère des Affaires Étrangères (MAE) en Haïti, s'organisent. « On avait eu une expérience proche en 2009, témoigne Danièle Neirinck. Quand les archives de Cologne s'étaient effondrées... » Véronique de son côté, cherchait à se rendre « utile » en Haïti, par « l'attachement particulier » qu'elle a pour cette île. « Je parraine Phanes depuis sept ans, explique la pétillante jeune femme. Après le séisme, je suis restée sans savoir s'il était vivant ou mort jusqu'à la mi-juillet. C'était très difficile. » Une ouverture à candidature d'ASF fait le reste. Véronique part avec Christophe Vigneron, un autre archiviste, au mois de février cette année. Des mois après la date arrêtée par ASF faute d'infrastructures en Haiti : « Le pays était dévasté. » Dix ministères sur quatorze sont à terre sur cette île des Caraïbes. « Heureusement il n'a pas plu pendant un mois et demi après le séisme, on a eu le temps de mettre les archives à l'abri dans des cartons », dit Jean-Euphèle. Priorité est donnée au MAE. Deux siècles d'archives s'y trouvaient conservés. Les Français arrivent « pour mettre en place un plan de classement ». Ils ont quinze jours. Véronique reste critique sur le travail effectué : « C'est un peu brouillon, mais on a été au maximum de ce que l'on pouvait faire. Le côté bonheur, c'est qu'on a été utile. » L'autre « côté bonheur » de ce voyage pour la jeune femme de 38 ans, c'est d'avoir pu rencontrer Phanes. Ila 17 ans aujourd'hui, il en avait 10 à peine lorsque Véronique a débuté dans son parrainage. « J'ai trois filleuls aujourd'hui, Phanes est le deuxième que je rencontre.
Je savais un peu à quoi m'attendre, mais ça n'empêche que c'était très, très, très fort. Ce n'est plus une image, c'est un homme ! Il est devant vous, il bouge. C'est un moment quasi unique parce qu'on sait qu'on ne se reverra peut-être jamais. C'est fort aussi parce que c'est sur place que l'on se rend compte à quel point notre petit don (25 euros par mois) est important pour ces enfants, qui peuvent se vêtir, se soigner, étudier. Et à quel point, du coup, on fait partie de la famille après toutes ces années. » •
(1) Véronique Parmentier travaille pour le Centre de gestion de la fonction publique territoriale du Nord.
http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Marcq_en_Baroeul/actualite/Secteur_Marcq_en_Baroeul/2011/06/19/article_archives-en-peril-en-france-et-en-haiti.shtml

mardi 14 juin 2011

Haiti-Politique : Les linges sales se lavent en famille

Analyse de conjoncture – juin 2011 (I)

Près d’un mois après la prise de fonctions du nouveau président Michel Martelly, comment se présente la situation politique en Haiti ? Deux textes soumis à AlterPresse par Marc-Arthur Fils-Aimé [1] fournissent des éléments de réponse à cette question. Suit une première analyse axée sur l’imbroglio constitutionnel qui s’installe avec le processus d’amendement controversé de la loi-mère
Le 14 mai dernier, l’Assemblée Nationale, composée des membres du Sénat et de ceux de la Chambre basse, a investi M. Michel Joseph Martelly comme le 56e président de la République. Si ce passage de pouvoir d’un président élu à un autre, sans tenir compte de la façon dont cet exercice de souveraineté populaire s’était déroulé, est rempli de symbolisme pour la démocratie représentative, il n’est pas le seul à retenir l’attention des citoyennes et des citoyens haïtiens et celle des observateurs internationaux. Parmi tant d’autres, nous jugeons que le processus de l’amendement de la Constitution mérite une réflexion sérieuse. La raison est simple, vu le rôle d’une Constitution dans la marche institutionnelle d’une nation.
En effet, dans la Constitution de 1987, en phase de révision, est censée concentré le projet républicain qui tentait de répudier non seulement la dictature presque trentenaire des Duvalier, mais toutes celles éventuellement à venir. Cette Constitution a, d’une part, raté sa vocation en s’attardant trop sur la forme surannée du duvaliérisme alors que la dictature comme méthode de gouverner est polymorphe. Celle des Duvalier n’en a été qu’une spécificité dans l’universalité. De multiples exemples à travers notre histoire de peuple ont précédé ou succédé le long règne du père et du fils présidents. D’autre part, la Constitution, étant un élément de la superstructure, n’est pas détachée de la structure qu’elle entend orienter. Qu’elle que soit la valeur démocratique de la Constitution de 1987, elle ne saurait nullement s’épanouir sur un système obsolète dominé par une oligarchie rétrograde, composée de capitalistes par leur idéologie, mais qui restreignent le développement de ce système par leurs pratiques prédatrices. La frontière dans ce cas-là entre le capitalisme et le féodalisme se révèle très ténue. C’est cette loi-mère qui est devenue en même temps l’idole et la bête malfaisante de ses principaux utilisateurs et utilisatrices. La volonté de l’amender n’a pas été soutenue seulement par le président Préval mais aussi par une large fraction de la classe politique traditionnelle. Cependant, l’ancien président n’aimerait pas le faire de n’importe quelle façon en négligeant ses propres intérêts et ceux de la fraction de classe hégémonique de son pouvoir.
Le texte officiel de la déclaration d’amendement paru dans le Moniteur, journal officiel de la République, du mardi 6 octobre 2009, n’est pas identique à celui qui a été voté lors de la dernière session de la 48e législature, selon certains parlementaires. On ne sait pas par quel compromis ou quelle compromission les nouveaux sénateurs et députés de la quarante-neuvième législature ont accepté de travailler sur cette publication officielle, écrite seulement en français, au mépris de la langue la plus parlée et la mieux comprise par toute la population haïtienne. Les Constitutionnalistes de 1987 ne se sont pas contentés de légaliser les deux langues, ils ont publié leur œuvre en créole et en français. L’amendement devrait suivre la même procédure. Ce non respect demeure déjà un accroc à un principe légalement reconnu en Haït et de ce fait, entache de nullité la déclaration d’amendement de la Constitution de 1987. En deuxième manche, l’amendement a été voté sous la pression du temps et sous la pression politique. Il est évident que les intérêts de la grande majorité ont été foulés aux pieds. Malgré tout, le texte envoyé pour publication, comme dernier geste politique officiel du président sortant René Préval, a subi une fâcheuse mutation entre le Parlement et la présidence ou entre celle-ci et les Presses nationales, l’imprimerie officielle de l’État haïtien, avec plus d’une dizaine d’articles erronés, en plus des fautes de natures diverses.
Les dirigeants de l’administration n’ont pas encore renoncé à nager en eau trouble. Il suffit que leurs intérêts immédiats et égoïstes soient pris en compte. Le nouveau président ne semble pas trop s’inquiéter de ce malheureux jumelage où chacun peut utiliser l’un ou l’autre des deux textes selon la nécessité du moment. Le président Martelly a ouvertement dit que cette crise constitutionnelle ne le regarde pas. Sa priorité reste ‘’l’école gratuite pour tous les enfants et la sortie des gens des tentes’’. La tendance qui semble surgir maintenant d’un compromis entre les différents acteurs est de publier le texte amendé par le parlement avec l’autorisation du nouveau président en conservant les mêmes signatures précédentes. Et si les signataires désistent en déclarant ne pas reconnaître leur signature sur un texte différent de celui qu’ils ont consigné ?
La classe politique traditionnelle haïtienne n’a pas encore renoncé - a-t-elle la capacité d’y renoncer un jour ?- à nager dans l’indécence et dans l’irrespect du grand public. Elle s’enlise dans l’institutionnalisation de l’impunité. Personne n’est encore accusée malgré l’énormité des fautes commises en cette matière. Il semble que dès que l’on entre dans ce cercle familial, on est automatiquement couvert par cet apophtegme : ‘’Les linges sales se lavent en famille’’. Peu importe la cristallisation de la crise et le tort apporté au pays.
[1] Directeur de l’Institut Culturel Karl Levêque (ICKL)
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11150

Carl Lewis veut se faire le porte-parole d’Haïti

L’ancien roi des pistes d’athlétisme, aujourd’hui en course pour le poste de Sénateur du New Jersey, estime que les bailleurs de fonds doivent tenir leurs promesses envers le pays
lundi 13 juin 2011,
La légende de l’athlétisme, Carl Lewis, arrivée lundi à Port-au-Prince pour une visite de 24 heures, a promis "d’élever sa voix" dans son pays, les Etats-Unis, et dans le monde afin que les promesses faites à Haïti soient tenues, rapporte EFE.
"Ce que j’ai entendu et ce que je sais sur Haïti c’est qu’il s’agit d’un pays confronté à de graves problèmes de déforestation et tous les autres. Mais, je crois que la République Dominicaine, la communauté internationale et Haïti doivent travailler main dans la main afin de permettre à ce pays d’améliorer sa situation économique et sociale au bénéfice de son peuple et de tous les habitants de l’île ", a indiqué l’ancien champion peu avant son arrivée dans la capitale haïtienne à titre d’ambassadeur de bonne volonté de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
Il a mis en relief la volonté du peuple haïtien d’aller vers le développement tout en déplorant les nombreux engagements financiers qui n’ont pas été respectés, plus d’un an après le séisme destructeur de 2010.
Auteur d’un riche palmarès comprenant notamment huit médailles d’or olympiques et neuf titres mondiaux, "King Carl", qui aspire à décrocher un siège au Sénat américain, aura un tête-à-tête avec le Président Michel Martelly et doit se rendre à Léogâne (35 km au sud de la capitale), ville dévastée le 12 janvier.
Déjà vainqueur des primaires du parti démocrate, Carl Lewis, qui ambitionne d’entreprendre une carrière politique après un parcours sportif exceptionnel, espère triompher de son rival républicain lors des prochaines sénatoriales dans le New Jersey, un Etat qui compte une forte communauté haïtienne. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article7820