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dimanche 15 février 2009

5 millions de pilules de pseudoéphédrine destinées à Haïti confisquées dans un port américain

Produit de base en provenance de l’Inde qui devait servir, sans doute, à la fabrication de méthamphétamine, un puissant stimulant

samedi 14 février 2009, Radio Kiskeya

Des agents fédéraux américains ont procédé la semaine dernière à la saisie de cinq millions de comprimés de pseudoéphédrine dans le port de Newark (New Jersey) dans une cargaison de marchandises en route pour Haïti, rapporte le Miami Herald.

Aucune arrestation n’a été effectuée lors de cette opération.

Le colis suspect était arrivé de l’Inde. Mais, les autorités croient savoir qu’il devait éventuellement être acheminé au Mexique pour servir d’ingrédient à la fabrication de la drogue illégale dénommée méthamphétamine.

La cargaison n’avait pas été enregistrée à l’avance comme l’exigent les règlements de l’Agence américaine des produits alimentaires et des médicaments (FDA). Les pilules étaient placées dans des boîtes estampillées « Nocold ».

La pseudoéphédrine est utilisée fréquemment comme élément essentiel dans la fabrication de certains médicaments et de la méthamphétamine, une drogue puissante très répandue.

Les responsables de la DEA soulignent que 80% de la méthamphétamine circulant aux Etats-Unis proviennent de laboratoires clandestins basés au Mexique.

Des narcotrafiquants et contrebandiers font entrer régulièrement en Haïti des colis par voie maritime, terrestre ou aérienne. spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5689

5 نوى مليون حبات ال [بسودوفدرين] لهايتي يصادر في مينة أمريكيّة. بضاعة أساسيّة يأتي من هند أيّ كان أن يكون مفيدة, دون شكّ, مع الصناعة ال [مثمفتمين], قوّيّة يحثّ. وفى عاملات أمريكيّة فيديراليّة أسبوع متأخّرة القبض من خمسة مليون يكبس [بسودوفدرين] في المينة نورك ([نو-جرسي]) في شحن البضاعة على الطريق لهايتي, يحضر إلى الخلف ميامي معلنة.

5在美国口岸为海地意欲没收的pseudoéphédrine百万个药片。 来自是有用的,无容置疑地,以méthamphétamine制造,强有力刺激的印度的基本的商品。 上星期被执行五百万被压缩的pseudoéphédrine夺取的美国联邦特工在港口纽瓦克(新泽西)在物品货物在途中为海地,把迈阿密使者带回。

5 Millionen pseudoéphédrinepillen, die in Haiti bestimmt sind, die in einem amerikanischen Hafen beschlagnahmt wurden. Rohstoff aus Indien, das zweifellos der méthamphétamineherstellung einem mächtigen Anreiz dienen mußte. Amerikanische föderale Beamte haben in der letzten Woche die Erfassung von fünf Millionen pseudoéphédrinetabletten im Hafen von Newark (New - Jersey) in einer Warenladung unterwegs für Haiti durchgeführt, bringen Miami Herald zurück.

5 миллионов пилюльки pseudoéphédrine предназначили для Гаити конфискованные в американском порте. Основныа товары приходя от Индии должна была быть полезна, несомненно, с изготовлением méthamphétamine, мощный стимулировать. Американские федеральные вещества унесли последнюю неделю захват 5 миллионов обжатого pseudoéphédrine в порте Newark (Нью-Джерси) в грузе товаров на дороге для Гаити, приносят назад Miami Herald.

5 milhões pilules de pseudoéphédrine destinados à Haiti confiscados num porto americano. Produto básico proveniente da Índia que devia servir, sem dúvida, ao fabrico de méthamphétamine, um potente estimulante. Agentes federais americanos procederam a semana passada à apreensão de cinco milhões comprimés de pseudoéphédrine no porto de Newark (New - jersey) numa carga de mercadorias a caminho para Haiti, traz a Miami Herald.


vendredi 13 février 2009

LE CARNAVAL HAITIEN EN DEUX MOTS...PAR ESPACE LOAS

Le Carnaval en Haïti.
Le Mot carnaval vient du latin carne vale signifiant "adieu à la chair", une référence non seulement à la viande mais aussi à tout autre plaisir interdit durant les 40 jours de Carême. C'est pourquoi, durant les jours précédant le Mercredi des Cendres, premier jour de Carême, il était coutume dans les pays catholiques de l'Europe Occidentale de manger à satiété et de s'adonner à toute autre débauche rivalisant des fois, les Bacchanales, les Saturnales et les Lupercales de l'Empire romain.
Depuis maintenant deux mille ans, on commémore le carnaval en Haïti comme une fête de grandes réjouissances à travers les rues de Port-au-Prince, des banlieues et de la province. Le Carnaval ou « mardi-gras » demeure l'une des grandes manifestations socioculturelles du peuple haïtien.
La saison dite de carnaval se déroule suivant le calendrier catholique du jour des rois et a donc commencé le Dimanche après l'Epiphanie (4 Janvier) pour atteindre sa culmination le 24 février, dernier jour des “ trois jours gras ”.
Comme a dit un ancien maire de Port-au-Prince, dans la société haïtienne, cette festivité n'est pas négociable. Tacitement, il y a une trêve politique ; les problèmes sociaux passent au second plan pour laisser place au défoulement indispensable.
Le carnaval Haïtien est divisé en deux parties :
La première dénommée “exercices” est considérée comme une sorte de préparatifs au cours desquels les dimanches précédant les jours gras sont animés depuis le matin après les offices religieux avec les (Lamayot, Machan fey, Chaloska, etc.) au côté des bandes à pied qui évoluent soit le matin ou l'après midi, selon les motivations..
La deuxième partie, le carnaval proprement dit, s'identifie aux trois jours gras. C'est le temps de la réjouissance suprême et des grands déguisements. En effet, les dimanche, lundi et mardi-gras donnent lieu à un défilé ponctué de méringues, de danses et de chants de toutes sortes où se défoulent, Indiens, Hindous, Arabes du désert, Bœufs, Cyclistes, motocyclistes, jambes de bois, ti piké, Choucoune, Grosses têtes et autres masques.
A bientôt,
Patrice et Sylvie

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The Carnaval in Haïti.
The word carnaval come the latin carne vale signifying "bye to the flesh", a reference not only to the meat but also to any other pleasure forbiden during the 4O days of Lent. That’s why, during the days after, the Wednesday of ashes, first day of Lent, it was a custom in the catholic countrys of Occidental Europe to eat one’s fill and to devote to any other debauchery rivalizing to faith, Bacchanals, Saturnals and Lupercals of the roman empire.
Since now two thousand years, we’re celebrating the carnaval of Haïti like a huge party of great fun thru the streets of Port-au-Prince, suburbs and province. The Carnaval or « shrove tuesday » stay one of the biggest manifestations socioculturals of the haïtian people. The season say of carnaval is made regarding the catholic calendar from the kings day, and so, did begin the Sunday after the Epiphany (4th of january) to end up the 24th of february, last day of the “ trois jours gras ”. Like said the ex mayor of Port-au-Prince, in the haïtian society, this affair is not negociable. Tacitly, there is a political strike ; the social problems come at the second plan to let place to essential release.
The haitian carnaval is divided in two parts :
The first called “exercices” is considered like a sort of preparation, along the sundays after the shrove day are animating since the morning after the religion offices with the (Lamayot, Machan fey, Chaloska, etc.) next to the walking band that are evoluting or in the morning or in the afternoon, regarding the motivations..
The second part, the carnaval say properly is identiying itself to the three shrove days. It’s the time to suprem rejoicing and great costumes. Indeed, sundays, mondays and shrove tuesday give date to a parade ponctuated by meringues, danses and songs of all sorts where Indians, Hindoos, Arabs of desert, Beefs, bycyclists, motocyclists, wood legs, ti piké, Choucoune, Big Heads and other masks let off steam. See you soon,
Patrice & Sylvie

Arrivée en Haïti de l’actrice fétiche de "Marina"

Très populaire parmi les jeunes, Sandra Echeverria sera sur scène pour un concert le 14 février
jeudi 12 février 2009,
Radio Kiskeya
La jeune starlette mexicaine Sandra Echeverria, 25 ans, personnage éponyme du feuilleton télévisé à succès "Marina", est arrivée jeudi après-midi à Port-au-Prince où elle doit se produire en concert samedi à l’occasion de la Saint-Valentin, la fête des amoureux.
Accueillie à l’aéroport international Toussaint Louverture par des fans enthousiastes et les organisateurs de l’événement, l’actrice, chanteuse et top model s’est déclarée heureuse d’être en Haïti. Elle a aussi indiqué être au courant de la popularité phénoménale dont elle jouit ici.
Téléfilm-culte de l’industrie latinoaméricaine des tele novelas, Marina a battu l’année dernière des records d’audience et suscité la passion effrénée du jeune public haïtien des deux sexes.
Cette série transpose sur la réalité haïtienne des modèles de vie et un système de valeurs importés pas toujours bien assimilés.
La ministre à la condition féminine et aux droits de la femme, Marie-Laurence Jocelyn Lassègue, avait exprimé des critiques controversées contre la "dictature de Marina" qui, selon elle, risque d’accentuer l’aliénation culturelle en Haïti et de dénaturer les rapports sentimentaux chez les jeunes.
La Télévison Nationale d’Haïti avait programmé et défendu la diffusion de cette télésérie venue de l’Amérique latine, comme beaucoup d’autres avant elle. spp/radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5685

Neuf candidats Lavalas au CEP pour réintégrer le processus électoral

Une requête transmise au bureau de doléances à quelques heures du verdict défintif, vendredi, de l’institution électorale
jeudi 12 février 2009,
Radio Kiskeya
Neuf des candidats évincés de Fanmi Lavalas, parmi eux les anciens Députés Nawoon Marcellus et Amanus Mayette ainsi que l’ex-Sénateur Louis Gérald Gilles, se sont présentés jeudi au bureau de contentieux du Conseil électoral provisoire en vue d’obtenir le retrait de la décision du CEP de les écarter de la course aux prochaines sénatoriales.
Accompagnés de leurs avocats, ces représentants de la branche Maryse Narcisse, qui estiment que cette dernière est la représentante légale du parti en dépit des contestations internes, se sont montrés confiants quant au retour du parti dans le processus électoral.
S’exprimant à l’issue des discussions avec les membres du bureau de doléances, Eddy Léandre, Alex Jeanty et Macul Devalus, l’un des avocats des plaignants, Jean Tholbert Alexis, a estimé que la rencontre avait donné lieu à un « fait nouveau », la présentation du mandat que détient le Dr Narcisse. Son existence aurait été automatiquement reconnue. L’avocat précise que le bureau a promis de soumettre aux conseillers électoraux les doléances du parti de Jean-Bertrand Aristide.
Pour sa part, l’ex-Sénateur de la Grand’Anse (sud-ouest), Louis Gérald Gilles, qui convoitait le même siège, a affirmé que le Conseil électoral devait « exiger la présence physique à son siège de l’ex-Président Aristide » afin de déterminer l’authenticité du mandat en possession du Dr Maryse Narcisse. L’ex-parlementaire contesté voit dans les débats procéduriers entourant l’inscription des candidats Lavalas la volonté de certains d’écarter les masses populaires des prochaines législatives partielles.
Pour Gilles, il s’agit d’un épisode supplémentaire du complot permanent contre le peuple qui remonte à l’assassinat, en 1806, du père fondateur de la patrie, Jean-Jacques Dessalines.
Quant à Nawoon Marcellus et Dieuseul Simon Dera, ex-Sénateur du Centre, ils ont qualifié d’illégale et d’arbitraire la décision de l’institution électorale et s’en sont pris au Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), auteur d’un rapport accablant sur des personnages controversés, à la réputation sulfureuse, dont Fanmi Lavalas avait endossé la candidature.
Dans la rhétorique qu’on lui connaît, M. Marcellus a présenté Marie Yolène Gilles, l’une des responsables de l’organisation de défense des droits humains comme une « menteuse » et une personne qui n’aspirerait qu’à « manger à sa faim ».
A l’image de plusieurs autres membres de sa famille politique, l’ex-bouillant Député de Grande Rivière du Nord/Baron (Nord) déclare haut et fort que « l’organisation des élections sera impossible sans la participation de Lavalas ».
Outre Nawoon Marcellus, Amanus Mayette, Louis Gérald Gilles et Dieuseul Simon Dera, cinq autres candidats mis sur la touche se sont aussi rendus au CEP, Schiller Louidor, ancien directeur de la police judiciaire (DCPJ), Jacques Mathelier, ex-Délégué du Sud, Serge Gaspard alias « « Sergo Mayimoulen », ex-maire de Miragoâne, Billy Racine et Presler Paul.
Le Conseil électoral provisoire doit rendre publique vendredi après-midi la liste générale définitive des candidats habilités à prendre part au scrutin du 19 avril. spp/Radio Kiskeya.
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5684

jeudi 12 février 2009

Maryse Narcisse a 48 heures pour présenter au CEP un "mandat authentique" d’Aristide

Réponse de l’institution électorale à une assignation de l’autre branche rivale de Fanmi Lavalas qui conteste la validité du document attribué au chef en exil du parti
Mercredi 11 février 2009,
Radio Kiskeya
Le Conseil électoral provisoire a adressé mercredi une lettre au Dr Maryse Narcisse lui demandant de soumettre rapidement un mandat dûment délivré par Jean-Bertrand Aristide suite à la décision de l’autre branche rivale du parti d’assigner le CEP, donnant une tournure nettement juridique à la contestation de la validité du document controversé mis en circulation.
Selon le porte-parole du CEP, Frantz Bernadin, Mme Narcisse doit fournir l’original du mandat, la copie acheminée n’étant pas conforme aux exigences de la loi électorale. Ledit document doit être notarié et enregistré dans les services consulaires d’Haïti.
Le délai imparti à la dirigeante Lavalas court jusqu’à vendredi, date-butoir pour la fin du dépôt des contestations au bureau de doléances ouvert au siège de l’institution électorale, affirme M. Bernadin.
L’assignation contestant l’authenticité et la validité du mandat a été introduite à l’initiative du Sénateur du Sud, Yvon Buissereth, du Député de Port-au-Prince, Jonas Coffy et de l’ex-Député Yves Cristallin.
Plusieurs heures après l’annonce de la décision du CEP, les avocats de l’aile de Fanmi Lavalas ayant pour chef de file Maryse Narcisse, Mes Camille Leblanc et Jean Rosier Descarde, n’étaient pas encore en mesure de réagir.
En raison de l’illégitimité des deux branches rivales de Lavalas qui s’affrontent de plus en plus publiquement, le CEP avait rejeté les deux listes de candidats inscrits sous la bannière du parti de Jean-Bertrand Aristide pour les prochaines sénatoriales partielles. Exilé en Afrique du Sud, l’ancien Président, fondateur et leader inamovible de l’organisation politique, est resté totalement muet face aux turbulences électorales menaçant l’unité de son parti.
Les électeurs haïtiens sont appelés à élire douze Sénateurs lors des prochaines législatives partielles dont le premier tour est fixé au 19 avril. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5681

ARISTIDE ET LES DEUX BOUTS DE SON PARTI LAVALAS

Commentaire sur le mandat exigé à Maryse Narcisse :
La question que tout le monde est en droit de se poser c’est pourquoi Jean Bertrand Aristide reste muet tandis que son parti se déchire ? Cet adepte du parler truffé de proverbes haïtiens, sait que « tout wayom divisé gen pou kraze ». Pourquoi adopte-t-il cette attitude silencieuse tandis que des membres de la communauté internationale sont en train de perdre la raison et la logique pour exiger que son parti participe aux élections sénatoriales.

Commentaire à propos de la danse des diplomates en faveur du parti divisé de Jean Bertrand Aristide :

Les interventions précipitées des illustres membres de la communauté internationale avec l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique n’ont pas été un modèle d’intelligence de la part de la communauté internationale. Elles ont montré les limites de la diplomatie exercée en faveur d’Haïti.
S’il est clair, comme le dit l’ambassadeur du Brésil que l’on ne saurait ne pas reconnaître le droit de la communauté internationale à émettre ses opinions sur le processus électoral dans la mesure ou elle en assure le financement, ceci ne lui donne nullement le droit de faire imposer sa propre volonté au détriment de la loi première surtout si cette communauté internationale veut s’engager sans hypocrisie dans la construction de la démocratie qui se fonde sur le socle solide du respect des lois.
Alors pourquoi elle ne procède pas à la nomination de sénateurs sans passer par cette mascarade d’élection. Le renouvellement du tiers du sénat couterait définitivement beaucoup moins d’argent.
La communauté internationale devrait quand même laisser une marge pour faire accepter le fait qu’elle détient les ficelles des marionnettes qui disent et croient gouverner le pays.
Si les membres de la communauté internationale étaient intelligents, ils auraient limité leur action à demander un délai supplémentaire pour le dépôt des dossiers auprès du Cep tandis qu’elle s’affairerait auprès des fractions du Parti Lavalas pour limer leurs différences et trouver une solution de sortie de crise.
On ne peut pas demander dans une démocratie, aux institutions d’exiger une adaptation des lois. Il revient au parti de l’ancien président déchu de se plier à la loi électorale.
Dans cette logique je comprends mal comment le président de la Chambre des députés puisse demander et exiger un consensus de la classe politique pour permettre au parti Lavalas de participer aux élections.
Comment s’exprimerait-il se consensus ? Accepter l’existence de deux partis politiques en un seul ?
Le problème de la division du Parti Lavalas explique l’éviction des candidats de cette organisation politique en crise. Pourquoi L’ex Président Aristide lui-même tarde ou refuse de se prononcer pour mettre fin à la crise. Celui qui a survécu depuis 2004 à travers des discours très particuliers serait à cours de parole ?
Comment ose-t-on demander à une institution de l’état haïtien de s’accommoder en violant les règles et les lois électorales pour faciliter la participation d’un parti en crise, juste pour dire que les élections ont été inclusives ?
Pour finir, il faut admette que la position de la France dans se dossier ne doit pas se définir par rapport aux déclarations d’un ministre français de passage en Haïti. Nous voulons croire la France capable de beaucoup mieux et surtout endosse la responsabilité de ne pas suivre le courant si on considère ce courant erroné.
DL

VALSE DIPLOMATIQUE ERRONEE EN FAVEUR DU PARTI D'ARISTIDE

Visite de l’ambassadeur américain au CEP
Janet Ann Sanderson note une "convergence de vue" entre Washington et le CEP sur l’organisation des sénatoriales et réaffirme le soutien de son pays au processus ; le CEP rencontre aussi le Président Préval

mercredi 11 février 2009,
Radio Kiskeya
L’ambassadeur des Etats-Unis à Port-au-Prince, Janet Ann Sanderson, a réaffirmé le « soutien du gouvernement américain au processus électoral » devant conduire à l’organisation des prochaines législatives partielles, lors d’une visite de courtoisie mercredi au siège du Conseil électoral provisoire.
« Les Etats-Unis et le CEP partagent la même vision concernant les élections sénatoriales qui doivent être démocratiques et justes », a déclaré la diplomate américaine qui a refusé de répondre aux questions des journalistes à l’issue de sa rencontre avec les conseillers électoraux. Très réservée, Mme Sanderson s’est contentée d’affirmer que les discussions ont été très bonnes.
Elle a, par ailleurs, rappelé la bonne santé qui caractérise, selon elle, les relations bilatérales dans le cadre du processus démocratique en cours en Haïti.
Ces propos très mesurés de Janet Ann Sanderson contrastent nettement avec les pressions ouvertement exercées ces derniers jours par les Etats-Unis, le Canada, l’OEA et la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) en vue d’obtenir du CEP l’annulation de l’éviction de Fanmi Lavalas de la course électorale. Parlant au nom de l’administration Obama et selon les instructions de l’ambassadeur alors en voyage à Washington, le chargé d’affaires de l’ambassade américaine, Thomas Tighe, avait, la semaine dernière, prévenu le Conseil électoral que « seules des élections inclusives empêcheraient une remise en cause des résultats du scrutin et des relations d’Haïti avec ses bailleurs de fonds ».
L’organisme électoral qui, en réaction, a rappelé son statut d’institution indépendante n’a, pour l’instant, fait aucun commentaire sur sa rencontre avec l’ambassadeur des Etats-Unis.
Rien n’a non plus filtré d’une réunion que le Président René Préval a tenue mardi au Palais National (siège de la Présidence) avec les membres du CEP.
Les électeurs haïtiens sont appelés à élire douze Sénateurs lors des prochaines législatives partielles dont le premier tour est fixé au 19 avril. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5680
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L’ambassadeur du Brésil au Parlement haïtien
Diverses questions, dont celle des élections, évoquées par le diplomate et le président de la Chambre basse

jeudi 12 février 2009,
Radio Kiskeya
Alors que l’ambassadeur des Etats-Unis à Port-au-Prince, Janet Ann Sanderson, se trouvait au siège du Conseil Electoral Provisoire mercredi matin, celui du Brésil en Haïti, Igor Kepman, rendait visite dans le même temps au président récemment élu de la Chambre basse, le député Louisjeune Levaillant.
Ce fut l’occasion pour les deux hommes de passer en revue le dossier de la coopération entre les deux pays, celui de la présence au pays de la mission onusienne dont le Brésil dirige la composante militaire et le dossier des prochaines sénatoriales partielles.
Sur cette dernière question, le diplomate brésilien ne se serait pas montré aussi intransigeant que ses autres collègues de la communauté internationale, notamment les représentants des Etats-Unis, du Canada et de la France, a déclaré le président de la Chambre des députés, sans donner trop de précision. Il a toutefois estimé qu’on ne saurait ne pas reconnaître à la communauté internationale le droit d’opiner sur le processus électoral vu qu’elle le finance, réagissant ainsi au vaste tollé soulevé par les récentes prises de position y relatives de nombreux diplomates étrangers.
Louisjeune Levaillant en a profité pour lancer une deuxième fois pendant la semaine, un appel au consensus au sein de la classe politique haïtienne en vue de faciliter la participation de Fanmi Lavalas (parti de l’ancien président Aristide) aux prochaines élections.
Au chapitre de la coopération entre Haïti et le gouvernement de Luiz Inacio Da Silva Lula, le président de la Chambre des députés a annoncé la construction en 2010 par le Brésil d’un nouveau barrage sur le fleuve Artibonite d’une valeur de 4 millions de dollars, en vue de renforcer la capacité du pays dans le domaine de l’hydro électricité.
Il a enfin fait part aux journalistes de ses projets de réforme de la Chambre des députés dont il assure la présidence depuis le mois dernier. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5682

mardi 10 février 2009

Une délégation technique brésilienne dans nos murs

Renforcement de l’agriculture familiale en perspective
lundi 9 février 2009,
Radio Kiskeya
Une mission brésilienne est arrivée lundi à Port-au-Prince en vue de présenter des programmes destinés à l’amélioration du service d’eau potable et de soutien à l’agriculture dans une perspective de renforcement de la coopération bilatérale, rapporte EFE.
Le secrétaire national pour la sécurité alimentaire, Crispim Moreira, qui conduit la mission, annonce qu’il présentera des plans pour la reconstruction de citernes familiales ainsi que l’achat et la distribution d’aliments résultant du travail de petits producteurs.
Il souligne que ces plans fonctionnent avec succès dans différentes régions du Brésil. « L’expérience brésilienne dans les programmes de sécurité alimentaire et nutritionnelle qui visent des familles en situation de famine grave suscite l’intérêt du gouvernement Préval/Pierre-Louis et de la société haïtienne », a affirmé M. Moreira.
Il soutient que ce programme de renforcement de l’agriculture familiale a pour but d’augmenter l’activité des petits agriculteurs.
La délégation, qui passera cinq jours en Haïti, doit se rendre dans différentes régions du pays. spp/Radio Kiskeya

5ème dimanche pré-carnavalesque : 3 morts et 87 blessés

Deux des victimes tuées par balle, un policier arrêté
lundi 9 février 2009,
Radio Kiskeya
Trois personnes ont été tuées et 87 autres blessées à Port-au-Prince lors du cinquième dimanche des exercices pré-carnavalesques, a annoncé lundi le porte-parole a.i de la Police Nationale, Gary Desrosier.
Jean Rico Examor et Wisly Jean sont décédés par balle tandis que Amos Pierre est mort étouffé, selon le porte-parole interrogé par Radio Kiskeya. Il a aussi fait état de l’interpellation d’un policier accusé par des témoins d’avoir abattu M. Examor. Gary Desrosier précise qu’une analyse balistique est en cours en vue déterminer si le projectile ayant touché la victime était parti de l’arme de l’agent de l’ordre. Cantonné en province, celui-ci circulait armé dans la foule des carnavaliers alors que seuls les policiers en service sont autorisés à agir de la sorte.
Le policier, dont l’identité n’a pas été révélée, était placé en détention au commissariat de Port-au-Prince.
Par ailleurs, plusieurs autres personnes ont été appréhendées en posession d’armes blanches.
Renouvelant ses précédents appels à la non-violence dans le cadre des festivités pré-carnavalesques, le porte-parole de la PNH souligne dans le même temps l’implication de différentes unités de l’institution policière dans la sécurisation du site de l’événement.
L’édition 2009 du très populaire carnaval haïtien est prévue les 22, 23 et 24 février. spp/Radio KIskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5673

Le CEP reçoit les doléances des candidats écartés de la course

Le Conseil Electoral Provisoire (CEP) a mis en place un bureau de doléances chargé de fournir des informations sur les motifs du rejet des candidatures. " Cette démarche vise à consolider les acquis du processus électoral", expliquent les autorités électorales qui accordent un délai de 4 jours aux candidats pour faire valoir leurs revendications.
Plusieurs candidats ont fait part d'erreurs flagrantes en ce qui concerne les motifs du rejet de leurs candidatures. Des candidats indépendants soulignent que l'absence d'une pièce confirmant leur appartenance à un parti politique a été avancé comme motif du rejet alors que des documents de décharge ont été réclamés d'autres candidats n'ayant jamais occupé de hautes fonctions dans l'administration publique.
Lors d'un point de presse hier, le porte parole du CEP, Frantz Bernardin, a une fois de plus affirmé que la décision du CEP est définitive en ce qui concerne la liste des candidats. Se referant à l'article 191 de la loi électorale, M. Bernardin soutenu que la publication de la liste des candidats doit être comprise comme une délibération du Bureau de Contentieux Electoral National (BCEN).
Selon le porte parole du CEP, les membres de la machine électoral sont entrain de réaliser d'autres activités prévues dans le calendrier électoral " Nous avançons dans le processus en vue de l'organisation des sénatoriales", ajoute t-il. Interrogé sur la réaction des dirigeants de Fanmi Lavalas, M. Bernardin dit n'avoir pas été informé d'un recours engagé auprès de l'organisme électoral.
Dans le même temps, le président de la Fusion des Sociaux-démocrates, Victor Benoît, n'a pu rencontrer les responsables du Cep autour de la mise à l'écart de deux candidats de son parti. " Le président et le directeur général n'étaient pas présents ", a indiqué M. Benoît.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14752

Football : Le Racing Club Haïtien est de retour parmi l'élite, FICA craque

Le Racing Club Haïtien jouera en première division la saison prochaine après avoir dominé le groupe Sud du championnat national de deuxième division. Son seul faux pas aura été sa courte défaite au Parc Pinchinat contre la formation d ‘Adonaï de Jacmel. Après une saison en enfer, le Vieux Lion retrouvera l'élite du football haïtien, à la grande satisfaction des nombreux fans du RCH toujours solidaires, malgré la période difficile en D2. Pour son dernier match de poule finale, le Racing a fait voler en éclat la défense de l'Adonaï de Jacmel 4-1 et se qualifie pour la finale de la deuxième division au cours de laquelle, le Vieux Lion affrontera l'Association Sportive de Saint-Louis du Nord ASSL, championne du groupe Nord. Si les fans du RCH savourent la montée de leur équipe en première division, tel n'est pas le cas pour ceux du Football Inter Club Association FICA, condamné à passer une nouvelle saison en D2 en dépit d'un très bon parcours. Très laborieux lors de la série des Play-off, les Capois du FICA ont certes gagné leur dernier match 5-0 contre la formation de Vision de Hinche. Mais, cette victoire était insuffisante pour permettre à FICA d'obtenir l'une des deux places qualificatives empochées par Dynamites de St-Marc et l'Association Sportive de Saint-Louis du Nord.
La dernière place qualificative pour la montée en première division se jouera entre l'AS Grand-Goave et l'ASPDIF d'Aquin.
Guyto Rivière
guytoriviere@yahoo.fr
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14756

Un mandat d'Aristide a été soumis au CEP

Docteur Maryse Narcisse, responsable de l'une des deux branches de Fanmi Lavalas, a soumis au Conseil Electoral Provisoire (CEP) un mandat de Jean Bertrand Aristide en date du 27 avril 2004, l'autorisant à prendre la direction du parti. Le mandat stipule que Mme Narcisse peut prendre part aux activités et choisir les candidats pour représenter le parti aux élections.
Maître Camille Leblanc, avocat de Fanmi Lavalas a soutenu que le mandat a été expédié samedi dernier aux autorités électorales. Soulignant que le mandat a été rédigé par l'ex-résident Aristide pendant un séjour à la Jamaïque, M. Leblanc rappelle que les autorités électorales avaient à plusieurs reprises adressé des correspondances à Mme Narcisse en sa qualité de coordonnatrice du parti.
Les responsables de l'autre branche de Fanmi Lavalas, Yves Cristallin et Stephen Francique contestent le mandat soumis par Mme Narcisse. L'ancien premier ministre Yvon Neptune souhaite qu'Aristide identifie clairement la personne habilitée à diriger le parti.
Par ailleurs, les autorités électorales se sont dit étonné de la réaction de la communauté internationale après la mise à l'écart des candidats de Fanmi Lavalas. Le président du CEP, Frantz Gérard Verret, qualifie de non fondées les réactions de la communauté internationale rappelant que le CEP est une institution indépendante.Il assure que les conseillers électoraux entendent respecter la constitution d'Haïti, un état souverain.http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14755
HRV Commente:
Comment le président du Conseil Electoral Provisoire peut parler de souveraineté de l’tat haïtien justement se référant à ce processus électoral dont le financement est assuré à 75% par la communauté internationale ?
Si la Communauté Internationale refuse à débloquer les fonds il n’y aura tout simplement pas d’élection. Alors monsieur le Président du CEP revoyez votre copie sur les notions d’indépendance, de souveraineté etc…
Le pire c’est que les nationalistes invétérés qui fustigent à tout b out de champ la présence de la MINUSTAH en Haïti s’apprêtent à participer à ces élections de la MINUSTAH et la communauté internationale.

lundi 9 février 2009

la France insiste sur la « respectabilité » des candidats

La MINUSTAH réclame à son tour la participation la plus large possible aux élections sénatoriales
Tout en souhaitant elle aussi la plus large participation aux élections,

lundi 9 février 2009, Radio Kiskeya
La Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) annonce avoir pris connaissance de la publication, le 6 février, de la liste des candidats autorisés à concourir pour les sénatoriales du 19 avril, dans un communiqué publié lundi.
Rejoignant les positions déjà exprimées par les Etats-Unis, le Canada et l’OEA, la mission onusienne souligne la nécessité de « tout mettre en œuvre pour que la préparation de ces élections puisse se poursuivre sur la base d’un processus transparent et inclusif. La participation la plus large possible des courants et opinions politiques constitue en effet le meilleur moyen d’assurer la crédibilité des élections et l’acceptation des résultats par tous ».
Selon la MINUSTAH, une telle approche permettra également à ces élections de se dérouler de manière libre et équitable et de conforter les progrès réalisés par Haïti sur le chemin de la stabilité politique et sociale » .
Dans son discours à la Nation le 1er janvier 2009, le Président René Préval avait lancé un appel au dialogue et à la solidarité entre tous les secteurs de la société haïtienne, rappelle la MINUSTAH, notant que le Conseil de Sécurité de l’ONU a tout aussi bien souligné l’importance d’un dialogue politique sans exclusive.
« C’est dans cet esprit que la MINUSTAH appelle toutes les parties concernées à travailler ensemble, dans un climat de paix, d’ouverture et de tolérance, afin de permettre et de garantir la participation la plus large à l’échéance démocratique du 19 avril », précise le communiqué.
Rappelant avoir reçu mandat d’appuyer le processus électoral et d’apporter en ce sens un soutien logistique et sécuritaire aux autorités haïtiennes, la MINUSTAH relève tout de même des progrès dans la préparation des élections pour le renouvellement du tiers du Sénat, notamment le fait que le Conseil Electoral Provisoire (CEP) a approuvé la participation à ces élections de 33 partis politiques représentant un large éventail des courants et opinions politiques dans le pays.
Les Etats-Unis, le Canada et l’OEA ont ouvertement réclamé la réintégration de Fanmi lavalas dans le processus électoral après son exclusion par le CEP.
Paris, par l’organe du ministre français de l’agriculture, Michel Barnier, a souhaité samedi, « sans vouloir donner de leçons et se prononcer sur la politique intérieure d’Haïti », que la transition démocratique passe par des élections démocratiques dans lesquelles toutes les sensibilités doivent pouvoir s’exprimer. Contrairement à d’autres secteurs de la communauté internationale, M. Barnier a toutefois insisté pour que les candidats qui prendront part aux joutes électorales soient des personnes respectées et respectables.
Le ministre français a ainsi rejoint la position de nombreux secteurs de la vie nationale qui ont exprimé leur préoccupation du fait que de nombreux individus à la réputation douteuse se soient portés candidats aux prochaines élections.
Au terme de sa visite officielle de 48 heures dans le pays, M. Barnier a enfin annoncé une nouvelle impulsion de la coopération de la France avec Haïti. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5671
HRV commente : « M. Barnier a toutefois insisté pour que les candidats qui prendront part aux joutes électorales soient des personnes respectées et respectables. ». La France se démarque encore une fois. Quand elle fait preuve de cette logique nous aimons bien cette France là.
Cette phrase de Monsieur Barnier nous rappelle une certaine déclaration d’un ancien Ministre français des affaires étrangères, celui qui manie la langue de Voltaire avec pureté et élégance. Au moment ou Jean Bertrand Aristide avait sorti des cornes Duvalieresque pour lancer dans les rues des hordes de malfrats. Devant la menace de l’insurrection menée par Guy Philippe, la communauté internationale se posait la question de savoir si elle envoyait une aide armée pour aider Aristide a finir démocratiquement sa période de dictature.
Une seule voix sensée ce fit entendre. Par sa façon d’agir… »Le président Jean Bertrand Aristide s’est affranchi de toute légitimité », avait déclaré Monsieur Dominique De Villepin.
Aujourd’hui les USA, Le Canada, L’OEA veulent construire une démocratie à tout prix oubliant les règles élémentaires de la morale et de la décence. Permettre à tous les partis de participer aux élections reste une bonne chose. Mais faire du Parlement haïtien un repère de bandits immunisés est autre chose.
J’attendais la réaction française qui se devait de s’éloigner de cette vision obscurantiste de la démocratie. Expérience Culturelle Français exige.
Nous kiffons grave la France quand elle s’exprime ainsi !