Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
mercredi 22 août 2012
Haïti-Tourisme : Les travaux de réhabilitation du centre historique de Jacmel à l’arrêt
correspondance Pierre Paul Ancion
Jacmel 21 août 2012 [AlterPresse] --- Les travaux de réhabilitation du centre historique de Jacmel (chef-lieu du département du Sud-Est), qui ont débuté le 6 août 2012, sont à l’arrêt, observe AlterPresse.
L’agence en ligne a tenté en vain de connaitre la raison de la suspension des travaux, mais la directrice départementale du tourisme, responsable du chantier, reste injoignable.
Jusqu’ici, les ouvriers n’ont travaillé que sur l’entrepôt de la douane de Jacmel, lequel, selon les plans, doit devenir un centre de convention moderne de 800 places.
Toutefois, pour reloger cet entrepôt, aucun autre espace n’a été annoncé.
Les ouvriers devraient ensuite s’occuper de l’hôtel "La Jacmélienne".
Financés, notamment par le fonds Petro Caribe, à hauteur de 40 millions de dollars américains (Us $ 1.00 = 43.00 gourdes ; 1 euro = 58.00 gourdes aujourd’hui), les travaux de réhabilitation du centre historique de Jacmel concernent également l’aérodrome de la ville, lequel devrait être transformé en un aéroport international.
La mise en œuvre des travaux a lieu dans la perspective de la tenue, en mars 2013, d’un sommet international dans la ville de Jacmel, ont fait savoir des officiels.
« Ce projet vise surtout à faire de Jacmel une destination touristique incontournable », avait souligné la ministre Stéphanie Balmir Villedrouin lors du lancement officiel du projet le 30 juillet 2012.
« Jacmel va être connue comme une destination d’événements, avec la construction d’un amphithéâtre qui va permettre d’organiser de grands festivals de musique, comme ceux généralement déroulés à Congo Plage. Le centre historique deviendra le milieu d’un ensemble d’activités avec l’aménagement des Rues Commerce et Sainte Anne et la place publique de celle-ci. Nous allons construire une allée de promenade dans cette zone », avait annoncé la ministre Villedrouin.
La place de la douane, là où Simon Bolivar a donné historiquement naissance au drapeau de la Grande Colombie, sera totalement restaurée, de façon à rappeler le passage du grand libérateur des peuples de l’Amérique Latine à Jacmel. Une épée géante occupera sa façade septentrionale.
Les infrastructures hôtelières de la ville vont être renforcées avec l’acquisition, par l’ État haïtien, de l’hôtel "La Jacmélienne" et sa reconstruction en un hôtel moderne de quarante chambres.
Le ministère haïtien du tourisme ambitionne de faire de cet hôtel un exemple de construction respectant les normes internationales.
Le nouvel aéroport de Jacmel devrait permettre aux visiteuses et visiteurs d’éviter la capitale, s’ils le souhaitent, en venant en Haïti.
« J’ai déjà parlé avec Air Caraïbes, qui projette de relier les Antilles françaises avec Jacmel », avait révélé la ministre Villedrouin le 30 juillet 2012.
L’arrêt inopiné des travaux de réhabilitation du centre historique de Jacmel risque de ralentir cet élan manifesté. [ppa kft rc apr 21/08/2012 11:10]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13267
SEAN PENN AU SECOURS DU PALAIS NATIONAL
Les ruines du palais national seront démolies par l’ONG de l’acteur américain Sean Penn, selon une dépêche de l’Associated Press (AP), publiée le mardi 21 août 2012. Citant Lucien Jura, porte-parole de la présidence, Trenton Daniel, de cette agence de presse, révèle que cette opération débutera dans dix jours. Elle devra durer deux mois, sans frais pour le gouvernement, révèle cette dépêche.
« L’ambassadeur Sean Penn a indiqué que son organisation (J/P HRO) pourrait fournir sans frais pour le gouvernement des ingénieurs et des équipements pour la démolition », confie Jura à l’AP. L’utilisation d’équipements lourds est préférée aux explosifs car il y ades pièces architecturales à sauver, ajoute-t-il, sans préciser si l’ISPAN jouera un quelconque rôle dans cette démolition.
« La présidence est en attente d’une décision finale de l’Institut de sauvegarde du patrimoine national (ISPAN) pour savoir ce qu’il en sera du palais national », avait confié au Nouvelliste un haut responsable de la présidence le 2 août en cours. « L’ISPAN avait commandité des études auprès d’experts qui ont conclu que les fondations du bâtiment ne peuvent pas supporter une nouvelle construction. Il faudra, sans doute, tout raser, mais il revient à l’Institut de sauvegarde du patrimoine national de faire des recommandations finales que la présidence suivra. Nous sommes au stade des dernières consultations», avait poursuivi notre source.
Il y a des réunions prévues dans les prochains jours avec les responsables de l’ISPAN, selon les informations recueillies par le journal. « Pour le moment, vu la qualité du sol et les ravages subis par la structure du bâtiment on ne peut que récupérer des petites parties du palais national pour les conserver dans un musée ou un mémorial et penser à ériger un nouveau palais, mais c’est l’ISPAN qui doit donner les indications », avait précisé la source du journal.
Depuis plus de deux ans, c’est le yo-yo sur ce qu’on allait faire des ruines du palais. Peu après le séisme, Nicolas Sarkozy, alors président de la France, avait offert de reconstruire le palais. Cette proposition, sur laquelle les Français sont revenus sur la pointe des pieds et à mots feutrés, avait provoqué la colère de beaucoup d’Haïtiens. Ces derniers avait appelé à un effort national pour reconstruire ce symbole du pouvoir politique en Haïti.
Roberson Alphonse
http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=108316
Lac Azuéi, de l'empoissonnement pour le revaloriser
Le Nouvelliste | Publié le : mardi 21 août 2012
Gerard Jeanty Junior Gjeantyjr@lenouvelliste.com
La direction départementale agricole de l'Ouest, une entité du ministère de l'Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural (MARNDR), a réalisé, ce mardi 21 août, un empoissonnement au niveau du lac Azuéi. Ce repeuplement de l'Etang Saumâtre se fait avec près de 100 000 alevins.Les décideurs dudit ministère ont promis de continuer avec cette activité tout au long de cette année afin de revaloriser ledit lac.
C’st en présence du titulaire du MARNDR, Thomas Jacques, que cet empoissonnement du lac Azuéi s’est effectué ce mardi. Cet ensemencement, dit-il, s’inscrit dans le plan du président de la République et du chef de la primature visant à faire de la production agricole un pilier. « La production nationale est le pilier sur lequel s'appuie le gouvernement afin d’atteindre l'auto-suffisance alimentaire. Ce thème n’est pas un slogan, mais un ensemble d’actions concrètes à poser afin d’atteindre cet idéal. C’est un combat engagé au même titre que celui qu’avaient livré nos ancêtres pour l’indépendance du pays. Car, c’est quand un Etat peut nourrir son peuple qu’il est considéré comme un Etat souverain. En ce sens, le gouvernement décide de mettre les bouchées doubles », a indiqué M. Thomas Jacques.
Par ailleurs, le numéro un du MARNDR a promis de travailler avec son homologue au niveau du ministère de l’Education et de la Société d’exploitation du parc agricole (SODEPA) pour faire du parc naturel Quisqueya de Fond-Parisien un lieu de visite obligatoire pour les écoliers. Il s'est montré aussi attentif aux doléances des pêcheurs et des riverains. Il faut souligner que les habitants des communes de Ganthier et de Fond-Parisien ont sollicité l’accompagnement des autorités étatiques. Ainsi, ils souhaitent que des actions soient posées au niveau des bassins versants. Pour les pêcheurs, il est important qu’il y ait d’autres alternatives à la pêche pour qu’ils puissent gagner leur vie lors des périodes d’empoissonnement du lac.
Pour sa part, l’agronome Anoux Severin, en charge de la Direction départementale agricole, a placé l’empoissonnement du lac dans la logique de revalorisation d’une richesse naturelle et exceptionnelle. « Dans tout le pays, nous avons environ 21 000 hectares des plans d’eau. Le lac Azuéi constitue à lui seul plus de la moitié de plans d’eau dans le pays avec une superficie de 11 500 hectares. C’est le troisième au niveau de la région caribéenne. Le lac Azuéi, encore appelé l’étang Saumâtre, contient un bassin-versant de 1 500 kilomètres carrés», a expliqué l’agronome Severin au cours de la présentation du lac.
A proximité immédiate du lac, affirme le directeur départemental, il y a environ trois mille familles. Environ 66% de ces familles vivent exclusivement de la pêche. « Le lac abrite près de neuf espèces de poissons dont six sont endémiques. En Haïti, nous consommons 17 000 tonnes métriques de poissons. Pourtant, nous en produisons seulement 5 000 tonnes. Dans ce cas, Haïti importe chaque année 12 000 tonnes métriques de poissons. Cette importation est évaluée à environ dix millions de dollars américains », a révélé M. Anoux Severin. Il a montré la nécessité d’augmenter la production de poissons dans le pays. « Il faut augmenter la consommation et la production des poissons afin de combattre l’insécurité alimentaire. Car, dans la Caraïbe, la consommation des poissons est fixée en moyenne à 24 tonnes métriques. La Jamaïque, par exemple, consomme 35 tonnes métriques par année. Nous ne consommons pas même pas la moyenne». De plus, l’agronome a souligné que le lac a une potentielle de 2 000 tonnes métriques de poissons, mais, le volume réél ne dépasse pas 50 tonnes par an.
Selon le directeur départemental, pour permettre au lac d’atteindre sa véritable potentialité, il faut qu’il y ait, chaque année, un empoissonnement de 800 000 alevins sur une période de trois ans. Il dit espérer que cet ensemencement va augmenter le revenu des familles vivant à proximité du lac.
Pour sa part, le maire de la commune de Ganthier, Ralph Lapointe, a salué cette initiative et s'est dit satisfait. Il a, toutefois, attiré l’attention des autorités sur un problème grave auquel fait face sa commune. « Il n’y a pas d’agronome disponible dans la commune pour accompagner et encadrer les paysans. Ils sont nombreux à partir pour la République dominicaine après avoir connu des déboires ». Participant également à cette cérémonie, le député Sanozier François, de son côté, a affirmé qu’il va convaincre les autres députés de se pencher sur une proposition de loi sur l’environnement déposée par le parlement jeunesse d’Haïti.
Gerard Jeanty Junior Gjeantyjr@lenouvelliste.com
http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=108305
mardi 21 août 2012
Haiti-Littérature : Anthony Phelps reçoit le prix de poésie du Salon international du Livre insulaire de Ouessant
P-au-P., 20 aout 2012 [AlterPresse] --- Le prix de poésie du 14 ème Salon international du Livre insulaire de Ouessant (Finistère, France) a été attribué au grand poète haïtien Anthony Phelps pour son livre “Nomade je fus de très vieille mémoire”, selon un communiqué transmis à AlterPresse.
Dans ce communiqué, la maison d’édition Bruno Doucey, qui a édité le livre d’Anthony Phelps, indique que le poète Gérard Le Gouic lui a remis le prix le 19 aout au nom du jury.
Agé de 84 ans, Phelps, farouche opposant à la dictature des Duvalier (1957-1986), exilé au Canada depuis 1964, est l’auteur notamment d’un livre culte pour tous les Haïtiens, “Mon pays que voici”.
L’écrivain “voit ainsi son immense œuvre poétique saluée en France”, se réjouit la maison d’édition, qui décrit Anthony Phelps comme “le poète d’un chant profond dont le souffle ne s’est jamais épuisé”.
En juin dernier, Phelps avait refusé un hommage de la part du président Michel Martelly à cause de l’impunité dont bénéficie l’ex dictateur Jean-Claude Duvalier en Haïti.
“De toute façon je ne saurais accepter aucun hommage, d’un président, en temps qu’auteur de Mon Pays que voici, tant et aussi longtemps que Jean Claude Duvalier ne sera pas traduit en justice”, avait écrit Phelps dans une lettre publique. [gp apr 20/08/2012 16 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13263
L’Exécutif paiera cette folie de la formation, en violation de tout, d’un prétendu Conseil Electoral Permanent
Le Conseil Electoral Permanent ! Une chose bancale, vacillante à sa naissance, qui donnera lieu à des contestations qui ne feront qu’augmenter avec le temps
Quand les Haïtiens commenceront vraiment à protester, que lui restera-t-il comme option ? La corruption ? Il n’y a pas dans ce pays 10 millions de corrompus. La répression ?
Par Lyonel TROUILLOT
Le représentant de l’Union Européenne en Haïti s’en va. Haut fonctionnaire de l’aide, il va poursuivre sa carrière ailleurs. En partant, comme cadeau de départ, il conseille au Président de la République de faire fi de tous les obstacles institutionnels et objectifs à la création dans l’immédiat d’un Conseil Electoral Permanent. Le Président de la République obéit.
Les conseils des riches sont des ordres. Et voilà créé par arrêté présidentiel un Conseil Electoral Permanent dans lequel aucun citoyen haïtien n’a confiance mis à part l’exécutif et les quelques chercheurs d’emploi qui ont accepté d’en faire partie. Une chose bancale, vacillante à sa naissance, qui donnera lieu à des contestations qui ne feront qu’augmenter avec le temps.
Le représentant de l’Union Européenne s’en fout. Il ne sera pas là, et quand les Haïtiens manifesteront leur désaccord, son successeur se contentera de dire : ils ne savent pas se diriger. Car, avec ce Conseil Permanent issu de la viscosité d’un Président de la Cour de Cassation, de la cooptation de certains parlementaires, de l’avilissement et de l’ébranlement de deux pouvoirs de l’Etat, c’est la permanence de la crise institutionnelle qui s’installe. On est déjà passé par là. Cela s’est mal terminé pour un pouvoir qui avait voulu mépriser le point de vue des Haïtiens.
Mais le représentant de l’Union Européenne n’est pas payé pour connaître l’histoire d’Haïti, ni celle qui fonde ce pays, ni celle de ces dernières années. Pour lui (de telles attitudes ont des noms), les Haïtiens sont sans doute des abrutis qui vont se soumettre à la création d’une institution qui, ainsi formée, n’a d’institutionnel que le nom. Monsieur le représentant de l’Union Européenne croit-il donc que les formations politiques haïtiennes, les parlementaires ayant le sens de la dignité, les Barreaux haïtiens, les associations syndicales, les intellectuels, les universitaires, le simple citoyen qui pressentent le piège, vont tous, comme des moutons, souhaiter la bienvenue à son Conseil Electoral Permanent !
Monsieur le représentant de l’Union Européenne a cautionné, encouragé l’arbitraire de l’éxécutif. Un éxécutif qui croit peut-être qu’avec la corruption, en distribuant ça et là des miettes des deniers publics, ou avec la création de brigades roses à vocation répressive, ou avec l’aide de l’International, il peut tout faire et se foutre de la volonté générale, piétiner les institutions. Un exécutif qui s’installe dans un néo-jeanclaudisme ultradroitier, affairiste et peu soucieux de la démocratie. Le problème avec les néo, c’est qu’ils font rarement mieux que les originaux et que leur odeur les précède.
Cet exécutif paiera cette folie de la formation en violation de tout d’un prétendu Conseil Electoral Permanent. Quand les Haïtiens commenceront vraiment à protester, que lui restera-t-il comme option ? La corruption ? Il n’y a pas dans ce pays 10 millions de corrompus. La répression ?
C’est vrai que les réflexes néo-jeanclaudistes de ce pouvoir lui font oublier qu’il y a eu le 7 février 1986, mais le 7 février 86 a bien eu lieu, et si l’exécutif s’entête dans sa dérive autoritaire, il devra s’enfoncer dedans plus encore chaque jour, il en viendra à vouloir museler, tuer peut-être, et là, le représentant de l’Union Européenne, le nouveau, l’actuel sera en train de gagner ses sous ailleurs, ne pourra rien pour lui, alors que « l’International » aura contribué à l’entraîner dans sa dérive.
Le consortium politico-économique multinational qui dirige Haïti vient d’installer le pays dans une crise institutionnelle permanente. Le prix à payer ne sera que pour les Haïtiens.
Lyonel TROUILLOT, écrivain
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article9062
Sourd aux protestations, Michel Martelly installe son conseil électoral permanent
"Chantre" de la rupture politique, le chef de l’Etat a pris lundi soir le risque de s’engager dans une dangereuse confrontation avec la classe politique et la conscience citoyenne en proclamant l’entrée en fonction du CEP contesté, présentée comme un refus de violer la nouvelle constitution amendée et une volonté inébranlable de promouvoir l’Etat de droit et de clore la série interminable des organismes électoraux provisoires
Publié le lundi 20 août 2012
Le Président Michel Martelly a fermement défendu lundi soir comme un « défi majeur à relever » sa décision de mettre en place le conseil électoral permanent malgré les contestations en fermant la porte à toute négociation sur la constitution d’un CEP provisoire résultant d’un consensus national.
« J’ai opté pour la solution constitutionnelle », a déclaré dans une adresse à la nation le chef de l’Etat qui a annoncé, dans l’attente des trois représentants du Parlement, l’entrée en fonction le jour même des six conseillers électoraux nommés et qui ont reçu pour instruction de se mettre au travail rapidement dans la perspective de « l’organisation d’élections libres, honnêtes et démocratiques ».
Amputé d’un tiers de ses membres, le Sénat ne parvient pas à combler, de concert avec la Chambre des Députés, les trois sièges restés vacants au CEP au moment où des voix s’élèvent au Parlement et au-delà, dans la classe politique et la société civile, contre la constitution d’un organisme électoral jugé illégitime et inconstitutionnel pour arbitrer le prochain scrutin sénatorial, municipal et local.
Estimant que le pays se trouvait aujourd’hui « au carrefour de l’histoire » après avoir expérimenté seize institutions électorales provisoires, M. Martelly a insisté une fois de plus sur la nécessité pour son régime d’éviter, au nom des promesses de campagne, d’un engagement patriotique éprouvé et du renforcement de l’Etat de droit, de perpétuer les violations de la constitution commises ces 25 dernières années.
« Former un CEP permanent a toujours été un défi majeur pour tous les chefs d’Etat qui se sont succédés au pouvoir depuis 1986 », a poursuivi le Président qui dit avoir écarté la poursuite de la tradition du provisoire en rejetant les différentes formules de CEP spécial, de consensus, d’exception, de transition ou ultime qui lui ont été proposées.
« Le CEP permanent est un défi relevé », a-t-il avancé avec assurance en estimant qu’il incarnait le changement, la défense de l’intérêt collectif, de la démocratie et de son corollairen indispensable, les élections, contre un cycle de désordre interminable, préjudiciable à la population et une approche politicienne du débat actuel.
Enfin, le chef de l’Etat exhorte les différents acteurs nationaux à assumer leurs responsabilités dans le sens de l’avancement du pays plutôt que de « fragiliser davantage les institutions de notre jeune démocratie ». « Marchons unis, dans nos rangs point de traîtres », une des strophes de la dessalinienne devenue ces derniers jours le leitmotiv préféré de Michel Martelly, était encore au rendez-vous dans ce message délivré sur fond de polarisation de l’espace politique.
Indignés devant la décision du président du conseil supérieur du pouvoir judiciaire, Me Anel Alexis Joseph, de torpiller le processus de désignation des trois représentants du CSPJ au CEP, divers représentants de la classe politique et de la société civile accusent le pouvoir d’avoir sélectionné des marionnettes -avec à la clé des mandats de trois, six et neuf ans- en vue d’organiser des élections officielles sur mesure. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article9068
Haiti – Sécurité : Le nouveau Directeur Général de la PNH officiellement installé
Le nouveau directeur général de la Police nationale d’Haïti (PNH), M. Godson Aurélus a été officiellement installé à son poste ce lundi 20 août, lors d’une cérémonie tenue dans les locaux de la Direction générale de la PNH, avons-nous appris de source policière.
Déroulée dans une atmosphère calme, l’installation a été faite en présence du haut-état-major de la Police nationale d’Haïti et de l’ancien directeur général, Mario Andrésol, lequel a souhaité du succès à son successeur, nous a informé par téléphone le porte-parole adjoint de l’institution, Gary Desrosiers.
« La tâche est rude et difficile, mais elle n’est pas non plus au-dessus de mes capacités. Je compte faire régner l’ordre et la discipline au sein de l’institution », a déclaré M. Godson Aurélus, indiquant par ailleurs avoir à aborder un ensemble de dossiers, mais dit attendre la bénédiction du Parlement.
Dans son discours de circonstance, le nouveau DG de la PNH, dit avoir reconnu que les défis sont multiples et les moyens disponibles pour les relever bien moindres. Toutefois, il a promis de se pencher sur les 12 heures de temps fournis par les policiers, mais aussi de chercher des avantages sociaux pour ces derniers.
Nommé par le président de la République, Michel Joseph Martelly en remplacement de M. Mario Andrésol qui a passé quelque six ans aux commandes de la PNH, Godson Aurélus est installé à sa fonction pour continuer la mission suprême de l’institution policière, savoir : « Protéger et Servir ».
Ancien commissaire divisionnaire et ex-responsable de la Direction de la police judiciaire (DCPJ), l’actuel chef de la PNH a été choisi par le président Martelly. Il est pour l’instant le nouveau commandant de la Police en attendant la ratification de son choix par le Sénat de la République.
http://www.haitinews509.net/2012/08/haiti-securite-le-nouveau-directeur-general-de-la-pnh-officiellement-installe/
Haïti-Culture : Pour un regard neuf sur le vaudou
P-au-P, 20 août 2012 [AlterPresse] --- Des professeurs d’anthropologie à la faculté d’Ethnologie invitent à sortir des stéréotypes et à projeter un regard moderne sur le vaudou, dans le cadre d’une conférence-débat organisée le 17 août au local de l’institution au centre de la capitale.
« Il faut sortir des spéculations historiques … il y a nécessité de présenter une vraie histoire du vaudou (haïtien) », prône Jhon Picard Byron, responsable du département d’Anthropologie de la Faculté d’Ethnologie (Fe).
Cette attitude pourrait aider à défaire certains stéréotypes qui marquent les esprits depuis le temps de la colonie, soutient le professeur.
Les intervenants ont fait référence aux préjugés transportés dans le domaine de l’Anthropologie par des "chercheurs exotiques" qui veulent que le vodouisant soit automatiquement un illettré, un paysan évoluant dans une situation qu’ils qualifieraient de paupérisation.
Une démarche visant à mettre de côté les positions arrêtées sur le vaudou aiderait également à mieux aborder des questions qui ne sont pas toujours posées, telles l’utilisation d’outils technologiques dans les rituels dédiés aux Loas (Esprits médiateurs entre le Grand Maître/Dieu et le serviteur).
Cette utilisation se fait en essayant de « rester loyaux aux traditions ancestrales », explique le docteur en Anthropologie et Patrimoine Samuel Regulus, qui a présenté pour l’occasion les résultats d’une recherche qu’il a conduite à travers le pays.
Selon lui, les vodouisants qui s’adonnent à ces pratiques croient « préparer le vaudou de demain ».
La religion vaudou ne manquera pas non plus de connaître bien des mutations à travers l’espace, ce avec la migration des haïtiens vers d’autres pays et qui continuent à exercer leur foi en ce qu’ils croient.
Adrien Munier, doctorant à l’Université Lyon 2, déclare au cours de cette conférence : « le vodou haïtien s’établit dans les communautés haïtiennes diasporiques », comme celle de Montréal au Canada.
D’après les observations de Munier, dans la communauté vodouisante haïtienne, au Canada, certains croyants comparent des divinités du panthéon haïtien à des divinités hindoues.
Travaillant sur le thème « le vodou haïtien et la mondialisation » Adrien Munier se pose également des questions qui concernent le présent autant que l’avenir du vodou haïtien.
Parmi celles-ci, figurent la place du vodou haïtien dans le contexte actuel de mondialisation, la capacité du vodou de rendre visible ces communautés haïtiennes ou encore le sens de cette pratique religieuse à l’heure de la globalisation.
Il considère aussi les différentes contraintes sociopolitiques dans ces pays, notamment en rapport à la machine économique néolibérale.
Récemment, le chef suprême du vaudou en Haïti, Max Gesner Beauvoir, a pour sa part dénoncé l’éventuelle marginalisation de cette religion par le président de la république, Michel Martelly. [ srh kft gp apr 20/8/2012 11:30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13253
Haïti-Justice : Le parquet de Port-au-Prince étudie la dénonciation de l’épouse et du fils de Martelly
P-au-P, 20 août 2012 [AlterPresse] --- Le parquet de Port-au-Prince étudie pour suites légales la dénonciation de Sophia St-Rémy Martelly, épouse du chef de l’Etat, et de son fils ainé, Olivier Martelly pour « usurpation de titre ou fonction et association de malfaiteurs », produite par l’avocat Newton Louis St Juste.
L’information a été obtenue du substitut-commissaire du gouvernement, Paul Eronce Villard, par AlterPresse, ce 20 août 2012. La dénonciation a été déposée jeudi 16 août au parquet de Port-au-Prince.
« Le parquet étudie la dénonciation dans sa forme pour voir si elle est correcte en regard de la procédure tracée par la loi », a déclaré le substitut Villard.
Contacté par AlterPresse, Newton St Juste se dit « confiant que le dossier va suivre son cours et que le commissaire du gouvernement qui se présente toujours comme l’avocat de la société met le même empressement que dans les cas de corruption au Conseil électoral, à la caisse d’assistance sociale ou à l’Electricité d’Haïti. »
A 14 :06, l’avocat était en train de rédiger une correspondance à transmettre à Me Senatus aux fins de lui rappeler les prescrits légaux dans ce cas.
L’avocat St Juste, en sa qualité de dénonciateur, a requis du commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, à qui il a adressé une lettre datée du 16 aout 2012, de « mettre l’action publique en mouvement contre les auteurs, coauteurs et complices des ces infractions conformément aux dispositions légales ».
« L’immixtion de la première dame et de son fils dans l’administration publique dans le but de manier les deniers publics en dehors des normes régissant la fonction publique est qualifiée par l’article 217 du Code pénal d’usurpation de titre ou de fonction », précise-t-il.
Un emprisonnement d’un à trois ans sans préjudice est le sort réservé à toute personne tombée sous le coup de cet article du Code Pénal haïtien.
St Juste souligne à l’attention du chef du parquet de Port-au-Prince l’opacité entourant« la provenance et le mode de décaissement des fonds alloués » à ces proches du président pour exécuter des activités en dehors des « règles du Droit Administratif et de Comptabilité Publique et enfreignant les dispositions du Code Pénal ».
St Juste a également fait parvenir une copie de la lettre-dénonciation aux commissions justice du Sénat et de la chambre des députés via leur bureau aux fins d’enquêter sur la question conformément à l’article 118 de la constitution haïtienne [efd kft gp apr 20/08/2012 14 :25]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13259
Haiti – Economie : L’Agriculture revendique près de 10 milliards du budget
Le Ministre de l’Agriculture des Ressources Naturelles et du développement rural, Thomas Jacques, requiert un crédit budgétaire de 9.7 milliards de gourdes du budget national pour l’exercice fiscal 2012-2013. Lors d’une rencontre avec les membres de la commission économie finances et budget du Sénat de la République, le vendredi 17 Aout 2012, Thomas Jacques a exposé son agenda pour le prochain exercice.
Il entend œuvrer à l’ « augmentation de l’offre supplémentaire de 60,000 tonnes métriques d’équivalence céréalier dans les différentes zones de construction et de réhabilitation des systèmes d’irrigation du pays », aux « investissements à haute intensité de capital dans l’agriculture, par l’introduction de l’irrigation goutte à goutte, par l’intensification de la production sous serre, par le développement du secteur de la transformation des produits agricoles ».
Le ministre Thomas Jacques s’est aussi engagé devant les sénateurs pour « la création d’environ 90,000 emplois directs et de 450,000 emplois indirects à partir de la mise en valeur de 36,000 hectares de surface agricole supplémentaire » et à « diminuer les pertes post-récoltes, qui sont aujourd’hui de l’ordre de 35%, donc nous allons essayer de les baisser autour de 30% ».
« ….nous avons proposé un crédit budgétaire de 679 millions 347,729 gourdes pour le fonctionnement et des crédits d’investissements de 9 milliards 85 millions 969,711 gourdes qui est réparti en ressources nationales pour 1 milliard 310 millions de gourdes et des ressources externes, 7 milliards 775 millions 969,711 gourdes soit un total de 9 milliards 765 millions 317,400 gourdes », a-t-il dit aux parlementaires.
En termes de réalisation pour l’exercice fiscal 2012-2013, le ministre Thomas Jacques a indiqué avoir fait en sorte que la gouvernance du secteur agricole soit renforcée et que les infrastructures agricoles soient améliorées. « …augmenter la superficie cultivable, accroitre la production et augmenter les revenus des ménages ruraux, augmenter la productivité des filières pour une meilleur disponibilité des produits, accroitre l’accès de agriculteurs aux services de base et aux technologie améliorés », voilà pour les autres actions posées par le Ministère de l’Agriculture des Ressources Naturelles et du Développement Rural (MARNDR) au cours de l’exercice qui prend fin le 30 Septembre 2012, si l’on en croit le ministre Thomas Jacques.
HaitiNews509
http://www.haitinews509.net/2012/08/haiti-economie-lagriculture-revendique-pres-de-10-milliards-du-budget/
Haïti : l’ONU célèbre ses idéaux dans un contexte mitigé
P-au-P, 20 août 2012 [AlterPresse] --- L’Organisation des Nations Unies (Onu) a rendu hommage aux Haïtiennes et Haïtiens qui ont fait preuve de solidarité et aidé à sauver des vies lors du séisme de 2010, à l’occasion de la journée mondiale de l’aide humanitaire ce 19 août 2012, selon un communiqué transmis à AlterPresse.
L’Onu souligne « l’héroïsme et la solidarité sans faille des Haïtiennes et des Haïtiens », qui avaient permis de sauver « d’innombrables vies » au lendemain du 12 janvier 2010, lit-on dans le communiqué.
Cette célébration intervient dans un contexte où la communauté humanitaire peine à réunir les fonds souhaités pour conduire son action en Haïti, alors que les urgences humanitaires peuvent à tout moment ressurgir.
Le pays demeure particulièrement vulnérable aux catastrophes naturelles- et les défis, liés à la réponse à l’épidémie de cholera qui sévit depuis octobre 2010, persistent.
Plus de deux ans après le terrible tremblement de terre, et malgré des efforts pour débarrasser les villes des décombres, la reconstruction n’a démarré que dans les discours politiques en témoigne notamment l’absence d’une politique réelle de logement.
Des articles parus récemment dans la presse ont fait état de grandes défaillances dans la gestion de l’aide allouée, surtout du côté des Etats-Unis mais aussi des responsables haïtiens.
Par ailleurs les Nations Unies, plus particulièrement sa mission de casques bleus, ont une image controversée dans le pays, et sont pointées par plusieurs organisations sociales, universitaires et syndicales pour des actes de violence et la présence de la maladie du cholera. Ces organisations réclament d’ailleurs le départ de la mission.
Quoi qu’il en soit, l’Onu semble vouloir réaffirmer à travers cette journée mondiale de l’aide humanitaire son attachement aux valeurs qui sont les siennes depuis sa création, au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, malgré les réactions parfois hostiles des populations devant des résultats mitigés.
Les Nations Unies, non sans un certain idéalisme, ont appelé les habitants de la planète à se tourner vers l’autre et réaliser le 19 aout une belle action, comme « préparer un sandwich à un sans-abri », « tondre la pelouse de son voisin » ou se « dresser pour défendre une victime d’agression ».
La journée mondiale de l’aide humanitaire a été créée le 19 aout 2003 suite au bombardement du quartier général de l’Onu à Bagdad, qui avait causé la mort de 22 personnes. [jp kft gp apr 20/08/2012 08:15]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13254
Vers le renforcement de la coopération entre Haïti et Taiwan
Le Président de la République, Michel Martelly, a eu, jeudi, dernier à Santo-Domingo (République Dominicaine), une réunion privée avec le Président de Taïwan, M. Wu Den-Yih, avec qui il a discuté des sujets de coopération entre Haïti et Taiwan.
Selon un communiqué de la présidence, le premier point abordé par les deux personnalités a été l'engagement de la République de Chine (Taiwan) à poursuivre la mise en œuvre des plans de coopération visant à promouvoir la reconstruction d'Haïti. Le Président Martelly en a profité pour adresser ses remerciements au Président Den-Yih pour les résultats obtenus dans ce domaine, ayant contribué au bien-être du peuple haïtien.
En outre, les deux Chefs d'Etat ont exprimé la nécessité de travailler dans l'enseignement universitaire et la formation professionnelle en vue d'aider les jeunes à avoir un meilleur avenir et devenir un grand potentiel pour le pays. « Nous devons donner aux jeunes la possibilité de bénéficier de formations professionnelles adéquates pouvant les aider à contribuer à la reconstruction de notre société», reste convaincu le Président Martelly.
Le Président de la République a aussi exprimé son intention de renforcer le secteur de l'énergie en Haïti, particulièrement l'énergie électrique. En ce sens, le Vice-président de Taïwan a promis sa collaboration pour soutenir Haïti. La coopération entre Haïti et Taiwan s'étend également dans le domaine de la santé.
Les Présidents Martelly et Den-Yih se sont engagés à continuer le travail pour mener à bien ces nouveaux plans de coopération en vue de renforcer les relations entre les deux pays.
EJ /Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=21260
lundi 20 août 2012
Taiwan-built resettlement village in Haiti inaugurated
Savane Diane, Haiti, Aug. 18 (CNA) A resettlement project in Haiti funded and built by Taiwan to house 1,000 people who lost their homes during a magnitude-7 earthquake in 2010 was inaugurated Saturday.
The village of Hope, which includes housing for 200 families and an elementary school, as well as a 300-hectare area suitable for agriculture, was fully funded by Taiwan's Ministry of Foreign Affairs and the Red Cross Society of the Republic of China.
Thomas Jacques, Haiti's minister of agriculture, natural resources and rural development, expressed hope that the US$5.5 million project will provide a place for the quake victims to settle in Savane Diane, which is located 230 km from the capital, Port-au-Prince.
The residents will also be taught agricultural techniques by a technical team from Taiwan's International Cooperation and Development Fund, which will show them how to grow crops such as corn and sorghum, said Jacques.
In addition, children in the village will be able to attend the school from this October, said Jacques, adding that his ministry will also cooperate with the country's Health Department to set up clinics in the village.
Republic of China Ambassador to Haiti Liu Bang-zyh, who attended the inauguration ceremony, explained that the decision to locate the village at Savane Diane, which was less seriously hit by the earthquake than some other parts of the country, was in line with Haiti's urban development policy.
He said Haiti's government also hopes to develop a remote area in north in order to create a regional balance in the population.
Donus Eliriste, who moved into the village with his family, expressed gratitude for the help from Taiwan's government.
(By Leaf Chiang and Hanna Liu)
http://focustaiwan.tw/ShowNews/WebNews_Detail.aspx?Type=aALL&ID=201208190018
In One of Haiti's Roughest Neighborhoods, a Second Chance (Port-au-Prince)
DAVID BROWN
ASSOCIATED PRESS
PORT-AU-PRINCE, Haiti — In helping give birth to modern cities, disaster has been a useful, if cruel, midwife. In the months following Haiti's massive earthquake in 2010, people hoped it might be true here, too.
There was plenty of precedent.
The Chicago fire of 1871 left one-third of the city's population homeless. The city's economy, however, grew faster in the year after the fire than in the year before it. The earthquake and fires that struck San Francisco in 1906 destroyed 28,000 buildings. Almost overnight, it cleared vast areas on which a healthier and more handsome city was built.
By now, though, it seems unlikely that Haiti's capital will be similarly transformed by the earthquake that damaged or destroyed about 180,000 buildings in the metropolitan area. The best intentions and money pledged will not come close to what is needed to turn Port-au-Prince into a modern city with wider streets, bigger houses, more public space, and water and sanitation for all.
But one neighborhood, Ravine Pintade, gives a hint of what is possible on a small scale. It has been transformed.
A giant pile of rubble — bigger in volume than the Washington Monument — has been carted away. The ravine's slopes have been stabilized with 7,900 feet of retaining walls. Nearly 8,000 feet of buried pipe carries rainwater that used to sluice through the streets. The footpaths that residents used to joke were "too narrow for a rat to get down" are now four feet wide.
More than half the community's 900 families have a new house or had repairs done to the one they were in. Almost every new dwelling has a system for capturing rainwater for washing and bathing. People can buy potable water for a small price from five community-run kiosks. Groups of houses share 23 septic tanks and 100 bucket-flush toilets, which can be locked for privacy. Twenty solar-powered lights illuminate streets.
No one would call the rebuilt Ravine Pintade a model neighborhood. But it is far better than it was. More important, it is a product of Haitian planning and labor — and is what the residents wanted in almost every detail, including the not-very-good ones.
"There are a lot of people spending a great deal of time planning unrealizable actions," the project manager, Aram Khachadurian, said of the past two years of Haiti rebuilding. "The balance of planning and doing should be shifted more in the direction of doing, even now."
Khachadurian, 55, works for CHF International, a charity based in Silver Spring, Md., that was originally called the Cooperative Housing Foundation. He was previously a banker, a real estate developer and a regional planner for New York City.
Named "Katye" — the Creole word for "neighborhood" — the project was paid for with $8.5 million from the U.S. Agency for International Development. CHF and another nonprofit, San Diego-based PCI (formerly Project Concern International), were the "implementing partners."
The project employed about 55 people — only four were non-Haitians — and provided $1.4 million in direct economic stimulus to the community. The most visible change is 260 new one-story dwellings and 75 two-story ones. Steel-framed, with wood and composite walls, they are expected to last at least 25 years. Less apparent but equally important, Khachadurian said, is the "local ownership" — something many projects pay lip service to but few achieve.
"We had quite a different approach," he said. "Everybody was involved in everything."
Roughly $12.4 billion has been pledged in private and international post-earthquake aid to Haiti through this year. At least a third of that total went toward emergency relief for earthquake victims: food, water, shelter, medical care and cash.
Whether the rest of the aid would have been enough to turn Port-au-Prince into a modern city is uncertain. The reconstruction of Chicago, San Francisco and many other disaster-damaged cities was financed by economic growth, not charity. Haiti's stagnant economy assured that was not going to happen here. But there were other reasons, as well.
Less than a quarter of recovery aid (which could pay for long-term rebuilding) went to Haiti's government, according to an analysis by the Center for Global Development, a Washington think tank. Charities, non-governmental organizations and contractors continued to be the main conduits for help and money. That has been true for decades, thanks to the country's legendary instability and reputation for corruption. (Since 1806, 56 presidents have served, with fewer than a dozen completing their terms.) Governance has continued to be difficult. The current president, Michel Martelly, has had two prime ministers since taking office in May 2011.
Most experts say that a well-funded, strong national government — or its equivalent, such as an occupying army — is necessary to execute projects such as repaving streets, laying water and sewer lines, and forcing changes to lot sizes.
"Because the money went to NGOs, I don't think it was ever realistically an option" to modernize Port-au-Prince, said Vijaya Ramachandran, an economist at the Center for Global Development and co-author of the report. "NGOs don't work at the level of rebuilding cities."
Her fellow author, Julie Walz, added, "You can't rebuild an entire city through one project here, one project there."
But you can rebuild a neighborhood.
Ravine Pintade is a 40-acre, V-shaped gash in the hills above downtown Port-au-Prince. It was poor and dangerous before the earthquake. The disaster did not make it more prosperous or safe. Rebuilding the area was a high priority for Haiti's government because it was heavily damaged and many of the residents were living in a displaced-persons camp in a downtown park.
However, there was only enough money to rebuild one side of the ravine. The north side was chosen because CHF and PCI had "strong existing community relationships" there, Khachadurian said. As it turned out, that asymmetry was the source of recurrent trouble during the 17 months of reconstruction.
Participation was voluntary. People were not forced to get new dwellings if their own house was salvageable and they wanted to fix it up. Residents were consulted about design and were expected to find solutions to showstopping problems. When the project was finished in May, maintenance of common spaces and infrastructure became the residents' responsibility.
The project engineers started with a test plot in which 30 house lots were cleared and new dwellings were built while the residents lived on-site in tents. It quickly became clear, however, that that strategy was not practical for the whole project. Hundreds of families would need to find temporary housing.
"We met with the community and said: 'We need to start work on this date. What do we do?' " Khachadurian recalled.
It turned out that most people had friends or relatives with whom they could stay. For the few who did not, tent sites would be found.
Another big problem was that wider paths and outdoor places to sit were neighborhood priorities but there was not any unoccupied land for them. As the project evolved, 201 households agreed to reduce the size of their plots, 171 agreed to reshape them, and 51 agreed to share their plots with another family by living in two-story houses. "New" land was also created by building vertical retaining walls where dirt slopes had taken up space.
"We were able to create huge changes in the public spaces, but it was adding up centimeters at a time," Khachadurian said.
There were limits, however, to the project managers' deference to local wishes.
The plan called for six water kiosks, where the public could buy chlorinated drinking water. Space was found for five. The only place the community could agree on for the sixth was was in the middle of a widened and rehabilitated road. The engineers said no. There are only five water kiosks now.
Crime temporarily halted the project several times.
South-side thugs forced a contractor at gunpoint to deliver sacks of cement to their side of the ravine, which was not part of the project. Someone robbed a contractor, again at gunpoint, as he distributed payroll. A south-sider stoned the construction headquarters, shouting that his neighborhood was being left out, and in return was severely beaten.
There were ongoing annoyances. Ralph Chery, the 39-year-old Haitian in charge of erecting the dwellings, said that in some parts of the neighborhood his crew had to work extra-long days and lug out uninstalled steel, cables and plywood each night.
"Not everyone in the neighborhood is a beneficiary," he said, noting that thieves lived on both sides of the ravine.
Khachadurian, who speaks French and Creole, visited the south side several times and did some rubble removal there as a gesture of goodwill. He told the residents he understood their resentment. He said he would try to get a project for their half of the ravine, too.
In December, one of the Haitian engineers was kidnapped. Work was halted again. For three days and nights people from both neighborhoods looked for the man. The searchers included the stone thrower and a man who had once come into the project office courtyard wielding a machete.
On the fourth day, after his family paid ransom, the engineer was put out of a car on a nearby street, shaken but unhurt.
That night, people from both sides of the ravine gathered in the courtyard to welcome him back. (The current belief is the kidnappers, never identified, were not from either neighborhood.) It was a "West Side Story" moment, only with a happy ending.
"There was a triumphant look in their eyes," Khachadurian said, choked with emotion at the memory. "I just felt the message coming from these people — 'We're going to have our conflicts, we're not going to be totally honest sometimes, but in the end this is our project. You can count on us.' And it really was true."
CHF has a proposal pending with the World Bank for $10 million to do a Katye-like project on the south side of Ravine Pintade. It just got an invitation to come in and talk.
bc-haiti (TPN)
http://www.northjersey.com/news/international/166663216_In_One_of_Haiti_s_Roughest_Neighborhoods__a_Second_Chance__Port-au-Prince_.html?page=all
Le parc Sainte-Thérèse en chantier
Le parc Sainte-Thérèse, à Pétion-Ville, est en pleine rénovation après avoir été libéré de la plupart de ses occupants. Les travaux avancent rapidement pendant que plusieurs dizaines de familles sont encore logées sur le site.
John Smith Sanon
Jeudi 16 août 2012, 10 h a.m : sur le vaste terrain entouré de tôles neuves, des ouvriers sont à pied d’œuvre. Ils sont plusieurs dizaines à s’activer au milieu des tas de remblais empilés çà et là au parc Sainte-Thérèse. Bòs Jean (nom d’emprunt) transporte de l’eau autres ouvriers qui s’occupent du mortier. Bòs Jean, comme tous ses coéquipiers, ne souhaite pas être interrogé. Le seul bruit qu’on peut entendre, c’est celui du malaxeur à mortier.
Plus loin, entre un amas de gravier et une pile de terre, M. Denis est assis tranquillement sur un bout de bloc, juste à côté de sa tente en bâche, pour admirer le travail des ouvriers. Flanqué de sa chemise blanche, de son pantalon kaki et de son képi bleu, affichant une mine distraite, il n’hésite pas à confier qu’il a hâte de quitter ces lieux. « La mairie avait promis de nous évacuer d’ici, mais depuis qu’ils ont commencé avec ce programme, nous autres, nous ne faisons qu'attendre souligne-t-il, souhaitant quitter cet espace où la poussière et la pluie leur font la guerre dans les plus brefs délais. « Hier soir, l’eau est montée très haut à cause de la pluie et nous avons eu peur », ajoute-t-il.
Ils sont encore plusieurs familles sous des tentes en très mauvais état. Il y en a qui sont partis chez des amis, d’autres n’ont nulle part où aller et sont obligés de rester, selon ce qu’ont révélé ces derniers. Le programme de délogement entamé il y a deux mois, par la mairie de Pétion-Ville, de concert avec l’OIM, n’a pas permis totalement de débarrasser l’espace jusqu’à présent. En dépit des efforts des autorités pour déloger les 800 familles qui y vivaient depuis le 12 janvier, en leur donnant la modique somme de 21 000 gourdes, environ 33 tentes sont encore sur le terrain.
Le prochain ministade Sainte-Thérèse ne va pas tarder à être sur pied, selon l’ingénieur en chef du chantier, Delva Pierre Wilmax, de la firme de construction CECOSA, qui en a la charge. Prudent dans ses propos, l’ingénieur Wilmax n’a pas voulu fournir plus de détails concernant l’accord entre le gouvernement haïtien et la firme CECOSA pour la construction de ce centre sportif qui doit être électrifié et doté de toilettes, d’un terrain de basket-ball, etc. Cependant, il assure que les travaux devraient être achevés d’ici à décembre prochain.
C’est Olivier Martelly, conseiller du président de la République en matière de jeunesse et de sport, qui est responsable du projet de construction de dix centres sportifs, dont celui de Sainte-Thérèse, sur tout le territoire national dans le cadre du projet « Sport pour le changement », lancé par le président Martelly après son investiture.
John Smith Sanon smithsanon@gmail.com Twitter: @smithsanon
http://www.lenouvelliste.com/article4.php?newsid=108150
La sélection nationale s'impose 1-0 aux dépens du Don Bosco
Enock Néré
La sélection nationale A s’est imposée (1-0) jeudi contre le Don Bosco en match amical disputé au stade Sylvio Cator.
C’est l’attaquant de l’Aigle Noir et l’enfant de Cité Soleil, Wedson Anselme surnommé Suker qui a inscrit l’unique but de la partie en seconde période. La sélection nationale n’a pas montré grand-chose au cours de cette partie. Quelquefois, on avait l’impression que le fond de jeu du Don Bosco qui n’occupe que l’avant dernière place au classement du championnat national, ressemblait plus à la production d’une sélection nationale que celle fournit par la sélection elle-même.
Cependant, le technicien cubain ne disposait pas vraiment d’une sélection nationale complète. Plus d’une dizaine de joueurs concernés par le match de championnat devant opposer le Baltimore au Victory vendredi était mis en disponibilité. Ainsi, Alain Vubert, Peter Germain, Nicodème Beaugé…étaient mis au repos.
La sélection nationale devrait rencontrer l’Irak au cours de cette semaine en match amical, mais cette confrontation a été remise à cause d’un problème d’agencement de calendrier. La sélection nationale devrait faire son entrée en éliminatoires le 7 juillet prochain en match comptant pour les éliminatoires de la Digicel des Nations de la Caraïbes.
http://www.lenouvelliste.com/article4.php?newsid=108195
Martelly remet le CCPDI sous les projecteurs
Conseil consultatif présidentiel pour le développement économique et l’investissement (CCPDI). C’est tellement plus facile à évoquer en abrégé. « Effacé » est aussi, selon un grand nom du secteur privé, un bon abrégé désignant cette structure, créée par le président Michel Joseph Martelly en septembre 2011. Eclipsé, ce Conseil, « appelé à développer des stratégies novatrices pour attirer des investissements directs et étrangers en Haïti », revient dans l’actualité. En moins de 72 heures, deux coprésidents ont été nommés pour le diriger : l’ex-ministre de l’Intérieur, Thierry Mayard-Paul et l’industriel Grégory Mevs. Le second remplaçant le premier, confirment des sources gouvernementales.
Sans entrer dans le détail de la "mésaventure" de l'aîné des frères Mayard-Paul, on commente la nomination de Mevs, certains sans abréger les éloges et d'autres les calembours mouillés d’acide. « On est enchanté », confie Stéphan Coles, coordonnateur du Forum économique du secteur privé, vendredi 17 août 2012. « Le forum est à sa disposition pour l’aider et le supporter dans cette entreprise », ajoute Coles, qualifiant l’industriel de " figure proéminente du secteur privé ".
Dans le même tempo, Marc Antoine Acra, vice-président de l’ADIH, suit et voit en Mevs un pont entre le secteur privé haïtien et les entrepreneurs étrangers. « C’est bon d’avoir un membre du secteur privé comme co-chairman de ce conseil. Il pourra faire le lien entre les entrepreneurs locaux et internationaux », indique-t-il. En Grégory Mevs, Marc Antoine Acra voit " un défenseur des avantages du secteur privé haïtien ".
« Je me passe de commentaires », confie, aussi froid que l’Arctique, le président de l’AMCHAM, Philippe Armand. Un autre homme d’affaires boulimique d’infos, comme aux dominos, "passe" ou presque. Circonspet, il exprime toutefois ses doutes sur d’éventuelles retombées pour le secteur privé dans son ensemble après la nomination de Grégory Mevs. « C’est le sers toi toi-même », indique-t-il, avec le sarcasme du vieux sage assis au bord de la route, témoin des agissements pour le moins égoïste d’hommes et de femmes d’affaires ayant leur entrée au palais national depuis des lustres.
« Je ne sais pas ce que fait concrètement ce Conseil. J’espère au moins que la présence de Grégory permettra au public d’avoir des informations », espère une autre figure du secteur privé. « Il n’y a pas grand-chose à communiquer. Au départ, ça marchait plutôt bien avec des hommes d’affaires étrangers. Mais, très vite, les élans ont été cassés. Il y eut d'autres priorités, comme la nomination d’un Premier ministre », confie un expatrié informé du fonctionnement du CCPDI, reconnaissant qu’il « n’a pas vu grand-chose depuis le lancement du conseil » composé, outre de Bill Clinton, de l’ex-président de la Colombie, Alvaro Uribe, la star haïtienne Wyclef Jean, Michaëlle Jean, l’Envoyée spéciale de l’Unesco pour Haïti, des anciens Premiers ministres Jose Maria Aznar (Espagne), Percival Patterson (Jamaïque) et de Dennis O’Brien, l’actionnaire principal de la compagnie Digicel.
Comme l’année dernière, des membres du CCPDI participeront aux activités du Clinton global initiative à New York au mois de septembre. On redira que « Haïti is open for business » alors que les mesures concrètes pour attirer les investissements tardent à être adoptées. Cela, sans parler des grands chantiers qui n’ont pas encore été ouverts comme annoncé lors de la conférence des investisseurs de fin 2011, au Karibe Convention Center. Comme le Marriott ou l’hôtel des Artistes de l’aéroport, selon un homme d'affaires. On n'a aucune nouvelle aussi du projet de construction d'un complexe commercial sur les ruines de Hasco (Haitian american sugar company). Seul le parc industriel de Carocal marche avec des perspectives d'emplois qui risquent d'être en deçà des prévisions, ajoute-t-il.
CCPDI a bossé
Contrairement à ce que l’on croit et malgré l’absence de ressources financières, le CCPDI a fait un travail très important, rétorque Georges Andy Réné, secrétaire exécutif du Conseil et actuel directeur général du Centre de facilitation des investissements (CFI), le troisième en 15 mois. « On a travaillé sur trois axes. On a lancé un processus de réforme des assurances en créant le Groupe de travail sur les Assurances. Ce groupe a proposé un projet de loi qui a été discuté entre les acteurs du secteur et le gouvernement. On est arrivé à deux textes finaux dont l’un sur l’organisme de supervision du secteur des assurances », explique Georges Andy René, ajoutant que des rencontres ont été effectuées ainsi que des prospections pour attirer des investisseurs dans le secteur de l’énergie.
Selon M. René, l’une des missions du CCPDI est de faire des recommandations sur les réformes en vue de renforcer le cadre des affaires, sans négliger le renforcement des contacts au sein des réseaux, des relations des personnalités composant ce Conseil. Reconnaissant que ledit Conseil pouvait être qualifié « d’effacé », Georges Andy René souligne que c’était un choix. Le conseil n’avait pas à faire la promotion de ses actions mais travailler au renforcement du cadre des affaires en général, indique-t-il.
Entre-temps, « des textes légaux et réglementaires seront adoptés afin de garantir et d'accorder toutes les facilités aux investisseurs ». « L'État et les collectivités territoriales entreprendront tous les travaux susceptibles d'améliorer l'attractivité d'Haïti, comme centre d'investissement », promettait Martelly le 8 septembre 2011.
« Nous sommes conscients des retards que le pays a accumulés par rapport à ses amis, sur le chemin de l'investissement. C'est pourquoi j'ai voulu tout mettre en œuvre pour bâtir une économie haïtienne dynamique, génératrice de croissance et créatrice d'emplois », selon le président, dont l’administration peine à trouver les rails et la cohésion dans son action. « Le Conseil consultatif, avec les personnalités qui le composent, est un excellent outil devant contribuer à améliorer l'image du pays à l'étranger et faire d'Haïti le haut lieu de l'investissement direct étranger de la Caraïbe », avait indiqué Martelly, qui remet ledit Conseil sous les projecteurs en nommant Grégory Mevs, un partenaire en affaires de Bill Clinton, dit-on. Clinton a vivement souhaité sa présence comme coprésident du CCPDI, d'après des sources concordantes. C'est la première fois qu'une personnalité de l'envergure de M.Grégory Mevs accepte un poste public.
Roberson Alphonse roberson_alphonse@yahoo.com
http://www.lenouvelliste.com/article4.php?newsid=108176
Pour la refondation du système éducatif haïtien
Les responsables de 18 universités haïtiennes et canadiennes se sont réunis jeudi soir à Port-au-Prince pour signer le protocole d'entente instituant le Consortium interuniversitaire pour la refondation du système éducatif haïtien (CIRSEH). « Jamais avant autant d'universités se sont mobilisées dans un effort concerté d'appui à la modernisation de l'enseignement en Haïti », s'est exclamé le nouveau ministre de l'Education nationale, Vanneur Pierre.
Des universités haïtiennes privées ainsi que l’Université d’Etat d’Haïti ont réussi à s’entendre pour former avec des universités canadiennes un Consortium interuniversitaire pour la refondation du système éducatif haïtien (CIRSEH). Réunis jeudi à l’hôtel Karibe, les différents partenaires de cette initiative ont qualifié d’historique la signature du protocole d’entente qui, selon plus d’un, aidera à corriger des dérives au niveau du système éducatif haïtien à travers toutes ses composantes.
« Le protocole d’entente que nous signons aujourd’hui est important puisqu’il symbolise l’engagement de l’Etat haïtien à cet effort résolu en vue de la reconfiguration du secteur de l’éducation en général et du système d’enseignement supérieur en particulier », a déclaré le ministre de l’Education nationale et de la Formation professionnelle, Vanneur Pierre.
« Jamais avant autant d’universités se sont mobilisées dans un effort concerté d’appui à la modernisation de l’enseignement en Haïti », a-t-il soutenu au cours de la cérémonie à laquelle ont pris part l'ambassadeur du Canada en Haïti, Henri-Paul Normandin, des cadres du MENFP, entre autres.
Selon le ministre, le CIRSEH représente pour le pays une nouvelle et autre façon de faire de la coopération internationale. « Il ne s’agit plus de poser nos problèmes tels la fragilité institutionnelle, la faiblesse de l’Etat, comme des caractéristiques inhérentes et indépassables. Il nous faut, au contraire, nous atteler à les comprendre, pour mieux les connaître, les maîtriser et les surmonter », a indiqué le titulaire du MENFP, qui participait à l’un de ses premiers grands événements, depuis son installation à ce poste il y a quelques jours.
Conscient des différents problèmes du système éducatif haïtien, le ministre estime que s’attaquer aux différents problèmes de ce système requiert « un important éventail d’expertises ». La mise en place du CIRSEH, s’est-il félicité, en est une première réponse. Car le Consortium devrait accompagner l’Etat haïtien dans le développement de son système éducatif par la mise en place du Plan opérationnel du ministère de l’Education nationale.
« Nous nous sommes résolument engagés dans le renforcement des capacités nationales et dans le développement des compétences locales pour pouvoir faire face aux divers problèmes que nous rencontrons, a lancé le ministre. Il ne fait aucun doute que la réussite de ce pari passe nécessairement par le renouvellement de notre enseignement supérieur. »
De leur côté, des recteurs d’universités haïtiennes n’ont pas caché leur satisfaction face à ce consortium dont on attend désormais les retombées positives. « Nous avons réussi à nous entendre pour une bonne cause », s’est réjoui Jean Robert Charles, de l’Université autonome de Port-au-Prince.
« C’est la première fois qu’on donne naissance à une entreprise innovante de ce genre où plusieurs universités se mettent ensemble pour réaliser un projet commun qui sera non seulement bénéfique pour Haïti, mais aussi pour nos partenaires canadiens », a ajouté le professeur, soulignant que le CIRSEH sera un lieu de dialogue, où tous les grands dossiers seront traités, toutes les grandes questions sur le système éducatif haïtien posées.
Une dizaine d’institutions haïtiennes publiques et privées d’enseignement supérieur font partie du CIRSEH. Du côté canadien, on compte l’Université du Québec et deux de ses constituants, à savoir l’UQAM et l’UQTR, l’Université Laval, l’Université de Moncton, l’Université d’Ottawa, l’Université de Sherbrooke et l’Université de Montréal.
Valéry Daudier
http://www.lenouvelliste.com/article4.php?newsid=108184
Haïti-économie : Grégory Mews Co-président du Conseil pour l’investissement
Le bureau de communication de la présidence a annoncé vendredi que l’homme d’affaires Grégory Mews a été nommé par le président Michel Martelly comme co-président du Conseil consultatif présidentiel pour le développement économique et l’investissement.
L’ex-ministre de l’intérieur Thierry Mayard-Paul est l’autre co-président de ce conseil qui avait été formé avec l’ancien président américain Bill Clinton.
Avec la nomination de ces deux co-présidents, on ignore si M. Clinton fait toujours partie du conseil.
« Le Conseil Consultatif Présidentiel pour le Développement Economique et l’Investissement est appelé à développer des stratégies novatrices pour attirer des investissements directs en Haïti, accompagner l’Administration publique et lever les freins pour libérer la croissance économique », lit-on dans la note du bureau de communication de la présidence.
http://www.hpnhaiti.com/site/index.php/economie/6896-haiti-economie-gregory-mews-co-president-du-conseil-pour-linvestissement
Haïti-Argentine: une place publique porte le nom d’Haïti
La municipalité de la province Resistencia vient d'inaugurer une place publique baptisée au nom d’Haïti en hommage aux Haïtiens qui résident dans la capitale de Chaco, la place est située à l'intersection de l'avenue Avalos et la rue Entre Rios, selon un collaborateur de Haïti Press Network.
La cérémonie a été dirigée par l’intendante municipale Aida Ayala et le conseiller en chef des communications et de la culture de l'Ambassade d'Haïti à Buenos Aires, M. Jeançois Joseph.
“Cette espace verte portant le nom d’Haïti, “Plazoleta République d'Haïti”, représente l'inclusion sociale des Haïtiens à Resistencia”, a déclaré le responsable de la municipalité en signant un accord avec la communauté internationale pour l’entretien de la place.
Accompagné par l´orchestre Municipal "Gusberti Luis Omobono", ont été chantés les strophes des hymnes nationaux de l'Argentine et Haïti tandis que le ténor Ariel Gomez a interprété la chanson officielle de la province "Canta tu canto Chaco".
Deux plaques commémoratives des fêtes nationales haïtiennes ont été dévoilées par le maire de la province de Chaco où vivent une petite communauté haïtienne de 30 personnes.
"Ce programme vise à diffuser la culture de ceux qui ont fait Resistancia et les gens d'Haïti qui y font partie avec tous les autres citoyens. L'origine de notre terre est juste un mélange de Races", a ajouté un responsable de la zone.
"Nous encourageons les frères haïtiens à propager leur culture, leurs particularités et des grandes valeurs pour les peuples d'Amérique latine," a-t-il poursuivi.
« Pour nous, c'est un honneur qu´une place de cette ville porte le nom de notre République, nous sommes donc profondément reconnaissants ", a déclaré pour sa part, l'ambassadeur d'Haïti, Jeançois Joseph.
Resistencia est la capitale de la province de Chaco située au Nord Est d´Argentine. Fondée en 1878, cette province compte plus d´un millions d´habitants pour une superficie de 99 633 km2, plus de 3 fois celle d’Haïti avec une population 8 fois inférieure.
Petit Maxonley
http://fr.hpnhaiti.com/site/index.php/hait-diaspora-trait-dunion/santo-domingo/6880-haiti-argentineune-place-publique-porte-le-nom-dhaiti
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