Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
samedi 25 août 2012
Haïti subit le choc de la tempête Isaac
Si la tempête ne s'est pas, à l'heure qu'il est, transformée en ouragan, les fortes précipitations attendues pourraient provoquer inondations et glissements de terrain. Avec de grands risques pour les centaines de milliers de personnes qui vivent encore de manière précaire depuis le séisme de 2010.
La tempête tropicale Isaac s'est renforcée au cours des dernières heures, alors qu'elle commençait à déverser de la pluie sur Haïti. Même si elle ne devrait pas se transformer en ouragan avant son arrivée dans le golfe du Mexique en début de semaine prochaine, les risques sont grands pour ce pays pauvre et déboisé, régulièrement frappé par des inondations et des coulées de boue, dans lequel les conséquences du séisme de 2010 sont encore visibles et où de nombreux habitants vivent toujours dans des conditions précaires : ils seraient aujourd'hui 350.000 à vivre encore dans des camps de toile. En raison de la tempête, le président Michel Martelly a annulé un voyage au Japon. "Je sais vos inquiétudes", a-t-il dit dans une adresse à la nation. "Dans ces moments difficiles ma place est à vos côtés". Il a également appelé la population à bien observer les mesures de précaution édictées par les responsables de la protection civile.
La tempête se déplace vers le nord-ouest à 17 km/h et elle pourrait déverser jusqu'à un demi-mètre de pluie en certains endroits d'Haïti. Elle menace aussi la République dominicaine voisine. Au-delà, les météorologues s'attendent à ce que la dépression touche Cuba et la pointe sud de la Floride avant d'atteindre le littoral des Etats-Unis au niveau du nord-ouest de la Floride ou de l'Alabama, voire de La Nouvelle-Orléans. Mais sa trajectoire erratique rend les prévisions difficiles. Il est tout aussi difficile de savoir si elle se renforcera encore avant de toucher les Etats-Unis.
Par précaution, plusieurs groupes pétroliers ont commencé dès vendredi à évacuer du personnel de leurs plateformes dans le golfe du Mexique. Prudent lui aussi, le vice-président des Etats-Unis Joe Biden a renoncé à se rendre lundi à Tampa, pour ne pas interférer avec l'éventuelle mobilisation des forces de l'ordre face à l'approche de la tempête qui menace la Floride. Le voyage de Joe Biden en Floride était censé coïncider avec l'ouverture lundi à Tampa de la convention nationale du parti républicain, qui intronisera formellement Mitt Romney comme candidat pour tenter de ravir la Maison Blanche le 6 novembre au président Barack Obama. Le vice-président américain avait aussi prévu de faire campagne mardi en Floride, un Etat-clé en vue de la consultation de novembre. Cette partie de son programme reste tributaire de la situation météorologique, selon l'équipe démocrate.
http://lci.tf1.fr/monde/amerique/haiti-subit-le-choc-de-la-tempete-isaac-7473879.html
La tempête Isaac atteint Haïti et menace la Floride
La tempête tropicale Isaac est arrivée samedi matin sur la côte sud d'Haïti. «Elle vient juste de toucher terre à l'ouest de Port-au-Prince» indique Jessica Schauer, porte-parole du Centre américain de surveillance des ouragans (NHC).
La tempête se déplace accompagnée de fortes bourrasques de vent d'environ 110 kilomètres/heure, les rafales gagnant en puissance au moment de leur entrée dans les terres.
Les premières pluies ont commencé à toucher le sud d'Haïti où les villes des Cayes et de Jacmel ont été en proie dès vendredi en fin d'après-midi à de fortes averses. Une alerte rouge à l'ouragan a été émise sur Haïti, et une alerte à la tempête tropicale est maintenue en République dominicaine, à Cuba, aux Bahamas et en Jamaïque. Un renforcement majeur n'est pas exclu par le NHC qui estime que la phénomène pourrait prendre de l'envergure. Les fortes précipitations pourraient aussi provoquer des inondations et des glissements de terrain.
En Haïti, la reconstruction du pays après le séisme qui a fait plus de 250 000 morts en 2010 est loin d'être achevée, et environ 400 000 personnes vivent encore dans des camps de déplacés. Le chef de l'Etat Michel Martelly s'est adressé vendredi aux Haïtiens, les appelant à bien observer les mesures de précaution. Il a également annulé un voyage officiel au Japon, déclarant : «dans ces moments difficiles, ma place est à vos côtés»
Des mesures préventives de la République Dominicaine aux Etats-Unis
«Tout le gouvernement est mobilisé, ainsi que les forces de l'ordre pour évaluer la situation. Nous allons travailler avec nos partenaires internationaux pour coordonner les actions de réponse», a annoncé le Premier ministre Laurent Lamothe, précisant que 1 250 abris étaient disponibles pour accueillir les déplacés. Les comités régionaux de la protection civile ont aussi été mobilisés pour venir en aide aux populations à risque, notamment aux gens qui vivent dans les camps, et donc «les plus exposées si la tempête venait à frapper le pays» a estimé Jean-Claude Mukadi, directeur national de l'association humanitaire World Vision Haïti. «Sans un système d'égouts et de logement stables, les fortes pluies et les vents forts peuvent créer des problèmes bien plus importants tels que des maladies ou et une contamination de l'eau» a-t-il souligné.
Au nord-ouest, à Cuba, six provinces de l'est, dont celles de Santiago et de Guantanamo, ont fait l'objet de mesures préventives, comme l'envoi d'équipes médicales dans les zones potentiellement isolées par les inondations et la préparation de bâtiments publics à l'accueil de populations sinistrées. Dans le golfe du Mexique, plusieurs compagnies pétrolières ont aussi commencé par précaution à évacuer du personnel de leurs plate-formes.
Sur les bases américaines de Floride, le Pentagone a déplacé ses avions vers le Texas et Porto Rico. Isaac pourrait en effet toucher les Etats-Unis la semaine prochaine, et venir perturber la convention républicaine organisée au bord de l'eau, à Tampa, en Floride. Le vice-président des Etats-Unis, le démocrate Joe Biden a pour sa part renoncé à se rendre à Tampa, lundi, où il prévoyait d'y mener campagne pour son parti.
http://lci.tf1.fr/monde/amerique/haiti-subit-le-choc-de-la-tempete-isaac-7473879.html
vendredi 24 août 2012
Réforme des franchises douanières
Le Nouvelliste | Publié le : lundi 20 août 2012
Roberson Alphonse roberson_alphonse@yahoo.fr
L'Etat lance la réforme des franchises. Il tient par le bon bout les ONG friandes de pénombre.
L’Etat a besoin de plus d’argent. Le Ministère de l'Economie et des Finances (MEF), la DGI et l’AGD s’exécutent. La réforme des franchises non industrielles est pondue par un arrêté présidentiel rendu public dans le Moniteur 132 du 9 août 2012. « Ce n’est pas un arrêté pour supprimer les franchises des ONG… », précise d’emblée, lundi 20 août 2011 Marie Carmelle Jean-Marie, comme pour couper court à une conviction déjà acquise. Ce texte, explique le MEF, fixe des mesures administratives pour mieux contrôler les franchises.
En ligne de mire, selon Mme Jean-Marie, une meilleure coordination des actions des ONG par le ministère de la Planification et de la Coopération externe. Celles-ci, environ 460, devront souscrire à un certain nombre d’obligations; entre autres, établir la liste globale des équipements qu’elles voudront importer sur l’année, avoir à jour leur quitus fiscal et produire la liste de leurs employés à la DGI, friande désormais d’impôt sur le revenu autant du personnel haïtien que des étrangers. « Aucune loi ne prévoit d’exonération sur les revenus d’un étranger qui travaille en Haïti », précise Ronald G. Décembre, secrétaire d’Etat à la Réforme fiscale.
Comme le grand argentier de la République, Ronald Décembre souligne qu’il n’est pas question de supprimer les franchises mais plutôt de régulariser et de faciliter les opérations administratives. Quelque 500 franchises sont sollicitées chaque mois. Avec les mesures fiscales et douanières prévues dans cette nouvelle réforme, les opérations se verront facilitées, explique Ronald G. Décembre, direct aussi en soulignant que les franchises privent le Trésor public de fonds qui auraient pu être affectés à des travaux publics. Il illustre. Pour l’exercice 2009/2010, l’Etat avait octroyé des franchises pour un montant de 45 milliards de gourdes, un montant supérieur au 36 milliards de gourdes de recette de cette année-là, une année particulière à cause du séisme du 12 janvier 2010. 2010/2011, les franchises étaient de 8 milliards de gourdes et pour l’exercice en cours elles oscillent entre 7 et 8 milliards de gourdes.
L’Etat cherche à contrôler, faciliter et coordonner l’action des ONG. L’équilibre est recherché pour éviter des duplications comme c’est le cas à Caracol où trois ONG veulent construire trois écoles professionnelles, explique la ministre de l’Economie et des Finances, Marie Carmelle Jean-Marie. « Les ONG ont tendance à voler au secours de la victoire », indique-t-elle pour illustrer que des fonds et des projets sont souvent mal répartis, sans cohésion avec le plan de développement du pays.
Concédant que l’Etat ne peut pas se priver du jour au lendemain du support des ONG, Jean-Marie et Décembre rappellent la responsabilité de l’Etat de mettre de l’ordre dans ce secteur.
Il y a quelques mois, Mme Jean-Marie soulignait l’opacité totale recouvrant les opérations de la majorité des ONG opérant en Haïti. Cette absence de transparence et de coordination avec l’Etat haïtien avait également été dénoncé par le Premier ministre Laurent S. Lamothe, qui plaide en faveur de plus de leadership de l’Etat dans la reconstruction du pays.
L'aide octroyée au gouvernement haïtien est restée très faible, malgré les supports budgétaires. Deux ans après le séisme, les donateurs tardent à concrétiser les promesses faites en évoquant l'existence d'un système d'accointance, de passe-droit, de corruption du gouvernement haïtien. « Les capacités du gouvernement ne seront jamais renforcées si les donateurs continuent de contourner les institutions locales en faveur des ONG », avait prévenu un rapport du Centre pour le développement global basé à Washington, aux Etats-Unis.
Avec la réforme des franchises non industrielles et les mesures visant en particulier les ONG, l’Etat haïtien a franchi un cap vers plus de contrôle à un moment où ses capacités dans les régions sont très faibles pour ne pas dire inexistantes.
Roberson Alphonse roberson_alphonse@yahoo.fr
http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=108240
10 millions de dollars pour le secteur hôtelier du Nord
A l’initiative du ministère du Tourisme, un important atelier de travail a été organisé ce mercredi au Cap-Haïtien sur le financement de projets touristiques dans la région Nord, en présence de la ministre du Tourisme, Stéphanie Villedrouin; du gouverneur de la Banque centrale, Charles Castel; du vice-président du Conseil de la Banque nationale de crédit, Robert Pardo, et de Mme Georgette Jean-Louis, membre du conseil d'administration de la BRH.
A travers cette initiative, le ministère du Tourisme entend permettre au gouverneur de la BRH et au vice-président de la BNC de fournir des explications sur le programme en cours, lequel vise l’octroi de prêts aux opérateurs touristiques dans le Nord.
D'entrée de jeu, le gouverneur Charles Castel a annoncé que la Banque centrale a décidé de créer un fonds de garantie de dix millions de dollars destiné au financement de ces projets touristiques dans le Nord.
De son côté, le vice-président de la BNC a fait savoir que cette banque commerciale d'Etat a décidé d’offrir des prêts aux opérateurs touristiques du Nord au taux fixe de 8% sur 5 ans. Toutefois, Robert Pardo a clairement fait comprendre au secteur privé du Cap-Haïtien que les projets présentés doivent être bien élaborés pour être retenus.
Ainsi, dans le but de faciliter la tâche au secteur touristique du Nord, la Banque centrale s’apprête à signer un contrat avec un consultant international qui sera sur place dans cette région afin d'encadrer les opérateurs touristiques sur les techniques d'élaboration de projets et la viabilité de leurs entreprises au regard de la compétition.
Le consultant, qui doit arriver au Cap-Haïtien au mois de septembre, sera pris en charge financièrement par la Banque centrale dans le cadre des efforts consentis par l’Etat pour renforcer le secteur touristique dans cette région du pays.
Selon la ministre du Tourisme, Stéphanie Balmir Villedrouin, l’objectif de ce projet est la construction de 300 chambres d’hôtel additionnelles, de standard international dans les 8 prochains mois.
Les membres du secteur touristique du Nord qui participaient à cet atelier de travail qui s'est déroulé au bureau départemental de la BRH au Cap-Haïtien ont tous salué l'initiative prise par le ministère du Tourisme avec l’accompagnement de la BNC et de la Banque de la République d’Haïti pour renforcer l’industrie touristique dans la région.
Gérard Maxineau gedemax@yahoo.fr Twitter: @gedemax
http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=108358
Six boursiers haïtiens en route pour la Chine
Le Nouvelliste | Publié le : jeudi 23 août 2012
Amos Cincir mcincir@lenouvelliste.com
Ils sont au nombre de six, les boursiers haïtiens qui devraient se rendre le 31 août en cours en République populaire de Chine pour cinq années d'études. Ils partiront avec la motivation de revenir avec des outils efficaces leur permettant de participer activement à la reconstruction d'Haïti. Ces bourses s'inscrivent dans le cadre des relations entre les deux Républiques depuis 15 ans.
Fanorah Duval, Vicnie Léandre, Jean Stéphane, Pierre Roolmich, Ludwig Elie et Etienne Wilson, sont les noms des six jeunes qui bénéficient de bourses d'études du gouvernement de la République populaire de Chine pour la période allant de 2012 à 2017. La cérémonie officielle de départ pour la Chine s'est déroulée à la résidence du représentant chinois à Port-au-Prince, Wang Shuping, en présence de son assistant, Ling Junmin, des autorités haïtiennes et des parents.
Ces étudiants qui quitteront le pays à la fin du mois d’août entameront leurs études universitaires, selon leur choix, dans différents domaines. Ils vont parcourir une distance de 10 000 km pour atteindre l'Empire du milieu sans possibilité de faire le chemin inverse pendant quelque temps.
Ces 6 boursiers, 2 filles et 4 garçons, auront à acquérir des connaissances notamment en médecine, en économie et en génie électronique dans différentes universités de la Chine continentale, notamment l’Université de technologie de Hefei, l’Université d’Economie et des Finances de Shanghai, la Fujian Medical University et l’Université maritime de Dalian. Ils avaient la possibilité de s’inscrire directement à partir du bureau de développement communal de Chine au morne Calvaire à Pétion-Ville ou au ministère des Affaires étrangères à Musseau (Delmas 60).
Selon une note du bureau commercial et de l’Association des amis haïtiano-chinois (ACHA), cela rentre dans le cadre du support de la République populaire de Chine à l’éducation haïtienne. « Aujourd’hui, nous sommes fiers de vous présenter les noms et les photos de ces 6 bénéficiaires qui devront quitter le pays en direction de la Chine dans quelques jours », lit-on dans la note.
Etudier en République populaire de Chine, pour certains de ces boursiers, c'est s'intégrer dans une culture très différente de celle d'Haïti, avec pour objectif de revenir mettre leurs connaissances au service de leur patrie. « Notre ultime objectif est de retourner au bercail, une fois nos études terminées, en vue de mettre nos savoirs au service de notre pays. »
Plus de 300 jeunes Haïtiens étaient inscrits au programme de bourses du gouvernement chinois. Six d'entre eux ont été sélectionnés. Les critères de sélection étaient basés notamment sur la compétence des postulants, leur connaissance de l'anglais, du français, des connaissances générales et des mathématiques. Ainsi, il convient de faire remarquer que le gouvernement chinois a commencé à allouer des bourses aux étudiants haïtiens depuis 1997. En 15 ans, plus d'une cinquantaine de cadres haïtiens ont été formés en République populaire de Chine, et ce, dans différentes disciplines.
http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=108363
VERS UN APPEL A LA SOLIDARITE
Le délégué régional Antilles/Guyane/Caraïbes et des Amériques, du Cercle de la diversité, Jacques Lurel, a rencontré, le mercredi 22 août, une quinzaine de représentants d’organisations locales et internationales. L’objectif de cette rencontre, qui s’est tenue dans les locaux du Bureau de la coordination de l'aide humanitaire (OCHA) à Musseau, était de présenter certains projets à caractère humanitaire, notamment « Téléhuma 2012 », et de créer une structure devant aider à la réalisation de cet événement.
La délégation régionale Antilles/Guyane/Caraïbes et des Amériques entreprend une vaste opération humanitaire par le biais de trois activités, a fait savoir Jacques Lurel. Il s’agit, premièrement, d’une formation aux métiers d’agents humanitaires volontaires (AHV), qui se tiendra du 8 au 31 octobre 2012 en Guadeloupe. Cette formation tiendra compte des spécificités de l’arc Antilles-Guyane/Caraïbes, des Grandes et Petites Antilles avec les solutions tirées des expériences du tremblement de terre de janvier 2010 et des nouvelles méthodes à adopter. Deuxièmement, un séminaire international de la diversité aura lieu du 27 octobre au 3 novembre 2012. Ce séminaire devra favoriser des rencontres et des débats sur les aspects économiques, culturels, touristiques, ainsi que sur la prévention des cataclysmes et la protection des populations. En fin de compte, un premier Téléhuma sera organisé les 1er et 2 novembre 2012. D’une manière générale, ces trois activités visent à informer, à former et à solidariser, à développer une dynamique d’entraide inter-île et une relance économique.
C’est quoi le Téléhuma ?
Le Téléhuma est une série de documentaires télévisés visant à la sensibilisation du plus grand nombre à un ensemble de sujets relatifs à l’environnement et un appel à la solidarité. Ce sera un grand marathon caritatif. Pendant 24 jours, 49 émissions préenregistrées de 20 à 52 minutes seront diffusées par des chaînes de télévision à travers le monde, selon Jaques Lurel. Pendant vingt-quatre heures à une collecte de fonds aura lieu les 1er et 2 novembre 2012. (Un numéro de téléphone est également prévu afin d'enregistrer les promesses de dons).
Haïti, la principale bénéficiaire de Téléhuma 2012
L’Association Guadeloupe cataclysme, initiatrice de cet événement, laquelle se mobilise pour la sécurité des habitants des îles des Caraïbes en cas de catastrophe naturelle, espère recueillir 18 millions d’euros lors de ce marathon qui fera appel à la générosité de chaque citoyen. Jacky Lurel informe que cette somme servira à financer 5 projets dans 5 communes du pays: la construction du premier village caribéen à Gressier (Ouest); la création d’un pôle d’excellence rurale à vocation internationale à Beaumont (Grand'Anse); un projet agricole à Cabaret (Ouest); un projet de tourisme vert à Bainet (Sud-Est) et un centre international de formation aux métiers des sports à Plaisance (Nord). Ces fonds devraient également permettre de financer 850 projets de création d’entreprises.
Gladimy Ibraïme gibraime@lenouvelliste.com Twitter: @GladimyIbraime
Le Cercle de la diversité est un club de réflexion qui a été créé en France à l'initiative des Africains.
mercredi 22 août 2012
Sean Penn's charity to demolish Haiti's Palace
By Trenton Daniel on August 21, 2012
PORT-AU-PRINCE, Haiti (AP) — The nonprofit aid group founded by Hollywood star Sean Penn in the aftermath of Haiti's deadly 2010 earthquake will oversee demolition of the wrecked National Palace, the Haitian government said Tuesday.
Government spokesman Lucien Jura told The Associated Press that Penn's J/P HRO group will begin the demolition in the next 10 days. The group is not charging for the work, which is expected to take about two months, Jura said in an email.
"Amb. Penn mentioned that his organization (J/P HRO) could provide the engineers and equipment to do the demolition at no cost to the government," Jura wrote in an email, referring to the position that Penn holds as ambassador-at-large for Haiti.
The earthquake toppled hundreds of buildings in the capital of Port-au-Prince and in other cities to the south. The National Palace was among them, its white dome and the rest of the structure slowly falling into itself.
The collapse forced government officials to work from a tiny police station near the international airport after the earthquake, coordinating the arrival of aid. Authorities now conduct day-to-day operations from a cluster of pre-fabricated buildings on the grounds of the National Palace.
The crumbled National Palace has come to symbolize the level of devastation caused by the quake as well as government inertia.
But Penn's group hopes the demolition will mark a turning point for Haiti as it works with the government and a department in charge of preserving historical monuments. The effort will include both construction machines along with workers using their hands, said Ron Baldwin, the group's executive director.
"It's an important project, an important step for the government, for Haiti, for the people of Haiti to move on," Baldwin said by telephone.
Baldwin declined to give a value on the cost of the demolition, saying the budget was still being worked on.
It's still not clear what will follow the demolition. Government spokesman Jura said officials had not decided on how to replace the government building, which has had to be rebuilt before.
While still under construction, the Beaux Arts structure was burned by a mob that assassinated Haiti's president, Vilbrun Guillaume Sam. It was completed during the 1915-34 occupation by U.S. Marines that followed his death.
International Emmy nods: Haiti orphans, refugees
NEW YORK — Television productions that explored the children orphaned by Haiti's devastating earthquake and took viewers aboard a boat smuggling refugees from North Africa to the Italian island of Lampedusa are among the nominees for International Emmy awards in the current affairs and news categories.
The eight nominees from seven countries announced Tuesday include "Haiti's Orphans: One Year After the Earthquake" on Canada's CBC Television and "Extra: The RTL Magazine — The Merciless Traffic in the Flight From Africa" from Germany's infoNetwork GmbH in the current affairs category.
Brazil's TV Globo had two nominations for "Profession: Reporter — Children and Drugs: A Childhood Overtaken by Addiction" in current affairs and "Jornal Nacional — Rains in the Mountain Region of Rio" in news on the heavy rains and landslides in January 2011 that caused the worst natural disaster in Brazil's history.
The other nominees in the news category were Japan's NHK for its coverage of the March 2011 Japanese earthquake and tsunami; Qatar's Al Jazeera for its reporting on the Libyan uprising and fall of Tripoli and Russia's RT Channel for its reports on the global Occupy Movement that began in New York's financial district.
The other current affairs nominee was "China Dolls - Fragile Bodies, Strong Minds" from Hong Kong's Phoenix Satellite Television Co. Ltd. about the struggles of two Chinese families afflicted by the rare brittle bone disease.
"The 2012 nominees present a powerful showcase of the human, political and socio-economic drama unfolding daily around the world," said Bruce L. Paisner, president and CEO of the International Academy of Television Arts & Sciences, in a news release.
The winners will be announced at an Oct. 1 ceremony in New York.
http://online.wsj.com/article/APf6fab11ac3114acdb31bed106624ae69.html
Haitian choir plans 'thank you' concert
Performance to show gratitude for support after earthquake
ASBURY PARK — A 40-member choir from the Methodist Church of Haiti will hold a concert to thank Americans for their support, and to continue raising money for its homeland.
The concert is scheduled for 7 p.m. Sunday at First United Methodist Church, 906 Grand Ave.
The choir from Duplan, near Petionville in the mountains overlooking Port-au-Prince, is touring the Northeast, said the Rev. Sony Augustin, senior pastor at First United Methodist.
“It is a ‘thank you, America’ concert because of all of the support they received from people here, and they come just as an act of gratitude,” Augustin said.
Like many other communities, Asbury Park, Neptune and surrounding towns launched a major relief effort to help get food, shelter, medical supplies and money to Haiti after an earthquake on Jan. 12, 2010, killed more than 300,000 people, injured another 300,000 and left 1 million homeless, by many accounts. Hundreds of thousands of homes and businesses were destroyed.
Many of the touring choir members are staying with people in the local community who are themselves from Petionville, Augustin said.
“They are well aware of the support that this community has for Haiti,” he said.
The tour includes performances in Englewood and Hackettstown, with the last concert in Asbury Park on Sunday, Augustin said.
The choir members, whose ages range from 20 to 40, will be selling compact discs of their work as part of their fundraising, both to fund their own trips and to continue rebuilding their country, he added.
Tickets cost $20 and can be purchased at the door or by calling the church at 732-775-2693.
Nancy Shields: nshields@njpressmedia.com
http://www.app.com/article/20120821/NJNEWS/308210060/Haitian-choir-plans-thank-you-concert
Finding Haiti on Miami’s Walls
By Alexander Britell
The walls of Miami’s Little Haiti have proven to be a frequent canvas for the neighbourhood — from the diverse creations of local artist Serge Toussaint to murals remembering the victims of the 2010 earthquake in Haiti.
Now, a new generation of artists in Little Haiti is getting its chance to put brush to wall thanks to a local affordable housing developer.
Each day, a group of painters focuses on a 80-foot-long wall at the Pinnacle Place apartments on 56th Street and NE 4th Avenue.
The mural, just steps away from the Little Haiti Cultural Centre, provides a training ground for Little Haiti’s budding young painters (who also get paid for their time on the mural) — and a colourful reminder of the vibrancy of the neighbourhood.
The programme is being conducted by MLK, or “Moving the Lives of Kids,” at Pinnacle Place, an affordable housing development of Miami-based Pinnacle Housing Group.
“I think public art is one of the most powerful tools to do several things to a community,” says Kyle Holbrook, founder and CEO of MLK. “It can inspire a community, when there’s a change about to happen, and, for a community like this, having residents work with residents outside, it can instill that community feel.”
Pinnacle Place
MLK had a strong hand in relief efforts in Haiti after the earthquake, working on a cash-for-work programme in several regions in the country with an emphasis on art.
The initiative helped 7,000 Haitians help create artwork about issues like ecology, recycling and tree planting.
MLK also helped fashion the Haiti earthquake remembrance mural on Miami’s 79th Street, among others.
In the predominantly Haitian neighborhooud, just a minute away from the Little Haiti Cultural Centre, the hope is that this kind of art can have a particularly tangible impact.
“We’re trying to do it with as many young aspiring artists as we possibly can,” says Louis Wolfson III, a founding partner of Pinnacle Housing Group, which is making public art a hallmark of each of its affordable housing projects across Miami. “The impact in the Haitian community should be wonderful — it’s a real opportunity to pursue a passion for the first time in many of their lives.”
Pinnacle has two other projects in development in Miami with similar art initiatives, Wolfson said.
The highlight at Pinnacle Place is the leadership of local artist and Port-au-Prince native “Woff” Senatus, aka “Wolfgang Mosaic,” a promising young muralist who is spearheading the artistic efforts on the wall. The aforementioned Toussaint has also lent a hand in artistic training.
Senatus arrived from Haiti at the age of 2, and led a troubled adolescence — even becoming homeless at the age of 13.
But he has turned exceptional struggle into exceptional creativity, and, from helping design the Pinnacle mural to designing outdoor frescoes across Miami, he is working to help local youth focus their energies on art — using Haiti as inspiration.
Young artists at work
“There will be many individual stories like Wolfgang’s,” Wolfson says. “Hopefully this is a start — and will spark a passion.”
Haiti is at the centre of Woff’s work. The 22-year-old says he wants to use his creativity to combat what he believes is a misperception many have about Haiti.
“People have a kind of feud with the Haitians,” he says. “They were the first to revolt, and it’s like that is all they’re known for. But what else?”
It’s that “what else,” the image of Haiti abroad (something Haiti First Lady Sophia Martelly discussed with Caribbean Journal last week), that he says he wants to help promote.
“I want to show that what else — I want to be the voice of the Haitian community, he says. “I feel like for Haiti, I want to be that breath of fresh air — Haiti is one of my biggest influences.”
http://www.caribjournal.com/2012/08/21/finding-haiti-on-miamis-walls/
Softness in China hits Haitian results
By Steve Toloken |
HONG KONG (Aug. 21, 2 p.m. ET) -- In the latest sign of significant slowing in China’s plastics industry, the country’s largest injection press maker, Haitian International Holdings Ltd., said Aug. 21 that sales for the first half of the year dropped 14 percent to 3.17 billion Chinese yuan (US$498.6 million).
Haitian said it was satisfied with the results given the tough conditions, and there are signs it may be faring better than some peers – rival Chen Hsong Holdings Ltd. reported sales fell 24 percent and Cosmos Machinery Enterprises Ltd. warned investors this month it may lose money in the first half of the year.
Taken together, those and other reports indicate continued softness in one of the world’s largest plastics markets.
“The situation in China is quite difficult,” said Helmar Franz, executive director of Ningbo, Zhejiang province-based Haitian, in an Aug. 21 news conference in Hong Kong connected to its earnings report.
Haitian estimates that one-third of the plastics machinery manufacturing companies in Ningbo, a major center of plastics machinery in China, have stopped production and another 20 percent are operating at significantly reduced capacity.
Haitian’s CEO, Zhang Jianming, is head of Ningbo’s plastics machinery trade group.
Recent signs of worsening in China and the world economy make it “increasingly difficult” to predict sales trends for the remainder of the year, the company said in its financial filing to the Hong Kong stock market.
But on the positive side, Haitian said sales in first half of 2012 stabilized from a low point in October 2011. Its first-half results were similar to second-half 2011, and it said it was hopeful that relaxation of credit in China and efforts to support the Euro would lead to gradual improvement.
“The first half of 2012 was a challenging period for [the] machine manufacturing industry… in China, marked by the slow-down of China’s growth momentum and the deteriorating Eurozone’s sovereign debt crisis which together weighted heavily against investor and consumer sentiment,” the company said.
Haitian officials said the first-half sales drop of 14 percent from $3.7 billion yuan (US$578.3 million) in the same period of 2011 is acceptable partly because the first six months of 2011 set a half-year sales record, fed by what it said was an overheating economy in China.
It said profit for the first six months of this year were down 19 percent to 486 million yuan (US$78.3 million), although it maintained its profit margin at just over 15 percent.
Its biggest challenges now seem to be within China, where Haitian sales were down 21 percent to 2.08 billion yuan (US$327.0 million) in the first half.
But the company said there were some promising areas: despite trouble in world markets exports remained stable and sales of its higher-tech products all grew in the first half of the year.
For example, sales of its all-electric Venus machines increased 7.3 percent, the Jupiter series two-platen machines increased 25.5 percent and sales of IA series for multicolor molding rose 26 percent.
Export sales were driven in part by manufacturing relocating from China as wages rise more than 10 percent a year and China’s currency has strengthened, Franz said.
For example, Haitian’s exports to North America, including Mexico, more than doubled in the first six months to 134.5 million yuan (US$21.3 million).
“We not only see Americans moving back to Mexico or America, but we also see some Singaporeans moving to Vietnam, which are customers of ours and they encourage us to come with them to Vietnam or Thailand because the cost situation in Thailand or Vietnam is much better than the situation in China,” Franz said. “Those people who just took advantage of the cheap labor, they will now consider other locations.”
Haitian has invested in overseas factories in recent years, in Vietnam, Brazil, Turkey and Germany, and in setting up offices and service centers in India, Japan and the United States.
Franz, a longtime plastics machinery executive in Germany who has worked in Ningbo for seven years for Haitian, said there’s also uncertainty in China’s business community ahead of the change of power in the Chinese government expected later this year.
But he argued that its economic problems are temporary and the government will craft solutions to challenges facing its manufacturers, as it has in the past: “I don’t think this is a long-term decline and a long-term situation.”
http://www.plasticsnews.com/headlines2.html?id=26294
Visite en Haïti d’un haut responsable des droits de l’homme des Nations Unies
Port-au-Prince, le 21 août 2012 – Le Sous-Secrétaire général aux droits de l’homme, M. Ivan Šimonović, effectuera du 22 au 25 août 2012 une visite en Haïti pour s’informer des défis liés aux droits de l’homme auprès du gouvernement, des responsables des Nations Unies, de la communauté internationale et de la société civile.
Cette visite intervient au moment où Haïti sort d’une crise humanitaire provoquée par les effets dévastateurs du tremblement de terre de janvier 2010, qui a fait plus de 300.000 morts et détruit une grande partie des infrastructures du pays.
L’an dernier, le président Michel Martelly avait déclaré qu’Haïti était « ouverte aux affaires», signalant ainsi le recadrage de l’attention vers le développement socio-économique à long terme. Le gouvernement a depuis identifié l’emploi, l’éducation, l’énergie, l’environnement et l’Etat de droit comme prioritaires.
« Au moment où Haïti concentre ses efforts sur l’éradication de la pauvreté et sur le développement socio-économique, il est essentiel de s’attaquer aux défis structurels des droits de l’homme en vue d’atteindre les résultats souhaités au bénéfice de tous les Haïtiens», a déclaré M. Šimonović. «Je suis donc heureux de constater que l’Etat de droit est l’une des priorités du gouvernement ».
Entre autres représentants du gouvernement, M. Šimonović prévoit de rencontrer le Premier ministre Laurent Salvador Lamothe, le président du Sénat, Dieuseul Simon Desras et le président de la Chambre basse, Levaillant Louis Jeune. Il s’entretiendra également avec des responsables de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH), l’Equipe-pays du système des Nations Unies, ainsi que des représentants du corps diplomatique et de la société civile.
Le Conseil de Sécurité doit examiner le mandat de la MINUSTAH qui arrive à échéance en octobre de cette année.
http://minustah.org/?p=36941
Haïti-Politique : Deuxième journée d’audition des ministres par la commission finances du sénat
P-au-P, 21 août 2012 [AlterPresse] --- La commission économie et finances du sénat de la république, a procédé le lundi 20 août 2012, à sa deuxième journée d’audition des ministres du gouvernement de Laurent Lamothe, dans la perspective de faire la lumière sur les fonds qui leur ont été alloués pour l’exercice fiscal 2011-2012, apprend AlterPresse.
Cette rencontre a aussi été l’occasion pour les ministres de défendre leur enveloppe fiscale pour l’exercice 2012-2013.
De fait, le nouveau ministre des affaires étrangères et des cultes, Pierre Richard Casimir, a connu sa première convocation en tant que titulaire d’un ministère.
Ceci a aussi été le cas pour le nouveau ministre de l’intérieur et des collectivités territoriales, Ronsard Saint-Cyr, qui a été récemment muté du ministère des affaires sociales.
Pour clôturer la seconde journée d’audition, le ministre de la justice, Jean Renel Sanon, a été le dernier à être entendu.
Trois autres ministres sont attendus pour ce mardi 21 août dans le cadre de la validation du budget de l’exercice fiscal 2012-2013.
Il s’agit de la ministre de la santé publique et de la population (Mspp), Florence Duperval Guillaume, du nouveau ministre de l’éducation nationale et de la formation professionnelle (Menfp), Vanel Pierre, et celui de la jeunesse et des sports, Jean Roosevelt.
Lors de la première séance d’audition, tenue le vendredi 17 août dernier, trois ministres ont été entendus par les membres de cette commission sénatoriale : le ministre des travaux publics, transports et communications, Jacques Rousseau, le ministre de l’agriculture des ressources naturelles et du développement rural, Thomas Jacques, et le ministre de l’environnement, Jean Vilmond Hilaire. [jep apr 21/08/2012 8:40]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13264
Haïti Politique : L’évêque émérite de Jérémie exhorte Martelly à la raison
Correspondance Joseph Serizier
Cayes, 22 août 2012 [AlterPresse] --- L’évêque émérite de Jérémie (Grande Anse / Sud-Ouest), Mgr. Willy Romélus, sort de son silence (depuis plusieurs années) pour exhorter l’administration politique haïtienne à écouter, une fois de plus, la voix de la raison pour éviter au pays de sombrer, apprend l’agence en ligne AlterPresse.
« Le pays est au bord d’une grave crise si les autorités persistent dans cette voie irrégulière sur la question de conseil électoral permanent devant organiser les élections dans le pays pour renouveler le tiers du sénat et les collectivités territoriales », avertit Mgr. Romélus, dans une homélie à l’occasion du centenaire de la paroisse Sainte Jeanne de Chantal (commune située à environ 18 km au sud-ouest de la ville des Cayes) ce mardi 21 août 2012
Selon le prélat, l’exécutif fait la sourde oreille à la voix de la majorité de différents secteurs organisés du pays qui disent non à l’inacceptable.
Mgr. Romélus invite les protagonistes à s’unir pour trouver une entente dans l’intérêt de la nation et à travailler pour construire une Haïti nouvelle dans la solidarité.
De son côté, le sénateur du Sud, Carlos Lebon, plaide en faveur d’une entente entre l’exécutif et le législatif en vue de trouver une formule appropriée à la mise en place d’un organisme électoral de consensus.
« La formation d’un organisme électoral permanent, avec des membres provisoires et permanents, dans le contexte actuel - où le parlement est amputé d’un tiers pour pouvoir répondre aux exigences constitutionnelles de composition d’un conseil électoral permanent – est irrationnelle et inconstitutionnelle », considère Lebon dans une interview accordée à AlterPresse, en marge de la célébration du centenaire de la paroisse de Chantal.
Le parlementaire invite le chef de l’État à emprunter la voie du dialogue et du consensus pour une meilleure solution.
Carlos Lebon demande aussi à ses collègues parlementaires de respecter la charte fondamentale de la nation, laquelle doit leur servir de boussole dans les prises de décision.
« Cette fois-ci, la dictée est très mauvaise. Il faut donner une chance au pays », déclare Lebon qui en profite pour stigmatiser l’ingérence de certains pays de la communauté internationale dans les affaires internes du pays.
Pour sa part, le député des Cayes, Fenel Thanis, élu sous la bannière de « Repons peyzan », préconise un compromis politique entre l’exécutif et le législatif afin de faciliter la formation d’un organisme de consensus de 9 membres, pour la réalisation de bonnes élections dans le pays en attendant la mise en place d’une entité électorale permanente.
Le parlement est en difficulté de choisir ses représentants pour la création d’un conseil électoral permanent selon le vœu de la Constitution, signale le député Thanis. [js rc apr 22/08/2012 0:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13273
Haïti-Tourisme : Les travaux de réhabilitation du centre historique de Jacmel à l’arrêt
correspondance Pierre Paul Ancion
Jacmel 21 août 2012 [AlterPresse] --- Les travaux de réhabilitation du centre historique de Jacmel (chef-lieu du département du Sud-Est), qui ont débuté le 6 août 2012, sont à l’arrêt, observe AlterPresse.
L’agence en ligne a tenté en vain de connaitre la raison de la suspension des travaux, mais la directrice départementale du tourisme, responsable du chantier, reste injoignable.
Jusqu’ici, les ouvriers n’ont travaillé que sur l’entrepôt de la douane de Jacmel, lequel, selon les plans, doit devenir un centre de convention moderne de 800 places.
Toutefois, pour reloger cet entrepôt, aucun autre espace n’a été annoncé.
Les ouvriers devraient ensuite s’occuper de l’hôtel "La Jacmélienne".
Financés, notamment par le fonds Petro Caribe, à hauteur de 40 millions de dollars américains (Us $ 1.00 = 43.00 gourdes ; 1 euro = 58.00 gourdes aujourd’hui), les travaux de réhabilitation du centre historique de Jacmel concernent également l’aérodrome de la ville, lequel devrait être transformé en un aéroport international.
La mise en œuvre des travaux a lieu dans la perspective de la tenue, en mars 2013, d’un sommet international dans la ville de Jacmel, ont fait savoir des officiels.
« Ce projet vise surtout à faire de Jacmel une destination touristique incontournable », avait souligné la ministre Stéphanie Balmir Villedrouin lors du lancement officiel du projet le 30 juillet 2012.
« Jacmel va être connue comme une destination d’événements, avec la construction d’un amphithéâtre qui va permettre d’organiser de grands festivals de musique, comme ceux généralement déroulés à Congo Plage. Le centre historique deviendra le milieu d’un ensemble d’activités avec l’aménagement des Rues Commerce et Sainte Anne et la place publique de celle-ci. Nous allons construire une allée de promenade dans cette zone », avait annoncé la ministre Villedrouin.
La place de la douane, là où Simon Bolivar a donné historiquement naissance au drapeau de la Grande Colombie, sera totalement restaurée, de façon à rappeler le passage du grand libérateur des peuples de l’Amérique Latine à Jacmel. Une épée géante occupera sa façade septentrionale.
Les infrastructures hôtelières de la ville vont être renforcées avec l’acquisition, par l’ État haïtien, de l’hôtel "La Jacmélienne" et sa reconstruction en un hôtel moderne de quarante chambres.
Le ministère haïtien du tourisme ambitionne de faire de cet hôtel un exemple de construction respectant les normes internationales.
Le nouvel aéroport de Jacmel devrait permettre aux visiteuses et visiteurs d’éviter la capitale, s’ils le souhaitent, en venant en Haïti.
« J’ai déjà parlé avec Air Caraïbes, qui projette de relier les Antilles françaises avec Jacmel », avait révélé la ministre Villedrouin le 30 juillet 2012.
L’arrêt inopiné des travaux de réhabilitation du centre historique de Jacmel risque de ralentir cet élan manifesté. [ppa kft rc apr 21/08/2012 11:10]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13267
SEAN PENN AU SECOURS DU PALAIS NATIONAL
Les ruines du palais national seront démolies par l’ONG de l’acteur américain Sean Penn, selon une dépêche de l’Associated Press (AP), publiée le mardi 21 août 2012. Citant Lucien Jura, porte-parole de la présidence, Trenton Daniel, de cette agence de presse, révèle que cette opération débutera dans dix jours. Elle devra durer deux mois, sans frais pour le gouvernement, révèle cette dépêche.
« L’ambassadeur Sean Penn a indiqué que son organisation (J/P HRO) pourrait fournir sans frais pour le gouvernement des ingénieurs et des équipements pour la démolition », confie Jura à l’AP. L’utilisation d’équipements lourds est préférée aux explosifs car il y ades pièces architecturales à sauver, ajoute-t-il, sans préciser si l’ISPAN jouera un quelconque rôle dans cette démolition.
« La présidence est en attente d’une décision finale de l’Institut de sauvegarde du patrimoine national (ISPAN) pour savoir ce qu’il en sera du palais national », avait confié au Nouvelliste un haut responsable de la présidence le 2 août en cours. « L’ISPAN avait commandité des études auprès d’experts qui ont conclu que les fondations du bâtiment ne peuvent pas supporter une nouvelle construction. Il faudra, sans doute, tout raser, mais il revient à l’Institut de sauvegarde du patrimoine national de faire des recommandations finales que la présidence suivra. Nous sommes au stade des dernières consultations», avait poursuivi notre source.
Il y a des réunions prévues dans les prochains jours avec les responsables de l’ISPAN, selon les informations recueillies par le journal. « Pour le moment, vu la qualité du sol et les ravages subis par la structure du bâtiment on ne peut que récupérer des petites parties du palais national pour les conserver dans un musée ou un mémorial et penser à ériger un nouveau palais, mais c’est l’ISPAN qui doit donner les indications », avait précisé la source du journal.
Depuis plus de deux ans, c’est le yo-yo sur ce qu’on allait faire des ruines du palais. Peu après le séisme, Nicolas Sarkozy, alors président de la France, avait offert de reconstruire le palais. Cette proposition, sur laquelle les Français sont revenus sur la pointe des pieds et à mots feutrés, avait provoqué la colère de beaucoup d’Haïtiens. Ces derniers avait appelé à un effort national pour reconstruire ce symbole du pouvoir politique en Haïti.
Roberson Alphonse
http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=108316
Lac Azuéi, de l'empoissonnement pour le revaloriser
Le Nouvelliste | Publié le : mardi 21 août 2012
Gerard Jeanty Junior Gjeantyjr@lenouvelliste.com
La direction départementale agricole de l'Ouest, une entité du ministère de l'Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural (MARNDR), a réalisé, ce mardi 21 août, un empoissonnement au niveau du lac Azuéi. Ce repeuplement de l'Etang Saumâtre se fait avec près de 100 000 alevins.Les décideurs dudit ministère ont promis de continuer avec cette activité tout au long de cette année afin de revaloriser ledit lac.
C’st en présence du titulaire du MARNDR, Thomas Jacques, que cet empoissonnement du lac Azuéi s’est effectué ce mardi. Cet ensemencement, dit-il, s’inscrit dans le plan du président de la République et du chef de la primature visant à faire de la production agricole un pilier. « La production nationale est le pilier sur lequel s'appuie le gouvernement afin d’atteindre l'auto-suffisance alimentaire. Ce thème n’est pas un slogan, mais un ensemble d’actions concrètes à poser afin d’atteindre cet idéal. C’est un combat engagé au même titre que celui qu’avaient livré nos ancêtres pour l’indépendance du pays. Car, c’est quand un Etat peut nourrir son peuple qu’il est considéré comme un Etat souverain. En ce sens, le gouvernement décide de mettre les bouchées doubles », a indiqué M. Thomas Jacques.
Par ailleurs, le numéro un du MARNDR a promis de travailler avec son homologue au niveau du ministère de l’Education et de la Société d’exploitation du parc agricole (SODEPA) pour faire du parc naturel Quisqueya de Fond-Parisien un lieu de visite obligatoire pour les écoliers. Il s'est montré aussi attentif aux doléances des pêcheurs et des riverains. Il faut souligner que les habitants des communes de Ganthier et de Fond-Parisien ont sollicité l’accompagnement des autorités étatiques. Ainsi, ils souhaitent que des actions soient posées au niveau des bassins versants. Pour les pêcheurs, il est important qu’il y ait d’autres alternatives à la pêche pour qu’ils puissent gagner leur vie lors des périodes d’empoissonnement du lac.
Pour sa part, l’agronome Anoux Severin, en charge de la Direction départementale agricole, a placé l’empoissonnement du lac dans la logique de revalorisation d’une richesse naturelle et exceptionnelle. « Dans tout le pays, nous avons environ 21 000 hectares des plans d’eau. Le lac Azuéi constitue à lui seul plus de la moitié de plans d’eau dans le pays avec une superficie de 11 500 hectares. C’est le troisième au niveau de la région caribéenne. Le lac Azuéi, encore appelé l’étang Saumâtre, contient un bassin-versant de 1 500 kilomètres carrés», a expliqué l’agronome Severin au cours de la présentation du lac.
A proximité immédiate du lac, affirme le directeur départemental, il y a environ trois mille familles. Environ 66% de ces familles vivent exclusivement de la pêche. « Le lac abrite près de neuf espèces de poissons dont six sont endémiques. En Haïti, nous consommons 17 000 tonnes métriques de poissons. Pourtant, nous en produisons seulement 5 000 tonnes. Dans ce cas, Haïti importe chaque année 12 000 tonnes métriques de poissons. Cette importation est évaluée à environ dix millions de dollars américains », a révélé M. Anoux Severin. Il a montré la nécessité d’augmenter la production de poissons dans le pays. « Il faut augmenter la consommation et la production des poissons afin de combattre l’insécurité alimentaire. Car, dans la Caraïbe, la consommation des poissons est fixée en moyenne à 24 tonnes métriques. La Jamaïque, par exemple, consomme 35 tonnes métriques par année. Nous ne consommons pas même pas la moyenne». De plus, l’agronome a souligné que le lac a une potentielle de 2 000 tonnes métriques de poissons, mais, le volume réél ne dépasse pas 50 tonnes par an.
Selon le directeur départemental, pour permettre au lac d’atteindre sa véritable potentialité, il faut qu’il y ait, chaque année, un empoissonnement de 800 000 alevins sur une période de trois ans. Il dit espérer que cet ensemencement va augmenter le revenu des familles vivant à proximité du lac.
Pour sa part, le maire de la commune de Ganthier, Ralph Lapointe, a salué cette initiative et s'est dit satisfait. Il a, toutefois, attiré l’attention des autorités sur un problème grave auquel fait face sa commune. « Il n’y a pas d’agronome disponible dans la commune pour accompagner et encadrer les paysans. Ils sont nombreux à partir pour la République dominicaine après avoir connu des déboires ». Participant également à cette cérémonie, le député Sanozier François, de son côté, a affirmé qu’il va convaincre les autres députés de se pencher sur une proposition de loi sur l’environnement déposée par le parlement jeunesse d’Haïti.
Gerard Jeanty Junior Gjeantyjr@lenouvelliste.com
http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=108305
mardi 21 août 2012
Haiti-Littérature : Anthony Phelps reçoit le prix de poésie du Salon international du Livre insulaire de Ouessant
P-au-P., 20 aout 2012 [AlterPresse] --- Le prix de poésie du 14 ème Salon international du Livre insulaire de Ouessant (Finistère, France) a été attribué au grand poète haïtien Anthony Phelps pour son livre “Nomade je fus de très vieille mémoire”, selon un communiqué transmis à AlterPresse.
Dans ce communiqué, la maison d’édition Bruno Doucey, qui a édité le livre d’Anthony Phelps, indique que le poète Gérard Le Gouic lui a remis le prix le 19 aout au nom du jury.
Agé de 84 ans, Phelps, farouche opposant à la dictature des Duvalier (1957-1986), exilé au Canada depuis 1964, est l’auteur notamment d’un livre culte pour tous les Haïtiens, “Mon pays que voici”.
L’écrivain “voit ainsi son immense œuvre poétique saluée en France”, se réjouit la maison d’édition, qui décrit Anthony Phelps comme “le poète d’un chant profond dont le souffle ne s’est jamais épuisé”.
En juin dernier, Phelps avait refusé un hommage de la part du président Michel Martelly à cause de l’impunité dont bénéficie l’ex dictateur Jean-Claude Duvalier en Haïti.
“De toute façon je ne saurais accepter aucun hommage, d’un président, en temps qu’auteur de Mon Pays que voici, tant et aussi longtemps que Jean Claude Duvalier ne sera pas traduit en justice”, avait écrit Phelps dans une lettre publique. [gp apr 20/08/2012 16 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13263
L’Exécutif paiera cette folie de la formation, en violation de tout, d’un prétendu Conseil Electoral Permanent
Le Conseil Electoral Permanent ! Une chose bancale, vacillante à sa naissance, qui donnera lieu à des contestations qui ne feront qu’augmenter avec le temps
Quand les Haïtiens commenceront vraiment à protester, que lui restera-t-il comme option ? La corruption ? Il n’y a pas dans ce pays 10 millions de corrompus. La répression ?
Par Lyonel TROUILLOT
Le représentant de l’Union Européenne en Haïti s’en va. Haut fonctionnaire de l’aide, il va poursuivre sa carrière ailleurs. En partant, comme cadeau de départ, il conseille au Président de la République de faire fi de tous les obstacles institutionnels et objectifs à la création dans l’immédiat d’un Conseil Electoral Permanent. Le Président de la République obéit.
Les conseils des riches sont des ordres. Et voilà créé par arrêté présidentiel un Conseil Electoral Permanent dans lequel aucun citoyen haïtien n’a confiance mis à part l’exécutif et les quelques chercheurs d’emploi qui ont accepté d’en faire partie. Une chose bancale, vacillante à sa naissance, qui donnera lieu à des contestations qui ne feront qu’augmenter avec le temps.
Le représentant de l’Union Européenne s’en fout. Il ne sera pas là, et quand les Haïtiens manifesteront leur désaccord, son successeur se contentera de dire : ils ne savent pas se diriger. Car, avec ce Conseil Permanent issu de la viscosité d’un Président de la Cour de Cassation, de la cooptation de certains parlementaires, de l’avilissement et de l’ébranlement de deux pouvoirs de l’Etat, c’est la permanence de la crise institutionnelle qui s’installe. On est déjà passé par là. Cela s’est mal terminé pour un pouvoir qui avait voulu mépriser le point de vue des Haïtiens.
Mais le représentant de l’Union Européenne n’est pas payé pour connaître l’histoire d’Haïti, ni celle qui fonde ce pays, ni celle de ces dernières années. Pour lui (de telles attitudes ont des noms), les Haïtiens sont sans doute des abrutis qui vont se soumettre à la création d’une institution qui, ainsi formée, n’a d’institutionnel que le nom. Monsieur le représentant de l’Union Européenne croit-il donc que les formations politiques haïtiennes, les parlementaires ayant le sens de la dignité, les Barreaux haïtiens, les associations syndicales, les intellectuels, les universitaires, le simple citoyen qui pressentent le piège, vont tous, comme des moutons, souhaiter la bienvenue à son Conseil Electoral Permanent !
Monsieur le représentant de l’Union Européenne a cautionné, encouragé l’arbitraire de l’éxécutif. Un éxécutif qui croit peut-être qu’avec la corruption, en distribuant ça et là des miettes des deniers publics, ou avec la création de brigades roses à vocation répressive, ou avec l’aide de l’International, il peut tout faire et se foutre de la volonté générale, piétiner les institutions. Un exécutif qui s’installe dans un néo-jeanclaudisme ultradroitier, affairiste et peu soucieux de la démocratie. Le problème avec les néo, c’est qu’ils font rarement mieux que les originaux et que leur odeur les précède.
Cet exécutif paiera cette folie de la formation en violation de tout d’un prétendu Conseil Electoral Permanent. Quand les Haïtiens commenceront vraiment à protester, que lui restera-t-il comme option ? La corruption ? Il n’y a pas dans ce pays 10 millions de corrompus. La répression ?
C’est vrai que les réflexes néo-jeanclaudistes de ce pouvoir lui font oublier qu’il y a eu le 7 février 1986, mais le 7 février 86 a bien eu lieu, et si l’exécutif s’entête dans sa dérive autoritaire, il devra s’enfoncer dedans plus encore chaque jour, il en viendra à vouloir museler, tuer peut-être, et là, le représentant de l’Union Européenne, le nouveau, l’actuel sera en train de gagner ses sous ailleurs, ne pourra rien pour lui, alors que « l’International » aura contribué à l’entraîner dans sa dérive.
Le consortium politico-économique multinational qui dirige Haïti vient d’installer le pays dans une crise institutionnelle permanente. Le prix à payer ne sera que pour les Haïtiens.
Lyonel TROUILLOT, écrivain
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article9062
Sourd aux protestations, Michel Martelly installe son conseil électoral permanent
"Chantre" de la rupture politique, le chef de l’Etat a pris lundi soir le risque de s’engager dans une dangereuse confrontation avec la classe politique et la conscience citoyenne en proclamant l’entrée en fonction du CEP contesté, présentée comme un refus de violer la nouvelle constitution amendée et une volonté inébranlable de promouvoir l’Etat de droit et de clore la série interminable des organismes électoraux provisoires
Publié le lundi 20 août 2012
Le Président Michel Martelly a fermement défendu lundi soir comme un « défi majeur à relever » sa décision de mettre en place le conseil électoral permanent malgré les contestations en fermant la porte à toute négociation sur la constitution d’un CEP provisoire résultant d’un consensus national.
« J’ai opté pour la solution constitutionnelle », a déclaré dans une adresse à la nation le chef de l’Etat qui a annoncé, dans l’attente des trois représentants du Parlement, l’entrée en fonction le jour même des six conseillers électoraux nommés et qui ont reçu pour instruction de se mettre au travail rapidement dans la perspective de « l’organisation d’élections libres, honnêtes et démocratiques ».
Amputé d’un tiers de ses membres, le Sénat ne parvient pas à combler, de concert avec la Chambre des Députés, les trois sièges restés vacants au CEP au moment où des voix s’élèvent au Parlement et au-delà, dans la classe politique et la société civile, contre la constitution d’un organisme électoral jugé illégitime et inconstitutionnel pour arbitrer le prochain scrutin sénatorial, municipal et local.
Estimant que le pays se trouvait aujourd’hui « au carrefour de l’histoire » après avoir expérimenté seize institutions électorales provisoires, M. Martelly a insisté une fois de plus sur la nécessité pour son régime d’éviter, au nom des promesses de campagne, d’un engagement patriotique éprouvé et du renforcement de l’Etat de droit, de perpétuer les violations de la constitution commises ces 25 dernières années.
« Former un CEP permanent a toujours été un défi majeur pour tous les chefs d’Etat qui se sont succédés au pouvoir depuis 1986 », a poursuivi le Président qui dit avoir écarté la poursuite de la tradition du provisoire en rejetant les différentes formules de CEP spécial, de consensus, d’exception, de transition ou ultime qui lui ont été proposées.
« Le CEP permanent est un défi relevé », a-t-il avancé avec assurance en estimant qu’il incarnait le changement, la défense de l’intérêt collectif, de la démocratie et de son corollairen indispensable, les élections, contre un cycle de désordre interminable, préjudiciable à la population et une approche politicienne du débat actuel.
Enfin, le chef de l’Etat exhorte les différents acteurs nationaux à assumer leurs responsabilités dans le sens de l’avancement du pays plutôt que de « fragiliser davantage les institutions de notre jeune démocratie ». « Marchons unis, dans nos rangs point de traîtres », une des strophes de la dessalinienne devenue ces derniers jours le leitmotiv préféré de Michel Martelly, était encore au rendez-vous dans ce message délivré sur fond de polarisation de l’espace politique.
Indignés devant la décision du président du conseil supérieur du pouvoir judiciaire, Me Anel Alexis Joseph, de torpiller le processus de désignation des trois représentants du CSPJ au CEP, divers représentants de la classe politique et de la société civile accusent le pouvoir d’avoir sélectionné des marionnettes -avec à la clé des mandats de trois, six et neuf ans- en vue d’organiser des élections officielles sur mesure. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article9068
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