Sans passeport et visa, aucun Haitien ne peut pénétrer en territoire dominicain depuis le déploiement, fin septembre, d'une nouvelle force militaire spécialisée à la frontière haïtiano-dominicaine.
Les citoyens dominicains ne sont pas épargnés et doivent présenter de leur côté la cedula, une pièce d'identité émise par les autorités dominicaines. La nouvelle mesure, qui n'a fait l'objet d'aucune publicité, cause des problèmes aux résidents frontaliers.
Le maire d'Anse-à-Pitres, par exemple, a dû présenter passeport et visa pour aller rendre visite à son homologue de la ville voisine de Pedernales.
L'inspecteur de police qui l'accompagnait n'a pu, lui, fouler le sol dominicain parce qu'il ne disposait pas de ces documents.
Même les malades et les femmes enceintes qui avaient pris l'habitude de se faire soigner à Pedernales ne sont pas épargnés.Le va-et-vient des petites marchandes et des commerçants sans papiers est encore toléré les jours de marché mais ces derniers sont soumis à des fouilles systématiques.
« Ces nouvelles mesures ont des conséquences sur les activités quotidiennes des riverains de la zone frontalière dont la survie dépend en grande partie des échanges qui se font tous les jours entre les deux peuples, dit Colette Lespinasse, coordonnatrice du Groupe d'appui aux rapatriés et réfugiés (GARR). En l'absence de structures étatiques et d'infrastructures dans les communautés frontalières, la situation est beaucoup plus compliquée pour les Haïtiens.
Livrés à eux-mêmes, ils ont pris l'habitude de se tourner vers les localités dominicaines pour leurs moindres besoins, notamment les services sociaux de base. »Le GARR demande au gouvernement Préval-Alexis de faire tout ce qui est en son pouvoir pour que les Haïtiens vivant près de la frontière ne soient plus pénalisés par la mesure dominicaine. Quelque 500 000 Haïtiens et Dominicains vivent à proximité de la frontière.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=49610&PubDate=2007-10-11
Commentaires:
Il est fou de constater la fausse logique de la réflexion de certains qui se disent imbus d’une réalité et qui se sont donnés la vocation de servir en faisant respecter l’équilibre entre le droit et le devoir.
Entre Haïti et la République Dominicaine il n’existe ni de traité de libre commerce ou de libre circulation d’une part et il existe bien une ligne qui démarque et sépare les deux états. Le fait que pendant des années il y ait eu une sorte de laisser aller faisant croire à ces deux dispositions inexistantes n’implique pas un droit tacite des résidents des deux côtés de la ligne de traverser d’un côté à l’autre comme dans un moulin.
Cet état de fait supporté et même encouragé par les autorités a toujours été une situation conjoncturelle insolite et anormale. Haïti et la République Dominicaine pouvait toujours se réserver le droit de faire respecter les lois et les normes qui régissent les trafics à travers les frontières de deux pays.
Ceux qui veulent s’ériger en avocat de n’importe quelle cause devraient d’abord commencer par revoir leurs stratégies. L’état haïtien ne dispose d’aucun moyen, en absence de traité de libre circulation entre les deux pays, pour exiger aux autorités dominicaines d’effacer la ligne frontalière pour ne pas pénaliser les habitants des villes et communes proches de cette ligne.
Les dominicains ont voulu mettre de l’ordre dans une situation qui ne pouvait durer.
Le pire reste à venir car l’idée de la construction d’un autre mur fait lentement et sûrement son chemin
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
lundi 15 octobre 2007
Haïti-Rép. Dominicaine : L’Église catholique dominicaine divisée quant à une position sur le massacre d’Haïtiens en 1937
P-au-P, 11 oct. 07 [AlterPresse] --- Des prélats de l’église catholique romaine dominicaine se sont engagés, depuis le 8 octobre 2007, dans une polémique ouverte quant à une position officielle à adopter par rapport au massacre des Haïtiens ordonnés par le dictateur dominicain Rafael Leonidas Trujillo en 1937, selon les informations rassemblées par l’agence en ligne AlterPresse.
Au cours d’une messe solennelle à l’occasion de la fête patronale de la paroisse jésuite de Dajabón (ville frontalière avec Ouanaminthe, au nord-est d’Haïti), l’évêque de Mao-Montecristi, Diómedes Espinal de León, a demandé, au nom de l’Église Catholique romaine dominicaine, « pardon au peuple frère d’Haïti » pour cet « acte horrible qui a causé de graves blessures à des frères haïtiens », s’est-il indigné.
Tout en reconnaissant que « personne, ici réuni dans ce temple, n’a aucune faute dans le crime », le chef de ce diocèse - qui fut l’un des lieux les plus affectés par ce massacre - a déclaré que « l’Église vit le pardon », tout en soulignant que « comme le Pape avait demandé pardon au peuple juif, il demande pardon au peuple haïtien ».
Le Cardinal et aussi archevêque de Santo Domingo, Nicolas de Jesús López Rodríguez, a réagi contre la position du prélat du diocèse de Mao-Montecristi en affirmant que « le peuple dominicain n’a pas à demander pardon au peuple haïtien pour le massacre de 1937, parce que le responsable de ce massacre fut Trujillo et lui il est déjà enterré ».
« Dans ce cas, c’est à Trujillo qu’il faut demander de rendre des comptes, parce que c’est lui qui fut le criminel, et le peuple dominicain n’a aucune faute dans tout cela », soutient le Cardinal dominicain.
Face aux événements déplorables ayant jalonné l’histoire des deux nations, la Conférence épiscopale catholique romaine dominicaine a toujours invité le peuple dominicain à « mettre de côté » ces « faits historiques », tels que « les différentes invasions haïtiennes qui ont causé la mort de centaines de Dominicains, assassinés par les troupes de Dessalines ». Selon les prélats dominicains, le souvenir de ces événements ne fait que « créer des sentiments anti-haïtiens en République Dominicaine ».
À rappeler que dans la déclaration commune signée à la fin d’une rencontre de 3 jours (du 15 au 17 avril 2005) à Port-au-Prince, les Conférences épiscopales catholiques romaines de l’île ont « invité les autorités des deux États à, d’une part, diminuer le flux migratoire massif, anarchique et illégal et, d’autre part, à légiférer sans ambiguïté de façon à ce que soit respecté le droit de tout un chacun à avoir un nom et une nationalité et à chercher la solution aux grands problèmes tels que l’acquisition d’un document d’identité comme citoyen, un emploi, la santé, l’éducation… ». [wel rc apr 11/10/07 10 :30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6502
Au cours d’une messe solennelle à l’occasion de la fête patronale de la paroisse jésuite de Dajabón (ville frontalière avec Ouanaminthe, au nord-est d’Haïti), l’évêque de Mao-Montecristi, Diómedes Espinal de León, a demandé, au nom de l’Église Catholique romaine dominicaine, « pardon au peuple frère d’Haïti » pour cet « acte horrible qui a causé de graves blessures à des frères haïtiens », s’est-il indigné.
Tout en reconnaissant que « personne, ici réuni dans ce temple, n’a aucune faute dans le crime », le chef de ce diocèse - qui fut l’un des lieux les plus affectés par ce massacre - a déclaré que « l’Église vit le pardon », tout en soulignant que « comme le Pape avait demandé pardon au peuple juif, il demande pardon au peuple haïtien ».
Le Cardinal et aussi archevêque de Santo Domingo, Nicolas de Jesús López Rodríguez, a réagi contre la position du prélat du diocèse de Mao-Montecristi en affirmant que « le peuple dominicain n’a pas à demander pardon au peuple haïtien pour le massacre de 1937, parce que le responsable de ce massacre fut Trujillo et lui il est déjà enterré ».
« Dans ce cas, c’est à Trujillo qu’il faut demander de rendre des comptes, parce que c’est lui qui fut le criminel, et le peuple dominicain n’a aucune faute dans tout cela », soutient le Cardinal dominicain.
Face aux événements déplorables ayant jalonné l’histoire des deux nations, la Conférence épiscopale catholique romaine dominicaine a toujours invité le peuple dominicain à « mettre de côté » ces « faits historiques », tels que « les différentes invasions haïtiennes qui ont causé la mort de centaines de Dominicains, assassinés par les troupes de Dessalines ». Selon les prélats dominicains, le souvenir de ces événements ne fait que « créer des sentiments anti-haïtiens en République Dominicaine ».
À rappeler que dans la déclaration commune signée à la fin d’une rencontre de 3 jours (du 15 au 17 avril 2005) à Port-au-Prince, les Conférences épiscopales catholiques romaines de l’île ont « invité les autorités des deux États à, d’une part, diminuer le flux migratoire massif, anarchique et illégal et, d’autre part, à légiférer sans ambiguïté de façon à ce que soit respecté le droit de tout un chacun à avoir un nom et une nationalité et à chercher la solution aux grands problèmes tels que l’acquisition d’un document d’identité comme citoyen, un emploi, la santé, l’éducation… ». [wel rc apr 11/10/07 10 :30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6502
Haiti : “L’art n’est pas une détente mais une attente”, selon Tiga
Voici des propos de l’artiste Tiga, recueillis par le journaliste Dominique Batraville, en mai 2003, à la veille de l’ouverture de l’expo « Ibolele Tiga », à Miami. Différentes institutions (musées, galeries, centres culturels) rendent actuellement hommage à l’artiste Tiga, décédé en décembre 2006.
« Si le concept Travail, à partir de la Genèse, signifie Tâche à accomplir, Souffrance, Calamité, Effort , ‘suite à un peché’, mon concept de ‘Présence Créatrice’, m’a libéré de l’esprit d’un monde achevé ou mort qui lutte pour se maintenir par le biais de la production à outrance en lieu et place de ‘Rythme de création’..
Donc, il n’est plus question pour moi de rechercher ou d’effectuer une réexploration de l’imaginaire vodou, qui est issu d’un culte familial ancestral remontant à des millénaires. N’ai-je pas déjà dit que ‘j’avais trouvé mon art à l’Ecole de mon Peuple’ et depuis je vis intensément a tous les niveaux de l’Existence et je me sens toujours en Harmonie avec le Souffle original de notre peuple.
Je sais tout simplement que j’ai atteint ce que j’appelle ‘L’inertie créatrice’, ce qui me permet d’être en vibration entre le réel et le virtuel, principe de base avant l’individuation, qui n’a pas été bien appréhendé ou interprété par certains philosophes, d’où la notion de bien et de mal qui a créé tant de confusion. Et l’art n’est pas une détente, mais une attente, d’où le concept ‘Espoir’ ou le ‘Bondieu bon’ du peuple haïtien.
Dès qu’on arrive à transcender la dualité, on peut parler en effet de contemplation de troisième type. Le fait de vivre intensément le moment présent, sans penser à hier ou à demain me permet d’être en équilibre avec moi-même et simultanément avec le milieu ambiant et toute autre entité universelle.
Mon art exprime paradoxalement la dimension primordiale dans le sens premier et qui fait surgir l’originel et ou la « Présence Créatrice » qui demande la symbiose ABSTRAIT-FIGURATIF dans la trilogie : Sensation, Sentiment, Perception.
Mon Existence se situe entre ma naissance et ma mort, deux éléments qui ne me concernent pas. Car le Souffle qui passe en moi et qui m’inspire est le seul Maître a Bord.
Je n’ai pas choisi de me faire appeler Tiga, c’est un signe fort venu d’ailleurs. Ne pas croire en fait à « Petit Ga » mais à TIGA en un seul mot, à l’instar de Saint Soleil, nommé ainsi par Saint Brice pour designer une de mes toiles en 1975 ».
Tiga
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6511
« Si le concept Travail, à partir de la Genèse, signifie Tâche à accomplir, Souffrance, Calamité, Effort , ‘suite à un peché’, mon concept de ‘Présence Créatrice’, m’a libéré de l’esprit d’un monde achevé ou mort qui lutte pour se maintenir par le biais de la production à outrance en lieu et place de ‘Rythme de création’..
Donc, il n’est plus question pour moi de rechercher ou d’effectuer une réexploration de l’imaginaire vodou, qui est issu d’un culte familial ancestral remontant à des millénaires. N’ai-je pas déjà dit que ‘j’avais trouvé mon art à l’Ecole de mon Peuple’ et depuis je vis intensément a tous les niveaux de l’Existence et je me sens toujours en Harmonie avec le Souffle original de notre peuple.
Je sais tout simplement que j’ai atteint ce que j’appelle ‘L’inertie créatrice’, ce qui me permet d’être en vibration entre le réel et le virtuel, principe de base avant l’individuation, qui n’a pas été bien appréhendé ou interprété par certains philosophes, d’où la notion de bien et de mal qui a créé tant de confusion. Et l’art n’est pas une détente, mais une attente, d’où le concept ‘Espoir’ ou le ‘Bondieu bon’ du peuple haïtien.
Dès qu’on arrive à transcender la dualité, on peut parler en effet de contemplation de troisième type. Le fait de vivre intensément le moment présent, sans penser à hier ou à demain me permet d’être en équilibre avec moi-même et simultanément avec le milieu ambiant et toute autre entité universelle.
Mon art exprime paradoxalement la dimension primordiale dans le sens premier et qui fait surgir l’originel et ou la « Présence Créatrice » qui demande la symbiose ABSTRAIT-FIGURATIF dans la trilogie : Sensation, Sentiment, Perception.
Mon Existence se situe entre ma naissance et ma mort, deux éléments qui ne me concernent pas. Car le Souffle qui passe en moi et qui m’inspire est le seul Maître a Bord.
Je n’ai pas choisi de me faire appeler Tiga, c’est un signe fort venu d’ailleurs. Ne pas croire en fait à « Petit Ga » mais à TIGA en un seul mot, à l’instar de Saint Soleil, nommé ainsi par Saint Brice pour designer une de mes toiles en 1975 ».
Tiga
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6511
Le Premier ministre sur les ruines de Cabaret
Plusieurs de ses ministres accompagnaient Jacques-Edouard Alexis lors de cette visite de solidarité qui a coïncidé avec le début de la distribution de l’aide et des travaux de réhabilitation ; au moins 47 morts, selon un nouveau bilan provisoire
samedi 13 octobre 2007,
Radio Kiskeya
Le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis était à la tête d’une importante délégation gouvernementale qui a rendu samedi une visite de solidarité à la population de Cabaret (environ 35 km au nord de Port-au-Prince), une petite commune dévastée par les inondations qui y ont fait au moins 25 morts et des milliers de sinistrés.
La découverte de deux nouveaux corps a encore alourdi le bilan national des intempéries qui est passé à au moins 47 morts, une trentaine de blessés et des milliers de familles sinistrées.
Accompagné notamment des ministres de l’intérieur, Paul Antoine Bien-Aimé, de la santé publique, Robert Auguste, du secrétaire d’Etat à la sécurité publique, Eucher-Luc Joseph, de la directrice de la protection civile, Alta Jean-Baptiste et du coordonnateur résident du système des Nations Unies, Joël Boutroue, le chef du gouvernement a visité les ruines de diverses maisonnettes englouties sous une coulée de boue. Il s’est entretenu avec des sinistrés retrouvés dans la désolation totale après avoir tout perdu dans les crues de la rivière Bretelle qui ont provoqué un déluge à Cabaret où l’eau atteignait jusqu’à 1m50 de hauteur dans la nuit de mercredi à jeudi.
Le Député Lavalas de la circonscription, Pierre Jérôme Valciné, qui rendait compte de la visite de la délégation, a pressé les autorités gouvernementales d’agir en vue de soulager les souffrances des habitants de la commune qui, pour la plupart, n’ont plus un toit où dormir. L’élu précise que toutes les maisonnettes situées des deux côtés de la rivière ont été rasées.
Des unités du ministère des travaux publics, transports et communications et du Centre national des équipements (CNE) étaient à pied d’œuvre afin de curer les canaux d’évacuation et d’assurer les travaux de drainage.
Par ailleurs, des milliers de personnes seraient sinistrées à Grande Saline (Artibonite, nord) où d’importantes inondations ont été également enregistrées, selon le Député de la région, Wilbert Joseph Deshomme. Il a lancé un appel urgent aux autorités afin d’apporter de l’aide à la population.
Des pluies torrentielles provoquées par des ondes tropicales et systèmes de basse pression dans la Caraïbe ont sévèrement affecté différentes régions d’Haïti pendant une dizaine de jours. Outre les victimes, des centaines de maisonnettes ont été détruites ou endommagées, de nombreuses têtes de bétail emportées et des plantations agricoles dévastées. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4272
samedi 13 octobre 2007,
Radio Kiskeya
Le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis était à la tête d’une importante délégation gouvernementale qui a rendu samedi une visite de solidarité à la population de Cabaret (environ 35 km au nord de Port-au-Prince), une petite commune dévastée par les inondations qui y ont fait au moins 25 morts et des milliers de sinistrés.
La découverte de deux nouveaux corps a encore alourdi le bilan national des intempéries qui est passé à au moins 47 morts, une trentaine de blessés et des milliers de familles sinistrées.
Accompagné notamment des ministres de l’intérieur, Paul Antoine Bien-Aimé, de la santé publique, Robert Auguste, du secrétaire d’Etat à la sécurité publique, Eucher-Luc Joseph, de la directrice de la protection civile, Alta Jean-Baptiste et du coordonnateur résident du système des Nations Unies, Joël Boutroue, le chef du gouvernement a visité les ruines de diverses maisonnettes englouties sous une coulée de boue. Il s’est entretenu avec des sinistrés retrouvés dans la désolation totale après avoir tout perdu dans les crues de la rivière Bretelle qui ont provoqué un déluge à Cabaret où l’eau atteignait jusqu’à 1m50 de hauteur dans la nuit de mercredi à jeudi.
Le Député Lavalas de la circonscription, Pierre Jérôme Valciné, qui rendait compte de la visite de la délégation, a pressé les autorités gouvernementales d’agir en vue de soulager les souffrances des habitants de la commune qui, pour la plupart, n’ont plus un toit où dormir. L’élu précise que toutes les maisonnettes situées des deux côtés de la rivière ont été rasées.
Des unités du ministère des travaux publics, transports et communications et du Centre national des équipements (CNE) étaient à pied d’œuvre afin de curer les canaux d’évacuation et d’assurer les travaux de drainage.
Par ailleurs, des milliers de personnes seraient sinistrées à Grande Saline (Artibonite, nord) où d’importantes inondations ont été également enregistrées, selon le Député de la région, Wilbert Joseph Deshomme. Il a lancé un appel urgent aux autorités afin d’apporter de l’aide à la population.
Des pluies torrentielles provoquées par des ondes tropicales et systèmes de basse pression dans la Caraïbe ont sévèrement affecté différentes régions d’Haïti pendant une dizaine de jours. Outre les victimes, des centaines de maisonnettes ont été détruites ou endommagées, de nombreuses têtes de bétail emportées et des plantations agricoles dévastées. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4272
Un américain d’origine haïtienne condamné pour fraude électorale dans l’Ohio
Claudel Gilbert, qui a évité la prison, reconnaît avoir voté deux fois illégalement
dimanche 14 octobre 2007,
Radio Kiskeya
Un américain d’origine haïtienne, Claudel Gilbert, 38 ans, a plaidé cette semaine coupable de fraude électorale à Colombus, dans l’Etat de l’Ohio.
Gilbert a admis avoir voté deux fois lors d’élections qui se tenaient le 7 novembre 2006 dans les comtés de Franklin et Licking, dans l’Etat de l’Ohio, selon le quotidien local le Columbus Dispatch. Propriétaire d’un appartement dans le premier comté avant de faire l’acquisition d’une maison dans le deuxième, il s’était fait enregistrer à la fois à Franklin et à Licking en violation de la législation électorale en vigueur.
Le bureau des élections dans chacune des communautés avait envoyé à l’intéressé des cartes de vérification destinées aux électeurs. La fraude a été découverte lors de la validation de la base de données comportant la liste complète des votants à la largeur de l’Ohio.
L’avocat de l’haïtien naturalisé américain, Eric Yavitch, soutient que son client s’était trompé de bonne foi parce qu’il croyait agir dans le sens de la protection de ses droits de propriété. Il a également protesté contre la situation humiliante qui lui a été imposée lors de sa comparution au tribunal même s’il a échapé à une peine d’emprisonnement de six mois.
Le juge de la Cour des peines communes de Franklin, Richard Frye, a condamné Gilbert à une année de probation et à une amende de 500 dollars.
Chauffeur d’autobus à Colombus, Gilbert est établi depuis 1994 aux Etats-Unis où il vit avec sa famille. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4273
dimanche 14 octobre 2007,
Radio Kiskeya
Un américain d’origine haïtienne, Claudel Gilbert, 38 ans, a plaidé cette semaine coupable de fraude électorale à Colombus, dans l’Etat de l’Ohio.
Gilbert a admis avoir voté deux fois lors d’élections qui se tenaient le 7 novembre 2006 dans les comtés de Franklin et Licking, dans l’Etat de l’Ohio, selon le quotidien local le Columbus Dispatch. Propriétaire d’un appartement dans le premier comté avant de faire l’acquisition d’une maison dans le deuxième, il s’était fait enregistrer à la fois à Franklin et à Licking en violation de la législation électorale en vigueur.
Le bureau des élections dans chacune des communautés avait envoyé à l’intéressé des cartes de vérification destinées aux électeurs. La fraude a été découverte lors de la validation de la base de données comportant la liste complète des votants à la largeur de l’Ohio.
L’avocat de l’haïtien naturalisé américain, Eric Yavitch, soutient que son client s’était trompé de bonne foi parce qu’il croyait agir dans le sens de la protection de ses droits de propriété. Il a également protesté contre la situation humiliante qui lui a été imposée lors de sa comparution au tribunal même s’il a échapé à une peine d’emprisonnement de six mois.
Le juge de la Cour des peines communes de Franklin, Richard Frye, a condamné Gilbert à une année de probation et à une amende de 500 dollars.
Chauffeur d’autobus à Colombus, Gilbert est établi depuis 1994 aux Etats-Unis où il vit avec sa famille. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4273
Plusieurs suspects arrêtés à Jérémie puis transférés à Port-au-Prince
L’un d’eux serait un lieutenant d’Amaral Duclona dont la présence clandestine dans la Grand’Anse ne serait pas à écarter
dimanche 14 octobre 2007,
Radio Kiskeya
Des agents en civil de la Police Nationale en provenance de Port-au-Prince ont procédé jeudi dernier à Jérémie (Grand’Anse, sud-ouest) à l’arrestation de plusieurs individus dont l’un serait un lieutenant présumé de l’ancien chef de gang de Cité Soleil, Amaral Duclona, a appris Radio Kiskeya.
Tous ces hommes ont été appréhendés dans le quartier populaire de Mackandal avant d’être transférés peu de temps après à la capitale.
Selon certaines informations obtenues sur place par notre correspondant à Jérémie, l’ex-commandant autoproclamé du quartier de Bélékou, dans le maquis depuis des mois, pourrait se trouver quelque part dans la Grand’Anse.
La PNH et la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) assurent régulièrement de la poursuite de la traque d’Amaral Duclona, considéré comme le dernier des principaux leaders des bandes armées encore en liberté. Le brigand est accusé d’implication dans des activités criminelles comme le kidnapping, le meurtre et le viol collectif qui avaient transformé Cité Soleil en bastion des hors-la-loi. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4274
dimanche 14 octobre 2007,
Radio Kiskeya
Des agents en civil de la Police Nationale en provenance de Port-au-Prince ont procédé jeudi dernier à Jérémie (Grand’Anse, sud-ouest) à l’arrestation de plusieurs individus dont l’un serait un lieutenant présumé de l’ancien chef de gang de Cité Soleil, Amaral Duclona, a appris Radio Kiskeya.
Tous ces hommes ont été appréhendés dans le quartier populaire de Mackandal avant d’être transférés peu de temps après à la capitale.
Selon certaines informations obtenues sur place par notre correspondant à Jérémie, l’ex-commandant autoproclamé du quartier de Bélékou, dans le maquis depuis des mois, pourrait se trouver quelque part dans la Grand’Anse.
La PNH et la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) assurent régulièrement de la poursuite de la traque d’Amaral Duclona, considéré comme le dernier des principaux leaders des bandes armées encore en liberté. Le brigand est accusé d’implication dans des activités criminelles comme le kidnapping, le meurtre et le viol collectif qui avaient transformé Cité Soleil en bastion des hors-la-loi. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4274
14e anniversaire de l’assassinat de Me Guy Malary
Le ministre de la justice tombait le 14 octobre 1993 sous une pluie de balles au moment où il s’apprêtait à faire de l’armée et de la police deux institutions distinctes, au grand mécontentement des putschistes
dimanche 14 octobre 2007,
Radio Kiskeya
Ce dimanche ramenait le 14e anniversaire de l’assassinat de Me François Guy Malary, ministre de la justice du gouvernement constitutionnel du Premier ministre Robert Malval, tué dans un attentat spectaculaire en plein jour, le 14 octobre 1993, au plus fort de la folie meurtrière des tenants du coup d’Etat de 1991.
Le cortège de Malary, qui venait à peine de quitter le ministère de la justice, fut mitraillé par un commando à hauteur de l’église du Sacré-Coeur de Turgeau. Le ministre mourut sur-le-champ en compagnie de son chauffeur et de son garde du corps.
Au moment où fut commis ce triple meurtre, Me Guy Malary s’évertuait à mettre en branle le processus visant à séparer l’armée de la police, au grand dam de la hiérarchie militaire farouchement opposée à ce projet qui avait l’aval du Président alors en exil, Jean-Bertrand Aristide.
Un procès bâclé ayant tourné à l’échec n’a jamais permis de fixer les responsabilités dans la mort du ministre Malary, victime d’une violence d’Etat cruelle. Comme le militant politique et homme d’affaires Antoine Izméry, exécuté un mois auparavant, le 11 septembre 1993, presqu’au même endroit. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4278
dimanche 14 octobre 2007,
Radio Kiskeya
Ce dimanche ramenait le 14e anniversaire de l’assassinat de Me François Guy Malary, ministre de la justice du gouvernement constitutionnel du Premier ministre Robert Malval, tué dans un attentat spectaculaire en plein jour, le 14 octobre 1993, au plus fort de la folie meurtrière des tenants du coup d’Etat de 1991.
Le cortège de Malary, qui venait à peine de quitter le ministère de la justice, fut mitraillé par un commando à hauteur de l’église du Sacré-Coeur de Turgeau. Le ministre mourut sur-le-champ en compagnie de son chauffeur et de son garde du corps.
Au moment où fut commis ce triple meurtre, Me Guy Malary s’évertuait à mettre en branle le processus visant à séparer l’armée de la police, au grand dam de la hiérarchie militaire farouchement opposée à ce projet qui avait l’aval du Président alors en exil, Jean-Bertrand Aristide.
Un procès bâclé ayant tourné à l’échec n’a jamais permis de fixer les responsabilités dans la mort du ministre Malary, victime d’une violence d’Etat cruelle. Comme le militant politique et homme d’affaires Antoine Izméry, exécuté un mois auparavant, le 11 septembre 1993, presqu’au même endroit. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4278
Les casques bleus maintenus en Haïti jusqu’en octobre 2008, selon l’ambassadeur du Brésil à l’ONU
La lutte contre le trafic de drogue et d’armes et le contrôle des frontières, nouvelles priorités du mandat de la MINUSTAH qui doit compter moins de militaires et plus de policiers
lundi 15 octobre 2007,
Radio Kiskeya
Le mandat de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), qui arrive à expiration dans quelques heures, doit être prorogé lundi de douze mois par le Conseil de sécurité conformément à un projet de résolution reflétant un consensus qui s’est dégagé lors des consultations entreprises ces derniers jours à New York, a annoncé l’ambassadeur du Brésil à l’ONU, Paulo Tarrisse.
De longues réunions de travail se sont tenues la semaine dernière entre les diplomates des pays membres du Conseil de sécurité, contributeurs de troupes de la mission et des responsables onusiens dont le représentant spécial du Secrétaire général Ban Ki-moon pour Haïti, Hédi Annabi.
Dans un entretien à l’agence d’Etat brésilienne Agência Brasil, l’ambassadeur Tarrisse soutient que le renouvellement du mandat des casques bleus, jusqu’au 15 octobre 2008, apportera la tranquillité nécessaire à la poursuite de leur travail. "Avant la réunion du Conseil de sécurité proprement dit, il y a eu une rencontre portant sur la situation de la mission de paix entre le Secrétaire général et les pays amis d’Haïti dont le Brésil fait partie. Le résultat a été bon. Le mandat de la mission sera renouvelé pour une période d’un an, jusqu’en octobre 2008, afin de lui permettre de continuer à faire son travail sur le terrain", a affirmé le diplomate brésilien.
Selon le texte du projet de résolution qui devait être finalisé et officialisé dans la journée à New York avec le soutien des quinze membres du Conseil, le nouveau mandat de la MINUSTAH mettra l’accent sur la lutte contre le trafic de drogue, d’armes et d’autres activités illégales. Il est également prévu le renforcement, conjointement avec la Police Nationale, du contrôle des frontières maritime et terrestre d’Haïti.
Dans cette optique, le composante militaire doit compter140 soldats de moins, passant de 7.200 à 7.060 tandis que les effectifs du contingent policier augmenteront pour atteindre 2.091 policiers contre 1.951 actuellement.
Pour des raisons politiques, la Chine, a proposé sans succès une reconduction pour six mois supplémentaires du mandat de la force de stabilisation. La superpuissance asiatique, qui a déployé un contingent de plus d’une centaine de policiers dans le pays, est régulièrement irritée par l’existence de relations diplomatiques entre Haïti et Taïwan qu’elle considère comme une province rebelle.
Créée en 2004, au lendemain des événements ayant entraîné la démission et le départ en exil de Jean-Bertrand Aristide, la MINUSTAH est composée majoritairement de forces latinoaméricaines et placée sous le commandement militaire du Brésil. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4275
lundi 15 octobre 2007,
Radio Kiskeya
Le mandat de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), qui arrive à expiration dans quelques heures, doit être prorogé lundi de douze mois par le Conseil de sécurité conformément à un projet de résolution reflétant un consensus qui s’est dégagé lors des consultations entreprises ces derniers jours à New York, a annoncé l’ambassadeur du Brésil à l’ONU, Paulo Tarrisse.
De longues réunions de travail se sont tenues la semaine dernière entre les diplomates des pays membres du Conseil de sécurité, contributeurs de troupes de la mission et des responsables onusiens dont le représentant spécial du Secrétaire général Ban Ki-moon pour Haïti, Hédi Annabi.
Dans un entretien à l’agence d’Etat brésilienne Agência Brasil, l’ambassadeur Tarrisse soutient que le renouvellement du mandat des casques bleus, jusqu’au 15 octobre 2008, apportera la tranquillité nécessaire à la poursuite de leur travail. "Avant la réunion du Conseil de sécurité proprement dit, il y a eu une rencontre portant sur la situation de la mission de paix entre le Secrétaire général et les pays amis d’Haïti dont le Brésil fait partie. Le résultat a été bon. Le mandat de la mission sera renouvelé pour une période d’un an, jusqu’en octobre 2008, afin de lui permettre de continuer à faire son travail sur le terrain", a affirmé le diplomate brésilien.
Selon le texte du projet de résolution qui devait être finalisé et officialisé dans la journée à New York avec le soutien des quinze membres du Conseil, le nouveau mandat de la MINUSTAH mettra l’accent sur la lutte contre le trafic de drogue, d’armes et d’autres activités illégales. Il est également prévu le renforcement, conjointement avec la Police Nationale, du contrôle des frontières maritime et terrestre d’Haïti.
Dans cette optique, le composante militaire doit compter140 soldats de moins, passant de 7.200 à 7.060 tandis que les effectifs du contingent policier augmenteront pour atteindre 2.091 policiers contre 1.951 actuellement.
Pour des raisons politiques, la Chine, a proposé sans succès une reconduction pour six mois supplémentaires du mandat de la force de stabilisation. La superpuissance asiatique, qui a déployé un contingent de plus d’une centaine de policiers dans le pays, est régulièrement irritée par l’existence de relations diplomatiques entre Haïti et Taïwan qu’elle considère comme une province rebelle.
Créée en 2004, au lendemain des événements ayant entraîné la démission et le départ en exil de Jean-Bertrand Aristide, la MINUSTAH est composée majoritairement de forces latinoaméricaines et placée sous le commandement militaire du Brésil. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4275
Le chef du parquet de Port-au-Prince procède à la fermeture d’une agence de sécurité
La pose des scellés sur les locaux de PAP Sécurité a été ordonnée par Claudy Gassant pour l’implication présumée d’un agent de sécurité dans la vente d’une arme illégale ; mais, cette affaire pourrait être liée à un premier incident entre le commissaire et Radio Signal FM
lundi 15 octobre 2007,
Radio Kiskeya
De sources dignes de foi, Radio Kiskeya a appris que le commissaire du gouvernement près le parquet du tribunal civil de Port-au-Prince, monsieur Claudy Gassant, a apposé dimanche les scellés sur les portes de PAP Sécurité, une compagnie de sécurité privée basée à Pétion Ville (banlieue est de Port-au-Prince).
Cette mesure prise par le chef du parquet se justifierait par la découverte au cours d’une fouille policière à Pétion-Ville, vendredi dernier, d’une arme apparemment illégale en possession du nommé Philippe Turnier qui affirme l’avoir achetée un an plus tôt de Jean Destin, agent de sécurité à PAP Sécurité. Si Philippe Turnier a été interpellé sur le champ, Jean Destin le sera quelques heures plus tard sur les lieux de son travail. Suite aux démarches de ses proches, M. Turnier fut relaxé, mais pour revenir presque aussitôt en garde à vue après les protestations de la famille du vendeur présumé de l’arme illégale.
Pour l’instant, ils sont tous deux entre les mains de la police de Pétion-Ville. Mais, les retombées de cette affaire pour PAP Sécurité sont désastreuses puisque les mesures extrêmes du commissaire Gassant l’ont rendue inopérante. Selon nos sources, PAP, l’une des principales compagnies de sécurité privée de la capitale, dispose de 500 postes de sécurité. Les observateurs se demandent si cette mesure spectaculaire ne s’inscrit pas dans le prolongement du différend très médiatisé qui a opposé récemment le chef du parquet de Port-au-prince à Radio Signal FM dont les dirigeants détiennent des actions dans cette compagnie privée.
Selon les données disponibles, PAP Sécurité emploie 1.500 agents et offre ses services notamment à la Mission des Nations Unies et à des ambassades. SB/Radio Kiskeya.
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4282
lundi 15 octobre 2007,
Radio Kiskeya
De sources dignes de foi, Radio Kiskeya a appris que le commissaire du gouvernement près le parquet du tribunal civil de Port-au-Prince, monsieur Claudy Gassant, a apposé dimanche les scellés sur les portes de PAP Sécurité, une compagnie de sécurité privée basée à Pétion Ville (banlieue est de Port-au-Prince).
Cette mesure prise par le chef du parquet se justifierait par la découverte au cours d’une fouille policière à Pétion-Ville, vendredi dernier, d’une arme apparemment illégale en possession du nommé Philippe Turnier qui affirme l’avoir achetée un an plus tôt de Jean Destin, agent de sécurité à PAP Sécurité. Si Philippe Turnier a été interpellé sur le champ, Jean Destin le sera quelques heures plus tard sur les lieux de son travail. Suite aux démarches de ses proches, M. Turnier fut relaxé, mais pour revenir presque aussitôt en garde à vue après les protestations de la famille du vendeur présumé de l’arme illégale.
Pour l’instant, ils sont tous deux entre les mains de la police de Pétion-Ville. Mais, les retombées de cette affaire pour PAP Sécurité sont désastreuses puisque les mesures extrêmes du commissaire Gassant l’ont rendue inopérante. Selon nos sources, PAP, l’une des principales compagnies de sécurité privée de la capitale, dispose de 500 postes de sécurité. Les observateurs se demandent si cette mesure spectaculaire ne s’inscrit pas dans le prolongement du différend très médiatisé qui a opposé récemment le chef du parquet de Port-au-prince à Radio Signal FM dont les dirigeants détiennent des actions dans cette compagnie privée.
Selon les données disponibles, PAP Sécurité emploie 1.500 agents et offre ses services notamment à la Mission des Nations Unies et à des ambassades. SB/Radio Kiskeya.
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4282
Le PDG de la HAITEL, Franck Ciné, jugé en correctionnelle et sommé de verser 46 millions de dollars américains à la TELECO
Parallèlement, l’état de santé de l’homme d’affaires se dégrade ; il serait en réanimation dans un hôpital de la capitale
lundi 15 octobre 2007,
Radio Kiskeya
Le PDG de la compagnie de téléphonie mobile HAITEL, Franck Ciné, sera jugé en correctionnelle pour sa responsabilité présumée dans la faillite de la SOCABANK, selon une ordonnance rendue le 8 octobre dernier par le juge instructeur Patrique Métellus, a appris Radio Kiskeya de sources proches de la compagnie.
Le PDG de la HAITEL, qui se trouverait en salle de réanimation dans un hôpital privé de la capitale, a également reçu vendredi dernier (12 octobre) une sommation de la compagnie téléphonique nationale TELECO exigeant de sa compagnie le paiement dans un délai de 30 jours francs de la somme de $US 46 millions. Le délai de paiement a été fixé par le CONATEL, l’organe étatique de régulation du système des télécommunications.
Selon une source proche de la direction de la TELECO, la dette remonte à la signature d’un contrat liant les deux compagnies. La HAITEL s’était engagée à rémunérer la TELECO pour l’utilisation de ses installations pendant 15 ans. Outre l’exploitation des moyens techniques de la TELECO, le contrat prévoyait le partage de la plus-value découlant des minutes de la HAITEL. C’est le non-respect de ces engagements ajouté aux pénalités qu’ils entraînent qui totalisent aujourd’hui la mirobolante somme de $US 46 millions, précise notre source. Apparemment, la TELECO serait prête à négocier un accord acceptable pour elle afin de débloquer la situation. Mais, la HAITEL refuse de payer les pénalités, d’où cette sommation en date du 12 octobre. Contactés au téléphone par Radio Kiskeya, les avocats de Franck Ciné affirment qu’ils feront appel de l’ordonnance du juge d’instruction et réfléchissent également à la meilleure façon de réagir à la sommation de la TELECO.
M. Ciné est emprisonné depuis le 6 juin dernier, de même que trois anciens administrateurs de la SOCABANK, Patrick Vieux, Patrick Poitevien et Claudel Géhy. SB/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4283
lundi 15 octobre 2007,
Radio Kiskeya
Le PDG de la compagnie de téléphonie mobile HAITEL, Franck Ciné, sera jugé en correctionnelle pour sa responsabilité présumée dans la faillite de la SOCABANK, selon une ordonnance rendue le 8 octobre dernier par le juge instructeur Patrique Métellus, a appris Radio Kiskeya de sources proches de la compagnie.
Le PDG de la HAITEL, qui se trouverait en salle de réanimation dans un hôpital privé de la capitale, a également reçu vendredi dernier (12 octobre) une sommation de la compagnie téléphonique nationale TELECO exigeant de sa compagnie le paiement dans un délai de 30 jours francs de la somme de $US 46 millions. Le délai de paiement a été fixé par le CONATEL, l’organe étatique de régulation du système des télécommunications.
Selon une source proche de la direction de la TELECO, la dette remonte à la signature d’un contrat liant les deux compagnies. La HAITEL s’était engagée à rémunérer la TELECO pour l’utilisation de ses installations pendant 15 ans. Outre l’exploitation des moyens techniques de la TELECO, le contrat prévoyait le partage de la plus-value découlant des minutes de la HAITEL. C’est le non-respect de ces engagements ajouté aux pénalités qu’ils entraînent qui totalisent aujourd’hui la mirobolante somme de $US 46 millions, précise notre source. Apparemment, la TELECO serait prête à négocier un accord acceptable pour elle afin de débloquer la situation. Mais, la HAITEL refuse de payer les pénalités, d’où cette sommation en date du 12 octobre. Contactés au téléphone par Radio Kiskeya, les avocats de Franck Ciné affirment qu’ils feront appel de l’ordonnance du juge d’instruction et réfléchissent également à la meilleure façon de réagir à la sommation de la TELECO.
M. Ciné est emprisonné depuis le 6 juin dernier, de même que trois anciens administrateurs de la SOCABANK, Patrick Vieux, Patrick Poitevien et Claudel Géhy. SB/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4283
TROP TARD POUR HAITI ET SON ENVIRONNEMENT
La démarche "du blog action day" en faveur de l'environnement est un moment propice à la réflexion sur la réalité des dégâts qi sont causés par une prise de conscience non proportionnelle aux vrais risques.Le blog Action Day nous permet de pointer le regard sur Haïti, un pays qui subit les affres d'un ecosystème jadis négligé et devenu défaillant.
Le combat pour prendre effectivement en considération l’environnement a souvent des allures d’utopie pour certains et pour d’autres la voix des combattants engagés résonnent comme des voix creuses polluant le désert des consciences de ceux qui ont du mal a accepter l’ampleur des dégâts déjà causés sur notre système écologique.

Pourtant dans certains coins de la planète la bataille est déjà perdue. Il est déjà trop tard. Ce n’est plus une question de réchauffement de la planète qui a du mal a convaincre les incrédules insouciants. Ce n’est certes pas non plus une question d’émission de gaz a effet de serre sinon c’est le résultat de ce que pourrait devenir le monde si rien n’est fait.
En effet il est déjà trop tard pour réhabiliter l’environnement d’Haïti. A force de jouer à l’ignorance, a force d’élever des autels aux négligents, aujourd’hui Haïti entame un processus sans lendemain sur une voix sans autre issue que la grande catastrophe.

Quand nous étions enfants nous avions eu peur des périodes cycloniques car le pays était souvent frappé par des phénomènes de ce genre de façon assez cyclique.
Aujourd’hui la moindre pluie produit des catastrophes au sein des populations. Gonaïves, Fonds Verrettes, Mapou, Port-de-Paix, Cabaret pansent encore des blessures profondes qui ont beaucoup de mal à cicatriser.
Pourtant les haïtiens continuent de reproduire comme une seconde nature les mêmes bêtises. Pas d’aménagement d’un plan de sauvetage. L’érosion par l’abattage systématique des arbres continue. La construction de bidonvilles sur le flanc des montagnes dénudées sans aucun respect de la moindre règle en matière d’urbanisme ne surprend personne.
Dans les villes les citadins ont emmenagé des rapports de bon voisinage avec les tonnes d’immondices qui s’ammoncellent aux coins des rues quand ceux-ci ne sont pas directement déversés dans les canalisations….Et le résultat donne ça :

"Nouveau bilan des inondations : plus de 1.000 morts et 1.250 disparus Posté le 23 septembre 2004... Supportons le BLog Action Day!!!!
Les responsables de la protection civile haïtienne ont avancé jeudi le chiffre de 1.105 personnes tuées dans les inondations. Plus de 1.250 autres sont portées disparues. Le total des victimes pourrait dépasser les 2.000.
1.013 morts ont été recensés dans la ville des Gonaïves où les autorités ont décidé d’enterrer les coprs dans des fosses communes. « Les corps entassés à la morgue de l’hôpital de la ville commençaient à tomber en décomposition, nous n’avions d’autres choix que de les inhumer tout de suite », a expliqué le chef de service de l’hôpital. Il craint que la décomposition des corps n’engendre des épidémies dans la ville où le niveau de l’eau est encore assez élevé.
A ce bilan il faut ajouter une centaine de morts dans les autres régions (Nord-Ouest et Nord) touchées par les intempéries.

Selon Dieufort Delorge, responsable de communication du bureau de la protection civile, d’autres corps sont retrouvés au fil des heures, ce qui alourdit le bilan. 901 personnes blessées ont reçu des soins dans les centres de santé de fortune montés par des soldats de la Mission des Nations unies. 10.000 autres ont trouvé refuge dans les structures d’hébergement de la protection civile.
On est toujours sans nouvelles de plus de 1.250 personnes qui auraient péri également dans les inondations aux Gonaïves. 4.050 maisons sont totalement détruites selon des chiffres avancés par la protection civile qui dénombre également 297.926 sinistrés.
CR/JEC
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« L'eau a emporté des maisons entières sur son passage. Les gens n'ont même plus de quoi cuisiner » explique Guy Gauvreau, le directeur du PAM en Haïti, qui précise, dans le communiqué, que l'aide alimentaire va devoir se poursuivre jusqu'à ce qu'ils redeviennent.

Le bilan s'alourdit de jour en jour après les gigantesques inondations causées par le passage du cyclone Jeanne dans le pays. Selon les dernières estimations des autorités haïtiennes rapportées aujourd'hui par le porte-parole du Secrétaire général, Fred Eckhard, 691 personnes ont trouvé la mort dans la région Nord du pays et 1 050 personnes sont portées disparues.
Les inondations ont englouti la ville des Gonaïves et une partie de la ville de Port-de-Paix, au nord des Gonaïves. « Une mission d'évaluation de l'ONU s'est rendue sur place et a estimé qu'un tiers de la ville était sous l'eau » a précisé le communiqué. Au moins 56 personnes sont mortes dans cette région.
« Nous pensons qu'à ce jour au moins 175 000 personnes à travers le pays sont affectées par les inondations. Beaucoup de ces gens qui étaient déjà vulnérables ont perdu leurs maisons et le peu qu'ils avaient. Ils sont maintenant complètement dépendants du PAM et des agences humanitaires » a déclaré Guy Gauvreau.
Intempéries en Haïti: 23 corps découverts, bilan porté à plus de 45 morts.. Tous derrière le BLOG ACTION DAY pour le respect e l'environnement!

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Publié le vendredi 12 octobre 2007 à 16H52
Intempéries meurtrières en Haïti
ont été découverts jeudi à Cabaret, près de Port-au-Prince, portant à plus de 45 le nombre des décès ces derniers jours en Haïti dans des inondations provoquées par des pluies diluviennes, a indiqué vendredi le ministère de l'Intérieur haïtien.
A Cabaret, localité située à 35 kilomètres de la capitale, ce bilan de 23 morts "est encore provisoire. Il y a une dizaine de personnes portées disparues, et parmi les victimes nous comptons également des bébés", a déclaré à l'AFP le ministre haïtien de l'Intérieur, Paul Antoine Bien-Aimé.
D'autres victimes ont été dénombrées dans plusieurs villes haïtiennes où de fortes chutes de pluie depuis plus d'une semaine ont provoqué de nombreux dégâts. Le bilan provisoire des victimes s'élèverait au total à plus de 45 morts dans l'ensemble du pays, selon un décompte du ministère de l'Intérieur.
A Cabaret, une dizaine de quartiers sont sous les eaux et plus de 6.000 personnes avaient dû abandonner leurs maisons complètement inondées, selon des témoignages de victimes diffusés par des radios de la capitale haïtienne.
"L'eau a emporté des résidents de maisons construites à flanc de colline pour les déverser dans la ville où très peu de pluies ont été enregistrées", a expliqué le ministre de l'Intérieur.
Jeudi, un hélicoptère de la Mission de stabilisation des Nations unies en Haïti (Minustah) a survolé le village inondé de Zoranger, à dix kilomètres à l'est de Port-au-Prince.
Certains témoins ont fait état de 13 corps retrouvés dans les décombres de maisons détruites dans cette localité par les pluies diluviennes. "Nous n'avons pas pu vérifier ces informations car l'appareil de l'ONU n'a pas réussi à se poser", a déclaré le ministre de l'Intérieur qui a cependant parlé d'une vingtaine de maisons détruites.
Selon la protection civile haïtienne, plusieurs milliers de familles sont sinistrées en Haïti et des centaines de maisons sont détruites ou endommagées dans diverses régions du pays. La capitale a été épargnée.
Dans le pays, des routes sont coupées et embourbées, et de nombreuses plantations ont été détruites par les eaux. "L'agriculture a été particulièrement touchée et de nombreuses récoltes ont été détruites", a précisé Paul Antoine Bien-Aimé.
Les inondations en Haïti, fréquentes lors de la période des cyclones dans les Caraïbes, sont favorisées par un déboisement anarchique, dû à l'abattage de bois utilisé par les familles pauvres, qui a laissé le paysage à nu. Cette situation provoque régulièrement des appels au gouvernement à décréter "l'état d'urgence" pour Haïti en matière d'environnement. Avec " Le BLOG ACTION DAY " nous pouvons!
© 2007 AFP
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P-au-P, 6 juin 06 [AlterPresse] --- La Journée mondiale de l’environnement (JME) a été célébrée lundi (5 juin 2006) en Haïti dans un contexte politique marqué par la présentation de l’énoncé de politique générale du Premier Ministre ratifié, Jacques Edouard Alexis.
Rien n’est encore annoncé sur les nouvelles dispositions à adopter par l’administration à venir et le suivi à apporter aux décisions relatives à diverses villes d’Haïti, récemment frappées par des catastrophes naturelles et inondations, notamment à Fonds Verrettes (Ouest), Mapou (Sud-Est) et Gonaïves (Artibonite, Nord d’Haïti).
Les pluies enregistrées ces derniers jours, un peu partout dans le pays, ramènent à la surface la réalité d’une absence de dispositions institutionnelles pour prévenir les désastres, tels les conséquences des constructions anarchiques au flanc des mornes à la sortie sud et à la sortie nord de la capitale.
Dans certaines zones, les communautés riveraines essaient, tant bien que mal, sans l’apport des organismes étatiques, à poser des actions de prévention, malgré leurs moyens limités, suivant les observations faites par l’agence en ligne AlterPresse.
BLOG ACTION DAY..pour un SOS aux terriens
dimanche 14 octobre 2007
Tiga céramiste : les années d'apprentissage
Peu de gens savent que Jean-Claude Garoute, notre fameux Tiga, a vraiment commencé sa carrière d'artiste au Centre de céramique de Port-au-Prince. Fritz Racine, professeur au centre pendant les années 50 s'en souvient, lui.
Carlo A. Célius : Quand avez-vous rencontré Tiga pour la première fois ?
Fritz Racine : J'ai rencontré Jean-Claude Garoute pour la première fois au milieu des années cinquante lorsque son oncle, le colonel Hamilton Garoute, l'accompagna au Centre de céramique où j'enseignais. Il a été présenté comme un jeune garçon surdoué qui manifestait déjà depuis quelques temps de fortes dispositions artistiques. Il a été reçu comme tel et il était le plus jeune du Centre.
C.A.C : Avait-il eu, à votre connaissance, une initiation artistique antérieure ? Avait-il fréquenté d'autres lieux d'apprentissage artistique ?
F.R : Je doute fort qu'il ait eu une initiation artistique antérieure ou qu'il ait fréquenté d'autres lieux d'apprentissage artistique, ni même le Centre d'art de Port-au-Prince. À l'époque, il n'y avait à Port-au-Prince que le Centre de céramique de l'Éducation nationale à la rue Bonne foi et le Centre d'art à la rue de l'Enterrement.
C.A.C : Quel type d'étudiant était-il ?
F.R : C'était un jeune homme artistiquement doué qui passait entre 5 et 8 heures à travailler à toutes les étapes de la création céramique artistique.
C.A.C : Pouvez-vous nous rappeler ce que fut le Centre de céramique?
F.R : Le Centre de céramique avait été créé par le département de l'Éducation nationale à l'instigation d'un céramiste nord-américain de l'Université Southern California, Glen Lukens. Ce dernier était un passionné de la céramique qui était convaincu qu'Haïti avait de la matière première (plusieurs variétés d'argiles) et des talents dormants qu'il fallait développer. À la suite de plusieurs voyages de prospection dans le Nord (Cap et ses environs) et à Jacmel et ses environs, Lukens était arrivé à la conclusion que les artisans de ces régions pratiquaient déjà une céramique artisanale et rudimentaire qu'il fallait encourager en les initiant à des méthodes modernes de finissage et de cuisson.
Le Centre devait être intégré dans le cadre du programme d'enseignement professionnel du département de l'Éducation nationale dont le Directeur Clovis Charlot et l'inspecteur Soray assuraient le fonctionnement.
C.A.C : Quels étaient les critères d'admission ?
F.R : Il n'y avait pas de critères d'admission. Il suffisait d'avoir des dispositions et de manifester un intérêt pour cette forme d'expression artistique. Pour beaucoup, c'était une nouveauté. Tout était nouveau. Il n'y avait pas de précédent.
C.A.C : En quoi consistait cette formation ?
F.R : Théoriquement, la formation s'étendait sur une année ; mais les étudiants restaient aussi longtemps qu'ils le voulaient. Les premiers étudiants devenaient des employés rémunérés ou recevaient un pourcentage de la vente de leurs pièces. Cette formation consistait dans la prospection des matières premières locales, le tournage des pièces artistiques ou fonctionnelles, le séchage, la glaçure et la cuisson.
C.A.C : Quels sont les différents professeurs qui y enseignaient ?
F.R : Le Centre fonctionnait avec un directeur, feu mon frère Hugo Racine, qui avait étudié la céramique a l'University of Southern California. Le Centre avait un budget de fonctionnement autonome octroyé par le département de l'Éducation nationale. J'étais le seul professeur, et j'émargeais du budget du département de l'Éducation nationale.
C.A.C : De quels milieux sociaux provenaient les étudiants ?
F.R : Les étudiants provenaient de divers milieux sociaux, des dames du corps diplomatique aux plus humbles artisans qui savaient à peine lire.
C.A.C : Vous rappelez-vous de ceux qui fréquentaient votre cours au même moment que Tiga ? Quels rapports entretenaient-ils entre ceux au Centre ? Organisaient-ils des activités en commun ? Ont-ils tous fait une carrière artistique ?
F.R : En même temps que Tiga, en dehors de quelques dames du corps diplomatique et au gré de ma mémoire, il y avait Marcus Douyon qui a émigré aux États-Unis et continue à y pratiquer la céramique ; Jeannette Armand qui vit en France depuis des décennies. Jules Gay qui, par la suite, a établi son propre atelier « Gay Poterie » qui s'est révélé une entreprise de production céramique rentable; deux filles Sergile, dont l'une, Myrtho, avait épousé un membre du secteur maritime privé et l'autre (dont j'oublie le prénom) avait épousé le jeune Valmé de la pharmacie du même nom ; Hilda Williams, qui a fait carrière dans la céramique et la sculpture; Anthony Phelps, qui a émigré au Canada et est devenu un poète de renom ; Jacqueline Kébreau, fille du général Antonio Kebreau ; Rigaud Benoît, Néhémie Jean et Luckner Lazard qui fréquentaient régulièrement le Centre pour se familiariser avec le médium de la céramique. Les rapports étaient tout à fait harmonieux.
C.A.C : Parlez-nous plus longuement de vous, de votre formation et de vos activités d'enseignant au Centre de céramique.
F.R : J'ai enseigné la céramique pendant quatre ans environ au Centre de céramique, à mon retour d'un voyage d'études en génie céramique au New York State College of Ceramics. Ma méthode consistait à inculquer des notions de céramique scientifique, notamment la prospection d'argiles, la préparation de glaçures à partir d'oxydes métalliques importés, la cuisson dans des fours à briques réfractaires. Et aussi, à inventorier les problèmes techniques. Par exemple, réduire le pourcentage de casse causée par la présence de calcium dans l'argile. Les conditions de travail étaient peu encourageantes. J'ai aussi fréquenté le soir, pendant trois ans, la Faculté de droit de Port-au-Prince. Après une dizaine d'années à la section économique et commerciale de l'ambassade américaine de Port-au-Prince comme assistant a la section économique et commerciale, je me suis rendu à Washington pour travailler à la US Information Agency. J'y suis resté 25 ans, dont les 8 dernières années comme chef de section de traduction au service de presse.
C.A.C : Tiga a travaillé sous votre direction pendant combien de temps ? A-t-il eu d'autres professeurs ?
F.R : Je ne me rappelle pas exactement, à peu près deux années. Comme autres professeurs, il y avait Lates Jean Georges pour le modelage, Jules Gay pour le tournage et Jean Petit Frère pour la cuisson.Tiga était un jeune surdoué, un autodidacte qui n'avait besoin que d'un cadre approprié et d'encouragement. Après les acquis techniques, il produisait déjà pour la vente. C'était assez informel.Il était obsédé par cette idée: trouver une formule permettant de contourner les matériaux importés très coûteux à l'époque. Trouver une glaçure locale ou une argile qui, cuite à haute température, deviendrait étanche.
C.A.C : Selon vous, en quoi la formation qu'il a reçue au Centre et votre enseignement en particulier ont-ils marqué son oeuvre postérieure ?
F.R : Dans toutes ses démarches artistiques, il est resté attaché à la céramique comme médium. Je me rappelle cet anecdote : un jour, on est allé chez Sister John de l'École pour handicapés de Port-au-Prince et elle nous a présenté un élève dont le manque de concentration était quasi pathologique. Après avoir été initié au modelage, il ne voulait plus le quitter. Il était guéri. Sister John a crié au miracle. Et je me souviens que cette expérience avait profondément marqué Tiga.
C.A.C : Tiga a-t-il participé à des expositions collectives ou a-t-il exposé en solo pendant sa formation au Centre de céramique ?
F.R : Non, pas à cette époque. Sa production se vendait vite et bien. Tiga, à l'époque, fabriquait des assiettes décoratives, des vases et plutôt des sculptures.
C.A.C : Avait-il créé des pièces qui, à l'époque, avait retenu votre attention ?
F.R : Toutes ses créations attiraient l'attention. Sa personnalité artistique s'affirmait déjà dans sa production. Il travaillait avec passion et acharnement. Il pouvait y passer la nuit.
C.A.C : Tiga est resté membre du Centre et en deviendra le directeur. Parlez nous de ce cheminement ?
F.R : J'avais déjà quitté le Centre quand Tiga en devint le directeur. Une des caractéristiques de sa direction a dû être la persévérance, le suivi, une attitude engagée, et enfin le sens de la recherche et de l'innovation.
Propos recueillis par Carlo A. Célius et transcrits par Mireille Perodin Jérôme http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=49664&PubDate=2007-10-13
Peu de gens savent que Jean-Claude Garoute, notre fameux Tiga, a vraiment commencé sa carrière d'artiste au Centre de céramique de Port-au-Prince. Fritz Racine, professeur au centre pendant les années 50 s'en souvient, lui.
Carlo A. Célius : Quand avez-vous rencontré Tiga pour la première fois ?
Fritz Racine : J'ai rencontré Jean-Claude Garoute pour la première fois au milieu des années cinquante lorsque son oncle, le colonel Hamilton Garoute, l'accompagna au Centre de céramique où j'enseignais. Il a été présenté comme un jeune garçon surdoué qui manifestait déjà depuis quelques temps de fortes dispositions artistiques. Il a été reçu comme tel et il était le plus jeune du Centre.
C.A.C : Avait-il eu, à votre connaissance, une initiation artistique antérieure ? Avait-il fréquenté d'autres lieux d'apprentissage artistique ?
F.R : Je doute fort qu'il ait eu une initiation artistique antérieure ou qu'il ait fréquenté d'autres lieux d'apprentissage artistique, ni même le Centre d'art de Port-au-Prince. À l'époque, il n'y avait à Port-au-Prince que le Centre de céramique de l'Éducation nationale à la rue Bonne foi et le Centre d'art à la rue de l'Enterrement.
C.A.C : Quel type d'étudiant était-il ?
F.R : C'était un jeune homme artistiquement doué qui passait entre 5 et 8 heures à travailler à toutes les étapes de la création céramique artistique.
C.A.C : Pouvez-vous nous rappeler ce que fut le Centre de céramique?
F.R : Le Centre de céramique avait été créé par le département de l'Éducation nationale à l'instigation d'un céramiste nord-américain de l'Université Southern California, Glen Lukens. Ce dernier était un passionné de la céramique qui était convaincu qu'Haïti avait de la matière première (plusieurs variétés d'argiles) et des talents dormants qu'il fallait développer. À la suite de plusieurs voyages de prospection dans le Nord (Cap et ses environs) et à Jacmel et ses environs, Lukens était arrivé à la conclusion que les artisans de ces régions pratiquaient déjà une céramique artisanale et rudimentaire qu'il fallait encourager en les initiant à des méthodes modernes de finissage et de cuisson.
Le Centre devait être intégré dans le cadre du programme d'enseignement professionnel du département de l'Éducation nationale dont le Directeur Clovis Charlot et l'inspecteur Soray assuraient le fonctionnement.
C.A.C : Quels étaient les critères d'admission ?
F.R : Il n'y avait pas de critères d'admission. Il suffisait d'avoir des dispositions et de manifester un intérêt pour cette forme d'expression artistique. Pour beaucoup, c'était une nouveauté. Tout était nouveau. Il n'y avait pas de précédent.
C.A.C : En quoi consistait cette formation ?
F.R : Théoriquement, la formation s'étendait sur une année ; mais les étudiants restaient aussi longtemps qu'ils le voulaient. Les premiers étudiants devenaient des employés rémunérés ou recevaient un pourcentage de la vente de leurs pièces. Cette formation consistait dans la prospection des matières premières locales, le tournage des pièces artistiques ou fonctionnelles, le séchage, la glaçure et la cuisson.
C.A.C : Quels sont les différents professeurs qui y enseignaient ?
F.R : Le Centre fonctionnait avec un directeur, feu mon frère Hugo Racine, qui avait étudié la céramique a l'University of Southern California. Le Centre avait un budget de fonctionnement autonome octroyé par le département de l'Éducation nationale. J'étais le seul professeur, et j'émargeais du budget du département de l'Éducation nationale.
C.A.C : De quels milieux sociaux provenaient les étudiants ?
F.R : Les étudiants provenaient de divers milieux sociaux, des dames du corps diplomatique aux plus humbles artisans qui savaient à peine lire.
C.A.C : Vous rappelez-vous de ceux qui fréquentaient votre cours au même moment que Tiga ? Quels rapports entretenaient-ils entre ceux au Centre ? Organisaient-ils des activités en commun ? Ont-ils tous fait une carrière artistique ?
F.R : En même temps que Tiga, en dehors de quelques dames du corps diplomatique et au gré de ma mémoire, il y avait Marcus Douyon qui a émigré aux États-Unis et continue à y pratiquer la céramique ; Jeannette Armand qui vit en France depuis des décennies. Jules Gay qui, par la suite, a établi son propre atelier « Gay Poterie » qui s'est révélé une entreprise de production céramique rentable; deux filles Sergile, dont l'une, Myrtho, avait épousé un membre du secteur maritime privé et l'autre (dont j'oublie le prénom) avait épousé le jeune Valmé de la pharmacie du même nom ; Hilda Williams, qui a fait carrière dans la céramique et la sculpture; Anthony Phelps, qui a émigré au Canada et est devenu un poète de renom ; Jacqueline Kébreau, fille du général Antonio Kebreau ; Rigaud Benoît, Néhémie Jean et Luckner Lazard qui fréquentaient régulièrement le Centre pour se familiariser avec le médium de la céramique. Les rapports étaient tout à fait harmonieux.
C.A.C : Parlez-nous plus longuement de vous, de votre formation et de vos activités d'enseignant au Centre de céramique.
F.R : J'ai enseigné la céramique pendant quatre ans environ au Centre de céramique, à mon retour d'un voyage d'études en génie céramique au New York State College of Ceramics. Ma méthode consistait à inculquer des notions de céramique scientifique, notamment la prospection d'argiles, la préparation de glaçures à partir d'oxydes métalliques importés, la cuisson dans des fours à briques réfractaires. Et aussi, à inventorier les problèmes techniques. Par exemple, réduire le pourcentage de casse causée par la présence de calcium dans l'argile. Les conditions de travail étaient peu encourageantes. J'ai aussi fréquenté le soir, pendant trois ans, la Faculté de droit de Port-au-Prince. Après une dizaine d'années à la section économique et commerciale de l'ambassade américaine de Port-au-Prince comme assistant a la section économique et commerciale, je me suis rendu à Washington pour travailler à la US Information Agency. J'y suis resté 25 ans, dont les 8 dernières années comme chef de section de traduction au service de presse.
C.A.C : Tiga a travaillé sous votre direction pendant combien de temps ? A-t-il eu d'autres professeurs ?
F.R : Je ne me rappelle pas exactement, à peu près deux années. Comme autres professeurs, il y avait Lates Jean Georges pour le modelage, Jules Gay pour le tournage et Jean Petit Frère pour la cuisson.Tiga était un jeune surdoué, un autodidacte qui n'avait besoin que d'un cadre approprié et d'encouragement. Après les acquis techniques, il produisait déjà pour la vente. C'était assez informel.Il était obsédé par cette idée: trouver une formule permettant de contourner les matériaux importés très coûteux à l'époque. Trouver une glaçure locale ou une argile qui, cuite à haute température, deviendrait étanche.
C.A.C : Selon vous, en quoi la formation qu'il a reçue au Centre et votre enseignement en particulier ont-ils marqué son oeuvre postérieure ?
F.R : Dans toutes ses démarches artistiques, il est resté attaché à la céramique comme médium. Je me rappelle cet anecdote : un jour, on est allé chez Sister John de l'École pour handicapés de Port-au-Prince et elle nous a présenté un élève dont le manque de concentration était quasi pathologique. Après avoir été initié au modelage, il ne voulait plus le quitter. Il était guéri. Sister John a crié au miracle. Et je me souviens que cette expérience avait profondément marqué Tiga.
C.A.C : Tiga a-t-il participé à des expositions collectives ou a-t-il exposé en solo pendant sa formation au Centre de céramique ?
F.R : Non, pas à cette époque. Sa production se vendait vite et bien. Tiga, à l'époque, fabriquait des assiettes décoratives, des vases et plutôt des sculptures.
C.A.C : Avait-il créé des pièces qui, à l'époque, avait retenu votre attention ?
F.R : Toutes ses créations attiraient l'attention. Sa personnalité artistique s'affirmait déjà dans sa production. Il travaillait avec passion et acharnement. Il pouvait y passer la nuit.
C.A.C : Tiga est resté membre du Centre et en deviendra le directeur. Parlez nous de ce cheminement ?
F.R : J'avais déjà quitté le Centre quand Tiga en devint le directeur. Une des caractéristiques de sa direction a dû être la persévérance, le suivi, une attitude engagée, et enfin le sens de la recherche et de l'innovation.
Propos recueillis par Carlo A. Célius et transcrits par Mireille Perodin Jérôme http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=49664&PubDate=2007-10-13
Tiga : signifier plutôt que représenter
par Jean Emmanuel Jacquet
L'oeuvre de Jean-Claude Garoute suit directement le processus de la création, signalée par le mouvement spiralique qui y est présente. A ce point, l'un de ses plus proches élèves, Philippe Dodard, aurait dit que tout ceci marquait le commencement et la fin. Ainsi, ce dernier répétait continuellement cette phrase éternelle de Tiga «On ne commence pas, on ne recommence pas, on continue».
D'autres auraient dit autre chose qui vient s'ajouter à ce qu'a dit Dodard, comme, par exemple, le ministre de la Culture et de la Communication, Eddy Lubin qui, lui, pense que dans l'oeuvre de l'artiste il y a la célébration de la vie, ou comme Michel-Philippe Lerebours affirmant que Tiga cherchait à signifier plutôt qu'à représenter.Toutes ses déclarations donnaient à découvrir l'oeuvre de l'artiste exposée au Musée d'art haitien du collège Saint-Pierre. Et c'est là, dans une ambiance festive, que s'est déroulée, le dimanche 7 octobre 2007, la première journée de la semaine-hommage à l'artiste multidimensionnel, en présence de plusieurs personnalités du monde artistique et culturel haitien, des parents et amis de l'artiste.Comme annoncer au lancement, est ouverte, vers 10 h du matin, cette exposition Rétrospective des oeuvres de Tiga. Par une matinée très sombre, les organisateurs ont monté le programme de façon à permettre aux visiteurs de témoigner leur admiration de l'oeuvre de l'artiste et en même temps découvrir une première partie de sa dimension artistique.Introduite par la directrice des Ateliers Jérôme, Mireille Pérodin Jérôme, la journée au Musée d'art haïtien a été investie d'amateurs de l'art, de critiques d'art, de peintres, ... qui sont venus voir des oeuvres de Tiga tirées dans les collections du musée d'art haitien, du Musée du Panthéon national d'Haïti (MUPANAH), des collections privées, ...
Après les témoignages pleins d'émotions de quelqu'un qui a été pendant longtemps avec Tiga, Louis Dubois, l'évêque de l'Eglise épiscopale d'Haïti, Mgr Zaché Duracin a présenté au public les propos de cette église. Tiga a contribué à l'épanouissement de la culture haïtienne. « Sa mort, et d'ailleurs toute mort, doit être vue comme la porte de la vie éternelle ».Combien sont ceux qui ont promis à quelqu'un, après sa mort, de continuer son travail ? Combien ont tenu leur promesse ? Mme Claude Michel et Marie Pascal Garoute, les deux filles de Tiga, sont de ceux-là. La première a dit avoir promis à son père - qui lui avait demandé d'appréhender une série de thèmes, dont la cosmogonie-de tenir le flambeau. Mme Claude Michel a beaucoup mis l'accent sur la simplicité et la passion de Tiga dont elle tient la force. Malheureusement, elle n'a pas pu terminer son intervention, tellement elle était en larmes.
Nombreux sont ceux qui reconnaissent l'incontournable valeur de la rotation artistique par son pouvoir de libérer l'individu et de l'initier à la dimension humaine. En effet, l'initiateur du mouvement l'a signalé dans un texte extrait de Laboratoire de Création en Rotation artistique Saint Soleil d'Haïti. « La méthode Rotation artistique consiste en l'utilisation simultanée des différents supports sensibles ou médiums correspondant à chaque organe sensoriel ».Certains ont dit avoir découvert le sens des symboles. Philippe Dodard accepte avoir appris le sens et le graphisme du vêvê et découvert la poterie indienne grâce à la formation qu'il a eue aux côtés du peintre. Son frottement avec l'artiste l'a conduit à demander aux parents de laisser venir leurs enfants aux musées et aux ateliers d'art.
Tiga s'est beaucoup fait remarquer par son amour des hommes, du partage. Le ministre de la Culture et de la Communication, Eddy Lubin, a demandé que chacun se fasse le messager de son héritage. Il a souligné que le jour où notre culture sera diffusé dans les classes, on aura un Haïtien nouveau, un homme nouveau, un pays nouveau.
Jean Emmanuel Jacquet
zebaklandy@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=49658&PubDate=2007-10-13
L'oeuvre de Jean-Claude Garoute suit directement le processus de la création, signalée par le mouvement spiralique qui y est présente. A ce point, l'un de ses plus proches élèves, Philippe Dodard, aurait dit que tout ceci marquait le commencement et la fin. Ainsi, ce dernier répétait continuellement cette phrase éternelle de Tiga «On ne commence pas, on ne recommence pas, on continue».
D'autres auraient dit autre chose qui vient s'ajouter à ce qu'a dit Dodard, comme, par exemple, le ministre de la Culture et de la Communication, Eddy Lubin qui, lui, pense que dans l'oeuvre de l'artiste il y a la célébration de la vie, ou comme Michel-Philippe Lerebours affirmant que Tiga cherchait à signifier plutôt qu'à représenter.Toutes ses déclarations donnaient à découvrir l'oeuvre de l'artiste exposée au Musée d'art haitien du collège Saint-Pierre. Et c'est là, dans une ambiance festive, que s'est déroulée, le dimanche 7 octobre 2007, la première journée de la semaine-hommage à l'artiste multidimensionnel, en présence de plusieurs personnalités du monde artistique et culturel haitien, des parents et amis de l'artiste.Comme annoncer au lancement, est ouverte, vers 10 h du matin, cette exposition Rétrospective des oeuvres de Tiga. Par une matinée très sombre, les organisateurs ont monté le programme de façon à permettre aux visiteurs de témoigner leur admiration de l'oeuvre de l'artiste et en même temps découvrir une première partie de sa dimension artistique.Introduite par la directrice des Ateliers Jérôme, Mireille Pérodin Jérôme, la journée au Musée d'art haïtien a été investie d'amateurs de l'art, de critiques d'art, de peintres, ... qui sont venus voir des oeuvres de Tiga tirées dans les collections du musée d'art haitien, du Musée du Panthéon national d'Haïti (MUPANAH), des collections privées, ...
Après les témoignages pleins d'émotions de quelqu'un qui a été pendant longtemps avec Tiga, Louis Dubois, l'évêque de l'Eglise épiscopale d'Haïti, Mgr Zaché Duracin a présenté au public les propos de cette église. Tiga a contribué à l'épanouissement de la culture haïtienne. « Sa mort, et d'ailleurs toute mort, doit être vue comme la porte de la vie éternelle ».Combien sont ceux qui ont promis à quelqu'un, après sa mort, de continuer son travail ? Combien ont tenu leur promesse ? Mme Claude Michel et Marie Pascal Garoute, les deux filles de Tiga, sont de ceux-là. La première a dit avoir promis à son père - qui lui avait demandé d'appréhender une série de thèmes, dont la cosmogonie-de tenir le flambeau. Mme Claude Michel a beaucoup mis l'accent sur la simplicité et la passion de Tiga dont elle tient la force. Malheureusement, elle n'a pas pu terminer son intervention, tellement elle était en larmes.
Nombreux sont ceux qui reconnaissent l'incontournable valeur de la rotation artistique par son pouvoir de libérer l'individu et de l'initier à la dimension humaine. En effet, l'initiateur du mouvement l'a signalé dans un texte extrait de Laboratoire de Création en Rotation artistique Saint Soleil d'Haïti. « La méthode Rotation artistique consiste en l'utilisation simultanée des différents supports sensibles ou médiums correspondant à chaque organe sensoriel ».Certains ont dit avoir découvert le sens des symboles. Philippe Dodard accepte avoir appris le sens et le graphisme du vêvê et découvert la poterie indienne grâce à la formation qu'il a eue aux côtés du peintre. Son frottement avec l'artiste l'a conduit à demander aux parents de laisser venir leurs enfants aux musées et aux ateliers d'art.
Tiga s'est beaucoup fait remarquer par son amour des hommes, du partage. Le ministre de la Culture et de la Communication, Eddy Lubin, a demandé que chacun se fasse le messager de son héritage. Il a souligné que le jour où notre culture sera diffusé dans les classes, on aura un Haïtien nouveau, un homme nouveau, un pays nouveau.
Jean Emmanuel Jacquet
zebaklandy@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=49658&PubDate=2007-10-13
Stephen Alexis, nègre tragique(1890 - 1962)
par Pierre-Raymond DumasScribe méticuleux, avocat, enseignant, journaliste, humaniste batailleur pour qui l'amour de la patrie était une vertu cardinale, pétri d'idéal, fasciné par ce milieu qui se refuse à lui, il demeure une sorte de héros à la fois optimiste et pessimiste aux yeux de qui tout va pour le pire, car tout pourrait aller mieux. Sans Jacques Stephen Alexis, le fils prodigue, que resterait-il du père né aux Gonaïves le 29 novembre 1890 ? Et même avec le fils, qu'en reste-t-il ? Intéressantes questions. Il y a certes du profit à se conduire comme un bon élève, comme un fils qui, à l'ombre du père, fait victorieusement son petit bonhomme de chemin éclatant, mais il y faut de l'ambition, et ce n'était pas le seul atout familial et personnel d'Alexis fils. C'est à cela que nous devons provisoirement nous arrêter. Sur lui, le temps n'a aucune prise. Plus précis que précieux, il avait été témoin et acteur de la fin d'une époque glorieuse, celle des indigénistes et d'une vision dynamique d'une culture nationale authentique. Et ceux qui n'aiment pas sont des «égarés» ( au sens créole haïtien du terme) : Stephen Alexis est désormais intouchable comme grand lecteur devant Père l'Eternel. Celui que Duvalier père appelait le «Prince de l'écriture» reste, quarante-cinq ans après sa mort, à découvrir. Alors il faut écouter cette voix, et maintenant. Aux dires de ceux qui l'ont côtoyé, Alexis père ne vérifiait pas seulement ses sources. Symbole d'une humanité nègre sans dogmes ni systèmes, nommé le 14 octobre 1938 conservateur du Musée national, il prenait soin aussi de vérifier les idées, de peser les mots, de cibler. Pétri de culture française, ministre délégué permanent à l'Organisation des Nations Unies en 1948, il avait une grande souplesse dans les relations avec les autres. Tout chez lui était parfaitement maîtrisé. Et puis je suis de ces natures qui ne résistent pas à un critique élégant. Le génie de l'écriture, dans tous les domaines qu'il a abordés- le roman, la nouvelle, le journalisme, l'enseignement - continue à étonner par sa puissance, sa générosité, son engagement politique, sa foi en la perfectibilité de l'homme. Trop humain pour être cynique et trop sensible pour être passif. Riche de sens et de vitalité, trop libre pour être discret.
Avant d'en marquer les conséquences, je voudrais simplement vous faire remarquer le caractère marxiste de cette conception de l'écriture. C'est quoi, la conscience ? Lisez Stephen Alexis. Etait-il conscient d'être venu trop tôt, que tout restait à dire ? Bien différente, en cela encore, des descriptions esthétisantes ou «chaleureuses» qui présentent le profil d'une oeuvre, sa manière est toujours au pluriel : elle s'exerce avec une sensibilité foisonnante ; elle parcourt des interstices et des écarts ; elle a son domaine là où les oscillations se juxtaposent, les enchaînements se fixent et dessinent entre eux des espaces blancs. L'esprit d'examen, pour lui, n'a pas un effet unificateur, mais multiplicateur. Cela fut le trait fondamental de sa personnalité et, en cette qualité, il n'est pas exempt de contradictions, de faiblesses même. Peu de chroniqueurs, à son époque, connaissaient aussi bien les auteurs du passé.
Combinant la stature d'un intellectuel de belle eau avec la sagacité d'un diplomate aguerri (consul général à Anvers entre 1926 et 1930), il avait tout lu, tout étudié, exquis et raffiné comme une estampe japonaise, on le voit dans les endroits à la mode, il étale son chic à la face d'un tout Port-au-Prince admiratif et complice. Nourri de la critique du progrès matériel, détenu au Pénitencier national de Port-au-Prince, il échappe de justesse au massacre des prisonniers le 27 juillet 1915: il aura beau batailler, son image de marque restera celle du gentilhomme. Résolument éclectique, directeur de Haïti-Journal en 1936, il s'imposera dans ce style chatoyant qu'on lui reproche et envie. C'est un homme en cendres. On a dit «chatoyant», car son obsession va contre l'esprit de son temps, comme s'il voulait se rebiffer contre sa biographie, trop pure pour ses goûts d'esthète. Mais, après tout, Stephen Alexis n'était-il pas le souverain des années 30 et 40 ? Cela ne peut être résolu pour nous par aucun photo-souvenir, par aucun témoignage d'époque. J'en laisse ici la question ouverte.
D'un portrait à l'autre, d'un compte-rendu de lecture à l'hommage se déclinent la vie et les préoccupations d'une époque. Mais derrière les conventions de ses portraits d'apparat et de ses recensions de circonstance, Stephen Alexis est à l'affût d'une vérité humaine que dénoncent l'éclat d'un succès, le prolongement d'une idée. Dans l'entre-deux- guerres et dans les années 50, il nous en fournit la preuve dans de superbes plaidoyers : la critique ne se laisse pas enrober dans les destins individuels figés, les particularismes étroits ; le critique veut ressaisir plutôt les traits universels de la condition humaine. C'est même ce que l'on attend de nous.L'effet produit par ce nègre tragique est proportionnel à ces différences de conscience. Son oeuvre, prétendue secondaire, est mesurée, on le constate, à l'aune de la passion littéraire, et sa force rhétorique est reconnue dès que sa vision de l'oeuvre est captée, débattue, analysée. Alexis père était un grand séducteur. De la même manière, il faisait plus confiance à l'imagination, à la langue, aux possibilités qui sommeillent en chaque homme, qu'aux tirades infinies des censeurs et aux professeurs les plus ronflants. Ni homme facile, ni auteur prolixe, ni complaisant, mais intellectuel et chroniqueur, d'une espèce devenue rare, celle qui prend son temps et se préserve ainsi des jugements hâtifs. Professeur d'histoire et de géographie, il revenait beaucoup sur ses ouvrages (Abrégé d'histoire d'Haïti 1492 - 1946), Cours élémentaire et moyen, Introduction à l'instruction économique, morale et civique, 1953), il les retouchait et les corrigeait sans fin. Son dilettantisme a toutes les apparences d'une conversation brillante et recherchée, mais, derrière les traits d'esprit du ciseleur de mots, se cache la lucidité d'un homme nostalgique et blessé, dont l'extrême amabilité se refuse à bannir une époque déjà lointaine. Toujours soigné et disponible, il a collaboré aux revues et journaux Cahiers d'Haïti, L'Essor, La Presse, Le Matin, L'Action Nationale et il considère avec brio et fascination qu'il a le temps d'en éviter les contrecoups déplaisants. Avec ses phrases irrevoltantes, il était un très grand styliste, doublé d'un esthète prodigieux.
Finalement, son talent n'a pas de secret, sauf celui du travail bien fait, de l'effort soutenu, de l'optimisme maîtrisé. Les variations que j'ai décrites valent pour définir un style particulier d'intellectuel ; ce sont aussi des signes éclairants pour décrire en ses parties essentielles le visage d'une culture et d'un passé. Le romancier du «Nègre masqué» (1933) maître à critiquer, ou plutôt permettant à chacun la maîtrise de ses propres jugements? La vieillesse de Stephen Alexis est assombrie par la grande vague répressive duvaliériste, qui révèle la fragilité du miracle nègre de prospérité haïtienne : il meurt en exil à Caracas, le 15 août 1962.
Pierre-Raymond Dumas
e-mail : padreramonddumas@yahoo.fr
cell : 557-9628
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=45874&PubDate=2007-10-13
Avant d'en marquer les conséquences, je voudrais simplement vous faire remarquer le caractère marxiste de cette conception de l'écriture. C'est quoi, la conscience ? Lisez Stephen Alexis. Etait-il conscient d'être venu trop tôt, que tout restait à dire ? Bien différente, en cela encore, des descriptions esthétisantes ou «chaleureuses» qui présentent le profil d'une oeuvre, sa manière est toujours au pluriel : elle s'exerce avec une sensibilité foisonnante ; elle parcourt des interstices et des écarts ; elle a son domaine là où les oscillations se juxtaposent, les enchaînements se fixent et dessinent entre eux des espaces blancs. L'esprit d'examen, pour lui, n'a pas un effet unificateur, mais multiplicateur. Cela fut le trait fondamental de sa personnalité et, en cette qualité, il n'est pas exempt de contradictions, de faiblesses même. Peu de chroniqueurs, à son époque, connaissaient aussi bien les auteurs du passé.
Combinant la stature d'un intellectuel de belle eau avec la sagacité d'un diplomate aguerri (consul général à Anvers entre 1926 et 1930), il avait tout lu, tout étudié, exquis et raffiné comme une estampe japonaise, on le voit dans les endroits à la mode, il étale son chic à la face d'un tout Port-au-Prince admiratif et complice. Nourri de la critique du progrès matériel, détenu au Pénitencier national de Port-au-Prince, il échappe de justesse au massacre des prisonniers le 27 juillet 1915: il aura beau batailler, son image de marque restera celle du gentilhomme. Résolument éclectique, directeur de Haïti-Journal en 1936, il s'imposera dans ce style chatoyant qu'on lui reproche et envie. C'est un homme en cendres. On a dit «chatoyant», car son obsession va contre l'esprit de son temps, comme s'il voulait se rebiffer contre sa biographie, trop pure pour ses goûts d'esthète. Mais, après tout, Stephen Alexis n'était-il pas le souverain des années 30 et 40 ? Cela ne peut être résolu pour nous par aucun photo-souvenir, par aucun témoignage d'époque. J'en laisse ici la question ouverte.
D'un portrait à l'autre, d'un compte-rendu de lecture à l'hommage se déclinent la vie et les préoccupations d'une époque. Mais derrière les conventions de ses portraits d'apparat et de ses recensions de circonstance, Stephen Alexis est à l'affût d'une vérité humaine que dénoncent l'éclat d'un succès, le prolongement d'une idée. Dans l'entre-deux- guerres et dans les années 50, il nous en fournit la preuve dans de superbes plaidoyers : la critique ne se laisse pas enrober dans les destins individuels figés, les particularismes étroits ; le critique veut ressaisir plutôt les traits universels de la condition humaine. C'est même ce que l'on attend de nous.L'effet produit par ce nègre tragique est proportionnel à ces différences de conscience. Son oeuvre, prétendue secondaire, est mesurée, on le constate, à l'aune de la passion littéraire, et sa force rhétorique est reconnue dès que sa vision de l'oeuvre est captée, débattue, analysée. Alexis père était un grand séducteur. De la même manière, il faisait plus confiance à l'imagination, à la langue, aux possibilités qui sommeillent en chaque homme, qu'aux tirades infinies des censeurs et aux professeurs les plus ronflants. Ni homme facile, ni auteur prolixe, ni complaisant, mais intellectuel et chroniqueur, d'une espèce devenue rare, celle qui prend son temps et se préserve ainsi des jugements hâtifs. Professeur d'histoire et de géographie, il revenait beaucoup sur ses ouvrages (Abrégé d'histoire d'Haïti 1492 - 1946), Cours élémentaire et moyen, Introduction à l'instruction économique, morale et civique, 1953), il les retouchait et les corrigeait sans fin. Son dilettantisme a toutes les apparences d'une conversation brillante et recherchée, mais, derrière les traits d'esprit du ciseleur de mots, se cache la lucidité d'un homme nostalgique et blessé, dont l'extrême amabilité se refuse à bannir une époque déjà lointaine. Toujours soigné et disponible, il a collaboré aux revues et journaux Cahiers d'Haïti, L'Essor, La Presse, Le Matin, L'Action Nationale et il considère avec brio et fascination qu'il a le temps d'en éviter les contrecoups déplaisants. Avec ses phrases irrevoltantes, il était un très grand styliste, doublé d'un esthète prodigieux.
Finalement, son talent n'a pas de secret, sauf celui du travail bien fait, de l'effort soutenu, de l'optimisme maîtrisé. Les variations que j'ai décrites valent pour définir un style particulier d'intellectuel ; ce sont aussi des signes éclairants pour décrire en ses parties essentielles le visage d'une culture et d'un passé. Le romancier du «Nègre masqué» (1933) maître à critiquer, ou plutôt permettant à chacun la maîtrise de ses propres jugements? La vieillesse de Stephen Alexis est assombrie par la grande vague répressive duvaliériste, qui révèle la fragilité du miracle nègre de prospérité haïtienne : il meurt en exil à Caracas, le 15 août 1962.
Pierre-Raymond Dumas
e-mail : padreramonddumas@yahoo.fr
cell : 557-9628
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=45874&PubDate=2007-10-13
Le «Tap-Tap» d'Haïti a volé la vedette à Montréal
Un «Tap-Tap» importé d'Haïti et baptisé justement «Haïti chérie» a volé la vedette lors de l'exposition «Haïti dans toute sa splendeur» organisée récemment à Montréal.En effet, ce symbole du transport en commun haïtien a monopolisé l'attention de bon nombre de curieux et rappelé à des visiteurs des souvenirs indélébiles de la terre qu'ils ont laissée, malgré eux, il y a longtemps.
Réactions de quelques visiteurs
La jeune Sabine Jean-Louis, née de parents haïtiens à Montréal, qui a volontiers accepté d'opiner au micro de Mediamosaique.com, se dit «frappée par l'extravagance de l'art haïtien à travers ce Tap-Tap».
N'ayant jamais mis les pieds en Haïti, Sabine a profité de sa visite à la Place Bonaventure pour s'approcher de l'engin, l'explorer afin de se faire sa propre petite idée du véhicule le plus utilisé en Haïti.
Pour d'autres visiteurs plus âgés, comme Pascal Augustin, par exemple : «c'est franchement hallucinant de voir un vrai Tap-Tap à Montréal, ça me renvoie à ma jeunesse à Carrefour-Feuilles ou bien quand je vais à Carrefour (banlieues de Port-au-Prince)!».
La fameuse carrosserie du Tap-Tap
Pour ceux qui n'ont pas encore eu la chance de faire un tour en Tap-Tap, il faut dire qu'il s'agit d'un camion au-dessus duquel des ébénistes haïtiens érigent la fameuse «carrosserie» faite exclusivement en bois, en tôles avec des barres de fer un peu partout dans la structure.Le travail est complété par des peintres, des artistes. Ces derniers, doués d'un génie hors pair, finissent par le transformer en une oeuvre d'art au point où il est difficile pour un touriste ou même les autochtones de bouder la réalisation.Pas comme dans un autobus de Montréal ou de Paris!
Toutefois, si vous prenez un Tap-Tap de Carrefour-Feuilles ou de Carrefour à Port-au-Prince, sachez que l'ambiance lors du trajet diffère diamétralement de celle qui règne ordinairement dans les autobus en Occident.Et si vous avez horreur des décibels, de grâce, prenez de préférence un taxi! Car le son ou la musique qu'on diffuse à longueur de journée dans un Tap-Tap risque de vous faire mal aux tympans. Dans un Tap-Tap, ça parle fort, il fait chaud, l'espace est exigu, les gars sont galants envers les filles qui n'arrivent pas à s'asseoir. Une discussion commence et, des fois, aboutit à une relation sérieuse. Demandez à un Haïtien, il vous dira!
À noter que le mot Tap-Tap, est utilisé couramment en créole pour exprimer des mots comme «rapide», «vite vite» ou «en un clin d'oeil» en français. Sur ce, bon voyage virtuel en Tap-Tap!
Pour ceux qui n'ont pas encore eu la chance de faire un tour en Tap-Tap, il faut dire qu'il s'agit d'un camion au-dessus duquel des ébénistes haïtiens érigent la fameuse «carrosserie» faite exclusivement en bois, en tôles avec des barres de fer un peu partout dans la structure.Le travail est complété par des peintres, des artistes. Ces derniers, doués d'un génie hors pair, finissent par le transformer en une oeuvre d'art au point où il est difficile pour un touriste ou même les autochtones de bouder la réalisation.Pas comme dans un autobus de Montréal ou de Paris!
Toutefois, si vous prenez un Tap-Tap de Carrefour-Feuilles ou de Carrefour à Port-au-Prince, sachez que l'ambiance lors du trajet diffère diamétralement de celle qui règne ordinairement dans les autobus en Occident.Et si vous avez horreur des décibels, de grâce, prenez de préférence un taxi! Car le son ou la musique qu'on diffuse à longueur de journée dans un Tap-Tap risque de vous faire mal aux tympans. Dans un Tap-Tap, ça parle fort, il fait chaud, l'espace est exigu, les gars sont galants envers les filles qui n'arrivent pas à s'asseoir. Une discussion commence et, des fois, aboutit à une relation sérieuse. Demandez à un Haïtien, il vous dira!
À noter que le mot Tap-Tap, est utilisé couramment en créole pour exprimer des mots comme «rapide», «vite vite» ou «en un clin d'oeil» en français. Sur ce, bon voyage virtuel en Tap-Tap!
Tiga et ses amis Saint-Soleil
Jean-Claude Garoute (Tiga) et les maîtres Saint-Soleil honorent les cimaises de nos galeries du 7 au 13 octobre. La galerie Nader montre les acryliques de l'artiste et différents Saint-Soleil à partir du mercredi 10 octobre 2007.Il est encore possible de rencontrer l'art de Tiga, le merveilleux catalogue que lui consacre la communauté artistique haïtienne et internationale l'atteste. Le préfacier du catalogue, Christian Connan, ambassadeur de France en Haïti, écrit : « C'est Louis Deblé, ami de Malraux, et à ce moment-là ambassadeur de France à Port-au-Prince, qui invita l'ancien ministre du général De Gaulle. Malraux, envisageait de venir en Haïti « à la découverte de l'art brut ». A Soissons -la- Montagne, il n'a pas manqué de remarquer l'esprit généreux et altruiste de Tiga, son sens de la fraternité humaine, son idéal de solidarité, son désir de comprendre et d'apprendre aux autres, sa curiosité universelle, son humanisme et toutes ses qualités que l'artiste manifestait à l'égard des gens de toutes conditions, profanes en matière artistique ou autodidactes de génie, jeunes talents, artistes les plus modestes, malades mentaux ou simples d'esprit ».
Et rentrant d'Haïti en janvier 1976, à quelques mois seulement de sa mort, Malraux n'hésitera pas à remplacer dans l'Intemporel (déjà sous presse chez Gallimard) un chapitre sur Goya par une trentaine de pages sur l'art vodou haïtien et le Mouvement Saint- Soleil.
Aujourd'hui encore, regardeurs avertis et simples amateurs d'art restent fascinés par les toiles, sculptures, drapeaux, poèmes des artistes Saint- Soleil, les " vèvès " enchanteurs de Prosper Pierre-Louis. Des regards de plus en plus attentifs se posent sur les créations de Levoy Exil, puis lèchent les séquences de Louisanne Saint-Fleurant ou celles de Mathieu Saint Juste. Il faudrait revoir Albérik, Saint-Jean, deux des rebelles de Saint-Soleil.
L'art de Tiga La technique « du soleil brûlé », mélange de sienne, d'encre et d'acide, s'accorde à la « dernière manière » de Tiga, axée sur l'abstraction figurative et l'épuisement symptomatique du figuratif à travers quelques unes de ses toiles.
Fondateur du mouvement Saint-Soleil et théoricien de la « rotation artistique » (base de l'exploration de l'être créatif à partir des différents supports sensibles),Tiga pourrait être considéré comme l'un des grands créateurs caraïbéens contemporains.
Fondateur du mouvement Saint-Soleil et théoricien de la « rotation artistique » (base de l'exploration de l'être créatif à partir des différents supports sensibles),Tiga pourrait être considéré comme l'un des grands créateurs caraïbéens contemporains.
Comme Salvador Dali, à certains égards, il a voulu écrire une sorte de « journal de son génie » et s'attarde de manière vertigineuse à capter les spectres christiques, sans vouloir les représenter de manière « obséquieuse » comme un Fra Angélico.Les « Saintes faces », peintes par Tiga, associées ici à des christs, à des Vierges quelque part incandescentes, où surgit soudainement le « phénomène du sphinx », annoncent de manière presque atypique des icônes d'une profondeur hautement séraphique.Entre ombres et lumières, les visages ou les gros plans de Tiga se manifestent comme des figures solaires avec la « croix axiale » comme ancrage sublimatoire. Certains christs de Tiga ont le regard impénétrable. D'autres sont traversés par une lumière constellaire, la main de l'artiste engendre des christs dans une ambiance chromatique interpellative.Loin de s'ancrer dans un syncrétisme exubérant, l'expression picturale de Tiga suggère les nimbes du crucifié, les scarifications de telle femme cosmogonique et la musique des masques baignés de couleurs chaudes et douces. Certaines oeuvres de l'artiste sont tirées parfois des roches argileuses et des matériaux de récupération.
Les séquences de Tiga s'enchaînent sur des maternités douloureuses et des apparitions / désapparitions cosmogoniques. Le visage archétypal projeté par Tiga, avec des tensions rappelant parfois Alfred Hichtcok, se rapporte à l'énergie faciale : prométhéenne, faustienne, erzulienne, sphinxiale, séraphique ...Le souffle du fondateur du mouvement d'art Saint-Soleil ré- instrumentalise l'énergie collective haïtienne : « J'ai appris mon art à l'école de mon peuple ».
Le déploiement des femmes chez ce créateur, présentées quelquefois sous forme de triardes ou d'attroupement de beautés angéliques, ressemble à une chorégraphie fixée sur la toile( en couleurs et en mouvements). Cette danse visualisante se révèle aux mouvements de la rétine ou à la prégnance des regards.
Erotiques, quelques visages naviguent entre la conquête de « l'irrationnel » et la libre expression des formes et des couleurs. Les visages peints par l'artiste sont aussi semi-clos ou plutôt perpendiculaires à la prise de vue du regardeur ou de la regardeuse. Il s'agit de profils à la fois inaccessibles et pathétiques. De face ou de profil ,les « têtes » fertilisées par Tiga engendrent une atmosphère cartharsique peut-êre. La pertinence d'une telle expression plastique se réclame du sacré réinvesti et d'un formel ni béat, ni forcé. L'univers de ce créateur se métamorphose dans la « joyeuse et éprouvante traversée» des sens où Haïti est selon lui : « rêve, création,possession et folie ».
Tiga, né à Port-Au-Prince, le 9 décembre 1935, est fortement attaché à l'exploration du patrimoine originel de la Caraïbe.
Dominique Batraville
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=49538&PubDate=2007-10-13
Erotiques, quelques visages naviguent entre la conquête de « l'irrationnel » et la libre expression des formes et des couleurs. Les visages peints par l'artiste sont aussi semi-clos ou plutôt perpendiculaires à la prise de vue du regardeur ou de la regardeuse. Il s'agit de profils à la fois inaccessibles et pathétiques. De face ou de profil ,les « têtes » fertilisées par Tiga engendrent une atmosphère cartharsique peut-êre. La pertinence d'une telle expression plastique se réclame du sacré réinvesti et d'un formel ni béat, ni forcé. L'univers de ce créateur se métamorphose dans la « joyeuse et éprouvante traversée» des sens où Haïti est selon lui : « rêve, création,possession et folie ».
Tiga, né à Port-Au-Prince, le 9 décembre 1935, est fortement attaché à l'exploration du patrimoine originel de la Caraïbe.
Dominique Batraville
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=49538&PubDate=2007-10-13
« Artistes haïtiens », un très beau livre de Gérald Alexis
par Dominique BatravilleConservateur de musée, historien et critique d'art, Gérald Alexis, vient de publier aux Editions Cercle d'art à Paris son ouvrage d'art intitulé : « Artistes Haïtiens ». Ce bel ouvrage sera en vente-signature à la Galerie d'art Nader à Pétion-Ville le jeudi 11 octobre 2007 de 16h à 20h.L'auteur a essayé de décrypter certaines créations plastiques haïtiennes produites durant les deux siècles écoulés. Son dernier livre se révèle un travail envahissant, car il charrie des images et des mises en contexte d'une grande originalité. Alexis, avec adresse a fait l'historique de la peinture haïtienne, avant de définir son sens, de déterminer son essor esthétique avant et après la venue des Naïfs, nos magiciens immortels pour parodier André Breton, André Malraux, Jean Marie Drot et Michel Philippe Lerebours.
L'ancien directeur du Musée d'art du Collège Saint-Pierre réunit les éléments essentiels pour faire de ce beau catalogue, un répertoire d'artistes haïtiens assez représentatifs.
L'ouvrage compte quatre vingt dix chefs d'oeuvre reproduits en grand format et en couleurs afin d'inviter les lecteurs à explorer « l'art haïtien » dans presque toutes ses dimensions.
Les collectionneurs trouveront là une sorte de devoir de choisir ses «miroirs d'opsidienne» offerts par Alexis.
Entre l'art officiel de circonstance, l'inspiration strictement populaire ou même la contemporanéité artistique haïtienne associés aux normes académiques, le coeur de Gérald Alexis balance évidemment.
Dominique Batraville
« Le Testament des solitudes » d'Emmelie Prophète sélectionné par le jury du Prix Senghor
Paru aux Editions Mémoire d'encrier, « Le Testament des solitudes », le premier récit d'Emmelie Prophète, a été sélectionné par le jury du Prix Senghor.
Cette oeuvre est en lice parmi six autres premiers romans pour l'obtention du prestigieux prix. « Iphigénie en haute ville » de François Blais, « Le Coeur des enfants léopards » de Wilfried N'Sondé, « Migrateur » de Marylinn Maurage, « Sarcelles Dakar » d'Insa Sané, « Dans ses petits papiers » d'Aurélia Lee Jane et « Confessions des liens disparus » de Bessa Miftiu sont les oeuvres concurrentes.
Emmelie Prophète est l'auteur de deux recueils de poèmes « Des marges à remplir » et « Sur parure d'ombre », parus aux Editions Mémoire à Port-au-Prince.
Née le 15 juin 1971 à Port-au-Prince, elle est journaliste et poète. Actuellement, elle est la directrice générale de la Direction nationale du livre en Haïti. La remise du Prix Senghor aura lieu le 19 octobre au Musée de la poste, à Paris. L'année dernière, Kettly Mars l'avait remporté pour son roman « L'heure hybride ». L'obtention de ce prix lui a valu une résidence d'auteur d'une valeur de 4 000 euros offerte par la mairie de Paris.
Le Prix Senghor a été créé par Plume noire qui, pendant l'année en cours, organise son 12e salon du livre autour du thème « Une ville, une oeuvre ». « Plume noire » ouvre ses frontières à la diversité des pays francophones et innove en étendant son prix littéraire aux pays francophiles, tels l'Albanie et la Roumanie. » Ce prix se veut un hommage à l'académicien et poète Léopold Sédar Senghor, l'un des principaux tenants de la négritude et « fervent défenseur d'une langue française riche de ses diversités ». Le prix récompense un premier roman de jeunes écrivains francophones vivant en zone urbaine. Il est parrainé, entre autres, par l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF).______________
(1) PROPHETE (Emmelie), Le Testament des solitudes, Editions Mémoire d'encrier, Québec, 2007, 120 pages.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=49666&PubDate=2007-10-13
Cette oeuvre est en lice parmi six autres premiers romans pour l'obtention du prestigieux prix. « Iphigénie en haute ville » de François Blais, « Le Coeur des enfants léopards » de Wilfried N'Sondé, « Migrateur » de Marylinn Maurage, « Sarcelles Dakar » d'Insa Sané, « Dans ses petits papiers » d'Aurélia Lee Jane et « Confessions des liens disparus » de Bessa Miftiu sont les oeuvres concurrentes.
Emmelie Prophète est l'auteur de deux recueils de poèmes « Des marges à remplir » et « Sur parure d'ombre », parus aux Editions Mémoire à Port-au-Prince.
Née le 15 juin 1971 à Port-au-Prince, elle est journaliste et poète. Actuellement, elle est la directrice générale de la Direction nationale du livre en Haïti. La remise du Prix Senghor aura lieu le 19 octobre au Musée de la poste, à Paris. L'année dernière, Kettly Mars l'avait remporté pour son roman « L'heure hybride ». L'obtention de ce prix lui a valu une résidence d'auteur d'une valeur de 4 000 euros offerte par la mairie de Paris.
Le Prix Senghor a été créé par Plume noire qui, pendant l'année en cours, organise son 12e salon du livre autour du thème « Une ville, une oeuvre ». « Plume noire » ouvre ses frontières à la diversité des pays francophones et innove en étendant son prix littéraire aux pays francophiles, tels l'Albanie et la Roumanie. » Ce prix se veut un hommage à l'académicien et poète Léopold Sédar Senghor, l'un des principaux tenants de la négritude et « fervent défenseur d'une langue française riche de ses diversités ». Le prix récompense un premier roman de jeunes écrivains francophones vivant en zone urbaine. Il est parrainé, entre autres, par l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF).______________
(1) PROPHETE (Emmelie), Le Testament des solitudes, Editions Mémoire d'encrier, Québec, 2007, 120 pages.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=49666&PubDate=2007-10-13
Un concours à l'intention des enfants des rues
Un concours porté sur trois domaines (peinture, danse et chant) destiné aux enfants des rues a été lancé lundi à Presse Café par la Fondation Maurice Sixto (FMAS). Organisé conjointement avec le Volontariat pour le développement d'Haïti (VDH) et Timoun Kap Teke Chans (TIMKATEK), ce concours a pour thème :« Chak timoun se yon talan ».Réalisé à l'intention des centaines d'enfants des rues qui traînent à Port-au-Prince, le concours concerne tant la peinture que la danse et l'interprétation de chants. Les inscriptions sont déjà en cours et prendront fin le 31 octobre 2007. Ce concours aura lieu du 5 au 23 décembre. La finale aura lieu le dimanche 23 décembre 2007 dans les jardins de la Télévision nationale d'Haïti à l'occasion de son 23e anniversaire.
En cette occasion, les gagnants recevront leur prix consistant en bourses d'études dans des écoles ou des centres professionnel. Un appui technique sera offert aux divers participants en vue de les aider à mieux penser leur avenir et leur rôle dans la société.
La coordonnatrice de la Fondation Maurice Sixto, Gertrude Séjour, explique que le concours vise à offrir aux enfants des rues un espace d'expression qui leur permettra de se récréer et de se sentir appréciés. Ce qui, selon elle, contribuera à l'intégration de ces enfants dans la société.
Le responsable du Volontariat pour le développement d'Haïti (VDH), Claude Richard Acédat, précise que ce concours se veut une réponse à la perception de la société haïtienne à l'endroit des enfants des rues. « Nous sommes en train de travailler de concert avec la Fondation Maurice Sixto pour renforcer la capacité des jeunes Haïtiens », ajoute M. Acédat.
De son côté, le représentant de Timoun Kap Teke Chans (TIMKATEK), Jean Fritz Carrioth, a réitéré le fait que les enfants sont des êtres à part entière. Il croit qu'ils ont beaucoup de capacités et d'aptitudes.
L'assistant coordonnateur de ce projet, Zacary Morin, fait remarquer que les enfants des rues peuvent devenir des personnalités incontournables du pays s'ils sont encadrés. Il plaide en faveur d'un nouvel édifice social où les enfants seront enfin pris en considération.
Amos Cincir
Cincir2005@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=49492&PubDate=2007-10-13
En cette occasion, les gagnants recevront leur prix consistant en bourses d'études dans des écoles ou des centres professionnel. Un appui technique sera offert aux divers participants en vue de les aider à mieux penser leur avenir et leur rôle dans la société.
La coordonnatrice de la Fondation Maurice Sixto, Gertrude Séjour, explique que le concours vise à offrir aux enfants des rues un espace d'expression qui leur permettra de se récréer et de se sentir appréciés. Ce qui, selon elle, contribuera à l'intégration de ces enfants dans la société.
Le responsable du Volontariat pour le développement d'Haïti (VDH), Claude Richard Acédat, précise que ce concours se veut une réponse à la perception de la société haïtienne à l'endroit des enfants des rues. « Nous sommes en train de travailler de concert avec la Fondation Maurice Sixto pour renforcer la capacité des jeunes Haïtiens », ajoute M. Acédat.
De son côté, le représentant de Timoun Kap Teke Chans (TIMKATEK), Jean Fritz Carrioth, a réitéré le fait que les enfants sont des êtres à part entière. Il croit qu'ils ont beaucoup de capacités et d'aptitudes.
L'assistant coordonnateur de ce projet, Zacary Morin, fait remarquer que les enfants des rues peuvent devenir des personnalités incontournables du pays s'ils sont encadrés. Il plaide en faveur d'un nouvel édifice social où les enfants seront enfin pris en considération.
Amos Cincir
Cincir2005@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=49492&PubDate=2007-10-13
« Treize nouvelles vaudou » de Gary VictorPréface d'Alain Mabanckou
L'ouvrage « Treize nouvelles vaudou » explore l'imaginaire dans ses mystérieux labyrinthes. Une manière propre à l'écrivain Victor de sillonner le vaudou avec humour, force et passion. Ce jeune maître du fantastique va très loin, en puisant dans son quotidien les armes pour mieux voir la réalité.
Le résultat est que dans ces nouvelles discrètes et subtiles, tombe la frontière entre réel et imaginaire, le visible et l'invisible. Les dieux et les hommes se mêlent à la même histoire loufoque qui s'appelle VIVRE.
Alain Mabanckou : « Dans ce recueil, Gary Victor a réussi le pari de convoquer le mystère sans tomber dans le piège de la sensation ou de l'exotisme. Si la peur et l'angoisse nous encerclent de nouvelle en nouvelle, c'est sans doute parce que l'auteur nous rappelle que la nature humaine est un puits sans fond. »
Edwidge Danticat : « Imagination, vision et talent... La vie s'arrête en lisant Gary Victor. Et tant pis pour le quotidien. Découvrez ces Treize nouvelles vaudou ! »
Gary Victor, romancier, scénariste et journaliste, est né en 1958 à Port-au-Prince. Il est l'écrivain le plus lu de son pays. Ses livres sont publiés en France, au Canada et en Haïti. Il a reçu de nombreux prix littéraires dont Le prix du livre insulaire à Ouessant (2003), le Prix RFO du livre (2004). Il a déjà publié chez Mémoire d'encrier Chroniques d'un leader haïtien comme il faut (2006).
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En librairie le 15 octobre 2007(1) VICTOR (Gary), Treize nouvelles vaudou, Editions Mémoire d'encrier, Québec, 160 pages
Le résultat est que dans ces nouvelles discrètes et subtiles, tombe la frontière entre réel et imaginaire, le visible et l'invisible. Les dieux et les hommes se mêlent à la même histoire loufoque qui s'appelle VIVRE.
Alain Mabanckou : « Dans ce recueil, Gary Victor a réussi le pari de convoquer le mystère sans tomber dans le piège de la sensation ou de l'exotisme. Si la peur et l'angoisse nous encerclent de nouvelle en nouvelle, c'est sans doute parce que l'auteur nous rappelle que la nature humaine est un puits sans fond. »
Edwidge Danticat : « Imagination, vision et talent... La vie s'arrête en lisant Gary Victor. Et tant pis pour le quotidien. Découvrez ces Treize nouvelles vaudou ! »
Gary Victor, romancier, scénariste et journaliste, est né en 1958 à Port-au-Prince. Il est l'écrivain le plus lu de son pays. Ses livres sont publiés en France, au Canada et en Haïti. Il a reçu de nombreux prix littéraires dont Le prix du livre insulaire à Ouessant (2003), le Prix RFO du livre (2004). Il a déjà publié chez Mémoire d'encrier Chroniques d'un leader haïtien comme il faut (2006).
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En librairie le 15 octobre 2007(1) VICTOR (Gary), Treize nouvelles vaudou, Editions Mémoire d'encrier, Québec, 160 pages
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