Témoin ou acteur de plus de soixante ans de bouleversements de notre musique populaire - la danse urbaine et commerciale ou la chanson - initiateur au même titre qu'Issa-el-Saieh des courants "jazz" et "jazzy" en Haïti, il est un homme: Herby Widmaier.
Cet hommage de l'excellent cinéaste Arnold Antonin, largement mérité, ne vient pas trop tôt.
Ce nouveau documentaire conçu et réalisé avec l'adresse et le talent remarquables du réalisateur nous parle donc de celui qui a longtemps été considéré comme étant la plus belle voix de la chanson haïtienne, toutes catégories confondues, voix masculine s'entend.
Jazzfan et jazzman, arrangeur-compositeur, harmoniste pointu et moderniste convaincu, auteur, interprète de goût, disponible et généreux, passionné et fou d'électronique, bricoleur en diable, technicien du son et de l'enregistrement ..., la liste de ses aptitudes est non exhaustive.
On devrait y ajouter ce don naturel faisant généralement la vanité, l'envie ou la jalousie des mâles: séducteur irrésistible et choyé par la gent féminine; sympathique bon vivant ... C'est trop pour un seul homme! Et pourtant, on le dit timide.
Mais revenons à la musique. Pour tout résumer, Herby Widmaier a été au coeur, à l'avant-scène ou dans l'ombre de beaucoup de changements ou d'événements. Progressiste, pédagogue informel et hors pair, il a canalisé les goûts de beaucoup de musiciens populaires, jeunes et vieux, et de simples mélomanes ou auditeurs, vers la modernité mélodique et harmonique. Il est l'un des pionniers des jeunes et naissantes industries phonographiques et discographiques haïtiennes. Il a enregistré beaucoup d'artistes.
Herby Widmaier a côtoyé des musiciens célèbres comme Issa-el-Saieh, Guy Durosier, Joë Trouillot, Wébert Sicot, Nemours Jean Baptiste, Budd Johnsonn, Billy Taylor, Alphonse "Chico Simon", Serge Lebon, Roland et Raoul Guillaume, Ernst "Nono" Lamy, Raymond "Ti-Roro" Baillargeau, Ferdinand Dor, Gérard Dupervil, les membres du "Jazz des-jeunes", Richard Duroseau, Boulo Valcourt, Frantz Courtois, Alix "Titte" Pascal, Fritz Joassaint, José Tavernier, Serge Simpson, Bebo Valdez, Gérald Merceron, Jacquy Duroseau, Carlos Ramirez, Lionel Volel ... et j'en passe. Ses émissions radiophoniques "Rideau s'il vous plait!" ou "Music from ten ou eleven" sont restées dans les mémoires. La passion du jazz côtoie chez lui l'amour de la musique brésilienne élaborée: samba et bossa-nova.
Voilà donc cet homme, raconté par beaucoup de ces musiciens et témoins cités un peu plus haut, dont spécialement: Raoul Guillaume, Boulo Valcourt, Frantz Courtois, Pierre Blain, Emerante Despradine, Daniel Marcelin, narrateur visible et "voix-off", Joë Damas, Richard Widmaier, Mushi Widmaier, Joël Widmaier, Albert Chancy, Délano Morel et moi-même, Roland Léonard, votre serviteur, qui suis un admirateur inconditionnel de ce monstre sacré.
Avec toute sa science et sa technique de cinéaste et de documentaliste, Arnold Antonin replace ce grand artiste, ses amis, témoins, collatéraux et contemporains, dans le contexte sociopolitique des défuntes années 40, 50 et 60, archives cinématographiques et images à l'appui. Archives sonores également.
Beaucoup de chansons d'époque ou propres à Herby Widmaier illustrent le film: "Choucoune", "Haïti", "Pirouli" de l'ensemble Issa-el-Saieh; "Fan m peyi'm", "Demain Marie" de l'auteur-compositeur; "Ti Flè" de Frantz Courtois interprétée par son ami, "Arrawak dance" extrait de "My World" de Mushi Widmaier, etc.
On retiendra deux images, deux scènes pour mieux dire, concluant ce documentaire: Herby Widmaier chantant "Fanm peyi m" accompagné par Réginald Policard au clavier et de Joël Widmaier à la batterie; Richard Duroseau, showman extravagant, comique et désopilant à l'accordéon, au Parc Historique de la Canne à Sucre.
Du travail bien fait. A voir absolument.
Roland Léonard
Source: Le Nouvelliste
http://www.radiotelevisioncaraibes.com/nouvelles/culture/herby_le_jazz_et_la_musique_ha_tienne.html
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
dimanche 18 mars 2012
Double nationalité ! Encore et encore. Décidément, ce dossier ne veut pas mourir. À chaque accalmie, une goutte d’huile de plus vient attiser la flamme. Suite à la mise en scène du jeudi 8 mars, d’aucuns annonçaient la fin du scénario. Le Président croyait peut-être s’en tirer à bon compte. Ce fut trop tôt. Trop beau. La commission a été certes édentée, elle conserve toutefois sa capacité d’action et, plus encore, sa capacité de nuisance.
La réaction du Sénat dans son ensemble était attendue. Puisqu’il fut la risée de tous après cette exhibition émotive de passeports. En tout premier lieu, le remaniement de la commission d’enquête paraissait inéluctable. Selon le président du Grand Corps, Simon Dieuseul Desras, cette décision appartient à l’assemblée des sénateurs. Une assemblée qui bout. Les contradictions sont profondes. Certains jouent au ponce Pilate alors que d’autres jouent les victimes innocentes. Moïse Jean Charles et Steven Benoit ont menacé d’abandonner la commission alors qu’elle navigue en eau trouble. Les critiques offusquent les élus du peuple. La restructuration de cet organe d’enquête devra donc attendre. .
L’ambiance est devenue plutôt électrique au Sénat. Tout dérange. Les regards moqueurs et les sourires figés sur les visages de certains énervent d’autres qui disent travailler pour le bien de la population. Lambert et Latortue ont, paraît-il, eu leur revanche. Ils dégustent. Fièrement, M. Latortue a rejeté devant la presse les rumeurs qui annonçaient son éventuel retour au sein de la commission.
De la nationalité, la commission se déroute vers l’identité du chef de l’État. Une identité double. Triple même. Connexité entre les affaires. Errements pour d’autres. N’empêche que les deux actes sont graves et constituent des violations de la loi. .
Les renforts escomptés ne viennent pas. « Ceux qui peuvent mener les enquêtes laissent la place à ceux qui ne peuvent le faire », Anick François Joseph, maître de ces mots, se rétracte. Il aidera de l’assemblée étant. Bizarre ! Pourtant, il a paru avoir des informations de première main et des pistes intéressantes. Les menaces de morts proférées contre sa personne l’ont probablement dissuadé.
Les expertises manquent terriblement à la commission. Il faut les chercher. Partout. William Jeanty demande d’engager des experts comme cela se fait généralement pour les grands dossiers qui concernent la Chambre haute. .
Qui délivre les passeports en Haïti ?
La décision de M. Martelly de soumettre ses passeports, via Religions pour la paix, a été considérée comme un triomphe de la vérité par ses partisans. Les accusateurs paraissaient en mauvaise posture. Le silence pour certains fut une échappatoire viable. Mais, comme souvent, le dossier rebondit. Les passeports soumis ne seraient pas régulièrement émis. En tout cas, c’est ce qu’ont tenté de faire croire les membres de la Commission. .
Plusieurs irrégularités auraient été relevées sur ces documents qui devaient aider à dissiper les doutes sur la multiple nationalité de M. Martelly. Alors que les enquêteurs avaient rapporté avoir trouvé la trace de seulement quatre passeports émis au nom du président de la République, celui-ci a présenté huit livrets qui correspondent à huit passeports différents. Le premier présenté par la Commission a été délivré pour une durée de deux ans. Soit du 13 novembre 1986 au 7 décembre 1988. Une durée de deux ans. Son numéro est le 81124649. .
Le deuxième passeport, inscrit au numéro 81124649, a été délivré le 27 juin 1981 et a expiré le 30 Août 1993. La durée est donc de douze ans. Une histoire abracadabrante. De nombreuses hypothèses furent émises sur ce cas précis. La plus courante : « M. Martelly avait peut-être bénéficié d’une dérogation vu que depuis cette date la validité d’un passeport haïtien est toujours de cinq ans. »Aucun spécialiste n’est venu étayer cette thèse. Les organismes qui ont émis ces documents n’étaient peut-être pas au courant des lois haïtiennes traitant de l’émission des passeports. .
Les regards sont donc tournés vers le service de l’Immigration et de l’Émigration qui délivrent ces documents. Le troisième passeport numéroté 81124649, délivré le 5 avril 1994, a expiré le 9 septembre 1999. Le quatrième, FL 97 E 373, émis le 23 avril 1997 a, quant à lui, expiré le 22 avril 2002. Le cinquième, FL 97 E 373, émis le 14 mai 1998 a expiré le 22 avril 2002. Le sixième, FL 00 A 650, émis le 27 janvier 2000 et a expiré le 26 janvier 2005. Ces quatre ne souffriraient pas de contestation. Le huitième, FL 15 73103, émis le 17 janvier 2007, a expiré le 18 janvier 2012. .
L’attention a été attirée sur le septième passeport qui, bizarrement comporte 33 pages au lieu de 32. Son numéro est le FL 30 093. Ce passeport comporte deux numéros. L’autre qui est troué est le R 04 61 802. De nombreuses ratures ont également été trouvées sur ce passeport qui entretient à lui tout seul les suspicions sur la multiple nationalité du chef de l’État. Par ailleurs, avance-t-on, le Président a effectué des voyages aux États-Unis sans qu’aucun passeport ne les mentionne. .
Un seul État dans un seul pays. Des mots pleins de sens pour les nationalistes d’antan. Cependant, au regard des passeports présentés par le président de la République, il y aurait lieu de s’inquiéter. L’administration publique est elle une ? Y a-t-il d’autres organes compétents pour prendre des décisions qui concernent la souveraineté nationale ? Au Sénat de donner la réponse.
Lionel Edouard
doulion29@yahoo.fr
Source: Le Matin
http://www.radiotelevisioncaraibes.com/nouvelles/haiti/haiti_et_ses_passeports_qui_causent_des_degats.html
La réaction du Sénat dans son ensemble était attendue. Puisqu’il fut la risée de tous après cette exhibition émotive de passeports. En tout premier lieu, le remaniement de la commission d’enquête paraissait inéluctable. Selon le président du Grand Corps, Simon Dieuseul Desras, cette décision appartient à l’assemblée des sénateurs. Une assemblée qui bout. Les contradictions sont profondes. Certains jouent au ponce Pilate alors que d’autres jouent les victimes innocentes. Moïse Jean Charles et Steven Benoit ont menacé d’abandonner la commission alors qu’elle navigue en eau trouble. Les critiques offusquent les élus du peuple. La restructuration de cet organe d’enquête devra donc attendre. .
L’ambiance est devenue plutôt électrique au Sénat. Tout dérange. Les regards moqueurs et les sourires figés sur les visages de certains énervent d’autres qui disent travailler pour le bien de la population. Lambert et Latortue ont, paraît-il, eu leur revanche. Ils dégustent. Fièrement, M. Latortue a rejeté devant la presse les rumeurs qui annonçaient son éventuel retour au sein de la commission.
De la nationalité, la commission se déroute vers l’identité du chef de l’État. Une identité double. Triple même. Connexité entre les affaires. Errements pour d’autres. N’empêche que les deux actes sont graves et constituent des violations de la loi. .
Les renforts escomptés ne viennent pas. « Ceux qui peuvent mener les enquêtes laissent la place à ceux qui ne peuvent le faire », Anick François Joseph, maître de ces mots, se rétracte. Il aidera de l’assemblée étant. Bizarre ! Pourtant, il a paru avoir des informations de première main et des pistes intéressantes. Les menaces de morts proférées contre sa personne l’ont probablement dissuadé.
Les expertises manquent terriblement à la commission. Il faut les chercher. Partout. William Jeanty demande d’engager des experts comme cela se fait généralement pour les grands dossiers qui concernent la Chambre haute. .
Qui délivre les passeports en Haïti ?
La décision de M. Martelly de soumettre ses passeports, via Religions pour la paix, a été considérée comme un triomphe de la vérité par ses partisans. Les accusateurs paraissaient en mauvaise posture. Le silence pour certains fut une échappatoire viable. Mais, comme souvent, le dossier rebondit. Les passeports soumis ne seraient pas régulièrement émis. En tout cas, c’est ce qu’ont tenté de faire croire les membres de la Commission. .
Plusieurs irrégularités auraient été relevées sur ces documents qui devaient aider à dissiper les doutes sur la multiple nationalité de M. Martelly. Alors que les enquêteurs avaient rapporté avoir trouvé la trace de seulement quatre passeports émis au nom du président de la République, celui-ci a présenté huit livrets qui correspondent à huit passeports différents. Le premier présenté par la Commission a été délivré pour une durée de deux ans. Soit du 13 novembre 1986 au 7 décembre 1988. Une durée de deux ans. Son numéro est le 81124649. .
Le deuxième passeport, inscrit au numéro 81124649, a été délivré le 27 juin 1981 et a expiré le 30 Août 1993. La durée est donc de douze ans. Une histoire abracadabrante. De nombreuses hypothèses furent émises sur ce cas précis. La plus courante : « M. Martelly avait peut-être bénéficié d’une dérogation vu que depuis cette date la validité d’un passeport haïtien est toujours de cinq ans. »Aucun spécialiste n’est venu étayer cette thèse. Les organismes qui ont émis ces documents n’étaient peut-être pas au courant des lois haïtiennes traitant de l’émission des passeports. .
Les regards sont donc tournés vers le service de l’Immigration et de l’Émigration qui délivrent ces documents. Le troisième passeport numéroté 81124649, délivré le 5 avril 1994, a expiré le 9 septembre 1999. Le quatrième, FL 97 E 373, émis le 23 avril 1997 a, quant à lui, expiré le 22 avril 2002. Le cinquième, FL 97 E 373, émis le 14 mai 1998 a expiré le 22 avril 2002. Le sixième, FL 00 A 650, émis le 27 janvier 2000 et a expiré le 26 janvier 2005. Ces quatre ne souffriraient pas de contestation. Le huitième, FL 15 73103, émis le 17 janvier 2007, a expiré le 18 janvier 2012. .
L’attention a été attirée sur le septième passeport qui, bizarrement comporte 33 pages au lieu de 32. Son numéro est le FL 30 093. Ce passeport comporte deux numéros. L’autre qui est troué est le R 04 61 802. De nombreuses ratures ont également été trouvées sur ce passeport qui entretient à lui tout seul les suspicions sur la multiple nationalité du chef de l’État. Par ailleurs, avance-t-on, le Président a effectué des voyages aux États-Unis sans qu’aucun passeport ne les mentionne. .
Un seul État dans un seul pays. Des mots pleins de sens pour les nationalistes d’antan. Cependant, au regard des passeports présentés par le président de la République, il y aurait lieu de s’inquiéter. L’administration publique est elle une ? Y a-t-il d’autres organes compétents pour prendre des décisions qui concernent la souveraineté nationale ? Au Sénat de donner la réponse.
Lionel Edouard
doulion29@yahoo.fr
Source: Le Matin
http://www.radiotelevisioncaraibes.com/nouvelles/haiti/haiti_et_ses_passeports_qui_causent_des_degats.html
Embassy Row: Haiti President, an American?
By James Morrison The Washington Times
The U.S. ambassador to Haiti has been drawn into a controversy over whether President Michel Martelly, a former pop singer in Miami, is a U.S. citizen and ineligible to hold the office he won last year.
Ambassador Kenneth H. Merten insists that Mr. Martelly is not an American citizen and does not have a U.S. passport.
But the Haitian legislature is not satisfied with that explanation.
Mr. Merten, a career diplomat, appeared last week with Mr. Martelly at a news conference where the president released his current Haitian passport and seven expired ones.
“President Martelly is not American. He is Haitian,” Mr. Merten said.
The ambassador also has explained that Mr. Martelly turned in his U.S. residency card to the U.S. Embassy in the Haitian capital, Port-au-Prince, before his inauguration in May.
His assurances failed to impress members of a special commission of the Haitian Senate investigating politicians who hold dual citizenship with another country. Three members of Mr. Martelly's government have resigned because they are foreign citizens.
The Haitian constitution prohibits the president from holding dual citizenship and from renouncing his Haitian citizenship, according to news reports from Port-au-Prince.
Sen. Jean-Charles Moise, the commission chairman, called Mr. Martelly’s news conference a “masquerade.”
Sen. Nenel Cassy called on the ambassador to issue a formal statement to the commission on Mr. Martelly’s U.S. immigration status.
A third senator, Anick Francois Joseph, told reporters that he noticed that Mr. Martelly held a U.S. passport when they flew together on an American Airlines flight to Miami from Haiti in November 2007.
The airlines later identified a “Michael Martelly” on the passenger list but no “Michel Martelly.” Haitian news reports said Mr. Martelly often uses “Michael” instead of “Michel” when he travels to the United States.
Before he won the presidency last March, Mr. Martelly was a popular musician in Haiti and Miami. He also owns a house in Palm Beach, Fla.
Source: Washington Times
Embassy Row: Haiti President, an American?
http://www.radiotelevisioncaraibes.com/nouvelles/internationale/haiti_president_an_american.html
The U.S. ambassador to Haiti has been drawn into a controversy over whether President Michel Martelly, a former pop singer in Miami, is a U.S. citizen and ineligible to hold the office he won last year.
Ambassador Kenneth H. Merten insists that Mr. Martelly is not an American citizen and does not have a U.S. passport.
But the Haitian legislature is not satisfied with that explanation.
Mr. Merten, a career diplomat, appeared last week with Mr. Martelly at a news conference where the president released his current Haitian passport and seven expired ones.
“President Martelly is not American. He is Haitian,” Mr. Merten said.
The ambassador also has explained that Mr. Martelly turned in his U.S. residency card to the U.S. Embassy in the Haitian capital, Port-au-Prince, before his inauguration in May.
His assurances failed to impress members of a special commission of the Haitian Senate investigating politicians who hold dual citizenship with another country. Three members of Mr. Martelly's government have resigned because they are foreign citizens.
The Haitian constitution prohibits the president from holding dual citizenship and from renouncing his Haitian citizenship, according to news reports from Port-au-Prince.
Sen. Jean-Charles Moise, the commission chairman, called Mr. Martelly’s news conference a “masquerade.”
Sen. Nenel Cassy called on the ambassador to issue a formal statement to the commission on Mr. Martelly’s U.S. immigration status.
A third senator, Anick Francois Joseph, told reporters that he noticed that Mr. Martelly held a U.S. passport when they flew together on an American Airlines flight to Miami from Haiti in November 2007.
The airlines later identified a “Michael Martelly” on the passenger list but no “Michel Martelly.” Haitian news reports said Mr. Martelly often uses “Michael” instead of “Michel” when he travels to the United States.
Before he won the presidency last March, Mr. Martelly was a popular musician in Haiti and Miami. He also owns a house in Palm Beach, Fla.
Source: Washington Times
Embassy Row: Haiti President, an American?
http://www.radiotelevisioncaraibes.com/nouvelles/internationale/haiti_president_an_american.html
Quand l’international se fait complice !
L’immixtion intempestive de la communauté internationale dans toutes les affaires de la République traduit bien l’inconséquence des dirigeants haïtiens. La comédie jouée au Palais national le jeudi 8 mars 2012 et à laquelle s’est prêtée une partie de la communauté internationale témoigne combien les institutions républicaines sont bafouées, méprisées et foulées aux pieds. Elle montre aussi que cette communauté internationale a choisi son camp.
Lors de la cérémonie d’exposition de passeports au Palais national le jeudi 8 mars 2012, la présence de la communauté internationale a été très remarquée. Tous les ténors étaient là. Il s’agissait pourtant d’une affaire interne qui devrait être traitée, selon beaucoup de citoyens, par les institutions républicaines compétentes en la matière. Tel malheureusement n’a pas été le cas. Le président Martelly, pour dissiper les doutes qui planent sur sa nationalité, a choisi de remettre ses documents de voyage à une plateforme de religieux, avec la caution de quelques diplomates étrangers.
D’après le politologue Sauveur Pierre Etienne, « la mise en scène du Palais national », sous les regards complices de l’international, a confirmé le bras de fer qui existe entre les pouvoirs exécutif et législatif. Il s’agit, à son avis, d’une crise institutionnelle qui est en train de se transformer en une crise politique aigüe. Pour Sauveur Pierre Etienne, cette situation traduit non seulement l’incapacité des élites haïtiennes à prendre en charge l’avenir politique de la nation, mais aussi et surtout leur impuissance face à l’effondrement de l’État. Ce qui, de son point de vue, a permis à l’international de s’immiscer librement dans les affaires de la République.
En ce sens, le coordonnateur général de l’Organisation du peuple en lutte (OPL) croit qu’Haïti n’est pas un État souverain. Pour lui, le pays est sous occupation internationale déguisée. Sauf que l’international n’est pas près d’assumer son rôle d’occupant, compte tenu des obligations économiques et politiques que cela entraîne. Voilà pourquoi, estime Sauveur Pierre Etienne, les grands barons de l’international « préfèrent se mettre à couvert », tout en conservant la latitude de tirer les ficelles.
Washington : le maître de la question
« Le Département d’État est impliqué jusqu’au cou dans la mise en scène du Palais national », affirme Sauveur Pierre Etienne. La main de Washington est visible dans cette affaire, s’exclame-t-il, rappelant que la République étoilée a toujours besoin d’un point d’ancrage pour asseoir sa politique. Ainsi, se fondant sur le rôle joué par le Département d’État lors des élections ayant conduit Joseph Michel Martelly au pouvoir, M. Pierre Etienne croit que la communauté internationale est très préoccupée par la situation qui prévaut actuellement en Haïti. Il assimile la démarche de l’international, notamment de Washington, à une échappatoire pour déboucher sur un accord entre les parties en présence dans le but de prévenir le pire.
D’aucuns pensent en effet que la cérémonie de présentation de passeports aurait été concoctée par les autorités américaines. Vingt-quatre heures avant la présentation du chef de l’État, un tête-à-tête aurait eu lieu entre le président Martelly et l’ancien président américain, Bill Clinton. Celui-ci se serait également entretenu avec les présidents des deux chambres du Parlement. En ce sens, nombreux sont ceux qui croient que la déclaration de l’ambassadeur américain en Haïti, M. Kenneth H. Merten, était planifiée. Jean-Robert Simonise, ancien ministre haïtien des Affaires étrangères, intervenant sur les ondes d’une radio de la capitale, croit que Monsieur Merten ne pourrait pas s’arroger le droit de faire une telle déclaration sans le consentement des plus hautes autorités du Département d’État. En fait, si pour certains l’attitude de l’ambassadeur Merten s’apparente à une sorte d’ingérence, pour d’autres, il s’agit d’un scénario élaboré par le président de la République de concert avec Washington. Un scénario qui, de l’avis de sauveur P. Etienne, est émaillé de maladresses et de confusions.
C’est en effet une situation fragile. Délicate. À en croire Sauveur Pierre Etienne, Washington n’acceptera pas de perdre la face. Or, ce dossier est soulevé dans un contexte particulier et les enjeux qui l’entourent sont de taille. C’est d’ailleurs une année électorale aux États-Unis. En ce sens, le leader de l’OPL pense que l’administration Obama doit jouer intelligemment. De ce fait, le Département d’État chercherait à classer ce dossier le plus rapidement possible. Car, selon M. Pierre Etienne, l’affaire pourrait rebondir au cours de la campagne électorale américaine comme un enjeu majeur entre les républicains et les démocrates. Dans ce même ordre d’idée, le politologue a fait référence à un tas d’autres dossiers qui passionnent la presse américaine, notamment la question de la Téléco.
Entre-temps, les palabres continuent un peu partout sur cette affaire. Le dossier évolue de façon sinusoïdale. Il s’agit d’un feuilleton à plusieurs épisodes, sur le dénouement duquel beaucoup s’interrogent. En tout cas, pour prévenir le pire, sauveur Pierre Etienne appelle toutes les forces vives de la nation à « placer les intérêts de la République au-dessus de toute mesquinerie ». Il préconise en outre la mise en place d’un gouvernement d’union national, affranchi de toute complicité de l’international.
Noclès Débréus
nonohaiti2007@yahoo.fr
Source: Le Matin
Commentaire:
Pas besoin d'être politologue ni coordonnateur de parti politique haitien pour comprendre ce qui se joue en Haïti. Ce qui n'est pas dit c'est que le monde traverse une crise économique et financière d'une telle envergure que personne ne dispose de l'argent à jeter par la fenêtre dans des élections avec des candidats qui se valent surtout par leur nullité.
Ce qui reste assez paradoxale chez nous c'est que certains journalistes ou politiciens ou penseurs ne voient l'immixtion de la Communauté Internationale quand ça les arrange. Pourtant une question simple que j'aimerais poser à ceux qui n'hésitent pas à condamner cette immixtion même quand elle est intempestive, serait de leur demander quel pourcentage du budget national est apporté par l'aide de cette communauté internationale? Qui fiance nos élections?
En Haïti même la construction de latrine en 2012 est financée par l'aide extérieure. Alors à quoi sert cette hypocrisie?
DL
Lors de la cérémonie d’exposition de passeports au Palais national le jeudi 8 mars 2012, la présence de la communauté internationale a été très remarquée. Tous les ténors étaient là. Il s’agissait pourtant d’une affaire interne qui devrait être traitée, selon beaucoup de citoyens, par les institutions républicaines compétentes en la matière. Tel malheureusement n’a pas été le cas. Le président Martelly, pour dissiper les doutes qui planent sur sa nationalité, a choisi de remettre ses documents de voyage à une plateforme de religieux, avec la caution de quelques diplomates étrangers.
D’après le politologue Sauveur Pierre Etienne, « la mise en scène du Palais national », sous les regards complices de l’international, a confirmé le bras de fer qui existe entre les pouvoirs exécutif et législatif. Il s’agit, à son avis, d’une crise institutionnelle qui est en train de se transformer en une crise politique aigüe. Pour Sauveur Pierre Etienne, cette situation traduit non seulement l’incapacité des élites haïtiennes à prendre en charge l’avenir politique de la nation, mais aussi et surtout leur impuissance face à l’effondrement de l’État. Ce qui, de son point de vue, a permis à l’international de s’immiscer librement dans les affaires de la République.
En ce sens, le coordonnateur général de l’Organisation du peuple en lutte (OPL) croit qu’Haïti n’est pas un État souverain. Pour lui, le pays est sous occupation internationale déguisée. Sauf que l’international n’est pas près d’assumer son rôle d’occupant, compte tenu des obligations économiques et politiques que cela entraîne. Voilà pourquoi, estime Sauveur Pierre Etienne, les grands barons de l’international « préfèrent se mettre à couvert », tout en conservant la latitude de tirer les ficelles.
Washington : le maître de la question
« Le Département d’État est impliqué jusqu’au cou dans la mise en scène du Palais national », affirme Sauveur Pierre Etienne. La main de Washington est visible dans cette affaire, s’exclame-t-il, rappelant que la République étoilée a toujours besoin d’un point d’ancrage pour asseoir sa politique. Ainsi, se fondant sur le rôle joué par le Département d’État lors des élections ayant conduit Joseph Michel Martelly au pouvoir, M. Pierre Etienne croit que la communauté internationale est très préoccupée par la situation qui prévaut actuellement en Haïti. Il assimile la démarche de l’international, notamment de Washington, à une échappatoire pour déboucher sur un accord entre les parties en présence dans le but de prévenir le pire.
D’aucuns pensent en effet que la cérémonie de présentation de passeports aurait été concoctée par les autorités américaines. Vingt-quatre heures avant la présentation du chef de l’État, un tête-à-tête aurait eu lieu entre le président Martelly et l’ancien président américain, Bill Clinton. Celui-ci se serait également entretenu avec les présidents des deux chambres du Parlement. En ce sens, nombreux sont ceux qui croient que la déclaration de l’ambassadeur américain en Haïti, M. Kenneth H. Merten, était planifiée. Jean-Robert Simonise, ancien ministre haïtien des Affaires étrangères, intervenant sur les ondes d’une radio de la capitale, croit que Monsieur Merten ne pourrait pas s’arroger le droit de faire une telle déclaration sans le consentement des plus hautes autorités du Département d’État. En fait, si pour certains l’attitude de l’ambassadeur Merten s’apparente à une sorte d’ingérence, pour d’autres, il s’agit d’un scénario élaboré par le président de la République de concert avec Washington. Un scénario qui, de l’avis de sauveur P. Etienne, est émaillé de maladresses et de confusions.
C’est en effet une situation fragile. Délicate. À en croire Sauveur Pierre Etienne, Washington n’acceptera pas de perdre la face. Or, ce dossier est soulevé dans un contexte particulier et les enjeux qui l’entourent sont de taille. C’est d’ailleurs une année électorale aux États-Unis. En ce sens, le leader de l’OPL pense que l’administration Obama doit jouer intelligemment. De ce fait, le Département d’État chercherait à classer ce dossier le plus rapidement possible. Car, selon M. Pierre Etienne, l’affaire pourrait rebondir au cours de la campagne électorale américaine comme un enjeu majeur entre les républicains et les démocrates. Dans ce même ordre d’idée, le politologue a fait référence à un tas d’autres dossiers qui passionnent la presse américaine, notamment la question de la Téléco.
Entre-temps, les palabres continuent un peu partout sur cette affaire. Le dossier évolue de façon sinusoïdale. Il s’agit d’un feuilleton à plusieurs épisodes, sur le dénouement duquel beaucoup s’interrogent. En tout cas, pour prévenir le pire, sauveur Pierre Etienne appelle toutes les forces vives de la nation à « placer les intérêts de la République au-dessus de toute mesquinerie ». Il préconise en outre la mise en place d’un gouvernement d’union national, affranchi de toute complicité de l’international.
Noclès Débréus
nonohaiti2007@yahoo.fr
Source: Le Matin
Commentaire:
Pas besoin d'être politologue ni coordonnateur de parti politique haitien pour comprendre ce qui se joue en Haïti. Ce qui n'est pas dit c'est que le monde traverse une crise économique et financière d'une telle envergure que personne ne dispose de l'argent à jeter par la fenêtre dans des élections avec des candidats qui se valent surtout par leur nullité.
Ce qui reste assez paradoxale chez nous c'est que certains journalistes ou politiciens ou penseurs ne voient l'immixtion de la Communauté Internationale quand ça les arrange. Pourtant une question simple que j'aimerais poser à ceux qui n'hésitent pas à condamner cette immixtion même quand elle est intempestive, serait de leur demander quel pourcentage du budget national est apporté par l'aide de cette communauté internationale? Qui fiance nos élections?
En Haïti même la construction de latrine en 2012 est financée par l'aide extérieure. Alors à quoi sert cette hypocrisie?
DL
mercredi 14 mars 2012
Des Parlementaires haïtiens s’engagent contre la corruption
14/03/2012 06:52:00
A l’issue d’une retraite de trois jours -du 9 au 11 mars 2012-, consacrée à l’examen du projet de loi pour la prévention et la répression de la corruption, une cinquantaine de Parlementaires haïtiens de la 49e législature réunis pour l’occasion ont adopté à l’unanimité, le 11 mars 2012, la « Déclaration de Moulin-Sur-Mer, Montrouis », du nom de la localité où a eu lieu cette rencontre.
Dans cette déclaration signée par tous les parlementaires présents, ces derniers se sont engagés à « enclencher le processus législatif et à le conduire à son terme en adoptant une législation appropriée pour renforcer la lutte contre la corruption en Haïti ».
Avec cette initiative, un nouveau cap est franchi dans la lutte contre la corruption, car il existe déjà des mesures anti-corruption parmi lesquelles on peut citer la ratification, par le Parlement haïtien, de la Convention Interaméricaine de Lutte contre la Corruption (CICC) en décembre 2000 ; celle de la Convention des Nations Unies Contre la Corruption (CNUCC) en mai 2007 ; l’obligation de déclaration du patrimoine par certaines catégories de personnalités politiques, de fonctionnaires et autres agents publics, votée en février 2008 ; et l’adoption, en mars 2009 par le Gouvernement, de la Stratégie Nationale de Lutte contre la Corruption. Pour une application effective de ces mesures, il faut ajouter la création de l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC), par décret en date du 8 septembre 2004.
Dans son analyse de l’évolution de l’Indice de Perception de la Corruption (IPC) de Transparency International en Haïti entre 2002 et 2011, la Responsable du Service de Statistiques et de Programmation de l’ULCC, Mme Darlyne Loiseau, a indiqué qu’Haïti s’est, au fil des années, éloignée des Etats classés probes pour dégringoler du 89e rang en 2002 au 175e en 2011, rejoignant ainsi la dizaine de pays perçus comme les plus corrompus au monde.
Trois jours durant, il s’est donc agi, au cours de discussions thématiques, d’établir un état des lieux de la corruption en Haïti, notamment par la clarification du «rôle de chaque institution ou organisation dans la lutte contre la corruption » sur les réformes législatives et l’analyse du projet de loi anti-corruption adopté par le gouvernement le 31 décembre 2009.
Parmi les thèmes abordés figuraient « Haïti et ses engagements internationaux dans la lutte contre la corruption », présenté par le Programme Etat de Droit de la Section Justice de la MINUSTAH/Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC) ; « Haïti et les indices de perception de la corruption », présenté par la Fondation Héritage/Branche Transparency International-Haïti ; ou encore les deux volets, à savoir la prévention et la répression, de l’« Examen analytique du projet de loi sur la prévention et la répression de la corruption », présentés par l’ULCC.
L’objectif de cette retraite -un partenariat entre le Parlement haïtien, l’ULCC, la Fondation Héritage et la MINUSTAH, financée dans le cadre de ses Projets à Impact Rapide (QIP) – était de renforcer les capacités des parlementaires dans le domaine de la lutte contre la corruption. La séance de travail était ouverte à tous les Parlementaires, notamment ceux de la Commission Ethique et Anti-Corruption de la Chambre Basse et de la Commission des Affaires Institutionnelles et Juridiques du Sénat.
Pour le sénateur Youri Latortue, par ailleurs Président de la Commission Justice et Sécurité du Sénat – qui a qualifié de « première » la rencontre, a estimé qu’elle a permis aux parlementaires de bien s’imprégner du sujet et de rencontrer d’autres acteurs engagés dans la lutte contre la corruption. M. Latortue n’a pas manqué d’encourager ses collègues à voter le projet de loi avant la fin de la session parlementaire en cours, laquelle doit prendre fin en mai prochain.
Un avis que partage Pierre Emmanuel Ubalijoro de l’Unité d’Appui au Parlement de la Section des Affaires civiles de la MINUSTAH, pour qui « l’objectif a été atteint » dans la mesure où la retraite a permis de « mettre en place un cadre d’échanges ». Cela aura pour résultat, comme l’indique Come Hervé Gogo du Programme Etat de Droit de la Section Justice de la MINUSTAH, de « renforcer le cadre juridique de lutte contre la corruption en Haïti, tout en l’harmonisant aux standards internationaux ».
Rédaction : Habibatou Gologo
Edition : Uwolowulakana Ikavi
http://www.radiotelevisioncaraibes.com/nouvelles/haiti/des_parlementaires_ha_tiens_s_engagent_contre_la_corruption.html
A l’issue d’une retraite de trois jours -du 9 au 11 mars 2012-, consacrée à l’examen du projet de loi pour la prévention et la répression de la corruption, une cinquantaine de Parlementaires haïtiens de la 49e législature réunis pour l’occasion ont adopté à l’unanimité, le 11 mars 2012, la « Déclaration de Moulin-Sur-Mer, Montrouis », du nom de la localité où a eu lieu cette rencontre.
Dans cette déclaration signée par tous les parlementaires présents, ces derniers se sont engagés à « enclencher le processus législatif et à le conduire à son terme en adoptant une législation appropriée pour renforcer la lutte contre la corruption en Haïti ».
Avec cette initiative, un nouveau cap est franchi dans la lutte contre la corruption, car il existe déjà des mesures anti-corruption parmi lesquelles on peut citer la ratification, par le Parlement haïtien, de la Convention Interaméricaine de Lutte contre la Corruption (CICC) en décembre 2000 ; celle de la Convention des Nations Unies Contre la Corruption (CNUCC) en mai 2007 ; l’obligation de déclaration du patrimoine par certaines catégories de personnalités politiques, de fonctionnaires et autres agents publics, votée en février 2008 ; et l’adoption, en mars 2009 par le Gouvernement, de la Stratégie Nationale de Lutte contre la Corruption. Pour une application effective de ces mesures, il faut ajouter la création de l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC), par décret en date du 8 septembre 2004.
Dans son analyse de l’évolution de l’Indice de Perception de la Corruption (IPC) de Transparency International en Haïti entre 2002 et 2011, la Responsable du Service de Statistiques et de Programmation de l’ULCC, Mme Darlyne Loiseau, a indiqué qu’Haïti s’est, au fil des années, éloignée des Etats classés probes pour dégringoler du 89e rang en 2002 au 175e en 2011, rejoignant ainsi la dizaine de pays perçus comme les plus corrompus au monde.
Trois jours durant, il s’est donc agi, au cours de discussions thématiques, d’établir un état des lieux de la corruption en Haïti, notamment par la clarification du «rôle de chaque institution ou organisation dans la lutte contre la corruption » sur les réformes législatives et l’analyse du projet de loi anti-corruption adopté par le gouvernement le 31 décembre 2009.
Parmi les thèmes abordés figuraient « Haïti et ses engagements internationaux dans la lutte contre la corruption », présenté par le Programme Etat de Droit de la Section Justice de la MINUSTAH/Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC) ; « Haïti et les indices de perception de la corruption », présenté par la Fondation Héritage/Branche Transparency International-Haïti ; ou encore les deux volets, à savoir la prévention et la répression, de l’« Examen analytique du projet de loi sur la prévention et la répression de la corruption », présentés par l’ULCC.
L’objectif de cette retraite -un partenariat entre le Parlement haïtien, l’ULCC, la Fondation Héritage et la MINUSTAH, financée dans le cadre de ses Projets à Impact Rapide (QIP) – était de renforcer les capacités des parlementaires dans le domaine de la lutte contre la corruption. La séance de travail était ouverte à tous les Parlementaires, notamment ceux de la Commission Ethique et Anti-Corruption de la Chambre Basse et de la Commission des Affaires Institutionnelles et Juridiques du Sénat.
Pour le sénateur Youri Latortue, par ailleurs Président de la Commission Justice et Sécurité du Sénat – qui a qualifié de « première » la rencontre, a estimé qu’elle a permis aux parlementaires de bien s’imprégner du sujet et de rencontrer d’autres acteurs engagés dans la lutte contre la corruption. M. Latortue n’a pas manqué d’encourager ses collègues à voter le projet de loi avant la fin de la session parlementaire en cours, laquelle doit prendre fin en mai prochain.
Un avis que partage Pierre Emmanuel Ubalijoro de l’Unité d’Appui au Parlement de la Section des Affaires civiles de la MINUSTAH, pour qui « l’objectif a été atteint » dans la mesure où la retraite a permis de « mettre en place un cadre d’échanges ». Cela aura pour résultat, comme l’indique Come Hervé Gogo du Programme Etat de Droit de la Section Justice de la MINUSTAH, de « renforcer le cadre juridique de lutte contre la corruption en Haïti, tout en l’harmonisant aux standards internationaux ».
Rédaction : Habibatou Gologo
Edition : Uwolowulakana Ikavi
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Le processus de ratification du Premier ministre désigné enclenché
14/03/2012 07:00:00
Le Sénat a lancé mardi soir en séance plénière le processus de ratification du Premier ministre désigné, Laurent Lamothe, à travers la formation d’une commission spéciale chargée d’analyser les pièces du candidat à la succession de Garry Conille, démissionnaire depuis trois semaines.
Constituée de sept membres avec un mandat ne dépassant pas quinze jours, la commission de ratification est dirigée par Rodolphe Joazile, l’ancien président du Sénat. Six autres élus complètent sa composition, Kély Bastien, un autre ex-patron de l’assemblée, Jean-Baptiste Bien-Aimé, Mélius Hyppolite, Jean William Jeanty, François Lucas St-Vil et Francky Exius.
Une résolution introduite par le président du Grand Corps, Dieuseul Simon Desras, et qui a reçu la bénédiction des 22 Sénateurs présents, a fixé les attributions des commissaires qui devront recevoir le dossier de Laurent Lamothe, l’étudier en procédant à la vérification de toutes les pièces avant de produire un rapport sur lequel planchera l’assemblée.
L’accumulation de chocs et le départ provoqué de Conille ont considérablement mis à mal les méthodes peu orthodoxes de l’ancien chanteur Michel Martelly, au pouvoir depuis dix mois et désormais confronté à une sérieuse crise politique.
Le processus de ratification du Premier ministre désigné est mis en route alors que le Sénat a ouvert une enquête potentiellement lourde de conséquences sur la présumée nationalité étrangère des dirigeants parmi eux Laurent Lamothe lui-même, ministre des affaires étrangères du gouvernement sortant, et le Président de la république.
Homme d’affaires pressé et ancien joueur de tennis, l’éventuel successeur du Dr Garry Conille est, selon certaines informations, le co-fondateur d’une entreprise de communication avec le chef de l’Etat, un ami proche dont il aurait grandement financé la campagne électorale. spp/Radio Kiskeya
Le Sénat a lancé mardi soir en séance plénière le processus de ratification du Premier ministre désigné, Laurent Lamothe, à travers la formation d’une commission spéciale chargée d’analyser les pièces du candidat à la succession de Garry Conille, démissionnaire depuis trois semaines.
Constituée de sept membres avec un mandat ne dépassant pas quinze jours, la commission de ratification est dirigée par Rodolphe Joazile, l’ancien président du Sénat. Six autres élus complètent sa composition, Kély Bastien, un autre ex-patron de l’assemblée, Jean-Baptiste Bien-Aimé, Mélius Hyppolite, Jean William Jeanty, François Lucas St-Vil et Francky Exius.
Une résolution introduite par le président du Grand Corps, Dieuseul Simon Desras, et qui a reçu la bénédiction des 22 Sénateurs présents, a fixé les attributions des commissaires qui devront recevoir le dossier de Laurent Lamothe, l’étudier en procédant à la vérification de toutes les pièces avant de produire un rapport sur lequel planchera l’assemblée.
L’accumulation de chocs et le départ provoqué de Conille ont considérablement mis à mal les méthodes peu orthodoxes de l’ancien chanteur Michel Martelly, au pouvoir depuis dix mois et désormais confronté à une sérieuse crise politique.
Le processus de ratification du Premier ministre désigné est mis en route alors que le Sénat a ouvert une enquête potentiellement lourde de conséquences sur la présumée nationalité étrangère des dirigeants parmi eux Laurent Lamothe lui-même, ministre des affaires étrangères du gouvernement sortant, et le Président de la république.
Homme d’affaires pressé et ancien joueur de tennis, l’éventuel successeur du Dr Garry Conille est, selon certaines informations, le co-fondateur d’une entreprise de communication avec le chef de l’Etat, un ami proche dont il aurait grandement financé la campagne électorale. spp/Radio Kiskeya
Assassinat de cinq membres d'une meme famille à l'avenue N
14/03/2012 07:03:00
Cinq (5) membres de la famille du coordonnateur adjoint de la Plateforme des employés victimes des entreprises publiques (PEVEP), Réginald Antoine, ont été tués mardi à l’aube en leur résidence sise à l’Avenue N, à Port-au-Prince.
Selon Réginald Antoine, des individus armés ont fait irruption dans la maison où ils ont commencé à molester les personnes qui s’y trouvaient. Ces dernières, dont son frère et sa sœur, Claudy et Nancy Antoine, ainsi que son beau-frère Wilson, qui tentaient de résister à l’agression, ont été abattus par balle.
Les agresseurs ont par la suite lancé à l’intérieur de la maison un engin qui serait une grenade dont l’explosion et l’incendie qui s’en est suivi ont tué les nièces du coordonnateur du PEVEP, Insara et Shelda Antoine, âgés de deux et dix ans.
Réginald Antoine qui affirme avoir été élevé dans cette maison, ne s’y trouvait pas au moment du drame. Il lance un appel aux autorités pour que les auteurs du carnage soient retrouvés et châtiés.
Une source policière a confié à Radio Télé Métropole que la tuerie serait un acte de vengeance contre Claudy Antoine perpétré par un évadé de prison qui serait de plus un psychopathe. La police disposerait d’informations précises à ce sujet, rapporte la station. [jmd/Radio Kiskeya]
http://www.radiotelevisioncaraibes.com/nouvelles/haiti/assassinat_de_cinq_membres_d_une_meme_famille_a_l_avenue_n.html
Cinq (5) membres de la famille du coordonnateur adjoint de la Plateforme des employés victimes des entreprises publiques (PEVEP), Réginald Antoine, ont été tués mardi à l’aube en leur résidence sise à l’Avenue N, à Port-au-Prince.
Selon Réginald Antoine, des individus armés ont fait irruption dans la maison où ils ont commencé à molester les personnes qui s’y trouvaient. Ces dernières, dont son frère et sa sœur, Claudy et Nancy Antoine, ainsi que son beau-frère Wilson, qui tentaient de résister à l’agression, ont été abattus par balle.
Les agresseurs ont par la suite lancé à l’intérieur de la maison un engin qui serait une grenade dont l’explosion et l’incendie qui s’en est suivi ont tué les nièces du coordonnateur du PEVEP, Insara et Shelda Antoine, âgés de deux et dix ans.
Réginald Antoine qui affirme avoir été élevé dans cette maison, ne s’y trouvait pas au moment du drame. Il lance un appel aux autorités pour que les auteurs du carnage soient retrouvés et châtiés.
Une source policière a confié à Radio Télé Métropole que la tuerie serait un acte de vengeance contre Claudy Antoine perpétré par un évadé de prison qui serait de plus un psychopathe. La police disposerait d’informations précises à ce sujet, rapporte la station. [jmd/Radio Kiskeya]
http://www.radiotelevisioncaraibes.com/nouvelles/haiti/assassinat_de_cinq_membres_d_une_meme_famille_a_l_avenue_n.html
Le president de la conference episcopale dominicaine demande aux évêques haïtiens de leur dire ce qui se passe réellement en Haïti
14/03/2012 07:07:00
Le cardinal Nicolás Jesus López Rodríquez a demandé mardi aux autorités ecclesiatiques haïtienes de les informer de ce qui se passe reellement en Haïti, parce que, a-t-il dit, tout événement ou perturbation affectant ce pays voisin a des consequences sur la vie en republique dominicaine. Le président de la conference épiscopale dominicaine a fait cette intervention à l'occasion d'une rencontre annuelle entre les deux conférences pour une analyse de la situation de la migration haitienne et ses implications sur la pastorale d'évangélisation en Haïti et en République dominicaine.
« Il est important que nous soyons informés de ce que passe en réalité, parce qu'il nous arrive toutes sortes de nouvelles de ce pays, les unes plus etranges que les autres, a dit le Cardinal, felicitant les évêques haïtiens d'avoir fait l'effort de se deplacer malgre la situation très difficile dans laquelle se trouve leur pays.
"Les évêques haitiens ont fait l'effort de venir jusqu'ici se réunir avec les collèguesdominicains pour parler de la situation d'Haïti, et proposer des actions qui peuvent aider les populations des deux nations, spécialement les plus pauvres, a dit Mgr. López Rodriguez.ahp
http://www.radiotelevisioncaraibes.com/nouvelles/haiti/demande_d_information_de_la_conference_episcopale_dominicaine.html
Le cardinal Nicolás Jesus López Rodríquez a demandé mardi aux autorités ecclesiatiques haïtienes de les informer de ce qui se passe reellement en Haïti, parce que, a-t-il dit, tout événement ou perturbation affectant ce pays voisin a des consequences sur la vie en republique dominicaine. Le président de la conference épiscopale dominicaine a fait cette intervention à l'occasion d'une rencontre annuelle entre les deux conférences pour une analyse de la situation de la migration haitienne et ses implications sur la pastorale d'évangélisation en Haïti et en République dominicaine.
« Il est important que nous soyons informés de ce que passe en réalité, parce qu'il nous arrive toutes sortes de nouvelles de ce pays, les unes plus etranges que les autres, a dit le Cardinal, felicitant les évêques haïtiens d'avoir fait l'effort de se deplacer malgre la situation très difficile dans laquelle se trouve leur pays.
"Les évêques haitiens ont fait l'effort de venir jusqu'ici se réunir avec les collèguesdominicains pour parler de la situation d'Haïti, et proposer des actions qui peuvent aider les populations des deux nations, spécialement les plus pauvres, a dit Mgr. López Rodriguez.ahp
http://www.radiotelevisioncaraibes.com/nouvelles/haiti/demande_d_information_de_la_conference_episcopale_dominicaine.html
3 policiers de la MINUSTAH coupables d'agressions sexuelles
14/03/2012 06:50:00 Trois policiers pakistanais membres de la mission de l'ONU en Haïti (MINUSTAH) ont été déclarés coupables d'agressions sexuelles par une cour martiale pakistanaise réunie à Port-au-Prince, a indiqué mardi le porte-parole de l'ONU Martin Nesirky.
Les trois policiers, qui étaient en poste à Gonaïves, ont été rapatriés au Pakistan et sanctionnés par des peines de prison qu'ils purgeront dans leur pays, selon le porte-parole qui n'a pas donné le détail des peines.
Les Nations unies resteront en contact avec les autorités pakistanaises pour «examiner les détails de la procédure et ses suites», a ajouté M. Nesirky.
À la suite d'une enquête ouverte en janvier, la cour martiale avait été organisée en mars à Port-au-Prince en suivant les procédures en vigueur au Pakistan et des responsables pakistanais ont informé les autorités haïtiennes du jugement lors d'une visite les 8 et 9 mars.
L'ONU avait annoncé le 23 janvier l'ouverture d'une enquête sur deux cas d'«exploitation sexuelle» d'enfants par des policiers de la MINUSTAH, l'un à Port-au-Prince et l'autre dans la ville de Gonaïves.
afp
http://www.radiotelevisioncaraibes.com/nouvelles/haiti/3_policiers_de_la_minustah_coupables_d_agressions_sexuelles.html
Les trois policiers, qui étaient en poste à Gonaïves, ont été rapatriés au Pakistan et sanctionnés par des peines de prison qu'ils purgeront dans leur pays, selon le porte-parole qui n'a pas donné le détail des peines.
Les Nations unies resteront en contact avec les autorités pakistanaises pour «examiner les détails de la procédure et ses suites», a ajouté M. Nesirky.
À la suite d'une enquête ouverte en janvier, la cour martiale avait été organisée en mars à Port-au-Prince en suivant les procédures en vigueur au Pakistan et des responsables pakistanais ont informé les autorités haïtiennes du jugement lors d'une visite les 8 et 9 mars.
L'ONU avait annoncé le 23 janvier l'ouverture d'une enquête sur deux cas d'«exploitation sexuelle» d'enfants par des policiers de la MINUSTAH, l'un à Port-au-Prince et l'autre dans la ville de Gonaïves.
afp
http://www.radiotelevisioncaraibes.com/nouvelles/haiti/3_policiers_de_la_minustah_coupables_d_agressions_sexuelles.html
samedi 10 mars 2012
MICHEL MARTELLY POSSEDE DES PASSEPORTS HAITIENS DONC IL N'EST NI ITALIEN NI AMERICAIN!
Deux propositions subordonnées certes. La valeur vraie de la première ne s'applique pas forcément ni automatiquememt a la deuxième. Pourtant c'est ce que l'équipe du président Michel Martelly a voulu montrer aux haïtiens, a la communauté internationale comme élément de sortie de crise..
Depuis après 1986, Haiti s'est engagée dans la voie démocratique de crises en crises. Les quinquennats se succedent sur fond de confrontation entre le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif.
Le temps de quatre mandats entrecoupés de deux interruptions, Haiti a connu 10 premiers ministres. Les periodes entre démission et nomination d'un premier ministre pour en remplacer un autre
Sont souvent plus longues que le temps d'exercice effectif du premier ministre en poste.
Difficile dans ce contexte d'évaluer en terme d'actions concrètes le travail d'un gouvernement et de son chef. C'est a se demander si ce système nous convient a notre mentalité et la facon de voir la gestion d'une nation.
L'accession au pouvoir du Président Michel Martelly a été saupoudrée jalonnées de crises dans toutes et chacune de ses phases.
On peut actuellement identifier deux situations critiques qui , pour reprendre les engagés de la cause haitienne, paralysent les efforts et les volontés de reconstruction du pays:
- le vide gouvernemental après la démission du Premier ministre Gary Conille dont la nommination et la ratification ont mis six mois a aboutir et dont l'exercice rendu opaque pour plusieurs raisons n'a duré que
Trois mois, avec un bilan inexistant.
-l'enquête ouverte par une commission sénatoriale sur la nationalité du chef d'etat dont l'instigateur, le Senateur Moise Jean Charles a juré la perte se basant sur des évidences capables de prouver que Michel Martelly possède deux nationalité étrangère: une américaine et une Italienne.
Ces deux crises pourraient évoluer de façon indépendante
Sans ces succulents condiments tombés comme une manne dans l'escarcelle des accusateurs du président dans la nécessité de ratifier un nouveau Premier ministre proposé par l'exécutif après la démission de Gary Conille. Bien entendu, la comission d'enquête qui reclamait la presentation et la soumission des documents de voyage du President qui de son coté ne reconnaissait aucune provision legale supportant une obligation de le faire, a tout simplement conditionné la ratification de Laurent Lamothe comme Premier ministre a la presentation des documents de voyage.
Je suis arrivé a Paris gare de Lyon. Sur la route du retour, je continuerai mes réflexions en m'arretant sur des elemets interessants qui semblent ne pas concernes ni les acteurs ni la presse... Donc a suivre!
joNas
Depuis après 1986, Haiti s'est engagée dans la voie démocratique de crises en crises. Les quinquennats se succedent sur fond de confrontation entre le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif.
Le temps de quatre mandats entrecoupés de deux interruptions, Haiti a connu 10 premiers ministres. Les periodes entre démission et nomination d'un premier ministre pour en remplacer un autre
Sont souvent plus longues que le temps d'exercice effectif du premier ministre en poste.
Difficile dans ce contexte d'évaluer en terme d'actions concrètes le travail d'un gouvernement et de son chef. C'est a se demander si ce système nous convient a notre mentalité et la facon de voir la gestion d'une nation.
L'accession au pouvoir du Président Michel Martelly a été saupoudrée jalonnées de crises dans toutes et chacune de ses phases.
On peut actuellement identifier deux situations critiques qui , pour reprendre les engagés de la cause haitienne, paralysent les efforts et les volontés de reconstruction du pays:
- le vide gouvernemental après la démission du Premier ministre Gary Conille dont la nommination et la ratification ont mis six mois a aboutir et dont l'exercice rendu opaque pour plusieurs raisons n'a duré que
Trois mois, avec un bilan inexistant.
-l'enquête ouverte par une commission sénatoriale sur la nationalité du chef d'etat dont l'instigateur, le Senateur Moise Jean Charles a juré la perte se basant sur des évidences capables de prouver que Michel Martelly possède deux nationalité étrangère: une américaine et une Italienne.
Ces deux crises pourraient évoluer de façon indépendante
Sans ces succulents condiments tombés comme une manne dans l'escarcelle des accusateurs du président dans la nécessité de ratifier un nouveau Premier ministre proposé par l'exécutif après la démission de Gary Conille. Bien entendu, la comission d'enquête qui reclamait la presentation et la soumission des documents de voyage du President qui de son coté ne reconnaissait aucune provision legale supportant une obligation de le faire, a tout simplement conditionné la ratification de Laurent Lamothe comme Premier ministre a la presentation des documents de voyage.
Je suis arrivé a Paris gare de Lyon. Sur la route du retour, je continuerai mes réflexions en m'arretant sur des elemets interessants qui semblent ne pas concernes ni les acteurs ni la presse... Donc a suivre!
joNas
SPECTACLE POUR DUPES
Bonjour, amis lecteurs, amis blogueurs, amis passionnés de ce pays, mon Haiti Chérie!
Ce samedi, tôt ce matin, je me trouve assis dans un wagon d'un TGV coulissant comme l'anaconda geant sur ces rails d'acier grincheux et impassibles. Direction Paris, la ville lumiere. Il n'y aura certainement pas sur ma page facebook ce soir ni la Tour Eiffel, ni le Trocadero, ni le Louvre ni le quartier de la defense, bateaux-mouche, aucune image de ces lieux mythiques et sympathiques de cette megapole qui remplit les espaces et les instants de reves de plus de la moitie des habitants de la planète.
En fait, je ne vais pas en visite a Paris. Comme dirait Patricia, ma fille, je poursuis mon pelerinage en faveur du pays mort-ne et de ses habitants handicapés. Oui, je vais assister a une réunion de travail du Collectif Haiti de France qui celebre par des activites, ses vingt ans.
J'ai dormi tres peu hier soir. Je ne voulais surtout pas rater le train.
Pour le trajet, j'ai pris du papier et des crayons pour écrire. J'aime écrire au crayon. Je ressens une certaine facili
te, une connivence certaine entre le crayon et mon esprit. Il me manquait cependant l'essentiel: l'inspiration.
Souvent le comportement d'un ou de plusieurs voyageurs me suggèrent des thèmes de réflexion.
Ce matin j'ai donc essayer une fois de plus d'accéder au blog depuis mon blackberry.
Victoire! Je peux même publier des posts. Le réseau fonctionne bien depuis le train.
Le plus dur c'est d'accommoder mes doigts surdimentionnes sur les touches minuscules du clavier de mon blackberry. Après, il y a le dileme des fautes d'orthographe!
Bref. Je me suis dit que le voyage qui dure trois heures et vingt minutes resulterait raccouci, si je me peinais a ecrire. En plus, pour ceux qui s'interessent a Haiti il y a des sujets d'actualité a commenter. La liste ne serait pas exhaustive mais de contenu succulent:
1.- Dans une mise en scene hollywoodien, Michel Martelly, flanqué des ambassadeurs americain, Monsieur Kenneth Merten et de l'omnipresent ambassadeur francais, Monsieur Didier LEDRET, presente aux autorites religieuses ses passeports haitiens pour couper court aux enqueteurs du senat haitien qui lui prete une nationalite americaine.
2- Des rumeurs font etat de demande d'extradition a l'encontre de l'ex-pretre ancien president Jean Bertrand Aristide pour malversation de fonds, implication dans le traffic de stupefiants et comme commanditaire de certains crimes.
3.- l'exécution en pleine rue de Monsieur Joseph venel, ancien directeur de la Banque Centrale d'Haiti sous le regime de Jean Bertrand Aristide, dont le fils, ancien directeur de la compagnie de Telecommunications d'Haiti (TELECO) ayant plaidé coupable lors d'un jugement a Miami aurait promis de collaborer avec la justice. Celui-ci aurait d'une certaine manière impliqué Jean Bertrand Aristide et son administration dans une affaire d'abus de biens sociaux.
4.- La demission de certains membres de la commission d'enquete senatoriale sur la supposée nationalité étrangère du president Haitien Michel Martelly.
Comme citoyen du monde, resident en France, je ne suis pas insensible ni indifférent aux élections présidentielles francaises. Cette campagne que j'ai du mal a appréhender me fait penser au dileme que represente le choix d'un candidat par. Les electeurs non fanatiques ni rangés derrière un militantisme aveuglant.
Et la je pense a deux absents lies par un destin dramatique qui risque de causer beaucoup de tort a la France a l'Europe et au monde.
Le premier grand absent c'est bien entendu Monsieur DSK et le deuxieme est de facon renversante et surprenante Madame NAFISSATOU DIALO, la femme de chambre qui a tourné le destin de DSK en rendez-vous manqué avec l'histoire...
Le train roule depuis une heure et demie. Mes doigts s'engourdissent. Je me dirige vers le bar pour m'acheter a boire et surtout prendre des tikets de metro... Peut-etre a tout a l'heure.
JoNas
Ce samedi, tôt ce matin, je me trouve assis dans un wagon d'un TGV coulissant comme l'anaconda geant sur ces rails d'acier grincheux et impassibles. Direction Paris, la ville lumiere. Il n'y aura certainement pas sur ma page facebook ce soir ni la Tour Eiffel, ni le Trocadero, ni le Louvre ni le quartier de la defense, bateaux-mouche, aucune image de ces lieux mythiques et sympathiques de cette megapole qui remplit les espaces et les instants de reves de plus de la moitie des habitants de la planète.
En fait, je ne vais pas en visite a Paris. Comme dirait Patricia, ma fille, je poursuis mon pelerinage en faveur du pays mort-ne et de ses habitants handicapés. Oui, je vais assister a une réunion de travail du Collectif Haiti de France qui celebre par des activites, ses vingt ans.
J'ai dormi tres peu hier soir. Je ne voulais surtout pas rater le train.
Pour le trajet, j'ai pris du papier et des crayons pour écrire. J'aime écrire au crayon. Je ressens une certaine facili
te, une connivence certaine entre le crayon et mon esprit. Il me manquait cependant l'essentiel: l'inspiration.
Souvent le comportement d'un ou de plusieurs voyageurs me suggèrent des thèmes de réflexion.
Ce matin j'ai donc essayer une fois de plus d'accéder au blog depuis mon blackberry.
Victoire! Je peux même publier des posts. Le réseau fonctionne bien depuis le train.
Le plus dur c'est d'accommoder mes doigts surdimentionnes sur les touches minuscules du clavier de mon blackberry. Après, il y a le dileme des fautes d'orthographe!
Bref. Je me suis dit que le voyage qui dure trois heures et vingt minutes resulterait raccouci, si je me peinais a ecrire. En plus, pour ceux qui s'interessent a Haiti il y a des sujets d'actualité a commenter. La liste ne serait pas exhaustive mais de contenu succulent:
1.- Dans une mise en scene hollywoodien, Michel Martelly, flanqué des ambassadeurs americain, Monsieur Kenneth Merten et de l'omnipresent ambassadeur francais, Monsieur Didier LEDRET, presente aux autorites religieuses ses passeports haitiens pour couper court aux enqueteurs du senat haitien qui lui prete une nationalite americaine.
2- Des rumeurs font etat de demande d'extradition a l'encontre de l'ex-pretre ancien president Jean Bertrand Aristide pour malversation de fonds, implication dans le traffic de stupefiants et comme commanditaire de certains crimes.
3.- l'exécution en pleine rue de Monsieur Joseph venel, ancien directeur de la Banque Centrale d'Haiti sous le regime de Jean Bertrand Aristide, dont le fils, ancien directeur de la compagnie de Telecommunications d'Haiti (TELECO) ayant plaidé coupable lors d'un jugement a Miami aurait promis de collaborer avec la justice. Celui-ci aurait d'une certaine manière impliqué Jean Bertrand Aristide et son administration dans une affaire d'abus de biens sociaux.
4.- La demission de certains membres de la commission d'enquete senatoriale sur la supposée nationalité étrangère du president Haitien Michel Martelly.
Comme citoyen du monde, resident en France, je ne suis pas insensible ni indifférent aux élections présidentielles francaises. Cette campagne que j'ai du mal a appréhender me fait penser au dileme que represente le choix d'un candidat par. Les electeurs non fanatiques ni rangés derrière un militantisme aveuglant.
Et la je pense a deux absents lies par un destin dramatique qui risque de causer beaucoup de tort a la France a l'Europe et au monde.
Le premier grand absent c'est bien entendu Monsieur DSK et le deuxieme est de facon renversante et surprenante Madame NAFISSATOU DIALO, la femme de chambre qui a tourné le destin de DSK en rendez-vous manqué avec l'histoire...
Le train roule depuis une heure et demie. Mes doigts s'engourdissent. Je me dirige vers le bar pour m'acheter a boire et surtout prendre des tikets de metro... Peut-etre a tout a l'heure.
JoNas
jeudi 8 mars 2012
Haïti: un banquier tué en pleine rue
..THE ASSOCIATED PRESS
PORT-AU-PRINCE, Haïti - Un banquier haïtien bien en vue — et dont le fils a récemment plaidé coupable dans une affaire de corruption aux États-Unis — a été abattu en pleine rue dans la capitale, Port-au-Prince, selon ce qu'a révélé mercredi la police.
Venel Joseph a été tué mardi soir au volant de sa voiture, a indiqué le porte-parole de la police, Gary Desrosiers. Aucune arrestation n'a été effectuée et les autorités ne disposent d'aucun détail supplémentaire.
M. Joseph a été le gouverneur de la Banque centrale d'Haïti pendant le deuxième mandat de l'ancien premier ministre Jean-Bertrand Aristide, entre 2001 et 2004.
Son fils, Patrick Joseph, a plaidé coupable à des accusations de corruption devant un tribunal fédéral américain le mois dernier. Il a aussi accepté de témoigner contre d'autres individus soupçonnés d'avoir empoché des pots-de-vin pour obtenir des tarifs préférentiels de Teleco, l'entreprise haïtienne de télécommunications détenue par la banque centrale du pays.
Patrick Joseph est l'ancien directeur de Teleco.
http://www.journalmetro.com/monde/article/1118062--haiti-un-banquier-tue-en-pleine-rue
PORT-AU-PRINCE, Haïti - Un banquier haïtien bien en vue — et dont le fils a récemment plaidé coupable dans une affaire de corruption aux États-Unis — a été abattu en pleine rue dans la capitale, Port-au-Prince, selon ce qu'a révélé mercredi la police.
Venel Joseph a été tué mardi soir au volant de sa voiture, a indiqué le porte-parole de la police, Gary Desrosiers. Aucune arrestation n'a été effectuée et les autorités ne disposent d'aucun détail supplémentaire.
M. Joseph a été le gouverneur de la Banque centrale d'Haïti pendant le deuxième mandat de l'ancien premier ministre Jean-Bertrand Aristide, entre 2001 et 2004.
Son fils, Patrick Joseph, a plaidé coupable à des accusations de corruption devant un tribunal fédéral américain le mois dernier. Il a aussi accepté de témoigner contre d'autres individus soupçonnés d'avoir empoché des pots-de-vin pour obtenir des tarifs préférentiels de Teleco, l'entreprise haïtienne de télécommunications détenue par la banque centrale du pays.
Patrick Joseph est l'ancien directeur de Teleco.
http://www.journalmetro.com/monde/article/1118062--haiti-un-banquier-tue-en-pleine-rue
Haïti touchée par un séisme de 4,6 .
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.THE ASSOCIATED PRESS
PORT-AU-PRINCE, Haiti - Un tremblement de terre d'intensité modérée a ébranlé le sud d'Haïti, mercredi soir, mais les autorités n'ont pas rapporté de victimes ou de dégâts dans l'immédiat.
Selon l'Institut d'études géologiques des États-Unis, l'épicentre du séisme, d'une magnitude de 4,6, se trouvait à 38 km au sud-est de Port-au-Prince, la capitale, et à une profondeur de 4,9 km. La secousse a été ressentie à 21 h 51, heure de l'Est.
Des résidants, encore marqués par le violent tremblement de terre de janvier 2010, ont accouru dans les rues de la capitale. Ce séisme, d'une magnitude de 7,0, avait tué 314 000 personnes et détruit des milliers de résidences.
http://www.journalmetro.com/monde/article/1118849--haiti-touchee-par-un-seisme-de-4-6
.THE ASSOCIATED PRESS
PORT-AU-PRINCE, Haiti - Un tremblement de terre d'intensité modérée a ébranlé le sud d'Haïti, mercredi soir, mais les autorités n'ont pas rapporté de victimes ou de dégâts dans l'immédiat.
Selon l'Institut d'études géologiques des États-Unis, l'épicentre du séisme, d'une magnitude de 4,6, se trouvait à 38 km au sud-est de Port-au-Prince, la capitale, et à une profondeur de 4,9 km. La secousse a été ressentie à 21 h 51, heure de l'Est.
Des résidants, encore marqués par le violent tremblement de terre de janvier 2010, ont accouru dans les rues de la capitale. Ce séisme, d'une magnitude de 7,0, avait tué 314 000 personnes et détruit des milliers de résidences.
http://www.journalmetro.com/monde/article/1118849--haiti-touchee-par-un-seisme-de-4-6
Danser avec les Lwa
Chantal Guy, La Presse
Festifs, les Haïtiens? Vous n'avez pas idée. Surtout pendant le carnaval, plus grande fête du pays, qui fait passer le Festival de jazz de Montréal pour une réunion paroissiale en comparaison. Impressions d'une virée au coeur de la foule.
Une semaine avant le carnaval national - qui s'est tenu cette année pour la première fois aux Cayes, même si on le fête partout -, il y a toujours le fameux carnaval de Jacmel, le plus «touristique», qui attire les gens de partout dans le pays. Cette ville plutôt calme voit sa population tripler pendant l'événement. Tous les hôtels sont pleins. Et Jacmel, ville d'artistes, est particulièrement fier de «son» carnaval, un peu comme la ville de Québec est fière du sien.
On se prépare des mois à l'avance pour l'occasion. Le Grand Jour, on se maquille, on se déguise, peu importe la chaleur, et c'est le défilé, où se déploie une quantité phénoménale de fabuleux personnages en papier mâché qui se déversent dans les rues. Pendant des heures, c'est la procession carnavalesque, merveilleuse et inquiétante à la fois, où se mêlent le comique et le macabre, l'humain et l'animal, une succession de monstres qui éblouissent et terrifient les enfants comme les adultes. Le tout puigé dans le riche répertoire vaudou. On rend hommage aux Lwa (les esprits), et vous croisez plusieurs Baron Samedi avec le distinctif chapeau haut-de-forme, des danseurs traditionnels, des musiciens; les jeunes comme les vieux participent. Au détour de n'importe quelle rue surgissent des «bandes à pied», petites troupes de musique, tambours et trompettes, rapidement entourées de spectateurs qui suivent le rythme. Et pas qu'à peu près. La société haïtienne est plutôt prude, il est par exemple très mal vu de s'embrasser en public. En revanche, quand il est question de danse, on peut pratiquement mimer la copulation devant tout le monde! Ezili, divinité de l'amour, est forcément à l'oeuvre... Le Barbancourt et la Prestige, qui coulent à flots, doivent aider un peu. Mais ça empire les problèmes de salubrité aussi. Disons que ça sent l'humain qui fête fort et qu'il n'y a pas de toilettes publiques. Quand on est habitué à des festivals entourés de clôtures, avec des policiers qui fouillent vos sacs à l'entrée, on ne peut qu'être ahuri devant l'absence de toute contrainte. C'est un vrai défouloir collectif.
La nuit
Dès que le soleil se couche, ces créatures fantastiques cèdent la place aux énormes chars musicaux coiffés des meilleurs groupes kompa, qui font carrément la largeur de la rue, alourdis par d'énormes haut-parleurs hurlant à nous défriser les oreilles. La frénésie monte. Les passions se déchaînent. Quelques rares ambulances sont postées pour conduire à l'hôpital d'éventuels blessés. L'heure n'est plus aux agoraphobes, qui peuvent se réfugier, moyennant quelques gourdes, sur les estrades édifiées pour l'occasion. Les plus audacieux choisissent le bain de foule. Pas un centimètre carré de libre - parfois on ne touche même pas le sol: on danse, on se bouscule, et les mains baladeuses des voleurs à la tire nous tâtent (mieux vaut avoir les poches vides). On se dit qu'un mouvement de panique et c'est l'hécatombe, mais ici, on danse avec la mort. Sans l'aide de mon ami haïtien Géraldo, je n'aurais pas réussi à m'extirper de cette marée humaine. Il faut avoir le sens de la foule. Au moment où la crise de panique se pointait, le président Martelly et sa cour sont passés juste devant nous, comme pour faire diversion. Il faut savoir que les fans de Martelly l'ont désigné président Kompa avant de le confirmer à son poste politique. Ce n'est pas pour rien qu'il était et à Jacmel et aux Cayes.
Enfin, les touristes fatigués ne peuvent compter sur la quiétude de leur chambre d'hôtel. La musique et les gens sont partout, ça durera toute la nuit. Ça durera plusieurs jours. Jusqu'à ce que les Haïtiens, et les Lwa, soient repus.
Festifs, les Haïtiens? Vous n'avez pas idée. Surtout pendant le carnaval, plus grande fête du pays, qui fait passer le Festival de jazz de Montréal pour une réunion paroissiale en comparaison. Impressions d'une virée au coeur de la foule.
Une semaine avant le carnaval national - qui s'est tenu cette année pour la première fois aux Cayes, même si on le fête partout -, il y a toujours le fameux carnaval de Jacmel, le plus «touristique», qui attire les gens de partout dans le pays. Cette ville plutôt calme voit sa population tripler pendant l'événement. Tous les hôtels sont pleins. Et Jacmel, ville d'artistes, est particulièrement fier de «son» carnaval, un peu comme la ville de Québec est fière du sien.
On se prépare des mois à l'avance pour l'occasion. Le Grand Jour, on se maquille, on se déguise, peu importe la chaleur, et c'est le défilé, où se déploie une quantité phénoménale de fabuleux personnages en papier mâché qui se déversent dans les rues. Pendant des heures, c'est la procession carnavalesque, merveilleuse et inquiétante à la fois, où se mêlent le comique et le macabre, l'humain et l'animal, une succession de monstres qui éblouissent et terrifient les enfants comme les adultes. Le tout puigé dans le riche répertoire vaudou. On rend hommage aux Lwa (les esprits), et vous croisez plusieurs Baron Samedi avec le distinctif chapeau haut-de-forme, des danseurs traditionnels, des musiciens; les jeunes comme les vieux participent. Au détour de n'importe quelle rue surgissent des «bandes à pied», petites troupes de musique, tambours et trompettes, rapidement entourées de spectateurs qui suivent le rythme. Et pas qu'à peu près. La société haïtienne est plutôt prude, il est par exemple très mal vu de s'embrasser en public. En revanche, quand il est question de danse, on peut pratiquement mimer la copulation devant tout le monde! Ezili, divinité de l'amour, est forcément à l'oeuvre... Le Barbancourt et la Prestige, qui coulent à flots, doivent aider un peu. Mais ça empire les problèmes de salubrité aussi. Disons que ça sent l'humain qui fête fort et qu'il n'y a pas de toilettes publiques. Quand on est habitué à des festivals entourés de clôtures, avec des policiers qui fouillent vos sacs à l'entrée, on ne peut qu'être ahuri devant l'absence de toute contrainte. C'est un vrai défouloir collectif.
La nuit
Dès que le soleil se couche, ces créatures fantastiques cèdent la place aux énormes chars musicaux coiffés des meilleurs groupes kompa, qui font carrément la largeur de la rue, alourdis par d'énormes haut-parleurs hurlant à nous défriser les oreilles. La frénésie monte. Les passions se déchaînent. Quelques rares ambulances sont postées pour conduire à l'hôpital d'éventuels blessés. L'heure n'est plus aux agoraphobes, qui peuvent se réfugier, moyennant quelques gourdes, sur les estrades édifiées pour l'occasion. Les plus audacieux choisissent le bain de foule. Pas un centimètre carré de libre - parfois on ne touche même pas le sol: on danse, on se bouscule, et les mains baladeuses des voleurs à la tire nous tâtent (mieux vaut avoir les poches vides). On se dit qu'un mouvement de panique et c'est l'hécatombe, mais ici, on danse avec la mort. Sans l'aide de mon ami haïtien Géraldo, je n'aurais pas réussi à m'extirper de cette marée humaine. Il faut avoir le sens de la foule. Au moment où la crise de panique se pointait, le président Martelly et sa cour sont passés juste devant nous, comme pour faire diversion. Il faut savoir que les fans de Martelly l'ont désigné président Kompa avant de le confirmer à son poste politique. Ce n'est pas pour rien qu'il était et à Jacmel et aux Cayes.
Enfin, les touristes fatigués ne peuvent compter sur la quiétude de leur chambre d'hôtel. La musique et les gens sont partout, ça durera toute la nuit. Ça durera plusieurs jours. Jusqu'à ce que les Haïtiens, et les Lwa, soient repus.
Haïti, l'île magique
(Port-au-Prince) Désertée par les touristes depuis la chute de Bébé Doc, Haïti n'est plus visitée maintenant que par les travailleurs des ONG, les militaires et les missionnaires. Est-ce possible d'être touriste en Haïti? Oui, mais oubliez le tout-inclus et les paramètres occidentaux de sécurité. Visiter Haïti, c'est se lancer dans le vide, sans filet. Une étrange découverte de la liberté, grisante et inquiétante à la fois.
Le voyageur un peu téméraire peut-il débarquer avec son sac à dos, sur un coup de tête, en Haïti?
Probablement. Mais sans préparation, il risque de trouver l'expérience assez pénible. D'abord, 90% de la population ne parle que le créole. Et si vous êtes blanc, le mot «argent» est écrit en lettres de feu sur votre front, peu importe votre budget.
Pour tout dire, la meilleure façon de découvrir Haïti, c'est d'être introduit. L'esprit de clan ici est fort, et les Haïtiens ont créé les réseaux sociaux bien avant Facebook.
Si un ami haïtien vous amène à un cercle, à une rue, à un quartier, à un village, particulièrement hors de Port-au-Prince, où le téléphone arabe est fort développé, tout le monde saura avec qui vous êtes et ce que vous avez fait la veille. Sachez-le. C'est précisément cela, votre sécurité. Car en l'absence de surveillance policière, voilà ce qui crée la cohésion sociale dans ce chaos.
Contrairement à ce que l'on pourrait croire, la société haïtienne n'est pas une société plus «dangereuse». Il y a comme partout de la criminalité, mais certainement proportionnellement moins que dans les quartiers les plus louches des pays industrialisés.
Bien sûr, le voyageur fortuné peut se terrer dans Pétionville, sorte de Westmount de Port-au-Prince et emprunter sa voiture pour le moindre déplacement. Il y découvrira le luxe, le confort, la bonne chère, étonnamment possibles au milieu de tant de misère. Mais il ne découvrira en rien la véritable Haïti. Car Haïti vit dans la rue.
Destination hipster?
Dans un monde où les endroits les plus reculés ont été découverts, explorés et exploités à fond - ce qui désolait l'anthropologue Claude Lévi-Strauss - Haïti demeure un cas à part, un joyau préservé. Pour les mauvaises raisons et bien malgré elle, bien sûr, mais c'est l'une des conséquences de son isolement historique et de la crainte qu'elle inspire, même aux voyageurs les plus aguerris. Mis à part les Haïtiens de la diaspora qui font régulièrement le va-et-vient et les travailleurs humanitaires de tout acabit, rares sont les touristes qui y débarquent simplement par curiosité. Cette espèce manque cruellement à Haïti, ce qui fausse les rapports entre étrangers et Haïtiens. Dire qu'il y a déjà eu un Club Med très populaire sous la dictature! Un «Blanc» - ce mot désigne avant tout un étranger, peu importe la couleur de sa peau - n'est jamais ici gratuitement et ne semble exister que pour apporter son aide.
Il est d'ailleurs étonnant pour le voyageur habitué aux grands centres urbains de constater à quel point Haïti n'est pas une société «multiculturelle». Il découvrira rapidement ce que signifie être une «minorité visible». Mais c'est une réalité qui pourrait changer. Des jeunes gens bien intentionnés ont pris d'assaut cette île et veulent la faire découvrir au monde. C'est tout naturel: la population d'Haïti est incroyablement jeune et appelle à elle la jeunesse avide de renouveau. Rien ne le démontre mieux que la folie festive dans la période du carnaval que nous avons vécu lors de notre passage, où nous avons croisé Régine Chassagne et Win Butler du groupe Arcade Fire...
L'île aux mystères
Haïti n'est pas une anomalie de l'histoire, elle EST l'Histoire. Des siècles de bruits et de fureur sans aucun répit. C'est Hispaniola où Colomb a débarqué, la terre du génocide des indigènes Taino et Arawak, remplacés par les Africains soumis à l'esclavage le plus impitoyable, jusqu'à la révolution qui a donné naissance à la première République noire du monde, traversée par mille convulsions jusqu'au tremblement de terre de 2010. L'atmosphère d'Haïti est imprégnée de cette destinée incroyable et tragique, qui semble flotter au-dessus de ses paysages époustouflants. Une vie ne suffirait pas à comprendre ses mystères, ses paradoxes et ses absurdités. Mais si le dieu Legba, celui qui ouvre les portes, est avec vous, peut-être aurez-vous le privilège d'être invité un jour dans ses coins les plus secrets...
On ne l'appelle pas l'île magique pour rien.
http://www.cyberpresse.ca/voyage/destinations/amerique-latine/haiti/201203/08/01-4503550-haiti-lile-magique.php
Le voyageur un peu téméraire peut-il débarquer avec son sac à dos, sur un coup de tête, en Haïti?
Probablement. Mais sans préparation, il risque de trouver l'expérience assez pénible. D'abord, 90% de la population ne parle que le créole. Et si vous êtes blanc, le mot «argent» est écrit en lettres de feu sur votre front, peu importe votre budget.
Pour tout dire, la meilleure façon de découvrir Haïti, c'est d'être introduit. L'esprit de clan ici est fort, et les Haïtiens ont créé les réseaux sociaux bien avant Facebook.
Si un ami haïtien vous amène à un cercle, à une rue, à un quartier, à un village, particulièrement hors de Port-au-Prince, où le téléphone arabe est fort développé, tout le monde saura avec qui vous êtes et ce que vous avez fait la veille. Sachez-le. C'est précisément cela, votre sécurité. Car en l'absence de surveillance policière, voilà ce qui crée la cohésion sociale dans ce chaos.
Contrairement à ce que l'on pourrait croire, la société haïtienne n'est pas une société plus «dangereuse». Il y a comme partout de la criminalité, mais certainement proportionnellement moins que dans les quartiers les plus louches des pays industrialisés.
Bien sûr, le voyageur fortuné peut se terrer dans Pétionville, sorte de Westmount de Port-au-Prince et emprunter sa voiture pour le moindre déplacement. Il y découvrira le luxe, le confort, la bonne chère, étonnamment possibles au milieu de tant de misère. Mais il ne découvrira en rien la véritable Haïti. Car Haïti vit dans la rue.
Destination hipster?
Dans un monde où les endroits les plus reculés ont été découverts, explorés et exploités à fond - ce qui désolait l'anthropologue Claude Lévi-Strauss - Haïti demeure un cas à part, un joyau préservé. Pour les mauvaises raisons et bien malgré elle, bien sûr, mais c'est l'une des conséquences de son isolement historique et de la crainte qu'elle inspire, même aux voyageurs les plus aguerris. Mis à part les Haïtiens de la diaspora qui font régulièrement le va-et-vient et les travailleurs humanitaires de tout acabit, rares sont les touristes qui y débarquent simplement par curiosité. Cette espèce manque cruellement à Haïti, ce qui fausse les rapports entre étrangers et Haïtiens. Dire qu'il y a déjà eu un Club Med très populaire sous la dictature! Un «Blanc» - ce mot désigne avant tout un étranger, peu importe la couleur de sa peau - n'est jamais ici gratuitement et ne semble exister que pour apporter son aide.
Il est d'ailleurs étonnant pour le voyageur habitué aux grands centres urbains de constater à quel point Haïti n'est pas une société «multiculturelle». Il découvrira rapidement ce que signifie être une «minorité visible». Mais c'est une réalité qui pourrait changer. Des jeunes gens bien intentionnés ont pris d'assaut cette île et veulent la faire découvrir au monde. C'est tout naturel: la population d'Haïti est incroyablement jeune et appelle à elle la jeunesse avide de renouveau. Rien ne le démontre mieux que la folie festive dans la période du carnaval que nous avons vécu lors de notre passage, où nous avons croisé Régine Chassagne et Win Butler du groupe Arcade Fire...
L'île aux mystères
Haïti n'est pas une anomalie de l'histoire, elle EST l'Histoire. Des siècles de bruits et de fureur sans aucun répit. C'est Hispaniola où Colomb a débarqué, la terre du génocide des indigènes Taino et Arawak, remplacés par les Africains soumis à l'esclavage le plus impitoyable, jusqu'à la révolution qui a donné naissance à la première République noire du monde, traversée par mille convulsions jusqu'au tremblement de terre de 2010. L'atmosphère d'Haïti est imprégnée de cette destinée incroyable et tragique, qui semble flotter au-dessus de ses paysages époustouflants. Une vie ne suffirait pas à comprendre ses mystères, ses paradoxes et ses absurdités. Mais si le dieu Legba, celui qui ouvre les portes, est avec vous, peut-être aurez-vous le privilège d'être invité un jour dans ses coins les plus secrets...
On ne l'appelle pas l'île magique pour rien.
http://www.cyberpresse.ca/voyage/destinations/amerique-latine/haiti/201203/08/01-4503550-haiti-lile-magique.php
mercredi 7 mars 2012
Haïti: le Sénat enjoint le président à faire la lumière sur sa nationalité
Agence France-Presse, Port-au-Prince
Six sénateurs haïtiens, membres d'une commission qui enquête sur la nationalité étrangère présumée du président Michel Martelly et des membres du gouvernent, ont demandé dans une lettre au chef de l'État de collaborer à l'aboutissement de celle-ci.
«La commission vous enjoint au nom du peuple souverain qui a mandaté le législatif, au nom de l'histoire et de la vérité, à écrire personnellement et respectivement aux instances compétentes des États-Unis d'Amérique et d'Italie, pour leur demander de fournir de manière explicite à la nation haïtienne toutes les informations relatives à votre nationalité», écrivent les six sénateurs dans leur missive adressée lundi à M. Martelly et dont l'AFP a obtenu une copie.
Depuis près de trois mois Haïti est au bord d'une crise politique en raison des accusations portées contre Michel Martelly par un de ses plus farouches opposants, le sénateur Moïse Jean-Charles. Celui-ci assure que le président haïtien détient des passeports américain et italien dans un pays qui n'autorise pas la double nationalité.
Lundi, un autre parlementaire, Anick François Joseph, a affirmé que le président Martelly, arrivé au pouvoir en mai 2011, avait séjourné en prison aux États-Unis au moins à deux reprises en Floride sous le double prénom de Michel et sous le nom de Michael Martelly.
Quelques heures après ces déclarations, le parlementaire a dénoncé dans la presse des menaces de mort reçues de la part d'inconnus.
Le président Martelly, un ancien chanteur populaire connu sous le nom de Sweet Micky, a toujours ironisé sur cette affaire reconnaissant cependant avoir dit dans une de ses chansons qu'il était né en Italie.
Les signataires de la lettre reprochent au chef de l'État de maintenir sur sa nationalité «un flou déstabilisant qui accélère la descente aux enfers du pays au détriment de la stabilité politique».
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201203/06/01-4502929-haiti-le-senat-enjoint-le-president-a-faire-la-lumiere-sur-sa-nationalite.php
Six sénateurs haïtiens, membres d'une commission qui enquête sur la nationalité étrangère présumée du président Michel Martelly et des membres du gouvernent, ont demandé dans une lettre au chef de l'État de collaborer à l'aboutissement de celle-ci.
«La commission vous enjoint au nom du peuple souverain qui a mandaté le législatif, au nom de l'histoire et de la vérité, à écrire personnellement et respectivement aux instances compétentes des États-Unis d'Amérique et d'Italie, pour leur demander de fournir de manière explicite à la nation haïtienne toutes les informations relatives à votre nationalité», écrivent les six sénateurs dans leur missive adressée lundi à M. Martelly et dont l'AFP a obtenu une copie.
Depuis près de trois mois Haïti est au bord d'une crise politique en raison des accusations portées contre Michel Martelly par un de ses plus farouches opposants, le sénateur Moïse Jean-Charles. Celui-ci assure que le président haïtien détient des passeports américain et italien dans un pays qui n'autorise pas la double nationalité.
Lundi, un autre parlementaire, Anick François Joseph, a affirmé que le président Martelly, arrivé au pouvoir en mai 2011, avait séjourné en prison aux États-Unis au moins à deux reprises en Floride sous le double prénom de Michel et sous le nom de Michael Martelly.
Quelques heures après ces déclarations, le parlementaire a dénoncé dans la presse des menaces de mort reçues de la part d'inconnus.
Le président Martelly, un ancien chanteur populaire connu sous le nom de Sweet Micky, a toujours ironisé sur cette affaire reconnaissant cependant avoir dit dans une de ses chansons qu'il était né en Italie.
Les signataires de la lettre reprochent au chef de l'État de maintenir sur sa nationalité «un flou déstabilisant qui accélère la descente aux enfers du pays au détriment de la stabilité politique».
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201203/06/01-4502929-haiti-le-senat-enjoint-le-president-a-faire-la-lumiere-sur-sa-nationalite.php
Haïti-Double nationalité : Michel Martelly ou Mickael Martelly ?
lundi 5 mars 2012 P-au-P, 5 mars 2012 [AlterPresse] --- Le sénateur de l’Artibonite, François Anick Joseph a révélé certaines pistes, pouvant conduire à la vérification de la double nationalité du chef de l’Etat, Michel Martelly. Selon le sénateur qui est intervenu le 1er mars dans la presse, le président a effectué des déplacements aux Etats-Unis avec un passeport américain et une autre identité.
Michel ou Mickael Martelly ?
« Michel Martelly aurait voyagé à bord d’un vol de la American Airlines à destination de la Floride, en date du 21 novembre 2007, plusieurs parlementaires étaient à bord de ce vol ».
Le sénat a officiellement demandé à cette compagnie aérienne de lui faire parvenir la liste des passagers, mais le nom de Michel Martelly n’y figure pas. Anick Joseph suggère à ses collègues sénateurs de rechercher plutôt le nom de « Mickael Martelly ».
Anick Joseph a également dénoncé la lenteur affichée par la commission sénatoriale d’enquête dans le dossier alors que Michel Martelly refuse de présenter ses documents de voyage.
La collaboration de Michel Martelly dans la suite de cette enquête se révèle déterminante pour la ratification de son premier ministre désigné Laurent Lamothe. Pour le sénateur Joseph cette question doit être clarifiée avant d’aborder le processus de ratification du premier ministre.
« En refusant d’apporter ses documents de voyage à la commission spéciale sénatoriale, le président nie l’autorité du sénat, et dans ces conditions il ne pourra pas demander à cette institution de ratifier son premier ministre », a indiqué le sénateur François Anick Joseph.
Selon les prescrits constitutionnels de 1987, « pour être président de la République il faut « être haïtien d’origine et n’avoir jamais renoncé à sa nationalité ».
L’enquête continue malgré la démission du gouvernement
Le co-président de la commission spéciale sénatoriale enquêtant sur la double nationalité des hauts dignitaires de l’Etat, Joseph Lambert, a révélé ce 28 février que « L’enquête sur la nationalité des hauts fonctionnaires de l’Etat, ne parait pas trop important pour le moment en raison de la démission du gouvernement, mais la commission continue avec son enquête jusqu’au bout ».
Pour le nouveau co-président de cette commission, Moise Jean Charles, « la commission attend de pied ferme les documents de voyage du président Martelly. Une concertation avec les membres de cette commission sera envisagée en vue d’acheminer une lettre au chef de l’Etat pour qu’il présente ses documents de voyage. On ne saurait attendre indéfiniment le président de la République ».
Par contre, selon ce qu’indique le sénateur Nènel Cassy le mardi 28 février, une délégation de la commission s’est rendue à l’immigration pour effectuer des recherches dans le cadre de l’enquête. Les sénateurs ont obtenus tous les documents à leur portée concernant Martelly.
Pour le renouvellement du tiers du sénat : Martelly et Lamothe s’engagent
Le chef de l’Etat Michel Martelly s’est engagé le vendredi 2 mars à organiser les prochaines joutes électorales sénatoriales et des collectivités territoriales dans les plus brefs délais, devant les acteurs de la communauté internationale, au cours d’une réunion tenue au palais national.
Michel Martelly a insisté sur le fait qu’un conseil électoral permanent sera mis en place pour organiser les élections, aussitôt que son premier ministre désigné Laurent Lamothe sera ratifié.
L’ambassadeur de France en Haïti, Didier Le Bret, a souligné au chef de l’Etat Michel Martelly que les conditions pour la tenue des prochaines élections passent avant tout par la promulgation de la Constitution amendée et la formation du conseil électoral permanent.
Le Bret a profité de l’occasion pour affirmer que la France ne financera pas la remobilisation des Forces Armées d’Haïti (FAD’H).
Des individus armés, portant des uniformes ont été remarqués dans plusieurs zones du pays en démonstration militaire. La présidence de Michel Martelly pour laquelle le retour de l’armée est un projet prioritaire a toujours nié toute implication dans la mobilisation de ces « militaires ».
Gourgue déconseille à la présidence de publier le texte amendé
Le président du groupe de travail indépendant sur l’amendement de la Constitution de 1987, Gérard Gourgue suggère au président de la République de ne pas publier le texte amendé, reconstitué par un groupe de parlementaires assistés de membres de la société civile.
Les « conclusions de ce rapport se révèlent accablantes parce que tout le monde a triché ou triche dans cette affaire dans l’objectif de faire passer son point de vue, contrairement à ce qui a été voté réellement lors de la séance de vote des amendements en Assemblée nationale », explique Gourgue.
Les deux maires de Tabarre sous interdiction de départ
Le commissaire du gouvernement de la commune de la Croix des Bouquets, Mario Beauvoir, a pris des mesures d’interdiction de départ contre les deux maires de Tabarre (périphérie nord-est), Jean Frantz Théodat et Jean Bernard Chassagne, dans le cadre de l’incendie qui a ravagé une bonne partie du marché de Tabarre dans la nuit du 24 au 25 février dernier.
« Ils sont libres mais n’ont pas le droit de laisser le pays ni par voie terrestre, ni par voie maritime, ni par voie aérienne, pas avant que mon enquête n’arrive à terme », a prévenu le commissaire Beauvoir.
Par ailleurs, « un policier serait impliqué dans le dossier, et une correspondance a été adressée au directeur général de la police Mario Andrésol afin qu’il mette ce policier à la disposition de la justice », a poursuivi Beauvoir.
Un autre individu est très recherché dans le cadre de cette affaire, il s’agit de Jean Claude Alciné alias Ti Jean, a indiqué Mario Beauvoir. L’inspecteur en chef du commissariat de Delmas, Boyer Délin, a lui aussi diligenté une enquête concernant le mobile de l’incendie.
Le sinistre qui a causé d’importants dégâts sur le plan économique, est d’origine criminelle selon le commissaire du gouvernement de la commune de la Croix des Bouquets qui a ordonné d’appréhender six suspects.
Parmi ces personnes figurent le responsable du marché, Saint Jean Venus, le chef de sécurité du marché et 4 autres agents de sécurité qui sont déjà derrière les barreaux à fin de fournir des éléments d’informations pouvant faciliter la clarification sur les faits.
Ce marché contenait plus de 220 compartiments. Plus de 12 mille marchandes et marchands, contraints de laisser les marchés Tête Bœuf et Hyppolite (centre-ville), à cause d’incendies similaires, s’y étaient établis.
Décès de l’ancien président de la chambre des députés
L’ancien président de la Chambre des députés (48 eme législature), Eric Jean Jacques est décédé ce samedi 3 mars en République Dominicaine à l’âge de 62 ans.
Il est mort suite à une longue hospitalisation pour un cancer de la prostate. La dépouille de l’ancien député de la plateforme Lespwa, transformé aujourd’hui en Inite, sera rapatriée en Haïti, demain 6 mars. La date des funérailles n’est pas encore annoncée.
Haïti et Venezuela paraphent un accord de 369 millions de dollars
Un accord de 369 millions de dollars a été paraphé ce 3 mars par le ministre des affaires étrangères Laurent Lamothe et le vice ministre des affaires étrangères du Venezuela, Temir Porras, à Port-au-Prince, à l’issue du sommet Haïti-Venezuela, qui a duré deux jours.
L’accord concerne le financement de 9 projets touchant à l’agriculture, l’éducation, le logement, la santé et la reconstruction du parlement entre autres.
Le Venezuela s’engage également dans le cadre de Petrocaribe à augmenter le nombre de barils de pétrole à Haïti de 14 mille par jour à 20 mille par jour. [jep kit gp apr 05/03/12 9 :45]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12466
Michel ou Mickael Martelly ?
« Michel Martelly aurait voyagé à bord d’un vol de la American Airlines à destination de la Floride, en date du 21 novembre 2007, plusieurs parlementaires étaient à bord de ce vol ».
Le sénat a officiellement demandé à cette compagnie aérienne de lui faire parvenir la liste des passagers, mais le nom de Michel Martelly n’y figure pas. Anick Joseph suggère à ses collègues sénateurs de rechercher plutôt le nom de « Mickael Martelly ».
Anick Joseph a également dénoncé la lenteur affichée par la commission sénatoriale d’enquête dans le dossier alors que Michel Martelly refuse de présenter ses documents de voyage.
La collaboration de Michel Martelly dans la suite de cette enquête se révèle déterminante pour la ratification de son premier ministre désigné Laurent Lamothe. Pour le sénateur Joseph cette question doit être clarifiée avant d’aborder le processus de ratification du premier ministre.
« En refusant d’apporter ses documents de voyage à la commission spéciale sénatoriale, le président nie l’autorité du sénat, et dans ces conditions il ne pourra pas demander à cette institution de ratifier son premier ministre », a indiqué le sénateur François Anick Joseph.
Selon les prescrits constitutionnels de 1987, « pour être président de la République il faut « être haïtien d’origine et n’avoir jamais renoncé à sa nationalité ».
L’enquête continue malgré la démission du gouvernement
Le co-président de la commission spéciale sénatoriale enquêtant sur la double nationalité des hauts dignitaires de l’Etat, Joseph Lambert, a révélé ce 28 février que « L’enquête sur la nationalité des hauts fonctionnaires de l’Etat, ne parait pas trop important pour le moment en raison de la démission du gouvernement, mais la commission continue avec son enquête jusqu’au bout ».
Pour le nouveau co-président de cette commission, Moise Jean Charles, « la commission attend de pied ferme les documents de voyage du président Martelly. Une concertation avec les membres de cette commission sera envisagée en vue d’acheminer une lettre au chef de l’Etat pour qu’il présente ses documents de voyage. On ne saurait attendre indéfiniment le président de la République ».
Par contre, selon ce qu’indique le sénateur Nènel Cassy le mardi 28 février, une délégation de la commission s’est rendue à l’immigration pour effectuer des recherches dans le cadre de l’enquête. Les sénateurs ont obtenus tous les documents à leur portée concernant Martelly.
Pour le renouvellement du tiers du sénat : Martelly et Lamothe s’engagent
Le chef de l’Etat Michel Martelly s’est engagé le vendredi 2 mars à organiser les prochaines joutes électorales sénatoriales et des collectivités territoriales dans les plus brefs délais, devant les acteurs de la communauté internationale, au cours d’une réunion tenue au palais national.
Michel Martelly a insisté sur le fait qu’un conseil électoral permanent sera mis en place pour organiser les élections, aussitôt que son premier ministre désigné Laurent Lamothe sera ratifié.
L’ambassadeur de France en Haïti, Didier Le Bret, a souligné au chef de l’Etat Michel Martelly que les conditions pour la tenue des prochaines élections passent avant tout par la promulgation de la Constitution amendée et la formation du conseil électoral permanent.
Le Bret a profité de l’occasion pour affirmer que la France ne financera pas la remobilisation des Forces Armées d’Haïti (FAD’H).
Des individus armés, portant des uniformes ont été remarqués dans plusieurs zones du pays en démonstration militaire. La présidence de Michel Martelly pour laquelle le retour de l’armée est un projet prioritaire a toujours nié toute implication dans la mobilisation de ces « militaires ».
Gourgue déconseille à la présidence de publier le texte amendé
Le président du groupe de travail indépendant sur l’amendement de la Constitution de 1987, Gérard Gourgue suggère au président de la République de ne pas publier le texte amendé, reconstitué par un groupe de parlementaires assistés de membres de la société civile.
Les « conclusions de ce rapport se révèlent accablantes parce que tout le monde a triché ou triche dans cette affaire dans l’objectif de faire passer son point de vue, contrairement à ce qui a été voté réellement lors de la séance de vote des amendements en Assemblée nationale », explique Gourgue.
Les deux maires de Tabarre sous interdiction de départ
Le commissaire du gouvernement de la commune de la Croix des Bouquets, Mario Beauvoir, a pris des mesures d’interdiction de départ contre les deux maires de Tabarre (périphérie nord-est), Jean Frantz Théodat et Jean Bernard Chassagne, dans le cadre de l’incendie qui a ravagé une bonne partie du marché de Tabarre dans la nuit du 24 au 25 février dernier.
« Ils sont libres mais n’ont pas le droit de laisser le pays ni par voie terrestre, ni par voie maritime, ni par voie aérienne, pas avant que mon enquête n’arrive à terme », a prévenu le commissaire Beauvoir.
Par ailleurs, « un policier serait impliqué dans le dossier, et une correspondance a été adressée au directeur général de la police Mario Andrésol afin qu’il mette ce policier à la disposition de la justice », a poursuivi Beauvoir.
Un autre individu est très recherché dans le cadre de cette affaire, il s’agit de Jean Claude Alciné alias Ti Jean, a indiqué Mario Beauvoir. L’inspecteur en chef du commissariat de Delmas, Boyer Délin, a lui aussi diligenté une enquête concernant le mobile de l’incendie.
Le sinistre qui a causé d’importants dégâts sur le plan économique, est d’origine criminelle selon le commissaire du gouvernement de la commune de la Croix des Bouquets qui a ordonné d’appréhender six suspects.
Parmi ces personnes figurent le responsable du marché, Saint Jean Venus, le chef de sécurité du marché et 4 autres agents de sécurité qui sont déjà derrière les barreaux à fin de fournir des éléments d’informations pouvant faciliter la clarification sur les faits.
Ce marché contenait plus de 220 compartiments. Plus de 12 mille marchandes et marchands, contraints de laisser les marchés Tête Bœuf et Hyppolite (centre-ville), à cause d’incendies similaires, s’y étaient établis.
Décès de l’ancien président de la chambre des députés
L’ancien président de la Chambre des députés (48 eme législature), Eric Jean Jacques est décédé ce samedi 3 mars en République Dominicaine à l’âge de 62 ans.
Il est mort suite à une longue hospitalisation pour un cancer de la prostate. La dépouille de l’ancien député de la plateforme Lespwa, transformé aujourd’hui en Inite, sera rapatriée en Haïti, demain 6 mars. La date des funérailles n’est pas encore annoncée.
Haïti et Venezuela paraphent un accord de 369 millions de dollars
Un accord de 369 millions de dollars a été paraphé ce 3 mars par le ministre des affaires étrangères Laurent Lamothe et le vice ministre des affaires étrangères du Venezuela, Temir Porras, à Port-au-Prince, à l’issue du sommet Haïti-Venezuela, qui a duré deux jours.
L’accord concerne le financement de 9 projets touchant à l’agriculture, l’éducation, le logement, la santé et la reconstruction du parlement entre autres.
Le Venezuela s’engage également dans le cadre de Petrocaribe à augmenter le nombre de barils de pétrole à Haïti de 14 mille par jour à 20 mille par jour. [jep kit gp apr 05/03/12 9 :45]
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lundi 5 mars 2012
Hausse de la criminalité dans les grandes villes haïtiennes
Le nombre de crimes commis dans les grandes villes d'Haïti a considérablement augmenté au cours des six derniers mois, contribuant à miner la confiance de la population envers les forces de l'ordre, selon une étude publiée dimanche. Le rapport portant sur la criminalité en milieu urbain dans le pays des Caraïbes fait écho aux inquiétudes de nombreux Haïtiens, alors que la nation entre dans une période d'instabilité politique qui pourrait saper les efforts de reconstruction lancés après le terrible tremblement de terre de janvier 2010.
Le taux d'homicides semble avoir fait un bond important dans les quartiers densément peuplés des villes haïtiennes entre août 2011 et février 2012, d'après l'étude réalisée par les chercheurs Athena Kolbe et Robert Muggah, avec le soutien du Centre de recherches pour le développement international, une société d'État canadienne, et l'Institut Igarape, un organisme à but non lucratif brésilien.
La plupart des meurtres en sol haïtien se produisent dans des endroits populeux très touchés par la marginalisation sociale et la pauvreté comme Cap-Haïtien, Les Cayes et Gonaïves.
Si la situation est moins alarmante à Port-au-Prince que dans d'autres centres urbains des Caraïbes, la capitale haïtienne a toute même atteint en février les 60,9 meurtres pour 100 000 habitants, le taux le plus élevé depuis 2006. En comparaison, le nombre d'homicides à New York était de moins de 7 par 100 000 résidents en 2011, alors que celui de la ville d'Oakland, en Californie, était de 23 pour 100 000 habitants.
Haïti se trouve actuellement à une époque charnière de son histoire, alors que les tentatives pour reconstruire le pays après le puissant séisme avancent lentement et que des centaines de milliers de personnes vivent encore dans des camps.
Le mois dernier, le premier ministre haïtien a brusquement démissionné parce qu'il n'arrivait pas à s'entendre avec le président Michel Martelly. Le Parlement n'a pas encore fait savoir quand il choisirait son successeur.
Pendant ce temps, des milliers de partisans de l'ancien président Jean-Bertrand Aristide ont récemment manifesté pour critiquer le travail de M. Martelly dans le dossier de la reconstruction.
Selon les auteurs de l'étude, plusieurs raisons peuvent expliquer la montée de la criminalité à Haïti. Ils croient toutefois que la frustration découlant de la venue, puis du départ de nombreux groupes d'aide humanitaire dans le pays à la suite du tremblement de terre a joué un rôle déterminant dans le phénomène.
Le rapport montre aussi que la confiance des Haïtiens en leur police nationale a plongé pour la première fois depuis 2007, près d'un répondant sur cinq ayant exprimé de l'inquiétude quant à la capacité et la volonté des policiers de les protéger.
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2012/03/04/008-villes-haitiennes-hausse-criminalite-etude.shtml
Le taux d'homicides semble avoir fait un bond important dans les quartiers densément peuplés des villes haïtiennes entre août 2011 et février 2012, d'après l'étude réalisée par les chercheurs Athena Kolbe et Robert Muggah, avec le soutien du Centre de recherches pour le développement international, une société d'État canadienne, et l'Institut Igarape, un organisme à but non lucratif brésilien.
La plupart des meurtres en sol haïtien se produisent dans des endroits populeux très touchés par la marginalisation sociale et la pauvreté comme Cap-Haïtien, Les Cayes et Gonaïves.
Si la situation est moins alarmante à Port-au-Prince que dans d'autres centres urbains des Caraïbes, la capitale haïtienne a toute même atteint en février les 60,9 meurtres pour 100 000 habitants, le taux le plus élevé depuis 2006. En comparaison, le nombre d'homicides à New York était de moins de 7 par 100 000 résidents en 2011, alors que celui de la ville d'Oakland, en Californie, était de 23 pour 100 000 habitants.
Haïti se trouve actuellement à une époque charnière de son histoire, alors que les tentatives pour reconstruire le pays après le puissant séisme avancent lentement et que des centaines de milliers de personnes vivent encore dans des camps.
Le mois dernier, le premier ministre haïtien a brusquement démissionné parce qu'il n'arrivait pas à s'entendre avec le président Michel Martelly. Le Parlement n'a pas encore fait savoir quand il choisirait son successeur.
Pendant ce temps, des milliers de partisans de l'ancien président Jean-Bertrand Aristide ont récemment manifesté pour critiquer le travail de M. Martelly dans le dossier de la reconstruction.
Selon les auteurs de l'étude, plusieurs raisons peuvent expliquer la montée de la criminalité à Haïti. Ils croient toutefois que la frustration découlant de la venue, puis du départ de nombreux groupes d'aide humanitaire dans le pays à la suite du tremblement de terre a joué un rôle déterminant dans le phénomène.
Le rapport montre aussi que la confiance des Haïtiens en leur police nationale a plongé pour la première fois depuis 2007, près d'un répondant sur cinq ayant exprimé de l'inquiétude quant à la capacité et la volonté des policiers de les protéger.
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2012/03/04/008-villes-haitiennes-hausse-criminalite-etude.shtml
dimanche 4 mars 2012
Le collectif pour Haïti s'unit aux associations locales - Bain-de-Bretagne
Développer des partenariats avec des associations et manifestations locales, c'est l'orientation qu'a pris, mardi soir, le collectif des Vallons pour Haïti afin de donner un second souffle à ses actions. « Notre précédente animation du 13 janvier n'a pas eu le succès escompté, même si nous avons récolté 700 € ce soir de spectacle », commentait lundi soir le président Jean-Maurice Mahé. Lassitude du public, souvenir de durée trop longue l'année dernière, événement du séisme haïtien déjà un peu lointain, une multitude de raisons poussent l'association à envisager l'avenir différemment. « Cette notion de partenariat nous permet de maintenir notre objectif du lien, de l'échange et de l'information », poursuit Patrick le Roux, membre du collectif. « Deux rendez-vous seront ainsi proposés au public avec la troupe théâtrale Les Troubadours qui jouera la pièce J'y Croix Pas, mardi 27 mars à 20 h 30 et dimanche 1er avril à 17 h à l'école Sainte-Anne (cf. notre édition mardi 28 février). » Le collège Saint-Joseph organisera vendredi 6 avril une marche parrainée au profit de trois associations solidaires locales, dont le collectif pour Haïti, en vendant des kilomètres.
« Côté vente, les nouveaux sacs rouges ont déjà été vendus à 800 exemplaires et nous poursuivons cette opération, ainsi que la vente de café solidaire avec le centre d'aide par le travail ».
Par ailleurs, plus de trois mètres cubes de vêtements sont en attente d'être livrés au container de Landivisiau qui partira bientôt pour Haïti.
Prochains rendez-vous du collectif jeudi 26 avril à 20 h 15 (entre autre pour décider du montant à envoyer sur place et déterminer l'action à soutenir) et assemblée générale vendredi 8 juin à 19 h.
http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Le-collectif-pour-Haiti-s-unit-aux-associations-locales-_35012-avd-20120301-62341644_actuLocale.Htm
« Côté vente, les nouveaux sacs rouges ont déjà été vendus à 800 exemplaires et nous poursuivons cette opération, ainsi que la vente de café solidaire avec le centre d'aide par le travail ».
Par ailleurs, plus de trois mètres cubes de vêtements sont en attente d'être livrés au container de Landivisiau qui partira bientôt pour Haïti.
Prochains rendez-vous du collectif jeudi 26 avril à 20 h 15 (entre autre pour décider du montant à envoyer sur place et déterminer l'action à soutenir) et assemblée générale vendredi 8 juin à 19 h.
http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Le-collectif-pour-Haiti-s-unit-aux-associations-locales-_35012-avd-20120301-62341644_actuLocale.Htm
samedi 3 mars 2012
Haïti-Politique : Des parlementaires surfent sur une vague de contestation anti-Martelly
P-au-P, 2 mars 2012 [AlterPresse] --- Plusieurs parlementaires rejoignent des groupes sociaux dans leur contestation de certaines dérives reprochées au président de la république Michel Martelly. Les présidents des deux chambres ont affiché leur désaccord par rapport au comportement de Michel Martelly dans une lettre publiée suite à la démission de Garry Conille.
La lettre évoque « une situation de grande inquiétude » qui « détourne l’attention de la population ». Desras et Louis-Jeune appellent à « une vigilance des citoyens et citoyennes… pour éviter le pire ».
Lors d’une manifestation anti-Martelly, organisée récemment par des groupes de base attachés à Lavalas, parti de l’ancien président Jean Bertrand Aristide, des sénateurs et députés ont témoigné leur support à la contestation.
Lors de cette manifestation, des milliers de partisans de l’ex-chef d’État, Jean Bertrand Aristide, ont scandé des propos hostiles au président, Michel Joseph Martelly, comme « Aba Martelly, Aba l’armée rose, Martelly doit soumettre ses passeports au parlement ».
Ces manifestants entendent occuper la rue le 18 mars prochain, date qui marque le retour de l’ex président, Jean Bertrand Aristide en Haïti.
Aux alentours du parlement, les organisateurs ont invité des parlementaires à prendre la parole en la circonstance en vue de s’adresser aux manifestantes et manifestants, notamment les sénateur Francky Exius, John Joël Joseph et le député Sorel Jacinthe.
A cette occasion, le sénateur Francky Exius a dénoncé les manœuvres tendant à accuser Jean Bertrand Aristide de trafiquant de drogue et de corrupteur tout en réitérant sa solidarité au mouvement lavalas.
Le rapport d’enquête sur les actes reprochés à Aristide en 2004 est politique, selon Exius qui demande son annulation.
« Comme ’lavalassiens’, vous pouvez compter sur nous. Nous, les sénateurs n’entendons pas violer la loi mais les faire respecter », assure t-il.
Le sénateur John Joël Joseph rappelle que le départ de Jean Bertrand Aristide en 2004 serait dû à un "coup d’État". Il souligne le rôle joué par la lutte de Fanmi lavalas pour le retour de l’ex-président.
« Ils disent qu’Aristide n’a pas le droit de parler. Nous sommes là pour parler à sa place. Ils pensent qu’ils peuvent effrayer Aristide, nous sommes là pour contrecarrer les dangers pour lui », polémique-t-il.
Pour sa part, le député Sorel Jacinthe dit supporter toute organisation luttant dans la mouvance démocratique contre le projet de mise en place du système dictatorial de Martelly.
Il lance un appel à tous les démocrates du pays qui ont combattu depuis les années 1957 à 1986 en faveur d’un système démocratique, en vue de faire un front commun en dépit de leur appartenance politique différente pour freiner le « projet dictatorial » du chef de l’Etat.
« La dictature ne doit jamais refaire surface dans le pays parce qu’elle a causé trop de mal », souhaite-t-il.
En ce sens, il appelle à un retour à la mouvance démocratique qui charrie l’application des principes démocratiques, condition sine qua non de la stabilité du pays.
Le député Arnel Bélizaire (Veye yo/Delmas/Tabarre) demande, de son coté, au président Martelly de « soumettre son passeport plutôt que de donner des motos » [allusion aux dons de motocyclettes effectués par Martelly fin 2011]. [emb kft gp apr 02/03/2012 11:20]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12462
Commentaires :
Nous ne cesserons de déplorer la « gentillesse » des amis d’Haïti qui nous ont gratifiés en peu de temps du retour en Haïti de Jean Claude Duvalier et de Bertrand Aristide.
Entre le refus de l‘exile et l’éloignement utile ils ont préféré se débarrassé de deux colis plus qu’encombrant. Heureusement jusqu’à présent le pays bénéficie du ce droit de silence qui aurait sans doute été conseillé à Jean-Bertrand Aristide en échange de l’on se sait quoi.
La popularité d’un pseudo leader politique en Haïti ne se juge jamais par le nombre de manifestants sillonnant les rues lors des mouvements de masse.
Un peu de sous, du tafia et un bol de bouillon vous pouvez amasser dans un lieu public une quantité innombrable de gens.
Ce n’est guère surprenant que des lavalassiens de tout poil réinvestissent les rues de Port-au-Prince. A cette partie de la population au chômage, on vient de leur proposer de quoi se faire quelques gourdes de temps en temps. Ceci dit, parmi tous les politiciens déchus ou en activité présents en Haïti actuellement Aristide doit être le plus populaire.
En ce qui concerne les parlementaires qui se sont rapprochés de cette manifestation, leur attachement à LAVALAS laisse à désirer. Ils sont probablement entrain de se placer quelque part autour de la « table ». On les avait rarement vu ou entendu défendre les principes de leurs partis. Et quand le parti avait appelé au boycott des élections, ils ont préféré sauver leurs positions de parlementaires que de s’aligner sur les désidératas du parti.
Finalement, dans la tourmente anti-Martelly on aura noté que dans les rangs des députés se trouve quand même Monsieur Arnel Bélizaire dont l’arrestation sous des allégations de repris de justice avait donné le coup d’envoi de cette confrontation opposant les pouvoirs exécutif et législatif. Toujours est-il que jusqu’à présent nous ne savons pas exactement qui est ce citoyen qui occupe un poste aussi honorable que celui de député dont sa fonction est de contrôler l’action du gouvernement. On aimerait bien qu’une enquête aussi soit diligentée de façon à déterminer sa vraie situation par rapport à la justice haïtienne.
Jonas Jolivert
La lettre évoque « une situation de grande inquiétude » qui « détourne l’attention de la population ». Desras et Louis-Jeune appellent à « une vigilance des citoyens et citoyennes… pour éviter le pire ».
Lors d’une manifestation anti-Martelly, organisée récemment par des groupes de base attachés à Lavalas, parti de l’ancien président Jean Bertrand Aristide, des sénateurs et députés ont témoigné leur support à la contestation.
Lors de cette manifestation, des milliers de partisans de l’ex-chef d’État, Jean Bertrand Aristide, ont scandé des propos hostiles au président, Michel Joseph Martelly, comme « Aba Martelly, Aba l’armée rose, Martelly doit soumettre ses passeports au parlement ».
Ces manifestants entendent occuper la rue le 18 mars prochain, date qui marque le retour de l’ex président, Jean Bertrand Aristide en Haïti.
Aux alentours du parlement, les organisateurs ont invité des parlementaires à prendre la parole en la circonstance en vue de s’adresser aux manifestantes et manifestants, notamment les sénateur Francky Exius, John Joël Joseph et le député Sorel Jacinthe.
A cette occasion, le sénateur Francky Exius a dénoncé les manœuvres tendant à accuser Jean Bertrand Aristide de trafiquant de drogue et de corrupteur tout en réitérant sa solidarité au mouvement lavalas.
Le rapport d’enquête sur les actes reprochés à Aristide en 2004 est politique, selon Exius qui demande son annulation.
« Comme ’lavalassiens’, vous pouvez compter sur nous. Nous, les sénateurs n’entendons pas violer la loi mais les faire respecter », assure t-il.
Le sénateur John Joël Joseph rappelle que le départ de Jean Bertrand Aristide en 2004 serait dû à un "coup d’État". Il souligne le rôle joué par la lutte de Fanmi lavalas pour le retour de l’ex-président.
« Ils disent qu’Aristide n’a pas le droit de parler. Nous sommes là pour parler à sa place. Ils pensent qu’ils peuvent effrayer Aristide, nous sommes là pour contrecarrer les dangers pour lui », polémique-t-il.
Pour sa part, le député Sorel Jacinthe dit supporter toute organisation luttant dans la mouvance démocratique contre le projet de mise en place du système dictatorial de Martelly.
Il lance un appel à tous les démocrates du pays qui ont combattu depuis les années 1957 à 1986 en faveur d’un système démocratique, en vue de faire un front commun en dépit de leur appartenance politique différente pour freiner le « projet dictatorial » du chef de l’Etat.
« La dictature ne doit jamais refaire surface dans le pays parce qu’elle a causé trop de mal », souhaite-t-il.
En ce sens, il appelle à un retour à la mouvance démocratique qui charrie l’application des principes démocratiques, condition sine qua non de la stabilité du pays.
Le député Arnel Bélizaire (Veye yo/Delmas/Tabarre) demande, de son coté, au président Martelly de « soumettre son passeport plutôt que de donner des motos » [allusion aux dons de motocyclettes effectués par Martelly fin 2011]. [emb kft gp apr 02/03/2012 11:20]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12462
Commentaires :
Nous ne cesserons de déplorer la « gentillesse » des amis d’Haïti qui nous ont gratifiés en peu de temps du retour en Haïti de Jean Claude Duvalier et de Bertrand Aristide.
Entre le refus de l‘exile et l’éloignement utile ils ont préféré se débarrassé de deux colis plus qu’encombrant. Heureusement jusqu’à présent le pays bénéficie du ce droit de silence qui aurait sans doute été conseillé à Jean-Bertrand Aristide en échange de l’on se sait quoi.
La popularité d’un pseudo leader politique en Haïti ne se juge jamais par le nombre de manifestants sillonnant les rues lors des mouvements de masse.
Un peu de sous, du tafia et un bol de bouillon vous pouvez amasser dans un lieu public une quantité innombrable de gens.
Ce n’est guère surprenant que des lavalassiens de tout poil réinvestissent les rues de Port-au-Prince. A cette partie de la population au chômage, on vient de leur proposer de quoi se faire quelques gourdes de temps en temps. Ceci dit, parmi tous les politiciens déchus ou en activité présents en Haïti actuellement Aristide doit être le plus populaire.
En ce qui concerne les parlementaires qui se sont rapprochés de cette manifestation, leur attachement à LAVALAS laisse à désirer. Ils sont probablement entrain de se placer quelque part autour de la « table ». On les avait rarement vu ou entendu défendre les principes de leurs partis. Et quand le parti avait appelé au boycott des élections, ils ont préféré sauver leurs positions de parlementaires que de s’aligner sur les désidératas du parti.
Finalement, dans la tourmente anti-Martelly on aura noté que dans les rangs des députés se trouve quand même Monsieur Arnel Bélizaire dont l’arrestation sous des allégations de repris de justice avait donné le coup d’envoi de cette confrontation opposant les pouvoirs exécutif et législatif. Toujours est-il que jusqu’à présent nous ne savons pas exactement qui est ce citoyen qui occupe un poste aussi honorable que celui de député dont sa fonction est de contrôler l’action du gouvernement. On aimerait bien qu’une enquête aussi soit diligentée de façon à déterminer sa vraie situation par rapport à la justice haïtienne.
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