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mardi 19 juillet 2011

Haiti-Hotellerie : Mise en place d’un programme de formation pilote en accueil touristique

Jacmel, 19 juil. 2011 [AlterPresse] --- Un programme de formation pilote en accueil touristique démarrera en septembre prochain en Haiti en vue d’améliorer la qualité des services dans les Hôtels du pays. L’initiative est de la fondation Yélé Haïti (œuvre de la star Wyclef Jean) et du HVS (leader mondial dans le conseil en hôtellerie), qui en ont fait l’annonce lors d’une cérémonie à Jacmel (sud-est) le 15 juillet dernier.
L’objectif de ce projet est d’améliorer le développement économique de la région et la création d’emplois, a déclaré le directeur général de la fondation Yélé Haïti, Derek Johnson, lors de son intervention au lancement du programme.
« Nous voulons, d’abord, donner à des jeunes la possibilité de trouver un emploi et ensuite exploiter les opportunités touristiques de Jacmel », précise Johnson à AlterPresse.
La formation aux métiers du tourisme se déroulera sur une période de 6 mois et concernera 120 jeunes qui travaillent déjà dans ce domaine ainsi que d’autres intéressés.
De leur coté, le maire adjoint de Jacmel, Ronald Andris, et la directrice du bureau régional de tourisme, Yanick Martin, ont remercié la fondation Yélé Haïti et le HVS, d’avoir choisi la ville de Jacmel pour réaliser ce programme.
« Jacmel a réellement besoin de cette école de formation » estime Andris. Il croit que ceci va permettre aux propriétaires d’hôtels et aux employés de mieux servir les touristes.
Yanick Martin annonce pour bientôt le processus de recrutement des jeunes qui bénéficieront de la formation.
La Chambre de commerce et d’industrie du sud-est compte apporter tout son soutien à la concrétisation du projet, assure son président, Amil Roland Zenny Jr.
Les responsables de Yélé Haiti indiquent que l’industrie touristique est le nouveau secteur concerné par leur stratégie, après le programme de formation initié à Port-au-Prince en menuiserie, maçonnerie et plomberie pour aider les jeunes Haïtiens à se prendre en charge et devenir auto-suffisants. [jsl gp apr 19/07/2011 05 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11292
Commentaires:
J'ai trouvé presque fabuleux cette dépêche annonçant cette activité visant la formation de jeune dans le domaine de l'hôtellerie. En effet juste hier, je lisais un tres long article paru dans l'un des journaux bien lus et répandus des USA (un times ou un hérald je ne sais pas d'ou!) avec un titre assez ronflant: WYCLEF JEAN THE WOULD-BE PRINCE OF HHAITI dans lequel sur le vif, le rappeur haïtien faisait état de ses projets pour améliorer le sort des haïtiens.
A travers les pages de cet journal, il mentionna la construction d'un très grand hôtel qui porterait le nom de "W J" qui lui paierait ses actuations comme un hôtel de Los Algeles avait fait avec un certain Frank Sinatra.
Il était aussi question de la formation des jeunes dans le domaine de l'hôtellerie.
Wyclef passe déjà à la phase de réalisation de son projet.
Nous aurions souhaité la pose de la première pierre dans la construction du complexe hotelier "WJ".
Mais un début reste un début. Je reste impresionné par le respect de la parole donnée.

Martelly lance la "Semaine de la reconstruction"

Des bâtiments symboliques de l'Etat au niveau de la rue du Champ de Mars seront les premiers à être reconstruits « bientôt » au centre-ville de Port-au-Prince. Contrairement à ce que pense plus d'un, il n'y aura pas de chasse aux sorcières contre les propriétaires. « Il faut définitivement quitter la logique de l'urgence et tourner le pays vers l'avenir, vers la reconstruction », a lancé le président Michel Martelly ce lundi, avertissant par ailleurs qu'il n'y aura pas de « don de logement ». Haïti: Après sept mois de travail sur le plan directeur de la reconstruction du centre-ville de Port-au-Prince, la maquette, avec des rues bien tracées et des bâtiments publics modernes, a été présentée ce lundi 18 juillet 2011 à la BRH, au cours de la « Semaine de la Reconstruction » lancée par le président Michel Martelly, en difficulté pour monter un gouvernement après plus de deux mois au pouvoir. Cette cérémonie s'est déroulée en présence des membres du gouvernement démissionnaire, de parlementaires, de diplomates étrangers et de membres des secteurs privé et bancaire.
« Il faut définitivement quitter la logique de l'urgence et tourner le pays vers l'avenir, vers la reconstruction », a fulminé le chef de l'Etat, reconnaissant que le problème de logement est insurmontable pour la plupart des Haïtiens.

Les tentes absorbent des ressources financières précieuses
« Les tentes représentent un risque sanitaire élevé, absorbent des ressources financières précieuses et n'apportent aucune dignité à ceux qui y vivent. Le gouvernement s'engage à accompagner respectueusement les déplacés pour lancer la reconstruction dans le respect de la propriété », a ajouté le président.
Face à la question d'utilité publique d'une grande partie du centre-ville, le chef de l'Etat a montré certaines réserves. « J'insiste sur le fait que les bâtiments publics qui seront construits le seront en toute légalité, en tenant compte des droits des propriétaires et des prescrits de la loi en matière d'utilité publique. La question d'utilité publique dans le centre-ville et au nord de Port-au-Prince est déjà l'objet de toute mon attention », a fait savoir le chef de l'Etat. Une sorte d'assurance pour le président de la Chambre de Commerce et d'Industrie d'Haïti, Hervé Denis, qui s'est montré inquiet à ce sujet.
Au chapitre du logement, le président, qui a promis durant sa campagne 100 000 logements par année, a encore assuré que des réponses courageuses seront apportées en ce sens. « Trois axes majeurs, a-t-il souligné, seront retenus : le développement de nouveaux quartiers dans la périphérie de Port-au-Prince, la restructuration et l'urbanisation des quartiers existants et la densification des quartiers urbains par la construction en hauteur. »
« De concert avec mon gouvernement, nous veillerons à ce que tout ceci s'intègre dans un cadre global d'aménagement du territoire et dans une politique financière qui donnera accès à un crédit immobilier aux petites bourses. Il est entendu qu'il n'y aura pas de don de logement », a confié le locataire du palais national, soulignant que le projet « Kay Pam » initié par Guiteau Toussaint, assassiné en juin dernier, sera lancé officiellement ce mardi 19 juillet.
Les disponibilités financières existantes, a poursuivi le président, nous permettent aujourd'hui de commencer la construction des ministères et autres bâtiments symboliques de l'Etat, de mettre à la disposition des employés du secteur public comme de ceux du secteur privé un programme spécial de prêts immobiliers à des conditions préférentielles à travers la BNC et la BPH.

Le jeu politique sera assaini
En ce qui a trait à la reconstruction de Port-au-Prince, le président, empêtré dans le jeu politique, en a profité pour prôner le changement dans la mentalité. « Il s'agira à la fois de reconstruire l'homme haïtien, de reconstruire l'espace physique de l'homme haïtien. La reconstruction d'Haïti n'aurait pas de sens si elle ne s'accompagnait pas d'une réforme de notre mode de fonctionnement politique, institutionnel et administratif », a avancé le président.
« Le jeu politique sera assaini. Les institutions joueront leur rôle au profit des citoyens. Cet effort de dépassement de soi, cette responsabilité, mon gouvernement l'assumera », a soutenu Michel Martelly. Il estime également que la reconstruction ne devra pas profiter qu'à Port-au-Prince. « Elle signifiera également de notre pôle de développement, des opportunités économiques certaines et un code de construction définitif. Mon gouvernement qui sera installé sera instruit de l'appliquer et de le faire appliquer », a-t-il dit.
Par ailleurs, à écouter les différents intervenants au cours de la cérémonie, le centre-ville de Port-au-Prince sera flambant neuf durant les prochaines années. Si ce n'est pas un rêve comme on l'écoutait à travers une chanson ayant pour refrain : « Nous rêvons d'un autre Port-au-Prince », jouée dans la salle. Des bâtiments publics avec leur propre système de drainage, des rues bien tracées, des espaces verts, le renforcement des infrastructures mécaniques...Les responsables soutiennent que le centre commercial ne peut pas être déplacé et doit être la vitrine touristique de Port-au-Prince.
« Les constructions publiques conjuguées à une meilleure couverture policière joueront un rôle catalyseur de l'investissement privé au bas de la ville (...) et contribueront ainsi à la quête des objectifs de croissance, de réduction de la pauvreté et de la création d'emplois », a indiqué, de son côté, le gouverneur de la BRH, Charles Castel.
Valéry DAUDIER
vdaudier@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=95039&PubDate=2011-07-19
Commentaires:
Retenons que le 18 juillet 2011, le président de la République donne le coup d'envoi de la semaine de la reconstruction. Sans avoir trop compris le sens du fait d'insérer des réflexions sur la reconstruction d'Haïti dans un espace temporel limité d'une semaine nous acceptons que cette semaine aura marqué enfin le début des travaux de reconstruction.

Céder sur l'accessoire pour réaliser l'essentiel

Haïti: Deux mois après son investiture, le président Michel Martelly peine à faire ratifier son premier gouvernement. La rentrée des classes ne tiendra pas toutes ses promesses, ou au pire, nous allons y aller à l'haïtienne : la sauce coûtera plus cher que le poisson. Le budget national 2011-2012 sera bâclé. On rapiécera celui de l'an passé.
Par un de ces bégaiements de l'histoire, le changement annoncé rate la première marche au pas de la porte.
Ici, quand ce n'est pas la volonté qui fait défaut, c'est un déficit de savoir-faire qui nous empêche de prendre le bon départ depuis 1991. Non depuis 1986. Bien avant : depuis 1957. Mais non, depuis 1804.
Perpétuel recommencement.
En réaffirmant son soutien à Bernard Gousse à son retour d'Espagne après la pétition du groupe des seize sénateurs affirmant leur détermination à voter contre le choix du président de la République, Michel Martelly a lié son sort à celui de son poulain.
L'addition Rouzier+Gousse sera lourde si les deux se rejoignent dans la liste des Premiers ministres désignés non ratifiés. Martelly donne l'impression qu'il ne peut pas reculer sans ajouter la débandade à l'échec. Alors il avance avec Gousse. Serrant les rangs, serrant les dents et mettant plus de coeur à l'ouvrage.
Pourtant, depuis qu'il a compris qu'il s'est enfermé dans un piège, les cartes sont jouées avec prudence dans le camp de la présidence. Martelly paraît plus accommodant et Gousse multiplie les rencontres, les déclarations apaisantes, grappille les appuis. L'avocat a même fait le pèlerinage à Seau-d'Eau ce week-end. Tout compte. Le plus infime agio s'ajoute à son capital.
Si le mot négociation est banni du vocabulaire du président Martelly, on sent qu'au fond la réticence n'est pas coulée dans le béton. D'ailleurs, en coulisse ou à visage découvert, il n'y a pas quatre chemins pour vaincre la réticence des sénateurs et celle sans doute latente, des députés.
Nos élus si mal élus doivent aussi comprendre que la reculade n'est pas signe de défaite. Rejoindre l'autre au milieu du gué est un sort meilleur au périr ensemble que nous conjuguons si souvent.
Il est à craindre cependant que le prix du passage de la pilule Gousse n'ouvre la porte à des pete koken en cascade sitôt la ratification acquise.
La gouvernance future, les élections qui s'annoncent, le marasme de l'économie mondiale, les dossiers compliqués de la reconstruction, tout nous prescrit un pacte de gouvernabilité, comme le dit si bien l'Alternative. Un Yalta haïtien, pour reprendre un édito écrit dans ce journal. Un chita pale entre chefs, pour reprendre Steven Benoît, le premier sénateur de l'Ouest.
Aucun président de la République d'Haïti n'aura une nouvelle fois la chance de recevoir Haïti en héritage et de pouvoir en disposer à sa guise comme Jean-Claude Duvalier. Tous les présidents devraient prendre leçon du destin de Jean-Bertrand Aristide élu dans l'euphorie populaire et qui n'a jamais pu gouverner qu'entre parenthèses en dépit de ses mandats massifs.
Rechercher le point d'équilibre entre les forces sociales et politiques est le premier devoir du premier mandataire de la nation, qui doit veiller à la bonne marche des institutions. Ce faisant, il ne renonce à aucune de ses prérogatives et ne capitule pas devant aucun des pouvoirs, fusse-t-il parlementaire.
Faire marcher ce pays c'est savoir doser la politique de la carotte et du bâton sans abuser ni de l'un ni de l'autre.
Frantz Duval
duval@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=95045&PubDate=2011-07-19
Commentaire.
Un très bon édito comme en a la coutume Le Nouvelliste. Un édito parfait aurait misé sur une répartition plus équitable dans la prise des responsabilités des acteurs de la crise intitutionnelle autour de la ratification du premier ministre.
Le Nouvelliste semble demander un peu plus de concession au pouvoir exécutif qu'au pouvoir législatif. Objectivité oblige?

Vers une percée dans les négociations

Les jours passent, le pays est toujours sans gouvernail. Les appels à la sagesse et à un dépassement de soi de différents secteurs de la société se multiplient. Comme pour manifester sa bonne foi en vue de trouver un dénouement à la crise sur la ratification du Premier ministre désigné, le chef de l'Etat demande à rencontrer le groupe des 16 sénateurs anti-Gousse. Selon le sénateur Desra Simon Dieuseul qui en fait l'annonce, cette rencontre doit avoir lieu avant le mercredi 20 juillet. Haïti: La position jusqu'ici quasi stationnaire des acteurs impliqués dans la ratification de Bernard Gousse semble ramollir. Le président Martelly demande à rencontrer le groupe des 16 sénateurs anti-Gousse. Demande acceptée, selon le parlementaire du Plateau Central qui a donné la nouvelle.
« Il nous a demandé une rencontre, on va le rencontrer. Cette rencontre devrait avoir lieu sous peu. Je crois qu'avant mercredi nous autres et le président devons se rencontrer. Je lui ai donné la garantie que nous allons le rencontrer... », a-t-il expliqué. Après les discussions, a ajouté le sénateur Desra Simon Dieuseul, on saura ce qui ce passera. Selon lui, ces pourparlers peuvent déboucher à un dénouement dans un sens ou un autre.
« Le pays souffre. Ensemble nous devons trouver une solution... », a-t-il déclaré à la presse ce lundi 18 juillet.
« J'ai rencontré le président Martelly pendant sa visite à Saut-d'Eau. Nous avons discuté de tout et de rien, mais surtout de l'actualité politique. Je lui ai dit que dans une construction il faut faire la différence entre les pierres qui peuvent servir comme décoration et celles qui sont véritablement utiles », a raconté le parlementaire.
Signataire de la pétition du groupe des 16 sénateurs, l'élu du Plateau Central qui a mené campagne en faveur de Michel Martelly, a fait savoir que s'il avait été mis au courant préalablement de la désignation de Me Gousse, il ne se retrouverait pas contre le choix du président aujourd'hui. « Si la décision a été prise avec moi, je pourrais ne pas y être opposé. Je l'ai entendu dans les rues...je n'ai pas été consulté... », a souligné Desra Simon Dieuseul .
L'élu de l'organisation politique l'Avni à tendance ''Lavalas'' a fait savoir, en outre, que ni lui ni ses collègues du groupe des 16 sénateurs n'a de problème avec le président Martelly.
Contacté par Le Nouvelliste, plusieurs proches du président Martelly ont fait savoir qu'ils ne sont pas au courant de cette rencontre entre le groupe des 16 sénateurs anti-Gousse avec le chef de l'Etat annoncée par le sénateur Desra Simon Dieuseul.
Pour sa part, en marge au lancement de la semaine de reconstruction ce lundi, le chef de l'Etat a indiqué qu'il a déjà fait toutes les ouvertures. « J'ai fait des ouvertures à tout le monde, j'ai visité le Parlement, j'ai donné des accolades avec des parlementaires ''ki pa vle wè-m yo'', j'ai fait des discussions et je suis prêt à travailler avec tout le monde pour débloquer le pays...maintenant j'attends tout simplement », a martelé Michel Martelly aux questions des journalistes.
Selon le chef de l'Etat, actuellement les chances de ratification de Bernard Gousse sont de 50-50. Une facon pour lui de dire que le Premier ministre désigné a toutes ses chances pour passer les étapes au Parlement ou de ne pas réussir...
Le problème ne doit pas être géré de façon personnelle, a-t-il renchéri. Il faut aller vite pour le bien de la population, a ajouté le chef de l'Etat.
La semaine dernière, le président de la République a déclaré que : « même s'il n'y a pas de gouvernement, on me paie et moi je paie les parlementaires. » Une façon pour lui de dire que la population souffre de cette situation de conflit entre les pouvoirs exécutif et le législatif. Il faut en finir avec le "dilatoire'', selon lui.
Pour tenter d'aider à résoudre la crise en favorisant un dialogue constructif entre l'exécutif et le Parlement, le Forum économique du secteur privé des affaires a rencontré mercredi de la semaine écoulée le coordonnateur de la plateforme politique INITE, le sénateur Joseph Lambert. D'autres actions de la société civile sont attendues avant la fin de la huitaine sollicitée par Bernard Gousse qui doit déposer ses pièces au parlement.
Robenson Geffrard
rgeffrard@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=95040&PubDate=2011-07-18

lundi 18 juillet 2011

Haïti: 250$ aux familles pour qu'elles quittent un camp

Sur la photo, un homme transporte un bébé en Haïti.
En arrière-plan, une maison temporaire érigée dans un
 camp de réfugiés suite au séisme de janvier 2010.
PHOTO: AP
Associated Press
Port-au-Prince, Haïti
Le gouvernement haïtien a commencé à déménager des familles qui s'étaient installées dans le stationnement d'un stade de Port-au-Prince depuis le séisme dévastateur de janvier 2010, a annoncé un responsable.
Le conseiller présidentiel Pierre-Richard Duplan a indiqué que le gouvernement versait 250 $US à chaque famille pour qu'elles quittent les lieux. Le gouvernement veut dégager l'espace pour accueillir des événements dans le stade.
Parmi la trentaine de familles qui se préparaient à quitter les lieux vendredi, certaines se sont plaintes qu'un autre terrain mis à leur disposition par le gouvernement n'était pas prêt, et qu'elles n'avaient nulle part où aller.
Quelque 400 familles sont installées dans le stationnement du stade. M. Duplan a précisé qu'il faudrait plusieurs jours pour les déménager.
Le gouvernement haïtien tente de vider plusieurs grands camps de sinistrés à travers la capitale.
Les autorités estiment qu'environ 634 000 Haïtiens vivent toujours sous des tentes dans un millier de camps, un an et demi après le séisme.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201107/15/01-4418389-haiti-250-aux-familles-pour-quelles-quittent-un-camp.php

Journées d'Afrique: Québec aux couleurs du monde

Régis Tremblay, collaboration spéciale

Le Soleil
(Québec) Reggae, rock, raï, roots, rap, zouk, folk, funk, afro, flamenco, électro, hip-hop, carribéen, tropical... Tous les rythmes, toutes les musiques et toutes les couleurs du monde seront réunis à Québec, du 21 au 31 juillet. Les 16e Journées d'Afrique seront plus internationales que jamais, puis-qu'elles accueilleront, en plus des artistes africains, des musiciens de partout, de la Jamaïque à Cuba, d'Haïti au Brésil, de la Guyane à l'île Maurice, de la Barbade à... Limoilou!
Elles seront longues et chaudes, ces Journées d'Afrique, danses et rythmes du monde, puisqu'elles commenceront dès midi pour se terminer tard le soir. Après les activités familiales en journée, la place D'Youville fera place au spectacle à 20h, puis la fête se poursuivra à 23h au resto-bar Le Cercle, rue Saint-Joseph, sans oublier les deux spectacles au resto-club Le Largo. De quoi combler les boulimiques de musiques plurielles.

Au premier plan
L'Afrique restera au premier plan avec des artistes venus du Sénégal (Fafadi, les Frères Guis-sé, Zale Seck), du Cameroun (les Jumeaux Masao), de l'Algérie (Hakim Saada, Labess, Syncop), du Maroc (Mazagan), du Burundi (Willy Léonard), du Congo (Kenlo Craqnuques), et de l'Afrique du Sud (Lorraine Klaasen et sa mère Thandie).
Les couleurs du Québec seront portées par les Webster, Maybe Watson, Marième, Pastel et Pomerlo. Il faut aussi remarquer les nombreuses collaborations entre musiciens québécois et artistes d'ailleurs, dans des formations comme Nomadic Massive (Haïti, Algérie, St-Vincent, Barbade, Québec), Prise d'Assaut Band (Jamaïque, Tunisie, Sénégal, Québec), Jah & I (Jamaïque, Québec), Kumbancha (Cuba, Québec), Molamizik & Friends (île Maurice, Québec), Wesli Band (Haïti, Québec), sans oublier la participation québécoise à l'hommage à Bob Marley présenté par le Jamaïcain Inus Aso.
Tous les spectacles à place D'Youville sont gratuits, alors que ceux présentés au resto-bar Le Cercle et au resto-club Le Largo sont à 10 $ et 20 $.
En plus de spectacles en soirée, des activités familiales auront lieu tous les midis, du 22 au 30 juillet, où musique, contes et humour seront de la partie. Les samedis et dimanches, à partir de 15h, on pourra s'initier aux danses orientales, au break dance, aux percussions... et à l'art du graffiti!
On peut consulter la programmation détaillée sur le site www.journeedafrique.com.

Évolution lente, mort accélérée

Publié le 18 juillet 2011 Pierre Bergeron, Le Droit
Crise humanitaire à évolution lente ». Il y a des expressions qui, froidement, nous interpellent dans leur douloureuse rigueur. Cette expression est tirée d'une déclaration conjointe de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), du Programme alimentaire mondial et d'Oxfam sur la famine résultant de la pire sécheresse en 60 ans dans la Corne de l'Afrique.
Ils sont au diapason de plusieurs gouvernements et d'organismes d'aide humanitaire qui tirent la sonnette d'alarme sur une nouvelle crise alimentaire qui frappe plus de 10 millions d'individus dans une région qui n'en finit plus d'agoniser.
Nous sommes habitués de réagir aux grandes catastrophes comme le tremblement de terre en Haïti ou les inondations au Pakistan. Ils alimentent nos bulletins de nouvelles et provoquent une réaction aussi généreuse que spontanée. L'insécurité alimentaire provoquée ou aggravée par la sécheresse dans diverses régions du globe, s'installe petit à petit. Elle ne vient malheureusement pas seule. Sur fond de réchauffement climatique, elle s'accompagne d'un vide politique grave comme en Somalie, de corruption endémique ou de conflits armés qui rendent l'acheminement de l'aide internationale extrêmement difficile. À cette crise alimentaire s'ajoute une crise sanitaire avec l'aggravation du risque de propagation de maladies infectieuses comme la polio, la rougeole et le choléra.
Pourtant, on a l'étrange impression que c'est toujours à recommencer, que moins on avance, plus on recule. Qui ne se rappelle pas du Biafra (république sécessionniste du Nigeria) alimenté par le pétrole et les conflits ethniques à la fin des années 60, de la chanson We are the world pour lutter contre la famine en Afrique, ou du Live Aid en 1985 ? Des initiatives ponctuelles se sont ajoutées à des programmes plus organisés rassemblant la communauté internationale avec plus ou moins de succès. Un éternel recommencement.
Les dirigeants de la FAO, du Programme alimentaire mondial et d'Oxfam affirment savoir ce qu'il faut faire. L'an dernier, la « communauté humanitaire » s'est donné un plan d'action pour contrer l'insécurité alimentaire. Encore faut-il que les crises ne passent sous le radar de l'information jusqu'à ce qu'il soit trop tard. Dans le cas de l'Afrique de l'est les premiers avertissements ont été lancés fin 2010. Or, la France vient de demander à la FAO d'organiser une réunion internationale d'urgence pour « évaluer l'ampleur de la crise et coordonner l'aide internationale ». Comment alors concilier cet appel d'urgence avec la déclaration des organismes humanitaires qui affirment savoir ce qu'il faut faire ?
Pendant ce temps, le Canada privilégie l'approche de l'aide bilatérale et souffle le chaud et le froid sur l'aide multilatérale. Hier, la ministre de la coopération internationale, Bev Oda, annonçait qu'elle se rendrait en Afrique de l'Est pour visiter un camp de réfugiés au Kenya et pour rencontrer les représentants du Sud-Soudan, le plus jeune pays du monde, pour l'aider à devenir « prospère, juste et démocratique ».
Tout cela est fort bien. Encore faut-il que le Canada change la nature de son discours comptable sur l'aide internationale. Le 20 juin dernier, devant l'Institut Nord-Sud, la ministre a invité les organisations multilatérales à être « prêtes pour le changement. » Elle les a enjointes « de renouveler leurs mandats, de simplifier leurs opérations, de miser sur ce qui fonctionne le mieux, de limiter le double emploi et d'accroître la reddition de comptes et la transparence pour ceux qui, dans les pays donateurs, exigent un rendement maximal de leurs investissements. »
Voilà le discours comptable que tient le Canada. Nous parlons de comptabilité alors que le monde veut entendre parler d'humanité. Nous voulons « mesurer les bons résultats » d'une manière « transparente, équilibrée et centrée sur le pays. » Et la ministre Oda en remet : « Nous devons garder l'esprit ouvert et réfléchir aux risques que nous prenons, parce qu'une saine gestion du risque contribue grandement à l'optimisation des résultats ainsi qu'à la responsabilisation. » Pour l'humanisme, on repassera. Voilà le discours que nous tenons pendant que 10 millions d'êtres humains dans la Corne de l'Afrique comptent sur la générosité et l'ouverture du Canada. Bonne visite, Madame la ministre, et n'oubliez pas votre calculatrice !
http://www.cyberpresse.ca/le-droit/opinions/editoriaux/pierre-bergeron/201107/17/01-4418694-evolution-lente-mort-acceleree.php
Commentaires:
Cet article combien intéressant est apparu après des recherches sur l'actualité haïtienne. Haïti y est mentionné une seule fois. On comprend bien pourquoi. Onparle de crise humanitaire et catastrophe naturelle.
Le plus intéressant à mon sens de cet article c'est de voir comment jusqu'à présent, des problèmes carrément chroniques ne trouvent toujours pas de solutions qui s'inscrivent dans la durée.
Pourtant les rencontres continuent. Les organisations non gouvernementales ne cessent de tirerr sur les sonnettes d'alarme. Et les problèmes reviennent avec une périodicité presque calculée.
Cela me ramène en mémoire les récentes et fracassantes déclarations de Paul Farmer à propos de l'échec de la gestion de la situation d'Haïti un an et demi après le tremblement de terre.
D'autres voix autorisées se sont déjà exprimées sur le même sujet avec des réactions épidémiques fugaces tandis que les recommandations ne sons pas respectées.
En un mot aujourd'hui, il faut lancer un message clair à ceux-la et de façon individuel à chacun qui s'engage dans l'humanitaire. Un message qui devra leur faire comprendre que leurs actions sur les situations urgentes, si elles ne sont pas coordonnées en tenant compte des situations strucuturelles qui interviennent dans la genèse de ces situations, les solutions non suelement seront insuffisantes mais il faudra les gérer de façon indéfinie. 
Cla veut dire  aussi réflexion qui avait donné naissance aux ONGs doit être profondément modifiée. Aujourd'hui une ONG ne doit pas être considérée comme un raccoucit permettant de courcircuiter un gouvermenent corrompu et admis, mais un vrai allier de ce gouvernement.
Ce qui impose pour cette organisation non gouvernementale la possesion dans ses bagages d'une expertise et d'un savoir-faire capable de combler les manques du gouvernement en place.
Pour Haïti Recto Verso, Jonas Jolivert

Nouveau bras de fer entre le CEP et le Parquet

Le nouveau commissaire du gouvernement prés le tribunal civil de Port-au-Prince, Sonnel Jean François, n'aura pas la partie facile pour faire le suivi de l'enquête sur les fraudes électorales. Il a échoué hier dans sa tentative d'audition de 5 conseillers électoraux. Il s'agit des conseillers électoraux qui avaient boudé une première convocation de l'ex chef du Parquet, Harycidas Auguste. Les conseillers Gaillot Dorsinvil, Ribel Pierre, Anténor Guerrier, Leonel Raphaël et Jacques Belzin ne se sont pas présentés mais ont dépêché leurs avocats. Ces derniers ont été tout simplement éconduits par le chef du Parquet.
Les conseillers électoraux estiment être justiciables uniquement par devant la Haute cour de justice ont indiqué leurs avocats.
En début de semaine le magistrat n'avait pas voulu se prononcer sur les suites du dossier en cas de refus des conseillers électoraux.
Le chef du Parquet avait indiqué a radio Métropole que l'invitation a été adressée dans le cadre de l'enquête sur les graves fraudes enregistrées lors des dernières élections. Il a fait valoir que le Parquet peut se saisir d'un dossier dès qu'il existe de forte présomption sur un individu.
On ignore si le commissaire Jean François œuvre en tenant compte du rapport de la commission sénatoriale spéciale ayant réalisé des investigations sur les fraudes électorales.
Le président du CEP, Gaillot Dorsinvil avait refusé de répondre aux invitations de la commission sénatoriale.
Les conclusions du rapport n'ont toujours pas été publiées par le bureau du sénat.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19312
Commentaires:
Et qu'est ce que l'on peut bien avoir a cirer des ces enquêtes qui n'aboutissent jamais! En Haïti on joue avec tout. Tout devient plaisanterie. On devient député en riant. On devient sénateur en riant. On devient président en riant. Président de la République s'il vous plaît!
Le parlement ratifie un amendement constitutionnel et des sénateurs font publier une copie différente. Et on s'en moque!
Il n'y a pas de jugement. Pas de responsabilité.
Pourtant nous croyons durs comme fer en la démocratie.

Martelly poursuit les négociations visant la ratification de M. Gousse

Le président haïtien, Michel Martelly, n'entend pas baisser les bras dans le cadre des négociations visant la ratification du choix du Premier Ministre désigné, Bernard Gousse. Alors que les négociations semblent être dans l'impasse avec les dernières déclarations du sénateur Moise Jean Charles assurant que Gousse ne passera pas, le président Martelly affirme le contraire. Le locataire du Palais National révèle avoir fait dans progrès dans les négociations avec les législateurs. Il assure que les chances de ratification de M. Gousse sont aujourd'hui de 50% au grand corps.
Fort des premiers résultats positifs le président Martelly convie les sénateurs pétitionnaires à ratifier le Premier Ministre pour que le gouvernement puisse s'attaquer aux besoins urgents de la population. En tournée dans le Sud-est le week end écoulé le président Martelly a dénoncé le comportement de certains sénateurs qui ne se soucient guère de la misère de la population. Les citoyens vulnérables croupissent dans la misère sous les tentes mais le président et les sénateurs perçoivent régulièrement leurs émoluments, s'indigne M. Martelly.
Au cours de cette rencontre le sénateur Edwin Zeny a révélé que le salaire d'un sénateur est de 10 000 dollars US. A cette rondelette somme il faut ajouter plusieurs milliers de gourdes de crédit sur leur téléphone, des frais en carburant et d'autres privilèges accordés mensuellement aux élus. Il a également fustigé le comportement de ses pairs dont certains veulent barrer la route au chef d'Etat.
Par ailleurs, le secteur privé haïtien veut s'impliquer dans les négociations politiques visant la ratification du Premier Ministre. Certains hommes d'affaires se sont entretenus avec des leaders de la majorité parlementaires le week end écoulé.
Le Premier Ministre désigné doit soumettre son dossier au bureau du sénat ce jeudi 21 juillet 2011.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19314
Commentaires:
10.000 dollars américains pour un salarier en Haïti est sans aucun doute une somme exorbitante. Je ne suis pas persuadé que le salaire d'un sénateur soit aussi élevé. Si tel était le cas, la population haïtienne en général serait en droit de prendre les rues et de déclencher leur révolution du jasmin. Car définitivement, après chaque période présidentielle, si on fait le bilan du travail effectif du sénateur de la République, le résultat serait trop maigre pour un coût aussi élevé pour un petit pays pauvre.
Et on pourrait en dire autant pour le salaire du président de la République et des députés qui font actuellement la pluie et le beau temps avec un pouvoir qui leur tombe dessus sans savoir exactement comment l'utiliser.
J'ai envie de douter de la déclaration du sénateur Zenny qui doit bien être au courant de ce qu'il avance puisque lui aussi il perçoit son salaire. Mais cela me semble tellement invraisemblable que je préfère en douter.

Haiti After the Earthquake by Paul Farmer

Seven months after the Haiti earthquake of January 2010, Paul Farmer took a 20-minute chopper flight from Port-au-Prince to Léogâne in the company of former U.S. president Bill Clinton.

The observed aerial view of the quake’s epicenter — “pancaked buildings and slab roofs angled downward like wet cardboard” — reinforced what we tragically knew: After all those months, only a teacup full of rubble had been cleared from the earthquake zone. There were few notes of optimism amid the misery.
On the ground, Farmer did something enterprising — journalistic, even. He hung back. Clinton, the United Nation’s special envoy for Haiti, was swept up in a group of officials and aid workers eager to show off new shelters being erected for displaced Haitians who were camped out by the tens of thousands under tents, tarps and, as a last resort, bed sheets.
Farmer — who, among his many abilities, can claim fluency in Creole — decided he wanted to take a “quieter look” at the temporary houses. Fewer than 30 “t-shelters” had been thrown up from a planned goal of 100,000. Casting his clinical eye, Farmer found them “something of a disappointment: solid two-by-fours were used as supports, but the walls were of white plastic; the roofs, cheap tin.”
Clinton and his entourage were ushered toward a “model” shelter. Farmer kept his ears open. “The model t-shelter Clinton visited was inhabited by a woman who had nothing good to say about her new home,” Farmer writes. “She launched a stream of invective in Creole even as the disaster-relief folks were describing, in English, the sturdiness of the t-shelters — ‘these are built to withstand high winds and to serve as transitional shelters that can tide people over until more permanent shelters are built; they’re much safer than tents.’ The model inhabitant scowled and complained, ‘Who would want to live in a house like this? The walls could be split open with a kitchen knife.’”
How gratifying it would be if Farmer’s latest book, Haiti After the Earthquake, were heavy with such moments. The Harvard University doctor has achieved revered status on the Haiti file, having worked in the country on and off for close to three decades. Co-founder of Partners in Health, which has become the standard bearer for health services delivery in Haiti, Farmer’s early work was focused on the village of Kay in the Central Plateau, a wretched settlement of the impoverished and the suffering who had lost their homes and agricultural lands to flooding caused by the building of a hydroelectric dam.
Farmer started a two-room clinic nearby at Cange, which grew into a full-fledged hospital with branches and roots extending into social and long-term health supports. When I visited the hospital some months after the quake, I wandered through a maze, past operating rooms and a pediatric ward, and sat with women hard at work in a shaded courtyard making that nutritional wonder food: peanut butter. There were patients everywhere in this “medical Mecca” — those are Farmer’s words.
He has big billing to live up to. When Pulitzer Prize-winning author Tracy Kidder was moved to write Mountains Beyond Mountains (2003) about the good doctor, who holds a PhD in anthropology, he acknowledged that his subject inspired “moral envy” among its readers. The book dubbed Farmer “a man who would cure the world,” which set the bar rather high. Farmer saw himself more simply as “a poor people’s doctor,” an infectious diseases specialist who wondered how any serious practitioner could study emergent pathogens in a country like Haiti without accepting social inequality as a factor.
The summer before the quake, Clinton named Farmer as his deputy special envoy at the UN. “He knows the country. He loves the people. They love him,” Clinton said then.
Reading Haiti After the Earthquake makes me wish Farmer had declined the offer.
Within weeks the poor people’s doctor found himself being transported in an armoured car — in a motorcade no less — with a bodyguard. “Clinton counseled me to focus on two broad agendas: the medical and public health issues I knew best but also the economic issues that influenced who got sick and who did not,” Farmer writes, admitting that he sometimes felt lost in his new role as a dollar-a-year man.
Somehow, in addition to spending time in the UN bubble he intended to keep up his teaching and clinical work, which meant toing-and-froing to Harvard as well as spending a great deal of time in Rwanda, where Partners in Health has focused much of its efforts.

And a book on top of all of that.
In his previous writings — I’m thinking especially here of The Uses of Haiti, published in 2006 — Farmer was angrier; angry and aseptic, which is a potent combination.
It would be good to hear an angry Paul Farmer right now. Given his stature, such words just might have some effect.
Those who read the shelter report in The Nation last week must be angry. The investigative piece examines American-built trailers used as classrooms in Léogâne. The trailer project was a Clinton Foundation initiative, approved by the Interim Haiti Recovery Commission, which Clinton co-chairs. Classes were prematurely suspended at two of the four installed schools this year due to temperatures in the trailers frequently exceeding 100 degrees, The Nation reports. A 6th Grader confided that her teacher would regularly distribute painkillers to children suffering from headaches in this let’s-boil-the-students atmosphere. In one trailer, levels of formaldehyde were found at two and a half times the level at which the Centers for Disease Control say children can experience adverse health effects. Formaldehyde is deemed a known carcinogen by the International Agency for Cancer Research.
If Farmer is angry now, he doesn’t much show it, coming across instead as merely unsettled.
His self-stated mandate in writing the book was to “lend clarity to the debates about reconstruction” as well as serving as an account of the first months after the quake.
That first task eludes him. Pondering the effectiveness of the recovery commission, he notes the $3 billion in projects approved in its first three months. Most of those projects remained incompletely funded or not funded at all. Why? “It wasn’t clear why, other than the usual bureaucratic siloing.”

So there’s the clarity piece.
Farmer throws down “foreign-grown political obstructions” and “bookkeeping tricks” as root causes, along with a lack of “absorptive capacity.” In other words, too few on-the-ground resources were available to deal with funds being tantalizingly waved offshore. Should the commission fail in its mandate, Farmer frets that the default mode will be to blame the Haitians.
As to the second task — a personal account of the time that followed 4:53 p.m., January 12 — Farmer suffers an emotional disadvantage. He was in Miami reading The Best and the Brightest when the 7.0 tremblor hit the capital and areas beyond. His first desire upon hearing the news may have been to go to his second home in Haiti, but his first obligation was to head to New York for an emergency UN session, where he found himself sitting on a dais, behind Clinton, wishing he were in Port-au-Prince, helping.
Three days later he flew to the capital aboard a private jet. “A soon as we opened the door, it hit us: a charnel-house stench filled the air of the windswept runway. I knew this smell but never imagined I would encounter it in an open space.”

Yes, that bit holds promise.
But soon enough Farmer is back in harness with Clinton, back in the bubble.
Even his recount of the cholera cruelty is strangely feeble, which seems especially odd coming from an infectious diseases expert who argued for a maximum assault against the epidemic (ie., vaccines) versus the adopted minimalist approach (health education and the distribution of chlorine tablets). Farmer wanted an investigation into the source of the outbreak. Genetic fingerprinting and point of origin were important in his view to predicting the speed with which the cholera might spread and in pinpointing appropriate treatment. The UN unconscionably denied — repeatedly — that its base near the town of Mirebalais, on a tributary of the Artibonite River, was the source of a crisis that has felled more than 4,000 Haitians (thus far).
By his own account, Farmer’s response was exceptionally meek. “It was certainly not my attention to fan the blame game,” Farmer writes. He quietly suggested to the then head of the UN mission that it “might be prudent” to conduct an investigation.
Surely we need smart, knowing people like Farmer to do much more than that. Consider the July issue of Emerging Infectious Diseases, a CDC journal. “Our findings strongly suggest that contamination of the Artibonite and one of its tributaries downstream from a military camp triggered the epidemic,” concludes the study. Here’s the bit I found most interesting: “Determining the origin and the means of spread of the cholera epidemic in Haiti was necessary to direct the cholera response, including lasting control of an indigenous bacterium and the fight for elimination of an accidentally imported disease.”
Nine months have passed since the outbreak.
Well, there’s much to get riled up about.
Farmer can sound exasperated — give him credit for that. A year after the quake he revisits Parc Jean-Marie Vincent. Or at least he appears to revisit the park, though he writes as a distanced observer. The park is the second largest displacement camp in Port-au-Prince, run by a Partners in Health team under Dr. Dubique Kobel. I visited the park a month after the quake, and interviewed Kobel there. Some 35,0000 Haitians were barely making do in the camp, a stultifying patchwork of makeshift shelters on a sun-baked plain of a place. It was awful. Menacing. People were fighting. The stink was terrible. Kobel was tireless, cheerful, patient as the camp dwellers lined up to see this good doctor.
It was Kobel, displaced from his own home, who started operating on people in the park the day after the quake. Two weeks later, physicians from Partners in Health came by, stayed, and Kobel, miracle worker, soon became a paid staffer.
At the time of the anniversary, PIH was still running the camp with no end date in view. “We were sick of hearing the words ‘exit plan’ from disaster-relief NGOs,” Farmer writes. “How could we leave when most of the conditions that had first led us to work in the camps persisted a year after the quake?”

What of the future?
That’s a mug’s game, and, sadly, Farmer decides to play. Before he hands the final 52 pages of Haiti: After the Earthquake over to a dozen writers who were invited to add their own essays, he engages in a frivolity of imagination. Let’s say it’s 2015. Where will Haiti be?
On the one hand, reconstruction could be in fabulous shape. On the other, the disaster could be ongoing. Health care and education? Same deal. Yes, the analysis gets as thin as that.
I suspect that Farmer’s publisher had hoped to get what ultimately reads like an anniversary book out long before now. I suspect that Farmer too late came to the realization that he didn’t have it in him to get the job done right. I know that the opportunity to write a better book lies before him.
Jennifer Wells is a Star feature writer.
http://www.thestar.com/news/books/article/1026324--haiti-after-the-earthquake-by-paul-farmer

Daphné Roulier soutient l’éducation des enfants d’Haïti

Daphné Roulier a été choisie par la maison de joaillerie italienne Vhernier pour une campagne de soutien à Haïti, « Une bague pour l’éducation d’un enfant à Haïti ». Une bague a été créée spécialement pour l’occasion, une bague en argent, avec à l’intérieur de l’or rose, vendue un peu moins de 1 000 euros l’unité.
Pour chaque bague vendue, un enfant haïtien pourra suivre sa scolarité pendant une année aux écoles St Luc et à l’Académie pour la Paix et la Justice à Haïti.
Cette campagne est lancée au niveau mondial. Un vrai honneur donc pour Daphné Roulier d’en être la marraine.

L'association Comme une image a fait une première étape à Arras pour collecter des fonds pour Haïti.

Arras était ville départ pour l'opération deux cents vélos pour Haïti

lundi 18.07.2011, 05:03 - La Voix du Nord
CARITATIF
Comme une image, association francilienne, parcourt cet été mille kilomètres pour récolter des dons pour Haïti. Elle a commencé son périple à Arras. ...
La ville a ainsi aidé, la semaine dernière, l'association pour envoyer des vélos à Haïti.
L'association d'Arcueil, dans le Val-de-Marne, organise de juillet à décembre, un périple de 1 000 km pour récolter des fonds pour l'achat de deux cents vélos.
Les deux-roues seront ensuite expédiés aux réfugiés de la catastrophe de Haïti.
En début de semaine, l'association francilienne était à Arras pour le départ de son opération.
La municipalité, par le biais du CAJ, a décidé de participer à cette manifestation en accueillant les quatorze jeunes protagonistes de l'association et en vendant avec eux, sur les marchés et dans les grandes surfaces commerciales des bracelets estampillés « 1 000 km pour Haïti ».
A Arras, ce sont 500 euros ont déjà été collectés... De bon augure pour la suite des événements qui les mèneront à Strasbourg dès ce milieu de semaine.
Renseignements sur le site http://www.commeuneimage.info/
http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Arras/actualite/Secteur_Arras/2011/07/18/article_arras-etait-ville-depart-pour-l-operatio.shtml

Les Amours d’un Zombi de Arnold Antonin : Un mort-vivant, candidat à la présidence d’Haïti

Projeté samedi au Cinéma de nuit à l’Institut français de Dakar, le film Les Amours d’un Zombi, sorti en 2010, caricature la société haïtienne.Cette satire socio-politique du réalisateur Arnold Antonin est un mélange de fantastique et de réalisme.
Tout commence lorsqu’on annonce l’évasion d’un Zombi esclave dans un temple qui se retrouve à Port-au-Prince. Son nom : Pierre Zéphirin. Il se présente devant les journalistes pour une conférence de presse. Il est encadré par deux médecins et explique comment il est devenu un Zombi ou mort-vivant. Dans sa vie antérieure, Zéphirin était un ancien chauffeur de taxi, jeune et beau. Il confie à la presse que toutes les femmes tombaient à ses pieds. Mais le Zombi cherche désespérément à retrouver l’une de ses conquêtes, source de tous ses malheurs, sa belle Swamen. Le réalisateur montre en flashback, que Swamen vivait cette relation en cachette. Elle était mariée malgré elle à Syvis, un vieux qu’elle n’aimait pas et qui lui permettait de manger à sa faim. Ce dernier les surprit un jour et transforme Zéphirin en Zombi.
A la fin du point de presse, Pierre Zéphirin s’accroche à une journaliste Nicole pour qu’elle l’aide à retrouver l’amour de sa vie. La journaliste accepte à condition d’avoir l’exclusivité de son histoire. Ils parcourent ensemble en voiture Port-au-Prince à la recherche de Swamen. Une vue panoramique présente un pays chaotique, pauvre, avec ses bidonvilles. Après un passage remarqué à la télévision, le zombi devient le personnage le plus populaire d’Haïti. Le pays entier se passionne pour cette étrange histoire. Il est si adulé qu’il attise la convoitise des politiciens à la recherche d’un candidat pour l’élection présidentielle du parti ‘Frappons fort des Haïtiens génétiquement modifiés’…
L’aventure du Zombi candidat à la présidence est une satire politique. Le réalisateur écorche les politiciens qui pour assouvir ‘leurs intérêts personnels sont prêts à faire élire un Zombi président de la République’. Car le politicien Romulus et ses camarades, pour convaincre Zéphirin de devenir leur candidat lui diront : ‘Il n’est pas besoin que tu sois compétent, la population d’admire et votera pour toi, le reste une fois au palais, on sera à tes côtés.’ Dans le film, l’avenir du peuple se décide dans un salon huppé, avec des ‘Irresponsables’ buvant leur cognac.
Le cinéaste n’a pas épargné la population haïtienne. La stupidité de l’électorat populaire est mise en exergue dans un micro-trottoir réalisé pour voir si les Haïtiens sont prêts à voter pour un mort-vivant. A l’unanimité, tous ont plébiscité le Zombi. Dans un pays vivant dans le chaos, le film montre à quel point les Haïtiens sont désespérés.
Les conditions de vie sociales désastreuses, l’ingérence des Nations unies dans les affaires du pays, l’intolérance religieuse, la prostitution, la corruption, etc., tout y passe dans le troisième long métrage peignant la réalité d’Haïti de Arnold Antonin.
Le film est tiré d’un conte de l’Haïtien Gary Victor, auteur du scénario. D’une durée d’une heure trente minutes, Les Amours d’un Zombi a été réalisé en 2010. Il a reçu le prix de la diaspora africaine Paul Robeson au Fespaco 2011. Son film Le Président a-t-il le Sida ? avait aussi remporté ce prix au Fespaco 2009. La comédie, estime son réalisateur, se veut ‘une dénonciation des démagogues et en même temps l’affirmation que le peuple haïtien n’acceptera pas de jouer éternellement le rôle de Zombi qu’on veut lui imposer’.
Les Amours d’un Zombi a été projeté samedi à l’institut français de Dakar dans le cadre de la 40e séance de Cinéma de nuit devant peu de cinéphiles. La fiction clôturait ainsi la saison.
Fatou K. SENE
http://www.walf.sn/culture/suite.php?rub=5&id_art=73820

Haïti - Reprise des adoptions

La France avait suspendu les adoptions internationales en Haïti à la suite du tremblement de terre survenu le 12 janvier 2010, les circonstances locales ne lui paraissant plus garantir le respect de l'intérêt supérieur des enfants adoptés.
La situation a aujourd'hui évolué en Haïti. Les autorités haïtiennes se sont engagées de façon précise sur le calendrier de remise à niveau de leur législation en matière d'adoption et de ratification de la Convention de La Haye. C'est la raison pour laquelle, après s'être concerté avec les autres États qui accueillent traditionnellement des enfants haïtiens, la France a décidé la reprise progressive des adoptions en Haïti.
Cette décision, dictée par le souci d'offrir aux enfants privés de famille, notamment aux enfants devenus orphelins après le séisme ou abandonnés dans des centres d'enfants, un projet de vie meilleure, prendra effet à compter de l'adoption d'un arrêté du Président haïtien mettant un terme aux adoptions individuelles. Le président Martelly a en effet officiellement annoncé qu'Haïti ne donnerait plus suite à aucune adoption individuelle. La France a pris acte de cette décision du Président et ne saurait que s'y conformer.
La reprise des adoptions revêtira dans un premier temps un caractère probatoire afin de s'assurer que les procédures se déroulent dans le strict respect des règles qui régissent les adoptions internationales. Cette période de probation bénéficiera aux familles dont les demandes ont été gelées à la suite du séisme. La France souhaite qu'elle débouche à brève échéance sur la réouverture complète de l'adoption internationale en provenance d'Haïti.

dimanche 17 juillet 2011

Saut-d'Eau, un trésor à l'état brut

Située dans le Bas-Plateau central, à 65 kilomètres de Port-au-Prince, Saut-d'Eau regorge d'énormes potentialités à la fois touristiques et agricoles. Dotée d'un minimum d'infrastructures routières et bénéficiant d'un climat de sécurité stable, la ville, apparemment vierge, ne jure que par la saine exploitation de ses multiples potentialités.
Haïti: Qui n'aimerait pas la visiter un jour ? Par sa verdure, son calme et ses lieux pittoresques, la ville -créée en 1905 et élevée au rang de commune 27 ans plus tard- possède de sites ô combien fascinants! et qui pourraient faire d'elle une destination touristique de prédilection. L'un de ses sites les plus connus, la cascade Saut-d'eau, est une merveille qui s'offre à toute admiration.
Située à plusieurs centaines de mètres d'altitude dans la localité de Mahotière, cette impressionnante chute à deux branches et qui renferme plusieurs paliers transpire toute la beauté et le génie de la nature. Pour rendre le site plus accessible et attrayant, des travaux de construction d'une rampe d'escalier ont été entrepris et finalisés en 2008 par le ministère de l'Environnement. Depuis lors, explique l'un des gardiens, le site perdu au milieu des bois ne cesse d'attirer de plus en plus de visiteurs.
Parmi les autres sites touristiques de Saut-d'eau -distante d'environ 65 kilomètres de la capitale haïtienne-, on peut citer la grotte d'Occo, les vestiges des Forts à Laboule et les restes de la résidence du compte D'Estaing, parent du président français Valéry Giscard D'Estaing.
En quête d'une profonde paix, des milliers de gens provenant de tous les coins de la capitale se retirent chaque année dans cet endroit où il n'y a de turbulence que le grondement des eaux et le chant des oiseaux sauvages. « A l'occasion de la fête patronale célébrée tous les 16 juillet, le nombre de visiteurs dépasse visiblement la barre des vingt mille, chiffre cher aux autres événements tels que les Pâques, le Petit-Juillet et la Notre-Dame-de-la-Merci célébrés respectivement en avril, le premier dimanche du mois d'août et en septembre, confie, l'air satisfaite, la native de la zone, Marjory Louis-Mard . Parmi les visiteurs, explique-t-elle, nombreux sont ceux qui viennent dans l'objectif d'y adresser une prière.

La plus grande ville mariale du pays
Selon une légende très répandue, Fortuné, un sexagénaire de Trianon, une petite localité de Mirebalais, aurait vu à Palmes à Saut-d'Eau en 1848 l'image d'une dame qui portait dans ses bras un petit garçon. Sur la tête de cette dame brillait de mille feux une couronne sur laquelle on pouvait lire Virgo Monte Carmelo, Ora Pro Nobis , ce qui laisse croire que l'image aperçue n'était autre que celle de la Vierge. Une thèse sur laquelle le révérend responsable de la paroisse Notre-Dame-de-Mont-Carmel, le prêtre Wilcoxson Sainvil, dit entreprendre des recherches pour en prouver la véracité. Mais tout compte fait, la Ville-Bonheur est devenue depuis un lieu de pèlerinage très fréquenté.
En quête de délivrance, des milliers d'adeptes y viennent rouler leur bosse régulièrement. Nombre d'entre eux ont déjà eu gain de cause. « Il y a de cela une cinquantaine d'années j'ai assisté à une scène inoubliable, raconte Armand Homère, l'un des plus anciens notables de la zone. Une dame venue aveugle de Port-au-Prince, explique-t-il, a recouvré la vue aussitôt débarquée à Ville-Bonheur. Une autre dame qui ne pouvait plus avoir d'enfants s'est vu comblée avec pas moins de trois après une semaine de pèlerinage, a poursuivi notre homme.
Douée de pouvoir de guérisseurs la source Saint-Jean, où se serait réfugiée la Vierge après qu'on lui a tiré dessus à Palmes, est l'un des sites les plus visités par les dévots. A un jet de pierre de cette source se trouve la plus imposante bâtisse de la ville, l'église Notre-Dame-de-Mont-Carmel dont l'architecture témoigne du sens de l'esthétique des Saudelais. Construite en 1971, l'église compte plus de 3 000 fidèles. Un chiffre qui ne surprend pas, compte tenu de la religiosité patente des habitants de cette ville hospitalière.
Par-dessus ses atouts touristiques
Mis à part sa villégiature et ses potentialités touristiques, Saut-d'Eau renferme une grande capacité de production agricole. « Notre terre peut presque tout produire, a fait remarquer un cultivateur de la région qui cite les céréales tels que le mais, le riz, le petit mil et bien d'autres vivres alimentaires encore. Dans cette région, la production de légumes n'est pas en reste. Le cresson, une plante potagère très reminéralisante et tonifiante, est cultivé en très grande quantité dans la rivière baptisée du même nom par les riverains.
Avec ses quatre sections communales - Coupe Mardi-Gras, Rivière-Canot, Montagne - Terrible et La Selle, Ville-bonheur jouit d'une superbe et rassurante couverture végétale. Dans divers coins s'élèvent des arbres géants, vieux dans certains cas de plusieurs décennies.
Mouillée par près d'une dizaine de rivières et plus d'une cinquantaine de ruisseaux, la Ville-Bonheur a l'air d'un véritable coin de paradis. Dans les rues comme dans les champs et même dans certaines cours, jaillissent plusieurs sources d'eau. Limpides et rafraîchissantes, ces sources ne tarissent jamais, à en croire Marjory Louis-Mard. Selon certains, la ville, comptant plus de 48 000 habitants, aurait même pris son nom de cette surabondance d'eau.

Saut-d'Eau prête pour le tourisme et les affaires
Avec toutes les richesses que la nature lui a données, Saut-d'Eau présente toutes les caractéristiques d'une ville vierge qui n'attend que ses potentialités soient enfin mises en valeur.
Depuis peu, le gouvernement haïtien y entreprend des travaux d'infrastructures routières dans l'objectif de l'ouvrir aux autres régions du pays. A l'aide d'un groupe électrogène de 170 KW, la ville bénéficie de 35 heures d'électricité par semaine. Un rationnement qualifié d'insatisfaisant par le premier citoyen de la ville, qui toutefois indique que des démarches sont en train d'être entreprises en vue d'éclairer la ville par l'extension dé la centrale hydroélectrique de Péligre.
Le soir, raconte un jeune, les Saudelais dorment à poing fermé. Mis à part la fraîcheur que leur procure la nuit, le climat sécuritaire y est à jamais stable, a fait remarquer ce jeune. Dotée d'un sous-commissariat de police, situé au centre de la ville et d'un semi-complexe administratif logeant le tribunal de paix et d'Etat civil, Saut-d'Eau connaît rarement des dérapages.
Danio Darius
daniodarius001@yahoo.com
http://lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=94947&PubDate=2011-07-15

Décès à Port-au-Prince du célèbre chanteur et tambourineur haïtien Azor, de son vrai nom Lenord Fortuné

De renommée nationale et internationale, Azor a porté la musique sacrée vodou au plus haut sommet
Le célèbre percussionniste et chanteur haïtien Azor, de son vrai nom Lenord Fortuné, 46 ans, est décédé samedi soir à l’Hôpital Bernard Mevs à Port-au-Prince. Il avait été transporté d’urgence à cet établissement de santé en raison d’un malaise au moment où, avec son groupe « Rasin Mapou », il s’apprêtait à performer à Saut d’Eau, à l’occasion de la fête de Mont Carmel, Vierge Miracle, traditionnelle fête paroissiale et religieuse, qui attire généralement des milliers de pèlerins venus de toutes les régions du pays et de la diaspora.
L’état de santé de Azor inspirait depuis quelque temps des inquiétudes dans son entourage. L’artiste continuait malgré tout à occuper la scène partout, en Haïti comme à l’étranger.
Avant d’atteindre son apogée, Lenord Fortuné, né à Port-au-Prince le 19 juin 1965, père de deux enfants, a mis son talent extraordinaire de chanteur et de tambourineur au service de nombreuses formations musicales de styles différents, avant de se consacrer entièrement à la musique sacrée vodou. Ayant toujours affiché fièrement son appartenance à la religion populaire, il porta au zénith la musique vodou tant en Haïti qu’à l’étranger.
Au début de sa carrière musicale, Azor a évolué dans le style Compas direct au sein des groupes Shupalu Combo, SS One et Scorpio. Il devait par la suite migrer vers le folklore au sein de la Troupe Bakoulou avant de retrouver sa véritable vocation de chantre du Vodou au sein du groupe « Racine Kanga » de Jacques Maurice Fortéré dit « Wawa ». Il abandonnera enfin ce dernier au profit de sa propre formation, Rasin Mapou, qu’il fondera avec certains de ses proches et le précieux concours des Productions Louis Thermitus.
Avec plus de sept disques enregistrés, plusieurs tournées à l’étranger (dont neuf au Japon) et sa participation dans le documentaire « Haïti, cœur battant » de Carl Lafontant, Azor a conquis le monde.
La diaspora haïtienne de Miami (Floride) n’oubliera particulièrement pas de sitôt les prouesses de l’artiste et de son groupe qui n’ont jamais raté une seule édition du « Festival Rasin » réalisé pendant plus de 10 ans par le « Center for Haitian Studies » (CHS) de Miami. Le carnaval haïtien sera désormais privé de la présence de ce barde national qui a su mettre en transe des foules entières au cours des défilés.
Azor a évolué sur scène et réalisé des disques avec les musiciens haïtiens les plus célèbres. Le chanteur et compositeur Boulo Valcourt et le pianiste émérite Eddy Prophète sont de ceux qu’il a pu accompagner en Haïti comme à l’étranger, au cours de la dernière décennie de sa carrière artistique.

Au cours de ses dernières prestations, Azor a évolué avec son jeune frère "Ti Nonm"(Petit homme en français) qui, probablement, devrait lui succéder à la direction de "Rasin Mapou". [jmd/Radio Kiskeya]

Mapou". [jmd/Radio Kiskeya]

Haïti-Politique : Pourra-t-on remanier la commission sénatoriale d’analyse des pièces de Gousse ?

P-au-P., 16 juillet 2011 [AlterPresse] --- La question de la reconstitution de la commission spéciale du Sénat chargée d’analyser les pièces du premier ministre désigné, Bernard Gousse, est ouverte et les positions là-dessus sont partagées au niveau du sénat.
Les sénateurs Willy Jean-Baptiste, Joseph Edwine Zény, Francisco Delacruz, Michel Clérié et Youri Latortue, ont formellement demandé, en fin de semaine, au président du Sénat, Jean Rodolphe Joazile, de procéder à un remaniement de la commission.
Selon le sénateur Latortue, porte-parole du groupe, suivant les normes légales, on ne peut pas être juge et partie en même temps.
« Il est inconcevable que quatre des neuf membres de la commission en question aient pris ouvertement position, en signant une pétition contre le premier ministre désigné. Où est la notion d’éthique dans tout cela ? », s’interroge le parlementaire de l’Artibonite.
Les cinq sénateurs souhaitent la mise en place d’une nouvelle commission à la plus prochaine séance et la suspension du processus de ratification, ajoute Youri Latortue.
Cette position est rejetée par d’autres sénateurs qui ont été jusqu’à présent réservés sur la ratification ou non de Bernard Gousse.
Un de ces sénateurs, François Anick Joseph, également de l’Artibonite, la position de ses cinq collègues qui demandent une refonte de la commission ne fait qu’aggraver la situation.
« Il y aura toujours des sénateurs pour ou contre (…) dans la commission. Le problème ne consiste pas en la manifestation visible de la position des parlementaires », indique François Anick Joseph.
Il précise qu’à part le président du bureau qui n’a pas de droit de vote, « il n’y a que le sénateur (Jean Hector) Anaccacis et moi-même qui n’avons jamais affiché une clairement position ».
« Mais que va-t-il se passer en effet si on enlève de la commission les quatre sénateurs qui ont pris position contre Bernard Gousse ? Certainement, on va les remplacer par d’autres sénateurs cette-fois qui sont en sa faveur », soutient François Anick Joseph.
Attendu le jeudi 14 juillet pour déposer son dossier devant les responsables législatifs, l’ancien ministre de la justice, Bernard Gousse, a effectué une visite éclair au Parlement où il a, contrairement à toute attente, demandé un délai supplémentaire de huit jours pour réunir son dossier. [sfd gp apr 16/07/2011 09:00 ]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11288

Haïti-Rép. Dominicaine : La dépouille de Roodline Lindor rapatriée

P-au-P, 15 juil. 2011 [AlterPresse] --- La dépouille de Roodline Lindor, étudiante haïtienne tuée le 12 juillet en République Dominicaine, sera rapatriée ce vendredi 15 juillet par les autorités haïtiennes, selon une note conjointe du Ministère des Affaires Etrangères (MAE) et du Ministère des Haïtiens Vivant à l’Etranger(MHAVE).
Roodline lindor a été victime de l’assaut de plusieurs bandits alors qu’elle devait régler une dette de location et « les éléments d’informations disponibles jusqu’ à présent portent à croire qu’il s’agit d’une action liée au banditisme urbain », signalent les deux ministères.
Deux individus de nationalité dominicaine, Eddy Starlin Mendoza et Rafael Alberto Arias Garcia, principaux suspects dans l’affaire, sont actuellement en détention, ajoutent les autorités.
Le MAE et le MHAVE « constatent une croissance de la criminalité dans la capitale dominicaine et demandent aux ressortissants haïtiens de prendre les mesures de sécurité personnelle qui s’imposent. Particulièrement, les étudiants vivant dans des zones à risque ».
Par ailleurs, le gouvernement haïtien indique qu’il accompagnera la famille de Roodline Lindor, pour que justice soit obtenue. [kft gp apr 15/07/2011 11 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11281

vendredi 15 juillet 2011

ROODLINE LYNDOR..REPOSE EN PAIX...TU AVAIS TOUT FAIT ET BIEN FAIT...LA FAUTE A HAITI!

ETUDIANTE…21 ANS…HAITIENNE…TUEE POUR 475 DOLLARS…
Des criminels il y en a partout. Des crimes, les uns plus horribles que les autres font la une des journaux du monde entier. Il ne semble pas exister une société qui soit complètement immunisée contre la méchanceté, la délinquance, et d’autres maux caractéristiques de nos sociétés actuelles.
Fort heureusement, on n’y pense pas tous les jours. Quand nos enfants sortent le soir et ne rentrent pas ou ne donnent pas signe de vie parce que justement ils se croient majeurs et vaccinés, nous nous inquiétons à moitié sans réaliser que le malheur puisse s’arrêter à notre porte.
Le problème prend carrément une toute autre ampleur en fonction de notre proximité avec la victime. Nos réactions suivent la même logique : de la haine pure et simple en passant par la consternation et d’autres sentiments intermédiaires.
Justement ces derniers temps, j’avais renoué des contacts avec une très bonne amie que j’avais perdue de vue pendant plus de 20 ans. Il s’agit de l’ingénieure Carmen Jacqueline Paniagua que j’avais croisée sur les cours du Campus universitaire de l’Université Autonome de Saint Domingue. Après un parcours de combattant, carrément inimaginable, elle s’apprête à abandonner les Etats-Unis pour retourner chez elle en République Dominicaine.
Elle me disait justement ce qui l’effrayait surtout c’était la délinquance qui sévit dans ce pays très achalandé par les touristes avec peu de moyens financiers. Tous les nationaux sont unanimes à reconnaître l’insécurité qui menace tous les citoyens tandis que les touristes continuent à arriver en flux massif et continue. Les médias jouent leurs rôles comme on dit.
Depuis 48 heures les haïtiens ou les proches d’Haïti vivent avec consternation la disparition d’une jeune étudiante de 21 ans, assassiné de l’autre côté de la frontière pour entre autre lui soutiré 18.000 pesos dominicains. Plutôt 475 dollars !
Un fait divers sans doute. Un fait divers de trop. Une nouvelle page de l’histoire de ce pays qui s’écrit de tragédie en tragédie. Un fait divers qui devrait rassembler toute la famille haïtienne pour réfléchir sérieux et efficacement sur les vrais problèmes du pays pour essayer d’en trouver de vraies solutions.
Mais hélas la vertu que n’a pas eu les inondations de 2008 avec ses plus de 3.000 morts, la vertu que n’aura pas eu le tremblement de terre de 2010 avec son cortège de centaines de milliers de morts, la disparition de ROODLINE LYNDOR ne l’aura surement pas.
Elle n’avait que 21 ans. Elle avait traversé la frontière pour se mettre en lieu sur pour se former. Sans doute caressait-elle l’anxieux espoir de revenir servir son pays ! Elle finit violée par deux malandrins de la pire espèce dont l’un faisait partie d’une institution militaire.
Les criminels n’ont pas de patrie. Comme le crime ne connaît pas de race. Cependant, dans un pays comme la République Dominicaine ou le mot « haïtien » est assimilé à la pire des injures, il m’est souvent arrivé de me demander si un criminel sévissant contre un compatriote ne s’octroie pas une sorte de fausse clémence en se disant qu’avant tout il ne s’agit que d’un haïtien.
J’ai encore en mémoire cette scène de décapitation filmée dans une rue avec des gens qui applaudissaient et qui filmaient cette scène horrible.
La vie de chaque haïtien ressemble à un chemin de croix infini. Nous naissons déjà sans épaules et nous devons traverser les sentiers de cette existence colportant un énorme fardeau : HAITI.
ROOLDINE LYNDOR a cru faire tout ce qu’il fallait. Sa famille et ses proches en étaient convaincus. Aujourd’hui, la mode, la nécessité et la force des choses veulent bien qu’après les études classiques les jeunes haïtiens peu fortunés traversent la frontière poursuivre leurs études universitaires en République Dominicaine.
En 1980, quand j’ai annoncé aux directeurs du Centre d’Etudes Secondaires mon intention d’aller faire des études de médecine là-bas, j’avais reçu en pleine gueule leur réponse comme un coup de tonnerre. Que diable vas-tu faire dans ce pays de coupeurs de canne ? Ils ignoraient que les coupeurs de canne étaient des haïtiens. Ils avaient continué en me disant qu’ils me voyaient bien dans une grande université américaine ou européenne mais pas en République Dominicaine.
Trente ans plus tard, il y a plus d’étudiants universitaires haïtiens en République Dominicaine que d’étudiants universitaires haïtiens en Haïti. Nous vivions mal notre démocratie. Elle ne permet pas de progrès !
Le sort de ROODLINE LYNDOR peut être subi par plus de 20.000 jeunes compatriotes. Allons-nous enfin nous arrêter une minute pour revoir les étapes de ce chemin de croix et de nous poser les bonnes questions ?
Qui doit  tirer la sonnette d’alarme ? La Minustah ? l’OEA qui a tranché pendant les élections ? Le Club de Madrid ? La société civile haïtienne ? Le président édenté Michel Martelly ? Le parlement tout-puissant ? Les amis d’Haïti ? Les ONGs ?
ROOLDINE LYNDOR je te plains et je te pleure. Comme toute la nation haïtienne. Tu n’as pas à t’affubler de torts. Tu as fait ce qu’il fallait. Personne ne t’a aidée. Ainsi va la vie. Ainsi meurent petit à petit Haïti et son espoir !

Raso FAD violó y asesinó joven haitiana

Raso FAD violó y asesinó joven haitiana
Escrito por: ÁMBAR CASTILLO (ac.castillo@hoy.com.do)
Un raso de la Fuerza Aérea  fue arrestado ayer por  haber  violado y asesinado a la haitiana Roldine Lindor, de 21 años, en  el sector Hipódromo V Centenario, Santo Domingo Este.
Un raso de la Fuerza Aérea Dominicana (FAD) fue arrestado ayer por  haber  violado y asesinado a la haitiana Roldine Lindor, de 21 años, en un hecho ocurrido  en el sector Hipódromo V Centenario, Santo Domingo Este.
El raso habría actuado en complicidad con  Eddy Starlin Mendoza Ramos, de 21 años.
 Al ser interrogado, Starlin narró que el pasado martes a las 2:00 de la tarde abordaron a Roldine en un  carro Cia Toledo,  negro, con la falsa intención de mostrarle una casa que alegadamente le alquilarían.
Dijo a los investigadores que después  llevaron a la víctima a una casa en construcción, ubicada en la calle Farallón  del referido sector,  donde la acuchillaron y violaron sexualmente, despojándola de 18 mil pesos, de los cuales entregó 8 mil al raso Arias García.
La Policía informó que ambos se encuentran detenidos y serán puestos a dispocisión de la justicia.