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vendredi 7 septembre 2007

CHAMPIONNAT NATIONAL U-15 / Le Cap-Haïtien remporte la première édition

Par Gérald Bordes
geraldbordes@lematinhaiti.com

En présence du ministre des Sports, l’ingénieur Fritz Bélizaire, le président de la Fédération haïtienne de football, le docteur Yves Jean-Bart, la représentante de la compagnie Diri Mega, madame Angélique Salomon et plus de quatre cents spectateurs, la sélection capoise des moins de quinze ans a remporté la première édition du championnat national de football organisé par la Fédération haïtienne de football en battant lundi au stade Sylvio Cator son homologue cayenne sur le score de un but à zéro.
L’unique but de la partie a été réalisé par Tchapman Joseph à la 68e minute de jeu. La sélection capoise a dominé la première période à l’image de son meneur de jeu Mathieu JeanMichel qui, en plusieurs occasions, a mis en difficulté la défense cayenne. Les Cayens ont débuté la seconde période sur les chapeaux de roues. En plusieurs occasions, Robenson Louis a contraint le portier capois Marc Donald Mervil à défendre valablement sa cage. Mais à la 68e minute de jeu le malheureux Mervil n’a rien pu faire face à la frappe de Tchapman Joseph qui était tout seul dans les seize mètres suite à une contre-attaque menée tambour battant par Mathieu Jean-Michel et Jimmy Saint-Hilaire – entré en cours de jeu.
Après ce but, les Cayens ont multiplié les attaques pour trouver le but égalisateur mais à chaque fois ils butaient sur une défense déterminée à consolider son avance jusqu’au coup de sifflet final de l’arbitre. Dans le match de classement, l’équipe léogânaise a gagné la troisième place en battant celle de Carrefour par cinq buts à zéro. Les cinq buts ont été inscrits par Spencer Baptiste, Wisley Jean, Godchov Pierre, SangMilord Joseph et Sannyo Joseph. Ce dernier, en compagnie du Gonaïvien Vertinale Boyne, ont terminé meilleur buteur du tournoi avec chacun quatre réalisations. Steven Saba de la sélection Port-auPrincienne a été élu meilleur joueur.
À l’issue de la rencontre, le Ministre des Sports, l’ingénieur Fritz Bélizaire, s’est dit satisfait du déroulement de ce championnat et a constaté que ces jeunes ont du talent qui sera encadré par son ministère. Le Ministre a félicité les champions pour leur performance et également le vice-champion qui, d’après lui, a fait l’essentiel pour une ville qui n’a pas d’équipes évoluant dans le gratin du football national. La représentante du Diri Mega, l’un des sponsors de cette compétition, madame Angélique Salomon, a salué la victoire des Capois tout en signalant que la compagnie Diri Mega sera toujours présente aux côtés du football jeune parce que, d’après elle, les jeunes sont l’avenir du pays.Le président de la Fédération haïtienne de football (FHF), le docteur Yves Jean-Bart, a précisé que dans l’ensemble tout s’est bien passé et a promis d’encadrer les jeunes.
Le secrétaire général de la FHF, l’agronome Lionel Désir, a pour sa part déclaré que le bureau fédéral a organisé ce championnat dans l’optique de monter une sélection qui va remplacer celle des U-17 qui a participé au Mondial des moins de dix-sept ans en Corée du Sud.
L’entraîneur Médina Salomon, l’un des membres de la Commission de détection, a affirmé que la commission va sélectionner dans un premier temps les cent meilleurs joueurs du tournoi pour ensuite réduire le groupe à quarante afin de leur donner une solide formation au ranch de la Croix-des-Bouquets.
http://www.lematinhaiti.com/PageArticle.asp?ArticleID=8295

Brève visite en Haïti du secrétaire américain à la santé, Michael Leavitt

Une présence associée à la mission humanitaire du "USNS Confort" ; le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis salue la solidarité américaine lors d’un passage à bord du navire-hôpital
jeudi 6 septembre 2007,
Radio Kiskeya

Le secrétaire américain à la santé et aux services sociaux, Michael O. Leavitt, effectue ce vendredi une visite de quelques heures à Port-au-Prince dans le cadre de la mission humanitaire qu’accomplit depuis samedi dernier le navire-hôpital "USNS Comfort", indique un communiqué de l’ambassade américaine.
M. Leavitt se rendra sur le navire et dans les hôpitaux de la capitale haïtienne où l’équipage médical américano-canadien soigne plusieurs centaines de patients chaque jour gratuitement.
Le haut responsable américain, chargé notamment du renforcement du programme de santé pour tous les américains et d’assurer aux personnes nécessiteuses l’accès à des services sociaux essentiels, rendra compte de son bref séjour au d’une conférence de presse prévue peu avant son départ.
"Le programme humanitaire du navire-hôpital "USNS Comfort" est le témoignage de l’engagement des Etats-Unis vis-à-vis de l’Amérique Sud, l’Amérique Latine et de la Caraïbe de contribuer au bien-être des populations de la région", relève la mission diplomatique américaine dans son communiqué.
Le Premier ministre haïtien, Jacques-Edouard Alexis, a visité jeudi le "USNS Confort" stationné dans le port de la capitale. Rendant hommage au dévouement et à l’humanisme du corps médical, le chef du gouvernement a aussi remercié les Etats-Unis pour cet effort humanitaire basé sur la solidarité et la générosité.
Depuis le début de leur mission, les 600 médecins, infirmières et techniciens du navire-hôpital ont provoqué une mobilisation spectaculaire des personnes issues des milieux pauvres souffrant de diverses maladies dont le traitement nécessite d’importantes ressources financières. Suivant une programmation préétablie, jusqu’au départ samedi de l’expédition, des consultations et interventions seront réalisées à l’Hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti (HUEH), à l’hôpital La Paix, à Delmas (nord de la capitale) et au centre Eliazar Germain, à Pétion-Ville (est). Une affluence record a été constatée dans les trois centres hospitaliers.
spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4077

jeudi 6 septembre 2007

Saint-Louis du Nord, le chemin de la rédemption

Perdu dans le département oublié du Nord-Ouest, entre Port-de Paix et Anse-à-Foleur, en face de l'île de La Tortue, Saint-Louis du Nord, une vieille cité de 401 ans, a décidé de se refaire une beauté. Cette ville magnifique, qui a grandi sans perdre son charme d'autrefois, fait encore rêver. Accueillante et riante, elle séduit sans coup férir ceux qui ont le malheur de l'approcher de trop près. Et comment ne pas être séduit par le charme insolent et sain de cette ville maritime !
Ce qui frappe dès que l'on arrive à l'entrée de la ville, c'est sa propreté. Dans un pays où il est plus que rare de trouver un quartier propre, on ne peut qu'être agréablement surpris par la propreté de toute la ville. C'est comme si les Saint-Louisiens avaient choisi de se démarquer du reste du pays en établissant de nouvelles règles dans un jeu nouveau qu'ils auraient découvert : le développement.

Etat des lieux
A l'entrée de la ville, au sortir d'un tournant, la route en terre battue pleine de nids-de-poule qui relie Port-de-Paix à Saint-Louis s'arrête brusquement. Un coquet petit monument annonce fièrement : Saint-Louis du Nord/1606-2006. C'est la frontière, la ligne de démarcation, la frontière entre Saint-Louis et le reste du monde, non, plutôt le reste du pays.
Finie, la route en terre battue ! Terminées, les piles d'ordure tous les 15 mètres. Oubliés, les bouteilles et sachets en plastique qui jonchent le sol. Ici, à partir d'un point précis, les choses ont déjà changé. L'ordre et la paix règnent en maîtres. Juste devant le monument qui marque l'entrée de la ville, une rue bétonnée et droite pénètre dans la cité, glissant doucement entre les eaux de la rivière et les murs fraichement repeints du cimetière. Et... Ô surprise ! Cent mètres plus loin, le premier payage routier du pays. Sublime, splendide ! Et les usagers payent sans réchigner. Des employés de la mairie, dûment identifiés, remettent des reçus mentionnant le montant versé qui est laissé à la générosité de l'usager de la route. Aucune exigence. Pourtant, tout le monde veut payer, donner sa quote-part pour aider la mairie dans la réalisation de ses entreprises, lesquelles coûtent beaucoup.

Sur plusieurs kilomètres, la rue principale de Saint-Louis est entièrement bétonnée, avec des trottoirs bien entretenus. Bien sûr, il y a encore beaucoup à faire pour atteindre le but fixé : bétonner jusque dans les limites... de la commune et adoquinner toutes les autres rues. Ce qui n'est pas une mince affaire. Mais, à Saint-Louis du Nord, on n'a pas peur de travailler et on a de l'ambition et le goût du sacrifice. Pour preuve, les riverains de la grand'rue n'ont pas hésité à supprimer volontairement une, deux, parfois trois pièces de leur maison, quelques fois une partie de leur propriété, sans dédommagement aucun, pour que la route ait la même largeur sur toute sa longueur.
A Saint-Louis du Nord, personne n'attend vraiment l'intervention de l'Etat sur les dossiers qui les préoccupent. Ainsi, pour l'électricité, après avoir attendu vainement que l'Electricité d'Haïti, que dis-je, le black-out d'Haïti, apporte une solution viable à la noirceur de leur pénurie d'énergie qui perdure depuis des années, les Saint-louisiens se disent maintenant prêts à gérer leurs problèmes d'électricité. Formant une communauté soudée autour de ses leaders, les Saint-louisiens, au fait de leurs problèmes, ont déjà entrepris de nombreux travaux afin de faire de leur commune, d'après leurs déclarations, le lieu le plus agréable de ce pays.
Ainsi, des travaux d'assainissement ont ciblé le cimetière, le marché communal et, même, le littoral. Une tâche pourtant vraiment difficile quand on considère le manque de moyen qui limite l'efficacité des interventions et qui crée un retard sérieux par rapport au calendrier d'activités. La gestion du marché est, par exemple, particulièrement compliqué car il n'existe, à proprement parler, pas de marché. L'espace qui lui est consacré n'est pas même délimité et se trouve au bord de la rivière, ce qui ne facilite pas les choses en période pluvieuse. La construction du marché est donc un impératif incontournable et urgent sinon toute l'énergie et tous les investissements consentis pour embellir la ville risquent de ne pas servir à grand-chose.

Le cimetière qui se trouve à l'entrée ouest de la ville est bien entouré par une clôture dont les murs peints en jaune rehaussent le charme de l'entrée de la ville. Un coquet petit bâtiment a été érigé juste de l'autre coté de la route pour loger l'administration du cimetière, une initiative heureuse quoique tardive.
La ville n'est pas drainée, mais sa configuration facilite l'écoulement des eaux de pluie. La cité n'est donc pas trop affectée, dans son ensemble, par la situation d'érosion qui persiste dans les mornes environnants, cela en dépit de la volonté de la population et de l'administration communale de protéger la commune du déboisement et de la déforestation. Ainsi, près de 2000 plantules ont été mises en terre récemment dans le cadre d'une campagne de reboisement et de protection des bassins versants, un programme qui ne fait que commencer, selon certaines personnalités influentes de la zone, assez proches des élus du conseil municipal.


Si le déboisement et la déforestation ne sont pas systématiques dans la commune, la coupe du bois, pour les besoins domestiques, affecte quand même l'environnement. Ce qui justifie la nécessité de travailler sur des programmes d'intégration des énergies alternatives dans les foyers.
N'ayant aucun site historique, Saint-Louis du Nord peut toutefois compter, pour son développement futur, sur le tourisme vu que l'agriculture, dans cette région du pays, est plutôt orientée vers la subsistance. De magnifiques plages, dans la commune et aussi à Anse-à-Foleur, un espace urbain sain justifient largement une vocation touristique d'autant plus que le secteur hôtelier est bien organisé. Il faudrait peut-être améliorer la restauration, mais le gros du travail est fait en ce qui a trait aux structures d'accueil.
L'un des plus grands problèmes de la commune réside dans l'inexistence de ponts sur les différents cours d'eau qu'enjambe le tronçon de route qui mène de Saint-Louis à Anse-à-Foleur. Des ponts qui revêtent une importance stratégique réelle pour toute tentative de développement touristique et économique de la région.
Les représentations des différentes institutions étatiques, bien que sous-équipées, sont relativement bien logées si l'on tient compte de ce qui se passe ailleurs. Ce qui ne veut pas dire que les choses vont bien. Le matériel adéquat faisant défaut, on est loin des performances que l'on pourrait attendre de ces différents bureaux.
Le local de la mairie a subi quelques petites opérations chirurgicales qui la rendent quelque peu confortable, et même, assez agréable à regarder, même s'il y a encore de nombreuses améliorations à y apporter. Quant à savoir ce qu'il y a à l'intérieur, c'est autre chose. Etant arrivés la veille de la fête patronale, nous n'avons pas eu le privilège de pouvoir visiter la mairie qui, pour la circonstance, était fermée.
Education
Les nombreuses écoles de Saint-Louis du Nord fonctionnent normalement, à la satisfaction des parents qui estiment que le niveau général est satisfaisant. Le Lycée qui, pendant des années, a fait défaut, obligeant les élèves à s'exiler vers Port-de-Paix ou Port-au-Prince, est pleinement fonctionnel. Bien sûr, tout le monde le sait, tout n'est pas parfait. Cependant, les choses ne vont pas trop mal et, avec une prise en charge sérieuse des responsables, de nombreux problèmes peuvent être résolus assez rapidement.
Bien que les rêves d'université des Saint-louisiens soient encore loin de la concrétisation, de nombreuses écoles professionnelles fonctionnant à plein rendement annoncent déjà les couleurs.
Santé

A Saint-Louis du Nord, c'est le secteur qui fonctionne le mieux. Les problèmes auxquels est confronté le principal centre de santé de la commune sont avantageusement palliés grâce à la collaboration inter-institutionnelle établie avec l'Hôpital de la Mission Chrétienne du Nord-Ouest qui, bien équipé et recevant la visite de spécialistes dans différentes branches médicales, offre gratuitement des services de qualité à la population. Cela ne va, malheureusement, pas aussi bien dans les différentes sections communales ou les centres sont sous-équipés et ne disposent pas de personnel adéquat.
Saint-Louis est une ville à suivre de près car cette approche nouvelle de la prise en main de la commune par les citoyens pourrait être une expérience pilote qui, si elle réussit (et, nous n'en doutons pas), pourrait servir de modèle à d'autres villes qui croupissent dans l'insalubrité, le désordre et la bidonvillisation.

Patrice-Manuel lerebours

Pour aider 1500 enfants à accéder à l'éducation


Quelque mille cinq cents enfants devront être accueillis à l'Ecole Enfant Jésus de Lamardelle pour cette année académique 2007- 2008. A cet effet, un nouveau bâtiment scolaire doit être construit. C'est ce que compte finaliser la Fondation Enfant Jésus (FEJ) très bientôt.
Un nouveau complexe scolaire de deux étages devrait être disponible sous peu en vue d'accueillir mille cinq cents élèves à l'Ecole Enfant Jésus de Lamardelle, une localité située dans la première section communale de Ganthier. Ce projet qui vise, à travers cette école, à aider les enfants à accéder à l'éducation et à promouvoir les opportunités de développement dans une section rurale défavorisée est de la Fondation Enfant Jésus dont le bureau se trouve au No. 8 bis de la rue Fernand de Baudières à Delmas 41.
Les responsables de cette fondation projettent de faire de cette école un pivot de développement pour cette section rurale:« Nous croyons que notre école deviendra le coeur de Lamardelle et l'élément de base du développement rural.» Déterminés, ils disent vouloir créer, entre autres, un modèle d'école conforme aux critères établis par le Ministère de l'Education nationale aussi bien qu'aux normes internationales.N'écartant pas la possibilité pour que ce modèle d'école se multiplie dans les autres régions du pays, les initiateurs de ce projet affirment qu'ils veulent fournir, à travers cette nouvelle école, une formation professionnelle avec une approche innovatrice susceptible de répondre aux besoins de développement du pays dans un avenir proche.
« Depuis le début de notre campagne de collecte de fonds, nous avons pu modestement recueillir des fonds provenant des entreprises locales pour l'achèvement du premier étage de la nouvelle école » , reconnaissent les responsables de cette Fondation. Toutefois, ces derniers continuent de solliciter l'assistance des institutions en vue de la réalisation de ce projet. « Nous avons grandement besoin de fonds pour construire le deuxième étage jusqu'à la finition», disent-ils.
Selon une estimation des coûts préparée par l'architecte Gilbert Hyppolite, les responsables auront besoin de plus de 197 mille dollars américains pour réaliser un tel projet. A ce sujet, ils ont confié que plus de 96 mille dollars US provenant de plusieurs sponsors ont déjà été recueillis.
« L'Ecole fonctionne jusqu'à présent dans l'ancien bâtiment où elle a été logée, il y a dix-neuf ans », explique la fondatrice de l'Ecole Enfant Jésus, Lucienne Duncan, une veuve de 78 ans, qui dit avoir consacré, depuis l'âge de treize ans, sa vie à l'Enfant Jésus.Propriétaire de plusieurs hectares à Lamardelle, la fondatrice de l'Eglise Enfant Jésus, située dans cette zone, précise que l'école a dû arrêter de fonctionner pendant plusieurs années en raison de faibles moyens financiers.
Notons que Mme Duncan a senti la nécessité pressante de se concentrer sur l'éducation de la génération montante de Lamardelle après avoir constaté que la majorité des fermiers et leur famille étaient illettrés. D'où la naissance de cette école dont l'objectif est de fournir l'éducation primaire et élémentaire aux enfants de la région rurale de Lamardelle.Après deux ans de fonctionnement, Mme Duncan, qui préfère qu'on l'appelle « Manmi », a compris la nécessité d'introduire dans le programme de l'école un projet de cantine avec deux repas par jour. « Jusqu'à présent, nous donnons aux enfants deux repas par jour », précise Mme Duncan par qui le budget de fonctionnement de l'école a été entièrement pris en charge depuis le commencement.
Construite dans l'enceinte même de la résidence de cette veuve, cette école avait un effectif de cinquante élèves lorsqu'elle ouvrit ses portes en octobre 1988. Dix-huit ans plus tard, l'effectif de l'école est passé à quatre cent cinquante enfants. Pour cette nouvelle année académique, il passera à mille cinq cents élèves. « Nous décidons d'augmenter notre capacité d'accueil en vue de permettre à beaucoup plus d'enfants d'avoir accès au pain de l'instruction. A ce sujet, notre école fonctionnera en deux vacations très prochainement», déclare Mme Duncan. Pour atteindre cet objectif, les responsables disent compter sur les institutions qui seraient intéressées à apporter leur assistance en vue d'achever les travaux de construction de l'Ecole Enfant Jésus de Lamardelle, débutés depuis l'année 2006.« Nous nous battrons pour que cette communauté isolée devienne une communauté entièrement équipée de toutes les techniques nécessaires capables de rendre la population indépendante et productive », concluent les responsables qui projettent de transférer l'Ecole Enfant Jésus dans le nouveau bâtiment en octobre 2007.
Victor Jean Juniordjune14@yahoo.fr

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=48174&PubDate=2007-09-06

MCFDF lance un programme d'intervention d'urgence


C'est une Cité Soleil calme, gaie et joyeuse qui a accueilli la ministre à la Condition féminine et aux Droits des femmes, Marie Laurence Jocelyn Lassègue, hier mardi, pour parapher le protocole de relancement du programme d'intervention d'urgence entre ledit ministère et la mairie de cette communeLa ministre à la Condition féminine et aux Droits des femmes (MCFDF), Marie Laurence Jocelyn Lassègue, a signé le mardi 4 septembre un protocole avec le maire principal de Cité Soleil, M. Wilson Louis, en présence du représentant du Premier ministre, M. Hébert Saint-Louis, visant à renforcer dans cette commune le programme d'urgence mis sur pied par l'actuel gouvernement.« Les femmes de Cité Soleil auront enfin la possibilité de guérir », s'est exclamé, haut et fort, la titulaire du ministère à la Condition féminine et aux Droits des femmes, faisant allusion aux différentes formes de violence que les femmes ont subies ou vécues récemment lors des dernières vagues du climat d'insécurité qu'a connues la capitale et cette commune en particulier.La ministre, dans son intervention, s'est réjouie de sa présence dans la cité. « Je me sens flattée de l'accueil. Je suis d'autant plus contente de voir qu'il y a autant de femmes présentes dans la cité », a lâché Mme Lassègue d'un air joyeux. Elle en a profité pour attirer l'attention de l'assistance sur la problématique de genre dans le développement du plus grand bidonville de la capitale.
Son hôte, le maire de la commune, a souligné l'importance que revêt le lancement de ce programme d'intervention d'urgence. « Ce programme, dit-il, vise à montrer la volonté de son équipe de travailler de concert avec les femmes pour mettre cette municipalité sur la voie du progrès. »
Par ailleurs, la responsable de projets du MCFDF, Mme Gertrude Adam, a présenté les différents points qui seront retenus dans le cadre de ce programme. « Ce partenariat entre le MCFDF et la Mairie tourne autour de trois volets : l'amélioration de la situation financière de la population qui permettra à tous d'avoir accès à la microcrédit, le renforcement psychosocial de la condition de vie de la population de cette commune et celle de la femme en particulier, la sensibilisation de la masse défavorisée sur l'éducation à la non-violence », a-t-elle fait remarquer, tout en affirmant que ce projet trouve l'appui des organisations structurées évoluant dans la Cité.Environ 8 millions de gourdes sont allouées à ce projet qui sera exécuté par cinq institutions : l'institut de formation du Sud (IFOS), le Centre pour la promotion de la démocratie et de l'éducation participative (CDEP), l'Institut de développement personnel et organisationnel (IDEO), les Jeunes artistes Kaange pour le développement (JAKA), le Groupe d'appui à l'intégration des femmes du secteur informel (GRAIFSI).Pour rendre ce programme efficace, les deux partenaires ont délégué chacun, de leur côté, un membre technique de leur cabinet afin de recueillir toutes les informations nécessaires à la réalisation de ce projet.
Le représentant du Premier ministre, M. Hébert Saint-Louis, a fait savoir que ce partenariat reflète la volonté du gouvernement d'aider les hommes et les femmes de Cité Soleil de façon à changer leur condition de vie. « Nous avons des assistants techniques et méthodologiques dynamiques pouvant permettre l'accélération de ce programme dans la cité », a déclaré M. Saint-Louis, tout en indiquant que la population doit profiter au maximum de ce programme.Il rejoint ainsi Mme Lassègue en ce qui a trait au retour de la paix dans la commune. « Nous pouvons changer les conditions de vie des gens de la cité si nous nous donnons entièrement à ce programme », a renchéri la ministre.
C'est le maire-adjoint, Gustave Benoit, qui a clôturé cette rencontre entre le ministère à la Condition féminine et aux Droits des femmes avec la municipalité de Cité Soleil en disant: « La vie peut renaître, la vie doit renaître dans la commune. »Avant de regagner son ministère, Mme Lassègue a rendu une brève visite à l'Ecole foyer culturel de Saint-Vincent de Paul où elle a rencontré les enfants du programme « Kan Solèy », un camp organisé en vue d'offrir un moment de détente aux enfants de la cité qui sont, pour la plupart, orphelins, victimes des différents bouleversements politiques du pays.
Sherline Chanlatte Duplan

sherlinecduplan@yahoo.fr
http://www.youtube.com/watch?v=1R99kxMMlIo

Haïti au coeur de la visite de Lula en Norvège, les 13 et 14 septembre

Le Président brésilien se penchera avec les autorités norvégiennes sur leurs projets communs dans le pays, à l’occasion d’un séminaire consacré à la paix et à la réconciliation
mercredi 5 septembre 2007,
Radio Kiskeya

Le processus de stabilisation et de reconstruction d’Haïti sera l’un des principaux thèmes de l’agenda de la visite d’Etat qu’effectuera le Président brésilien Luiz Inàcio Lula da Silva à Oslo les 13 et 14 septembre, rapporte l’agence officielle brésilienne Agência Brasil.
La question haïtienne sera débattue avec les plus hautes autolrités de l’Etat scandinave dans le cadre de la deuxième édition du séminaire Brésil-Norvège intitulée : Paix, Réconciliation et Médiation. Cette initiative conjointe d’échanges d’expériences entre les deux pays sur la promotion de la paix dans les zones de conflits et destinée à favoriser la reconstruction des pays affectés avait pris naissance en 2003.
"La seconde édition du séminaire aura Haïti comme point de focalisation à la lumière de la présence brésilienne au sein de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), du travail de reconstruction que nous réalisons en Haïti et aussi du partenariat que le Brésil et la Norvège ont développé en Haïti", a affirmé mercredi l’ambassadrice Maria Edileuza Fontenele Reis, chef du département européen au Palais Itamaraty, siège de la chancellerie brésilienne.
En partenariat avec Oslo, l’organisation non-gouvernementale brésilienne Viva Rio s’est engagée dans un projet de développement local dans des quartiers défavorisés de Port-au-Prince avec des interventions comme la reconstruction de citernes et la réhabilitation de bidonvilles.
La situation haïtienne revient régulièrement dans l’agenda politique du Brésil qui, grâce au commandement de la MINUSTAH qu’il détient, dispose d’arguments supplémentaires pour faire valoir son leadership dans les institutions internationales. Brasilia fournit un bataillon de 1.200 casques bleus à la force onusienne qui compte 9.000 militaires et policiers internationaux. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4070

Des familles paysannes haïtiennes vont recevoir une assistance de l’OPEP


Cet apport en matière de sécurité alimentaire d’un montant de 750.000 dollars concerne également le Cambodge et la Sierra Leone
mercredi 5 septembre 2007,
Radio Kiskeya

Haïti bénéficiera d’une assistance alimentaire du Fonds international d’aide de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), a annoncé mercredi le ministère vénézuélien des finances dans un communiqué rendu public à Caracas et relayé par la télévision locale Globovisiòn.
Des familles pauvres du monde rural seront intégrées au programme d’aide en matière de sécurité alimentaire, précise le communiqué. D’autres familles du Cambodge et de la Sierra Leone seront également parmi les bénéficiaires de ce projet doté d’un budget de 750.000 dollars.
Le comité des investissements du Fonds international d’aide de l’OPEP comprend l’Arabie Saoudite, l’Iran et le Koweit. Cependant, après cinq ans d’absence, Caracas vient de reprendre sa place au sein de cet organisme ayant pour mission de financer des projets de développement dans des pays pauvres d’Amérique latine, d’Afrique et d’Asie.
Haïti a été récemment sélectionnée parmi les Etats auxquels l’Organisation des pays exportateurs de pétrole accordera une assistance financière. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4069

Visite du nouveau patron de la MINUSTAH au Parlement haïtien

Dénonciation de la "gifle" infligée par Edmond Mulet aux parlementaires haïtiens
mercredi 5 septembre 2007,
Radio Kiskeya

Le nouveau chef de la Mission de Stabilisation des Nations Unies en Haïti (MINUSTAH), le tunisien Hédi Anabi, a rendu visite mercredi matin aux parlementaires haïtiens auprès desquels il a renouvelé les engagements de la mission onusienne en ce qui concerne la stabilisation et le développement économique et social.
Le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies sollicite en ce sens le concours du parlement haïtien, ont fait savoir, à l’issue de la rencontre, les présidents des deux chambres, MM. Joseph Lambert et Pierre Erick Jean Jacques.
Le président du Sénat dit avoir exploré avec M. Anabi les différents champs de collaboration du parlement avec la mission onusienne. Joseph Lambert ajoute avoir toutefois profité de la visite du successeur de Edmond Mulet pour dénoncer les fâcheuses déclarations faites par ce dernier concernant l’institution parlementaire à la veille de son départ d’Haïti.
Commentant la menace d’interpellation du premier ministre par le Sénat, le diplomate guatémaltèque avait en effet mis en garde contre le risque pour les parlementaires de nuire à la lutte contre la corruption initiée par le gouvernement, en encourageant l’impunité et en protégeant des corrompus et des trafiquants de drogue.
Le président de la Chambre basse, Pierre Erick Jean Jacques, affirme pour sa part avoir mis l’accent sur la nécessité du renouvellement du mandat de la MINUSTAH et sur la poursuite de sa collaboration avec la Police nationale d’Haïti en vue du renforcement de la sécurité.
En marge de la visite du diplomate onusien, le président de la Commission Justice et Sécurité Publique de la Chambre basse, le député Joseph Nelson Pierre Louis, a déploré le fait par le gouvernement de ne manifester jusqu’à présent aucun intérêt pour la nouvelle force publique. A ce sujet, le gouvernement semble davantage s’aligner sur la position de la communauté internationale, a souligné le député
La mise en place de la nouvelle force publique devrait pourtant constituer la première étape dans le processus devant conduire au départ de la mission internationale, a conclu le député de Port-Salut (Sud), élu sous la bannière de l’Alliance démocratique. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4072

L’interpellation du chef du gouvernement tient encore

Consultations en cours en vue de sa réalisation vers le 17 octobre 2007
jeudi 6 septembre 2007,
Radio Kiskeya
Le dossier de l’interpellation du premier ministre Jacques Edouard Alexis est toujours à l’ordre du jour au Sénat de la République où des consultations sont en cours en vue de la détermination d’une date pour sa réalisation.
Le sénateur Gabriel Fortuné, l’un des initiateurs de cette décision, a confirmé mercredi ces consultations, précisant que l’interpellation pourrait avoir lieu avant le 17 octobre. Il indique à ce sujet que le bureau du Sénat se serait engagé à transmettre au chef du gouvernement une lettre l’invitant à cette interpellation vers cette date.

Le sénateur du Sud élu sous la bannière de l’UNION annonce que c’est au moment de l’interpellation que tout le monde saura les véritables motifs qui ont amené les parlementaires à y recourir.
Pour sa part, le président du Sénat n’a avancé aucune date. Joseph Lambert s’est contenté de préciser que l’interpellation se tiendra irrémédiablement, mais à une date qui ne devrait entraîner aucune conséquence fâcheuse à la fois sur la rentrée des classes et sur l’analyse et le vote du budget pour le nouvel exercice fiscal (2007-2008).
Selon la Constitution de 1987 (en vigueur) toute interpellation doit se terminer par un vote de confiance ou de censure. En cas de vote de censure, le gouvernement est renvoyé. Dans le cas contraire, le chef du gouvernement ne pourra être de nouveau interpellé avant une année révolue.
La menace d’interpellation du chef du gouvernement formulée le 22 août dernier par les sénateurs était assortie d’une condition, celle du renvoi du commissaire du gouvernement. Ce jour-là, le commissaire Claudy Gassant avait infligé un cinglant camouflet à la fois au Sénat et au ministre de la justice, son supérieur immédiat, en refusant d’accompagner ce dernier à une séance de travail au Grand corps.
Des négociations entre le Sénat et la Présidence ont abouti à une séance au Sénat le 30 août à laquelle le ministre de la justice et le commissaire du gouvernement ont finalement pris part. Au fort de ces « négociations », l’ambassadeur des Etats-Unis à Port-au-Prince, Mme Janet Ann Sanderson, a rendu visite le 27 août au Sénat pour « souhaiter » que tout éventuel litige entre l’Exécutif et le Législatif soit résolu par le dialogue. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4074

Des sénateurs constatent les conditions infrahumaines de vie au Pénitencier

Les membres de la commission Justice et sécurité du sénat ont réalisé une visite d’évaluation sur la situation des personnes en détention préventive prolongée hier mercredi au Pénitencier National.
Les membres de la délégation, les sénateurs Youri Latortue, Roudolph Boulos, Anacacis Jean Hector, Fequière Mathurin et Michel Clérié, ont constaté les conditions inhumaines dans lesquelles vivent les personnes incarcérées au Pénitencier National.
Les élus, accompagnés du substitut du commissaire du gouvernement, Cherubin Dupuis Eddy, ont reçu les doléances de plusieurs détenus, dont certains affirment avoir bénéficié d’une ordre de remise en liberté.
Des détenus sont obligés de dormir debout, d’autres assis dans ce centre carcéral qui compte plus de 3 000 personnes. Ceux qui restent debout pour dormir souffrent d’inflammation aux pieds indiquent des détenus qui font état de divers types de maladies.La visite de plus d’une heure a permis aux sénateurs de se faire une idée de la situation réelle dans le plus grand centre carcéral du pays, où règne une odeur nauséabonde en raison de l’insalubrité.
A l’issue de sa visite, le président de la commission justice du sénat, Youri Latortue a mis l’accent sur la nécessité d’analyser les dossiers des nombreuses personnes en détention préventive prolongée. " Nous allons recommander au ministère de la justice de créer une commission, composée de juges et de commissaires du gouvernement, pour statuer sur les cas des détenus ", dit-il estimant que la commission consultative n’a pas pu toucher le problème directement.
Le sénateur Latortue qualifie d’infrahumaines les conditions de vie au Pénitencier. " Sur 4 mètres carrées on a compté 160 personnes ", dit-il tout en faisant état de la nécessité de construire un autre centre carcéral. " Nous allons demander aux parlementaires d’allouer des fonds dans le prochain budget pour la construction d’une nouvelle prison", déclare t-il soulignant qu’un terrain a été offert à l’état dans la commune de Ganthier.
A sa sortie du Pénitencier National, le sénateur Latortue a promis d’acheminer, dans les 24 heures, les recommandations au ministre de la justice.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=13007

Indispensable prolongation du mandat de la MINUSTAH, selon le premier ministre haïtien

Mise en place toutefois de structures en vue du "départ progressif" de la mission onusienne
mercredi 5 septembre 2007,
Radio Kiskeya

La réunion des ministres de la défense et des chefs des armées de 9 pays latino-américains faisant partie de la Mission de Stabilisation des Nations Unies en Haïti (MINUSTAH) qui s’est achevée mardi à Port-au-Prince, s’inscrivait dans le cadre de l’élaboration d’une proposition de prolongation du mandat de la mission onusienne, a indiqué le chef du gouvernement haïtien à l’issue de cette réunion.
Jacques Edouard Alexis estime nécessaire cette prolongation de mandat qui expire le 15 octobre, en dépit des "progrès réalisés en matière de sécurité et de stabilité". "La situation demeure encore fragile et il reste encore beaucoup à faire en vue de consolider le climat actuel de sécurité", a-t-il ajouté. Il a toutefois souhaité que la MINUSTAH apporte sa contribution aux efforts visant le développement économique et le renforcement des institutions.
Parallèlement aux efforts de développement, le gouvernement s’attellera à la mise en place de structures en vue du départ progressif de la MINUSTAH. Cependant, en dépit d’un tel objectif , la question de la création d’une nouvelle force publique haïtienne n’a pas été débattue lors de cette importante réunion avec les dirigeants latino-américains, selon des précisions apportées par M. Alexis.
Se référant implicitement à la question de l’armée ou de la nouvelle force publique haïtienne dont il est vivement question depuis quelque temps dans les débats, le ministre chilien de la défense [qui faisait office de porte-parole du groupe de responsables latino-américains] a déclaré que la solution aux problèmes d’Haïti n’est pas militaire. Elle est plutôt d’ordre économique et social, a soutenu M. Jose Goni Carasco. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4068

Nouveaux rebondissements dans l’affaire Jacques Roche

Le chanteur "Don Kato" clame son innocence ; Anaïse Chavenet et Edner Jean de Communication Plus affirment que l’artiste avait été investi du rôle de "médiateur" ; Kettly Julien de l’IMED réclame des poursuites judiciaires contre "Don Kato" pour son rôle présumé dans l’enlèvement et l’assassinat du journaliste ; Patrice Dumont du quotidien Le Matin insiste, lui, sur l’importance capitale des révélations des deux meurtriers condamnés
mardi 4 septembre 2007,
Radio Kiskeya

L’affaire Jacques Roche a pris mardi un nouveau tournant avec les réactions du chanteur Antonio Cheramy alias "Don Kato" démentant des insinuations qui viseraient sa mise en accusation, le soutien sans équivoque que lui ont apporté Anaïse Chavenet et Edner Jean de la firme Communication Plus et l’intervention de la militante des droits humains, Kettly Julien, exigeant des poursuites judiciaires contre l’artiste.
Dans une interview à Radio Kiskeya, le lead vocal du groupe Brothers Posse a catégoriquement nié avoir, en juillet 2005, soudoyé les ravisseurs du journaliste et poète en vue de prolonger la séquestration jusqu’à son exécution comme le suggéraient certaines déclarations d’Alby Joseph et de Chéry Beaubrun, condamnés jeudi dernier (30 août) à perpétuité.
"Don Kato", qui s’est dit prêt à répondre à toute invitation des autorités judiciaires dans le cadre de l’enquête sur l’enlèvement suivi de l’assassinat de Roche, a indiqué avoir été contacté par Anaïse Chavenet et Edner Jean afin de faire avancer les négociations alors dans l’impasse avec les ravisseurs. Cependant, très nuancé, il précise n’avoir jamais été en contact avec le gang qui avait été à l’origine du rapt alors qu’au Palais de justice de Port-au-Prince, Joseph et Beaubrun avaient déclaré que "Don Kato" avait "apporté un montant de 10.000 dollars", inférieur à la rançon fixée à 50.000. Un "ami", dont le musicien a voulu taire le nom, servait d’intermédiaire et avait recueilli les 10.000 dollars qui avaient pu être collectés à Communication Plus, une firme spécialisée dans le marketing, la production audiovisuelle et la diffusion de livres, et au quotidien Le Matin notamment.
Le chanteur indique avoir également apporté sa contribution financière à cet effort de solidarité qui avait été entrepris pour tenter d’inverser le cours des événements et de faire sortir l’otage du couloir de la mort. Car, dit-il, étant lui-même artiste, il ne saurait rester indifférent au sort qui était réservé au poète.
"Je suis bien content que justice soit rendue à Jacques Roche", a lâché "Don Kato", soutenant avoir appris avec satisfaction le verdict du tribunal criminel de Port-au-Prince.
Pour leur part, les deux responsables de Communication Plus ont reconnu avoir sollicité l’aide du leader de Brothers Posse pour empêcher à tout prix la fin tragique que devait connaître Roche. "Nous étions au journal Le Matin de plus en plus inquiets et angoissés. Face à l’intransigeance des ravisseurs, plus les jours passaient, plus nous craignons le pire pour Jacques", a raconté Mme Chavenet également une des responsables de la publication.
Estimant que le "médiateur" jouissait d’un aura populaire qui pouvait faciliter l’aboutissement des négociations, elle a conclu que pour "Don Kato" ce serait "s’attirer des ennuis en se mettant au service des autres" s’il devait être accusé dans la mort de Jacques Roche.
Quant à Edner Jean, il a expliqué qu’il fallait éviter de "ternir gratuitement la réputation de Don Kato" qui, une fois alerté, avait accepté spontanément de travailler à la libération du confrère. "Dans mon entretien téléphonique avec l’un des ravisseurs à qui je demandais vainement la libération de Jacques après le versement des 10.000 dollars, il m’avait clairement fait savoir que cette pitance ne pouvait servir qu’à assouvir la soif de ses soldats", a témoigné M. Jean. Il a enfin attribué à des problèmes de sécurité conjoncturels la discrétion totale ayant jusqu’ici occulté les efforts qui avaient été déployés en vue de sauver Jacques Roche.
Cependant, le rôle de "Don Kato" dans l’affaire, loin de faire l’unanimité, commence à soulever des polémiques qui rendent compte de positions diamétralement opposées. La militante des droits humains Kettly Julien est la première à demander que "l’action publique soit mise en mouvement contre le chanteur" après que son nom ait été cité par les condamnés Alby Joseph et Chéry Beaubrun, deux des meurtriers de Jacques Roche. Directrice de l’Institut mobile d’éducation démocratique et membre du Collectif des familles (IMED) et membre du Collectif des familles et amis des victimes du kidnapping, Mme Julien souligne que l’artiste, intimement lié au régime du Président René Préval, avait déjà fait l’objet de graves accusations notamment avant la chute d’Aristide.
Toutes les personnes impliquées dans l’assassinat du journaliste doivent être punies par la justice, a conclu la responsable de l’IMED.
Sans faire référence au musicien, le responsable de la section sportive du quotidien Le Matin, Patrice Dumont, a de son côté estimé que les aveux de Joseph et Beaubrun étaient amplement suffisants pour déclencher une offensive judiciaire contre tous ceux qui sont impliqués dans le crime. "C’est un début de soulagement pour moi, pour tous les amis de Jacques Roche et tous ceux qui l’avaient connu", a dit le chroniqueur sportif en relevant qu’une occasion en or s’offrait à la justice haïtienne pour redorer son blason.
Mettant l’accent sur la nécessité de mener une lutte sans merci contre l’impunité, M. Dumont a aussi rappelé qu’au lendemain de l’enlèvement du disparu la cotisation en sa faveur se faisait dans des conditions dramatiques et qu’on pouvait très difficilement satisfaire l’appétit de ses ravisseurs.
Les aveux des deux assassins condamnés à vie ont été confirmés par le commissaire Joseph Fanfan Jeudilien, le représentant du ministère public lors du procès. A côté de ce verdict exemplaire, le juge instructeur Jean Peres Paul, en charge du dossier de l’assassinat du journaliste et poète, devrait rendre bientôt son ordonnance de clôture.
Kidnappé le 10 juillet 2005 en tenue sportive, Jacques Roche, 44 ans, avait été retrouvé sauvagement exécuté quatre jours plus tard, le 14 juillet, dans le quartier populaire de Delmas 4 (nord de Port-au-Prince). spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4066

mercredi 5 septembre 2007

PACODES: un programme qui a tout changé

Performances artistiques et culturelles, comptes rendus, révélations, mots de gratitude, bilan et témoignages ont constitué dimanche la première assemblée générale du Programme de Développement de Zones (PDZ) oeuvrant à Nan Kafe, 3e section communale d'Anse-à-Galets, la Gonâve.
Des habitants des huit habitations dépendant de cette structure de la World Vision ont exprimé leur gratitude vis-à-vis de l'organisation et surtout des agents répartis dans les quatre sections communales où intervient le programme.
Surnommé « Participation communautaire pour le Développement économique et social » (PACODES) cette branche de la World Vision entend donner aux gens des communautés où il travaille des outils sociaux et économiques leur facilitant de devenir autonomes, selon Evenel Morose, coordonnateur de la PACODES.
Réunis à l'arrière de l'espace aménagé pour accueillir le Parc des Enfants PACODES, bénéficiaires, facilitateurs, animateurs et responsables de l'institution n'ont pas manqué d'exprimer l'harmonie qui caractérise leurs actions tant au point de vue humain, social que développemental.
« En dépit du bilan positif que nous pouvons tirer de nos travaux au niveau du PACODES, il est à souligner que le développement de nos communautés ne peut pas se faire seulement avec cette structure », a fait remarquer M. Morose qui invite d'autres organisations à venir s'établir dans la région en vue d'une action plus rapide vers le développement.Sur tous les visages, se lit la satisfaction. « Nos enfants ne manifestaient aucun talent tant au niveau des études qu'au niveau artistique, culturel ou social. Grâce aux cours qu'ils suivent avec les animatrices et animateurs de la PACODES, ils sont aujourd'hui des artistes. Ils peuvent espérer beaucoup de ce qu'ils font pour le moment », témoigne Mme Josias Guérilus, responsable d'un groupement de femmes dans la zone.
Après cinq années de travail dans des conditions difficiles dues au mauvais états des routes et des conditions du transport maritime, l'équipe de la PACODES a pu dresser un bilan des plus fructueux grâce au financement de World Vision Australie.
Intervenant dans les domaines prioritaires tels que : éducation, environnement, santé et agriculture, la PACODES a réussi à transformer tous les habitants de ses huit localités en agents de développement, se félicite le président du comité administratif bénévole de l'institution, Sergo Ervilus.
Des volets de renforcement organisationnel, de développement économique, de sensibilisation sur le VIH Sida se sont ajoutés aux domaines d'intervention de cette structure. Une équipe d'animateurs vient en appui aux enfants à travers une rubrique baptisée 'plaidoyer pour enfants'.« En arrivant ici nous avons découvert une farouche volonté chez nos 10.000 enfants bénéficiaires et leurs parents de changer leurs conditions de vie. Heureusement nous sommes sur la bonne voie », se réjouit Anne-Bernadette Lapointe, responsable du volet autonomie des femmes et développement de l'enfance à l'institution.
Anne-Bernadette se rappelle son premier contact avec la communauté de Nan Kafe. « Tous les gens faisaient leurs besoins par terre et les enfants rechignaient quand on les appelait. Maintenant c'est différent. On n'a que des stars dans leurs rangs et les gens de ces communautés sont très responsables en ce qui a trait à la prise en charge de leur santé », dit-elle.
Quant au coordonnateur de la PACODES, grâce à ses réalisations, cette branche de la World Vision parvient à diminuer la vente du charbon de bois au niveau des huit communautés. Il insiste sur l'éducation des familles assurées à travers les enfants et la création de richesses qui se fait à partir des petits projets engagés par l'institution.
L'environnement désertique qui domine depuis Anse-à-Galets jusqu'à l'entrée de Grande-Source, l'une des communautés concernées par le programme, pose des problèmes à M. Morose.
« La PACODES interviendra au niveau de l'environnement dans certaines zones sèches situées dans le voisinage de Grande-Source à travers de petits projets de reboisement. Car la vue que présente l'environnement de ces zones n'est pas du tout agréable », avance-t-il.Toutefois, Evenel Morose ne cache pas sa satisfaction de voir le paysage merveilleux qu'offre les quatre sections communales où intervient son programme. Les responsables de PACODES abordent pour le moment une phase de sensibilisation sans précédent afin de garantir la prise en charge du programme par les gens des communautés une fois que le programme de la World Vision aura pris fin. Le PDZ qui agit sur une période de 10 ans doit plier bagages en 2012.
Lima Soirélus

lsoirelus@lenouvelliste.com

Indispensable prolongation du mandat de la MINUSTAH, selon le premier ministre haïtien

Mise en place toutefois de structures en vue du "départ progressif" de la mission onusienne
La réunion des ministres de la défense et des chefs des armées de 9 pays latino-américains faisant partie de la Mission de Stabilisation des Nations Unies en Haïti (MINUSTAH) qui s’est achevée mardi à Port-au-Prince, s’inscrivait dans le cadre de l’élaboration d’une proposition de prolongation du mandat de la mission onusienne, a indiqué le chef du gouvernement haïtien à l’issue de cette réunion.

Jacques Edouard Alexis estime nécessaire cette prolongation de mandat qui expire le 15 octobre, en dépit des "progrès réalisés en matière de sécurité et de stabilité". "La situation demeure encore fragile et il reste encore beaucoup à faire en vue de consolider le climat actuel de sécurité", a-t-il ajouté. Il a toutefois souhaité que la MINUSTAH apporte sa contribution aux efforts visant le développement économique et le renforcement des institutions.

Parallèlement aux efforts de développement, le gouvernement s’attellera à la mise en place de structures en vue du départ progressif de la MINUSTAH. Cependant, en dépit d’un tel objectif , la question de la création d’une nouvelle force publique haïtienne n’a pas été débattue lors de cette importante réunion avec les dirigeants latino-américains, selon des précisions apportées par M. Alexis.

Se référant implicitement à la question de l’armée ou de la nouvelle force publique haïtienne dont il est vivement question depuis quelque temps dans les débats, le ministre chilien de la défense [qui faisait office de porte-parole du groupe de responsables latino-américains] a déclaré que la solution aux problèmes d’Haïti n’est pas militaire. Elle est plutôt d’ordre économique et social, a soutenu M. Jose Goni Carasco. [jmd/RK]

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4068

Le FER s'active sur la route de l'Amitié

La construction de plusieurs perrés* dont un de 25 000 m2 à Saint Etienne, le revêtement de 45 000 m2 de chaussée, la réparation des-nids-de poule et des glissières de sécurité, la remise en état des caniveaux, le désherbage, la signalisation horizontale, constituent le gros des travaux d'entretien financés à hauteur de 110 millions de gourdes par le FER (Fonds d'entretien routier) le long des 43 Km de route qui sépare Carrefour Dufort (Léogâne) de la ville de Jacmel. Visite au premier grand chantier du FER

Dégradée par le temps et par une fréquentation intensive durant ces dernières années, la route de l'Amitié construite depuis 1976 est entretenue en vue d'assurer la longévité de cette principale voie d'accès au département du Sud-Est. Depuis le début du mois d'août, le groupement d'entreprises haïtiennes Vorbe & Fils/Tecina entreprend ces travaux financés par le FER (Fonds d'entretien routier).


Les glissières de sécurité bordant la route sont réparées pour éviter aux véhicules en cas d'accident de laisser la chaussée. Celles endommagées au Morne 15 (Morne Karaté) inquiète Davidson, un riverain qui voit déjà venir la période très redoutée des fêtes de fin d'année.Pour lui, durant cette période la route est très dangereuse à cause principalement du trafic intensif entre Jacmel et Port-au-Prince. L'intervention est d'une grande utilité, puisque, dit-il, un chauffeur a failli laisser sa peau, il y a moins d'une semaine. L'avis des chauffeurs assurant différents circuits le long de la route est pratiquement identique. « L'Etat déplorable des routes haïtiennes avait crée une sorte de désengagement des bailleurs.
La coopération, l'aide internationale permettent de construire nombre d'infrastructures routières, le pays doit se donner les moyens de les entretenir. Puisque selon le directeur général du FER, l'ingénieur Revelt Mompremier il est absurde, voire indécent, d'aller solliciter de l'aide pour l'entretien d'une route auprès d'un bailleur qui a aidé à sa construction. L'ingénieur Gaillard a plaisanté en faisant remarquer qu'un nid-de-poule non réparé peut coûter plus cher que la poule elle-même. Autrement dit, au regard des structures fragiles que dispose l'Etat haïtien, les négligences peuvent être onéreuses. D'où la nécessité d'entretenir la route de l'Amitié.« Le 15 octobre, la route sera en voie de finition et si tout marche comme prévu, les travaux seront terminés d'ici au 1er décembre de cette année », promet le directeur de projet et superviseur des travaux, l'ingénieur Antoine Alix Gaillard.

« Certains travaux ne sont pas visibles par les chauffeurs et autres usagers de la route. Mais ils sont vraiment importants de les réaliser afin d'assurer la longévité de l'investissement », reconnaît le superviseur des travaux confiant que la signalisation horizontale axiale ne sera pas négligée.Le profil bas gardé par cette institution agissant sous la tutelle du ministère des Travaux publics, Transports et Communications est justifié par le fait que la direction générale du FER ne fait pas de publicité à longueur de journée, mais plutôt d'actions comme ces travaux entrepris sur la route de l'Amitié.A la question de savoir les critères de choix de la route de l'Amitié pour réaliser ces travaux, le responsable du FER a mis en relief les efforts de développement, de tourisme déjà réalisés dans toute la région. Pour permettre aux gens de mieux se situer, il est prévu des bornes kilométriques disparus depuis fort longtemps sur les routes haïtiennes.

Revelt Mompremier indique que son institution n'a pas que la route de l'Amitié dans sa sphère d'action. Le FER a travaillé avec des organisations communautaires de base dans les départements du Centre et du Sud en vue de remettre en état des voies secondaires et tertiaires. « La collaboration du FER avec ces organisations a permis de créer 680 emplois dans le Centre et 1539 dans le Sud », ajoute-t-il en soulignant que le FER peut intervenir sur tout le réseau éligible dans la mesure des fonds sont disponibles. *Mur, revêtement servant à soutenir les parois d'une tranchée, d'un fossé, d'un canal.
La loi portant création du Fonds d'entretien routier (FER) a été votée au Sénat de la République le 18 décembre 2002 et publié au journal officiel Le Moniteur le jeudi 24 juillet 2003.Selon l'article 12 de la loi portant création du FER, il est institué 12 redevances pour le financement de cette institution. De ces redevances, on peut compter 2 prélevées sur le carburant (gasoil et gazoline), 5 redevances dites véhicules allant de la première immatriculation aux poids lourds, et 5 autres redevances variant de la cigarette aux droits de péages. Le réseau routier éligible au financement du FER est fixé par décision du ministère de tutelle (MTPTC, ndlr) publiée sous forme de communiqué au journal officiel Le Moniteur, suivant les prescrits de ladite loi.

Dieudonné Joachim
djoachim@lenouvelliste.com

« La solution d'Haïti n'est pas militaire »

Une délégation des ministres latino-américains de la Défense des pays faisant partie de la Mission des Nations unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) a rencontré, mardi, les autorités haïtiennes. Une rencontre qui a eu lieu au Palais national en présence du Secrétaire général de l'Organisation des Etats américains (OEA), José Miguel Insulza, et le nouveau chef de la MINUSTAH, le Tunisien Hédi Annabi.
« C'était une occasion pour les autorités haïtiennes de faire état de la question de sécurité dans le pays, du travail de la MINUSTAH et les perspectives de collaboration », a indiqué le Premier ministre Jacques Edouard Alexis, qui réitère la demande du gouvernement de prolonger, pour une nouvelle année, le mandat de la MINUSTAH dans le pays.
Du haut de sa tribune, le Premier ministre Alexis a précisé qu'au cours de cette rencontre, les autorités haïtiennes ont montré la nécessité de continuer à faire des efforts pour maintenir la stabilité du pays. Selon M. Alexis, la professionnalisation de la police nationale d'Haïti (PNH), le processus de réforme de la Justice et la lutte contre l'impunité sont, entre autres, les conditions indispensables pour maintenir cette stabilité.
« Le gouvernement entend faire, au cours de cette nouvelle année de collaboration avec la mission onusienne, la lutte contre la corruption, la drogue et la contrebande sa priorité », a-t-il déclaré, arguant que nul n'est au dessus de loi.

Les discussions, a-t-il précisé, ont aussi porté sur la nécessité d'intensifier les programmes de développement socio-économique dans le pays. A cet effet, il a souhaité une collaboration plus fructueuse avec la communauté internationale particulièrement les pays latino-américains.

« Les fonds débloqués par les partenaires internationaux doivent atterrir», a affirmé le chef de la Primature qui avance que la sécurité du pays ne peut se réduire uniquement à la professionnalisation de la PNH. De même que le Premier haïtien, le ministre de la Défense du Chili, José Goni CARRASCO, admet que la situation actuelle du pays est fragile. En ce sens, il a estimé que la présence militaire est indispensable, mais « nous comprenons aussi qu'il est insuffisant ». Persuadé après la rencontre que la solution d'Haïti n'est pas uniquement militaire, le ministre de la Défense chilien a avoué que la solution réside, aussi, dans la capacité des responsables haïtiens et de la communauté internationale de venir avec des programmes de développement socio-économique au profit du peuple haïtien.

M. Carrasco qui a parlé au nom des neufs pays latino-américains faisant partie de la MINUSTAH, a promis aux autorités haïtiennes l'appui de la communauté latino-américaine pour la consolidation de la démocratie en Haïti.Les résultats de cette rencontre, a-t-il assuré, seront soumis au Conseil de sécurité de l'ONU qui aura à statuer très prochainement sur le prolongement de sa mission en Haïti. A en croire le Premier ministre haïtien, la MINUSTAH, au cours de sa nouvelle prolongation, devra tenir compter de certains problèmes liés au développement. Cette réunion qui s'est déroulée sur la définition du mandat de la MINUSTAH est une initiative des gouvernements du Chili et de l'Argentine avec le support des pays faisant partie de la MINUSTAH.
Jean Gardy Gauthier

gauthierjeangardy2001@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=48105&PubDate=2007-09-04
Commentaires:
Qui a jamais dit que la solution d'Haïti était militaire?
Personne. Si la question de l'armée d'Haïti est revenue sur le tapis ce n'est point pour redonner à cette armée ni une auréole ni une importance qu'elle ne mériterait pas. La présence des forces étrangères sur le sol haïtien d'une part et les difficultés qu'impliquent le maintien de l'ordre et le rétablissement de la sécurité démontrent clairement qu'il est illusoire de croire que le pays pourra s'en sortir sans la présence d'une force de l'ordre.
Aujourd'hui tourner autour du pot en se basant sur la dénomination de cette force n'est qu'une perte de temps d'autant plus que dans ces récentes déclarations l'ancien chef de mission Edmond Mulet qui, du haut de son fauteuil actuel a mieux compris les limites de l'ONU, a fait savoir d'une part que Haïti ne représentait point le seul foyer instable du monde et surtout que la MINUSTAH ne pourrait exister ad vitam eternam.
Plus inquiétantes par contre se révèlent cette information contenue dans la partie du texte mise en rouge.
On se demande si l'implication de la MINUSTAH dans la lutte contre la corruption, la contrebande et le rafic de drogue ne sous entend pas pour reprendre les rumeurs qui circulent que l'aministration d' instiututions comme les douanes, la DGI, l'APN ne soit remise à la MINSUTAH?
DrJJ HRV 050907

mardi 4 septembre 2007

BOUKMAN EKSPERYANS ET LA MUSIQUE RACINE

« Nos biens nationaux doivent être sauvegardés »
Voulant apporter des précisions au sujet de l'historique du Mouvement Racine, Théodore Beaubrun Junior reconnaît le rôle joué par Zao parmi les pionniers de cette musique de notre culture profonde. Il est allé un peu plus loin sur le Jazz, sur la culture populaire, sur le Rap Kreyòl, sur le compas et sur la conjoncture politique.

Le Nouvelliste : Il y a des années déjà que le groupe Boukman Eksperyans fait parler de lui dans l'histoire culturelle et musicale du pays. Faites-nous un portrait historique de ce groupe qui porte le nom d'une figure connue de la révolte saint-dominguoise contre l'esclavage ?
Théodore Beaubrun Junior : Boukman Eksperyans est fondé en 1978. Nous avons eu notre première répétition avec Fanfan Alexis qui fut notre premier guitariste, Chico Boyer un grand bassiste qui va plus tard former le groupe Ca. Foula va être mis sur pied quelque temps après. Manzè et moi avons fondé Boukman Eksperyans, précisément le 5 août 1978. Nous avons commencé par assumer notre authenticité culturelle en intégrant trois tambours vaudou dans le groupe. Le Keyboard est venu plus tard, en 1982. Ma femme et moi sommes partis vivre à Ouanaminthe. On y a fait une belle expérience communautaire. Samba Zao est aussi venu à Ouanaminthe, de même que Fanfan Alexis. Manzè est originaire de Ouanaminthe. On était allé se ressourcer. Contrairement à ce qui a été souligné dans l'article au sujet de Vodoula, c'est de là, à Ouanaminthe, non à Carrefour-Feuilles, que nous nous sommes inspirés pour écrire la musique « Nou pap sa blye ».
L.N : Une opinion laisse croire que c'est à Carrefour-Feuilles avec Samba Zao que le Mouvement Racine a pris naissance.

T.B.J : Samba Yo est formé bien après, en 1981. Zao était aussi à Ouanaminthe. Il peut témoigner de cette expérience. On peut citer aussi Ralph Lafontant comme un des pionniers de la musique Racine. J'apprécie beaucoup Zao. Au début, il n'était pas totalement dans le mouvement racine. Nous avions voulu éclaircir ce point pour les étudiants de l'Enarts. Mais, notre ami Zao n'était pas venu à cette rencontre. Je me rappelle avoir un groupe de danse nommé Fireman avec Hérold Nau, Jean Claude Dunac, Sandra Cadet qui était partie avec Claude François. Elle est devenue mannequin en France. Zao travaillait effectivement à Carrefour-Feuilles avec Aboudja dans un mouvement culturel qui faisait du tambour un instrument authentique et principal. Dernst Emile est le premier guitariste du Mouvement Racine. La première répétition du groupe Foula s'est réalisée en ma présence. Chico Boyer avait laissé Boukman pour former le groupe Foula en 1981. Après Boukman, il y a eu Picoranaya, le groupe Ca, le groupe Foula, Samba Yo entre 1981 et 1982. Eddy François, en 1981, faisait aussi l'expérience de l'authenticité à Carrefour-Feuilles avec Samba Zao.

L.N : Comment cette expérience de l'authenticité a-t-elle pris corps ? Parlez-nous de ses origines et de son évolution.
T.B.J : En 1978, il n'y avait pas beaucoup de groupe Racine. Je me rappelle qu'en décembre 1978, Boukman Eksperyans a joué à Radio Métropole. C'est en 1979 que j'ajoute les trois tambours. Mon petit frère Daniel nous a rejoint. Chico va former le groupe Ca. Picoranaya est fondé après Boukman. Zao est venu avec son style en laissant Ouanaminthe à la fin de 1981. Eddy François était aussi à cette communauté musicale à la recherche de l'authenticité. A cette époque, nous avons gagné un prix d'un concours dans le Nord-Est avec le chanteur Jacques Sauveur Jean. Chico Boyer qui aimait beaucoup le jazz faisait des expériences avec Tido, l'actuel mari de Sò Anne.

L.N : Après les recherches en ethnographie musicale, quand est-elle venue, votre renommée nationale, le grand succès public ?
T.B.J : En 1990. C'est avec le carnaval « Kè m pa sote ». Mais, soulignons qu'avant, en 1989, nous avions gagné le concours de la American Airlines. En 85, déjà, nous avions sorti, avec Desmangles, le disque de la chanson « Nou pap sa blye ». En avril 88, j'ai joué avec mon père, Languichatte Débordus, au Rex Théâtre. En 89, c'est mon départ à l'étranger au Festival de Louisianne. Notre premier carnaval de 90 a eu un grand succès.Je n'enlève pas le nom de Zao parmi les fondateurs. Il est l'un des pionniers du Mouvement Racine. Chico Boyer a, lui aussi, laissé un héritage important.

Mon père savait danser le folklore
L.N : Comment peut-on expliquer votre quête d'authenticité musicale au moment où régnait le compas dans sa splendeur, avec les mini-jazz ?
T.B.J : Bien que protestant, mon père savait danser et connaissait les rythmes de folklore national. Il n'a jamais, malgré sa foi chrétienne, renié ses origines culturelles. En 1975, à New-York, je découvre Bob Marley et le reggae. Je me disais qu'un tel phénomène est possible en Haïti avec nos richesses culturelles. J'ai constaté qu'on ne voulait pas changer le compas. Je rencontre ma femme, Manzè, en 1978 et nous avons fondé Boukman.
L.N : Pouvez-vous citer, à part votre femme, les autres musiciens du début de Boukman Eksperyans ?
T.B.J : Il y a eu Fanfan Alexis dit « Joe Louis », Chico Boyer, Frantz Seney dit Tikrab, Moscoso Jules Edouard... A partir de 1980, nous avons un groupe plus stable de musiciens. Mon premier tambour a été joué par mon père ,Théodore Beaubrun, dans une musique titré joliment, comme dirait un guadeloupéen : Mizik a Manzè. Nous avons eu notre premier album en 1990. C'était aussi l'ouverture internationale. Tite Pascal, à l'époque, était sur la voie de l'authenticité de la musique racine.


L.N : Cela a dû être difficile pour Mimose, votre femme, d'intégrer cette musique populaire, authentique, nationale et paysanne.
T.B.J : Ses parents n'aimaient pas cette histoire. Elle s'activait pour la promotion du jazz, puis pour la musique vodou, c'était à ne rien comprendre ! Mais, nous étions déterminés. Mon père me comprenait mieux. Avec le théâtre, j'étais un peu stable financièrement.
L.N : Boukman Eksperyans n'arrivait pas à joindre les deux bouts.

T.B.J : Nos rentrées financières ont commencé en 1990. Avant, on jouait au Café des Arts de septembre 79 à février 80, puis de mars à mai 80 à Ollofson Hôtel, au Bas-Peu-de-Chose. On jouait aussi à Le Magritte, un club à Pétion-Ville. En avril 1990, c'est notre grande tournée internationale en Europe, aux Etats-Unis, au Canada. La compagnie qui diffusait Bob Marley a enregistré pour nous des CD.

L.N : Zao, un des pionniers, n'a pourtant pas connu le même succès que vous.
T.B.J : J'admire Zao. Je respecte son mode de vie et son humilité.« Je suis prêt à descendre encore dans les rues »

L.N. : On vous aimait comme musicien contestataire d'un ordre militaire répressif dont vous avez fait la caricature dans « Kè m pa sote ». On se demandait aussi où allait Théodore Beaubrun Junior, Lòlò, à la tète des manifestations politiques de l'année terrible : 2004.
T.B.J : Je fais de la musique pour m'exprimer. J'étais descendu dans les rues en 2004 pour accomplir un devoir citoyen. La personnalité critiquée à l'époque sait bien que nous n'avions pas agi avec haine. Tout ce que nous faisions, c'était d'exiger le respect humain. Je constatais une grande décadence sociale. Mais, je n'ai pas dit mon dernier mot dans mes descentes de rue. 2004, ce n'est pas la dernière fois ! Nos biens nationaux doivent être sauvegardés, nos richesses protégées. Quand on vend ces biens, je suis prêt encore à descendre dans les rues. La Teleco, l'APN et autres institutions publiques sont des biens nationaux. Mes prises de position publiques n'ont pas eu un effet négatif sur ma musique. Cette dernière est faite pour tous les Haïtiens.


L.N : Peut-on dire que vous êtes un ardent nationaliste ?
T.B.J : J'ai peur des ismes. Cela nous enferme dans des tiroirs. J'aime mon pays et je lutte pour qu'il aille de l'avant.
L.N : Quels sont les musiciens haïtiens que vous aimez ?
T.B.J : Cheche Velasquez à la guitare. Il joue avec Belot. J'aime le travail de Boulot Valcourt dans les trois CD de Haïtiando. J'apprécie grandement Turgot Théodat pour ses innovations entre le jazz et la musique racine. Turgot était saxophoniste du groupe Foula pendant un bon bout de temps. Pour le compas, disons sèchement qu'il n'y a aucune nouveauté. Belot fait un grand effort. Djabel fait un bon travail en France. Simbi, un jazz suédois, joue exclusivement de la musique racine haïtienne. Batey Zéro en République dominicaine est très engagé. Il faut signaler Lataye de mon frère Daniel. La musique racine a fait du chemin. Le 14 août dernier, environ 50.000 personnes nous ont accueillis sur la place du Cap-Haïtien.


L.N : Que pouvez-vous dire du Rap Kreyòl ?
T.B.J. : Je le supporte. Mais, je déplore la violence de sa philosophie. Il y a là l'influence des questions de meurtre des gangs aux Etats-Unis. Cette affaire de mouchoir rouge et de mouchoir noir doit être évitée. Il faut une intégration du Rap Kreyòl dans la tradition sociale haïtienne.

L.N : Qu'en est-il du phénomène Wiclef Jean ?
T.B.J. : On n'a jamais travaillé ensemble. Je n'ai pas une mentalité de super-star.

L.N : Quelles sont les perspectives de Boukman Eksperyans ?
T.B.J : Nous préparons un CD qui contiendra environ 17 morceaux. Pour le théâtre, je vais reprendre Languichatte Débordus en hommage à Théodore Beaubrun, mon père, au Rex Théâtre, en octobre prochain.

L.N : Quelles sont vos opinions sur le contexte politique ?
T.B.J : Le dialogue national est mal parti. Il faut penser sérieusement à la décentralisation. On ne peut liquider la Téléco. Il faut changer l'Etat en profondeur. On devra penser à une gestion administrative de proximité. Port-au-Prince est trop loin de Croix-des-Bouquets. Les paysans ont besoin de banques agricoles, de magasins communautaires, de routes, de bonnes infrastructures.
L.N. : Existe-t-il une politique culturelle en Haïti ?

T.B.J : Il n'en n'est rien. On ne peut avoir une seule école des Arts. Il faut une décentralisation culturelle.
L.N : Quel bilan pour Boukman Eksperyans ?
T.B.J : Positif. Nous avons fait de la bonne musique. Des secteurs politiques nous ont offert de l'argent. Nous avons refusé.
Propos recueillis par Pierre Clitandre

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=47889&PubDate=2007-09-04

C'est honteux, mais c'est comme ça !

Commémorer le centenaire d'un écrivain, d'un homme ou d'une femme remarquable dans un pays comme Haïti où les jeunes n'ont plus de modèles s'avère important. C'est même primordial dans ce pays où les bonnes valeurs (aimer son prochain, respecter les autres, être prêt à pardonner, fidèle, honnête, digne de confiance et juste, sérieux et travailleur, compatissant) s'effritent.

Cependant, dans la République dessalinienne, on a une drôle façon d'honorer les vivants ou les morts. C'est une source d'enrichissement. Jusqu'à présent, Shakespeare est sur les lèvres des Anglais ; Hugo est toujours présent dans les coeurs des Français ; Bob Marley existe toujours pour les Jamaïcains ; Ghandi roule sur les langues des Indiens ; le président cubain Fidel Castro reste et demeure l'idole des Cubains.
Mais en Haïti, on oublie vite et facilement quelqu'un qui a marqué son époque. L'année 2007 devrait être entièrement consacrée à deux grands écrivains haïtiens : Jacques Roumain, né en 1907 et Justin Lhérisson décédé en 1907. En outre, on a catégoriquement omis le second nom. On se demande pourquoi ? Comme disait l'autre, on a raté trop d'occasions.

Nous devons organiser des banquets culturels au mois de novembre dans le dessein de rendre un hommage bien mérité à Lhérisson. Il aimait beaucoup son pays et on pouvait même le compter parmi les patriotes malades d'Haïti. Evidemment cette mauvaise réaction des autorités diminuera sans doute le souffle patriotique de la jeunesse haïtienne. En effet, on devrait organiser beaucoup plus de manifestations culturelles pour célébrer le centenaire de Roumain. Beaucoup d'élèves de rhéto n'ont pas étudié Jacques Roumain, voire la population. "Gouverneurs de la Rosée" devrait être un signe de réconciliation. Pourquoi on ne projette pas ce film sur les places publiques en août dans le dessein de rendre un dernier hommage à Roumain ? Il avait prêché l'unité à travers Manuel, le Christ haïtien. Honnêtement, on n'a rien fait de valeur pour commémorer les deux centenaires. Chaque groupe a choisi une facette de ces deux écrivains dans le dessein de tirer des profits.
Je lance dès maintenant la première pierre pour l'année 2008. Une année qui devrait être consacrée à Massillon Coicou, le fondateur du théâtre haïtien. Enfin, tout Haïtien doué doit se questionner dans la suite pour prendre une décision. Je termine par cette fameuse citation de Jacques Stephen Alexis : « Un peuple qui vient de produire ces deux grands écrivains ne peut pas mourir ».
Bibliothèque Frédéric Marcelin

Route nationale # 1,
29 carrefour Shada
Tel : 409-6626
Mégie Carlo, avocat
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=47499&PubDate=2007-09-04

Le festival de films haïtiens fait place au drame des braceros

« Les enfants du sucre » et « Le chauffeur » sont les films retenus cette année respectivement pour inaugurer et clôturer la 3e édition du Festival international du film haïtien à Montréal du 19 au 23 septembre prochain, ont annoncé les organisateurs.Traduit de l'anglais The sugar babies, « Les enfants du sucre » est réalisé par la Cubano-américaine Amy Serrano qui sera présente à l'inauguration.
Ce film met en relief la réalité à laquelle sont confrontés les Haïtiens qui travaillent dans l´industrie de la canne à sucre en République dominicaine et met surtout l'accent sur les conditions de vie des enfants. La réalisatrice a reçu des menaces de mort des magnats de l´industrie du sucre, ont aussi indiqué les organisateurs du festival, qui précisent que le film a déjà suscité des réactions hostiles chez les autorités dominicaines. La soirée d'ouverture, prévue pour le 19 septembre prochain, se déroulera a la salle Mirella et Lino Saputo du centre Leonardo Da Vinci à partir de 19h. Quant au film « Le chauffeur », qui sera projeté en grande première en présence de son réalisateur Jean-Claude Bourjolly qui est aussi celui de Sonson, il clôturera le festival le 23 septembre. Très attendu et tourné entièrement en Haïti, ce long métrage se résume en une histoire d'amour impossible, de disparition et de complot, bref, un drame social. La soirée de clôture sera précédée de la cérémonie de remise de prix toujours à la salle Mirella et Lino Saputo du Centre Léonardo Da Vinci, à 20h. Les organisateurs ont aussi rappelé que la programmation officielle du 3e FIFHM sera dévoilée lors d'une conférence de presse le 11 septembre 2007 à la salle de projection ONF. HPN

Comparution de quelques bandits impliqués dans le sabotage des stations de radio

Cinq directeurs de media, membres de l’Association Nationale des Media Haïtiens (ANMH) ont été invités à prendre part en tant que témoin à un procès relatif au sabotage des installations de plusieurs stations de radio à Boutiliers le 13 janvier 2004.
La présidente de l’ANMH et directrice de radio Signal FM, Anne Marie Issa, et le directeur de radio Antilles internationales, Jacques Sampeur, présents au tribunal, mardi dernier ont dénoncé un imbroglio judiciaire autour de ce dossier qui devrait être au cabinet d’instruction.
Selon Anne Marie Issa les directeurs de media ont été appelés en tant que témoins alors qu’ils sont des plaignants et qu’ils n’avaient mis en cause aucun individu mais l’état haïtien.
Mardi dernier, une première audience a été reportée, bizarrement en raison du refus d’un des quatre accusés, incarcéré au pénitencier national, de se présenter par devant le juge. " A notre grande surprise le juge a renvoyé l’affaire tout en indiquant que l’audience aura lieu si le détenu accepte de se présenter", soutient M. Sampeur.
Les directeurs de media, présents au palais de justice, affirment avoir été l’objet de menaces de la part des partisans des 3 accusés, originaires de Grand Ravine à Martissant. " Mon avocat m’a dit qu’il se pourrait que ces individus appréhendés pour des actes de kidnapping soient également impliqués dans le sabotage des installations des stations de radio", explique Anne Marie Issa.
Les responsables de l’Association Nationale des Media Haïtiens (ANMH) dénoncent le mauvais fonctionnement de l’appareil judiciaire, précisant que le juge instructeur en charge du dossier s’était dessaisi quelques mois plus tôt.Dans le cadre de l’instruction de l’affaire, des ingénieurs et des directeurs de media avaient été auditionnés par le premier juge instructeur, révèle Anne Marie Issa qui ne comprend pas l’intervention d’un autre juge." Nous avons intenté une action en justice contre l’état haïtien qui doit protéger les biens ", soutient Mme Issa qui entend répondre aux convocations de l’appareil judiciaire.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=13003

L’Ofnac enquête sur l’atterrissage forcé d’un appareil de Caribinter

Les responsables de l’Office National de l’Aviation Civile (Ofnac) ont lancé une investigation afin de déterminer les causes de l’atterrissage forcé vendredi d’un avion de la Caribinter assurant la liaison Port-au-Prince Cap- Haïtien.Les responsables de la compagnie sont dans l’attente des résultats de l’enquête qui devra préciser la nature de la panne et les circonstances exactes dans lesquelles s’est produit l’incident. " Peu après le décollage, vendredi, une difficulté a contraint le pilote à faire demi-tour", indique Jean Cyril Pressoir responsable des relations publiques de Caribinter.
L’appareil un Cesena Caravan 208 B d’une capacité de 13 places assure régulièrement la liaison entre la capitale et Cap Haïtien deuxième ville du pays.Le pilote a choisi de poser l’appareil sur un terrain vague de la commune de Croix-des-bouquets, afin de limiter au maximum les risques pour les passagers soutient M. Pressoir précisant que les 7 personnes qui se trouvaient à bord de l’appareil en sont sortis indemnes.
Interrogé sur les possibilités du pilote en cas de panne, M. Pressoir explique que le pilote a des options mais il doit faire un choix en une fraction de seconde. " Il y a eu quelque chose qui a contraint le pilote non seulement à faire demi-tour mais aussi à réaliser un atterrissage d’urgence", martèle t-il.En ce qui a trait aux garanties de sécurité, le responsable des relations publiques de la Caribinter assure que toutes les normes de sécurité sont remplies et respectées. " Les accidents, il y a toujours une chance qu’ils arrivent, l’essentiel est de tout faire pour que les conséquences soient le moins grave possible, en la circonstance l’essentiel a été préservé puisqu’il n’y a pas eu de blessés", ajoute t-il.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=13002

Débat autour des prochaines élections sénatoriales

L’organisation des élections pour le renouvellement du tiers du sénat peut donner naissance à une polémique sur la mise en place du Conseil Electoral Permanent. Le président du sénat Joseph Lambert exige que les sénatoriales de la fin de l’année 2007 soient organisées par le conseil Electoral Permanent. Tout en craignant que le sénat soit privé de 11 membres en cas de report de ces joutes, M. Lambert croit qu’ il faut tout mettre en œuvre pour constituer le Conseil Electoral Permanent. " les élections locales, municipales et législatives n’ont pas été contestées, il n’y a aucune raison pour que les élections indirectes ne soient organisées dans le meilleur délai", ajoute t-il. De plus, le sénateur Lambert souhaite un consensus national sur le dossier des élections estimant que le pays ne dispose pas de ressources financières pour organiser des scrutins chaque deux ans. " Les élections coûtent 1,3 millions de dollars par siège fait –il remarquer.
En réaction le secrétaire général du Conseil Electoral Provisoire, Rosemond Pradel, affirme qu’il revient à l’exécutif de donner le feu vert pour lancer le processus des élections indirectes. " Nous espérons que le parlement et l’exécutif trouveront un accord relatif à un cadre légal pour les collectivités territoriales", explique t-il. Toutefois M. Pradel assure que le CEP s’est évertué à préparer un calendrier d’activités et un budget pour la réalisation de ces élections.
De son coté, le président de la Fusion des socio démocrates, Victor Benoît, entend faire une distinction entre l’organisation des sénatoriales et la mise sur pied d’un conseil Electoral Permanent. M. Benoît croit qu’ il est urgent de lancer le processus des élections indirectes mais souligne que les sénatoriales doivent être organisées avec ou sans un Conseil Electoral Permanent. Le chef de file de la Fusion, qui compte le plus grand nombre d’élus a l’échelle national, n’ aucune objection pour que le Cep actuel organise les prochaines joutes. Toutefois il estime que le gouvernement doit prendre toutes les dispositions en vue de favoriser la tenue des élections indirectes.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=13001

La rivière, un simple spectateur

La charmante et paisible petite ville de Cavaillon a accueilli, du 31 août au 2 septembre 2007, la troisième édition du festival de la rivière. En dépit de l'absence, cette année, de plusieurs ténors de la musique haïtienne, des milliers de festivaliers se sont, le temps d'un week-end, gavés de plaisir au bord de la rivière de cavaillon.
Vendredi 31 août 2007, 7 h PM. Les rues adoquinées, propres et ordinairement paisibles de Cavaillon fourmillent de gens. Venus des 5 sections communales et des communes avoisinantes dont Aquin, Saint-Louis du Sud, Cayes voire de Port-au-Prince, tous ont convergé comme des pèlerins vers Martineau, le site où se tient la 3e édition du festival de la rivière. Monté sur un podium et bénéficiant d'une sonorisation signés Musique des Antilles de Jean Claude Verdier, un fils de Cavaillon, DJ Lambada, également originaire de la commune, a fait danser une foule compacte.

Le groupe « Love Compas » de Cavaillon a pris la relève pour passer le flambeau au groupe Racine Mapou de Azor qui a su tenir le public en haleine pendant plus de deux heures. Au milieu de cette foule, Adeline, 28 ans, teint clair et de taille moyenne, s'abandonne à la musique. Résidant à Port-au-Prince, elle a fait le déplacement pour venir fêter avec les Cavaillonnais et Cavaillonnaises. « J'habite à Port-au-Prince, j'ai assisté à la première édition. Depuis lors, cela est devenu pour moi un rendez-vous à ne pas manquer », a-t-elle confié sourire aux lèvres.
Selon Daniel Rivette, maire principal de cette attrayante commune, l'initiative a été prise par l'Association des étudiants universitaires d'Haïti (AEUCAH). « La vie des Cavaillonnais est inséparable de la rivière. Partis étudier dans les universités de Port-au-Prince et des Cayes, ces étudiants ont décidé de lancer cette activité afin de mettre en évidence cette rivière qui constitue en quelque sorte le moteur économique de la ville », a-t-il expliqué.
Cavaillon est traversée par une rivière qui porte son nom. Cette commune est réputée pour ses écrevisses et sa gelée. Grâce à des ingénieurs originaires de Cavaillon notamment Michael Berret et Jean Robert Simon, toutes les rues de la ville ont été adoquinées dans les années 95. Malheureusement, Cavaillon ne dispose pas de structures hôtelières pour accueillir des touristes. Ce que déplore Adeline. « J'ai des amis de Port-au-Prince qui aimeraient participer au festival, mais ils n'y a pas de chambres d'hôtel », s'est-elle plainte.

La rivière : absente des festivités
Samedi 1er septembre, pour des raisons économiques, l'artiste Belo annoncé la veille ne s'est pas présenté. Toutefois, une troupe de danse et des groupes musicaux de Cavaillon ont assuré le spectacle auquel ont pris part la ministre à la Condition féminine et aux Droits de la Femme (MCFDF), Mme Marie Laurence Jocelyn Lassègue, et le président de la Cour de Cassation, M. Harold Elie, respectivement marraine et parrain du festival.
Le dimanche 2 septembre, le groupe Kampèch a électrisé la foule avec ses tubes. Le groupe Mass Konpa qui devait performer par la suite aux environs de 2 heures du matin n'a pas pu le faire en raison d'un incident survenu sur le podium. Ce qui a malheureusement mis fin au festival.
Adeline déplore surtout le fait que la rivière ne soit pas associée à aucune activité au cours de ce festival. « C'est la fête de la Rivière de Cavaillon. C'est bien d'avoir la prestation de groupes musicaux au bord de la rivière, mais les organisateurs auraient pu mettre sur pied des activités pour que la rivière ait une présence beaucoup plus active comme ce fut le cas lors des deux premières éditions », a-t-elle ajouté.
Idée que partage la ministre à la Condition féminine et aux Droits de la Femme (MCFDF), Mme Marie Laurence Jocelyn Lassègue. « Je crois que Cavaillon à intérêt à s'inspirer du festival de la mer de la ville des Cayes, avec des concours de "bwafouye", de natation. Il faut que la rivière ait une présence beaucoup plus réelle, beaucoup plus active, il faut qu'on voie des activités sur cette rivière », a-t-elle souligné.
Elle dit souhaiter qu'une date définitive soit arrêtée pour ce festival. Elle a émis le voeu qu'il soit organisé en décembre afin qu'il ne coïncide pas avec les patronales et la saison cyclonique.
Lancé en 2005, le festival de la rivière de Cavaillon s'est taillé une place dans les festivités marquant le département du sud. Cette troisième édition a été patronnée par le ministère de la Culture, la compagnie aérienne Tortug-Air, Caribbean T-shirt et la mairie de Cavaillon.
Alain Gaillard
gtilain@yahoo.fr
Fondée en 1776, Cavaillon est située à 170 kilomètres de Port-au-Prince et à 20 kilomètres de la ville des Cayes. Avec près de 45 000 habitants, elle comprend 5 sections communales : Boileau, Martineau, Gros-Marin, Maré-Henry et Laroque. Elle compte 20 écoles secondaires dont un lycée, une cinquantaine d'écoles primaires dont 6 écoles nationales. Au niveau sanitaire, 8 centres de santé, 7 privés et un public, en piteux état.
Branchée sur le réseau électrique de la ville des Cayes, Cavaillon reçoit 6 à 8 heures de courant par jour.