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lundi 19 mars 2012

Lynn University Dedicates Remembrance Plaza To Haiti Earthquake Victims (PHOTOS)

In January 2010, Lynn University student Courtney Hayes wrote on her Facebook wall, "It's 32 degrees in Boca; I'm off to sunny Haiti to save the world."

But before her charity work was complete, Hayes and three other Lynn students and two professors were killed in the January 12, 2012 earthquake that devasted Haiti.
The six were part of Journey of Hope, the college's service trip to the impoverished county.
"They love what they have and they work so hard to get nowhere, yet they are all so appreciative," Britney Gengel, another Lynn student, texted to her parents three hours before she was fatally trapped inside a hotel. "I want to move here and start an orphanage myself."
By 2013, Gengel's father and brother will have fulfilled their daughter and sister's wish. They've been building an orphanage on Haiti's west coast set open on the third anniversary of the quake.
And now South Florida has its own memorial for the philanthropic university members who perished in the natural disaster that killed over 300,000 people.
Friday, Lynn dedicated Remembrance Plaza to the four students and two professors killed in the earthquake.
They also presented family members with honorary degrees for the victims: students Stephanie Crispinelli, 19, Katonah, N.Y.; Britney Gengel, 19, Rutland, Mass.; Christine Gianacaci, 22, Hopewell, N.J.; and Courtney Hayes, 23, Douglas, Ga., and professors Richard Bruno and Patrick Hartwick.
Remembrance Plaza, which sits near the school's student center, is a $1.7 memorial that took close to a year to build.
The six victims are immortalized by shimmering pillars bearing their names. The two professors sit on each end flanking the four students in the middle.
The pillars rest under a silver overhang and above steps flowing with water leading down to a reflection pool.
"We hope that in our moments of pain, which will never fully go away, we may find peace and comfort in this sacred place we dedicate today," Lynn President Kevin M. Ross said at Friday's dedication.
http://www.huffingtonpost.com/2012/03/19/lynn-university-dedicates_n_1364716.html

Erzuli dahomey, déesse de l'amour de Jean-René Lemoine

Vaudeville vaudou  La salle « expérimentale » de la Comédie-Française, le Vieux Colombier, nous propose une sacré expérience : « Erzuli Dahomey, déesse de l'amour ».
Cette pièce, primée par la SACD en 2009 et plébiscitée par le bureau des lecteurs du Français en 2010, est l'oeuvre audacieuse d'un écrivain-comédien-dramaturge d'origine haïtienne, Jean-René Lemoine. On y croise une vraie-fausse actrice veuve et dépressive, des jumeaux incestueux, un prêtre-précepteur pervers, une truculente mère africaine, un zombie, un escort-boy et une bonne possédée par l'esprit d'une déesse de l'amour africaine...
Au gré d'une intrigue rocambolesque, l'auteur s'amuse à convoquer tous les genres : le vaudeville, le sitcom, le kitsch, le fantastique, le mélodrame, la tragédie.
On passe d'une petite ville française à un village africain, d'un monologue bouleversant sur l'esclavage à des conversations frivoles sur Lady Di, du « nonsense » à la pure poésie... Politiquement incorrect, en dents de scie, avec quelques tunnels, le texte peut rebuter au début.
Mais on est vite embarqué par la magie blanche et noire de ce vaudeville vaudou.
Par flashs, l'auteur éclaire son propos : douleur de la solitude contemporaine, étouffement de la famille occidentale, séquelles de l'esclavage, désir de libérer nos âmes intranquilles...
Grâce feutrée
Metteur en scène de ce singulier patchwork dramatique, Eric Génovèse (sociétaire du Français) s'est laissé envoûter par la prose de Lemoine, enchaînant les séquences avec la grâce feutrée d'un somnambule. L'onirisme domine : les murs, le plancher, les meubles glissent... les personnages s'enfoncent dans le sol. Le beau décor de Jacques Gabel passe du mortifère au solaire (pour le dernier acte « africain »). Les comédiens-français jouent magnifiquement le jeu de l'illusion et du décalage : Claude Mathieu, pathétique et féroce mère indigne ; Françoise Gillard et Pierre Niney, ados sublimes et sulfureux ; Serge Bagdassarian, atroce et cocasse prélat ; Bakary Sangaré, travesti en irrésistible « mamma » africaine ; Nâzim Boudjenah, troublant zombie en tenue d'Adam ; et Nicole Dogué (comédienne « invitée »), renversante servante rebelle... Il faut laisser ses préjugés aux vestiaires et se laisser porter par ce spectacle sorcier, qui nous raconte un monde surréel, poétique et vénéneux.
PHILIPPE CHEVILLEY, Les Echos
http://www.lesechos.fr/culture-loisirs/sorties/musique/0201951266089-vaudeville-vaudou-303128.php

Une langue ne survit que si elle agrandit son territoire

Au-delà de l’Hexagone, les peuples parlant français ont inventé leur propre manière de le pratiquer. Selon la formule de l’auteur haïtienne Yanik Lahens : « on habite aussi sa langue » « Le français n’appartient pas à la France. Il appartient à tous ceux qui le rendent meilleur », déclarait il y a peu Régis Debray devant une assemblée de Haïtiens, lesquels ont su, à leur manière, s’approprier notre langue en lui donnant une couleur particulière.
L’écrivain haïtien Dany Laferrière prolonge à sa manière cette remarque selon laquelle il ne saurait y avoir une langue française figée à jamais à l’intérieur de l’Hexagone : « la question est de savoir qui parle cette langue et pourquoi. L’origine d’une langue ne compte pas. Ce qui compte, c’est avec qui on la parle. Une langue ne survit que si elle agrandit son territoire en s’infiltrant dans des cultures éloignées de sa source. » Et il poursuit, comme pour mettre en garde l’ancien colonisateur : « quand je parle français, je cherche simplement à dire quelque chose. Ce n’est à mes yeux pas un fait culturel, politique ou historique. Il s’agit de ma vie, et cela ne concerne que moi et la personne qui se trouve en face de moi. Bien sûr, une langue ne tombe pas du ciel. Mais c’est nue qu’elle est belle. »
Plus éloignée de ses racines, la langue n’en est pas moins belle, elle s’enrichit au contraire, et c’est ce dont l’écrivain camerounaise Léonora Miano est bien persuadée : « les Camerounais se sont appropriés le français comme ils ont pu, dans la mesure où ils n’avaient pas le choix. Puisqu’il fallait parler le français, on a trouvé le moyen de l’investir d’une sensibilité subsaharienne.
Plus qu’une simple appropriation, il s’est donc agi d’un acte de survie identitaire, d’un mouvement spontané pour préserver notre propre imaginaire. »
Aussi, on peut entendre dans les rues de Yaoundé ou Douala des expressions comme : « rythme-moi au bout de la rue », ce qui signifie « accompagne-moi » ou encore, tiré d’un « camfranglais » imagé, cette phrase qui n’est autre que le titre d’un tube : « si tu vois ma go, dis-lui que je go chez les wats pour fala les dos », qu’on peut traduire ainsi : « si tu vois ma copine, dis-lui que je m’en vais chez les blancs pour chercher de l’argent » .
Au Cameroun encore, « pain chargé » pour « sandwich » met aussi en appétit, c’est indéniable !
Les Algériens n’ont rien fait d’autre, eux aussi, que d’inventer la langue qu’ils parlent. « Souvent, le français est mêlé aux idiomes autochtones, amazigh ou arabe algérien, ainsi le mot “taxieur” pour dire “chauffeur de taxi” par exemple », relève l’écrivain algérien Yahia Belaskri qui donne cette autre illustration : « traversa el goudrone, crasatou tomobile » qui veut dire « il a traversé la chaussée, il a été écrasé par une automobile. »

Le Québecois, un Français plutôt rural
Bien d’autres pays colonisés – et pas seulement par la France – ont su ainsi inventer leur langue courante, enrichie de multiples influences. Il n’en fut pas de même pour le Québec. Michel Vézina, éditeur dans ce pays, rappelle en effet que « les Québécois ne se sont pas approprié la langue française, ils la parlaient en arrivant. »
 Il ne nie pas cependant que le français parlé au Québec se soit construit sur plusieurs tendances liées à des périodes de son évolution. Selon lui, l’origine « est plutôt rurale », émanant des premiers colons venus notamment du Poitou, de la Beauce, du Nord et de la Normandie, à la fin du XVIIe siècle.
Il précise en outre que « le voisinage constant avec les Américains et avec les colonisateurs anglais a permis d’insérer et de “grammatiser” une partie de la langue parlée. » Par exemple, « je sniffe, tu sniffes, il sniffe » vient du verbe « to snif », soit « renifler ».
Jocelyne Saucier, passionnée de langues et qui habite en Abitibi, une région du Québec, met, elle, plutôt l’accent sur les sens différents attribués aux mots. « Colon », par exemple, ne désigne chez elle ni le défricheur de terres nouvelles ni le dominateur de peuples, mais « un pauvre type ignorant, déphasé, qui s’est tenu à l’écart du monde. »
Une différence de sens qui tient au fait qu’en Abitibi, sont arrivés des milliers d’immigrants victimes de la grande crise de 1929, ou encore débarqués d’Europe de l’est pour travailler dans les mines et les immenses espaces forestiers de cette région.
LOUIS de COURCY
http://www.la-croix.com/Culture-Loisirs/Culture/Actualite/Une-langue-ne-survit-que-si-elle-agrandit-son-territoire-_EG_-2012-03-16-779254

Des cahiers pour Haïti

Les chaises permettront d'accueillir de nombreux élèves.
(photo S. N.)
Un conteneur de fournitures scolaires, habits et matériel médical est parti hier. « Compte tenu du désordre qui secoue la ville de Port-au-Prince à Haïti depuis deux semaines, nous envoyons le matériel destiné à la mairie à l'ambassade de France. Et je me rendrai sur place au moment de l'arrivée du conteneur dans un mois, pour m'assurer qu'il soit bien réceptionné. »
Daniel Groscolas, vice de la communauté d'agglomération de La Rochelle (CdA), délégué aux relations internationales, ne lésine pas sur les moyens pour s'assurer que les dons destinés aux habitants de Port-au-Prince parviennent à bon port.
76 m3 de marchandises
La CdA envoie depuis dix ans, une à deux fois par an, un conteneur de matériel à Haïti. « Mais avec le tremblement de terre, beaucoup de choses ont été détruites, regrette-t-il. Il faut donc recommencer. »
Hier, partait ainsi un conteneur de 76 m³ à destination de Port-au-Prince avec un chargement de fournitures scolaires offertes par les communes de la CdA, des vêtements et du matériel pour les handicapés, comme des fauteuils roulants. Provenant de dons de particuliers et du Comité de soutien Haïti d'Évreux, l'association des Haïtiens de Bordeaux et des associations Échillais solidarité international, ces marchandises sont parties hier de La Rochelle, feront une escale au Havre avant de se rendre à Haïti.
« La mairie de Port-au-Prince veut ouvrir une classe expérimentale pour les jeunes qu'on appelle là-bas les "Reste avec", indique Daniel Groscolas. Ces enfants dits des campagnes viennent à la ville pour aller à l'école et deviennent en fait domestiques. Ils se sauvent souvent vers 14-15 ans. »
La classe s'adresse ainsi à ces jeunes âgés de 14 à 20 ans et a pour objectif de leur donner des qualifications. Ainsi, des machines à coudre permettront d'apprendre les bases d'un métier à des jeunes filles. Elles sont notamment accompagnées de 2 500 cahiers.

Concoules: L'association 'Enfant d'Haïti' voit ses efforts payer

Betty dans son nouveau commerce, synonyme de liberté.
 (© D.R)
Deux ans après le séisme, l'association Enfants d'Haïti continue à se mobiliser pour aider les Haïtiens. La tâche est colossale et on a l'impression que rien ne bouge mais une journaliste membre de l'association, rentrée récemment a fait part de son sentiment qu'enfin quelque chose semble bouger. Ce n'est pas encore le grand chambardement mais le nouveau gouvernement entré en fonction en octobre, après 20 mois de paralysie politique, semble redoubler d'efforts.
L'action de l'association reste principalement centrée sur un quartier, celui de Fontamara 27.
Si la volonté était au départ d'améliorer les conditions d'hébergement des enfants de l'orphelinat l'action se concentre maintenant sur l'aide scolaire.
À l'heure actuelle, 125 parrainages individuels ont permis l'accès à l'éducation d'autant d'enfants. Le but est de doubler ce chiffre dans les mois à venir. Les moyens financiers font défauts à tous les niveaux, en particulier pour débuter les travaux de réhabilitation de l'école Pétion Savain et rémunérer les professeurs.
L'association a mis en œuvre un projet pour libérer les enfants esclaves dont les conditions de vie sont inacceptables.
Ce sont surtout des filles appelées Restavecks (c'est-à-dire reste avec leur employeur). Ces enfants, victimes de violences et maltraitances, sont privés de leurs droits les plus élémentaires.
Betty est la première qui s'en est sortie grâce aux lycéens de l'ensemble scolaire St Pierre St Paul de Langogne et de leur professeur.
Elle a pu s'échapper et l'association l'a aidée à créer son propre commerce pour un coût de 650 Euros . C'est la somme nécessaire pour permettre à chacun de sortir de l'enfer.
Le coût d'envoi des containers étant trop élevé et les procédures administratives trop longues, il va falloir trouver une autre solution pour l'acheminement des dons en nature.
Il est clair qu'il n'est pas utile de démontrer que l'argent est le nerf de toutes actions.
Pour cela, L'association organise diverses manifestations dans le but de récolter des fonds (loto, vente d'artisanat haïtien, bols de riz, marchés…) La plus proche est le loto qui se déroulera demain 18 mars à Chamborigaud.
Ceux qui ne peuvent pas se déplacer peuvent jouer par ordinateur en téléphonant au local au 04 66 83 33 47 ou chez Patrick 04 66 61 14 55.
http://www.midilibre.fr/2012/03/17/l-association-enfant-d-haiti-voit-ses-efforts-payer,472053.php

Haïti: remontée de l'insécurité, 147 morts violentes depuis début 2012

Près de 150 personnes ont été tuées, le plus souvent par balles, en Haïti depuis le début de l'année, a comptabilisé une organisation de défense des droits de l'homme qui se dit "préoccupée par les actes d'insécurité et de criminalité" dans le pays.

Selon le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), 147 personnes --dont cinq policiers-- ont été tuées dans des actes de violence depuis le début de l'année dans le pays, en majorité à Port-au-Prince.
Au cours de la seule nuit de jeudi, sept personnes ont été tuées par balles dans le centre de Port-au-Prince, a rapporté l'organisation vendredi. Selon un rapport publié par le RNDDH, "des cas spectaculaires d'assassinats, d'enlèvements et de séquestrations contre rançon, de vols, de filatures à bord de motocyclettes sont perpétrés quotidiennement alors que les autorités (haïtiennes) ne semblent pas évaluer l'ampleur de la situation en vue d'y apporter les réponses appropriées".
D'autre part, le RNDDH s'inquiète de "l'existence de plusieurs groupes lourdement armés, constitués d'individus se présentant comme des anciens militaires qui s'entrainent dans d'anciennes casernes de l'armée dissoute en 1994 et continuent d'opérer ouvertement dans des patrouilles imposant leur présence à la population".

http://lci.tf1.fr/filnews/monde/haiti-remontee-de-l-insecurite-147-morts-violentes-depuis-debut-7072492.html
Notre commentaire
Michel Martelly voudrait –il la tête de Mario Andrésol ?

Je me pose cette question depuis l’arrivée au pouvoir de l’ancien chanteur de « konpa Direk ». Lors de son grand discours inaugural, Michel Martelly semblait bien se garder de toucher l’épineux problème de l’insécurité. Ce fut d’autant plus flagrant ou maladroit dans la mesure ou depuis des années le vrai problème d’Haïti reste l’insécurité.
Personnellement je m’attendais à voir une plaidoirie en bonne et due forme, surmontée d’une détermination à faire face une fois pour toute à ce fléau qui cause plus de dégâts au pays que le choléra Népalais.
Sans doute produit de l’improvisation du nouveau venu ou fruit de l’incohérence de l’incompétence, il est difficile de comprendre la logique d’une démarche officielle qui veut présenter un pays ouvert aux investissements et au tourisme sans travailler à faire du territoire haïtien un endroit complètement sécurisé.
Depuis son arrivée au pouvoir, des rumeurs fondées ou pas parlent d’une certaine dissension entre le locataire du Palais National et le Directeur Général de la Police Nationale Haïtienne Monsieur Mario Andrésol.
Récemment il y a eu des bruits autour d’une démission. Ce qui a été démentie par l’intéressé lui-même. Il faut dire que le Directeur Général de la PNH s’acquitte très bien de sa mission et a su garder l’institution sur les rails que lui confèrent la loi organique et les résolutions qui lui ont donné naissance. Pour être clair, on admettra que la PNH à aucun moment de la durée, n’a été placée sous les ordres de l’exécutif comme il a été le cas durant les administrations de Jean Bertrand Aristide.
La PNH avec ces faibles moyens malgré la volonté expresse de certaines instances obscures qui lui mettent les bâtons dans les roues, restent une institution indépendante sans inclination vers un secteur ou vers une des branches du pouvoir.
C’est sans doute là le vrai défaut et le handicap majeur de cette institution aux yeux du pouvoir exécutif.
Tout le monde a vu la tendance de Michel Martelly de vouloir s’entourer d’amis et de proches. Je ne voudrais pas aller jusqu’à l’épithète dictatorial que beaucoup lui prêtent dans l’interprétation de certaines des ses prises de position.
L’idée d’une Police un peu plus colorée, avec des tons tendant vers la couleur rose n’est surement pas à écarter.
C’est dans ce contexte là que, Mario Andresol pourrait ne pas rentrer dans les plans de l’exécutif. Et comment noyer son chien sans être réprimander si ce n’est en disant qu’il est atteint de la rage.
Une montée incontrôlée de l’insécurité en Haïti voudrait juste dire une mauvaise gestion ou traduirait une incapacité de la direction de la PNH d’où le renvoi ou le non renouvellement du mandat du directeur général.
Ce ne sont que des réflexions certes. Mais je ne comprends pas pourquoi le président n’a pas encore réalisé sa semaine de la sécurité. Pourquoi il n’a pas encore lancé de mise en garde énergique et déterminée contre ceux qui tirent profit de cette situation ?
Decky Lakyel
Pour Haïti Recto Verso

« Cœur de Haïti » : fin de l’aventure

Le président J.-P. Tombo, au centre, entouré des quatre présidents des associations bénéficiaires du solde de Cœur de Haïti. Photo Guy Cattin
Créée il y a onze ans, l’association de Simandre « Cœur de Haïti » a décidé de se dissoudre.
La onzième assemblée générale de l’association humanitaire « Cœur de Haïti » aura été aussi la dernière. À une écrasante majorité, samedi, une large majorité des adhérents a suivi la décision de son conseil d’administration et voté sa dissolution.
Créée il y a tout juste 11 ans par une poignée de bénévoles, l’association comptait 121 adhérents. Pour le président fondateur, Jean-Pierre Tombo « cette fin d’aventure n’est pas un échec. Au départ en 2001, nous avions pour objectif de fonctionner 5 ans. Nous en avons effectué 11 avec à la clé des résultats positifs et palpables sur le terrain en Haïti. »
Depuis deux ans et sa décision de quitter la présidence, les candidats à sa succession ne se bousculaient pas au portillon.
Du coup, le conseil d’administration, à l’unanimité, a voté la dissolution de l’association. La candidature tardive d’Isabelle Dufrete de Macon, n’a pas changé la donne. 78 des 89 adhérents présents ou représentés ont suivi la décision du C.A.
Le solde restant de l’association (67 000 €) sera versé à quatre associations caritatives Avenir et partage Madagascar (5 000), Électriciens sans frontière (10 000), Ti gout d’Io pour Haïti (5 000) et Ass’Hum (47 000).
http://www.lejsl.com/saone-et-loire/2012/03/19/coeur-de-haiti-fin-de-l-aventure

dimanche 18 mars 2012

La multiple nationalité, une nécessité historique, selon Daniel Supplice

Appliquer la multiple nationalité en Haïti est une nécessité historique, estime le ministère des Haïtiens vivant à l’étranger (Mhave). « C’est une nécessité historique d’appliquer la multiple citoyenneté et ceci, il faut que cela se fasse dans le plus bref délai, non pas parce que la diaspora le demande, mais parce que c’est une exigence réelle absolue », déclare le sociologue Daniel Supplice, titulaire démissionnaire au Mhave.
Supplice a exprimé cette position en annonçant, le mercredi 14 mars 2012, la planification d’une semaine de la diaspora entre le 16 et le 22 avril prochains.
« Haïti a besoin de sa diaspora » sera le thème de la semaine de la diaspora 2012.
« Il est temps qu’on laisse de côté le nationalisme exacerbé qui n’existe plus depuis la fin du 19e siècle. Il n’est pas question que Haïti reste parmi les derniers pays qui ne reconnaissent pas la multiple citoyenneté », suggère Supplice, l’un des chefs de file de l’équipe du président Michel Martelly lors de la dernière campagne présidentielle.
La Constitution haïtienne en vigueur, ratifiée le 29 mars 1987, ne reconnait pas la multiple nationalité.
Il y a « toute une génération d’Haïtiennes et d’Haïtiens qui sont détenteurs de multiple nationalité et qui pourraient apporter leur participation dans la bonne marche du pays. Certains d’entre eux disposent de passeports européens, américains, latinoamericains et d’autres pays », ajoute Supplice.
Parmi les deux millions d’Haïtiennes et d’Haïtiens qui forment la diaspora, le Mhave a retenu des associations de médecins, d’ingénieurs et des groupements professionnels pour animer les discussions durant la semaine de la diaspora d’avril 2012.
Entre autres activités, un téléfilm sur Toussaint Louverture de la chaine de télévision française France 2 sera projeté en Haïti. Le rôle principal de ce téléfilm est assuré par l’acteur haïtien, Jimmy Jean-Louis.
Depuis 2011, il existe une journée nationale de la diaspora en Haïti, consacrée le 20 avril.
En 2012, le ministère des Haïtiens vivant à l’étranger affirme sa volonté d’aller au delà de cette journée en offrant des activités axées sur la réflexion et le dialogue. [jep kft rc apr 15/03/2012 8:46]
Alter Presse
http://www.radiotelevisioncaraibes.com/nouvelles/nouvellesdiaspora/la_multiple_nationalit_une_n_cessit_historique_selon_daniel_supp.html

''Herby, le jazz et la musique haïtienne''

Témoin ou acteur de plus de soixante ans de bouleversements de notre musique populaire - la danse urbaine et commerciale ou la chanson - initiateur au même titre qu'Issa-el-Saieh des courants "jazz" et "jazzy" en Haïti, il est un homme: Herby Widmaier.

Cet hommage de l'excellent cinéaste Arnold Antonin, largement mérité, ne vient pas trop tôt.
Ce nouveau documentaire conçu et réalisé avec l'adresse et le talent remarquables du réalisateur nous parle donc de celui qui a longtemps été considéré comme étant la plus belle voix de la chanson haïtienne, toutes catégories confondues, voix masculine s'entend.
Jazzfan et jazzman, arrangeur-compositeur, harmoniste pointu et moderniste convaincu, auteur, interprète de goût, disponible et généreux, passionné et fou d'électronique, bricoleur en diable, technicien du son et de l'enregistrement ..., la liste de ses aptitudes est non exhaustive.
On devrait y ajouter ce don naturel faisant généralement la vanité, l'envie ou la jalousie des mâles: séducteur irrésistible et choyé par la gent féminine; sympathique bon vivant ... C'est trop pour un seul homme! Et pourtant, on le dit timide.
Mais revenons à la musique. Pour tout résumer, Herby Widmaier a été au coeur, à l'avant-scène ou dans l'ombre de beaucoup de changements ou d'événements. Progressiste, pédagogue informel et hors pair, il a canalisé les goûts de beaucoup de musiciens populaires, jeunes et vieux, et de simples mélomanes ou auditeurs, vers la modernité mélodique et harmonique. Il est l'un des pionniers des jeunes et naissantes industries phonographiques et discographiques haïtiennes. Il a enregistré beaucoup d'artistes.
Herby Widmaier a côtoyé des musiciens célèbres comme Issa-el-Saieh, Guy Durosier, Joë Trouillot, Wébert Sicot, Nemours Jean Baptiste, Budd Johnsonn, Billy Taylor, Alphonse "Chico Simon", Serge Lebon, Roland et Raoul Guillaume, Ernst "Nono" Lamy, Raymond "Ti-Roro" Baillargeau, Ferdinand Dor, Gérard Dupervil, les membres du "Jazz des-jeunes", Richard Duroseau, Boulo Valcourt, Frantz Courtois, Alix "Titte" Pascal, Fritz Joassaint, José Tavernier, Serge Simpson, Bebo Valdez, Gérald Merceron, Jacquy Duroseau, Carlos Ramirez, Lionel Volel ... et j'en passe. Ses émissions radiophoniques "Rideau s'il vous plait!" ou "Music from ten ou eleven" sont restées dans les mémoires. La passion du jazz côtoie chez lui l'amour de la musique brésilienne élaborée: samba et bossa-nova.
Voilà donc cet homme, raconté par beaucoup de ces musiciens et témoins cités un peu plus haut, dont spécialement: Raoul Guillaume, Boulo Valcourt, Frantz Courtois, Pierre Blain, Emerante Despradine, Daniel Marcelin, narrateur visible et "voix-off", Joë Damas, Richard Widmaier, Mushi Widmaier, Joël Widmaier, Albert Chancy, Délano Morel et moi-même, Roland Léonard, votre serviteur, qui suis un admirateur inconditionnel de ce monstre sacré.
Avec toute sa science et sa technique de cinéaste et de documentaliste, Arnold Antonin replace ce grand artiste, ses amis, témoins, collatéraux et contemporains, dans le contexte sociopolitique des défuntes années 40, 50 et 60, archives cinématographiques et images à l'appui. Archives sonores également.
Beaucoup de chansons d'époque ou propres à Herby Widmaier illustrent le film: "Choucoune", "Haïti", "Pirouli" de l'ensemble Issa-el-Saieh; "Fan m peyi'm", "Demain Marie" de l'auteur-compositeur; "Ti Flè" de Frantz Courtois interprétée par son ami, "Arrawak dance" extrait de "My World" de Mushi Widmaier, etc.
On retiendra deux images, deux scènes pour mieux dire, concluant ce documentaire: Herby Widmaier chantant "Fanm peyi m" accompagné par Réginald Policard au clavier et de Joël Widmaier à la batterie; Richard Duroseau, showman extravagant, comique et désopilant à l'accordéon, au Parc Historique de la Canne à Sucre.
Du travail bien fait. A voir absolument.
Roland Léonard
Source: Le Nouvelliste
http://www.radiotelevisioncaraibes.com/nouvelles/culture/herby_le_jazz_et_la_musique_ha_tienne.html
Double nationalité ! Encore et encore. Décidément, ce dossier ne veut pas mourir. À chaque accalmie, une goutte d’huile de plus vient attiser la flamme. Suite à la mise en scène du jeudi 8 mars, d’aucuns annonçaient la fin du scénario. Le Président croyait peut-être s’en tirer à bon compte. Ce fut trop tôt. Trop beau. La commission a été certes édentée, elle conserve toutefois sa capacité d’action et, plus encore, sa capacité de nuisance.

La réaction du Sénat dans son ensemble était attendue. Puisqu’il fut la risée de tous après cette exhibition émotive de passeports. En tout premier lieu, le remaniement de la commission d’enquête paraissait inéluctable. Selon le président du Grand Corps, Simon Dieuseul Desras, cette décision appartient à l’assemblée des sénateurs. Une assemblée qui bout. Les contradictions sont profondes. Certains jouent au ponce Pilate alors que d’autres jouent les victimes innocentes. Moïse Jean Charles et Steven Benoit ont menacé d’abandonner la commission alors qu’elle navigue en eau trouble. Les critiques offusquent les élus du peuple. La restructuration de cet organe d’enquête devra donc attendre. .
L’ambiance est devenue plutôt électrique au Sénat. Tout dérange. Les regards moqueurs et les sourires figés sur les visages de certains énervent d’autres qui disent travailler pour le bien de la population. Lambert et Latortue ont, paraît-il, eu leur revanche. Ils dégustent. Fièrement, M. Latortue a rejeté devant la presse les rumeurs qui annonçaient son éventuel retour au sein de la commission.
De la nationalité, la commission se déroute vers l’identité du chef de l’État. Une identité double. Triple même. Connexité entre les affaires. Errements pour d’autres. N’empêche que les deux actes sont graves et constituent des violations de la loi. .
Les renforts escomptés ne viennent pas. « Ceux qui peuvent mener les enquêtes laissent la place à ceux qui ne peuvent le faire », Anick François Joseph, maître de ces mots, se rétracte. Il aidera de l’assemblée étant. Bizarre ! Pourtant, il a paru avoir des informations de première main et des pistes intéressantes. Les menaces de morts proférées contre sa personne l’ont probablement dissuadé.
Les expertises manquent terriblement à la commission. Il faut les chercher. Partout. William Jeanty demande d’engager des experts comme cela se fait généralement pour les grands dossiers qui concernent la Chambre haute. .

Qui délivre les passeports en Haïti ?
 La décision de M. Martelly de soumettre ses passeports, via Religions pour la paix, a été considérée comme un triomphe de la vérité par ses partisans. Les accusateurs paraissaient en mauvaise posture. Le silence pour certains fut une échappatoire viable. Mais, comme souvent, le dossier rebondit. Les passeports soumis ne seraient pas régulièrement émis. En tout cas, c’est ce qu’ont tenté de faire croire les membres de la Commission. .
Plusieurs irrégularités auraient été relevées sur ces documents qui devaient aider à dissiper les doutes sur la multiple nationalité de M. Martelly. Alors que les enquêteurs avaient rapporté avoir trouvé la trace de seulement quatre passeports émis au nom du président de la République, celui-ci a présenté huit livrets qui correspondent à huit passeports différents. Le premier présenté par la Commission a été délivré pour une durée de deux ans. Soit du 13 novembre 1986 au 7 décembre 1988. Une durée de deux ans. Son numéro est le 81124649. .
Le deuxième passeport, inscrit au numéro 81124649, a été délivré le 27 juin 1981 et a expiré le 30 Août 1993. La durée est donc de douze ans. Une histoire abracadabrante. De nombreuses hypothèses furent émises sur ce cas précis. La plus courante : « M. Martelly avait peut-être bénéficié d’une dérogation vu que depuis cette date la validité d’un passeport haïtien est toujours de cinq ans. »Aucun spécialiste n’est venu étayer cette thèse. Les organismes qui ont émis ces documents n’étaient peut-être pas au courant des lois haïtiennes traitant de l’émission des passeports. .
Les regards sont donc tournés vers le service de l’Immigration et de l’Émigration qui délivrent ces documents. Le troisième passeport numéroté 81124649, délivré le 5 avril 1994, a expiré le 9 septembre 1999. Le quatrième, FL 97 E 373, émis le 23 avril 1997 a, quant à lui, expiré le 22 avril 2002. Le cinquième, FL 97 E 373, émis le 14 mai 1998 a expiré le 22 avril 2002. Le sixième, FL 00 A 650, émis le 27 janvier 2000 et a expiré le 26 janvier 2005. Ces quatre ne souffriraient pas de contestation. Le huitième, FL 15 73103, émis le 17 janvier 2007, a expiré le 18 janvier 2012. .
L’attention a été attirée sur le septième passeport qui, bizarrement comporte 33 pages au lieu de 32. Son numéro est le FL 30 093. Ce passeport comporte deux numéros. L’autre qui est troué est le R 04 61 802. De nombreuses ratures ont également été trouvées sur ce passeport qui entretient à lui tout seul les suspicions sur la multiple nationalité du chef de l’État. Par ailleurs, avance-t-on, le Président a effectué des voyages aux États-Unis sans qu’aucun passeport ne les mentionne. .
Un seul État dans un seul pays. Des mots pleins de sens pour les nationalistes d’antan. Cependant, au regard des passeports présentés par le président de la République, il y aurait lieu de s’inquiéter. L’administration publique est elle une ? Y a-t-il d’autres organes compétents pour prendre des décisions qui concernent la souveraineté nationale ? Au Sénat de donner la réponse.
Lionel Edouard
doulion29@yahoo.fr
Source: Le Matin

http://www.radiotelevisioncaraibes.com/nouvelles/haiti/haiti_et_ses_passeports_qui_causent_des_degats.html

Embassy Row: Haiti President, an American?

By James Morrison The Washington Times

The U.S. ambassador to Haiti has been drawn into a controversy over whether President Michel Martelly, a former pop singer in Miami, is a U.S. citizen and ineligible to hold the office he won last year.
Ambassador Kenneth H. Merten insists that Mr. Martelly is not an American citizen and does not have a U.S. passport.
But the Haitian legislature is not satisfied with that explanation.
Mr. Merten, a career diplomat, appeared last week with Mr. Martelly at a news conference where the president released his current Haitian passport and seven expired ones.
“President Martelly is not American. He is Haitian,” Mr. Merten said.
The ambassador also has explained that Mr. Martelly turned in his U.S. residency card to the U.S. Embassy in the Haitian capital, Port-au-Prince, before his inauguration in May.
His assurances failed to impress members of a special commission of the Haitian Senate investigating politicians who hold dual citizenship with another country. Three members of Mr. Martelly's government have resigned because they are foreign citizens.
The Haitian constitution prohibits the president from holding dual citizenship and from renouncing his Haitian citizenship, according to news reports from Port-au-Prince.
Sen. Jean-Charles Moise, the commission chairman, called Mr. Martelly’s news conference a “masquerade.”
Sen. Nenel Cassy called on the ambassador to issue a formal statement to the commission on Mr. Martelly’s U.S. immigration status.
A third senator, Anick Francois Joseph, told reporters that he noticed that Mr. Martelly held a U.S. passport when they flew together on an American Airlines flight to Miami from Haiti in November 2007.
The airlines later identified a “Michael Martelly” on the passenger list but no “Michel Martelly.” Haitian news reports said Mr. Martelly often uses “Michael” instead of “Michel” when he travels to the United States.
Before he won the presidency last March, Mr. Martelly was a popular musician in Haiti and Miami. He also owns a house in Palm Beach, Fla.
Source: Washington Times
Embassy Row: Haiti President, an American?
http://www.radiotelevisioncaraibes.com/nouvelles/internationale/haiti_president_an_american.html

Quand l’international se fait complice !

L’immixtion intempestive de la communauté internationale dans toutes les affaires de la République traduit bien l’inconséquence des dirigeants haïtiens. La comédie jouée au Palais national le jeudi 8 mars 2012 et à laquelle s’est prêtée une partie de la communauté internationale témoigne combien les institutions républicaines sont bafouées, méprisées et foulées aux pieds. Elle montre aussi que cette communauté internationale a choisi son camp.

Lors de la cérémonie d’exposition de passeports au Palais national le jeudi 8 mars 2012, la présence de la communauté internationale a été très remarquée. Tous les ténors étaient là. Il s’agissait pourtant d’une affaire interne qui devrait être traitée, selon beaucoup de citoyens, par les institutions républicaines compétentes en la matière. Tel malheureusement n’a pas été le cas. Le président Martelly, pour dissiper les doutes qui planent sur sa nationalité, a choisi de remettre ses documents de voyage à une plateforme de religieux, avec la caution de quelques diplomates étrangers.
D’après le politologue Sauveur Pierre Etienne, « la mise en scène du Palais national », sous les regards complices de l’international, a confirmé le bras de fer qui existe entre les pouvoirs exécutif et législatif. Il s’agit, à son avis, d’une crise institutionnelle qui est en train de se transformer en une crise politique aigüe. Pour Sauveur Pierre Etienne, cette situation traduit non seulement l’incapacité des élites haïtiennes à prendre en charge l’avenir politique de la nation, mais aussi et surtout leur impuissance face à l’effondrement de l’État. Ce qui, de son point de vue, a permis à l’international de s’immiscer librement dans les affaires de la République.
En ce sens, le coordonnateur général de l’Organisation du peuple en lutte (OPL) croit qu’Haïti n’est pas un État souverain. Pour lui, le pays est sous occupation internationale déguisée. Sauf que l’international n’est pas près d’assumer son rôle d’occupant, compte tenu des obligations économiques et politiques que cela entraîne. Voilà pourquoi, estime Sauveur Pierre Etienne, les grands barons de l’international « préfèrent se mettre à couvert », tout en conservant la latitude de tirer les ficelles.

Washington : le maître de la question
« Le Département d’État est impliqué jusqu’au cou dans la mise en scène du Palais national », affirme Sauveur Pierre Etienne. La main de Washington est visible dans cette affaire, s’exclame-t-il, rappelant que la République étoilée a toujours besoin d’un point d’ancrage pour asseoir sa politique. Ainsi, se fondant sur le rôle joué par le Département d’État lors des élections ayant conduit Joseph Michel Martelly au pouvoir, M. Pierre Etienne croit que la communauté internationale est très préoccupée par la situation qui prévaut actuellement en Haïti. Il assimile la démarche de l’international, notamment de Washington, à une échappatoire pour déboucher sur un accord entre les parties en présence dans le but de prévenir le pire.
D’aucuns pensent en effet que la cérémonie de présentation de passeports aurait été concoctée par les autorités américaines. Vingt-quatre heures avant la présentation du chef de l’État, un tête-à-tête aurait eu lieu entre le président Martelly et l’ancien président américain, Bill Clinton. Celui-ci se serait également entretenu avec les présidents des deux chambres du Parlement. En ce sens, nombreux sont ceux qui croient que la déclaration de l’ambassadeur américain en Haïti, M. Kenneth H. Merten, était planifiée. Jean-Robert Simonise, ancien ministre haïtien des Affaires étrangères, intervenant sur les ondes d’une radio de la capitale, croit que Monsieur Merten ne pourrait pas s’arroger le droit de faire une telle déclaration sans le consentement des plus hautes autorités du Département d’État. En fait, si pour certains l’attitude de l’ambassadeur Merten s’apparente à une sorte d’ingérence, pour d’autres, il s’agit d’un scénario élaboré par le président de la République de concert avec Washington. Un scénario qui, de l’avis de sauveur P. Etienne, est émaillé de maladresses et de confusions.
C’est en effet une situation fragile. Délicate. À en croire Sauveur Pierre Etienne, Washington n’acceptera pas de perdre la face. Or, ce dossier est soulevé dans un contexte particulier et les enjeux qui l’entourent sont de taille. C’est d’ailleurs une année électorale aux États-Unis. En ce sens, le leader de l’OPL pense que l’administration Obama doit jouer intelligemment. De ce fait, le Département d’État chercherait à classer ce dossier le plus rapidement possible. Car, selon M. Pierre Etienne, l’affaire pourrait rebondir au cours de la campagne électorale américaine comme un enjeu majeur entre les républicains et les démocrates. Dans ce même ordre d’idée, le politologue a fait référence à un tas d’autres dossiers qui passionnent la presse américaine, notamment la question de la Téléco.
Entre-temps, les palabres continuent un peu partout sur cette affaire. Le dossier évolue de façon sinusoïdale. Il s’agit d’un feuilleton à plusieurs épisodes, sur le dénouement duquel beaucoup s’interrogent. En tout cas, pour prévenir le pire, sauveur Pierre Etienne appelle toutes les forces vives de la nation à « placer les intérêts de la République au-dessus de toute mesquinerie ». Il préconise en outre la mise en place d’un gouvernement d’union national, affranchi de toute complicité de l’international.
Noclès Débréus
nonohaiti2007@yahoo.fr
Source: Le Matin

Commentaire:
Pas besoin d'être politologue ni coordonnateur de parti politique haitien pour comprendre ce qui se joue en Haïti. Ce qui n'est pas dit c'est que le monde traverse une crise économique et financière d'une telle envergure que personne ne dispose de l'argent à jeter par la fenêtre dans des élections avec des candidats qui se valent surtout par leur nullité.
Ce qui reste assez paradoxale chez nous c'est que certains journalistes ou politiciens ou penseurs ne voient l'immixtion de la Communauté Internationale quand ça les arrange. Pourtant une question simple que j'aimerais poser à ceux qui n'hésitent pas à condamner cette immixtion même quand elle est intempestive, serait de leur demander quel pourcentage du budget national est apporté par l'aide de cette communauté internationale? Qui fiance nos élections?

En Haïti même la construction de latrine en 2012 est financée par l'aide extérieure. Alors à quoi sert cette hypocrisie?
DL

mercredi 14 mars 2012

Des Parlementaires haïtiens s’engagent contre la corruption

14/03/2012 06:52:00
 A l’issue d’une retraite de trois jours -du 9 au 11 mars 2012-, consacrée à l’examen du projet de loi pour la prévention et la répression de la corruption, une cinquantaine de Parlementaires haïtiens de la 49e législature réunis pour l’occasion ont adopté à l’unanimité, le 11 mars 2012, la « Déclaration de Moulin-Sur-Mer, Montrouis », du nom de la localité où a eu lieu cette rencontre.
Dans cette déclaration signée par tous les parlementaires présents, ces derniers se sont engagés à « enclencher le processus législatif et à le conduire à son terme en adoptant une législation appropriée pour renforcer la lutte contre la corruption en Haïti ».
Avec cette initiative, un nouveau cap est franchi dans la lutte contre la corruption, car il existe déjà des mesures anti-corruption parmi lesquelles on peut citer la ratification, par le Parlement haïtien, de la Convention Interaméricaine de Lutte contre la Corruption (CICC) en décembre 2000 ; celle de la Convention des Nations Unies Contre la Corruption (CNUCC) en mai 2007 ; l’obligation de déclaration du patrimoine par certaines catégories de personnalités politiques, de fonctionnaires et autres agents publics, votée en février 2008 ; et l’adoption, en mars 2009 par le Gouvernement, de la Stratégie Nationale de Lutte contre la Corruption. Pour une application effective de ces mesures, il faut ajouter la création de l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC), par décret en date du 8 septembre 2004.
Dans son analyse de l’évolution de l’Indice de Perception de la Corruption (IPC) de Transparency International en Haïti entre 2002 et 2011, la Responsable du Service de Statistiques et de Programmation de l’ULCC, Mme Darlyne Loiseau, a indiqué qu’Haïti s’est, au fil des années, éloignée des Etats classés probes pour dégringoler du 89e rang en 2002 au 175e en 2011, rejoignant ainsi la dizaine de pays perçus comme les plus corrompus au monde.
Trois jours durant, il s’est donc agi, au cours de discussions thématiques, d’établir un état des lieux de la corruption en Haïti, notamment par la clarification du «rôle de chaque institution ou organisation dans la lutte contre la corruption » sur les réformes législatives et l’analyse du projet de loi anti-corruption adopté par le gouvernement le 31 décembre 2009.
Parmi les thèmes abordés figuraient « Haïti et ses engagements internationaux dans la lutte contre la corruption », présenté par le Programme Etat de Droit de la Section Justice de la MINUSTAH/Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC) ; « Haïti et les indices de perception de la corruption », présenté par la Fondation Héritage/Branche Transparency International-Haïti ; ou encore les deux volets, à savoir la prévention et la répression, de l’« Examen analytique du projet de loi sur la prévention et la répression de la corruption », présentés par l’ULCC.
L’objectif de cette retraite -un partenariat entre le Parlement haïtien, l’ULCC, la Fondation Héritage et la MINUSTAH, financée dans le cadre de ses Projets à Impact Rapide (QIP) – était de renforcer les capacités des parlementaires dans le domaine de la lutte contre la corruption. La séance de travail était ouverte à tous les Parlementaires, notamment ceux de la Commission Ethique et Anti-Corruption de la Chambre Basse et de la Commission des Affaires Institutionnelles et Juridiques du Sénat.
Pour le sénateur Youri Latortue, par ailleurs Président de la Commission Justice et Sécurité du Sénat – qui a qualifié de « première » la rencontre, a estimé qu’elle a permis aux parlementaires de bien s’imprégner du sujet et de rencontrer d’autres acteurs engagés dans la lutte contre la corruption. M. Latortue n’a pas manqué d’encourager ses collègues à voter le projet de loi avant la fin de la session parlementaire en cours, laquelle doit prendre fin en mai prochain.
Un avis que partage Pierre Emmanuel Ubalijoro de l’Unité d’Appui au Parlement de la Section des Affaires civiles de la MINUSTAH, pour qui « l’objectif a été atteint » dans la mesure où la retraite a permis de « mettre en place un cadre d’échanges ». Cela aura pour résultat, comme l’indique Come Hervé Gogo du Programme Etat de Droit de la Section Justice de la MINUSTAH, de « renforcer le cadre juridique de lutte contre la corruption en Haïti, tout en l’harmonisant aux standards internationaux ».
Rédaction : Habibatou Gologo
Edition : Uwolowulakana Ikavi

http://www.radiotelevisioncaraibes.com/nouvelles/haiti/des_parlementaires_ha_tiens_s_engagent_contre_la_corruption.html

Le processus de ratification du Premier ministre désigné enclenché

14/03/2012 07:00:00
Le Sénat a lancé mardi soir en séance plénière le processus de ratification du Premier ministre désigné, Laurent Lamothe, à travers la formation d’une commission spéciale chargée d’analyser les pièces du candidat à la succession de Garry Conille, démissionnaire depuis trois semaines.
Constituée de sept membres avec un mandat ne dépassant pas quinze jours, la commission de ratification est dirigée par Rodolphe Joazile, l’ancien président du Sénat. Six autres élus complètent sa composition, Kély Bastien, un autre ex-patron de l’assemblée, Jean-Baptiste Bien-Aimé, Mélius Hyppolite, Jean William Jeanty, François Lucas St-Vil et Francky Exius.
Une résolution introduite par le président du Grand Corps, Dieuseul Simon Desras, et qui a reçu la bénédiction des 22 Sénateurs présents, a fixé les attributions des commissaires qui devront recevoir le dossier de Laurent Lamothe, l’étudier en procédant à la vérification de toutes les pièces avant de produire un rapport sur lequel planchera l’assemblée.
L’accumulation de chocs et le départ provoqué de Conille ont considérablement mis à mal les méthodes peu orthodoxes de l’ancien chanteur Michel Martelly, au pouvoir depuis dix mois et désormais confronté à une sérieuse crise politique.
Le processus de ratification du Premier ministre désigné est mis en route alors que le Sénat a ouvert une enquête potentiellement lourde de conséquences sur la présumée nationalité étrangère des dirigeants parmi eux Laurent Lamothe lui-même, ministre des affaires étrangères du gouvernement sortant, et le Président de la république.
Homme d’affaires pressé et ancien joueur de tennis, l’éventuel successeur du Dr Garry Conille est, selon certaines informations, le co-fondateur d’une entreprise de communication avec le chef de l’Etat, un ami proche dont il aurait grandement financé la campagne électorale. spp/Radio Kiskeya

Assassinat de cinq membres d'une meme famille à l'avenue N

14/03/2012 07:03:00
Cinq (5) membres de la famille du coordonnateur adjoint de la Plateforme des employés victimes des entreprises publiques (PEVEP), Réginald Antoine, ont été tués mardi à l’aube en leur résidence sise à l’Avenue N, à Port-au-Prince.
Selon Réginald Antoine, des individus armés ont fait irruption dans la maison où ils ont commencé à molester les personnes qui s’y trouvaient. Ces dernières, dont son frère et sa sœur, Claudy et Nancy Antoine, ainsi que son beau-frère Wilson, qui tentaient de résister à l’agression, ont été abattus par balle.
Les agresseurs ont par la suite lancé à l’intérieur de la maison un engin qui serait une grenade dont l’explosion et l’incendie qui s’en est suivi ont tué les nièces du coordonnateur du PEVEP, Insara et Shelda Antoine, âgés de deux et dix ans.
Réginald Antoine qui affirme avoir été élevé dans cette maison, ne s’y trouvait pas au moment du drame. Il lance un appel aux autorités pour que les auteurs du carnage soient retrouvés et châtiés.
Une source policière a confié à Radio Télé Métropole que la tuerie serait un acte de vengeance contre Claudy Antoine perpétré par un évadé de prison qui serait de plus un psychopathe. La police disposerait d’informations précises à ce sujet, rapporte la station. [jmd/Radio Kiskeya]
http://www.radiotelevisioncaraibes.com/nouvelles/haiti/assassinat_de_cinq_membres_d_une_meme_famille_a_l_avenue_n.html

Le president de la conference episcopale dominicaine demande aux évêques haïtiens de leur dire ce qui se passe réellement en Haïti

14/03/2012 07:07:00
Le cardinal Nicolás Jesus López Rodríquez a demandé mardi aux autorités ecclesiatiques haïtienes de les informer de ce qui se passe reellement en Haïti, parce que, a-t-il dit, tout événement ou perturbation affectant ce pays voisin a des consequences sur la vie en republique dominicaine. Le président de la conference épiscopale dominicaine a fait cette intervention à l'occasion d'une rencontre annuelle entre les deux conférences pour une analyse de la situation de la migration haitienne et ses implications sur la pastorale d'évangélisation en Haïti et en République dominicaine.
« Il est important que nous soyons informés de ce que passe en réalité, parce qu'il nous arrive toutes sortes de nouvelles de ce pays, les unes plus etranges que les autres, a dit le Cardinal, felicitant les évêques haïtiens d'avoir fait l'effort de se deplacer malgre la situation très difficile dans laquelle se trouve leur pays.
"Les évêques haitiens ont fait l'effort de venir jusqu'ici se réunir avec les collèguesdominicains pour parler de la situation d'Haïti, et proposer des actions qui peuvent aider les populations des deux nations, spécialement les plus pauvres, a dit Mgr. López Rodriguez.ahp
http://www.radiotelevisioncaraibes.com/nouvelles/haiti/demande_d_information_de_la_conference_episcopale_dominicaine.html

3 policiers de la MINUSTAH coupables d'agressions sexuelles

14/03/2012 06:50:00  Trois policiers pakistanais membres de la mission de l'ONU en Haïti (MINUSTAH) ont été déclarés coupables d'agressions sexuelles par une cour martiale pakistanaise réunie à Port-au-Prince, a indiqué mardi le porte-parole de l'ONU Martin Nesirky.
Les trois policiers, qui étaient en poste à Gonaïves, ont été rapatriés au Pakistan et sanctionnés par des peines de prison qu'ils purgeront dans leur pays, selon le porte-parole qui n'a pas donné le détail des peines.
Les Nations unies resteront en contact avec les autorités pakistanaises pour «examiner les détails de la procédure et ses suites», a ajouté M. Nesirky.
À la suite d'une enquête ouverte en janvier, la cour martiale avait été organisée en mars à Port-au-Prince en suivant les procédures en vigueur au Pakistan et des responsables pakistanais ont informé les autorités haïtiennes du jugement lors d'une visite les 8 et 9 mars.
L'ONU avait annoncé le 23 janvier l'ouverture d'une enquête sur deux cas d'«exploitation sexuelle» d'enfants par des policiers de la MINUSTAH, l'un à Port-au-Prince et l'autre dans la ville de Gonaïves.
afp

http://www.radiotelevisioncaraibes.com/nouvelles/haiti/3_policiers_de_la_minustah_coupables_d_agressions_sexuelles.html

samedi 10 mars 2012

MICHEL MARTELLY POSSEDE DES PASSEPORTS HAITIENS DONC IL N'EST NI ITALIEN NI AMERICAIN!

Deux propositions subordonnées certes. La valeur vraie de la première ne s'applique pas forcément ni automatiquememt a la deuxième. Pourtant c'est ce que l'équipe du président Michel Martelly a voulu montrer aux haïtiens, a la communauté internationale comme élément de sortie de crise..
Depuis après 1986, Haiti s'est engagée dans la voie démocratique de crises en crises. Les quinquennats se succedent sur fond de confrontation entre le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif.
Le temps de quatre mandats entrecoupés de deux interruptions, Haiti a connu 10 premiers ministres. Les periodes entre démission et nomination d'un premier ministre pour en remplacer un autre
Sont souvent plus longues que le temps d'exercice effectif du premier ministre en poste.
Difficile dans ce contexte d'évaluer en terme d'actions concrètes le travail d'un gouvernement et de son chef. C'est a se demander si ce système nous convient a notre mentalité et la facon de voir la gestion d'une nation.
L'accession au pouvoir du Président Michel Martelly a été saupoudrée jalonnées de crises dans toutes et chacune de ses phases.
On peut actuellement identifier deux situations critiques qui , pour reprendre les engagés de la cause haitienne, paralysent les efforts et les volontés de reconstruction du pays:
- le vide gouvernemental après la démission du Premier ministre Gary Conille dont la nommination et la ratification ont mis six mois a aboutir et dont l'exercice rendu opaque pour plusieurs raisons n'a duré que
Trois mois, avec un bilan inexistant.
-l'enquête ouverte par une commission sénatoriale sur la nationalité du chef d'etat dont l'instigateur, le Senateur Moise Jean Charles a juré la perte se basant sur des évidences capables de prouver que Michel Martelly possède deux nationalité étrangère: une américaine et une Italienne.
Ces deux crises pourraient évoluer de façon indépendante
Sans ces succulents condiments tombés comme une manne dans l'escarcelle des accusateurs du président dans la nécessité de ratifier un nouveau Premier ministre proposé par l'exécutif après la démission de Gary Conille. Bien entendu, la comission d'enquête qui reclamait la presentation et la soumission des documents de voyage du President qui de son coté ne reconnaissait aucune provision legale supportant une obligation de le faire, a tout simplement conditionné la ratification de Laurent Lamothe comme Premier ministre a la presentation des documents de voyage.
Je suis arrivé a Paris gare de Lyon. Sur la route du retour, je continuerai mes réflexions en m'arretant sur des elemets interessants qui semblent ne pas concernes ni les acteurs ni la presse... Donc a suivre!
joNas

SPECTACLE POUR DUPES

Bonjour, amis lecteurs, amis blogueurs, amis passionnés de ce pays, mon Haiti Chérie!
Ce samedi, tôt ce matin, je me trouve assis dans un wagon d'un TGV coulissant comme l'anaconda geant sur ces rails d'acier grincheux et impassibles. Direction Paris, la ville lumiere. Il n'y aura certainement pas sur ma page facebook ce soir ni la Tour Eiffel, ni le Trocadero, ni le Louvre ni le quartier de la defense, bateaux-mouche, aucune image de ces lieux mythiques et sympathiques de cette megapole qui remplit les espaces et les instants de reves de plus de la moitie des habitants de la planète.
En fait, je ne vais pas en visite a Paris. Comme dirait Patricia, ma fille, je poursuis mon pelerinage en faveur du pays mort-ne et de ses habitants handicapés. Oui, je vais assister a une réunion de travail du Collectif Haiti de France qui celebre par des activites, ses vingt ans.
J'ai dormi tres peu hier soir. Je ne voulais surtout pas rater le train.
Pour le trajet, j'ai pris du papier et des crayons pour écrire. J'aime écrire au crayon. Je ressens une certaine facili
te, une connivence certaine entre le crayon et mon esprit. Il me manquait cependant l'essentiel: l'inspiration.
Souvent le comportement d'un ou de plusieurs voyageurs me suggèrent des thèmes de réflexion.
Ce matin j'ai donc essayer une fois de plus d'accéder au blog depuis mon blackberry.
Victoire! Je peux même publier des posts. Le réseau fonctionne bien depuis le train.
Le plus dur c'est d'accommoder mes doigts surdimentionnes sur les touches minuscules du clavier de mon blackberry. Après, il y a le dileme des fautes d'orthographe!
Bref. Je me suis dit que le voyage qui dure trois heures et vingt minutes resulterait raccouci, si je me peinais a ecrire. En plus, pour ceux qui s'interessent a Haiti il y a des sujets d'actualité a commenter. La liste ne serait pas exhaustive mais de contenu succulent:
1.- Dans une mise en scene hollywoodien, Michel Martelly, flanqué des ambassadeurs americain, Monsieur Kenneth Merten et de l'omnipresent ambassadeur francais, Monsieur Didier LEDRET, presente aux autorites religieuses ses passeports haitiens pour couper court aux enqueteurs du senat haitien qui lui prete une nationalite americaine.
2- Des rumeurs font etat de demande d'extradition a l'encontre de l'ex-pretre ancien president Jean Bertrand Aristide pour malversation de fonds, implication dans le traffic de stupefiants et comme commanditaire de certains crimes.
3.- l'exécution en pleine rue de Monsieur Joseph venel, ancien directeur de la Banque Centrale d'Haiti sous le regime de Jean Bertrand Aristide, dont le fils, ancien directeur de la compagnie de Telecommunications d'Haiti (TELECO) ayant plaidé coupable lors d'un jugement a Miami aurait promis de collaborer avec la justice. Celui-ci aurait d'une certaine manière impliqué Jean Bertrand Aristide et son administration dans une affaire d'abus de biens sociaux.
4.- La demission de certains membres de la commission d'enquete senatoriale sur la supposée nationalité étrangère du president Haitien Michel Martelly.
Comme citoyen du monde, resident en France, je ne suis pas insensible ni indifférent aux élections présidentielles francaises. Cette campagne que j'ai du mal a appréhender me fait penser au dileme que represente le choix d'un candidat par. Les electeurs non fanatiques ni rangés derrière un militantisme aveuglant.
Et la je pense a deux absents lies par un destin dramatique qui risque de causer beaucoup de tort a la France a l'Europe et au monde.
Le premier grand absent c'est bien entendu Monsieur DSK et le deuxieme est de facon renversante et surprenante Madame NAFISSATOU DIALO, la femme de chambre qui a tourné le destin de DSK en rendez-vous manqué avec l'histoire...
Le train roule depuis une heure et demie. Mes doigts s'engourdissent. Je me dirige vers le bar pour m'acheter a boire et surtout prendre des tikets de metro... Peut-etre a tout a l'heure.
JoNas

jeudi 8 mars 2012

Haïti: un banquier tué en pleine rue

..THE ASSOCIATED PRESS
PORT-AU-PRINCE, Haïti - Un banquier haïtien bien en vue — et dont le fils a récemment plaidé coupable dans une affaire de corruption aux États-Unis — a été abattu en pleine rue dans la capitale, Port-au-Prince, selon ce qu'a révélé mercredi la police.
Venel Joseph a été tué mardi soir au volant de sa voiture, a indiqué le porte-parole de la police, Gary Desrosiers. Aucune arrestation n'a été effectuée et les autorités ne disposent d'aucun détail supplémentaire.
M. Joseph a été le gouverneur de la Banque centrale d'Haïti pendant le deuxième mandat de l'ancien premier ministre Jean-Bertrand Aristide, entre 2001 et 2004.
Son fils, Patrick Joseph, a plaidé coupable à des accusations de corruption devant un tribunal fédéral américain le mois dernier. Il a aussi accepté de témoigner contre d'autres individus soupçonnés d'avoir empoché des pots-de-vin pour obtenir des tarifs préférentiels de Teleco, l'entreprise haïtienne de télécommunications détenue par la banque centrale du pays.
Patrick Joseph est l'ancien directeur de Teleco.
http://www.journalmetro.com/monde/article/1118062--haiti-un-banquier-tue-en-pleine-rue