Ouf ! Comme c’est bon quand ça finit ! Si on n’est pas militant cela pourrait être l’expression de soulagement que l’on ressent après la proclamation des résultats du scrutin.
Au moins il n’y aura plus de campagne électorale. Même si dans le camp des perdants, il y a eu une certaine tendance à continuer cette bataille rangée derrière les élections législatives à venir.
Il faut dire que les gens qui ont sorti la tête de l’eau pour répondre aux invitations des médias, n’ont pas tous eu l’intelligence du chef de l’état pour reconnaître dignement la défaite et féliciter le candidat victorieux.
Sans trop m’investir dans la politique, j’ai suivi avec une attention modérée mais soutenue le déroulement de ce processus électoral. Et plusieurs choses ont attiré mon attention.
François Hollande un vrai « success » story
J’ai su que Monsieur Hollande allait se présenter comme candidat aux primaires socialistes lors d’une visite en région PACA. Une amie de longue date, proche de sa tendance, avait publié sur facebook des photos en compagnie de l’actuel président élu.
A l’époque j’avais été surpris de voir combien il avait changé de « look ». Dans mon fort intérieur je me demandais à quoi ça servait de s’exhiber avec lui, s’il n’allait jamais gagner les primaires de son parti.
Cette réflexion ne venait pas d’une opposition quelconque à son discours politique ni à son programme de gouvernement. Beaucoup d’observateurs comme moi, avaient misé mille contre un, sur une victoire à plate couture de l’ancien homme fort du Fonds Monétaire international.
L’image que la candidature de Monsieur François Hollande m’inspirait dans ce contexte, c’était un croyant qui entamait une course à dos d’âne, qui part avec assiduité et patience vers son objectif et qui allait se faire devancer juste avant la ligne d’arriver par un chevalier fier sur son pur sang.
Avec le recul, des gens se disent encore qu’il y aurait sans doute moins de votes blancs avec une candidature de DSK.
L’impression de solitude que trimbalait Monsieur Hollande était visible lors du lancement de sa candidature. Elle était d’autant plus marquée que les dirigeants du Parti Socialiste connus souvent comme « les éléphants » s’étaient volontairement abstenus de participer aux primaires.
Si on fait un retour autour de 2007, on constatera que l’actuel président élu était loin d’avoir une bonne cote au sein de son parti. Madame Ségolène Royale avait été préférée à lui. Un dirigeant socialiste assez influent d’alors avait cité carrément Monsieur Hollande comme le « défaut de la candidate socialiste ». Une anecdote succulente que ce dirigeant voudrait aujourd’hui oublier sans aucun doute.
Pendant la campagne interne d’avant les primaires, les termes utilisés pour l’évincer n’étaient certes pas élogieux. Sa machine électorale était assimilée à un Pédalo. Pour d’autres il était un candidat trop « mou ».
Pourtant il a continué sa route. Envers et contre tous. Je ne suis pas assez versé dans la politique pour identifier en effet qui fait partie de son équipe. Mais cette proclamation du 6 mai à 20 :00 est réellement une belle victoire sur les adversités. Je pense qu’avant toute chose il doit la savourer à pleine gorge.
Putain que c’est beau !
Un autre élément qui a attiré mon attention après la proclamation des résultats des élections, c’est le côté pseudo marrant du « parler politique ». Je n’irai pas aussi loin pour dire que pour faire de la politique il faut avoir la langue fourchue ; mais il faut avoir un cerveau qui agit d’une « certaine façon » pour exercer bien cet art.
J’avais souvent l’habitude de rire quand le candidat perdant en reconnaissant sa défaite disait quelque chose de ce genre : « Il n’y a pas eu de perdants ni de gagnant. La France a gagné. La démocratie a triomphé ». Je me demandais pourquoi le perdant ne rentrait pas sa queue entre les jambes et repartait sans dire un mot ?
Maintenant ça a plutôt évolué. A vous d’étiqueter le sens. En effet hier soir le moment le plus désagréable a été l’instant ou les membres influents de l’UMP cherchaient à tout prix à continuer la campagne électorale juste après la proclamation des résultats. Et là on a tout entendu :
- Les français n’ont pas donné un vote de refus
- Les français n’ont pas voté le programme de Hollande
- Les français ont voté Hollande sans tenir compte de son programme
- Hollande a gagné non pas parce que les français l’ont voté sinon parce Marine Le Pen a appelé à voter blanc…
- L’écart prévu a été beaucoup moindre
Certains ont déjà commencé la campagne des législatifs. D’autres ont découvert que les vrais sujets n’avaient pas été touchés lors de la campagne présidentielle. Bien entendu chaque fois que le camp des vainqueurs évoquait le bilan du régime sortant ce fut silence radio.
En fait, même des gens qui ont voté à droite ont ressenti de l’agacement avec ce genre d’interventions. Et on a l’impression que les proches du candidat perdant n’ont jamais été à la hauteur.
Enfin, à la fin de la campagne électorale, il existait un clivage net entre les gens qui semble mener un train de vie assez aisé et les gens qui ont du mal à voir les deux bouts.
Le discours de François Hollande faisait peur à la première catégorie qui n’a pas perdu de temps à résumer le programme politique du président élu dans une sorte d’axiome sans base ni fondement. Pour eux, « certains vont travailler plus pour assister ceux qui ne vont rien foutre »
Donc on entendait partout ceux qui se préparent à travailler moins et ceux qui lorgnaient l’Asie pour émigrer.
Je me suis dit je vais voir après ces élection ou se situe la majorité. LA France est-elle faite de gens qui ont assez de moyens pour vivre ou est-ce qu’il y avait plus de gens dans le besoin.
Hier soir, vers 20 heures je me retrouvais dans un quartier populaire de Marseille. J’étais sur un parking de cité bordé d’HLM. J’ai su qu’il était 20 :00 avec les liesses de joie qui sortaient des édifices et les véhicules qui sortaient faire du bruit pour célébrer la victoire de la gauche.
Les choses ne sont pas toujours blanches ou noires. Il ya des nuances et des couleurs composées.
Sarkozy a fait comme il l’entendait. Espérons que l’équipe Hollande fera lui aussi dans le sens du devoir. Souhaiter l’échec de Hollande c’est augurer rêver et vouloir l’échec de la France et des français.
Finies les disputes partisanes les amis, mettons nous au travail pour cette grande nation et pour celle dont nous sommes des modèles et des exemples !
Jonas JOLIVERT
Pour : HAITI RECTO VERSO http://haitirectoverso.blogspot.com
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
lundi 7 mai 2012
mercredi 2 mai 2012
Le New Kompa haïtien fait entrer le soleil à l'Olympia
(Relaxnews) - Le groupe phare haïtien de New Kompa, Carimi, passera par la France lors de sa tournée
mondiale "Live 10" et notamment par l'Olympia, à Paris, le 28 mai prochain. Ils seront auparavant à Strasbourg (26 mai) et Bordeaux (27 mai).
Le nom Carimi a été trouvé en additionnant les deux premières lettres des prénoms des membres du trio : Carlo Vieux, Richard Cave et Mickael Guirand. Leur premier album, Bang Bang, est paru en 2002.
Le Kompa, ou Compas, musique créole née dans les années 50 à Haïti, a été popularisé par Jean-Baptiste Nemours, saxophoniste et guitariste. Le New Kompa, de nouvelle génération, est apparu quant à lui trente ans plus tard, avec des sonorités plus digitales, liées à l'introduction de boîtes à rythmes et de synthétiseurs.
Les places sont d'ores et déjà disponibles sur le site de l'Olympia, www.olympiahall.com, de 40,70€ à 50,60€.
Le site officiel de Carimi : www.carimi.com
mondiale "Live 10" et notamment par l'Olympia, à Paris, le 28 mai prochain. Ils seront auparavant à Strasbourg (26 mai) et Bordeaux (27 mai).
Le nom Carimi a été trouvé en additionnant les deux premières lettres des prénoms des membres du trio : Carlo Vieux, Richard Cave et Mickael Guirand. Leur premier album, Bang Bang, est paru en 2002.
Le Kompa, ou Compas, musique créole née dans les années 50 à Haïti, a été popularisé par Jean-Baptiste Nemours, saxophoniste et guitariste. Le New Kompa, de nouvelle génération, est apparu quant à lui trente ans plus tard, avec des sonorités plus digitales, liées à l'introduction de boîtes à rythmes et de synthétiseurs.
Les places sont d'ores et déjà disponibles sur le site de l'Olympia, www.olympiahall.com, de 40,70€ à 50,60€.
Le site officiel de Carimi : www.carimi.com
lundi 30 avril 2012
Le président Martelly de retour en Haïti
AFP Publié le 30/04/2012 à 16:29 Le président haïtien Michel Martelly est retourné aujourd'hui en Haïti, après avoir été soigné pendant deux semaines aux États-Unis pour une embolie pulmonaire, selon les images de la télévision nationale.
Le chef de l'Etat haïtien est arrivé à bord d'un vol commercial en début de matinée à l'aéroport international de la capitale haïtienne, accompagné de la première dame d'Haïti Sofia Martelly, d'après les images diffusées en direct par la télévision nationale d'Haïti. Michel Martelly en costume sombre et cravate rouge a été accueilli par des membres du gouvernement démissionnaire et des parlementaires avant de présenter ses remerciements à ses proches, à ses médecins et à la population.
"Comme vous pouvez le constater je suis revenu en bonne santé, prêt à reprendre le travail pour changer les conditions de vie de la population qui avait voté pour moi en mars 2011", a-t-il déclaré. Devant l'aéroport, des dizaines de partisans du président étaient réunis pour lui souhaiter "un bon retour" (Bon retou prezidan, en créole) comme cela était écrit sur une banderole.
Michel Martelly, qui est arrivé au pouvoir en mai 2011, a dû faire face depuis son investiture à une série de crises politiques avec le parlement. Il attend actuellement la confirmation de la nomination d'un nouveau premier ministre après la démission d'un gouvernement qui n'a duré que quatre mois. "Je lance un appel aux autres pouvoirs de l'État en vue de travailler ensemble pour faire face aux nombreux défis qui nous attendent", a lancé Michel Martelly, qui a également fait appel à la communauté internationale pour aider Haïti à renforcer ses institutions. "Nous n'avons pas suffisamment de ressources et de moyens économiques pour combattre la corruption et établir un Etat de droit", a encore déclaré Michel Martelly.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/04/30/97001-20120430FILWWW00499-le-president-martelly-de-retour-en-haiti.php
Le chef de l'Etat haïtien est arrivé à bord d'un vol commercial en début de matinée à l'aéroport international de la capitale haïtienne, accompagné de la première dame d'Haïti Sofia Martelly, d'après les images diffusées en direct par la télévision nationale d'Haïti. Michel Martelly en costume sombre et cravate rouge a été accueilli par des membres du gouvernement démissionnaire et des parlementaires avant de présenter ses remerciements à ses proches, à ses médecins et à la population.
"Comme vous pouvez le constater je suis revenu en bonne santé, prêt à reprendre le travail pour changer les conditions de vie de la population qui avait voté pour moi en mars 2011", a-t-il déclaré. Devant l'aéroport, des dizaines de partisans du président étaient réunis pour lui souhaiter "un bon retour" (Bon retou prezidan, en créole) comme cela était écrit sur une banderole.
Michel Martelly, qui est arrivé au pouvoir en mai 2011, a dû faire face depuis son investiture à une série de crises politiques avec le parlement. Il attend actuellement la confirmation de la nomination d'un nouveau premier ministre après la démission d'un gouvernement qui n'a duré que quatre mois. "Je lance un appel aux autres pouvoirs de l'État en vue de travailler ensemble pour faire face aux nombreux défis qui nous attendent", a lancé Michel Martelly, qui a également fait appel à la communauté internationale pour aider Haïti à renforcer ses institutions. "Nous n'avons pas suffisamment de ressources et de moyens économiques pour combattre la corruption et établir un Etat de droit", a encore déclaré Michel Martelly.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/04/30/97001-20120430FILWWW00499-le-president-martelly-de-retour-en-haiti.php
New hotels arise amid ruins in Haitian capital
By TRENTON DANIEL PORT-AU-PRINCE, Haiti
Glimmers of hope are coming to this devastated capital and its surrounding cities, as the concrete Royal Oasis hotel rises over a metropolitan area still filled with displaced-persons camps housing hundreds of thousands. Signs of Haiti's comeback can also be seen in the 105-room Best Western hotel being built within blocks of shanty-covered hillsides.
At least seven hotels are under construction or are in the planning stage in Port-au-Prince and its surrounding areas, raising hopes that thousands of investors will soon fill their air-conditioned rooms looking to build factories and tourist infrastructure that will help Haiti bounce back from a 2010 earthquake that officials say claimed 300,000 lives. Some damaged hotels are undergoing renovations.
Together, the projects add up to well over $100 million in new investment and will generate several thousand jobs in a nation still struggling to emerge from years of natural disasters and political turmoil.
In fact, the new hotels are the first significant private-sector construction in Port-au-Prince in the two years since the quake.
"Cautious optimism and deep skepticism" is how economist Claude Beauboeuf describes Haiti's hotel boom. For people to fill the hotels, he said, it's important that President Michel Martelly address the problems facing his government, which include an illegal force of armed men openly roaming the country, a string of mysterious police killings and strife with the opposition-controlled Parliament. He also needs a prime minister to replace the outgoing one who resigned after clashing with the president over priorities.
"If he doesn't address these things, investors will withdraw," Beauboeuf said, citing Club Med and the Holiday Inn as earlier examples of franchises that left Haiti because of political instability.
The planned hotels in the capital are not aimed at tourists, who avoid gritty Port-au-Prince. Instead, developers are targeting the contractors, foreign aid workers and diplomats for whom finding a room can be a challenge. The Clinton Bush Haiti Fund, led by the previous two U.S. presidents, identified new business-class hotels as key to attracting foreign investors looking for opportunities in Haiti. Similarly, President Martelly has said he wants to make Haiti less dependent on foreign aid and friendlier to outside investments.
One of the biggest foreign investments in Haiti is an industrial park under construction in the north that's scheduled to begin garment production in September. The giant $300 million Caracol industrial park will be run by South Korean manufacturer Sae-A Trading Co. Ltd. and is expected to bring an initial 20,000 jobs to the remote area. And there are smaller efforts to help Haiti improve production so farmers can better export mangoes, cacao and coffee.
The Haitian capital, which includes several overlapping cities such as Petionville, lost nearly 850 hotel rooms in the quake, according to Tourism Minister Stephanie B. Villedrouin. For more than a year after the disaster, it was often impossible to find a room without months of advance notice.
Villedrouin said all of those hotel rooms will have been replaced by the end of the year.
Several hotel projects are also under way outside the capital, including in the sleepy, picturesque fishing village of Jacmel on the southern coast, and are aimed at what Villedrouin and other government officials hope will become a growing market for tourists willing to overlook the capital and its troubles.
"Haiti is not Port-au-Prince," the tourism minister said. "Haiti is not the earthquake."
Even before the catastrophe, only a handful of hotels met international standards of comfort, including the Hotel Montana, the Hotel Villa Creole and the newer Karibe Hotel. These would often fill with journalists, international observers and others during elections or times of crisis, becoming hubs of activity in a city with little in the way of entertainment and where few foreigners venture out at night.
The quake largely destroyed the Montana, though part of it has since re-opened, and extensively damaged the Villa Creole, which remained open after the disaster and is now being renovated. The Karibe was largely unscathed.
Villedrouin said Port-au-Prince officially has a 60 percent occupancy rate but many of the hotels are too rustic for international travelers. The better rooms in the city quickly fill up, with huge demand for the relatively few places with better amenities.
"Right now there's such demand that the market can absorb several hotels," said Alejandro Acevedo, an executive for Marriott International, which is building a $45 million, 174-room hotel in partnership with mobile phone company Digicel Group.
Acevedo said even he had to share a room with his boss on a recent visit because of the dearth of hotel space.
"There's nowhere to stay," Acevedo said.
Other projects include the $15.7 million Best Western in Petionville that's due to open this summer. Also in Petionville is the Royal Oasis, a 10-story building that will include an art gallery, three restaurants, a commercial bank and high-end shops. Construction on the Royal Oasis began before the earthquake and is expected to finish by the end of the year.
The project received a $2 million equity investment from the Clinton Bush Haiti Fund along with $275,000 from the Oasis Foundation, a nonprofit group set up by the hotel, to train workers in the hotel industry. It'll be run by the Spanish firm Occidental Hotel & Resorts.
"This is going to be one of the most palpable signs of modernity emerging from the ashes of the earthquake," Jerry Tardieu, President and General Director of the Royal Oasis, said from the hotel's leafy courtyard amid the clang of construction.
The International Federation of Red Cross and Red Crescent Societies is mulling building its own hotel on land it quietly purchased for $10.5 million several months after the earthquake. The money came from donations raised by national Red Cross agencies for quake recovery, causing some to wonder if the money would be better used to house displaced people rather than aid workers.
The Red Cross has said little about the project since it was reported in recent weeks, saying only that it is under consideration.
Many people in Haiti welcome the new hotels just as they do any new investments that will bring jobs to a country where more than half the adult population is unemployed or underemployed and survive on less than $2 a day. But some say Haiti should first care for the 500,000 people still living in makeshift camps.
"It's nice to build hotels to bring tourists but first you need to think of your citizens," said Ben Etienne, a 36-year-old resident of a hilly encampment in Peguyville that fills with mud during Haiti's rainy season. "I don't have a problem if the tourists come but the money needs to come into the country for the people."
Tardieu said the new hotels will help more people get out of the camps by giving them jobs to pay for rent on homes being rehabilitated by government and nonprofit organizations.
He noted that 600 people have been employed in the Royal Oasis' construction and that another 250 to 300 full-time jobs will be created after it opens.
"There need to be Haitian women and men who dare to invest," he said, "who dare to have a vision of modernity for their country and do not cave in to the cliche that Haiti is only a country where efforts have to be geared toward short-term relief humanitarian work."
http://www.businessweek.com/ap/2012-04/D9UEO1F82.htm
Glimmers of hope are coming to this devastated capital and its surrounding cities, as the concrete Royal Oasis hotel rises over a metropolitan area still filled with displaced-persons camps housing hundreds of thousands. Signs of Haiti's comeback can also be seen in the 105-room Best Western hotel being built within blocks of shanty-covered hillsides.
At least seven hotels are under construction or are in the planning stage in Port-au-Prince and its surrounding areas, raising hopes that thousands of investors will soon fill their air-conditioned rooms looking to build factories and tourist infrastructure that will help Haiti bounce back from a 2010 earthquake that officials say claimed 300,000 lives. Some damaged hotels are undergoing renovations.
Together, the projects add up to well over $100 million in new investment and will generate several thousand jobs in a nation still struggling to emerge from years of natural disasters and political turmoil.
In fact, the new hotels are the first significant private-sector construction in Port-au-Prince in the two years since the quake.
"Cautious optimism and deep skepticism" is how economist Claude Beauboeuf describes Haiti's hotel boom. For people to fill the hotels, he said, it's important that President Michel Martelly address the problems facing his government, which include an illegal force of armed men openly roaming the country, a string of mysterious police killings and strife with the opposition-controlled Parliament. He also needs a prime minister to replace the outgoing one who resigned after clashing with the president over priorities.
"If he doesn't address these things, investors will withdraw," Beauboeuf said, citing Club Med and the Holiday Inn as earlier examples of franchises that left Haiti because of political instability.
The planned hotels in the capital are not aimed at tourists, who avoid gritty Port-au-Prince. Instead, developers are targeting the contractors, foreign aid workers and diplomats for whom finding a room can be a challenge. The Clinton Bush Haiti Fund, led by the previous two U.S. presidents, identified new business-class hotels as key to attracting foreign investors looking for opportunities in Haiti. Similarly, President Martelly has said he wants to make Haiti less dependent on foreign aid and friendlier to outside investments.
One of the biggest foreign investments in Haiti is an industrial park under construction in the north that's scheduled to begin garment production in September. The giant $300 million Caracol industrial park will be run by South Korean manufacturer Sae-A Trading Co. Ltd. and is expected to bring an initial 20,000 jobs to the remote area. And there are smaller efforts to help Haiti improve production so farmers can better export mangoes, cacao and coffee.
The Haitian capital, which includes several overlapping cities such as Petionville, lost nearly 850 hotel rooms in the quake, according to Tourism Minister Stephanie B. Villedrouin. For more than a year after the disaster, it was often impossible to find a room without months of advance notice.
Villedrouin said all of those hotel rooms will have been replaced by the end of the year.
Several hotel projects are also under way outside the capital, including in the sleepy, picturesque fishing village of Jacmel on the southern coast, and are aimed at what Villedrouin and other government officials hope will become a growing market for tourists willing to overlook the capital and its troubles.
"Haiti is not Port-au-Prince," the tourism minister said. "Haiti is not the earthquake."
Even before the catastrophe, only a handful of hotels met international standards of comfort, including the Hotel Montana, the Hotel Villa Creole and the newer Karibe Hotel. These would often fill with journalists, international observers and others during elections or times of crisis, becoming hubs of activity in a city with little in the way of entertainment and where few foreigners venture out at night.
The quake largely destroyed the Montana, though part of it has since re-opened, and extensively damaged the Villa Creole, which remained open after the disaster and is now being renovated. The Karibe was largely unscathed.
Villedrouin said Port-au-Prince officially has a 60 percent occupancy rate but many of the hotels are too rustic for international travelers. The better rooms in the city quickly fill up, with huge demand for the relatively few places with better amenities.
"Right now there's such demand that the market can absorb several hotels," said Alejandro Acevedo, an executive for Marriott International, which is building a $45 million, 174-room hotel in partnership with mobile phone company Digicel Group.
Acevedo said even he had to share a room with his boss on a recent visit because of the dearth of hotel space.
"There's nowhere to stay," Acevedo said.
Other projects include the $15.7 million Best Western in Petionville that's due to open this summer. Also in Petionville is the Royal Oasis, a 10-story building that will include an art gallery, three restaurants, a commercial bank and high-end shops. Construction on the Royal Oasis began before the earthquake and is expected to finish by the end of the year.
The project received a $2 million equity investment from the Clinton Bush Haiti Fund along with $275,000 from the Oasis Foundation, a nonprofit group set up by the hotel, to train workers in the hotel industry. It'll be run by the Spanish firm Occidental Hotel & Resorts.
"This is going to be one of the most palpable signs of modernity emerging from the ashes of the earthquake," Jerry Tardieu, President and General Director of the Royal Oasis, said from the hotel's leafy courtyard amid the clang of construction.
The International Federation of Red Cross and Red Crescent Societies is mulling building its own hotel on land it quietly purchased for $10.5 million several months after the earthquake. The money came from donations raised by national Red Cross agencies for quake recovery, causing some to wonder if the money would be better used to house displaced people rather than aid workers.
The Red Cross has said little about the project since it was reported in recent weeks, saying only that it is under consideration.
Many people in Haiti welcome the new hotels just as they do any new investments that will bring jobs to a country where more than half the adult population is unemployed or underemployed and survive on less than $2 a day. But some say Haiti should first care for the 500,000 people still living in makeshift camps.
"It's nice to build hotels to bring tourists but first you need to think of your citizens," said Ben Etienne, a 36-year-old resident of a hilly encampment in Peguyville that fills with mud during Haiti's rainy season. "I don't have a problem if the tourists come but the money needs to come into the country for the people."
Tardieu said the new hotels will help more people get out of the camps by giving them jobs to pay for rent on homes being rehabilitated by government and nonprofit organizations.
He noted that 600 people have been employed in the Royal Oasis' construction and that another 250 to 300 full-time jobs will be created after it opens.
"There need to be Haitian women and men who dare to invest," he said, "who dare to have a vision of modernity for their country and do not cave in to the cliche that Haiti is only a country where efforts have to be geared toward short-term relief humanitarian work."
http://www.businessweek.com/ap/2012-04/D9UEO1F82.htm
dimanche 29 avril 2012
RODNEY SAINT ELOI L'EDITEUR AUX MILLE IDENTITES
Depuis dix ans, l’éditeur Rodney Saint-Eloi, bâtit des ponts culturels entre le Québec, son pays d’adoption, Haïti, sa terre d’origine, et le reste du monde.
Par où commencer? Les dreadlocks rassemblées en queue de cheval, le phrasé cadencé d’une parole qui convaincrait les plus indifférents, le rire le plus large qu’on n’ait jamais entendu (augmente-t-il avec les kilomètres d’exil?). Haïtien de naissance, Rodney Saint-Eloi est quasiment Québécois d’adoption.
Mais on pourrait aussi bien l’imaginer Amérindien, en le voyant si proche des auteurs autochtones qu’il publie dans sa maison d’édition montréalaise, Mémoire d’encrier. Africain? Bien sûr, et même Sérère pour ses amis sénégalais qui le surnomment «wagane» (l’invincible)... Cet esprit libre n’a que faire des frontières, d’aucune sorte. Il est autant écrivain et poète qu’éditeur et passeur de talents.
Sur son stand, au salon du livre de Québec, il occupe chaque année cet espace de la «diversité culturelle», où les visiteurs apprécient une matinée amérindienne ou haïtienne avec autant de surprise que d’intérêt.
«Quand je publie les Amérindiens, ici, cela peut surprendre, car, pour beaucoup de Quebécois, ils sont toujours dans la réserve à “se saouler la gueule”. Ma relation décomplexée d’Haïtien à cette histoire me permet ce regard, et mon engagement éditorial.» Qui porte ses fruits!
Le premier roman de la jeune innue Naomi Fontaine,Kuessipan est déjà réédité pour la troisième fois. Et quand Mémoire d’encrier lance le recueil de la poétesse amérindienne Joséphine Bacon, à la librairie Olivieri de Montréal, il faut fermer les portes, tant les gens affluent.
La soirée est gagnée quand l’éditeur reçoit cette confidence d’un Québecois présent:«Merci. Je pensais que j’allais mourir sans voir ça.»
Sangs mêlés
Qu’il soit à Québec, à 93% peuplée de Québécois, (on y trouve à peine un millier de ses compatriotes haïtiens, alors qu’ils sont plus de 100.000 à Montréal) ou ailleurs, Saint-Eloi travaille à cet art du «vivre ensemble» qui depuis toujours, le fait avancer.
D’où lui vient ce nom que l’on n’oublie pas? «Seuls les voleurs ont deux noms», dit-on en Haïti, où il a vu le jour en 1963, dans la petite ville de Cavaillon, au Sud de Port-au-Prince. Lui, porte celui de la mère.
«Vous entendez les résonances coloniales? Entre le bon Saint-Eloi et la ville du sud de la France…»
Quant à Rodney… Mystère! Peut-être le prénom d’un amiral anglophone de passage dans l’histoire de son île? Le patronyme Saint-Eloi, en tout cas, l’affirme comme l’enfant chéri d’une dynastie de femmes, mère, grand-mère, grand-grand-mère, (littéralement du créole) qui a«comploté» pour que ce garçon né hors mariage devienne «quelqu’un».
Le voici vous racontant sa vie comme s’il en écrivait déjà le roman. Le père? «Une petite enveloppe brune». Celle que l’enfant né grimaud, reçoit chaque mois de son père absent. Le pharmacien mulâtre participe ainsi à l’éducation de son fils, élevé par sa mère, femme noire et modeste, qui chaque jour à l’aube, s’en va travailler à l’usine.
Adolescence livresque
L’ascendance paternelle lui vaut d’être appelé dès l’enfance «docteur ingénieur». Sa voie est tracée vers l’excellence, il passe par le meilleur kindergarden de Port-au Prince, puis entre au collège canado-haïtien, comme l’écrivain Dany Laferrière et d’autres avant lui.
Rien, dans ce début de parcours, ne le prédisposait pourtant à devenir homme de livres et de littérature.
«Le livre, c’était d’abord la Bible, raconte-t-il, dont mon arrière grand-mère chantait les versets par cœur au point que j’étais sûr qu’elle savait lire… »
Ensuite, sa grand-mère poursuivra le rythme des récitations avec les chants protestants. Pas étonnant que le dernier recueil de poèmes de Saint-Eloi s’intitule Récitatif au pays des ombres. Il y rend un poignant hommage à son aïeule Tida, ainsi qu’à Port-au-Prince, dans de superbes pages.
L’écriture a commencé dès le collège, où il joue l’écrivain public comme président du comité des élèves.
«Quand certains arrivaient en retard, il fallait qu’ils fournissent un justificatif, au risque d’être renvoyés pour indiscipline. Ce qui ne pouvait pas arriver puisque j’étais toujours à les défendre en leur inventant moi-même des excuses: il fallait me mettre dans la tête des autres, en l’occurrence de leurs parents, imaginer des situations, trouver des tons différents selon la famille… Très vite aussi, j’ai été celui qui relisait les lettres d’amour des copains. Ils m’appelaient “l’écrivain”.»
En récompense pour ses bonnes notes, l’élève brillant reçoit des livres, et encore des livres. Entré au pays de l’écrit qui ouvre le monde, le jeune homme se met à l’ouvrage, et comme tout aspirant en littérature à Port-au-Prince, envoie ses textes au grand quotidien haïtien, Le Nouvelliste. Qui les publie. Rodney Saint-Eloi est vite repéré par le milieu intellectuel.
L’écrivain Lyonel Trouillot l’invite à rentrer dans l’équipe de ses Cahiers du Vendredi. Le jeune poète enseigne la littérature au collège à cette période, mais bientôt, l’historien Pierre Buteau le présente au directeur du Nouvelliste qui recherche quelqu’un pour diriger ses pages culturelles.
«J’ai été reçu à 10H, j’ai commencé à 11H! Haïti, c’est ça, on n’a pas d’école, on apprend sur le terrain.»
Il lance un supplément littéraire au quotidien après avoir avidement consulté ceux des journaux occidentaux, en se rendant chaque jour à la librairie La Pléaïde. Apprendre en faisant…
Editeur engagé
A la fin des années 80, il publie à compte d’auteur son premier recueil de poèmes Graffitis pour l’aurore, préfacé par le poète René Philoctète qui le considère comme un fils. A l’époque, une seule maison d’édition, Deschamps, a pignon sur rue à Port-au-Prince, mais va faire faillite.
Le propriétaire du Nouvelliste, Max Chauvet, réédite le recueil de Saint-Eloi sur les presses de son Imprimerie II, et se dit prêt à le soutenir dans l’aventure éditoriale qui tente le jeune homme, en lui faisant crédit. La maison Mémoire voit le jour, en 1991 à Port-au-Prince, et commence par publier de grands haïtiens, dont Frankétienne, puis ce que l’histoire littéraire retient déjà comme«la génération Mémoire».
Et pourquoi Mémoire?
«Parce que le temps haïtien est un temps accéléré. Un nom peut tomber, personne ne le ramasse, les rues n’ont pas d’adresse fixe, tout change et l’on perd la mémoire… Moi je suis un nostalgique, un lecteur invétéré de la somme que Georges Corvington a consacrée à Port au Prince au cours des ans. Dans cette ville, le mot et la chose peuvent être différents, le problème de la mémoire reste fondamental.»
Pour donner plus de chance à ses auteurs (et rembourser son crédit…) Saint-Eloi inventeraLivres en folie, une manifestation littéraire qui continue d’avoir lieu chaque année dans la capitale haïtienne, au mois de juin. Les auteurs y sont en signature et le public s’y précipite en masse du matin au soir.
Génération Mémoire
Dans ces années 90, la maison d’édition Mémoire ressemble à une table ouverte, le poète Georges Castera en devient le directeur littéraire, et lance avec Rodney la revue littéraire Boutures. Son catalogue s’enrichit peu à peu des écrits de René Depestre, Emile Ollivier, Dany Laferrière. C’est du Québec, où les deux derniers résident, que Rodney Saint-Eloi a entendu «un nouveau monde venir», loin des questions de territorialité revendiquées par ses aînés.
«La question d’être écrivain haïtien seulement si l’on écrit d’Haïti, et tout ce qui concernait le nationalisme n’était pas mon débat. Quand j’ai lu Dany Laferrière, ce fut comme un médicament. Je poursuivais alors mes études à Québec, en littérature francophone. Je ne le connaissais pas, mais je ne pensais pas qu’on pouvait écrire autrement qu’un Jacques Stephen Alexis ou qu’un Jacques Roumain, et voilàComment faire l’amour avec un nègre sans se fatiguer! Je ne dis pas que c’était le meilleur livre qui soit, mais il était d’une telle audace!»
«En Haïti, la tradition voulait qu’ on ne parle pas de soi, qu’on parle de Dessalines. Dany Laferrière, lui, écrivait pour se raconter. A la télévision il disait qu’en Haïti on ne baise pas à cause de la promiscuité, et que l’on est frustré. Lui, venait de découvrir, au Québec, des chambres qui fermaient à clé…»
En 2001, pour un certain nombre de raisons conjuguées, Rodney Saint-Eloi quitte Haïti et s’installe au Québec, espérant continuer d’éditer entre un pays et l’autre, mais encore faut-il que l’électricité et les moyens de communication de base lui permettent de rester en relation de travail étroite avec Georges Castera à Port-au-Prince.
Ce ne sera malheureusement pas le cas… Il n’abandonne pas pour autant l’espoir de l’édition, et tout en pratiquant divers métiers, dont pendant un an, la direction du Centre d'information et de documentation haïtienne, caribéenne et afro-canadienne (Cidihca), il parvient à remettre sur pied, dès 2003, une nouvelle structure baptisée Mémoire d’encrier.
Dans un pays où l’aide à l’édition est importante, l’éditeur bénéficie de l’appui fédéral en tant que résident, mais pas des subventions qui ne sont accordées par la province de Québec qu’aux seuls détenteurs d’un passeport québécois. Ce n’est pas son cas. Rodney Saint-Eloi a gardé son passeport haïtien, et ne fait donc pas partie des éditeurs «agréés». De plus, il publie des livres non «admissibles» au chapitre des subventions réservées aux auteurs québécois.
Le grand apport vient du gouvernement fédéral, sous la forme de ces billets d’avion et autres formes de soutien à ses voyages, qui lui permettent de se déplacer dans le monde avec cette belle diversité qu’il sème et fait fleurir de salons du livre en festivals littéraires.
Audace et fantaisies
Au catalogue de Mémoire d’encrier, que l’éditeur pense comme un véritable fonds, conscient du temps qu’il faut pour vendre en s’appuyant sur les réseaux francophones et les universités, on trouve aussi bien du côté haïtien le grand poète Davertige qu’un jeune talent nommé Makenzy Orcel. Lequel sera repris par les éditions Zulma pour la rentrée littéraire française pour son premier roman Les immortelles, comme quoi, ses découvertes font du chemin.
Son métier d’éditeur repose, dit Rodney Saint-Eloi, sur sa propre capacité d’étonnement devant un texte, autant que sur celle d’oser ce que les autres ne sont pas assez fous pour publier: un hommage à Bolya, un polar haïtien, la réédition de la réponse de son compatriote haïtien Anthénor Firmin à Gobineau: De l’égalité des races. Un livre sur les printemps arabes…
Saint-Eloi voit son métier comme «un beau risque», tourne son regard vers l’ailleurs, toujours, et l’Afrique, souvent. A peine a-t-il quitté le salon du livre de Québec 2012 qu’il songe à y faire venir, en 2013, des auteurs du Sénégal. Il attend des nouvelles de Boubacar Boris Diop, un texte de Souleymane Bachir Diagne, un autre de Felwine Sarr, sans oublier Ken Bugul…
Comme de nombreux Haïtiens, dès la période des indépendances africaines, venus renforcer le contingent de l’enseignement, des artistes comme Jacqueline Lemoine, des écrivains commeRoger Dorsinville, dont Mémoire d'encrier publie un portrait étonnant de Dakar dans Poétique de l’exil, Rodney Saint-Eloi a tissé au fil des ans avec le Sénégal une relation particulière.
Souvenirs de Gorée
«A Gorée, je me suis senti chez moi, le Sénégal est devenu pour moi le royaume de ce monde. J’ai été élevé dans un tel conflit avec l’identité noire… En Haïti, le noir est le “neg ginen”, le “neg ti zorey” et j’entendais ma sœur, du côté paternel mûlatre, qui me parlait des “hommes de couleur” sans même se rendre compte… Dans les boites de Dakar je découvrai que les noirs dansaient, sans être, comme en Haïti, une minorité!»
Saint-Louis du Sénégal fait partie des lieux, comme Cuba ou Marrakech, où l’éditeur cède la place à l’écrivain, dès lors que le premier a réussi à s’organiser enfin pour laisser œuvrer le poète.
«L’important pour moi est d’écrire avec la pensée inquiète du monde, quelque soit le contexte…»
Un récit sur ces trois femmes qui présidèrent à son destin est en cours, tout comme un recueil de poèmes qui viendrait répondre à cette question que même son proche entourage lui pose et lui repose: qui es-tu?
Il a commencé à se dire un peu dans Haïti Kembé là!, paru chez Michel Lafon avec une préface de Yasmina Khadra, au lendemain du séïsme du 12 janvier 2010 en Haïti.
Au même moment, l’éditeur entrait en concurrence loyale avec l’écrivain: Dany Laferrière donnait son Tout bouge autour de moi à Mémoire d’encrier alors que la maison était en difficulté.15.000 exemplaires, c’était reparti! En signe d’une amitié scellée dès les débuts de l’éditeur, qui publia en 2005 Mes années dans la vieille Ford.
Ecrivain, éditeur? A peine Saint-Eloi a-t-il commencé à se mettre au travail que la préoccupation de l’autre revient quémander sa place: la centaine de pages à lire par jour après que son directeur littéraire, Max Dorsinville, les a mises de côté, au fil des premières lectures de manuscrits. Les demandes de ses compatriotes haïtiens qui ignorent souvent que le métier d’éditeur consiste d’abord à dire non…
Cette pensée inquiète qui le fait écrire le poursuit jusqu’au moment de sa propre publication, au point qu’il a lui-même envoyé par la poste aux éditions Mémoire d’encrier son dernier manuscrit, signé Wyclef Jean Ollivier. Son directeur littéraire le lui a apporté avec la mention:
«A publier absolument!»
L’homme ainsi se divise, comme depuis toujours entre ses diverses appartenances. Haïtien pour la communauté québécoise, québécois pour la communauté haïtienne quand elle a besoin d’aide. Il peine à être chez lui de retour en Haïti, où il sent qu’on le prie de repartir «chez lui à Montréal», une semaine plus tard…
Homme intrépide
Rodney Saint-Eloi ne s’arrête donc pas. Même si on parvient à le trouver quand-même derrière son bureau, au siège de Mémoire d’encrier, trois employés, situé dans La Petite Italie de Montréal. Toujours dans ce déplacement proche du tremblement prôné par Edouard Glissant, il applique aussi de ce maître, la notion de relation, au quotidien.
«Dans celle que je vis avec les Indiens par exemple, il y a, tout au fond, le souvenir de ceux qui habitaient Haïti bien avant nous et qui me faisaient rêver… »
Celle qu’il vit avec les Québécois est habitée par la formule qui veut que ces derniers soient les«nègres blancs d’Amérique»:
«Ils ont l’humilité de ceux qui n’ont pas conquis. Il faut lire le poème Speak white de Michèle Lalonde pour savoir quelque chose de ces Anglais qui demandaient aux Québécois pauvres qu’ils avaient pour domestiques, de parler leur langue… »
C’est avec une cinquantaine d’auteurs québécois que l’éditeur viendra fêter en Haïti, en 2013, les dix ans de Mémoire d’encrier, pour que la relation s’établisse aussi dans l’autre sens. Libraires et éditeurs seront de la partie, en porteurs des lettres québécoises.
«Pourquoi Gaston Miron n’est-il pas connu en Haïti?»
Mais oui, pourquoi? Il suffisait que quelqu’un s’en étonne… Par exemple, Rodney Saint-Eloi.
Valérie Marin La Meslée
http://www.slateafrique.com/86379/rencontre-avec-rodney-saint-eloi-editeur-haitien-vivant-a-quebec-ponts-entre-l-afrique-et-haiti
Par où commencer? Les dreadlocks rassemblées en queue de cheval, le phrasé cadencé d’une parole qui convaincrait les plus indifférents, le rire le plus large qu’on n’ait jamais entendu (augmente-t-il avec les kilomètres d’exil?). Haïtien de naissance, Rodney Saint-Eloi est quasiment Québécois d’adoption.
Mais on pourrait aussi bien l’imaginer Amérindien, en le voyant si proche des auteurs autochtones qu’il publie dans sa maison d’édition montréalaise, Mémoire d’encrier. Africain? Bien sûr, et même Sérère pour ses amis sénégalais qui le surnomment «wagane» (l’invincible)... Cet esprit libre n’a que faire des frontières, d’aucune sorte. Il est autant écrivain et poète qu’éditeur et passeur de talents.
Sur son stand, au salon du livre de Québec, il occupe chaque année cet espace de la «diversité culturelle», où les visiteurs apprécient une matinée amérindienne ou haïtienne avec autant de surprise que d’intérêt.
«Quand je publie les Amérindiens, ici, cela peut surprendre, car, pour beaucoup de Quebécois, ils sont toujours dans la réserve à “se saouler la gueule”. Ma relation décomplexée d’Haïtien à cette histoire me permet ce regard, et mon engagement éditorial.» Qui porte ses fruits!
Le premier roman de la jeune innue Naomi Fontaine,Kuessipan est déjà réédité pour la troisième fois. Et quand Mémoire d’encrier lance le recueil de la poétesse amérindienne Joséphine Bacon, à la librairie Olivieri de Montréal, il faut fermer les portes, tant les gens affluent.
La soirée est gagnée quand l’éditeur reçoit cette confidence d’un Québecois présent:«Merci. Je pensais que j’allais mourir sans voir ça.»
Sangs mêlés
Qu’il soit à Québec, à 93% peuplée de Québécois, (on y trouve à peine un millier de ses compatriotes haïtiens, alors qu’ils sont plus de 100.000 à Montréal) ou ailleurs, Saint-Eloi travaille à cet art du «vivre ensemble» qui depuis toujours, le fait avancer.
D’où lui vient ce nom que l’on n’oublie pas? «Seuls les voleurs ont deux noms», dit-on en Haïti, où il a vu le jour en 1963, dans la petite ville de Cavaillon, au Sud de Port-au-Prince. Lui, porte celui de la mère.
«Vous entendez les résonances coloniales? Entre le bon Saint-Eloi et la ville du sud de la France…»
Quant à Rodney… Mystère! Peut-être le prénom d’un amiral anglophone de passage dans l’histoire de son île? Le patronyme Saint-Eloi, en tout cas, l’affirme comme l’enfant chéri d’une dynastie de femmes, mère, grand-mère, grand-grand-mère, (littéralement du créole) qui a«comploté» pour que ce garçon né hors mariage devienne «quelqu’un».
Le voici vous racontant sa vie comme s’il en écrivait déjà le roman. Le père? «Une petite enveloppe brune». Celle que l’enfant né grimaud, reçoit chaque mois de son père absent. Le pharmacien mulâtre participe ainsi à l’éducation de son fils, élevé par sa mère, femme noire et modeste, qui chaque jour à l’aube, s’en va travailler à l’usine.
Adolescence livresque
L’ascendance paternelle lui vaut d’être appelé dès l’enfance «docteur ingénieur». Sa voie est tracée vers l’excellence, il passe par le meilleur kindergarden de Port-au Prince, puis entre au collège canado-haïtien, comme l’écrivain Dany Laferrière et d’autres avant lui.
Rien, dans ce début de parcours, ne le prédisposait pourtant à devenir homme de livres et de littérature.
«Le livre, c’était d’abord la Bible, raconte-t-il, dont mon arrière grand-mère chantait les versets par cœur au point que j’étais sûr qu’elle savait lire… »
Ensuite, sa grand-mère poursuivra le rythme des récitations avec les chants protestants. Pas étonnant que le dernier recueil de poèmes de Saint-Eloi s’intitule Récitatif au pays des ombres. Il y rend un poignant hommage à son aïeule Tida, ainsi qu’à Port-au-Prince, dans de superbes pages.
L’écriture a commencé dès le collège, où il joue l’écrivain public comme président du comité des élèves.
«Quand certains arrivaient en retard, il fallait qu’ils fournissent un justificatif, au risque d’être renvoyés pour indiscipline. Ce qui ne pouvait pas arriver puisque j’étais toujours à les défendre en leur inventant moi-même des excuses: il fallait me mettre dans la tête des autres, en l’occurrence de leurs parents, imaginer des situations, trouver des tons différents selon la famille… Très vite aussi, j’ai été celui qui relisait les lettres d’amour des copains. Ils m’appelaient “l’écrivain”.»
En récompense pour ses bonnes notes, l’élève brillant reçoit des livres, et encore des livres. Entré au pays de l’écrit qui ouvre le monde, le jeune homme se met à l’ouvrage, et comme tout aspirant en littérature à Port-au-Prince, envoie ses textes au grand quotidien haïtien, Le Nouvelliste. Qui les publie. Rodney Saint-Eloi est vite repéré par le milieu intellectuel.
L’écrivain Lyonel Trouillot l’invite à rentrer dans l’équipe de ses Cahiers du Vendredi. Le jeune poète enseigne la littérature au collège à cette période, mais bientôt, l’historien Pierre Buteau le présente au directeur du Nouvelliste qui recherche quelqu’un pour diriger ses pages culturelles.
«J’ai été reçu à 10H, j’ai commencé à 11H! Haïti, c’est ça, on n’a pas d’école, on apprend sur le terrain.»
Il lance un supplément littéraire au quotidien après avoir avidement consulté ceux des journaux occidentaux, en se rendant chaque jour à la librairie La Pléaïde. Apprendre en faisant…
Editeur engagé
A la fin des années 80, il publie à compte d’auteur son premier recueil de poèmes Graffitis pour l’aurore, préfacé par le poète René Philoctète qui le considère comme un fils. A l’époque, une seule maison d’édition, Deschamps, a pignon sur rue à Port-au-Prince, mais va faire faillite.
Le propriétaire du Nouvelliste, Max Chauvet, réédite le recueil de Saint-Eloi sur les presses de son Imprimerie II, et se dit prêt à le soutenir dans l’aventure éditoriale qui tente le jeune homme, en lui faisant crédit. La maison Mémoire voit le jour, en 1991 à Port-au-Prince, et commence par publier de grands haïtiens, dont Frankétienne, puis ce que l’histoire littéraire retient déjà comme«la génération Mémoire».
Et pourquoi Mémoire?
«Parce que le temps haïtien est un temps accéléré. Un nom peut tomber, personne ne le ramasse, les rues n’ont pas d’adresse fixe, tout change et l’on perd la mémoire… Moi je suis un nostalgique, un lecteur invétéré de la somme que Georges Corvington a consacrée à Port au Prince au cours des ans. Dans cette ville, le mot et la chose peuvent être différents, le problème de la mémoire reste fondamental.»
Pour donner plus de chance à ses auteurs (et rembourser son crédit…) Saint-Eloi inventeraLivres en folie, une manifestation littéraire qui continue d’avoir lieu chaque année dans la capitale haïtienne, au mois de juin. Les auteurs y sont en signature et le public s’y précipite en masse du matin au soir.
Génération Mémoire
Dans ces années 90, la maison d’édition Mémoire ressemble à une table ouverte, le poète Georges Castera en devient le directeur littéraire, et lance avec Rodney la revue littéraire Boutures. Son catalogue s’enrichit peu à peu des écrits de René Depestre, Emile Ollivier, Dany Laferrière. C’est du Québec, où les deux derniers résident, que Rodney Saint-Eloi a entendu «un nouveau monde venir», loin des questions de territorialité revendiquées par ses aînés.
«La question d’être écrivain haïtien seulement si l’on écrit d’Haïti, et tout ce qui concernait le nationalisme n’était pas mon débat. Quand j’ai lu Dany Laferrière, ce fut comme un médicament. Je poursuivais alors mes études à Québec, en littérature francophone. Je ne le connaissais pas, mais je ne pensais pas qu’on pouvait écrire autrement qu’un Jacques Stephen Alexis ou qu’un Jacques Roumain, et voilàComment faire l’amour avec un nègre sans se fatiguer! Je ne dis pas que c’était le meilleur livre qui soit, mais il était d’une telle audace!»
«En Haïti, la tradition voulait qu’ on ne parle pas de soi, qu’on parle de Dessalines. Dany Laferrière, lui, écrivait pour se raconter. A la télévision il disait qu’en Haïti on ne baise pas à cause de la promiscuité, et que l’on est frustré. Lui, venait de découvrir, au Québec, des chambres qui fermaient à clé…»
En 2001, pour un certain nombre de raisons conjuguées, Rodney Saint-Eloi quitte Haïti et s’installe au Québec, espérant continuer d’éditer entre un pays et l’autre, mais encore faut-il que l’électricité et les moyens de communication de base lui permettent de rester en relation de travail étroite avec Georges Castera à Port-au-Prince.
Ce ne sera malheureusement pas le cas… Il n’abandonne pas pour autant l’espoir de l’édition, et tout en pratiquant divers métiers, dont pendant un an, la direction du Centre d'information et de documentation haïtienne, caribéenne et afro-canadienne (Cidihca), il parvient à remettre sur pied, dès 2003, une nouvelle structure baptisée Mémoire d’encrier.
Dans un pays où l’aide à l’édition est importante, l’éditeur bénéficie de l’appui fédéral en tant que résident, mais pas des subventions qui ne sont accordées par la province de Québec qu’aux seuls détenteurs d’un passeport québécois. Ce n’est pas son cas. Rodney Saint-Eloi a gardé son passeport haïtien, et ne fait donc pas partie des éditeurs «agréés». De plus, il publie des livres non «admissibles» au chapitre des subventions réservées aux auteurs québécois.
Le grand apport vient du gouvernement fédéral, sous la forme de ces billets d’avion et autres formes de soutien à ses voyages, qui lui permettent de se déplacer dans le monde avec cette belle diversité qu’il sème et fait fleurir de salons du livre en festivals littéraires.
Audace et fantaisies
Au catalogue de Mémoire d’encrier, que l’éditeur pense comme un véritable fonds, conscient du temps qu’il faut pour vendre en s’appuyant sur les réseaux francophones et les universités, on trouve aussi bien du côté haïtien le grand poète Davertige qu’un jeune talent nommé Makenzy Orcel. Lequel sera repris par les éditions Zulma pour la rentrée littéraire française pour son premier roman Les immortelles, comme quoi, ses découvertes font du chemin.
Son métier d’éditeur repose, dit Rodney Saint-Eloi, sur sa propre capacité d’étonnement devant un texte, autant que sur celle d’oser ce que les autres ne sont pas assez fous pour publier: un hommage à Bolya, un polar haïtien, la réédition de la réponse de son compatriote haïtien Anthénor Firmin à Gobineau: De l’égalité des races. Un livre sur les printemps arabes…
Saint-Eloi voit son métier comme «un beau risque», tourne son regard vers l’ailleurs, toujours, et l’Afrique, souvent. A peine a-t-il quitté le salon du livre de Québec 2012 qu’il songe à y faire venir, en 2013, des auteurs du Sénégal. Il attend des nouvelles de Boubacar Boris Diop, un texte de Souleymane Bachir Diagne, un autre de Felwine Sarr, sans oublier Ken Bugul…
Comme de nombreux Haïtiens, dès la période des indépendances africaines, venus renforcer le contingent de l’enseignement, des artistes comme Jacqueline Lemoine, des écrivains commeRoger Dorsinville, dont Mémoire d'encrier publie un portrait étonnant de Dakar dans Poétique de l’exil, Rodney Saint-Eloi a tissé au fil des ans avec le Sénégal une relation particulière.
Souvenirs de Gorée
«A Gorée, je me suis senti chez moi, le Sénégal est devenu pour moi le royaume de ce monde. J’ai été élevé dans un tel conflit avec l’identité noire… En Haïti, le noir est le “neg ginen”, le “neg ti zorey” et j’entendais ma sœur, du côté paternel mûlatre, qui me parlait des “hommes de couleur” sans même se rendre compte… Dans les boites de Dakar je découvrai que les noirs dansaient, sans être, comme en Haïti, une minorité!»
Saint-Louis du Sénégal fait partie des lieux, comme Cuba ou Marrakech, où l’éditeur cède la place à l’écrivain, dès lors que le premier a réussi à s’organiser enfin pour laisser œuvrer le poète.
«L’important pour moi est d’écrire avec la pensée inquiète du monde, quelque soit le contexte…»
Un récit sur ces trois femmes qui présidèrent à son destin est en cours, tout comme un recueil de poèmes qui viendrait répondre à cette question que même son proche entourage lui pose et lui repose: qui es-tu?
Il a commencé à se dire un peu dans Haïti Kembé là!, paru chez Michel Lafon avec une préface de Yasmina Khadra, au lendemain du séïsme du 12 janvier 2010 en Haïti.
Au même moment, l’éditeur entrait en concurrence loyale avec l’écrivain: Dany Laferrière donnait son Tout bouge autour de moi à Mémoire d’encrier alors que la maison était en difficulté.15.000 exemplaires, c’était reparti! En signe d’une amitié scellée dès les débuts de l’éditeur, qui publia en 2005 Mes années dans la vieille Ford.
Ecrivain, éditeur? A peine Saint-Eloi a-t-il commencé à se mettre au travail que la préoccupation de l’autre revient quémander sa place: la centaine de pages à lire par jour après que son directeur littéraire, Max Dorsinville, les a mises de côté, au fil des premières lectures de manuscrits. Les demandes de ses compatriotes haïtiens qui ignorent souvent que le métier d’éditeur consiste d’abord à dire non…
Cette pensée inquiète qui le fait écrire le poursuit jusqu’au moment de sa propre publication, au point qu’il a lui-même envoyé par la poste aux éditions Mémoire d’encrier son dernier manuscrit, signé Wyclef Jean Ollivier. Son directeur littéraire le lui a apporté avec la mention:
«A publier absolument!»
L’homme ainsi se divise, comme depuis toujours entre ses diverses appartenances. Haïtien pour la communauté québécoise, québécois pour la communauté haïtienne quand elle a besoin d’aide. Il peine à être chez lui de retour en Haïti, où il sent qu’on le prie de repartir «chez lui à Montréal», une semaine plus tard…
Homme intrépide
Rodney Saint-Eloi ne s’arrête donc pas. Même si on parvient à le trouver quand-même derrière son bureau, au siège de Mémoire d’encrier, trois employés, situé dans La Petite Italie de Montréal. Toujours dans ce déplacement proche du tremblement prôné par Edouard Glissant, il applique aussi de ce maître, la notion de relation, au quotidien.
«Dans celle que je vis avec les Indiens par exemple, il y a, tout au fond, le souvenir de ceux qui habitaient Haïti bien avant nous et qui me faisaient rêver… »
Celle qu’il vit avec les Québécois est habitée par la formule qui veut que ces derniers soient les«nègres blancs d’Amérique»:
«Ils ont l’humilité de ceux qui n’ont pas conquis. Il faut lire le poème Speak white de Michèle Lalonde pour savoir quelque chose de ces Anglais qui demandaient aux Québécois pauvres qu’ils avaient pour domestiques, de parler leur langue… »
C’est avec une cinquantaine d’auteurs québécois que l’éditeur viendra fêter en Haïti, en 2013, les dix ans de Mémoire d’encrier, pour que la relation s’établisse aussi dans l’autre sens. Libraires et éditeurs seront de la partie, en porteurs des lettres québécoises.
«Pourquoi Gaston Miron n’est-il pas connu en Haïti?»
Mais oui, pourquoi? Il suffisait que quelqu’un s’en étonne… Par exemple, Rodney Saint-Eloi.
Valérie Marin La Meslée
http://www.slateafrique.com/86379/rencontre-avec-rodney-saint-eloi-editeur-haitien-vivant-a-quebec-ponts-entre-l-afrique-et-haiti
samedi 28 avril 2012
DU MANQUE D'EDUCATION
Quand on observe le comportement de pas mal de gens, chez nous, en Haïti, on a tendance à dire qu'il s'agit d'un manque d'éducation. Je vous en cite quelques uns à titre démonstratifs :
1.- La désinvolture avec laquelle un conducteur baisse la vitre de sa voiture climatisée pour balancer un pot vide de « tampico » - jus de fruit vendu dans une petite bouteille en plastique recyclable-
2.- l'attitude de l'élève en uniforme qui jette en pleine rue le sachet d'eau qu'il vient juste de vider pour étancher sa soif,
3.- la marchande qui se baisse sans se soucier des regards pour vider sa vessie sur le trottoir,
4.- et enfin, la petite domestique "restavek" qui vient de créer son lot de fatras de plus sur la chaussée.
On est obligé de chercher et de trouver ce trait d'union qui soit si fort pour réunir des classes sociales si différentes à avoir un comportement aussi aberrant.
Je me pose la question, s’agit-il d’un problème d'éducation?
Ailleurs, chacun d'eux, sous d’autres latitudes, saura vite se comporter autrement, en tout cas, publiquement.
Quelque soit la couche dont il serait issu, aucun haïtien ne va se permettre cette liberté d'action dans les rues du pays de l'oncle Sam.
Serait ce pourquoi certains d'entre eux, frustrées de ne pas pouvoir donner libre court à leur spontanéité à patauger dans la malpropreté publique, négligent autant la propreté de leur logement?
Je voudrais particulièrement ici considérer le cas d'individus ayant bouclé leur cycle d'études au moins au niveau "high school".
Ils sont soumis à un environnement scolaire propre, tout est propre en dehors de chez eux.
Ils sont régulièrement à jour du point de vue technologique, les premiers à se procurer le dernier Iphone, l’Ipad et l’écran pal géant
Alors, ou se trouve notre problème? J'ai ma petite idée, mais je ne détiens pas le monopole de la vérité.
Et vous, continuez vous à croire qu'il s'agit de manque d'éducation?
Le débat est ouvert, faites valoir vos points de vue.
Carlie
sources: AFHES
http://www.afhes.org/
1.- La désinvolture avec laquelle un conducteur baisse la vitre de sa voiture climatisée pour balancer un pot vide de « tampico » - jus de fruit vendu dans une petite bouteille en plastique recyclable-
2.- l'attitude de l'élève en uniforme qui jette en pleine rue le sachet d'eau qu'il vient juste de vider pour étancher sa soif,
3.- la marchande qui se baisse sans se soucier des regards pour vider sa vessie sur le trottoir,
4.- et enfin, la petite domestique "restavek" qui vient de créer son lot de fatras de plus sur la chaussée.
On est obligé de chercher et de trouver ce trait d'union qui soit si fort pour réunir des classes sociales si différentes à avoir un comportement aussi aberrant.
Je me pose la question, s’agit-il d’un problème d'éducation?
Ailleurs, chacun d'eux, sous d’autres latitudes, saura vite se comporter autrement, en tout cas, publiquement.
Quelque soit la couche dont il serait issu, aucun haïtien ne va se permettre cette liberté d'action dans les rues du pays de l'oncle Sam.
Serait ce pourquoi certains d'entre eux, frustrées de ne pas pouvoir donner libre court à leur spontanéité à patauger dans la malpropreté publique, négligent autant la propreté de leur logement?
Je voudrais particulièrement ici considérer le cas d'individus ayant bouclé leur cycle d'études au moins au niveau "high school".
Ils sont soumis à un environnement scolaire propre, tout est propre en dehors de chez eux.
Ils sont régulièrement à jour du point de vue technologique, les premiers à se procurer le dernier Iphone, l’Ipad et l’écran pal géant
Alors, ou se trouve notre problème? J'ai ma petite idée, mais je ne détiens pas le monopole de la vérité.
Et vous, continuez vous à croire qu'il s'agit de manque d'éducation?
Le débat est ouvert, faites valoir vos points de vue.
Carlie
sources: AFHES
http://www.afhes.org/
Une soirée de gala par les pompiers de Bouvines pour les enfants d'Haïti
Janvier 2010. Un très violent
tremblement de terre ravage Haïti. ...
Des bâtiments s'effondrent par milliers, les secours affluent et,
parmi les équipes envoyées sur place, un groupe de pompiers du Nord s'installe
à Port-au-Prince. « On est restés quinze jours, explique le lieutenant
Patrick Boulen, de la caserne Lille-Bouvines, on a installé un hôpital de
campagne, fait du secours à personnes, assisté les orphelins.
» Des gamins grièvement blessés
retrouvés dans les décombres, souffrant de fractures ouvertes, nécessitant
parfois des amputations. « Ça nous a hyper marqué, on a secouru des
enfants de 8 ans déshydratés, affamés, abandonnés. »De retour en France,
les pompiers nordistes ne veulent pas s'arrêter là : « On s'est dit qu'il
fallait continuer à aider les orphelins.
» Ainsi naît l'association
Haïchtis, qui organise cet après-midi et ce soir un gala en faveur des enfants
haïtiens, à Villeneuve-d'Ascq.
Au programme : une exposition de toiles
haïtiennes et de photos et, en soirée, un concert swing par les Dispos de
Chéreng (dont est membre Patrick Boulen), puis la pièce de théâtre Love Letter.
L'argent récolté ira à « la construction d'un dispensaire au profit des
enfants haïtiens ». • A. D.
Aujourd'hui de 15 h à 20 h, salle
Alfred-Dequesnes, 46, rue Jean-Baptiste-Bonte à Villeneuve-d'Ascq. 6 E.
Libellés :
2007 ANNEE JACQUES ROUMAIN,
HAITI SOLIDARITE
jeudi 26 avril 2012
PLAIDOYER POUR LE DROIT A LA VIE
DROITS, DEVOIRS ET INTERDITS
L’équilibre de toute société humaine repose sans doute sur une sorte de triptyque par l’enchevêtrement des droits des devoirs et des interdits. Les interdictions et les prohibitions sont toujours posées ou envisagées en sous entendu pour ne pas porter atteinte ou enlever de l’importance aux LIBERTES.
On est libre certes, mais…
Cette liberté est encadrée par des lois. Heureusement d’ailleurs. L’histoire de l’humanité regorge d’exemple de mauvaise interprétation de cette notion de liberté qui a conduit à des catastrophes horribles. Dont nous gardons malheureusement conscient ou inconsciemment des cicatrices qui ne s’effaceront sans doute jamais.
Il est vrai que l’on est souvent plus enclin à défendre ses droits ou le droit des autres que de respecter et accomplir ses devoirs.
Je n’ai jamais vu personnellement une manifestation pour vanter l’exercice de ses devoirs.
En ce qui concerne les droits, je me trouve souvent médusé devant cette hiérarchisation politiquement correcte faite et acceptée par tous.
Que Dieu vous garde de dire merde à un journaliste. Vous risquez de provoquer une guerre, un coup d’Etat ou la chute d’un gouvernement selon les latitudes ou ce « coup de tonnerre » s’est produit. Le droit est souvent vécu comme une sorte de liberté acquise. Le droit d’informer ou la liberté d’expression sont des acquis d’une valeur inestimable. Là il s’agit d’un droit inaliénable. Heureusement d’ailleurs.
J’ai l’impression que ce droit est plus fondamental que le droit à l’eau, à s’alimenter, à s’éduquer par exemple. Ou simplement le droit à la vie !
Personnellement, le rapport avec la vie est intégré parmi les critères fondamentaux dans l’approche des caractéristiques d’une société ou d’une civilisation.
Le droit à la vie est un droit incontournable. Presque divin si on veut être croyant.
Récemment j’ai suivi un documentaire sur le comportement des bandes armées et des gangs au Salvador. J’ai eu des frissons quand un des membres de ces tristement fameux gangs ont confirmé que l’on pouvait tuer quelqu’un contre cinquante dollars !
Le prix d’une vie ?
Haïti fait face actuellement à un début de crise. Oui, il y a de la place pour une nouvelle crise en Haïti. Cette fois-ci elle met en vedette les membres de la Police Nationale d’Haïti et en quelque sorte le pouvoir Législatif. Cette crise a pris naissance en effet après l’assassinat par balles d’un agent de la Police.
La victime aurait été abattue quelques heures après une altercation entre le policier en service et un député de l’actuelle législature. Le policier aurait auparavant mis en détention à un des membres du corps de sécurité du député. Celui-ci pour faire asseoir son autorité de parlementaire jouissant de l’immunité, aurait proféré des menaces contre le policier qui sera abattu quelques heures plus tard.
Bien entendu, l’entourage du policier assassiné accuse le député et ses proches. La justice s’est saisie du cas et les choses semblent se dérouler normalement.
Lors de l’agression perpétrée contre l’agent de la police, celui-ci aurait riposté et tiré sur un des agresseurs atteint mortellement. Celui-ci aurait été pris en charge dans une clinique privé ou il aurait rendu l’âme. Selon les rumeurs qui circulent dans les rues, l’agresseur décédé ferait partie du personnel de sécurité du député en question. Je dis bien les rumeurs et que l’on note bien l’emploi du conditionnel dans le texte. Les rumeurs vont encore plus loin en laissant croire que le député aurait offert de l’argent à la famille de l’agresseur tuer pour un enterrement rapide.
Fort heureusement le commissaire du gouvernement en charge du dossier aurait eu vent de la situation et aurait récupéré de justesse le cadavre.
Les choses de chez nous ne se font pas comme ailleurs. Il faut y ajouter toujours un zeste de surnaturel, une pincée de fantaisie et un brin de l’imaginaire coloré et pittoresque de notre société.
Toujours est-il que les Policiers pour répudier et protester contre le crime perpétré contre leur collègue ont appelé à un mouvement de grève. La Police Nationale d’Haïti, le corps qui se trouve au premier plan dans la hiérarchie des forces de l’ordre, va en grève !
Ce matin là, la circulation automobile se fait dans un contexte très difficile car des barricades de pneus enflammées sont érigées paralysant le transit des véhicules.
La riposte des parlementaires ne se fait pas attendre. La direction générale de la Police Nationale est rudement critiquée. Certains vont jusqu’à demander la tête de Mario Andrésol, son directeur général.
Les jours à venir s’assombrissent davantage. Car il n’est pas dit que la situation trouve une issue favorable dans le plus bref délai.
Dans tout ça, un homme a été dépouillé de son droit de vivre. Peu importe la raison c’est définitivement trop facile !
Dernièrement un jeune étudiant a été abattu par balles. L’agresseur détenu et confronté aux parents du jeune homme a simplement présenté des excuses en disant qu’il s’était trompé en visant et qu’il avait voulu tirer sur quelqu’un d’autre.
Trop facile ! Quelle que soit la raison c’est définitivement trop facile !
Ces parents qui avaient tout misé sur leur enfant ne sauraient accepter cette excuse à bon marché.
Pendant se temps il faut se rappeler que toute l’attention de la chambre des députés est détournée vers un moment crucial dans la procédure de ratification du premier ministre désigné. Le dossier de ce député avec un soupçon d’implication dans l’assassinat du policier sera évoqué sans aucun doute. Des compromis pourront même être demandés contre un vote favorable. Dans ce cas quelle sera l’attitude des policiers ?
Et finalement on se rappellera que le président Martelly est encore convalescent à Miami, qu’un gouvernement démissionnaire gère les affaires courantes, que 6.000 hommes armées défilent dans les rues de la capitale et des grandes villes de province, que la saison des pluies fait déjà des dégâts, que les cas de choléra augmentent, que des milliers de familles vivent sous des tentes…
Il faudra une baguette magique pour démêler tout ça.
En attendant, il est facile de commencer à éduquer les gens autour de l’importance et du droit à la vie.
Un plaidoyer pour la vie reste un combat juste et universel.
Ce ne sera pas une voix qui clame dans le désert. C’est une voix qui peut sérieusement toucher les âmes arides et faire bourgeonner l’espoir et la vie !
Bonne journée à tous.
DL pour AFHES
http://www.afhes.org/
L’équilibre de toute société humaine repose sans doute sur une sorte de triptyque par l’enchevêtrement des droits des devoirs et des interdits. Les interdictions et les prohibitions sont toujours posées ou envisagées en sous entendu pour ne pas porter atteinte ou enlever de l’importance aux LIBERTES.
On est libre certes, mais…
Cette liberté est encadrée par des lois. Heureusement d’ailleurs. L’histoire de l’humanité regorge d’exemple de mauvaise interprétation de cette notion de liberté qui a conduit à des catastrophes horribles. Dont nous gardons malheureusement conscient ou inconsciemment des cicatrices qui ne s’effaceront sans doute jamais.
Il est vrai que l’on est souvent plus enclin à défendre ses droits ou le droit des autres que de respecter et accomplir ses devoirs.
Je n’ai jamais vu personnellement une manifestation pour vanter l’exercice de ses devoirs.
En ce qui concerne les droits, je me trouve souvent médusé devant cette hiérarchisation politiquement correcte faite et acceptée par tous.
Que Dieu vous garde de dire merde à un journaliste. Vous risquez de provoquer une guerre, un coup d’Etat ou la chute d’un gouvernement selon les latitudes ou ce « coup de tonnerre » s’est produit. Le droit est souvent vécu comme une sorte de liberté acquise. Le droit d’informer ou la liberté d’expression sont des acquis d’une valeur inestimable. Là il s’agit d’un droit inaliénable. Heureusement d’ailleurs.
J’ai l’impression que ce droit est plus fondamental que le droit à l’eau, à s’alimenter, à s’éduquer par exemple. Ou simplement le droit à la vie !
Personnellement, le rapport avec la vie est intégré parmi les critères fondamentaux dans l’approche des caractéristiques d’une société ou d’une civilisation.
Le droit à la vie est un droit incontournable. Presque divin si on veut être croyant.
Récemment j’ai suivi un documentaire sur le comportement des bandes armées et des gangs au Salvador. J’ai eu des frissons quand un des membres de ces tristement fameux gangs ont confirmé que l’on pouvait tuer quelqu’un contre cinquante dollars !
Le prix d’une vie ?
Haïti fait face actuellement à un début de crise. Oui, il y a de la place pour une nouvelle crise en Haïti. Cette fois-ci elle met en vedette les membres de la Police Nationale d’Haïti et en quelque sorte le pouvoir Législatif. Cette crise a pris naissance en effet après l’assassinat par balles d’un agent de la Police.
La victime aurait été abattue quelques heures après une altercation entre le policier en service et un député de l’actuelle législature. Le policier aurait auparavant mis en détention à un des membres du corps de sécurité du député. Celui-ci pour faire asseoir son autorité de parlementaire jouissant de l’immunité, aurait proféré des menaces contre le policier qui sera abattu quelques heures plus tard.
Bien entendu, l’entourage du policier assassiné accuse le député et ses proches. La justice s’est saisie du cas et les choses semblent se dérouler normalement.
Lors de l’agression perpétrée contre l’agent de la police, celui-ci aurait riposté et tiré sur un des agresseurs atteint mortellement. Celui-ci aurait été pris en charge dans une clinique privé ou il aurait rendu l’âme. Selon les rumeurs qui circulent dans les rues, l’agresseur décédé ferait partie du personnel de sécurité du député en question. Je dis bien les rumeurs et que l’on note bien l’emploi du conditionnel dans le texte. Les rumeurs vont encore plus loin en laissant croire que le député aurait offert de l’argent à la famille de l’agresseur tuer pour un enterrement rapide.
Fort heureusement le commissaire du gouvernement en charge du dossier aurait eu vent de la situation et aurait récupéré de justesse le cadavre.
Les choses de chez nous ne se font pas comme ailleurs. Il faut y ajouter toujours un zeste de surnaturel, une pincée de fantaisie et un brin de l’imaginaire coloré et pittoresque de notre société.
Toujours est-il que les Policiers pour répudier et protester contre le crime perpétré contre leur collègue ont appelé à un mouvement de grève. La Police Nationale d’Haïti, le corps qui se trouve au premier plan dans la hiérarchie des forces de l’ordre, va en grève !
Ce matin là, la circulation automobile se fait dans un contexte très difficile car des barricades de pneus enflammées sont érigées paralysant le transit des véhicules.
La riposte des parlementaires ne se fait pas attendre. La direction générale de la Police Nationale est rudement critiquée. Certains vont jusqu’à demander la tête de Mario Andrésol, son directeur général.
Les jours à venir s’assombrissent davantage. Car il n’est pas dit que la situation trouve une issue favorable dans le plus bref délai.
Dans tout ça, un homme a été dépouillé de son droit de vivre. Peu importe la raison c’est définitivement trop facile !
Dernièrement un jeune étudiant a été abattu par balles. L’agresseur détenu et confronté aux parents du jeune homme a simplement présenté des excuses en disant qu’il s’était trompé en visant et qu’il avait voulu tirer sur quelqu’un d’autre.
Trop facile ! Quelle que soit la raison c’est définitivement trop facile !
Ces parents qui avaient tout misé sur leur enfant ne sauraient accepter cette excuse à bon marché.
Pendant se temps il faut se rappeler que toute l’attention de la chambre des députés est détournée vers un moment crucial dans la procédure de ratification du premier ministre désigné. Le dossier de ce député avec un soupçon d’implication dans l’assassinat du policier sera évoqué sans aucun doute. Des compromis pourront même être demandés contre un vote favorable. Dans ce cas quelle sera l’attitude des policiers ?
Et finalement on se rappellera que le président Martelly est encore convalescent à Miami, qu’un gouvernement démissionnaire gère les affaires courantes, que 6.000 hommes armées défilent dans les rues de la capitale et des grandes villes de province, que la saison des pluies fait déjà des dégâts, que les cas de choléra augmentent, que des milliers de familles vivent sous des tentes…
Il faudra une baguette magique pour démêler tout ça.
En attendant, il est facile de commencer à éduquer les gens autour de l’importance et du droit à la vie.
Un plaidoyer pour la vie reste un combat juste et universel.
Ce ne sera pas une voix qui clame dans le désert. C’est une voix qui peut sérieusement toucher les âmes arides et faire bourgeonner l’espoir et la vie !
Bonne journée à tous.
DL pour AFHES
http://www.afhes.org/
L'Italien Nanni Moretti présidera le jury, qui compte quatre acteurs, quatre réalisateurs... et un couturier cinéphile.
La direction du Festival de Cannes a mis fin aux rumeurs mercredi soir en dévoilant la constitution complète du jury qui siégera autour du réalisateur italien Nanni Moretti pour attribuer la Palme d'or le 27 mai. La liste, déjà largement éventée par les indiscrétions, comprend huit jurés autour de leur président, dont quatre actrices et acteurs, autant de réalisateurs et le couturier Jean Paul Gaultier, la seule recrue extérieure au monde du cinéma mais cinéphile avéré.
Voici la liste des personnalités qui siégeront à partir du 16 mai sur la Croisette pour départager les 22 films en lice pour les sept prix de Cannes :
Jean Paul Gaultier : le couturier, promoteur de la marinière, a maintes fois exprimé le voeu de siéger un jour à Cannes et s'est souvent trouvé associé à l'univers du cinéma comme créateur de costumes pour Pedro Almodóvar, pour Jeunet et Caro (La cité des enfants perdus) ou Luc Besson (Le cinquième élément).
Hiam Abbass : actrice, réalisatrice palestinienne née en Galilée (La fiancée syrienne, Miral, Free Zone d'Amos Gitaï - en compétition à Cannes en 2005 - ou La porte du soleil de Yousry Nasrallah, en sélection officielle à Cannes en 2004).
Andrea Arnold : réalisatrice et scénariste britannique, Oscar du meilleur court-métrage en 2004, en compétition à Cannes dès son premier long (Red Road, 2006, Prix du Jury) et de nouveau Prix du jury pour Fish Tank en 2009.
Emmanuelle Devos : actrice française en sélection cannoise dès 1996 avec Comment je me suis disputé (ma vie sexuelle) d'Arnaud Desplechin, consacrée en 2001 avec Sur mes lèvres de Jacques Audiard, qui lui offre le César de la meilleure actrice.
Diane Kruger : actrice allemande qui mène une carrière internationale depuis Troie (2004), en sélection à Cannes en 2005 pour Joyeux Noël de Christian Carion (également nommé à l'Oscar du meilleur film étranger). Actuellement à l'affiche des Adieux à la reine de Benoît Jacquot.
Ewan McGregor : acteur britannique de stature internationale à travers Trainspotting de Danny Boyle (en compétition à Cannes 1996), les Star Wars de George Lucas (2002-2005), ou Moulin Rouge de Baz Luhrmann qui ouvre le Festival en 2001. Il a tourné depuis avec Woody Allen, Roman Polanski (The Ghost Writer, 2010).
Alexander Payne : réalisateur, scénariste et producteur américain sélectionné à Cannes en 2002 (Monsieur Schmidt), deux fois oscarisé, pour Sideways en 2004 et cette année pour The Descendants, avec George Clooney.
Raoul Peck : réalisateur, scénariste, producteur haïtien élevé au Congo, en France, en Allemagne et auxÉtats-Unis et ancien ministre de la Culture en Haïti, il est venu en compétition à Cannes pour L'homme sur les quais (1993) et Lumumba, (Quinzaine des réalisateurs, 2000).
Raoul Peck, né en Haïti, quitte le pays en 1961 pour le Congo car ses parents ont voulu foir la dictature desDuvalier. Après son diplôme d'ingénieur obtenu à l'Université de Berlin, il devient journaliste et photographe. Après plusieurs courts métrages, il entre à l'Académie du film et de la télévision de Berlin où il fait son premier long métrage : Haitian Corner. Il enchaîne avec un documentaire sur Patrice Lumumba, qui sera le sujet d'une fiction intitulé Lumumba réalisé en 2000. En 1994, il évoque la dictature sous les Duvalier dans L' Homme sur les quais. Professeur à l'Université de New York de 1994 à 1995, il devient ministre de la culture de la République d'Haïti jusqu'en 1997. En mai 2000, Raoul Peck est nommé par Catherine Tasca président de la Commission d'aides sélectives aux pays en voie de développement (Fonds sud).
http://www.lepoint.fr/culture/cannes-2012-le-jury-26-04-2012-1455521_3.php
Rencontre avec Rachelle Jeanty une ambassadrice du gospel
Samedi soir, les voûtes de l'église Sainte-Marguerite résonnaient d'un style de chants évangéliques ... inhabituels : le gospel. Sous les efforts conjoints de Maxime Dufossé, ami de la chanteuse, et de Michel Lembré, président du comité des fêtes, la chanteuse professionnelle a accepté le déplacement de Berlin pour dédier ce concert au public de la région.
Une vie parsemée d'expériences
Peu avant la représentation, nous avons fait la connaissance de Rachelle Jeanty : originaire d'une famille haïtienne, née à New-York, élevée à Montréal, elle réside actuellement à Berlin après avoir transité par Paris. « À l'âge de 3 ans, j'occupais déjà la scène pour la danse en compagnie de jeunes Haïtiens qui voulaient retrouver leur racine, et qui avaient contacté mon père, grand chorégraphe à l'époque », commente l'artiste. Le chant est devenu plus précis dans son adolescence, en pratiquant le chant choral. « Mon parcours professionnel a vraiment débuté en tant que choriste avec différents artistes tels que Céline Dion pendant 2 ans, Véronique Sanson, Johnny Halliday, Eddy Mitchell, Robert Charlebois.
Progressivement, ma vie se voit partagée de deux parcours, celui de choriste et en parallèle une production en solo avec des compositions francophones.
Après de nombreuses interprétations françaises, le jazz, qui appartient à ma première passion, est revenu me chercher, le lien est profond. » Connue et reconnue des experts du jazz, elle se distingue au Montréal Jazz festival et participe aux Francofolies de Montréal.
Le concert
Le concert de ce soir est plus un assemblage de gospel, de soul music, et de quelques morceaux pop à vocation spirituelle. Rachelle s'adresse au public à travers des compositions philosophiques, marquées de son parcours spirituel. Quelques arrangements personnels des chansons de John Lennon et de Stevie Wonder élargissent agréablement le répertoire. Les variations vocales sont aisées, la voix sensuelle est de velours. Le concert est riche en talent et en émotions.
À la question des ateliers de chants qui sont organisés dans le cadre de la tournée, Rachelle précise que chanter tous ensemble et partager la joie sont les empreintes de la tradition gospel. C'est aussi une initiation aux bases d'accompagnement d'une chanteuse professionnelle, une expérience qu'elle se promet de partager lors d'un prochain retour, la séance programmée dimanche ayant dû être annulée pour des raisons extérieures. • CHRISTIAN QUÉVA (CLP)
Contact : Organisateur concert France, Tél : 06 11 60 42 69.
http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Bethune/actualite/Autour_de_Bethune/Bas_Pays/2012/04/26/article_rencontre-avec-rachelle-jeanty-une-ambas.shtml#Séquence_1
SEAN PENN RECOIT UN PRIX POUR SON ENGAGEMENT EN FAVEUR D’HAITI
Sean Penn reçoit un prix pour son engagement en faveur d'Haïti - Publié le 26/04/2012 à 10:23
L'acteur en a profité pour lancer un nouvel appel à la mobilisation en faveur du pays le plus pauvre des Amériques, pour lequel il se mobilise au sein de l'organisation J/P Haitian Relief Organization qu'il a fondé.
L'acteur américain Sean Penn a reçu mercredi un prix récompensant son engagement humanitaire en faveur d'Haïti, à l'occasion du Sommet mondial des Lauréats du Prix Nobel de la Paix qui se tient à Chicago.
L'acteur en a profité pour lancer un nouvel appel à la mobilisation en faveur du pays le plus pauvre des Amériques, pour lequel il se mobilise au sein de l'organisation J/P Haitian Relief Organization qu'il a fondé.
"Il faudrait un lauréat de poésie pour décrire le courage et la dignité du peuple haïtien", a affirmé Sean Penn, après avoir accepté le prix lors de ce 12e Sommet mondial.
"Aucun peuple sur terre ne souhaite autant que (celui d'Haïti) s'en sortir seul", a-t-il dit. "Mais, comme disait Martin Luther King, on peut dire à un homme de se débrouiller seul, mais on ne peut pas lui dire de le faire sans bottes".
Plus de deux ans après le séisme qui avait ravagé Haïti en janvier 2010, plus de 500.000 Haïtiens vivent encore dans des camps de déplacés.
"Jetez un coup d'oeil (au camp) Cité Soleil, où 240.000 Haïtiens --hommes, femmes et enfants-- dorment à chaque moindre pluie dans une eau noire faite d'eaux usées, de toxines et de déchets", a lancé l'acteur. "Où les viols et les agressions par arme à feu sont quotidiens".
Près de 150 personnes ont été tuées, le plus souvent par balles, en Haïti depuis le début de l'année, a comptabilisé à la mi-mars le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH). L'organisation de défense des droits de l'homme se disait alors "préoccupée par les actes d'insécurité et de criminalité" dans le pays.
http://www.lepoint.fr/ces-gens-la/sean-penn-recoit-un-prix-pour-son-engagement-en-faveur-d-haiti-26-04-2012-1455358_264.php
L'acteur en a profité pour lancer un nouvel appel à la mobilisation en faveur du pays le plus pauvre des Amériques, pour lequel il se mobilise au sein de l'organisation J/P Haitian Relief Organization qu'il a fondé.
L'acteur américain Sean Penn a reçu mercredi un prix récompensant son engagement humanitaire en faveur d'Haïti, à l'occasion du Sommet mondial des Lauréats du Prix Nobel de la Paix qui se tient à Chicago.
L'acteur en a profité pour lancer un nouvel appel à la mobilisation en faveur du pays le plus pauvre des Amériques, pour lequel il se mobilise au sein de l'organisation J/P Haitian Relief Organization qu'il a fondé.
"Il faudrait un lauréat de poésie pour décrire le courage et la dignité du peuple haïtien", a affirmé Sean Penn, après avoir accepté le prix lors de ce 12e Sommet mondial.
"Aucun peuple sur terre ne souhaite autant que (celui d'Haïti) s'en sortir seul", a-t-il dit. "Mais, comme disait Martin Luther King, on peut dire à un homme de se débrouiller seul, mais on ne peut pas lui dire de le faire sans bottes".
Plus de deux ans après le séisme qui avait ravagé Haïti en janvier 2010, plus de 500.000 Haïtiens vivent encore dans des camps de déplacés.
"Jetez un coup d'oeil (au camp) Cité Soleil, où 240.000 Haïtiens --hommes, femmes et enfants-- dorment à chaque moindre pluie dans une eau noire faite d'eaux usées, de toxines et de déchets", a lancé l'acteur. "Où les viols et les agressions par arme à feu sont quotidiens".
Près de 150 personnes ont été tuées, le plus souvent par balles, en Haïti depuis le début de l'année, a comptabilisé à la mi-mars le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH). L'organisation de défense des droits de l'homme se disait alors "préoccupée par les actes d'insécurité et de criminalité" dans le pays.
http://www.lepoint.fr/ces-gens-la/sean-penn-recoit-un-prix-pour-son-engagement-en-faveur-d-haiti-26-04-2012-1455358_264.php
Haïti : les pluies font 9 morts
Neuf personnes ont été tuées dans différentes régions d'Haïti frappées ces derniers jours par de fortes pluies qui ont entraîné des inondations et des éboulements alors que les autorités ont décrété hier l'alerte orange, a annoncé la Protection civile. Deux personnes sont mortes dans les environs de Port-au-Prince dans l'effondrement d'une maison. "Sept victimes ont été dénombrées dans trois autres départements. Elles ont été emportées par des rivières en crue", a indiqué Edgard Célestin, responsable de communication au bureau de la Protection civile d'Haïti.
"Nous avons décrété l'alerte orange sur l'ensemble du pays en raison des fortes pluies prévues et des risques d'inondations et de glissements de terrain que les averses peuvent provoquer", a déclaré Ronald Semelfort du centre de météorologie. Dans plusieurs quartiers de la capitale haïtienne, des maisons sont inondées, tandis que certaines rues sont impraticables.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/04/26/97001-20120426FILWWW00364-haitipluies-9-morts.php
"Nous avons décrété l'alerte orange sur l'ensemble du pays en raison des fortes pluies prévues et des risques d'inondations et de glissements de terrain que les averses peuvent provoquer", a déclaré Ronald Semelfort du centre de météorologie. Dans plusieurs quartiers de la capitale haïtienne, des maisons sont inondées, tandis que certaines rues sont impraticables.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/04/26/97001-20120426FILWWW00364-haitipluies-9-morts.php
L’ECRIVAIN LYONEL TROUILLOT RECOMPENSE AU SALON DU LIVRE DE GENEVE
L'écrivain haïtien Lyonel Trouillot récompensé au Salon du livre de Genève
L'écrivain haïtien Lyonel Trouillot a obtenu le prix du Salon du livre de Genève pour son roman "La belle amour humaine", ont annoncé mercredi les organisateurs de l'événement.
Le prix est attribué par un jury présidé par lécrivain Metin Arditi et composé de Laure Adler, Paule Constant, Anne Cuneo, Isabelle Falconnier (présidente du Salon du livre) et Amin Maalouf.
Le roman "La belle amour humaine" est paru en août 2011 aux éditions Actes Sud.
Il la emporté sur les deux autres titres qui figuraient sur la sélection du prix, "Evasion à perpétuité" de Thierry Luterbacher (éditions Bernard Campiche) et "La lanterne dAristote", de Thierry Laget (éditions Gallimard).
Le prix du Salon de Genève entend récompenser un roman écrit en langue française, paru entre février de lannée précédente et février de lannée en cours, et porteur de "l'esprit de Genève", soit "l'affirmation de la force de la liberté dexpression, de l'humanisme, du cosmopolitisme et du débat didées", selon ses créateurs.
"La belle amour humaine" suit avec jubilation et mélancolie une jeune fille occidentale, Anaïse, qui cherche en Haïti les traces de son père disparu.
"Le roman de Lyonel Trouillot est un livre lumineux", a déclaré le président du jury, Metin Arditi. "Il aborde de façon magnifique et forte la question du bien et du mal, celle de notre rapport à l'autre, et pour finir, celle de notre rapport à nous-même. Ce texte a été pour moi l'occasion d'une lecture inoubliable."
Lyonel Trouillot est né en 1956 à Port-au-Prince où il réside. Ce romancier, journaliste, professeur et poète d'expression créole autant que française est édité en France depuis 1998 par les éditions Actes Sud.
Très engagé dans le développement culturel de son pays, il a contribué à la création des revues Langaj et Lire Haïti et du Collectif de la revue Cahiers du vendredi. Il copréside, avec Dany Laferrière, lassociation "Etonnants-Voyageurs Haïti".
Le lauréat de la première édition de ce nouveau venu sur la scène des prix francophones a été dévoilé lors du premier jour du Salon du livre de Genève, qui se tient juqu'au dimanche 29 avril.
L'édition 2012 du Salon du Livre de Genève propose un programme riche, avec notamment l'exposition "Gustave Courbet sur les sentiers de lexil".
Le Salon accueille le Maroc comme hôte d'honneur. Il propose aussi un "Salon africain", avec la participation notamment de Maxime Aka, Serge Amisi et El Hadji Cissé. Le journaliste de l'AFP et de Radio France Internationale Serge Daniel,auteur de "Aqmi, lindustrie de lenlèvement", participera dimanche au débat "Faut-il tuer les dictateurs ?"
http://www.rtl.be/loisirs/livresbd/news/736935/l-ecrivain-haitien-lyonel-trouillot-recompense-au-salon-du-livre-de-geneve
Le prix est attribué par un jury présidé par lécrivain Metin Arditi et composé de Laure Adler, Paule Constant, Anne Cuneo, Isabelle Falconnier (présidente du Salon du livre) et Amin Maalouf.
Le roman "La belle amour humaine" est paru en août 2011 aux éditions Actes Sud.
Il la emporté sur les deux autres titres qui figuraient sur la sélection du prix, "Evasion à perpétuité" de Thierry Luterbacher (éditions Bernard Campiche) et "La lanterne dAristote", de Thierry Laget (éditions Gallimard).
Le prix du Salon de Genève entend récompenser un roman écrit en langue française, paru entre février de lannée précédente et février de lannée en cours, et porteur de "l'esprit de Genève", soit "l'affirmation de la force de la liberté dexpression, de l'humanisme, du cosmopolitisme et du débat didées", selon ses créateurs.
"La belle amour humaine" suit avec jubilation et mélancolie une jeune fille occidentale, Anaïse, qui cherche en Haïti les traces de son père disparu.
"Le roman de Lyonel Trouillot est un livre lumineux", a déclaré le président du jury, Metin Arditi. "Il aborde de façon magnifique et forte la question du bien et du mal, celle de notre rapport à l'autre, et pour finir, celle de notre rapport à nous-même. Ce texte a été pour moi l'occasion d'une lecture inoubliable."
Lyonel Trouillot est né en 1956 à Port-au-Prince où il réside. Ce romancier, journaliste, professeur et poète d'expression créole autant que française est édité en France depuis 1998 par les éditions Actes Sud.
Très engagé dans le développement culturel de son pays, il a contribué à la création des revues Langaj et Lire Haïti et du Collectif de la revue Cahiers du vendredi. Il copréside, avec Dany Laferrière, lassociation "Etonnants-Voyageurs Haïti".
Le lauréat de la première édition de ce nouveau venu sur la scène des prix francophones a été dévoilé lors du premier jour du Salon du livre de Genève, qui se tient juqu'au dimanche 29 avril.
L'édition 2012 du Salon du Livre de Genève propose un programme riche, avec notamment l'exposition "Gustave Courbet sur les sentiers de lexil".
Le Salon accueille le Maroc comme hôte d'honneur. Il propose aussi un "Salon africain", avec la participation notamment de Maxime Aka, Serge Amisi et El Hadji Cissé. Le journaliste de l'AFP et de Radio France Internationale Serge Daniel,auteur de "Aqmi, lindustrie de lenlèvement", participera dimanche au débat "Faut-il tuer les dictateurs ?"
http://www.rtl.be/loisirs/livresbd/news/736935/l-ecrivain-haitien-lyonel-trouillot-recompense-au-salon-du-livre-de-geneve
SELON EVANS PAUL LAURENT LAMOTHE EST INELIGIBLE
Le responsable de la KID, membre de la plateforme Alternative appelle les députés à assumer leurs responsabilités lors de la séance de ratification du choix du premier ministre désigné. « Laurent Lamothe n’est pas éligible », déclare Evans Paul. « Je ne vois pas comment monsieur Lamothe parviendra-t-il à honorer les promesses qu’il a faites aux parlementaires qui l’ont ratifié. Car, le vote du budget par la Chambre basse a précédé la ratification par le Sénat du candidat à la Primature », insiste l’ancien maire de Port-au-Prince.
Depuis le 24 février dernier, date de la démission de Gary Conille, le pays attend un nouveau chef de gouvernement. Le premier ministre désigné, Laurent Lamothe, qui a déjà franchi l’étape du Sénat de la République attend, pour le moment, le verdict de la chambre basse. Pour la plateforme Alternative, il est clair : « le chancelier Haïtien est inéligible ». Evans Paul invite en ce sens, « les députés à assumer leurs responsabilités, le jour du vote ».
Le responsable de la Convention Inité Démocratique dénonce l’attitude individualiste de certains parlementaires qui privilégient leurs propres intérêts au détriment de ceux de leurs formations politiques et du pays. Evans Paul en veut pour preuve le vote massif accordé à Laurent Lamothe particulièrement les sénateurs particulièrement ceux qui sont en fin de mandat.
Evans Paul affirme ne voir pas par quel moyen le premier ministre désigné parviendra à respecter les engagements pris vis-à-vis des parlementaires ayant voté en sa faveur. Il rappelle que le budget pour l’exercice en cours a déjà été voté la chambre des députés. M. Paul Parle même de manipulation et d’improvisation qui, selon lui, pourraient plonger le pays dans le chaos.
Laurent Lamothe est perçu par plusieurs secteurs comme étant le sauveur. Ils ont, d’ailleurs, lancé des appels aux parlementaires leur demandant de ratifier, le plus rapidement possible, le choix du chancelier haïtien comme premier ministre. Mensonge », rétorque Evans Paul.
Le premier ministre désigné n’a pas rencontré officiellement les responsables de l’Alternative dans le cadre des discussions visant la ratification de son choix « Indique M. Paul. Il pense que l’aspirant premier ministre a rencontré certains parlementaires et dirigeants de partis membres de la Plateforme. Une mauvaise pratique », s’indigne le dirigeant politique.
http://radiovision2000haiti.net/home/?p=14847&cpage=1#comment-41819
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Depuis le 24 février dernier, date de la démission de Gary Conille, le pays attend un nouveau chef de gouvernement. Le premier ministre désigné, Laurent Lamothe, qui a déjà franchi l’étape du Sénat de la République attend, pour le moment, le verdict de la chambre basse. Pour la plateforme Alternative, il est clair : « le chancelier Haïtien est inéligible ». Evans Paul invite en ce sens, « les députés à assumer leurs responsabilités, le jour du vote ».
Le responsable de la Convention Inité Démocratique dénonce l’attitude individualiste de certains parlementaires qui privilégient leurs propres intérêts au détriment de ceux de leurs formations politiques et du pays. Evans Paul en veut pour preuve le vote massif accordé à Laurent Lamothe particulièrement les sénateurs particulièrement ceux qui sont en fin de mandat.
Evans Paul affirme ne voir pas par quel moyen le premier ministre désigné parviendra à respecter les engagements pris vis-à-vis des parlementaires ayant voté en sa faveur. Il rappelle que le budget pour l’exercice en cours a déjà été voté la chambre des députés. M. Paul Parle même de manipulation et d’improvisation qui, selon lui, pourraient plonger le pays dans le chaos.
Laurent Lamothe est perçu par plusieurs secteurs comme étant le sauveur. Ils ont, d’ailleurs, lancé des appels aux parlementaires leur demandant de ratifier, le plus rapidement possible, le choix du chancelier haïtien comme premier ministre. Mensonge », rétorque Evans Paul.
Le premier ministre désigné n’a pas rencontré officiellement les responsables de l’Alternative dans le cadre des discussions visant la ratification de son choix « Indique M. Paul. Il pense que l’aspirant premier ministre a rencontré certains parlementaires et dirigeants de partis membres de la Plateforme. Une mauvaise pratique », s’indigne le dirigeant politique.
http://radiovision2000haiti.net/home/?p=14847&cpage=1#comment-41819
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LA MISSION HAITI DE RETOUR
La mission Haïti de retour
Le vendredi 27 avril à 20h30, Salle Abbé Camiade, aura lieu la Soirée pour Haïti au cours de laquelle des témoignages, échanges, rencontres seront à l'honneur avec la participation des intervenants de la mission humanitaire à Pilate. Une projection de photos illustrant la mission est prévue.
Les objectifs de cette dernière mission étaient les suivants:
- Assurer une action chirurgicale durant 15 jours.
- Prévoir la réhabilitation de l'adduction d'eau potable de l'hôpital (1 mois).
- Approfondir des échanges entre le collège de Pilate et celui de Saint-Martin-de-Seignanx (classes de 6ème et de 5ème).
- Participants: une équipe médico-chirurgicale associant Cécile Devrière infirmière bloc, Pierrette Caussade anesthésiste, Michel Dombriz chirurgien et une équipe technique pour l'adduction d'eau avec François Xavier Ramade secondé par du personnel local.
Concernant la mission médico chirurgicale, les conditions locales, malgré le choléra ont rendue possible la prise en charge de 73 malades dont 3 urgences vitales et 3 césariennes. Un important travail a débuté avec un gynéco obstétricien qui va permettre d'assurer une permanence obstétrico chirurgicale à l'hôpital. Le bilan s'avère très positif et encourage sœur Louisa à autoriser de nouvelles missions. La fréquentation des malades témoigne d'une importante demande qui nécessite la poursuite de cette aide. La quote-part pour la prise en charge des opérés a été de 3840 euros auxquels s'ajoute un don supplémentaire de 1680 euros fait à l'hôpital pour l'achat de lait et le soutien des indigentes opérées par le gynécologue durant 3 mois.
Les travaux d'adduction d'eau initiés depuis plusieurs années d'un coût de 7130 euros sont une véritable réussite.
François Xavier Ramade, sera présent vendredi soir pour détailler l'ensemble des travaux réalisé.
Le rapprochement des collèges de Saint-Martin-de-Seignanx et de Pilate est maintenant opérationnel grâce notamment au collectif "eyde ayiti". Depuis un an les échanges existent et un lien se confirme entre les élèves des deux établissements (courrier, étude des modes de vie, étude historique).
Une grande soirée en perspective. (Claude Paucton)
http://seignanx.blogs.sudouest.fr/archive/2012/04/25/la-mission-haiti-de-retour.htmlMOBILISATION INSTITUTIONNELLE EN PREPARATION DE LA SAISON CYCLONIQUE 2012
Haïti- Protection civile : Mobilisation institutionnelle en préparation à la saison cyclonique 2012 P-au-P, 25 avril 2012 [AlterPresse] --- Le bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (Ocha) en Haïti a organisé un atelier de travail, le mardi 24 avril 2012 à Port-au-Prince,avec les différents acteurs qui interviennent dans le secteur de la protection civile, pour des discussions autour du plan de contingence cyclonique 2012.
« Le but de cet atelier est de vulgariser les mécanismes de coordination entre le gouvernement et la communauté internationale, afin de faire un état des activités cycloniques qui commencent le 1er juin prochain », fait savoir le coordonnateur de la protection civile, Roosevelt Compère.
Le plan de contingence devrait être totalement achevé en mai, projettent différentes institutions.
« Un plan de contingence national et départemental sera disponible dans les prochains jours. Ce plan vise à garantir une réponse efficace à la saison cyclonique 2012 et faciliter une mise en commun des ressources disponibles, pour favoriser l’implication des acteurs dans ce processus », précise Compère.
Pour répondre à d’éventuelles catastrophes, le secrétariat permanent de la gestion des risques et des désastres (Spgrd) se transformera en centre d’opération d’urgence, lequel travaillera en étroite collaboration avec Ocha et avec la mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) sur les questions logistiques.
Quatre (4) groupes de travail sont déjà formés pour la préparation de la saison cyclonique, qui s’étendra du 1er juin au 30 novembre 2012.
L’un de ces groupes travaillera sur les exercices de simulation avec la population afin d’indiquer les méthodes de prévention en cas de catastrophes dans le pays.
Un premier exercice a déjà été initié dans l’aire métropolitaine de la capitale, avec des écolières et écoliers. D’autres exercices sont prévus dans les départements du Nord et du Nord-Ouest.
Les exercices toucheront principalement le milieu scolaire.
Le système national de la gestion des risques et désastres entend renforcer les activités de sensibilisation sur le territoire national à travers cinq grands axes.
Parmi les axes identifies, la communication sera prioritaire dans la coordination, de même que dans l’efficacité de prévention, soulignent les responsables de protection civile.
Plusieurs mécanismes sont envisagés en vue de sensibiliser la population sur les risques et désastres, dont un concours de reportages sur les risques majeurs, lequel sera lancé à l’échelle nationale le 16 mai 2012.
La protection civile organisera également un forum avec les responsables et associations de médias du 1er au 15 juin 2012, tandis qu’une émission audiovisuelle sur les risques majeurs est en cours de réalisation.
Le 13 octobre 2012, la deuxième édition de la course de la protection civile sera lancée dans le Nord, plus particulièrement au Cap-Haïtien pour alerter la population sur les éventuels risques susceptibles d’affecter ce département.
A côté de ces actions, « il est nécessaire de mener des travaux de mitigation afin de réduire les risques face à des désastres, car les risques, on ne peut pas les éliminer, mais on peut quand même les réduire », reconnait la chargée d’affaires de l’Ocha, Claudine Joseph.
Avec l’appui de l’Organisation mondiale de la santé (Oms), 19 sites d’évacuation de personnes (en cas de désastres) ont été réhabilités et neuf autres ont été construits en 2011.
Cependant, ces espaces restent limités par rapport à la vulnérabilité de certaines zones du pays face aux catastrophes naturelles, signale Ocha. [jep kft rc apr 25/04/2012 10:49]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12757
« Le but de cet atelier est de vulgariser les mécanismes de coordination entre le gouvernement et la communauté internationale, afin de faire un état des activités cycloniques qui commencent le 1er juin prochain », fait savoir le coordonnateur de la protection civile, Roosevelt Compère.
Le plan de contingence devrait être totalement achevé en mai, projettent différentes institutions.
« Un plan de contingence national et départemental sera disponible dans les prochains jours. Ce plan vise à garantir une réponse efficace à la saison cyclonique 2012 et faciliter une mise en commun des ressources disponibles, pour favoriser l’implication des acteurs dans ce processus », précise Compère.
Pour répondre à d’éventuelles catastrophes, le secrétariat permanent de la gestion des risques et des désastres (Spgrd) se transformera en centre d’opération d’urgence, lequel travaillera en étroite collaboration avec Ocha et avec la mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) sur les questions logistiques.
Quatre (4) groupes de travail sont déjà formés pour la préparation de la saison cyclonique, qui s’étendra du 1er juin au 30 novembre 2012.
L’un de ces groupes travaillera sur les exercices de simulation avec la population afin d’indiquer les méthodes de prévention en cas de catastrophes dans le pays.
Un premier exercice a déjà été initié dans l’aire métropolitaine de la capitale, avec des écolières et écoliers. D’autres exercices sont prévus dans les départements du Nord et du Nord-Ouest.
Les exercices toucheront principalement le milieu scolaire.
Le système national de la gestion des risques et désastres entend renforcer les activités de sensibilisation sur le territoire national à travers cinq grands axes.
Parmi les axes identifies, la communication sera prioritaire dans la coordination, de même que dans l’efficacité de prévention, soulignent les responsables de protection civile.
Plusieurs mécanismes sont envisagés en vue de sensibiliser la population sur les risques et désastres, dont un concours de reportages sur les risques majeurs, lequel sera lancé à l’échelle nationale le 16 mai 2012.
La protection civile organisera également un forum avec les responsables et associations de médias du 1er au 15 juin 2012, tandis qu’une émission audiovisuelle sur les risques majeurs est en cours de réalisation.
Le 13 octobre 2012, la deuxième édition de la course de la protection civile sera lancée dans le Nord, plus particulièrement au Cap-Haïtien pour alerter la population sur les éventuels risques susceptibles d’affecter ce département.
A côté de ces actions, « il est nécessaire de mener des travaux de mitigation afin de réduire les risques face à des désastres, car les risques, on ne peut pas les éliminer, mais on peut quand même les réduire », reconnait la chargée d’affaires de l’Ocha, Claudine Joseph.
Avec l’appui de l’Organisation mondiale de la santé (Oms), 19 sites d’évacuation de personnes (en cas de désastres) ont été réhabilités et neuf autres ont été construits en 2011.
Cependant, ces espaces restent limités par rapport à la vulnérabilité de certaines zones du pays face aux catastrophes naturelles, signale Ocha. [jep kft rc apr 25/04/2012 10:49]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12757
LES AUTORITES VONT DEDOMMAGER LES VETERANS
Haïti: les autorités vont dédommager les vétérans PORT-AU-PRINCE, Haïti – Le gouvernement haïtien a commencé à enregistrer, mercredi, des centaines de vétérans de l’armée démantelée en 1995 afin qu’ils puissent recevoir leurs arriérés de salaire ou leur pension de retraite.
Les anciens soldats ont fait la file devant l’ancienne académie militaire de Port-au-Prince pour obtenir leur paiement. Les vétérans recevront un chèque allant de 1625 $ US à 1750 $ US, établi en fonction de leurs années de service et de leur rang.
La mesure vise à apaiser les anciens soldats, qui affirment depuis des années que le gouvernement leur doit 15 millions $US en salaires et en pensions.
L’armée haïtienne a été abolie en 1995 à cause des violations des droits de la personne dont elle s’est rendue coupable.
Une bande hétéroclite d’anciens soldats et de jeunes recrues réclame depuis plusieurs mois le rétablissement de l’armée haïtienne. Les leaders du groupe, qui veulent être nommés à la tête d’une force intérimaire en attendant la remise sur pied officielle de l’armée, ont condamné l’enregistrement des vétérans mercredi.
http://journalmetro.com/monde/62605/haiti-les-autorites-vont-dedommager-les-veterans/
Les anciens soldats ont fait la file devant l’ancienne académie militaire de Port-au-Prince pour obtenir leur paiement. Les vétérans recevront un chèque allant de 1625 $ US à 1750 $ US, établi en fonction de leurs années de service et de leur rang.
La mesure vise à apaiser les anciens soldats, qui affirment depuis des années que le gouvernement leur doit 15 millions $US en salaires et en pensions.
L’armée haïtienne a été abolie en 1995 à cause des violations des droits de la personne dont elle s’est rendue coupable.
Une bande hétéroclite d’anciens soldats et de jeunes recrues réclame depuis plusieurs mois le rétablissement de l’armée haïtienne. Les leaders du groupe, qui veulent être nommés à la tête d’une force intérimaire en attendant la remise sur pied officielle de l’armée, ont condamné l’enregistrement des vétérans mercredi.
http://journalmetro.com/monde/62605/haiti-les-autorites-vont-dedommager-les-veterans/
QUAND LA PLUIE MET TABARRE EN COLERE
Haïti-Intempéries : Quand la pluie met Tabarre en colère
par Edner Fils Décime
P-au-P, 25 avril 2012 [AlterPresse] --- Les pluies qui se sont abattues sur la commune de Tabarre dans la soirée du 24 avril ont attisé la colère des résidents, qui ont totalement paralysé la circulation dans la zone de Tabarre 27 le 25 avril jusque vers dix heures du matin.
L’intervention de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation dHaiti (Minustah) et de la Police Nationale avec la complicité de la pluie a calmé ce mouvement de protestation.
Il n’est pas loin de 7 heures du matin. L’embouteillage habituel sur l’axe Carrefour Marassa / Carrefour Fleuriot n’est pas remarqué. Une fumée noire monte au niveau de la rue de l’Eglise. Deux chars de la Minustah sont perçus de loin, immobiles. Qu’est-ce qui se passe ? Les habitants de Tabarre 27 sont en colère.
De très tôt, les riverains ont érigé des barricades, encensé l’atmosphère de l’odeur âcre du caoutchouc, jonché la rue de grosses pierres, pour attirer l’attention des autorités compétentes sur les inondations des maisons de la zone après la forte pluie qui a jeté sa furie sur cette commune.
Des deux côtés de la rue, hommes, femmes et enfants, curieux, passants font la grogne, fustigent les autorités municipales et pointent du doigt l’ambassade des Etats-Unis, la base de la Minustah, les entreprises commerciales ayant construit sur les terres cultivables près du Parc historique de la canne à sucre, comme les responsables directes de leur malheur.
Aucun véhicule à moteur n’a le droit de franchir les barricades. Les motocyclistes tentant de se frayer un chemin entre les pierres et parpaings concassés reçoivent en échange une bonne décharge de pierres.
« Malfrats, vous ne pensez qu’à faire de l’argent au lieu de vous solidariser avec nous qui subissons la colère des eaux », leur lance une vieille dame en chemise de nuit et les pieds décorés de boue.
Les taxis motos ont quand même fait leur beurre en fixant la traversée de la nappe d’eau de Carrefour Fleuriot à 10 gourdes. « La bonne aubaine ! » dit l’un d’eux en se léchant la bouche.
Après des minutes d’hésitations deux chars de la Minustah décident de traverser les barricades. Un salve de jets de pierres les accueille. Aucune réaction des casques bleus. Quelques holà de la population calme les jeunes.
Plus tard, un camion du contingent brésilien sera obligé de rebrousser chemin. « Depuis onze ans, nous vivons cette situation. On fait des simulacres de résolution du problème. Nous n’en pouvons plus. Nous avons décidé de bloquer la route », explique Gorguette Siselair, coordonnateur du Groupement national pour le développement social (Gronds), bottes en caoutchouc aux pieds, sac au dos, les mains noircis par les flammes des barricades.
En effet, plusieurs familles sont obligées de se réfugier sur le toit de leur maison en aménageant un abri de fortune car les eaux ont envahi leur demeure. L’eau arrive jusqu’à la hauteur de 5 rangées d’un mur de 9 rangées de parpaings.
Là dans la maison de Fritzler Prophète, lits, réfrigérateur, chaises, flottent sur les eaux qui ont délogé les résidents.
« Depuis onze heures du soir nous sommes debout. Un bébé de dix mois n’a survécu que par miracle. Cette fois-ci je ne peux utiliser la pompe à essence pour évacuer l’eau », explique Prophète entre deux coups de rhum pour « avoir le courage de mener les revendications de la population jusqu’au bout », dit-il.
Un convoi de soldats brésiliens accompagnant deux camions de combustibles arrivent. Leur vue mettent les nerfs de la population à fleur de peau.
Un "dread" lance « Nous sommes décidés à mourir sous les balles des colons au lieu de débarrasser la route, car c’est nous, nos femmes et nos enfants qui sont sous les eaux depuis 1h du matin », pendant qu’un jeune, pieds nus, en sous-vêtements, approvisionne les barricades en caoutchouc.
Un soldat brésilien s’enquiert des revendications des riverains et négocie son passage avec Siselair Gorguette du Gronds.
Un camion bondé des agents de l’Unité départementale du Maintien de l’ordre (Udmo) arrive et commence à faire le ménage sur Tabarre 27. Quitte à saisir un riverain au collet et l’obliger à entrer dans l’opération. La Minustah s’y est mise aussi.
Peu de temps après, Le maire adjoint de Tabarre, Bernard Chassagne, se présente sur les lieux, mais il est chahuté par les riverains.
« Depuis 2003, la population subit cette situation. Nous avons entrepris plusieurs démarches auprès des ministères concernés pour la résoudre. J’ai été moi-même sur les lieux pour expliquer où on peut détourner le cours de l’eau vers la rivière grise. Les riverains de cette zone m’ont dit que je veux aider les bourgeois de Tabarre 27 à leur détriment », déplore le maire-adjoint.
La pluie recommence à tomber, les riverains ne peuvent pas rentrer chez eux. Ils sont massés près de la rue, tristes, laissés à eux-mêmes. La circulation reprend, et les eaux noires (à cause des pneus enflammés) coulent lentement vers Fleuriot avec les revendications des riverains. [efd apr 25/04/2012 18:30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12758
P-au-P, 25 avril 2012 [AlterPresse] --- Les pluies qui se sont abattues sur la commune de Tabarre dans la soirée du 24 avril ont attisé la colère des résidents, qui ont totalement paralysé la circulation dans la zone de Tabarre 27 le 25 avril jusque vers dix heures du matin.
L’intervention de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation dHaiti (Minustah) et de la Police Nationale avec la complicité de la pluie a calmé ce mouvement de protestation.
Il n’est pas loin de 7 heures du matin. L’embouteillage habituel sur l’axe Carrefour Marassa / Carrefour Fleuriot n’est pas remarqué. Une fumée noire monte au niveau de la rue de l’Eglise. Deux chars de la Minustah sont perçus de loin, immobiles. Qu’est-ce qui se passe ? Les habitants de Tabarre 27 sont en colère.
De très tôt, les riverains ont érigé des barricades, encensé l’atmosphère de l’odeur âcre du caoutchouc, jonché la rue de grosses pierres, pour attirer l’attention des autorités compétentes sur les inondations des maisons de la zone après la forte pluie qui a jeté sa furie sur cette commune.
Des deux côtés de la rue, hommes, femmes et enfants, curieux, passants font la grogne, fustigent les autorités municipales et pointent du doigt l’ambassade des Etats-Unis, la base de la Minustah, les entreprises commerciales ayant construit sur les terres cultivables près du Parc historique de la canne à sucre, comme les responsables directes de leur malheur.
Aucun véhicule à moteur n’a le droit de franchir les barricades. Les motocyclistes tentant de se frayer un chemin entre les pierres et parpaings concassés reçoivent en échange une bonne décharge de pierres.
« Malfrats, vous ne pensez qu’à faire de l’argent au lieu de vous solidariser avec nous qui subissons la colère des eaux », leur lance une vieille dame en chemise de nuit et les pieds décorés de boue.
Les taxis motos ont quand même fait leur beurre en fixant la traversée de la nappe d’eau de Carrefour Fleuriot à 10 gourdes. « La bonne aubaine ! » dit l’un d’eux en se léchant la bouche.
Après des minutes d’hésitations deux chars de la Minustah décident de traverser les barricades. Un salve de jets de pierres les accueille. Aucune réaction des casques bleus. Quelques holà de la population calme les jeunes.
Plus tard, un camion du contingent brésilien sera obligé de rebrousser chemin. « Depuis onze ans, nous vivons cette situation. On fait des simulacres de résolution du problème. Nous n’en pouvons plus. Nous avons décidé de bloquer la route », explique Gorguette Siselair, coordonnateur du Groupement national pour le développement social (Gronds), bottes en caoutchouc aux pieds, sac au dos, les mains noircis par les flammes des barricades.
En effet, plusieurs familles sont obligées de se réfugier sur le toit de leur maison en aménageant un abri de fortune car les eaux ont envahi leur demeure. L’eau arrive jusqu’à la hauteur de 5 rangées d’un mur de 9 rangées de parpaings.
Là dans la maison de Fritzler Prophète, lits, réfrigérateur, chaises, flottent sur les eaux qui ont délogé les résidents.
« Depuis onze heures du soir nous sommes debout. Un bébé de dix mois n’a survécu que par miracle. Cette fois-ci je ne peux utiliser la pompe à essence pour évacuer l’eau », explique Prophète entre deux coups de rhum pour « avoir le courage de mener les revendications de la population jusqu’au bout », dit-il.
Un convoi de soldats brésiliens accompagnant deux camions de combustibles arrivent. Leur vue mettent les nerfs de la population à fleur de peau.
Un "dread" lance « Nous sommes décidés à mourir sous les balles des colons au lieu de débarrasser la route, car c’est nous, nos femmes et nos enfants qui sont sous les eaux depuis 1h du matin », pendant qu’un jeune, pieds nus, en sous-vêtements, approvisionne les barricades en caoutchouc.
Un soldat brésilien s’enquiert des revendications des riverains et négocie son passage avec Siselair Gorguette du Gronds.
Un camion bondé des agents de l’Unité départementale du Maintien de l’ordre (Udmo) arrive et commence à faire le ménage sur Tabarre 27. Quitte à saisir un riverain au collet et l’obliger à entrer dans l’opération. La Minustah s’y est mise aussi.
Peu de temps après, Le maire adjoint de Tabarre, Bernard Chassagne, se présente sur les lieux, mais il est chahuté par les riverains.
« Depuis 2003, la population subit cette situation. Nous avons entrepris plusieurs démarches auprès des ministères concernés pour la résoudre. J’ai été moi-même sur les lieux pour expliquer où on peut détourner le cours de l’eau vers la rivière grise. Les riverains de cette zone m’ont dit que je veux aider les bourgeois de Tabarre 27 à leur détriment », déplore le maire-adjoint.
La pluie recommence à tomber, les riverains ne peuvent pas rentrer chez eux. Ils sont massés près de la rue, tristes, laissés à eux-mêmes. La circulation reprend, et les eaux noires (à cause des pneus enflammés) coulent lentement vers Fleuriot avec les revendications des riverains. [efd apr 25/04/2012 18:30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12758
MICHEL MARTELLY A-T-IL LA CAPACITE DE DIRIGER LE PAYS
Haïti/Gouvernance : Michel Martelly, a-t-il la capacité de diriger le pays ? Le leader de la Konvansyon Inite Demokratik, a indiqué ce mercredi que « beaucoup d’observateurs se questionnaient sur la capacité du président Michel Martelly à diriger le pays, en raison de son laxisme par rapport à certains dossiers ».
Evans Paul estime que « les crises actuelles sont le résultat de l’ignorance totale du chef de l’Etat dans la politique ».
De l’avis du dirigeant de l’Alternative, « la gouvernance actuelle du pays n’a rien à voir avec la démocratie. Il croit que le pays fait face à une sorte d’autocratie où les plus proches collaborateurs du chef de l’Etat n’osent lui prodiguer aucun conseil ».
Contrairement à ce qui dit Evans Paul, « le gouvernement démissionnaire n’est pas dysfonctionnel pendant l’absence du président Michel Martelly ». C’est en tout cas ce qu’a laissé entendre ce mercredi le ministre de l’économie et des Finances.
« D’ailleurs, presque tous les ministères sont à pied d’œuvre », soutient André Lemercier Georges.
« Aujourd’hui, le gouvernement est en bonne santé », insiste le grand argentier de la République.
Dans la foulée la commission santé du Sénat sollicite du président de l’Assemblée nationale la formation d’une commission bicamérale spéciale qui devra rendre visite au président de la République, Michel Martelly, en convalescence, en Floride, aux Etats-Unis d’Amérique.
Cette commission a en ce sens adressé, ce mercredi, une correspondance au sénateur Dieusseul Simon Desra, laquelle correspondance dont la teneur a été communiquée à la presse par le président de ladite commission, le sénateur Wetsner Polycarpe.
Elle (la commission) devra aussi « s’informer de la durée approximative de l’incapacité temporaire du chef de l’Etat à diriger le pays», a indiqué le sénateur Wetsner Polycarpe.
http://radiovision2000haiti.net/home/?p=14866
Evans Paul estime que « les crises actuelles sont le résultat de l’ignorance totale du chef de l’Etat dans la politique ».
De l’avis du dirigeant de l’Alternative, « la gouvernance actuelle du pays n’a rien à voir avec la démocratie. Il croit que le pays fait face à une sorte d’autocratie où les plus proches collaborateurs du chef de l’Etat n’osent lui prodiguer aucun conseil ».
Contrairement à ce qui dit Evans Paul, « le gouvernement démissionnaire n’est pas dysfonctionnel pendant l’absence du président Michel Martelly ». C’est en tout cas ce qu’a laissé entendre ce mercredi le ministre de l’économie et des Finances.
« D’ailleurs, presque tous les ministères sont à pied d’œuvre », soutient André Lemercier Georges.
« Aujourd’hui, le gouvernement est en bonne santé », insiste le grand argentier de la République.
Dans la foulée la commission santé du Sénat sollicite du président de l’Assemblée nationale la formation d’une commission bicamérale spéciale qui devra rendre visite au président de la République, Michel Martelly, en convalescence, en Floride, aux Etats-Unis d’Amérique.
Cette commission a en ce sens adressé, ce mercredi, une correspondance au sénateur Dieusseul Simon Desra, laquelle correspondance dont la teneur a été communiquée à la presse par le président de ladite commission, le sénateur Wetsner Polycarpe.
Elle (la commission) devra aussi « s’informer de la durée approximative de l’incapacité temporaire du chef de l’Etat à diriger le pays», a indiqué le sénateur Wetsner Polycarpe.
http://radiovision2000haiti.net/home/?p=14866
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