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mercredi 16 avril 2008

FERNANDEZ LUGO , L’évêque des pauvres, l’évêque-Président…Saveur à déjà vu…

Il le disait souvent. Et toujours cette phrase déclenchait une hilarité insouciante chez les citoyens de mon âge qui ont suivi dans les années 70 et 80 les cours de Physique de Monsieur Verna. Oui avec ce ton qui lui était plus que propre, il disait à qui veut l’entendre « tout déjà vu est supposé su ».
Aujourd’hui, nous avons été bombardé par les situations les plus invraisemblables qu’il faut être dupe pour se laisser surprendre. Rien de nouveau sur le soleil pour les plus catégoriques.
Dimanche dernier, j’épluchais le net en quête d’informations et de gadgets pour améliorer le visage et le contenu de HAITI RECTO VERSO. Généralement j’allume la télévision sur des chaînes cryptées qui se passionnent pour la retransmission des matchs de football. Ils est assez intéressant de suivre un match de football car il est tout à fait possible de faire l’économie d’un des organes des sens. Si vous considérez à un moment déterminé que le commentateur dit un peu trop de conneries vous pouvez opter pour baisser le volume et ne regarder que l’image. Si ce qui vous importe c’est le résultat ou les moments forts de la rencontre, vous pouvez utiliser convenablement votre temps à faire autre chose et juste regarder la télé selon l’allure et l’intonation des voix de ceux qui assurent les commentaires et la description vocale des actions du match. Je ferme vite cette parenthèse pour ne pas incommoder les non-amants du ballon rond.
En effet juste avant le match, une chaîne cryptée présentait à son public une intéressante émission d’actualités comportant des reportages sympathiques et dignes de mon attention.
Je me suis arrêté dessus car on parlait justement des déjà-fameuses et inhumainement célèbres « émeutes de la faim » touchant des pays comme Haïti, Le Zaïre, Les philippines, l’Egypte entre autres. Juste après, « Effet Papillon » - le nom de l’émission – est parti au Paraguay pour parler d’un phénomène : Un évêque qui laisse tomber sa soutane pour aspirer à la bande présidentielle au Paraguay.
Je me suis dit, tiens ! ça me dit quelque chose.
A manière d’introduction, le journaliste ne tarda pas à peindre un tableau assez « pittoresque » de ce pays enclavé en Amérique du Sud: l’un des plus pauvres du monde, supportant et survivant du poids du trafic de drogues, dirigé depuis 60 ans par un seul et même parti ayant fait de la corruption un modus vivendi couplé à un modus operandi.
Je me suis redit, tiens, tiens ça me rappelle quelque chose.
En quelques images du personnage, le décor était monté pour une histoire ressemblant à tant d’autres. Il s’agit de l’ancien évêque Fernando Lugo.
Avant le drame d’Ingrid Bétancourt, après la confrontation George Bush-Hugo Chavéz, les médias européens ne sont pas toujours très friands de ce qui se passe en Amérique du Sud. Il faut dire aussi que la succession de coups d’état, les régimes totalitaires, les cartels de la drogue suivis par leur cortèges de crimes, ne doivent pas enlever le sommeil à des citoyens acquis à la cause de la démocratie parfaite et absolue.
Les élections présidentielles dans ces latitudes ont toujours les mêmes saveurs, les mêmes odeurs et les mêmes couleurs. Les campagnes électorales ne se font pas en ventant un projet ou un programme politique mais à coups d’invectives; et le vainqueur est souvent celui qui d’une part, a su démontrer que l’adversaire est beaucoup plus pourri et surtout en utilisant les ressources de l’état pour: acheter des votes, monter des fraudes massives et s’acheter les faveurs et des forces armées répressives, et de l’oligarchie qui ne saurait jamais être lésée dans ses intérêts. Tout ceci au détriment du peuple qui anime les cortèges de campagnes électorales , crient des slogans vides de sens et qui délivrent sans coup férir une étiquette de messie à celui qui ne fera rien que piétiner leurs droits les plus élémentaires.
Dans cette atmosphère de jungle, il est toujours salutaire pour nous qui faisons partie des humains qui croient que l’homme naît bon -et si tel n’était pas le cas il faudrait s’en prendre aux parents- de voir un homme doté d’un certain profil vouloir se jeter dans la gueule du loup pour aplanir les sentiers de l’inégalité. Et qui peut mieux faire qu’un homme de Dieu ?
Une grande partie de la population du Paraguay rêve de lendemains meilleurs avec Fernando Lugo au pouvoir.
Fernando Lugo est né en 1951. Homme d’église et homme de Dieu il voulut allier le symbolisme de la foi à la force de l’action positive et constructive. Le parcours de l’homme de la création comporte un séjour sur terre pourquoi ne pas lutter pour l’application des préceptes divins et chrétiens dans l’administration de la justice sociale et le partage équitable des richesses. Ces réflexions pour un homme d’Eglise le jette en un clin d’œil de l’autre côté du traditionalisme religieux plus prompt à prêcher une certaine philosophie basée sur la résignation pour tomber ne plein dans l’univers troublant de la théologie de la libération.
Voici donc Fernando Lugo converti en religieux-militant qui va défendre les intérêts des paysans sans terre contre les intérêts des latifundistes tout- puissants. Après avoir voulu et tenté de définir une ligne de démarcation entre la politique et la religion, sa prise de position manifestée dans ses engagements lui vaudra une retraite anticipée comme évêque à 52 ans contre la moyenne de 75 ans pour les religieux ayant suivis une trajectoire plus verticale.
Il recevra une liste avec des milliers de signatures de citoyens paraguayens lui suppliant de se présenter comme candidat aux élections présidentielles de dimanche prochain.
Sous la bannière de l’Alliance Démocratique pour le Changement, il prétend provoquer la rupture avec une façon de gouverner qui est l’apanage d’un parti rouge et coloré au pouvoir depuis 60 ans.
Les sondages d’opinion et les avis des observateurs experts en la matière lui concèdent un avantage de 6% sur le candidat officiel qui possède une arme majeure et infaillible depuis pas mal de temps : la fraude massive. Selon ces mêmes voix autorisées, un avantage pour résister aux fraudes, magouilles et irrégularités et être déterminant doit être égal ou supérieur à 10%.
Un autre inconvénient de taille contre le succès de Monseigneur Lugo réside dans son positionnement par rapport à la lutte d’influence stratégique et politique de la zone. En règle général celui qui défend les paysans sans terre contre les latifundistes se met automatiquement une veste de communiste ou gauchiste sur le dos. Dans la lutte opposant Bush et Chavez, Lugo est définitivement plus prêt de la ligne de démarcation de Chavez que de celle de son ennemi juré.
Une victoire de Fernando Lugo représenterait pour la Communauté internationale un renforcement de l’axe pseudo et procastriste revitalisé par Chavez ayant entrainé dans son sillage Evo Morales et Daniel Ortega.
Tout ceci pour signifier qu’il ne faut pas s’attendre à des voix criant aux fraudes ! pour écarter le candidat officiel garant du statut quo.
Nous souhaitons le meilleur choix au peuple paraguayen puisqu’on a coutume de dire que les peuples ont les dirigeants qu’ils méritent.
Le Paraguay peint par les journalistes ressemblent étrangement à Haïti après la chute et la fin de la dictature de Jean Claude Duvalier. Après une succession interminable de coups d'état, un certain Jean Bertrand Aristide, prête Salésien reçut la bénédiction d'une garnde partie de la population pour incarner le symbole du changement et de la rupture. Aujourd'hui il vit en Afrique du Sud.. en exile...
Et à Monseigneur Fernando Lugo, s’il devait bénéficier du verdict des urnes nous lui conseillons de s’inspirer de l’histoire d’un certain Jean Bertrand Aristide qui avec un parcourt similaire n'a pas su capitaliser l’énorme privilège qui lui a été accordé pour se transformer en dirigeant et icône de la rupture.
Son interprétation de la théologie de la libération lui a valu un aura aussi peu brillant que les tristes et opaques diadèmes qui ont coiffé les dictateurs les plus sanguinaires de l’histoire d’Haïti.
Nous aimerions ne pas dire en pensant à l’éventualité d’une victoire aux urnes de Fernando Lugo : Tout déjà vu est supposé tout ; ni adapter le titre du roman de Gabriel Garcia Marquez pour prédire la chronique d’un échec annoncé.
Le tout, pour le bonheur du peuple du Paraguay.
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Texte original
Auteur
Decky Lakyel
16/04/08

Report éventuel de la conférence des bailleurs de fonds

La conférence internationale des bailleurs de fonds du 25 avril a été reportée sine die, a révélé l’AFP citant une source gouvernementale qui a souhaité garder l'anonymat.
Le renvoi du gouvernement par le sénat est la principale cause de ce report explique cette source. Le premier ministre Jacques Edouard Alexis et les membres de son gouvernement doivent " liquider les affaires courantes " en attendant l’entrée en fonction d’une nouvelle équipe gouvernementale.
Une nouvelle date doit être fixée pour la tenue de cette conférence dont l’objectif est de recueillir des fonds pour l’application du Document de Stratégie Nationale pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté (DSNCRP). M. Alexis avait indiqué récemment au cours d'une visite à Washington que son pays avait besoin de 4 milliards de dollars d'ici 2011 pour poursuivre les efforts de développement en Haïti et renforcer la lutte contre le trafic de drogue.
Par ailleurs, la France et le Canada se sont mis d'accord lundi pour proposer la tenue d'une conférence internationale sur Haïti centrée sur son développement économique, a annoncé un responsable gouvernemental français en visite à Ottawa. " Nous avons décidé de lancer une initiative commune concernant Haïti", a déclaré le secrétaire d'État français à la coopération et à la francophonie Alain Joyandet, après un entretien avec la ministre canadienne de la coopération Bev Oda.
Les deux pays proposent de tenir cette conférence en Haïti l'été prochain ou à l'automne, avec la participation des autorités locales, des organisations internationales opérant en Haïti et des principaux bailleurs de fonds, soit une douzaine de protagonistes, a précisé M. Joyandet.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13674

Les haïtiens sont dans l’attente la baisse effective du prix du riz


Une semaine après les manifestations violentes contre la vie chère, la communauté internationale a annoncé une aide alimentaire d'urgence au gouvernement haïtien.


La Banque mondiale a annoncé le déblocage de 10 millions de dollars qui devrait donner lieu, selon son président Robert Zoellick, a des distributions alimentaires via le système scolaire. Dans le même temps, environ 200 millions de dollars d'aide ont été décidés, par le président américain George Bush, qui s'est dit "très inquiet" de la crise alimentaire dans le monde. Les experts estiment qu'une partie devrait aller prioritairement au rétablissement de la situation en Haïti.


Les bailleurs de fonds d'Haïti, notamment l'Union européenne (UE), ont apporté une aide immédiate de 2 millions d'euros, qui sera utilisée pour permettre la réduction du prix du riz. Le président haïtien, René Préval, avait annoncé un accord avec les trois principaux importateurs de riz pour faire baisser de 15 % le prix de cette denrée.


Hier mardi, de nombreux consommateurs étaient étonnés que la baisse annoncée des prix du riz n’avait pas été répercutée dans les marchés. Les marchands ont expliqué qu’ils étaient en train d’écouler d’anciens stocks qui n’avaient pas bénéficié de la baisse de 15 %.


Certains élus ont souhaité les autorités annoncent immédiatement la date à laquelle le nouveau tarif sera appliqué. "Si le gouvernement ne le fait pas, nous devons nous attendre à d'autres incidents violents entre marchands et consommateurs", a prévenu le député Jean Beauvoir Dorson.


Par ailleurs, le directeur adjoint du Programme alimentaire mondial (PAM) Gemmo Lodesani estime que l'on "peut s'attendre à de nouvelles émeutes" de la faim dues à l'envolée des prix de l'alimentation. "On peut s'attendre à de nouvelles émeutes urbaines", affirme-t-il, en citant la Somalie, le Soudan, la République du Congo, l'Afghanistan, le Zimbabwe, les Philippines et Haïti, comme "les pays où les populations sont les plus exposées au risque de famine".
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13673


Quand les canaux d'évacuation ne sont pas curés !

Les pluies qui se sont abattues sur la région métropolitaine dans la nuit du jeudi 10 avril 2008 n'étaient pas sans conséquence sur la population de Clercine ainsi que sur les usagers du tronçon de route reliant carrefour Matelas, communément appelé carrefour Ritha, à la capitale en passant à proximité de l'Aéroport International Toussaint Louverture. Au niveau de ce carrefour particulièrement, le spectacle était visiblement désolant vendredi dernier. Des mares de boue ainsi que des déchets plastiques emportés par les eaux venant notamment de Frères ont été remarqués dans plusieurs coins de cette zone.


L'entrée principale donnant accès à la base des soldats de la mission onusienne a été obstruée. « Dans la matinée, la circulation automobile a été un peu difficile dans cet endroit, a raconté un chauffeur de mini-bus assurant le trajet Clercine/Portail Léogâne. L'état des canaux d'évacuation à ciel ouvert en est la principale cause.» Certes, des employés affectés au service de voirie de la mairie de Tabarre ont été dépêchés sur place en vue de déblayer les tronçons de route affectés, mais le problème reste entier. « Les rues sont sur le point d'être nettoyées, mais cela ne va pas résoudre le problème pour autant, a indiqué clairement un passager. Il faudra curer les canaux d'évacuation en vue de trouver une solution congruente une fois pour toutes. »
Plongés dans une situation de peur engendrée par les récentes pluies, les riverains lancent un appel urgent aux autorités concernées qui doivent prendre des mesures qui s'imposent afin d'éviter le pire. Récemment, à Philippeau, un bidonville situé à Pétion-ville, des pertes ont été enregistrées suite aux premières pluies. Six maisons ont failli s'effondrer.

A moins de trois mois du début de la saison cyclonique de l'année 2008 qui pourrait être catastrophique, les responsables, estime plus d'un, doivent agir vite.
Victor Jean Junior

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=56375&PubDate=2008-04-16
Commentaires :
L’intéressant de cet article c’est de pouvoir faire quelques constats à partir des photos accompagnant le texte. Les photos parlent d’elles-mêmes et nous poussent à penser qu’un programme de recyclage de déchets en « plastiques recyclables » pourrait résoudre de façon efficace une partie de ce grand dilemme.
Cela permettrait de résoudre une grande aprtie de l'ensemble des problèmes inhérents à la situation d'un pays pauvre avec un chômage important et endémique, un délabrement constant de l'environnement etc...

Soutien renouvelé du Groupe de Rio à Haïti et au Président Préval

La formation dans les meilleurs délais d’un nouveau gouvernement vivement souhaitée après les derniers événements
mardi 15 avril 2008,
Radio Kiskeya
Le Groupe de Rio a renouvelé mardi son "son soutien au peuple haïtien et au Président René Préval" par l’intermédiaire du Mexique qui occupe le secrétariat pro tempore de ce mécanisme de consultation et de concertation politique, a annoncé la chancellerie mexicaine relayée par l’agence Notimex.
Selon un communiqué rendu public à Mexico, le Groupe de Rio souhaite également que "la situation du pays revienne à la normale et que la démocratie haïtienne dispose rapidement d’un nouveau gouvernement en conformité avec les procédures de l’ordre juridique en vigueur et dans le plein exercice de sa souveraineté".
Ces vœux sont exprimés après les violentes émeutes de la faim enregistrées ces derniers jours en Haïti avec comme conséquence politique immédiate la destitution par le Sénat du Premier ministre Jacques-Edouard Alexis.
Le ministère mexicain des relations extérieures a, d’autre part, souligné que les pays membres du Groupe de Rio demeurent convaincus qu’Haïti "continuera à avancer vers la consolidation de sa stabilité politique et sociale et le renforcement des bases de son progrès économique".
Le Groupe promet enfin de rester attentif aux événements qui se déroulent dans le pays et d’apporter son appui aux actions de la communauté internationale visant à "favoriser le développement durable et contribuer à la lutte contre la pauvreté".
Haïti a officiellement intégré le Groupe de Rio lors de son dernier sommet début mars à Santo Domingo.
Créé en 1986, ce mécanisme de consultation se donne pour mission de promouvoir le dialogue politique à l’échelle régionale. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4934

Emeutes en Haïti : George W. Bush très préoccupé

Le Président américain estime nécessaire de contrer la faim à l’origine de révoltes populaires également en Egypte et aux Philippines
Mardi 15 avril 2008,
Radio Kiskeya
Le Président américain George W. Bush a exprimé mardi ses plus grandes préoccupations et approuvé des mesures d’urgence face aux violences extrêmes ayant accompagné ces derniers jours des émeutes de la faim dans trois pays, dont Haïti, a indiqué sa porte-parole Dana Perino citée par l’Associated Press.
"Le président des Etats-Unis est très préoccupé par la crise qui touche Haïti, l’Egypte et les Philippines, entre autres", a affirmé Mme Perino dans une brève déclaration à la presse. Elle intervenait quelques heures après que la Maison Blanche ait annoncé lundi une aide d’urgence de 200 millions de dollars en faveur de différents pays profondément touchés par la hausse vertigineuse des prix de l’alimentation. Des Etats africains devraient être les principaux bénéficiaires de cette assistance humanitaire.
Divers partenaires bilatéraux et multilatéraux ont accordé des fonds et des aliments à Haïti où, au cours des derniers jours, des protestations populaires contre la faim ont dégénéré en violences meurtrières ayant entraîné des dégâts matériels et économiques considérables.
Haïti compte une population de 8 millions d’habitants dont 70% sont au chômage et vivent avec moins de deux dollars par jour. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4935

mardi 15 avril 2008

Charles H. Baker accueille favorablement les propositions du chef de l’état et le renvoi du gouvernement

Le chef de file du parti Respect, Charles Henry Baker, applaudi les nouvelles dispositions du chef de l’état pour faire face à la cherté de la vie. Cependant M. Baker se prononce en faveur d’une réduction des taxes sur le riz pour une période de 6 mois afin d’attendre les effets des solutions durables. " 4 millions de sacs d’engrais et 400 000 sacs de semences doivent être importés pour être vendus à prix réduits aux paysans", fait remarquer M. Baker qui met l’accent sur le renforcement de la production nationale.
Tout en anticipant une rareté du riz sur le marché international, Charles Henry Baker se prononce en faveur d’une réduction temporaire des taxes sur certains produits alimentaires. A long terme le chef de file de Respect espère que l’état encouragera la culture de la jatropha et l’installation d’usines pour la production de biodiesel en Haïti.
D’autre part, Charles Henry Baker se réjouit du renvoi du gouvernement de Jacques Edouard Alexis estimant qu’il était responsable de la dégradation de la situation.
" Les dégâts dans les entreprises sont dues à l’inaction du gouvernement", explique t-il. Selon le chef de file du parti Respect, le prochain premier ministre doit avoir la possibilité de travailler pendant deux ans afin d’améliorer les conditions de vies de la population. " Il faut un homme sérieux, honnête et courageux pour sortir le pays du marasme", insiste t-il précisant qu’il faut une unité entre les divers secteurs pour relever le défi.
Réagissant aux actes de violences perpétrées à l’occasion des manifestations contre la vie chère, M. Baker a souligné qu’un petit groupe d’individus est responsable des attaques contre les entreprises privées. " La population dans sa majorité n’a pas pillé les entreprises qui ont été attaquées ", argue M. Baker qui invite les citoyens à appréhender ces casseurs.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13668

Le chef de l’état prêt à designer un nouveau premier ministre

Le chef de l’état haïtien, René Préval, se prépare à designer un nouveau premier ministre après le vote de censure du sénat à Jacques Edouard Alexis. Interrogé par les journalistes après le vote du sénat, le président Préval a réaffirmé sa détermination à respecter les prescrits constitutionnels. " Je vais en consultation avec les présidents de la chambre des députés et du sénat designer un nouveau chef du gouvernement ", ajoute t-il. Toutefois, le chef de l’état a soutenu que " l’interpellation est injuste si elle est réalisée en raison de la vie chère". " Le gouvernement n’est pas responsable de la hausse des prix des produits alimentaire", insiste t-il. S’adressant aux membres de la classe politique René Préval a mis l’accent sur la nécessite de consolider la démocratie par la concertation. " S’il faut faire des changements faisons les ensemble pour maîtriser les évènements", argue t-il qualifiant d’anormal l’ultimatum qui avait été lancé au Premier ministre. Jacques Edouard Alexis s’était refusé à tout commentaire à l’issue du vote de censure du sénat. Accompagné de ses ministres, le chef du gouvernement avait prononcé un bref discours lors de la séance d’interpellation qui n’a duré qu’une trentaine de minutes. Interrogé sur le dédommagement des propriétaires d’entreprises saccagées ou pillées lors des manifestations, le président Préval a fait valoir que l’état n’a pas les moyens pour réparer les torts causés aux nombreux entrepreneurs. " Ce n’est pas réaliste de parler de dédommagement", dit-il expliquant qu’il sera impossible de répertorier tous les entrepreneurs tant des secteurs formel et informel, victimes des casseurs.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13669

Les sénateurs planchent sur le profil du prochain premier ministre

Les 16 sénateurs ayant voté la motion de censure contre le premier ministre Jacques Edouard Alexis ont tenu une séance spéciale hier afin de dresser un profil du prochain chef de gouvernement.
Les sénateurs sont arrivés au palais législatif en groupe, accompagnés des forces de l’ordre en raison des menaces de mort dont ils sont l’objet.
Les sénateurs Ricard Pierre et Gabriel Fortuné ont révélé dans la presse des tentatives de corruption de la primature avant la séance d’interpellation.
De son coté, le sénateur Youri Latortue assure que les nouvelles dispositions sécuritaires sont la preuve d’une vigilance et non d’une peur des sénateurs. " Avant de donner décharge aux ministres sortants nous entendons demander à la Cour des Comptes de vérifier les dépenses ", dit-il faisant référence aux tentatives de corruption.
Le prochain chef de gouvernement doit être compétent et à l’écoute de la population avance le sénateur Latortue qui espère que le chef de l’état désignera le prochain premier ministre dans le meilleur délai. " Le prochain chef de gouvernement doit définir une politique économique nationale c’est-à-dire visant à satisfaire les revendications sociales", dit-il se prononçant en faveur d’une réduction des taxes sur les produits alimentaires.
Le chef de l’état a été informé hier de la motion de censure contre le premier ministre a indiqué le vice président du sénat, Andrice Riché, qui ne sait pas si le premier ministre Alexis a déjà présenté sa lettre de démission.
Le sénateur Riché espère que le prochain premier ministre puisse être désigné au cours de cette semaine afin de travailler à satisfaire les besoins fondamentaux de la population.
Dans le même temps, le président de la chambre basse, Pierre Eric Jean Jacques, affirme qu’il n’a pas encore été consulté par le chef de l’état autour de la désignation d’un nouveau premier ministre.
Il se dit optimiste, et espère que le chef de l’état adoptera les dispositions dans le meilleur délai pour designer un nouveau premier ministre. Interrogé sur le départ du premier ministre Alexis, Pierre Eric Jean Jacques, élu sous la bannière de Lespwa soutient que le sénat a suivi les revendications de la population qui était en révolte.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13670

Plusieurs personnalités réclament des dédommagements en faveur des entrepreneurs

La mairesse de Pétion ville, Claire Lydie Parent, annonce des poursuites judiciaires contre les auteurs des actes de violences contre les entreprises. Mme Parent qui comprend la justesse des revendications de la population fait remarquer qu’un groupe de bandits ont profité de l’occasion pour saccager et piller des entreprises. " Certains d’entre eux viennent de Delmas et nous les avions identifié", dit-elle expliquant que certains casseurs sont impliqués dans la production de faux documents. Interrogé sur la situation après les évènements, Mme Parent soutient qu’il faut adopter des dispositions pour empêcher la répétition de telles actes. Le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Haïti (CCIH), Jean Robert Argant, et le président de l’Association Nationale des Distributeurs de Produits Pétroliers (ANDIPP), Maurice Lafortune, expriment leur désaccord avec le chef de l’état qui refuse dédommager les entrepreneurs victimes des casseurs. M. Argant soutient que l’état doit assumer ses responsabilités face aux entrepreneurs.Tout en souhaitant que le gouvernement diligente une enquête afin d’identifier les auteurs des actes de violence, M. Argant invite chaque entrepreneur à dresser un procès verbal des pertes.M. Lafortune fait remarquer que 22 stations à essence ont été saccagées tout en espérant que le chef de l’état se ravisera.De son coté, le président de la commission justice et sécurité du sénat, Youri Latortue, critique le refus du chef de l’état de dédommager les entrepreneurs victimes des casseurs durant les manifestations contre la vie chère. " Nous devons faire un effort sinon les investisseurs voudront partir", lance le sénateur Latortue estimant que l’état peut dédommager les victimes a hauteur de 60 %." L’état doit investir dans les projets sociaux ", martèle M. Latortue qui critique les directives du Fonds Monétaire International. De plus, Youri Latortue souligne que l’état haïtien doit comme les autres états subventionner la production nationale qu’elle soit agricole, artisanale ou industrielle. Répondant aux questions des journalistes, le président Préval avait indiqué que l’état n’a pas les moyens pour réparer les torts causés aux nombreux entrepreneurs. " Ce n’est pas réaliste de parler de dédommagement", dit-il expliquant qu’il sera impossible de répertorier tous les entrepreneurs tant des secteurs formel et informel, victimes des casseurs.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13671

« Menaces de mort » contre les 16 sénateurs ayant voté la motion de censure contre Jacques Edouard Alexis

Dénonciations et mise en garde de l’un des sénateurs concernés
lundi 14 avril 2008,
Radio Kiskeya
Le sénateur Evallières Beauplan a lancé lundi une sévère mise en garde au premier ministre démissionnaire Jacques Edouard Alexis et à ses ministres contre toute intention de leur part d’attenter à sa vie et à celle des 15 autres sénateurs qui, comme lui, avaient décerné samedi dernier une motion de censure contre le gouvernement.
« De sérieuses rumeurs courent au sujet de la mission qui aurait été confiée à des tueurs à gage d’exécuter certains des 16 sénateurs qui ont renvoyé le gouvernement », a déclaré le sénateur du Nord-Ouest élu sous la bannière du parti politique PONT dirigé par l’ex-premier ministre d’Aristide Jean Marie Chérestal.
Evallières Beauplan informe avoir arrêté toutes les dispositions en vue d’assurer sa défense et celle de ses gardes du corps. Il en est de même des autres sénateurs concernés, a-t-il fait savoir. « Au cas où l’un d’entre nous tombe, les autres feront en sorte que les auteurs de l’acte soient identifiés et jetés en prison », déclare-t-il.
Le sénateur du Nord-Ouest estime que les membres du gouvernement démissionnaire doivent réaliser qu’il leur avait été accordé suffisamment de temps pour qu’ils délivrent. « Le peuple est descendu dans la rue et nous n’aurions pas pu ne pas entendre sa voix », a ajouté Beauplan.
Il a lancé un appel aux membres des organisations populaires des bidonvilles de la capitale haïtienne pour qu’ils refusent de se laisser manipuler « par des gens qui, conformément à la tradition, les lâcheront avant de se réfugier à l’étranger » [jmd/RK].

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4933

Meurtre d’un policier onusien en Haïti : Condamnations du Secrétaire général de l’ONU et du Conseil de sécurité

Et les quinze membres du Conseil exigent l’arrestation et le jugement des meurtriers en soulignant l’importance de la sécurité et de la stabilité pour l’avenir d’Haïti
lundi 14 avril 2008,
Radio Kiskeya
Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon et le Conseil de sécurité ont fermement condamné lundi le meurtre au cours du week-end à Port-au-Prince d’un policier membre du bataillon nigérian de la Mission de stabilisation de l’ONU en Haïti (MINUSTAH).
Dans un communiqué rendu public à New York, M. Ban affirme avoir appris la nouvelle "avec indignation" et a appelé une fois de plus à un retour au calme.
"La paix et la stabilité constituent deux conditions essentielles pour le développement économique et social, ainsi que pour promouvoir l’investissement et la création d’emplois", selon le numéro un de l’ONU. Il souligne que ces éléments sont "en conjonction avec les mesures immédiates annoncées par les autorités haïtiennes et constituent les meilleurs moyens de lutter, à terme, contre la vie chère".
Pour leur part, les quinze membres du Conseil de sécurité ont "condamné dans les termes les plus forts le meurtre du policier de la MINUSTAH", a indiqué à la presse à l’issue d’une séance de consultations le président du Conseil pour le mois d’avril, Dumisani Kumalo, ambassadeur d’Afrique du sud à l’ONU.
Les quinze ont "exhorté le gouvernement d’Haïti à prendre toutes les mesures nécessaires pour identifier et traduire en justice les auteurs de cet attentat", a ajouté le diplomate. Kumalo a aussi précisé que le Conseil de sécurité a "réitéré sa condamnation des récentes violences" en Haïti et "souligné la nécessité de préserver l’ordre public" tout en "exprimant à nouveau son soutien à la MINUSTAH".
Le policier africain, dont l’identité n’a pas été encore révélée, a été abattu d’une balle dans la tête par des inconnus samedi après-midi près de la cathédrale de Port-au-Prince, dans le quartier du Bel-Air (centre). Circulant sans uniforme à bord d’un véhicule onusien en compagnie de trois autres membres du contingent nigérian, la victime avait été contrainte de s’arrêter avant d’être exécutée.
Des marchands ont accusé des soldats de la MINUSTAH d’avoir incendié leurs étalages, blessé certains d’entre eux et tenté d’infliger le "supplice du collier" à une personne, lors d’une intervention musclée peu après l’incident qui avait suivi de quelques heures la destitution au Sénat du Premier ministre Jacques-Edouard Alexis.
Ces accusations ont été démenties par la porte-parole de la mission onusienne, Sophie Boutaud de la Combe. Elle a annoncé l’interpellation de deux suspects dans le cadre de l’enquête ouverte sur l’assassinat du policier en avertissant que des attaques de cette nature ne seront pas tolérées. spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4932
Commentaires :
« Les quinze ont "exhorté le gouvernement d’Haïti à prendre toutes les mesures nécessaires pour identifier et traduire en justice les auteurs de cet attentat", a ajouté le diplomate. »
Nous avons du mal à intégrer dans notre processus de réflexion dans la mesure on avait tendance à croire que les forces de la Minustah représentaient avec les membres de la Police Nationale d’Haïti les garants de l’ordre de la sécurité et de la stabilité d’Haïti.
Généralement après chaque cas de kidnapping se soldant ou non par un assassinat, différents secteurs ont la coutume de lever la voix pour réclamer que les agents de la Minustah jouent leur rôle pour l’établissement d’un état de droit et sécuritaire dans le pays.
Maintenant avec l’assassinat odieux d’un membre de la Minustah cette force se tourne vers le gouvernement haïtien pour élucider et faire le point sur ce crime.
Alors la question que l’on se pose c’est qui fait quoi dans ce tour de Babel ?

lundi 14 avril 2008

La presse dominicaine et nous....En quelques titres

Destitution du Premier Ministre. - Chancelier Morales Troncoso : Nous espérons que Haïti forme bientôt un nouveau gouvernement.
Par José Nova
14/04/08.- Saint Domingue. – Le chancelier dominicain, Carlos Morales Troncoso a dit qu’il espère qu’un nouveau gouvernement se forme assez rapidement suite à la destitution du premier ministre Jacques Edouard Alexis, car il considère que tout ce qui se produit dans ce pays peut avoir une répercussion significative en République Dominicaine.
Morales Troncoso a estimé que les dominicains ont besoin plus que jamais qu’il y ait une stabilité démocratique en Haïti…(Lire la totalité de la dépêche en espagnol sur :
http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=55159
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Le Chancellier Dominicain réitère son appui au gouvernement de René Preval face à la crise haitienne.
Il cherchera un appui du groupe de Rio.

Par Viviano de Léon, 14/04/08
Morales Troncoso affirme que Leonel Fernandez suit avec attention le déroulement de la crise haïtienne.
Saint Domingue.- Le gouvernement Dominicain a manifesté hier tout son appui et s’est mis à la disposition du président haïtien, René Préval, pour l’aider en ce qui serait nécessaire en vue d’un retour a la normale au niveau de la nation.
Ainsi s’exprima le chancelier de la République, Carlos Morales Troncoso, qui a déclaré qu’il n’existe pas au monde un pays plus préoccupé par le bien-être du peuple haïtien que la République Dominicaine. De la même façon, le secrétaire des Relations Extérieures a précisé que le groupe de Rio travaille à l’élaboration d’une déclaration pour manifester son appui à Haïti comme nouveau membre de cette organisation. Morales Troncoso a admis que le o=gouvernement dominicain à travers le président Fernandez se maintient informé de ce qui est entrain de se produire en Haïti.
Lire la totalité de lé dépêche en espagnol sur :
http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=55113
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Situation normale au niveau de la frontière...Le calme règne entre les peuples dominicains et haïtiens
Par Odalis Baez 14/04/08
Pedernales.- La surveillance à la frontière entre Haïti et la République Dominiciane a été renforcée par le Corps Spécialisé de Sécurité Frontalière (Cesfront), en dépit du fait que tout se passait normalement au niveau des habitants de cette zone.
Cependant, la vente des articles de première nécessité a fait défaut, à cause des prix élevés qui ont littéralement explosé durant ces derniers jours.
Dominicains et haïtiens faisaient hier leur routines quotidiennes de façon tranquille. Les quelqeus haïtiens qui s’approvisionnent en produits alimentaires àPedernales le faisaient sans obstacle aucun, en payant toujours les impôts a CEDOPEX, situé entre les ville de Pedernales et anse à Pître ou ils sont généralement contrôlés par les surveillants de la direction générale des douanes et du Cesfront….(Lire la totalité de la dépêche en espagnol sur :
http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=55115)
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Les rapports des services d’intelligence dominicains écartent une influence de la crise haïtienne au niveau de la région frontalière
Par Victor Mañana.- 14/04/08
Saint Domingue.- Les désordre qui affectent Haïti et qui ont laissé un bilan plusieurs morts, y compris un soldat de nationalité nigérianne, ne représente pas une menace pour le moment à la stabilité de la ligne frontalière entre cette nation et la République Dominicaine, selon les rapports des services d’intelligence qui sont reçus quotidiennement par les Forces Armées pour se maintenir informées de l’évolution des évènements au niveau de ce pays.
D’après le secrétaire des Forces Armées , le lieutenant général Ramon Aquino Garcia, au niveau de la frontière « tout est sous contrôle » et jusqu’à présent, aucune mesure additionnelle a été prévue à celles qui ont été prises à travers le Corps spécialisé de Sécurité frontalière (Cesfront), qui as disposé une surveillance permanente de toute la zone nord de la ligne limitrophe entre les deux pays… Lire la totalité de la dépêche en espagnol sur :
http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=55111
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Les Groupes d'aide craignent une accentuation de la crise qui secoue Haïti
Port-au-Prince. AP. Des organisations d'aide craignent une extension de la crise d'aliments dans cette nation appauvrie et conflictuelles des Caraïbes appauvrie et conflictuelle, où l'escalade de la hausse des prix des produits alimentaires a détoné de violentes protestations qui ont duré plus de une semaine et ont provoqué le renvoi du second politicien plus important que le pays, le premier ministre Jacques Edouard Alexis.
Un calme relatif dimanche a permis aux gens d'acheter sur les marchés et d'assister à l'église dans la capitale Port-au-Prince….(Lire le reste de l’article en Espagnol sur :
http://www.hoy.com.do/article.aspx?id=148213
)

Laennec Hurbon attire l’attention sur la crise de l’état

Le sociologue Laennec Hurbon tout en soulignant que le problème de la vie chère est mondiale, soutient que les pays les plus fragiles subissent sévèrement les conséquences de cette situation.
Chaque pays doit mettre en place un système pour assurer la sécurité alimentaire de sa population avance t-il estimant que la vie chère est la plus marquée en Haïti. " Des familles de la classe moyenne en Haïti sont frappées de plein fouet par la cherté de la vie", dit-il attirant l’attention sur le recours à la violence encouragée par des " mains cachées"." Ce qui se passe est désastreux parce que les pillages des entreprises prouvent qu’il y a des forces qui agissent dans l’ombre", argue t-il.
Pour Laennec Hurbon, chercheur au Centre National de la recherche Scientifique (CNRS, France) les manifestations prouvent que la population est dans l’angoisse et n’est pas sur la même longueur d’onde avec les autorités.
Réagissant au discours du chef de l’état, M. Hurbon a admis que la production nationale est la solution durable au problème de la vie chère. Tout en faisant remarquer qu’il y a en milieu rural une demande d’intervention de l’état dans la production, Laennec Hurbon estime qu’il faut une intervention immédiate de l’état face au problème. " La foule n’a pas l’impression que l’état est en train de répondre à sa demande", lance M. Hurbon.
De plus, il soutient que l’état donne des signes de crise dans les secteurs de l’environnement, de l’agriculture, de l’infrastructure et de l’éducation. " Ce n’est pas bien de chercher des boucs émissaires ni d’avoir recours aux pratiques caritatives dans les quartiers populeux", déclare M. Hurbon pour qui la création de conditions sécuritaires favorisera la reprise des investissements et la création d’emplois.
Dans ce contexte il dénonce les lenteurs dans la lutte contre le kidnapping, faisant valoir que presque tous les citoyens ont été victimes de cette violence. " Il y a une crise de l’état et de ses fonctions régaliennes et il y a nécessité de répondre de manière urgentes aux problèmes", ajoute t-il.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13665

Un policier nigérian de l’ONU tué à Port-au-Prince

Des casques bleus de l’ONU mettent le feu à des étalages et menacent du supplice du collier
dimanche 13 avril 2008,
Radio Kiskeya
Un policier nigérian faisant partie de la UNPOL (la police de l’ONU en Haïti) a été abattu par des inconnus armés samedi après-midi au Centre Ville de la capitale haïtienne, quelques heures après la destitution par le Sénat haïtien du premier ministre Jacques Edouard Alexis.
Le porte-parole de la UNPOL, Fred Blaise, et la porte-parole de la Mission de Stabilisation des Nations Unies (MINUSTAH), Mme Sophie Boutaud De Lacombe, ont confirmé l’appartenance de la victime au contingent nigérian de la mission onusienne. Le policier nigérian qui ne portait pas d’uniforme était à bord d’un véhicule des Nations Unies en compagnie de deux employés haïtiens de la mission, rapportent-ils.
Selon des marchands du lieu où s’est déroulé l’incident, des casques bleus de l’ONU qu’ils estiment être des nigérians, sont intervenus par la suite avec une rare brutalité, tirant en l’air, faisant usage de gaz lacrymogènes sans raison apparente. Ils les accusent aussi d’avoir mis le feu à leurs étalages et menacé au moins une personne du supplice du collier au moyen d’un vieux pneu qu’ils l’ont contraint à enfiler.
Des éléments de la police nationale sont par la suite intervenus sur les lieux.
On ignorait dimanche après-midi s’il y a eu des arrestations.
Cet incident a créé une grande panique au Centre Ville de Port-au-Prince où prévalait samedi un calme précaire au lendemain de chaudes journées de manifestations contre la cherté de la vie. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4931
Commentaires:
Nous déplorons outrageusement la mort de ce soldat envoyé en mission chez nous. Les déclarations futures, - nous l’espérons au moins -, des autorités concernées, devraient permettre de faire le point sur les circonstances des incidents qui ont causé la mort de cet être humain, engagé comme gardien de la paix et garant de la sécurité.
Les investigations devraient aussi permettre de faire le point sur des rumeurs assez graves que font véhiculer certaines personnes témoin des actes qui auraient caractérisé cet incident. Des actions graves évoquées comme l’incendie des tréteaux des commerçants, les insinuations démonstratives du supplice de la roue, - style Père Lébrun - paraissent à tout point de vue insupportables et inconcevables.
Il faut aussi noter que certaines nouvelles rapportées par des médias du pays témoignent d’une vraie sensation de malaise hostile envers la présence des Forces de l’ONU considérées pour beaucoup comme une force d’occupation donc un affront à l’idéal des patriotes nationaliste et souverainiste.
A un moment de la durée, les bâilleurs de fonds complètement plus-que-réfractaires à l’idée de la reconstitution d’une force de sécurité haïtienne plus proche des FADH que de la Police Nationale devront se pencher sur la question de façon à introduire dans leurs réflexions la conception haïtienne de cette situation.

Accord entre le chef de l’Etat, des importateurs et des producteurs de riz pour la baisse du prix du riz

Annonce de dispositions en vue de la relance de la production locale de riz
Dimanche 13 avril 2008,
Radio Kiskeya

Trois grands importateurs de riz, Joseph Tchakonté (Riz Tchako), Marc Antoine Acra (Riz Méga) et Jean Michel Chérubin (Riboul), se sont entendus officiellement samedi avec le chef de l’Etat, René Préval, pour réduire leur marge de profit sur le sac de riz importé, en réponse aux cris poussés par la population concernant la cherté de la vie.
Ces importateurs se sont engagés, pour un mois, à réduire de 3 dollars américains leur marge de profit sur le sac de riz qui revient normalement à 51 dollars américains. Pour sa part, le gouvernement s’est engagé à subventionner temporairement le riz à raison de 5 dollars par sac, ce qui ramènera le prix de revient du riz importé à 43 dollars le sac, pendant la période d’un mois considéré. Les distributeurs devront ajuster leur prix de vente conformément aux mesures adoptées par les 3 importateurs et l’Etat haïtien.
Ces dispositions ont été annoncées au cours d’une conférence de presse conjointe du chef de l’Etat, du secrétaire d’Etat à l’agriculture Joanas Gué, des importateurs concernés et d’une délégation de producteurs de riz de l’Artibonite conduite par Charles Suffrard, dirigeant de KOZEPEP, une association paysanne proche de la présidence.
Dans le cadre de l’entente intervenue entre le chef de l’Etat, les importateurs et les producteurs de riz, il a été également décidé que les importateurs de riz concernés changeront la nature de leur stock, en passant progressivement du riz importé au riz local, au rythme de la relance de la production de celui-ci.
Pour parvenir à cette relance de la productionlocale de riz, le chef de l’Etat et le secrétaire d’Etat à l’agriculture ont annoncé des démarches en vue d’aboutir à brève échéance à une réduction drastique du coût des engrais. Joanas Gué doit entreprend en ce sens une mission au Venezuela dès le mardi 15 avril en vue d’explorer les possibilités d’acquisition à des prix abordables les engrais nécessaires à l’agriculture haïtienne, dont le Venezuela est un grand producteur.
Les importateurs de riz ont justifié leur geste par la nécessité pour eux de contribuer au soulagement de la population haïtienne qui a manifesté avec violence la semaine dernière contre la cherté de la vie. Ils ont toutefois fait remarquer le caractère international de la crise des prix des denrées de base, dont le riz, mettant l’accent sur les difficultés croissantes pour eux d’en importer. Au moyen du crédit bancaire et grâce au soutien de l’Etat, ils projettent de se constituer en « pool » ou consortium d’importateurs.
La conférence de presse du chef de l’Etat, du secrétaire d’Etat à l’agriculture, des importateurs et des producteurs de riz a été retransmise en direct par la Télévision d’Etat, au moment même où se déroulait au Sénat la séance d’interpellation du premier ministre Jacques Edouard Alexis.
A la question d’un journaliste sur le sort alors incertain du chef du gouvernement au Parlement, le président René Préval a répondu qu’une motion de censure à son endroit serait injuste dans la mesure où, selon lui, la politique du gouvernement n’est pas à l’origine de l’augmentation drastique du coût de la vie. Il a du même coup donné l’assurance qu’il suivrait la voie tracée par la Constitution pour le choix d’un nouveau premier ministre au cas où M. Alexis était renvoyé par le Sénat. Ce qui s’est finalement révélé être le cas. L’ayant appris à la fin de la conférence de presse, le chef de l’Etat a lâché laconiquement : « Maintenant, à moi de jouer ». [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4930
Commentaires:
Quel sera le prix que devra payer le consommateur "la petite marmite" de riz?
Que se passera -t-il avec le prix des autres produits de première nécessité: l'huile, sucre, farine, pain, haricots oeufs etc...?
Des rumeurs font savoir que le PRésident s'est enfait réuni avec ses amis et accolytes. Un député dissident aurait même traité de raquetteurs ces importateurs-bienfaiteurs ayant accompagné le chef de l'état lors de sa conférence de presse réalisée au moment même ou son premier moinistre suait la grande goutte pour essayer de se justifier et sauver ce qui ne pouvait plus être sauvé.
Affaire à suivre...

dimanche 13 avril 2008

Haïti-Politique : Le Sénat renvoie le chef de gouvernement Jacques Edouard Alexis

samedi 12 avril 2008
P-au-P, 12 avril 08 [AlterPresse] --- Un nouveau gouvernement devra voir le jour en Haïti dans les prochains jours.
C’est ce qui ressort du vote de non confiance, accordé au Premier ministre, Jacques Edouard Alexis, ce samedi 12 avril 2008 à la chambre haute du Parlement, par une majorité de 2/3, soit 16 sénateurs sur 17 présents.
Il s’agit d’une (juste) majorité obtenue sur les 27 sénateurs que compte actuellement la chambre haute en Haïti.
Le président du grand corps, Kely Bastien, seul membre présent [du regroupement politique « Lespwa » (Espoir), au pouvoir depuis le 14 mai 2006] à la séance d’interpellation, n’a pas eu à trancher.
La motion de censure du Sénat est intervenue à 11 :55 locales (16 :55 gmt), sans débat, suite au discours prononcé par le Premier ministre sortant, Jacques Edouard Alexis, a constaté l’agence en ligne AlterPresse.
« Je vais partir à la recherche d’un autre chef de gouvernement », annonce, en substance, le président de la république, René Garcia Préval.
Préval a fait part de sa volonté de suivre les prescriptions constitutionnelles, au moment où il tenait une conférence de presse, ce même samedi 12 avril, au Palais national avec les importateurs de riz et le secrétaire d’Etat à l’agriculture Joanas Gué.
La séance d’interpellation du Premier ministre au sénat de la république se déroulait parallèlement à la conférence de presse au Palais présidentiel.
En accord avec Préval, les importateurs de riz décident de retirer 3 dollars américains sur les 51 dollars de leur prix de revient par sac, portant à 48 dollars le prix offert sur le marché aux distributeurs de riz.
Pour sa part, le gouvernement va apporter au moins 5 dollars, ce qui mettra le sac de riz à 43 dollars au moment de l’acquisition par les grossistes distributeurs.Tout dépendra du compromis que consentiront les intermédiaires, qui se trouvent dans la chaîne de distribution de riz, pour savoir dans quel délai et à quel prix le sac de riz parviendra finalement au consommateur, indique Préval interrogé par les journalistes ce 12 avril. [rc apr 12/04/2008 12 :00] http://www.alterpresse.org/spip.php?article7132

Le premier ministre Jacques Edouard Alexis renvoyé par le Sénat

Sa carrière politique n’a pas pour autant pris fin, laisse-t-il entendre
samedi 12 avril 2008,
Radio Kiskeya
Le Sénat haïtien a voté samedi une motion de censure contre le premier ministre Jacques Edouard Alexis, 22 mois après l’accession de ce dernier pour la seconde fois à ce poste. Il avait en effet occupé le même poste lors du premier mandat présidentiel de René Préval (1996-2001).
Cette décision survient au lendemain de violentes manifestations contre la vie chère enregistrées à Port-au-Prince et en province. Les 16 sénateurs présents qui avaient initié la démarche d’interpellation ont estimé que ces manifestations constituaient un désaveu public de la politique économique du gouvernement.
Intervenant à la tribune avant le vote, Jacques Edouard Alexis a dénoncé « la sommation de démission » qu’il avait reçue avant la lettre d’interpellation signée du président du Sénat. Il a jugé « irrecevable et contre productive une telle adresse au niveau de l’Etat ».
Il a rapidement souligné les points qu’il juge à son actif, dont l’amélioration du climat de sécurité ; l’assainissement des finances publiques ; la lutte contre la contrebande, la corruption et toutes sortes de trafic. Il a aussi mis l’accent sur la stabilité macro-économique, l’initiative en faveur de la réduction de la dette extérieure du pays, l’élaboration d’une stratégie de réduction de la pauvreté, le renforcement de la crédibilité du pays au niveau international, l’amélioration des infrastructures sociales et économiques.
Reconnaissant que de graves événements se sont effectivement produits la semaine dernière dans le pays, M. Alexis a imputé les violences à des casseurs dont, dit-il, les motivations étaient fort différentes de celles de la très large majorité des gens qui manifestaient légitimement contre la cherté de la vie. Il a en ce sens félicité les casques bleus de l’ONU et les policiers nationaux pour leurs efforts en vue de rétablir rapidement l’ordre.
Après avoir implicitement annoncé la poursuite de sa carrière politique en promettant au peuple de ne jamais l’abandonner en chemin, M. Alexis a réaffirmé ses convictions citoyennes et démocratiques. A ces mots, il a souhaité ne plus faire de déclaration, refusant donc tout débat et invitant les sénateurs à assumer leurs responsabilités.
Le vote unanime est alors tombé tel un couperet, renvoyant l’équipe gouvernementale dont certains membres présents ont dissimulé avec difficulté leur émotion. Quant à M. Alexis, il a sollicité la parole pour la dernière fois rien que pour souhaiter bon travail aux sénateurs. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4928

Haïti-Vie chère : Un sursis d’un mois pour les consommateurs de riz importé Mais le gouvernement tombe

samedi 12 avril 2008
par Ronald Colbert
P-au-P, 12 avril 08 [AlterPresse] --- Les principaux importateurs de riz en Haïti acceptent, dans un intervalle d’un mois [jusqu’en mai 2008] de faire passer leur prix de revient par sac à 48 dollars américains [aujourd’hui, US $ 1.00 = 37.50 gourdes, la monnaie nationale], afin de satisfaire la demande nationale sérieusement affectée par une hausse vertigineuse des prix de ce céréale et d’autres biens essentiels à la consommation.
Annoncé ce samedi 12 avril 2008, au cours d’une conférence de presse conjointe au Palais national avec le président René Garcia Préval, ce compromis concerne les 30 mille tonnes de riz, disponibles présentement sur le marché national, selon les informations obtenues par les journalistes, dont de l’agence en ligne AlterPresse.
« Ce compromis est valable pour 1 mois. Il s’agit d’un acte patriotique pour désamorcer la crise vécue actuellement » [avec les manifestations violentes de rues enregistrées depuis une semaine en Haïti], précise l’un des importateurs.
Les importateurs de riz appellent la population à « comprendre le geste consenti aujourd’hui ». Ils demandent aux différents intermédiaires, qui se trouvent dans la chaîne de distribution du riz importé, d’adopter, pour leur part, une attitude similaire, dans le cadre de « cet effort national pour aider le pays ».
Parallèlement, l’Etat haïtien fournira, dès ce samedi 12 avril 2008, au moins 5 dollars américains dans le but d’agir en faveur d’un prix plus faible vers la consommation finale du riz importé.
« Il revient aux intermédiaires, de la chaîne de distribution de riz, de déterminer dans quel délai et à quel prix le sac de riz atteindra, au final, les consommatrices et les consommateurs », durement éprouvés par une augmentation accélérée des prix du riz et d’autres biens essentiels sur le marché national.
C’est la réponse fournie aux journalistes par le président René Garcia Préval, qui intervenait dans la conférence de presse ce samedi 12 avril 2008 au Palais national.
De plus, ajoute Préval, des pourparlers vont être entamés avec des banques commerciales du pays pour garantir aux importateurs un financement, susceptible de « sécuriser » un stock de riz sur plusieurs mois (au moins 2-3 mois).
Cette garantie de financement pour un stock « tampon » éviterait au pays de « dépendre de l’escalade des prix », enregistrée sur le marché international de riz.
Entre la déclaration présidentielle du mercredi 9 avril et aujourd’hui (12 avril), la tonne de riz est passée de 750 dollars américains à 965 dollars sur le marché international, souligne Préval.
Dans l’intervalle, des actions structurelles seront tentées pour inciter les importateurs de riz, le secteur privé de l’importation en général, à intégrer le système de commercialisation par la vente de riz produit en Haïti, dans le sens du renforcement de la production agricole nationale.
« Ce qui devrait permettre progressivement d’injecter les 720 millions de dollars d’importation dans la production nationale, pour un cercle vertueux de développement », prédit Préval.
Interrogé sur la volonté de la communauté internationale à accepter la position de l’Etat d’Haïti pour la relance de la production agricole nationale, Préval affirme s’en tenir à l’option de « valoriser la production agricole nationale ».
Dans ce contexte, le ministère de l’agriculture envisage diverses initiatives vers le secteur paysan, dont sur les facteurs de production et notamment la subvention du prix de l’engrais qui devait passer à au moins la moitié du montant (exigé aujourd’hui) de 1,500.00 gourdes le sac.
Accompagnement-encadrement, structuration, capitalisation par des travaux de curage des canaux d’irrigation, machinerie agricole (motoculteurs, tracteurs), exploitation de l’hydroélectricité pour les travaux d’irrigation dans l’Artibonite, le Plateau Central et le Sud (au lieu de subventionner la climatisation en milieu urbain), sont les engagements pris par l’équipe au pouvoir.
Il faut escompter des résultats probants sur les prix et la production agricole nationale d’ici novembre-décembre 2008, promet le secrétaire d’Etat à l’agriculture Joanas Gué.
Les paysans se déclarent prêts à œuvrer pour faire accroître le volume dans la production de riz, moyennant le respect, par l’Etat, des engagements pris, ainsi que de la satisfaction d’autres besoins sociaux (ou services) fondamentaux (éducation, santé), avertit Charles Suffrard, représentant du secteur paysan, présent à la conférence de presse du 12 avril 2008.
Malgré le compromis trouvé avec les importateurs de riz, le Premier ministre Jacques Edouard Alexis et son gouvernement n’ont pas bénéficié du vote de confiance du Sénat ce 12 avril.
Au moment de la tenue de la conférence de presse au Palais national, 16 sénateurs ont voté une motion de censure contre Alexis et son gouvernement, en présence du premier ministre sortant à la chambre haute de la république d’Haïti.
Le président Préval devra consulter les présidents des deux chambres, respectivement Kelly Bastien au Sénat et Pierre Eric Jean-Jacques à la chambre des députés [tous deux membres du regroupement politique « Lespwa » (Espoir)] afin de choisir un nouveau chef de gouvernement, qui devra former, avec son accord, un nouveau gouvernement.
Ne disposant pas de majorité dans les deux chambres du Parlement, depuis les élections de 2006, aucun parti politique ne peut proposer actuellement de Premier ministre au chef du Pouvoir exécutif.
Le nouveau gouvernement, qui sera issu des consultations politiques entre Préval et les présidents des deux chambres du Corps législatif, devra définir un programme axé sur la relance de la production nationale, pour satisfaire, tout au moins dans le court terme, les revendications de sécurité alimentaire de la population et de baisse du coût de la vie.
Dans le même temps, ce nouveau gouvernement devra fournir les moyens pour l’organisation des compétitions devant renouveler le tiers du sénat ainsi que des élections indirectes pour compléter les structures de décentralisation, comme les assemblées et le Conseil interdépartemental, prévues par la Constitution du 29 mars 1987. [rc apr 12/04/2008 13 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article7133

vendredi 11 avril 2008

L’ancien président du Sénat haïtien juge irrégulière la démarche de 16 de ses collègues d’exiger le départ du chef du gouvernement

Les sénateurs concernés estiment justifiée leur démarche
vendredi 11 avril 2008,
Radio Kiskeya
L’ancien président du Sénat haïtien, Joseph Lambert (Sud-est, LESPWA), a jugé vendredi irrégulière la démarche de seize de ses collègues de réclamer la démission immédiate du chef du gouvernement, Jacques Edouard Alexis, suite aux dernières violences enregistrées dans le pays dans le cadre des manifestations contre la cherté de la vie.
Joseph Lambert précise que cette initiative ne respecte pas la procédure définie dans les règlements internes du Sénat en ce qui concerne les interpellations. Le premier sénateur du Sud-est soutient n’avoir toutefois aucune objection quant au principe de l’interpellation du premier ministre.
Le sénateur Youri Latortue, un des sénateurs signataires de la correspondance adressée au chef du gouvernement l’appelant à se démettre, a pour sa part dénoncé des manœuvres politiques ainsi que des tentatives de corruption visant à coopter certains des élus faisant partie du groupe des 16 afin d’empêcher le départ de Jacques Edouard Alexis. Il a mis l’accent sur le fait que sa démission s’impose, de même qu’un net changement de cap en matière économique, la voie néo-libérale suivie jusqu’ici ayant montré ses limites par rapport aux nombreuses attentes de la population.
Commentant la prise de position de Joseph Lambert, Youri Latortue invoque le Droit parlementaire autorisant, selon lui, la majorité d’une assemblée politique à adpoter une position, sans tenir compte des règles applicables à une minorité de cette assemblée.
A l’instar de son collègue Youri Latortue, le sénateur Gabriel Fortuné a réaffirmé la détermination de ses pairs à obtenir la démission immédiate du premier ministre Jacques Edouard Alexis. [jmd/RK] .
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4922