Haïti: Sept suspects recherchés pour des activités criminels dont des évadés de prison ont été appréhendés dans le cadre de l'Opération Hope menée par la PNH et des unités de la MINUSTAH, a rapporté un communiqué de la mission onusienne daté du 31 octobre 2011. En appui au personnel de la PNH, plus de 2100 Casques bleus de la force militaire, 120 policiers et 480 éléments (16 pelotons) de la police constituée (FPU) ont participé à cette opération menée dans des quartiers comme Bel-Air, Martissant, selon ce communiqué.
« Le but de l'opération était de mettre fin aux activités criminelles dans ces zones et de donner un signal fort aux criminels et aux habitants de Port-au-Prince que le Gouvernement d'Haïti et la MINUSTAH demeurent fermement engagées à lutter contre le crime », lit-on dans ce communiqué.
Pendant l'opération, afin de pas perturber les activités de protection quotidiennes menées à Port au Prince, des forces de police constituée (FPU) de la Mission basées dans des zones voisines ont été redéployées temporairement dans la capitale, en particulier dans et aux alentours des camps de déplacés, a indiqué ce communiqué de la mission onusienne.
« La MINUSTAH continuera d'appuyer la police nationale dans ses actions anti crime et le Gouvernement à renforcer l'Etat de droit dans le pays », a rappelé le communiqué.
8900 casques bleus, 1351 officiers de la police et 2940 éléments de police constituée (FPU) de la composante de la police des Nations unies (UNPOL) sont actuellement déployés en Haïti en appui des institutions haïtiennes, a ajouté ce communiqué.
Le 15 octobre 2011, le mandat de la MINUSTAH a été renouvelé pour un an et l'ONU s'est engagé à une diminution de l'effectif.
Cette opération intervient quelques jours après une rencontre sur la « sécurité nationale » entre le président Martelly et des ambassadeurs accrédités en Haïti. Et le chef de l'Etat a fait Etat de son intention de doter le pays d'une nouvelle armée mais sans se précipiter, selon ce que sources concordantes avaient révélés au journal.
Roberson Alphonse
http://lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=98874&PubDate=2011-11-01
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
mardi 1 novembre 2011
Retour au pays natal d'Anthony Phelps
Anthony Phelps, né en Haïti en 1928, est l'un des poètes haïtiens les plus importants. Son oeuvre, poésie, roman, nouvelles est connue tant en Haïti qu'à l'étranger. Phelps a reçu deux fois le prestigieux prix Casa de las Americas pour sa poésie. Honoré dans de nombreux pays, ses livres sont traduits en une dizaine de langues et étudiés dans plusieurs universités. Phelps revient au pays natal pour présenter certains de ses livres récents : Le mannequin enchanté (nouvelles) Une plage intemporelle, Femme Amérique, Une phrase lente de violoncelle (poésie)... Il les signera à la librairie La pléiade de Pétion-Ville le samedi 29 octobre à partir de 10 heures a.m. Bonel Auguste l'a rencontré, accompagné de sa femme, Hélène, une Québécoise qui connait bien son oeuvre, son parcours littéraire (du début à aujourd'hui). Elle a participé à l'interview en complétant des réponses du poète, romancier, diseur. Haïti: Le Nouvelliste (LN) : Anthony Phelps vous êtes l'un de ceux à avoir initié l'un des mouvements littéraires les plus importants en Haïti, Haïti-littéraire. Quelle est l'essence du mouvement ?
Anthony Phelps (AP) : Cela a commencé par une rencontre entre mon père et un ami qui lui a apporté un recueil de René Philoctète, Saison des hommes. Mon père lui a dit, j'ai un fils qui est poète; on pourrait les mettre en contact. Et René est venu me voir à Pétion-Ville avec son recueil. Il y avait des poèmes dans le livre de René qui recoupaient ce que j'étais en train de faire. On a échangé quelques poèmes. Et il m'a dit, le 18 novembre c'est mon anniversaire que nous allons fêter à La galerie Brochette à Carrefour. Est-ce que ca t'intéresse de participer à cette soirée ? Je devais rencontrer d'autres membres, parce que Philoctète appartenait au groupe Samba : Legagneur, Morisseau, Davertige. Il y avait deux ou trois autres. Ils se mettaient à me poser des questions pour savoir quelle était ma position en poésie. Il semble que j'avais bien répondu; ils m'ont tout de suite accepté dans le groupe Samba. J'ai été agréablement surpris; tous les samedis à midi, il y avait lecture de poèmes. Je participais moi aussi, j'avais toujours des petits poèmes en poche. Parallèlement à cette rencontre, je montais avec deux beaux-frères Radio Cacique. On voulait faire une radio éducative. Cette station allait servir de lieu de rencontre de nous six, Anthony Phelps, René Philoctète, Serge Legagneur, Roland Morisseau, Davertige, et Auguste Ténor. Celui-ci s'intéressait plutôt à la politique. Il était militant syndical. Il a séjourné deux fois au Fort Dimanche, la deuxième lui a été mortelle.
En formant Haïti-littéraire, on voulait se démarquer en poésie de ce qu'avaient fait nos ainés, et de la négritude. Pour nous, la négritude ne pouvait pas être haïtienne, parce que nous avions déjà franchi cette étape. Nous avons rejeté cette idéologie, Duvalier a transformé la négritude en idéologie raciste, anti-mulâtre et anti tout ce qui était contre lui. On a dû négocier, on ne pourrait pas écrire un poème et dire des choses qui pourraient choquer le gouvernement. Cela nous a appris à maîtriser notre écriture, à apprendre le plus de mots. Plus tu connais de mots, plus tu peux écrire des choses intéressantes. Ça a continué. Puis j'ai été arrêté. J'ai passé trois semaines au bureau de la police. J'ai continué à Radio Cacique à diffuser tous les dimanches des poèmes engagés. J'avais les deux oreilles fixées sur la rue. Je me demandais s'ils n'allaient pas revenir. Ma mère m'a dit, Anthony, tu quittes le pays.
LN : Le mouvement Haïti-littéraire n'a pas été théorisé, il n'a pas eu de crédo non plus. Comment vous travailliez? Comment était l'ambiance ?
AP : Serge Legagneur, surnommé le poète mécanicien (il était mécanicien) avait une voiture qu'on appelait Pégase qui nous transportait. On allait à La galerie Brochette, on s'amusait, on buvait, fumait. On se réunissait pour se lire, on se critiquait durement. Quand enfin l'un de nous trouvait qu'un poème était bon, il fallait expliquer pourquoi. Tu ne pouvais rien dire, tu patinais, tu pataugeais. On s'engueulait parfois. Mais il n'y a jamais eu de frustration ou de rancoeur. L'autre jour encore, je disais à Serge Legagneur, le meilleur poète d'Haïti-littéraire, c'est toi. Il m'a répondu, le meilleur poète d'Haïti-littéraire, c'est Haïti-littéraire. Quand Davertige a reçu un coup de chapeau de Alain Bosquet, c'est comme si c'était tout le groupe qui l'avait reçu.
LN: Vous êtes le premier du groupe à avoir connu l'exil. Comment l'avez vécu, je suppose dans la douleur ?
AP: Je suis parti d'abord; les autres ont suivi comme tout le monde. Des intellectuels, des peintres, des écrivains, ils ont fui la dictature.
LN: Je revois encore la célèbre photo avant votre départ où tout le groupe est réuni, vous portiez une cravate, Phelps.
AP: C'est une photo faite par mon beau-frère, Jean-Claude Carrier qui faisait de la photographie avec moi. Il n'y avait pas que nous cinq. Il y avait aussi d'autres membres que nous appelions des satellites comme Emile Olivier, Marie Chauvet, Janine Tavernier, Jacqueline Baugé.
LN: Vous avez choisi le Québec comme terre d'accueil?
AP: Je connaissais déjà le Québec, mais c'est aux États-Unis que j'étais allé. J'avais eu un visa grâce à mon frère médecin qui travaillait à Philadelphie. Lors de mon premier voyage au Québec, j'avais fait la connaissance d'écrivains dont Yves Tério et sa femme. Quand ils ont su que j'étais à Philadelphie, ils sont venus me chercher. Ils m'ont dit: tu vas pas écrire en français aux Etats-Unis. Ils m'ont ramené à Montréal. Quelque temps après, nous avons refait Haïti-littéraire à Montréal. Legagneur était là, Morisseau était là, j'étais là, Gérard Etienne y prenait part aussi. Nous avons eu la chance de trouver un Haïtien qui avait un restaurant que fréquentait la bohème québécoise. Il nous a offert l'espace le lundi comme il n'y avait pas de musique. Nous nous réunissions pour dire des poèmes et nous avons aussi invité des poètes québécois.
LN: Je suppose que vous avez vécu l'exil dans la douleur comme la plupart des gens.
AP: Comme tout le monde en pestant, en croyant que Duvalier serait renversé dans 6 mois, dans 1 an par l'armée ou par une invasion. Ma mère est morte en 73, je n'ai pas pu rentrer; j'ai été interdit de séjour en Haïti. Mais en 80, il y a eu un commencement de dégèl dans le gouvernement de Duvalier grâce à l'arrestation de Jean Dominique et d'autres gens. Et J'ai pu rentrer. Mon frère Pierre qui était ici, je lui ai dit, pose des questions au ministère de l'Intérieur. Il est allé voir le ministre qui lui a demandé si Anthony avait 50 ans. Mon frère lui a répondu oui. Et il a dit que je pouvais rentrer, car après 50 ans, il n'y a plus de révolutionnaire. Mais j'avais peur, je ne sortais pas. Je restais sur la galerie de la maison à Pétion-Ville.
LN: Vous vous êtes bien intégré à Montréal, vous avez travaillé à la radio...
AP: Non, j'ai travaillé à la télévision à Radio-Canada, Radio-Canada c'est aussi la télé. J'y ai travaillé pendant 20 ans comme journaliste. Après, j'ai passé 8 ans au Mexique, ensuite je suis revenu en Haïti pour travailler avec Jean-Claude Bajeux au ministère de la Culture et aussi avec le cinéaste Raoul Peck. J'ai monté des spectacles avec Syto Cavé, entre autres, 60 ans d'histoire qui a fait un boom.
LN: En Haïti, vous avez publié trois livres, Eté, Présence, Eclats de silence, dans lesquels, on remarque une quête de fraternité, un grand besoin d'amour, un désir de profonde intimité avec l'être aimé...
AP: Oui, oui, c'est parce qu'il n'y avait pas encore la souffrance de l'exil.
LN: Effectivement, on voit la différence entre les livres publiés en Haïti et ceux publiés en exil comme Points cardinaux, La bélière caraïbe, Orchidée nègre, Mon pays que voici qui évoquent la blessure de l'histoire, la mémoire douloureuse, la souffrance aiguë.
AP: Mon pays que voici, il y a une grande partie qui a été écrite en Haïti. Je suis parti au Québec avec un enregistrement de Mon pays que voici. En arrivant à Montréal, je l'ai fait écouter à deux ou trois camarades qui m'ont dit, Anthony, il faut mettre sur disque. Le livre est sorti après le disque.
LN: Ce disque vous a fait connaître à un large public en Haïti et ailleurs.
AP: Oui, un peu partout. Le romancier poète martinais, Ernest Pépin m'a dit, il y a deux ou trois ans, qu'il y a trois objets qu'on retrouvait dans la chambre des étudiants martiniquais, guadeloupéens et autres qui étudiaient en France, c'étaient une photo, celle de Che Guevara, un livre, Cahier d'un retour au pays natal, un disque, Mon pays que voici. Les Haïtiens qui étaient de passage à Montréal prenaient soin d'acheter le disque, mais ils achetaient aussi un disque de musique cubaine. Ils laissaient la pochette de Mon pays que voici pour mettre le disque dans la pochette du disque de la musique de danse cubaine pour pouvoir passer tranquillement à l'aéroport.
LN: Votre écriture poétique est très travaillée, elle est exigeante et on y trouve parfois des mots rares. Philoctète aurait dit un jour que vous écrivez comme un chirurgien.
AP: Le goût du travail sur la langue, je l'ai hérité de la famille. Mon père était commerçant, mais il écrivait des petits billets pour Le Nouvelliste et Haïti-journal. Je lisais, il y avait la bibliothèque familiale. L'un de mes oncles qui s'appelait Carl Wolff que je n'ai pas tellement connu, a écrit un livre intitulé Carolus que j'aimerais faire rééditer. Ce sont des fables comme celles de La Fontaine. Lui, il a utilisé des animaux d'ici. Les fables se terminent par un dicton en créole. Il y avait Jules Faine qui a avait épousé la soeur de ma mère. C'est lui qui avait écrit le premier livre sur la langue créole.
LN: Vous, vous n'avez jamais essayé d'écrire en créole ?
AP: Non jamais. Le français est une langue difficile. Me mettre sur les épaules d'une autre langue, le créole, non... je ne sais pas comment il fait Castera. Lui, il écrit un créole impeccable.
LN: Vous ne pouvez pas dire non plus en créole
AP: C'est difficile, mais j'ai dit un texte en créole, L'homme qui plantait des arbres de Giono traduit par Castera.
LN: A partir des années 70, vous vous êtes mis au roman tout en continuant avec la poésie. Dans les deux premiers, Moins l'infini et Mémoire en colin-maillard, Vous évoquez avec réalisme la dictature des Duvalier. Vous la dénoncez même, mais dans une sorte de mélange de réalisme et d'onirisme, surtout dans Mémoire en colin-maillard.
AP: J'ai écrit des romans pour évacuer la dictature, ses crimes, ses horreurs. Pour moi c'est une sorte de catharsis.
LN: La poésie le ferait mieux, non ?
AP: Non, la poésie a un côté mystérieux, qui ne dit pas tout à fait. Le roman te permet de dire et même de dénoncer. Le dernier roman que j'ai écrit et qui n'est pas encore arrivé ici, c'est un roman sur le retour impossible qui s'appelle La contrainte de l'inachevé, il est bien reçu par la critique et l'objet d'une thèse. Je viens de terminer une sorte de collage de nouvelles qui va former un roman. Il me faut trouver des recettes de plats haïtiens.
Vous savez, de tous les arts, la poésie est la seule qui ait été créée par l'homme. On trouve la musique dans la nature, la peinture, la sculpture, le chant, tout... Mais la poésie n'existe pas dans la nature. C'est une création humaine. La poésie ne rapporte rien, le roman rapporte de l'argent et les disques aussi, car les gens préfèrent écouter la poésie que la lire.
LN: Quand et comment écrivez-vous ?
AP: J'écris la nuit. Pour la poésie, j'ai un fichier que j'appelle Réserve poésie. Et je remplis ce fichier de temps à autre. Parfois, c'est deux lignes, trois lignes. D'autres fois c'est tout un paragraphe d'images qui n'ont rien à voir entre elles. Au bout de trois ou quatre semaines, je n'ai plus rien en cours, je vais au fichier pour voir ce que j'ai et comment je peux éventuellement les organiser. La poésie, je l'écris avec plaisir; le roman, je l'écris dans la douleur. Parfois j'ai envie d'assener le texte d'un coup de marteau pour le terminer. C'est plus physique. Il y a les personnages auxquels, il faut donner de la profondeur. Parfois, ils n'en font qu'à leur tête et suivent leur propre voie.
LN: Vous êtes aussi un diseur important, où avez-vous appris à dire ?
AP: J'ai appris seul en écoutant les autres, des diseurs comme Jean Villard.
Bonel Auguste
http://lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=98840&PubDate=2011-10-28
Anthony Phelps (AP) : Cela a commencé par une rencontre entre mon père et un ami qui lui a apporté un recueil de René Philoctète, Saison des hommes. Mon père lui a dit, j'ai un fils qui est poète; on pourrait les mettre en contact. Et René est venu me voir à Pétion-Ville avec son recueil. Il y avait des poèmes dans le livre de René qui recoupaient ce que j'étais en train de faire. On a échangé quelques poèmes. Et il m'a dit, le 18 novembre c'est mon anniversaire que nous allons fêter à La galerie Brochette à Carrefour. Est-ce que ca t'intéresse de participer à cette soirée ? Je devais rencontrer d'autres membres, parce que Philoctète appartenait au groupe Samba : Legagneur, Morisseau, Davertige. Il y avait deux ou trois autres. Ils se mettaient à me poser des questions pour savoir quelle était ma position en poésie. Il semble que j'avais bien répondu; ils m'ont tout de suite accepté dans le groupe Samba. J'ai été agréablement surpris; tous les samedis à midi, il y avait lecture de poèmes. Je participais moi aussi, j'avais toujours des petits poèmes en poche. Parallèlement à cette rencontre, je montais avec deux beaux-frères Radio Cacique. On voulait faire une radio éducative. Cette station allait servir de lieu de rencontre de nous six, Anthony Phelps, René Philoctète, Serge Legagneur, Roland Morisseau, Davertige, et Auguste Ténor. Celui-ci s'intéressait plutôt à la politique. Il était militant syndical. Il a séjourné deux fois au Fort Dimanche, la deuxième lui a été mortelle.
En formant Haïti-littéraire, on voulait se démarquer en poésie de ce qu'avaient fait nos ainés, et de la négritude. Pour nous, la négritude ne pouvait pas être haïtienne, parce que nous avions déjà franchi cette étape. Nous avons rejeté cette idéologie, Duvalier a transformé la négritude en idéologie raciste, anti-mulâtre et anti tout ce qui était contre lui. On a dû négocier, on ne pourrait pas écrire un poème et dire des choses qui pourraient choquer le gouvernement. Cela nous a appris à maîtriser notre écriture, à apprendre le plus de mots. Plus tu connais de mots, plus tu peux écrire des choses intéressantes. Ça a continué. Puis j'ai été arrêté. J'ai passé trois semaines au bureau de la police. J'ai continué à Radio Cacique à diffuser tous les dimanches des poèmes engagés. J'avais les deux oreilles fixées sur la rue. Je me demandais s'ils n'allaient pas revenir. Ma mère m'a dit, Anthony, tu quittes le pays.
LN : Le mouvement Haïti-littéraire n'a pas été théorisé, il n'a pas eu de crédo non plus. Comment vous travailliez? Comment était l'ambiance ?
AP : Serge Legagneur, surnommé le poète mécanicien (il était mécanicien) avait une voiture qu'on appelait Pégase qui nous transportait. On allait à La galerie Brochette, on s'amusait, on buvait, fumait. On se réunissait pour se lire, on se critiquait durement. Quand enfin l'un de nous trouvait qu'un poème était bon, il fallait expliquer pourquoi. Tu ne pouvais rien dire, tu patinais, tu pataugeais. On s'engueulait parfois. Mais il n'y a jamais eu de frustration ou de rancoeur. L'autre jour encore, je disais à Serge Legagneur, le meilleur poète d'Haïti-littéraire, c'est toi. Il m'a répondu, le meilleur poète d'Haïti-littéraire, c'est Haïti-littéraire. Quand Davertige a reçu un coup de chapeau de Alain Bosquet, c'est comme si c'était tout le groupe qui l'avait reçu.
LN: Vous êtes le premier du groupe à avoir connu l'exil. Comment l'avez vécu, je suppose dans la douleur ?
AP: Je suis parti d'abord; les autres ont suivi comme tout le monde. Des intellectuels, des peintres, des écrivains, ils ont fui la dictature.
LN: Je revois encore la célèbre photo avant votre départ où tout le groupe est réuni, vous portiez une cravate, Phelps.
AP: C'est une photo faite par mon beau-frère, Jean-Claude Carrier qui faisait de la photographie avec moi. Il n'y avait pas que nous cinq. Il y avait aussi d'autres membres que nous appelions des satellites comme Emile Olivier, Marie Chauvet, Janine Tavernier, Jacqueline Baugé.
LN: Vous avez choisi le Québec comme terre d'accueil?
AP: Je connaissais déjà le Québec, mais c'est aux États-Unis que j'étais allé. J'avais eu un visa grâce à mon frère médecin qui travaillait à Philadelphie. Lors de mon premier voyage au Québec, j'avais fait la connaissance d'écrivains dont Yves Tério et sa femme. Quand ils ont su que j'étais à Philadelphie, ils sont venus me chercher. Ils m'ont dit: tu vas pas écrire en français aux Etats-Unis. Ils m'ont ramené à Montréal. Quelque temps après, nous avons refait Haïti-littéraire à Montréal. Legagneur était là, Morisseau était là, j'étais là, Gérard Etienne y prenait part aussi. Nous avons eu la chance de trouver un Haïtien qui avait un restaurant que fréquentait la bohème québécoise. Il nous a offert l'espace le lundi comme il n'y avait pas de musique. Nous nous réunissions pour dire des poèmes et nous avons aussi invité des poètes québécois.
LN: Je suppose que vous avez vécu l'exil dans la douleur comme la plupart des gens.
AP: Comme tout le monde en pestant, en croyant que Duvalier serait renversé dans 6 mois, dans 1 an par l'armée ou par une invasion. Ma mère est morte en 73, je n'ai pas pu rentrer; j'ai été interdit de séjour en Haïti. Mais en 80, il y a eu un commencement de dégèl dans le gouvernement de Duvalier grâce à l'arrestation de Jean Dominique et d'autres gens. Et J'ai pu rentrer. Mon frère Pierre qui était ici, je lui ai dit, pose des questions au ministère de l'Intérieur. Il est allé voir le ministre qui lui a demandé si Anthony avait 50 ans. Mon frère lui a répondu oui. Et il a dit que je pouvais rentrer, car après 50 ans, il n'y a plus de révolutionnaire. Mais j'avais peur, je ne sortais pas. Je restais sur la galerie de la maison à Pétion-Ville.
LN: Vous vous êtes bien intégré à Montréal, vous avez travaillé à la radio...
AP: Non, j'ai travaillé à la télévision à Radio-Canada, Radio-Canada c'est aussi la télé. J'y ai travaillé pendant 20 ans comme journaliste. Après, j'ai passé 8 ans au Mexique, ensuite je suis revenu en Haïti pour travailler avec Jean-Claude Bajeux au ministère de la Culture et aussi avec le cinéaste Raoul Peck. J'ai monté des spectacles avec Syto Cavé, entre autres, 60 ans d'histoire qui a fait un boom.
LN: En Haïti, vous avez publié trois livres, Eté, Présence, Eclats de silence, dans lesquels, on remarque une quête de fraternité, un grand besoin d'amour, un désir de profonde intimité avec l'être aimé...
AP: Oui, oui, c'est parce qu'il n'y avait pas encore la souffrance de l'exil.
LN: Effectivement, on voit la différence entre les livres publiés en Haïti et ceux publiés en exil comme Points cardinaux, La bélière caraïbe, Orchidée nègre, Mon pays que voici qui évoquent la blessure de l'histoire, la mémoire douloureuse, la souffrance aiguë.
AP: Mon pays que voici, il y a une grande partie qui a été écrite en Haïti. Je suis parti au Québec avec un enregistrement de Mon pays que voici. En arrivant à Montréal, je l'ai fait écouter à deux ou trois camarades qui m'ont dit, Anthony, il faut mettre sur disque. Le livre est sorti après le disque.
LN: Ce disque vous a fait connaître à un large public en Haïti et ailleurs.
AP: Oui, un peu partout. Le romancier poète martinais, Ernest Pépin m'a dit, il y a deux ou trois ans, qu'il y a trois objets qu'on retrouvait dans la chambre des étudiants martiniquais, guadeloupéens et autres qui étudiaient en France, c'étaient une photo, celle de Che Guevara, un livre, Cahier d'un retour au pays natal, un disque, Mon pays que voici. Les Haïtiens qui étaient de passage à Montréal prenaient soin d'acheter le disque, mais ils achetaient aussi un disque de musique cubaine. Ils laissaient la pochette de Mon pays que voici pour mettre le disque dans la pochette du disque de la musique de danse cubaine pour pouvoir passer tranquillement à l'aéroport.
LN: Votre écriture poétique est très travaillée, elle est exigeante et on y trouve parfois des mots rares. Philoctète aurait dit un jour que vous écrivez comme un chirurgien.
AP: Le goût du travail sur la langue, je l'ai hérité de la famille. Mon père était commerçant, mais il écrivait des petits billets pour Le Nouvelliste et Haïti-journal. Je lisais, il y avait la bibliothèque familiale. L'un de mes oncles qui s'appelait Carl Wolff que je n'ai pas tellement connu, a écrit un livre intitulé Carolus que j'aimerais faire rééditer. Ce sont des fables comme celles de La Fontaine. Lui, il a utilisé des animaux d'ici. Les fables se terminent par un dicton en créole. Il y avait Jules Faine qui a avait épousé la soeur de ma mère. C'est lui qui avait écrit le premier livre sur la langue créole.
LN: Vous, vous n'avez jamais essayé d'écrire en créole ?
AP: Non jamais. Le français est une langue difficile. Me mettre sur les épaules d'une autre langue, le créole, non... je ne sais pas comment il fait Castera. Lui, il écrit un créole impeccable.
LN: Vous ne pouvez pas dire non plus en créole
AP: C'est difficile, mais j'ai dit un texte en créole, L'homme qui plantait des arbres de Giono traduit par Castera.
LN: A partir des années 70, vous vous êtes mis au roman tout en continuant avec la poésie. Dans les deux premiers, Moins l'infini et Mémoire en colin-maillard, Vous évoquez avec réalisme la dictature des Duvalier. Vous la dénoncez même, mais dans une sorte de mélange de réalisme et d'onirisme, surtout dans Mémoire en colin-maillard.
AP: J'ai écrit des romans pour évacuer la dictature, ses crimes, ses horreurs. Pour moi c'est une sorte de catharsis.
LN: La poésie le ferait mieux, non ?
AP: Non, la poésie a un côté mystérieux, qui ne dit pas tout à fait. Le roman te permet de dire et même de dénoncer. Le dernier roman que j'ai écrit et qui n'est pas encore arrivé ici, c'est un roman sur le retour impossible qui s'appelle La contrainte de l'inachevé, il est bien reçu par la critique et l'objet d'une thèse. Je viens de terminer une sorte de collage de nouvelles qui va former un roman. Il me faut trouver des recettes de plats haïtiens.
Vous savez, de tous les arts, la poésie est la seule qui ait été créée par l'homme. On trouve la musique dans la nature, la peinture, la sculpture, le chant, tout... Mais la poésie n'existe pas dans la nature. C'est une création humaine. La poésie ne rapporte rien, le roman rapporte de l'argent et les disques aussi, car les gens préfèrent écouter la poésie que la lire.
LN: Quand et comment écrivez-vous ?
AP: J'écris la nuit. Pour la poésie, j'ai un fichier que j'appelle Réserve poésie. Et je remplis ce fichier de temps à autre. Parfois, c'est deux lignes, trois lignes. D'autres fois c'est tout un paragraphe d'images qui n'ont rien à voir entre elles. Au bout de trois ou quatre semaines, je n'ai plus rien en cours, je vais au fichier pour voir ce que j'ai et comment je peux éventuellement les organiser. La poésie, je l'écris avec plaisir; le roman, je l'écris dans la douleur. Parfois j'ai envie d'assener le texte d'un coup de marteau pour le terminer. C'est plus physique. Il y a les personnages auxquels, il faut donner de la profondeur. Parfois, ils n'en font qu'à leur tête et suivent leur propre voie.
LN: Vous êtes aussi un diseur important, où avez-vous appris à dire ?
AP: J'ai appris seul en écoutant les autres, des diseurs comme Jean Villard.
Bonel Auguste
http://lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=98840&PubDate=2011-10-28
Alexandre voit Haïti au paradis
Mardi 1 novembre 2011 Deuxième du Groupe F du deuxième tour des qualifications de la zone CONCACAF, Haïti joue son billet pour la suite du parcours le 11 novembre contre Antigua-et-Barbuda.
Le rêve mondialiste d’Haïti ne relève pas de l’utopie. "Au fond de nous, on y croit vraiment", confie à FIFA.com Jean-Marc Alexandre, le milieu de terrain du Real Salt Lake en MLS. "Donc être éliminé dès maintenant serait une énorme déception", ajoute l’international, double buteur face aux Iles Vierges Américaines en septembre (6:0). Impérial sur les trois premiers matches (17 buts marqués pour 2 encaissés), Haïti a perdu deux points précieux contre Curaçao à domicile le mois dernier. Une contre-performance qui place la troupe d’Edson Tavares dos au mur. Du coup, la défaite est interdite le 11 novembre sur la pelouse du leader à St John’s.
"On fera ce qu’il faut, je suis confiant", affirme Alexandre, international depuis 2008. "Il n’y a aucun droit à l’erreur sur ce match : si on perd, c’est terminé. La pression est énorme mais nous avons les qualités techniques et mentales pour répondre présent. Avec le soutien du public, tout sera différent", explique le natif de Verrettes, toujours en course dans les play-offs MLS avec la franchise de l’Utah.
Plus ambitieux
Absente de la grand-messe mondialiste depuis 1974, la nation des Caraïbes s’est relevée du terrible séisme de janvier 2010, dans lequel la famille du football haïtien a perdu de nombreux membres. Quart de finaliste de la Gold Cup de la CONCACAF en 2009, les Grenadiers tirent profit de nouveaux renforts, séduits par le sélectionneur brésilien, à l’image du buteur lensois Jean-Eudes Maurice, fraîchement appelé et déjà décisif, ou Reginal Goreux, défenseur du Standard de Liège.
"Même si le quart de finale en Gold Cup donne une idée de ce dont nous sommes capables, la différence avec le passé, même récent, est que désormais, beaucoup de joueurs connaissent le haut niveau dans leur championnat", confirme Jean-Marc Alexandre. "Ils sont plus ambitieux, pour leur propre carrière, mais également avec l’équipe nationale. Ils sont là pour être les meilleurs des Caraïbes et pas uniquement pour toucher une prime et faire leur devoir."
Dauphin du surprenant leader Antigua-et-Barbuda, avec 10 points glanés en quatre sorties, Haïti a 90 minutes pour pérenniser le travail réalisé par Tavares, successeur de Wagneau Eloi en 2010. "Depuis un an nous avons progressé, il n’y a aucun doute. L’entraineur a apporté une philosophie offensive qui colle à nos mentalités", explique Alexandre. "Son message passe très bien et son système correspond à nos qualités. Si chacun joue à son meilleur niveau en équipe nationale, c’est grâce à lui"
Rendre le public heureux
Mais le vieux briscard brésilien profite aussi d’un changement de mentalité dans un vestiaire aussi sain qu’ambitieux. "Pour la première fois depuis longtemps, nous sommes tous sur la même longueur d’onde. Nous avons le même objectif, ensemble. Le collectif prime sur les individualités et c’est une énorme différence par rapport au passé", se félicite le milieu de terrain du champion de MLS en 2009. Non qualifié pour la dernière Gold Cup, Haïti est armé pour revoir la vie en rose. "La majorité des joueurs dans l’équipe ont 25-26 ans, donc on sait qu’on sera ensemble pour quelques années. C’est ce qui donne cette soif de vaincre, avec la fierté de rendre notre peuple heureux."
Ce peuple haïtien, justement, vibre déjà pour l’affrontement du 15 novembre face aux Bulldogs. Pour que le choc soit une fête Alexandre et sa bande savent ce qu’ils leur restent à faire quatre jours plus tôt à St John’s.
Le rêve mondialiste d’Haïti ne relève pas de l’utopie. "Au fond de nous, on y croit vraiment", confie à FIFA.com Jean-Marc Alexandre, le milieu de terrain du Real Salt Lake en MLS. "Donc être éliminé dès maintenant serait une énorme déception", ajoute l’international, double buteur face aux Iles Vierges Américaines en septembre (6:0). Impérial sur les trois premiers matches (17 buts marqués pour 2 encaissés), Haïti a perdu deux points précieux contre Curaçao à domicile le mois dernier. Une contre-performance qui place la troupe d’Edson Tavares dos au mur. Du coup, la défaite est interdite le 11 novembre sur la pelouse du leader à St John’s.
"On fera ce qu’il faut, je suis confiant", affirme Alexandre, international depuis 2008. "Il n’y a aucun droit à l’erreur sur ce match : si on perd, c’est terminé. La pression est énorme mais nous avons les qualités techniques et mentales pour répondre présent. Avec le soutien du public, tout sera différent", explique le natif de Verrettes, toujours en course dans les play-offs MLS avec la franchise de l’Utah.
Plus ambitieux
Absente de la grand-messe mondialiste depuis 1974, la nation des Caraïbes s’est relevée du terrible séisme de janvier 2010, dans lequel la famille du football haïtien a perdu de nombreux membres. Quart de finaliste de la Gold Cup de la CONCACAF en 2009, les Grenadiers tirent profit de nouveaux renforts, séduits par le sélectionneur brésilien, à l’image du buteur lensois Jean-Eudes Maurice, fraîchement appelé et déjà décisif, ou Reginal Goreux, défenseur du Standard de Liège.
"Même si le quart de finale en Gold Cup donne une idée de ce dont nous sommes capables, la différence avec le passé, même récent, est que désormais, beaucoup de joueurs connaissent le haut niveau dans leur championnat", confirme Jean-Marc Alexandre. "Ils sont plus ambitieux, pour leur propre carrière, mais également avec l’équipe nationale. Ils sont là pour être les meilleurs des Caraïbes et pas uniquement pour toucher une prime et faire leur devoir."
Dauphin du surprenant leader Antigua-et-Barbuda, avec 10 points glanés en quatre sorties, Haïti a 90 minutes pour pérenniser le travail réalisé par Tavares, successeur de Wagneau Eloi en 2010. "Depuis un an nous avons progressé, il n’y a aucun doute. L’entraineur a apporté une philosophie offensive qui colle à nos mentalités", explique Alexandre. "Son message passe très bien et son système correspond à nos qualités. Si chacun joue à son meilleur niveau en équipe nationale, c’est grâce à lui"
Rendre le public heureux
Mais le vieux briscard brésilien profite aussi d’un changement de mentalité dans un vestiaire aussi sain qu’ambitieux. "Pour la première fois depuis longtemps, nous sommes tous sur la même longueur d’onde. Nous avons le même objectif, ensemble. Le collectif prime sur les individualités et c’est une énorme différence par rapport au passé", se félicite le milieu de terrain du champion de MLS en 2009. Non qualifié pour la dernière Gold Cup, Haïti est armé pour revoir la vie en rose. "La majorité des joueurs dans l’équipe ont 25-26 ans, donc on sait qu’on sera ensemble pour quelques années. C’est ce qui donne cette soif de vaincre, avec la fierté de rendre notre peuple heureux."
Ce peuple haïtien, justement, vibre déjà pour l’affrontement du 15 novembre face aux Bulldogs. Pour que le choc soit une fête Alexandre et sa bande savent ce qu’ils leur restent à faire quatre jours plus tôt à St John’s.
Adhésion de la Palestine : le Canada menace de quitter l'Unesco
MONDE mardi 1 novembre 2011 à 0h39
La contribution canadienne à l'Unesco avoisine les 10 millions de dollars.
Le Canada "n'est pas heureux" de l'adhésion de la Palestine à l'Unesco et remet en cause sa participation à cette agence de l'ONU, a déclaré lundi son ministre des affaires étrangères, John Baird.
"Nous ne sommes pas heureux de la décision de l'Unesco. Nous allons évaluer quelle sera notre réponse", a déclaré le chef de la diplomatie canadienne John Baird, interrogé par des journalistes.
"Nous sommes en train d'évaluer l'avenir de notre participation" a ajouté John Baird, soulignant néanmoins que cette agence de l'ONU faisait un "travail très important" notamment pour la sauvegarde du patrimoine mondial.
L'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) a décidé lundi à Paris de l'admission de la Palestine comme membre à part entière par 107 voix pour, 52 abstentions et 14 voix contre parmi lesquelles les États-Unis et le Canada.
Washington a aussitôt annoncé la suspension d'un versement de 60 millions de dollars, une mesure automatique puisque les États-Unis, grand allié d'Israël, avaient interdit dans les années '90 tout financement d'une agence de l'ONU qui admettrait la Palestine en tant que membre à part entière.
La suspension du financement américain constitue un coup dur pour l'Unesco, les États-Unis assurant 22% de son budget, avec une contribution d'environ 80 millions de dollars par an. La directrice générale de l'Unesco Irina Bokova a reconnu qu'elle était "inquiète pour la stabilité de son budget".
La contribution canadienne à cette agence de l'ONU avoisine 10 millions de dollars par an.
http://www.rtbf.be/info/monde/detail_adhesion-de-la-palestine-le-canada-menace-de-quitter-l-unesco?id=7012733
La contribution canadienne à l'Unesco avoisine les 10 millions de dollars.
Le Canada "n'est pas heureux" de l'adhésion de la Palestine à l'Unesco et remet en cause sa participation à cette agence de l'ONU, a déclaré lundi son ministre des affaires étrangères, John Baird.
"Nous ne sommes pas heureux de la décision de l'Unesco. Nous allons évaluer quelle sera notre réponse", a déclaré le chef de la diplomatie canadienne John Baird, interrogé par des journalistes.
"Nous sommes en train d'évaluer l'avenir de notre participation" a ajouté John Baird, soulignant néanmoins que cette agence de l'ONU faisait un "travail très important" notamment pour la sauvegarde du patrimoine mondial.
L'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) a décidé lundi à Paris de l'admission de la Palestine comme membre à part entière par 107 voix pour, 52 abstentions et 14 voix contre parmi lesquelles les États-Unis et le Canada.
Washington a aussitôt annoncé la suspension d'un versement de 60 millions de dollars, une mesure automatique puisque les États-Unis, grand allié d'Israël, avaient interdit dans les années '90 tout financement d'une agence de l'ONU qui admettrait la Palestine en tant que membre à part entière.
La suspension du financement américain constitue un coup dur pour l'Unesco, les États-Unis assurant 22% de son budget, avec une contribution d'environ 80 millions de dollars par an. La directrice générale de l'Unesco Irina Bokova a reconnu qu'elle était "inquiète pour la stabilité de son budget".
La contribution canadienne à cette agence de l'ONU avoisine 10 millions de dollars par an.
http://www.rtbf.be/info/monde/detail_adhesion-de-la-palestine-le-canada-menace-de-quitter-l-unesco?id=7012733
..La Chine lance une sonde spatiale non habitée
PEKIN (Reuters) - La Chine, qui lancera l'an prochain un ou deux vols habités afin de parfaire ses compétences en matière de longues missions humaines dans l'espace, a procédé mardi matin au lancement d'un vaisseau "Shenzhou 8".
Cette sonde non habitée a été propulsée dans l'espace à 05h58 locales (21h58 GMT lundi) par une fusée "Longue Marche" depuis le pas de tir de Jiuquan, dans la province du Gansu, dans le nord-ouest du pays.
Le lancement a été diffusé en direct à la télévision nationale.
"Shenzhou 8" devrait par la suite s'arrimer à "Tiangong 1", un module expérimental lancé le 29 septembre dans le cadre des préparatifs chinois pour le lancement d'un laboratoire expérimental.
En de succès, la prochaine étape comportera deux exercices similaires en 2012 avec au moins une mission habitée, a annoncé lundi une porte-parole du programme spatial chinois.
Les exercices d'arrimage entre les deux modules permettront aux ingénieurs de développer les compétences technologiques et logistiques nécessaires à l'exploitation d'une station capable d'accueillir des astronautes sur de longues périodes.
La prochaine étape, a précisé la porte-parole du programme spatial, consistera à envoyer des "taïkonautes" à bord des capsules Shenzhou 9 et 10 qui seront envoyées en orbite en 2012. "Selon les plans de mission, au moins un des deux vols de l'an prochain sera habité", a déclaré Wu Ping.
"Il est très difficile et risqué de joindre deux véhicules qui voyagent en orbite à grande vitesse, avec une marge d'erreur qui n'excède pas 20 centimètres", a-t-elle expliqué.
La Chine, qui a lancé l'an dernier une sonde tournant désormais en orbite autour de la Lune, prévoit un alunissage d'un engin automatique et le déploiement d'un véhicule lunaire en 2012, puis la collecte d'échantillons du sol lunaire vers 2017.
Les scientifiques ont évoqué la possibilité d'envoyer des Chinois sur la Lune après 2020.
Sally Huang et Chris Buckley, Jean-Stéphane Brosse et Jean-Loup Fiévet pour le service français
http://fr.news.yahoo.com/la-chine-lance-une-sonde-spatiale-non-habitée-223824109.html
Cette sonde non habitée a été propulsée dans l'espace à 05h58 locales (21h58 GMT lundi) par une fusée "Longue Marche" depuis le pas de tir de Jiuquan, dans la province du Gansu, dans le nord-ouest du pays.
Le lancement a été diffusé en direct à la télévision nationale.
"Shenzhou 8" devrait par la suite s'arrimer à "Tiangong 1", un module expérimental lancé le 29 septembre dans le cadre des préparatifs chinois pour le lancement d'un laboratoire expérimental.
En de succès, la prochaine étape comportera deux exercices similaires en 2012 avec au moins une mission habitée, a annoncé lundi une porte-parole du programme spatial chinois.
Les exercices d'arrimage entre les deux modules permettront aux ingénieurs de développer les compétences technologiques et logistiques nécessaires à l'exploitation d'une station capable d'accueillir des astronautes sur de longues périodes.
La prochaine étape, a précisé la porte-parole du programme spatial, consistera à envoyer des "taïkonautes" à bord des capsules Shenzhou 9 et 10 qui seront envoyées en orbite en 2012. "Selon les plans de mission, au moins un des deux vols de l'an prochain sera habité", a déclaré Wu Ping.
"Il est très difficile et risqué de joindre deux véhicules qui voyagent en orbite à grande vitesse, avec une marge d'erreur qui n'excède pas 20 centimètres", a-t-elle expliqué.
La Chine, qui a lancé l'an dernier une sonde tournant désormais en orbite autour de la Lune, prévoit un alunissage d'un engin automatique et le déploiement d'un véhicule lunaire en 2012, puis la collecte d'échantillons du sol lunaire vers 2017.
Les scientifiques ont évoqué la possibilité d'envoyer des Chinois sur la Lune après 2020.
Sally Huang et Chris Buckley, Jean-Stéphane Brosse et Jean-Loup Fiévet pour le service français
http://fr.news.yahoo.com/la-chine-lance-une-sonde-spatiale-non-habitée-223824109.html
DSK : maintenant, c'est je suis un homme lâché
Commentaires:
Nous avions observés assez circonspect, les regards portés sur ce personnage à travers les affaires de sexe. Nous avions eu l'impression que l'opinion collective n'avait pas encore dit son dernier mot. Certains le voyait encore comme ministre ou argentier probable des deux candidats à la présidence. Il a été difficile de ne pas s'imaginer ce que serait de la vie de ce Monsieur s'il était de nationalité américaine ou il aurait déjà bénéficié d'une étiquette de délinquant sexuel. Avec cet article nous comprenons un peu mieux les choses ...
30/10/2011 à 15h31
Noir Désir chantait "je suis, un homme pressééééé". Dominique Strauss-Kahn pourrait lui maintenant chanter "je suis, un homme lâchééééé"...
(Montage Le Post)
Dans son édition à paraître lundi, Le Monde livre un papier édifiant sur une "Strauss-kahnie entre rage et amertume".
Si (presque) tout le camp socialiste a fait bloc derrière lui lors du dévastateur épisode Sofitel/Diallo, DSK apparaît comme un homme bien seul aujourd'hui. Même sa garde rapprochée lui tourne maintenant le dos.
Les propos qu'elle tient sur on ex-protégé révèlent un malaise qui n'a fait que croître après l'éprouvante succession Diallo/Banon/Carlton :
Marisol Tourraine, députée de l'Indre et Loire : "Heureusement qu'il n'a pas été élu. (...) Il ne pouvait pas être président. Maintenant, je ne veux plus en entendre parler. C'est derrière moi."
Jean-François Cambadélis, l'un de ses plus fidèles lieutenants, désormais rallié à Hollande : "Tout cela a fini par occasionner une névrose et un personnage clivé. A un moment donné, le disque dur a fondu. (...) Aujourd'hui, je ne veux ni l'accabler, ni l'excuser."
Sandrine Mazetier, députée de Paris : "C'est plus que de la déception, c'est de la colère. (...) On trouve inimaginable de n'avoir rien su, rien vu. C'est comme dans les dénis de grossesse, où l'entourage immédiat ne voit rien non plus. C'est vertigineux."
Plus forts sont les témoignages recueillis sous couvert d'anonymat par Le Monde, toujours parmi les désormais ex-proches de Strauss-Kahn :
"Je suis très en colère. On a été trompés. Il nous a trompés. Je ne veux plus jamais entendre parler de ce mec." Ou encore : "Après le Sofitel, on l'appelait. Là, c'est fini. On ne lui téléphone plus. Plus envie."
L'épisode récent du Carlton, celui de trop à coup sûr, reste aussi en travers de la gorge de certains :
"Ce qui est sidérant, c'est que c'était très compliqué d'aller voir Dominique au FMI. Et là, on apprend qu'il y avait des flics et des filles qui venaient lui rendre visite."
Autre point, l'image du séducteur et d'homme à femmes qui collait déjà à la peau du socialiste, "renforcé" par ces trois affaires successives, a accentué parfois un sentiment de rejet chez la gent féminine de son propre bord :
"D'un Casanova, il est passé à un érotomane, puis d'un coup à un pornographe" ;
"C'est simple, c'est le dégoût", s'émeuvent ainsi deux anciennes collaboratrices.
Enfin, même au sein de son propre foyer, des signes d'abandon commencent à sérieusement se faire ressentir. Ses filles auraient, au moment de l'éclatement de l'affaire du Sofitel, pris d'emblée le parti d'Anne Sinclair, qui a du ensuite "rentrer en France (et) affronter le regard des gens", constate amèrement Vanessa Strauss-Kahn dans le livre Anne Sinclair, femme de tête, femme de cœur, sorti ce moi-ci.
Une Anne Sinclair qui apparaît de plus en plus seule, notamment en couverture de Gala il y a une semaine, et pour qui l'affaire du Carlton pourrait bien être celle de trop.
http://www.lepost.fr/article/2011/10/30/2626010_dsk-maintenant-c-est-je-suis-un-homme-lache.html
Nous avions observés assez circonspect, les regards portés sur ce personnage à travers les affaires de sexe. Nous avions eu l'impression que l'opinion collective n'avait pas encore dit son dernier mot. Certains le voyait encore comme ministre ou argentier probable des deux candidats à la présidence. Il a été difficile de ne pas s'imaginer ce que serait de la vie de ce Monsieur s'il était de nationalité américaine ou il aurait déjà bénéficié d'une étiquette de délinquant sexuel. Avec cet article nous comprenons un peu mieux les choses ...
30/10/2011 à 15h31
Noir Désir chantait "je suis, un homme pressééééé". Dominique Strauss-Kahn pourrait lui maintenant chanter "je suis, un homme lâchééééé"...
(Montage Le Post)
Dans son édition à paraître lundi, Le Monde livre un papier édifiant sur une "Strauss-kahnie entre rage et amertume".
Si (presque) tout le camp socialiste a fait bloc derrière lui lors du dévastateur épisode Sofitel/Diallo, DSK apparaît comme un homme bien seul aujourd'hui. Même sa garde rapprochée lui tourne maintenant le dos.
Les propos qu'elle tient sur on ex-protégé révèlent un malaise qui n'a fait que croître après l'éprouvante succession Diallo/Banon/Carlton :
Marisol Tourraine, députée de l'Indre et Loire : "Heureusement qu'il n'a pas été élu. (...) Il ne pouvait pas être président. Maintenant, je ne veux plus en entendre parler. C'est derrière moi."
Jean-François Cambadélis, l'un de ses plus fidèles lieutenants, désormais rallié à Hollande : "Tout cela a fini par occasionner une névrose et un personnage clivé. A un moment donné, le disque dur a fondu. (...) Aujourd'hui, je ne veux ni l'accabler, ni l'excuser."
Sandrine Mazetier, députée de Paris : "C'est plus que de la déception, c'est de la colère. (...) On trouve inimaginable de n'avoir rien su, rien vu. C'est comme dans les dénis de grossesse, où l'entourage immédiat ne voit rien non plus. C'est vertigineux."
Plus forts sont les témoignages recueillis sous couvert d'anonymat par Le Monde, toujours parmi les désormais ex-proches de Strauss-Kahn :
"Je suis très en colère. On a été trompés. Il nous a trompés. Je ne veux plus jamais entendre parler de ce mec." Ou encore : "Après le Sofitel, on l'appelait. Là, c'est fini. On ne lui téléphone plus. Plus envie."
L'épisode récent du Carlton, celui de trop à coup sûr, reste aussi en travers de la gorge de certains :
"Ce qui est sidérant, c'est que c'était très compliqué d'aller voir Dominique au FMI. Et là, on apprend qu'il y avait des flics et des filles qui venaient lui rendre visite."
Autre point, l'image du séducteur et d'homme à femmes qui collait déjà à la peau du socialiste, "renforcé" par ces trois affaires successives, a accentué parfois un sentiment de rejet chez la gent féminine de son propre bord :
"D'un Casanova, il est passé à un érotomane, puis d'un coup à un pornographe" ;
"C'est simple, c'est le dégoût", s'émeuvent ainsi deux anciennes collaboratrices.
Enfin, même au sein de son propre foyer, des signes d'abandon commencent à sérieusement se faire ressentir. Ses filles auraient, au moment de l'éclatement de l'affaire du Sofitel, pris d'emblée le parti d'Anne Sinclair, qui a du ensuite "rentrer en France (et) affronter le regard des gens", constate amèrement Vanessa Strauss-Kahn dans le livre Anne Sinclair, femme de tête, femme de cœur, sorti ce moi-ci.
Une Anne Sinclair qui apparaît de plus en plus seule, notamment en couverture de Gala il y a une semaine, et pour qui l'affaire du Carlton pourrait bien être celle de trop.
http://www.lepost.fr/article/2011/10/30/2626010_dsk-maintenant-c-est-je-suis-un-homme-lache.html
lundi 31 octobre 2011
L'opposition haïtienne crie à la dictature après l'arrestation d'un député
Clarens Renois
Agence France-Presse
Port-au-Prince
L'arrestation spectaculaire puis la libération en moins de 24h d'un député recherché par la justice pour «évasion de prison» a déclenché en Haïti une crise entre le parlement et le président Michel Martelly, en fonction depuis moins de six mois.
«Nous ne reconnaissons pas l'autorité de ces ministres qui ont orchestré l'enlèvement et la détention illégale d'un parlementaire», a déclaré le député Levaillant Louis-Jeune.
Le député Arnel Bélizaire, arrêté jeudi soir à l'aéroport de la capitale à sa descente d'avion après un voyage officiel en France, a passé une nuit à la principale prison du pays avant d'être libéré vendredi devant le tollé soulevé par son interpellation.
Même si le nouveau premier ministre Garry Conille s'est quelque peu distancé de l'affaire, se disant «fortement préoccupé par l'emprisonnement d'un député en fonctions», cela n'a pas calmé le courroux des parlementaires.
Vendredi, quelques heures après la libération du député, les parlementaires ont exigé dans des résolutions la démission de plusieurs ministres, dénonçant au passage «le début de l'instauration d'une dictature par le nouveau chef de l'État».
Le président de la Chambre, Saurel Jacinthe, a appelé la population à «barrer la route à l'autoritarisme et protéger les acquis démocratiques».
Sénateurs et députés sont montés au créneau pour dénoncer les méthodes du nouveau président, un ex-chanteur très populaire auprès des jeunes, qui n'hésite pas à recourir à l'injure envers ses détracteurs.
M. Martelly, arrivé au pouvoir au terme d'un scrutin rocambolesque qui l'avait vu dans un premier temps écarté du deuxième tour, ne dispose au parlement que d'une poignée de membres de son parti. Il a peiné à faire approuver la nomination d'un premier ministre par les parlementaires.
Le président a suscité l'étonnement début octobre en rencontrant ses prédécesseurs Jean-Bertrand Aristide et Jean-Claude Duvalier, l'ex-dictateur qui fait l'objet de plaintes pour crimes contre l'humanité.
L'interpellation du député Bélizaire, impliqué auparavant dans une joute verbale avec le président, n'est pas le seul incident du genre survenu depuis l'arrivée au pouvoir de M. Martelly, qui s'en est récemment pris à la presse et a dénoncé la présence d'évadés de prison et de repris de justice au parlement.
En réaction, les sénateurs ont monté une commission pour enquêter sur la nationalité des membres du gouvernement et du président de la République lui-même, laissant augurer d'une nouvelle crise politique.
Dans l'opposition, la convention des partis politiques a réagi en dénonçant «une dérive inquiétante susceptible d'engendrer une crise sérieuse dans le pays».
L'ancienne adversaire de M. Martelly à la présidentielle, Myrlande Manigat, a appelé la population à la vigilance, disant voir un «grave danger» dans les agissements du pouvoir.
Le chef de la Mission de l'ONU pour la stabilisation d'Haïti (Minustah), Mariano Fernández, s'est dit inquiet du climat politique «nuisible aux intérêts supérieurs de la Nation».
Le président Martelly se trouve depuis jeudi aux États-Unis pour dix jours. Il doit y subir une intervention à l'épaule, a annoncé son bureau de presse.
Contacté par l'AFP, le ministre de l'Intérieur et de la Défense Thierry Mayard-Paul a refusé de se prononcer sur l'arrestation du député qui selon lui concerne la justice. «Compte tenu de la séparation des pouvoirs, je n'ai pas à m'en mêler», a-t-il déclaré.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201110/30/01-4462709-lopposition-haitienne-crie-a-la-dictature-apres-larrestation-dun-depute.php
Agence France-Presse
Port-au-Prince
L'arrestation spectaculaire puis la libération en moins de 24h d'un député recherché par la justice pour «évasion de prison» a déclenché en Haïti une crise entre le parlement et le président Michel Martelly, en fonction depuis moins de six mois.
«Nous ne reconnaissons pas l'autorité de ces ministres qui ont orchestré l'enlèvement et la détention illégale d'un parlementaire», a déclaré le député Levaillant Louis-Jeune.
Le député Arnel Bélizaire, arrêté jeudi soir à l'aéroport de la capitale à sa descente d'avion après un voyage officiel en France, a passé une nuit à la principale prison du pays avant d'être libéré vendredi devant le tollé soulevé par son interpellation.
Même si le nouveau premier ministre Garry Conille s'est quelque peu distancé de l'affaire, se disant «fortement préoccupé par l'emprisonnement d'un député en fonctions», cela n'a pas calmé le courroux des parlementaires.
Vendredi, quelques heures après la libération du député, les parlementaires ont exigé dans des résolutions la démission de plusieurs ministres, dénonçant au passage «le début de l'instauration d'une dictature par le nouveau chef de l'État».
Le président de la Chambre, Saurel Jacinthe, a appelé la population à «barrer la route à l'autoritarisme et protéger les acquis démocratiques».
Sénateurs et députés sont montés au créneau pour dénoncer les méthodes du nouveau président, un ex-chanteur très populaire auprès des jeunes, qui n'hésite pas à recourir à l'injure envers ses détracteurs.
M. Martelly, arrivé au pouvoir au terme d'un scrutin rocambolesque qui l'avait vu dans un premier temps écarté du deuxième tour, ne dispose au parlement que d'une poignée de membres de son parti. Il a peiné à faire approuver la nomination d'un premier ministre par les parlementaires.
Le président a suscité l'étonnement début octobre en rencontrant ses prédécesseurs Jean-Bertrand Aristide et Jean-Claude Duvalier, l'ex-dictateur qui fait l'objet de plaintes pour crimes contre l'humanité.
L'interpellation du député Bélizaire, impliqué auparavant dans une joute verbale avec le président, n'est pas le seul incident du genre survenu depuis l'arrivée au pouvoir de M. Martelly, qui s'en est récemment pris à la presse et a dénoncé la présence d'évadés de prison et de repris de justice au parlement.
En réaction, les sénateurs ont monté une commission pour enquêter sur la nationalité des membres du gouvernement et du président de la République lui-même, laissant augurer d'une nouvelle crise politique.
Dans l'opposition, la convention des partis politiques a réagi en dénonçant «une dérive inquiétante susceptible d'engendrer une crise sérieuse dans le pays».
L'ancienne adversaire de M. Martelly à la présidentielle, Myrlande Manigat, a appelé la population à la vigilance, disant voir un «grave danger» dans les agissements du pouvoir.
Le chef de la Mission de l'ONU pour la stabilisation d'Haïti (Minustah), Mariano Fernández, s'est dit inquiet du climat politique «nuisible aux intérêts supérieurs de la Nation».
Le président Martelly se trouve depuis jeudi aux États-Unis pour dix jours. Il doit y subir une intervention à l'épaule, a annoncé son bureau de presse.
Contacté par l'AFP, le ministre de l'Intérieur et de la Défense Thierry Mayard-Paul a refusé de se prononcer sur l'arrestation du député qui selon lui concerne la justice. «Compte tenu de la séparation des pouvoirs, je n'ai pas à m'en mêler», a-t-il déclaré.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201110/30/01-4462709-lopposition-haitienne-crie-a-la-dictature-apres-larrestation-dun-depute.php
Une intervention de l'OTAN en Syrie «totalement exclue»
Agence France-Presse
Tripoli, Libye
Le chef de l'OTAN Anders Fogh Rasmussen a affirmé lundi qu'une intervention militaire de l'Alliance atlantique en Syrie était «totalement exclue», tout en condamnant la répression menée par «les forces de sécurité syriennes sur des civils».
«Il est totalement exclu. Nous n'avons aucunement l'intention d'intervenir en Syrie», a déclaré M. Rasmussen dans l'avion qui l'amenait en Libye, au dernier jour des opérations militaires dans ce pays, qui ont conduit à la chute de Mouammar Kadhafi.
«Évidemment je condamne fermement la répression des forces de sécurité sur les civils en Syrie. C'est absolument scandaleux», a-t-il dit, au lendemain d'une nouvelle journée de manifestations qui a fait sept morts en Syrie.
«La seule façon d'avancer en Syrie, comme dans d'autres pays, est de tenir compte des aspirations légitimes du peuple syrien, introduire des réformes démocratiques...», a-t-il ajouté.
«Tout d'abord, nous avons pris la responsabilité de l'opération en Libye parce qu'il y avait un mandat clair des Nations unies, car nous avons eu un soutien fort et actif des pays de la région», a-t-il poursuivi estimant qu'«aucune de ces conditions n'est remplie en Syrie».
«Nous devons prendre des décisions au cas par cas. Dans une perspective globale, vous ne pouvez pas comparer la Libye et la Syrie», a-t-il ajouté.
«Nous n'avons aucunement l'intention d'intervenir en Syrie», a-t-il répété.
Le régime syrien qui ne reconnaît pas l'ampleur de la contestation et attribue les violences dans le pays à des «gangs terroristes» ne cesse de réprimer les protestataires qui réclament le départ de M. Assad depuis le 15 mars. Plus de 3000 personnes y ont péri selon l'ONU.
L'insurrection populaire tend désormais à se transformer en conflit armé avec la multiplication des affrontements entre soldats, membres des forces de sécurité et déserteurs, qui ont fait des dizaines de morts ces derniers jours, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), une ONG basée au Royaume-Uni.
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/crise-dans-le-monde-arabe/201110/31/01-4462955-une-intervention-de-lotan-en-syrie-totalement-exclue.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_crise-dans-le-monde-arabe_1415782_section_POS1
Commentaire:
Ne vous étonnez point si demain des frappes de l'OTAN contre la Syrie devenaient parfaitement justifiées. C'est une question d'enjeux et de conjonctures!
Tripoli, Libye
Le chef de l'OTAN Anders Fogh Rasmussen a affirmé lundi qu'une intervention militaire de l'Alliance atlantique en Syrie était «totalement exclue», tout en condamnant la répression menée par «les forces de sécurité syriennes sur des civils».
«Il est totalement exclu. Nous n'avons aucunement l'intention d'intervenir en Syrie», a déclaré M. Rasmussen dans l'avion qui l'amenait en Libye, au dernier jour des opérations militaires dans ce pays, qui ont conduit à la chute de Mouammar Kadhafi.
«Évidemment je condamne fermement la répression des forces de sécurité sur les civils en Syrie. C'est absolument scandaleux», a-t-il dit, au lendemain d'une nouvelle journée de manifestations qui a fait sept morts en Syrie.
«La seule façon d'avancer en Syrie, comme dans d'autres pays, est de tenir compte des aspirations légitimes du peuple syrien, introduire des réformes démocratiques...», a-t-il ajouté.
«Tout d'abord, nous avons pris la responsabilité de l'opération en Libye parce qu'il y avait un mandat clair des Nations unies, car nous avons eu un soutien fort et actif des pays de la région», a-t-il poursuivi estimant qu'«aucune de ces conditions n'est remplie en Syrie».
«Nous devons prendre des décisions au cas par cas. Dans une perspective globale, vous ne pouvez pas comparer la Libye et la Syrie», a-t-il ajouté.
«Nous n'avons aucunement l'intention d'intervenir en Syrie», a-t-il répété.
Le régime syrien qui ne reconnaît pas l'ampleur de la contestation et attribue les violences dans le pays à des «gangs terroristes» ne cesse de réprimer les protestataires qui réclament le départ de M. Assad depuis le 15 mars. Plus de 3000 personnes y ont péri selon l'ONU.
L'insurrection populaire tend désormais à se transformer en conflit armé avec la multiplication des affrontements entre soldats, membres des forces de sécurité et déserteurs, qui ont fait des dizaines de morts ces derniers jours, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), une ONG basée au Royaume-Uni.
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/crise-dans-le-monde-arabe/201110/31/01-4462955-une-intervention-de-lotan-en-syrie-totalement-exclue.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_crise-dans-le-monde-arabe_1415782_section_POS1
Commentaire:
Ne vous étonnez point si demain des frappes de l'OTAN contre la Syrie devenaient parfaitement justifiées. C'est une question d'enjeux et de conjonctures!
Les sénateurs veulent enquêter sur la nationalité des membres du gouvernement
Une commission de neufs sénateurs est mise en place en vue d'enquêter sur la nationalité de tous les membres du gouvernement Martelly /Conille. Cette commission créée, lors d'une séance spéciale réalisée au Senat après la libération du député de Delmas /Tabarre, Arnel Belizaire. Elle envisage également d'enquêter sur le président de la République lui-même.
Le sénateur de la Grand ‘anse Andris Riché souhaite que les membres de cette commission fassent eux aussi l'objet d'une enquête sérieuse, puisque selon lui, certaines informations font croire que des sénateurs de la République auraient la nationalité étrangère.
Cette commission a été mise en place suite à une demande du sénateur du Nord Moise Jean Charles qui affirme que des rumeurs font croire que des membres du gouvernement Martelly/Conille auraient la double Nationalité.
L'élu du nord considéré comme un opposant farouche de Michel Martelly a bénéficié le soutien de plusieurs de ses collègues dans le cadre de cette démarche.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19829
Commentaires:
Nous sommes fin prêts en première ligne pour suivre l'évolutuion de cette nouvelle crise politique. Le parlement va enquêter sur la nationalité des membres du gouvernements Conille/ Martelly. Il y a de forte rumeurs sur le cas particulier du président de la République. C'est en effet une coutume en Haïti d'aller accoucher aux USA. Histoire de donner une chance aux enfants en leur offrant une antionalité différente à l'haïtienne.
On se rappelle encore les démêlées du sénatuer Boulos qui a été chassé du parlement pour double nationalité. A l'époque, l'un de ses compères avaient carrément pris la fuite.
Comme on dit chez nous " nou tout gen you grenn zanno kay ofèv". Si la présidence lui aussi se lance dans une enquête pour dénicher des parlementaires détenteurs de deux nationalités on risque de se retrouver sans giouvernement et sans parlement.
Que personne ne s'inquiète! Si les rumeurs sont fondées , il ya aura juste un arrangement du style "Kase fèy kouvri sa". Et on entendra plus parler de cette affaire.
Et dire que les pupilles de l'oncle SAM n'ont pas encore rélaisé leurs visites de courtoisie au bureaux de nos chers parlementaires!
Le sénateur de la Grand ‘anse Andris Riché souhaite que les membres de cette commission fassent eux aussi l'objet d'une enquête sérieuse, puisque selon lui, certaines informations font croire que des sénateurs de la République auraient la nationalité étrangère.
Cette commission a été mise en place suite à une demande du sénateur du Nord Moise Jean Charles qui affirme que des rumeurs font croire que des membres du gouvernement Martelly/Conille auraient la double Nationalité.
L'élu du nord considéré comme un opposant farouche de Michel Martelly a bénéficié le soutien de plusieurs de ses collègues dans le cadre de cette démarche.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19829
Commentaires:
Nous sommes fin prêts en première ligne pour suivre l'évolutuion de cette nouvelle crise politique. Le parlement va enquêter sur la nationalité des membres du gouvernements Conille/ Martelly. Il y a de forte rumeurs sur le cas particulier du président de la République. C'est en effet une coutume en Haïti d'aller accoucher aux USA. Histoire de donner une chance aux enfants en leur offrant une antionalité différente à l'haïtienne.
On se rappelle encore les démêlées du sénatuer Boulos qui a été chassé du parlement pour double nationalité. A l'époque, l'un de ses compères avaient carrément pris la fuite.
Comme on dit chez nous " nou tout gen you grenn zanno kay ofèv". Si la présidence lui aussi se lance dans une enquête pour dénicher des parlementaires détenteurs de deux nationalités on risque de se retrouver sans giouvernement et sans parlement.
Que personne ne s'inquiète! Si les rumeurs sont fondées , il ya aura juste un arrangement du style "Kase fèy kouvri sa". Et on entendra plus parler de cette affaire.
Et dire que les pupilles de l'oncle SAM n'ont pas encore rélaisé leurs visites de courtoisie au bureaux de nos chers parlementaires!
Vailhan Une délégation haïtienne a découvert tout l'intérêt du centre de ressources
Face aux pertes humaines considérables subies en Haïti dans le secteur de l'éducation après le séisme du 12 janvier 2010, l'Académie des sciences, le Centre national d'études spatiales (Cnes), l'Université numérique francophone mondiale (UNFM) et le ministère français de l'Éducation nationale ont décidé d'unir leurs efforts pour apporter leur soutien aux instituteurs de l'enseignement fondamental haïtien.
C'est notamment sous la forme d'un programme intensif de télé formation que s'exprime ce projet de coopération. Couvrant quatre années de l'enseignement fondamental (du CP au CE2 français), il propose des modules en mathématiques, sciences, usage des technologies de l'information et de la communication, éducation à la santé et inclusion scolaire (ou comment adapter son enseignement aux élèves en grande difficulté), tenant compte des aspects linguistiques créole-français.
Quarante enseignants de l'Ecole fondamentale d'application - Centre d'appui pédagogique de Kenscoff (non loin de Port-au-Prince) - ont déjà suivi ce programme dont l'objectif est à la fois de former les instituteurs et de revitaliser les structures haïtiennes existantes.
Étroitement associée au projet, l'Académie de Montpellier vient récemment de recevoir une délégation haïtienne composée de conseillers pédagogiques, de techniciens du ministère de l'Éducation nationale et de la directrice de l'école d'application de Kenscoff.
Désireuse de créer un pôle ressources sciences, axé sur la démarche d'investigation et les problématiques environnementales, la délégation a découvert avec un intérêt très vif le fonctionnement du centre de ressources de Vailhan, dont nombre des actions lui ont paru transposables en Haïti : accueil de classes sur le terrain autour de problématiques liées au développement durable ; formation des enseignants sur le site ; conception et prêt d'outils pédagogiques généralistes (eau, air, énergies renouvelables...) ou liés à un territoire d'action précis...
Disposant d'un jardin au sein de l'école d'application de Kenscoff, la directrice de cette structure a porté un regard attentif au jardin pédagogique de l'Abelanier où se mettent en œuvre des compétences et des connaissances dépassant très largement les seules pratiques culturales.
http://www.midilibre.fr/2011/10/30/une-delegation-haitienne-a-decouvert-tout-l-interet-du-centre-de-ressources,409942.php
C'est notamment sous la forme d'un programme intensif de télé formation que s'exprime ce projet de coopération. Couvrant quatre années de l'enseignement fondamental (du CP au CE2 français), il propose des modules en mathématiques, sciences, usage des technologies de l'information et de la communication, éducation à la santé et inclusion scolaire (ou comment adapter son enseignement aux élèves en grande difficulté), tenant compte des aspects linguistiques créole-français.
Quarante enseignants de l'Ecole fondamentale d'application - Centre d'appui pédagogique de Kenscoff (non loin de Port-au-Prince) - ont déjà suivi ce programme dont l'objectif est à la fois de former les instituteurs et de revitaliser les structures haïtiennes existantes.
Étroitement associée au projet, l'Académie de Montpellier vient récemment de recevoir une délégation haïtienne composée de conseillers pédagogiques, de techniciens du ministère de l'Éducation nationale et de la directrice de l'école d'application de Kenscoff.
Désireuse de créer un pôle ressources sciences, axé sur la démarche d'investigation et les problématiques environnementales, la délégation a découvert avec un intérêt très vif le fonctionnement du centre de ressources de Vailhan, dont nombre des actions lui ont paru transposables en Haïti : accueil de classes sur le terrain autour de problématiques liées au développement durable ; formation des enseignants sur le site ; conception et prêt d'outils pédagogiques généralistes (eau, air, énergies renouvelables...) ou liés à un territoire d'action précis...
Disposant d'un jardin au sein de l'école d'application de Kenscoff, la directrice de cette structure a porté un regard attentif au jardin pédagogique de l'Abelanier où se mettent en œuvre des compétences et des connaissances dépassant très largement les seules pratiques culturales.
http://www.midilibre.fr/2011/10/30/une-delegation-haitienne-a-decouvert-tout-l-interet-du-centre-de-ressources,409942.php
Brésil : L'ancien président Lula commence sa chimiothérapie
L'ex-président brésilien Lula da Silva est arrivé lundi à l'hôpital syro-libanais de Sao Paulo, deux jours après l'annonce de son service de presse ayant indiqué que l'ancien chef d'Etat souffrait d'un cancer du larynx.
Luiz Inacio Lula da Silva a gouverné le Brésil de 2003 à 2010 SIPA/IPON-BONESSIl avait été admis à l'hôpital samedi. Il vient de fêter ses 66 ans jeudi dernier. L'ancien président brésilien Lula da Silva vient de commencer sa première séance de chimiothérapie ce lundi à Sao Paulo à l'hôpital syro-libanais. Atteint d'un cancer du larynx, l'ancien chef d'Etat était accompagné ce lundi de sa femme Marisa Leticia. Avec elle, il a évité la foule de journalistes amassés devant l'établissement.
Il est "confiant"
La veille, l'un de ses médecins indiquait à la presse qu'il était « confiant » dans le traitement qu'il devait suivre contre le cancer, estimant que c'était « l'essentiel pour le succès de n'importe quel traitement ». « Les oncologues sont optimistes (...) et, avec ce traitement, Lula a 80 % de chances de guérir », a ainsi dit le spécialiste.
Lula, un ancien mécanicien, a quitté la présidence l’an dernier après avoir été considéré comme l’un des présidents les plus populaires du Brésil. Durant son mandat, il a appliqué des programmes sociaux qui ont permis à 29 millions de Brésiliens de sortir de la pauvreté et a placé son pays au centre de la scène diplomatique internationale. L’Hôpital Syro-Libanais est spécialisé dans le traitement contre le cancer, et avait soigné José Alencar, vice-président de Lula, qui avait succombé en mars dernier à un cancer généralisé dans la région abdominale, qu’il avait développé depuis 1997.
http://www.francesoir.fr/actualite/sante/bresil-l-ancien-president-lula-commence-sa-chimiotherapie-152328.html
Luiz Inacio Lula da Silva a gouverné le Brésil de 2003 à 2010 SIPA/IPON-BONESSIl avait été admis à l'hôpital samedi. Il vient de fêter ses 66 ans jeudi dernier. L'ancien président brésilien Lula da Silva vient de commencer sa première séance de chimiothérapie ce lundi à Sao Paulo à l'hôpital syro-libanais. Atteint d'un cancer du larynx, l'ancien chef d'Etat était accompagné ce lundi de sa femme Marisa Leticia. Avec elle, il a évité la foule de journalistes amassés devant l'établissement.
Il est "confiant"
La veille, l'un de ses médecins indiquait à la presse qu'il était « confiant » dans le traitement qu'il devait suivre contre le cancer, estimant que c'était « l'essentiel pour le succès de n'importe quel traitement ». « Les oncologues sont optimistes (...) et, avec ce traitement, Lula a 80 % de chances de guérir », a ainsi dit le spécialiste.
Lula, un ancien mécanicien, a quitté la présidence l’an dernier après avoir été considéré comme l’un des présidents les plus populaires du Brésil. Durant son mandat, il a appliqué des programmes sociaux qui ont permis à 29 millions de Brésiliens de sortir de la pauvreté et a placé son pays au centre de la scène diplomatique internationale. L’Hôpital Syro-Libanais est spécialisé dans le traitement contre le cancer, et avait soigné José Alencar, vice-président de Lula, qui avait succombé en mars dernier à un cancer généralisé dans la région abdominale, qu’il avait développé depuis 1997.
http://www.francesoir.fr/actualite/sante/bresil-l-ancien-president-lula-commence-sa-chimiotherapie-152328.html
Les Palestiniens désormais membres à part entière de l'UNESCO
31. octobre 2011, 16h47 Cette fois c'est fait: les Palestiniens sont officiellement devenus membres à part entière de l'UNESCO. Israël a déclaré que cette admission éloigne tout accord de paix et la Maison-Blanche l'a taxée de contreproductive.
Les Palestiniens ont enregistré à Paris une victoire diplomatique aussi symbolique que significative sur la voie de la reconnaissance de leur Etat, en obtenant le statut de membre à part entière de l’UNESCO, l’une des principales agences de l’ONU.
"La Conférence générale (qui réunit l’ensemble des Etats membres, ndlr) décide de l’admission de la Palestine comme membre de l’UNESCO", dit la résolution adoptée par 107 voix pour, 52 abstentions et 14 voix contre, parmi les pays présents au siège de l’Unesco à Paris.
"L’entrée de la Palestine porte le nombre d’Etats membres de l’Unesco à 195", a déclaré l’organisation dans un communiqué.
La quasi-totalité des pays arabes, africains et latino-américains se sont prononcés pour l’adhésion des Palestiniens, de même que la France qui avait pourtant émis de sérieuses réserves ces derniers jours sur la démarche palestinienne.
"L’Unesco, ce n’est ni le lieu ni le moment. Tout doit se passer à New York", jugeait encore vendredi le ministère français des Affaires étrangères.
Demande de reconnaissance à l'ONU à New York
Car beaucoup d’Occidentaux estimaient que la candidature à l’UNESCO ne pouvait précéder l’aboutissement de la démarche entreprise par les Palestiniens auprès de l’ONU à New York.
Le président palestinien Mahmoud Abbas avait solennellement demandé le 23 septembre à l’ONU de reconnaître l’Etat palestinien. Cette demande doit être examinée le 11 novembre par le Conseil de sécurité, où elle pourrait être frappée d’un veto américain.
Les Etats-Unis, l’Allemagne et le Canada ont voté contre, tandis que parmi les Européens, l’Italie et le Royaume Uni se sont abstenus.
L’admission de la Palestine à l’UNESCO éloigne les perspectives d’un accord de paix, a estimé pour sa part le gouvernement israélien, en condamnant une "manoeuvre unilatérale" des Palestiniens.
"Israël rejette la décision de l’Assemblée générale de l’UNESCO (...) acceptant la Palestine comme Etat-membre de l’organisation", indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères.
"Il s’agit d’une manoeuvre palestinienne unilatérale qui ne changera rien sur le terrain mais éloigne davantage la possibilité d’un accord de paix", souligne le communiqué.
"Cette décision ne transformera pas l’Autorité palestinienne en un véritable Etat mais place des obstacles inutiles sur le chemin de la reprise des négociations", ajoute-t-il.
Prématuré et contreproductif
La Maison Blanche a déclaré elle que le vote est "prématuré" et "contreproductif" dans la perspective d’une reprise espérée des négociations de paix au Proche-Orient.
"Le vote d’admission de l’Autorité palestinienne aujourd’hui à l’Unesco est prématuré et contreproductif vis-à-vis de l’objectif de la communauté internationale de parvenir à une paix complète, juste et durable au Proche-Orient", a affirmé le porte-parole du président américain Barack Obama, Jay Carney.
http://www.lematin.ch/actu/monde/les-palestiniens-desormais-membres-part-entiere-de-lunesco-2011-10-31
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| Au siège de l'UNESCO à Paris © KEYSTONE |
"La Conférence générale (qui réunit l’ensemble des Etats membres, ndlr) décide de l’admission de la Palestine comme membre de l’UNESCO", dit la résolution adoptée par 107 voix pour, 52 abstentions et 14 voix contre, parmi les pays présents au siège de l’Unesco à Paris.
"L’entrée de la Palestine porte le nombre d’Etats membres de l’Unesco à 195", a déclaré l’organisation dans un communiqué.
La quasi-totalité des pays arabes, africains et latino-américains se sont prononcés pour l’adhésion des Palestiniens, de même que la France qui avait pourtant émis de sérieuses réserves ces derniers jours sur la démarche palestinienne.
"L’Unesco, ce n’est ni le lieu ni le moment. Tout doit se passer à New York", jugeait encore vendredi le ministère français des Affaires étrangères.
Demande de reconnaissance à l'ONU à New York
Car beaucoup d’Occidentaux estimaient que la candidature à l’UNESCO ne pouvait précéder l’aboutissement de la démarche entreprise par les Palestiniens auprès de l’ONU à New York.
Le président palestinien Mahmoud Abbas avait solennellement demandé le 23 septembre à l’ONU de reconnaître l’Etat palestinien. Cette demande doit être examinée le 11 novembre par le Conseil de sécurité, où elle pourrait être frappée d’un veto américain.
Les Etats-Unis, l’Allemagne et le Canada ont voté contre, tandis que parmi les Européens, l’Italie et le Royaume Uni se sont abstenus.
L’admission de la Palestine à l’UNESCO éloigne les perspectives d’un accord de paix, a estimé pour sa part le gouvernement israélien, en condamnant une "manoeuvre unilatérale" des Palestiniens.
"Israël rejette la décision de l’Assemblée générale de l’UNESCO (...) acceptant la Palestine comme Etat-membre de l’organisation", indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères.
"Il s’agit d’une manoeuvre palestinienne unilatérale qui ne changera rien sur le terrain mais éloigne davantage la possibilité d’un accord de paix", souligne le communiqué.
"Cette décision ne transformera pas l’Autorité palestinienne en un véritable Etat mais place des obstacles inutiles sur le chemin de la reprise des négociations", ajoute-t-il.
Prématuré et contreproductif
La Maison Blanche a déclaré elle que le vote est "prématuré" et "contreproductif" dans la perspective d’une reprise espérée des négociations de paix au Proche-Orient.
"Le vote d’admission de l’Autorité palestinienne aujourd’hui à l’Unesco est prématuré et contreproductif vis-à-vis de l’objectif de la communauté internationale de parvenir à une paix complète, juste et durable au Proche-Orient", a affirmé le porte-parole du président américain Barack Obama, Jay Carney.
http://www.lematin.ch/actu/monde/les-palestiniens-desormais-membres-part-entiere-de-lunesco-2011-10-31
Ce que la Chine veut obtenir en sortant l'Europe de l'ornière
Pierre Haski Rue89
L'Europe a-t-elle sacrifié son indépendance en se tournant vers la Chine pour sauver la zone euro, comme l'ont affirmé aussi bien François Hollande que François Bayrou ou Daniel Cohn-Bendit ? La question mérite d'être posée en termes moins simplistes.
Hu Jintao, le numéro un chinois, n'a sans doute pas pu s'empêcher d'avoir un grand moment de jouissance lorsque Nicolas Sarkozy l'a appelé, jeudi, pour l'informer des résultats du sommet européen de Bruxelles.
Son objectif ? Accorder un répit à la Grèce et au delà, à la finance mondiale, en incitant son interlocuteur à investir dans le Fonds européen de stabilité financière (FESF). Le même Sarkozy qui lui donnait des leçons il y a trois ans sur le Tibet, et s'affichait avec le dalaï lama, la bête noire de Pékin.
Dès jeudi soir, le président du FESF, Klaus Regling, arrivait à Pékin pour des entretiens avec les officiels chinois. Et, selon le Financial Times de vendredi, la Chine pourrait investir 35 à 70 milliards d'euros, voire plus, dans le FESF. A quel prix ?
1: Obtenir des contreparties tous azimuts
Les échanges publics sont polis et vagues. Mais qui peut croire que la Chine ne posera pas ses conditions, explicites et implicites, pour l'octroi de cette aide dont l'Europe, affaiblie, a cruellement besoin. On peut évoquer :
•L'octroi du statut d'économie de marché à la Chine. Pékin doit obtenir ce statut en 2016 selon les termes de son adhésion à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), mais demande que la date soit avancée.
L'Union européenne a jusqu'ici refusé, car ce statut offrirait de meilleures garanties d'accès aux produits chinois sur le marché européen, en les mettant à l'abri de clauses antidumping.
•Arrêt des pressions sur la valeur du yuan, la monnaie chinoise, dont la sous-évaluation est régulièrement dénoncée à Washington comme à Bruxelles.
•Plus de rigueur dans la gestion des économies européennes, sous contrôle du FMI.
•Arrêt des pressions sur les sujets politiques sensibles pour Pékin comme les droits de l'homme en Chine, le Tibet, Taïwan, etc.
•Levée de l'embargo européen sur les ventes d'armes à la Chine : promis par Jacques Chirac et Gerhard Schröder, la levée de cet embargo, héritage du massacre de Tiananmen en 1989, s'est heurté à l'absence de consensus européen. Pékin le vit comme une humiliation.
Les conclusions du sommet signalent le renversement du rapport de force mondial : la vieille Europe, berceau de l'industrialisation et des empires coloniaux, appelle désormais à la rescousse les « émergents », c'est-à-dire l'ancien monde colonisé (Inde, Brésil, Chine...) pour sauver ses économies.
Le prix à payer pour l'Europe : un rapport de force moins favorable face à la nouvelle puissance chinoise, dans les dossiers qui fâchent : importations chinoises ou conceptions divergentes de la gouvernance du monde (comme l'a montré le récent veto chinois et russe sur la Syrie au Conseil de sécurité de l'ONU).
C'est ce qu'a dit François Hollande, le candidat du PS, lors de son passage sur TF1 :
« Peut-on penser que le fait de se mettre, ne serait-ce qu'en partie, entre les mains de ces nations avec lesquelles nous avons par ailleurs à négocier sur le front monétaire et commercial nous mettra en capacité d'obtenir des résultats positifs pour l'Europe ? »
C'est ce que dénonce également l'eurodéputé Vert Daniel Cohn Bendit, qui regrette qu'au lieu de « communautariser » une partie de la dette des pays de la zone euro, on a préféré une « solution chinoise » (et russe). « Politiquement vous vous mettez dans la main de la Russie et de la Chine », a-t-il dit sur BFM-TV.
Hubert Védrine, l'ancien ministre des Affaires étrangères de Lionel Jospin, explique le nouveau rapport de force au Figaro en termes plus policés :
« Dans la mondialisation, il y a les mondialisateurs et les mondialisés. Les Occidentaux ont perdu le monopole de la puissance, de la richesse, de l'influence, de la décision. Il faut partager avec d'autres. »
2.- Ne pas refaire les mêmes erreurs qu'avec les Etats-Unis
Du point de vue chinois, les choses ne sont pas simples non plus.
La Chine a investi environ la moitié de ses 3 200 milliards de dollars de réserves en devise américaine, dont une bonne partie en bonds du Trésor américain. Elle l'a fait :
• pour placer les liquidités dues à son colossal excédent commercial,
• pour donner des gages aux Etats-Unis inquiets de l'émergence de la puissance chinoise, et ainsi éviter une nouvelle « guerre froide ».
Ce faisant, la Chine a financé le déficit américain, comme le Japon l'avait fait avant elle, et s'est retrouvé sans recours lorsque la crise des « subprimes » a frappé en 2008, et menacé tout l'édifice de l'économie américaine.
La Chine n'investira pas dans les mêmes conditions pour renflouer l'Europe : elle exigera un maximum de garanties sur la réduction de la dette des pays de la zone euro, et sur la réduction des déficits.
Ironiquement, Pékin a créé sa propre agence de notation, qui a déjà privé en 2010 la France de son mythique AAA...
Cet été, déjà, Pékin avait sermonné les Américains sur leur incapacité à gérer convenablement la question de leur dette, alors que la Maison Blanche et le Congrès s'opposaient sur le relèvement du plafond de la dette américaine.
Les Chinois ne supportent pas l'incertitude, et les Européens, de leur point de vue, évoluent dans une zone grise.
En 2007, la Chine avait ainsi défini sa politique de réserves :
« Nous recherchons la stabilité, la liquidité et le retour sur investissement et nous avons une politique stratégique à long terme. »
La zone euro, telle qu'elle est, répond-elle à ces critères ?
3.- Ne pas alimenter la surenchère nationaliste en interne
C'est un fait méconnu en Europe, mais le pouvoir chinois doit faire face à une surenchère nationaliste, interne mais aussi extérieure au parti communiste, qui a lancé de vives critiques contre l'équipe dirigeante pour avoir investi en bons du trésor américains.
Très active sur le Web, cette aile nationaliste considère que la Chine doit utiliser ses ressources à régler ses problèmes de développement, plutôt qu'à financer le déficit des Américains, a fortiori celui des Européens sans enjeu stratégique.
Dans le Financial Times, Li Daokui, membre du Comité monétaire de la Banque centrale chinoise, le dit clairement :
« Le principal souci du gouvernement chinois est de savoir comment expliquer cette décision au peuple chinois. »
Le débat avait très chaud en 2007-2009, lors de la crise des subprimes. Le gouvernement a dû faire face à la surenchère d'une aile nationaliste.
En 2007, deux économistes chinois liés au parti communiste avaient semé l'effroi en menaçant d'employer « l'arme nucléaire » monétaire : mettre sur le marché les réserves chinoises en dollar.
Ils avaient très vite été désavoués par Pékin, mais leur message était passé. Des gens haut placés dans l'appareil du pouvoir chinois réfléchissent à de tels scénarios catastrophes.
Et ils ne risquent pas de se calmer lorsque le Congrès américain menace régulièrement la Chine de déclencher la guerre des monnaies, ou quand leur parvient les échos antichinois des campagnes électorales aux Etats-Unis, ou en France.
En répondant à l'appel à l'aide de l'Europe, Pékin devra en permanence vérifier si l'opinion publique – qui se fait entendre sur Internet malgré la censure –, n'y voit pas la répétition de l'« erreur du dollar ».
Un blogueur, Songhzhe, cité par le New Yorker, sonnait ainsi l'alarme sur Weibo, le site de microblogging chinois :
« Pourquoi devons-nous une nouvelle fois donner ce que nous avons gagné par le fruit de notre sang, de notre sueur et de nos larmes, à ces riches et paresseux Européens ? »
4.- Accéder librement à la technologie
Si la Chine est prête à participer avec modération au plan européen de sauvetage de la zone euro, c'est évidemment afin de sauver le premier marché au monde pour ses produits. Mais c'est aussi pour ouvrir plus grand la porte à ses investissements.
Depuis une décennie, les entreprises chinoises tentent de rattraper leur retard à la fois en investissant plus que leurs concurrents dans la recherche et le développement, mais aussi en rachetant des entreprises disposant de technologies de pointe.
Dans la course aux brevets, Pékin s'est heurté, aux Etats-Unis, à des blocages politiques. Que ce soit dans la technologie ou dans l'énergie, les tentatives de rachat d'entreprises américaines par les Chinois ont souvent été bloquées, à l'exception notable de la branche PC d'IBM, vendue à Lenovo.
Dans ses rapports avec l'Europe, la Chine espère qu'il en ira différemment : elle sait que les Européens sont affaiblis et en ordre dispersé. Les investissements chinois, encore modestes, sont déjà en augmentation de 50% cette année, pour atteindre quelque 5,6 milliards d'euros.
Attendez-vous donc à plus de rachats d'entreprises de pointe européennes par les Chinois, sauveurs providentiels de secteurs en difficulté.
Le hasard a fait que le jour même où l'Europe se tournait vers Pékin, un consortium chinois concluait le rachat pour à peine 100 millions d'euros du constructeur automobile suédois Saab, en faillite financière mais disposant d'une marque et d'un savoir-faire reconnus. Saab rejoint l'autre suédois Volvo et le britannique Rover dans le giron d'une industrie automobile chinoise ambitieuse.
Avec l'accord de Bruxelles, la « diplomatie du carnet de chèques » chinois pourra se déployer sans entraves dans une Europe affaiblie et ouverte.
Les optimistes y verront une nouvelle étape de la mondialisation dans laquelle la Chine prendra toute sa place de grande puissance sans pour autant viser l'hégémonie. Les pessimistes, nombreux, y verront la fin de la capacité de l'Europe de peser sur un monde dans lequel elle représente pourtant l'un des pôles majeurs.
http://www.lepost.fr/extrait-du-web/2011/10/31/2626465_que-demande-la-chine-pour-sauver-l-europe.html
L'Europe a-t-elle sacrifié son indépendance en se tournant vers la Chine pour sauver la zone euro, comme l'ont affirmé aussi bien François Hollande que François Bayrou ou Daniel Cohn-Bendit ? La question mérite d'être posée en termes moins simplistes.
Hu Jintao, le numéro un chinois, n'a sans doute pas pu s'empêcher d'avoir un grand moment de jouissance lorsque Nicolas Sarkozy l'a appelé, jeudi, pour l'informer des résultats du sommet européen de Bruxelles.
Son objectif ? Accorder un répit à la Grèce et au delà, à la finance mondiale, en incitant son interlocuteur à investir dans le Fonds européen de stabilité financière (FESF). Le même Sarkozy qui lui donnait des leçons il y a trois ans sur le Tibet, et s'affichait avec le dalaï lama, la bête noire de Pékin.
Dès jeudi soir, le président du FESF, Klaus Regling, arrivait à Pékin pour des entretiens avec les officiels chinois. Et, selon le Financial Times de vendredi, la Chine pourrait investir 35 à 70 milliards d'euros, voire plus, dans le FESF. A quel prix ?
1: Obtenir des contreparties tous azimuts
Les échanges publics sont polis et vagues. Mais qui peut croire que la Chine ne posera pas ses conditions, explicites et implicites, pour l'octroi de cette aide dont l'Europe, affaiblie, a cruellement besoin. On peut évoquer :
•L'octroi du statut d'économie de marché à la Chine. Pékin doit obtenir ce statut en 2016 selon les termes de son adhésion à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), mais demande que la date soit avancée.
L'Union européenne a jusqu'ici refusé, car ce statut offrirait de meilleures garanties d'accès aux produits chinois sur le marché européen, en les mettant à l'abri de clauses antidumping.
•Arrêt des pressions sur la valeur du yuan, la monnaie chinoise, dont la sous-évaluation est régulièrement dénoncée à Washington comme à Bruxelles.
•Plus de rigueur dans la gestion des économies européennes, sous contrôle du FMI.
•Arrêt des pressions sur les sujets politiques sensibles pour Pékin comme les droits de l'homme en Chine, le Tibet, Taïwan, etc.
•Levée de l'embargo européen sur les ventes d'armes à la Chine : promis par Jacques Chirac et Gerhard Schröder, la levée de cet embargo, héritage du massacre de Tiananmen en 1989, s'est heurté à l'absence de consensus européen. Pékin le vit comme une humiliation.
Les conclusions du sommet signalent le renversement du rapport de force mondial : la vieille Europe, berceau de l'industrialisation et des empires coloniaux, appelle désormais à la rescousse les « émergents », c'est-à-dire l'ancien monde colonisé (Inde, Brésil, Chine...) pour sauver ses économies.
Le prix à payer pour l'Europe : un rapport de force moins favorable face à la nouvelle puissance chinoise, dans les dossiers qui fâchent : importations chinoises ou conceptions divergentes de la gouvernance du monde (comme l'a montré le récent veto chinois et russe sur la Syrie au Conseil de sécurité de l'ONU).
C'est ce qu'a dit François Hollande, le candidat du PS, lors de son passage sur TF1 :
« Peut-on penser que le fait de se mettre, ne serait-ce qu'en partie, entre les mains de ces nations avec lesquelles nous avons par ailleurs à négocier sur le front monétaire et commercial nous mettra en capacité d'obtenir des résultats positifs pour l'Europe ? »
C'est ce que dénonce également l'eurodéputé Vert Daniel Cohn Bendit, qui regrette qu'au lieu de « communautariser » une partie de la dette des pays de la zone euro, on a préféré une « solution chinoise » (et russe). « Politiquement vous vous mettez dans la main de la Russie et de la Chine », a-t-il dit sur BFM-TV.
Hubert Védrine, l'ancien ministre des Affaires étrangères de Lionel Jospin, explique le nouveau rapport de force au Figaro en termes plus policés :
« Dans la mondialisation, il y a les mondialisateurs et les mondialisés. Les Occidentaux ont perdu le monopole de la puissance, de la richesse, de l'influence, de la décision. Il faut partager avec d'autres. »
2.- Ne pas refaire les mêmes erreurs qu'avec les Etats-Unis
Du point de vue chinois, les choses ne sont pas simples non plus.
La Chine a investi environ la moitié de ses 3 200 milliards de dollars de réserves en devise américaine, dont une bonne partie en bonds du Trésor américain. Elle l'a fait :
• pour placer les liquidités dues à son colossal excédent commercial,
• pour donner des gages aux Etats-Unis inquiets de l'émergence de la puissance chinoise, et ainsi éviter une nouvelle « guerre froide ».
Ce faisant, la Chine a financé le déficit américain, comme le Japon l'avait fait avant elle, et s'est retrouvé sans recours lorsque la crise des « subprimes » a frappé en 2008, et menacé tout l'édifice de l'économie américaine.
La Chine n'investira pas dans les mêmes conditions pour renflouer l'Europe : elle exigera un maximum de garanties sur la réduction de la dette des pays de la zone euro, et sur la réduction des déficits.
Ironiquement, Pékin a créé sa propre agence de notation, qui a déjà privé en 2010 la France de son mythique AAA...
Cet été, déjà, Pékin avait sermonné les Américains sur leur incapacité à gérer convenablement la question de leur dette, alors que la Maison Blanche et le Congrès s'opposaient sur le relèvement du plafond de la dette américaine.
Les Chinois ne supportent pas l'incertitude, et les Européens, de leur point de vue, évoluent dans une zone grise.
En 2007, la Chine avait ainsi défini sa politique de réserves :
« Nous recherchons la stabilité, la liquidité et le retour sur investissement et nous avons une politique stratégique à long terme. »
La zone euro, telle qu'elle est, répond-elle à ces critères ?
3.- Ne pas alimenter la surenchère nationaliste en interne
C'est un fait méconnu en Europe, mais le pouvoir chinois doit faire face à une surenchère nationaliste, interne mais aussi extérieure au parti communiste, qui a lancé de vives critiques contre l'équipe dirigeante pour avoir investi en bons du trésor américains.
Très active sur le Web, cette aile nationaliste considère que la Chine doit utiliser ses ressources à régler ses problèmes de développement, plutôt qu'à financer le déficit des Américains, a fortiori celui des Européens sans enjeu stratégique.
Dans le Financial Times, Li Daokui, membre du Comité monétaire de la Banque centrale chinoise, le dit clairement :
« Le principal souci du gouvernement chinois est de savoir comment expliquer cette décision au peuple chinois. »
Le débat avait très chaud en 2007-2009, lors de la crise des subprimes. Le gouvernement a dû faire face à la surenchère d'une aile nationaliste.
En 2007, deux économistes chinois liés au parti communiste avaient semé l'effroi en menaçant d'employer « l'arme nucléaire » monétaire : mettre sur le marché les réserves chinoises en dollar.
Ils avaient très vite été désavoués par Pékin, mais leur message était passé. Des gens haut placés dans l'appareil du pouvoir chinois réfléchissent à de tels scénarios catastrophes.
Et ils ne risquent pas de se calmer lorsque le Congrès américain menace régulièrement la Chine de déclencher la guerre des monnaies, ou quand leur parvient les échos antichinois des campagnes électorales aux Etats-Unis, ou en France.
En répondant à l'appel à l'aide de l'Europe, Pékin devra en permanence vérifier si l'opinion publique – qui se fait entendre sur Internet malgré la censure –, n'y voit pas la répétition de l'« erreur du dollar ».
Un blogueur, Songhzhe, cité par le New Yorker, sonnait ainsi l'alarme sur Weibo, le site de microblogging chinois :
« Pourquoi devons-nous une nouvelle fois donner ce que nous avons gagné par le fruit de notre sang, de notre sueur et de nos larmes, à ces riches et paresseux Européens ? »
4.- Accéder librement à la technologie
Si la Chine est prête à participer avec modération au plan européen de sauvetage de la zone euro, c'est évidemment afin de sauver le premier marché au monde pour ses produits. Mais c'est aussi pour ouvrir plus grand la porte à ses investissements.
Depuis une décennie, les entreprises chinoises tentent de rattraper leur retard à la fois en investissant plus que leurs concurrents dans la recherche et le développement, mais aussi en rachetant des entreprises disposant de technologies de pointe.
Dans la course aux brevets, Pékin s'est heurté, aux Etats-Unis, à des blocages politiques. Que ce soit dans la technologie ou dans l'énergie, les tentatives de rachat d'entreprises américaines par les Chinois ont souvent été bloquées, à l'exception notable de la branche PC d'IBM, vendue à Lenovo.
Dans ses rapports avec l'Europe, la Chine espère qu'il en ira différemment : elle sait que les Européens sont affaiblis et en ordre dispersé. Les investissements chinois, encore modestes, sont déjà en augmentation de 50% cette année, pour atteindre quelque 5,6 milliards d'euros.
Attendez-vous donc à plus de rachats d'entreprises de pointe européennes par les Chinois, sauveurs providentiels de secteurs en difficulté.
Le hasard a fait que le jour même où l'Europe se tournait vers Pékin, un consortium chinois concluait le rachat pour à peine 100 millions d'euros du constructeur automobile suédois Saab, en faillite financière mais disposant d'une marque et d'un savoir-faire reconnus. Saab rejoint l'autre suédois Volvo et le britannique Rover dans le giron d'une industrie automobile chinoise ambitieuse.
Avec l'accord de Bruxelles, la « diplomatie du carnet de chèques » chinois pourra se déployer sans entraves dans une Europe affaiblie et ouverte.
Les optimistes y verront une nouvelle étape de la mondialisation dans laquelle la Chine prendra toute sa place de grande puissance sans pour autant viser l'hégémonie. Les pessimistes, nombreux, y verront la fin de la capacité de l'Europe de peser sur un monde dans lequel elle représente pourtant l'un des pôles majeurs.
http://www.lepost.fr/extrait-du-web/2011/10/31/2626465_que-demande-la-chine-pour-sauver-l-europe.html
La Chine et l'Europe doivent s'« observer » de façon rationnelle et judicieuse dans leur coopération pour faire face à la crise
Le récent sommet européen est enfin parvenu à un important consensus cadre au sujet de la solution du problème de la dette souveraine qui ravage l'Europe. La Chine déclare qu'elle souhaite que cette dernière puisse s'unir, faire bloc et se solidariser afin de pouvoir résoudre de façon efficace les problèmes de la crise de la dette et qu'à cet effet, elle désire poursuivre et renforcer sa coopération avec l'Union européenne. Lors du colloque internationale « L'UE et l'Européenne vues par les Chinois », tenu le 29 courant à Beijing, plusieurs spécialistes chinois et européens ont indiqué que la bonne coopération entre la Chine et l'Europe nécessite que les deux parties concernées mettent à l'écart et laissent de côté les préjugés et les idées préconçues et s' « observent » de façon rationnelle et judicieuse. Pour ce qui est de l'information selon laquelle la Chine est prêt à apporter sa contribution à la solution de la crise de la dette en accordant une aide financière à la zone euro pour l'aider à résoudre ses difficultés, Yao Shujie, Recteur de l'Institut de la littérature chinoise contemporaine de l'Université de Nottingham de Grande-Bretagne et économiste de renom d'origine chinoise, insiste que l'aide que la Chine apporte à l'Europe au moment où la crise de la dette sévit en zone euro constitue en fait une occasion exceptionnelle permettant de développer et de renforcer davantage la coopération entre les deux partie. Cependant, des voix se font entendre en Europe contestant et mettant en doute l' « aide amicale chinoise » et déclarant que le motif réel de cette aide c'est de « prendre en otage » l'Europe et d'obliger les dirigeants européens de céder et de faire des concessions à la partie chinoise sur de nombreux problèmes-clés, y compris la reconnaissance du complet statut d'économie de marché de la Chine.
Parlant des idées préconçues et des préjugés sur la Chine qui existent en Europe, Liu Yanhong, professeur à l'Ecole supérieure pour aspirants à la recherche de l'Académie des Sciences sociales de Chine, pensent qu'en traitant des problèmes concernant la Chine, les Européens ont l'habitude de recourir à la tactique diplomatique de la « force réglementaire », c'est-à-dire obliger les autres à se conformer à leurs idées et à leurs règles pour établir et instaurer leur avantage et leur supériorité. Mais, avec le développement vigoureux et rapide de la Chine, l'équilibre des forces internationales est en train d'évoluer. Compte tenu des intérêts réels des relations entre la Chine et l'Europe, il est important pour cette dernière de réajuster convenablement cette tactique diplomatique.
Quant à Li Daokui, professeur à l'Université Qinhua et membre du de la Commission de la politique monétaire de la Banque du Peuple de Chine (banque centrale), il indique que l'UE est le plus grand partenaire commercial de la Chine, c'est pourquoi l'aide que celle-ci apporte à l'Europe répond entièrement à ses intérêts à long terme. Toutefois, pour le moment, il est important pour le gouvernement chinois de donner des explications aux masses populaires du pays pour qu'elles comprennent effectivement les bonnes raisons d'aider l'Europe dans cette période de crise et de difficulté.
Tang Haihua, Maître-assistant à l'Institut des Relations internationales de l'Université du Peuple de Chine, indique qu'en Chine, la masse populaire ne connaît pas très bien la place importante qu'occupe actuellement l'UE sur la scène internationale de notre monde. C'est pourquoi lorsque la Chine et l'Europe s'observent réciproquement, des deux côtés, il manque souvent de jugements rationnels et judicieux et les médias des deux parties en sont responsables, car souvent ce sont eux qui jettent de l'huile sur le feu. D'autre part, certaines idées qui se prêtent aux « facteurs négatifs de la flatterie et des mauvaises habitudes » cachent et dissimulent les dangers latents susceptibles de compromettre sérieusement la bonne entente et la coopération entre les deux parties.
Pour pouvoir établir un système permettant à la Chine et à l'Europe de s'observer mutuellement de façon rationnelle et judicieuse, Sun Long, Assistant professeur à l'Institut des Relations internationales de l'Université du Peuple de Chine, indique qu'en prenant la Chine comme exemple, il existe certain écart de vues entre le public et l'élite intellectuelle sur de nombreux problèmes concernant les relations sino européennes. De même pour l'élite intellectuelle, il existe également, parmi les fonctionnaires du gouvernement, les savants et spécialistes et les médias, différentes idées ainsi que des jugements et appréciations contraires sur des problèmes d'importance. Par conséquent, dans le processus de l'établissement d'une observation mutuelle rationnelle et judicieuse, il est nécessaire de déployer des efforts soutenus face à des catégories de personnes différentes.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne
http://french.peopledaily.com.cn/Economie/7631325.html
Parlant des idées préconçues et des préjugés sur la Chine qui existent en Europe, Liu Yanhong, professeur à l'Ecole supérieure pour aspirants à la recherche de l'Académie des Sciences sociales de Chine, pensent qu'en traitant des problèmes concernant la Chine, les Européens ont l'habitude de recourir à la tactique diplomatique de la « force réglementaire », c'est-à-dire obliger les autres à se conformer à leurs idées et à leurs règles pour établir et instaurer leur avantage et leur supériorité. Mais, avec le développement vigoureux et rapide de la Chine, l'équilibre des forces internationales est en train d'évoluer. Compte tenu des intérêts réels des relations entre la Chine et l'Europe, il est important pour cette dernière de réajuster convenablement cette tactique diplomatique.
Quant à Li Daokui, professeur à l'Université Qinhua et membre du de la Commission de la politique monétaire de la Banque du Peuple de Chine (banque centrale), il indique que l'UE est le plus grand partenaire commercial de la Chine, c'est pourquoi l'aide que celle-ci apporte à l'Europe répond entièrement à ses intérêts à long terme. Toutefois, pour le moment, il est important pour le gouvernement chinois de donner des explications aux masses populaires du pays pour qu'elles comprennent effectivement les bonnes raisons d'aider l'Europe dans cette période de crise et de difficulté.
Tang Haihua, Maître-assistant à l'Institut des Relations internationales de l'Université du Peuple de Chine, indique qu'en Chine, la masse populaire ne connaît pas très bien la place importante qu'occupe actuellement l'UE sur la scène internationale de notre monde. C'est pourquoi lorsque la Chine et l'Europe s'observent réciproquement, des deux côtés, il manque souvent de jugements rationnels et judicieux et les médias des deux parties en sont responsables, car souvent ce sont eux qui jettent de l'huile sur le feu. D'autre part, certaines idées qui se prêtent aux « facteurs négatifs de la flatterie et des mauvaises habitudes » cachent et dissimulent les dangers latents susceptibles de compromettre sérieusement la bonne entente et la coopération entre les deux parties.
Pour pouvoir établir un système permettant à la Chine et à l'Europe de s'observer mutuellement de façon rationnelle et judicieuse, Sun Long, Assistant professeur à l'Institut des Relations internationales de l'Université du Peuple de Chine, indique qu'en prenant la Chine comme exemple, il existe certain écart de vues entre le public et l'élite intellectuelle sur de nombreux problèmes concernant les relations sino européennes. De même pour l'élite intellectuelle, il existe également, parmi les fonctionnaires du gouvernement, les savants et spécialistes et les médias, différentes idées ainsi que des jugements et appréciations contraires sur des problèmes d'importance. Par conséquent, dans le processus de l'établissement d'une observation mutuelle rationnelle et judicieuse, il est nécessaire de déployer des efforts soutenus face à des catégories de personnes différentes.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne
http://french.peopledaily.com.cn/Economie/7631325.html
Crise de l’euro : quand la Chine possédera l’Europe (après l’Afrique)
En 1973, Alain Peyrefitte avait publié la première édition du livre « Quand la Chine s'éveillera », qui, à l'époque, avait retenu une attention polie et des sourires convenus. A l'époque, le pays le plus peuplé du monde n'intéressait pas grand monde.....
En 2011, alors que les sociétés chinoises rachètent le sous-sol et les infrastructures de plusieurs pays africains, mais aussi de la Grèce par l'intermédiaire opportun de la crise de l'euro, les propos du livre apparaissent non plus comme « ridicules », comme le pensaient certains voici 38 ans, mais bien en -dessous de la réalité actuelle.
Le plus formidable retournement de l'histoire économique récente s'est opéré en défaveur tout d'abord des pays africains riches en minerais du futur, et maintenant des pays de la zone euro dont les dirigeants supplient- littéralement- les responsables chinois (et asiatiques plus généralement) de combler leurs dettes abyssales afin de tenter le sauvetage impossible de l'euro.
Des décennies de mépris arrogant de la Chine en particulier, et de l'Asie plus largement, par les politiques, les économistes et les chefs d'entreprises européens, se retournent en terrifiant boomerang contre les Etats qui, naguère, ont humilié, occupé, pillé, ruiné, colonisé la Chine et le continent asiatique.
Au début, il y eut l'Afrique et ses sous-sols.....
Depuis maintenant près de 20 ans, les dirigeants européens, inquiets du phénomène, mais ne souhaitant pas l'évoquer trop publiquement, suivent avec angoisse l'empiètement progressif, et en apparence irrésistible, des entreprises et de l'Etat chinois sur les territoires africains, surtout riches en matières premières indispensables au développement rapide du pays et de son marché intérieur.
En première ligne était la France, avec sa célèbre autant que sulfureuse « Françafrique », ses réseaux opaques s'appuyant sur des dirigeants africains corrompus facilitant la vente des richesses de leurs pays aux entreprises françaises (AREVA, TOTAL, BOUYGUES, VINCI, etc...). L'irruption de la Chine, avec ce que d'aucuns ont appelé « ses missionnaires laïques » apportant, non le réconfort moral d'une religion de soumission aux populations exploitées et pillées, mais de l'argent frais, des infrastructures à bas coût, des opportunités de stabilité politique, a bouleversé le cours des choses sur le continent noir.
Certes, les envoyés chinois ne sont pas plus intéressés par un vrai développement local et pérenne des pays africains que ne l'étaient auparavant les corps expéditionnaires de la France ou de la Belgique, mais ils disposent de moyens financiers colossaux et abordent les questions politiques africaines sans complexe hérité de lourds contentieux coloniaux avec les peuples africains.
De manière générale, les émissaires chinois en Afrique essaient de convaincre, par des faits et réalisations, les populations locales que travailler avec eux et pour eux est un marché « gagnant-gagnant », conforme aux traditions commerciales chinoises.
Puis, arriva la crise de l'euro et la vente à la découpe des richesses de la zone euro
En Europe, par le biais de la crise de l'euro et ses terribles conséquences, les intérêts chinois trouvent partout des achats judicieux, fructueux et bon marché.
La Grèce a inauguré cette arrivée publique, décomplexée et ouverte en Europe, avec des achats lourds des anciens biens publics nationaux du pays. Le plus emblématique est l'achat du port du Pirée, poumon économique et commercial d'Athènes et de la Grèce.
Mais, cela n'est que la pointe émergée du processus. En France, par exemple, les capitaux chinois sont en chasse permanente : que ce soit des propriétés viticoles rentables, des châteaux admirables, les cafés- tabac-restaurants de Paris et d'autres grandes villes, l'argent venu de Chine trouve partout des proies faciles.
A terme, selon des investisseurs chinois que nous avons interrogés, d'autres secteurs seront visés : les terres agricoles adaptées à la mécanisation, l'immobilier rural pour des résidences secondaires, des sociétés françaises réputées du secteur du luxe et des hautes technologies, des banques et des infrastructures privatisées (autoroutes, ports, aéroports, réseau ferré, compagnies aériennes, recyclage des métaux, chimie, etc....).
Certains,en France, ont en partie préparé, anticipé ce phénomène comme les notaires qui entendent « former » des homologues chinois.
Doit-on révéler à cette profession très spécifiquement franco-française que, demain, avec des lois modifiées par des conventions entre Etats- projet déjà dans les « tuyaux prévisionnels » à Pékin- ces notaires chinois seront leurs concurrents directs pour les affaires sino-françaises ? La vision économique à court terme suicidaire est-elle une spécialité française, comme la tête de veau en cuisine ?
Ce qui est décrit ici est inscrit dans un contexte économique, financier et monétaire : celui de la crise de l'euro, cette monnaie, « magique » selon les mots d'un très riche investisseur chinois, « car elle permet de s'ouvrir sans fatigue et sans pots de vin les portes des économies et des biens de 17 pays. C'est une clé passe-partout miraculeuse qui facilite tous nos achats et leur suivi sur place ».
Mais, au-delà de la vague de profits juteux en vue pour des capitaux chinois (et asiatiques) qui attendent de pouvoir trouver des cibles intéressantes à prix soldés, la situation politique d'ensemble de la zone euro est en passe de démultiplier ces processus, pour l'heure relativement silencieux et partiels.
Le jour où la zone euro dut supplier pour obtenir des fonds chinois (et asiatiques)
Le récent « plan européen » censé sauver la zone euro souffre d'un mal d'origine tragi-comique, presque surréaliste, pour le mettre en œuvre : il lui faut plus de 100 milliards d'euros, que les signataires de l'accord ne possèdent pas !!!
Cet argent, les dirigeants de ladite zone ne peuvent, en l'état de leurs économies nationales exsangues et du fait de leur monnaie unique les étranglant en groupe, que le trouver en Asie, et plus spécifiquement en Chine !!!
Ainsi s'écroule aux yeux du public européen la trilogie mensongère qui présida à la naissance de l'euro : celui de la grandeur unie, de l'indépendance garantie et de l'économie protégée des pays de la zone euro.
De la grandeur annoncée, il reste l'humiliation de devoir envoyer à Pékin des hauts dignitaires du FESF (Fonds Européen de Stabilité Financière) implorer, à genoux et la sébile à la main, pour abonder un Fonds vide avec des euros qui sont partis en Asie !!!
De l'indépendance de la zone euro, il demeure en fait une soumission totale, obligée, humiliante, aux seuls intérêts des investisseurs chinois (et asiatiques) à qui les dirigeants européens sont prêts à tout accorder maintenant pour quelques milliards d'euros de plus !!!
De l'économie européenne protégée, il subsiste en réalité la vague formidable d'achats en cours et à venir par les fonds chinois et asiatiques de sociétés, biens, infrastructures des pays de la zone euro !!!
Telle est la réalité des rapports de puissance euro-asiatiques en cette fin 2011
En économie, il est un principe que le bon sens populaire a traduit avec intelligence pr la formule « qui paie commande ».
Qui, en cette fin 2011, pourrait permettre à la zone euro en ruines, de continuer à se désintégrer progressivement en vendant tous ses joyaux et biens propres afin de se survivre quelques semaines ou quelques mois de plus ?
La réponse, les chefs de la zone euro la connaissent et la crient sans aucune pudeur : les détenteurs, publics et privés, de capitaux disponibles, en Chine et en Asie !
Déjà, les dignitaires chinois, et les financiers privés du continent asiatique, indiquent avec un sourire narquois, poliment, mais fermement, les conditions obligatoires que leur aide financière momentanée supposerait.
Ces conditions sont de nature politique, économique et financière, un peu à la façon dont naguère le FMI traitait les états africains et/ou sud-américains endettés.C'est dire quelle est la situation désastreuse de la zone euro en cette fin 2011 !
De manière publique, et cela est une contradiction étonnante qu'il convient de souligner, les dirigeants qui veulent sauver la zone euro sont amenés, pour essayer de réaliser leur mission impossible, à détruire les bases économiques mêmes de cette zone.
Dit plus simplement : pour recevoir, avec des intérêts à régler plus tard de l'argent frais immédiatement, ces responsables européens vont être contraints de brader tout ce qui a une valeur pour les spéculateurs chinois (et asiatiques), tout en se pliant à leurs souhaits que d'aucuns verront comme des diktats.
En un mot ; la zone euro est à vendre à qui peut se payer ses biens et richesses.
Les pères fondateurs de l'Europe économique et politique doivent, comme le dit l'adage populaire, se retourner dans leurs tombes de honte et de confusion devant ce constat.
Pour résumer la situation en une image saisissante pour toutes et tous : afin d'essayer, en vain, de sauver une monnaie condamnée, les dirigeants de la zone euro se préparent à vendre aux enchères leurs économies nationales, leurs pays comme tels et leurs ressources futures.
La Grèce ne fut donc bien que le sort qui attend les 16 autres pays de la zone euro, et leurs peuples, si rien ne vient stopper ce processus annoncé.
Une jeune économiste chinoise dit les choses autrement, mais aussi clairement :
« le FESF est par sa nature même une corde de chanvre solide tendue par les dirigeants politiques européens aux financiers asiatiques pour étrangler la zone euro avec. Quand la corde des dettes envers ces financiers sera bien serrée parce que les pays de la zone euro auront vendu tout ce qui en fait le prix et constitue leur richesse, il suffira de tirer sur la corde des dettes accrues pour tenir 17 pays à merci, comme on peut tenir un chien en laisse afin qu'il soit bien obéissant.
En ce sens, la politique actuelle des responsables européens, du point de vue de l'Europe, est suicidaire pour eux et pour leurs peuples. Pour les détenteurs de capitaux asiatiques, c'est au contraire une aubaine fabuleuse qui surgit, un véritable nouveau Far West qui s'ouvre, une forme moderne d'eldorado qui s'étend devant eux ».
La fable chinoise des animaux réunis ensemble de force par le sorcier fou
Il est pertinent de conclure cet article par l'analyse que cette jeune économiste chinoise a donnée de la zone euro à travers une fable morale naturelle. En voici le résumé en sa substantifique moelle :
« La zone euro peut être comparée à un sorcier fou qui aurait voulu, pour réaliser un rêve absurde, mettre ensemble dans une maison fermée des animaux aussi différents qu'un lion, une girafe, un tigre, un ours, un lièvre, une gazelle, une tortue, un lézard, et d'autres animaux tous nécessitant un biotope différent. Le sorcier fou leur dit qu'ils doivent tous vivre ensemble, mais chaque animal a ses propres besoins, habitudes, rythmes de vie et aspirations. Ce que constatant alors, le sorcier fou entend leur imposer de force, sans leur avis, des lois et des règles communes à respecter alors que les animaux sont tous très différents. Les animaux, loin d'être aimés et protégés comme il leur avait été promis, se retrouvent piégés et prisonniers dans une maison-prison.
Mais, la nature a ses lois supérieures à toutes les autres car chaque animal veut vivre sa vie sans se soumettre à une loi commune unique qui les conduirait tous à une mort certaine.
Alors, les animaux, sans se concerter, mus seulement par leur instinct vital, commencent à attaquer, qui le toit de la maison avec sa tête, qui le plancher avec ses griffes et ses crocs, qui à creuser des trous dans les murs avec ses pattes agiles. Tant et si bien qu'à la fin, leurs efforts communs finissent par faire s'écrouler la maison où ils étaient tenus prisonniers sur la tête du sorcier fou tandis que les animaux s'enfuient afin de retourner chacun à sa vie habituelle naturelle ».
Une fable chinoise, certes. Mais qui ne s'applique pas à la Chine !
Et une situation totalement renversée des rapports de puissance euro-asiatiques en ce 100ème anniversaire de la Révolution chinoise de 1911...
.http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/crise-de-l-euro-quand-la-chine-103310
En 2011, alors que les sociétés chinoises rachètent le sous-sol et les infrastructures de plusieurs pays africains, mais aussi de la Grèce par l'intermédiaire opportun de la crise de l'euro, les propos du livre apparaissent non plus comme « ridicules », comme le pensaient certains voici 38 ans, mais bien en -dessous de la réalité actuelle.
Le plus formidable retournement de l'histoire économique récente s'est opéré en défaveur tout d'abord des pays africains riches en minerais du futur, et maintenant des pays de la zone euro dont les dirigeants supplient- littéralement- les responsables chinois (et asiatiques plus généralement) de combler leurs dettes abyssales afin de tenter le sauvetage impossible de l'euro.
Des décennies de mépris arrogant de la Chine en particulier, et de l'Asie plus largement, par les politiques, les économistes et les chefs d'entreprises européens, se retournent en terrifiant boomerang contre les Etats qui, naguère, ont humilié, occupé, pillé, ruiné, colonisé la Chine et le continent asiatique.
Au début, il y eut l'Afrique et ses sous-sols.....
Depuis maintenant près de 20 ans, les dirigeants européens, inquiets du phénomène, mais ne souhaitant pas l'évoquer trop publiquement, suivent avec angoisse l'empiètement progressif, et en apparence irrésistible, des entreprises et de l'Etat chinois sur les territoires africains, surtout riches en matières premières indispensables au développement rapide du pays et de son marché intérieur.
En première ligne était la France, avec sa célèbre autant que sulfureuse « Françafrique », ses réseaux opaques s'appuyant sur des dirigeants africains corrompus facilitant la vente des richesses de leurs pays aux entreprises françaises (AREVA, TOTAL, BOUYGUES, VINCI, etc...). L'irruption de la Chine, avec ce que d'aucuns ont appelé « ses missionnaires laïques » apportant, non le réconfort moral d'une religion de soumission aux populations exploitées et pillées, mais de l'argent frais, des infrastructures à bas coût, des opportunités de stabilité politique, a bouleversé le cours des choses sur le continent noir.
Certes, les envoyés chinois ne sont pas plus intéressés par un vrai développement local et pérenne des pays africains que ne l'étaient auparavant les corps expéditionnaires de la France ou de la Belgique, mais ils disposent de moyens financiers colossaux et abordent les questions politiques africaines sans complexe hérité de lourds contentieux coloniaux avec les peuples africains.
De manière générale, les émissaires chinois en Afrique essaient de convaincre, par des faits et réalisations, les populations locales que travailler avec eux et pour eux est un marché « gagnant-gagnant », conforme aux traditions commerciales chinoises.
Puis, arriva la crise de l'euro et la vente à la découpe des richesses de la zone euro
En Europe, par le biais de la crise de l'euro et ses terribles conséquences, les intérêts chinois trouvent partout des achats judicieux, fructueux et bon marché.
La Grèce a inauguré cette arrivée publique, décomplexée et ouverte en Europe, avec des achats lourds des anciens biens publics nationaux du pays. Le plus emblématique est l'achat du port du Pirée, poumon économique et commercial d'Athènes et de la Grèce.
Mais, cela n'est que la pointe émergée du processus. En France, par exemple, les capitaux chinois sont en chasse permanente : que ce soit des propriétés viticoles rentables, des châteaux admirables, les cafés- tabac-restaurants de Paris et d'autres grandes villes, l'argent venu de Chine trouve partout des proies faciles.
A terme, selon des investisseurs chinois que nous avons interrogés, d'autres secteurs seront visés : les terres agricoles adaptées à la mécanisation, l'immobilier rural pour des résidences secondaires, des sociétés françaises réputées du secteur du luxe et des hautes technologies, des banques et des infrastructures privatisées (autoroutes, ports, aéroports, réseau ferré, compagnies aériennes, recyclage des métaux, chimie, etc....).
Certains,en France, ont en partie préparé, anticipé ce phénomène comme les notaires qui entendent « former » des homologues chinois.
Doit-on révéler à cette profession très spécifiquement franco-française que, demain, avec des lois modifiées par des conventions entre Etats- projet déjà dans les « tuyaux prévisionnels » à Pékin- ces notaires chinois seront leurs concurrents directs pour les affaires sino-françaises ? La vision économique à court terme suicidaire est-elle une spécialité française, comme la tête de veau en cuisine ?
Ce qui est décrit ici est inscrit dans un contexte économique, financier et monétaire : celui de la crise de l'euro, cette monnaie, « magique » selon les mots d'un très riche investisseur chinois, « car elle permet de s'ouvrir sans fatigue et sans pots de vin les portes des économies et des biens de 17 pays. C'est une clé passe-partout miraculeuse qui facilite tous nos achats et leur suivi sur place ».
Mais, au-delà de la vague de profits juteux en vue pour des capitaux chinois (et asiatiques) qui attendent de pouvoir trouver des cibles intéressantes à prix soldés, la situation politique d'ensemble de la zone euro est en passe de démultiplier ces processus, pour l'heure relativement silencieux et partiels.
Le jour où la zone euro dut supplier pour obtenir des fonds chinois (et asiatiques)
Le récent « plan européen » censé sauver la zone euro souffre d'un mal d'origine tragi-comique, presque surréaliste, pour le mettre en œuvre : il lui faut plus de 100 milliards d'euros, que les signataires de l'accord ne possèdent pas !!!
Cet argent, les dirigeants de ladite zone ne peuvent, en l'état de leurs économies nationales exsangues et du fait de leur monnaie unique les étranglant en groupe, que le trouver en Asie, et plus spécifiquement en Chine !!!
Ainsi s'écroule aux yeux du public européen la trilogie mensongère qui présida à la naissance de l'euro : celui de la grandeur unie, de l'indépendance garantie et de l'économie protégée des pays de la zone euro.
De la grandeur annoncée, il reste l'humiliation de devoir envoyer à Pékin des hauts dignitaires du FESF (Fonds Européen de Stabilité Financière) implorer, à genoux et la sébile à la main, pour abonder un Fonds vide avec des euros qui sont partis en Asie !!!
De l'indépendance de la zone euro, il demeure en fait une soumission totale, obligée, humiliante, aux seuls intérêts des investisseurs chinois (et asiatiques) à qui les dirigeants européens sont prêts à tout accorder maintenant pour quelques milliards d'euros de plus !!!
De l'économie européenne protégée, il subsiste en réalité la vague formidable d'achats en cours et à venir par les fonds chinois et asiatiques de sociétés, biens, infrastructures des pays de la zone euro !!!
Telle est la réalité des rapports de puissance euro-asiatiques en cette fin 2011
En économie, il est un principe que le bon sens populaire a traduit avec intelligence pr la formule « qui paie commande ».
Qui, en cette fin 2011, pourrait permettre à la zone euro en ruines, de continuer à se désintégrer progressivement en vendant tous ses joyaux et biens propres afin de se survivre quelques semaines ou quelques mois de plus ?
La réponse, les chefs de la zone euro la connaissent et la crient sans aucune pudeur : les détenteurs, publics et privés, de capitaux disponibles, en Chine et en Asie !
Déjà, les dignitaires chinois, et les financiers privés du continent asiatique, indiquent avec un sourire narquois, poliment, mais fermement, les conditions obligatoires que leur aide financière momentanée supposerait.
Ces conditions sont de nature politique, économique et financière, un peu à la façon dont naguère le FMI traitait les états africains et/ou sud-américains endettés.C'est dire quelle est la situation désastreuse de la zone euro en cette fin 2011 !
De manière publique, et cela est une contradiction étonnante qu'il convient de souligner, les dirigeants qui veulent sauver la zone euro sont amenés, pour essayer de réaliser leur mission impossible, à détruire les bases économiques mêmes de cette zone.
Dit plus simplement : pour recevoir, avec des intérêts à régler plus tard de l'argent frais immédiatement, ces responsables européens vont être contraints de brader tout ce qui a une valeur pour les spéculateurs chinois (et asiatiques), tout en se pliant à leurs souhaits que d'aucuns verront comme des diktats.
En un mot ; la zone euro est à vendre à qui peut se payer ses biens et richesses.
Les pères fondateurs de l'Europe économique et politique doivent, comme le dit l'adage populaire, se retourner dans leurs tombes de honte et de confusion devant ce constat.
Pour résumer la situation en une image saisissante pour toutes et tous : afin d'essayer, en vain, de sauver une monnaie condamnée, les dirigeants de la zone euro se préparent à vendre aux enchères leurs économies nationales, leurs pays comme tels et leurs ressources futures.
La Grèce ne fut donc bien que le sort qui attend les 16 autres pays de la zone euro, et leurs peuples, si rien ne vient stopper ce processus annoncé.
Une jeune économiste chinoise dit les choses autrement, mais aussi clairement :
« le FESF est par sa nature même une corde de chanvre solide tendue par les dirigeants politiques européens aux financiers asiatiques pour étrangler la zone euro avec. Quand la corde des dettes envers ces financiers sera bien serrée parce que les pays de la zone euro auront vendu tout ce qui en fait le prix et constitue leur richesse, il suffira de tirer sur la corde des dettes accrues pour tenir 17 pays à merci, comme on peut tenir un chien en laisse afin qu'il soit bien obéissant.
En ce sens, la politique actuelle des responsables européens, du point de vue de l'Europe, est suicidaire pour eux et pour leurs peuples. Pour les détenteurs de capitaux asiatiques, c'est au contraire une aubaine fabuleuse qui surgit, un véritable nouveau Far West qui s'ouvre, une forme moderne d'eldorado qui s'étend devant eux ».
La fable chinoise des animaux réunis ensemble de force par le sorcier fou
Il est pertinent de conclure cet article par l'analyse que cette jeune économiste chinoise a donnée de la zone euro à travers une fable morale naturelle. En voici le résumé en sa substantifique moelle :
« La zone euro peut être comparée à un sorcier fou qui aurait voulu, pour réaliser un rêve absurde, mettre ensemble dans une maison fermée des animaux aussi différents qu'un lion, une girafe, un tigre, un ours, un lièvre, une gazelle, une tortue, un lézard, et d'autres animaux tous nécessitant un biotope différent. Le sorcier fou leur dit qu'ils doivent tous vivre ensemble, mais chaque animal a ses propres besoins, habitudes, rythmes de vie et aspirations. Ce que constatant alors, le sorcier fou entend leur imposer de force, sans leur avis, des lois et des règles communes à respecter alors que les animaux sont tous très différents. Les animaux, loin d'être aimés et protégés comme il leur avait été promis, se retrouvent piégés et prisonniers dans une maison-prison.
Mais, la nature a ses lois supérieures à toutes les autres car chaque animal veut vivre sa vie sans se soumettre à une loi commune unique qui les conduirait tous à une mort certaine.
Alors, les animaux, sans se concerter, mus seulement par leur instinct vital, commencent à attaquer, qui le toit de la maison avec sa tête, qui le plancher avec ses griffes et ses crocs, qui à creuser des trous dans les murs avec ses pattes agiles. Tant et si bien qu'à la fin, leurs efforts communs finissent par faire s'écrouler la maison où ils étaient tenus prisonniers sur la tête du sorcier fou tandis que les animaux s'enfuient afin de retourner chacun à sa vie habituelle naturelle ».
Une fable chinoise, certes. Mais qui ne s'applique pas à la Chine !
Et une situation totalement renversée des rapports de puissance euro-asiatiques en ce 100ème anniversaire de la Révolution chinoise de 1911...
.http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/crise-de-l-euro-quand-la-chine-103310
Pourquoi la Chine n'a pas encore donné le feu vert au fonds de secours européen
La Chine pourrait venir au secours de l'Europe en abondant le Fonds européen de stabilité financière de 50 à 100 milliards de dollars. Mais aucun officiel chinois ne confirme. Le directeur général du FESF n'ose même pas parler de négociation, tant les enjeux sont lourds. Ecrit par
Marie-Christine CORBIER
Klaus Regling n'a dupé personne en affirmant, vendredi, qu'il n'y avait « pas de négociations en cours » sur des investissements chinois dans le Fonds européen de stabilité financière (FESF). Le directeur général du FESF cherche à gagner du temps dans une négociationdélicate.
« Sur le plan stratégique, les Chinois sont d'accord pour intervenir, avance Yves Tiberghien, professeur associé du département de sciences politiques à l'université de Columbia (UBC). Il y a un intérêt mutuel de la Chine et de l'Europe à ce que la zone euro ne s'écroule pas. » Il serait difficile, pour la Chine, de laisser tomber son premier marché , alors qu'elle en subirait directement les conséquences sur sa propre croissance, déjà touchée par un ralentissement.
Clarification
Des diplomates européens affirmaient en fin de semaine dernière que la Chine était prête à abonder le FESF. Mais aucun officiel chinois n'a confirmé un tel engagement. Et encore moins le montant avancé vendredi par le « Financial Times » de 50 à 100 milliards de dollars pour une intervention directe ou via un fonds nouveau placé sous la houlette du FMI. Le quotidien britannique citait une source proche du gouvernement chinois. Pourquoi la Chine n'a-t-elle encore rien annoncé ?
D'abord, elle a besoin de clarifications sur l'accord européen conclu la semaine dernière. La Chine « attend les détails techniques pour y voir clair », a déclaré vendredi son vice-ministre des Finances, Zhu Guangyao. « Comment demander à la Chine d'intervenir alors qu'elle ne sait pas dans quel entonnoir elle va entrer ?, explique le président d'Asia Centre, Jean-François Di Meglio. C'est pour elle légitime de savoir ce qui sera effectivement émis, comment ce sera garanti et quelle sera la qualité de la dette avant que de se prononcer sur le montant à acheter. »
Deuxième raison : l'Union européenne ne veut pas d'une appréciation de l'euro. Or, si la Chine achète de la dette en euros, l'euro risque de se renchérir. D'où la proposition de Klaus Regling, à Pékin, que le FESF émette des obligations libellées en yuans si les autorités chinoises donnent leur accord en ce sens. « Accepter cela pour les Chinois reviendrait de fait à perdre le contrôle de ce qui peut arriver à leur devise, la dette achetée en yuans pouvant s'apprécier ou se déprécier et échapper ainsi au contrôle de la Chine, poursuit Jean-François Di Meglio. Cela équivaudrait à déclencher une libéralisation des changes. Or la Chine veut contrôler son taux de change. Si la Chine acceptait cela, ce serait un geste énorme. »
Enjeux
Troisième raison : les exigences de la Chine. Elle préférerait intervenir via le Fonds monétaire international (FMI) pour peser davantage sur une institution où elle s'estime sous-représentée « et peut-être édicter de nouvelles règles monétaires mondiales », ajoute encore Jean-François Di Meglio. De son côté, l'Europe cherche à gérer seule ce qui relève de la zone euro. La Chine a d'autres exigences, comme celles d' « un investissement mixte comprenant non seulement des obligations via le FESF mais aussi des participations directes dans des banques ou des entreprises européennes », croit savoir Yves Tiberghien.
La quatrième raison est commerciale et déterminante. En plein débat sur la réciprocité, on voit mal comment les Européens vont continuer à tenir un discours ferme face à des marchés chinois qu'ils jugent trop peu ouverts aux intérêts européens. On comprend que, avec tous ces enjeux, la négociation entre l'Europe et la Chine ne soit pas encore bouclée.
MARIE-CHRISTINE CORBIER, Les Echos
http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0201720923335-pourquoi-la-chine-n-a-pas-encore-donne-le-feu-vert-au-fonds-de-secours-europeen-241579.php
Marie-Christine CORBIER
Klaus Regling n'a dupé personne en affirmant, vendredi, qu'il n'y avait « pas de négociations en cours » sur des investissements chinois dans le Fonds européen de stabilité financière (FESF). Le directeur général du FESF cherche à gagner du temps dans une négociationdélicate.
« Sur le plan stratégique, les Chinois sont d'accord pour intervenir, avance Yves Tiberghien, professeur associé du département de sciences politiques à l'université de Columbia (UBC). Il y a un intérêt mutuel de la Chine et de l'Europe à ce que la zone euro ne s'écroule pas. » Il serait difficile, pour la Chine, de laisser tomber son premier marché , alors qu'elle en subirait directement les conséquences sur sa propre croissance, déjà touchée par un ralentissement.
Clarification
Des diplomates européens affirmaient en fin de semaine dernière que la Chine était prête à abonder le FESF. Mais aucun officiel chinois n'a confirmé un tel engagement. Et encore moins le montant avancé vendredi par le « Financial Times » de 50 à 100 milliards de dollars pour une intervention directe ou via un fonds nouveau placé sous la houlette du FMI. Le quotidien britannique citait une source proche du gouvernement chinois. Pourquoi la Chine n'a-t-elle encore rien annoncé ?
D'abord, elle a besoin de clarifications sur l'accord européen conclu la semaine dernière. La Chine « attend les détails techniques pour y voir clair », a déclaré vendredi son vice-ministre des Finances, Zhu Guangyao. « Comment demander à la Chine d'intervenir alors qu'elle ne sait pas dans quel entonnoir elle va entrer ?, explique le président d'Asia Centre, Jean-François Di Meglio. C'est pour elle légitime de savoir ce qui sera effectivement émis, comment ce sera garanti et quelle sera la qualité de la dette avant que de se prononcer sur le montant à acheter. »
Deuxième raison : l'Union européenne ne veut pas d'une appréciation de l'euro. Or, si la Chine achète de la dette en euros, l'euro risque de se renchérir. D'où la proposition de Klaus Regling, à Pékin, que le FESF émette des obligations libellées en yuans si les autorités chinoises donnent leur accord en ce sens. « Accepter cela pour les Chinois reviendrait de fait à perdre le contrôle de ce qui peut arriver à leur devise, la dette achetée en yuans pouvant s'apprécier ou se déprécier et échapper ainsi au contrôle de la Chine, poursuit Jean-François Di Meglio. Cela équivaudrait à déclencher une libéralisation des changes. Or la Chine veut contrôler son taux de change. Si la Chine acceptait cela, ce serait un geste énorme. »
Enjeux
Troisième raison : les exigences de la Chine. Elle préférerait intervenir via le Fonds monétaire international (FMI) pour peser davantage sur une institution où elle s'estime sous-représentée « et peut-être édicter de nouvelles règles monétaires mondiales », ajoute encore Jean-François Di Meglio. De son côté, l'Europe cherche à gérer seule ce qui relève de la zone euro. La Chine a d'autres exigences, comme celles d' « un investissement mixte comprenant non seulement des obligations via le FESF mais aussi des participations directes dans des banques ou des entreprises européennes », croit savoir Yves Tiberghien.
La quatrième raison est commerciale et déterminante. En plein débat sur la réciprocité, on voit mal comment les Européens vont continuer à tenir un discours ferme face à des marchés chinois qu'ils jugent trop peu ouverts aux intérêts européens. On comprend que, avec tous ces enjeux, la négociation entre l'Europe et la Chine ne soit pas encore bouclée.
MARIE-CHRISTINE CORBIER, Les Echos
http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0201720923335-pourquoi-la-chine-n-a-pas-encore-donne-le-feu-vert-au-fonds-de-secours-europeen-241579.php
dimanche 30 octobre 2011
Syrie: Assad met en garde contre un séisme en cas d'intervention occidentale
Le président syrien Bachar al-Assad a averti qu'une intervention occidentale contre son pays provoquerait un séisme dans la région et demandé le soutien de la Russie, au moment où une réunion entre la Syrie et la Ligue arabe se tenait à Doha dans un climat de méfiance. AFP
Deux personnes ont été tuées dimanche dans la province de Homs en Syrie, où les militants pro-démocratie ont appelé à des manifestations pour réclamer que la Ligue arabe gèle l'adhésion de la Syrie, sous le slogan: "Gel de l'adhésion. Arrêtez votre appui aux assassins".
"Les milices d'Assad nous tuent depuis huit mois. Ils nous arrêtent et nous écrasent sous les (obus). Et vous, les Arabes, épris de discours, que faites-vous?", ont écrit les militants sur leur page Facebook "Syrian Revolution 2011".
Un comité ministériel de la Ligue arabe s'est réuni en début de soirée avec une délégation syrienne dirigée par le ministre syrien des Affaires étrangères Walid al-Mouallem, qui devait transmettre la réponse de Damas aux propositions de ce comité pour arrêter la violence.
La réunion se tient dans un climat tendu, la Ligue arabe ayant exprimé dans un message au président Assad samedi "son rejet des meurtres de civils" et "l'espoir que le gouvernement syrien prendra les mesures nécessaires pour les protéger".
Le ministère syrien des Affaires étrangères avait répliqué en se déclarant "étonné que le comité arabe ait basé sa position sur les mensonges diffusés par les chaînes de télévision qui incitent" à la violence.
Le comité qui s'était réuni mercredi à Damas avec le président Assad l'aurait averti que l'échec de la médiation arabe aboutirait à une internationalisation de la crise", notamment un embargo économique, d'après l'influent quotidien koweïtien Al-Qabas.
La délégation, présidée par le Premier ministre du Qatar cheikh Hamad ben Jassem Al Thani, a demandé au président Assad de s'engager sur un calendrier précis de réformes, d'accepter une réunion avec l'opposition à l'étranger et l'arrêt de la violence, selon le journal.
Dans un entretien publié dimanche par le journal britannique The Sunday Telegraph, M. Assad a prévenu que toute intervention occidentale contre son pays provoquerait un "tremblement de terre" au Proche-Orient.
"La Syrie est désormais le centre de la région. C'est la ligne de fracture et si vous jouez avec, vous provoquerez un tremblement de terre: voulez-vous voir un nouvel Afghanistan, ou des dizaines d'Afghanistan?", a menacé le président syrien.
"Tout problème en Syrie enflammera la région entière. Si le plan est de diviser la Syrie, cela revient à diviser la région entière", a ajouté M. Assad, selon lequel les forces de sécurité syriennes ont commis "beaucoup d'erreurs" au début de la contestation mais visent désormais uniquement des "terroristes".
Le président syrien a par ailleurs demandé à la Russie de continuer à le soutenir face aux condamnations occidentales de sa répression des manifestations, dans une interview à la télévision russe.
Pour sa part l'émissaire de la Chine au Moyen-Orient, Wu Sike, a appelé dimanche au Caire le régime de Bachar al-Assad à "respecter et répondre aux aspirations et aux revendications légitimes du peuple syrien".
La Russie et la Chine --membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU-- avaient opposé le 4 octobre leur veto à un projet de résolution des pays occidentaux menaçant Damas de "mesures ciblées".
La répression en Syrie a fait depuis le 15 mars, selon l'ONU, plus de 3.000 morts.
Et l'insurrection populaire tend désormais à se transformer en conflit armé avec la multiplication des affrontements entre soldats, membres des forces de sécurité et déserteurs.
Les défections se sont multipliées ces dernières semaines dans les rangs de l'armée, de nombreux déserteurs rejoignant l'"Armée syrienne libre", une force d'opposition armée dont la création a été annoncée en juillet par le colonel déserteur Riad al-Asaad, réfugié en Turquie.
Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon avait demandé samedi "la fin immédiate des opérations militaires contre les civils" et "la libération de tous les prisonniers politiques et des personnes détenues pour avoir participé à des manifestations".
http://news.fr.msn.com/m6-actualite/syrie-la-ligue-arabe-menace-assad-dune-intervention-internationale
LE JOUEUR HAITIEN DU MANS KERVENS BELFORT FRAPPE ENCORE ET LE MANS GAGNE!
Que d'émotions décidément cette semaine au MMArena ! Une victoire aux tirs au but mercredi face à Rennes et encore trois points arrachés dans les arrêts de jeu face à une solide équipe de Boulogne... Des nordistes qui ont bien cru pouvoir faire un hold up en fin de match, lorsque les forces physiques mancelles diminuaient.
Les 120 minutes de mercredi auront pesé dans les jambes en deuxième période et il aura fallu du courage aux manceaux pour résister puis s'imposer. Ils avaient pourtant bien débuté le match, jouant le plus souvent dans le camp de Boulogne.
Dès les premières minutes, un centre bien ajusté de Joffrey Cuffaut était repris de la tête par Modibo Kané Diarra mais Gurtner claquait la balle qui partait en lucarne. L'Ivoirien était encore présent en première période pour enchaîner sur une passe de Fredrik Stromstad. Sa frappe contrée revenait dans les pieds du Norvégien qui, surpris, ne parvenait pas à cadrer alors qu'Idir Ouali était seul à sa droite.
Boulogne restait solidement derrière tout en jouant les contres à fond, bien aidé par la justesse de son milieu de terrain Enzo Reale, prêté par Lyon. Allart obligeait ainsi Giorgi Makaridze a une superbe détente sur sa droite, sur une frappe quasi-similaire à celle qui allait faire gagner LEMANS FC ce soir...
Du coeur pour contrer la fatigue
La seconde période sera beaucoup plus dur pour les manceaux, qui ressentaient le contre-coup physique de mercredi. Boulogne en face flairait le coup à jouer et les manceaux devaient être vigilants derrière pour ne pas se faire surprendre par la vitesse de Reset ou encore de Salibur en fin de match.
Les 15 dernières minutes du temps réglementaires ont même vu les joueurs d'Arnaud Cormier se mettre en danger par de nombreuses pertes de balle, dues sans doute à la fatigue. A ce moment-là, Boulogne montait d'un cran sur le terrain...
Et c'est en contre que les manceaux finiront par trouver la faille face à leur adversaire ! Alors que les supporters pensaient sans doute au match nul, Frédéric Thomas servait sur la droite du terrain Kervens Belfort. Le Haïtien effectuait un crochet intérieur sur son vis-à-vis pour finalement envoyer une frappe du gauche victorieuse dans le petit filet opposé de Gurtner ! Superbe! Le MMArena pouvait laisser exploser sa joie, à la 92ème minute de jeu...
Trois minutes plus tard, le coup de sifflet final soulageait définitivement tous les supporters. Des supporters manceaux qui voient leur équipe reprendre un peu de poil de la bête avant les deux prochains matchs de championnat : Monaco à l'extérieur et Lens à domicile. Entre-temps, ils disputeront un premier match de Coupe de France. Mais avant tout cela, un jour et demi de repos fera du bien aux organismes manceaux, qui l'ont bien mérité. Quelle belle semaine!
http://www.lemansfc.fr/compte-rendu/au-finish---233.html
Les 120 minutes de mercredi auront pesé dans les jambes en deuxième période et il aura fallu du courage aux manceaux pour résister puis s'imposer. Ils avaient pourtant bien débuté le match, jouant le plus souvent dans le camp de Boulogne.
Dès les premières minutes, un centre bien ajusté de Joffrey Cuffaut était repris de la tête par Modibo Kané Diarra mais Gurtner claquait la balle qui partait en lucarne. L'Ivoirien était encore présent en première période pour enchaîner sur une passe de Fredrik Stromstad. Sa frappe contrée revenait dans les pieds du Norvégien qui, surpris, ne parvenait pas à cadrer alors qu'Idir Ouali était seul à sa droite.
Boulogne restait solidement derrière tout en jouant les contres à fond, bien aidé par la justesse de son milieu de terrain Enzo Reale, prêté par Lyon. Allart obligeait ainsi Giorgi Makaridze a une superbe détente sur sa droite, sur une frappe quasi-similaire à celle qui allait faire gagner LEMANS FC ce soir...
Du coeur pour contrer la fatigue
La seconde période sera beaucoup plus dur pour les manceaux, qui ressentaient le contre-coup physique de mercredi. Boulogne en face flairait le coup à jouer et les manceaux devaient être vigilants derrière pour ne pas se faire surprendre par la vitesse de Reset ou encore de Salibur en fin de match.
Les 15 dernières minutes du temps réglementaires ont même vu les joueurs d'Arnaud Cormier se mettre en danger par de nombreuses pertes de balle, dues sans doute à la fatigue. A ce moment-là, Boulogne montait d'un cran sur le terrain...
Et c'est en contre que les manceaux finiront par trouver la faille face à leur adversaire ! Alors que les supporters pensaient sans doute au match nul, Frédéric Thomas servait sur la droite du terrain Kervens Belfort. Le Haïtien effectuait un crochet intérieur sur son vis-à-vis pour finalement envoyer une frappe du gauche victorieuse dans le petit filet opposé de Gurtner ! Superbe! Le MMArena pouvait laisser exploser sa joie, à la 92ème minute de jeu...
Trois minutes plus tard, le coup de sifflet final soulageait définitivement tous les supporters. Des supporters manceaux qui voient leur équipe reprendre un peu de poil de la bête avant les deux prochains matchs de championnat : Monaco à l'extérieur et Lens à domicile. Entre-temps, ils disputeront un premier match de Coupe de France. Mais avant tout cela, un jour et demi de repos fera du bien aux organismes manceaux, qui l'ont bien mérité. Quelle belle semaine!
http://www.lemansfc.fr/compte-rendu/au-finish---233.html
samedi 29 octobre 2011
Haiti - Situation d'Arnel Belizaire : déclaration du Porte-parole du Quai d'Orsay
Le gouvernement français estime que le député Arnel Bélizaire a été arrêté sur la base d'un mandat d'arrêt qui ne prenait pas en compte son immunité parlementaire. Selon le Porte-parole du Quai d'Orsay Bernard Valéro , la France invite le gouvernement et le Parlement à respecter les procédures prévues par la Constitution haïtienne en matière de séparation des pouvoirs et d'immunité parlementaire.
Ecroué au Pénitencier National quelques minutes après sa descente d'avion, le député Arnel Bellizaire s'attend à une réponse de la chambre basse. C'est un parlementaire qui est emprisonné, a fait valoir le député de Delmas –Tabarre rentré au pays en dépit d'un ordre d'incarcération du chef du Parquet.
M. Bellizaire a été appréhendé par des policiers de l'unité Swatt en présence du président du Sénat, Roudolph Joazile, venu l'accueillir après sa mission en France. Il soutient que les policiers n'étaient pas munis de mandat au moment de son interpellation.
Interrogé sur les prochaines étapes du dossier, M. Bellizaire a expliqué qu'il revient au président de la chambre basse, Sorel Jacinthe, de faire le suivi auprès des instances nationales et internationales. Lors des interviews accordées à des medias locaux, M. Bellizaire a déclaré qu'il n'avait pas été brutalisé par les policiers. Le parlementaire ne donnait aucun signe de fébrilité. Je suis bien, je suis chez moi en Haïti, a martelé le député Bellizaire considérant le peuple comme son véritable avocat.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19820
Ecroué au Pénitencier National quelques minutes après sa descente d'avion, le député Arnel Bellizaire s'attend à une réponse de la chambre basse. C'est un parlementaire qui est emprisonné, a fait valoir le député de Delmas –Tabarre rentré au pays en dépit d'un ordre d'incarcération du chef du Parquet.
M. Bellizaire a été appréhendé par des policiers de l'unité Swatt en présence du président du Sénat, Roudolph Joazile, venu l'accueillir après sa mission en France. Il soutient que les policiers n'étaient pas munis de mandat au moment de son interpellation.
Interrogé sur les prochaines étapes du dossier, M. Bellizaire a expliqué qu'il revient au président de la chambre basse, Sorel Jacinthe, de faire le suivi auprès des instances nationales et internationales. Lors des interviews accordées à des medias locaux, M. Bellizaire a déclaré qu'il n'avait pas été brutalisé par les policiers. Le parlementaire ne donnait aucun signe de fébrilité. Je suis bien, je suis chez moi en Haïti, a martelé le député Bellizaire considérant le peuple comme son véritable avocat.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19820
Le gouvernement haïtien contesté par l'Assemblée
Pour la majorité des députés haïtiens, le président Michel Martelly est un dictateur en devenir ReutersPar RFI
Une nouvelle crise politique débute en Haïti. En réaction à l'arrestation jeudi 27 octobre d'un député, alors qu'il était sous protection de son immunité, les parlementaires réclament désormais la démission de plusieurs ministres. La contestation des élus envers le pouvoir exécutif s'accroit, surtout contre le président Michel Martelly que beaucoup de députés accusent de dérives dictatoriales.
Avec notre correspondante à Port-au-Prince, Amélie Baron
La libération, sans explications, du député Anel Bélizaire, moins de 24 heures après son arrestation, n'a pas apaisé la colère des parlementaires. En session extraordinaire, 71 des 90 députés ont voté une résolution contre les responsables de ce qu'ils appellent la « séquestration de leur collègue ». Les élus réclament donc la démission des ministres de la Justice et de l'Intérieur, de deux secrétaires d'Etat et du Commissaire du gouvernement.
Ce vote des députés est un coup dur porté à l'équipe gouvernementale qui n'a pris ses fonctions que depuis une semaine. Mais les parlementaires ne veulent pas rester inactifs devant le non-respect de la Constitution et, dans les rangs de l'Assemblée, députés et sénateurs ne mâchent pas leurs mots et accusent Michel Martelly de dictateur en devenir.
Le président de la République, qui avait mis cinq mois pour faire accepter un Premier ministre, fait désormais face à un pouvoir législatif ouvertement hostile, ce qui va lui compliquer la poursuite des affaires, à commencer par le remplacement des ministres dont l'autorité n'est plus reconnue par les députés.
http://www.rfi.fr/ameriques/20111029-crise-politique-pointe-haiti
Une nouvelle crise politique débute en Haïti. En réaction à l'arrestation jeudi 27 octobre d'un député, alors qu'il était sous protection de son immunité, les parlementaires réclament désormais la démission de plusieurs ministres. La contestation des élus envers le pouvoir exécutif s'accroit, surtout contre le président Michel Martelly que beaucoup de députés accusent de dérives dictatoriales.
Avec notre correspondante à Port-au-Prince, Amélie Baron
La libération, sans explications, du député Anel Bélizaire, moins de 24 heures après son arrestation, n'a pas apaisé la colère des parlementaires. En session extraordinaire, 71 des 90 députés ont voté une résolution contre les responsables de ce qu'ils appellent la « séquestration de leur collègue ». Les élus réclament donc la démission des ministres de la Justice et de l'Intérieur, de deux secrétaires d'Etat et du Commissaire du gouvernement.
Ce vote des députés est un coup dur porté à l'équipe gouvernementale qui n'a pris ses fonctions que depuis une semaine. Mais les parlementaires ne veulent pas rester inactifs devant le non-respect de la Constitution et, dans les rangs de l'Assemblée, députés et sénateurs ne mâchent pas leurs mots et accusent Michel Martelly de dictateur en devenir.
Le président de la République, qui avait mis cinq mois pour faire accepter un Premier ministre, fait désormais face à un pouvoir législatif ouvertement hostile, ce qui va lui compliquer la poursuite des affaires, à commencer par le remplacement des ministres dont l'autorité n'est plus reconnue par les députés.
http://www.rfi.fr/ameriques/20111029-crise-politique-pointe-haiti
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